36 réflexions sur « Vidéo – Orwell, socialiste malgré lui »

  1. Pour le psychanalyste Paul Jorion , comment apprécie-t-on cette propension à se donner une cause à défendre , qu’elle soit une fidèle représentation de ses inclinations , ou une simple marionnette animée de motivations profondes plus étranges ?

      1. Je ne comprends pas bien votre question sous forme de réponse .

        La mienne interrogeait sur le processus psychique d’un ou une individu(e) quelconque , qui le conduit à se donner “une cause” à défendre , ou , en tous cas , à alimenter en l’illustrant de quelque manière que ce soit .

        1. La cause est au niveau des émotions. Comme l’expliquait Jean Morsa, Freud distinguait les processus primaires nécessairement inconscients (mécaniquement mû par les émotions) et les processus secondaires cherchant à communiquer; ce n’est pas plus compliqué que ça. Pour Orwell, Il s’agit de l’opposition entre l’aspiration populaire à la « cosiness », laquelle est en contradixction à la « stiffness » nécessaire à la distinction aristocratique.

          1. Toute émotion (éminemment personnelle ) aurait donc une cause collective à défendre en ” réceptacle ” ?

            1. Il me semble, en effet, que le régime émotionnel de chacun relève à la fois de son tempérament, et du style émotionnel par lequel sa société (ou son sous-groupe) réagit aux perturbations (relaxe les tensions du système nerveux.)

        2. @Juannessy

          A mon avis, vous n’êtes juste pas d’accord avec qui vous répond ou comment on vous répond, bien que la réponse de toutvabien soit a priori acceptable. Autrement dit si vous ne comprenez pas, c’est votre problème et celui de personne d’autre.

        3. Entre M. Arthur Blair, conformiste contrarié (aspirant au bonheur cosiness de degré 0 – selon le regard porté d’un romantique, d’un Nietzschéen, ou d’un utopiste -ça fait beaucoup de monde — après tout le bonheur n’est-ce pas une quantité de petites joies simples ou fines, reçues ou cultivées, qui font obstacle aux souffrance et permettent de s’en détourner?) et ce que son double augmenté, laborieusement construit, Orwell, édifie, il y au coeur ce même désir d’une langue dépouillée, corsetée par des règles à faire brûler Babel. De l’usage d’une police de la langue en lieu et place de la loi ! Passer de la Novlangue, de sa réception passive et abrutie, à une langue active en mode auto-contrôle garantirait une sorte d’usage de soi probe et légitime, ce qui ferait de nous de nouveaux Eichmann en puissance du langage lui qui était incapable de se sortir de l’usage d’une langue administrative – on imagine qu’en privé c’était des râles et des hurlements qui ponctuaient ses petits bonheurs de puissance.
          Entre cet ennemi du “stream of consciousness” (que ses premières tentatives littéraires, inspirées entre autres par Joyce, avait pourtant épousé, et raté) et ses dénonciations sous forme de listes (rédigées avec manie) d’acteurs, d’écrivains, de journalistes et d’artistes soupçonnés d’être des communistes, remises au Foreign Office en pleine guerre froide, il y a pour le moins comme une gêne. N’avez vous pas remarqué que parmi les gens se revendiquant de la décence ou de la santé mentale ce sont les mafieux les plus férus ? ex aequo luttant avec le clergé.
          Sans doute aussi sous les traits de sa paranoïa grandissante, Big Brother grignota sa propre ombre, dont sa vie semble avoir été un calvaire pour s’extraire. Mais néanmoins j’aime ce type d’originaux. A propos des vipères de la Novlangue, dans le Canard Enchainé j’apprends que la place Beauvau vient de passer commande à la société Alsetex “Leader des produits pour la gestion démocratique des foules” (on pourrait dire “en même temps) 10 000 munitions de marquages temporaires visibles de l’objectif + 160000 cartouches de LBD.

    1. Je pense que Paul Jorion n’a pas lu Orwell sinon il ne le traiterait pas de délateur . On s’en rend bien compte en l’écoutant car il fait une diversion sur Kérouac qu’il connaît mieux mais qui n’a rien à voir là-dedans. C’est la méthode Onfray : lire les biographies et ne pas lire l’oeuvre.

      1. Ah mon pauvre ami, je sens que je vais vous faire de la peine.

        Wikipédia (en anglais) :

        En 1949, peu de temps avant sa mort, l’auteur anglais George Orwell a dressé une liste d’écrivains notables et d’autres personnes qu’il considérait comme inaptes à écrire pour les activités de propagande anticommuniste de l’Information Research Department, un organisme secret de propagande de l’État britannique dépendant du Foreign Office. Une copie de cette liste a été publiée dans le Guardian en 2003 et l’original a été rendu public par le Foreign Office peu après. […]

        Orwell a basé sa liste sur un carnet privé qu’il tenait depuis le milieu des années 1940 et dans lequel il répertoriait les “cryptos”, les “F.T.” (abréviation de ” fellow travellers ” = compagnons de route), membres du Parti communiste de Grande-Bretagne, agents et sympathisants sentimentaux. Le carnet, qui se trouve aujourd’hui dans les archives Orwell de l’University College de Londres, contient 135 noms au total, dont des écrivains et des hommes politiques américains. 10 noms ont été rayés, soit parce que la personne était décédée, soit parce qu’Orwell avait décidé qu’elle n’était ni crypto-communiste ni compagnon de route.

        Le carnet contenait des colonnes avec des noms, des commentaires et diverses inscriptions. Les commentaires typiques étaient : Stephen Spender – “Sympathisant sentimental… Tendance à l’homosexualité” ; Richard Crossman – “Trop malhonnête pour être carrément F. T.” ; Kingsley Martin – “Libéral décadent. Très malhonnête” ; et Paul Robeson – “très anti-blanc”. Le journaliste Geoffrey Wheatcroft a jugé les remarques d’Orwell “perspicaces et parfois même généreuses”, poursuivant en disant que “DN Pritt est décrit comme un communiste “presque certainement clandestin” mais aussi comme un “bon député (c’est-à-dire local). Très compétent et courageux'”

        Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

        Sur la liste communiquée par Orwell : Charlie Chaplin, Michael Redgrave (père de Vanessa Redgrave) ; autres noms dans son carnet de communistes : Orson Welles, George Bernard Shaw, Cecil Day-Lewis (père de l’acteur Daniel Day-Lewis), John Steinbeck.

  2. Tentative de décryptage de la “novlangue” du jour”…?

    “Est-ce que les SDF (dont nombre de réfugié.e.s, “clandestin.e.s” mineur.e.s, restent exclu.e.s des principes de la déclaration universelle des droits de l’Homme) survivant à peine dans la Capitale parisienne (il en va de même dans les capitales, grandes agglos, des “régions”, etc) peuvent espérer d’avoir, non pas que leurs descendances, dans 6 générations, aient enfin une place dans la file d’attente de “l’escalier social” effondré, quand même les plus discriminé.e.s, pauvres précaires, des citoyen.e.s, n’ont pas cette espérance de vie (même l’espoir d’arriver à l’âge de la retraite à bonne santé, n’existe plus avec les “réformes structurelles néolibérales”), peuvent-ils espérer “vivre avec le virus” -plus de 400 mourraient par années, dans le “monde d’avant” la gestion néolibérale d’une des crises sanitaires, “sociétales”… du “monde d’après” – en “adaptant” leur confinement en se réinstallant dans la rue, sur des bancs, sous des proches, dans des halls d’immeubles cossus, et autres parking… équipés de dispositifs anti-sdf, sous le coup d’arrêtés anti-mendicité, ou encore dans les stations de métros, gares, ou ils restent “rien” d’eux…?

    Est-ce que les plus pauvres, précaires, vulnérables, cumulant des facteurs multiples de comorbidité, pathologies chroniques, mal soignées… de nos concitoyen.e.s s’asphyxiant en s’infectant, se contaminant, dans la promiscuité de logement insalubre (pour les mères isolées/femmes de ménage), s’intoxiquant dans la proximité contagieuse des “discriminations systémiques” impunies dans l’accès au logements, à l’embauche, subites dans les brutalités commises lors de contrôles aux faciès, “manifestations interdites”par une partie des 50% du personnel du “monopole de la légitime violence de l’État” votant pour l’extrême droite – quand dans l’armée française des nazis prolifèrent en toute impunité – et dans les NON RECOURS (non redistribution du soi disant “pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent”), est-ce qu’ils doivent essayer de “survivre avec le virus”, où les “collabos” spéculant autant à découvert qu’en toute indifférence dérégulée, sur les stocks gérés en flux tendu et les prix de masques, respirateurs gel hydroalcoolique, gants, blouses, médicaments, oxygène de réa, “vaccins à arn/m”, denrées alimentaires… en gagnant toujours plus, que les plus démuni.e.s, fragiles, périssent dans les services publics hospitaliers de réa, saturés, d’une infection à la covid-19 où d’une pathologie chronique pas soignée à temps… que ces mêmes citoyennetés cumulent non pas des mandats électoraux, même pas des “représentativités”… mais des “covid-longs” où des séquelles et traumatiques inconnus des effets secondaires à moyen et long terme des “vaccins…”, et/où qu’ils vivent avec une expulsion d’un logement pourri pour “ne pas vivre enfermé” un soi disant “non confinement”, et/où crève de subir le chantage à l’emploi… des propriétaires privés d’entreprises d’actions assistés sans contreparties…?

    Cela est dit, comme rien n’est dit de cela, quand tournent en boucle dans les images et commentaires des chaînes d’info en continue, et discours politiciens, puis les témoignages de CSP+, etc, sur ce qu’ils préfèrent sur les quais de gares, se faire passer pour des “victimes du confinement” en parlant “d’exode” (avec la symbolique qui résonne dans l’Histoire d’une France collaborationniste avec le fascisme en col blanc et bleu), se “réfugiant” dans leurs résidences secondaires hors de prix, des logements en location airbnb… la famille endogamique… plutôt qu’il soit dit d’eux que leur “exile” équivaut à celui fiscal, de”l’immoralité optimisée” et sa flat tax (voir les records de distribution de dividendes du CAC 40…) “d’un ras le bol…””poujadiste”, d’un “séparatisme sociétal” ambiant (suffrages électoraux de plus en plus censitaires)… d’avec les abstentionnistes, votes blancs et nuls…”

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    1. Il se trouvera bien des “narrateurs” capables d’écrire des “récits héroïques” et “romancés” à souhait pour des “nationalistes/souverainistes”, sur les dépenses (investissements d’aujourd’hui) des “épargnes” de CSP+… en “exode”, dont le “coté obscure de la force” de leur défiscalisation et désocialisation, de leur occultation impunie (destruction de richesse de l’intérêt général, du bien commun, de l’État providence” créatrice de richesse individualiste, planquée dans les trous noirs de la finance)… aura été “bonifié” avec leurs “bienfaits” potentiels pour le pib (les bénéfices de demain), et la “croissance” du “monde d’après” (emplois d’après demain ?)…

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    2. @Juillot Pierre

      Voilà un condensé (de plus?) d’un bon nombre de questionnements légitimes (de mon point de vue) et d’écœurements aussi que certains et certaines peuvent éprouver dans la période actuelle.

      Le même genre de haut-le-cœur que quand quelqu’un cherche à vous convaincre que la non-mixité est un démarche fascisante.

      La novlangue jusqu’à l’absurde, quand ce sont les fascistes qui vous accusent de fascisme… On cause de la loi “sécurité globale” s’il le faut?

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        1. @Juannessy C’est pourquoi est gravé dans la pierre de nombre de nos écoles élémentaires républicaines
          Ecole de garçons
          Ecole de filles
          au dessus de portes distinctes …..

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          1. Ça s’est heureusement arrangé depuis mais il n’y a pas si longtemps .

            Il n’y a pas si longtemps d’ailleurs ( mais c’est plus vieux quand même ) que les filles ont le droit d’avoir accès au baccalauréat .

            1. Dit autrement. Est-ce seul “l’élu d’une monarchie républicaine” et sa troupe de doigt cousu sur la couture du pantalon, ou tout autre pouvoir autoritaire de quelques autres “démocraties”, ont le droit de décréter bouleverser les “codes” de “l’ancien monde”, pour “rétablir l’ordre”, ou remettre en place ( avec “l’inversion de la hiérarchisation des valeurs morales, etc”, c’est pas facile) et/où maintenir “l’ordre établi” (on parle aussi de géopolitique, donc)… ? Est-ce commettre un “outrage suprême” que d’user des mêmes armes non seulement de dissuasion massive, mais au mésusages disproportionnés que celles de l’adversité…?

        2. @ Juannessy.

          Ne croyez vous pas qu’à force d’abuser du coté obscure de l’expression “démocratiser” (“bonifiée” au sens le plus négatif, commercial, mercantile, “symbolique” par rapport à ses “externalités” polluantes, etc, occultées – traitement des déchets occidentaux par des populations de pays asiatiques, les refusant désormais. Guerres commerciales, monétaires de “civilisations”….) la complexité linguistique de l’aspect “occidental” traduisant le mot “mixité” et son contraire sur-instrumentalisé comme vous le faites… il continue de se trouver des deux cotés d’une polarisation stérile des débats publics… des “occidentaux” se “ressentant légitimes” à empêcher l’installation d’un camp provisoire d’accueil de réfugié.e.s, à Neuilly, ou par exemple… la “mixité” y est radicalement autant “abstentionniste” que les soutiens du trumpisme, continent de s’en prendre aux citoyen.e.s américain.e.s aux traits asiatiques aux USA, et une génération – de “thé au lait” par exemple – qui traitée sans cesse et avec mépris de parano, craignant les infiltrations malveillantes de leurs réunions (qu’elles soient en France dans des associations de renommée publique, ou dans les réunions plus privées, – de femmes maltraitées, d’autres subissant le “racisme ordinaire”… – où ailleurs dans le monde, cherchant à émerger… se constituer… ), espèrent toujours obtenir le statut institutionnel de “représentativité” dans l’idéal d’une démocratie apaisée…?

    3. J’ai 50 stères de bois à ranger. Je commence à me faire vieux. Peut-être pourriez vous me donner un coup de main ?

  3. J’ai le sentiment que le travail de Paul, dans son article d’abord, dans cette prise de parole ensuite (sous forme vidéo, mais ne nous occupons pas de cette forme pour l’instant) est confus et en même temps passionnant.
    1/ Il rapproche deux auteurs, Blair et Kerouac, qui se donnent un double qui va mener la vraie vie (de fiction) en leur titre. Connaissons-nous d’autres auteurs de ce type ? Tout auteur est un projectionniste de personnage de fiction, tel Prout parlant d’un soi qui n’est pas lui, ou Hemingway dont un espadon fait son pêcheur de fiction. Mais je pense surtout à l’Ambassadeur de Au dessous du Volcan de Malcolm Lowry ; mais j’entends mon cousin (en Belgitude fictionnelle) Hercule Poireau (Poirot ?) me soufflant à l’oreille : “et Agatha Christie ? Ne la faites pas disparaître, elle s’en charge ! (ainsi que Paul le révéle)”. Cette idée d’un être humain qui vous parle de son double projeté dans la fiction, quelle mise en abîme !
    2/ Il y a à l’origine des contributions de Blair/Orwell, cette traîtrise par rapport à la domination de classe : Abandonnez les tournures de langage qui font la domination à la sauce anglaise. Et il faut un témoignage tel celui de Paul pour nous faire ressentir combien les codes sont encore efficaces pour assurer l’exclusion nécessaire des péquenots. Ce témoignage amènerait à questionner Paul sur son ascension de l’échelle sociale : on a le sentiment d’un papillon qui se libère de la gangue hollandaise, de la gangue paternelle, de la gangue belge (et ses déboires avec l’ULB ont démontré le prix d’une réinsertion sans respect des codes de classe belges) et qui butine avec une capacité exceptionnelle d’adaptation avec les intellectuels de Cambridge, puis les pêcheur d’Houat, puis ceux d’Afrique, puis les filous de l’espionnage militaire UK, puis les prédateurs de divers milieux financiers aux USA. Mais je reviens à Blair/Orwell : son inadaptation à la discipline de l’élite scolaire anglaise se prolonge dans son inadaptation dans la démarche coloniale en Inde et dans sa découverte d’autres codes (libérés de la lutte de classes ?) dans la guerre civile espagnole.
    Paul suggère à ce moment un syndrome qui donne à l’inadaptation un sens : Asperger. Mais cela me parait faire l’économie d’une analyse plus approfondie.
    Soudain, Blair saute avec son personnage Orwell dans un autre monde (!, comme nous le désirons aujourd’hui), dans une fabrication de la société qui nous libère des fabricats dominants. Ce sera la novlangue, mais aussi une domination de tous les instants et qui rappellera la discipline du couvent et cette espèce d’auto-discipline de la bourgeoisie (intellectuelle) anglaise. Et qui prendra le fantasme de la “domination soviétique” dont il a connu les divagations durant la guerre d’Espagne. Redisons-le : Orwell est un personnage nourri des fantasmes des années 30 qui intervient dans les années 40, ce n’est pas anodin. Et qui est pris dans la contradiction de la dictature qui doit nous libérer de manière absurde des dominations antérieures. Je trouve que cette contradiction est très bien posée, mais qu’elle n’a à ce moment aucune profondeur historique. Stalinisme, Anarchisme, Trotskysme, ne réduisons pas la folie Orwell de Blair à ces nuances triviales, idéales, déconnectées de la réalité.
    Tout ceci pour dire qu’il y a une parenté entre Paul, esprit fort, qui garde le désir de prendre toutes les fleurs où il butine, à contre pied pour affirmer systématiquement une vérité déconcertante, avec ces auteurs qui veulent prendre la mesure de la domination de classe (dont Paul parle peu).
    Certains ont besoin d’une novlangue pour affirmer une réalité nouvelle contre l’évidence de notre sens partagé de la réalité. Trump a eu de ces mots pour dire une victoire manifestement volée. Macron nous parle d’une guerre dont il pense venir à bout victorieux avec notre discipline imposée. Plus globalement, notre partage d’une réalité commune est perdu sous l’abondance des messages informatifs perturbants, déformants, qui nous sont bombardés par les médias et, derrière eux, par les communicants.
    J’ai sans doute perdu le fil de plein de choses à dire (et je compte sur d’autres pour le dire, mais j’exhorte à rapprocher la vidéo de l’article et vice versa.
    Ah oui, je voulais reprendre les idées sur l’écart des classes, que j’ai expérimenté aussi, et dont je pense que Paul y est étranger, perturbé parce qu’il butine au sommet de l’échelle sans s’expliquer comment il est arrivé là ?

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    1. Analyse très riche. Peut-être un début de réponse : certains d’entre nous ne posent pas le sens de leur vie comme l’ont fait Orwell ou Kerouac : “J’écrirai, ça c’est sûr. Et maintenant quoi ?” Personnellement, si je raconte maintenant certains épisodes de ma vie, je ne les ai jamais vécus comme éléments d’un récit dont j’étais déterminé à les raconter un jour. À mon sens, si on est dans cet esprit là : “Ma vie est un roman”, le souci du récit à écrire avec ce programme là en tête, parasite la vraie vie.

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      1. Il y a pas mal ( tous, toutes ?) d’artistes qui vont se sentir concerné(e)s . Mais aussi des dictateurs , des gourous , des “bons à tout prix”. Dans mon mécano , position dite de ” donneur en détresse “.

        Ils ont leurs pendants en position de “receveur en détresse” : les loups solitaires redresseurs de torts , les moutons grégaires , les pleurnichards .

        Ça fait du monde , mais effectivement pas des êtres en position de progrès .

        1. Deux mots sur ce meccano ? (Je perçois des positions, mais pas le damier ! Donc… je suis égaré). Cela fait penser à un ennéagramme, et puis non.

          1. Je m’en était expliqué avec Bernard , mais ” mon mécano” est issu d’une interprétation toute personnelle , et non brevetée , d’une méthode dite P2L ( pour Lien et Loi ).

            Ça ne marche pas à tous les coups , car la vie c’est faire dans la nuance :

            à ce propos , et presque comme un écho parallèle aux billets de Paul Jorion sur Orwell , je viens d’écouter ça ( à partir de 24 mn ) , où on retrouve Orwell , Camus , Bernanos et Barthes …( “le courage de la nuance” de Jean Birnbaum ):

            https://www.franceinter.fr/

            1. Le lien semble varier . Mon renvoi concerne le replay de l’émission ” le grand face à face” de 12h04 de ce jour .

              PS : occasion de corriger : ” je m’en étais…”

                  1. Il faudrait lire le livre… De ce que j’ai compris, l’idée maîtresse du livre est qu’il ne faut pas sacrifier ses convictions ou la recherche de la vérité à des idéologies, même lorsque l’on doit s’allier avec leurs tenants pour des raisons tactiques. Par exemple, lorsqu’Orwell doit s’allier avec des communistes staliniens lors de la guerre civile espagnole. Cela me fait penser à certaines des dernières interviews de Jean d’Ormesson, par exemple celle-ci de Jean d’Ormesson, où il déclarait qu’il avait été obligé dans sa jeunesse de choisir entre Hitler et Staline…


                    Quand on me dit aujourd’hui que la situation est mauvaise, cela me fait toujours un peu sourire. On avait le choix entre Hitler et Staline. Et impossible de ne pas choisir… J’ai des amis qui se sont battus sur le front russe, dans la Légion Charlemagne, et qui ont été fusillés. Moi, j’ai été stalinien. Pour les Russes, afin d’abattre Hitler.

          1. Oui. Et une bifurcation radicale, plus qu’un changement d’identité (ou bien ceci ou bien cela).
            Il y a un mystère Rimbaud.

            Le sujet invite aussi à une réflexion sur la réalité et la légende. Sur notre appréciation aussi à recoller les morceaux après coup une fois chaussées les verres de correction du temps, de l’histoire (voir combien en si peu de temps le mouvement #MeToo a diffusé et changé les mentalités).
            Je convoquerais aussi volontiers le DESTIN sur cette question pour essayer d’en savoir plus.
            Voir à Londres l’histoire d’un exilé 2 étoiles nommé de Gaulle… et son incarnation…

  4. “Ma vie est un roman qui m’intéresse beaucoup” a écrit par le compositeur Hector Berlioz un pur “romantique” Nous n’en sommes plus là

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