169 réflexions sur « Vidéo – J’ai fait un rêve, le 12 mars 2022 »

  1. L’addition de cette chaine environnementale à la chaine signifiante identifie, formalise et éclaircie un territoire d’exploration supplémentaire pour l’analyste et l’analysant.

  2. Sur la « photo » de cette vidéo (photo qui est toujours un cliché différent), « notre » Paul s’est fait une tête à la Albert Einstein, ma foi assez réussie, vous ne trouvez pas ?

  3. « C’est la ferme qui dit au père de famille, il faut que nous adoptions une fille en plus parce qu’il en manque une »

    Mais la ferme est une construction symbolique des êtres humains et n’a donc pas d’existence en dehors du rôle fonctionnel que lui octroit celui qui y vit.

    Nous avons dans les villages de montagne pyrénéens les « Maisons ». Ce sont des entités historiques constituées d’un « corps » de batiment qui possède un nom qui lui est propre. Ainsi, la « Maison Cazenave » possède sa propre identité, indépendamment de l’identité de celui qui y habite. Par exemple, j’ai acheté un terrain sur lequelle j’ai construit ma maison. Sur ce terrain restait un bout de mur en ruine. Quand j’ai demandé si c’était autrefois une grange ou une habitation, Anne-Marie qui m’a vendu le terrain, m’a répondu : « C’était forcément une habitation car elle a un nom « En so dé Janet », les granges n’avaient pas de nom ». Ainsi, même si ma maison est neuve, elle s’appelle toujours « En so dé Janet » indépendamment de mon patronyme.
    La « Maison » autrefois était comme une entité juridique de premier niveau. Le Maître de la « Maison » avait une voix au conseil des habitants du village. Il parlait non pas en son nom mais au nom de la « Maison ».

    C’est donc là encore une question d’identification. Si la moto est un objet mécanique pour se déplacer, quelle importance qu’elle soit rayée. Si la moto est considérée comme un attribu de ma personne, alors ce qui lui arrive m’arrive également. La moto devient une part de mon identité, tout comme l’histoire de ma famille ou la représentation générale de ma professions (« les enseignants sont toujours en vacances »). Comprendre ce qui nous détermine, c’est d’abord comprendre comment nous sommes « attachés » aux objets physiques et symboliques. Plus nous sommes attachés à ces objets, plus nous sommes déterminés par la représentation que nous en avons.

    Le bouddhisme l’a bien compris et c’est pourquoi il considère que « l’attachement » est une cause importante de la souffrance humaine.

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    1. C’est un cas particulier aux Pyrénées, me semble-t-il. Et spécialement parce que la maison va à l’ainée, même si c’est une femme (cfr Femmes Pyrénéennes, de Isaure Gratacos, Privat 1998), qui obtient dès lors sa place au conseil du village, ayant « un statut social particulier, puisque la domination masculine n’y existait pas dans la coutume »… Votre maison est donc d’une « airetera », héritière.
      (Il me semble que la norme générale est que la maison (ou le hameau) est restée du nom (souvent un sobriquet) de l’ancêtre y habitant, « Paul fils à Paul » qu’on prit l’habitude d’appeler « Paul du bois » ou « Jean de la Couture », etc. )
      On peut inverser votre vision. Le conseil du Village réunit un ensemble de maisons dont les conseillers ne sont que les représentants de ces choses, d’une part du territoire commun. Et les territoires imposent aux humains des gestions coordonnées, telle cette pratique ancienne (nord de Pau) que les deux voisins les plus directs doivent spontanément aider aux travaux plus conséquents d’un agriculteur, telle encore la gestion de l’eau commune (puisage, écoulement). Et encore quand le seigneur réclame du village sa contribution commune, c’est l’élu « péréquateur » qui va distribuer à chaque feu (foyer fiscal) sa part, en fonction de sa superficie de production du territoire global (après en avoir exclu les « immunisés », nobles et ecclésiastiques). Part en argent ou part en produits agricoles… Ne dit-on pas que nous sommes « attachés » à un territoire ?
      Il y a peut être une différence de niveau entre l’attachement individuel à mes objets, et l’attachement collectif (ou me reliant comme participant à une collectivité) à des choses qui se transmettent. Car l’identité est une somme de couches dont seule la dernière m’est propre.

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      1. Merci Chabian pour vos précision. Il me semble que pour bien comprendre la notion d’attachement il serait intéressant de comparer le sens qu’on lui donne dans les sociétés sédentaires et dans les sociétés nomades.

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        1. Ma conception est que « toujours déjà existe le collectif » (le groupe animal). Et que l’identité individuelle est un sur-ajout de la foutue « conscience humaine ». Et que ce collectif tire déjà de sa pratique des normes de comportement « décent », de « bonnes manières » (Paul dit que les complotistes dépassent la « décence »). Dont notamment dès « l’origine », la distinction entre mâles et femelles par leur habillage plus ou moins naturel. Ce collectif détient souvent un territoire, se l’octroie, le défend. Ce collectif gère aussi un « attachement ». Et gère le commerce sexuel en son sein. Mais l’individu peut aussi pratique l’exode (Exoandrie, telle que je l’ai lu dans « Presque humains » sur les babouins par Shirley C. Strum — ensuite, nos systèmes humains ont organisé une exogamie ‘codifiée en système’, et pratiqué aussi la prédation des femelles). Mais aussi, dans certaines circonstances, nomadise. En groupe ! Par exemple quand le territoire n’est plus vivable ( épuisement des ressources, promiscuité de prédateurs ou groupes concurrents). L’attachement à des choses dans le nomadisme me parait donc un cas particulier, postérieur.

            1. tout en avouant mon incompétence sur ces questions essentiellement liées à la paléanthropologie, j’aurais tendance à accréditer ce qu’en dit Pascal Picq. En même temps, comment mesurer exactement, dans ces conjonctures, concernant la part d’interprétation et de véracité confirmée ? Les hypothèses « dès l’origine » laissent rêveur… Idéales pour le cinéma / simples hyptohèses d’un point de vue heuristique.

              1. Il y a aussi la nécessité. Avant que n’advienne l’agriculture et l’élevage, le chasseur cueilleur doit suivre la migration des troupeaux. Rester sur place et consommer ce que donne la nature suppose que la production est supérieure à la consommation. Ceci est possible avec de petits groupes d’individus et un environnement très riche. Mais c’est finalement assez rare d’autant que dans les écosystèmes la stabilité et la permanence ne sont jamais la règle du fait de l’équilibre dynamique.

                1. tout à fait exact. Il me semble bien, d’après ce qu’en disent la paléontologie, l’archéologie, que globalement le nomadisme précède la sédentarisation…

                  1. C’est un peu plus compliqué et passionnant, d’après le « Au commencement était » de David Graeber et David Wengrow, paru récemment.
                    Le mouvement saisonnier des clans/tribus : oui, jusqu’à presque aujourd’hui (les Nakwimbara, « accessoirement » ethnologisé par Lévi-Strauss, qui a bien suggéré qu’il y avait là énigme ou chose à creuser, mais qui ne fut pas suivi rapidement). Cela étant permis, suivant les auteurs, par la capacité d’imagination d’organisation sociales de toutes sortes, d’une façon bien plus riche que la « séquence standard » de l’anthropologie « clan/tribu/chefferie/état ». Séquence qui reproduit malgré tout le schéma rousseauiste du sauvage « se précipitant inéluctablement vers ses fers » quand il délimite son champ, et accède au stockage et à une forme ou une autre de « lacivilisation ». On a mis un vernis de « complexité » là-dessus, mais on a ignoré les capacités du cerveau humain a promouvoir une organisation sociale qui disent m… aux chefs, ou n’en tolèrent que les plumes, et un peu la voix forte dans un rayon de 500 m pas plus. Longue histoire que tisse Graeber et Wengrow, qui les amène à dire que cette capacité de « réflexivité sociale » était encore présente à haute dose chez les Wendats/iroquois, et que le voyage de l’un d’entre eux, Kandiaronk, en Europe, vers 1720 (de mémoire) fut connu de Montesquieu et autres, et leur aurait fourni la puissance d’imagination qui manquait dans les schémas féodaux du vieux monde, où l’idée d’émancipation d’un individu libre ne pouvait quasiment pas germer car ne voulant presque rien dire. Il fallait un contre-type (puis il fallait ne pas reconnaitre que l’idée venait de lui, ce qui ne demandait même pas d’hypocrisie, le reconnaitre eut été empêcher de passer le message dont les Lumières se sont senties porteuses. De la même façon, dans les dizaines de siècles ou des villes néolithiques ou « bien anciennes » (qu’arkao me pardonne) ont pu exister, les longues séquences où ces villes avaient trouver un modus vivendi « socialiste » sans chef dominant sont cachées dans l’ombre portée des cas « magnificents » avec sépultures des grands chefs pleines d’or etc. Alors que les moyens archéologiques modernes (drones, sondage sol de toutes sortes) révèlent de plus en plus que la chose (ville a un stade très ancien, sans « roi », mais déjà vaste) s’est produire en plein d’endroit.
                    Du coup, puisqu’il a été question du pays basque est des « Maison » (par Pascal) un peu au-dessus, ce sujet n’est pas très éloigné de questions qu’astiquotent les théoriciens du moment sur « la terre/l’agriculture » et « le communisme ». L’ayllus (inca) semble une survivance d’un mode « communiste » qui fit fi des chefs, donnant la « dignité » à l’entité de terre plus qu’aux hérédités humaines. La même question s’est un peu posée en russie, où Todd et Marx voient bien que le mode agricole est la « mir », la maison commune abritant plusieurs foyers. Les bouquins de Guillibert (« Terre et Capital ») et de Dusan Kazic « Quand les plantes n’en font qu’à leur tête », revisitent tout deux ce qu’il faut penser du Marx interrogé vers 1881 par Vera Zassoulitch sur le type d’adhésion de la paysannerie au processus attendus par Marx (matérialisme historique =nécessité de passer par le prolétariat et le capitalisme, les paysans étant forcément les arrirérs de chez arriérés, même si , à l’insu de leur plein gré, ils ont dans les « mir » des pratiques communisantes, faudrait quand même pas descendre sur le terrain quand on fait de la théorie niveau Marx, fustige Kazic). Marx a du mal avec les relations hors-propriété anthropologiques qui sortent de sa logique des « rapports de production », Guillibert essayer de le sauver, Kazic, plus latourien, indique en quoi la critique de Marx doit être féroce sur ce point, nous ayant enfermé dans des épistémé productivistes et (post-post-post-)physiocratiques. Pas encore finit le Kazic, d’ailleurs, mais il me revient que Bernard Stiegler avait comme projet de parler de l’agriculture comme soin, mais qu’il n’a pas vraiment franchi le pas de son vivant. Pourtant, au temps du blé ukrainien venant à manquer et des GES en bullage poussé, cette relation à la terre « vie-carbone » est cruciale.

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              2. Trop tard pour moi pour une réponse étayée et argumentée, mais je remarque qu’il reste de nos jours des populations nomades, ce qui rend un peu caduque la réduction de la réflexion à l’antériorité/ postérité.

          1. oups…
            En même temps, comment mesurer exactement, dans ces conjonctures, la part d’interprétation et de véracité confirmée ?!

  4. Sur la « photo » de cette vidéo (photo qui est toujours un cliché différent), « notre » Paul s’est fait une tête à la Albert Einstein, ma foi assez réussie, vous ne trouvez pas ?

  5. Marcel Proust avait avec sa mère des rapports fusionnels qui allaient les faire souffrir tous les deux – A la question : quel serait votre plus grand malheur ? Marcel Proust avait répondu : » être séparé de maman. » Cependant ce n’est qu’après la mort de sa mère qu’il composa son chef d’oeuvre : A la recherche du temps perdu

      1. @Pascal
        Le temps est le maître absolu de tout. J’ignore la signification « attachement » dans votre texte. L’attachement entre individus peut être nuisibles pour l’un, éventuellement destructeur pour tous. C’est la raison pour laquelle il est préférable d’éviter des relations fusionnelles – il est difficile d’en sortir.

        1. Le temps existe t il chez les animaux ? Quand j’observe nos chattes et notre tortue, je n’en suis pas si sûr ?
          Le temps existerait il si nous n’avions pas d’outils pour le mesurer ? Les expériences « hors du temps » faites dans des grottes sans repère temporel semble montrer que cette notion devient aléatoire .
          La mesure du temps est elle un instrument de pouvoir ? Oui répond J Attali dans « histoire du temps  »
          La notion de temps génère les concepts de passé, présent et futur mais notre mental est très majoritairement écartelé entre le passé mémoire et le futur projectif. Qu’avons nous fait du présent ?

  6. Je mentionnais dans le précédent post un article remarquable écrit par Seth Abramson. Peu suivi de réaction, j’en propose ici la traduction via Deep L ). Comme le format WordPress n’accepte pas en commentaire autant de caractères je vous le propose en fragments

    LES DIX VÉRITÉS LES PLUS TERRIBLES DE LA GUERRE EN EUROPE
    Seth Abramson, Auteur d’un best-seller sur la Russie, l’Ukraine et les liens entre le conflit russo-ukrainien et la politique américaine, révèle 10 choses terrifiantes sur la pire crise militaire en Europe depuis 1945.

    Introduction

    Depuis que j’ai commencé à écrire cet article, je suis nerveux à l’idée de le publier.

    La raison de mon anxiété est connue de tous ceux qui, à l’intérieur ou à l’extérieur du gouvernement américain, ont fait des recherches approfondies sur Vladimir Poutine et comprennent ce que représentent les atrocités actuelles en Europe : une nouvelle étape terrifiante dans la guerre contre l’Occident que Poutine mène depuis vingt ans et qu’il a gagnée pendant au moins la moitié de cette période, en partie parce que beaucoup d’Occidentaux ignorent qu’ils sont en guerre.

    Écrire longuement sur Poutine et ses infiltrations du XXIe siècle dans les démocraties occidentales et leurs institutions – comme je l’ai fait dans la trilogie "Proof" – c’est courir le risque de paraître non seulement alarmiste mais presque ridiculement paranoïaque. Ce n’est que parce que tous les avertissements donnés depuis des années par ceux qui ont beaucoup écrit sur Poutine se concrétisent aujourd’hui de manière horrible qu’il est possible d’écrire franchement sur ce que nous vivons tous actuellement.

    Les universitaires peuvent débattre de la question de savoir si la période actuelle se situe dans l’ombre de la même guerre froide que celle qui a dominé le siècle dernier, ou d’une nouvelle guerre froide ; si nous sommes à la porte de la troisième guerre mondiale ou si nous y sommes déjà ; si les conditions sur le terrain en Europe aujourd’hui reflètent davantage la veille de la première ou de la deuxième guerre mondiale ; mais ce que personne ne peut nier, c’est que ce qui se passe en Ukraine n’est pas simplement un "fait divers" ou même une série de crimes de guerre bien télévisés, mais un changement fondamental de notre époque vers le chaos.

    1. *Il n’est pas nécessaire de rappeler les faits essentiels au-delà de ce bref résumé : Poutine est un ancien agent du KGB et un autocrate meurtrier actuel qui est presque certain d’être un dictateur sur la Russie jusqu’à sa mort ; il a déclaré à plusieurs reprises que la plus grande tragédie géopolitique du vingtième siècle était la chute de l’Union soviétique communiste en 1991 ; il cherche à reconstituer le territoire de l’Union soviétique par tous les moyens nécessaires et sur toute la période de temps requise, bien qu’il comprenne que cela ne peut être accompli sans la dissolution ou la destruction de l’alliance défensive de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et éventuellement de l’Union européenne et des États-Unis ; le gouvernement post-soviétique de Russie, y compris (et peut-être surtout) le KGB de Poutine, a commencé à chercher des moyens d’effondrer la démocratie américaine par le biais d’une guerre asymétrique dès l’instant où l’Union soviétique est passée à l’histoire ; et une partie importante des conflits politiques intérieurs actuels aux États-Unis a été délibérément provoquée par le Kremlin et ses agents par le biais d’actes de subterfuge, d’espionnage, de propagande et de piratage informatique qui répondent à juste titre au nom de guerre.*

      *Hier, un ancien haut fonctionnaire de l’administration de Donald Trump, Miles Taylor, a déclaré que le parti républicain Trumpiste-Poutiniste actuel est de loin la plus grande menace pour la sécurité nationale à laquelle l’Amérique a été confrontée de son vivant. Le fait qu’il ait raison est confirmé non seulement par l’attaque du 6 janvier 2021 contre le Capitole des États-Unis par des irréguliers trumpistes ou par le fait que l’ancien président Trump – pour plaire à Poutine et assurer ses propres opportunités commerciales futures en Russie – a mis en danger toutes les alliances et tous les intérêts américains situés au-delà de nos côtes, mais aussi par le fait que l’Amérique est maintenant dans un conflit mondial (appelez-le Guerre froide, Troisième Guerre mondiale ou Deuxième Guerre froide, comme vous voulez) à un moment où Trump et le trumpisme ont délibérément placé notre corps politique à un point de fracture permanente. Le fait que la plupart des Américains ne comprennent toujours pas ce que Poutine essaie de faire et le coût qui sera infligé aux États-Unis alors qu’il cherche à le faire signifie que les mois et peut-être les années à venir seront les plus sombres et les plus tendus depuis un siècle.*

      1. *Parce que Poutine est passé d’une cyberguerre « chaude » contre l’infrastructure électorale sacrée de l’Amérique à une guerre conventionnelle chaude contre le continent européen, tout ce qui n’était auparavant qu’un spectre angoissant dans des livres comme Preuve de collusion (Simon & Schuster, 2018), Preuve de conspiration (Macmillan, 2019) et Preuve de corruption (Macmillan, 2020) est maintenant en jeu. Poutine a déjà menacé le monde d’une guerre nucléaire ; confronté aux sanctions les plus complètes jamais imposées à une grande puissance mondiale, il a qualifié ces sanctions d’acte de guerre (ce qui permet, au moins théoriquement, une réponse militaire immédiate de la Russie) ; des signes significatifs indiquent déjà que la guerre en Europe déstabilisera l’économie internationale de la Terre dans un avenir prévisible ; la guerre a également modifié les alliances mondiales d’une manière si extraordinaire et à un degré si dramatique que les alliés supposés de l’Amérique en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis (EAU) ne parleront pas au président des États-Unis, et que les États-Unis ont maintenant envoyé des émissaires pour négocier avec nos ennemis de longue date au Venezuela. Les prix de l’essence viennent d’atteindre un sommet historique et ne montrent aucun signe de baisse, au contraire, ils augmentent. Des milliers de civils sont maintenant tués en Ukraine parce qu’ils manquent de couverture aérienne, et pourtant les États-Unis viennent de déclarer qu’ils n’ont aucun appétit pour aider l’Ukraine à reconstruire sa force aérienne via des MiG-29 en provenance de Pologne.*

        *En bref, nous sommes aux premiers jours d’une séquence d’événements mondiaux dont personne ne peut connaître la fin, mais dont le présent est une obscurité plus profonde que celle que toute personne âgée de moins de 85 ans a connue.*

        *Dans l’ensemble, les médias américains ont jusqu’à présent fait un travail de pionnier en couvrant les combats en Europe. Si certains articles publiés aux États-Unis ont mis en danger la résistance ukrainienne en donnant des descriptions explicites de ses opérations défensives et de son placement, le fait qu’un si grand nombre de journalistes américains de premier plan soient maintenant intégrés dans les villes ukrainiennes a donné à ceux d’entre nous qui se soucient du massacre aveugle de femmes et d’enfants – ce qui, à l’heure actuelle, semble représenter tout au plus la moitié de notre nation – le sentiment indubitable que le système du monde est en train de s’effondrer. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, qui, selon ses collaborateurs, a survécu à plus d’une douzaine de tentatives d’assassinat au cours des deux dernières semaines, s’exprime peut-être d’abord et avant tout au nom de la nation qu’il dirige lorsqu’il affirme que les Ukrainiens se battent maintenant pour la préservation de la démocratie occidentale – et contre la marche mondiale de l’autocratie dont notre propre président, Joe Biden, a si souvent parlé – mais son investissement personnel dans ce cadre ne rend pas cette affirmation incorrecte. Si l’alliance de l’OTAN a refusé (et continuera de refuser) de déployer ses forces sur le théâtre de guerre actuel de l’Europe, cette décision stratégique n’enlève rien au fait qu’à l’heure actuelle, les Ukrainiens sont bel et bien les principaux représentants de la démocratie.*

        1. Dans les semaines et les mois à venir, les Américains seront confrontés à plusieurs reprises à la question de savoir combien nous sommes prêts à sacrifier pour préserver notre nation et préserver la notion même de démocratie sur la scène mondiale. Malheureusement, pendant la pandémie de COVID-19, nous avons appris qu’au moins la moitié de l’Amérique n’est pas disposée à voir sa routine quotidienne perturbée par une tragédie mondiale ou même nationale ; il n’y a aucune raison de penser que nous répondrons à l’appel de l’histoire de manière plus honorable maintenant que c’est un principe politique et l’intégrité de la démocratie américaine qui sont en jeu plutôt que des centaines de millions de vies.

          Bien sûr, l’impact de ce qui se passe actuellement en Europe retombera sur les épaules de centaines de millions de personnes bien assez tôt. Nous apprenons déjà que la guerre en Ukraine déclenche une crise des réfugiés comme l’Occident n’en a pas connu depuis la Seconde Guerre mondiale, avec la quasi-certitude qu’au moins 5 millions d’Ukrainiens finiront par traverser une frontière nationale pour fuir les crimes de guerre que Poutine inflige actuellement à leur patrie. Mais au-delà de cette crise des réfugiés qui ne cesse de s’étendre, et des morts civiles moralement intolérables dans des villes comme Kiev, Kharkiv et Mariupol, il y a le fait que des millions de personnes dans des démocraties européennes comme la Finlande, la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie se sentent aujourd’hui menacées militairement par l’agression russe, tout comme les Roumains et les Polonais si (ou plus probablement quand) l’Ukraine est annexée dans sa totalité par la Russie. Les effets économiques et géopolitiques de la transformation du plus grand pays du monde en termes de superficie – et de sa deuxième armée – en un "État paria" concernent des centaines de millions de personnes de plus que la tragédie en Ukraine. Et ce n’est qu’à moyen terme.

          Cet essai vise à parler franchement de cette perspective à moyen terme, et à le faire en des termes que les médias américains ont jusqu’à présent évités, en partie parce qu’ils sont habituellement et par tempérament "orientés vers le présent", et en partie parce qu’ils n’ont pas compris, comme la plupart des Américains, que notre pays est, malheureusement, déjà implicitement en guerre avec la Russie.

          1. Bien que cela puisse sembler être un début inusité et alarmiste pour ce qui se veut être un essai sobre sur la géopolitique même sur laquelle j’ai écrit trois best-sellers nationaux au cours des quarante derniers mois, comprenez qu’avec l’avènement d’Internet et l’établissement d’une économie mondiale, il n’y avait aucune chance que la troisième guerre mondiale ressemble à la deuxième ou à la première guerre mondiale. La guerre dans laquelle nous nous trouvons actuellement est en grande partie une guerre du XXIe siècle, ce qui ne signifie pas qu’elle n’a pas de composantes conventionnelles – comme les Ukrainiens l’apprennent en ce moment même, avec des conséquences dévastatrices – mais que si nous ne parvenons pas à apprécier les composantes non conventionnelles de la guerre internationale dans ce siècle, nous nous condamnons à la défaite au moment même où les agressions inchoatives et non conventionnelles de nos ennemis deviennent conventionnelles et graves.

            Ceci étant dit, voici dix vérités que les médias et les électeurs américains doivent accepter immédiatement.

            Les dix vérités les plus dures sur la guerre en Europe

            (1) L’Amérique est maintenant dans une guerre mondiale.

            Si vous êtes l’une de ces personnes qui, comme les Trumpistes notoirement peu avertis en matière de géopolitique, qui parlent si souvent de courage tout en s’opposant catégoriquement à tout exemple de courage, ont toujours pensé que la troisième guerre mondiale serait caractérisée par le même type de logistique militaire, para-militaire et asymétrique que la première et la deuxième guerre mondiale, vous devez immédiatement revoir votre façon de penser. Si les grands conflits militaires internationaux présentent toujours certaines caractéristiques – par exemple, les crimes de guerre, les dommages dits collatéraux et la menace d’utilisation (ou l’utilisation) d’armes de destruction massive – les chances qu’un conflit militaire mondial en 2022 ressemble à un conflit militaire mondial qui a commencé le 1er septembre 1939 (sans parler de celui qui a commencé le 28 juillet 1914) ont toujours été nulles. Ne vous laissez pas tromper par le fait que ce qui se passe actuellement présente certaines similitudes avec ce qui s’est passé lorsque l’Allemagne nazie a envahi l’Europe de l’Est à la fin des années 1930, qu’il s’agisse du fait que l’Europe de l’Est a de nouveau été envahie par une puissance militaire mondiale dirigée par un leader autocratique, que les craintes d’un génocide en Europe dominent de nouveau le discours politique international, ou que l’utilisation d’armes nucléaires plane déjà sur le monde comme un spectre menaçant. 2022 n’est pourtant pas 1939, et les apologues d’extrême droite de Poutine se plaignant des "libéraux" qui veulent entraîner l’Amérique dans une guerre avec la Russie ne changeront rien au fait que l’Amérique est déjà en guerre avec la Russie.

            1. Cette guerre est un conflit mondial qui pourrait durer jusqu’à cent ans – pensez à la guerre de Cent Ans entre l’Angleterre et la France (1337-1453) plutôt qu’à la Première ou à la Deuxième Guerre mondiale – et qui a commencé à la fin des hostilités sur le théâtre européen de la Deuxième Guerre mondiale en 1945. Les principaux adversaires ont été dès le départ les États-Unis et la Russie, et si l’on peut certainement s’interroger sur les cas où l’une ou l’autre des deux parties a poussé le conflit jusqu’au conflit militaire pur et simple (par ex, la guerre de Corée, le désastre de la baie des Cochons à Cuba, la guerre du Viêt Nam ou la guerre soviéto-afghane de 1979 à 1989 dans laquelle les États-Unis se sont impliqués en coordonnant leur action avec des hommes qui allaient plus tard s’en prendre violemment à l’Amérique), l’une des erreurs les moins discutées commises par l’une ou l’autre des parties au cours de cette deuxième guerre de cent ans a été commise par l’Amérique : nombre de nos diplomates, généraux et politiciens ont cru que la guerre avait pris fin lorsque l’Union soviétique est tombée. À l’époque où le candidat républicain à la présidence, Mitt Romney, disait à juste titre au candidat démocrate à la présidence, Barack Obama, que les Russes étaient toujours les principaux adversaires géopolitiques de l’Amérique, le président Obama ne pouvait que rire au nez de Mitt Romney. Et en 2012, les médias américains ont marqué le point pour Obama.

              Bien sûr, la guerre froide aurait dû se terminer en 1991. Mais ce n’est pas le cas. Et elle ne s’est pas terminée en grande partie parce qu’un ancien agent du KGB de l’époque de la guerre froide a passé les années 1990 à planifier son ascension politique et le rétablissement de l’URSS (en termes de superficie, sinon d’éthique politique). Dans les calculs détraqués du jeune Vladimir Poutine, la chute de l’Union soviétique en décembre 1991 était principalement due à la perfidie, à la vénalité et à la lâcheté du parti communiste. Il (Poutine) assurerait le retour à la gloire de la Russie en la réimaginant comme une autocratie et en rétablissant sa sphère de contrôle par des moyens (dans un premier temps) autres que l’agression militaire – la voie la plus susceptible de susciter une réponse violente de l’Occident.

              1. Comme le savent bien ceux qui ont écrit des biographies de l’ancien président Donald Trump, les vestiges du KGB de l’ère soviétique ont commencé à comploter pour déstabiliser de façon spectaculaire l’Occident – plus particulièrement l’Europe et les États-Unis – presque dès la chute du mur de Berlin. Ces espions-soldats de carrière n’ont jamais cessé d’être sur le pied de guerre, même s’ils savaient qu’il faudrait de très nombreuses années avant que la Russie puisse à nouveau s’affirmer militairement. Heureusement, ils ont tiré la dure leçon de la défaite ignominieuse de l’Union soviétique dans la guerre soviéto-afghane : le camp qui gagne une guerre est souvent celui qui est le plus disposé à se battre à perpétuité et à n’importe quel prix. C’est donc ce que Poutine et ses pairs ont décidé de faire : se battre à perpétuité, et sans aucune considération pour les dommages causés. Ils allaient jouer un "long jeu" bien au-delà de tout ce que les Américains gloutons et faibles pourraient éventuellement digérer, et alors que ce long jeu prendrait des années, voire des décennies, pour s’épanouir en une confrontation militaire pure et simple, pas un homme dans le cadre de Poutine n’a jamais douté qu’il finirait par passer d’une guerre asymétrique à une guerre plus conventionnelle (bien que localisée).

                Le désespoir de Donald Trump à faire des affaires avec deux pays scandaleusement corrompus dans les années 1990 et 2000 – la Russie et l’Ukraine – était en premier lieu motivé par le fait que Trump est lui-même complètement corrompu, ce qui signifie qu’il a vu instantanément, à travers la lentille de son avarice stupéfiante, que la chute de l’Union soviétique a donné naissance à de nouvelles opportunités de corruption à la fois en Russie et dans les pays de l’ancien bloc soviétique.

                Trump ne s’est pas non plus limité à la Russie et à l’Ukraine. Il a reconnu dans l’Azerbaïdjan et la Géorgie deux autres États déstabilisés dans lesquels son escroquerie pourrait être fabuleusement lucrative.

                Il y a quelques semaines, John Daly, un ami de longue date de Trump – oui, l’ancien golfeur professionnel – a donné une interview qui aurait dû devenir une nouvelle internationale. Elle a révélé, peut-être pour la première fois, ce qui se passait exactement dans les conversations privées de Trump après l’effondrement de l’Union soviétique. Selon Daly, il a rencontré Trump pour la première fois lors d’un tournoi de golf de célébrités, quelques mois seulement après la chute de l’Union soviétique. Et dans cette toute première conversation entre deux hommes qui étaient de parfaits inconnus l’un pour l’autre, Trump a dit à Daly qu’il allait devenir président des États-Unis. Trump n’a pas dit qu’il espérait devenir président ou qu’il aspirait à le devenir ; il a plutôt assuré à un homme qu’il n’avait jamais rencontré auparavant, et qui n’avait aucune raison de lui faire particulièrement confiance, qu’il pouvait compter sur le fait que Donald Trump deviendrait un jour le président Donald Trump.

  7. Il n’y a aucune raison de penser que le discours de Trump aux hommes d’affaires corrompus, aux politiciens et – oui – même aux anciens agents du KGB en Russie, en Ukraine, en Azerbaïdjan et en Géorgie était différent de celui qu’il a tenu à Daly : vous devriez me considérer, moi et mes intérêts commerciaux, comme ayant une importance internationale et méritant d’être investis, en partie parce qu’ils sont liés à un homme qui sera un jour l’homme le plus puissant de la planète, et donc quelqu’un en mesure de vous rendre service en retour. Et tout comme Daly a cru à la vantardise de Trump, il en est de même pour les anciens Soviétiques que Trump a agressivement courtisés à l’étranger dans les années 1990 et 2000. Bien que ce cadre d’anciens agents du KGB n’ait en aucun cas limité son action auprès des hommes d’affaires occidentaux à Trump (il a depuis été bien établi que l’action du KGB-cum-FSB auprès des puissantes personnalités occidentales de l’ère post-soviétique allait bien au-delà d’un seul magnat de l’immobilier de New York), Trump a offert à Poutine et à ses pairs quelque chose de presque impossible à trouver ailleurs : un homme si manifestement stupide, vénal et émotionnellement peu sûr de lui, mais qui, d’une manière ou d’une autre (de toute façon), est puissant, célèbre et (selon certains) charismatique, que le manipuler de manière spectaculaire était le genre de travail bureaucratique stupide que même un stagiaire du FSB pouvait accomplir avec compétence pendant des années.

    Au cours des vingt-deux années, brièvement interrompues, du règne de Poutine en tant que dirigeant autocratique de la Russie – un règne qui, de toute évidence, durera jusqu’à ce qu’il meure ou soit déposé par la force – l’étendue des ambitions et des aventures de l’ancien agent du KGB a été stupéfiante. Il a transformé la Biélorussie et le Kazakhstan en États vassaux, a parrainé un coup d’État en Moldavie, a envahi la Géorgie et l’Ukraine, a cautionné des degrés de corruption presque inimaginables en Azerbaïdjan, a brutalement réprimé la République tchétchène d’Itchkérie, a systématiquement détruit les avancées démocratiques et la liberté de la presse en Russie, emprisonnant ses ennemis par milliers ; assassiné ses opposants politiques et médiatiques par le biais de manœuvres meurtrières à l’intérieur et à l’extérieur de la Russie ; mené une cyberguerre contre l’infrastructure électorale américaine depuis au moins 2016 ; et utilisé la propagande, l’espionnage et la corruption pour promouvoir la dissolution de l’OTAN et de l’UE (l’OTAN par son parrainage du programme anti-OTAN de Trump, l’UE par son ingérence dans la campagne du Brexit en Angleterre). En bref, il a fait tout ce qu’il a pu pour souligner qu’il est en guerre avec le monde, tout en s’abstenant toujours de faire quoi que ce soit qui puisse faire prendre pleinement conscience de ce fait.

  8. Peut-être comme une excroissance tangentielle du Printemps arabe anti-autocratique (2011-2012), à la fin de 2013 et au début de 2014, l’un des anciens États soviétiques que Vladimir Poutine avait transformé en un État-nation personnel et un distributeur automatique de billets du Kremlin grâce à son industrie pétrolière et gazière en proie à la corruption – l’Ukraine – a réussi à secouer le joug de Poutine via la révolution Euromaidan. Les deux hommes qui dirigeaient l’Ukraine pour le compte de Poutine jusque-là, Viktor Ianoukovitch et Paul Manafort, associé de longue date de Donald Trump, ont fui le pays début 2014. En moins de 24 mois, Manafort, qui avait toujours un contrat de 10 millions de dollars par an avec le lieutenant de Poutine, Oleg Deripaska, pour promouvoir les intérêts de Poutine en Europe et en Amérique, disait au meilleur ami de Trump, Thomas Barrack, qu’il devait "se rapprocher" du candidat de l’époque pour lui offrir les mêmes services de conseil politique qu’il avait été payé par le Kremlin pour offrir à Ianoukovitch en Ukraine, cette fois gratuitement. Manafort savait, comme Deripaska, qu’un tel travail ne serait ni "gratuit" ni sans coût significatif ; mais ce coût, comme tant d’autres, serait supporté par le peuple américain plutôt que par Trump. Bien que connaissant les antécédents douteux et les liens sinistres de Paul Manafort, Trump l’a embauché et, en trois semaines, l’a chargé de l’ensemble de sa campagne présidentielle. Poutine et le FSB ont finalement eu leur candidat présidentiel américain préféré – et un agent du Kremlin pour le conseiller.

    Le programme de politique étrangère historiquement pro-russe de M. Trump, qui comprenait la fin des sanctions contre la Russie pour avoir envahi l’Ukraine en 2014 et le refus de fournir des armes létales aux soldats ukrainiens qui combattent les séparatistes soutenus par le Kremlin dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, a été rédigé – comme Preuve de collusion (2018) l’a depuis établi via un sourcing impeccable – par trois agents du Kremlin. Et pendant tout ce temps, le candidat Trump a déclaré aux électeurs américains, sans jamais être démenti par les médias américains, qu’il n’avait absolument rien à voir avec les Russes. On imagine Poutine, normalement taciturne, presque étourdi par sa bonne fortune.

    1. Il faut comprendre que Poutine n’a pas pris la Crimée en 2014 simplement parce qu’il le pouvait. Il l’a également prise parce que, en tant que port d’eau chaude sur la mer Noire, elle était essentielle à ses futurs plans militaires. Il savait qu’un deuxième point de lancement au sud pour une invasion complète de l’Ukraine serait "nécessaire" une fois que ses marionnettes Yanukovych et Manafort auraient été forcées de fuir Kiev en février 2014. Il convient également de noter que Poutine disposait d’un autre renseignement précieux au début de 2014 : il savait que Donald Trump se présenterait à la présidence des États-Unis en 2016, car l’un de ses alliés les plus fiables avait réussi à attirer Trump à Moscou à la fin de 2013, et au cours de ce voyage, Trump avait non seulement dit à qui voulait l’entendre qu’il se présenterait à la présidence, mais avait clairement indiqué que quiconque à Moscou qui le souhaitait pourrait s’attirer ses bonnes grâces à l’aube de sa carrière politique en promettant de construire un monument géant à sa masculinité toxique au cœur de la capitale russe : la tour Trump de Moscou.

      Non seulement Trump signait une lettre d’intention pour une Trump Tower Moscou alors qu’il était dans la capitale russe pour le concours Miss Univers 2013, mais il négociait secrètement un tel édifice – le plus cher et potentiellement le plus lucratif de toute sa carrière dans les affaires – pendant toute sa campagne présidentielle de 2016, alors même qu’il affirmait aux électeurs américains qu’il n’avait aucun lien d’aucune sorte avec la Russie. Trump donnait littéralement la politique étrangère américaine au Kremlin en compensation d’une opération immobilière.

      Rien de tout cela n’est contesté. Vous pouvez chercher tout cela sur Google et trouver rapidement une centaine d’articles dans les principaux médias – et de multiples rapports d’entités du gouvernement fédéral – qui le confirment.

      Donc, lorsque Poutine s’est lancé dans une cyber-guerre chaude contre l’Amérique en 2016, après des décennies d’espionnage clandestin cherchant à semer la division en Amérique et à cultiver les dirigeants occidentaux, il savait que s’il pouvait faire élire Trump, il aurait pratiquement les coudées franches en Ukraine.

      Trump s’est avéré être exactement le président américain que Poutine voulait qu’il soit, refusant à plusieurs reprises d’appliquer des sanctions au Kremlin pour son invasion de l’Ukraine, déstabilisant l’OTAN et l’UE, exigeant des pots-de-vin des Ukrainiens pour que tout armement militaire leur soit transporté, soulignant en public que les États-Unis n’avaient pas la moindre position sur l’aventurisme russe en Ukraine, et aidant même à soutenir les responsables gouvernementaux pro-Kremlin à Kiev. Au fur et à mesure de son premier mandat, Trump a déclaré la guerre à son propre corps diplomatique, freinant les efforts de lutte contre la corruption du Département d’État américain en Ukraine, en partie parce que le Département d’État n’a pas été en mesure de faire face à la situation. Trump a déclaré la guerre à son propre corps diplomatique, freinant les efforts de lutte contre la corruption du Département d’État américain en Ukraine, en partie parce que la majeure partie de la corruption – et il y en avait effectivement beaucoup – provenait des alliés de Poutine sur place, dont les interventions dans le système judiciaire du pays et le secteur de l’énergie en particulier ont contribué à garantir (a) que Poutine continuerait à sucer l’Ukraine à sec économiquement, et (b) qu’il serait donc inutile d’envahir le pays par la force, puisqu’il était déjà dénudé et souillé quotidiennement sur le plan économique. Pourquoi poignarder une victime dans la poitrine, a calculé Poutine, quand vous pouvez la saigner pendant de nombreuses années et un millier de coupures ?

      1. Lorsque les efforts de la Russie pour aider Trump à voler l’élection présidentielle de 2020 – décrits dans Preuve de corruption (2020) – ont finalement échoué, Poutine a perdu l’un de ses principaux alliés pour s’assurer que la corruption en Ukraine se poursuivrait sans relâche. Il y avait soudain une réelle perspective que l’Ukraine, désormais aidée par un président américain qui avait réellement passé des années à lutter contre la corruption en Ukraine (Joe Biden), échappe définitivement à l’influence du Kremlin. Si l’adhésion à l’OTAN et à l’UE n’était pas imminente, elle était certainement proche, et comme cela ne pouvait être permis, Poutine a utilisé ses positions désormais bien établies en Crimée et dans le Donbass – ainsi que son État vassal, le Belarus – pour lancer l’étape suivante de la deuxième guerre de Cent Ans : une guerre conventionnelle terrestre et aérienne sur le continent européen.

        Ceux qui s’inquiètent publiquement que l’Amérique soit "entraînée dans une guerre avec la Russie" ont une compréhension de la géopolitique du niveau de Sesame Street – et doivent être ignorés. Cela dit, le fait (et c’est un fait) que nous sommes maintenant, et depuis longtemps, en guerre avec la Russie ne signifie pas que cette guerre doit ou va se dérouler de la même manière que les guerres mondiales du siècle dernier. Les États-Unis ne doivent pas, et en fait ne devraient pas, engager les Russes militairement. Mais cela ne signifie pas que le jour ne viendra pas où nous le ferons ou le devrons ; cela ne signifie pas que nous ne sommes pas en guerre avec la Russie à tous les égards qui comptent ; et cela ne signifie pas que nous ne devrions pas utiliser tous les leviers à notre disposition – économiques, diplomatiques, technologiques, rhétoriques et culturels – pour traiter la Russie de Poutine comme le paria qu’il veut qu’elle devienne depuis qu’il a accédé au pouvoir au début de ce siècle.

        Et cela signifie certainement que le complice volontaire de Poutine, Donald Trump, ne pourra plus jamais être autorisé à entrer dans le bureau ovale.

        1. (2) Si Donald Trump redevient président en janvier 2025, l’Amérique perdra la guerre que nous menons actuellement avec la Russie et notre démocratie pourrait s’effondrer.

          Récemment, l’odieux mais parfois instructif ex-conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, a déclaré aux principaux médias que, lors d’un second mandat présidentiel, Trump retirerait presque certainement les États-Unis de l’OTAN – un événement qui, selon beaucoup, (pour un certain nombre de raisons financières, logistiques et géopolitiques) provoquerait l’effondrement total de l’alliance.

          À ceux qui se demandent pourquoi la Suède et la Finlande semblent désormais vouloir rejoindre l’OTAN ; à ceux qui se demandent pourquoi les États baltes – l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie – se sont mis en état d’alerte ; à ceux qui sont profondément déconcertés par le fait que Poutine ait pu si facilement utiliser le Belarus pour mettre en scène son invasion de l’Europe, ou qu’il se soit très vite tourné vers le Kazakhstan en lui demandant de lui venir en aide militairement ; ou même à ceux qui se demandent pourquoi la Pologne (qui aura une frontière commune avec la Russie si celle-ci avale l’Ukraine) a devancé les États-Unis en cherchant à aider l’Ukraine à repousser l’empiètement continu de la Russie sur son territoire ; tout cela peut être compris par le fait que si le Parti républicain prend la Maison Blanche en 2025, il est possible que l’OTAN s’effondre et que plus rien n’empêchera Poutine d’étendre encore plus son aventurisme militaire grotesque en Europe. Certes, Poutine a déjà fait savoir que s’il n’en tenait qu’à lui, l’Union soviétique serait restée intacte, ce qui est une autre façon de dire qu’il préférerait que les États baltes n’existent pas indépendamment de la Russie et que le Belarus, l’Ukraine, la Géorgie, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et les autres anciennes nations soviétiques lui appartiennent de plein droit, qu’il les ait conquis ou non par la force militaire.

          En bref, la possibilité d’une extension de la guerre en Europe ne dépend pas seulement de la possibilité que l’OTAN commette une erreur stratégique ou tactique critique qui amènerait ses forces à entrer en contact direct avec les Russes – par exemple, si l’OTAN devait essayer d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine – mais aussi de la direction que prendra la politique américaine au cours des 36 prochains mois. Accepter que les États-Unis soient déjà engagés dans une guerre mondiale avec la Russie, dans laquelle le Kremlin a cherché à mettre fin à la démocratie américaine en s’ingérant directement dans nos élections de 2016 et 2020, c’est aussi accepter que les décisions que prendront les électeurs américains au cours des trois prochaines années détermineront si nous gagnerons notre guerre avec la Russie, si nos pertes actuelles nous mèneront dans une impasse ou si nous subirons une défaite finale et ignominieuse.

          1. (3) Tout cela est compliqué par le fait que nous assistons au début du deuxième génocide en Europe (cf. Bosnie) depuis l’Holocauste.

            Bien que la guerre mondiale actuelle soit très différente de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale à bien des égards, nous ne devons pas faire preuve d’infantilisme en établissant cette distinction, en présumant qu’il n’y a donc aucune similitude entre les conflits. Étant donné que l’engagement militaire des États-Unis en Europe sera toujours délicat et que les autocrates sociopathes tels qu’Adolf Hitler ou Poutine se tournent instinctivement vers le génocide à la première occasion, il n’est pas si surprenant (même si cela reste horrifiant) que la réflexion américaine sur la manière d’engager un conflit militaire en cours en Europe se déroule en 2022 sur fond de génocide, tout comme au début des années 1940.

            Pour comprendre pourquoi il est si important que nous parlions de ce que Poutine fait en Ukraine comme d’un génocide plutôt que "simplement" d’une série de crimes de guerre conventionnels, nous devons considérer l’histoire géopolitique racontée ci-dessus. L’Ukraine n’a pas été choisie au hasard par Poutine pour les brutalités de la guerre ; l’Ukraine est la plus grande nation par la superficie terrestre entièrement en Europe, a été (avec le Belarus) le rempart militaire stratégique le plus utile de Poutine contre l’Occident (OTAN) depuis la chute de l’Union soviétique, et est à la fois le distributeur automatique de billets de banque de la taille d’un État-nation le plus lucratif que possède le Kremlin – et aussi le plus gênant. Alors que la tentative de rébellion contre la marionnette de Poutine en Biélorussie (Alexandre Loukachenko) a échoué, la rébellion qui a chassé les marionnettes de Poutine, Ianoukovitch et Manafort, de Kiev a non seulement réussi, mais a été soutenue avec tant de fougue par l’administration Obama après ses succès initiaux (en grande partie par l’intermédiaire du vice-président Biden, qui était chargé de l’Ukraine pour cette administration) que l’Ukraine était plus proche de l’adhésion à l’OTAN et à l’UE au début du cycle des élections présidentielles de 2016 que tout autre pays de l’ancien bloc soviétique (à l’exception de l’Arménie) ne faisant pas encore partie de l’une ou l’autre de ces entités occidentales.

            1. En bref, si Poutine a peut-être dû montrer ses muscles (comme il le verrait) en Géorgie, ainsi que dans un conflit qu’il n’a pas entièrement choisi à l’intérieur de la Russie (la deuxième guerre des Tchécoslovaques), son incursion actuelle en Ukraine n’a pas pour but de conserver un territoire ou de faire une déclaration géopolitique éphémère : Il s’agit plutôt (a) d’étendre le territoire russe en y ajoutant la plus grande nation d’Europe ; (b) de faire un exemple des Ukrainiens aux yeux des autres nations de l’ancien bloc soviétique qui pourraient chercher à s’échapper de la sphère d’influence du Kremlin ; (c) punir les Ukrainiens pour ce qu’ils perçoivent comme des transgressions, notamment en le mettant dans l’embarras en 2014 en mettant à la porte ses créatures Manafort et Ianoukovitch ; (d) rétablir définitivement l’Ukraine en tant que vassal lucratif de son voisin beaucoup plus grand et plus pauvre que vous ne pouvez le croire ; (e) soutenir un vieux récit géopolitique que le Kremlin utilise depuis longtemps pour couvrir ses crimes contre l’Occident – la fausse allégation, diffusée en Amérique en grande partie par Trump et ses sous-fifres médiatiques d’extrême droite, selon laquelle c’est l’Ukraine, et non la Russie, qui a cherché à s’ingérer dans la politique américaine au cours des deux derniers cycles électoraux présidentiels ; et (f) la création d’une autre base d’étape critique pour toute invasion future – car le contrôle d’une bande de la côte de la mer Noire donnerait à Poutine un nouvel accès stratégique à la Géorgie et à la Moldavie et créerait un pont terrestre vers l’allié le plus proche de Poutine dans l’UE, la Hongrie, qui est actuellement dirigée par l’autocrate néo-nazi et grand partisan de Trump Viktor Orbán. Si Poutine veut progresser dans la réalisation de son objectif de destruction de l’OTAN et de l’UE, il aura besoin de l’aide d’Orbán pour y parvenir, et faire de la Hongrie un État vassal voisin plutôt qu’un allié géographiquement éloigné (le QG européen du FSB se trouve en Hongrie) serait une victoire majeure pour Poutine à moyen et long terme.

              1. Pour toutes ces raisons et d’autres (par exemple, les règles d’engagement que la Russie utilise depuis des années et même, sans doute, des siècles), il était toujours inévitable que Poutine, un sociopathe infâme, commette des crimes de guerre en Ukraine. Mais il était également évident qu’il tenterait d’aller encore plus loin : qu’il chercherait à soumettre brutalement le peuple ukrainien d’une manière qui – parce qu’il ne l’acceptera pas et ne l’acceptera jamais vaillamment – "justifiera", dans l’esprit de Poutine, qu’il cherche à l’exterminer en grand nombre.

                Ainsi, lorsque vous voyez des images de civils ukrainiens morts à la une du New York Times ; lorsque vous entendez parler de l’armée russe bombardant des voies d’évacuation civiles, des maternités et des immeubles d’habitation ; lorsque vous découvrez que les Russes violent régulièrement les accords de cessez-le-feu et utilisent des armes à sous-munitions qui (du moins celles qui n’explosent pas) vont désormais faire des ravages en Ukraine pendant des décennies ; lorsque vous apprenez que plusieurs villes ukrainiennes actuellement assiégées manquent de nourriture et d’eau et que les civils de ces villes font fondre la neige pour rester en vie, vous devez comprendre que la terreur et la souffrance que Poutine inflige à l’Ukraine ne sont pas un accident ou une coïncidence. Nous commençons à peine à comprendre l’ampleur des atrocités commises en Ukraine, et au fur et à mesure que nous en apprendrons davantage, le terme "génocide" finira par sembler inévitable plutôt qu’alarmiste. L’Ukraine ayant déjà montré à Poutine en 2014 qu’elle ne supporterait pas son joug, un pourcentage significatif de la population ukrainienne doit être soit chassé du pays, soit brutalement traumatisé jusqu’à l’abrutissement, soit carrément exterminé pour que Poutine ait le moindre espoir de tenir le pays une fois ses manœuvres militaires initiales terminées. La "pacification" de l’Ukraine par Poutine dans les mois et peut-être même les années à venir ne sera qu’un euphémisme pour le meurtre de masse.

                1. (4) Personne au sein du gouvernement américain, de l’OTAN ou de l’Union européenne ne croit que l’Ukraine peut gagner cette guerre.

                  Bien que l’armée ukrainienne ne soit en aucun cas faible – elle est classée au vingt-deuxième rang mondial dans le dernier Global Firepower Index – elle n’est pas de taille à affronter l’armée de Poutine, classée au deuxième rang. Il n’existe aucun scénario imaginable, à l’exception d’une intervention de l’OTAN sur le sol ukrainien, dans lequel les Ukrainiens battraient carrément les Russes, en supposant (a) que Poutine continue à vouloir soumettre l’Ukraine, (b) qu’il ne soit pas déposé par un coup d’État militaire mené par des généraux enragés par son imprudence, et (c) que l’armée russe reste intacte malgré son mauvais approvisionnement actuel et son manque de moral. On peut plus ou moins compter sur ces trois éléments, ce qui signifie que lorsque l’OTAN refuse de s’impliquer militairement directement en Ukraine – ce qui est la bonne décision, étant donné que Poutine est un sociopathe, qu’il possède le plus grand arsenal nucléaire au monde et qu’il n’aurait aucun espoir d’apaiser l’Occident dans un conflit militaire direct et total, si ce n’est par la destruction mutuellement assurée de la guerre nucléaire – cela revient à concéder l’Ukraine à Poutine.

                  Et la leçon que Poutine en tirera est que, s’il souhaite reconstituer l’Union soviétique, il dispose d’une voie ouverte pour le faire, du moins en ce qui concerne les pays non membres de l’OTAN : Moldavie, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Géorgie et Arménie (ce dernier pays est un partenaire de longue date de l’OTAN, mais n’en est pas membre). Cela fait neuf pays, dont certains en Europe, que l’OTAN dit à Poutine qu’il peut avoir sans se battre. C’est une piste ouverte suffisante pour que Poutine puisse poursuivre pendant quelques décennies la seule ambition de sa vie, pendant laquelle il poursuivrait simultanément ses efforts pour déstabiliser l’OTAN, l’UE et les États-Unis. L’utilité de Donald Trump pour Vladimir Poutine n’a certainement pas expiré, et n’expirera pas de sitôt.

                  Au vu de tout ce qui précède, la position de l’Occident ne peut être qualifiée que d’"intenable". S’il intervient en Ukraine, la guerre nucléaire (sans parler des pertes humaines absolument choquantes parmi les soldats et les civils qui la précéderaient) serait presque inévitable, car la Russie ne fait pas le poids face à la puissance militaire combinée de l’Occident. Si elle n’intervient pas en Ukraine, elle donne à Poutine une feuille de route sur la façon d’accomplir sa raison d’être primordiale. S’il est vrai qu’aucune nation sur Terre n’a jamais connu la punition économique que subit actuellement la Russie, (a) il suffit de regarder une nation de Nord-Coréens affamés pour comprendre jusqu’où un autocrate sociopathe est prêt à aller pour obtenir ce qu’il veut et (b) la Russie a encore suffisamment d’alliés pour ne pas vaciller définitivement sous le seul poids des sanctions économiques.

                  1. Ce sur quoi l’OTAN semble compter maintenant, c’est que Poutine ne peut pas tenir l’Ukraine, et non qu’il ne peut pas la prendre. En cela, l’OTAN a peut-être raison. L’Ukraine est géographiquement immense, sa population est presque surnaturellement résistante – et historiquement hostile à l’idée d’être sous la coupe du Kremlin – et son positionnement stratégique en Europe est si critique pour la sécurité mondiale qu’il semble certain que l’Occident aiderait à armer les guérilleros ukrainiens à perpétuité. Et il n’y a aucun signe que les soldats russes – en mettant de côté les civils russes, qui sont systématiquement manipulés avec la même brutalité désinvolte que Fox News manipule les Trumpistes – aient l’estomac pour une campagne prolongée et sanglante contre des gens que beaucoup d’entre eux considèrent comme des frères et sœurs à la fois historiquement et culturellement.

                    Et pourtant.

                    Les chances qu’une insurrection de plusieurs années en Europe – combattue à l’intérieur du plus grand pays européen, et entre des guérilleros soutenus par l’OTAN et la deuxième armée la plus puissante du monde – ne finisse pas par déborder sur d’autres nations sont pour le moins minces.

                    Si l’on met momentanément de côté les crises humanitaires et des réfugiés en cours, qui ne feront qu’empirer et nécessiteront un engagement occidental de plus en plus important dans le conflit à l’intérieur et à l’extérieur de l’Ukraine, à mesure que les combats en Ukraine s’étendent aux extrémités occidentales du pays, aux frontières des pays de l’OTAN que sont la Pologne, la Roumanie et la Hongrie, les risques d’une erreur de calcul qui entraînerait l’OTAN dans le combat augmentent de manière exponentielle. De même, alors que les crimes de guerre de Poutine deviennent si systématiques qu’ils méritent universellement le qualificatif de génocide, la pression exercée sur l’Occident pour qu’il s’implique plus directement en Ukraine par les 50 % de ses citoyens qui se soucient de la vie humaine – j’exclus ici les Trumpistes et leurs alliés d’extrême droite en Europe – ne fera qu’augmenter. Et à mesure que le combat en Ukraine s’éternise, Poutine ne fera que se retrouver plus acculé, désespéré et enragé, donc plus susceptible de faire quelque chose que l’Occident ne peut en aucun cas ignorer. En bref, ce n’est pas une solution de dire que le conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale va maintenant faire rage au cœur du continent européen pendant des années ; un tel scénario est instable au point d’être un précurseur prévisible de l’apocalypse.

                    Ainsi, dans la croyance largement répandue – mais toujours non déclarée – de l’Occident que l’Ukraine doit finir par tomber, se trouve une boîte de Pandore de questions qui ne peuvent être abordées que si elles le sont maintenant. Et ces questions ne pourront être abordées maintenant que si l’Occident accepte que sa politique de non-intervention n’entraîne pas le retrait des forces russes d’Ukraine. En l’absence de toute volonté de dire publiquement ce que tout le monde sait déjà être vrai, l’Occident ne fait qu’anticiper les calculs qu’il devra inévitablement faire à moyen terme, espérant entre-temps que Poutine s’ennuie, se fasse tuer ou soit déposé. La géopolitique mondiale ne peut pas subsister avec une telle approche en croisant les doigts.

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                    1. Bonjour,
                      Cette analyse rejoint celle de François Heisbourg avec l’éclairage de la collusion entre Trump et Poutine via Manafort and Co. Poutine ne lâchera pas, l’Ukraine tombera avec une guérilla meurtrière qui risque de s’éterniser. c’est quoi la suite ?
                      « L’avenir ne se prévoit pas, il se fait » comme a dit Bergson, et l’enjeu c’est l’avenir de la démocratie et des systèmes de régulation internationaux contre l’arbitraire et la loi du plus fort. On ne peut pas se croiser les doigts en attendant que ça passe. Les mesures de rétorsion économiques seront elles suffisantes ?

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                  2. Les Ukrainiens gagneront la guerre car tous les Ukrainiens sont potentiellement des combattants. On est pas du tout par exemple dans le cas de la France envahie par l’armée Allemande qui capitulait et où la résistance a été pendant plusieurs années le fait d’une minorité de Français combattants.

                    Aucune armée au monde ne peut résister contre un peuple déterminé, d’autant plus qu’il ne manquera jamais d’armements.

                    Évidemment Poutine peut détruire le pays, ses villes, à moins de lâcher une bombe atomique ‘tactique »’. sur l’Ukraine, mais alors ce serait politiquement un geste suicidaire, car peut-on imaginer qu’un « pays frère » rappelons-le, soit traité de la sorte ? Non aucune propagande ne résisterait à une réalité aussi terrifiante.

                    Ce qui se profile si rien n’arrête Poutine c’est Stalingrad coté Ukrainien, multiplié par le nombre de grandes villes en Ukraine. Un champ de ruines avec ses partisans, qui in fine repousseront l’ennemi.

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                    1. Tout va bien
                      Si nous sommes tous morts effectivement personne ne la gagnera.
                      Mais le pire n’est jamais certain. Poutine peut détruire l’humanité mais il peut aussi tout perdre avant que l’irréparable ne soit commis.

        2. Salut Toutvabien
          Tout ce qu’écrit Seth Abramson à propos de collusion entre Trump et Poutine était déjà bien connu des lecteurs du blog, moult billets, vidéos, et deux livres de Paul Jorion nous l’ont raconté par le menu.

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            1. Le reste ce sont des généralités sur le thème l’enjeu c’est la démocratie contre les ennemis de la démocratie. Je suis d’accord avec l’idée générale de l’auteur selon laquelle l’enjeu c’est la démocratie contre ses ennemis, , mais pour le reste on reste au niveau des généralités, rien n’est étayé par les données factuelles de la guerre en Ukraine telle qu’elle se déroule actuellement, en rapport avec le contexte géo-politique mondial lui même extrêmement volatil. IL y a trop d’impondérables, pour déterminer de quel coté va pencher la balance.

  9. Géométrie variable, double discours, paille et poutre, faite ce je dis mais pas ce que je fais, deux poids deux mesures etc etc.

    Une petite prédiction de F.Lordon en cas de victoire de LFI et Mélenchon (scénario de politique fiction).

    https://www.youtube.com/watch?v=nmeYnvouPFU

    Lire les commentaires sous ce genre de vidéos des va-t-en guerre contre le capitalisme, prête à payer le prix du sang, on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs et lire les mêmes commentaires sous les vidéos de la guerre en Ukraine des mêmes personnes souvent. Etonnant ? Non bien évidemment.

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    1. Je doute même que l’intention de Mélenchon soit de livrer bataille, car il sait qu’il n’a aucune chance d’emporter cette élection.
      Donc tout ça c’est du flanc, et au final un énorme gâchis pour la gauche pour laquelle il n’a rien d’autre à proposer que son défaitisme face à Poutine.

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        1. « Mais ça peut aussi ne pas !  »

          L’extrait qu’a posté malicieusement Cloclo commence à la 21eme minute et se poursuit… autrement.

    2. « Que ça puisse gravement merder un processus révolutionnaire, qui ne le sait ? »

      La vidéo intégrale conférence à l’école polytechnique

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  10. Votre référence au matérialisme et à la chaîne des faits est tout à fait intéressante, et dans le cas de cette guerre vraiment cruciale. Savoir que les faits comptent donne un peu d’espoir, tant la chaîne des mots a pris un pas indû sur l’examen de la chaîne des faits. On risque de bientôt y voir clair, ça serait cool

  11. (5) Le fait que la Russie puisse rester en Ukraine à long terme – et qu’elle puisse résister aux sanctions à long terme – met en évidence un indicateur clé du fait que nous sommes dans une guerre mondiale : les alliances mondiales changent déjà de façon spectaculaire en réponse à la crise en Ukraine.

    Cette semaine, on a appris que les tyrans meurtriers qui ont conspiré avec le Kremlin pour tenter de voler l’élection de 2016 à Donald Trump – Mohammed bin Salman (MBS) d’Arabie saoudite et Mohammed bin Zayed (MBZ) des Émirats arabes unis ; voir Preuve de la conspiration (2019) pour en savoir plus – ne prendront plus les appels téléphoniques du président des États-Unis, même s’ils continuent de parler directement avec Poutine. Les chances que ces hommes aident la Russie à échapper aux sanctions occidentales et à les surmonter, qu’ils punissent l’Occident avec les politiques énergétiques de leurs propres pays, et qu’ils cherchent à nouveau à s’associer au Kremlin et les uns aux autres en 2024 pour réinstaller Trump à la Maison-Blanche sont élevées. En attendant, les États-Unis envoient des émissaires au gouvernement pro-Kremlin du Venezuela (qui a déjà été divisé avec le Brésil, principal ennemi des Vénézuéliens, par la collusion de Trump avec le président brésilien Jair Bolsonaro et son fils Eduardo) dans l’espoir que les États-Unis puissent remplacer une alliance en déclin avec les Saoudiens et les Émiriens par une alliance avec une autre nation riche en pétrole historiquement liée au Kremlin.

    Si, jusqu’à présent, les États-Unis ont évité une balle diplomatiquement en Europe – si l’Allemagne avait décidé que le gazoduc Nord Stream 2 était plus important pour son économie que de rester dans les bonnes grâces des États-Unis, un coin aurait pu être enfoncé dans le cœur de l’OTAN – on ne peut ignorer que les répercussions des événements en Ukraine sont désormais mondiales. Alors que nous savions que les Chinois soutiendraient l’incursion russe en Ukraine ou (au mieux) resteraient neutres face à elle – sans tenir compte de la philosophie historique de la Chine sur l’intégrité des frontières nationales – il est peu probable que le président Biden ait prévu que deux des nations les plus puissantes du Moyen-Orient se rangent du côté de Poutine, bien que cela aurait été moins surprenant si les démocrates avaient compris que le scandale Trump-Russie de 2016 était également un scandale Trump-Arabie saoudite et Trump-Émirats arabes unis.

    Poutine a peut-être relativement peu de choses à menacer – l’hiver nucléaire et une crise énergétique mondiale sont à peu près tout ce dont il dispose, bien que la position de la Russie au sein du Conseil de sécurité des Nations unies lui donne la possibilité de commettre des méfaits internationaux par le biais de vetos monstrueusement contraires à l’éthique – mais ce qu’il peut faire est considérable en termes de portée, même si ce n’est pas en termes de variété. De plus, la Russie étant désormais un État paria, du moins en Occident, cela fait de Moscou un aimant encore plus grand pour les autocrates du monde entier qui cherchent à former un bloc encore plus collégial de méchants géopolitiques. Les dégâts qu’un tel axe maléfique pourrait causer sur le plan économique, par le biais du cyberterrorisme et par des opérations psychologiques mondiales visant à déstabiliser les démocraties du monde entier sont considérables. En effet, si ceux qui affirment que Biden s’est trompé sur les affaires internationales plus souvent qu’il n’a eu raison au cours de sa carrière politique de plusieurs décennies ont de bonnes raisons d’être inquiets, sa volonté d’identifier la lutte de notre époque comme étant celle entre les autocraties et les démocraties est peut-être sa déclaration la plus responsable et la plus prémonitoire en tant qu’homme d’État.

    Le problème est qu’il y a tant d’autocraties puissantes dans le monde, et tant d’autocraties naissantes qui cherchent à forger de nouvelles alliances avec des chefs d’État partageant les mêmes idées. Il n’est donc pas aussi évident que nous le voudrions que la démocratie sortira victorieuse de ce basculement mondial des philosophies politiques. Après tout, même ici aux États-Unis, l’un de nos deux principaux partis politiques est devenu un culte autocratique qui ne s’intéresse pas aux élections libres et équitables ni au transfert pacifique du pouvoir ; en effet, dans un récent sondage, 49 % des électeurs américains probables ont déclaré qu’ils voteraient pour le parti des cultistes antidémocratiques lors d’un scrutin au Congrès plutôt que pour le parti démocrate.

    1. **(6) Le coût de la guerre mondiale actuelle pourrait bien être plus élevé que ce que les Américains sont prêts à supporter – et si une majorité d’Américains en vient à croire, à tort, que c’est le président Biden plutôt que Vladimir Poutine et ses alliés (dont Donald Trump) qui ont amené le monde dans la situation actuelle, ils puniront les démocrates et récompenseront les républicains. Pourtant, agir ainsi ferait le jeu de Poutine.**

      *L’administration Biden devra finalement en faire beaucoup plus pour expliquer aux Américains que nous sommes, en effet, dans une guerre mondiale – ne serait-ce qu’en tant que mesure désespérée pour essayer de convaincre les Américains de rester fermes et courageux alors que les effets de cette guerre mondiale se font encore plus ressentir.*

      *Déjà, le prix de l’essence n’a jamais été aussi élevé. L’inflation est hors de contrôle. Nos anciens « alliés » au Moyen-Orient – qui ont toujours fait juste assez pour contrôler les prix de l’essence afin de rester dans nos bonnes grâces – sont maintenant dirigés par des voyous (encore plus) meurtriers qui préfèrent punir que d’aider l’Amérique. Vladimir Poutine a à ses côtés certains des cyberterroristes les plus minutieux, les plus engagés, les plus talentueux et les moins scrupuleux du monde, parmi lesquels des unités spéciales non seulement en Russie, mais aussi en Chine et en Corée du Nord. Les Américains peuvent s’attendre à ce que les attaques contre notre infrastructure électorale que nous avons vues en 2016 se transforment en attaques contre nos marchés, nos infrastructures et nos institutions.*

      *Et au milieu de tout cela, la plus grande menace pour les États-Unis – comme l’a dit l’ancien responsable du département de la sécurité intérieure de Trump, Miles Taylor, sur MSNBC hier soir – vient de l’intérieur : le GOP. Ceux qui n’ont pas l’habitude de suivre la rhétorique des démagogues comme Steve Bannon, le représentant Madison Cawthorn (R-NC) ou Dan Bongino ne se rendent peut-être pas compte qu’environ la moitié de l’Amérique reçoit désormais un flux quotidien et constant de propagande pro-Kremlin. On leur dit, faussement, que les événements en Europe sont la faute de l’OTAN (pour son expansion vers l’est) et de Barack Obama et Joe Biden (pour avoir fait de Poutine un ennemi après qu’il ait cherché à mettre fin à la démocratie américaine. démocratie américaine en 2016) ; qu’un gouvernement pro-Kremlin, tel que nous pourrions l’attendre d’une deuxième administration Trump, serait mieux à même d’assurer la « paix » en Europe (la « paix » étant ici un euphémisme pour une capitulation devant Poutine de la même manière que les isolationnistes d’extrême droite du siècle dernier ont cherché à apaiser Hitler) ; que la culture américaine est déchirée non pas par une campagne psyops russe à long terme, mais par des universitaires américains et des agitateurs de gauche qui veulent réellement voir le pays dans lequel ils vivent brûler. C’est ainsi que Laura Ingraham, de Fox News, qualifie le président ukrainien Zelenskyy de « pathétique », que Cawthorn qualifie le gouvernement ukrainien de « diabolique » et Zelensky de « voyou », que Bannon déclare dans son podcast que l’Amérique « ne devrait pas donner un centime » à l’Ukraine, et que Trump fait remarquer à quel point Vladimir Poutine est un génie pour avoir commis des crimes de guerre aussi brutaux en Europe.*

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      1. En bref, l’Amérique se bat maintenant dans cette guerre mondiale avec une main attachée dans le dos.

        Et comme les coûts de la lutte contre une guerre mondiale que personne ne veut reconnaître comme telle augmentent – et en se rappelant qu’il est avantageux pour la droite américaine de refuser d’admettre que l’Amérique est dans une guerre, car un tel refus sert à faire paraître les sanctions de Biden contre la Russie comme déraisonnables et indûment provocatrices – les électeurs indépendants pourraient bien être séduits par les murmures des poutinistes à l’intérieur de l’Amérique : Tout cela pourrait disparaître si vous remettiez simplement les amis américains de Poutine au pouvoir, leur dira-t-on. Trump peut faire en sorte que le méchant homme russe cesse de vous faire du mal – et vous permettre de reprendre le contrôle des libéraux au faible coût de votre démocratie.

        Les Américains sont épuisés après deux ans d’une pandémie mal gérée par Trump d’une manière qui l’a aggravée de façon exponentielle ; une insurrection que Trump a incitée en réponse à la perte d’une élection démocratique dans un glissement de terrain ; et une agitation intérieure persistante que Trump et ses alliés nationaux et étrangers ont soigneusement élaborée. Les Américains ont également l’habitude de blâmer celui qui est au pouvoir pour tout ce qui les rend malades – même si la plupart des maux dont souffrent les Américains se sont développés sur une période de plusieurs années ou décennies et que leurs auteurs ne peuvent donc pas être identifiés simplement en regardant qui occupe la Maison Blanche ou la présidence de la Chambre. Si, comme prévu, les républicains prennent le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat de ce mois de novembre, ils passeront les deux prochaines années à utiliser des enquêtes partisanes pour faire avancer la propagande du Kremlin et ouvrir la voie au retour triomphal de Trump en tant qu’idiot utile pour Poutine.

        Et plus l’Amérique souffre de la guerre mondiale non reconnue à laquelle elle participe, plus les électeurs américains seront enclins à un parti politique qui les condescend et leur ment en nommant mal la cause de leur souffrance et les moyens de leur délivrance.

  12. (7) Poutine n’a pas de stratégie de sortie.

    Media a raison de dire que si les tensions entre les États-Unis et la Russie sont assez anciennes, la composante militaire actuelle de ce que j’ai appelé ici la deuxième guerre de Cent Ans est sans aucun doute une guerre choisie par Vladimir Poutine. Et nous devons être très clairs en disant qu’il a choisi cette guerre parce que c’est un sociopathe : il a fait l’œuvre de sa vie en reconstituant une puissance mondiale qui n’a fait que répandre la misère sur le globe pendant les décennies où elle était à son zénith géopolitique. Pour être clair, l’Union soviétique ne manque à personne – un sentiment partagé par la plupart des Russes – mais Poutine s’en languit tout de même, et cette nostalgie déréglée est littéralement la seule chose qui a plongé le monde dans la crise actuelle. La fétichisation par Poutine de l’URSS du siècle dernier est la cause " mais pour " de la guerre mondiale actuelle, malgré les efforts des Trumpistes pour blâmer Joe Biden au nom de l’opportunité politique.

    Il est important de comprendre que le sociopathe Poutine est la seule cause de tant de souffrances actuelles dans le monde – et que le Parti républicain a été son auxiliaire domestique ici aux États-Unis – parce que comprendre cela aide à expliquer pourquoi, en aucun cas, Poutine ne peut reculer de son plan actuel de subjuguer et d’annexer toute l’Ukraine. Lorsque j’écris ici que "Poutine n’a pas de stratégie de sortie", je pense que cette reconnaissance devrait nous terrifier de la même manière que le fanatisme d’Hitler l’a fait dans les années 1940. Tout comme les deux options d’Hitler pendant toute la Seconde Guerre mondiale – dont il n’a jamais reconnu publiquement que la première était la domination du monde ou le suicide -, parce que l’ensemble des prémisses de l’entreprise politique de Poutine repose sur l’idée que la superficie de l’Union soviétique peut être récupérée, il ne peut pas reculer et placer le monde au bord de l’annihilation nucléaire.

    Considérez : en seulement deux semaines, Poutine a (a) menacé le monde d’une guerre nucléaire ; (b) déclaré que les sanctions économiques contre la Russie sont l’équivalent d’une agression militaire (ce qui implique qu’elles pourraient justifier une réponse militaire) ; (c) transformé une invasion ratée de l’Ukraine – due à de graves problèmes logistiques et au fait qu’il avait stupidement pris la décision d’envahir alors qu’il vivait dans une bulle d’isolement qu’il s’était lui-même imposée – en un génocide naissant ; et (d) a arrêté plus de 10 000 manifestants anti-guerre en Russie, a fermé le plus grand média indépendant de ce pays et a couvert la plus grande nation du monde par sa superficie d’une campagne psychologique si brutalement efficace que de nombreux Russes (en particulier les plus âgés) croient qu’un pays dirigé par un président juif (l’Ukraine) a désespérément besoin d’une "dé-nazification" immédiate au canon d’un fusil russe.

    Rien dans le comportement de Poutine – rien – n’indique qu’il s’est laissé une porte de sortie, et puisque l’étape militaire actuelle d’une guerre mondiale en cours est entièrement de sa conception, cela signifie qu’aucun d’entre nous n’a de porte de sortie ou de stratégie de sortie. Et c’est terrifiant.

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    1. (8) L’administration Biden est dans le déni à propos d’une grande partie de tout cela – soit délibérément, soit par négligence.

      La Maison Blanche affirme que l’invasion de l’Ukraine par Poutine n’était en aucun cas motivée par son indignation face à l’expansion de l’OTAN vers l’est. Non seulement ce n’est pas vrai, mais le fait même que l’administration le dise est un signal que les principaux démocrates sont prêts à répondre à la crise en Ukraine par une rhétorique politique plutôt que par les dures vérités que les Américains méritent et exigent.

      Si la Maison Blanche a raison de dire que Poutine est largement motivé par le désir de reconstituer le territoire de l’URSS – une prémisse qui n’a été que renforcée lorsqu’un média soutenu par le Kremlin a publié par erreur et prématurément un article concédant ce fait pendant les premières heures, largement désastreuses, de l’invasion de l’Ukraine par la Russie – il est faux de dire que ce désir est déconnecté de la colère de Poutine concernant l’expansion de l’OTAN. Le fait est que si l’OTAN s’étend pour inclure l’Ukraine (encore une fois, la plus grande nation d’Europe en termes de superficie), l’Ukraine ne peut pas devenir le joyau stratégiquement situé dans l’Empire russe reconstitué que Poutine imagine qu’elle sera un jour. Je crains que l’une des raisons de la récalcitrance de l’administration Biden à reconnaître le rôle de l’expansion de l’OTAN dans le timing de l’aventurisme européen de Poutine soit que cette reconnaissance jetterait une lumière crue sur les échecs de l’Amérique, de l’Union européenne et de l’OTAN à agir aussi rapidement qu’ils auraient pu le faire pour admettre l’Ukraine à l’OTAN et à l’UE.

      L’admission potentielle de l’Ukraine à l’OTAN et à l’UE est une question très compliquée, bien sûr, qui nécessite donc un examen beaucoup plus approfondi que celui-ci.

      L’une des raisons invoquées pour maintenir l’Ukraine en dehors de l’OTAN et de l’UE a longtemps été que le pays avait un problème de corruption. Admettre que la question de l’Ukraine à l’OTAN est – avec le désir d’empire de Poutine – au cœur de ce qui est désormais un conflit militaire transnational revient à devoir discuter publiquement des préoccupations légitimes des États-Unis concernant la corruption en Ukraine. Alors pourquoi, me direz-vous, reconnaître qu’un allié a du chemin à faire pour assainir ses systèmes politique, judiciaire et financier est-il politiquement si explosif ? Parce que cette même question a été au cœur de la politique intérieure américaine au cours des sept dernières années. En effet, cette question était au cœur du premier procès en destitution du président Trump de l’époque.

      1. Si l’administration Biden rouvre l’épineuse question de l’admission potentielle de l’Ukraine à l’OTAN, non seulement elle rendra Poutine furieux et le déstabilisera encore plus en légitimant sa conviction que l’Ukraine est sur la voie (sinon sur la voie) de l’admission à l’OTAN à court ou moyen terme, mais elle posera également la question de savoir pourquoi l’Ukraine n’a pas fait plus de progrès dans sa tentative d’adhésion à l’OTAN ou à l’UE depuis la fondation de la nation en 1991. Et cela nécessiterait une discussion approfondie pour savoir si Trump et ses acolytes ont eu raison d’établir leur programme de politique étrangère virulemment anti-Ukraine entre 2017 et 2021.

        La réponse courte à cette question est qu’ils n’ont pas eu raison de le faire.

        Et la réponse plus longue est extrêmement problématique pour le discours politique en Amérique.

        En termes simples, Donald Trump et les dirigeants du Parti républicain soutiennent les éléments pro-Kremlin en Ukraine par des actes de commission et d’omission depuis des années maintenant – et ces éléments insidieux pro-Kremlin sont, dans l’ensemble, la principale source de la corruption ukrainienne. S’il serait tout à fait inexact de dire que les politiciens et les institutions pro-occidentaux en Ukraine ne sont pas corrompus, il est juste de dire que les associations persistantes de l’Ukraine avec la Russie sont le point d’origine de presque toutes ses corruptions persistantes. Et il est juste de dire que l’homme qui était président des États-Unis jusqu’à il y a tout juste 14 mois a travaillé pendant toute sa présidence pour promouvoir la corruption en Ukraine, alors même qu’il insistait sur le fait que l’Amérique ne pouvait pas s’allier étroitement avec l’Ukraine en raison de sa corruption. Si cela ressemble un peu à Trump faisant les enchères du Kremlin – et reflétant ses psychopathologies – en subornant la corruption en Ukraine comme un moyen d’en tirer profit et de la maintenir inéligible à l’admission dans les alliances occidentales comme l’OTAN et l’UE, c’est parce que c’est exactement ce que Trump et Poutine faisaient entre janvier 2017 et début 2021.

        1. Le fait que Trump ait décrié la corruption en Ukraine alors même qu’il l’encourageait, et qu’il se soit engagé dans ce double jeu cynique presque exclusivement pour plaire à Poutine – qui s’est enrichi de manière inimaginable, tout comme ses oligarques, grâce aux systèmes corrompus qu’ils ont ancrés dans la culture ukrainienne – est une vérité inconfortable que l’administration Biden ne veut pas aborder parce qu’elle pourrait menacer toute unité domestique éphémère sur la question de la guerre en Europe. Si Joe Biden et ses hauts fonctionnaires reconnaissent à quel point le trumpisme et le poutinisme sont étroitement liés, non seulement dans la rhétorique et la désinformation, mais aussi dans la politique américaine réelle sous l’administration Trump, la guerre en Europe devient politisée ici, chez nous, de la même manière destructrice que la pandémie de COVID-19 a été politisée. Cela risque également de repousser les quelques républicains à la limite du raisonnable qui existent encore au sein du GOP, à l’exception du représentant Adam Kinzinger (R-IL) et du représentant Liz Cheney (R-WY).

          Il est beaucoup plus facile pour l’administration Biden de dire – comme le fait maintenant le secrétaire d’État Anthony Blinken – que Poutine a menti en disant qu’il était préoccupé par l’expansion de l’OTAN, que d’admettre que Poutine est extrêmement mécontent de la possibilité que l’Ukraine rejoigne l’OTAN et sorte ainsi définitivement de sa sphère d’influence. En laissant entendre que la politique partisane aux États-Unis n’est pas inextricablement liée aux crimes de guerre de Poutine en Ukraine, on évite de dire la vérité la plus désagréable de toutes : si les États-Unis n’avaient pas élu Donald Trump et ne l’avaient pas laissé promouvoir la corruption en Ukraine pendant quatre ans, l’Ukraine aurait pu être beaucoup plus avancée dans l’obtention des protections offertes par l’adhésion à l’OTAN. En l’état actuel des choses, Trump a fait reculer l’Ukraine dans ses efforts de lutte contre la corruption, auparavant vigoureux, en récompensant activement cette corruption par les largesses de la Maison Blanche ; il a éloigné l’Ukraine de l’adhésion à l’OTAN ; et il a enflammé la question de l’adhésion à l’OTAN dans l’esprit de Poutine en lui donnant la vision d’un autre type de leadership américain – le genre qui vendrait les alliés des États-Unis et la démocratie américaine pour une ingérence électorale secrète, de futurs accords commerciaux et quelques mots flatteurs de la part de divers autocrates sans scrupules sur la scène mondiale.

          Biden risque également d’être accusé – non seulement par les Républicains, mais aussi par les grands médias américains – de "politiser" la guerre en Europe s’il souligne non seulement les nombreuses façons dont les politiciens américains peuvent maintenant contribuer à déterminer l’issue de cette guerre, mais aussi les nombreuses décisions passées prises par les dirigeants républicains et les agitateurs d’extrême droite qui ont contribué à la provoquer.

          Le résultat est que le président Biden sait que les États-Unis sont confrontés aux conséquences désastreuses d’une guerre mondiale, mais qu’il n’a pas la volonté de le présenter clairement comme tel ; il sait que l’issue de la guerre en Europe et le sort de la démocratie américaine sont en jeu en novembre 2022 et 2024, mais il ne peut pas (ou ne veut pas) présenter ce cas aussi solidement que les faits le justifient ; et doit présenter de manière invraisemblable ce qui se passe en Ukraine comme le simple caprice d’un fou, alors que, si c’est bien le cas, c’est aussi l’œuvre d’un fou qui répond, en temps réel, au programme anti-américain sans précédent poursuivi au grand jour par les adversaires politiques de Joe Biden.

          1. (9) Oui, la "guerre culturelle" américaine – lancée par les Républicains comme un exercice rhétorique cynique dans les années 1990, mais finalement réifiée comme un phénomène discret, personnellement et politiquement profitable – est pertinente pour la guerre en cours en Europe.

            Un grand parti politique américain qui s’est transformé en un culte de la personnalité suprématiste blanche, toxiquement "masculine" et autocratique, tourne maintenant en masse son adulation vers un autocrate blanc, toxiquement masculin, en Russie, qui a développé un tel culte de la personnalité autour de lui-même que le mot "poutinisme" peut exister dans les cercles politiques tout aussi confortablement que le mot "trumpisme". Poutine déteste même la communauté LGBTQIA+, ce qui le rend encore plus attachant pour la droite américaine. Et comme Trump et ses acolytes, Poutine s’adonne à des théories de conspiration antisémites sur George Soros, n’a guère envie d’être transparent sur les dangers du COVID-19 (ou sur les échecs de leadership qui ont exacerbé la pandémie dans ses premiers mois), et veut sévir à la fois contre les Big Tech et les élections libres et équitables. C’est le rêve d’un Trumpiste devenu réalité.

            Il est de plus en plus difficile de faire la distinction entre le "trumpisme" et le "poutinisme", ce qui signifie qu’au fur et à mesure que les soi-disant "guerres culturelles" font rage en Amérique – parce que cela profite au GOP de déstabiliser la nation de cette manière ; les populations électorales déstabilisées se tournent souvent vers le genre d’hommes forts que le GOP a maintenant à offrir au niveau national – elles prennent le caractère d’une guerre par procuration entre l’autocratie et la démocratie. C’est ainsi que certains brûlots d’extrême droite assimilent désormais le gouvernement ukrainien au "marécage" de Washington, utilisent des termes comme "voyou" pour décrire à la fois Zelensky et les Noirs pauvres des États-Unis, comparer de manière défavorable la prétendue "faiblesse" psychologique et physique de Joe Biden à la prétendue virilité de Poutine, opposer de manière défavorable la belle diversité de la population américaine à celle, plus homogène, de la population russe, flirter avec l’idée d’un dictateur à l’abri des élections fédérales comme l’est Poutine et, en général, tirer parti d’un exercice rhétorique inventé dans les années 1990 pour en faire les prémices d’une guerre civile en Amérique. Ce serait risible et absurde si cela n’annonçait pas aussi, peut-être, la fin de l’Amérique.

            Cela signifie que, alors qu’une Cour suprême d’extrême droite (nommée par Trump de manière significative) se prépare à exercer un contrôle autocratique sur le corps des femmes et à mettre fin à tout semblant d’élections libres et équitables en Amérique, alors que les électeurs du GOP d’extrême droite visent à effacer les Américains non blancs et non hétérosexuels de l’identité nationale de l’Amérique ; alors que les médias d’extrême droite en viennent à sembler indissociables de la propagande achetée et payée de Russia Today (RT) ; c’est que les termes fondamentaux de la guerre en Europe – et les contours de la sinistre présence de Poutine dans le monde – sont désormais les termes et contours essentiels du discours politique américain. Rien de bon ne peut en résulter, même si c’est un signe supplémentaire que nous sommes dans un conflit mondial dont les répercussions se font sentir, comme cela a toujours été le cas avec les guerres mondiales, pratiquement partout.

  13. (10) Tout ce qui se passe actuellement n’est que le début.

    Poutine traite déjà le Belarus comme un État vassal, donnant des ordres à son président et lançant partiellement son invasion illégale de l’Ukraine depuis ce pays. On pense que le Belarus rejoindra bientôt les forces russes dans leur invasion de l’Ukraine. Pourtant, si Poutine s’empare de l’Ukraine et décide ensuite d’annexer le Belarus – en conservant son dirigeant autocratique comme "gouverneur" fantoche – la politique de non-intervention de l’OTAN resterait vraisemblablement valable.

    Ainsi, dans les premiers jours de son invasion de l’Ukraine, Vladimir Poutine a demandé à ses alliés du Kazakhstan de se joindre à lui pour commettre des crimes de guerre en Europe, les implorant d’envoyer leurs forces en Ukraine aux côtés des siennes. Les Kazakhs ont refusé. On peut imaginer qu’il y aura un jour des conséquences pour les Kazakhs aussi, peut-être sous la forme d’une autre annexion partielle. Le Kazakhstan est le neuvième plus grand pays de la planète (à titre de comparaison, l’Ukraine est le quarante-cinquième) et il est suffisamment pauvre et géré de manière assez incompétente pour que Poutine ait tout intérêt à y répandre sa marque de kleptocratie.

    Et inutile de préciser que Poutine a déjà envahi une fois la Géorgie, sans aucune répercussion de la part de l’Occident. En d’autres termes, les leçons que Poutine apprend maintenant deviendront la politique étrangère de la Russie pour les décennies à venir, précisément comme les leçons que Poutine a apprises pendant son séjour au KGB reflètent la politique étrangère russe d’aujourd’hui.

    Certaines de ces leçons viendront de l’Occident, mais pas de Poutine. Les actions de Poutine ont lancé une nouvelle conversation sur l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN, et pourraient conduire à des conversations similaires concernant la Moldavie et l’Arménie. De telles discussions, bien que justifiées par les actions de Poutine, seront également considérées par ce dernier comme une provocation et pourraient aggraver le conflit en Europe. Cela ne signifie nullement qu’il faille les éviter ou les abandonner, mais simplement que les conséquences désastreuses de ces conversations naissantes pourraient ne pas être pleinement appréciées avant des années. On peut en dire autant de la plus grande crise des réfugiés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, du réalignement spectaculaire des alliances mondiales évoqué plus haut et des effets durables d’un marché énergétique qui sombre rapidement dans le chaos. Comme il est impossible d’arrêter Poutine sans sa mort ou un coup d’État, les réponses nécessaires de l’Occident à ses crimes de guerre qui ne cessent de s’aggraver devront devenir de plus en plus draconiennes, alors même que les réponses de Poutine à ces crimes deviennent de plus en plus déséquilibrées.

    Il est difficile de voir comment l’un d’entre nous pourrait descendre de ce train, ou quand cela pourrait arriver.

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    1. Au lieu d’admettre l’une ou l’autre de ces dures vérités, les responsables américains semblent décidés à souligner (à juste titre) l’invraisemblance de certains des pires scénarios – guerre nucléaire, invasion russe de la Scandinavie ou des pays baltes – afin d’éviter toute discussion sur des scénarios tout aussi désastreux mais beaucoup plus probables (à commencer par la reconstitution réussie d’un pourcentage significatif de l’URSS, cette fois sous la direction d’un autocrate mentalement instable plutôt que d’un politburo vénal et âgé).

      Le fait que ni l’OTAN ni les États-Unis n’aient de plan pour faire face à ces scénarios plus probables les maintient hors de la bouche des diplomates, et donc hors des oreilles des Américains. Que faisons-nous lorsqu’il devient évident que ce qui se passe en Ukraine est un génocide ? Que ferons-nous si la Russie tente d’annexer d’autres anciens États soviétiques ? Que faisons-nous si le Kremlin utilise des armes nucléaires – ou, plus probablement, des armes chimiques et biologiques – contre un pays non membre de l’OTAN ? Quelles autres punitions l’Occident peut-il infliger à Poutine une fois que toutes les options basées sur les sanctions auront été épuisées et que les alliés de la Russie, anciens et nouveaux, l’auront aidé à se maintenir à flot malgré un tel niveau historique de punition ?

      L’OTAN ne semble avoir aucun plan pour tout cela. Elle n’arrive même pas à trouver le moyen de fournir de vieux MiG-29 aux Ukrainiens pour qu’ils puissent bombarder un convoi russe de 40 miles de long qui se trouve comme un canard assis à 15 miles de la capitale ukrainienne depuis plus d’une semaine. Le plan de l’OTAN semble se résumer à espérer que, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les sanctions économiques provoquent un changement de régime. Ou peut-être l’OTAN espère-t-elle que, pour la première fois dans l’histoire de la psychiatrie, un sociopathe avéré, formé pour être un agent insensible du KGB, sera frappé d’un soudain accès d’empathie pour les millions d’innocents qui vivent sous sa poigne de fer. S’il s’agissait d’un film hollywoodien, il se pourrait que l’une de ces fins se réalise ; en l’état actuel des choses, il n’existe non seulement aucun plan à moyen ou long terme pour gérer la crise européenne, mais il ne semble pas non plus y avoir de stratégie à court terme au-delà des sanctions.

      1. La stratégie la plus intelligente dont dispose actuellement l’OTAN – armer l’Ukraine jusqu’aux dents, sur terre, dans les airs et en mer, en partant de l’hypothèse vraisemblablement raisonnable que Poutine ne peut ou ne veut rien faire tant que les forces de l’OTAN restent hors du sol ukrainien – est celle-là même où l’Occident semble échouer le plus lamentablement. La Pologne (de toutes les nations) a tenté de prendre l’initiative sur cette question au cours des 72 dernières heures, et a été sèchement frappée par l’équipe Biden et le Pentagone. C’est peut-être le développement géopolitique le plus démoralisant de la guerre en Europe jusqu’à présent.

        Ce que l’Occident espère clairement, ce n’est pas que les Ukrainiens gagnent – ce serait incroyable et, il va sans dire, souhaitable, mais aussi, finalement, considéré comme impossible – mais que la Russie devienne un tel État paria que Poutine soit assassiné par ses propres généraux ou oligarques, soit déposé par une rébellion armée nationale.

        Rien de tout cela n’est susceptible de se produire.

        Au lieu de cela, nous sommes au début de ce qui va réellement se passer – ce qui n’a presque certainement rien à voir avec ce qui serait la plus grande rébellion intérieure en Russie depuis la révolution d’octobre 1917 ou le meurtre de l’homme le plus riche et le plus puissant du monde.

        Il y a, bien sûr, des signes d’espoir épars, bien que l’on ne sache pas où ces minces fils mènent.

        Par exemple, il s’avère qu’un pourcentage surprenant de la force d’invasion de Poutine est constitué de jeunes conscrits mal préparés à la guerre, qui ne savaient pas qu’ils allaient être déployés dans une zone de guerre et qui sont maintenant soutenus par des parents de plus en plus bruyants, indignés que leurs fils aient été envoyés au combat sous de si faux prétextes. Mais un mouvement artisanal composé essentiellement de mères russes peut-il faire tomber un régime autocratique ? Ce n’est pas impensable, mais ce n’est pas non plus un plan de match.

        Un tiers des Russes se disent opposés à l’invasion de l’Ukraine, ce qui est remarquable compte tenu du black-out quasi-total en Russie sur les médias qui rendent compte de la guerre de manière précise et honnête. Le Pentagone estime qu’entre 2 000 et 4 000 soldats russes sont morts au cours des deux premières semaines de combat, ce qui est considérable. Comme indiqué plus haut, plus de 10 000 manifestants contre la guerre ont déjà été arrêtés par le gouvernement de Poutine, et étant donné que tous ces manifestants ont des amis et des proches, ce n’est qu’une question de temps avant qu’une partie importante de la population russe ne se rende compte de la brutalité avec laquelle on lui ment et on la réprime. Poutine avait promis à son peuple que l’Ukraine n’était qu’une "opération militaire spéciale" limitée dans le temps ; si elle devient, au contraire, une crise profonde comme l’incursion désastreuse des Soviétiques en Afghanistan – dont les Russes âgés les plus susceptibles de soutenir Poutine se souviennent très bien – il sera d’autant plus difficile pour Poutine de conserver le contrôle politique de la Russie sans recourir à des mesures draconiennes hyper-provocatrices.

        1. En d’autres termes, il existe un faible espoir que l’incapacité de Poutine à remporter une victoire rapide en Ukraine fasse de lui un paria, non seulement sur le plan international mais aussi sur le plan intérieur.

          En effet, ces derniers jours, on a appris qu’un homme d’affaires russe avait mis une prime d’un million de dollars pour l’arrestation de Poutine. Ce genre de geste sensationnel (bien que largement dénué de sens) pourrait n’être que le début. Si les États-Unis ne peuvent pas soutenir ouvertement, et encore moins participer, à l’assassinat comme moyen de résoudre les conflits internationaux – et c’est une bonne chose, pour une foule de raisons – ils peuvent certainement créer les conditions dans lesquelles quelqu’un en Russie tentera précisément de le faire. Et on ne peut certainement pas ignorer que ce serait, en fait, le moyen le plus facile de mettre fin à la guerre mondiale actuelle.

          Démolir Poutine mettrait probablement fin à la guerre en Europe pour la simple raison que, comme nous l’avons noté, c’est Poutine qui prend toutes les décisions concernant l’invasion de l’Ukraine. En effet, l’une des raisons pour lesquelles les choses se sont si mal passées pour la Russie là-bas – notamment en ce qui concerne la formation et l’approvisionnement des troupes, le ravitaillement en carburant et en véhicules militaires, et l’exécution de la logistique de combat la plus élémentaire – est que Poutine n’a pas laissé ses généraux entrer dans son cercle de confiance alors qu’il décidait s’il fallait envahir l’Ukraine (ou peut-être simplement quand), ce qui les a laissés sans préparation lorsqu’il a finalement pris cette décision. Cet isolement de Poutine, même par rapport à ses principaux lieutenants, comme en témoigne la vidéo désormais virale dans laquelle on le voit rabrouer en public le chef de ses services de renseignement étrangers, est l’un des indicateurs qui pourraient faire croire à la Maison-Blanche que l’emprise de Poutine sur la Russie n’est pas aussi forte qu’il le pense – et peut être considérablement affaiblie par des mois de sanctions.

          D’autre part, il semble que pour chaque allié que Poutine perd en Europe, il en gagne un au Moyen-Orient (Arabie saoudite, Émirats arabes unis) ou en Asie (Inde). Ces nations sont dirigées par des hommes qui ont un penchant pour la répression brutale dans leur propre pays, et qui se méfient beaucoup de l’ingérence occidentale. Des méchants autocratiques comme Xi Jinping, le président indien Narendra Modi, MBS, MBZ, le président philippin Rodrigo Duterte ou même certaines figures d’extrême droite en Israël sont plus susceptibles d’essayer de rester à l’écart – tant que cela ne nuit pas à leur propre économie – plutôt que de s’engager publiquement dans un effort de paix.

          Cela est d’autant plus vrai que le monde entier retient son souffle pour voir si Donald Trump redeviendra président des États-Unis dans 34 mois.

          S’il le fait, les États-Unis rejoindront effectivement le camp de la Russie dans la guerre mondiale en cours, avec des résultats potentiels similaires – géopolitiquement, sinon militairement – à ce qui se serait passé si l’Amérique avait laissé l’Allemagne nazie prendre l’Angleterre et si nos soldats n’avaient jamais pris d’assaut les plages de Normandie. Poutine aurait les coudées franches sur une grande partie du monde.

          1. Conclusion

            Compte tenu de tout ce qui précède, l’administration Biden a vraiment besoin de voir se produire la seule chose qui, selon elle, ne peut pas se produire : les Ukrainiens doivent chasser les Russes par la force. Soit l’équipe Biden devient rapidement convaincue de cette mince perspective – et elle agit en conséquence – soit elle s’engage dans une voie dont l’issue est encore plus sombre que tout ce que nous avons déjà vu.

            Aussi impensable que cela puisse être, si l’Occident aide l’Ukraine à reconstituer son armée de l’air, autorise les ressortissants étrangers à entrer en Ukraine à pied et en voiture pour combattre aux côtés de l’armée ukrainienne et de la Force de défense territoriale de l’Ukraine (qui a reçu tellement de volontaires au cours des deux dernières semaines – plus de 40 000 – qu’elle a dû commencer à refuser du monde), lance des cyberattaques dévastatrices contre l’infrastructure russe ; tolère des démonstrations de force très soigneusement exécutées en réponse à l’agression russe (par exemple, quatre avions de chasse russes ont récemment violé l’espace aérien suédois sans autre résultat qu’une sévère réprimande) ; et fait tout son possible pour attirer le plus grand nombre possible de civils hors d’Ukraine, ce qui prive Poutine des omniprésentes occasions de commettre des crimes de guerre sur lesquelles il semble compter pour forcer l’Occident à capituler devant lui ; il y a une chance, ne serait-ce qu’une chance, que les Ukrainiens puissent chasser les Russes de leur territoire par la force brute. Ou, à défaut, ils pourraient combattre les Russes jusqu’à une impasse suffisante pour que ce qui est aujourd’hui une guerre chaude se transforme en une occupation partielle lente, sans histoire et sans but (imaginez des camps de troupes russes tournant au ralenti dans la campagne ukrainienne, sans se retirer ni avancer).

            Si j’ai l’impression de proposer que l’Occident s’engage à assurer le succès de l’éventualité qu’il considère actuellement comme la plus improbable, c’est le cas. Il y a un réel danger que ce soit le désespoir au sein de l’OTAN quant à la capacité de l’Ukraine à repousser les envahisseurs russes qui rende si difficile l’adoption par l’alliance d’une action significative pour aider ce résultat souhaité, bien qu’improbable.

            Une autre partie du problème, bien sûr, n’est pas une question de mentalité mais de calcul politique cynique.

            1. Aux États-Unis, les poutinistes au sein du parti républicain – et ils sont maintenant plusieurs millions – sont si inflexibles sur la fiction que les États-Unis ne sont pas actuellement en guerre avec leur héros russe (Poutine) qu’il est d’autant plus difficile pour Biden, et donc pour l’OTAN, de prendre le genre de mesures qu’ils pourraient prendre s’ils étaient capables de dire publiquement ce que nous savons tous, de ce côté-ci d’un rassemblement pro-Trump, être vrai : une guerre mondiale se prépare.

              On ne le répétera jamais assez : seuls ceux qui ne comprennent pas la géopolitique s’inquiètent de voir l’Amérique "entraînée" dans une guerre mondiale improbable et perpétuellement hypothétique. Pendant ce temps, les adultes américains acceptent que, quel que soit le nom que vous choisissez de lui donner, l’Amérique est déjà engagée dans un conflit mondial dont elle ne peut se retirer. Cela ne signifie pas que l’Amérique doit engager le combat contre ses ennemis avec des armes militaires conventionnelles – et encore une fois, quiconque pense le contraire est coincé au siècle dernier – mais cela signifie que nous devons ignorer ceux qui souhaitent nous sortir d’un engagement mondial hostile dans lequel nous sommes déjà engagés.

              Je termine par une citation d’un film populaire, non pas parce que je crois que nous vivons dans un sombre fantasme – bien que cela soit parfois le cas – mais parce que le film en question provient d’une franchise qui est l’une des vingt-cinq franchises cinématographiques les plus lucratives de l’histoire du cinéma mondial ; il est adapté d’un livre qui reste l’un des plus lus au monde ; et il met en scène des thèmes développés par un soldat européen qui a combattu pendant la Première Guerre mondiale. Si Le Seigneur des anneaux reste si proche du cœur de tant de gens, c’est précisément parce qu’il parle à un public mondial des horreurs des conflits armés.

              Extrait de La Communauté de l’Anneau (le film) :

              FRODO : J’aimerais que rien de tout cela ne soit arrivé.
              GANDALF : Comme tous ceux qui vivent pour voir de tels moments. Mais ce n’est pas à eux d’en décider. Tout ce que nous devons décider, c’est ce que nous faisons du temps qui nous est donné.

              Je reviens sans cesse à l’échange ci-dessus, non pas parce que ces mots sont ceux de J.R.R. Tolkien – ils ne le sont pas, ou du moins pas tout à fait – mais parce qu’un examen de ce que Tolkien a réellement écrit, et dont la conversation ci-dessus est une adaptation, révèle une vérité fondamentale sur la civilisation humaine.

              Extrait de La Communauté de l’Anneau (le livre) :

              FRODO : J’aimerais que cela ne soit pas arrivé à mon époque.
              GANDALF : Moi aussi. Et tous ceux qui vivent pour voir de telles époques le souhaitent aussi. Mais ce n’est pas à eux d’en décider. Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire avec le temps qui nous est donné.

              1. suite et fin !
                *Dans le livre La Communauté de l’Anneau, le commentaire de Frodon à Gandalf concerne clairement le « temps » au sens large, c’est-à-dire « l’âge de l’humanité » dans lequel on naît. Ainsi, lorsque Gandalf parle de décider « ce qu’il faut faire avec le temps qui nous est donné », il parle à la fois au sens propre et au sens figuré : au sens propre, nous devons décider quotidiennement de la ligne de conduite à adopter ; au sens figuré, nous sommes toujours en compétition pour adapter notre sensibilité et notre éthique à l’âge de l’humanité dans lequel, sans que ce soit notre faute, nous avons été placés.*

                *Ce passage marque, en un sens, la distinction entre tactique et stratégie. La tactique est la logistique – réactive ou proactive – du présent. Mais il faut quelque chose de bien plus grand, comme une stratégie profondément personnalisée (appelez-la un ethos, un credo, une poétique ou une philosophie) pour s’assurer que nous répondons au moment dans lequel nous sommes nés, quelle que soit la façon dont il est constitué.*

                *En octobre 1952, dans ce qui était alors l’Union soviétique, est né un homme qui allait plonger le monde dans un conflit mondial avant d’avoir cinquante ans. Les innombrables conditions de son héritage, de sa naissance, de son éducation, de son développement et de ses choix personnels l’ont mis en position de mettre en scène une deuxième guerre de cent ans entre son pays et une alliance de pays à l’ouest de celui-ci qu’il considérait, dès son plus jeune âge, comme des ennemis mortels.*

                *Nous tous, qui vivons aujourd’hui en Occident, sommes nés dans ce « temps » – le temps de Poutine.*

                *Je ne prétends pas savoir comment chacun d’entre nous devrait passer son temps à cette époque, mais je sais que mentir sur les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons n’est pas une réponse. Pas plus que le refus de reconnaître que l’Amérique est confrontée à des menaces importantes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pas plus que de refuser de reconnaître, d’encourager et de soutenir pleinement et intégralement la bravoure sans pareille du David démocratique (Ukraine) qui combat le philistin Poutine. Nous ne sommes peut-être pas à un moment où une zone d’exclusion aérienne ou un engagement militaire direct avec la Russie est approprié, mais tant que les États-Unis et leurs alliés n’auront pas épuisé toutes les options de notre arsenal de ressources, à l’exception de ces tactiques de fin de vie, nous ne pourrons pas dire que l’un d’entre nous a affronté ce moment avec bravoure.*

                2
                1. Coucou,

                  ‘L’éternité, c’est long…surtout vers la fin. », un peu comme le texte.un raccourci suffisait .

                  C’est dommage, Mr jorion avait fait court sur le sujet.

                  Bonne jrouéen

                  Stéphane

                  3
                2. @ toutvabien,

                  Merci pour la traduction !

                  Noben Nouerjé 😉

                  (Tout l’épilogue du Seigneur des Anneaux est très émouvant, jusqu’au départ des principaux protagonistes ou leur disparition. Les conséquences sont traitées tant du point du vue « humain » que matériel et participent pleinement de la dimension tragique du récit. Malgré la victoire, ils ne vécurent pas heureux entourés de leurs enfants. Il n’y a que des perdants dans cette histoire et la moindre des pertes n’est certainement pas celle de l’innocence…)

                3. @toutvabien

                  « *Nous tous, qui vivons aujourd’hui en Occident, sommes nés dans ce « temps » – le temps de Poutine.* »

                  Ce temps qui commence, cette époque qui débute, pourrait donc s’appeler le poutinocène…

                  1
                4. @Toutvabien
                  Baloo, ci-dessous, prétend que c’était long…
                  Oui et Non !
                  Effectivement juste assez trop long pour qu’à la fin je ne me souvienne plus du nom de l’auteur… ;-(
                  Mais par contre trop content d’avoir pu lire cet article (essai ?) en entier !
                  Il est bien vrai que P.J. nous en avait distillé l’essentiel, par petites touches, en fonction des circonstances.
                  Mais une révision générale qui lie l’ensemble à la ou les politiques américaines possibles (?) dans le contexte actuel m’a…
                  passionné ? enrichi ?
                  Et effrayé bien entendu…
                  Bref : merci pour cet article (et sa traduction !)
                  G.Maddalena

  14. Hier soir sur France5, « Vivre sa vie » (Godard), dans la brasserie où s’entretiennent Anna Karina
    et Brice Parain: https://www.france.tv/films/longs-metrages/3126333-vivre-sa-vie.html
    « Parler est une resurrection par rapport à la vie [à condition d’avoir renoncé à la vie un certain temps,i.e,
    vivre sans parler] » et [il faut travailler] « trouver le mot juste » […] « pour parler sans blesser, sans meurtrir ».
    Et en bon motard, on s’attache aussi à sa moto, car comme parler le mot juste, un long apprentissage est nécessaire pour
    ne pas se planter mortellement.

  15. Le lien affectif entre l’esprit humain et le créé qui explique comment le fermier a mal à sa ferme ou le seigneur mal à son château conditionne de même l’attachement à son pays ou à un système idéologique. Certains ont mal à leur impérialisme américain… Hors Boudha et quelques autres saints dont Jésus et peut-être Marx (mais il était pangermaniste) qui peut prétendre échapper au déterminisme de ces liens affectifs? La meilleure manière de parer au mieux résidera toujours dans l’examen minutieux des faits en croisant les sources. S’écarter de ce que nos médias au monopole capitaliste unifié disent est à ce titre tout à fait à recommander. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut aussi consulter les sites russes, mais du coup que consulter d’autre autre. Il y a les chinois bien sûr, et d’autres non alignés…

    3
    1. Ça partait bien votre commentaire et puis patatras avec votre couplet sur les médias : vous êtes au courant que tout ce qu’il en reste en Russie c’est la propagande du dictateur ?

      3
      1. Oui la presse du capitalisme unifié vaut son pesant de pluralisme. A chaque jour son briefing sur ce qu’il faut savoir, penser et ressentir sur la Russie et tout le reste.

        3
    2. Pardon je voulais préciser que je consulte bien entendu des sites et analyses pro-russes. L’ironie du message était peut-être trop peu perceptible…

    3. Qui peut prétendre échapper au déterminisme de c(s)es liens affectifs ?
      Déjà prendre conscience de la réalité de ces liens est une grande étape. Ensuite, comprendre que ces liens sont une construction est une autre étape. Tout ce qui se construit peut se déconstruire mais la difficulté est de déconstruire sans ajouter de nouvelles constructions. L’analyse est certainement l’un de ces chemins de déconstruction mais d’autres chemins existent du côté de la spiritualité.
      Sans doute, notre plus grande difficulté est-elle notre résistance au changement. Nous sommes accroché à nos certitudes comme des berniques sur leur rocher. L’acquisition du lâcher prise est un travail ou plus exactement une recherche de nouvelles habitudes de vie. Sans parler de Bouddha, Jésus et les autres, de très nombreuses personnes ont entrepris ce chemin mais ils ne passent pas sur les plateaux TV à quelques rares exceptions comme Matthieu Ricard par exemple.
      C’est un choix individuel de prendre ou non ce chemin de vérité avec soi même.
      Quand le bouddhisme considère que Bouddha est en chacun de nous, ce n’est pas une forme d eucharistie. C’est considérer que la potentialité de devenir un être éveillé (bouddha) est en chacun de nous.
      Mais c’est un chemin solitaire sauf à trouver un guru (digne de ce nom) ou encore un analyste (digne de ce nom). On ne peut y emmener femme et enfants. Toutefois, ma bien modeste expérience m’a montré que le cheminement individuel retentit progressivement sur l’entourage. Quand on chemine vers une paix intérieure, il s’opère une diffusion qui nous échappe.
      Je vous souhaite de trouver votre chemin 🙏

  16. Excusez-moi Paul, mais j’ai lu des posts où cloclo insultait de la pire des façons ses contradicteurs. Je pourrais insulter toutvabien?

      1. Merci c’est bien aimable. Je me contenterai de dire à toutvabien que c’est un pousse-au-crime de la pire espèce. Je crois que je laisse ainsi la palme de l’injure à cloclo.

        3
        1. Il vous en remercie.

          Comme Poutine, votre Maître, qui répondait à Joe Biden, « c’est celui qui dit qui est », en se souvenant de la cour d’école, je dois avouer que Mister, vous le petit nouveau, vous me faites penser à ces fameux rapporte-boudins de mon enfance, qui était doublé d’un sens aigu du fayotage. Bon séjour !

          4
  17. Dans le fil du Monde sur l’Ukraine
    « Riabkov a également déclaré que les « garanties de sécurité » demandées par la Russie à l’Occident, dont l’assurance que l’Ukraine ne rejoindrait jamais l’OTAN, n’étaient plus valables. « La situation a changé complètement. La question est désormais d’obtenir la mise en œuvre des objectifs de nos dirigeants », a-t-il affirmé, en référence à la « démilitarisation » de l’Ukraine que réclame le Kremlin. « Si les Américains y sont disposés, nous pourrons bien sûr reprendre le dialogue », a-t-il néanmoins ajouté, précisant que Moscou était prête au sujet des accords Start, de limitation des arsenaux nucléaires. « Tout dépend de Washington », a-t-il dit. »

    Encourageant non ?

    1. « Encourageant non ? »

      tout à fait , on revient au véritable sujet qui est « l’équilibre de la terreur » au niveau planétaire.

      il est à craindre que nos dirigeants ne comprennent pas bien ( ou le comprennent trop bien , mais que cela « contrarie » trop violemment les leurs ) ce que veut dire : « obtenir la mise en œuvre des objectifs de nos dirigeants  »

      la partie se situe bien dans le cadre d’un potentiel conflit mondial en gestation.
      il me semble qu’il y ait matière à négocier , sauf à nous enliser dans des conjectures « hubriesques » concernant le concept de civilisation (Occidentale)

      le « diable » en personne nous tends la main , aurons nous peur de lui ?

      1. La question n’est plus d’avoir peur de lui mais comment le mettre hors d’état de nuire. Ce sur quoi probablement la moitié des gouvernement du monde doivent plancher.

        1
        1. Dommage, comme beaucoup,vous vous focalisez sur l’aspect rationnel..,mais,il y a longtemps que nous n’y sommes plus.
          Il ne s’agit plus d’empêcher de nuire, mais d’amener à transcender la violence en potentiel constructif.
          Pas facile pour des politiques à priori obnubilés de garder leur puissance.
          Il va leur falloir passer la main à plus compétant.
          Sinon, si on ne sort pas de la gestion des rapports de force (la politique) , c’est la guerre.,.

          1. Cette piste c’est la même que celle proposée par Mélenchon, seule différence, c’est écrit en anglais.
            Poutine ne connaît que le rapport de force et vous voudriez qu’il désescalade sous la pression des travailleurs Russes, c’est une vaste plaisanterie.

            Allez dire aux civils ukrainiens qui se font bombarder à Marioupol, Kharkiv, Mikolaïv qu’ils doivent pouvoir compter sur « les travailleurs de tous les pays » pour désascalader Poutine.

            Arnaud a raison, il faut mettre hors d’état de nuire Poutine.

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            1. Bien sûr l’issue se trouve dans la prise de conscience du peuple Russe de ce qui est en train de se passer, mais le processus est incertain et lent, en attendant qu’est-ce qu’on fait, les Ukrainiens doivent baisser les armes et lever le drapeau blanc ? !!

              2
            2. Je fais plutôt référence au mouvement qui est en train de naitre à différents points de la planète , ressemblant aux manifestations populaires contre la Guerre au Vietnam de la fin des années 60 , par ailleurs s’inspirant du pacifisme d’un Jaurès ……
              il bien évident que bombardé à Marioupol , Tripoli , Bagdad , Belgrade , Dresde …… , la réponse immédiate est univoque ( et en échappe à la raison ).
              A Nagasaki et Hiroshima , c’était une autre histoire….

              En ce moment même , des négociations sont en cours entre Ukrainiens et Russe , en format « Vidéos » .
              Chaque partie reconnaissant que son interlocuteur donne des signes de compréhension des exigences de l’autre et annonçant un possible cessez-le-feu dans les jours qui viennent.
              De toute façon , libre à vous de défouler vos « tensions » dans des phantasmes guerriers ( je ne pense pas que vous soyez sur le chemin de Kiev , lourdement armé ) , mais il faudra bien parler avec l’Autre , in fine.
              Autant le faire avant .

              1. @a113 L’objectif humanitaire à court terme c’est d’obtenir un cessez-le-feu en espérant que les bélligérants vont ensuite s’écouter un peu.

                Tout ce qui à court terme rends le conflit couteux et meurtrier est favorable à cette issue.
                Livraison d’armes anti-char, sièges, bombardements pertes militaires et civiles.

                Mais celà veut dire aussi entrevoir une trajectoire de sortie de crise et renoncer à déposer immédiatement Zelinsky, renoncer à destabiliser Poutine et l’empire Russe.

                Au delà des deux pays en conflit direct celà veut dire concevoir une architecture de sécurité en Europe et la consigner dans un accord de fin de guerre froide qui n’a jamais eu lieu.

                1. @Ruiz
                  c’est bien ce que je suis en train de dire (on trouve toutes les infos sur des sites Ukrainiens ou Russes , qui pour une fois sont plutôt convergentes)

                2. @Ruiz
                  désolé j’ai lu un peu vite votre réponse : »L’objectif humanitaire à court terme c’est d’obtenir un cessez-le-feu en espérant que les belligérants vont ensuite s’écouter un peu. »
                  1-ce n’est pas un objectif « humanitaire » , c’est un objectif tout court , pourquoi ce besoin de dégrader le sens d’un signifiant en lui ajoutant un « bémol » qui tends à appauvrir (voire détourner) son sens.
                  2-les belligérants sont déjà en train de « s’écouter » tout en se tapant dessus .
                  c’est l’association actes-mots et l’éventuel paradoxe qu’il évoque aux parties qui fait bouger le dispositif logique (de logos , langage) et permet un décalage du point de vue et ainsi éventuellement de quitter une position interdisant à l’autre d’être reconnu…
                  on est dans un processus dynamique ++++
                  du temps , de la patience , un bon insight …. bref tout un tas de choses qui ne sont pas spontanément à disposition.
                  j’ai déjà évoqué ici des solutions socio-politiques permettant d’anticiper ce genre de situation …. je dis bien anticiper , car une fois le processus engagé , la régression « reptilienne » a du mal à laisser perlaborer le retour à une activité efficace du lobe frontal !!!!

                    1. non , je parle de rapport humain , au delà du rapport de force (au sens où le politique est censé gérer ces rapports par la loi et la violence instituée (police armée))

                  1. @a113 Oui, humanitaire ne doit pas être pris forcément dans un sens péjoratif, simplement ici il semble que à moins d’obtenir tout de suite des conditions acceptables (Abandon, retrait/ capitulation) l’objectif de cessez le feu ne peut être obtenu, souhaité, que par le renoncement des 2 parties à une partie de leurs objectifs géostratégiques.
                    Ce n’est donc pas un objectif supérieur, initial.
                    Il réponds aussi à la pression habilement mise sur les opinions occidentales pour élargir le conflit aux vu des destructions et pertes, malgré la réticence des dirigeants.
                    Ce n’est pas forcément un objectif géotratégique des parties qui ne sont pas en guerre.

                  2. @Ruiz
                    je ne considère pas qu’un objectif humanitaire puisse être péjoratif …
                    je dis qu’il faut bien nommer les choses.
                    regardez la dernière réponse que je fais à PYD sur l’alignement cible-mire un peu plus haut.

                    il me semble que vous raisonnez tous comme si nous restions strictement sur un mode rationnel(objectif-cible et stratégie)
                    il faut bien comprendre que ce qui a pu déterminer le passage à l’acte de la Russie est bien une sortie de ce champ (mais de la part de tout le monde , pas uniquement les Russes ).
                    à tous de reprendre la distance nécessaire à une bonne évaluation de la situation.
                    sur le terrain , il semble que ce soit en meilleure voie qu’il y a quelques jours….
                    cela reste toujours fragile +++

              2. A113
                Je n’ai jamais prétendu qu’il ne fallait pas négocier, relisez tous mes commentaires depuis le début de la guerre. J’ai toujours affirmé qu’il fallait maintenir des canaux de communication.
                Je dis seulement que la condition pour que le pays agressé négocie n’est pas de baisser les armes, c’est à l’agresseur de le faire. C’est quand même le minimum ! Car pendant quel les pourparlers ont lieu (actuellement on en est pas au stade des négociations) les villes sont détruites, des civils meurent. Les couloirs humanitaires servent aux russes d’abord à vider les villes pour mieux ensuite les contrôler et éliminer ce qui reste d’habitants assimilés sans distinction à des partisans. ALors si les Ukrainiens ont le droit de se défendre.

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                1. PYD.
                  j’avais bien compris ;
                  ce que j’essaye d’exprimer , fort maladroitement c’est possible , c’est qu’il ne faut pas perdre de vue la cible (un réarrangement de la tectonique géopolitique internationale) et se focaliser sur la mire (le conflit Ukraino-Russe , qui perdure depuis 2014 et le courant d’air qu’a créé les évènements de Maïdan)
                  il faut ajuster cet alignement en continu , au fur et à mesure que les parties posent leurs pions…

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              3. A113
                Poutine négociera réellement que lorsqu’il aura quelque chose à négocier, c’est à dire quand il aura considéré qu’il atteint son but de guerre.
                De toute évidence il n’a pas encore atteint son but de guerre puisqu’il continue le bombardement intensif des villes et des civils ukrainiens.
                Les Ukrainiens de leur coté ne peuvent négocier que si de leur coté ils obtiennent quelque chose. Il est donc impératif pour eux de se défendre et de retarder au maximum la progression de l’armée de Poutine.
                C’est vraiment le B A BA de la négociation.

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                  1. La cible dont vous parlez est au niveau Chine-USA-Russie, c’est le monde multi-polaire et pour les USA la pilule est dure à avaler. C’est la guerre entre la Chine et les USA pour la suprématie mondiale.

                    En Ukraine les armes parlent. Ce que les ukrainiens ont déjà obtenu ce sont des armes. (N’en déplaise à Cloclo qui dit que je suis obsédé par les armes). Les russes ont obtenu la reconnaissance par l’Ukraine de l’appartenance de la Crimée à la Russie, le renoncement par l’Ukraine à l’entrée dans l’Otan, la « possibilité » de la reconnaissance de l’indépendance des républiques de Louhansk et de Donetz. Les « pourparlers  » continuent. Les Russes prennent des villes en gage, les ukrainiens la possibilité d’installer solidement une guerrilla.

              4. « libre à vous de défouler vos « tensions » dans des phantasmes guerriers »

                Disons que celui qui défoule, avec votre belle compréhension, justification, ses «  »tensions » dans des phantasmes guerriers », c’est Poutine. N’inversons pas les rôles A113. Prêcher la paix et la non violence en niant le réel, c’est rajouter à la souffrance mentale des Ukrainiens. Le seul responsable de ce désastre militaire actuel et de la forme de ce désastre c’est Poutine et l’Armée Russe. Et c’est lui qui continue le massacre. Juste Lui.

                On dirait que la résistance Ukrainienne vous dérange. Négocier avec un clés de bras, ce n’est pas négocier, parler sous les bombes ce n’est pas parler. On ne t’entends pas trop exiger un « cessez le feu immédiat et sans condition » de la part des autorités russes ». C’est trop dur à demander ? De ton salon au moins ? Même pas la peine de se rendre sur place, tu te rends comptes ? Tu étais meilleurs pour dessiner des moyennes et des tendances sur le Covid, là ça donne quoi tes courbes sur l’espoir de sauver l’Ukraine de la main mise Poutinienne ?

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                1. Brrrr…..
                  d’une part , je considère comme abjecte toute utilisation de la violence , donc ne peut que condamner l’intervention de l’armée Russe.
                  D’autre part , je vous demande de relire mes propos , qui me semble aborder le fond du problème et non justifier une quelconque soumission à tout autoritarisme .
                  Je ne vous permets pas ensuite vous emporter dans vos propos désobligeants :
                   » On ne t’entends pas trop exiger un « cessez le feu immédiat et sans condition » de la part des autorités russes ». C’est trop dur à demander ? De ton salon au moins ? Même pas la peine de se rendre sur place, tu te rends comptes ? Tu étais meilleurs pour dessiner des moyennes et des tendances sur le Covid, là ça donne quoi tes courbes sur l’espoir de sauver l’Ukraine de la main mise Poutinienne ? »

                  ++++ et demande à la modération de retirer ces mots. ++++

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                  1. Je réagissais à cela que je trouvais déplacé et désobligeant venant de ta part et concernant PYD :

                    « De toute façon , libre à vous de défouler vos « tensions » dans des phantasmes guerriers ( je ne pense pas que vous soyez sur le chemin de Kiev , lourdement armé ) , mais il faudra bien parler avec l’Autre , in fine.
                    Autant le faire avant . »

                    PYD n’a aucun sens guerrier de mon point de vue, et je manifeste librement ma solidarité de position en l’occurence.

                    Et tu ne réponds pas : Qu’elle avenir pour une Ukraine libre et indépendante, engagée dans une voix démocratique avec ce qui se passe ? On la passe par perte et profit parce qu’un sanguinaire en a décidé ainsi ? Tu en penses quoi ?

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                    1. à CloClo :
                      « Tu en penses quoi ? »
                      ce que j’essaye d’expliquer dans mes précédents posts , c’est que pour pouvoir penser , il faut se donner les moyens de prendre le recul nécessaire , sinon le risque est grand d’en rajouter à la violence en cours .
                      pour m’être réellement trouvé par trois fois ( croyez moi , on s’en souvient , et je conserve un de ces objets métalliques en souvenir ) dans mon métier « le couteau sous la gorge » , je peux vous dire que ce ne sont pas des considérations idéologiques qui m’ont permis de gérer ces situations à mon avantage .
                      je ne me prétends dans la tête de personne , en tout cas des Ukrainiens dont vous parlez , pour juger à leur place , car je sais qu’elle est la leur propre…. donc totalement étanche à ma compréhension.

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                    2. « il faut se donner les moyens de prendre le recul nécessaire , sinon le risque est grand d’en rajouter à la violence en cours . »

                      a113,

                      Quel recul ?

                      Résister à une agression est-ce rajouter à la violence en cours ? Plus loin, aider extérieurement une résistance à une invasion venant elle même de l’extérieur, c’est rajouter de la violence ? Dans ce paradigme, toute résistance est une augmentation de la violence en cours. Si il y a une logique purement quantifiable dans cette position, elle est en revanche moralement et humainement compliquée à tenir comme conduite générale en l’espèce. Car à l’aune de cette vision, aucune résistance et aucun soulèvement contre l’arbitraire et le fait du plus fort ou du Prince, ne peut être argumenté dans l’Histoire. La passivité et la docilité étant dans cette option la voie la moins génératrice de violence sur ajoutée. Toutes les guerres de libération, toutes les résistances à l’oppresseur, sont instantanément niées non ? Tu ne sens pas que ça donne ce sentiment ?

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                    3. Arkao,

                      Mélanger le discours et l’étude sur la radicalisation avec une guerre étatique impériale et des considérations géopolitiques avec des motivations individuelles religieuses et des décrochages identitaires, c’est ce que l’on appelle sauf erreur du « confusionnisme » ou du « mélangisme » et c’est de pas de Confucius ça !

                      Je comprends mieux ton égarement réguliers sur plusieurs événements qui touchent nos sociétés.

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                    4. A113

                      Qu’est-ce que cela veut dire que vous ne pouvez pas juger à la place des ukrainiens car leur place est totalement étanche à votre compréhension ?

                      Vous nous disiez d’abord qu’il faut prendre du recul, mais là ce n’est plus du recul, cela donne le sentiment que vous observez les ukrainiens comme s’il s’agissait d’une tribu inconnue qui se battrait contre une autre tribune inconnue et que vous cherchiez à établir les raisons pour lesquelles l’une s’en est pris à l’autre.

                      IL n’est pourtant pas si difficile de se mettre à leur place, et de comprendre quels peuvent être leurs sentiments avec ce qui leur arrive en ce moment, non ? Tout est archi documenté. La trame des évènements est limpide. Poutine en direct à la télévision a dit au monde entier qu’il considérait que l’Ukraine n’est pas un pays.

                      A la place des Ukrainiens j’aurais exactement la même réaction, d’abord celle de la sidération quand la guerre éclate, puis la colère, et enfin la révolte. Se mettre à la place de, c’est juste éprouver de l’empathie en toute connaissance de cause car nous savons qui fait quoi.

                      Je n’ai pas compris non plus votre expression « courants d’air de Maidan »

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                    5. @PYD
                      1- « vous ne pouvez pas juger à la place des ukrainiens »
                      je dis simplement que confronté à une situation hyperviolente (au sens vital) , je sais avoir réagit de certaines façons et que placé dans une situation que je ne connais pas , je ne sais comment je réagirais .
                      donc , en juger me parait difficile , sauf en appeler à un appareil idéologique dont je ne suis pas certain de pouvoir l’évaluer correctement.
                      ce qu’il me semble vous vous essayer à me contraindre…où se situe le rapport de force , en Ukraine ou sur ce blog ?

                      2-« Je n’ai pas compris non plus votre expression « courants d’air de Maidan » »
                      au sens où une porte s’est ouverte , mais vers quelle avenir ?

                  2. Je continue à ne rien comprendre à ce que vous racontez.

                    Je pense que vous-même, si vous « preniez un peu de recul  » n’y comprendriez rien.

                    Bonne fin de journée.

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                2. @CloClo « Négocier avec un clés de bras, ce n’est pas négocier, parler sous les bombes ce n’est pas parler. »
                  Ben si ! il faut demander à Cédric Chouviat ou Lê Đức Thọ.

                  Quand à exiger comment ? au moyen de quel instrument ? alors à part avoir une bonne opinion de soi …

                  1. Je ne suis pas certain de comprendre ton allusion à Monsieur Chouviat. C’est donc lui qui serait responsable de sa mort par sa réaction ? C’est cela que tu veux dire ?

                    Alors lis bien :

                    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/25/mort-de-cedric-chouviat-le-livreur-a-repete-plusieurs-fois-j-etouffe-au-moment-de-son-arrestation-revelent-de-nouvelles-images_6110958_3224.html

                    Il implorait qu’on le laisse, qu’on le libère de l’emprise violente.

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                    1. @CloClo Responsable par son attitude (négociation purement verbale) avant, là il négociait (ou croyait pouvoir encore) …

                    2. Moi je pense que tu es littéralement déglingué Ruiz. Mais c’est toi avec ce qui te sert de conscience qui écrit ce que tu écris et qui vit avec ça.

                      George Floyd appréciera aussi. Tous ceux qui sont victimes de la violence soit des plus forts, soit des Etats apprécieront aussi.

                      A bien te lire, pendant la second guerre mondiale, ici, en fRance, les résistants qui sabotaient ou attaquaient l’occupant nazi, étaient donc responsables des représailles et de l’exécution des dizaines otages par les nazis.

                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Repr%C3%A9sailles_apr%C3%A8s_la_mort_de_Karl_Hotz#/media/Fichier:Recherche_auteurs_attentat_Hotz_1941.JPG

                      3
                    3. Ce sont toujours les dominants dans l’histoire qui fixent le niveau de la violence.

                      cf la vidéo de F. Lordon

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                    4. @CloClo
                      Résistants responsables, non, mais tenus comme tels par une partie des survivants des massacres, oui.
                      Un jour je vous raconterai dans le détail l’histoire de ce chef de maquis qui s’est suicidé après les faits.

                    5. Oui tu m’en parleras Arkao. Pas de soucis. Je pense que pas une seule fois les conséquence du choix de cette terrible décision n’a pas traversé un responsable résistant.

                      Cela n’enlève en rien qu’ils ne sont pas, ne seront jamais responsables des exécutions faites en représailles, jamais. On ne met pas sur le même plan un envahisseur occupant, comme le sont les russes ici et un résistant comme le sont les ukrainiens. Celui qui trace un signe égal entre ces adversaires est un idiot dont la parole n’a pas plus d’importance que celle d’un pet de vache. Les militaires russes, leur chef et en premier lieu Poutine n’ont rien à faire en Ukraine, rien. Tout ce qui arrive, tous les morts, toutes les souffrances sont leur unique et seul responsabilité, c’est de leur faute. Ils sont responsables des morts des deux côtés. Ce sont eux les responsables, en aucun cas les ukrainiens. Comme à l’époque en aucun cas les résistants et ce quelques soient les conséquences de leurs actions.

                      Non Arkao ?

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  18. Comme chabian j’ai trouvé que vous ressemblez de plus en plus à Albert Einstein. Malheureusement vous n’aurez pas le cœur à tirer la langue…
    Blague à part j’ai beaucoup apprécié votre vidéo et ses messages.

    2
  19. Est-ce que ce qui va suivre est un « rêve », si la perception de l’avoir cauchemardé en ayant été pourtant en état d’éveil, en pleine possession de ma lucidité, et de mes capacités… me ferait préférer l’avoir seulement « imaginé » durant le « songe » obscure du mal qu’il y a en chacun de « nous », en somnolant quoi…?

    « Que croyez vous que se racontent comme histoire, un.e militant.e du fn/rn, face à un.e autre zemmouriste… ?

    – « On est chez nous »…

    – « Non ! Nous on est chez nous »…

    – « Non ! C’est nous qui sommes chez nous ».

    ……

    Quand les « chiens de garde » vont-ils cesser de « nous » (les plus pauvres, précaires, discriminé.e.s en toute impunité… et de façon « systémique », les « NON RECOURS »…) prendre que pour des ridicules et malléables « temps de cerveaux disponibles » – votant comme leurs pieds… ? – qu’à vouer « un « culte féroce » à la mythique « réconciliation » de « notre pouvoir d’achat »… avec le « ras le bol fiscal », « poujadisme », les plus « bas instincts » du moment… ?

    Pourtant, à entendre leurs analyses de « donneurs de leçons de morales », feignant de décrypter ce qu’ils prétendent mieux connaître que « nous » même… ce en quoi « nos » doutes, incertitudes, indécisions… peuvent arrivé à être rassuré que par la « DICTATURE des émotions » ne sondant quotidiennement, qu’une perception hypothétique… court-termiste… des possibilités de résultats, du premier tour aux prochaines élections présidentielles… l’affaire est gagnée d’avance…

    Comme s’il n’y avait pas à tergiverser sur qui des deux « anges » sera « l’élu » « méritant » de tenir seul sur la tête d’épingle… l’incarnation des pleins pouvoirs de la « monarchie républicaine », toutes hypothèses de différents scénarios démocratiques s’effacent sous leurs « plumes »…

    La « dédiabolisation », « normalisation » du fn/rn, à laquelle leurs entreprises de lavage de cerveaux, de démagogie, d’omission loin d’être volontaire… ont plus que contribué, pour ne pas dire participé… leur paraissant tellement réussi, que leur narration du « roman politique national », se déroulant jusqu’à la veille du premier tour… lave le coté obscure des forces occultes de ce parti d’extrême droite, tellement plus blanc que blanc/ « bon ». Ainsi immaculé sous l’épaisseur de leurs traits (une marge d’erreur est conséquente, délégitimer… à partir de combien de taux d’abstention…?)… cette extrême droite les ayant menacé de porter plainte – envers quiconque traiterait ce parti politique ainsi… – en ressort plus « angélique », que ce qui reste de la Gauche ».

    Mais pour combien de temps, encore, la « magie » de leurs « mains invisibles », va opérer en montrant la lune, quand beaucoup préfère regarder le doigt indiquant sa direction… ?

    Bientôt le pouvoir de leur influence sur le mythe de la « dédiabolisation » va s’estomper, et être refoulé, comme lorsque la marée a baissé, et que des odeurs rances, se font autant présentes que pesantes… La lune n’est pas peine tout le temps… et les marées ne s’écoulent pas non plus, tout le temps, comme un long fleuve tranquille.

    Et bien des directions différentes vont prendre les doigts doutant d’eux même, lorsque noir, l’influence du coté obscure de la lune, hantera les esprits des hypothèses chaotiques de second tour… à sonder…

    Pour le moment, le zemmourisme, permet aux flatteurs du « pari » soit disant réussi de la « dédiabolisation » du fn/rn, de vivre au dépend d’une candidature d’extrême droite/droite extrême « relookée », et prétendument innocemment anti-système – le rn/fn comme zemmouristes sont contre les services publics audiovisuels, le droite de savoir de la citoyenneté… pour leurs privatisations…

    Mais pour que la présence « angélique » au second tour des présidentielles, de cette extrême droite… puisse rentrer « héroïquement » dans la mythologie d’un « roman politique national » d’exception, d’un « exploit olympique Historique »… ayant battu « l’ange déchu » du ni-ni, candidatant à sa réélection… encore faut-il que cette extrême droite du fn/rn, se « réconcilie » avec l’ultra-droite, néofasciste… zemmorienne… tant le temps et les voies/voix du « seigneur » leur manque (puisque dieu est mort, la citoyenneté laïque est le seul dieu qui vaille).

    Il va devenir de plus en plus difficile, à l’approche du second tour… aux doigts des « flatteurs », de démontrer à quel point ils ne vivent pas au dépend des menaces, censures (procès en diffamations, etc) envers l’indépendance de la presse, le pluralisme médiatique, le droit de savoir de la citoyenneté, des propriétaires privés assistés sans contrepartie d’un capitalisme néolibéral/ultralibéral et/ou d’État/communiste (endogamie, reproduction de classe, « immorale optimisation », flat taxe, suppression de l’ISF baisses de l’impôt de productions de société…).

    Surtout quand pour « nous », il faudra apprendre à plus de 6 générations de « nos » descendances qu’il n’y a plus d’espoir sauf à être dans « l’acceptabilité » de vivre avec une gestion néolibérale d’une crise sanitaire et son virus, de vivre avec les guerres commerciales, monétaires, de « civilisations » et risques de dérapages nucléaires… de vivre avec la spéculation faite sur les stocks gérés en flux tendus, la raréfactions des ressources, matières premières, et les hausses de leurs prix, « l’inflation »… paris faits sur les masques, gants, blouses, médicaments, « vaccins… » respirateurs, capteurs de co², purificateurs d’air réactifs de tests, denrées alimentaires, hydrocarbures, énergies… de vivre avec l’aggravation du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité… en continuant d’ignorer l’hypothèse d’une « fusion-acquisition » du fn/rn dilué dans le zemmourisme, ou/et de l’inverse, soit que le coté occulte de la lune… envahisse et fasse s’effondrer notre démocratie, vivre ensemble, nos biens communs et intérêt général (« ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail et des services publics, privatisés, segmentés à la tâche, digitalisés, dématérialisés, précarisant et paupérisant l’emploi avec l’austérité, les « réformes structurelles néolibérales » des protections sociales, des droits du code du travail…). »

    1. Quitte à rester dans le mythe « conspirationniste » de « rêver » d’être/paraitre, « l’autre »… pourquoi je ne me répondrais à moi même…?

      « De « l’angélisme » d’un populisme vulgairement « dédiabolisé », « dégrossi »… incarné par la « réconciliation » incontournable que l’extrême droite du fn/rn, devra opérer avec les « tentations » néofascistes zemmoriennes, pour accéder à la victoire du second tour des présidentielles, à un « angélisme » plus mondain, si hautain, qu’il souffrirait paraît-il d’une intelligence tellement supérieure, qu’elle n’y pourrait rien si le « bas peuple », « les petites gens » n’arrivent pas à comprendre… il n’y a plus qu’à trouver qui occupe la place à « diaboliser ».

      « L’angélisme » mondain, macronien, ne peut « souffrir », paraît -il – à ne pas confondre avec « circonstances », « crises »… obligent » ? – de paraître vouloir s’exonérer du débat démocratique qu’oblige toutes les candidatures qui se respectent, à devoir respecter aussi le droit de savoir de la citoyenneté… d’avoir à se confronter au « réel », comme à la « réalité » de ce qui les sépare, soit du pluralisme des idées, des « promesses électorales » respectives, et des manières de les transformer en actes programmatiques.

      Cette « souffrance » qui est présumée coupable d’être infligée à la candidature du « roi te touche dieu te guérit », doit paraître transcender les blessures, d’une adversité politique, suspectée d’assaillir illégitimement, sans vergogne, avec les « coups les plus bas », le postulat tantôt d’un « Jupiter » n’ayant jamais de compte à rendre (bilan)… tantôt critiquant le manque de précocité de la dite déclaration de candidature du président, trop occupé aux « affaires courantes ».

      Si ainsi « l’angélisme » macronien peut paraître se battre avec « héroïsme » contre des « démons » – n’ayant pas le « monopole du cœur » – sa préférence nationaliste (mais en temps que président du Conseil de l’UE convainquant les dirigeants d’extrême droite d’autres nations… le nationalisme prend une dimension européiste quand l’achèvement de la construction européenne, se concentre sur le tout sécuritaire militarisé, en délaissant le champ social, et politique) à avouer avec plaisir, qu’il mènera avec « envie », la bataille finale contre « l’angélisme » de l’extrême droite, participe à « diaboliser » (dans « l’opinion publique » – cette pute qui prend par la main poisseuse des doutes, indécisions, incertitudes. le juge, grâce à la « DICTATURE des émotions » des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » au « pouvoir d’achat », le juge donc du « ras le bol fiscal », du « poujadisme », des bas instincts ») le pluralisme des « représentativités » démocratiques…

      Plus que de « diaboliser » le pluralisme de la diversité des oppositions démocratiques, en dédaignant participer à des débats publics ou toutes les « représentativités » se confrontent (comme lors des élections de 2017 et des excellentes saillies du candidat Poutou – dont on sera privé lors du prochain débat public ou seulement 8 sur douze candidatures se confronteront)) en dédaignant donc de reconnaître un quelconque respect au droit de savoir de la citoyenneté… le jeu auquel se livrent ces « angélismes », « complices du pire »… s’incarne comme les deux faces d’une même pièce, pariant chacune leur chance de dénaturer les plus nobles valeurs d’un système démocratique basé sur la « représentativité » (Parlement, Sénat, etc), les corps intermédiaires, institutions publiques… et l’expression du suffrage universel. Pile : elles gagnent. Face on perd.

      Cet « angélisme » macronien tentant « d’illuminer » la « réalité » géopolitique conflictuelle dans laquelle il se « représente » et est « représenté » comme « surplombant » de sa stature de président du Conseil de l’UE, sa propre place de candidat/président de la France, et les « représentativités » s’opposant à lui… tentent d’éblouir en incarnant, « en même temps », Et le « bon sens/bien » ET sa « réconciliation/collaboration »avec le « mal » – sans lumière, y a t-il de l’ombre, un coté obscure, l’absolu du noir…? – ne peut convaincre que son brillant n’est pas patiné… que s’il promet, non pas de débattre avec toutes les différentes critiques, angles d’approches variés des « représentativités » lui étant légitimement opposées… d’un programme chiffré, ordonnancé… daté… mais de débattre avec des citoyennetés triées sur le volet – politique du « tri sélectif » façon Darwinisme social et « sociétal » ? – (voir l’affaire des fiches… et questions choisies… du débat du candidat/président à Poissy), une fois qu’il sera à nouveau « intronisé »…

      Sont de fait « diabolisées » toutes suspicions, vite qualifiées de « théories complotistes », classifiées même comme « maléfiques »… porteuses d’un « procès d’intentions » mauvaises, de vouloir faire payer le « Quoi qu’il en coûte » (comparable au « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres, le restent et se déresponsabilisent »?), par plus d’austérité, de « réformes structurelles néolibérales », des droits du code du travail, des protections sociales, du statu de fonctionnaires…. par plus de privatisations/digitalisations/ubérisations des services publics, par plus d’inégalités territoriales, scolaires, de « destin » (NON RECOURS), par plus de précarités…

      Se « légitimant » du simple fait d’un « partage » de « primes carburant », de « primes inflation », etc. … circonstancielles… entre les plus « démuni.e.s » et les « autres »… se « légitimant » donc les hausses croissantes des « dépenses contraintes » – de besoins de subsistances essentielles (denrées alimentaires, d’hygiène, etc) insatisfaits, de l’intérêt général énergétique, de dépenses sanitaires, de biens de premières nécessités hors de prix (loyers, etc) – les distributions indécentes de dividendes, de salaires variables, de stock-options, de retraites chapeaux, des propriétaires privés les plus assistés sans contreparties (« immorale optimisation… » flat taxe, suppression partielle de l’ISF baisses des impôts sur société et de production, etc) continuent de parier de façon dérégulée, déréglementée, sur les stocks gérés en flux tendus, risques de pénuries, problèmes d’approvisionnement, de stockages… et sur les prix… des dits biens communs.

      Le « retour des jours heureux » et insouciants d’un certain consumérisme, épuisant plus de trois planètes par an pour le modèle social et de croissance Français, n’a pas à avoir d’inconscience, à en croire ce scénario. L’inconscience est suspectée de résider dans une niche – à ne pas confondre avec niche fiscale ? -, dans laquelle mythologiquement, le diable s’est toujours caché… S’il suffisait de « diaboliser » l’adversité « mineure » politique, soit idéologique (est-ce que je peux faire d’un des ennemis « mineurs », un « ami », pour combattre, mon « ennemi » « majeur » ?)… les mépris exprimés par « l’angélisme » macronien et celui de l’extrême droite/droite extrême, pour les incarnations, pour les « icônes » des « représentativités » des gauches, et pour les « alternances », le « système », certaines institutions… services publics, corps intermédiaires… pourraient-ils suffire dans le « monde réel », « d’après »… et dans le « monde d’avant » duquel la transition dépend… à convaincre les doutes, indécisions, incertitudes des « opinions publiques », que l’abstentionnisme est « l’autre »…

      La version de « l’autre » à laquelle fait référence la construction de cette réflexion (cauchemardesque) vous invite à vous intéressez au dernier et dixième épisode (quel regret qu’il n’y en ai pas été confectionné plus) de la série SF intitulée « Philip K. Dick’s Electric Dreams ». »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick%27s_Electric_Dreams

  20. Il y a un mois, devant la menace russe, j’imaginais un encerclement spécifique de Kharkiv,
    dans le style d’un voyou qui intimide sa victime en le prenant au collet et en commençant à le frapper,
    mais encore « à titre d’avertissement », pour qu’un certain avantage soit concédé aux russes
    (démilitarisation d’une bande de 300 km de large par exemple).
    Cela n’ouvrait pas sur les immenses inconnues du conflit actuel :
    1) L’Ukraine va devenir une « cause » quel qu’en soit le niveau de destruction, et une cause amère,
    puisqu’il n’ y a aucune barrière ethnique entre russes et ukrainiens.
    Les parallèles même avec l’Irlande sur le plan « ethnique » ne tiennent pas (encore moins vs la Palestine bien sûr à ce niveau).

    2) La circulation de l’énergie (gaz, hydrocarbures) va être très tendue pour 5 ans au moins (le temps que les principaux gazoducs
    soient déjà un peu reroutés/reroutables, notamment vers la Chine pour les russes, ou pour nous en provenance d’Algérie par exemple)

    3) De façon analogue aux Balkans avec la mauvaise convalescence des années 1990,
    il faudra au bas mot 30 ans à la zone ukraino-galicienne pour se remettre d’un marasme économique obligatoire,
    avec investissement possible seulement dans les industries les pires pour les années à venir (liées aux activités militaires).
    Dans ce marasme, les céréales manquantes vont de surcroit déstabiliser un ou deux pays du Moyen-Orient.

    Le seul espoir à ce jour est que le peuple ukrainien en exil soit un ferment pour nos pensées de la dignité, de l’émancipation, du respect aux autres.
    Il amène déjà à faire voir un « deux poids deux mesures » sur le traitement des réfugiés, dont la quasi-illégalité ne gênait pas grand monde tant qu’il s’agissait d’afghan et autre érythréens.

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    1. @timiota 1) l’absence de barrière ethnique et linguistique entre russie et Ukraine est justement la cause de l’intervention de Poutine qui ne peut suporter un exemple dérageant alternatif à ses portes (il aurait fallu jouer plus subtilement, comme la Chine avec l’Occident depuis Deng).
      2) C’est bon pour la planète (surtout la Chine-Amérique) !
      3) L’U.E. va t elle suspendre les jachères, au bénéfice de la France notamment.

      L’émigration ukrainienne de transitoire va devenir permanente, et va raréfier l’offre de chauffeurs routiers à bas coût, et remplir toutes les offres non pourvues dans le secteur des soins fortement féminisé, voire rendre l’immigration sub méditerranéenne peu attractive par la saturation des offres d’emplois dédaignées des locaux, voire occupées par des natifs issus de famille d’immigration récente, chauffeur UBer (cf taxis après 18), deliveroo, sécurité.

      1. Si vous pensez que Poutine ne peut supporter un exemple dérangeant alternatif à ses portes, vous pensez qu’il ira jusqu’à sa destruction.

        Je pense que même si il le veut il ne peut pas.

        Je pense qu’il avait un exemple dérangeant alternatif à ses portes et qu’il a constaté que malgré ses efforts il n’y avait pas de retour en arrière possible. Il avait perdu l’Ukraine pour une génération au moins. Je pensais naïvement qu’une garantie de sécurité lui suffirait et qu’il pouvait attendre qu’elle lui soit accordée. Je pense qu’il a préféré prendre sa part, perdre l’Ukraine pour plusieurs générations mais se poser en rival assumé d’un exemple dérangeant alternatif à ses portes. Ses portes.

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    2. une bonne nouvelle ?
      le conseiller du chef du bureau du président Zelensky , Mikhail Podolyak (Strana.today , 13h.15):

      « La Russie perçoit désormais plus adéquatement le monde qui nous entoure et est plus sensible à la position de l’Ukraine, qui a fait ses preuves sur les champs de bataille. Nos positions sont sur la table. Elles sont très dures, elles portent essentiellement sur le retrait des troupes, un cessez-le-feu, et ainsi de suite. quelles positions. La Russie comprend déjà cela. La Russie commence à parler de manière constructive. Je pense que nous parviendrons littéralement à des résultats concrets dans quelques jours »,
      (traduction google)

      1. confirmation de la partie adverse :
        « Si nous comparons la position des deux délégations entre le début des négociations et maintenant, alors nous constatons des progrès significatifs », a déclaré Léonid Sloutski, un député faisant partie de la délégation russe ayant récemment rencontré des négociateurs ukrainiens au Bélarus. « Mon attente personnelle est que ces progrès aboutissent très prochainement à une position commune entre les deux délégations et à des documents à signer. »

  21. On en parle plus (mais on en reparlera)

    Aux tenants ou convaincus de la stratégie zero-covid (qui avait un sens au début, mais plus depuis le vaccin):

    Au delà de son intenabilité biologique à moyen et long terme, elle est en train de s’ EFFONDRER en Chine.

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    1. @alex cinq C’est bien la démonstration que la non généralisation et l’incapacité des pays euro-américains à appliquer une statégie Zéro-covid a permis à l’épidémie de soumettre toute l’humanité. La génération de variant comme Omicron étant la deuxième lame du rasoir, plus acceptable et plus contagieux, il désarme les mesures dans les pays déjà conquis, achève la contamination ou la vaccination et peut submerger les zones qui ont maintenu seuls une stratégie Zéro-covid, qui est la seule (avec peut-être un contrôle à un niveau bas de circulation) pour pouvoir protéger les immuno-déprimés de tous ages.
      Celà devrait à terme diminuer les dépenses de santé.

    2. Et cela va être un séisme dans ce pays, dont les capacités médicales sont très loin des standards US ou de l’UE. Et dont la population a risque est au moins équivalente à celle des pays de l’Ouest. L’arbitrage santé/économie, effondrement, est cornélien. Et dans le contexte actuel cela sur ajoute aux tensions.

      Quand on dit que les budgets militaires, les tensions nationalistes, les idéologies conservatrices et impériales n’ont aucun sens, on passe pour de gentils utopistes alors que c’est la simple analyse rationnelle de l’état du Monde et des corrections à apporter.

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  22. Cher monsieur,
    Je reviens à votre rêve, intéressant dialogue avec votre inconscient.
    Edmund Leach, c’est votre esprit iconoclaste: il se retire quand vous vous mettez à parler; cela vous frustre profondément, malgré vos explications en coulisse et sa politesse.
    La dame en rouge, elle ne parle pas (vous dites que vous ne vous en souvenez pas, mais elle ne parle pas, tout bonnement) et vous dites que c’est un esprit ayant une vision du monde sophistiquée et cérébrale. Hypothèse: ce n’est pas la figuration d’une de vos analysantes, ou alors pas au sens propre (langage du rêve / déplacement). Quand vous parlez (et qu’elle se sait), c’est que ce que vous dites correspond à une vision du monde cérébrale et sophistiquée.
    Bref, votre rêve met en scène deux instances de votre psychisme en désaccord: votre esprit iconoclaste et votre vision sophistiquée et cérébrale du monde. C’est cette seconde instance qui l’emporte et cela vous frustre beaucoup, car au plus profond de vous, vous préférez l’esprit iconoclaste.
    Je préfère ne pas insister sur la symbolique du rouge de la dame!
    Cordialement,

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    1. Asclépios 13 mars 2022 à 11 h 09 min
      @Asclépios
      Vous m’aviez interpellé sur le mystère, en sachant que Citizen Kane etc.
      Un rêve est-il un mystère ? Oui mais de polichinelle depuis la Traumdeutung !
      Freud ne lâche pas là dessus, le rêve est accomplissement de désir.
      Exemplaire : le rêve d’Aristote cité en fin d’article par Peillon où Lacan parle du sien.
      https://ecole-lacanienne.net/bibliolacan/pas-tout-lacan/ 1978-06-01 LE REVE D’ARISTOTE.
      Bref, banalité du type qui rêve que son réveil le réveille, qu’il prend sa douche, ses petites affaires et part bosser ce qui lui permet de pioncer peinard.
      Ça posé, Jorion adresse des rêves à l’aveugle à ses lecteurs ou voyeurs-auditeurs en face à face, et répète qu’il ne prépare pas ce qu’il va dire. Rappelez-vous que le mot d’ordre de la psychanalyse est « l’association libre », autrement dit : « dites ce qui vous passe par la tête hic et nunc » Diktat de dictateur, on rigole pas. Bien sûr Jorion comme tout pratiquant de l’expérience, ne peut s’empêcher de préparer un peu son affaire…
      Edmund Leach a été un mentor pour Jorion, une figure paternelle dont les prénoms voisinent. Edmond Jorion. Les mentors sont toujours à la recherche de cervelles fraîches, pour transmettre leur capital. Mentor et épigone possèdent un objet commun : l’ordinateur et le mentor mettent la jeunesse au travail…ça aura des conséquences…
      Alors quoi ? Leach l’iconoclaste excentrique expose puis fiche le camp quand son élève veut lui répondre, le contester ? Jorion n’a même pas à contester, à répondre : le maître lui dit qu’il a toujours raison et n’a rien à redire donc : pas de débat avec le maître ! La maître fuit la disputatio ! Dans le genre désir insatisfait, dur dur pour l’élève.
      La femme rouge, « la représentation sophistiquée cérébrale de la nature humaine » Paule/Ulrike Meinhof drapée dans son drapeau rouge, la Rote Armee Fraktion ? Du rêve !
      Jorion avait rapporté une scène où après qu’il ait exposé, quelqu’un s’approchait de lui pour croyait t-il le féliciter, ben non il venait saluer Edmond Jorion ! Dur, dur, la demande de reconnaissance, la demande d’amour. De quoi en rêver.
      Pauvre Laïos dont on a fait le laïus. « Nul ne peut être tué in absentia ou in effigie » disait Freud pour justifier qu’un corps d’analyste se prête à ça : au transfert comme mise en acte de la réalité de l’inconscient, résume l’aphorisme de Lacan.

      Post Scriptum :
      Avant février 2018, tous les commentaires ont disparus. À partir de février 2018 apparaissent les pouces levés qui évaluent pour un public quelconque la pertinence des commentaires réduits à des likes.
      Sachant que Google propose 1250 résultats pour Rosebud1871, Environ 233 000 pour Paul Jorion, 2 750 000 résultats pour Edmond Leach, j’avoue qu’avec 4 230 000 000 pour mon prénom et mon nom, dans ce chaos statistique, je l’emporte par KO. Signé Jean Martin

        1. Roboter Und Rot ?
          Femme rouge, femme robot ?
          Car Paul Jorion dit que « c’est une personne qui se caractérise par le fait qu’elle pourrait être là. Pourquoi ? Parce qu’elle a une représentation du monde extrêmement sophistiquée, à la fois cérébrale, mais intégrant véritablement la nature humaine… »
          Et il ajoute, à la fin : « J’ai cette idée que, si ce que je fais n’était seulement utile par rapport à des robots qui vont nous succéder parce que nous ne serons plus là — mais nous serons toujours là — eh bien, ces robots pourront comprendre quelque chose de plus sur le rapport entre les représentations de type mathématique qui sont entièrement formelles et la physique qui est la description du monde autour de nous. »
          https://brocku.ca/miwsfpa/dramatic-arts/wp-content/uploads/sites/40/RUR_poster_FINAL_600px_no_bleed.jpg

        2. hihihi!
          Une bien belle anima que voilà!
          Et silencieuse, en plus!…
          Sinon, il y a l’hypothèse de la pomme empoisonnée de Blanche Neige.
          Symbolique, quand tu nous tiens!

      1. Merci!
        On peut donc avancer:
        Edmund Leach, passant en coulisse, consacre indirectement les « fiançailles mystiques » de monsieur Jorion et de la dame en rouge, en les laissant seuls sur l’estrade de la conférence.
        On avance, on avance…

  23. bien d’accord avec vous Paul concernant les complotistes, et je crois bien que pour la plupart, même la psychanalyse ne pourrait rien y faire, c’est aussi une « religion féroce » qui s’auto-alimente de sa propre propagande et du délire des hommes.

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  24. La pire des nouvelles , tactiquement si on regarde une carte… :

    En parallèle à (p.ex.) : https://www.europe1.fr/international/ukraine-moscou-dit-avoir-tue-des-mercenaires-etrangers-lors-de-frappes-4099176
    la version contrôlée par la Russie: (plus claire dans sa signification..!)
     » Ce 13 mars, l’armée russe a annoncé avoir tué des «mercenaires étrangers» lors d’une frappe dans «la localité de Staritchi et le polygone militaire de Yavoriv» dans l’ouest de l’Ukraine, près de la frontière polonaise.
    «En conséquence de cette frappe, jusqu’à 180 mercenaires étrangers et une importante quantité d’armes étrangères ont été éliminés », a affirmé lors d’un briefing le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.
    «Sur les sites mentionnés, le régime de Kiev a déployé un point d’entraînement des mercenaires étrangers avant de [les] envoyer dans des zones de combat pour lutter contre les militaires russes, ainsi qu’une base de dépôt d’armes et de matériel militaire provenant de pays étrangers», a-t-il poursuivi.
    « 

  25. @Garorock Depuis un accord de 2005 l’existence d’un financement Etats-Unien de laboratoires biologiques en Ukraine paraissent établis, et correspondent sans doute dans un premier temps à la volonté de garder sur place des spécialistes pointus formés à l’ère soviétique.
    Leur utilisation plus récente à des recherches plus dans l’air du temps comme le gain de fonction dans un esprit analogue aux études financées à Wuhan, ne parait nullement invraisemblable, sachant l’avantage de bénéficier de spécialistes compétents à moindre coût et d’éviter des contraintes juridiques et administratives aux USA.
    La récente campagne de presse qui évoque ces labos, évoque des éléments nouveaux découverts à l’occasion de l’invasion russe, annonce mais n’en donne encore aucune preuve.

    Il ne s’agit que de labo biologique, pas chimique, pourtant dès que l’info est reprise dans certain médias l’amalgame est fait, insistant sur le développement d’armes (peu probable à ce stade préliminaire) et associant cette info à l’usage potentiel de telles armes non par l’Ukraine ou les Etats-Unis mais par la Russie dès la découverte du contenu réel des études dans la poursuite de l’invasion, celà ressemble grandement à une technique de contre-propagande par une désinformation judicieusement construite.

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  26. Et si le cauchemar se prolongeait, par un « rêve » vous immergeant dans plein de « bonnes intentions/tentations »…?

    « La « promesse macronienne » de résoudre les situations d’injustices, d’inégalités, que sont les non redistributions et partages des dépenses sociales, comme le RSA (et autres NON RECOURS à d’autres prestations sociales, familiales…) avec des ayants droits, est-elle crédible dans la « simplification » de sa solution : l’automatisation de cette distribution, pour mettre fin au NON RECOURS… ?

    Cela faisant plus de dix ans déjà – depuis 2008 et la « réforme structurelle » du RMI devenu les RSA – que biens des associations, s’étant cassées la voix résonnant encore comme un écho perdu dans les alcôves des chambres institutionnelles, des ministères… etc. se cassent encore les dents pour ainsi dire, et la tête à déconstruire les discours médiatico-politiciens haineux et connotés de pleins de préjugés infondés, faux, indignes…

    De « l’assistanat est un cancer de la société » étant apparu à la suite de la mise en place des RSA, au discours de « goche » suspectant que les « chômeurs-euses sont des fraudeurs-euses »… jusqu’à celui du soit disant « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, faisant que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »… qu’a tenu la macronie et « Jupiter », durant tout le mandat… les inégalités de « destin », comme les nomma le « roi te touche dieu te guérit »… n’ont cessé de se creuser, de s’additionner aux inégalités scolaires, et territoriales.

    Le travail de DISSUASION massive, et de stigmatisation, culpabilisation, à peine dissimulée, des citations politicardes écrites plus haut, a eu pour effet – comme « frappe/dommage collatérale » ou « chirurgicale » dans une guerre militarisée…? – qu’une part croissante de la population étant tombée dans l’ornière institutionnalisée par les politiques d’austérité, les « réformes structurelles néolibérales », des droits du code du travail, des protections sociales (est-ce qu’il faut avoir une « préférence nationale » pour le symbole « ornière »… quand le symbole de « piège » permet au mieux de nous/vous projeter qu’on/vous… est/n’êtes pas seuls…. à être aligné.e.s au moins disant social, moral, fiscal, environnemental, dans toutes les « représentativités » du monde…?) de la précarisation, et de la paupérisation des embauches dans des emplois à plus de 80 % en CDD très courtes, temps partiel contraint… s’en jamais avoir pu/su se relever… celles et ceux toujours plus nombreux-euses n’ont pas revendiqué jusque là, le non respect en tant que citoyenneté de leur droit de savoir…. ni même, de revendiquer auprès des « représentativités » en présence, leur droit d’exister, d’être « représentatifs-ves »… de faire valoir l’indifférence des non respects de leurs droits… non respects vécus eux… comparativement à « l’illusion » dominante dans les médias mainstream, de « ressentis » du « ras le bol fiscal », « de l’insécurité »…

    L’hémorragie, dans la capitulation de la et des politiques à défendre les valeurs fondamentales, de solidarité, de fraternité, d’égalité des droits… donnant le populisme actuel… et dans le désespoir d’une part croissante de la population subissant qui plus est, et la désertification des services publics, de bassins d’emplois, en zone rurale et périurbaine, et des « discriminations systémiques » à l’embauche, dans l’accès au logement, dans des brutalités commises, lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites », par une partie du personnel du « monopole de la légitime violence de l’État, personnel votant à plus de 50 % pour l’extrême droite, cette hémorragie est-elle… que, depuis plus de dix ans, tous les ans, entre 3 et 5 milliards d’euros, « d’économies » sont faits sur les « dépenses sociales » non redistribuées, et sur le dos de la misère de familles pour qui plus de 6 générations de leurs descendances, ne suffiront d’espérer trouver une place dans la file d’attente de « l’escalier social », effondré…

    Le « volte face » soudain de la macronie laisse à penser au premier abord que plus que le fait que ce n’est pas trop tôt, d’enfin s’en inquiéter… surtout… pourquoi ne l’a t-elle pas fait avant… La pensée macronienne est-elle si complexe, qu’elle ne comprend pas en quoi, elle devrait avoir à s’excuser ou se justifier, de ne pas être comprise par la « petites gens »… ? Ou y aurait-il autre chose, que la peur que l’abstention suspectée de battre des records lors des prochaines élections présidentielles, et législatives… et donc y aurait-il des « tentations » électoralistes dont les diableries sauraient se nicher ailleurs que ce qu’il apparaît être de « bonnes intentions »… ?

    Vu que ce sont les collectivités qui ont parmi leurs prérogatives prioritaires, la gestion des minimas sociaux, prestations sociales, dotations aux ehpads… tous les ans c’est la foire d’empoigne entre l’État, les partis politiques locaux et nationaux… et elles… pour que les mécanismes de compensation de leurs confiscations/suppressions de recettes fiscales – baisses des impôts de société, de production, suppression des taxes d’habitations… leur permettent d’équilibrer leurs comptes publics, et dettes qu’elles n’ont pas droit d’avoir, par rapport à l’État… et « d’éponger » les dégâts, de la croissance de la misère, des inégalités, NON RECOURS, et des emplois précaires, « ubérisés », voir des délocalisations/relocalisations remplaçant le travail d’humains, déjà segmenté à la tâche… par des robots, automates, défiscalisés désocialisés.

    Certaines collectivités d’extrême droite/droite extrême n’ont pas hésité, à cet effet de manifester leurs oppositions face à la « goche », macronie, à faire du chantage en menaçant de couper les vivres, la distribution du RSA, quand d’autres – voir les mêmes – du même bord militent pour la suppression des prestations familiales, sociales, et des cantines, garderies gratuites, aux et pour les «enfants soit disant « difficiles » des familles déjà précaires (mères isolées le plus souvent), ou « mauvaises payeuses ».

    L’argument sécuritaire, et/ou d’insécurité du voisinage de ses familles « suspectées »… est toujours l’axe majeur, rassemblant nombre de points communs des propositions idéologiques macroniennes, de droite extrême et d’extrême droite. « Ce tout sécuritaire », fut le même angle d’approche psychologique, employé par la « goche » et macronie, ayant promis au travers du prélèvement à la source de l’IR, la stabilité, et pas de hausses d’impôts… aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » capable de « réconcilier » leurs doutes, incertitudes sur la perceptive de gagner/perdre plus de « pouvoir d’achat » (les dépense s sociales coûtant soit disant trop chères, étant présumées coupables d’être trop généreuses…) avec le « ras le bol fiscal », « poujadisme ».

    Les mêmes « temps de cerveaux disponibles » extrêmement « droitisés » ont-ils à ce point « assimilé » les changements majeurs que cette réforme de l’IR entraîna, comme étant de « bon sens » donc… mais surtout leurs craintes de perdre la « liberté » de leur vie privée, intime… quand l’automatisation de ce prélèvement permis de scruter plus précisément des détails entre salaires fixes et variables, etc. ? Un effet secondaire, ne fut pas des moindres, quand les services publics des prélèvements fiscaux perdirent en personnel et prérogatives, ce que les « automates » ce que « l’ordinisation » défiscalisée et désocialisée de leurs tâches, savoir faire, firent gagner en « économies » et « paires de couilles » à faire chanter, aux politiques clientélistes carriéristes… ?

    Faut dire que certains propriétaires privés d’entreprises, d’actions, les plus assistés sans contrepartie (sans contrôles aucuns des comptes bancaires, déclarés et autres au nom de « personnes morales », de l’usage « à bon escient » de l’argent public), sont plus de couillus à abuser de la suppression partielle de l’ISF de l »immorale optimisation, de la flat taxe, des baisses des cotisations sociales patronales… sans que les conflits d’intérêts des politiciens, les délits d’initiés de dirigeants du public/privé, la corruption, les corrompus, et/ou les corrupteurs, les gênent à faire socialiser leurs dettes privées pourries, pertes casinos – comme le fait de spéculer sur les stocks gérés en flux tendus, les problomes d’approvisionnement, risques de pénuries, stockages, et les prix, hausses de dépenses contraintes des plus pauvres, précaires, discriminé.e.s, stocks et prix de biens de premières nécessités sanitaires, de besoins essentiels de subsistance (denrées alimentaires, énergies, loyers, etc) des matières premières – quand leurs profits sont toujours privatisés.

    L’automatisation de la redistribution des minimas sociaux, est une idée programmatique qu’on retrouve dans des propositions de thing-tank néolibéraux… Sous prétexte de « mieux lutter contre les « fraudes sociales » elle suppose de centraliser/fusionner la distribution de toutes les prestations sociales… pour éviter les « doublons », pertes d’info entre services publics, jusqu’à avoir accès direct aux comptes bancaires des plus démuni.e.s… C’est donc bien autre chose que d’avoir eu peur de perdre la « liberté » de sa vie privée, avec le prélèvement à la source d’IR, qui lui scrute plus le lien employeur/employé.e.s, quand l’automatisation de la distribution des minimas sociaux… suspecte que les prestations… des plus pauvres, en situations de NON RECOURS, servent à payer un écran plat, de l’alcool, de la drogue.… ou à dissimuler une activité faite au « noire »…

    Au delà de cette seule approche morale, qui a oubli le désamour, la défiance… patente… de la prétendue « supériorité » macronie, envers les collectivités, dont la partie droite extrême de son « en même temps » ne cesse de leurs reprocher de ne pas suffisamment « dégraisser » leurs services… ? Qu’elle meilleur « aubaine » trouver, en ces temps troubles de crises diverses, d’urgences… que de prétendre résoudre le problème des NON RECOURS, en renvoyant la « responsabilité » de politique publique nationale/européenne/capitaliste, au présumé travail mal fait, ni fait ni à faire, de leurs personnels (des CAF, etc)… ? Qui plus est s’il peut être remplacé par des « automates » défiscalisés et désocialisés, combien « d’économies » espérer en plus, pour la « philosophie » du « QUOI qu’il coûte » … ?

    Sauf que parmi les problèmes des situations de NON RECOURS, un fait majeur consiste à prendre en compte que comme pour le « halo du chômage », il y a les cas reconnaissables, inscrits en catégorie A, B, C, D… et de plus en plus de situations non inscrites… non prévues…

    « L’apolitisme » macronien n’a « d’évidence »… que de faire passer pour un « point de détail » son emprunte dans le changement du « roman politique nationaliste », sa « tentation extrémiste » d’un centrisme, louant un « culte féroce » aux politiques néolibérales du chiffre, et au tout algorithme… Calcul froid par « excellence » d’une endogamie « méritocratique », d’une reproduction de classe… qui sont plus qu’insupportées d’avoir à s’inquiéter de comment lutter contre les menaces de demandes de plus de justices sociales, « sociétales », climatiques, sanitaires… à l’heure ou les risques de dérapages des guerres commerciales, monétaires, de « civilisations » et autres risques de dérèglement climatique, de perte de la biodiversité, menacent que l’extinction de l’espèce humaine, soit un conflit/accident nucléaire, soit la fin d’un consumérisme épuisant plus de trois planète par ans, et donc d’une certaine « hégémonie » jusque là, leur étant « confortable ».

    Il ne faudrait alors qu’elle, la macronie… soit suspectée de mettre en place une « politique du contrôle social », et surtout « sociétal » des plus démunies des générations à venir, avec cet « automatisation de la redistribution des minimas sociaux » (qui plus que de fliquer les RSAistes, vise tous les prestations sociales, familiales, fusionnées, des contribuables indirects, ne pouvant pas payer d’impôt sur le revenu, majoritaires en France)… si cet « apolitisme » vise l’objectif de rester « compétitif » dans la croissance démographique des « civilisations » dominantes, « en même temps » qu’elle ne pourra pas « illusionner » trop longtemps « son monde » avec une « politique du plein emploi », et de « l’égalité des chances »… quand « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tâche, des savoirs, et des services publics, privatisés, digitalisés, dématérialisé, vont plus détruire d’emploi que d’en créer… « illusionner son monde » dans la forfaiture de son emprunt électoraliste, déguisé… de la valeur d’extrême droite « travail famille patrie », si les seules perceptives d’emplois, d’exercer une vocation dans un travail, de conditions de vies dignes… qui leur restera aux contribuables indirects (payant toujours chers les « impôts injustes », taxes, TVA, nouvelles dépenses contraintes issues de privatisations d’ancien services publics)… seront la précarité, la paupérisation dans des CDD très courtes durées, temps partiel contraint, etc… »

    1. Est-il vraiment souhaitable et souhaité par toutes et tous – à délibérer durant la campagne électorale présidentielle et législative donc ? – qu’un retour à plus de verticalité et concentration des pouvoirs étatiques gérant la redistribution des minimas sociaux (au contraire de la décentralisation), au travers d’un « contrôle social » et « sociétal » de la population paupérisée… discriminée… subissant déjà tant d’inégalités scolaires, territoriales, de « destin »… et défavorisée par le manque d’emplois stables en CDI, à temps plein… mieux rémunérés et protégés… la contraigne à n’avoir comme seul horizon, pour elle et sa descendance… que d’accepter des boulots, et des vies précaires (hausses des dépenses contraintes, pré-engagées – alimentaires, loyers, sanitaires, énergétiques, etc – et perte de « pouvoir d’achat » consacré à de nouvelles dépenses issues de la privatisation de services publics – voire la téléphonie, l’accès à la culture et au net…) devenant la « norme »…?

      1. Au fait… qui est surpris que le criminel de guerre nommé Poutine promette d’augmenter les salaires, retraites, etc… à celles et ceux « consentant » de faire un « effort de guerre », des sacrifices charnels… filiales… de parentés… « acceptables »…?

        https://www.lefigaro.fr/conjoncture/poutine-promet-des-aides-face-aux-sanctions-20220316

        Une version « améliorée », « finalisée », « actualisée », « corrigée » du « cauchemar/rêve » – selon qui se situe ou, pourquoi, comment, pourquoi, quand… – si dessus, est disponible ici bas :

      2. F. Ruffin. « Où est passé le rapport sur le non-recours au chômage qu’on attend depuis quatre ans ? Caché par Matignon ? Censuré par l’Elysée ? Le ministère du Travail a jusqu’à jeudi soir pour livrer, comme l’exige la loi, ce document aux parlementaires. »

        https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/videos/256848799866602/?__cft__%5B0%5D=AZXBhIrED3U2SeeO_Eopx1UuBmO7vl1N1ZqjakJ_NGOb8eu8NF0_caLP6LDbUXQzC7rTOrrE2onqZdTmThzxgSmwR26bYyJ0phzvzEtlMIclI9j-C2tV-GeD062aAd56UiseW–P4NItWhJyjIMZ-NzcX75IRw1hIsH1B6ih4wwFNJM5dTkUZtGKVp_yMjrJhKHPf87NfKQoAnfEv5U56ozb&__tn__=-UK-R

        1. Plus que de poser un problème de d’alignement de la rémunération d’une activité, en « contrepartie » d’une aide sociale… au moins disant moral, social, fiscal, environnemental… n’y a t-il pas une autre problématique plus « systémique », structurelle…?

          Est-ce que conditionner l’accès aux droits à la solidarité, au RSA socle en l’occurrence – droit à une assistance qui était inconditionnelle avant 2008 : sa révision constitutionnelle à la suite de la crise des Subprime, des dettes publiques, politiques… les socialisations massives des dettes privées pourries, des pertes casinos, des propriétaires privés d’actions, d’entreprises, aux profits, dividendes, privatisés, ses socialisations ayant explosé les dettes publiques nationales/collectives, sa révision donc l’ayant « subordonné » à la bonne santé du PIB et aux « aléas moraux » des crises conjoncturelles et structurelles de « l’économie », de la finance – conditionner ce droit à une obligation d’exercer entre 15 et 20 heures/semaines « d’activités »… n’est-ce pas faire faire du « travail gratuit », aux « REDEVABLES/CORVÉABLES », lorsque ces activités s’effectuent chez des particuliers, propriétaires privés d’entreprises, d’actions… (assistés sans contrepartie)… abusant de cette « main d’œuvre » gratuite pour eux (ne voulant pas embaucher en CDI, à temps plein, ni une augmentation généralisée du SMIC.), en cas de pic « d’activité »… « d’effort de guerre »… et/ou du « bénévolat contraint » dans des collectivités « dégraissant » le personnel (en catégorie C…) en ne renouvelant pas son départ à la retraite, en n’augmentant pas son effectif (augmentation que critique les thing-tank néolibéraux/ultralibéraux, préférant les « contrats de missions », la non titularisation des « assimilés fonctionnaires »)…?

  27. J’aimerais arrêter d’avoir à devoir faire un « tri sélectif » entre « faire un rêve »… et « cauchemarder » sur ce que d’autres des miens et miennes, exhortent d’avoir à définir comme la « norme », « normalité », à leurs descendances…

    « Le doigt du « monde d’avant », et la lune de celui « d’après ».

    « Jupiter » reprend à son compte/conte, le mythe néolibéral du « nous devrons travailler plus… », dans un « monde d’après », du « plein emploi ».

    Y voir un « en même temps Et de droite, Et de « goche », équivaut à regarder le doigt montrant la lune.

    Deux solutions lui paraissent inévitables, pour atteindre cet objectif… Travailler plus longtemps, et donc reculer l’âge de départ à la retraite, est le premier mouvement circulaire (solidarité intergénérationnelle, horizontale) de l’axe de sa réforme… Et nous faire croire au « culte féroce » de viser le « plein emploi »… constitue le second mouvement, imprimant une rotation verticale, du haut, vers le bas, à sa « machinerie »…

    Ça a « l’apparence » d’une sorte de mouvement perpétuel… ça a presque le bruit indescriptible d’une « machinerie » complexe, tellement elle fait tergiverser… mais à peine l’idée suggérée de sa première « révolution », que voila que les grains de sables enraillent la « mécanique ».

    Le « mythe » du plein emploi enjolive tellement la « nouveauté » de ce phénomène « entraînant »… que toutes et tous des plus précaires, pauvres (plus de 20 millions des actifs en situation de NON RECOURS)… préfèrent regarder dans cette « représentation », faite en Seine Saint Denis – territoire ou s’accumulent toutes les inégalités, « discriminations systémiques » impunies – le doigt les illusionnant sur l’ambition individualiste qu’il est possible d’obtenir « l’emploi à temps plein » (emploi à temps plein/plein emploi, la confusion est grande)… à force de cumuler dans l’espace et le temps… le « travailler plus… » dans la précarité, pauvreté… que de voir la veille lune du « monde d’avant » dont sa face cachée révèle à peine, que plus de 80 % des embauches, emplois crées, sont qu’en CDD très courtes durées, temps partiel contraint…

    Et ce ne sont pas les « réformes structurelles néolibérales » du code du travail, des protections sociales, comme l’assurance chômage, et autres des régimes de retraites… comme celles réformes profitant aux propriétaires privés d’entreprises, d’actions de salaires variables, stock options, retraites chapeaux (des plus assistés sans contrepartie) que promet de poursuivre le « roi te touche dieu de guérit », pour se succéder à lui même… qui ont et vont enrailler ce phénomène amplificateur des inégalités, et de la précarisation, paupérisation. Quitte à être un grain de sable pourquoi « s’abstenir » de l’assumer…?

    Rien en tout cas dans ces « réformes.. » ne grippe la « mécanique » bien huilées des méthodes de gestion de personnel en turn over, et autres politiques managériales d’insider-outsider, des privilégiés de l’endogamie, de la reproduction de classe, des corrupteurs, corrompus, pantoufleurs, adeptes des conflits d’intérêts, délits d’initiés, de « secret défense/d’affaire », du clientélisme, carriérisme, « mécanique » désastreuse pour les situations de burn-out…

    Cette vision « mécanistique » de l’emploi de l’humain, dans le travail à faire, à faire faire… à « externaliser » dans les « négativités » de sa pollution, de sa part de responsabilité « sans équivoque » dans le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité, les intensifications et aggravations des guerres commerciales, monétaires, de « civilisations »… et risques de dérapages de conflits nucléaires… se réjouie du « retour des jours heureux », des distributions indécentes de dividendes… dans les industries, relocalisations, ou l’automatisation /robotisation défiscalisée du travail, et autres logicialisation, « ubérisation » désocialisée de l’emploi… parient, spéculent, sur la gestion des stocks en flux tendus, les problèmes d’approvisionnements, de stockages, et les prix, des biens de premières nécessités sanitaires, énergétiques, sur les besoins essentiels à satisfaire et insatisfaits, de subsistance (denrées alimentaires », hygiéniques), et sur « l’armement patriotique »…

    Là ou est remplacé l’humain diminué, amoindri, en droits, protections sociales… mais jamais en devoir de « travailler plus… » (s’il veut garder son poste, « pouvoir d’achat » il doit accepter des « boulots de merde », précaires…)… par la machine s’épanouissant en « zone de non droit », il est un devoir « irrévocable »… : de ne pas défendre « l’État de droit ».

    Est-ce que les femmes de ménages, les mères isolées, les grands mères souvent en activité à plus de 60 ans… « rêvent » de faire effectuer leurs tâches ingrates du nettoyage des chiottes des mieux nantis qu’elles, des entreprises les moins disant social, moral, fiscal, environnemental… ou d’autres tâches usantes, pénibles, avilissantes… dont elles restent toujours subordonnées, quelques soient les « réformes »… est-ce qu’elles « rêvent » de faire effectuer ces tâches par des robots, qui pourraient durer plus de 65 ans, sans jamais avoir à demander une pose pipi, à faire une pose déjeuner, à devoir partir en congé payer, ni même à tomber malade, avec des pathologies chroniques (covid-long…), et facteurs multiples de comorbidité, mal soignés… à demander une augmentation, à avoir à payer des impôts, taxes injustes, etc… ?

    Ou est-ce qu’elles cauchemardent d’avoir à perdre ce genre de boulot (que la société patriarcale, paternaliste… leur destine, ainsi qu’à 6 générations de leurs descendances, pour qui l’espoir de gravir « l’escalier social » et « sociétal » effondré, n’existe pas plus, que de vivre un âge de départ à la retraite, en bonne santé, ou même une vie amoureuse, qui ne soit comparable à la précarité, instabilité, « insécurité », de leur travail/emploi … ?), que beaucoup de propriétaires privés d’entreprises… et de particuliers… préfèrent confier à des travailleurs-ses non déclaré.e.s… ?

    Combien d’autres emplois segmentés à la tâche, et de savoir faire (vocation, « propriété intellectuelle » dans la culture, l’informatique/numérique…), travail (de service public, etc), privatisé, digitalisé, « ubérisé »… ne vont même plus pouvoir offrir comme perspectives, d’être exercés jusqu’à l’âge de 65 ans, quand leur destruction « systémique » opérée par les « réformes structurelles néolibérales », les politiques d’austérité… les politiques de leur « transformation/évolution » (« réformes… » du statut de fonctionnaires… de la fonction publique…)… et autres logiques du capitalisme néolibéral/ultralibéral, de rentabilité, de politique du chiffre… tourne à un régime plus rapide, que les créations de robots, automates, logiciels, défiscalisés, etc, désocialisés » remplaçant les droits humains et les êtres… et gérant leurs tâches à leur place… – créations employant beaucoup moins de main d’œuvre d’ailleurs, et dont « l’immorale optimisation », la flat tax, les suppressions partielles de l’ISF, des cotisations sociales patronales, les baisses des impôts sur société, de production… de cotisent rien à la solidarité et au financement du modèle social, de l’assurance chômage, des régimes des retraites… ? »

  28. Entre le « désidérata » de voir réaliser un « rêve »… et l’effroi de se rendre compte à quelle point le « retour… » (des « jours heureux »?) à la « réalité… peut s’éloigner, « nous » éloigner… jusqu’à s’opposer… « nous » opposer… au point de devenir « cauchemardesque »… par rapport à ce « qu’on »… « nous »… avons pu… peut croire être capable « d’influencer »… de « l’advenu »… du « devenir » du dit « rêve »… est-ce que la fiction dépasse la « réalité », ou est-ce que le « réel », n’est que fictionnel, hypothétique, « spéculatif » quoi…?

    « Y aurait-il quelque chose de gênant dans la différence entre les résultats des « intentions majoritaires de votes » pour Macron, et l’analyse comparative de ces scores, face à une opposition comme celle d’un « représentativité » de la gauche (ne faisant pas non plus suffisamment mobiliser l’abstentionnisme)….?

    Y aurait-il quelque chose qui empêcherait de prendre du plaisir à faire croire en la capacité « omnipotente » d’un « homme providentiel » voulant se succéder à lui même… à révéler aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer « un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » sondant quotidiennement qui est en capacité de « réconcilier » leurs doutes, incertitudes « peurs d’avoir peur » de perdre en « pouvoir d’achat »… avec le « ras le bol fiscal », « poujadisme »… les plus « bas instincts » mercantilistes… soit à leur faire savoir quelles seraient les variétés qualitatives de leurs « choix »… « quantifiés » avec une « politique du chiffre » algorithmique… en cas d’un second opposant le « roi te touche dieu te guérit », à la troisième place occupée actuellement par LFI (« diabolisée » comme l’est le mouvement écologiste – incarné autant par les « Verts », que le mouvement Extinction Rébellion… – comme le sont les mouvements sociaux et « sociétaux » des « décrocheurs de portraits », des « Gilets jaunes », des « Déboulonneurs de statues »…)..?

    Cela dit… ne dit rien, me diriez vous… des analyses « abstentionnistes », « non dites » quoi… des bandeaux à lire de la chaîne d’info en continu nommée LCI (et combien d’autres « médias mainstream »…?), qui « spéculant », « d’expertises » en « tergiversations »… sur ce qui est montré à la « peur d’avoir peur » du « culte du paraître »… peut satisfaire la « curiosité », la « quête » d’être effrayé/ »rassuré » par un risque de dérapage du conflit militarisé opposant l’agresseur Russe, Poutine, aux Ukrainien.e.s, en un « accident nucléaire »… sur des additions « d’héroïsmes individualisés/individualistes »… et autres horreurs meurtrières et guerrières exacerbées… cette « lecture » préfère « étaler de l’encre et surface numérisée/digitalisée » sur des hypothétiques déductions de résultats de « sondages », opposant « Jupiter » à l’extrême droite de la Dynastie Le Pen arrivant en second au premier tour des présidentielles… et opposant le même « monarque républicain » candidatant à sa succession… à la quatrième (Zemmour) et cinquième (Pécresse) place du premier tour des prochaines élections présidentielles (autant dire, à leur projection d’une synthèse bâclée, ni faite ni à faire, des conséquences d’une fusion entre l’extrême droite et droite extrême)… »

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