Poutine : « Lénine est l’auteur de l’Ukraine d’aujourd’hui » ou comment tout est la faute à… Lénine et aux bolcheviks !, par Yorgos Mitralias

Putin

Que diriez-vous si on s’arrêtait de pérorer sur Poutine, sur ses projets géostratégiques et ses visions politiques, et si on prenait la peine de laisser le principal intéressé, Poutine lui-même, nous en parler ? Que diriez-vous si on s’arrêtait un peu d’imaginer ce qu’il pense et ce qu’il veut faire en envahissant l’Ukraine, et au lieu de ça, lui donner la parole pour qu’il nous explique tout de première main ?

Mais, commençons par un quizz : qu’ont-ils en commun les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine et les défenseurs de gauche de Poutine ? La réponse est que tous les deux perçoivent la Russie de Poutine comme une certaine « continuation » de l’URSS. Les premiers pour la critiquer et la condamner, les seconds pour l’approuver et la défendre. Cependant, tant les uns que les autres comptent sans leur hôte, lequel dans ce cas n’est autre que Poutine lui-même. Aussi, nous avons trouvé et lu son discours historique du 22 février, dans lequel il a exposé « longuement et en détail », pendant une heure et demie (!), les raisons de la guerre qu’il a déclarée contre l’Ukraine. Et le résultat de cette lecture a été extrêmement révélateur : ce que Poutine pense et dit est diamétralement opposé à tout ce que disent ses ennemis occidentaux et ses admirateurs de gauche. Poutine déteste la révolution russe, les bolcheviks et, en particulier, Vladimir Lénine, plus que toute autre chose ! Alors, écoutons ce qu’il dit dès le début de son discours, dont il avertit qu’”il sera long et détaillé”:

«Permettez-moi donc de commencer par le fait que l’Ukraine moderne a été entièrement créée par la Russie, ou plus précisément, par la Russie bolchevique et communiste. Le processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et ses compagnons d’armes l’ont fait d’une manière très grossière à la Russie elle-même – par la sécession, en arrachant des parties de ses propres territoires historiques ».

Et pour qu’il soit plus clair, Poutine ajoute ces phrases dignes d’un nostalgique du régime tsariste :

« Du point de vue du destin historique de la Russie et de son peuple, les principes léninistes de construction de l’État n’étaient pas seulement une erreur, ils étaient, comme nous le disons, encore pire qu’une erreur. »

Ceci étant dit, Poutine pousse sa “logique” jusqu’au bout et tire sa conclusion finale, qui n’est autre que « la politique bolchevique a abouti à l’émergence de l’Ukraine soviétique, qui, même aujourd’hui, peut être appelée à juste titre « Ukraine de Vladimir Lénine ». Il en est l’auteur et l’architecte » ! Prêtez attention à cette phrase de Poutine parce que ce qu’il dit à ses compatriotes est que sa guerre contre l’Ukraine est, ni plus ni moins, une guerre contre “la création de Lénine” ! Évidemment, ni les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine, ni ses apologistes de gauche n’ont montré la moindre envie de mettre en évidence cette phrase, et ont préféré l’enterrer et la passer sous silence pour qu’elle reste inconnue et ne leur crée pas des problèmes…

Nous voici donc au cœur du problème, ce qui nous fait revenir un siècle en arrière, aux premières années du régime soviétique établi après la victoire de la Révolution d’Octobre 1917. Ce que dit d’ailleurs Poutine lui-même quand il prévient ses compatriotes qu’il va “accorder une attention particulière à la période initiale de la création de l’URSS car je pense que c’est très important pour nous”, puisqu’il croit que, pour qu’ils comprennent le pourquoi de la guerre contre l’Ukraine, “nous devrons y aller, comme on dit, de loin”. Et juste après, il précise ce qu’il veut dire:

“Permettez-moi de vous rappeler qu’après la révolution d’octobre 1917 et la guerre civile qui a suivi, les bolcheviks ont commencé à construire un nouvel État et qu’il y a eu pas mal de désaccords entre eux. Staline, qui cumule en 1922 les fonctions de secrétaire général du Comité central du PCR(b) et de commissaire du peuple pour les nationalités, propose de construire le pays sur les principes de l’autonomisation, c’est-à-dire de donner aux républiques – les futures unités administratives-territoriales – de larges pouvoirs au fur et à mesure de leur adhésion à l’État unifié”.

En se référant à Staline et son plan, Poutine entre dans le vif du sujet, qui n’est autre que ce Lénine qu’il hait à mort. Et voici ce qu’il dit:

“Lénine critique ce plan et propose de faire des concessions aux nationalistes, comme il les appelle à l’époque – les « indépendants ». Ce sont les idées de Lénine sur une structure étatique essentiellement confédérative et sur le droit des nations à l’autodétermination jusqu’à la sécession qui ont constitué le fondement de l’État soviétique : d’abord en 1922, elles ont été consacrées dans la Déclaration sur l’Union des républiques socialistes soviétiques, puis, après la mort de Lénine, dans la Constitution de l’URSS de 1924”.

LeninNous sommes entièrement d’accord avec la description de Poutine. Sauf que nous applaudissons l’application de ces « idées de Lénine » – et plus particulièrement, de ce damné droit à la sécession – non seulement à son époque mais aussi maintenant, et même partout et toujours, tandis que Poutine les hait viscéralement. Alors, il se demande :

« De nombreuses questions se posent immédiatement ici. Et la première d’entre elles, en fait, est la principale : pourquoi était-il nécessaire d’assouvir les ambitions nationalistes sans cesse croissantes aux confins de l’ancien empire ? (…)”pourquoi fallait-il faire des cadeaux aussi généreux dont les nationalistes les plus ardents ne rêvaient même pas auparavant, et en plus donner aux républiques le droit de se séparer de l’État unique sans aucune condition ? A première vue, c’est totalement incompréhensible, c’est de la folie”.

Simple question rhétorique parce que Poutine connaît déjà la réponse :

« Mais ce n’est qu’à première vue. Il y a une explication. Après la révolution, la tâche principale des bolcheviks était de conserver le pouvoir, c’est-à-dire à n’importe quel prix. Pour cela, ils sont allés jusqu’au bout : aux conditions humiliantes du traité de Brest-Litovsk, à une époque où l’Allemagne du Kaiser et ses alliés se trouvaient dans la situation militaire et économique la plus difficile, et où l’issue de la Première Guerre mondiale était en fait prédéterminée, et pour satisfaire toutes les exigences, tous les désirs des nationalistes à l’intérieur du pays ».

Évidemment, il est absolument inconcevable pour ce va-t-en-guerre qu’est Poutine que les bolcheviks aient accepté les « conditions humiliantes du traité de Brest-Litovsk » parce qu’ils ont fait leur révolution pour arrêter et pas pour poursuivre la Première boucherie mondiale. Ni que les prétendus… « nationalistes » qu’il méprise tellement, pourraient être les nombreuses nations et ethnies opprimées par l’État absolutiste tsariste, lesquelles revendiquaient leur droit élémentaire à l’autodétermination ainsi que les libertés et droits démocratiques dont elles étaient privés depuis des siècles. Tout ça ne sont que des « folies » et des « fantaisies odieuses et utopiques » pour l’obscurantiste ultra-réactionnaire et « chauvin grand-russe » Poutine. Et c’est pour ça qu’il conclut son retour – si révélateur et didactique – au passé bolchevique de la Russie, par ces mots si éloquents :

« Il est très regrettable que les fantaisies odieuses et utopiques inspirées par la révolution, mais absolument destructrices pour tout pays normal, n’aient pas été rapidement expurgées des fondations de base, formellement légales, sur lesquelles tout notre État a été construit ».

Conclusion ? Nous n’avons rien à ajouter lorsque Poutine lui-même est en total désaccord avec ses ennemis occidentaux et ses amis de gauche qui prétendent que sa Russie est une sorte de substitut de l’URSS, ou qu’il vise – par exemple avec sa guerre en Ukraine – à la faire revivre ! Tant les premiers que les seconds luttent contre des ombres et nous racontent des bobards tout en faisant de la propagande grossière adressée à des idiots : il n’y a probablement pas d’anticommuniste plus juré et d’admirateur plus farouche de l’empire tsariste que Poutine ! Quant au comment est-ce possible que des gens de gauche qui se disent communistes et même léninistes, arrivent à transformer cet anticommuniste invétéré et capitaliste oligarchique ultra-réactionnaire qu’est Poutine en chef d’état progressiste et anti-impérialiste, ceci plutôt qu’un « mystère », est la preuve du long chemin qui reste à parcourir pour que la gauche redevienne vraiment radicale et donc crédible…

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314 réflexions sur « Poutine : « Lénine est l’auteur de l’Ukraine d’aujourd’hui » ou comment tout est la faute à… Lénine et aux bolcheviks !, par Yorgos Mitralias »

  1. On est dans une formidable bataille de la communication. les fausses nouvelles sont plus nombreuses que les vrais et je ne parle pas des commentaires où l’on trouve de tout. Déjà avec le Covid on avait pu remarquer ces commentateurs experts en tout et compétant en rien. Personnellement je finis par ne plus rien croire dans la presse ce qui me force (mais j’aime bien) à aller jeter un coup d’œil dans l’histoire, ancienne et récente et de m’en faire ma propre opinion que je ne partagerait pas ici de peur de me tromper. Bonne chance à tous.

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  2. L’ambassadeur russe vient tranquillement de confirmer que l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) actuellement négocié entre les européens (France, GB et Allemagne), les américains, la Chine et l’Iran va servir à la Russie de contourner les sanctions.. @francediplo

  3. Chaque sujet, le retour de la misère, la guerre, le réchauffement, l’état du système de santé, la depletion de l’énergie etc nous place à la croisée des chemins :

    A gauche, le retour à une forme de planification, la gratuité pour le vital, plus d’État.

    A droite Elysium.

    Même les candidats de gauches ne sont pas clairs sur ce choix.

    Et plus le temps passe, plus la position qui ménage la chèvre et le chou devient intenable.

    PYD vous posez la question

    « On à pas les moyens de mettre à contribution les classes aisées et les très riches dans notre pays (qui compte quand même quelques milliardaires) pour permettre aux pauvres de se chauffer ? »

    Effectivement, je ne vois personne qui décrive cela clairement et soit prêt à l’appliquer.

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    1. Rassurez-vous @Pierre-Yves, @Thomas et à tous,

      Au moment de l’extinction, le RESET sera total !!!

      Et là, on y va à fond les ballons, et ceci, sans croisée des chemins…

      Dire qu’il y a 6 ans, on trouvait toutes mes propositions beaucoup trop radicales !!! Non mais sérieusement, faites moi rire !!!

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      1. Au passage, j’ajoute ici qu’il serait sage d’appeler à voter massivement Macron dès le premier tour de sorte que la mascarade politique en cours, puisse cesser le plus rapidement possible ; le bal des vampires, on a assez donné là…

        Voilà… Je dis ça… Je dis rien…

        1. C’est sûr qu’entre Mélenchon qui veut maintenir la retraite à 60 ans, qui est donc social comme l’est son programme en général , mais totalement largué, abject même, quand il s’agit d’être solidaire avec un peuple qui est agressé, et Macron l’anti-socials qui veut repousser l’âge de la retraite à 65 ans (il vient de l’annoncer) mais fait le job pour la paix en Ukraine face à Poutine, on s’y perd !

          Peut—être faire un pas de coté et voter pour le candidat écolo,

          je dis ça, je dis rien 😉😄

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          1. La critique de Guillaume Meurice pour Jadot : « un de Gaulle… en tofu ».
            Bon, mais pour se compter en dynamique montante et dépasser les 5,25% de Mamère, on peut y penser.

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        2. @Philippe Soubeyrand Voter Macron ou blanc au premier tour comme ça ça nous épargnera un débat de second tour et Macron sera élu avec 30% des votants !

        3. @Philippe Soubeyrand
          Faudra un jour développer un peu plus votre argumentaire en faveur de ce choix.
          Si la systémique conduit à voter pour le fascisme en col blanc, je crois que je vais cesser d’accorder crédit à cette discipline.

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          1. Moi aussi.

            J’espère que Philippe Soubeyrand a encadré la lettre élyséenne qu’il a reçu avec de belles dorures autour, et qu’il n’a pas oublié de graver en dessous la maxime prêtée à Chirac « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

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        4. Vous etes fou à lier.
          Le type a vendu des actifs stratégiques à la découpe (et a touché un énorme paquet de fric pour ça).
          Le type a proposé de vendre le stock d’or de la France « pour financer la dette des pays africains » (disons qu’il en fait cadeau aux US, plutôt…), ce qui relève de la haute trahison.
          Le type a détruit l’hôpital public (il avait déjà commencé sous Hollande)
          Le type représente la haute bourgeoisie, dont il n’est rien d’autre que le fondé de pouvoir. D’ailleurs, tout ce que Todd avait prévu concernant Macron- et dont tous les salons parisiens ricanaient, y compris ici parfois – s’est réalisé. Il nous a littéralement marché dessus. Toutes les vannes de la haute bourgeoisie ont été ouvertes. Pire que sous Giscard!
          Le type à commencé à nous imposer une forme de totalitarisme à la chinoise (crédit social)
          Le type a inoculé, de force du poison à la quasi totalité de la population ET a achevé de ruiner le pays (comparons avec la politique menée en Bulgarie ou en Inde…)
          Le type a mutilé des gens.

          Et vous voulez le reconduire pour 5 ans? Et vous êtes de gauche? Vous n’êtes pas de gauche. Vraisemblablement un boomer, plutôt. Que sa politique arrange bien.
          PERSONNE n’aurait fait pire que lui, même à l’extrême droite. Personne. Parce que l’extrême droite, c’est lui.
          Vous m’excuserez, mais le prince des vampires qui a saigné le peuple, c’est lui. Et personne d’autre. Et c’est d’autant plus vrai qu’il gouverne SEUL, sans parti réel derrière lui.

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        5. Bonjour Philippe,

          La sagesse devrait vous faire manipuler l’humour avec plus de précaution 😉

          Que dire du président d’un pays qui a une d’industrie fantôme, un système de santé au bord de l’effondrement, une école en décrépitude, sa R&D au point mort, une armée en voie d’extinction avec la guerre à ses portes, une crise climatique majeure à affronter, des institutions en soins palliatifs, dont la première mesure, en cas de réélection, la plus urgente, la plus essentielle, la plus nécessaire, celle qui va remettre le pays sur les rails, que dis-je, celle qui va le mettre sur la rampe de décollage, sera l’allongement de la durée du travail et le départ à la retraite à 65 ans ?

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  4. Bonjour,
    L’or noir (le carburant) se monaye au jour le jour (pétro dollar ).
    Le brent a un cours qui change (augmentation ou baisse).
    Le grand soucis est le transport de marchandises.
    En France, certains transporteurs sont à l’arrêt parce que le coût du carburant est trop élevé

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    1. Meuh non, ils sont à l’arrêt parce que leurs conducteurs ukrainiens sont manquants et que les autres font monter les salaires à un niveau décent.

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  5. Quel sort est réservé à la capitale ukrainienne ?
    Y-a-t-il un compromis possible acceptable ?
    Les destructions vont elles cesser ou se poursuivre ?

    Le défilé pour les élections du 10 avril prend un tour comique.
    Au regard de ses villes détruites, de ces milliers de gens déplacés, ce débat devient grotesque.

    1. HIER :
      Zelensky a fait un pas très significatif en faveur d’un compromis hier puisqu’il a déclaré qu’il ne verrait pas d’inconvénient à ce que l’Ukraine devienne un pays neutre et qu’il accepterait de ne plus demander l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan. De même il pourrait accepter un statut indépendant à la Crimée et au Dombass.

      Coté Russe, il ne serait plus question de destituer Zelensky et le gouvernement ukrainien, ni de détruire l’Etat ukrainien, ni d’occuper l’Ukraine d’après la porte-parole du ministères des affaires étrangères russe.

      https://www.liberation.fr/international/europe/pourparlers-en-ukraine-la-russie-ne-veut-plus-renverser-zelensky-et-constate-des-progres-20220309_HSQHY6ZSWRATVOGWEC45EMU5CI/

      Aujourd’hui :
      – Pourparlers en Turquie avec Lavrov : pas d’avancée.

      – Macron en conférence de presse devant le château de Versailles il y a quelques minutes avant le sommet à 27 :

      « je suis inquiet et pessimiste » en ce qui concerne la possibilité d’un cessez-le-feu.

      1. PS.
        Pourparlers Kuleba (Ukraine) – Lavrov (Russie) en Turquie :

        Kuleba:

        «  …Selon le chef de la diplomatie ukrainienne, son homologue russe Sergueï Lavrov lui a assuré que la Russie « allait continuer (son) agression » jusqu’à ce que l’Ukraine accepte de « capituler ». Et d’ajouter : « l‘Ukraine ne s’est pas rendue, ne se rend pas et ne se rendra pas ». Elle va « avec dévouement et sacrifice, défendre (ses) terres, (son) peuple, face à l’agression » russe tant qu’il « n’y aura pas de décisions diplomatiques », a-t-il ajouté. « 

        Lavrov :

         « La rencontre d’aujourd’hui a confirmé que le format russo-ukrainien en Biélorussie n’a pas d’alternative », a quant à lui fait savoir Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, dépêché en personne en Turquie, une première. Le chef de la diplomatie a démenti toute « attaque » de l’Ukraine. Depuis le début du conflit, les Russes affirment mener des opérations de « dénazifications » et de maintien de la paix en Ukraine. La Russie veut s’impliquer dans le « futur » du pays, a déclaré le chef de la diplomatie russe affirmant vouloir poursuivre le dialogue avec Kiev.
        Lavrov a dénoncé de « dangereuses » livraisons d’armes à l’Ukraine : « ceux qui gorgent d’armes l’Ukraine doivent bien sûr comprendre qu’ils porteront la responsabilité de leurs actes », a déclaré Sergueï Lavrov, dénonçant aussi le recrutement de « mercenaires » étrangers. Visant indirectement l’occident a évoqué des pays qui « créent un danger colossal, y compris pour eux-mêmes ». Il n’a par contre pas menacé de représailles les pays occidentaux livrant des armes à l’Ukraine.« 

        https://www.leparisien.fr/international/pourparlers-les-chefs-de-la-diplomatie-russe-et-ukrainienne-sont-arrives-en-turquie-10-03-2022-2B2FY7KP3JF3DE4ZFCOFDQGDXI.php

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        1. Merci Pierre-Yves pour ces dernières précisions.
          On voit le mode opératoires des pourparlers à la russe.
          Ils ne s’arrêteront que si les ukrainiens les arrêtent, et encore, ils trouveront d’autres prétextes pour l’escalade. Ils se sont engagés dans un tunnel où ils ne doivent pas perdre.
          C’est là de drame vu les armes dont ils disposent.

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          1. C’était une session prévue de longue date sur le thème de la médiation à Antalaya (Turquie), et demain il y a un symposium style Davos, avec Guttierez et du beau monde.
            Donc c’était une opportunité de rencontre au plus haut niveau, mais pas pour décider, pour parader. Et ne pas baisser sa garde en public.
            La seule phrase importante est : « La rencontre d’aujourd’hui a confirmé que le format russo-ukrainien en Biélorussie n’a pas d’alternative ».
            Merci d’avoir donné la synthèse.

      2. « Zelensky a fait un pas très significatif en faveur d’un compromis hier puisqu’il a déclaré qu’il ne verrait pas d’inconvénient à ce que l’Ukraine devienne un pays neutre et qu’il accepterait de ne plus demander l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan. De même il pourrait accepter un statut indépendant à la Crimée et au Dombass. »

        Voilà par quoi il aurait fallu commencer en janvier, comme je le soutenais… Mais il paraît qu’il fallait être intransigeant face à Poutine, dixit votre ami CloClo, grand humaniste va-t-en guerre près à couler la flotte russe…

        Il est probable que l’on finisse par arriver à ça… après des milliers de morts de chaque côté, des millions d’exilés, des milliards de dollars de destructions et une crise économique mondiale…

        Ah la connerie humaine…

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        1. Alors la classe de neige c’était sympa ?

          Le problème avec les professeurs des écoles c’est qu’ils ont tendance à prendre tous les gens pour des élèves de CM1.

          T’es bien le genre de mec à rester assis dans un wagon quand une fille se fait agresser et à détourner le regard. Puis à l’intérieur de toi tu te dis « J’avais bien dit que c’était pas une bonne idée de mettre une mini jupe et de se maquiller ainsi comme une pute, si elle était resté chez elle, comme j’aurai conseillé moi à ma fille, elle n’aurait pas eu d’ennui ». Puis après tu pars en classe de neige !

          Ton idée ne valait que et uniquement par, le fait que tu considères normal le rapport à la force violente hors la loi, et que tu l’acceptes au préalable, le faisant même parti prenante de la décision en acceptant la solution de celui qui l’utilise.

          Ah la connerie humaine, petit bonhomme t’en connais un rayon, et tu l’as largement démontré rien que sur le Covid…

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          1. C’est donc toi qui a écrit: « l’art des analogies totalement foireuses » ! Tu en as vendu combien des bouquins ? Si tu as des problèmes de vente, ce qui ne m’étonnerait pas, fais comme Sarko: comme son dernier bouquin se vent très mal, il impose que chaque fois qu’il est invité à une conférence, l’organisateur doit en acheter plusieurs dizaines (ou centaines je ne sais bien plus)

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            1. « C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. » Matt 13:13

        2. François M
          Je pense que vous vous faites des idées, cela n’aurait strictement rien changé que Zelensky commence par ça comme vous dites puisque le but de guerre est pour Poutine d’obtenir la capitulation sans conditions de l’Ukraine comme l’a rappelé Lavrov en Turquie revenant à la rhétorique poutinienne initiale après les mots plus conciliants de la porte parole du ministère des affaires étrangères de la Russie, hier, qui rétrospectivement apparaissent comme un écran de fumée.
          Et accessoirement ce n’était pas la première fois que Zelensky évoquait l’idée qu’il pourrait renoncer à l’Otan…
          Poutine se fout de l’OTAN, ou tout au moins c’est accessoire, son problème c’est d’abord c’est le fait qu’il y ait une Ukraine à ses frontières auquel il dénie le statut de pays indépendant et qui a en outre l’outrecuidance d’avoir un régime démocratique.

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          1. PYD
            Le vocabulaire a changé. Pour la Russie et la Chine démocratie ne veut plus dire démocratie depuis le 4 février de cette année.
            C’est écrit là-dedans, au premier chapitre :

            https://histoireetsociete.com/2022/02/08/declaration-conjointe-de-la-russie-et-de-la-chine/

            C’est un fait que Poutine impose à l’Ukraine de se soumettre à ce qu’il estime être des nécessités pour la sécurité de la Russie, fondées ou pas. Pareil pour la Biélorussie et pour son « étranger proche. »

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            1. Charles,
              Cela signifie une chose, c’est qu’ils attachent de l’importance à ce mot, sinon ils en utiliseraient un autre plus conforme à la réalité de leur régime politique respectifs, qui ne sont pas démocratique selon nos critères historiques mais dictatoriaux voire totalitaires.
              Les dictateurs doivent donc travestir la vérité en disant noir quand c’est blanc.
              Par exemple le mot dictature du prolétariat existe toujours dans la constitution chinoise, mais c’est le mot démocratie qui est choisi pour l’usage diplomatique, pour faire accroire l’idée qu’il y aurait plusieurs manières d’être démocrate, alors que de toute évidence une dictature du prolétariat pas définition ne peut être démocratique. C’est un oxymore.
              Malheureusement y’a toujours des gogos en Occident pour foncer tête baissée dans les filets de la propagande chinoise et russe.

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              1. La propagande chinoise :

                Sur un paquet de bonbons, un drapeau ukrainien sur lequel il y a un signe d’interdiction avec à l’intérieur la croix gammée et une jeune fille en uniforme qui dit ; « Chaque bonbon que tu achètes à la Russie pourrait se transformer en une balle envoyée aux nazis. »

                Copier/coller d’extraits du chapitre 1 de leur déclaration commune du 4 février ;

                « Il n’existe pas de modèle unique pour guider les pays dans l’établissement de la démocratie. Une nation peut choisir les formes et les méthodes de mise en œuvre de la démocratie

                Il appartient seulement au peuple du pays de décider si son État est démocratique.

                Les tentatives de certains États d’imposer leurs propres « normes démocratiques » à d’autres pays, de monopoliser le droit d’évaluer le niveau de respect des critères démocratiques, de tracer des lignes de démarcation fondées sur l’idéologie, y compris en établissant des blocs exclusifs et des alliances de complaisance, ne sont rien d’autre que du mépris de la démocratie et vont à l’encontre de l’esprit et des vraies valeurs de la démocratie.

                Les parties estiment que la défense de la démocratie et des droits de l’homme ne doit pas être utilisée pour faire pression sur d’autres pays. Ils s’opposent à l’abus des valeurs démocratiques et à l’ingérence dans les affaires intérieures d’États souverains sous prétexte de protéger la démocratie et les droits de l’homme, ainsi qu’à toute tentative d’incitation à la division et à la confrontation dans le monde.  »

                Extraits du chapitre 3 concernant la sécurité :

                « La partie chinoise est favorable et soutient les propositions avancées par la Fédération de Russie visant à créer des garanties de sécurité juridiquement contraignantes à long terme en Europe.

                La Russie et la Chine s’opposent aux tentatives de forces extérieures de saper la sécurité et la stabilité dans leurs régions adjacentes communes, ont l’intention de contrer l’ingérence de forces extérieures dans les affaires intérieures de pays souverains sous quelque prétexte que ce soit, s’opposent aux révolutions de couleur et renforceront la coopération dans les domaines susmentionnés.

                Les parties estiment que certains États, alliances et coalitions militaires et politiques cherchent à obtenir, directement ou indirectement, des avantages militaires unilatéraux au détriment de la sécurité des autres

                Les parties s’opposent à un nouvel élargissement de l’OTAN  »

                Ils déclarent cela à partir du constat – le réel sur lequel on se cogne juannessi ! – que le monde est multipolaire.

            2. Merci pour le lien
              J’avais entendu beaucoup de commentaires sur cette déclaration et sur l’embarras supposé de la chine sur la conflit en Ukraine .
              J’ai pris le temps de la lire
              C’est glaçant

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        3. « De même il pourrait accepter un statut indépendant à la Crimée et au Dombass. »
          Crimée : statut indépendant, ou reconnaissance de son appartenance à la Russie ?

          Tout est dans le « pourrait ». Il ne maitrise pas tout.

          C’est un aveu que la stratégie russe sur le terrain a gagné ?

          Macron il y a quelques jours parlait de la nécessité de préserver les liens avec les peuples russes et biélorusses.

          Mais au fait François M, pourquoi ne vous proposez-vous pas comme conseiller auprès du président Zelensky ?

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    1. Le monument voulu par le Roi colonialiste Léopold II pour le cinquantenaire de la Belgique… (1830 = 1880) un peu transformé par un traumatisé de toute cette histoire…

  6. Interview de Marie Youvanovitch, ancienne ambassadrice US en Ukraine (avait témoigne à lors de l’impeachment contre Trump).
    Elle indique (dernières minutes de la vidéo) que ne pas soutenir l’Ukraine de façon plus marquee (ex ni fly zone locale) comporte aussi le risque que Poutine aille toujours plus loin: Géorgie, Dombas, Ukraine… what’s next ?

    https://www.msnbc.com/rachel-maddow/watch/ukrainians-will-make-a-russian-occupation-unsustainable-yovanovitch-135017029659

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  7. Voilà ci-dessous ce que j’ai trouvé , non pas pour justifier l’agression inacceptable, impardonnable , complétement absurde et surtout condamnable de Poutine et de la Russie envers un pays indépendant, mais simplement pour expliquer que certains avaient vu juste, des personnalités de haut rang au cœur de l’appareil stratégique des USA à tous les niveaux.
    Pourquoi ont-ils été inaudibles ?
    – Jack F. Matlock Jr., ambassadeur des États-Unis en Union soviétique de 1987 à 1991, déclare en 1997 que l’expansion de l’OTAN est « une profonde bévue stratégique, encourageant une chaîne d’événements qui pourrait produire la menace la plus grave pour la sécurité depuis l’effondrement de l’Union soviétique ».
    – George Kennan, célèbre stratège de la guerre froide, déclare en 1998 que l’expansion de l’OTAN est une « erreur tragique » qui provoquera une « mauvaise réaction de la Russie ».
    – Bill Burns, ex-directeur de la CIA, déclare en 2008 que « l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN est la plus brillante de toutes les lignes rouges » et qu’il n’a encore « trouvé personne qui considère l’Ukraine dans l’OTAN comme autre chose qu’un défi direct pour les intérêts russes ».
    – Henry Kissinger, ex-secrétaire d’État de Richard Nixon, déclare en 2014 que « l’Ukraine ne devrait pas rejoindre l’OTAN ».
    – Stephen Cohen, chercheur américain en études russes, déclare en 2014 que « si nous déplaçons les forces de l’OTAN vers les frontières de la Russie, cela va évidemment militariser la situation [et] la Russie ne reculera pas, car c’est existentiel ».
    – Malcolm Fraser, ex-premier ministre australien, déclare en 2014 que « le mouvement de l’OTAN vers l’est est provocateur, imprudent et envoie un signal très clair à la Russie ».
    – John Mearsheimer, universitaire de renom, écrit en 2015 que « l’Occident mène l’Ukraine sur la voie de la guerre et le résultat final est que l’Ukraine va faire naufrage. Ce que nous faisons, c’est en fait encourager ce résultat ».
    – Robert Gates, ex-secrétaire américain à la Défense, écrit dans ses Mémoires en 2015 qu’« agir si vite pour étendre l’OTAN est une erreur. Essayer d’amener la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN est vraiment exagéré et constitue une provocation particulièrement monumentale ».
    – William Perry, secrétaire à la Défense de Bill Clinton, explique dans ses Mémoires que l’élargissement de l’OTAN est la cause de « la rupture des relations avec la Russie » et qu’en 1996, il s’y opposait tellement que sous la force de sa conviction, il a « envisagé de démissionner ».
    – Noam Chomsky, grand intellectuel américain, déclare en 2015 que « l’idée que l’Ukraine puisse rejoindre une alliance militaire occidentale serait tout à fait inacceptable pour tout dirigeant russe » et que le désir de l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN « ne protègerait pas l’Ukraine, mais menacerait l’Ukraine d’une guerre majeure ».
    – Vladimir Pozner, journaliste russo-américain, déclare en 2018 que l’expansion de l’OTAN en Ukraine est inacceptable pour les Russes, et qu’il doit y avoir un compromis où « l’Ukraine, ne deviendrait pas membre de l’OTAN ».
    – Jeffrey Sachs, économiste libéral, écrit en 2022 dans le Financial Times que « l’élargissement de l’OTAN est complètement malavisé et risqué. Les vrais amis de l’Ukraine et de la paix mondiale devraient appeler à un compromis entre les États-Unis, l’OTAN et la Russie ».
    – Sir Roderic Lyne, ex-ambassadeur britannique en Russie, déclare en 2021 que « pousser l’Ukraine dans l’OTAN est stupide à tous les niveaux ». Il ajoute : « Si vous voulez déclencher une guerre avec la Russie, c’est la meilleure façon de le faire ».

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    1. C’est amusant, à force d’arpenter les échanges, commentaires sur les réseaux sociaux, il devient facile d’identifier les mêmes argumentaires, les mêmes millefeuilles de citations, assortis des mêmes gestes barrières visant à se dédire et se défendre du résultat que l’exposé cherche pourtant à satisfaire et que chacun reconnaît pour le clin d’oeil grossier et appuyé qu’il est. Ça Larsen 😉 En particulier sous ce texte.

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      1. C’est amusant, à force d’arpenter les échanges, commentaires sur les réseaux sociaux, il devient facile d’identifier les mêmes argumentaires visant à assimiler systématiquement comme « poutinien » toute personne qui cherche à analyser objectivement la situation, et ce sans considérer comme préalable que le point de vue adverse est forcément faux puisqu’il vient « des méchants ».

        J’appelle cela le syndrome « Hollywoodien » de la pensée binaire et raz des pâquerettes « bon vs méchant ».

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        1. @ François M,

          Vous commencez alors à comprendre ce qu’ont enduré certains commentateurs (ici même) qui – sans être « anti-gestes barrière », « anti-vax » ou « pro-laisser circuler le covid » – ont eu tout le mal du monde à pouvoir exprimer leurs analyses objectives et critiques du bien fondé de certaines mesures de notre stratégie sanitaire « anti-covid ».

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          1. Ouais enfin quand même, y en a y sont systématiquement du mauvais côté de la barrière, que ça en devient presque gênant.

            Remarque l’avantage ensuite, quand ils disent un truc tu sais que c’est inverse qu’il faut faire. 😀

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          2. Benjamin,

            On pleure avec raison les morts ukrainiens… On oublie avec grande légèreté les morts covidiens. Et pourtant, un être humain est un être humain, et les efforts économiques que l’on aurait dû faire pour sauver les morts covidiens auraient probablement été moins durs que ceux que l’on va faire pour aider les ukrainiens (efforts que j’approuve, je précise des fois que certains ici ne comprennent pas).

            Quant à la stratégie « anti covid », laissez moi rire ! La levée du masque en intérieur le 14 mars alors que l’épidémie reprend, c’est sûr, c’est de la bonne stratégie ! Vive l’humour noir, non ? Toute la « stratégie » a été d’avoir la vague la plus forte possible cet hiver pour enlever le masque à un mois de l’élection, au mépris des 300 morts journaliers. Pas de bol, le nouveau variant semble ignorer la chose, et notamment que l’on soit immunisé par l’ancien. Bon, cyniquement parlant, la prochaine vague de morts aura lieu après les élections. Pas grave, non ?

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            1. @François M Il va falloir introduire un module sur les cycles électoraux dans les cursus d’épidémiologie, notamment pour les modélisations de systèmes couplés.

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        2. Tu parles d’une analyse.
          Et ce n’est, bien entendu, pas Poutine que l’exposé formulé de cette façon cherche à soutenir. « simplement (…) certains avaient vu juste, des personnalités de haut rang (…) Pourquoi ont-ils été inaudibles ? » La gesticulation anti-guerre en préambule pour éviter l’amalgame avec la manière dont ce mille feuilles a été utilisé depuis quelques jours toujours par les mêmes militants. Ces derniers ajoutant systématiquement quelque chose en rapport avec Hollywood, ou avec les bons et les méchants.
          Je dis que sous ce texte de Yorgos Mitralis, l’analyse n’a rien de l’objectivité ni de la pertinence que vous lui prêtez. Dans son texte « non à la guerre » publié sur le blog quelques jours avant, voici, ce qui est écrit :  » Que la haine de Poutine contre l’Ukraine n’a rien à voir avec la « sécurité » de la Russie et son encerclement – tout à fait réel et étouffant – par l’OTAN et les impérialistes occidentaux ! Quoi qu’il arrive, tôt ou tard, Poutine enverrait son armée en Ukraine, tout comme il l’a envoyée en Tchétchénie pour raser Grozny au début de sa présidence, sans qu’il y ait la moindre menace de l’OTAN contre la sécurité de la Russie. En fait, les paroles de Poutine nous convainquent que nous avons affaire à un tyran « grand russe » de la même trempe que Staline »

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    2. Puisque les risques étaient connus, je soupçonne que c’est VOLONTAIREMENT qu’ils ont été pris : les faucons américains ont probablement estimé qu’entraîner la Russie dans une guerre très pénible, voire ingagnable à moyen terme, assortie de sanctions économiques et financières, était le meilleur moyen de :

      – affaiblir ce concurrent géostratégique durablement,
      – faire éliminer Poutine par les Russes eux-mêmes,
      – conforter la prospérité des industries d’armement américaines,
      – redonner de la rentabilité à leurs très chers hydrocarbures de schiste et prendre une bonne part du marché gazier de l’Union européenne,
      – pérenniser leur contrôle sur l’Europe non russe.

      L’avenir dira les effets de ce plan machiavélique. Les brillants résultats des précédentes tentatives états-uniennes du même tonneau (Afghanistan, Irak, Libye..) plaident pour de croquignolesques effets collatéraux à moyen terme.

      Tout ça ajouté aux catastrophes climatiques inédites et aux pénuries tous azimuths sur fond de queue de pandémie… On peut déjà dire que c’était le moment idéal pour ajouter une bonne guerre au bordel ambiant : un grand pas de plus vers le bord du gouffre de l’effondrement.

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          1. Ce que j’apprécie chez Mélanchon, c’est qu’il aime la musique classique, c’est tout, et mon image de Poutine a suivi la même pente descendante que la démocratie en Russie.

            Quant à l’extrême droite, j’estime que ce serait insulter les combattants de la dernière guerre que de voter pour elle, dans quelque variante que ce soit.

            Renoncez donc à me coller une étiquette, ça fait un bail que je vote blanc : à quoi bon élire des gens qui n’ont même pas compris que l’économie de cette civilisation reposait sur de l’énergie bon marché et un climat stable ?

        1. Je souhaite l’élimination rapide de l’abominable Poutine, bande d’obsédés du tout noir ou tout blanc ! Et vous ne savez RIEN des 11 personnes qui ont trouvé mon commentaire intéressant, 11 personnes que vous insultez sans les connaître !

          Est-ce que je vous accuse, vous et le Clo-Clo qui ne rate jamais une occasion d’étaler la haine qui semble être sa raison de vivre, d’être des nervis de l’Empire américain ?

          1. Ermisse,

            C’est pas comme si on n’avait pas déjà lu ta prose par ici hein. Allez fait pas celui qui ne sait pas qu’on sait qu’il sait qu’on sait qu’on sait qu’il sait que nous nous savons de Marseille ! Allons enfants de la paaaaatriiiiiieeeeeeuuuuuu !

            Je n’ai aucune haine, mais une intolérance viscérale à une forme qui se veut élaborée de la réalité alternative, ou du foutage de gueule indigne qui prend en plus les gens pour des idiots vu les arrières plans et les soubassements qui animent ce genre de méthode Ca déclenche chez moi des crises de nerfs hystérico compulsif. Je suis en quelque sorte malade et après je vomis directe (heureusement ça me passe comme ça me vient) 😀

            Comme dirait l’autre, il y a un temps pour l’analyse, un temps pour l’action, vouloir sans cesse mêler les deux est le signe pour le moins d’un confusionanisme ou d’un relativisme maladroit voir carrément d’une compromission évidente. Et ça fait plus de 20 ans que je me balade sur le net et que je constate la très grande présence de tous ces énergumènes plus on approche des choix et des décisions décisifs quelque soit le sujet (climat, justice, égalité, réforme, redistribution, démilitarisation, éducation, santé, …)

            Nous avons vu cela sur récemment sur le virus du Covid et nous le voyons actuellement avec la guerre russe de Poutine.

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            1. @CloClo
              Souvenez vous que l’agressivité renforce votre interlocuteur sur ses positions. Mais peut être avez vous besoin d’adversaires ? 😉
              En tout cas, vos symptômes que vous décrivez devraient vous alerter. Commencez par ouvrir votre fenêtre pour prendre un peu de ces rayons de soleil vers l’horizon et respirez pleinement. Vous verrez ça fait du bien ! 😃
              Prenez soin de vous.

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          2. Ernisse,

            C’est se tromper de combat que de rechercher des « plan machiavélique » qui aurait conduit Poutine à agir comme il le fait, car cela suggère l’idée que Poutine n’aurait rien élaboré de son coté, alors que tout indique que son plan d’invasion de l’Ukraine il le mûrit de longue date selon son idéologie propre, avec ses motivations propres.

            Vous écrivez à propos des intentions des faucons américains qu’ils voudraient « pérenniser leur contrôle sur l’Europe non russe »

            Pourquoi se soucier d’un un soi-disant contrôle des US sur une Europe non Russe alors que ce qui se passe effectivement de manière tragique en ce moment c’est la Russie qui envahit un pays non russe, à moins bien sûr que vous conceviez que l’Ukraine est un pays russe et qui revient de droit à la Russie ?

            Bref, vous mettez sur le même plan un soi-disant contrôle et une agression.
            Cela donne la désagréable impression que l’impérialisme Russe (dont la réalité est éludée dans votre présentation des choses) est préférable à l’impérialisme américain.

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            1. Toujours ce manichéisme : qui critique les USA approuve Poutine, et vice-versa !

              En fait, les 2 démarches sont parfaitement compatibles : d’un côté, brider la Russie, de l’autre, reconstituer tout ou partie de l’Empire russe : l’une n’empêche pas l’autre, au contraire, elles se font la courte échelle pour monter aux extrêmes !

      1. @Ermisse
        En remontant le fil du temps, on peut créer toutes les relations de cause à effet qui viendront soutenir le recit de nos croyances. J’en ai fait l’expérience. Malheureusement, la réalité est souvent bien plus triviale et le machiavélisme de l’intelligence humaine bien en deça de nos récits à posteriori.
        La complexité de la vie sur Terre est telle (bien plus complexe que le climat lui-même) que, comme le souligne Paul, nous sommes bien plus soumis à une multitude de déterminismes qu’à un véritable un libre arbitre qui veut nous laisser croire que nous aurions une certaine maîtrise de notre destin.
        Notre croyance voudrait que ce soit les « Grands Hommes » qui ont « fait » l’Histoire mais en réalité nous n’avons fait que construire des récits historiques à postériori, que nous illustrons de « Grands Hommes » à qui nous octroyons la capacité de lire le monde et de le façonner à leur guise.
        Volodymyr Zelensky est en ce sens très symbolique. Ce petit acteur d’une série télévisée devient en quelques années Président d’un pays presque aussi important que la France (population et territoire) et est en passe de devenir un personnage « Historique » dont le nom restera dans les livres d’Histoire. Pourtant, il est bien l’illustration que nous ne sommes que des feuilles ballotés par le vent de « l’histoire » si l’on veut, mais surtout par le vent de la Vie dans ce qu’elle a de bien plus puissante que la malheureuse volonté humaine.

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          1. Vous avez raison et cela doit nous faire réfléchir quand au choix de nos dirigeants. Est ce que les « meilleurs  » dirigeants doivent être issue d’un long parcours politique comme le voudrait la tradition française ?
            L’élection de Zelinsky a toutes les ressemblances avec ce que pourrait être une élection au tirage au sort (ou approchant).
            Celui qui arrive à ce poste sans le conditionnement partisan est libre de tout « renvoi d’ascenseur « , de tout déterminisme d’appareil.
            A méditer 😉

                    1. Le hasard et la nécessité et tout ce que vous voulez, mais j’ai pensé qu’étant donné que la particularité des oligarques ukrainiens est de posséder des chaînes de télévision, vous mettiez peut-être sans le savoir les pieds en terrain miné. D’autant plus que Zelenzky est juif « comme par hasard,  » mon cher Pascal.

                      Le tirage au sort est une merveilleuse idée. J’ai participé à un coup d’état – eh oui, tout le monde ne peut pas en dire autant – et le tirage au sort aurait été immédiatement mis à l’ordre de jour si nous avions tenu jusqu’au lundi matin. Mais nous avons foiré.
                      https://www.janbucquoy.be/coups-detat/

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            1. Pascal,
              Comme le suggère le documentaire « Zelensky, du clown au chef de guerre » Zelensky avait des talents, ceux de clown, puis de show-businessman, d’acteur de série, enfin de candidat à la présidence communiquant, qui l’ont prédisposé à faire ce job de président résistant en tant de guerre après avoir connu un début de présidence plutôt médiocre et même très décevant à certains égards.
              C’est un communiquant exceptionnel, imaginatif, réactif, mobile, affectif, sachant danser sur un fil… tantôt tonitruant tantôt réfléchi selon les situations. Au final, une personnalité attachante qui se hisse à la hauteur des attentes de son peuple quand son pays est en danger de mort. Il joue et en même temps son jeu est sincère.

              Même son physique plutôt atypique pour un Ukrainien, petit rondouillard (si on le met à coté du maire de Kiev, c’est un nain à coté d’un géant), ont certainement été un atout pour lui. Bref c’est David -Zelensky face à Goliath-Poutine !

              Le fait qu’il soit russophone de langue maternelle a dû contribué également au fait que tous les Ukrainiens s’identifient à lui. Comme on l’a vu assez rapidement après le début de cette guerre beaucoup de russophones de langue maternelle se sont identifiés au sort de tous les Ukrainiens après avoir vécu dans leur chair la violence de l’invasion russe, notamment à Kharkiv, à rebours des analyses essentialistes selon lesquelles les Ukrainiens russophones seraient automatiquement enclins à pencher du coté de Poutine.

              Bref, pas tout à fait le fruit du hasard.

        1. Je veux bien, et j’admets que la connerie ordinaire soit souvent l’explication la plus conforme au rasoir de Guillaume d’Ockham, mais il reste curieux de constater comme les évènements restent dans la ligne du Grand échiquier de Zbigniew Brzeziński (cf sa page Wikipedia).

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    3. « Voici ce que j’ai trouvé » dit l’Arsène. On croirait qu’il a fait une longue recherche. En fait cette liste circule sur le net depuis le 2 mars, elle est citée sur des sites d’extrème-droite mais aussi des blogs de gauche, un chercheur français d’Oxford la cite sur mediapart le 3 mars… Mais on ignore quelle est la source ! Et donc on ignore le sérieux de ces citations…

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      1. Voici pour la 1ère citation :

        Since leaving government service, Matlock has occasionally joined with other experts to criticize U.S. foreign policy. On June 26, 1997, he signed an Open Letter to President Bill Clinton criticizing plans for NATO expansion.[60] His reason for opposition, as given in testimony before the Senate Foreign Relations Committee, was his belief that NATO expansion would preclude significant nuclear arms reduction with Russia, and consequently increase the risk of a nuclear attack by terrorists.[61]

        Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Jack_F._Matlock_Jr.#U.S._policy_and_politics

        Si quelqu’un vaut s’attaquer aux autres… Compter 5 mn par citation.

        Tout ça est parfaitement vraisemblable. Chomsky a déjà été cité ici, de source sûre. A ceux que le commentaire de l’Arsène indisposerait, je rappellerai qu’expliquer ou comprendre n’est pas excuser, cf le chapeau dudit commentaire.

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      2. @Chabian Jeffrey Sachs (“The US should compromise on Nato to save Ukraine”, Opinion, February 22) proposes the US surrenders to Russia’s demands and rescinds Ukraine’s right to enter Nato, in order to “preserve its sovereignty”
        et
        https://www.ft.com/content/cc52db0a-6a38-41b1-bca6-e22e359063bf

        c’est pourtant clair, peut être que seuls les sites d’extreme droite ou les blogs de gauche lisent le Financial Times ?

        Pour les autres faut vérifier …

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          1. @Ermisse Non mais j’ai peut-être eu de la chance.
            « The US should compromise on Nato to save Ukraine »
            https://www.ft.com/content/b5886606-4d7d-41af-87c1-8d9993722e51

            avec une intéressante photo dont la légende ne manque pas d’interpeller au sujet de la longue table pour Macron (qui est un optimiste tactile).

            https://d1e00ek4ebabms.cloudfront.net/production/2bb1804c-d24e-41f3-bf57-f2c399150377.jpg
            « Joe Biden (R) and Vladimir Putin meet during the US-Russia summit at Villa La Grange in June 2021 in Geneva, Switzerland »

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        1. Sachs est un voyou de la thérapie de choc en Russie après la fin de l’Urss.
          Les élites russes de l’époque ont vraiment été nulles de chez nul, de faire appel à ce genre de conseillers.

          Vous vous souvenez que le PIB russe a formidablement chuté et stagné à ce moment, tandis que se constituèrent les fortunes des dits oligarques, appelés chez nous milliardaires, dans une appropriation de richesses d’une violence digne de ce que Marx a appelé l’« accumulation primitive ».
          Le crime des origines au sens de Balzac: « Il y a un crime caché à l’origine de toute grande fortune. »

          Bon appétit !!!!!!

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    4. A t-on besoin d’experts quand il suffit de regarder la position de l’Ukraine sur une carte. C’était tellement évident.
      Aujourd’hui, les questions sont plutôt: le pouvoir de la force sur celui de la loi, le prix de la liberté, le prix de du réchauffement climatique.

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      1. @aptyos Y a-t-il encore des mappemondes dans les écoles primaires ?
        Qui sait que Clemenceau avait envoyé l’Armée française à Odessa il y a à peine plus de 100 ans !
        Et dès qu’une carte apparait à la télé elle s’arrête à l’UE !
        (jusqu’à aujourd’hui)

    1. Ben il est comme tout le monde, il en a marre de vos débats stériles et des invectives quand chacun campe sur son noyau dur de croyance imperméable à la raison et aux arguments.

      Oui ou non y-a-t-il des raisons qui justifient qu’on fasse la guerre, qu’on tue des civils innocents et qu’on menace l’humanité du feu nucléaire ?

      Oui/Non, cochez la case, on compte les points et on passe à autre chose, en plus ça nous évitera les plaisanteries dégueulasses de certains…

      Alors il est parti faire des trucs constructifs :

      https://youtu.be/tJwpAVeJJeQ

      (En bas à droite sur la photo, ceci expliquant la moustache 🙂 )

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      1. Oui tu as peut-être raison, mais ce n’est pas tant dans les commentaires, accessoires et futiles en fait, que dans la production d’article dans le blog que je faisais allusion.

        Généralement quand il part ou est malade, il le signale même fugacement.

      2. @2Casa « Oui ou non y-a-t-il des raisons qui justifient qu’on fasse la guerre, qu’on tue des civils innocents et qu’on menace l’humanité du feu nucléaire ? »
        Il y a 2 façons de prendre cette question :
        – soit en général, dans l’absolu, quelles que soient les circonstances.
        Si l’on réponds non alors en effet le débat est plié.
        Mais il faut alors condamner les guerres en IRAK, les noces décimées, l’invasion Anglo-américaine en Normandie …
        renoncer à toute forme de dissuasion nucléaire.

        Si l’on réponds oui, c’est que l’on estime qu’il y a peut être des circonstances où c’est possible et l’on se retrouve dans le même cas que l’autre compréhension de la question :
        – soit dans ces circonstances et pour cette guerre (opération militaire spéciale).
        Et là, force est de constater que le maitre du Kremlin (quel qu’il soit) a quelques raisons de vouloir aboutir à des objectifs politiques sur son flanc ouest au point d’émettre un quasi ultimatum.
        La guerre étant la poursuite de la politique par d’autres moyens.
        Maintenant si on a offensé quelqu’un on peut présenter des excuses ou accepter le duel.
        La guerre occasionne habituellement des effets collatéraux incontrollés.
        Les civils innocents le sont-ils tous par nature, ou pourrait on faire quelques différences suivant leur proximité de l’adversaire, comme l’avait déclaré Raymond Barre en son temps ? ou devrait-on considérer toujours comme totalement irresponsables les électeurs qui ont élu par un procédé jugé démocratique le dirigeant qui refuse de s’incliner ?
        Et pour la menace du feu nucléaire n’ya pas-t-il pas quelques raisons de l’évoquer afin de circonscrire l’affrontemment à un espace limité et d’éviter un embrasement plus général.
        duel en champ clos, pas de bagarre générale.

        1. Tiens, on en parlait justement…

          (On se demande quand la dernière mesure de rétorsion à l’égard de la Russie sera de fermer les commentaires chez Jorion ?! :-/ )

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  8. Curieusement Franceculture ce matin ne diffuse pas son programme prévu de leçons du Collège de France sur Agathos daimōn et les bienfaits de Zeus, mais une rediffusion d’une émission sur l’histoire de l’ukraine y compris un cours extrait sonore d’Alexandre Kerensky ….

  9. Coucou,

    Un peu de tactique macabre.
    https://www.nouvelobs.com/guerre-en-ukraine/20220311.OBS55540/guerre-en-ukraine-la-premiere-phase-du-plan-russe-a-echoue.html

    ALors, il faut attendre 3 mois. Le père ubu va t il attendre 3 mois avant d’étendre les massacres aux villes ?

    3 mois de démentis. « non ce n’est pas une guerre », »non, personne n’a attaqué personne », « non, aucune maternité n’a été attaqué parce qu’il n’y a pas de guerre », « poutine est génial et c’est la faute des eoliennes (trump) »

    Nous sommes dans la 4ème dimensios,le temps n’existe plus. au lion on entend des cris, des larmes …

    De mon petit fenestron, mars 2022

    Bonne journée

    STéphane

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  10. 1 / Personnellement, j’attends beaucoup de l’assemblée des chefs d’État et de gouvernement que Macron va réunir après sa réélection pour négocier avec le climat et se montrer intraitable.
    2 / La guerre actuelle met en évidence :
    –la question brûlante des déplacements de populations ( X 100 au moins ) lorsque l’élévation des niveaux des mers et océans aura donné toute sa mesure.
    — les questions de la gestion et de l’acheminement des ressources dont les ressources énergétiques pour l’instant les plus visibles. La propagande va bon train qui aide à imposer le nucléaire tandis que nous constatons facilement que les menaces sont proches et que la distinction nucléaire civil et nucléaire militaire est de la poudre aux yeux.
    Et je ne parle pas de rareté de l’eau déjà avérée dans certains zones géographiques. Je ne m’étends pas non plus sur la gestion des hôpitaux confrontés à des vagues successives de virus dans les décennies à venir. Rien non plus sur les sols contaminés impropres à produire suffisamment de nourriture à des populations croissantes. Des sols que l’on continue aussi de gaspiller pour des travaux inutiles et que l’on continue de disputer aux espèces sauvages.
    Nous vivons une sorte de répétition générale avant la pleine conscience de l’effondrement par les peuples toujours incrédules. Mais la vieille Europe n’en tire aucune conséquence et ne se fixe aucune règle draconienne. Elle préfère pour le moment rassurer les vieux aisés inquiets de voir tarir les sources de profits. Elle préfère faire croire qu’un mauvais coup de plus asséné aux retraites réglera l’ensemble de la problématique. Comme si c’était la mère de batailles.
    Pauvres ukrainiens dans quel maelstrom ont-ils été plongés ?

    3 / Paul ? Le vieux prophète est fatigué. Las de prêcher dans des déserts de plus en plus inhospitaliers. À bientôt…

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    1. Vous attendez que Macron se montre intraitable sur le climat ?

      Je crois pas qu’il ait le background pour ça.

      Même si la conjonction Ukraine + réchauffement nous colle le nez sur la nécessité de décarboner…

      Encore une fois ce genre de décideur est calibré pour prendre des mesures à une échelle de temps court ( électorale ) qui favorise l’économie de marché.

      Le chantier de la decarbonisation, c’est tout l’inverse.

      1. @Thomas Jeanson Ne voyez-vous pas que la décarbonisation est en cours avec l’augmentation du prix de l’énergie (Brut gaz) et la fermeture ou le boycott des gazoducs .
        Il n’y a même plus besoin vraiment de taxe carbone que de nombreux gentils financiers s’amusaient à échanger et récupérer.

        1. Non Ruiz, ce n’est pas cela, la décarbonisation.

          La décarbonisation est une démarche volontaire, organisée, planifiée et permanente.

          Ce que nous voyons là est subi, bordelique, et encore transitoire ( » en attendant un retour à la normale « ) dans la tête des gouvernants.

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          1. @Thomas Jeanson Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. La seule volonté qui compte est celle des marchés.
            C’est transitoire, sauf s’il se crée un nouvel Afghanistan (79-89) .

            1. Il y a plus fort que la volonté des marchés : les lois de la physique.

              Planète en restructuration, cherche leaders un peu moins égocentriques, ne croyant pas aux miracles, humanistes, formation technique appréciée, va-t-en guerre s’abstenir…

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          2. Je sais pas mais en chimie on décarbonique (par exemple on décarbonique du pinard pour en doser l’acidité totale). Après l’idée est peut être effectivement de tout carboniser pour ensuite décarboniser ??? Qui sait ? Par les temps qui courent… Ceci dit pour décarboniquer on peut utiliser une pompe à vide ou encore une trompe à eau… Je me demande comment ils vont nous les interpréter ces méthodes là… je sent bien Macron manier avec dextérité la trompe à vide 🙂 🙂

            A grande échelle, hors du labo ça donne ça :

            http://my-weekly-chantegrive.blogspot.com/2014/05/on-decarbonique.html

  11. Bonjour les posture s bellicistes médiatique ou autres continuent, nos politiques continuent aussi , dans la surenchère guerrières, rien ne viens vraiment calmer le jeux. Tout cela viens peut être d’une idées fausse, faire plier Poutine, et la Russie. mais , hypothèses, si rien ne marche, du moins dans l’immédiat…..que fait -on ?. On part du principe que les sanctions vont faire plier Poutine, ou provoquer son départ, soit par en renversement de pouvoir, par des proches ou le peuple qui va se révolter!. Peut être, mais quand, dans combien de temps ?…….8 jours, quinze jours, un mois , trois mois, six mois……
    Mêmes sur le terrain militaire, il n’est pas sur que Poutine, s’arréte et recule, il peut repartir a l’offensive…..
    Ce conflit , peut très bien durer et s’enliser. Nous envoyons ds armes, Poutine l’interpréte comme une déclaration de guerre, mêmes si on dit que l’on ne fait pas la guerre à la Russie, on la fait. Tout cela me fait penser a l’Espagne ou au Vietnam , on a vue combien cela a durer…..
    l’Europe va s’enfoncer dans la guerre de plus en plus , les USA sont loin, il vont vendre leurs armes et leur gaz de schiste, la Chine aussi espère bien en tirer profit. Nous sommes trop dans la culture de l’immédiat?????
    Peut être que Poutine a sous estimer la résistance Ukrainienne, et la réaction des occidentaux, mais nous, ne le sous estimons pas trop, Poutine ne lâcheras pas, et le peuple Russe a une capacité d’encaisser importante.

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    1. Oui, la situation peut s’embourber entre les impératifs militaires, ceux de la guérilla qui sera forcément assez intense,
      et les deux ou trois paramètres « économiques » :
      – Qui va-t-on laisser faire une moisson (donc semer au printemps…)
      dans les Tchernozom que les chars russes viennent d’atteindre en remontant de Crimée vers Dnipro (le centre, à peine à l’est , du pays) ?
      Faudra-t-il montrer « patte russe » ou bien laissera-t-on un dangereux fermier ukrainien cultiver, sachant qu’il troquera son blé (ou sa vodka planquée) contre l’essence de l’armée russe toujours pas meilleure en logistique ?
      – Qu’arrive-t-il aux gazoducs ? Si on ferme le robinet en amont, la tentation de les casser en aval et de retarder leur redémarrage sera très forte.
      J’imagine assez Poutine en arriver là vers l’automne, quand la situation pourrira à nouveau et que Gazprom aura regarni avec amablité à 15% au lieu de 10% les réserves stratégiques allemandes. Je ne vois pas comment la crispation serait évitable et ferait fi de cet artère énergétique. Dès que l’interconnection gazière des champs de l’ouest sibérien avec la Chine sera mieux programmée (pour l’instant, elle n’est pas assez forte et pas programmée pour le devenir) la tentation de dissuader les envois d’armes en Ukraine par ce biais seront peu résistibles.

            1. Il nous faut une « stratégie alimentaire », a constaté Emmanuel Macron en conférence de presse vendredi. « Le blé, le maïs, les céréales en général… L’Ukraine et la Russie sont deux marchés très importants » pour de nombreux produits de base consommés dans l’UE. L’Europe « est déjà déstabilisée par la guerre » sur le plan alimentaire, « et le sera encore plus dans 12-18 mois en raison de ce qui ne peut être planté en ce moment même en Ukraine », a mis en garde le président français. Dans le sillage de l’Europe, c’est également l’Afrique qui risque d’être déstabilisée. « Il faut nous préparer et réévaluer notre stratégie de production. Et il nous faut une stratégie à l’égard de l’Afrique » pour éviter des « famines », a ajouté le Français. Dans leur déclaration finale, les dirigeants s’engagent à « améliorer la sécurité alimentaire » de l’UE en « réduisant nos dépendances aux produits agricoles clés importés, (…) en particulier en augmentant la production UE de protéines d’origine végétale ». La Commission européenne est parallèlement chargée de lister les options pour faire face aux prix en augmentation dans l’alimentation.
              A mon avis le sommet se tenait à Versailles pour impressionner l’adversaire : « Si t’es le Tsar Vladimir, je suis le Roi Soleil Emmanuel ! ».
              Bon, je vais de ce pas stocker des pates et de la farine à pain ? Dois-je garder le papier hygiénique ? 🙂

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          1. Je l’espère aussi.
            kaiel
            9 MARS 2022 À 19 H 58 MIN
            La paix se construit , on peut résumer le problème du monde ainsi :
            Sans partage pas de justice, sans justice pas de paix, sans paix pas d’avenir…

            11 MARS 2022 À 17 H 43 MIN
            On en est où ?

            La reconnaissance de l’appartenance de la Crimée à la Russie : c’est OK.
            Entrée dans l’Otan. C’est réglé. Niet des USA.
            Entrée dans l’UE. C’est réglé. Niet de l’UE.
            La reconnaissance de l’indépendance du Donbass « pourrait » se faire.

      1. Nord stream 2 y avait plus qu’à envoyer le gaz dans les tuyaux non ? Va falloir revenir à la chimie du charbon ? Les Allemands savent faire

        1. je croyais que l’élection française servait déjà de gazogène.

          (inspiré par les anglais qui disent « hot air » pour « du baratin »).

  12. « De nombreuses questions se posent immédiatement ici. Et la première d’entre elles, en fait, est la principale : pourquoi était-il nécessaire d’assouvir les ambitions nationalistes sans cesse croissantes aux confins de l’ancien empire ? (…)”pourquoi fallait-il faire des cadeaux aussi généreux dont les nationalistes les plus ardents ne rêvaient même pas auparavant, et en plus donner aux républiques le droit de se séparer de l’État unique sans aucune condition ? A première vue, c’est totalement incompréhensible, c’est de la folie”.

    Il semble donc clair que l’ambition ne s’arrête pas à l’Ukraine.

    On peut imaginer que Poutine soit, tel le dernier général sudiste Trump, une métastase des russes blancs.

  13. On en est où ?

    La reconnaissance de l’appartenance de la Crimée à la Russie : c’est OK.
    Entrée dans l’Otan. C’est réglé. Niet des USA.
    Entrée dans l’UE. C’est réglé. Niet de l’UE.

    Sur le terrain, les « Nazis  » sont encerclés au Donbass. Il faut les convaincre de poser les armes. La reconnaissance de l’indépendance « pourrait » se faire.
    La « No flying zone  » c’est niet.
    La marine russe contrôle la mer jusqu’à Odessa, les russes peuvent établir un couloir jusqu’en Transnistrie.
    L’encerclement des villes se poursuit.

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  14. Coucou,

    Alors , le point d’orgue approche … ou pas.
    çà me rappelle un dessin de reiser . Ils arrivent quand les russes. années 70.

    C’est quand même rigolo que les russes soient pris dans la débacle ! bizarre, bizarre. Comme toutes les informations sont fausses ou tronquées, difficile de se faire une opinion.

    POur le moment l’europe semble tenir. Sur la durée c’est moins sur mais la iberté est un bel étendard.

    SI çà tient on devra une fière chandelle aux ukrainiens . Après cela sera aux russes de jouer. Si les chinois ne nourrissent pas le dictateur et ses sbires, l’agonie peut ne pas durer trop longtemps.
    Dans la version pessimiste, il faut acheter un compteur geiger et rendez vous à l’equateur, c’est là qu’il fera le moins froid ! Mais la, je fais mon jorion !

    Bonne journée

    Stéphane

    1. Je me demande surtout comment font les Ukrainiens restés à Marioupol dans les caves privés de chauffage, d’électricité et d’eau, surtout que les températures sont descendues bien en dessous de zéro dans toute l’Ukraine.

      C’est effroyable ce que fait l’armée de Poutine, on ne compte plus les hôpitaux visés, les destructions de bâtiments d’habitation, Kiev est presque encerclé, un maire qui ne voulait pas coopérer a été arrêté emmené recouvert d’une cagoule noire, et Kiev ne dispose que de quelques jours de vivres ….

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  15. Ben ça alors, je n’en reviens pas! Il y aurait des nazis en Russie!
    Male State utilise depuis longtemps des insultes et des images ouvertement antisémites. Malgré les promesses de Poutine de « dénazifier » l’Ukraine, Male State continue d’utiliser un langage antisémite pour décrire Zelensky et son gouvernement. Ils ont qualifié Zelensky de « clown kike » qui, selon eux, a divisé les Russes et les Ukrainiens. Ils ont publié des caricatures antisémites grossières qui sont souvent également utilisées par les néonazis. Ils ont mis en lumière l’héritage juif d’ Alexei Venediktov, le rédacteur en chef d’ Echo de Moscou (« Ekho Mosvky »), une station de radio qui a ferméce mois-ci à la suite de la censure croissante des médias nationaux par Poutine. Pozdnyakov a ensuite appelé la station « Echo of Matzo » sur sa propre chaîne Telegram, faisant référence au pain sans levain que les juifs mangent pendant la Pâque.
    https://www.bellingcat.com/news/rest-of-world/2022/03/11/male-state-the-russian-online-hate-group-backing-putins-war/

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    1. @Garorock Les Nazis n’ont rien inventé, en tout cas pas l’antisémitisme (dans son acception actuelle) qui était largement prééxistant en Europe, ils n’en ont pas le monopole.
      Pas plus le monopole que celui de l’anti-nazisme dont des militants de la lutte contre l’antisémitisme souhaitent se parer.
      Poutine dans son action revendique la mobilisation suscitée par la grande guerre patriotique (de Stalingrad à Berlin EST) et la place sous une bannière Anti-nazi.
      Que certains mouvements qui soutiennent son action souhaitent mobiliser une motivation antisémite, celà n’est qu’apparemment incompatible.

  16. Coucou,

    Je suis plutôt de l’avis de ceux qui pensent qu’il faut sinon stopper mais diminuer fortement les achats d’hydrocarbures aux russes. Mélenchon dit que cette option est « mignonne » mais je ne comprend pas pourquoi ?
    L’economie russe n’est elle pas basée sur l’exportation de matière première ? SI on diminue ne serait ce que de 30% les flux, pour commencer, çà devrait faire des bulles en russie, non ?

    QUe l’on morffle nous aussi, bah, comme disait giscard ou desproges, bonchoix mesdames, bonchoix messieurs

    Bonne journée

    STéphane

    1. @baloo Il semblerait que la Russie ne soit pas aujourd’hui si endettée que celà et n’a sans doute pas forcément besoin de devises, ce seraient les mesures bancaires (les états à la merci des banques) qui feraient baisser le cours du rouble et renchérirait les biens importés en russie, mais à terme celà ne pourrait que générer une plus grande autonomie autarcique.
      Bloquer les exportations russes d’hydrocarbures vers l’occident ne peut qu’élever les prix en Europe favoriser les Etats-Unis (notamment son industrie) qui disposent de ressources propres (schistes !) suffisantes, la Chine qui pourra disposer des ressources russes à plus bas prix et les pétromonarchies oligarchiques du Golfes qui sont (encore ?) nos amies.
      Bloquer certaines exportations techniques serait assez rapidement plus désagréable, mais moins visible et plus difficile à mettre en place.

      En plus prendre une telle mesure permettrait d’augmenter les prix de l’énergie, objectif du GIEC, en évitant d’esn porter la responsabilité et en faisant porter la responsabilité sur le méchant !

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