REVENU UNIVERSEL ET BIENS COMMUNS, par François Leclerc

Billet invité.

Après avoir été omniprésente, l’utilisation de moins en moins fréquente du mot crise dans l’actualité semble signifier que cet état est désormais banalisé et solidement installé. De prime abord, deux manifestations complémentaires le caractérisent : sous forme d’un endettement massif, une anticipation ingérable de la richesse produite a atteint des proportions considérables, et l’on assiste à une confiscation de cette même richesse sous la forme d’un transfert ayant deux facettes. Des biens publics aux biens privés, et de la richesse collective à celle d’une infime minorité.

Les deux phénomènes conjoints appellent des mesures radicales, totalement inconcevables aux yeux de ceux qui pourraient les prendre, avec pour effet la poursuite de l’endettement et de l’accroissement des inégalités, ainsi qu’une crise sociale et politique qui se laisse de moins en moins ignorer. S’il était auparavant possible de s’interroger sur la capacité du système à se réformer, la fuite en avant qu’il poursuit a apporté la réponse.

Simultanément, faire face au gaspillage et à l’épuisement des ressources, ainsi qu’à garantir la préservation de l’écosystème demeure semble-t-il impossible. Les dérèglements s’accentuent, que ce soit dans le domaine climatique ou dans celui du développement de pandémies résultant de l’activité humaine. La loi du marché n’est pas plus efficiente dans ces domaines – où il est strictement impossible de biaiser – que dans le précédent, mais par quoi la remplacer ? La combinaison de cette problématique avec les précédentes rend les problèmes inextricables et appelle à sortir du cadre étriqué dans lequel il est enjoint de rester enfermés. Tout cela est connu, mais ce qui s’annonce est moins exploré.

Un faisceau d’innovations est en cours, qualifié de révolution numérique pour signifier que de nouveaux bouleversements en sont attendus, de même ampleur de ceux qui ont engendré les apparitions successives de la machine à vapeur et de l’électricité. Avec la généralisation de l’informatique, les nanotechnologies, neurosciences et biotechnologies, ainsi que l’intelligence artificielle, nos sociétés plongent dans l’inconnu. L’association automatique du progrès à l’élargissement de la connaissance a disparu, le sentiment que le monde ne sortira pas nécessairement meilleur de cette dernière lui ayant succédé. Les miracles attendus de la science et de la technologie ne contribueront pas forcément au progrès de l’Humanité, la mutation de cette croyance pouvant toutefois être considérée comme un progrès, puisqu’elle peut inciter à s’impliquer dans le changement pour l’orienter.

Ce qui s’annonce est à la fois diffus et encore peu discernable bien qu’engagé : la partie n’est pas jouée, une transition a débuté, mais vers quoi ? À la différence de la transition écologique, dont l’objectif est identifié mais le chemin y conduisant n’est toujours pas emprunté, les chemins de la transition numérique sont très fréquentés tandis que son aboutissement reste une inconnue. Cette plasticité laisse à penser que nous ne sommes pas enfermés dans un cadre, contrairement à celui que représente la finitude de la planète, les effets de cette révolution étant ambigus.

Il en est ainsi de la production et de l’exploitation à grande échelle des données, qui peut participer d’un contrôle social approfondi, ou bien inciter à l’action. Dans le domaine de médecine préventive, par exemple. Ou bien de la raréfaction du travail, générateur potentiel de plus grandes inégalités ou au contraire fin d’un asservissement. Ces questions et bien d’autres encore ne sont pas tranchées, mais elles sont porteuses dans tous les cas de grands changements, comme un épisode récent l’a souligné : il y a désormais un avant et un après les révélations d’Edward Snowden.

Sans attendre, un mouvement est en marche et se manifeste dans de nombreux domaines. On le dénomme économie du partage, ou encore collaborative, car il est encore naissant, contradictoire et difficile à saisir. Avec le pressentiment qu’il s’agit d’une vague de fond, dont la nature n’est pas encore clarifiée : les partages et collaborations en question se réaliseront-ils au sein ou en dehors de la sphère des échanges marchands, ou dans les deux à la fois et selon quel partage ?

Le monde du travail est quant à lui en train de connaître une véritable métamorphose. Tant dans le rapport que chaque individu entretient avec celui-ci, que dans son organisation collective et sa rémunération. Des travaux prospectifs s’efforcent d’appréhender dans tous leurs aspects ces bouleversements qui vont profondément modifier nos sociétés en raison de la place prépondérante que le travail y occupe. Beaucoup peut en être attendu, car il faut se préparer à un éclatement des cadres établis – et non pas leur maintien coûte que coûte comme dans dans d’autres domaines – créant des opportunités et non pas un enfermement.

La robotisation du travail est génératrice de la disparition d’emplois, prétendre que d’autres seront créés pour le compenser n’est qu’une expression parmi d’autres d’un conservatisme destiné à préserver les avantages acquis des privilégiés, les autres ne l’étant pas. Le rythme du processus peut faire discussion, son ampleur présumée se discuter, mais la tendance générale est indéniable. On sait déjà que les classes moyennes vont être particulièrement touchées, car les emplois les moins qualifiés ne vont pas être seuls à disparaître, faisant subir une double peine à ces couches qui vont déjà cesser de bénéficier d’une prospérité à crédit et des miettes de celle des autres.

Il en ressort plusieurs idées dont la combinaison est fructueuse. Celle de la taxation des robots – n’ont ils pas vocation à nous remplacer ? – afin de financer un revenu de base universel. Celle de revenus provenant dorénavant d’activités choisies, momentanées et changeantes, au gré d’opportunités et de regroupements au sein de projets et non plus de structures. Celle enfin de l’élargissement des biens communs, et de leur production robotisée pour ceux qui s’y prêteront .

Vouloir reconfigurer ou voir dépérir l’État n’étant pas l’apanage de la pensée libérale, l’intérêt nouveau qui se manifeste pour les biens communs correspond à la recherche d’une troisième voie entre bien public et privé, entre État et marché, car ils relèvent d’une appropriation et d’une gestion collective. L’épouvantail du socialisme administré n’effraye plus guère, car il a failli aux yeux de tous. La liste de ces biens est encore à dresser et sera appelée à s’élargir, un tel statut est par exemple revendiqué pour l’information, qui est à la base de l’exercice de la démocratie. Notre société n’a-t-elle pas été nommée société de l’information ?

L’implication grandissante des robots dans la production des biens et des services est porteuse d’une extension de la propriété privée des moyens de production et de transferts de la richesse vers ceux qui en seront propriétaires. Mais elle crée simultanément les conditions de leur appropriation collective, d’autant plus justifiée lorsqu’ils produiront des biens communs. Ce n’est donc pas seulement l’État qui serait dans ces conditions amené à dépérir, mais également l’appropriation privée des moyens de production qui serait mise en question.

L’affaire est d’importance et ne se fera pas toute seule…

On a déjà vu comment l’émergence d’Internet a favorisé les échanges non marchands, et comment les activités monétisées se sont ensuite ressaisies, menaçant désormais de reléguer les premiers au second rang avec l’apparition d’un Internet à deux vitesses. L’avènement des nouvelles technologies est prioritairement présentée comme le déferlement de nouveaux objets et l’occasion de futurs business, de telle sorte que l’on ne distingue pas, derrière la liberté qu’ils sont censés apporter, les asservissements qu’ils recèlent.

Les nouvelles technologies éblouissent ceux qui y voient un formidable business potentiel, pour succéder à des marchés de renouvellement et révolutionner le marketing, se précipitant pour s’y positionner. Combinées au développement des biens communs, elles peuvent alternativement être source d’émancipation en donnant du corps à un nouveau paradigme, et sans attendre en débouchant sur des travaux pratiques, pour l’exemple, entament la transition.

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67 réflexions au sujet de « REVENU UNIVERSEL ET BIENS COMMUNS, par François Leclerc »

  1. Je ne suis pas si sûr que les robots et les technologies de l’information vont faire disparaître le travail aussi vite qu’on le pense (en tout cas pas partout), car la fabrication des matériels qui permettent leur utilisation repose sur le pillage de ressources rares, sur des pollutions énormes sur toute la planète et sur l’exploitation éhontée de centaines millions de « petites mains » ou d’esclaves dans les pays pauvres et émergents.
    A ce titre, le dernier reportage de « Cash Investigation » sur France2 concernant nos portables est édifiant.
    Malheureusement ce constat peut être généralisé à l’ensemble de nos biens industriels qu’ils soient de pointe ou classiques.
    Et, contrairement à ce que beaucoup affirment, toutes ces technologies « modernes » sont elles aussi (quand on fait leur bilan total, grosses consommatrices d’énergie et à ce titre, participent largement à l’entropie globale,
    Je ne suis pas sûr non plus que la « filière thorium » résoudrait ce problème de production d’électricité (j’aimerais bien avoir l’avis de François Leclerc sur cette filière).

    Merci pour ce débat

    1. A vrai dire, selon les amis de mon compagnon ingénieur, il est deja possible actuellement d’automatiser près de 80 a 90% des métiers via la technologie et l’informatique de pointe. Le vrai problème est multiples: le premier est qu’il y a un couts,qui pour certaines technologies sont lourde, a court termes cependant. en second, il y a le fait que tout le monde n’est pas prêt a mettre dehors ses employés pour les remplacer par des machines ou des logiciels. Et en dernier: Certaines technologies depassent allègrement les connaissances du patron qui en aurait besoin, donc implique inévitablement un coùt de main d’oeuvre minimal malgré tout. A cela se rajoute également deux éléments problématique: le coùt energetique et sa problématique de stockage, mais aussi celui de l’idée dans l’ensemble des classes populaires (donc moyenne y compris), que le travail est important, et que sans travail, l’humain deviendrait une loque procrastinateur qui serait porté a devenir « dangereux » car sujets aux tentations (ce que l’on reproche principalement aux chômeurs et demandeurs sociaux). Tout cela fait, qu’il y a des freins, parfois énorme, a cette robotisation du travail a grande échelle.

      La problématique de la technologie est principalement, le stockage de l’energie dont elle a besoin. Il est indéniable que plus on avance vers les technologies de pointes, plus faudra des moyens performants pour les faire fonctionner de manière autonome, jusqu’a un certain point, hors nous sommes incapable a l’heure actuelle de stocker de grande quantité d’energies. Et justement le gros problème de la technologie actuelle mais aussi future: trouver un moyen de stocker efficacement l’énergie. Si nous avions ce moyen sans produire de pollutions, ce serait une réelle révolution: un moyen de stockage adéquat et illimité nous éviterais de devoir polluer les sols avec nos déchets du a la technologie (batteries, pc, plastiques et compagnies).
      La majorité des exo-squelettes et androides crée actuellement ne sont pas autonome et demande une énergie énorme que les batteries actuelle sont incapable de stocker concrètement sans gaspillage ou sans pertes ou dégradation.
      Le stockage de l’energie en petite quantité provoque une pollution énorme, mais celle du stockage massif de l’énergie est encore a inventer. A l’heure actuelle nous n’avons ni l’un ni l’autre.
      Les accumulateurs ou batteries géantes ont un cout massif en termes de pollution mais aussi de production et d’utilisation de matières rares. Le moins coûteux actuellement sont les barrages et les systèmes de partage d’energie hydraulique, cependant elles demandent un soin constant en raison qu’elles se dégradent très vite, de plus, elles ne stockent pas l’energie, elle crée une certaine quantité d’energie, rien de plus.
      La creation d’energie n’est pas le problème, il y a possibilité de la créer proprement, le vrai problème c’est son stockage, a l’heure actuelle: toute énergie crée doit etre utilisée ou transformée, sinon elle est perdue.
      On pense utiliser l’hydrogène solide, mais il me semble que l’hydrogène est inflammable, ce qui en fait une solution dangereuse. Divers groupes s’y penche mais la problematique secondaire, en sus de celles de la difficulté technique, est celle du coùt.

      J’en viens a ce que je voulais: Nous nous penchons sur les difficultés Economiques, énergétique, environnementale, mais dès que l’on veux tenter des solutions, le premier critère qui revient dans la bouche d’une majorité c’est son coùt. La question que je me pose: dans une mesure ou l’avenir des espèces et non pas uniquement l’espece humaine, est irrémediablement menaçé, pourquoi est on incapable d’agir en abolissant cette problèmatique? On retrouve ce boulet notement dans les innovations médicales: ainsi les médicaments hyper efficaces contre certaines maladies coûtent extrêmement cher ou sont crée en des quantités très limitée, voire dans certains cas, sont stoppée tout simplement pour ne pas être remplacée.
      Tant que l’on fera de la technologie et des innovations, uniquement un moyen de se faire de l’argent: il sera plus interressant de faire souffrir les gens que de les aider ou les guerir.

      1. @ Narumi, pour compléter un point de votre riche commentaire, je voudrais rappeler le coût énergétique croissant et inimaginable du stockage des quantités phénoménales de données produites.
        L’utilisation du mot « cloud » est , d’un point de vue marketing ou novlangue, géniale car elle tend à dissimuler le concret des halls de serveurs refroidis où nos infos sont stockées…
        Le problème est encore une fois que nous n’avons plus aucune maîtrise démocratique des choix effectués au profit des 0.1 % , les FINANCIOPATHES selon le néologisme de P. Rabhi — nous sommes soumis à des contraintes parfois subtiles ou inconscientes et que nous croyons vouloir.
        Pour reprendre l’exemple du cloud qui se soucie lorsqu’il a le « légitime  » désir de sauvegarder ou communiquer ses photos (jamais triées!) du gaspillage entrainé ? Mais l’a-ton expliqué ?

      2. Vous avez raison, le processus s’inscrit dans une problématique plus large, et des obstacles de différentes natures peuvent ralentir l’introduction de ce qui technologiquement serait possible. Mais la recherche de gains de productivité et d’optimisation du coût du travail ne seront-ils pas les plus forts ?

      3. le probleme du cout me semble etre le probleme de la guerre economique que les differentes puissances se livrent entre elles. Il faudrait une volonte globale sincere sans doute…chacune des puissances a trop a perdre a se mettre en position de faiblesse meme momentanee il me semble. Les « clash » et amertumes entre les differentes cultures sont des problemes reels qui ne favorisent pas la confiance et cooperation dont nous avons tant besoin… mais je suis bien d’accord ca parait tellement absurde!

    2. Je ne considère ici que les premières lignes de Duprez Patrick.Simplement pour signaler
      qu’il y a eu une discussion sur ce point entre Marx et Ricardo.Après un échange où ils étaient
      clairement en désaccord,il est apparu le consensus suivant. Oui, avec le machinisme ,on produit
      avec moins de main-d’oeuvre,mais il faut de la main d’oeuvre supplémentaire pour produire les
      machines en question.Donc finalement, un moins de MO d’un côté,un plus de MO de l’autre.
      La question devient:est-ce que le plus COMPENSE le moins?(il s’agit ainsi de la question de
      la COMPENSATION).Réponse:si le plus est plus important que le moins,à quoi cela sert-il de
      recourir au machinisme?Le « principe économique » fondamental est toujours et partout de
      faire autant avec moins d’effort(moins de travail).En continuant la discussion Marx et Ricardo
      aboutissent à la réponse consensuelle suivante.Les « nouveaux » emplois créés sont moins
      importants que les emplois « supprimés »(on pourrait dire « économisés »,ce qui est globalement une bonne chose).Mais si l’on porte la quantité produite à un niveau supérieur,alors il peut y
      avoir non seulement une COMPENSATION;mais cette quantité produite peut être accrue de telle
      sorte qu’en définitive l’emploi augmente.Bref:pas de réduction du volume de l’emploi pour peu
      qu’une croissance des quantités produites accompagne le développement du « machinisme ».,
      croissance suffisamment forte pour compenser en hausse davantage que ce qui est « épargné »
      en travail(en moins):soit une SUR-COMPENSATION du fait d’une croissance suffisante pour
      cela.
      De fait,c’est bien la croissance qu’a généré disons historiquement le machinisme.Mais ce
      machinisme AURAIT PU,en accroissant la productivité du travail,conduire à UNE BAISSE DE
      LA DUREE DU TRAVAIL,à niveau de quantités produites « constantes ».En réalité,historiquement,
      on a pu observer ET une croissance ET une diminution dans la longue période de la durée du
      travail.
      Pour diverses raisons,la « croissance » MATERIELLE conduisant à l’absurde de divers points
      de vue,il faut s’attendre dans la période actuelle à une croissance quasi nulle.Force est donc
      de développer les activités qui réduisent l’empreinte écologique,et celle qui,parce qu’elles sont
      de nature IMMATERIELLE ne présentent pratiquement aucune nuisance MATERIELLE.
      Ce type de scénario ,va indéniablement de pair avec UNE BAISSE SYSTEMATIQUE ET
      ORGANISEE DE LA DUREE DU TRAVAIL REMUNEREE.Ou à une formule de type « revenu »
      « universel » dans laquelle le revenu est davantage détaché du travail qu’il ne l’est encore.

  2. Le capitalisme met toute son énergie à nous rendre dépendant:
    – d’un emploi
    – de l’argent
    – d’endettements
    – de réseaux d’énergie
    – de réseaux d’information
    – de machines
    – d’organisations sociales
    – de modes de pensée
    Ces dépendances corsettent nos degrés de liberté dans tous les domaines de la vie.
    Il faut se réapproprier une libertê. Cette reconquète ne pourra se faire que localement. La taille du local variant selon les sujets. Il faut d’urgence s’occuper de nos affaires. Il faut saper la base du système plus que s’y oppser frontalement. La démoxratie représentative est en faillite, nous le constatons tous les jours.
    Hier soir ARTE diffusait la dernÈre production de Marie Dominique Robin, sur la fin de la croissance. Jevous le recommande. Des pistes s’ouvrent pour l’avenir.

  3. Sur la filière thorium, je ne suis pas compétent. Mes lectures font apparaître un bilan contrasté.

    Les rythmes du remplacement du travail humain par sa robotisation peuvent faire l’objet de discussions, mais j’opine à croire que le phénomène va être plus rapide qu’on peut le penser, car il s’inscrit dans le cadre d’une numérisation qui va à vitesse galopante et d’avancées constantes dans le domaine de l’Intelligence artificielle. Bien entendu, il ne sera pas identique suivant les régions du monde, les métiers, etc…

    1. Parce qu’ils me semblaient avancer dans le brouillard, il m’est arrivé une fois de suggérer à mes superieurs hiérarchiques d’évaluer les services rendus par l’informatique (il s’agissait de l’automatisation de tâches administratives.) Il m’a été repondus que ces services etaient inestimables…

      Généraliser cette situation particulière peut paraître audacieux mais que l’automatisation soit le plus souvent fondée sur des arguments du type « c’est inévitable, c’est ce que tout le monde fait » est ce que j’ai retiré de mon experience professionelle dans le privé (oû le bilan, y compris strictement financier paraissait fort difficile à faire) comme dans la fonction publique (oû il etait tout à fait hors de propos.) Je serais fort interessé par des contre-exemples si vous en connaissez.

  4. Quand le monde manquera de métaux:
    http://www.bastamag.net/Quand-le-monde-manquera-de-metaux

    Les nouvelles technologies sont fantastiques mais nous conduisent dans le mur.
    Plus dure sera la chute lorsqu’il n’y aura plus de fuite en avant possible

    Nous avons vécu les « trente glorieuses » (enfin les plus de soixante ans). Nous vivons encore un âge d’or (enfin la classe moyenne des pays riches) basé sur l’exploitation d’esclaves et de la nature.

    Encore 20, 30 ou 40 ans de ce régime et ce sera la fin de partie, et ce ne sont pas les robots qui vont nous sauver

  5. Qu’i est beau d’espérer de voir quelqu’un qui se gaver de ce veau d’or par les armes se reconvertir dans l’énergie libre et de plus faire croire que le paradigme que nous subissons sera très vite oublié.
    Bientôt un revenue pour exister à défaut d’une dette à mademoiselle la terre pourquoi pas?
    : http://www.usinenouvelle.com/article/mini-reacteur-a-fusion-lockheed-martin-se-dit-proche-du-graal-nucleaire.N291966#xtor=EPR-192

  6. L’EXTENSION D’UN BIEN UNIVERSEL, LA CONNAISSANCE
    Il existe sans doute deux autres aspects des obstacles à la robotisation, sans évoquer plus avant son appropriation privative par les riches de riches :
    – la localisation matérielle des échanges de poireaux et de torchis, dirons-nos pour aller vite : comme s’il y avait une inertie du concret dans le local de la production autonome d’énergie à la souveraineté alimentaire.
    – la surqualification des salariés en regard de la déqualification des postes de travail : la connaissance des situations et l’intelligence des enjeux ouvre, grâce à l’école, pour chaque citoyen des perspectives encore peu définies.
    Je me souviens du succès de l’ Université de Tous les Savoirs en l’an 2000 ou bien avant, selon R. Darnton, » L’aventure de l’Encyclopédie (1779-1800) » Ed.Seuil. Le succès du blog de PJ et de vos travaux relève de ce processus d’accès universel à la connaissance. Mais ça ne rend pas optimiste pour autant : c’est en même temps que la survie de l’espèce est en cause que les domaines de connaissance sur l’univers, l’espèce humaine, et leurs histoires, sur l’état de la planète, etc … sont développées comme jamais.

    1. Je pense également que la connaissance c’est un bien commun. Devrait en tous cas être un bien commun.

      Pouvons- nous alors concevoir un monde où demain il n’y aurait plus de brevets, de licences, de de propriété intellectuelle monnayable ? Se pourrait-il même que ce soit la conséquence d’un « monde où l’argent irait là où on en a besoin » via la suppression du mécanisme qui produit la nécessité du versement des intérêts ? Il me semble que oui.

      Dès lors qu’il n’y a plus à nourrir une croissance engendrée par la nécessité de payer des intérêts sur des richesses à créer en plus, la nécessité de monnayer des connaissances pour son intérêt exclusif dans le but de gagner des parts de marché que d’autres n’auront pas, tombe d’elle-même. L’argent circule et c’est désormais le principe de la contribution et de la solidarité avec la possibilité pour chacun d’accéder, librement et gratuitement aux connaissances dont il a besoin pour réaliser des projets individuels et/ ou collectif (voir commentaire de François Leclerc) qui prévaut. Reste à poser les premières pierres de l’édifice qui permettra de réaliser cette société. Il faudra en passer évidemment par la loi.

      Mais ça ne rend pas optimiste pour autant : c’est en même temps que la survie de l’espèce est en cause que les domaines de connaissance sur l’univers, l’espèce humaine, et leurs histoires, sur l’état de la planète, etc … sont développées comme jamais.

      Très intéressante remarque.
      Ces connaissances se sont développées, mais un peu comme dans le cas de l’argent qui devrait aller là où l’on en a réellement besoin selon la formule consacrée de Paul, il faudrait également que la connaissance puisse désormais aussi aller là où on en a besoin. Ce qui nous ramène à la question de l’accès à la connaissance.

      1. Est-ce vraisemblable que le retour de l’électorat populaire vers des partis capables de mener des politiques émancipatrices passe par un vaste mouvement d’éducation populaire articulé autour de chantiers autogérés? Serait-ce possible de construire , dès aujourd’hui, un nouvel espace éducatif commun, principalement en direction des quartiers relégués ? Ce nouveau commun serait bien entendu en articulation avec les établissements d’enseignement, les associations, etc. Ne pourrions- nous utiliser les outils de l’intelligence collective pour instaurer, en interaction avec les familles , un mentorat populaire ? Ne pouvons-nous dynamiser le pôle emploi à la dérive, en lui proposer nos solutions ? Un peu de crowd funding et d’astuce, permettrait, sans doute, de payer le matériel et l’abonnement internet pour les familles pour lesquelles la charge est trop élevée.

    2. Sur la question du commun, lire « Commun » de Lardot et Laval également auteurs de « La nouvelle raison du Monde ».

  7. Cher François Leclerc.

    Bonsoir. « un revenu de base universel » certes. Mais de quel montant total pour chaque individu au juste…? Et dans quel système monétaire à taux d’intérêts ne devant générer que toujours plus de croissance, comme actuellement avec l’Euro, monnaie unique…? Est-ce un « revenu… » au niveau de la moitié du seuil de pauvreté français, comme actuellement…? Et en remplacement de quelles aides sociales (prestations familiales, aides aux logements, etc), soit en faisant disparaître quel autre principe d’universalité et de justices sociales, fiscales, car il s’agit aussi de cela il semble…? C’est à dire d’une refonte totale de la fiscalité (au niveau institutionnel, soit du verrou de Bercy tout autant…?) plus que de taxer simplement les robots etc, pour financer ce « revenu de base universel », qui est rappelons le un projet au niveau européen… Mais que dire des inégalités dans le reste du monde alors, de leurs distorsions qui s’accroîtront, de notre responsabilité, si l’on raisonne locale, Europe…? Donc il s’agit de parler d’une harmonisation fiscale dans l’Union européenne…? Vers le haut ou le bas, le moins disant social et fiscal…? A commencer par en France..? Tous en même temps…? L’emploi du terme de « projets » dans le cadre de redéfinition des activités dans ce « nouveau modèle » me semble très proche de la vision du medef, qui propose que l’emploi soit non plus contractualisé dans le cadre de contrat de travail d’un CDI quoi, mais dans celui de ‘projet » fonction des aléas des commandes, de la durée d’un engagement, etc. Serait-ce dans ce même sens qu’il faut comprendre l’emploi de ce mot…? La question de l’élargissement du bien commun est a posé en effet, tant nous en avons perdu (d’acquis sociaux, de Droits (usufruits, etc), de protections sociales mais aussi en terme plus naturelle, de l’eau, de l’énergie, etc, que ce même « revenu… » propose aussi de revoir juridiquement, législativement il semble encore) et risquons d’en perdre d’autant plus lors de la prochaine « crise » qu’il faudra encore socialiser, de ce qui sera le dernier crack selon moi. Elle est autant à poser que celle de qui, quelle « entité » démocratique et sociale gérera l’ensemble de ces biens communs nouveaux et anciens…? Donc on en revient à quel autres « projets » institutionnels et soucieux d’une meilleure et irréprochable représentativité réelle démocratique, institutionnelle, etc de toutes les couches sociales est envisagé…?

    1. Associer revenu de base et biens communs est déjà un premier élément de réponse aux nombreuses questions que vous posez. Les deux s’inscrivent dans un contexte qu’ils ne peuvent à eux seuls épuiser. D’autant, comme vous le remarquez, qu’une fois posé le principe d’un revenu de base il n’est pas défini pour autant !

      Quant aux projets, ils correspondent à une vision de l’évolution du travail, du rapport des individus à celui-ci et du futur des entreprises. Selon celle-ci, on ne se définira plus par son métier, ou par son entreprise, mais par le projet auquel on participera en fonction de ses compétences et envies.

      Personne ne réagit à l’idée que l’information puisse être un bien commun…

      1. J’avoue que vos réponses me déconcertent un peu. Pour le dire autrement je vois que vous passez aussi bien du local au global, que du global, à une sorte de discours généraliste, de « langue de bois ». Ni voyez pas d’offense personnelle dans le terme de « langue de bois », mais ce que j’essaie de dire derrière, c’est cette impression que vous tentez d’éviter d’approfondir une réponse dans le cadre d’analyse et solution plus concrète, plus locale.

        Pour exemple… Dans le cadre et de l’information et des nouveaux bien communs à redéfinir ensemble, non seulement pour financer ce « revenu… » mais surtout pour garantir à tous-tes qu’à l’avenir ils ne nous seront plus jamais confisqués, attaqués, j’ai une question concrète à vous poser si vous le permettez. Est-ce que toutes les sommes colossales accumulées des fraudes fiscales, de l’argent sale et mafieux planquées dans les trous noirs de la finance (certains parlent pour la France de plus de 600 milliards d’euros, et au niveau mondiale de plus de 25 500 milliards d’euros), et celles qui continuent encore et encore à disparaître des comptes publics (plus de 5% du PIB par ans), n’alimentent plus les recettes fiscales (creusant le déficit public qui est à 4,3% du PIB), comme par le biais des « plans d’offre » sans contreparties (près de 12% du PIB en cumulé), quand les dépenses publiques sont à hausse à cause des inégalités en augmentation, à cause de la misère du chômage se répandant comme un poison, en France, en Europe et pas que, faisant de plus exploser les dettes publiques illégitimes de fait, est-ce que celles ci sont à considérer comme un bien commun…? Mais cette question sous-entend une autre plus déterminante. A partir de quand dans le temps (comme dans l’espace, soit de quels trous noirs parle t-on…? Andorre, Monaco, Luxembourg, etc etc compris…? Et comment les récupérer…?) calcul t-on le moment ou cette confiscation, ces vole de bien commun de bien commun se sont opérés…?

        On voit que la question du temps est déterminante d’autant plus qu’en face, « l’adversaire » s’est donné tout les moyens (THF, etc) pour en disposer plus que nous dans le rapport de force plus que déséquilibré, inégalitaire, disproportionné même, et à notre désavantage donc. C’est aussi par cette approche du temps (et quelque part de l’espace, dans le sens politique) que je me permets de vous demander combien de temps donnez vous à cette initiative dans laquelle nous nous inscrivons pour se concrétiser, pour fédérer un électorat si disparate, si dispersé, si différent même, et surtout tant influencé par plus de désinformation, de propagande, que par la « réalité des faits », que par le respect du « droit de savoir » des citoyens-es de manière impartiale et neutre…? La pèriode de « transition » que nous vivons fait dire à certains-es, et avec raison, que nous sommes au crépuscule d’un ancien temps tardant à mourir et d’un nouveau ne pouvant naître, tant que des « monstres » (référence à M. Plenel) resteront en embuscade pour se réapproprier notre destiné commune, pour conserver leur puissance nuisible, ou du moins l’empêcher d’émerger ce nouveau monde.

        Sachant que ce temps « joue » contre nous tant en France qu’en Europe et dans le monde, il semble que cette question s’impose logiquement à nous, parce qu’elle est déterminante par rapport au fait que « l’adversaire » ayant plus « d’un atout dans sa manche », a anticipé autant de scénario pouvant nous nuire que de moyen que nous pourrions lui opposer. Je suis conscient que je parle donc de stratégies politiques, géopolitiques, etc, et de tactiques qui demandent à dévoiler des plans de bataille, qui logiquement ne le peuvent être tout à fait ouvertement, et de manière aussi claire sur un blog public….

        C’est la que la question de l’information est à aborder avec plus de discernement et prudence que le simple sens du mot employé. L’information est un terme générique qui englobe autant de données privées que publiques (surtout quand elle concerne, aussi bien une personne publique politique, « chef d’entreprise, etc, qu’un bien commun, etc) autant de secrets suivant des intentions stratégiques, etc, d’intérêts tactiques pour certains-es, que ceux ci révélés peuvent nuire par définition à la défense du bien commun concerné, autant de propagandes, de désinformations, d’opacités, que de vrais « savoirs » à faire partager, et « droits de savoir » à faire respecter…. L’information englobe donc un vaste champ à étudier quand à déterminer sa notion de bien commun, dont les limites qui concernent la vie privée par exemple d’une personne publique, et/ou d’un-e citoyen-e lambda s’affichant en public (cas des règles de confidentialité « mouvantes », adaptatives suivant des intérêts opaques de facebook, etc), et celles qui concernent le domaine public, le domaine du bien commun, sont justement ces armes qui peuvent servir « l’adversaire », à nous diviser. C’est logique quand on sait que défendre toutes les libertés imposent aussi de respecter la vie privée de chacun-e. Pour autant que cette personne soit mandatée pour un exercice public, politique, reste à déterminer ce qui tombe dans le domaine publique et reste dans le champ privé, de manière collective….? Et là encore apparaissent logiquement des divergences. Cette réflexion est à mener sachant que la question est posée depuis des siècles sans qu’une réponse nette n’y ai été apporté.

        C’est encore par le biais du domaine public, que j’en viens à vous interroger à nouveau sur un cas concret…, par rapport à la seconde partie de votre réponse, concernant la notion de « projet »… Les biens communs nouveaux comme ceux déjà acquis et à préserver, le sont actuellement par un personnel ayant un statut spécifique de fonctionnaire à vie (ou presque). Ce statut est-il un mieux disant, un bien commun à préserver selon vous…? Par définition et suivant la logique énoncée par votre billet, ce statut s’oppose dans ce « nouveau modèle » à la notion de « projet » individualisé d’une activité professionnelle dans le secteur privé de l’économie. Plus que de s’opposer il est question d’inégalités de droits, de protections aussi, du personnel public par rapport à celui du privé. Est-ce à dire aussi qu’il est envisager de toucher à ce statut spécifique du personnel voué actuellement à protéger et entretenir ces biens communs…? Mais ce faisant…, leurs gestions publiques étant du très long terme par opposition aux gestions court-termistes visant à les privatiser, comme dans la gestion du domaine privé, comment définir le « projet » d’un personnel, d’un-e individu-e se vouant œuvrer dans le sens de la conservation et amélioration des bien communs…?
        .

      2. On aura compris qu’au milieu des considérations anti-fraudeurs et anti-puissants convenues – et non contenues, il ne faut retenir de ce post que ces quelques mots:

        je parle donc de stratégies politiques, géopolitiques, etc, et de tactiques qui demandent à dévoiler des plans de bataille, qui logiquement ne le peuvent être tout à fait ouvertement, et de manière aussi claire sur un blog public….

        [Oula ! C’est du lourd, du sérieux, du burné, du casqué furtif, du renseigné kaki…]
        et que la mystérieuse, l’intrigante suite (les énigmatiques points de suspension…), comme son contexte, sera éclairée par la lecture des oeuvres fort trisocolores du posteur Juillot, ou de son homonyme, oeuvres disponibles auprès d’une maison d’éditions helvète chère aux avocats d’un célèbre fantaisciste à quenelle, les Éditions Xénia.

      3. @ Juillot

        En m’en tenant à l’énoncé de principe, je vous l’accorde très généraux, je ne cherche pas à noyer le poisson, mais plutôt à ne pas me noyer dans des détails, aussi important soient-ils !

        Peut-on d’ailleurs aller beaucoup plus loin, dans l’état actuel des choses ? Des écueils peuvent être anticipés, des précisions apportées, certes, mais je crois que le processus de clarification est collectif et dans l’action (la praxis).

  8. Est-ce que Google est un « bien commun » ?
    Ça a commencé avec juste une page blanche et une ligne de recherche au milieu. Ça donnait des super bons résultat de recherche, c’était simple, accessible et gratuit. C’est (presque) la définition d’un bien commun, non ? Mais cette page blanche est devenue un empire avec beaucoup, très beaucoup de vrais dollars derrière. La propriété privée s’est adaptée beaucoup plus vite que notre réflexion à ce nouveau monde. Universalité et gratuité par devant, mais rentabilité capitalistique inouïe par derrière. Nouvelles technologies ? Nouveau capitalisme. Plus que jamais basé sur la rareté et la position dominante. Dans cet univers « ouvert », la « concentration de la production » est à un stade absolument inédit : Google, Facebook, Youtube… A côté, une usine Ford, c’est un petit atelier régional.
    Sur la branche « appropriation collective », on peut citer Wikipedia, mais quoi d’autre d’importance ? Et qu’est-ce que ça a vraiment pour tout un chacun (qui n’y écrit pas) d’émancipateur ?

    1. On peut aussi parler de ebay. Je pense qu’en terme environnemental (réutilisation) c’est un truc tout simplement énorme. Mais comme tous les systèmes en réseau à externalité positive (plus il y a de gens qui participent, plus c’est utile pour tout le monde), il ne peut y en avoir qu’un « grand » (et d’autres petits). First come first served.
      Mais alors c’est tout simplement un bien commun (comme les réseaux téléphoniques et électriques qui sont toujours des monopoles publics ou très fortement régulés). Donc ne faudrait-il pas nationaliser (ou plutôt internationaliser) ebay?

      En ce qui concerne wikipedia, on voit ces derniers temps des appels au don. Je me disais: si j’étais premier ministre (belge), je proposerais que l’état verse au nom de tous les citoyens belges, disons, 1 (ou 2 ou ?) million € à la fondation wikipedia. Ce me semblerait beaucoup plus juste. Je me demande d’ailleurs pourquoi aucun état n’a encore fait cela…

      1. C’est vrai que le gigantisme de ces structures, et leur côté « service (au) public » se prêterait particulièrement bien à une nationalisation (au du moins à une supervision étatique). Mais comme vous dites, c’est « internationaliser » qu’il faudrait…

  9. Je vous recommande de lire les travaux de Michel Bauwens, Bernard Stiegler et Than Nghiemh sur la société du partage de la connaissance et les biens communs.

  10. L’idée du revenu universel est une idée séduisante, déjà préconisée par Adam Smith, mais on ne trouvera pas de majorité politique pour commencer à structurer un pareil projet. Même la plupart des partis de gauche en Europe sont contre un revenu universel.
    Pourtant, il se pose le problème de la repartition des richesses. Soit on expulse les chômeurs de longue durée, les vieux et les pauvres de la sociéte pour les enfermer dans des ghettos où il crêveront à petit feu, ou bien il y aura un système nouveau visant à les faire participer aux richesses produites. Entretemps, on va entretenir le conte de la croissance qui viendra, à coup sûr. Peut-être apportée par le père noel, qui sait.

    1. Le revenu universel existe déjà, en tout cas une forme qui s’y apparente. Un couple avec deux enfants et sans autres ressources ou allocations a droit à un RSA de 918€ par mois en France. Cela ne leur permet certes pas une « vie décente » telle que nous pouvons l’imaginer. Mais le salaire moyen à Madagascar est de 37$. (j’ai pas oublié un zéro). Ces deux chiffres mis côte à côte posent toutes sortes de questions quand à l’établissement d’un revenu « universel ». D’autant qu’à Madagascar, du travail, il y en a. (Seulement deux routes nationales goudronnées).
      Pour mieux définir ce concept, il faudrait plutôt dire « revenu universel occidental ».

      1. Et encore…

        Avec 1000 € par mois à Guéret , je dois survivre . A Strasbourg , c’est déjà moins sur .

        Ce qui indique que le « revenu universel » n’est pas déconnecté du prix universel des biens communs jugés comme nécessaires ( cf prix du pain , des timbres ,de l’accès à …).

      2. Les protagonistes du revenu universel parlent d’un montant d’environ 1500 Euros/mois pour une personne seule, mais toutes les préstations sociales y seraient incluses. Ce qui déchargerait considérablement les administrations.
        Stéphane-Samuel Portalès:
        Il est question ici d’un revenu universel pour les pays européen.

  11. La politique menée par Mario Draghi (assez isolé parait-il) est une politique qui permettra aux Etats de l’union de s’endetter puisque la BCE finira par racheter de la dette souveraine. Il n’est pas étonnant que l’Allemagne s’oppose (à juste titre à cette politique). La baisse de l’euro est assimilable à une dévaluation compétitive non justifiée car je crois que l’Europe dispose toujours d’un excédent commercial. Cette politique n’est pas mondialement solidaire et sera contrée par d’autres blocs d’Etats qui ne se laisseront pas faire.
    C’est à Mario Draghi qu’il faut demander de faire les premières réformes structurelles pas aux Etats dont la seule possibilité qu’il leur propose est leur propre démantèlement.
    Trouver l’erreur … car ce qui nous attend n’est que la décroissance de nos économies. Les plus aisées auront le temps de partir ailleurs. Le nouvel eldorado est à nos portes, l’Afrique qui connaitra les multi crises qu’ont connues les pays asiatiques dans les années 80 90.

    Alors Mr Draghi, quelle réforme structurelle nous proposez-vous ?

    1. Cette politique n’est elle pas celle que les USA ont adopté ces dernières années ? Etait ce une politique mondialement solidaire ? Bien sûr que non puisque il n’y a pas de gouvernement mondial.

    2. Monsieur Draghi et sa manière de « gouverner » suscitent de plus en plus de contéstations et oppositions au sein de la BCE.

      1. OK avec vous deux, l’Europe s’aligne sur le pire au lieu de partir sur une solution mondiale. Mario Draghi n’est-il pas un ancien de Goldman ? Ceci explique cela. Je propose que Mr Trichet reprenne les rennes. Malheureusement il est usé à force de s’être bagarré contre tous dont les politiques. Tant qu’il y aura de hommes droits, il y aura de l’espoir !

      2. Entre un ancien de Goldman Sachs et un ex du Crédit Lyonnais, le choix est vite fait; surtout quand il s’agit d’éteindre le feu plutôt que de le mettre.

  12. Bonjour,

    quel plaisir de voir que ces questions sont abordées quelque part où on peut les entendre ! C’est cela réfléchir au monde d’après, on s’approche du « cerveau collectif » préparant la suite au chaos qui vient…

    De multiples possibilités s’offrent à nous, des bonnes et des moins bonnes… il s’agit de ne pas se laisser embarquer dans le paradoxe que souligne justement Narumi, à savoir de réfléchir toujours en terme de « combien cela va coûter ? », mais bien d’envisager les choses « autrement » : le revenu de base universel est une piste de départ intéressante dans l’esprit, mais il faut sans doute lui substituer une autre (http://calebirri.unblog.fr/2014/09/08/le-salaire-a-vie-contre-le-revenu-de-base/) que je trouve bien plus radicale et en même temps bien plus aboutie, à savoir la notion de « salaire universel » développée par Bernard Friot. Il en a déjà été fait état ici et ses vidéos sont disponibles sur internet.

    Pour rendre possible une telle société, il faudra aussi repenser entièrement le gouvernement de nos sociétés, à travers la création de nouvelles institutions, au moyen sans doute d’une Assemblée Constituante (http://calebirri.unblog.fr/2014/04/09/de-lassemblee-constituante-a-la-gratuite-en-passant-par-le-salaire-a-vie/)

    Enfin, il faudra cesser de craindre la technologie pour envisager sérieusement les potentiels positifs du progrès technique une fois qu’il sera libéré de la contrainte de rentabilité : finies alors l’obsolescence programmée, la pollution, la surproduction, la peur démographique, de nombreuses maladies, etc…

  13. Attention… Top !

    Je viens tout juste de découvrir :
    – que les atomes les plus vieux de mon corps furent créés lors de la singularité appelée Big bang,
    – qu’une majorité d’entre eux fut forgés dans les explosions titanesques des supernovae,
    – que ‘ma’ planète, ‘mon’ étoile, ‘ma’ galaxie sont perdues dans un gigantesque univers dont l’expansion s’accélère,
    – que ‘mon’ univers avec ses lois particulières, n’est peut-être qu’une bulle parmi d’autres,
    – que je suis un animal parmi d’autres,
    – que je suis un écosystème biologique, que les bactéries en moi sont plus nombreuses que mes propres cellules,
    – que je suis un écosystème informationnel, qu’il existe sans doute en moi des morceaux d’anciens programmes si discrets, qu’ils réussissent à traverser les pare-feux et à générer des pensées et des actions que ma conscience s’attribue, à postériori, comme étant sienne,
    – alors que je viens juste de naître, que je suis déjà au bord de l’extinction,
    – qu’aucune marche arrière n’est possible,
    – que plus j’améliore ma connaissance et mes outils, plus je me sens nu et faible,
    – que je n’arrive même pas à dire que j’ai très peur et à avouer que seul l’amour peut me calmer,

    Je suis ? Je suis ? *

    * Les réponses ‘dans de beaux draps’ ou ‘un gros abruti’ sont éliminatoires !

    1. Attention : l’existence du Big Bang n’a été « prouvée » que par une « preuve par l’absurde », un monde de démonstration juste bon pour les conversations de comptoir selon Aristote (cf. Comment la vérité et la réalité furent inventées).

      1. Humm, je ne vois pas trop le rapport avec le commentaire de Roberto, mais je ne peux m’empêcher de préciser deux points:
        1. L’existence Big Bang n’est pas prouvé, et même entre guillemets ce terme est trompeur. Il y a deux aspects. Premièrement, depuis la recombinaison (il y a 13.7 milliards d’années) nous pouvons voir l’Univers et nous avons plusieurs types d’observations qui convergent vers un modèle avec expansion accélérée, matière et énergie noires. Ce modèle est appelé modèle standard. Un modèle ne peut pas être prouvé, c’est une représentation du monde, qui peut changer radicalement suite à de nouvelles observations, ou de nouveaux développements théoriques. Ce modèle standard est fondée sur les deux théories qui régissent notre Univers, la Relativité Générale et la Physique Quantique, toutes deux largement prouvées mais nécessairement inachevées. Il y a des alternatives au modèle standard, mais les observations les ont éliminées pour l’instant. Deuxièmement, ce sont ces mêmes théories, surtout la deuxième, qui nous permettent d’ébaucher des modèles pour ce qui s’est passé avant la recombinaison. Il y a plusieurs possibilités qui, malheureusement pour l’instant, ne peuvent pas être contraintes par des observables.

        2. Les propos d’Aristote sont certainement profonds, mais j’imagine aisément qu’il tiendrait des propos différents aujourd’hui, car notre vision du monde est grandement différente, et de l’eau a coulé sous les ponts. Les preuves par l’absurde permettent tout de même de faire avancer les connaissances et sont mathématiquement parfaitement rigoureuses !

      2. Sur ce qu’on appelle le big bang faute de pouvoir « l’imaginer » , se le représenter » , des esprits chagrins occidentaux et orientaux , convergent assez largement .

        Ils reconnaissent même que c’est apparemment la limite de ce qu’ils peuvent  » connaître » .C’est ce qui permet au pape de ne pas se retrouver au chômage ,en s’appuyant sur un monde de démonstration juste bon pour les conciliabules de cimetière qui ne font pas l’unanimité de ses cousins .

        Reste encore à comprendre la gravité .

  14. Bonjour à tous

    la question de savoir si telle ou telle réforme, telle ou telle technologie vont bien pouvoir arranger les choses est bien précisée dans le dernier billet de Paul sur le soliton en anglais « rogue wave » que je trouve plus imagé et correspondant mieux à ce qui nous guette; nous affrontons une triple crise dont chacun des composants peut s’avérer létal pour la société et dont l’ensemble, qui arrive à toute vitesse, est possiblement létal pour l’espèce!
    Il se pourrait que l’avenir de l’humanité soit lié à la résilience de peuples comme les aborigènes d’Australie, les Amazoniens, Inuits et autres populations adaptées à des environnements extrêmes. Les 0,01% ? peut être …s’ils se construisent des dômes assez vite…
    Les habitués du Transilien des TER ou même du TGV? Hum, une autre question s’il vous plaît?

    Quand à la remarque sur la réalité du cloud: les gigantesques serveurs localisés ici et là, en europe du nord par exemple sont désormais mieux gardés que fort knox et il semble qu’il soit plus facile d’entrer à la maison blanche que dans ces lieux désormais stratégiques…
    Donc l’empire de google et autres tient tout de même encore à quelques câbles!
    Cordialement.

  15. de nombreux media et journalistes participent. pourquoi chercher des solutions compliquées?
    en mettant un terme à ces vols purs et simples et en appliquant la justice aux puissants comme aux plus pauvres le rééquilibre devrait se faire!
    ca fait toujours mal de voir qu’on est pas mieux lotti que les pays du tiers-monde en matière de CORRUPTION
    http://www.icij.org/project/luxembourg-leaks

  16. il faut repenser l’organisation du travail .l’informatique rend caduque les bullshits jobs , une grande partie de l’administration ,des banques , du commerce et d’une bonne partie du systeme politique, les chiffres du chomage ressemblent de plus en plus aux fameuses normes stakhanovistes un fetichisme des chiffres sans aucune réalité.

    un revenu universel implique forcement des prix fixes et donc une absence de spéculation sur un maximum de biens et de services. et donc une planification des besoins : une maitrise des formations est absolument nécessaire .

  17. Rajout et rectificatif d’une question mal posée à M. François Leclerc, dans un paragraphe de mon commentaire si dessus), traitant sur la question de l’information en tant que bien commun.

    Je vous demandez si : « Pour autant que cette personne soit mandatée pour un exercice public, politique, reste à déterminer ce qui tombe dans le domaine publique et reste dans le champ privé, de manière collective….? », en ayant omis de préciser la dimension de la liberté d’expression à intégrer à cette réflexion.

    Je reformule ma question ainsi donc…: Pour autant que cette personne soit mandatée pour un exercice public, politique, et que la liberté d’expression des citoyens-es soit respectée pleinement dans le cadre de la contestation possible de ce mandataire qui manquerait à ses devoirs, à ses obligations, ou serait suspecté de le faire, reste à déterminer ce qui tombe comme information dans le domaine publique et doit rester dans le champ privé, de manière collective, sans que s’oppose la liberté d’expression citoyenne à celle du mandataire dans son droit de réponse, et sans que s’oppose la liberté d’expression des citoyens-es, leur légitime « Droit de savoir », à celle et celui « d’un droit de réserve » de divulgation d’informations sensibles concernant les bien communs….? Cette question s’impose dans le cadre ou des adversaires convoiteront toujours les biens communs pour en faire des profits privés pendant les périodes de « transitions » et de flous, de « crises » diverses.

  18. La robotisation constitue t elle un changement de nature au regard de l’automatisation. en quoi un automate programmable diffère t il d’un robot.
    Au plan économique, seule , une distorsion de la concurrence peut être provisoirement à la source de profits mais un robot est une machine comme les autres et ne crée pas de plus value au sens marxiste du terme(si ce n’est celle liée à sa production et à sa commercialisation).
    La question politique centrale ne reste t elle pas celle de l’accaparement des gains de productivité sous différentes formes ?
    Au plan écologique la question de l’énergie et des matières premières est elle effacée par la robotisation ?
    Au plan anthropologique ne serait elle pas plutôt celle de la perte de savoirs et savoir faire humains?

  19. A lire également le bouquin de Marie Anne Dujarrier: « Le travail des consommateurs » qui décrit la façon dont le capitalisme, notamment à l’aide de dispositifs robotisés, transfert le travail vers les consommateurs qui fournissent ainsi une main d’œuvre gratuite.
    Il est impossible penser la technique indépendamment de celle des rapports sociaux de production dominants.

      1. Merci. Le livre de Dujarrier offre, peut être, l’intérêt de ne pas se limiter aux seules technologies numériques.

  20. A l’intention de Monsieur HR, et suite à son poste « 6 novembre 2014 à 12:26 », auquel je ne peux répondre directement, n’ayant pas l’interface « répondre » activé.

    Je vous cite « Revenu de base ou gratuité ? ».

    Ne comprenant pas ni le sens ni les raisons de cette simplification à l’extrême d’une interrogation faisant suite à un long commentaire, celui ci laissé à l’intention de M. François Leclerc, je ne puis que vous demander plus de précisions du genre…:

    Est-ce que votre question est une analyse psychologique, une psychanalyse plus poussée, plus précisément, gratuite, de ma personnalité que vous me proposez de faire en direct et en public…? Ou… Est-ce un gain potentiel, une forme de « revenu… » dont vous pourriez tirer profit, si je me laissais aller à m’épancher largement ici, en toute innocence…?

    Autrement il est question de quoi au juste derrière la « gratuité »…? Est-ce qu’il est question de la fin de la monnaie et de celle de la notion de propriété privée de partout dans le monde, ou de manière plus restreinte, pour résumer…? Et. Est-ce qu’il est question derrière l’opposition que vous faites de la « gratuité », en plaçant une forme de rapport de force avec la notion de « Revenu de base », de garder le cadre de la monnaie, dominante, privée, dans l’aspect économico-social d’un système, d’un modèle social, et de conserver plus ou moins intacte la notion de propriété privée soit des fraudes fiscales comme étant devenus des « biens privés » irrécupérables…?

    1. Vous cherchez des poux quand ce n’est pas nécessaire. Je ne suis pas un ayatollah, pourquoi cette agressivité ?
      Si j’ai utilisé un point d’interrogation c’était pour ouvrir la réflexion. La mienne en la matière étant des plus limitées. Il me semble simplement que gratuité et revenus de base sont les 2 pôles qui peuvent baliser l’espace de la réflexion.
      La gratuité me semble peut être davantage ouvrir de possibilités de réduction de la sphère marchande que le revenu de base. Celui ci, par contre réintroduit le principe d’universalité bien malmené ces derniers temps (voir l’article de Supiot dans le dernier Diplo).
      Cordialement

      1. Des poux malheureusement j’en trouve plus que je n’en cherche (comme le commentaire blessant, calomnieux de vigneron 6 novembre 2014 à 13:27, le prouve et auquel je ne peux répondre sur ce fil de blog – accès bloqué…?) . Serait-ce mon exacerbation d’en trouver sans en chercher, et mon émotivité qui me plonge dans l’excès de réactivité, dans la sur-interprétation, comme je l’ai fait malencontreusement avec vous…? Veuillez m’en excuser d’ailleurs. Mais j’ai du mal à comprendre certains commentaires interrogatifs courts, poster à la suite de nombreuses questions, surtout par une autre personne que celle interrogée, comme j’ai du mal de fait à interpréter ces interventions questionnant des questions, et à inter-réagir en fonction.

        Je constate que nous sommes d’accord pour le reste et je prendrais le soin de consulter les propos de M. Supiot sur le dernier Diplo, s’il est en accès gratuit, libre… Merci donc pour ce conseil. Si vous permettez, cet accès, cette fenêtre, étant encore ouverte, j’en profite pour répondre à ce M.vigneron en suivant

        @ vigneron.

        Je n’ai ni de près ni de loin, rien avoir avec autant les éditions Xénia qu’avec les pratiquants de quenelle et autres idéologues à la soral, etc… Bien au contraire je combats l’idéologie à la sauce soral etc…, autant que celle du fhaine, et d’autres extrêmes droites comme droite folle. S’il existe un homonyme et des textes ressemblant ou identique à mes publications disponibles sur facebook, c’est que je suis victime de plagiat, de copié-collé, et ne puis pas faire grand chose, sauf à porter plainte en ayant des preuves (et pas les moyens de me payer un avocat).

        Que vous le croyez ou non, mes propos sont ceux d’un citoyen lambda, bien en peine de chercher à comprendre ce qui l’entour, ce qui l’attend, soucieux pour ses enfants, petits enfants, quand son propre avenir n’est plus que d’être chômeur en « fin de droit » depuis plus de 2 ans et demi, sachant qu’il aura une retraite de misère, exaspéré par toutes les formes de haine, ayant aussi bien voté Mélenchon qu’Hollande, puis s’étant aussi bien abstenu qu’ayant aussi voté Mélenchon à la foi au niveau national, législative, communal, et Européen… Et je m’efforce d’être aussi sincère, honnête, intègre que possible, que cette exemplarité morale, éthique, que j’attends et demande des dirigeants publics/politiques, et d’entreprises, quand le seul pouvoir qu’il me reste c’est autant d’espérer un horizon moins pire que pire, que d’œuvrer à améliorer les choses, selon mes modestes interprétations, et mon pauvre bagage culturel…

        Je ne comprends donc pas bien en quoi puisse m’être fait la remarque, me valant l’insulte, d’un constat de fait, dans l’extrait de mes propos que vous moquez, en recopiant, quand le sujet abordé étant « l’information : bien commun », je fais juste la remarque de ce qui est dit en public sur un blog; différencié de ce qui est à penser en terme de stratégie, entre autres de communication, qui s’oppose donc, quelque part, à ce qui reste à déterminer au sujet de ce qu’est « l’information » en tant que « bien commun », et leurs limites dans le droit de savoir et celles de la liberté d’expression…

  21. Je crois assez à l’élargissement des biens communs, qui me semble peu criticable.

    Pour ce qui est de la fin du travail et de la mise en place du revenu de base, …je ne sais pas, je ne suis pas convaincu que le travail soit voué à disparaitre, je pense, comme tout le monde ici, qu’il y a une corrélation forte entre, d’une part, robotisation et, d’autre part, diminution du travail, mais je pense aussi qu’il y a une corrélation forte, ou au moins trés significative, entre robotisation, production de masse, et consommation d’energie.
    Si diminution de l’énergie disponible, reflux de la production de masse, retour au tavail humain pour assurer les fonctions de base et perte de productivité dans nombre de secteurs.

    Qu’on puisse, technologiquement parlant, faire faire aux robots des tâches de plus en plus complexes ou nécéssitant une habileté jusqu’ici réservée aux hommes, c’est probable. Que cela puisse être généralisé pour satisfaire les besoins de 7 à 8 milliards d’habitants, j’ai des doutes.

    Quand au revenu de base sans contrepartie, j’ai un peu de mal,… mais c’est surement du à mon éducation (pervertie). Ceci dit, comme je ne crois pas trop à la fin du travail associée à une juste répartition des biens, ce n’est pas ma préocupation première.

  22. Excellent état des lieux de François Leclerc! Les divers sujets abordés dans votre billet sont le focus principal de la p2pfoundation. Dans un blog récent, l’un de ses co-fondateurs, Michel Bauwens, présente une perspective historique des développements en cours et dresse un parallèle avec d’autres transitions analogues ayant eu lieu en Europe par le passé.

    Il ne manque pas de souligner les malentendus et la dérive potentielle liés à la tentative de récupération du nouveau système par les tenants, fondements, cadre de réflexion de l’ancien système -voir la polémique récente autour du billet d’Edouard sur ce même blog-.

    La réflexion de Bauwens est en anglais mais il développe en longueur et en français ses positions dans un débat aux côtés de Bernard Stiegler qui, coïncidence ou pas, commence par le même mot qui conclut le billet de François Leclerc: Pour la Transition.

  23. @ François Leclerc.

    Merci pour vos éclaircissements, et merci aussi de ne pas m’en vouloir dans ma maladresse, ma « brutalité », ma « rudesse » quant à vous questionner plus à fond sur vos positions propres. A votre question si dessous, je serais tenté par vous répondre par une autre.

    « Peut-on d’ailleurs aller beaucoup plus loin, dans l’état actuel des choses ? »

    A t-on vraiment tout essayé, sur le plan de la communication et de la pédagogie pour être suffisamment entendu par tous-tes (surtout des gens non instruits sans trop de culture) y compris dans la manière de renverser les concepts néolibéraux pour démontrer leurs supercheries…? Je prend pour exemple, depuis un moment maintenant, les déficits publics devant faire peur à la population, dans le cadre de son infantilisation ou l’État est comparé à un ménage. Et je tente de faire comprendre en quoi consiste cette supercherie de la peur du déficit et de la dette publique en faisant coïncider le montant de ces déficits (4,3% du PIB) au montant total et annuel comme en cumulé des fraudes fiscales (5% du PIB par ans), en rappelant la somme, répétée, depuis une décennie des cadeaux faits aux entreprises (10% du PIB et avec le CICE et pacte de responsabilité 12% au total) inefficace pour lutter contre le chômage et surtout la précarisation et les bas salaire, d’autant plus quand l’austérité est menée conjointement…., pour prouver l’impossibilité chronique, mathématique, logique, de trouver un équilibre budgétaire, une stabilité fiscale, mais pire encore le danger de l’inutilité des politiques de l’offre dans le cadre d’une récession et d’un risque de déflation. Comparaison entre un Etat et un ménage…? Le ménage peut au pire des cas et après avoir tout coupé comme dépenses compter sur l’État, les institutions publiques, mais l’État lui ne peut plus compter sur personne, pas plus sur l’Europe qui veut le sanctionner et surtout pas sur sa dépendance aux marchés financiers à la monétisation privée des dettes publiques, comme encore moins dans la soit disant « bienveillance » des marchés financiers, de sa « main invisible » sauvée trop souvent de ses folies chroniques (kleptomanie) et de ses dettes et pertes privées. Est-ce que ce postulat est faux…?

    1. C’était quoi le postulat ?  » A-t-on vraiment tout essayé pour…renverser les concepts néolibéraux … »?

      C’st peut être un bien grand mot pour dire qu’on a de la peine à se faire comprendre du commun des mortels .

  24. Cette discussion me semble essentielle pour construire notre avenir commun ; je signale deux discussions de très bonne qualité sur la nécessité de lier le revenu de base, aux coopératives municipales

    http://jeanzin.fr/2014/08/18/un-revenu-de-base-necessaire-mais-pas-suffisant/
    http://jeanzin.fr/2012/05/17/du-revenu-garanti-aux-cooperatives-municipales/

    Remarque :

    Lors de la connexion au site de Jean Zin, il se peut que vous receviez de la part de Google un message concernant la présence d’un virus.
    J’ai contacté Jean Zin à ce propos voici sa réponse:

    « Merci à vous. J’ai déjà eu des avertissements Google que j’ai signalés, mais il semble que ce soit parce que des sites russes pornos assez louches renvoient, on ne sait où et pour une raison inconnue, sur quelques-uns de mes articles. On n’a pas trouvé de virus en tout cas, mais c’est bien embêtant, c’est sûr. »

    Pour ma part, ayant chargé les deux billets, je n’ai rien constaté.

    1. Euh ?, Ca me semble un peu ressembler au statut d’autoentrepreneur promu par Novelli et repris par le PS. Quelle avancée ?

      1. l’intérêt c’est de pouvoir se consacrer à son travail de façon autonome et de déléguer le travail administratif à une structure d’accueil pour un montant modeste. Il n’y a pas de limitation de revenu comme dans le cas de l’autoentreprise. La structure d’accueil est coopérative (souvent scic). Les membres, cad les travailleurs entrepreneurs, participent aux prises de décisions stratégiques collectives. Cette structure d’accueil apporte aussi une aide à résoudre les pb rencontrés.

  25. Allez les nantis, décongestionnez.
    Une bonne diarrhée ne vous ferait pas de mal.
    Cela vous soulagerait de vos ballonnements et encombrements, certainement.

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