« Qui étions-nous ? » – La réponse risque d’être perturbante

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Une première observation : nous, êtres dotés de conscience, sommes apparemment seuls (dans notre genre) dans l’univers.

Il faut distinguer par rapport à cette observation, deux périodes : durant la première, qui s’étend jusqu’au 8 avril 1960 et les prémices du projet SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), nous nous contentions de constater cet état de fait, durant la seconde, nous avons tenté de manière délibérée de découvrir dans l’univers des traces d’êtres doués de conscience comme nous, sans aucun résultat probant jusqu’ici.

Seconde observation : pour que des êtres comme nous puissent apparaître dans un univers, il faut que les constantes physiques universelles aient des valeurs très précises. Une expansion de l’univers plus lente ou plus rapide rend notre existence impossible ; une taille de l’électron plus grande ou plus petite par rapport à celle du proton rend notre existence impossible ; une taille du neutron plus grande ou plus petite par rapport à celle du proton rend notre existence impossible, etc. On peut dire que si notre existence est avérée, alors l’univers doit être « réglé de très près » d’une certaine manière (en anglais : « fine-tuned »).

Quelques inférences sont légitimes à partir de ces deux constatations. Par exemple : « Nous sommes effectivement seuls dans l’univers » ou « Si les valeurs dès constantes physiques universelles sont aléatoires au moment où se constitue un univers, notre univers est rare parmi les univers possibles ». Et, si l’on combine les deux : « Notre présence est extrêmement peu probable au sein d’un univers extrêmement peu probable ».

On reste cantonné jusque-là bien entendu dans le domaine des évidences.

Mais nous, êtres humains, n’en restons pas là par rapport à ces deux observations : nous les rangeons dans une catégorie que l’on peut appeler le « surprenant-requérant-explication », du fait que ce qui est « rare » ou « peu probable » tombe pour nous dans cette catégorie.

Du coup, à nos yeux, le fait que nous soyons apparemment seuls dans l’univers est surprenant et requiert une explication.

Et, le fait que notre univers est par rapport à nous réglé de très près est surprenant et requiert une explication.

Notons bien que si le « rare » et le « peu probable » ne nous paraissaient pas nécessiter une explication, ces deux questions ne se poseraient absolument pas.

Pour que le « surprenant » puisse intervenir dans des cas comme ceux-ci, il faut, remarquons-le, qu’opère spontanément ce qu’on pourrait appeler un « présupposé de l’appartenance à un échantillon » : il faut qu’il aille de soi pour nous que nous, êtres humains, ne constituions qu’un échantillon d’un groupe plus vaste d’êtres semblables à nous, il faut aussi qu’il aille de soi que notre planète ne soit que l’une parmi de multiples planètes abritant des êtres tels que nous, il faut qu’il aille de soi que notre univers n’est qu’un des univers possibles, etc.

(On verra dans la conclusion que selon moi ce « présupposé de l’appartenance à un échantillon » est peut-être la seule chose dans la problématique que j’examine ici qui requière véritablement explication).

Le fait que nous soyons apparemment seuls dans l’univers est surprenant et requiert une explication est appelé dans la littérature, « paradoxe de Fermi ».

Le fait que notre univers soit par rapport à nous réglé de très près est surprenant et requiert une explication est appelé dans la littérature « principe anthropique fort ».

Le « principe anthropique faible » se contente d’énoncer une banalité de base, que notre existence et celle de notre univers sont compatibles.

La raison pour laquelle le « paradoxe de Fermi » est appelé « paradoxe » m’apparaît personnellement obscure, à moins que le mot « paradoxe » ne soit utilisé ici de manière lâche pour désigner tout ce qui apparaît « surprenant » à quelqu’un. Une manière de le formuler est celle-ci :

« S’il y avait des civilisations extra-terrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? »

Les réponses au paradoxe de Fermi sont quasi infinies et en faire la liste exhaustive serait fastidieux. Par exemple : nous ne regardons pas là où il faut pour trouver des extra-terrestres ou nous sommes incapables pour une raison x ou y de regarder au bon endroit ; ces êtres sont beaucoup plus sophistiqués que nous et ils se cachent ; ils ont été remplacés par les machines qu’ils ont créées, lesquelles n’émettent pas de signaux, etc.

La seule donnée dont nous disposons étant celle d’une absence, les limites aux réponses que nous pouvons offrir sont seulement celles de notre imagination, qui est très vaste.

Les explications du principe anthropique fort sont elles en nombre plus limité : elles tombent dans deux grandes familles : le « dessein intelligent » et les « mondes multiples ».

Le dessein intelligent dit ceci :

« La probabilité très faible de l’univers qui est le nôtre s’explique par le fait qu’il a spécifiquement été conçu pour nous accueillir ».

Les mondes multiples dit ceci :

« Les univers existent en quantité infinie, présentant de grandes variations de valeurs pour les constantes physiques universelles ; nous vivons dans celui où les valeurs sont telles qu’il autorise notre apparition ».

En tant qu’explications du principe anthropique, le dessein intelligent et les mondes multiples constituent les branches d’une alternative : chacune de ces explications suffit à expliquer ce qu’il s’agit d’expliquer. Elle n’exclut pas pour autant l’autre : elle rend simplement l’autre triviale.

Ainsi, s’il existe un dieu créateur de notre univers, pourquoi aurait-il pris la peine de créer par ailleurs une multitude de mondes sans nous ? Et s’il existe une multitude d’univers représentant toutes les combinaisons possibles de valeurs pour les constantes physiques universelles, quel rôle reste-t-il à jouer pour un dieu quelconque ?

Rien n’exclut que nous obtenions un jour la preuve irréfutable que l’une des deux hypothèses du « dessein intelligent » et des « mondes multiples », est vraie. Nous pourrions ainsi avoir la révélation d’une intervention divine, Dieu abandonnant son rôle de metteur en scène discret pour apparaître soudain en pleine lumière. De même nous pourrions assister un jour à la scission de deux univers distincts (cf. mon texte Mondes multiples et conscience).

Quelle est la plausibilité de ces deux hypothèses ?

L’interprétation de la mécanique quantique que nous a proposée Hugh Everett (1930 – 1982), dite des « univers parallèles », nous assure que les superpositions d’états quantiques se résolvent par leur réalisation parallèle causant des divergences d’univers. L’existence de mondes multiples en quantités quasi-infinie est donc postulée par une théorie physique qui, si elle n’est pas la plus communément admise, est en tout cas jugée légitime par les scientifiques.

L’hypothèse du dessein intelligent est plus difficile à évaluer. Si l’auteur du dessein est anthropomorphe et apparu historiquement (ce qui est difficile à imaginer en l’absence de la matière dont il est le créateur), il faudrait en tout cas qu’il soit singulièrement plus intelligent que nous. En l’absence de preuves qu’il existe d’autres êtres anthropomorphes que nous-mêmes, il faudrait supposer que ce dieu apparaîtra un jour dans notre propre descendance, créant l’univers dans un avenir qui devrait se situer en même temps dans notre passé, il y aurait donc présence d’une boucle, soit ce que l’on a appelé dans notre culture, le mythe de l’Éternel Retour.

Quoi qu’il en soit, nous ne disposons à l’heure qu’il est d’aucune preuve, ni d’une des hypothèses ni de l’autre.

Nous avions noté, et il faut y revenir, que le paradoxe de Fermi et le principe anthropique fort ne doivent être invoqués que si nous considérons « surprenantes » les deux observations que nous pouvons faire de notre solitude apparente dans notre univers et le réglage de très près de celui-ci en termes de valeurs des constantes physiques par rapport à notre existence. Si nous ne considérons pas que nous constituons nécessairement un échantillon au sein d’une large famille d’êtres doués de conscience comme nous, et que notre planète constitue un échantillon au sein d’une vaste classe de planètes semblables à la nôtre, et que notre univers lui aussi n’est qu’un parmi une multitude d’autres univers semblables – ce qui n’est rien d’autre qu’un présupposé sympathique parce que révélant une certaine modestie de notre part, qui ne nous est d’ailleurs pas coutumière – alors il faut que nous prenions au sérieux la possibilité qu’il n’existe rien de plus que ce que nous révèlent nos sens prolongés par nos appareils de mesure, à savoir que nous sommes seuls dans notre genre au sein de notre univers et que celui-ci est bien le seul qui existe et que si nous bousillons notre planète au point d’y rendre notre vie absolument impossible, alors nous éliminerons – vraisemblablement une fois pour toutes – la possibilité pour cet univers d’être conscient de sa propre existence, soit un univers entier perdant la signification qui fut à une époque la sienne, impossible sans la présence d’êtres dotés de conscience. Quels gougnafiers nous ferions alors !

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127 réflexions au sujet de « « Qui étions-nous ? » – La réponse risque d’être perturbante »

  1. L’existence des univers parallèles est basée sur la « théorie » quantique. Le mot « théorie » a toute son importance. Et elle décrit, pour rappel, l’infiniment petit, et non l’infiniment grand.

    Deux grandes contradictions non relevées.

    Ce que je trouve particulièrement interpellant du point de vue intellectuel, c’est cette capacité à bâtir de nouvelles théories sur des théories existantes qui sont elles-mêmes branlantes à l’origine. C’est comme un gigantesque château de cartes avec des couches de théories de plus en plus hasardeuses au fur et à mesure qu’on monte vers le sommet.

    L’existence d’univers parallèles fait partie des théories du sommet.

    On nous explique, je résume en diagonale, que parce que à l’échelle des particules, certaines d’entre elles peuvent avoir différents niveaux d’existence, l’existence d’univers parallèles est donc possible.

    C’est du même acabit que lorsque un certain Hawking, grand scientifique de son état, prêtre féroce du matérialisme, explique la création de l’univers parce que « en raison de l’existence de la force de gravitation, notre univers DEVAIT finir par apparaître ».
    Waouw ! Personne n’a tiqué sur le fait que la force de gravité est apparue après la création de l’univers, pas avant. Elle en est la conséquence, pas la cause… Une conséquence ne peut être sa propre cause.

    Pourtant, la « théorie » quantique, tout comme l’explication de Mr. Hawking, est bue comme du petit lait et acceptée comme vérité absolue. Comme la « théorie » de l’évolution par exemple. Tout simplement parce que c’est la seule solution possible pour exclure l’hypothèse d’un être intelligent transcendant notre univers.

    C’est faire preuve de peu d’esprit scientifique, ou de malhonnêteté intellectuelle flagrante, que d’exclure d’emblée une hypothèse sous prétexte qu’elle dérange et ne correspond pas au postulat de départ qu’on essaie de démontrer. Quitte à trouver des explications plus biscornues les unes que les autres.

    Je recommande pour cela les conférences du Dr. Stephen C. Meyer sur le design intelligent.

    1. La science , ça ne consiste pas à faire des hypothèses -point à la ligne .
      Ça consiste en faire des hypothèses ET concevoir des arguments expériences pour accéder à leur vérification . Alors et seulement alors on a une réponse  » intelligente » qui  » colle » et permet de valider ( au moins provisoirement ) l’hypothèse .

      L’histoire des sciences montre d’ailleurs que loin de fermer les portes , elles en ouvrent dix nouvelles , et cent nouvelles questions à chaque hypothèse vérifiée .

      Si vous êtes capable de faire subir cet examen intelligent à votre designer intelligent , faîtes le d’abord , et on en reparlera . Sinon , mettez le et envoyez le au musée du design à Saint Etienne ,ça nous épargnera de perdre notre temps en nous engluant « l’esprit » .

      1. « Ça consiste en faire des hypothèses ET concevoir des arguments expériences pour accéder à leur vérification . »

        Oui, vous avez tout à fait raison. Et quand vous serez capable de concevoir des expériences pour accréditer l’existence, sans aucun doute possible, des univers parallèles en respectant à la lettre ce que vous écrivez, vous n’hésiterez pas à me faire signe. Merci.

        A moins que vous ne considériez que des hypothèses sont automatiquement validées parce qu’elles reposent sur d’autres hypothèses (d’autres « théories ») unanimement acceptées par tous comme vérité unique et absolue.

        Tiens, un autre apôtre d’une autre religion féroce.

        Je croyais pourtant qu’on se trouvait sur le blog de Paul Jorion, le gars qui a été le seul à aller à contre-courant dans le domaine économique en démontant un ensemble de vérités pourtant considérées comme parole d’évangile par le monde actuel, en montrant que ce qu’on pensait comme acquis était faux.

        « Si vous êtes capable de faire subir cet examen intelligent à votre designer intelligent , faîtes le d’abord , et on en reparlera . Sinon , mettez le et envoyez le au musée du design à Saint Etienne ,ça nous épargnera de perdre notre temps en nous engluant « l’esprit » .

        Si vous êtes capable de faire subir cet examen intelligent à votre théorie des univers, faîtes-le d’abord, et on en reparlera.

        La science, c’est aussi l’utilisation de la logique dans l’analyse.

        Si, pour expliquer une situation donnée, vous savez qu’il n’y a que deux explications possibles (appelons-les A et B), que pouvez-vous faire ?

        Soit prouver que A est vrai, ou alors que B est faux (donc, automatiquement A est vrai dans ce cas-là). Dans ce dernier cas, c’est tout aussi scientifique. On l’utilise dans les mathématiques par exemple, ou on parle de démonstration par l’absurde. Mais je suppose que vous aurez du mal à comprendre la différence à la lecture de votre commentaire.

        La théorie des univers multiples (infinis) est une n-ième tentative de trouver une explication « scientifique » à l’existence de notre univers en écartant l’hypothèse dérangeante du design intelligent. En se basant sur la théorie quantique (autrement dit l’analyse de l’infiniment petit) pour expliquer l’infiniment grand, on commet une aberration scientifique. Mais on n’est plus à ça près…

        Je vous suggérerais enfin d’envoyer votre ponctuation au musée, en vous rappelant au passage qu’on ne met un espace qu’après un signe de ponctuation, pas avant.

        Bonne journée à vous.

      2. on ne met un espace qu’après un signe de ponctuation, pas avant.

        Que voilà une interprétation bien réductrice et fautive de la Loi. Un signe double implique deux espaces : un à la gauche du Père, un à Sa droite… (trois pointement vôtre)

      3. Vous ne comprenez pas mieux ce que vous lisez que vous n’exprimez votre opinion .

        Au passage , je me fous des multivers , dont je n’ai pas besoin pour essayer d’expérimenter ma science dans le seul univers que je connaisse , qui m’est accessible et qui me pose suffisamment de problèmes comme ça .

        Si ma ponctuation dérange votre designer , dîtes lui que c’est , pour mes lunettes , la seule façon de s’assurer qu’elle est en place . Par contre , il pourrait me faire des reproches sur son à propos , car bien qu’essayant de les maintenir , j’ai beaucoup perdu dans l’application de ses règles .

      4. C’est vrai que Vigneron est un ange : mon ange gardien !

        Et j’ai souvent l’intuition qu’il n’est pas le seul …

        Me voilà prêt à affronter tous les multivers de l’univers !

      5. @Juannessy

        « Vous ne comprenez pas mieux ce que vous lisez que vous n’exprimez votre opinion .  »

        Très bien, mon Seigneur. Toutes mes excuses pour cela.

        Donnez-vous des cours ? Ou la génétique/le grand designer a-t-elle/il scellé mon destin ?

      6. @Bison quiaperduunpeudecolle:

        Vous êtes sur le bon chemin tout seul , si vous commencez à poser des questions à autrui et à vous même .
        Encore un peu moins de colle et vous allez trouver les bonnes réponses ( que je n’ai pas en grand nombre !).

  2. M. Jorion, votre courage de cheveux en quatre n’est guère convaincant.

    Je préfère Louus Pasteuf (discours de réception à l’académie française ») : « Celui qui proclame l’existence de l’infini, et personne ne peut y échapper, accumule dans cette affirmation plus de surnaturel qu’il n’y en a dans tous les miracles de toutes les religions ; car la notion de l’infini a ce double caractère de s’imposer et d’être incompréhensible. Quand cette notion s’empare de l’entendement, il n’y a qu’à se prosterner. »

    La pensée rationnelle, c’est même à ça qu’on la reconnaît, sait faire la différence : entre l’explicable et l’inexplicable, entre le fini et l’infini, entre le vrai et le faux, entre le juste et l’injuste… À vouloir tout expliquer on prend le risque de ne plus rien expliquer du tout.

    Cela dit, oui, nous sommes des gougnafiers, à bien des égards. Faut-il passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour l’affirmer ?

    1. Cela dit, oui, nous sommes des gougnafiers, à bien des égards. Faut-il passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour l’affirmer ?

      Non, bien entendu, j’ai déjà consacré plusieurs ouvrages à le prouver par d’autres moyens.

      1. Bonjour M. Jorion,
        Je ne sais pas s’il faut passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour expliquer l’origine de la vie intelligente et le silence du cosmos face à toutes nos tentatives infructueuses de contacts extraterrestres (SETI, Gepan, …). Mais je m’étonne qu’on en soit étonné. Nos oligarchies et nos multimilliardaires se gardent déjà bien de se mélanger à nous, préférant nous tenir à distance avec des ghettos, des drones espions ou tueurs, des puces informatiques ou d’autres systèmes intégrés déjà là ou à venir. S’il y a des extraterrestres plus avancés ou déjà nomades cosmiques, ils se garderaient de même de révéler ouvertement leur existence, et leur science leur permettrait de rendre vaines toutes nos tentatives d’approche : ils ne seront donc jamais détectés s’ils ne le souhaitent pas et on peut au contraire s’étonner qu’on s’acharne à grands frais à démontrer le contraire. Pour contacter les prédateurs insatiables que nous sommes devenus planétairement, il leur faudrait entretenir la présence d’un soldat extraterrestre derrière chacun d’entre nous jusqu’à la fin des temps : le coût d’une telle opération serait exorbitant, sans assurance de succès quant à notre acquisition à terme d’une vraie conscience. Il est pour eux préférable d’attendre en apartheid cosmique notre extinction naturelle qui ne pourrait tarder en raison de notre stupide obstination de nous en prendre à la vie. Leur science plus avancée de centaines, milliers ou millions d’années leur permettrait d’ailleurs de nous aider discrètement dans notre autodestruction sous l’apparence naturelle d’un apartheid cosmique.
        La seule chose qu’ils attendraient de nous serait alors une vraie démonstration sur le terrain de notre volonté de préserver la vie sur notre planète et dans l’univers. La voie d’une vraie conscience passe par la solitude dans la responsabilité. Comme pour l’adolescent en conduite accompagnée au cap de sa majorité, l’espèce sera accueillie ou abandonnée au terme de cette épreuve. De sages nomades ne nous infligeront pas le cauchemar que nous avons fait subir aux colonies d’Amérique et d’ailleurs.
        C’est ce paradigme que je développe sur mon site : http://didariste.blogspot.fr/2016/04/le-stolon-humain-dune-conscience.htmlhttp://didariste.blogspot.fr/2016/04/le-stolon-humain-dune-conscience.html
        Fraternellement
        Ariste

      2. @Ariste :

        Que signifie l’association « vie intelligente » ?!

        Le jeune ado emmerde les sages nomades ( ou : il vaut mieux être un jeune impertinent qu’un vieux con ).

        Votre lien auto-promotionnel ne fonctionne pas .

        On ne devient adulte que lorsqu’on accepte le doute , et que l’on se met pourtant totalement en jeu .Enfin peut être , car si j’accepte déjà pas mal le doute , je suis encore un peu lâche pour la deuxième partie ( mais ça vient) .

      3. Pour celui qui m’a demandé ce que j’entends par vie intelligente : c’est tout simplement la vie d’une espèce qui a appris à ne pas s’autodétruire comme nous nous apprêtons apparemment à le faire.
        Désolé de ma maladresse en informatique pour la correction de l’adresse de mon site sur votre blog. Voilà son nom : http://didariste.blogspot.fr

      4. Ceci est une copie du message que je vous ai adressé récemment et que j’ai corrigé concernant la mauvaise adresse de mon site que vous m’avez signalée. Ci-dessous le texte à publier :

        Bonjour M. Jorion,
        Je ne sais pas s’il faut passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour expliquer l’origine d’une vie intelligente et le silence du cosmos face à toutes nos tentatives infructueuses de contacts extraterrestres (SETI, Gepan, …). Mais je m’étonne qu’on en soit étonné. Nos oligarchies et nos multimilliardaires se gardent déjà bien de se mélanger à nous, préférant nous tenir à distance avec des ghettos, des drones espions ou tueurs, des puces informatiques ou d’autres systèmes intégrés déjà là ou à venir. S’il y a des extraterrestres plus avancés ou déjà nomades cosmiques, ils se garderaient de même de révéler ouvertement leur existence, et leur science leur permettrait de rendre vaines toutes nos tentatives d’approche : ils ne seront donc jamais détectés s’ils ne le souhaitent pas et on peut au contraire s’étonner qu’on s’acharne à grands frais à démontrer le contraire. Pour contacter les prédateurs insatiables que nous sommes devenus planétairement, il leur faudrait entretenir la présence d’un soldat extraterrestre derrière chacun d’entre nous jusqu’à la fin des temps : le coût d’une telle opération serait exorbitant, sans assurance de succès quant à notre acquisition à terme d’une vraie conscience. Il est pour eux préférable d’attendre en apartheid cosmique notre extinction naturelle qui ne pourrait tarder en raison de notre stupide obstination de nous en prendre à la vie. Leur science plus avancée de centaines, milliers ou millions d’années leur permettrait d’ailleurs de nous aider discrètement dans notre autodestruction sous l’apparence naturelle d’un apartheid cosmique.
        La seule chose qu’ils attendraient de nous serait alors une vraie démonstration sur le terrain de notre volonté de préserver la vie sur notre planète et dans l’univers. La voie d’une vraie conscience passe par la solitude dans la responsabilité. Comme pour l’adolescent en conduite accompagnée au cap de sa majorité, l’espèce sera accueillie ou abandonnée au terme de cette épreuve. De sages nomades ne nous infligeront pas le cauchemar que nous avons fait subir aux colonies d’Amérique et d’ailleurs.
        C’est ce paradigme que je développe sur mon site : http://didariste.blogspot.fr
        Fraternellement
        Ariste

      1. Surtout pas de synthèse , vous êtes très bien comme ça tous les deux !

        L’univers ( celui qui était « probable », et dont je me demande comment on peut lui appliquer ce qualificatif alors qu’on n’a pas la moindre idée de ce qui a pu se passer à l’instant T zéro – je ne sais pas faire les petits zéros) ,
        et même les multivers (qui ne m’intéressent pas faute de pouvoir en vérifier l’existence),
        sauront vous conduire à la synthèse le moment venu .

      2. Tout le monde s’en doute:
        Le Monde n’existe dans sa multiplicité que pour pouvoir faire naître à son/notre admiration de rares êtres d’exception. Paul est de ceux-là.

  3. Pourquoi vouloir toujours assigner aux gougnafiers que nous sommes des objectifs hors de portée ? Diantre, Nous comme Conscience de l’Univers ! Plus j’y pense, et plus je pense que c’est cela qui est cruel en fait.

    1. Rassurez vous, c’est juste une histoire de Père Noël :

      Nous ne sommes conscients de rien.

      C’est à une ampoule grillée que nous allons couper le courant !

      1. Pour sûr, depuis que Juan lui a roulé sur la patte avec son 4X4, il nous fait une chtite déprime le soleil du lundi et m^me la semaine d’ailleurs. Donc, inutile de lui causer de Noël, voire de cheminées zé autres guirlandes joyeuses, de 4X4 et, encore moins de clodettes…..

  4. Je vais faire rire tous vos z’amis du blog mais c’est pas grâf..
    Les capacités de notre antenne cerveau à nous qui vous lisons ce soir sont compatibles avec votre plan ( manière de concevoir les choses) d’autres sont ailleurs…Sur d’autres plans. Les plans ne se croisent pas, ils s’entassent juste les-uns par dessus les autres sans savoir qu’à la fin ils forment quand même un tout ..
    Mais s’il y a un plan qui me convient bien de ces jours-ci c’est celui que j’ai en commun avec vous, c’est d’être des Wallons :

    1. Nos-èstans fîrs di nosse pitite patrèye,
    Ca lådje èt long, on djåse di sès-èfants.
    Å prumi rang on l’ mèt’ po l’ industrèye
    Et d’vins lès-årts èle riglatih ot’tant.
    Nosse tére èst p’tite, mins nos-avans l’ ritchèsse
    Dès-omes sincieûs qu’anôblihèt leû nom.
    Et nos-avans dès libèrtés timpèsse:
    Vola poqwè qu’on-z-èst fîr d’ èsse Walon!
    Et nos-avans dès libèrtés timpèsse:
    Vola poqwè! Vola poqwè qu’on-z-èst fîr d’ èsse Walon!

    2. Di nosse passé, qwand c’èst qu’on lét l’istwère,
    On s’rècrèstêye vormint à chaque foyou,
    Et nosse coûr crèh’ qwand c’èst qu’on tûse al glwère
    Di nos vis péres qui n’avit måy pawou.
    C’est gråce a zèls qui n’djouwihans dèl påy,
    Il ont språtchî l’inn’mi d’zos leû talon;
    On l’z-a r’clamé lès pus vaillants qu’i-n-åye
    Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!
    On l’z-a r’clamé lès pus vaillants qu’i-n-åye
    Vola porqwè! Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!

    3. On s’veût vol’tî inte frés dèl Walon’rèye
    Et l’on-z-èst prèt’onk l’aûte a s’diner l’main;
    On s’fait plaisir bin sovint sins qu’on l’dèye,
    Nouk ni s’hågnêye qwand c’èst qu’i vout fé l’bin
    Li tcharîté qui mousse èl mohinète
    N’î va qu’al nut’ avou mèye précôcions;
    Li pô qu’on done on nèl donne qu’è catchète:
    Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!
    Li pô qu’on done on nèl donne qu’è catchète:
    Vola porqwè! Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!

    4. Pitit payîs, vos qu’a tant d’grandeûr d’âme,
    Nos v’s-inmans bin, sins qu’nos l’brèyanse tot haut;
    Qwand on v’kidjåse, ås-oûy montèt nos låmes
    Et nos sintans nosse coûr bate a gros côps!
    N’åyiz nole sogne èt vikése è liyèsse
    Di vos èfants lès brès èt l’coûr sont bons,
    Et nos avans lès dj’vès fwèrt près dèl tièsse:
    Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!
    Et nos avans lès dj’vès fwèrt près dèl tièsse:
    Vola porqwè! Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!

    Et pour nos cousins de France :
    official French version

    1. Nous sommes fiers de notre Wallonie,
    Le monde entier admire ses enfants.
    Au premier rang brille son industrie
    Et dans les arts on l’apprécie autant.
    Bien que petit, notre pays surpasse
    Par ses savants de plus grandes nations.
    Et nous voulons des libertés en masse :
    Voilà pourquoi l’on est fier d’être Wallons !

    2. Entre Wallons, toujours on fraternise.
    Dans le malheur, on aime s’entraider :
    On fait le bien sans jamais qu’on le dise,
    En s’efforçant de le tenir caché.
    La charité visitant la chaumière
    S’y prend le soir avec cent précautions :
    On donne peu, mais c’est d’un cœur sincère :
    Voilà pourquoi l’on est fier d’être Wallons !

    3. Petit pays, c’est pour ta grandeur d’âme
    Que nous t’aimons, sans trop le proclamer.
    Notre œil se voile aussitôt qu’on te blâme
    Et notre cœur est prêt à se briser.
    Ne crains jamais les coups de l’adversaire.
    De tes enfants les bras te défendront
    Il ne faut pas braver notre colère:
    Voilà pourquoi l’on est fier d’être Wallons !

    La bien bonne soirée à vous tous !

    Martine concierge à Bruxelles

  5. Reste la possibilité qu’on soit beaucoup d’êtres conscients, mais que nous ne puissions que vivre dans des bulles d’espace-temps limitées (1000 à 10 000 années lumières) . Temps fini parce qu’on s’auto détruit dès qu’on est assez conscient et techniquement « prométhéen ». Et donc ces bulles n’ont qu’une chance infime, pour un échantillon donné (nous) de se rencontrer.
    En revanche, reste la possibilité que, quelque part dans l’univers, deux telles bulles ait eu une fois au moins une chance de faire une jonction. Avec 10^8 telles bulles, sur une durée de 5*10^9 ans, ça a pu se produire à la louche 10 ou 100 fois seulement.
    Il y aurait donc une physique statistique des « ensembles conscients » (aka « civilisation », m’enfin je ne suis pas très chaud pour ce choix là), avec une rareté intermédiaire, mais qui nous laisse gros-jean comme devant dans la plupart des cas, avec seulement la force de pouvoir se convaincre du bien-fondé de son imagination.
    Pour peaufiner, il faudrait quand même évaluer la possibité qu’un « ensemble conscient vivant » ait le plaisir ou l’horreur de découvrir un monde bousillé dans les 10 millions d’années qui ont précédés (le nôtre dans 1000 ans ?).

    1. « … se produire à la louche 10 ou 100 fois seulement. » sur terre seulement. Le cycle est d’environ 10 millions d’années : croissance, stase, suicide-disparition. On rajoute 5 millions d’années de latence inter-bulle, permet aussi aux traces de disparaître. Il y a environ 2 milliards d’années de vivable sur terre: plus d’une centaine de bulles possibles. Si les humains représentent le meilleur d’un ordre animal ou son développement ultime, à quoi aurait pu ressembler les humains issu de l’ordre des dinosaures ? La période a été créative au maximum : sang chaud, ou quasi, en particulier.

  6. Quelle est la définition de l’intelligence ? L’être humain s’échine à singer la nature. Ah oui, il vient d’inventer un ordinateur biologique… Est-ce que le mauvais plagiat est une preuve d’intelligence ?
    C’est assez étrange car la recherche d’une preuve du dessein intelligent m’avait traversé l’esprit il y a quelques jours.
    Cette preuve pourrait être indirecte. On peut déjà sur base de distributions statistiques déterminer si des processus sont purement aléatoires ou régis par certaines lois. Le dernier exemple en date est la distribution des nombres premiers. De la même façon, on pourrait imaginer que le dessein intelligent biaise d’une certaine manière quelques statistiques…

    1. Il vaut mieux imaginer l’expérience qui viendra confirmer ou détruire une intuition , qu’imaginer la réponse qui écrit la validation de l’intuition .

  7. J’avoue n’avoir clairement suivi que les dix dernières lignes .

    Si le sujet est de s’étonner que de très légères variations auraient pu accoucher , après le big bang , d’un univers complètement stérile , il est mieux traité je trouve par Hubert Reeves ( Chroniques des atomes et des galaxies page 82). Après avoir rappelé Brandon Carter et le « principe anthropique », il concluet en moins d’une page :

    « Notre univers est le seul dont nous sommes certains qu’il existe ! »

    A propos , vous êtes vous parlé lors de votre dernière participation commune conférencière , bien que franco belge et franco canadien ?

  8. Il ne faut pas oublier que nous sommes des primates. Grâce à notre capacité développée à raisonner, dont un seul espèce de primates (nous) est capable, nous avons trouvé des symboles pour mesurer et désigner les objets qui nous entourent. Mais cela reste au niveau des perceptions d’un primate; qui vous dit que la lune est une lune, la mer est la mer, une fleur est une fleur….et que l’univers est l’univers. Nous avons déjà la chance de voir, de raisonner, un animal en est incapable. Mais il y a des limites.

  9. Où un général des forces terrestres, aurait-il bien pu acquérir une telle intime connaissance du raisonnement d’une espèce extraterrestre ?
    Je n’en ai aucune idée. D’autant qu’il est encore célibataire, ne put-il s’empêcher d’ajouter.
    (Jack Campbell, La flotte perdue : Par-delà la frontière, Invulnérable)

    « Personnellement je ne pense pas qu’il y ait de vie intelligente sur d’autres mondes. Pourquoi les autres planètes devraient-elles être différentes de celle-ci ? »
    Bob Monkhouse

  10. Je crois avoir suivi les lignes jusqu’au bout, mais j’ai lu la chute et pensé : « tout ça pour ça » ? Il se fait que les humains détruisent les conditions de survie de l’espèce sur leur planète, précisément ajustée pour eux. Aveuglément imbécile et entêté, comportement grégaire, etc. La planète survivra, d’autres espèces survivront encore quelques millions d’années. Le monde ‘sensé’ (sensé par nous : auquel notre conscience donne un sens qui va bien à elle, monde désiré et déliré) aura vécu. Que la même histoire se passe dans des mondes parallèles, ou s’y soit déroulée (et ait disparue) auparavant, ou se déroulera et différemment et que nous ne serons plus là pour le savoir ou le manquer, quelle importance ? Qu’est ce que cela change ? Qui étions-nous ? D’incorrigibles rêveurs incapables de prendre des décisions correspondant à nos réalités ; des opportunistes inconstants.

  11. Que la lumière soit ! Mais une particule à la fois
    25 mai 2016, 06:39 CES
    « Notre compréhension des propriétés quantiques macroscopiques de la lumière a conduit à de nombreuses innovations technologiques, des LED jusqu’au laser. Elles fondent aussi la circulation de l’information : toutes nos données numériques voyagent à travers le monde grâce à des impulsions de lumière envoyées dans des fibres optiques. »

    « Si l’on veut que se poursuive cette révolution technologique, les propriétés intrinsèques des systèmes quantiques doivent encore être comprises et contrôlées – afin de pouvoir exploiter toutes leurs capacités. Par exemple, citons deux propriétés majeures : la superposition quantique qui permet la coexistence physique des plusieurs états à la fois ; et l’intrication grâce à laquelle il est possible de jouer sur les corrélations instantanées entre des objets éloignés l’un de l’autre. »
    http://theconversation.com/que-la-lumiere-soit-mais-une-particule-a-la-fois-59843

    demain, l’ordi quantique
    http://www.sciencesetavenir.fr/sciences/prix-nobel-de-physique-sushis-et-verre-de-vin-pour-feter-cela_104780

  12. Lorsque je suis dans une pièce meublée, je peux l’imaginer vide.
    Mais je ne parviens toujours pas, après tant d’années passées à l’envisager, ce que pourrait être un univers infini débarrassé de toute la matière.
    Que pourrait être le  » rien » qui aurait préexisté à la … hum … création ?
    Faut-il voir du côté du temps ?

      1. Je ne sais pas si  » faire l’expérience » est bien la bonne formule , mais je fais l’hypothèse que c’est le même « état » qui surviendra quand je rendrai mes atomes !

  13. la Voie & celui qui y chemine
    lequel a le plus d’importance ?
    la Voie est une somme probabiliste de
    clichés d’instantanés qui se suivent :

    l’Homme se règle sur la Terre
    la Terre sur le Ciel ,
    le Ciel sur la Voie ,
    Telle est la Voie

  14. Dans des circonstances plus que désagréable (une bibliothèque d’hôpital… ou je suis en visites quotidiennes) la vie, le destin, le hasard, Dieu ou ce que vous voudrez à mis sur mon chemin le livre « Pilote de guerre » de Saint-Exupéry. Les derniers chapitres traitant de la trahison de l’Homme au profit de l’individu par notre civilisation sont je pense un élément de réponse incontournable à la question titre de votre futur livre. Certains passages pourraient avoir été écris au lendemain des attentats récents et ils le furent en pleine débâcle en 1940, rien ne semble avoir changé si ce n’est en pire depuis lors. A lire ou à relire absolument et à étudier dans les écoles.

  15. Pour ce qui est du paradoxze de Fermi et de l’équation de Drake, celà met en évidence deux choses :
    1 Nous ne regardons pas depuis assez longtemps
    2 Notre monde ne présente aucune particularité justifiant la présence permanente d’une civilisation extraterrestre sur son sol.

    Rien d’assez intéressant pour qu’ils restent ni qui ne justifie un passage suffisamment fréquent pour les avoirs vus depuis que nous gardons des traces objectives de nos observations.

  16. Considérer la conscience comme une caractéristique décisive n’est probablement pas une bonne approche. Nous ne connaissons que la forme humaine, il peut en exister une quasi-infinité de variétés, mais aucune ne ressemblant précisément à la nôtre.
    Nous sommes issus d’organismes très peu élaborés se compliquant au fil du temps, nous sommes, chimiquement, une forme particulière de stockage de l’énergie ou d’anti-entropie, notre psychologie, dirigée vers la survie, en est imprégnée.
    Notamment par l’aspect obligatoirement individuel de notre esprit, limité à notre encéphale, malgré le langage.

    Tous les autres organismes conscients ont-ils suivi ou devront-ils suivre la même voie?
    La puissance de calcul informatique permettra sans doute de synthétiser une conscience non-humaine, qui ne sera « simili-humaine » que peu de temps avant de suivre son développement propre. Qui peut prédire les contours de cette conscience après quelques siècles ?

    Une intelligence répartie, un peu comme dans une ruche ou une fourmilière, un organe de l’intelligence incluant la conscience sans support permanent dans un seul individu serait bien plus efficace et durable.
    Qu’est ce que la conscience sinon essentiellement le souvenir de soi-même et de divers savoirs ? De la mémoire durable et de la capacité d’analyse pour classer et nommer les choses, puis pour les lier selon certaines propriétés.
    C’est bien pratique pour vivre dans une société complexe et permettre notre survie alimentaire sans finir à notre tour dans l’assiette d’un prédateur.

    Alors, notre conscience, ce n’est que ça ?
    Les amateurs ou ceux qui se sentent seuls peuvent y ajouter une âme et un Dieu, ou des dieux, c’est plus sympa à plusieurs, c’est une forme supérieure de conscience.
    Mais je crains fort qu’elle n’existe que dans nos têtes. Et que les consciences très développées qu’on aimerait rencontrer sur d’autres mondes ne ressemblent un peu trop à l’image d’un humain déifié, sage et parfait. La découverte d’une autre conscience risque d’être cuisante, je n’en suis pas demandeur.

    Le temps (celui qui passe) peut nous jouer un mauvais tour : celui de ne nous laisser qu’une fenêtre d’observation trop étroite pour trouver d’autres consciences. La période d’existence du Sapiens est très courte par rapport à l’âge de l’univers, et si on a une petite idée de son début, on ne sait rien de sa durée à venir.
    Toutefois, je trouverais très prétentieux de nous considérer comme unique ou les premiers équipés d’une conscience. On peut certainement faire mieux, beaucoup mieux. Peut-être simplement ne sommes-nous pas assez intelligents pour trouver d’autres consciences?
    Ou avons-nous beaucoup de chance qu’il n’y en ait pas ?

  17. Moi je tentrais plutôt une analogie.

    Si on observe l’évolution de la vie sur notre Terre, on constate que de nombreux essais, effacements, catastrophes, nouveau départs ont eu lieu. La variété des espèces produites est très importante. On peut dire que la vie ne renonce jamais, elle essaie tout ce qui est possible.

    Maintenant l’univers, il est pour nous incommensurable. Dans cette immensité, toutes les variantes de systèmes planétaires sont tentées. Donc rencontrer des conditions favorables à la vie devrait être probable. Notre univers essaie tout ce qui est possible.

    Donc, il y a de multiples formes de vie dans cet univers.

    Cette probabilités d’émergence de la vie consciente d’elle même et productrice de technologie (la production de technologie est un postulat anthropocentrique) permettant de communiquer ou de se rencontrer ne nous est pas accessible.

    Il est vrai que si on considère que nous sommes la seule expérience « réussie « , c’est bon pour notre ego et nous confère alors une grande responsabilité. Encore faudrait il que chaque bipède pensant de cette planète soit informé de cet état et qu’il en tire lui même la conclusion qu’il doit préserver le « résultat de l’expérience unique ».

    1. La suite était plus intéressante :

      « Ce n’est point de l’espace ( et du temps , c’est moi qui ajoute après Einstein ! ) que je dois chercher ma dignité , mais c’est du règlement de ma pensée . Je n’aurais pas davantage en possédant des terres ( mais le capitalisme prétend posséder le temps , c’est moi qui ajoute après l’endettement perpétuel et le transhumanisme ! ),l’Univers me comprend et m’engloutit comme un point; par la pensée ( est ce la même chose que la conscience ?) , je le comprends .

      Où l’on retrouve :
      – Dignité = ?
      – Règlement = ?
      – Pensée = conscience ? = ?
      – Posséder = ?

      Blaise , reviens !

  18. Si le système solaire était réduit à une tête d’épingle, Alpha du Centaure se trouverait à deux mètres de lui, la Voie Lactée ferait 47km de diamètre, Andromède (la galaxie la plus proche) serait à 1000km de nous et la limite de l’univers connu serait à 15 millions de km. Ces tailles donnent une idée des proportions infinitésimales de ce que nous pouvons voir. Des univers parallèles peuvent être créés par des démiurges qui sont dans le même en rapport avec des entités supérieures que nous vis à vis d’eux, et ainsi de suite dans une récursion infinie. Et nous imaginons que nous humains du XXIème siècle descendants d’une espèce vieille d’un million d’années et bien nous avons brusquement tout compris. Quelle chance, hein ?
    Non, quelle prétention !

  19. Pas une petite « tension » entre [contingence radicale] et [technique dans le biologique / biologique dans le physique]?

    Après, que nous soyons seul et que nous disparaissions (ce qui ne saura manquer d’arriver à terme, mais pas à court terme si on met « tous » dans le « nous »), ben quoi? Il y a / il y eu, Kronos poursuivant son bonhomme de travail. Même ma charmante fille de 8 ans, d’elle à terme ne subsistera nulle trace, d’elle et de ses oeuvres : s’effacera de la vie, de la mémoire de ceux qui lui survivent. Pour le regret, il faut une mémoire, donc une conscience surplombante (« Si tout passait, qui saurait que tout passe »), l’impossible et contradictoire dedans/dehors avec lequel on s’amuse à observer en spectateur ses funérailles. Après on peut spéculer tant qu’on veut, « ex falso sequitur quodlibet ».

  20. Logiquement l’existant résulte de l’impossibilité du rien, l’infini de celle du fini. Autrement dit les choses existeraient pour ne pouvoir ne pas exister, et l’univers serait infini car

    Nous v’la bien tiens.

    Et si notre compréhension du monde et l’approche logique par laquelle nous cherchons à le comprendre était faussées dès le départ non seulement par nos sens, mais aussi par le fait que nous existons et pensons dans une dimension physique incomplète ?

    Je sais, cela non plus ne nous avance guère…

    1. Il me semble aussi que les neurobiologistes ( les simples biologistes aussi !) ont plus de questions à poser aux mathématiciens , que la « réciproque » ( c’est pour faire plaisir à Dominique Temple ) .

       » Si vous soumettez un bébé à  » l’instruction « , vous ne ferez que perturber son apprentissage car vous n’avez PAS LA MOINDRE IDEE de ce qui ce passe vraiment dans sa boîte crânienne . Faire usage de votre  » intelligence » d’adulte dans cette situation , c’est comme utiliser des forceps pour aider une cellule à se dupliquer « correctement » « .

  21. La question des E.T ne se pose plus. L’humanité est-elle prête à ça ? Certainement. Les pouvoirs en place ? Certainement pas. Comme à l’époque de Galilée la majorité des dominants nous tirent vers le bas. Cela se comprend car le moindre prix Nobel de physique serait alors ramené au rang d’élève de maternelle..

    1. Nicolas Anton : « Cela se comprend car le moindre prix Nobel de physique serait alors ramené au rang d’élève de maternelle.. »

      Que dire alors du moindre quidam déambulant dans un centre commercial, lui serait ramené au rang de hamster dans sa roue ?

  22. Regarder aussi loin que possible dans l’immensité de l’univers, c’est plonger le regard dans les abysses du passé. Paradoxalement, quand on y recherche des signaux de vie, c’est aussi regarder vers le futur de nos civilisations. Effectivement: enfin découvrir un signal rassurerait quant à la possibilité de pérennité d’une espèce (avec de l’espoir pour la notre), ne rien déceler tendrait à la conclusion bien sombre que tout à une fin pour les intelligences « supérieures « . Pour l’instant, l’avenir reste bien sombre. Affaire à suivre…

    1. Le raisonnement me semble faux .

      Regarder au plus loin de l’univers , c’est effectivement lire le passé . Mais cela ne nous renseigne en rien sur l’avenir , qu’on découvre des signes de vie antérieure ou pas .

      1. Ne pas découvrir de trace de technologie active aussi loin que l’on regarde dans le passé, c’est ne pas pouvoir se projeter nous – même dans le futur. En ce sens, la moindre trace nous ouvrirait une porte encore fermée. Pour l’instant, rien ne prouve qu’une espèce évoluée ne puisse perdurer plus longtemps que ce que nous vivons là. Rien, absolument rien, sans modèle. C’est en cela que voir le passé va nous permettre de voir l’avenir.

      2. @Loïc :

        Quand le soleil « se couche » , il a déjà disparu depuis 8 minutes .

        Percevoir une trace de vie ne nous garantit pas que les  » vivants » l’ayant émise ne sont pas crevés depuis belle lurette .

        Mais si vous avez besoin de ce type « d’assurance vie » pour continuer à écrire sur le blog de Paul Jorion , vous devez continuer à l’espérer .

        Blaise , Guillaume d’Orange , E.T. ou faire avec ce que l’on sait ou peut savoir ?

  23. Paul Magnette, c’est pas la preuve vivante de l’existence des univers parallèles ? 😉
    Paul Magnette, le bien nommé, voilà un homme qui parle la même langue que nous français, on comprend tout ce qu’il dit, et pourtant il s’en dégage une curieuse impression d’étrangeté, comme si nous avions basculé dans un univers parallèle à notre monde politique franco-français où évoquer avec des mots simples et une tranquille assurance une juste cause semble être de l’ordre de l’impossible.

    1. Mais enfin Pierre-Yves vous avez aussi un ministre qui va dans le même sens.
      Une vidéo parmi d’autre.
      Il s’appuie sur l’action citoyenne des agriculteurs en agriculture de conservation.
      http://agriculture-de-conservation.com/spip.php?page=detail&id_article=2135&id_mot=19
      Le Foll for president soutenez-le.
      Dommage qu’en Wallonie nous n’avons pas un ministre de l’agriculture de ce format, le nôtre est avocat et est en train (par mesure d’économie) de démolir les cercles horticoles dont le potager collectif auquel je participe fait partie. Cela ne me tracasse pas trop, il y a suffisamment d’associations avec les quelles on peut collaborer.
      Comme quoi, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

      Et par ailleurs
      Demain et après la RTBF sur la Une.
      http://www.programme-tv.net/programme/autre/r386895-demain-et-apres/8389139-demain-et-apres/
      C’est en s’appuyant sur des réalisations citoyennes concrètes que des politiques dignes de ce nom peuvent avancer.
      C’est ce qu’on compris Magnette et Le Foll.

      Un univers parallèle?
      Non, une simple bifurcation.

      1. Il faudra se passer des pesticides, je suis bien d’accord, mais l’affaire n’est pas aussi simple.
        Au point où nous en sommes dans leur utilisation massive, ce n’est pas avec un tout ou rien qu’on va y arriver.
        Supprimer d’un coup tous ces produits conduirait immanquablement à la famine.
        Personnellement, je ne pense pas qu’un combat contre les pesticides soit efficace, le plus efficace à mes yeux est de défendre et de pratiquer une agriculture de couverture et de participer à sa mise en oeuvre. C’est ce que j’essaye de réaliser avec modestie.
        Je tiens aussi à signaler que peu d’agrobiologiste pratique ce type d’agriculture.
        Dès que ce type d’agriculture sera mis en place tous azimuts, le volume des pesticides utilisé fondra comme neige au soleil.

  24. Pas à sa place mais petite urgence. Impeccable ce Paul Magnette. Minable, à peu près comme d’hab, l’éditorial du Monde sur le sujet. Quelqu’un pourrait-il mettre l’intervention en lien dans le fil du commentaire de l’édito -faut être abonné-, ou l’envoyer au journal lui-même (ça rien à rien je sais parce que c’est délibéré de leur part. Mais qu’au moins ils sachent que les dupes se font de plus en plus rares…)

  25. Sommes-nous la conscience de l’Univers ?
    Cela me semble bien relever encore de notre humanocentrisme.

    «Nous sommes passés d’une huma­nité primi­tive qui consi­dé­rait qu’elle appar­te­nait à la vie, à une huma­nité dite «évoluée» qui consi­dère que la vie lui appar­tient. Nous nous sommes érigés comme les proprié­taires de la créa­tion. C’est la raison pour laquelle nous n’avons plus aucun respect pour rien. »Pierre Rabhi

    N’avons nous pas simplement peur de n’être qu’une émergence temporaire de la vie ? Il nous faut à tout prix un centre à l’Univers, quoi de mieux que nous-même ?

    Ne gagnerions-nous pas à repenser plus modestement notre place et nos liens avec le vivant ?

    1. Je ne crois pas que le petit air de la modestie soit le plus adapté, même en contrepoint mélodique, pour accompagner l’Ère géologique de l’Anthropos.

      1. Au moins le portefaix sait -il pourquoi il a mal au dos , alors que le penseur de Rodin ignore que c’est à cause de la position qu’il a cru bon d’adopter !
        ( Librement adapté de Yvan Audouard ) .

  26. En tous cas, le « Qui étions-nous ? », je le comprends comme une parabole. Le passé des autres étant notre possible futur. (Et l’absence de l’autre, un terrible présage).

  27. Comme un brin d’herbe ne peut s’imaginer ses millions d’homologues vu qu’il n’en a pas les moyens, nous nous pensons parfois « seuls » dans l’Univers. A défaut du moindre signe, nous pouvons par exemple nous rassurer en regardant une suite fractale, afin d’orienter notre intuition vers une réponse possible à cette grande question fermée: la vie, sa complexité, son foisonnement et sa furieuse inclinaison à persévérer en son être, peut elle exister « seule » ?

    1. A le relire je comprends qu’il faudrait aligner l’essence , l’existence et la vie ….

      Pas le courage de relire Sartre et pourtant il est pourtant l’un des très grands pour le thème de ce billet .A noter que , comme Pascal , il voit l’homme comme une « dissonance » ( ça va le réveiller)dans l’Univers . Dylan va-t-il le rejoindre en refusant le Nobel ?Je ne connais pas de radicalisme plus fréquentable que celui de Sartre.

    2. « Le philosophe David Chalmers, plaisantant à peine, déclare que la volonté des théories sur l’Esprit Quantique est : « une Loi de Réduction du Mystère : la conscience est mystérieuse et la mécanique quantique l’est aussi, peut-être alors ces deux mystères ont-ils une source commune. »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Esprit_quantique

      https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/131115/le-hard-problem-de-la-conscience-selon-david-chalmers

  28. Je ne vois pas que l’Univers puisse, à un moment donné ou là ou là, être tenu par une quelconque frontière. Les anciens, Épicure en particulier, ont eu cette intuition – que notre science n’a ni confirmé ni infirmé – de l’infini du temps et de l’espace. L’infini est un vertige absolu. C’est de ce vertige, il me semble, qu’il s’agit de se satisfaire. Mais le grand enfant que je suis resté, nourri des contes de la science-fiction (entre-autres lectures…) me fait encore rêver de la rencontre avec un « petit homme vert » qui mettrait du baume sur nos angoisses et nos travers les plus condamnables…

  29. Leibnitz a posé la question ; « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? ».
    Poser une telle question, c’est ne pas y répondre.
    Admettons que nous n’y répondrons pas. Jamais.
    Quels que soient les progrès dans l’observation, les progrès dans l’élaboration d’hypothèses et de théories, et donc les progrès dans la description de l’origine de ce « quelque chose », il est illusoire, trompeur, déraisonnable de croire que nous connaîtrons un jour le fin mot de l’histoire.
    (De même qu’un moteur à besoin d’une source froide, second principe de la thermodynamique, je crois que la pensée rationnelle a besoin de faire la part de l’irrationnel)
    Dans ce quelque chose il y a de minuscules planètes. Sur l’une de ces planètes il y des êtres pensants. Pourquoi ? Inutile, là encore, de penser que nous le saurons un jour même si nous savons décrire de mieux en mieux décrire la façon dont les choses se sont faites.
    Ces êtres pensants sont-ils des gougnafiers ? À bien des égards et en première analyse, oui certes. Mais tout qualificatif est relatif. Gougnafiers aurait un sens s’il existait d’autres êtres pensants qui, eux, ne le seraient pas, ou le seraient moins. Or cette comparaison est impossible.

    Nous sommes ce que nous sommes.

    Foin des qualificatifs !

    Cela n’interdit pas, bien au contraire, de nous comporter intelligemment, aussi intelligemment que possible, en êtres pensants, en êtres pensants dignes de ce nom, ce que, bon an mal an, nous nous efforçons d’être…

      1. Non, ce n’est pas la même sens. Il est cependant d’affirmer qu’il n’y aurait lien entre les deux…

    1. Alfred Nobel, qui les connaissait bien, trouvait les Français arrogants, qu’assurément ils prenaient le cerveau pour un organe français.
      Manifestement il n’avait pas pratiqué les Wallons.

    2. @D Monod-Brocat

      Idem, merci. 🙂

      « Ces êtres pensants sont-ils des gougnafiers ? À bien des égards et en première analyse, oui certes. Mais tout qualificatif est relatif. Gougnafiers aurait un sens s’il existait d’autres êtres pensants qui, eux, ne le seraient pas, ou le seraient moins. Or cette comparaison est impossible. »
      « Nous sommes ce que nous sommes.
      Foin des qualificatifs !
      « Cela n’interdit pas, bien au contraire, de nous comporter intelligemment, aussi intelligemment que possible, en êtres pensants, en êtres pensants dignes de ce nom, ce que, bon an mal an, nous nous efforçons d’être… »

    3. Poser la question est plus important qu’imaginer y répondre. Postuler, par exemple, l’universalité d’une pensée rationnelle nous donne un fil d’Ariane permettant dépasser notre condition de mammifère perdu entre rien et tout. Nous ne sommes pas grand chose, mais nous avons su regarder au delà de nos yeux. Et si ce ne semble pas grand chose au regard de l’immensité de l’Univers, ce miracle qui transcende notre place « naturelle » au monde requiert pour le moins des explications supplémentaires.

  30. @Juannessy : Quand le soleil « se couche » , il a déjà disparu depuis 8 minutes… n’implique pas qu’il se soit éteint, ni qu’il soit toujours allumé dailleurs ! Juste qu’il a été là dans cet état à un moment donné. C’est suffisant comme information. Non?

    Une civilisation avancée comme la notre est-elle condamnée, ou peut-elle passer la (les) crise(s) et se développer.
    Croire être seuls dans l’univers à réussir ce tour de force serait un retour à une vision Ptoleméene de l’univers (rassurez-moi). Serions nous donc les élus d’un créateur comme le pensent certains ? J’en doute fort. Cela n’est étayé par rien d’autre que l’histoire des croyances humaines.

    Passer les crises de la fin des énergies et continuer à se développer, par contre, devrait laisser des traces que SETI et d’autres cherchent… effectivement en vain. Les déceler prouverait que nous pourrions encore progresser. Ne rien trouver… et c’est le signe que nous touchons peut-être le fond (ou aussi la preuve de notre incapacité à les trouver, j’en conviens).
    Peut importe qu’une civilisation enfin décelée ait envoyé un signal il y a 8 minutes ou 100 millions d’années, si elle l’a fait ! Car si elle l’a fait, je persiste: nous avons une chance de survie, de continuer à rêver civilisation, informatique, robotique, et plein de choses passionnantes dans le genre: c’est donc possible?!

    L’actualité autour de l’étoile KIC 8462852, par exemple, a quand même du sens, et ceci malgré sa distance à nous – et une partie de la communauté scientifique a effectivement réagi à cette info (SETI). Esperons…

    Cette recherche est donc bien plus importante que vous ne semblez le penser. Nous ne sommes peut-être deja plus que les dinosaures de l’ère prochaine… ou pas? Ceci dit, certains dinosaures ont pu avoir une conscience suffisante pour apprécier un ciel étoilé, les suivants auront peut-être aussi cette capacité.

    Je viens effectivement sur ce blog chercher une « assurance vie ». Il y a d’autres blogs qui ne traitent pas de cette problématique, j’en suis conscient.
    Les blogs de rencontres… avec des extraterrestres, par exemple. A ce sujet, je n’ai jamais compris le paradoxe de Fermi, qui suppose une rencontre (pourquoi ne sont-ils pas là). Est-ce bien nécessaire pour valider une existence extraterrestre? Le paradoxe devrait être plus simplement « pourquoi n’avons nous toujours pas trouvé d’activité extraterrestre ». (A noter: le tardigrade pourrait être un émissaire extraterrestre. Qui sait? Ca résoudrait totalement le paradoxe de Fermi 🙂

    Je pensais être une fois de plus dans le sujet et amener une petite pierre complémentaire à l’édifice. Peut-être n’ai je pas bien saisi le sujet. Possible… je retourne maison alors…

    1. « Peut importe qu’une civilisation enfin décelée ait envoyé un signal il y a 8 minutes ou 100 millions d’années, si elle l’a fait ! Car si elle l’a fait, je persiste: nous avons une chance de survie, de continuer à rêver civilisation, informatique, robotique, et plein de choses passionnantes dans le genre: c’est donc possible?! »

      C’est justement là Loïc que réside la sagesse cosmique : je pense quant à moi que toute civilisation beaucoup plus avancée que la nôtre et capable par exemple de voyages interstellaires se gardera bien de révéler des signes de son existence aux civilisation moins avancées qu’elle-même (les plus avancées sauraient déjà malgré qu’elle existe et qu’elle est pacifique !). S’il en était autrement, c’en serait fini de la paix cosmique et l’univers deviendrait rapidement un lieu d’affrontements meurtriers comme actuellement sur terre, avec à terme une extinction de toute intelligence universelle (toute vie avancée). Les civilisations cosmiques les plus avancées se garderont donc sagement de dévoiler leur existence à celles qui le sont moins, une sagesse que l’homme blanc n’a pas observé sur terre avec son débarquement en Amérique et ses conquêtes coloniales et autres guerres dévastatrices qui en résultent. C’est le principe d’un apartheid cosmique de sagesse d’espaces d’évolution emboîtés en poupées russes (voir mon site) : des civilisations extraterrestres plus avancées en amont n’auraient survécu qu’en observant cette loi cosmique qu’elles imposeront par ailleurs à leur tour en aval en aidant même les plus obstinées à s’autodétruire ou à changer de comportement face à la défense de la vie cosmique. L’humanité vit déjà depuis toujours en apartheid cosmique et elle attendra en vain un signal des plus avancées : elle n’aura jamais que des ovnis et autres phénomènes d’apparitions toujours contestables ! Le cosmos n’attend d’elle qu’une démonstration sur le terrain terrestre de sa volonté de paix universelle : nous y viendrons ou nous serons tous éliminés par notre propre stupidité, ou au besoin avec un coup de pouce d’en haut pour ne pas faire trop traîner le désastre terrestre en longueur. C’est sans doute la loi cosmique de sagesse d’une évolution imposée d’un amont par toutes les civilisations les plus avancées, avec un dieu existant ou non en tête de cordée mais qui existe déjà potentiellement en chacune des civilisations derrière dans la chaîne : une évolution rationnelle de la vie « par paquets d’informations » pour échapper à un effondrement universel. Une telle loi cosmique n’est pas négociable, pas plus que la chute des corps.
      Cordialement
      Ariste

      1. Et hop, et une Promesse Cosmique, une ! Faute de grives bibliques on mange des perles cosmiques. Avec un Ariste en guise de prophète cosmique et de Mandela messianique d’anti apartheid cosmique.

    2. Dans le sujet , vous l’êtes en reconnaissant que vous cherchez une assurance vie ( et je ne vous en fais pas grief!).

      J’avançais seulement que ce n’est pas la preuve de vie extraterrestre ayant existé ou même plausiblement existante , qui nous informe sur la marche à suivre pour régler nos affaires .La découverte de ces cousins peut nous donner un peu de courage pour continuer l’aventure , un peu comme lorsque des enfants de l’assistance publique se découvre de la famille même lointaine , mais cela ne répond pas au mystère de la vie .

      Confidence absolument pas scientifique d’un ex matheux : je trouve hautement plausible ( sinon probable , car pour cela , en calcul de probabilité ,il faudrait que l’on connaisse totalement le processus d’apparition de la vie , ce qui n’est pas le cas) , qu’il y est ( existe ?) une quantité phénoménale de cas de vie dans NOTRE univers .

      1. La marche à suivre, sans doute pas dans le détail… mais ça oterait d’un doute. Bon, quelque part plus haut, vous avez cité Guillaume d’Orange « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » ?

      2. En réponse à :
        « J’avançais seulement que ce n’est pas la preuve de vie extraterrestre ayant existé ou même plausiblement existante , qui nous informe sur la marche à suivre pour régler nos affaires .La découverte de ces cousins peut nous donner un peu de courage pour continuer l’aventure , un peu comme lorsque des enfants de l’assistance publique se découvre de la famille même lointaine , mais cela ne répond pas au mystère de la vie. »,,
        je dirais que si des extraterrestres plus avancés de millions ou de milliards d’années (existants ou ayant existé) sont une réalité, il ne s’agirait sans doute pas de nos cousins, mais de nos arrières/arrières des milliards de milliards de fois grands-parents. Ils auraient même été à l’origine de notre naissance, et puisqu’ils ne nous ont jamais reconnus en tant que progéniture ou semblables, ils ne nous permettront jamais de les dévoiler sans aucune ambiguïté. Notre science aussi avancée qu’elle pourra être ne pourra jamais briser un voeu de silence légitime dans un apartheid cosmique qui est sans doute une loi de préservation de la vie universelle. On rétorquera peut-être que ce paradigme ne s’appuie sur rien. Mais ce n’est pas tout à fait le cas : il s’appuie déjà sur l’apartheid et un silence cosmique que l’humanité connait depuis toujours et sur des données numériques (pi, l’âge de l’univers, etc. Les contours de la science et du silence cosmique s’épousent en transcendance comme les côtes d’Afrique et d’Amérique s’épousent en tectonique des plaques. Si des anomalies orbitales d’Uranus ont permis de dévoiler l’existence de Neptune, une transcendance en poupées russes se révèle sans doute de même par de trop nombreux hasards et relations entre les nombres et les cycles (Pi, l’heure, l’âge de l’univers, de la terre, etc. ). Les curieux peuvent consulter mon site.

      3. @Loïc :
        C’est bien ça .
        J’en profite pour corriger : »…enfants de l’AP se découvrent … », pour ne pas froisser the eternal , endless , timeless designer .

  31. En fait, l’état actuel de la science nous permet au moins de répondre à la question qui y a t il après l’humanité. RIEN. C’est un progrès remarquable en comparaison de la réponse chrétienne. Pas satisfaisant, pour la plupart d’entre nous, c’est pourquoi, retroussons nos manches et travaillons aux successeur de la science.

  32. Nous attribuons généralement à nos idées sur l’inconnu la couleur de nos conceptions sur le connu : si nous appelons la mort un sommeil, c’est qu’elle ressemble, du dehors, à un sommeil ; si nous appelons la mort une vie nouvelle, c’est qu’elle paraît être une chose différente de la vie. C’est par le jeu de ces petits malentendus avec le réel que nous construisons nos croyances, nos espoirs — et nous vivons de croûtes de pain baptisées gâteaux, comme font les enfants pauvres qui jouent à être heureux.

    (Fernando Pessoa – Le livre de l’intranquilité – éd. Christian Bourgois 1988)

      1. « Non , le spermatozoïde capitaliste . »

        Extrait du manuel « La spermatogénèse algorithmique perpétuelle ».

        L’auteur, grand capitaliste averti s’est formé sur le tas en 40cac dont nul ne connait ni la nature ni la forme. En encore moins la provenance d’ycelui ( Terrestre ? Extra-terrestre ? Scission amibienne ou protozoaire mutant ? Flatulence galactique ? Univers parallèle ? Multi sans envers, ni endroit ? Qubit quantique ? ). Un expert. En fait.
        Bon pied, bon pain. Bon oeil, sans tain.
        Alien sidéral sidérant.

  33. nous etions fiers de ces jeunes filles refusant l’esclavage …..400 ans….nous donnant envie de retirer au pater familias le droit de vie et de mort sur sa femme ses enfants,ses esclaves ….1000 ans…..

  34. « …alors il faut que nous prenions au sérieux la possibilité qu’il n’existe rien de plus que ce que nous révèlent nos sens prolongés par nos appareils de mesure, à savoir que nous sommes seuls dans notre genre au sein de notre univers … »

    C’est sans doute ce que nous avons jusqu’ici envisagé majoritairement, avec l’aide des certaines religions, peut-être toutes, je ne sais pas. Et comme nos appareils de mesure s’améliore et que nous sommes toujours apparemment seuls, cette possibilité semble se confirmer, du point de vu de nos cinq sens et d’une certaine logique.
    Si la cosmologie se tourne vers la possibilité de vie extra-terrestre, quelle est son moteur pour envisager son hypothèse ? Une commande publique ? Un besoin économique ? Le désir de rêve et de mystère ? Le refus de la solitude ? Ou bien une démarche scientifique basée sur des hypothèses si surprenantes ou peu probables qu’elles puissent être ?
    L’échantillon pourrait n’être qu’un bout de matières drôlement agencés sans annoncer de modèles identiques quelque part dans le cosmos. Plus palpable est son immensité grâce au progrès scientifiques et plus notre solitude est surprenante, confinant à l’isolement.
    Nos cinq sens ont leur limite, notre cerveau est un organe encore assez peu connu et notre logique ne passe pas le niveau quantique. Chercher sans attendre rien d’autre que de démêler des mystères nous préserve de pencher vers l’une ou l’autre des possibilités : autre vie consciente ou pas. Nous préserve aussi d’un espoir ou d’une crainte de rencontrer cet autre.
    En tout cas, si jamais une autre vie était découverte, nous aurions une petite idée de ce que fut la renaissance en d’autres temps. Si à l’inverse notre isolement se confirmait encore, une traversée de désert nous attend, plus béante que jamais.

      1. Attendez que je révise le cours d’histoire quand j’oublie une majuscule. On pourrait bien tourner en boucle avec les mémoires du passé, le réinventer ou bien de prendre le terme dans son sens propre de telle sorte qu’il faille manger la salade par la racine.

      2. @Armelle :
        J’ai juste appris que vous vouliez écrire  » Renaissance » . Mais ça me laisse dans le brouillard , et la salade m’est interdite pour cause de prise de Préviscan !
        Peut être une tentative de réécrire une théorie de l’éternel retour , qui malheureusement se heurte au principe de causalité ?

      3. Y aurait-il autre chose à apprendre ?
        Ah non non, je ne souhaite rien ré-écrire du tout.
        Car concernant tout principe de causalité, vous êtes très certainement plus matheux que je ne le suis.

  35. A propos de cette question des soi-disant réglages fins, on lira avec profit les pages de Christian Magnan qui pense que c’est une absurdité. Toujours dans la contestation voici l’objection du physicien Hervé Zwirn ci-dessous:

    Hervé Zwirn :
    « L’argument consistant à envisager qu’une très faible différence entre la charge électrique de l’électron et celle du proton conduirait les objets qui nous entourent à exploser, n’est pas réellement recevable. En effet, qu’est ce que la physique ? C’est une explication plus ou moins précise du réel matériel qui nous entoure. Les lois, élaborées par les physiciens, qui fondent notre modèle explicatif de cette réalité, sont admises lorsque tout au moins, leurs prédictions théoriques sont en accord avec les mesures objectives, expérimentales ou observationnelles, que nous sommes capables de réaliser. Une fois que les lois physiques sont établies, si un désaccord évident apparaît entre la réalité expérimentale ou observationnelle et les prédictions théoriques, comme la non-stabilité des objets environnants, cela signifie, que c’est la loi qui est en cause et qui doit être corrigée, et non que la réalité physique est particulièrement singulière. Dans l’exemple qui nous intéresse, ce n’est pas la différence éventuelle entre la charge de l’électron et du proton qu’il faudrait questionner, mais notre capacité, le cas échéant si cette différence existait, à expliquer alors la stabilité des objets qui nous entoure. Nous aboutirions dans ce cas, fort probablement à de tout autres lois physiques que celles que nous connaissons aujourd’hui. De plus, les lois physiques sont élaborées de façon cohérente, non seulement avec la réalité expérimentale et observationnelle, mais également entre-elles. C’est pourquoi l’observation d’un évènement aussi “ étrange ” qu’une différence entre la charge de l’électron et celle du proton mettrait en difficulté non pas une loi physique particulière ayant trait à cet événement mais des pans entiers de notre compréhension physique du monde. »

    « J’ai dit mon scepticisme sur les raisonnements du type :  » si telle constante n’avait pas exactement telle valeur, il se passerait ceci ». En fait, un tel raisonnement est ce qu’on appelle un contre factuel. On se dit si les choses avaient été comme ceci, alors aujourd’hui il se passerait cela. Or, il ne se passe pas cela, on le constate, donc c’est qu’il ne s’est pas passé ceci avant. Ce type de raisonnement est la base même du principe anthropique, au moins le principe faible. Il consiste à dire que si telle ou telle constante avait été différente, en utilisant les lois de la physique on en conclurait que les choses devraient être différentes de celles qu’on observe. Un raisonnement par l’absurde permet alors d’en conclure que l’hypothèse (à savoir la valeur différente de telle ou telle constante) est fausse. Mais dans ce cas, on raisonne toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire qu’on fait des simulations numériques qui permettent de prédire ce qu’on observerait si la seule chose qui changeait, était, par exemple, la valeur de la masse du proton ou le rapport entre la charge du proton et la charge de l’électron mais que tout le reste (par exemple les lois physiques) ne changeait pas. Or ceci me paraît contestable car on pourrait penser que si la masse du proton change alors telle ou telle loi de la nature pourrait changer aussi et permettre ainsi de rétablir ce qu’on observe. Si en changeant à la fois la masse du proton et une loi physique on peut rétablir la concordance avec ce qu’on observe alors rien ne nous permet de déduire que la masse du proton doit nécessairement avoir sa valeur constatée pour que l’univers soit tel que nous l’observons. »

  36. Ah le principe de causalité…..
    La Sélection du Week-End n°215 est arrivée ! Comme chaque semaine, voici une sélection de WTF, de cosplay retro, de pubs vintages, d’illustrations trash, de photos bizarres, de délires surréalistes et j’en passe, sans contexte ni explication, glanée dans les méandres sans fin de l’Internet. Retrouvez aussi toutes les précédentes Sélections du Week End ici. Je vous souhaite un très bon week-end à tous !
    http://www.ufunk.net/vrac/selection-du-weekend-215/

  37. Bonsoir à tous
    J’ai appris ces jours çi que l’opération de chirurgie esthétique la plus pratiquée aux USA cette année est le blanchiment de l’anus. Beh!
    Dans ces conditions,
    premièrement je ne m’étonne plus de leurs présidentielles et de leurs candidats,
    deuxièmement, je suis soulagé à l’idée que nous puissions être la seule espèce du genre dans l’univers.
    Mais… mais, un doute m’étreint. Le grand poète gallois John Cowper Powys tenait fermement, an obstinate cymric indeed, au multivers plutôt qu’à l’univers. Et dans ce cas, nous pourrions bien être la seule forme de vie dans cette boîte de Petri qu’est notre univers, mais que se passe t’il alors dans les autres univers-boîtes de Petri dont nous sommes séparés par les trous noirs? Trou noir d’un côté, fontaine blanche de l’autre, selon Stephen Hawking. Et revoilà la question du blanchiment: de l’anus aux capitaux, et, à la fin des fins, la matière cosmique!
    Pauvres de nous!
    Cordialement.

  38. Bon sang, Steve, qu’avez vous tapé sur Internet pour tomber sur cette info ? 🙂
    Plus sérieusement : en privilégiant l’idée d’un univers par espèce, John Cowper Powys écrit les lois d’une physique des âmes bien plus que de la matière vivante. Personellement, je ne peux croire aux multivères-divins (bientôt un univers particulier pour les bonobos?). On en revient encore à une vision Ptoleméene, en version multiple.

    Vite, trouvons UNE trace de vie intelligente ailleurs, et enfin, nous auront une vision globale de l’univers et de la vie, enfin nous aurons vaincu cet égocentrisme qui parasite le moindre de nos faits et gestes.
    Cherchant plus d’info sur EPIC 204278916, je viens de trouver cette citation de Nicolaï Kardashev qui illustre très bien mon propos (j’ai juste 36 ans de retard! Zut, c’est vexant) :
    « La détection et l’étude de civilisations extraterrestres constituent un problème d’une grande importance pour le progrès de l’humanité, pour sa culture et sa philosophie. La découverte d’une vie intelligente dans l’univers fournirait une ligne de conduite au développement possible de notre civilisation au cours des futurs temps astronomiques ».
    Source: http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exobiologie-extraterrestres-deux-astronomes-savent-enfin-debusquer-61843/

    C’est bien cela que je defendais (maladroitement) dans mes posts sur ce billet. Merci Kardashev !

    1. Carl Sagan qui était un pote à Karashev ( de mémoire , j’espère ne pas me tromper ), aurait été moins convaincu de la formule »…fournirait une ligne de conduite…. »Juannessy n’a toujours pas compris en quoi découvrir une vie extra-terrestre lui permet de progresser , d’être plus cultivé ou plus philosophe .

      S’il est plausible que des traces de vie soient multiples dans notre univers , il n’y a aucune « chance » que ces extraterrestres soient des « humains » . Et ça vaudra mieux pour eux , car notre premier souci d’espèce qui n’est pas encore foutue d’être loyale avec elle même et la planète bleue , serait sans doute d’aller les conquérir ,leur piquer leurs ressources , et évacuer nos déchets et microbes chez « eux » .

      1. Tiens, le billet n’est pas encore fermé? Chouette !
        @Juannessy : il n’est pas question de transfert de technologies, de science ou de partage de philosophie avec des ET (je doute qu’un contact soit à jamais possible compte tenu des distances). Juste d’avoir une trace, même lointaine d’une civilisation qui a passé le cap de la fin des énergies fossiles sur sa planète native. Pour les détails et solutions de survie, ce sera à nous de les sculpter, mais tout désespoir balayé. Ça n’empêche pas d’essayer à l’aveugle, je suis d’accord, sauf qu’il faudra fédérer large sur le sujet. Apparemment, c’est bien cette idée qui a motivé le programme SETI.
        J’arrête là les posts sur ce billet. Merci pour cet espace d’échange!

  39. Moi je trouve que quand c’est DiCaprio qui blanchit des dollars détournés du fonds souverain malaisien 1MDB dans des productions anti-climatonégationnistes (plutôt qu’en aspergeant les murs du Hakkasan club de Las Vegas de millions des mêmes dollars sous forme de Champagne As de Pique en fêtant ses 40 ans avec ses potes détourneurs Jho Low et Riza Aziz) ben c’est bien. C’est comme qui dirait rendre les dollars aux Malaisiens, non ?
    https://www.letemps.ch/economie/2016/08/29/leonardo-dicaprio-empetre-lun-plus-grands-scandales-financiers-xxie-siecle

  40. Pas d’ ET en vue ni à babord, ni à tribord.
    Plus proche de nous , les vikings au cheveux bleus et le parti pirate islandais en pleine ascension, cool !

    http://www.laviedesidees.fr/Les-pirates-en-politique.html

    « Certes, la potentielle victoire du Parti pirate ne se déroule pas dans un pays puissant capable d’influencer la scène internationale. L’Islande n’a pas d’armée par exemple et son économie est fondée sur la pêche et le tourisme. Pas de quoi bouleverser l’ordre mondial. Mais cela n’écarte pas qu’une victoire puisse galvaniser d’autres partis radicaux dans le monde occidental. »

    «La victoire du Parti pirate offre une illustration vive de jusqu’où les Européens sont prêts à aller dans leur rejet de la politique conventionnelle», écrit le Washington Post. »
    http://www.slate.fr/story/126971/anarchistes-hackers-diriger-islande

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