Camp Williams (Calif.)- Chanson triste

Camp Williams était (1997-2009) l’un de mes coins préférés.

Bon, c’était pas le Ritz.

Mais on y croisait des gens sympas, comme des cantonniers ou des gardes forestiers.

À l’époque, le menu était à plat unique, enfin il y en avait deux : oeufs au plat aux tomates concassées en boîte, avec ou sans frites. Ce qu’on a envie de manger après une bonne matinée dans la montagne.

« Bobcat », ça veut dire « lynx », l’hôte des lieux. « 3% contained », ça veut dire « circonscrit à 3% ».

Pourquoi je vous parle de ça ? Eh bien parce que la région est en train de cramer.

Partager :

31 réflexions sur « Camp Williams (Calif.)- Chanson triste »

      1. Elle n’interviens spécifiquement que lorsqu’il y a le feu au Lac .

        PS : lesquels lacs sont au plus bas , autant que sont secs les sols et les forêts . Pourvu que les pluies annoncées dans les deux jours soient abondantes .et persistantes .

      2. Au pays de bienvenue chez les Ch’tis, pourtant réputé pour son humidité, les mares commencent à être à sec, l’herbe des pâtures est roussie, les zones marécageuses s’assèchent d’autant plus que les cultivateurs pompent tout ce qu’ils peuvent dans la nappe phréatique pour arroser les dernières cultures…
        La météorologues devraient changer leurs éléments de langage. L’arrivée d’une perturbation pluvieuse mériterait d’être qualifié de retour du beau temps.

    1. Merci pour le lien. La NASA rapporte un total de 2,6 millions d’acres déjà perdues du fait des incendies (2,3 millions) ou en train de brûler (0,3 million). Cela correspond à un million d’hectares environ, 10 000 km² – pour les Français, on dirait deux départements entiers.

      Pour comparer, en France métropolitaine on perd 11 000 hectares par an du fait des feux de forêt (1) – soit pratiquement cent fois moins. Alors que le territoire français métropolitain n’est que quinze fois plus petit que le territoire américain « contigu » (hors Alaska et Hawai)

      Oui, les Etats-Unis ont un problème spécifique de protection contre les incendies de forêt.

      (1) https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/DP_FDR_BP_DP_Feux_foret_campagne.pdf – à signaler une forte variabilité d’une année sur l’autre par exemple 5 000 en 2018 mais 26 000 en 2017.

      1. @alexis Toulet,
        Quelle que soit la superficie incendiée en France, le comparatif avec la Californie n’est pas justifié. La Gironde est un département boisé en vigilance orange, il faut prévenir les feux de forêt paraît il.
        Hier la benne d’ordures ménagères était enflammée et a semé ainsi son chargement qui a provoqué la destruction de 130 ha de forêt à Lapouyade

      2. Grande tristesse de voir un lieu que l’on connaît bien partir en fumée ( incendie de la Ste Victoire ) .
        Heureusement , ce n’est pas aussi définitif qu’une calvitie , ça repousse .
        Ceci dit …

        « Les habitations s’étendent de plus en plus près des forêts à risque, et on voit se développer l’utilisation de pompiers privés. Ce qui veut dire que si vous avez de l’argent, votre maison va être protégée, mais si vous n’en avez pas, votre maison pourrait brûler. En France nous n’avons pas ça, ce serait d’ailleurs terrible. Les secours sont gratuits, c’est un principe démocratique. »

        « Il n’existe pas de méthode meilleure qu’une autre dans l’absolu, tout dépend du terrain où l’on se trouve. Une expression chez les pompiers dit que c’est le terrain qui commande. Aux États-Unis, il n’y a pas le même type de végétation qu’en France : elle est plus basse, constituée d’arbustes, de buissons. »

        https://www.marianne.net/monde/incendies-aux-etats-unis-la-methode-francaise-ne-marcherait-pas-chez-eux

      1. Pleins de rappeurs se font virer pour leurs propos (.., ) Comme d’habitude ça va partir en couille pour cause de zemmourage les patates.

  1. Elle a une voix de casserole mais un accent sincère.
    Et la deuxième voix et les instruments autour d’elle sont d’ une délicatesse rare.

  2. L’été 1994 , je me trouvais à la Fac de Davis (à coté de Sacramento) sur la cote ouest et il y avait déjà des incendies.

    Ma collègues Américaine, très sympa, adorant la France, le vin, le fromage et ayant fait un séjour dans notre labo , m’avait répondu lorsque j’avais abordé le sujet:

    « Oui, ces terrains les indiens les appelaient les « bad lands » et ne s’y étaient jamais installés.
    On ferai bien de leur rendre . »

    J’étais resté collé sur ma chaise…

    Les constructions ce sont multipliées et j’ai lu que cette année avec le Covid, les prisonniers n’avaient pas pu être déployés pour aider les pompiers..

    Mais , ça va se refroidir …

    1. Je ne sais si vous êtes passé par le Sequoia Park. Moi, ce fut en 1993, nous y étions avec des chaînes parce que la neige y était abondante.
      Le guide nous parlait que pendant un temps, des efforts pour y éviter les incendies, avaient été arrêtée.
      Les sequoias ne risquaient rien et se regénéraient par le feu de l’incendie.

      1. Mais ce qui est dit dans le Guardian (pas Trumpien !) ici [https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/sep/14/california-fire-suppression-forests-tinderbox, ça vient d’une dendrochronologue, Valérie Trouet, spécialiste de la lecture des troncs d’arbres, où s’inscrit aussi le nombre de feux qui les ont léchés], c’est que la politique depuis 100 ans d’empêcher les feu au plus près de leur démarrage, avec coupe-feux, intervention précoces, etc. , pendant un siècle, a considérablement augmenté le nombre de tronc par hectare, dans des facteurs genre 4 ou 10, pas +20%. Du coup, on a une situation avec énormément de carbone sur pied. Ce sont des conditions de densité qui n’ont jamais eu lieu dans cet écosystème, dit la dendrochoronlogiste , car ce système brûlait , irrégulièrement, sur des superficies moindres. (D’où les arbres types séquoia qui comptent dessus pour ouvrir leur « pommes de pin », et quelques autres bizarres buisson qui se mettent à dégager du gaz combustible en présence de feu, semble-t-il pour des raisons analogues.)
        Il n’est pas impossible que l’on ait un petit soliton par là : la rencontre d’une gestion myope et d’une évolution climatique qui fait que la poudrière prend feu. Quasi un « effet Beyrouth » pourrait-on hélas dire pour les beyrouthins.

        Et pour ceux qui ne connaissent pas la côte Ouest, c’est vrai que c’est bizarre comparé à l’Ouest Europeén, un peu comme si on avait la côte norvégienne au Maroc : plein d’humidité océanique d’un océan froid qui imprègnent les 500 m du bas de la chaine sur la côte (en dénivelé), puis, si on passe la première chaine moyennement haute (disons, 1000 m de haut, de mémoire), le sec est là, un peu partout.

        1
      2. Comme j’ai ici une réputation d’esprit étriqué incapable de donner un avis, je suis bien content que Valerie Trouet de l’université d’Arizona écrive pratiquement la même chose que moi, car je me sentais bien seul (qui avait vérifié ma source, « Effondrement » de Jared Diamond ?)

      3. Je faisais référence à mon commentaire dans « la Californie à la dérive » du 6 septembre mais certes un peu long pour passer une seconde fois ici.

      4. @Arnould,
        Désolé je n’avais pas lu votre réponse très complète avec cette conclusion qui me parait tout à fait exacte:
        Il n’y a pas de solution acceptable aujourd’hui par la population. Si je me souviens bien Jared Diamond indique que pour le seul Montana la suppression de la broussaille sous les grands Douglas pour récupérer l’habitat naturel, celui d’avant l’arrivée de l’homme, est chiffré à 250 milliards de US dollars de 2005. On peut imaginer le coût pour tout le territoires américain en danger : si on peut croire la presse de ce matin, ce qui crâme aujourd’hui en Californie c’est seulement 8.000 km2 à comparer aux 404.000 km2 de terres de l’état californien par exemple…

        1

Les commentaires sont fermés.