Veille effondrement #75 – Circonspection & renaturation, le plan Z ? #2/2 par JeNeSauraisVoir

Ayant entrepris d’explorer les motifs du refus du pass sanitaire et les raisons de la résistance à la vaccination, je me suis ému, dans un premier temps, du déficit de prise en compte de la pluralité dans nos sociétés et souhaité que nous y songions sérieusement surtout depuis que nous sommes entrés en effondrement. Il y a toutefois, je crois, une autre explication possible. C’est ce que je développerai dans cette deuxième partie.

Deuxième volet : de la nature comme étalon de notre nature

J’ai pensé à cette explication du refus de la vaccination en regardant une nième vidéo sur le transhumanisme où il était question de la possibilité d’augmenter l’humain. Cette vidéo montrait assez bien comment nous arrivons à l’enhaussement : une personne se trouve privée d’une aptitude dont la nature a doté tous les humains, en raison d’un accident notamment. Cette situation désolante entraîne la mise en branle du génie humain avec pour aboutissement une solution dont les performances surpassent la fonction qu’il fallait suppléer. On pense alors à la possibilité d’équiper d’autres humains ne souffrant d’aucune déficience de cette fonctionnalité améliorée.

Naturellement on est bluffé par une si grande ingéniosité des humains et le discours de l’orateur passe comme une lettre à la poste. Mais l’on se souvient quelquefois, à la manière d’un flash-back au cinéma, que nous entendons bien la personne que nous plaignions tantôt pour avoir été privée d’une de ses aptitudes natives. Dans le même ordre d’idées, il nous arrive de penser à ces moments où nous-même avons été accidenté ou suffisamment malade pour nous sentir un peu en retrait de la vie comme elle va. Et l’on se demande alors s’il est tout à fait anodin de discuter de la vie comme elle va avec une personne qui a été en quelque sorte un peu en retrait pendant un moment ? Ou peut-être est-ce l’inverse : nous trouvons salutaire de discuter de la vie avec quelqu’un qui a dû prendre du recul et donc qui l’apprécie davantage. On se demande quand-même s’il n’y a pas de risque qu’il en fasse un peu trop ; si le désir d’augmentation, la conviction que celle-ci est désirable ne serait pas le contrecoup d’une expérience de perte d’une faculté pendant un moment ; s’il ne s’agit pas d’un excès engendré par un manque antérieur ?

Ensuite par un cheminement que je ne suis pas encore capable d’expliciter, l’on se trouve projeté dans la situation d’un observateur de l’histoire technologique de l’humanité. Et l’on se souvient que ce sont (très certainement) nos diverses déficiences face aux rigueurs de la nature qui nous ont amené à développer des prothèses de toutes sortes qui peuplent notre vie moderne. Contrairement aux animaux et aux plantes, les humains ne se sont pas adaptés à leur environnement uniquement en modifiant leur organisme pour le doter de nouvelles aptitudes ou alors c’était il y a bien longtemps et cela a dû arriver très lentement, très progressivement. En fait, nous sommes plutôt allés très vite en développant depuis deux cents ans à peine de nombreuses prothèses qui permettent, au besoin, d’adapter la nature à nos capacités. Au final, il apparait que nos réussites les plus spectaculaires découlent plus de notre art de la prothèse que de l’adaptation de notre organisme.

Pour autant, nous n’avons jamais oublié les aptitudes de notre organisme. Les désactivations par accident nous y ramènent naturellement mais nous éprouvons également une certaine fascination pour les athlètes, les gymnastes, les danseurs, les acrobates. Nous sommes émerveillés de voir se déployer les prodigieuses capacités de l’organisme humain. Nous avons même inventé les jeux paralympiques comme pour signifier  – au sujet de cet organisme humain – quand il y en a plus, il y en a encore ! C’est certainement le signe que nous n’avons jamais renoncé à l’idée d’une plasticité, d’une grande adaptabilité de l’organisme humain. Il est même possible que nous regrettions quelquefois (secrètement) l’usage excessif de prothèses qui empêcheraient l’organisme de déployer toute sa plasticité. Il me semble en tout cas que c’est un regret de cette nature qui porte le germe de la réticence contre tout ce qui pourrait ressembler à une aide excessive apportée à notre organisme dans des situations où il pourrait bien s’en sortir si on lui en donnait l’opportunité, au risque de lui faire endurer quelques désagréments, une souffrance voire des échecs individuels qui permettront peut-être une réussite collective.

Je pense donc que résistance à la vaccination trouve quelques-uns de ses ressorts dans ce fantasme de la capacité de notre corps à s’adapter, à résister. D’une certaine manière la stratégie de l’immunité collective par la contamination n’est pas totalement absente du refus de la vaccination. Seulement les choses sont ramenées à une prise de risque individuelle que l’on juge éloignée d’un choix imposé à tous, d’en haut. Plus nous avançons dans l’effondrement avec la disparition plus que probable des prothèses que nous voyons manquer à l’appel à chaque catastrophe, plus une partie de la population songe à (re)constituer pour  elle-même et pour sa descendance une résistance aux rigueurs de la nature. Il s’agit au final de (re)fabriquer une nature humaine capable de survivre à la nature non atténuée par des prothèses, comme nos ancêtres lointains sont parvenus à le faire à l’aube de l’humanité.

Mais n’est-il pas trop tard ? Essayons de faire le tour des prothèses dont nous dépendons déjà. Quelques exemples seulement : comment ferions-nous pour mener une vie active au-delà de 50 ans si nous n’avions pas inventé des lunettes de vue et plus récemment la chirurgie optique au laser ? Où en serait notre espérance de vie si nous n’avions pas inventé les antibiotiques, la chirurgie cardiaque, toutes sortes de médicaments et thérapies contre le cancer notamment et les vaccins tiens ! Qu’en serait-il donc de notre reproduction sans la fécondation in-vitro ? Il y a toutefois un fait important : l’industrie de la prothèse est très inégalement répartie sur la planète. Il est ainsi des endroits où l’usage de la prothèse, parcimonieux par nécessité, contraint encore les organismes à subir les rigueurs de la nature avec tout ce que cela implique de raccourcissement de l’espérance de vie.

On observera que ces populations encore insuffisamment assistées (en prothèses) sont plutôt demandeuses de vaccins et que c’est en France – championne à ce qu’il paraît de la consommation de médicaments – qu’apparait le plus de résistance à la vaccination. Le processus de formation de cette résistance est-il comparable à celui de l’apparition auto-générée de la résistance aux antibiotiques ? Les organismes se disent-ils : trop c’est trop, laissons-nous une petite possibilité d’apprendre à résister ? Et puisque nous sommes entrés en effondrement, ne pensons-nous pas (avec une envie indécente) que dans le monde qui vient, ces populations qui ont le moins bénéficié de notre industrie de la prothèse sont peut-être mieux armées pour survivre ? Mais peut-être faut-il rappeler que ce qui vient n’a rien de la nature ‘originelle’ que nous fantasmons ; qu’il s’agit hélas du résultat de notre activité de dénaturation (incluant notre industrie de la prothèse) et que face à cela aucun organisme n’est armé pour s’adapter ?

Quoi qu’il en soit, il me semble qu’une certaine crainte de ne plus être capable de s’adapter à la nature alors que nous avançons en effondrement, que cette crainte éveille des velléités d’exposition de notre organisme  au danger afin de l’aguerrir, de lui permettre de déployer la plasticité dont nous le croyons encore capable. Le fait que l’on observe chez les anti-vax une forte présence (du moins médiatique) de la droite extrême, celle qui est connue pour son culte du corps (pas nécessairement sans prothèses d’ailleurs), est une illustration de plus de la croyance qu’il serait possible d’activer – de réactiver – notre organisme. Il s‘agit donc, je crois, d’un désir de renaturation de l’espèce humaine. C’est très certainement un fantasme mais qu’adviendra-t-il du reliquat de l’humanité lorsque (dois-je écrire si) les plans A, B et C auront échoué ?

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16 réflexions sur « Veille effondrement #75 – Circonspection & renaturation, le plan Z ? #2/2 par JeNeSauraisVoir »

  1. Après la peur de la piquouze , l’égoïsme néolibéral narcissique et irresponsable, la croyance dans le charlatanisme et le complotisme anti-pharma, voici le désir de renaturation de l’espèce humaine .
    A ce niveau ce blog est un peu comme ces vieux films des années 50 , un réfractaire se fait passer à tabac par des gros bras dans une cellule glauque en sous-sol, pendant que des toubibs en blouse blanche , cachés derrière une vitre sans tain , observent la scène et s’interrogent doctement sur les motivations du pauvre gus .

  2. Autant j’avais été séduit par la première partie de votre exposé autant la seconde me laisse un goût amer . Ou plus probablement je n’arrive pas à faire le lien entre les exposés . Finalement je ne sais pas . Peut-être est-ce mieux ainsi ?

  3. Le but semble d’inviter à se montrer moins « maladroitement sentencieux » avec les anti-pass et anti-vax.

    La première partie nous appelle a être plus compréhensifs et plus modestes avec eux, dans le cadre plus général d’une meilleure gestion de la pluralité durant l’effondrement, avec éloge de la palabre, parce qu’après tout chacun sa vérité. Je vais exprimer mon scepticisme par la caricature. Nous dansons sur le pont du Titanic ; soudain, l’iceberg est en vue. Est-il urgent de se mettre en cercle et de convaincre patiemment et poliment les quelques sceptiques qui retardent ou compromettent les opérations que la nouvelle priorité est d’éviter l’iceberg ou de mettre un maximum de personnes dans les canots de sauvetage, et que tout ceci n’est pas un complot contre leur mode de vie ?

    La deuxième partie postule si je comprends bien que le refus de la vaccination relève d’un désir de renaturation, sous-tendu par l’idée que la nature possède magiquement les solutions aux maux engendrés par la modernité, et reconnu avec lucidité comme fantasmatique (comme toutes les courants passéistes et obscurantistes qui s’opposent à la modernité et à la raison depuis deux siècles et demi, de l’extrême droite au new age).

    À l’arrivée, il me semble que le second volet remplace la tendance au mépris rejeté dans le premier par une condescendance à peine plus diplomatique, ce que le premier commentateur, apparemment concerné, n’a pas manqué de manifester avec une amertume non dissimulée.

    Bref, la diplomatie, c’est bien mais, parfois, on n’a pas le temps. Du reste, c’est ici un blog, et je suppose que PJ s’exprimerait autrement si un coup du sort le transformait en ministre de la santé et qu’il avait l’envie saugrenue de le rester.

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    1. Effectivement il s’agit de ne pas tendre inutilement le débat non pas uniquement par diplomatie mais parce qu’il y a peut-être quelque chose à comprendre et peut-être à prendre. Mais je n’entendais pas non plus (est-il nécessaire de l’énoncer) épouser toutes les raisons de la résistance à la vaccination.

      Il me semble avoir identifié parmi ces raisons un désir de renaturation de l’espèce humaine. Mais je crois également qu’il faut en parler avec beaucoup de recul (avec circonspection devrais-je dire) pour plusieurs raisons, à commencer par la nécessité de poser un cordon sanitaire susceptible de contenir une certaine conception droitière extrême du corps humain.

      Mais l’ensemble du texte qui se conclut par cette deuxième partie évoque la possibilité d’un plan Z c’est-à-dire une situation où il écherait, au bout du compte, au reliquat de l’humanité de s’adapter physiologiquement à ce qu’il sera advenu de la nature sous peine de disparaître à jamais.

      On peut également entrevoir, dès à présent, qu’une certaine renaturation désirée collectivement, pilotée et contrôlée constituerait le chemin vers l’acceptation (le désir même) de la sobriété dont nous avons tant besoin. Bien entendu, je ne parle pas uniquement de santé mais de bien d’autres prothèses (plus ou moins superflues) dont nous sommes équipés.

      Autant d’égards pour la position de résistance à la vaccination (lorsqu’elle relève d’un désir ‘sain’ de renaturation) est tout le contraire du mépris que vous évoquez. Mais il est vrai que je ne suis pas débordant d’enthousiasme sur ce chemin. Parce qu’il me semble incertain et parce que d’autres choses encore que j’énonce dans le texte. Mais j’accepte néanmoins de me poser la question. Reste à savoir dans quelle direction ma position glissera avec la palabre , si palabre il y a sur ce sujet.

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    2. @ Marcel.

      Si je puis me permettre, me semblant que votre phrase – a moins que je me trompe, veuillez alors m’en excuser – « À l’arrivée, il me semble que le second volet remplace la tendance au mépris rejeté dans le premier par une condescendance à peine plus diplomatique, ce que le premier commentateur, apparemment concerné, n’a pas manqué de manifester avec une amertume non dissimulée. » fait référence au commentaire du lien entre parenthèses (https://www.pauljorion.com/blog/2021/09/04/veille-effondrement-74-circonspection-renaturation-le-plan-z-1-2-par-jenesauraisvoir/#comment-861823) et ceux qui suivent… j’aimerais apporter des précisions sur « l’épisode » que vous nommez « …apparemment concerné… ».

      Ayant reçu les « doses minimales requises » du vaccin se conservant à – 80 degrés Celsius, sans plus craindre la piqure (mon lourd passé médical m’ayant « vacciné », si je puis dire… des piquouses… Étonnement j’ai été exclu des « publics prioritaires » en cours de la « campagne vaccinale » chaotique… et de celle des « mesures barrières »… ), sans adhérer non plus aux « théories complotistes »…. qu’étant perplexe depuis le fait d’avoir pris connaissance du projet de loi du « pas-sanitaire » et des débats, des « palabres médiatico-politique » l’ayant précédé… d’avoir à sortir et exposer le « fameux » « pas-sanitaire » pour avoir le « droit et devoir » de faire profiter à mes enfants/ados, d’activités estivalières (faire des randos… à Cauteret, vous imaginez l’indécence…?), dont ils sont coutumiers de se priver tous les deux à trois ans en moyenne (famille qui aux revenus modestes, a fait le choix de la « frugalité » avant que ces revenus diminuent et sombrent à la limite du seuil de pauvreté… Maintenant reste à les éduquer sur la notion de la responsabilité par rapport à l’explosion démographique, et raréfactions des ressources, risques du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité, des guerres commerciales, monétaires, de civilisations, etc)… nombre de mes proches (frère, grand enfant, m’ayant fait grand père…voisin.e.s…) m’exposent leurs inquiétudes, doutes, indécisions (pas fiscales, si vous voyez ce que je dire, lorsque mon « recptiomettre » s’actionne), qui même si elles sont irrationnelles pour beaucoup… ne m’en rendent pas juge moral éthique, pour autant… et pourtant si légitimes pour tant d’autres « raisons »… que les injustices et inégalités qu’elles soulèvent, m’ont toujours fait me projeter sur ce que d’autres familles et pères, grands pères, grands frères, voisins… et ce que mon altérité (sentiment de sororité éduqué du fait d’avoir été élevé par une mère isolée…) encore plus précaire et pauvre que « nous privilégiés », dans des pays et circonstances, situations… si pauvres, précaires… instables… indécis, incertains… douteux… vit…, peut ressentir… que même « l’imaginaire collectif » auquel « on » « nous habitue » « d’appréhender/accepter »… ne serait être capable de concevoir…

      1. @Juillot Pierre

        Désolé pour le manque de précision, mais je parlais du premier commentateur (« Minod », 04/09/21, 23h52) de cette seconde partie du texte, et ne me référais pas du tout à votre commentaire de la première partie.

  4. Eh les vaccinés vous croyez quoi ? Qu’on vous a administré une potion d’immortalité ? Vous pouvez aller au resto et au cinéma et tout les microbes n’ont plus aucune prise sur vous ? Faut pas s’attendre à des miracles , à 100 ans vous ne courrez pas le marathon même avec 2 petites bécannes !

  5. Bonjour à tous,

    En attendant, la France totalise déjà à elle seule près de 4.400 morts de plus depuis le 1er juillet 2021 (comme si 111.086 morts ne lui suffisait pas), tout « simplement » pour n’avoir pas vu venir cette quatrième vague meurtrière dès la mi-mai, et l’avoir laissée s’amplifier d’elle-même, les 20-29 ans (nos gentils petits juilletistes) en tête ; la triste performance de 2021…

    Au 1er juillet 2021, 50% de la population française n’avait reçu qu’une seule dose, contre 72% fin août…

    Pas de quoi pavoiser !
    Il faut donc poursuivre l’effort vaccinal !
    Sensibiliser plutôt que stigmatiser, tant cette pandémie est désormais très loin d’être terminée !

    Rappel : suivre le Royaume-Uni…

    Amitiés,

    Philippe

    ps : cette pandémie a au moins le mérite de démontrer une chose : l’Être humain, quel que soit son origine culturelle, sa situation sociale, voire son niveau de connaissance, est bel et bien totalement ignorant et borné… il vient de provoquer comme un con les conditions favorables aux prochaines mutations épineuses du virus SARS-CoV-2 ; alors dites, après Mu, y a quoi ? à suivre…

    1. Après Mu ?

      Facile Nu !

      Puis à la fin Omega, et hop on reboucle ensuite sur Alpha 2 et ainsi de suite.

      Allez on va un peu corser le débat. Maintenant faut mettre des dates sur les prévisions sinon ça reste des élucubrations.

      Potentiellement mon ami, chaque foutu virus, chaque foutue bactérie est potentiellement l’Armageddon de l’Espèce Humaine, et je fais le pari qu’aucune mutation du Covid 19, aucune je dis bien, tu notes Philippe, n’entraînera pareil effet sur l’Humanité. Dans un an tout ça va passer par perte et profit, et puis c’est tout. Tu peux prendre le pari inverse, mais on va un peu l’intéresser sinon aucun intérêt !

      Si je gagne, chaque fois que tu interviendras sur le Blog, tu commenceras par « Je voue une admiration sans fin et sans borne à CloClo qui est omniscient et le vrai sachant » (ensuite tu pourras raconter ce que tu veux), si je perds, je te promets de mourir avant toi du nouveau variant. Pari tenu ? 😀

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  6. Permettez moi de vous soumettre les arguments qui me conduisent à être contre la vaccination systématique avec ce « vaccin » et à être également contre le passe sanitaire :
    (je suis curieux de vous voir comment vous pourrez les réfuter un à un).
    1°) on ne vaccine pas pendant une épidémie, au risque de susciter des variants (un peu comme les antibiotiques qui contribuent à sélectionner des souches résistantes).
    C’est ce qu’on enseigne aux étudiants en santé en première année.
    2°) ces « vaccins » (qui n’en sont pas vraiment, passons), sont encore en phase d’évaluation et donc le rapport bénéfice risques est inconnu à ce jour et est possiblement défavorable pour les personnes les moins touchées (les plus jeunes).
    3°) Comme l’a fait remarquer très justement le docteur Martin Blachier, le passe sanitaire ne devrait concerner que des vaccinés (avec possibilité d’être porteurs le virus et de le transmettre , mais pas de faire des formes graves, dit on) ou bien que des personnes testées négatives récemment (supposées exemptes de virus).
    Par contre, mélanger les deux catégories est complètement idiot.
    4°) comment peut on justifier de pouvoir prendre le métro sans passe sanitaire mais pas le TGV?
    Comment peut on justifier de pouvoir accéder aux supermarchés sans passe, mais pas aux musées etc…
    Comment peut on refuser l’accès aux hôpitaux sans passe, je ne peux pas accéder à l’hôpital pour être soigné?

    Eric Guernalec.
    NB : mes commentaires n’apparaissent pas ou très difficilement, ils sont pourtant parfaitement courtois et, me semble t il, censés.
    Je ne ne cache pas derrière un pseudo de surcroit.

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    1. Tous vos arguments ont été longuement réfutés ici, exemple :

      on ne vaccine pas pendant une épidémie, au risque de susciter des variants (un peu comme les antibiotiques qui contribuent à sélectionner des souches résistantes).

      FAUX : Rien ne peut susciter des variants, ils apparaissent d’eux-mêmes. Moins il y a de virus en circulation, plus faible est le risque qu’ils apparaissent.

      NB : mes commentaires n’apparaissent pas ou très difficilement, ils sont pourtant parfaitement courtois et, me semble t il, sensés.
      Je ne ne cache pas derrière un pseudo de surcroit.

      Oui mais en général vos commentaires se contentent d’être de la pub pour une personnalité d’extrême-droite bien connue.

      Martin Blachier fait partie de ces médecins qui se rendent célèbres par une ânerie si grosse qu’on se dit que s’il ose la dire c’est qu’elle doit être vraie : « Ce sont en fait les vaccinés qui contaminent les non-vaccinés ».

  7. Il n’y a pas besoin d’être  » malin  » pour évoluer , c’est un processus totalement aléatoire et involontaire suite à la mutation d’un acide nucléique , c’est l’environnement qui selectionne ensuite ces mutants , si par hasard un mutant acquiert une resistance à un traitement il sera automatiquement favorisé et prendra le dessus , surtout les microorganismes qui se reproduisent tès vite

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    1. Réfléchissez une seconde : « il prendra le dessus », sur quoi ?

      Ce que vous voulez dire est une banalité : « si un mutant est résistant à un traitement », il faudra un autre traitement pour se débarrasser de lui »… ce qui est emmerdant parce qu’on avait pris l’habitude de ce traitement qui marchait, et que les gens pas traités seront contagieux. Donc les mutants que nous savons tuer seront morts, et ceux que nous ne savons pas tuer ne seront pas morts. Mais nous ne les aurons pas « sélectionnés » au sens de « favorisés » : nous les aurons « sélectionnés » en les épargnant involontairement et qu’il n’y aura plus qu’eux.

      Nos ancêtres Sapiens tuent les Néandertaliens à coup de gourdin, qu’eux n’ont pas. Comme nous ne sommes pas allés assez vite, un petit groupe de Néandertaliens invente le lance-pierre avant d’avoir été exterminé. Zut on perd un œil avant d’être arrivé assez près pour le coup de gourdin.

      Vous diriez : « Il aurait mieux valu pour les Sapiens de ne pas inventer le gourdin, en faisant ça, ils ont sélectionné les Néandertaliens avec lance-pierres. S’ls n’avaient pas inventé le gourdin, tous les Néandertaliens seraient encore inoffensifs ».

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      1. Au mieux, cette comparaison est un paralogisme, et au pire un sophisme (si intentionnel). Les termes ne correspondent pas du tout. En effet:

        1. Le covid EST inoffensif pour la survie de l’espèce, ce qui n’est pas le cas des neandertaliens relativement à Sapiens (et vice versa).

        2. En revanche, si on donne au covid des occasions de muter plus rapidement que nous n’en donnons à notre corps d’évoluer (et pourtant il évolue bien plus rapidement qu’on ne le pensait au départ, grâce au bagage génétique des hommes d’ailleurs dont les cellules germinales s’adaptent en temps réel, quand celles des femmes ne s’adaptent pas une fois le stock constitué, avant la génération suivante), ce qui va se passer, c’est qu’il risque de n’être plus du tout relativement inoffensif pour l’espèce. C’est une question de rapport de vitesse.

        Une meilleure comparaison, quoiqu’imparfaite, ca aurait plutôt été la course à l’armement nucléaire entr eles deux superpuissances. Au final, le risque qui était relativement limité, voire nul au départ pour l’espece en cas de victoire de l’une sur l’autre finit par menacer la survie de l’espèce elle-même en cas de conflit. Il aurait mieux valu ne jamais la faire.

        Que ceux qui souhaitent se vacciner se vaccinent. Et que ceux qui ne le souhaitent pas ne le fassent pas.
        Au moins, on garde encore la possibilité de jouer sur les deux tableaux de la lutte contre le covid.

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