Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique

Ouvert aux commentaires.

Un extrait de Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, à paraître chez Fayard en mars 2017

Que faire maintenant ? Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique, dont les linéaments surgissent paradoxalement aujourd’hui à l’occasion de l’élection présidentielle en France.

Voici les sept ingrédients d’un programme authentiquement socialiste.

1° Faire de l’État-providence une institution irréversible et intangible, en tranchant la dépendance qui le lie aujourd’hui à la croissance et subordonne son existence aux caprices de celle-ci.

2° Casser la machine à concentrer la richesse qui conduit aujourd’hui 62 personnes à disposer d’un patrimoine équivalent à celui de la moitié la moins riche de l’humanité : 62 d’un côté, alors que 3,5 milliards, cela représente 3,5 x 1.000 x 1.000 x 1.000 êtres humains, ce qui – on en conviendra – dépasse l’imagination !

3° Promouvoir la gratuité pour tout ce qui fait partie de l’indispensable (alimentation, santé, éducation, vêtement, logement), comme le proposait déjà un prestigieux aîné : distinguer le nécessaire du superflu, et les faire relever de deux régimes économiques distincts. Dans son discours sur « les subsistances » (1792), Maximilien Robespierre posa la question suivante : « Quel est le premier objet de la société ? » Et il répondait :

« C’est de maintenir les droits imprescriptibles de l’homme. Quel est le premier de ces droits ? Celui d’exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister ; toutes les autres sont subordonnées à celle-là ; la propriété n’a été instituée ou garantie que pour la cimenter ; c’est pour vivre d’abord que l’on a des propriétés. Il n’est pas vrai que la propriété puisse jamais être en opposition avec la subsistance des hommes. Les aliments nécessaires à l’homme sont aussi sacrés que la vie elle-même. Tout ce qui est indispensable pour la conserver est une propriété commune à la société entière. Il n’y a que l’excédent qui soit une propriété individuelle et qui soit abandonnée à l’industrie des commerçants. […] Quel est le problème à résoudre en matière de législation sur les subsistances ? Le voici : assurer à tous les membres de la société la jouissance de la portion des fruits de la terre qui est nécessaire à leur existence, aux propriétaires ou aux cultivateurs le prix de leur industrie, et livrer le superflu à la liberté du commerce. Je défie le plus scrupuleux défenseur de la propriété de contester ces principes, à moins de déclarer ouvertement qu’il entend, par ce mot, le droit de dépouiller et d’assassiner ses semblables » (Maximilien Robespierre, « Les subsistances » [1792], in Robespierre : entre vertu et terreur, Slavoj Zizek présente les plus beaux discours de Robespierre, Paris : Stock, 2007: 144-145).

4° Remettre en question la définition comptable traditionnelle mais néanmoins arbitraire des salaires comme « coûts pour l’entreprise », coûts qu’il s’agit bien entendu de réduire autant que possible, alors que les dividendes accordés aux actionnaires et les bonus – souvent extravagants – accordés à la direction, sont eux autant de « parts de bénéfice », dont chacun sait qu’il faut chercher à les maximiser à tout prix. Les « avances », comme s’exprimaient les économistes d’autrefois, sont bien évidemment aussi indispensables les unes que les autres à la bonne marche de l’entreprise, et les avances en travail au même titre que celles en capital ou en direction / supervision de la bonne marche des affaires.

5° Imposer le travail des machines, robots ou logiciels, en lui appliquant le même barème que celui qui vaut pour les êtres humains qu’ils remplacent. Le gain de productivité apporté par la machine est visible aussi longtemps qu’elle travaille au côté d’un être humain, mais aussitôt qu’elle le remplace purement et simplement elle cesse d’être visible : l’être humain qu’elle complétait autrefois a disparu, tandis qu’elle travaille désormais dans l’ombre, sa valeur ajoutée étant absorbée dans des chiffres statistiques globaux, sans être comptabilisée en tant que gain de productivité. Les sommes récoltées par l’imposition de la machine refléteront les gains pour l’humanité dans son ensemble dus à la mécanisation ; ils pourront être mis au service du financement pour tous de la gratuité sur l’indispensable. Il s’agira là pour ces sommes d’un bien meilleur usage que le financement d’une allocation universelle, dont le montant quel qu’il soit serait aisément capturé par le système financier ambiant. Ainsi, pour rappeler une actualité récente, lorsque les États-Unis s’efforcèrent en 2009 de relancer le secteur du bâtiment en allouant une somme de 4.000 € aux ménages accédant pour la première fois à la propriété de leur logement, le prix de l’immobilier résidentiel américain bondit immédiatement de ce même montant.

6° Restaurer l’interdiction de la spéculation au sens purement technique du terme de « paris sur les mouvements à la baisse ou à la hausse des titres financiers », telle qu’elle était en vigueur en Suisse jusqu’en 1860, en Belgique jusqu’en 1867 et en France jusqu’en 1885. Les gigantesques flux financiers qui sont aujourd’hui divertis de l’économie réelle par le biais de la spéculation retrouveraient ainsi leur véritable destination. Le risque systémique considérable créé par elle – les spéculateurs ne disposant très souvent pas des sommes qu’ils sont prêts à parier, et donc à perdre – serait ainsi automatiquement éliminé.

7° Faire de l’euro l’embryon d’un nouveau système monétaire international, en remplacement de celui né à Bretton Woods dans le New Hampshire en 1944 et mort en 1971 dans les soubresauts d’une guerre du Vietnam excédant les capacités budgétaires des États-Unis. Depuis 1971, le monde vit dans un dés-ordre monétaire international, que l’invention des produits financiers dérivés (sous la forme initiale du swap de change) n’est pas parvenue à corriger.

Les éléments d’une telle transition sont les suivants :

  • Mettre en place un système fiscal unique pour les 19 pays de la zone euro. Non pas sous la forme grotesque prônée par M. Moscovici, d’un « calcul » unique mais autorisant toujours chacune des nations à saboter les efforts des autres en matière de justice fiscale en pratiquant de son côté le moins-disant fiscal.

  • Clore les systèmes nationaux d’émission de dette souveraine et mutualiser la dette, pour éliminer de cette façon le facteur déséquilibrant la zone euro dans son ensemble que sont les primes de risque de crédit et de risque de retour à l’ancienne monnaie incluses dans le coupon des obligations émises aujourd’hui par chacune des nations membres.

  • Transformer le système européen Target 2 de paiements interbancaires en un authentique système de règlement incluant un rééquilibrage annuel entre nations, à l’instar de l’Interdistrict Settlement Account (ISA) américain qui lui a servi de modèle mais dont il n’a reproduit qu’incomplètement la fonctionnalité : retenant sa logique comptable, mais ignorant sa capacité au rééquilibrage par une remise périodique des compteurs nationaux à zéro.

  • Aider les économies nationales à l’intérieur de la zone euro à réaliser un équilibre de leurs échanges pour qu’elles ne soient ni importateur net (important davantage qu’elles n’exportent), ni exportateur net (exportant davantage qu’elles n’importent), par un système d’encouragement et éventuellement de découragement, à l’instar de ce que Keynes préconisait pour le système monétaire international adossé au bancor dans la proposition qu’il en fit au nom de la Grande-Bretagne en 1944 à Bretton Woods. Dans ce cadre, les échanges d’invectives entre l’Allemagne et la Grèce, tels ceux dont nous fûmes les témoins de 2010 à 2013, seraient caducs.

  • Interdire le mouvement des capitaux spéculatifs à l’intérieur de la zone euro et à ses frontières.

Partager

322 réflexions au sujet de « Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique »

  1. De mon côté j’ai finalisé la composition du prochain gouvernement:
    – Président: Jean Luc Mélenchon, puisque c’est la seule personne fréquentable qui se prête au jeu.
    – Premier Ministre Thomas Piketty
    – Frédérick Lordon Ministre de l’Economie
    – Gérard Filoche Ministre du Travail
    – Le juge Trévidic ou Christianne Taubira au Ministère de la Justice
    – Un syndicaliste Sud Intérieur au Ministère du même nom
    – Paul Jorion ou Emmanuel Todd au Ministère de la Recherche
    – La lanceuse d’alerte Irène Frachon au Ministère de la Santé
    – Franck Lepage Ministre de l’Education Nationale
    – Le capitaine Yannick Noah à la Défense, ou quelqu’un de plus belliqueux si les circonstances l’exigent (Guy Forget ?).
    – Pas de Ministère de la Culture mais un soutien financier élevé aux associations culturelles et Sportives.
    Et puis, pour l’ouverture à droite:
    – Nicolas Hulot à l’Ecologie
    – Arnaud Montebourg à l’Industrie

    Avec cette Dream Team on est sauvé.
    Ne reste plus qu’à convaincre les protagonistes de bosser ensemble.

    PS: Ne pas oublier, pour l’éducation des masses et la rééducation des élites, de placer Daniel Mermet à la tête de Radio France et François Ruffin à celle de France Télévision.

      1. Bonsoir Armelle
        La culture a été engloutie il y a déjà longtemps!
        Ministère de la culture + Intellectuels du Centre = propaganda staffel +politruk ( la fonction de commissaire politique a été créée par le gouvernement révolutionnaire français – comme la politique du terrorisme- d’ailleurs (pour réduire la Vendée)) et reprise par l’armée rouge. la France est la seule démocratie occidentale à avoir un ministère de la culture. Ce qui n’a pas empêché l’invasion des hamburgers, des westerns, des animaleries débiles façon Disney et du remplacement de Carnaval, fête hautement subversive, par Halloween, sarabande épicière très vulgaire!
        Vous vous réveillez tard!
        Cordialement.

      2. Louis XIV ruiné vendait des charges de « conseillers du roi contrôleurs aux empilements de bois, de barbiers perruquiers, de contrôleurs de beurre frais, d’essayeurs de beurre salé, etc ». Le ministre de la culture de Notre Altesse élyséenne François II (et bientôt François III) recrute pour son « projet d’application de préparation budgétaire POLCA, pour son projet d’outil de programmation et de gestion des crédits ARPEGE, pour son progiciel de gestion intégrée des fonctions ressources humaines RHAPSODIE, pour son projet d’application comptable et budgétaire interministériel CHORUS, etc ».

      3. Steve
        Je ne me réveille pas tard, j’ai une lisibilité depuis les années 80 pour le spectacle vivant. Nous avons…… Encore la possibilité de créer des choses intéressantes, certes, difficilement . supprimer un tel ministère n’est pas anodin du tout du tout du tout.
        Vive le spectacle, ce soir, en direct de la Rochelle !

        Très bonne idée ce billet programme

      4. OK OK vigneron, les choses ne fonctionnent pas bien, et, en temps de crise, la culture est une des cibles visées pour pillage. M’en fin, c’est comme dire que l’économie ne fonctionne pas, supprimons son ministère….. Dans le cadre d’un projet ici, une impulsion de l’État est souhaitée.

      1. Et s’il passe les trois jours le bin’s, il se transformera en prolégomènes à l’instauration d’une dictature pénible!

  2. Quel programme alléchant !!!

    C’est vous qui devriez vous présenter Monsieur Jorion.
    Ce programme est clair, limpide, sensé et répond parfaitement aux problèmes économiques de notre temps, tout en nous préparant pour le futur.
    Je ne crois pas avoir lu un tel programme, dans aucun pays, ni à aucune époque.
    C’est tout simplement du jamais vu.

    Je vous en supplie :

    PRESENTEZ-VOUS MONSIEUR JORION !!!!!!!

      1. Visiblement, mon tout petit garçon, tu ne comprends rien à l’ironie !!!
        Quand je vois ta photo, rien de surprenant…

    1. Monsieur Jorion ne fait pas partie du sérail, ça c’est de un. Il n’est pas français et dans ce pays ça compte.

      Quant aux questions habituelles que répondra-t-il?

      A propos du terrorisme, à propos de la Syrie, de la Russie, des immigrés?
      A toutes ces questions qui font vendre, il dira quoi?

  3. le mantra fédéraliste creuse la tombe d’une hypothèse socialiste en tentant de conjurer l’intensification de la guerre civile. Anxieux de conserver une sorte de paix citoyenne sur un marché continental jugé incontournable, le parti de cette droite citoyenne ressasse la formule de ce qui l’enlise peu à peu dans la boue nationaliste. Et, quoique tout contredise son mantra, s’enfonce toujours un peu plus sous le poids de sa cécité politique. Le socialisme ne peut entrer dans un tel cadre institutionnel qu’en le défonçant. Tout le pouvoir aux places et aux cortèges de la sédition!

  4. « cela représente 3,5 x 1.000 x 1.000 êtres humains, ce qui – on en conviendra – dépasse l’imagination ! »

    … ça la dépasse même tellement, que ça la dépasse d’un facteur 1000. Il manque un facteur 1000 dans ta formule, Paul ! 😉

    Et aussi, « Promouvoir la gratuité pour tout ce qui faire partie de l’indispensable »… il fallait bien sûr lire : « pour tout ce qui fait partie de l’indispensable ».

    Signé : Olivier au regard de scalpel toujours aussi ch…

    A part ça, sur le fond, je n’ai strictement rien à dire : d’accord à 100 %.

  5. “A beginning is the time for taking the most delicate care that the balances are correct. ”

    Le temps libéré de la contrainte par la pauvreté ne devrait-il pas être rendus à la liberté d’auto-organisation des dominés ? Ne s’agit-il pas de dépasser le rapport de force dans lequel les propriétaires de robots et les opérateurs de la redistribution étayent réciproquement leur puissance sur la classe des redistribués ?

    Ce projet de socialisme authentique ne devrait-il pas inclure, d’emblée, la dimension autogestionnaire, dans le travail, et hors travail. Ne faudrait-il pas y inclure, d’emblée, la liberté, pour les redistribués de construire des dispositifs sociaux établissant des échanges renonçant au prix, c’est à dire précisément au rapport de force, mais conservant la puissance de donner sans retour.

    Je pense vraiment que l’humanité pleinement humaine est ce prix, inutile de partir « un peu de travers » s’il faut sauver l’Espèce, qu’elle en vaille la peine.

    http://www.pauljorion.com/blog/2010/11/01/a-propos-de-le-prix-liberte-egalite-fraternite-gratuite-par-jean-luce-morlie/

    1. L’autogestion sans structure n’a aucune chance de se développer (d’un point de vue matérialiste qu’on ne peut ignorer). L’utopie de l’absence de structure est le satané népal que fume le monde autogestionnaire, laissant ainsi le champ libre aux libertaires faux-nez, libéraux pour eux-mêmes et tyranniques pour leurs subordonnés.

  6. Tout ça ne correspond pas vraiment à ce que j’ai entendu hier soir….

    Il faut surtout s’attendre à travailler plus pour gagner moins, et à voir se concentrer encore plus les richesses sur la même frange de population.
    Frange de population qui, au passage, aura les moyens de s’offrir des assurances santé pour soigner ses cancers alors que nous en mourrons faute de moyens.

    Néanmoins j’achèterai le livre.

    1. Un article très lucide que j’ai trouvé dans le Soir dernièrement.
      http://plus.lesoir.be/69535/article/2016-11-19/nous-revions-dun-autre-monde
      Être dégoûté de la politique est une option ; exiger un autre discours ou mieux en construire un autre soi, une autre.
      Les mêmes discours ringards, vieux, poussiéreux, essoufflés, effrayants, à un moment il faut les considérer pour ce qu’ils sont ; des reliquats, des sursauts vains d’un monde dépassé.

  7. Et le 7° ingrédient, l’humanité vit ce qu’elle avait fait, et que cela n’était pas encore tout à fait assez bon pour se reposer: elle remit l’épineuse question de la propriété privée au lundi suivant.

    (perche pour une suite…)

      1. Je pointais juste le fait que la liste s’arrête à 6°, alors que le chapeau en prévoit 7. Bon, oui, j’ai joué sur le 7 ensuite.

      2. Nous pouvons y voir une ruse de la Raison : une Nouvelle Genèse serait-elle en préparation ?… 😉
        A suivre ! …

      3. Est ce le 7èmement qui authentifierait le socialisme in fine ?

        S’il ne servait qu’à ça , on peut en rester à 6/7 .

  8. Je crains qu’il n’y ait aujourd’hui, pas plus réactionnaire que de se contenter d’énoncer l’abolition de la propriété privée. Ce serait, tout au contraire, renforcer les mécanismes de protection par l’inclusion dans un ordre hiérarchique, dont la propriété est une modalité parmi d’autres.

    Plus avant, il me semble possible de libérer des espaces sociaux au travers desquels, les dominés pourront et s’affranchir des affects liés à la propriété. L’alternative à la propriété n’est-elle pas la construction de dispositifs de réciprocité autonôme (payés par les robots), du plus modeste au plus ambitieux, jardin bibliothèque partagée, dispensaires, collèges et lycées populaires autogérés, etc. ) apportant plaisir et sécurité, autrement que par le positionnement, chacun a son barreau, dans une échelle hiérarchique. Il me semble, avec d’autres, que ce sont les modalités de nos affects qu’il s’agit de comprendre et de changer progressivement par leur mise en pratique .

    1. @ Jean Luc Morlie ,

      C’est bien là ce que je m’évertue à penser mais ça n’a pas l’air d’être compris par beaucoup de gens. Ce sont nos affects qui font ce que nous sommes et comment nous nous comportons.
      J’ai ainsi mis à jour, il y a très peu de temps, une information ayant trait à un événement dans l’enfance qui explique bien des sentiments chez moi. D’abord j’ai eu un doute, ensuite je me suis dit que ça faisait partie, sans plus de doute cette fois-ci, de ce qui allait faire moi. L’événement eut lieu il y a cinquante ans, j’en ai cinquante sept et je suis en thérapie (toutes confondues) depuis
      environ vingt ans.
      Pourquoi les gens font cette démarche? Simplement parce qu’ils n’ont pas le choix. Et ça n’empêche pas des pertes de temps ou de maîtrise de sa vie énormes.
      Ainsi beaucoup tolèrent encore le mal qui leur fût fait un jour et le mal qui est fait à leurs contemporains, par habitude, par ignorance et par déni.
      Ce que j’énonce ne résout certainement pas tout mais néanmoins une grande partie du problème humain.

    2. Jean-Luce
      A pousser trop loin les analyses, tu anticipes des modus operandi, tu combats des vices, alors que des vices de construction, mortifères, sont là sous nos yeux. Tu voudrais guérir un malade qui n’est pas encore né.
      Comment pourrions-nous savoir dans quels termes, dans quel contexte politique, se poseront réellement les nouveaux problèmes qui se poseront dans le futur ? On pense avoir tout prévu, et c’est autre chose qui se passe. On pense avoir imaginé tous les rouages (de réciprocité) de la société idéale, et on se voit entravé par ces mêmes rouages.
      Autrement dit, tu brûles les étapes et mets un affect dans un aval inconnaissable alors que la tâche qui nous occupe, immédiate, décisive, concerne les affects qui sont consubstantiels à la mobilisation nécessaire à la mise en place des éléments énoncés dans ce billet.
      Tu oublies que toute transformation sociale a toujours une dimension politique et donc suit un cours qui lui est propre.

      1. Pierre-Yves,

        Je ne crois vraiment pas mettre la charrue avant les bœufs.

        Est-ce brûler les étapes, que dire – Politiquement– « nous avons principe « de ne pas vouloir être commandé et de ne pas désirer en commander un autre » ? Ou alors, tout ce qui a été écrit sur l’autogestion et sur – l’Institution Imaginaire de la Société – n’est pas politique.

      2. « ne pas vouloir être commandé et de ne pas désirer en commander un autre », c’est le but profond de tout un chacun, ni prédateur, ni proie.
        Faut-il vraiment emprunter des chemins tortueux et arides pour arriver à ce que tout le monde ressent et désire ?
        Ce que Paul propose est pratique et réaliste. Vos réponse et réflexions nous invitent à un retour aux bases, c’est-à-dire en arrière.
        Vous connaissez la blague entre l’Anglais et le Français ?
        Devant la réalisation commune d’un projet ardu, l’Anglais remarque:  » C’est merveilleux, ça marche », le Français rétorque: « Oui, mais en théorie ? Nous ne le savons pas réellemnt « . Paul est l’Anglais de l’historiette, pourquoi voulez-vous nous faire jouez au Français?

        Je ne vous cacherais pas qu’exercer une légère mais longue rétorsion envers ceux des 1% ou 0.1% qui font tant soufrir le monde ouvrier-employé ne me déplait pas.
        Je suis prêt à faire une petite entorse au principe de « ne pas désirer en commander un autre », si cet autre est qualifiable de malfaisant… Rien de brutal ou mortel, juste l’avoir sous le pouce ( under my thumb ) quelque temps.

      3. Jean-Luce

        Il y eut l’affaire retentissante des Lip dans les années 70 mais l’expérience fut torpillée par Giscard, ce qui signa l’entrée dans le monde merveilleux de la mondialisation ultra-libérale. L’autogestion était vouée à l’échec sans un cadre pour l’accueillir. C’est ce cadre qu’il faut maintenant poser, et le temps est venu de le faire, car le capitalisme n’est plus viable dans un environnent qu’il détruit chaque jour un peu plus, humains et éco-systèmes confondus.

        « Jusqu’à Lip, nous étions dans un capitalisme où l’entreprise était au cœur de l’économie. Après, nous nous sommes trouvés dans un capitalisme où la finance et l’intérêt de l’argent ont remplacé l’entreprise. » dira alors en 1976 Claude Neuschwander » un des protagonistes de l’affaire Lip. En une phrase tout était dit de la situation d’alors, un capitalisme contesté, mais qu’on pensait encore aménageable parmi les partisans de l’autogestion.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Lip

      4. @PYD :

        Apparemment Claude Neuschwander est le seul CFDTiste à avoir compris ce qui pointait son nez,et je me demande parfois si l’actuel CFDT pour la brèche qu’elle a accepté et un peu plus d’ouvrir dans la protection au travail , soit n’a rien compris à ce que disait le patron de Lip ,soit s’est sentie tellement humiliée de la défaite Lip qu’elle a cherché à tout prix une voie compatible avec la vague ultra-libérale qui l’avait balayée via Giscard et Riboud .

        On verra le 1er mai prochain si la CFDT sort de sa soumission au marché .

  9. LE PRION DU CAPITALISME
    Il me semble que le capitalisme soit intimement lié aux modalités de prise de décision qui subordonnent toutes les autres. Tant que l’actionnaire majoritaire/propriétaire aura le dernier mot, je ne vois pas comment la mécanique capitaliste pourrait évoluer.
    Quelles alternatives?
    L’autogestion? Elle reste marginale. Pourquoi? Est-ce une cause externe comme le pensent la plupart des personnes engagées dans un collectif autogéré? Est-ce plutôt une cause interne, un manque d’efficacité à prendre des décisions? Il me semble que c’est surtout la cause interne qui joue, et que le monde autogestionnaire est affecté de la tyrannie (ou de l’utopie) de l’absence de structure. Ce qui serait vraiment révolutionnant, ce serait que ce monde autogestionnaire se dote de structures compatibles avec ses exigences d’émancipation et d’égalité (de vraies valeurs de gauche). Il me semble que ces structures peuvent se trouver du côté de l’intelligence collective, pas juste le mot qui ne sert à rien, mais de la maîtrise des processus et d’une organisation capable de mettre en place et de maintenir dans le temps les capacités d’intelligence collective des organisations. Il me semble que cette maîtrise de la décision collective efficace pourrait devenir le prion du capitalisme.

  10. Tout projet de transition vers le socialisme, c’est à dire de fin du capitalisme, doit prendre en compte cette évidence: jamais nulle part la bourgeoisie n’a cédé ses milliards et son pouvoir devant un tas de bulletin de vote.
    Ne pas se donner les moyens d’autodéfense, et de vaincre, c’est céder d’avance, comme le feront tous ceux qui respectent tant les réformistes à la Mitterrand et Tsipras, ou aller vers le massacre, comme l’a subi Allende.

    Sans exproprier les capitalistes et en finir avec son Etat, tout projet d’émancipation est l’éternel blabla des politiciens.
    Le capitalisme plus humain est devenu la même arnaque que le capitalisme vert dénoncé ici brillamment par un autre belge de grande valeur, Daniel Tanuro: http://wp.me/p5oNrG-sFx

    1. Comment ?
      Avec quels moyens ?
      Quelle démarche ?
      Sans réponse, ça reste une liste de vœux.
      « exproprier les capitalistes et en finir avec son Etat » est déja un gros morceau, et pourtant c’est à peine la moitié du chemin.
      Je préfère le programme de Paul. Il est plus réaliste- je ne dis pas qu’il est totalement réaliste, mais il tient la route.
      Exproprier les capitalistes n’est pas un bon objectif, il est irréalisable. Et subsiste la seule question qui vaille: on fait quoi après ?
      Au début du 20.ième siècle, les syndicats ont tout misé sur la Grève Générale. Elle était la solution à toutes les questions et problèmes, une vraie mystique. Ils ont mis 30 ans pour l’avoir et il ne s’est rien passé, sauf le licenciement des purs, les meneurs. Les autres ont repris le travail en ayant perdu les avancées obtenues par un patient travail et plusieurs mois de salaire… Il n’y a pas de solution magique et toute faite, sensée résoudre les pb.s après un bon coup de collier.

      Tant que votre parti n’aura pas dit avec quoi remplacer le bulletin de vote, vos propositions sont seulement négatives et détournent les énergies, en un mot une démobilisation.

      1. Même quand elle est désagréable, il ne faut pas se cacher la preuve scientifique.

        Jamais, nulle part, la bourgeoisie n’ a cédé son pouvoir devant un tas de bulletins.

        Donc nécessité, partout démontrée, d’un affrontement avec la dictature du capital.
        Le refus de toute révolution c’est:
        – l’appui conscient à la dictature; c’est celui des politiciens professionnels
        – l’autruche qui met sa tête dans le sable
        L’autruche a aussi des pattes et des serres. Mieux vaut les acérer que les peindre en rose.

      2. J’ai bien compris que vous croyez en vos affirmations et d’ailleurs j’y crois aussi quand elle reste du niveau de la constatation « scientifique ». Mais avoir raison est insuffisant en matière politique.

        C’est insuffisant. Et doublement. Je ne vais pas reprendre vos préconisations mais répéter que, à supposer qu’elles soient réalisées, il reste à savoir quoi faire après. Quand on aura dépossédé les détenteurs du capital – ce qui est déja hénaurme- il restera à savoir qu’en faire. Imaginons que vous en ayez une petite idée, il me semble que mettre en avant cette ébauche -lui faire de la pub, la prendre pour argument- serait plus moteur que le plat « dépossédons les possédés. »

        Je veux bien croire que  » acérer les serres d’une autruche » est préférable à ce qu’elle mette sa tête sous le sable, mais vous conviendrez que c’est un peu court… et que l’auteur de cette pensée ( mais si !) n’a pas d’idée allant au delà de la simple constatation prévisionnelle et d’ailleurs hypothétique. C’est tout simplement indigent. Vous ne pouvez pas prétendre conduire quoi que ce soit avec des bases pareilles.

        J’adhère au slogan ( avec correctif, plus bas) sur « la nécessité, partout démontrée, d’un affrontement avec la dictature du capital » mais je constate qu’il s’agit d’une phrase vide d’ action potentielle. Correctif: toute dictature est passible d’une lutte, pas seulement celle du capital.

        Et dans votre prose tout est à l’avenant: un diagnostic qui tient à peu prêt la route ( ?) servant de base à une mystique impuissante. Je ne vois pas d’autre raison à vos scores électoraux si constamment proches de 0 malgré une hauteur intellectuelle certaine.

        Les propositions de Paul sont 100 fois mieux.

    1. Très curieuse assertion car elle mélange plusieurs choses.
      Une Constitution au sens politique habituel est certes amendable.
      Par contre si l’on se réfère à d’autres domaines plus généraux, un interdit devrait parfois être irréversible : par exemple le « tu ne tueras point » — avec une application logique sur un bannissement définitif de la peine de mort.

      1. C’est vous qui vous emmêlez les pinceaux (entre le code civil dictant les interdits et les principes organisant la représentation politique). La démocratie et le cadre qui la régit ne peuvent s’appliquer qu’aux générations qui l’ont réclamée ou acceptée. Ils n’engagent en rien les générations futures. Et bien heureusement.

      2. non c’est juste une réponse du berger socialiste à la bergere libérale et ses « effets de cliquet » honnis…tant qu’on n’a pas les manettes pour pouvoir imposer les siens.

    2. @EquerreEtCompas,
      Le point 1 est une sortie du cadre, ou du moins un élément important de sortie du cadre, par une conquête sociale en amont… Il n’est pas ici question de code civil ou de constitution ou de Droit. C’est bien plus fondamental. Et les progrès de l’humanité valables engagent bien les générations futures. Même si malheureusement l’abolition de l’esclavage n’est pas idéalement et globalement accomplie sur Terre, c’est bien un exemple d’une décision irréversible.
      Selon moi, c’est vous qui avez une vue étroite des choses…

    3. Faire de l’état-providence une chose irréversible est totalitaire ?
      C’est pourtant une des seules conditions à la réalisation d’une société plus sereine sans trop de ressentiment.
      Mais si diminuer le ressentiment est vu comme totalitaire alors…
      je donne ma langue aux muets.

      1. Rendre une chose irréversible c’est bien avouer qu’elle a la possibilité de ne pas l’être.
        La sécurité sociale est un luxe?

      2. « Faire de l’état-providence une chose irréversible est totalitaire ? »
        Absolument. On voit déjà aujourd’hui qu’il est plus rentable pour certains de rester dans l’oisiveté que d’aller travailler.
        D’autre part, cessez de faire comme si le socialisme (« authentique » ou « usurpateur » peu importe) était une idée nouvelle. On le connait, on l’a vu à l’oeuvre à différents endroits culturellement forts différents, et on sait comment ça se termine. Au mieux, ça donne 1983.

      3. – « on voit qu’il est plus rentable pour certains de… »
        =
        état providence totalitaire.
        ?

        « cessez de faire comme si »
        – Je vous prie.

        – Socialisme est » une idée nouvelle. On le connait, on l’a vu »
        -C’est l’idée qu’il faut tenter adapter au réel qui est -donc- par nature, nouvelle.

        Si vous ne voyez pas ce que la NOTION de socialisme peut ENCORE apporter à notre époque c’est que nous ne voulez pas voir.

      4. Vous avez peur que certains accèdent à des droits qu’ils n’auraient guère mérité, et que le service publique n’ait plus la possibilité de les abandonner ?

        J’avoue que c’est ultratotolitaire comme idée.

  11. J’apprécierai qu’en préambule de ce programme soit circonscrit le cadre d’une économie au service de l’humanité et du vivant dans le respect absolue de la planète, de ses ressources et de ses capacités à se régénérer.
    ( Rappel l’humanité consomme en moyenne chaque année 1,6 fois les ressources gratuites de la planète et en 2016 c’est le 8 août que nous avons consommé les ressources et services que la nature offre pour une année. )

    1. Effectivement, il me semble aussi que l’aspect « préservation de la biosphère » a été quelque peu éludé dans ce programme.
      Mais je gage que ce n’est qu’un oubli dans un travail encore en chantier…

      1. Je crois pas que cela soit un oubli…La destruction de la niche écologique est une conséquence d’un système économique qui est fait pour conquérir, désormais obsolète. Agir sur ce système doit permettre de régler la question.

        Par contre, décréter la protection de ceci ou cela alors que le vieux système de conquête est toujours là est carrément useless (voir toute l’actualité)

  12. Et voilà ! On refait le monde. Pour cent millionième fois !

    Et le vainqueur de la présidentielle est………François Fillon.

    La vérité seule, n’est pas un opérateur de changement social (La Société des affects – Frédéric Lordon)
    Ce qui n’enlève rien à la justesse de ce qui est écrit plus haut.

    Ce qui m’attriste c’est ce décalage effrayant entre la clairvoyance de quelques uns et l’aveuglement stupide de la multitude…jusqu’au point de basculement, changement d’orientation des affects communs. (mais où et quand ??)

    1. On promeut la gratuité par les donations et l’égalité par la promotion des différences diverses voyez !
      On ne peut pas mettre avant rapide pour entrevoir l’espèce de papillon qui adviendra, c’est tragique ! 😮

  13. Chaque ligne de ce projets heurte des intérêts particuliers. Certains sont facilement résolus dans le cadre de la démocratie mais d’autre non. La solidarité européenne et la Finance spéculative sont 2 gros morceaux.

    Soyons réalistes. Le programme n’est rien si on ne songe pas en même temps à désarmer les oppositions. Par exemple, comment convaincre l’Allemagne que ses excédents vont servir à remettre à flot la Grèce ? Une réponse pourrait être de lui montrer l’intérêt d’avoir une Grèce solvable, mais j’en doute. Il faut savoir que L’Allemagne a des liens spéciaux avec son industrie. C’est un des seuls domaines dont la nation allemande peut être fière sans mélange ou sans restriction. Une idée d’argument ?

  14. Bonjour

    Et pourquoi ne pas remettre les pendules à l’heure aussi et proposez de passer en année universelle, c’est à dire qu’au lieu de continuer à se croire le 25/nov./2016 corriger en 25/nov./13,798,000,042 – tous simplement indiquer l’âge de l’univers dans notre quotidien.

    – lutter contre l’obscurantisme
    – remettre les compteurs à « zéro » avec des données temporelles à 99% proche de la vérité (2016 = 99.9999% faux)
    – rappeler que nous somme de passage dans un écosystème qui a mis des centaines de millions d’années à s’élaborer ((r)éveiller conscience écologique)

    Astuce :
    – au lieu de dire 13,798,000,042 on peut simplifier en « 13M42 », M = Milliard Million Millier d’années
    – 42 en référence au guide du routard galactique pour rappeler que la science-fiction est moteur dans la technologie et les sociétés non dénuées d’humour !

    Note :
    Age de l’univers : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%82ge_de_l'univers

    Cool le nouveau socialisme
    Ami

  15. Robbespierre était un idéaliste; on sait comment il a fini.
    Malheureusement, les idéalistes ayant des intentions pures, humanistes ne sont pas à la mode en ce moment. Les gouvernements européens se sont « vendus » à « la finance », la France craint (Fillon l’a bien dit) de perdre son autonomie (en réalité elle l’a déjà partiellement perdue), il suffirait que « la finance » augmente les taux de remboursement.
    Je pense que Jacques Généreux a raison quand il dit qu’un souvelèment populaire pourrait apporter des changements, le vote n’apporte rien. Ce que l’on veut aujourd’hui c’est d’améliorer la mécanique pour éviter le débâcle du système existant. Fillon le ferait sans doute avec beaucoup de persévérence.

    1. L’enfer est pavé de bonnes intentions, évidemment pures et humanistes. Pouvez-vous concevoir que l’idéal est différent d’une personne à une autre, et que donc il n’y en a aucun qui doive être instauré..
      Robespierre a été jugé par ses contemporains. A moins que vous ne disposiez d’éléments nouveaux amenant à une révision de son procès, vous ne pouvez qu’en accepter le verdict.

      1. Ah bon, Robespierre a eu un procès ? Il a été jugé par ses contemporains ? Lesquels en particuliers ? Est-il possible de discuter sans cette idéologie systématique et ces assertions péremptoires ?
        Et que signifie « l’idéal est différent d’une personne à une autre » ? D’ailleurs nul ne parle d' »instaurer un idéal ». Pour se référer au point 1, c’est simplement instaurer un progrès dans l’Histoire de l’Humanité.
        PS – l’équerre et le compas : un symbole maçonnique ? Si c’est le cas, quel pseudo inadapté !
        Ici il me semble que nous sommes assez nombreux à partager des idéaux communs.
        Enfin libre à vous de ne considérer que la société n’est qu’un agrégat d’individus…

  16. Excellent programme, mais à supposer que ce cher Monsieur Piketty se présente et soit élu, avec une grosse majorité des suffrages exprimés, sur qui pourrait-il compter ensuite pour ce qui concerne la représentation parlementaire qui serait chargée de l’élaboration des lois nécessaires à la mise en place de ce programme ?
    La majorité des acteurs politiques actuels sont acoquinés, de près ou de loin, au système financier actuel et n’oseront probablement pas s’avancer à lui ‘chauffer la bile’ !

  17. Hormis l’oubli (provisoire ?) de la préservation d’une biosphère compatible avec la vie humaine – préalable à mon sens indispensable à tout programme de gouvernement réellement moderne – et d’une réflexion encore plus radicale sur la propriété privée (merci Timiota !), l’ensemble me parait fort plaisant.

    Bon, yapluka trouver comment en faire une arme de reconquête des cœurs et des esprits en cours de mutation « homo-economicussienne » plus ou moins avancée…

  18. Ce billet établit une corrélation logique unique et exclusive , entre  » se débarrasser du capitalisme est une question de survie  » et « mettre en place les éléments de transition vers un socialisme authentique . »

    On peut être d’accord sur le lien logique et je le suis , mais , dans l’absolu , l’honnêteté intellectuelle mériterait que l’on laisse aussi leur chance à d’autres propositions pour se débarrasser du capitalisme .

    Le « socialisme authentique » n’est pas défini dans ce billet autrement que par les éléments de transition qui y conduisent , certains très définis dans leurs outils , d’autres du domaine de l’orientation .

    Rappelons quelques fondamentaux de quelques socialismes français en place :

    http://www.parti-socialiste.fr/les-socialistes/nos-valeurs/charte-des-socialistes-pour-le-progres-humain/

    http://www.parti-socialiste-de-gauche.fr/charte-ethique-3/

    ( liste à compléter) .

    L’ensemble des 7 points visés sont , autant que j’ai pu m’en faire une idée ces 8 dernières années , effectivement les « points de rupture « clés pour sortir des rails où nous enferme l’idéologie capitaliste . Ils sont même tellement « clé » que je ne suis pas sur qu’on puisse les appeler éléments de transition. Michel LEIS nous manque aussi pour cet examen .

    Une autre remarque , déjà faite, sera de souligner le caractère mondialiste de cette « transition- révolution »qui, à la fois, réfrigère et exalte l’action nécessaire .

    PS : on dirait qu’Orange a tenu ses engagements . Évitez de laisser des enfants ou adultes allergiques courir dans votre nouveau parc , car les chenilles processionnaires semblent avoir coloniser les pins . Il faut non seulement les euthanasier , mais les massacrer (les chenilles) .

    1. Pour réunir les conditions d’une transition vers un socialisme authentique, il me semble qu’il faut réunir, à la fois, les conditions d’une transition vers le pouvoir de décision politique d’un socialisme authentique et les conditions d’une transition vers un pouvoir économique capable de conduire des décisions économiques allant dans le sens d’une politique socialiste authentique.

      D’un point de vue français, ces deux transitions ne peuvent se faire qu’en prenant des distances avec la chambre de commerce des USA et son bras exécutif en Europe : l’OTAN. Dans ce cadre, la transition socialiste demande de rassembler les forces opposées à la mainmise de la chambre de commerce des USA sur la politique française.

      Dans ce projet politique concret , urgentissime, il est nécessaire d’établir ce dialogue entre Piketty, Onfray, Asselineau, Lordon, Sapir, etc. … comme de prendre, au-delà du spectacle qui les aliène l’un et l’autre, Trump et Poutine au mot :

      http://www.wikistrike.com/2016/11/hillary-clinton-exige-que-trump-retire-cette-video.html ;

      Derrière les contradictions de la carte « Trumpien », il y a la force des peuples qui ne veulent pas faire gagner des sous à ceux qui les vitrifieront (ceci venant d’être dit, si j’ai encore le choix, ici, je préfère être fusillé au M15, (trop perfectionné, il s’enraille, comme la turbine d’un Abrahams dans le sable; la Kalash, non) ce qui vous évite les raffinements de Guantanamo (Soros étant une erreur de casting dans la mise en scène outre Kievienne ).

      Onfray a déjà sa TV, ce serait bien d’en user, N. d. D. ! Prenons Onfray d’assaut; non mais, qu’est-ce qu’il se croit avec son Université Populaire, et en plus il cuisine, manquerait plus qu’il jardine.

      (Asselineau, il serait bien que Paul lui fasse comprendre que la monnaie c’est pas si simple, mais il a la carrure d’un Président de transition, si Piketty se défile). Allez la France…. allez la France….! Allez Jorion, Allez Jorion, en avant, en avant, vive le Procope et les Bouillons!

      1. Julien, après sa première phrase on ne pouvait que s’attendre au pire, le dévissage et tous les pitons qui lâchent.

  19. Ces éléments sont un point idéal vers lequel il faut tendre.
    Une direction.

    Ils mettent fin au TINA (there is no alternative).
    Désormais, nous pouvons dire :
    « Si ! Justement, il existe une alternative ! On peut faire autrement… »

    C’est un beau début !

  20. comme cela ressort des commentaires, il y a un raccourci entre les « éléments d’un socialisme authentique » et le « programme de transition authentiquement socialiste ». Ensuite, rien sur la réduction/partage du temps de travail ? Si c’est hors champ, c’est que le champ visé est restrictif, restreint à une régulation financière et fiscale, non ? Et dans ce creux, c’est l’ouverture à des projets d’échange gratuit (Morlie), des activités collectives partagées libres ou même contraintes (cad contractuelles, selon moi, en remplacement d’une réduction de temps de travail) ou tout autre « faire société » qu’on attend.
    Accessoirement, je n’ai pas compris le 1er point, faute de définition de l’Etat-providence actuel et son lien à la croissance.
    Et puis ce non-examen des « rapports de force » (malgré ce que vous en dites dans Le Prix et dans le point sur les salaires hors des « coûts ») tant pour la joute électorale de 2017 (voilà pourquoi votre appel ‘Piketty’ est un flop) que pour le capitalisme.

  21. Je traduis en style télégraphique
    Titre : Transition (projet post-pétrole et pratiques des simplicitaires inspirés par Totnes) ;
    1°) Renoncement à l’obsession de croissance ;
    2°) Justice sociale planétaire ;
    3°) Dotations inconditionnelles d’autonomie ;
    5°) Interdiction plutôt que la dissuasion souhaitée par la taxe Tobin.
    Dites, vous n’êtes pas gêné de piquer les axes du projet de l’objection de croissance ?

  22. Julien

    Est-ce par sénilité que je balance « asselineau » sur le blog ?

    Je lis deux éléments dans ta stupéfaction:

    Asselineau : quel con !
    Asselineau , le chaos ; bien entendu! Sans l’aide de Paul « et les autres », Asselineau va dans le mur.

    §

    (Trump, le chaos , absolument ! Si le système financier change de phase, et que vous souffrez encore plus, c’est la faute à Trump. Merci Trump. Je ne développe pas, mais l’effondrement rétablissement du système, par la force des choses utilise la carte « Trump »)

    §

    Par contre, Asselineau connaît bien les faits historiques qui ont fait la domination US sur l’Europe, et il saura les dire ! A mon avis, c’est une étape nécessaire, comme dit Pierre-Yves , dans le sens de « politiquement nécessaire ».

    Je ne crois pas déconner, Asselineau n’est absolument pas de droite, il dit seulement que la France n’a pas à se soumettre au dictat du complexe militaro-industriel US, comme De Gaulle, et même Eisenhower pour les USA le savaient déjà!

    Bien sûr, Asselineau n’est pas la solution à long terme, ET Il N’EN N’A PAS LA PRETENTION ? Il propose une étape dans la libération de la France, relativement à l’assujettissement US (finalisée par Hollande depuis le retrait de De Gaulle de l’acceptation du commandement US du NATO ).

    Le programme d’Asselineau est tout à fait dans le prolongement du Conseil National de la Résistance, et puis, il se retire.

    Question à court terme : Quel « hors système », à défaut de Piketty ? je ne suis pas sectaire, vraiment. Paul ? le veut-il ?
    §
    (Note: Le contexte français étant que l’ appareil de Marine le Pen, rendrait, en bout de course, la France à droite de la droite)
    §

    J’ai écrit sur ce blog , il y a quelques années, de méchantes choses sur le système Poutine, et je les maintiens. Je les maintiens à long terme. Dans l’immédiat, et pour « cent ans », les russes comme chinois n’ont aucun intérêt à une guerre de conquète ni à une guerre mondiale, alors que le complexe militaro industriel US, croit s’en arranger à court terme.

    Si la France, ne se réveille pas, il me semble que c’est déjà mort (un peu de romantisme améliore ma sénilité, je dis ça pour remercier Vigneron de ses condoléances anticipées, « PLOUF et merci »).

    Toutefois, même si la France abandonne les idées de liberté égalité fraternité gratuité, Il y a quand même un point rassurant : imaginons nous l’Allemagne se dire « nous allons conquérir la Russie, jusqu’à Evensk, et un peu au-delà ? Dans cette hypothèse, cela semblerait absolument raisonnable : tout le continent eurasiatique passerait sous un régime « poutinien », ce qui arrangerait nos élites , lequel régime, comme l’indique, déjà, l’étymologie, « pue » ! « Viva Villa, quatre fusils deux pistolets, s’en vont à Guadal Harra, Viva Villa, Viva Villa !

  23. Le menu à la carte , c’est bien alléchant mais le plat du jour est toujours plus frais, disponible et moins cher.
    Serieusement il faut être un peu plus méchamment intelligent , en face il y a du monde(sic).
    Utiliser le vocable de la guerre ne suffit pas , il faut maîtriser la technique parce que là : avec deux documentaires, une enquête et trois procès , on va nous faire croire que la démocratie est un bien joli moyen alors que c’est tout juste une fin.
    Sabotage, manipulation, trahison, espionnage, anticipation, appui feu, explosion spectaculaire, subversion, piège, dissimulation, désinformation, discipline, organisation, objectif: oui, tout ça! (parfois même sans métaphores, hein?!) parce si le web et le vote sont nécessaires, ils sont très loin d’être suffisant.
    Pourquoi faire des propositions sensées, gentilles et sympathiques quand une légère manipulation des masses en aura raison.
    Bisounours n’a pas peur de s’engager mais y’a ni plans d’attaque ni CIA pour lui, alors qu’en face, à 62, ils nous font des gros câlins….

  24. « Les sommes récoltées par l’imposition de la machine (…) pourront être mis au service du financement pour tous de la gratuité sur l’indispensable ». L’indispensable étant « alimentation, santé, éducation, vêtement, logement ».

    Et ça fonctionne comment dans la pratique pour l’alimentation, le vêtement et le logement ? Don en nature ? Don en espèce ?

    1. Gros probleme à ce niveau en effet. Comment la gratuité vas elle affecter la formation des prix ? que se soit par offre/demande ou par rapport de force je vois difficile de prévoir les effets d’une telle mesure? Combien vas valoir ma 32éme baguette mensuelle?? 32 fois plus (pour récupérer les 31 gratuites??) ?? ou 100 fois moins (vu que j’ai plus faim??). Pour un logement gratuit qui se charge de l’entretien, gros frais de toiture etc. ?? Comment aura-t-on une gratuité équitable entre un 2 pièce à Lille et un mas provençal de 500 m²???? Qui décidera de quoi est attribué à qui ??? C’est joli sur le papier mais la mise en oeuvre équitable hors revenu universel est plus qu’épineuse. Le modèle de la gratuité ne convient qu’aux biens reproductibles à l’identique et à l’infini. Pour les biens matériels on ne peut même pas distribuer 2 pains sans que l’un des deux receveurs se sente lésé (oh, mais le sien il est mieux cuit !…).

      1. Dans les propositions de tous ceux qui prônent de la gratuité, celle-ci n’est prévue que pour les biens de première nécessité et dans des proportions qui tiennent comptent de la « suffisance », cette limitation, (autrefois auto-) que la démesure capitalistisque, incapable de freiner sa pulsion de mort, a fait totalement oublier à nos fans du black friday…

      2. A vrai dire, la proposition de Jorion me paraît être complètement farfelue.

        Il ne traite que l’aspect « consommation » des « subsistances » (je m’en tiendrai, ici, à l’alimentation et au vêtement), et reste aveugle à l’aspect de leur « production ».

        Pour autant qu’il utilise des robots et/ou des logiciels, l’agriculteur français ou le fabriquant de vêtements « made in France », va intégrer la taxe-Jorion (appelons-la ainsi pour simplifier), dans le prix de ses produits. Et il aura bien raison, étant donné que ses concurrents (allemands, chinois …) ne seront pas redevables de cette taxe-Jorion.

        On rétorquera que, pour lever cette distorsion de concurrence, il faudrait que la taxe-Jorion s’applique à tous les pays de l’U.E (je souhaite bon courage à celui qui voudrait en convaincre les Merkel- Hollande (et bientôt, Fillon) et Cie) et à tous les pays extra-U.E (ici, la réponse sera un « Non » définitif et irrévocable, en réponse duquel
        il faudra leur appliquer de nouveaux droits de douane).

        Il serait bien plus judicieux de consacrer les recettes de la taxe-Jorion au financement de l’Etat-Social : gratuité totale de l’éducation publique, de la santé publique, des transports publics, des institutions culturelles publiques etc.

      3. A vrai dire l’alimentaire et le vetement c’est encore ce qui pose le moins de probleme, nos agriculteur et non tisserants (si au moins il en restait…) ont déjà l’habitude de travailler à la limite de la perte. Shunter la marge de la distribution pour s’auto-suffire made in france sur un minimum vital gratuit ne couterait pas beaucoup plus cher que les subventions déjà distribuées sur ce secteur (sensation intuitive je l’admet je n’ai pas fait de calcul). Pour le vestimentaire gageons que les fonds d’armoire nationaux pourraient largement vêtir ceux qui ont froid avec une structure de collecte/redistribution dont les embrions existent déjà. Pour la distribution un « magasin » communal ou on se servirait sur un compte informatisé relativement à son numero insee (ou numero de secu) aurait aussi l’avantage de maintenir un peu de vie dans les communes en voie de désertification et du fait de la mise de ce système il serait plus facile de trouver des bénévoles pour le faire tourner. Le vrai gros problème c’est le logement car la on touche à la propriété privée et au patrimoine, sacrés dans nos textes et dans nos têtes.

  25. Je voudrais pas jouer les oiseaux de mauvais augure mais certains ne manqueraient pas de faire remarquer que les 5 premiers points étaient sensiblement inscrits dans la Constitution, et volens nolens mis en œuvre, pour les résultats que l’on sait, en URSS.

    1. Pourquoi le tenancier ne répond pas à cette remarque plutôt judicieuse et proche de la vérité historique ?
      Quelles garantie que tout ne se termine pas en eau de boudin soviétique ? Ah si, pitié, juste en passant, si on pouvait s’éviter une remarque du genre, « ah bah quoi c’est mieux en ce moment hein ? », ça ferait plaisir…

      1. Si chaque fois que l’on propose un progrès social on se voit répondre « il y a là dedans des éléments qui ressemblent au communisme réel », on peut passer directement à la case à post-humanisme.

      1. « 5° Imposer le travail des machines, robots ou logiciels, en lui appliquant le même barème que celui qui vaut pour les êtres humains qu’ils remplacent. »

        Une piste vraiment intéressante et qui me semble viable et progressiste : la taxe Sismondi , merci à vous M. Jorion. Quelles seraient les modalités de sa mise en oeuvre ?
        Cela dit, je suis en désaccord avec les points 1 et 3, qui, amha, risqueraient de révéler sans tarder leurs effets pervers, malsains et totalement contre-productifs. Comme, hélas, dans quasi tous les modèles d’inspiration collectiviste. Pour l’écologie : restaurer le respect et la fraternité étendue au vivant (urgent) et intensifier l’investissement dans les énergies renouvelables, combler ce retard important.

        « Paradoxalement, le chercheur indique que « l’écoute la plus attentive de propos comme les miens est chez ces mêmes 1% ». Citant l’engagement de Bill Gates ou Warren Buffet, Paul Jorion estime « qu’il est indispensable que ces plus riches, ces décideurs, soient impliqués dans ce changement ».

        « Par ailleurs, l’ouvrage évoque longuement la robotisation de la société et son impact social, notamment sur le travail. « Si plus personne ne travaille, alors la richesse reviendra aux prêteurs et aux dirigeants, estime Paul Jorion. Or la robotisation doit profiter à tout le monde, d’où l’idée de Taxe Sismondi, que j’avais déjà évoqué auparavant. Il s’agit de taxer les entreprises de façon que tout individu remplacé par un robot reçoive à vie une rente perçue sur la richesse créée par ce robot »
        http://www.huffingtonpost.fr/pierre-belmont/nous-avons-lance-le-processus-de-deuil-de-notre-propre-espece/

    2. Je ne voudrais pas jouer l’avocat du diable, mais il semble que ce détail excite une urgente et violente indifférence: pas un pour confirmer ou contredire, à 20h40. Or c’est bien sûr important ( Note: j’ignore tout de la Constitution soviétique et je te fais confiance.)

      Il y a plusieurs réaction possible: « tous des veaux » est la plus simple.
      L’autre est de savoir si le paquet-cadeau proposé par Paul suppose automatiquement un petit père des peuples, un NKVD/KGB avec des millions de complices pour faire marcher un Archipel du Goulag. Je pense qu’avec un peu d’attention on peut avoir le package socialiste made in Jorion sans les a-côtés made in feue-URSS.
      Évidemment, ça reste à prouver.
      Il y a quand même des gens de réflexions capables de nous mettre en garde. Tu es un ceux-là, Paul évidemment en premier, et je suis sûr qu’un Mélenchon en fait partie aussi. Qu’on ne l’oublie pas: Mélenchon pense et réfléchit, et en plus sa prose est claire et agréable.
      Jorion,Vigneron et Mélenchon côte-à-côte pour une lutte commune, ça en jette…

      1. Mélenchon, l’heureux nouveau (re)candidat du PC qui pleure la mort du parrain de La Havane et soutiendra le pantin de Caracas et ses maîtres, les généraux, jusqu’à leur exil ? Cherche pas un destructeur de la gauche, tu l’as.

      2. Soit un peu de bonne foi vigneron, tu vas encore chercher de l’eau pour ton moulin très loin dans l’espace et le temps. L’extrème gauche a apporté pas mal de progrès sociaux chez nous et bien peu des terribles méfaits que tu vas chercher si loin. La gauche c’est pas mélenchon qui la détruit, c’est la sacralisation de l’orthodoxie budgétaire et de céder à l’idée puérile qu’un pays se gère économiquement comme un foyer. Mélenchon c’est à ce jour tout ce qu’il en reste de la gauche, je suis bien d’accord que c’est pas ragoutant mais on en est là. Avec la candidature des RPG ce matin, la primaire socialo prend l’eau de partout et ne vas être qu’un simulacre. Il faut se faire une raison si on veut pas un duel des doites au deuxième tour ya plus que mélenchon. Les anti-communistes dogmatiques dont tu semble être choisirons la droite (on en as eu l’exemple avec le PSOE). Il vas te falloir assumer de voter LR, cesse donc de prendre ce pauvre Jean Luc comme bouc émissaire (il est aussi droit dans ses bottes que Juppé : vieille école complétement déphasé, pas un soupçon de nouveauté et c’est en cela qu’il peut encore avoir ses chances) ; c’est pas lui qui a détruit la gauche, c’est cette dernière qui n’est plus du tout cohérente à partir du moment ou elle fait allégeance aux marchés et place la stabilité budgétaire avant le bien être social (je reconnais qu’aujourd’hui remettre en cause sérieusement la stabilité budgétaire c’est aussi remettre en cause la géopolitique et qu’il faut une sacré paire de c…, et pas avoir peur de se faire assassiner. Je ne crois pas que Mélenchons en soit capable mais son discours est cohérent d’où ses chances d’être au second tour).

  26. @ Paul Jorion
    Ce programme m’apparaît solide. Je vois deux questions importantes qui restent posées, l’une de stratégie, l’autre de transition écologique et cette dernière est double.

    1) Plusieurs si ce n’est la plupart des éléments listés seraient soit impossibles à mettre en œuvre dans un cadre national seulement (la transformation de l’euro par exemple), soit trop faciles à contourner donc neutraliser si l’ensemble des autres pays européens continuaient sur le système actuel (imposition de la robotisation, interdiction de la spéculation, autres évolutions fiscales, entre autres). Or l’hypothèse de départ n’est pas que des gouvernements visant l’application du programme arrivent au pouvoir en même temps dans tous les pays européens, ni même dans tous les principaux, mais dans la seule France (et la question se poserait aussi si on supposait un autre, Italie ou Allemagne par exemple).
    Ce qui laisse deux options stratégiques :
    a. Mettre en place la seule partie – minimale voire inexistante – du programme qui est compatible avec l’ordre austéritaire-libéral européen existant, et compter sur le temps et les mouvements politiques et sociaux dans les autres pays pour que petit à petit l’équilibre des forces au Conseil européen soit suffisamment modifié pour rendre possible d’aller plus loin
    b. Remettre en cause immédiatement pour ce qui est de la seule France les éléments de l’ordre économique donc institutionnel européen qui doivent l’être afin d’appliquer rapidement la majeure partie voire la totalité du programme, et compter sur le temps et les mouvements dans les autres pays pour rendre possible de reformer plus tard sur d’autres bases les institutions européennes qui auraient été mises à mal – voire peut-être mises à bas – par cette décision de la seule France
    Je donnerai à la première option le nom de code « Léon » et à la seconde « Joseph », afin de rappeler que ce genre de problématique n’est pas exactement nouveau…
    Nous pouvons discuter des avantages et des inconvénients de ces deux options stratégiques. La première présente notamment un risque élevé d’étouffement et de déconsidération du nouveau gouvernement forcé d’appliquer pour l’essentiel une politique qui décevra profondément les citoyens qui le soutiennent – je ferais le parallèle avec Syriza en Grèce – tandis que la seconde risque l’impossibilité pratique de reformer une entente minimale entre pays européens même après que d’autres aient pris un virage comparable vers une transition socialiste. Et il y aurait encore beaucoup à dire sur l’une comme sur l’autre.
    Reste que le pire serait de ne pas choisir.
    ===> Quel serait votre choix ?

    2) Parmi les trop nombreuses dégradations menaçantes que nous causons à la biosphère, le réchauffement climatique par consommation d’énergies fossiles est certainement le plus menaçant en même temps que le plus difficile à contrer, et d’autant plus difficile que le temps passe sans changement autre qu’à la marge.
    Quelle politique pour utiliser – beaucoup – moins de combustibles fossiles ?
    Et comment défendre une telle politique, connaissant ses conséquences à court et moyen terme, sachant que ses avantages ne seront qu’à long terme ?
    La question comporte une dimension parallèle à l’alternative « vite dans un seul pays » / « lentement dans un grand nombre de pays » de la première question. Appliquer par exemple une taxe carbone élevée rapidement en France seule, d’où nécessité d’une taxe carbone sur les importations afin d’éviter que les usines migrent simplement à l’étranger, et espérer à terme un effet d’entraînement de l’exemple ainsi créé en même temps que la création de nouvelles techniques anti-émission dans le pays qui aurait été ainsi « forcé » de trouver des solutions, techniques qui pourraient être répandues plus tard à l’international ? Ou bien rester dans le cadre de la – bien insuffisante et bien menacée – COP21/22 en essayant d’avancer tous ensemble, et pas plus vite donc que les Etats-Unis, Chine et autre Allemagne ?
    Elle ne s’y limite pas. La question du nucléaire est fortement liée. Faut-il transitionner hors du nucléaire en même temps que hors des énergies fossiles, ou bien prioriser une transition par rapport à l’autre, et si oui laquelle ? Transitionner vers quoi au demeurant, les progrès dans le domaine du solaire sont bien réels, mais au niveau des réseaux – batteries, etc – ça ne suit pas du moins pas encore, du point de vue des matières premières rares nécessaires aux nouveaux renouvelables la question est posée également, par exemple pour le lithium et d’autres.
    En l’absence comme aujourd’hui d’alternative énergétique aux fossiles qui soit à la fois bon marché et généralisable à grande échelle, la question de la frugalité – ou décroissance – est incontournable. Comment la traiter politiquement ? S’il est nécessaire d’accepter la frugalité pour préserver l’avenir de l’humanité, c’est évidemment ce qu’il faut défendre, cependant il s’agira alors en gros de proposer une austérité ENCORE plus profonde que l’actuelle, sauf qu’elle serait répartie sur tous en réduisant les inégalités et pour l’avenir de nos descendants au lieu de pour enrichir quelques-uns et sans rien changer à notre course collective à l’abîme.
    Nous serions un certain nombre à signer tout de suite… mais comment obtenir 51% au second tour de la présidentielle avec de telles propositions en 2017 ? En 2027 ou 2037 ce sera sans doute plus facile car les dégradations à l’environnement seront de plus en plus visibles… mais il sera alors très, très, très tard.
    ===> Quelle politique de lutte contre le réchauffement un président Mélenchon, Piketty ou autre élu en 2017 devrait-il mener à votre avis ?
    ===> Comment l’emporter politiquement si l’on propose la frugalité ?

    Par ailleurs, vous écrivez que les linéaments d’une « transition vers un socialisme authentique (…) surgissent paradoxalement aujourd’hui à l’occasion de l’élection présidentielle en France ».
    Pouvez-vous préciser à quoi vous faites allusion ?

    1.  » Or l’hypothèse de départ n’est pas que des gouvernements visant l’application du programme arrivent au pouvoir en même temps dans tous les pays européens, ni même dans tous les principaux, mais dans la seule France (et la question se poserait aussi si on supposait un autre, Italie ou Allemagne par exemple). « 

      Cette hypothèse n’exclut pas cette autre:
       » il y a un temps pour que les temps se rejoignent « .
      C’est d’autant plus probable, possible, que nous vivons une époque de mondialisation et surtout d’accélération.
      L’accélération impliquant le raccourcissement des délais.
      Dans des temps plus « calmes », nous pouvions noter de grandes différences de »maturité » d’un pays à l’autre. Aujourd’hui, les effondrements sont multiples, se déclenchant les uns les autres, en chaîne. Où donc dans la monde n’y a-t-il pas d’ébullition ?

      Voilà, au train où vont les choses, les havres les plus tièdes ne vont pas tarder à se synchroniser.
      Que faut-il pour déclencher un avalanche ? un simple éternuement…

  27. Je suis toujours frappé qu’on s’occupe plus aisément de penser les conditions idéales d’une organisation de la vie sociale, plutôt que des conditions réelles de possibilité de basculement des forces politiques qui permettraient le renversement des rapports de puissance et de domination.

    Je répète avec Lordon: « La vérité seule, n’est pas un opérateur de changement social »

    1. C’est évidemment vrai , mais savoir où porter les coups significatifs et pourquoi,ça peut aider pour y voir plus clair dans les moyens à réunir au bon endroit , sans forcément s’en épancher sur un blog .

    2. « La folie suprême n’est elle pas de voir les chose telles qu’elles sont et non telles qu’elles devraient être? »

      On a en effet le droit de répondre non…. mais ça a un coût : adieux la poésie….

  28. Sur le point 1 , qui a titillé , il mérite sans doute une rédaction moins soumise au concept de croissance .

    Ce qui y est visé , et qui mérite effectivement d’être en fondement essentiel au même titre que les droits de l’homme et du citoyen, c’est la prééminence de la puissance publique démocratique sur le marché et le pouvoir de l’argent .

    Pour la cible visée vers laquelle tendent les transitions annoncées ou à compléter , parler de « socialisme authentique » me rappelle un peu les difficultés qu’ Attali avait à baptiser « la nouvelle et authentique social-démocratie »qu’il appelait de ses vœux .Il avait choisi : « la voie humaine » .

    A mon seul niveau , mon  » utopie réaliste » était cette cible là :

    http://web.archive.org/web/20130424091822/http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=31407#comment-263569

    1. Ceci était une façon de rappeler aux cinquante personnalités invitées à débattre  » du sens du progrès » ,qu’une cinquante et unième a écrit :

       » Le progrès , c’est une utopie réalisée , ou ça n’est pas le progrès ».

      Ecrit par l’un des quelques rares anglais qui ne me hérissent pas : Oscar Wilde.

      Au passage , parler du « sens » du  » progrès » est assez bizarre ,et suppose que l’on précise « progrès » ( ce qui est assez facile quand on remonte aux sources), et , plus difficile , « sens » ( mot ambigu ,qui , dans ce schéma , risque d’assimiler mouvement et « bien vers meilleur » .

      On aura de la peine à parler de sens , sans parler de « vouloir »(notre hôte a son opinion!), et de « progrès » sans parler de savoir ( dont scientifique ) , de savoir faire ( le pouvoir au sens de puissance , capacité de ), et finalement de politique ( la seule Démocratie comme rendant possible , utile et acceptable la réalisation des paris collectifs °.

      Je ne re-cite pas Tolstoï mais je n’en pense pas moins .
      Pour varier , j’ai retrouvé cet emprunt à Robert Musil qui est de la même veine :

      « Finalement , le progrès n’est pas autre chose que le produit de tous les efforts communs, et l’on peut dire d’avance que le véritable progrès sera toujours ce que personne , en particulier n’avait voulu. »

      Ce qui peut paraître contradictoire avec ma citation initiale d’Oscar Wilde, mais qui l’est moins si l’on admet qu’une utopie affichée se réalise très rarement selon son écriture initiale , mais donne le cœur au ventre , la créativité , les techniques et le courage, à la foultitude qui y travaillera.

      Tous ceux qui ont managé la « réorganisation » de services, savent bien que le plus extraordinaire bénéfice , ça n’est pas toujours le projet de départ , mais la mise en route collective d’énergies facétieuses qui cherchent ensemble ,…et qui trouvent seules ce qui n’était pas forcément écrit .

      But inatteignable et énergies absentes, si « l’utopie » n’est que la contrainte financière , comme devenu catastrophiquement la règle .

      1. @André :

        Pas sur que le pape François , qui l’apprécie , soit cependant en accord avec cette maxime ironique de Chesterton .

        Car l’ironie est une arme à double tranchant , comme la hache minoenne .

        Question de dosage et d’empathie.

         » Car la nuance ,
        seule fiance
        le rêve au rêve
        et la flûte au cor « .

        Quitte à saluer l’esprit british , j’en reste à Oscar Wilde .

      2. Ecouté les deux heures de vidéo des rencontres capitales.

        Rien à ajouter à ma propre anticipation du  » débat ».

        Paul Jorion devrait y gagner quelques donateurs mensuels supplémentaires .

        Bien aimé l’échange sur le principe de précaution ,qui mériterait d’être repris plus longuement et de façon documentée selon l’architecture évoquée par Etienne Klein .

  29. Pour la spéculation interdire par une loi comme au XIX ème ne serait pas judicieux car les moyens de coercition à mettre en oeuvre seraient démesurés. Une simple taxation a 100% de la plus-value sur achat/vente de titres suffirait à l’éradiquer. Les paris repartiraient chez les bookmakers d’où ils n’auraient pas du sortir. Les bourses redeviendraient un lieu ou on investit dans des entreprises en échange d’un dividende annuel et les grands patrons payés en options auraient tout intérêt à veiller sur la pérennité des entreprises sous peine de voir le rendement de leurs options amoindri.

  30. Je ne crois absolument pas aux changements consensuel dans l’UE.
    L’harmonisation fiscale ne se fera pas sous cette forme, tout comme toutes les réformes nécessaires de ce machin.
    Seul un rapport de force peut y conduire et encore rien n’est moins sur.
    Il nous faut prévoir sortir du machin (qui de fait va s’effondrer) et reconstruire derrière peu à peu bi-latéralement avec chacun des pays européens des relations basé sur les mêmes aspirations

    1.  » Seul un rapport de force… « 

      Ce sentiment maintes fois exprimé laisse apparaître un profond désarroi, voire une démotivation…
      Pourtant, il y a de quoi être optimiste, non par un force croissante, mais grâce à l’affaiblissement de l’adversaire.

  31. A propos de l’état providence,il se trouve que l’épouse de notre futur président est prénommée Pénélope,dans la mythologie grecque une experte en détricotage.
    Y a t’il lieu d’être inquiet?

  32. Je n’ai pas grand chose à dire si ce n’est que je suis entièrement d’accord avec tout ceci. Mais tout de même je ne voudrais pas être à la place de Thomas Piketty. Être Président de la République, quelle horreur. J’ai signé l’appel il y a longtemps mais plus j’y pense plus je trouve vraiment insupportable l’idée d’un Président. Alors qu’il soit candidat s’il en vient à céder mais pour tout changer et pour démissionner après être parvenu à mettre un terme à ces organisations primitives. S’il réussi dans cette terrible mission, il sera le premier et le seul. Il sait que c’est impossible, il préférera certainement renoncer. S’il venait toutefois à décider d’y aller, imaginons qu’il suive une partie des propositions de Paul et qu’il réforme totalement les institutions, de façon que à ce que ne soient plus élus ceux qui veulent le pouvoir, une vraie révolution. Ensuite il passe la main à celui qui sera désigné par le peuple… Paul? Je doute qu’il en ai jamais rêvé, mais si le peule le désigne pour une petite année, qui sait? Cauchemar, peut-être, car le rêve des uns peut devenir le cauchemar des autres.

  33. Je suis un peu étonné toutefois que Paul n’ait pas mis dans la liste deux de ses coutumières attaques contre le capitalisme , à la fois la propriété lucrative et le capital lucratif, qui sont constitutifs de la machine à spolier le produit du travail par une minorité de possédants, en fait la concentration de la richesse chez un tout petit nombre d’individus, toujours plus réduit.
    Que pensez-vous par ailleurs de la proposition de B. Friot sur les mécanismes de subventions, gérées par une caisse ou une banque d’Etat spécialisée ?

  34. Voici que j’aurai en tête pour guider la politique économique durable, si je suis élu !!!!

    – Ramener les inégalités à 1 à 5 en 10 ans dans les pays développés, en 30 ans au niveau mondial : partager le revenu national, le patrimoine national, le revenu international, le patrimoine international.

    – Investir dans les biens et services communs x% du revenu national.

    – Recycler à 100%

    – Juguler la finance
    Interdire de faire de l’argent avec l’argent : le travail de l’argent détenu par les uns (dividende, intérêt, gain immobilier etc..) prélève de l’argent au dépens de ceux qui n’ont pas de patrimoine, d’épargne
    Taux d’intérêt nul tant pour les prêts que pour l’épargne.
    Instaurer un droit au prêt à utiliser durant la vie, avec moratoire en cas de pépin, et extinction en cas de décès prématuré (à approfondir !).

    Tout ceci doit pouvoir être retravailler afin de pouvoir trouver une formalisation adaptée à une constitution mondiale. Sinon, c’est l’effondrement assuré !

      1. Exactement, épargne garantie à vie, donc aucun soucis pour épargner pour ses vieux jours, prêt équivalent possible, dans le cadre d’un encadrement des prêts bancaires qui créent, et de la dette, et de l’épargne !
        Encadrement, c’est un bien grand mot car les banques ont du mal à prêter, donc on peut jouer de la BPI mutualiste à fonds la caisse.
        Prêt zéro, c’est une façon de parler… remboursement mensuel des prêts, à taux zéro mais réajusté de l’inflation, augmenté de frais de dossier pour payer les frais de dossier, la gestion des comptes (à moins de les faire payer par les possesseurs de compte et plus), plus 0,20% pour couvrir les prêts en défaut, plus contrôle du taux d’endettement des particulier, des entreprises etc… Du bon sens près de chez vous, somme toute.
        Obligation à taux zéro, indexées sur l’inflation, majoré du taux de défaut etc…
        Fini les actions, que des obligations, donc redistribution aux salariés, et fonds propres si nécessaires.

        Reste plus qu’à traiter les plus values immobilières, mais je fais confiance à ceux qui ont des idées.

        Plus d’épargne…. pas possible. Qu’est ce que je fais à la fin du mois de l’argent qui reste sur mon compte ? Je claque tout ? Et pour mes vieux jours, je me saoule ?

        Ne pas prêter, les banques s’en chargeront.

        Ce problème de l’épargne et de la dette est plus facile à résoudre que la réduction des inégalités de tout poil, à commencer par l’inégalité de l’intelligence dont on aura du mal à guérir Bruno Le Maire !, l’inégalité physique (Zinédine, Zidane), l’inégalité artistique (Beethoven) etc…

      2. @vigneron

        D’accord, c’est un oubli mnésique MAJEUR mais ça fait partie du package. Pour moi… (autojustification minable), c’est inclus dans la balance des paiments. Mais clarifier, c’est mieux. Les marchés, j’aime bien mais uniquement pour acheter des poireaux, du poisson, des patates. Les marchés financiers, tu connais mon point de vue. Si ils continuent à faire leur connerie, je me soule chez D. ou chez ta femme si tu préfères. Bras de levier 1, c’est pas jouer petit bras.

        En s’appuyant sur le savoir des autres, on converge à toute vitesse. J’ai chopé la macronite aigue.

    1. « Recycler à 100% » est impossible…
      Nous ne recyclons d’ailleurs quasiment rien, nous transformons avec une énorme consommation d’énergie, certains produits.
      Pour commencer, il faudrait déjà réduire la source des déchets, comme les emballages et sur-emballages par exemple.

      1. Le recyclage des emballages en papier, en verre, même si on peut déplorer l’emballage, me parait être possible à 100%. Sans vouloir basculer dans la provocation, bruler du papier ou se chauffer au bois, quelle est la différence ?
        Energie renouvelable à 100% : ce n’est pas une option, c’est une nécessité, sinon c’est la faim programmée !
        Métaux rares, ce serait la fin de bien des joujoux électroniques, à moins d’aller les chercher sur une autre planète (E. Musk).

        C’est une nécessité sinon c’est le retour à l’age de pierre, ou l’effondrement, au choix !

      2. Yves Vermont, recycler à 100 %, ça voudrait dire avec zéro apport d’énergie… Sans camions, pétrole, électricité, …
        C’est une impossibilité physique.

        Quant à l’effondrement, on y va, pour la simple raison que la raison …ne gouverne pas les conduites humaines et encore moins l’histoire.
        Il y a effondrement quand une civilisation se heurte à une impossibilité physique ET qu’elle ne peut changer son modèle ou paradigme.
        Les optimistes tablent sur l’innovation, qui est effectivement imprédictible, ce que les ‘pessimistes’ devraient reconnaître. Mais l’espoir mis sur l’innovation est une position basée sur le passé, et le propre des inflexions historiques est qu’elles ne sont pas déductibles des séries de données qui précèdent. Un jour, l’inflexion arrive.

      3. Recycler à 100%, la nature le fait.
        Dans une forêt il n’y a pas de fuite.
        L’ effondrement nous y sommes depuis 40 ans, il est en croissance exponentiel.
        Déduisez ce que vous voulez!

      4. Pour ma part, je crois au tout solaire, à l’éolien, à la géothermie.

        Quand la terre sera toute froide, quand la lune présentera qu’une seule face, il sera temps de décamper.
        Il est probable qu’entretemps une météorite se sera chargée de notre sort. Sinon, nous devrons attendre que le soleil nous brûle… Patience, il y en a pour quelques milliards d’année.

        Ce serait tout de même idiot de tout cramer en 100 ans !

      5. Vu vidéo de P. Bihouix pendant 2 heures. Beaucoup de faits collectés, des réflexions et opinions personnelles de bon sens. Ses connaissances économiques sont un peu légères, il manque de recul et prend certaines idées comme argent comptant alors qu’il aurait du les creuser. Vu le sujet embrassé, c’est normal qu’il puisse ne pas tout creuser. Il a bien cerné les méfaits de la finance etc…

        J’ai retenu la protection douanière adaptée à certains pb, notamment aux poulets chlorés vis à vis des poulets de Bresse. J’ai bien aimé l’exemple de la cafetière italienne : c’est un très bon exemple, je confirme la qualité du résultat.
        Dispersion des métaux rares ok, mais tout en donnant l’exemple de certaines plantes qui sont capables de concentrer les métaux lourds. Dans la mer, on devrait être capable de faire la même chose ?

        Conclusion, un homme sympathique.

      1. Pas tout à fait. Certains prêts sont utiles et nécessaires : ceux qui permettent d’acheter sa résidence principale, ceux qui permettent aux entreprises de se développer. Par contre, ceux qui permettent aux Fonds de dépasser un bras de levier de 1 modifient la répartition des revenus au profit de ceux qui disposent d’une épargne financière.
        Les bourses (actions) n’ont plus beaucoup d’activité car les actions ont été transformées en obligations au taux zéro inflaté, négociables à leur prix d’émission indexé sur l’inflation. Les entreprises ne distribuent plus de dividende, mais devront compenser l’inflation sur les sommes empruntées. Le problème technique de l’évaluation du prix de l’obligation qui remplace l’action est posé, les financiers (et c’est leur job) sont capables de proposer différentes méthodes d’évaluation du juste prix pour basculer dans le nouveau système.

        La consommation ne repart pas forcément, elle s’ajuste à la nouvelle donne. On assiste à une redistribution des revenus au profit des salariés et des entreprises au dépens de ceux qui détiennent une épargne financière mais dont l’épargne est désormais garantie, sans plus. La consommation de ceux qui bénéficiaient de revenus financiers baissent au profit des salariés, des entreprises (investissements).

        Si l’on profite de cette nouvelle donne pour augmenter les bas salaires, abaisser le temps de travail d’exécution (pour mieux répartir le travail d’exécution et faire baisser le chômage des personnes les moins formées), la consommation des produits de luxe perdra des points au profit de la consommation de ceux qui consommaient peu, le budget de l’Etat sera allégé d’une partie des allocations chômages servies.

        Le basculement vers l’économie durable est possible. Les surcoûts qu’il engendre, affectent tous les produits disponibles à la consommation mais ne pénaliseront pas les plus pauvres, les salariés, car leurs revenus auront augmentés d’une partie des revenus non distribués aux détenteurs d’épargne financière.

        On peut donc initier un vaste redéploiement de l’économie. Pour lui permettent de s’adapter en douceur, et se permettre d’ajuster le tir, on se donne dix ans par exemple pour supprimer les dividendes, pour ramener les bras de levier des fonds à 1, c’est à dire pour supprimer la partie de leurs fonds provenant d’un crédit bancaire.

        D’un point de vue macro économique, on abaisse le coût du capital pour le ramener au frais de gestion du prêt, en intégrant un taux de défaut inéluctable. On limite le taux de défaut en ne prêtant plus (crédit bancaire), aux fonds d’investissement. On demande aux banques de faire leur travail : bien distribuer les prêts, surveiller le surendettement des ménages, des entreprises, de l’Etat. On intègre l’inflation dans le coût du capital, c’est à dire que le cour des obligations est indexé sur l’inflation. En contrepartie, les épargnants voient la valeur de leur épargne financière sauvegardée, mais pas plus.

        Les sommes prélevés par les banques changent de nom (fini les intérêts). Elles deviennent les revenus perçus par les banques pour payer leurs services, c’est à dire payer le personnel et les investissements nécessaires à la gestion des prêts, des moyens de paiements. Le seul coût du capital que l’on ne peut éliminer est celui résultant du défaut de l’emprunteur.

        Le taux de défaut des ménages peut être ramené à zéro moyennant la mise en place d’un droit au prêt pour acheter sa résidence principale et de la possibilité d’interrompre momentanément les remboursements de ce prêt en cas de difficulté passagère (à approfondir !).

        Le taux de défaut des start-up individuel peut être ramené à zéro moyennant la mise en place d’un droit au prêt pour démarrer son entreprise et de la possibilité d’interrompre momentanément les remboursements de ce prêt en cas de difficulté passagère (à approfondir !).

        Le taux de défaut des entreprises courantes peut être minimisé en jouant comme par le passé la proximité entre la banque de crédit locale et les entreprises. C’est le métier de base de la banque qu’il faut remettre au centre du dispositif.

        Tout ceci doit être fait ne surveillant l’évolution du solde des transactions courantes, bien évidemment. Ceci vient comme un cheveu sur la soupe. C’est une réponse par anticipation à ceux qui poseraient la question.

        Les taux de défauts ayant plongé, les CDS n’ont plus d’utilité, on les interdit. La spéculation sur les matières première se faisant sur compte propre et sans CDS, le nombre de candidats va baisser !

        Utopie ? Non nécessité et bon sens seulement. Le chemin pour y arriver sera semé d’embuches. Certains seront en embuscades.

        Voici donc une autre partie de mon programme, si j’étais candidat à la présidentielle !

      2. Yves, n’oublie pas de commencer par bloquer totalement les capitaux, m’enfin dans un sens surtout, dans l’autre ce sera pas la peine.

      3. @Vermont

        Moi aussi je crois encore au père NewHeal, tant qu’à faire : après les prêts, la bourse, on redistribue les terres, le capital, le patrimoine(et oui, je suis Fidel).

        Bon, partons de la situation actuelle : une bande d’hominidés(des singes un peu plus agressifs que les autres) a fini par emprunter le chemin de la civilisation depuis 5000ans. Cette bande est toujours menée par les mêmes imbéciles qui comme dans une cours d’école sont les plus forts; elle s’organise bien tel le schéma classique observé dans la nature : dominant/dominé/souffre-douleur/suiveur. On peut dire que l’on reste plus près de l’animal que du pur esprit. Certains disent que l’humanité est à l’aube de son évolution: on en est à l’enfance. Depuis ses premiers comportements, determinants quelques progrès sociaux, jusque maintenant : quelques milliers d’années s’écoulent; je crains qu’il en faille autant pour mettre en place des formes de pouvoir et d’autorité acceptables(pleinement subjectif).
        En attendant, je repars dans ma grotte, j’ai un bison à finir, les spectateurs n’aiment pas attendre.
        Merci quand-même pour la démonstration sur la nécessité d’emprunter, c’est agréable à lire mais j’ai encore un doute : serait-il possible que ce soit plus douloureux pour les possédants de ne pouvoir prêter? On devrait peut-être revoir le concept de proprieté, fort à parier que dans son état actuel, il a un vague rapport avec le pouvoir et la domination.

  35. Comment sauver l’espèce et non sauver des humains sélectionnés dans l’espèce ? Pour prétendre trouver des solutions à cette question il faut au préalable avoir répondu à une quantité de pourquoi, y compris celui du « pourquoi tous les humains et non quelques humains sélectionnés ? ».

    Pour ce qui me concerne, Il ne s’agit pas d’un programme mais d’un premier rapport synthèse 2016, au même titre que les rapports du GIEC sont la somme à l’année X des réponses globales aux « pourquoi », complexes, de scientifiques et chercheurs. Ces rapports énoncent les réponses aux « pourquoi » en données croisées vérifiées et vérifiables de pairs sur les déréglementations puis réchauffements du climat, ces dites réponses révélant des solutions aux « comment ».
    Mais les adaptations/mutations indispensables pour prendre l’urgence des données en charge s’écrasent sur les solutions des « comment ? » sarcastiques issues des expériences historiques histoires traditions et coutumes présentées comme autant de preuves rédhibitoires évidentes, authentiques, indépassables, quasi génétiques, exprimant la toute puissance de notre impossible, celle de notre espèce sur la nature elle-même, pas même la jolie nature qui nous veut tant de bien, mais la nature qui nous veut rien du tout. Un boursouflé « Dégage la nature, je suis l’homme » !
    Discuter à l’infini des réponses possibles aux « comment » permet d’oublier au fil des discussions les causes et observations à l’origine des « pourquoi » et leurs urgences en nous faisant cadeau d’un choix : sans solution évidente donc historique aux inédits et urgences climatiques, les réponses « pourquoi » s’évaporent dans un conditionnel anthropocentré, sont disqualifiés, disparaissent dans des myriades de « comment » justifiant les « parce que » …. cependant que la peur de prendre le ciel sur la tête s’installe progressivement au fil des « catastrophes naturelles » qui s’imposent.
    Cette peur pragmatisée justifie l’à venir et se présente ainsi : Abandonnons ceux qui peuvent l’être. Au passage, profitons-en, abandonnons ceux qui doivent l’être, persuadés d’être en mesure de décider d’être dans le camp des abandonneux et pas celui des abandonnés.

    En 2017 les dérèglements climatiques sont planétaires. Les déséquilibres démographiques aussi. Les dérèglements économiques et sociaux idem. Des apocalyptiques religieux menacent de prendre le pouvoir en orient, des apocalyptiques politiques appuyés par des religieux autochtones sont en passe de prendre le pouvoir en occident. Avec une constante : les apocalyptiques sont des doloristes.
    Ce rapport est une première réponse globale datée aux « pourquoi » complexes des déréglementations démographiques économiques et sociales planétaires s’orientant en « catastrophes humaines » (et non humanitaires), pour lesquelles les politiques sont et seraient les seuls coupables offrant en réciproque un statut de victimes à leurs peuples de réfugiés ainsi légitimés sur leur territoire national/camp retranché. Exit les rescapés politiques et/ou sociaux économiques. Les refuges sont déclarés pleins, infranchissables, interdits.
    La séquence économique et sociale est identique à la séquence climatique pour arriver aux mêmes conséquences : la peur pragmatisée signant le même à venir, abandonnons ceux qui peuvent l’être, au passage, profitons-en, abandonnons ceux .….

    Il ne s’agit pas de croire ou ne pas croire, penser ou ne pas penser. Il s’agit d’accepter que les inédits et urgences de l’anthropocène sont, que nous avons tous/chacun une vie, unique, que nous vivons sur une planète, unique, que les smartphones et leurs instantanés nous montrent et nous font savoir, d’en déduire que nous sommes tous pairs, donc la mort d’un autre ne nous fait pas plus vivant en rejoignant un camp du bien perclus de suspicions tolérantes et certitudes fondamentales pour conduire des guerres légitimes à des camps du mal imbibés eux évidemment d’absolus intolérables ; il s’agit de comprendre et d’entendre voir sentir toucher nos/les condamnations à mort et nos/leurs rescapés vivants-morts, il s’agit de ne plus découpler l’histoire de la géographie, de ne plus découpler l’esprit du corps : les besoins fondamentaux de tous et chacun doivent être satisfaits, sans prescription, sans sacrifice, gratuits, afin de ne plus hiérarchiser les humains qui se voient et entendent leurs contradictions, d’accepter ce rapport 2016 et les réponses aux pourquoi qu’il expose dans leur globalité planétaire face aux inédits et urgences mondiales. Et de faire un joyeux bras d’honneur aux doloristes !

    En 2017 les solutions, compliquées, des « comment » doivent prendre en charge les réponses aux pourquoi, complexes, dans leur globalité, pour leur mise en œuvre. Sans cette prise en charge globale, des solutions régionales ne seront que des aménagements à la marge des solutions systémiques précédentes nous ayant conduits à la situation internationale présentes laissant la place à la fureur incontrôlables des apocalyptiques avec ou sans poils.
    Les données et leurs chiffres parlent. Ce rapport donne la parole à leurs mots : une première ébauche d’un protocole entre pairs humains face à des inédits incontournables inconditionnels incontestables mondialisés-planétaires-internationaux, sans prétendre ignorer et/ou taire les ajustements et bifurcations et adaptations obligatoires qui se révèleront au fil de la montée en charge des solutions de cette globalisation là.
    A ce stade il serait nécessaire/indispensable pour plus de compréhension et clarté (me semble-t-il) de rappeler/lister en préambule les urgences, menaces, et inédits de l’anthropocène à l’origine des réponses aux « pourquoi » ainsi que les outils et moyens à portée mais rendus indisponibles en 2016 indispensables aux solutions des « comment », d’une part, d’autre part que plusieurs de vos pairs d’origines et disciplines différentes vous rejoignent Monsieur Jorion, afin de croiser vos réponses et lever doutes et équivoques.
    En gardant en tête la question pressante, qui elle est sans réponse : combien de temps ?
    Quelle que puisse être la suite : merci.

    1.  » Pourquoi ?  » est toujours une bonne question ,mais elle peut être reçue de diverses manières :

      – Pourquoi en sommes nous là ? Et c’est sans doute le sens principal de votre argumentaire, et éventuellement celui de « Qui étions nous? » à venir ( et à finir si j’ai bien compris).

      –  » Pour Quoi » , soit : pour quel projet et cibles humaines vaut il la peine de se mobiliser ? ( c’est un peu ma propre attitude , qui privilégie la rationalité affichée quitte à ne jamais l’atteindre telle qu’on l’avait pensée , mais comme un cadre de référence évolutive , gage d’un langage de communication partagé ,et si possible reçu sans déformation )

      – « Pourquoi cette mobilisation aura-t-elle lieu ? » , soit : quels sont les affects et motivations qui vont nourrir la mise en mouvement .Ça reste pour moi , même si je reconnais un certain talent aux politiques pour capter « l’envie » , un mystère absolu compte tenu de la multiplicité de tous les affects et de leur état de pureté plus ou moins dégradée . Pour faire un mauvais jeu de mots , cette phase des affects , c’est le passage au « Pourquoi pas ? » .

      Sur les « comment ? », je ne crois pas que l’on puisse en traiter sans interactions permanentes avec les pourquoi ( et réciproquement ) , et je les laisse liés aux pourquoi comme le sont l’histoire et la géographie .

      1. @Lambotte :

        Votre position ( mal assurée on dirait !) , vous rapproche de celle De Chesterton et André , un peu plus haut dans la file .

        Mais , selon moi , la comparaison ou  » application numérique », ne vaut pas . Nous ne sommes prisonniers que de nous même ,et la liberté ( souvent débattue ,jamais enfermée!) est autant une construction qu’un idéal ( et jamais l’un sans l’autre, c’est toute la difficulté du « Pouvoir » ).

        Les autres applications numériques données dans le texte du lien , sont un peu , à mon goût , la propre démonstration de la vacuité de vouloir quantifier ( « volonté ») les affects , et surtout de vouloir les éclairer ce faisant ( et même si les commentateurs de résultats électoraux s’y emploient hardiment).

        Le nombre ne définit pas l’affect , il le constate et éventuellement tente de s’en servir . La « motivation « ne calcule pas .

        « L’envie  » de liberté n’est pas la liberté , pas plus que l’affect n’est la raison . Et , comme dirait un certain , le « malheur » veut que chacun a besoin de l’autre .

      2. Quand l’affect rencontre l’organisation ,on appelle ça , depuis Jésus Christ , « l’incarnation « .

        Le pouvoir doit il être incarné ?

        J’ai déjà exprimé , à propos de démocratie directe , participative ou autres formes d’espaces de « décision » , ma nette préférence pour un mode d’élaboration , par natures de décisions , qui reste représentatif pour sauvegarder « l’incarnation  » de la responsabilité ( assumer en propre les impacts de ses décisions).

        Le seul pouvoir qui soit supportable, c’est celui que l’on peut situer et dégommer quand il emmerde trop .

        « Quand il emmerde trop  » est du domaine de l’affect.

        « Dégommer » est dans le cas simple , »voter » contre . Si ça devient trop étranglé , ça se passe dans la rue .

        Mais je ne vois pas comment gagner en liberté , égalité , fraternité étendue au vivant , si les affects « contre » ( en détresse ), envahissent la scène et bloquent les affects positifs ( en progrès, certains disent en croissance, mais il ne s’agit pas de croissance au sens économique) .

        Dans mon panthéon sociologique personnel , les affects qui nous mettent en mouvement sont de 4 ordres :
        – empathie ,
        – créativité, l’inouï…
        – l’organisation qui structure et protège le présent,
        – la prise de risque dans la projection sur l’avenir , le désir d’être encore plus beau, fort et intelligent. En mode progrès , le courage et le charisme qui va avec .

        Dès que l’un quelconque de ses 4 appétits n’est pas assez nourri , le corps est malade et peut mourir .

        Il me semble que dans notre décor politique , il n’y a à ce jour que deux champions ( Fillon et Le Pen) pour porter malheureusement uniquement les deux dernières aspirations , et doublement malheureusement sur un mode détresse .

        A ce jour , personne de remarquable pour porter les oubliés d’un monde qui se détruit , et encore moins , ce qui est pourtant la seule raison de voter moins con , de force incarnée capable de répondre aux quatre aspirations existentielles .

      3. Quand je lis : « Ils comptent sur les mouvements naturels de population pour exporter leur misère et, en combinaison avec des objectifs d’expansion politico religieuse, visent à conquérir ainsi de nouveaux espaces tout en rapatriant en sus quelques devises permettant à celles des populations qui ne migrent pas, de survivre dans leurs pays d’origine et d’alimenter ainsi les sources de flux migratoires », je ne peux que me sentir conforté dans l’idée que même un salafiste piétiste émergeant vaudra toujours mieux pour ce pays qu’un intégriste Jducacien agonisant.

      4. « Pourquoi cette mobilisation aura-t-elle lieu ? »

        Je me permets de poser la question précédant la vôtre :
        Pourquoi cette mobilisation n’a-t-elle pas lieu ?
        Ma réponse à cette question : souffrances et douleurs encore essentialisées en 2017 pouvant être soulagées ne le doivent toujours pas.

        D’où ma réponse à la vôtre avec le « combien de temps ? » lancinant en tête conjugué au sens commun des vivants/mortels : Reconnaissons-nous humains, le temps des usines à gaz étant révolu
        soulageons d’abord, la raison et ses mobilisations devraient suivre.

      5. @Baleine:

        « Soulager » , dans mon propre mécano, c’est passer , dans chacune de nos quatre catégorie d’affects , de la version « détresse » à la version « progrès » :

        – du misérabilisme à l’empathie positive,
        – de l’exhibitionnisme boudeur à la créativité joyeuse,
        – du petit prof conservateur grégaire et rigoriste au professionnel fiable,
        – du dictateur au chef charismatique .

        Nous avons par nature ,des compétences dans chacune de ces catégories , mais avec ,toujours , un coefficient privilégié pour deux de celles ci , résultats de l’inné et de l’acquis après nos vingt premières années d’apprentissage .

        Nous sommes tout aussi naturellement portés à les exercer en mode progrès ….sauf …..

        quand la société , ou autrui, ou notre partenaire n’entend pas , ne comprend pas , ne respecte pas , refuse d’alimenter ou nous laisser exercer l’aptitude que nous représentons .On passe alors en version « détresse » .

        Il y a quelques très rares individus capables d’entendre et de respecter ces quatre besoins et qualités simultanément.
        Ce sont les seul(e)s dignes d’être appelé(e)s leaders .

        Ils sont tellement rares qu’il serait sans doute plus sage d’espérer dans  » l’organisation sociale » capable de survivre à leur disparition.

        Ça nous soulagerait .

      6. « Il y a quelques très rares individus capables d’entendre et de respecter ces quatre besoins et qualités simultanément.
        Ce sont les seul(e)s dignes d’être appelé(e)s leaders. Ils sont tellement rares qu’il serait sans doute plus sage d’espérer dans » l’organisation sociale » capable de survivre à leur disparition.
        Ça nous soulagerait. »

        Merci Juan, exactement !

        La compassion n’est pas de la pitié et encore moins de la complaisance. Mais bien la reconnaissance réciproque de nos fragilités et forces communes qui définissent ou parfois hélas détruisent notre individualité. Donc, ce n’est ni sensiblerie mièvre, ni complaisance malsaine. Sachant qu’on n’apprend pas au singe à faire la grimace…
        En outre, la compassion active ne consiste pas à « prendre en charge » et encore moins à s’identifier aux problèmes d’autrui. Surement pas !
        Mais plutôt à l’accompagner voire le soutenir. Être solidaire ne signifie pas à se transformer en « béquille » pour autrui, ni à prendre en charge ses problèmes, voire l’infantiliser et le déresponsabiliser. C’est l’inverse : »Le voir aussi dans sa capacité de désirer, peut-être de se réjouir, et de persévérer dans l’existence – même si c’est une capacité blessée – là est la responsabilité de la compassion. »

        La compassion, de l’affection à l’action, par Agata Zielinski
        Enseigne la philosophie à l’Académie de Créteil. Bénévole à la Maison Médicale Jeanne Garnier (Soins palliatifs).

        « Si la compassion peut être comptée au registre des affects moraux, il faut s’interroger sur les conditions qui la font passer de l’émotion à l’action. En poursuivant la tâche d’une « phénoménologie du soi affecté par l’autre que soi [3][3] SMCA, p. 382. », nous verrons que l’attitude éthique que fait apparaître la compassion est la relation. »

        « Cette « compréhension » est en réalité une substitution réductrice : je crois me mettre à la place d’autrui. Or, je ne peux jamais être à sa place, ni m’identifier à lui. Nul ne peut saisir le « tout » d’un autre. Nul ne peut faire le tour d’une souffrance ni de ses ambivalences. La « compréhension » sera toujours en échec, toujours en retard d’une interprétation. »

        « Il faut bien, cependant, parler de compréhension : mais c’est alors au sens de l’effort d’intelligence pour éclairer les tenants et les aboutissants de la situation, mettre au jour les causes et les effets possibles de la souffrance, évaluer les moyens d’y remédier. « Sentir, réfléchir et enfin juger. [7][7] HC, p. 37.» Comprendre pour parler, comprendre pour agir. Chercher à comprendre. La compréhension est alors une activité (et non un acquiescement passif), qui ne consiste pas s’identifier à autrui, mais à identifier sa souffrance, le laisser la nommer, exprimer ce qui pèse, ce qui est désiré. »

        « Rassurer, dénier, n’est pas compatir. Il s’agit bien de reconnaître la souffrance d’autrui comme telle, et de lui faire savoir qu’on l’a reconnue. Cette reconnaissance me permet de me distinguer d’autrui – évitant la confusion, elle permet aussi d’engager une relation entre sujets. Elle inaugure le chemin vers la sollicitude, « spontanéité bienveillante » qui reconnaît non seulement la souffrance mais aussi les capacités d’autrui ; non seulement les besoins, mais aussi le désir. Et s’il est bon parfois d’écrire des évidences, osons celle-ci : un être souffrant n’est pas que souffrant ; il ne se réduit pas à sa souffrance. Le voir aussi dans sa capacité de désirer, peut-être de se réjouir, et de persévérer dans l’existence – même si c’est une capacité blessée – là est la responsabilité de la compassion. »

        « La compassion révèle que c’est la relation réciproque qui nous tient dans l’humain. »
        https://www.cairn.info/revue-etudes-2009-1-page-55.htm

      7. Paul Jorion
        « Mettre en place les éléments d’une transition … »

        Paul Jorion
        « Mettre en place les éléments d’une transition … »
        Se débarrasser du capitalisme est une question de survie

        SURVIE c’est du lourd ça, du gros lourd, sans dispense.

        Ne serait-ce que pour la beauté du geste, aller à la source, aux sources :

        Questions / Réponses
        «Paul Jorion et Jean Jacques Rousseau :
        Question : Quel est le premier objet de la société ?
        Réponse : C’est de maintenir les droits imprescriptibles de l’homme.

        OUI

        Question : Quel est le premier de ces droits ?
        Réponse : Celui d’exister.

        OUI

        La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister ;

        OUI

        toutes les autres sont subordonnées à celle-là….

        OUI

        (en écho Boris Cyrulnik « Après 40 ou 50 ans d’expérience professionnelle, j’ai découvert que ce qui marche le mieux c’est la simplicité, (avec une banane, mais une banane !!!)

        Ayant répondu OUI aux deux questions et aux deux affirmations sans faille qui en découlaient, en période de survie, ma traduction personnelle :
        Prendre les éléments de nos indifférences pour exister = en 2017 (combien de temps ?) soulager (synonyme gratuit).

        Boris Cyrulnik (encore)
        «Hitler était fou, ça expliquait tout. Bah non, ça n’explique rien. C’est la société qui était folle. Tout ce qu’on m’apprenait pour passer mes diplômes n’était pas fou, c’était débile »

        […] « Toutes les cultures ont leur forme de folie, et la nôtre c’est peut-être l’angoisse qui caractérise notre folie. La folie occidentale, probablement c’est une défaillance culturelle. »

        […] « Qui est fou ?
        Ici dans cette salle, il n’y en a qu’un seul qui ne le soit pas, MOI (avec une banane, mais une banane !!!)

        Ah, aussi, Jacques Attali
        « des progrès considérables ont été accompli depuis trois mois que dure cette campagne en économie digitale, en biotechnologie, en neurosciences. « 

    2. Une première réponse à votre proposition de lister « les urgences, menaces, et inédits de l’anthropocène (…) ainsi que les outils et moyens à portée (…) indispensables aux solutions ».
      – Réchauffement climatique accéléré, menant à un déséquilibre de l’ensemble des systèmes naturels à l’échelle de quelques décennies, notamment régime des précipitations et niveau de l’océan
      – Désertification probable de grandes régions, non compensée par les gains dans les régions devenant plus hospitalières
      – Extinction probable de nombreuses espèces vu le caractère très rapide de ce réchauffement par rapport à la rapidité d’adaptation des milieux naturels
      – Extinction possible de nombreuses espèces marines du fait de l’acidification des océans résultant de l’augmentation du CO2 atmosphérique
      – Dégagement possible d’une proportion importante du méthane contenu dans le pergélisol arctique, conduisant à une accélération supplémentaire du réchauffement
      – Extinction possible ou probable de nombreuses espèces du fait de la destruction de leurs milieux naturels – marins, forestiers etc. – par surexploitation, disparition notamment de la plupart des espèces de grands animaux

      D’autre part et même s’il s’agit de tendances qui intéressent la seule espèce humaine plutôt que l’ensemble du vivant, il faut noter :
      – Epuisement et dispersion de la plus grande partie des gisements minéraux les plus concentrés, qu’il s’agisse de métaux ou de carburants fossiles
      – Epuisement tendanciel d’une partie significative des sols fertiles du fait de leur surexploitation, combiné à l’épuisement au final des carburants fossiles qui permettent l’actuelle productivité énorme de l’agriculture
      Le premier facteur crée et créera une contrainte forte sur la croissance économique au niveau mondial, débouchant au final sur une décroissance forcée quelque forme qu’elle prenne – douce et progressive, ou de type effondrement économique. Le second créera au final une contrainte forte sur la population humaine, la question de la possibilité de survie de huit à neuf milliards d’êtres humains étant clairement posée. Mais bien sûr, l’un comme l’autre n’intéressent que les hommes, il ne s’agit pas à proprement parler des impacts majeurs sur l’ensemble du vivant dont on parle quand on dit « anthropocène »

      C’est forcément incomplet, et je ne suis ni spécialiste du climat, ni de la mer, ni de la faune, ni de l’agriculture. Mais enfin il y a déjà beaucoup de choses 🙁
      Sur les outils et moyens, la question peut être comprise sur le plan technique – et ce plan est de toute façon évidemment indispensable – ou être étendue aux moyens politiques d’alerter, de convaincre, d’organiser et de faire coopérer.
      Sur le plan technique, le plus important à savoir est qu’il n’existe aucune solution « technique » aux destructions de l’anthropocène. Il n’est pas possible de contrarier artificiellement le réchauffement par exemple. La seule solution pour éviter l’essentiel, ou du moins le plus gros, ou du moins quelque chose de ces destructions est de contrôler et limiter l’impact de l’espèce humaine sur la nature, ce qui nécessite des outils POLITIQUES, non techniques.
      Des solutions techniques peuvent exister, ou être en cours d’étude, ou être au moins pensables, s’agissant des deux facteurs qui intéressent la seule espèce humaine : l’épuisement des gisements et l’épuisement des sols puis des rendements agricoles.
      Pour le premier, il s’agirait de devenir capable de puiser dans une source d’énergie qui soit à la fois de grande dimension et d’exploitation bon marché, ce qui permettrait de remplacer les énergies fossiles tout comme de recycler les minéraux dispersés. Il est très important de ne pas faire d’erreur à ce sujet : on n’en est pas encore capable ! Il y a des pistes, c’est tout, peu financées qui plus est.
      Pour le second, il s’agirait essentiellement de changer les méthodes agricoles ainsi que l’utilisation des sols sur une grande partie de la planète.
      Mais ces solutions techniques à elles seules ne suffiraient pas, et quand bien même on déciderait de les appliquer ce qui n’est pas le cas, elles n’agiraient qu’à la marge sur les destructions de l’anthropocène et ne feraient probablement pas plus que les ralentir.

      La tâche principale consiste à contrôler et limiter l’impact de l’espèce humaine sur la nature. Ce qui n’est possible que par des moyens politiques, qui restent à déterminer.

      1. « La tâche principale consiste à contrôler et limiter l’impact de l’espèce humaine sur la nature. Ce qui n’est possible que par des moyens politiques, qui restent à déterminer ».

        Pas tout à fait : c’est un objectif. Le problème n’est pas la nature. Le problème est notre auto-destruction et notre destruction du vivant qui provoquent des dérèglements de la nature ne permettant pas/plus la vie telle que nous la connaissons.

        La tâche principale est encore de nous reconnaître non coupables sans pour autant être innocents. Sans cette reconnaissance nous nous accordons une légitime défense et nous octroyons le droit de détruire et tuer.

      2. @ baleine dit : 28 novembre 2016 à 6 h 09 min

        « La tâche principale est encore de nous reconnaître non coupables sans pour autant être innocents. Sans cette reconnaissance nous nous accordons une légitime défense et nous octroyons le droit de détruire et tuer. »

        Je partage tout à fait votre déclaration. En fait, il faut amener chacun de nous à prendre conscience de ce qu’il est inévitablement plus ou moins responsable de la destruction de notre planète. L’humanité, en tant que plus grosse « machine vivante » est certainement l’entité vivante qui contribue le plus à faire évoluer notre monde terrestre en le faisant petit à petit progresser sur l’échelle du temps et de la performance à condition de « consommer utile ».
        Tout ce qui concourt à la réduction des dépenses en énergies et matières, lesquelles « s’usent lorsqu’on s’en sert », doit donc être favorisé. L’élévation globale du niveau de vie, auquel tout le monde aspire, va à l’encontre de cet objectif, surtout quand certaines communautés visent à la conquête de la planète en accroissant leur population plus que leur niveau général de l’éducation.

        La recherche d’économie, et par voie de conséquence, la réduction des coûts, ce à quoi contribue la concurrence, doivent donc être encouragés, car de fait, ce qu’on échange par l’intermédiaire de l’argent ce sont des matières et de l’énergie, les constituants primaires de la vie.
        Le problème vient de ce que travailler à réduire les coûts, donc à réduire la consommation nécessite d’investir, ce qui oblige à puiser dans des réserves constituées par la voie de l’épargne, ce que l’on ne sait plus beaucoup pratiquer de nos jours au niveau des classes populaires, par défaut d’éducation en économie de base et de bon sens.
        Même investir dans le sport automobile peut être bénéfique et aller dans le sens d’une moindre consommation:

        http://www.lepoint.fr/automobile/innovations/quand-la-formule-1-reinvente-le-moteur-essence-28-11-2016-2086187_652.php?M_BT=611400690568&m_i=QtSHjI6gbnALrOqWg6MThpkgiWkr8zyFqVaxK8I3gFQCWcCwZLJkl9Cq%2Bfd_T89OYSFvikSvoEcAnnQte2ZjEeZODljQQU#xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Matinale%5D-20161128

      3. @baleine
        Vous écrivez « Le problème n’est pas la nature. Le problème est notre auto-destruction et notre destruction du vivant qui provoquent des dérèglements de la nature ne permettant pas/plus la vie telle que nous la connaissons »

        Nous sommes bien d’accord. C’est précisément pour cela pour j’écrivais qu’il s’agit de « contrôler et limiter l’impact de l’espèce humaine sur la nature », par quoi je voulais dire les impacts négatifs – peut-être aurais-je du le préciser – c’est-à-dire les dérèglements et destructions, surtout ceux qui à l’échelle humaine de temps sont définitifs. Et c’est bien de notre côté que se trouve le problème, ce n’est pas la nature extérieure à nous qui cause des déséquilibres et des destructions.

        Concernant la culpabilité, je me méfie de cette notion qui peut tout aussi bien motiver l’action « je prouverai que je vaux mieux que ça » que l’abattement et la résignation « je suis une m…. je vais donc broyer du noir plutôt qu’agir », sans parler encore de la recherche de boucs émissaires pour se décharger du poids de sa propre culpabilité.

        J’utiliserai plutôt le mot de responsabilité, et elle concerne de plus en plus de gens. Si initialement la question de l’anthropocène, par exemple du réchauffement, était connue des seuls spécialistes, la diffusion des informations aidant il faut considérer maintenant que tout citoyen d’un Etat dont le gouvernement est démocratiquement désigné, qui sait lire, a une connexion Internet, travaille moins de douze heures par jour moins de sept jours par semaine, et n’a pas de problème cognitif majeur, a une parcelle de responsabilité. Dans un pays comme la France, cela veut dire la majorité de la population adulte. Que cette responsabilité s’exerce par une participation aux débats, par le soutien à des groupes de pression ou ONG, l’écriture de livres, ou ne serait-ce que par la simple utilisation de son bulletin de vote, il s’agit bien d’une – toute petite – parcelle de la responsabilité humaine globale dans la préservation à long terme d’un équilibre minimal de la nature, en même temps que de l’avenir de nos enfants et petits-enfants.

        L’écueil étant de ne considérer que la responsabilité individuelle, alors qu’en réalité la question est avant tout collective – des auto-limitations de tel pays ou de l’espèce entière ne peuvent pas être décidés par chaque individu dans son coin – et que ce qui compte dans l’action ou l’inaction d’un individu c’est ce qu’elle facilite ou rend plus difficile de faire en terme d’action collective justement. C’est un point sur lequel insiste assez souvent Paul Jorion : trier les déchets et utiliser les vélos c’est bien, c’est même nécessaire, mais ce n’est pas ça qui peut résoudre le problème. Et se sentir coupable quand on prend la voiture ou qu’on mange un steak n’aiderait en rien.

      4. certaines communautés visent à la conquête de la planète en accroissant leur population plus que leur niveau général de l’éducation.

        Quelles communautés Jduc ?

      5. @ vigneron dit : 28 novembre 2016 à 17 h 27 min

        « certaines communautés visent à la conquête de la planète en accroissant leur population plus que leur niveau général d’éducation. Quelles communautés Jduc ?»

        Pourquoi poses-tu cette question puisque tu connais la réponse ?

        Depuis la nuit des temps, ces communautés étaient localisées dans l’Est de l’Europe et en Asie. Certains des pays, conscients des risques présentés par une trop forte natalité ont d’ailleurs pris au milieu du siècle dernier des mesures pour la limiter, en Inde et en Chine par exemple. D’autres, au moyen Orient et surtout au Sud, en Afrique notamment, préfèrent ne rien faire en termes de limitation des naissances.
        Ils comptent sur les mouvements naturels de population pour exporter leur misère et, en combinaison avec des objectifs d’expansion politico religieuse, visent à conquérir ainsi de nouveaux espaces tout en rapatriant en sus quelques devises permettant à celles des populations qui ne migrent pas, de survivre dans leurs pays d’origine et d’alimenter ainsi les sources de flux migratoires.

        Tout cela conduit à l’accroissement de la population mondiale jusqu’à ce que la capacité de charge de la planète soit atteinte et probablement dépassée à brève échéance.

        http://www.planetoscope.com/natalite/5-croissance-de-la-population-mondiale-naissances—deces-.html

      6. Une remarque : faire des enfants, c’est, de facto, l’assurance vieillesse des économies traditionnelles. La diminution du nombre d’enfants par foyer suppose un développement minimum.

        Une énergie bon marché n’est pas forcément souhaitable si l’on veut limiter l’impact sur la planète. Il faut réfléchir à des politiques qui renchérissent le prix de l’énergie en fonction de la consommation du pays par tête, du ménage. Plus je consomme, plus je paye. Encore une idée qui va dans le sens d’un impôt progressif en fonction des revenus, du PIB d’un pays. C’est tout le contraire de la taxe carbone qui est une flat tax.

      7. « en écho Boris Cyrulnik « Après 40 ou 50 ans d’expérience professionnelle, j’ai découvert que ce qui marche le mieux c’est la simplicité »

        Pôv Boris …50 ans de fadaises inconsistantes et indigestes pour arriver à un tout petit petit peu plus de réalisme et de modestie, il faut un début à tout…..c’est sûr !!!! Rire de son propre vide et de son fat contentement, ça lui va bien…..

        Institut de France, Rencontres capitales, les 26 et 27 novembre 2016 à 18h
        Ecouter E. klein est un vrai bonheur, il a un humour génial. Vivifiant et tonique ! ça change…..
        « Savoir qu’on ignore, c’est beaucoup plus fort, qu’ignorer qu’on ignore. Le vrai savoir c’est savoir ce qu’on ignore, par ce que savoir ce qu’on ignore ça suppose déjà de savoir tout ce qu’on sait, et donc l’ignorance, c’est la grande affaire des savants, en fait. » Etienne Klein

    3. Voir une longue liste de « pourquoi? » dans le billet du jour de Jacques Attali sur son blog .

      Qui occupera de gré ou de force , les mois et années à venir .

      5 mois pour en parler .

      1. En parler, peut-être mais pas avec la foule. Y’a beaucoup de « voir les 0 commentaires ». Il me semble entouré de solitude, le Jacques. Adéquation entre sa pensée universelle et celle des lecteurs ? Quelque chose comme trop de dons tue le don…

      2. Jacques Attali !
        Il fait comme moi, il propose des choses impossibles, sur tous les sujets. Plus personne ne l’écoute et c’est normal. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

        Il devrait se présenter à la présidentielle, comme moi (gros sourire de dérision dans la foule)

      3. Précision sur les zéro commentaires : il est absolument impossible d’en faire depuis près d’un an , bien que le lien soit théoriquement proposé .

    4. Non. La recherche prioritaire d’économie, de réduction des coûts et toutes leurs fumeuses usines à gaz sont des subterfuges permettant d’évacuer la question « combien de temps ». Leur immense mérite est de ne pas toucher à notre toute puissance auto-proclamée.

      En guise de choix ce qui se profile ce sont des « catastrophes »
      – géologiques, climatiques ….. catastrophes pour nous par pour la nature
      – conséquences physiques de nos croyances (sociales, économiques, financières … exprimées en STOOOOOOP hurlants, populistes ça va de soi (un de plus en Italie dimanche ?)

      Pur esprit tribal nous sommes.
      Traduction 2016 : « C’est nous qu’on paie, c’est nous qu’on sait, c’est nous qu’on décide ».

      « Tribu (Wiki, Larousse) : D’un point de vue historique, une tribu consiste en une formation sociale existant avant la formation de l’État.
      Agglomération de familles vivant dans la même région ou se déplaçant ensemble, ayant un système politique commun, des croyances religieuses et une langue communes et tirant primitivement leur origine d’une même souche. »

      La bifurcation me semble être la suivante :
      – sauver sa tribu sur son territoire (solidarité endocentrique), en abandonnant sacrifiant et massacrant : la loi du Talion, nous sommes des hommes, pas le choix,
      – sauver l’espèce (solidarité exocentrique) en sauvant les tribus (endocentrique), sur une planète : nous sommes des humains, pas le choix.

      Combien de temps ?

      1. Ce serait pas mal vu si les tribus étaient aujourd’hui aussi facile à définir . Il faut plus qu’un Claude Levi-Strauss pour s’y retrouver dans les territoires , les déplacements ( les nomades et les sédentaires), les croyances , les codes ,les langages , les ….

        Tribu Monde ?

      2. Une épopée
        SOLAR IMPULSE 2, L’IMPOSSIBLE TOUR DU MONDE
        http://m.pluzz.francetv.fr/videos/solar_impulse_l_impossible_tour_du_monde_,149371333.html
        88’
        « Toutes les grandes choses qui ont été faites dans l’histoire ont été faites en sortant de la zone de procédure, en sortant de la zone de confort, en sortant de la manière habituelle de penser et de fonctionner. Si on reste toujours dans la manière de fonctionner, si on reste toujours dans la zone de ce que l’on connaît et de ce que l’on maîtrise, et bien on ne créée pas. »
        Bertrand Piccard

        « Fermer la porte c’est déjà être un peu en vol, c’est vraiment un moment extraordinairement fort, extraordinairement émotionnel, c’est vraiment rentrer dans le vol à ce moment là. »
        André Borschberg

    5. Réponses suggérées selon les principes des « semblables » : deux régimes économiques distincts :
      – régime économique des indispensables, [(alimentation, santé, éducation, vêtement, logement) à compléter]
      – régime économique des superflus.

      Question : Quel est le problème à résoudre en matière de législation sur les subsistances ?

      1/ Au siècle des Lumières,
      Jean Jacques Rousseau

      Réponse : le voici : assurer à tous les membres de la société la jouissance de la portion des fruits de la terre qui est nécessaire à leur existence, aux propriétaires ou aux cultivateurs le prix de leur industrie, et livrer le superflu à la liberté du commerce.

      2/ Au XXIème siècle, (T4 année 2016 = Apocalyptiques religieux + apocalyptiques politiques + T° Arctique +20° + T° des urnes + 50° + disparition des espèces + Révolution agricole + épuisement des ressources … soit révoltes, revanches et vendettas en gestation au point de bascule) en survie (disparition du vivant tel que nous le connaissons)

      Jean Jacques Rousseau et Paul Jorion

      Réponse (suite) : « Je défie le plus scrupuleux défenseur de la propriété de contester ces principes, à moins de déclarer ouvertement qu’il entend, par ce mot, le droit de dépouiller et d’assassiner ses semblables »

      Plus simplement, en balayant ces principes i.e.
      – en ne distinguant pas le nécessaire indispensable au droit d’exister de tous, du superflu,
      – en n’assurant pas la gratuité de ces indispensables garantissant l’existence de chacun
      les socialistes (et capitalistes) ont conservé et conservent le droit de PRESCRIRE la mort (assassiner) et ses dérivés (dépouiller) par principes (valeurs ?) aux auto-déclarés exclus de « ses semblables ».

      Donc avant de mettre en place un « socialisme » authentique peut être faut-il trouver la ou les failles des principes énoncés et/ou failles des hommes, valider leur authenticité (incontestables, indubitables) afin de distinguer l’imprescriptible du prescriptible, en filiation avec le conditionnel et l’inconditionnel donc le réversible et l’irréversible, donc le droit de vie et le droit de mort.
      Ce qui peut me semble-t-il recouper l’éventuelle défaillance culturelle occidentale évoquée par Boris Cyrulnik.

      Pour mon plaisir il me paraît nécessaire de relever que « ses semblables » au fil des siècles écoulés étaient l’homme pour JJ Rousseau pour s’élargir et devenir l’espèce humaine pour Paul Jorion. J’aime penser que ces deux formulations sont issues de séquences évolutives : là où dans la première les femmes sont en silence, dans la deuxième, grâce et suite au big bang de la trilogie contraception / IVG / péridurale, elles existent, i.e. grâce à la science, des techniques ont donné corps et moyens et outils aux luttes féministes. Suite à ces luttes les femmes ont dé-couverts leurs droits imprescriptibles (qui devraient l’ être mais encore estimés fondamentaux par ceux qui veulent les effacer et remettre les femmes à leur place « authentique » : en silence).

  36. Je ne vois pas en quoi le socialisme proposé par M Jorion éviterait l’extinction attendue par M Jorion. Au contraire ! en répartissant « mieux » le pouvoir d’achat, notamment en doublant celui des 3.5000000000 pauvres au détriment des spéculateurs nous constaterons une inflation conjuguée à une destruction plus rapide de notre planète.
    Un petit calcul:
    Une vache produit +- 500 steacks.
    Pour donner (vendre) 1 steack à plus à 3.5000000000 individus, il faut tuer 7 000 000 vaches.
    Une vache exige +- 1 hectare, il faut donc défricher +- 70 000 km2 soit plus que le benelux.
    Bien sûr, c’est cynique et cruel mais la vérité ne se confond pas avec la justice.
    Ceci dit, avec 3 planètes, les propositions de M Jorion me semblent excellentes. MAIS l’urgence est ailleurs.

    1. René Dumont montrait qu’on peut faire d’excellents steaks avec du pétrole ,plutôt que de le consommer bêtement dans des moteurs destinés à nous faire rouler plus vite que la vitesse autorisée …

      On peut très bien vivre sans steaks d’ailleurs .

      Mais si on oublie ce folklore bovin , on croit comprendre comme sous entendu dans votre propos , qu’il suffirait de zigouiller 3 500 000 000 individus pour qu’on puisse se contenter d’une terre …

      C’était bien ce qu’il fallait comprendre par « l’urgence est ailleurs » ?

    2. On estime à 6 millions de tonnes la quantité de viande de brousse prélevée chaque année rien qu’en Afrique Centrale (bassin du Congo). En élevage intensif de poulets il faudrait 5 à 6 millions d’hectares (0,05% de la SAU mondiale) pour fournir l’équivalent en protéines animales.

      1. Non, juste relever que le régime carné à base d’ongulés, de rongeurs, de primates et de reptiles chassés dans le bassin du Congo représente en moyenne 50 kilos par an et par personne, soit sensiblement celui d’un Français moyen, et que cet apport en protéines animales pour cette centaine de millions d’habitants pourrait éventuellement être remplacé, en partie ou en totalité, par quelques millions de culture de céréales pour faire pousser des cot-cot-cots.
        http://www.cifor.org/publications/pdf_files/articles/ANasi1101.pdf

      2. Rectificatif : ATTENTION ! Je viens de me rendre compte en cliquant sur un des liens mis en référence de l’article publié sur un blog de médiapart…., qu’un des liens était un fake et sacrément plombé ! J’avais lu l’article relatif à l’extrait du livre de Lierre Keith, mais je n’avais pas vérifié les liens de renvoi en fin d’article !!!
        Je suis allée vérifier sur la page Wikipédia de Jessica Prentice, sa page wikipédia française est aussi plombée par ce fake ! Ce qui n’est pas le cas sur la page Wikipédia version US. Donc, merci de ne pas tenir compte, voire de supprimer le comment qui renvoie à cet article publié sur un blog médiapart, où un des liens est plombé. Je l’ai signalé aussi à Wikipédia, j’espère qu’ils feront le nécessaire. Merci de substituer le commentaire précédent, en réponse à YV (sur les végétariens) du 30 novembre 2016 à 18 h 38 min, et de le remplacer par celui-ci.

        http://www.lesauvage.org/2014/01/le-mythe-vegetarien/
        http://web.archive.org/web/20050317065906/www.wisefoodways.com/about.php

    3. @Hadrien
      Pas d’accord, la justice sociale, terme imprécis mais pour fixer les idées on peut aussi dire la limitation des inégalités, est non seulement nécessaire dans l’absolu, mais elle est d’autant plus indispensable dans la situation où nous sommes de devoir réduire fortement notre impact destructeur sur la nature afin d’en préserver les équilibres, donc la capacité future de nos enfants d’en vivre – y compris s’ils sont un jour neuf à dix milliards comme la perspective s’en dessine.

      La raison est simple : pour réduire cet impact, il sera indispensable d’accepter certaines limitations aux usages que nous faisons de la nature, donc presque à coup sûr une limitation de la richesse globale de l’humanité. Les rêves de grande prospérité pour tous qui préserverait en même temps la nature ne sont que cela : des rêves. Du moins avant que peut-être science et technique ne les rendent possibles un jour, mais ce jour est très loin d’être arrivé – que l’on regarde seulement la question de l’énergie, et ce n’est pas la seule.
      Or, sans justice sociale, sans politique déterminée de lutte contre l’augmentation des inégalités, c’est sur la partie la plus pauvre de l’humanité que portera l’essentiel si ce n’est la quasi-totalité de la limitation, d’où d’une part graves dégâts humains directs, d’autre part révoltes sous une forme ou sous une autre, lesquelles seront traitées d’une part par la violence, d’autre part par la levée des auto-limitations initialement consenties… afin que les proles et les gueux aient suffisamment de pain pour du moins rester tranquilles.

      Si l’on n’entreprend pas à la fois justice sociale et auto-limitation à but de préservation de la nature, on ne pourra que perdre sur les DEUX tableaux.

      Dans l’exemple que vous donnez, ce sont des arrangements permettant d’augmenter le prix de la viande de bœuf qui permettraient de limiter sa consommation, couplés évidemment à une limitation des inégalités, afin d’éviter que quelques-uns se gavent de steaks pendant que les autres n’en ont que l’odeur. On peut imaginer comme objectif que la viande de bœuf soit un produit de luxe, que les plus pauvres ne puissent s’offrir que pour un repas de fête, tandis que les plus riches pourraient en manger à chaque repas, et la classe moyenne de temps en temps.
      Nous en sommes aujourd’hui fort loin, que ce soit en termes de préservation de la nature ou en termes d’égalité. Cela se reflète dans la formule « les cochons de Chine mangent avant les enfants d’Egypte ». Formule cruelle, mais aujourd’hui exacte, et on pourrait dire la même chose des vaches normandes et des enfants des plus pauvres Indiens par exemple.

      1. @Jacquot:
        Je ne vois pas sur quoi porte votre désaccord. Sur mon cynisme ?
        Vous prônez une austérité consentie, car égalitaire. Je ne peux que concourir, mais force est de constater qu’aucun mouvement socialiste ne vous suit: tous exigent certes plus d’égalité, mais surtout plus de pouvoir d’achat. C’est la thèse keynesienne défendue par P Jorion (et toute la gauche).
        Or: le pouvoir d’achat n’est autre que le pouvoir de détruire.
        Triste exemple: La nouvelle classe moyenne chinoise achète des babioles d’ ivoire et les éléphants finissent braconnés.

      2. Avant la répartition des richesses, la question qui se pose est de savoir « Pour quoi faire? »
        C’est d’ailleurs en répondant au préalable à cette question qu’on pourra répartir.
        L’ auto limitation ne sera possible que par une prise de conscience de la nécessité de développer une économie basée non plus sur la croissance du capital financier par l’intérêt la rente et le dividende (qui jusqu’à preuve du contraire est le moteur de nos activités), mais une économie basée sur la sobriété (faire mieux avec moins de ressources) à partir d’une croissance des connaissances et du savoir injectés dans cette sobriété.
        Nous sommes en présence d’un choc culturel ainsi que d’une crise de civilisation qui ne fait que commencer.
        C’est là le tendon d’Achille de la gauche, elle en est toujours à la lutte des classes du 19 eme siècle.
        La transition vers un socialisme authentique ne pourra pas faire l’impasse sur la transition vers un autre capitalisme et donc une autre signification de l’intérêt.

      3. @Hadrien

        « Je ne vois pas sur quoi porte votre désaccord. Sur mon cynisme ? (…) force est de constater qu’aucun mouvement socialiste ne vous suit: tous exigent certes plus d’égalité, mais surtout plus de pouvoir d’achat. C’est la thèse keynesienne défendue par P Jorion (et toute la gauche) »

        Si nous sommes en fait d’accord, c’est que j’ai du mal vous comprendre. S’agissant du cynisme, il peut être compréhensible, cependant il s’agit au fond d’un luxe, dont je ne crois pas que nous disposions.

        Je ne peux parler à la place de Paul Jorion, mais il me semblait que sa position était plus complexe qu’un simple keynésianisme, lequel a eu bien sûr son heure, mais qui n’est plus vraiment d’époque lorsque nous sommes en train de heurter les limites de la planète.

        Et je dois malheureusement être d’accord : aucun mouvement politique un tant soit peu de masse n’a vraiment intégré la réalité du freinage nécessaire de la croissance, et ne serait-ce que l’idée que l’objectif à viser serait une société de prospérité constante mais dont la force destructrice sur la nature serait progressivement réduite.
        Idée qui est moins radicale que la décroissance, idée que je préférerais mettre en avant d’une part par optimisme technologique – si « on s’y met bien sérieusement » cet objectif ne me semble pas tout à fait impraticable, même si c’est sans garantie aucune vraiment – d’autre part par réalisme politique… sachant que même l’objectif d’une société à prospérité constante serait TRES difficile à accepter que ce soit à gauche, à droite, ou bien où que l’on veuille sur l’échiquier politique.

        Il est possible – probable – que cet objectif de prospérité constante finisse par être politiquement viable, lorsque diverses catastrophes qu’elles soient financières, portent sur les ressources en énergie, consistent en une réduction brutale de complexité (c’est-à-dire un « effondrement ») ou en autre chose, finiront par faire considérer la simple stabilité comme un objectif excessivement désirable.
        Le souci bien sûr… c’est que d’ici là, les moyens de réagir seraient diminués, peut-être fortement, et les crises brutales ont historiquement tendance à susciter guerres et discordes davantage que coopération. Autant de distractions qui n’amélioreraient pas les choses.

      4. @ Michel Lambotte dit : 29 novembre 2016 à 18 h 26 min

        « L’ auto limitation ne sera possible que par une prise de conscience de la nécessité de développer une économie basée non plus sur la croissance du capital financier par l’intérêt la rente et le dividende (qui jusqu’à preuve du contraire est le moteur de nos activités), mais une économie basée sur la sobriété (faire mieux avec moins de ressources) à partir d’une croissance des connaissances et du savoir injectés dans cette sobriété. »

        Mais Michel, nous sommes déjà entrés dans « une économie basée sur la sobriété ».
        En effet, grâce aux vertus de la mise en concurrence de tous contre tous, ce sont les productions offrant les meilleurs services rendus pour le moindre coût. Celles qui sont donc les plus efficientes ( moins de matières et moins d’énergie dépensées) finissent par s’imposer face aux autres.
        Elles finissent par éliminer les producteurs les moins performants en les mettant au chômage. Les productions et distributions en grands nombres et concentrées, celles qui procèdent de démarches de type industriel finiront de ce fait par éliminer les autres, plus dispersées et plus artisanales.
        La mise en place de ces grosses unités très efficientes, nécessite de gros investissements, donc la réunion d’importants capitaux . Ces grosses sommes pourraient très bien résulter de la réunion des économies d’une foultitude de petits actionnaires issus du peuple, à condition que l’on cesse d’instiller en son sein, un esprit d’a priori anticapitaliste.
        Cet état d’esprit nuit au peuple en le privant de la possibilité de tirer profit des investissements, lesquels rapportent au uns et finissent par éliminer ceux qui n’investissent pas.

      5. @jducac
        « Mais Michel, nous sommes déjà entrés dans « une économie basée sur la sobriété ». »
        Non, nous sommes dans une économie basée sur l’austérité due à la compétitivité, ce qui n’est pas du tout la même chose.

      6. @ Michel Lambotte dit : 30 novembre 2016 à 16 h 01 min et 30 novembre 2016 à 21 h 55 min

        « Les productions qui fonctionnent le mieux sont celles qui rémunèrent le mieux le Kapital, pas celles qui répondent le mieux aux besoins élémentaires des gens. »

        C’est exact et cela provient du fait qu’il en va du capital (avec un C) comme des êtres vivants : « mieux vaut être riches et bien portants que pauvres et malades ».
        Si vous y réfléchissez bien, le Capital, est équivalent à du travail accumulé en avance de phase sur la consommation qu’il permet.

        Il convient également d’observer qu’il existe deux sortes de consommation.

        L’une qui permet seulement de survivre et de jouir du surplus minimum nécessaire à donner envie de vivre, sans se soucier de ce qu’il convient de faire pour être en mesure de surmonter les difficultés à venir.
        C’est l’attitude animale de base.

        L’autre, qui permet de réaliser des investissements indispensables pour affronter l’accroissement des difficultés à vivre demain, dans un environnement général qui s’appauvrit.
        C’est depuis toujours, l’attitude adoptée par les humains éclairés qui survivent mieux que les autres. Ces hommes qui, au lieu de dénigrer la richesse en la karicaturant, et en partant de pratiquement rien s’emploient à en amorcer la constitution et à l’investir dans des moyens de production de richesse évolués et plus efficients, permettant de se maintenir dans la concurrence pour la survie.

        Mais ce qui à mon avis empêcherait les pauvres d’être moins pauvres et moins malades, ce serait de tordre le cou au virus de la pauvreté propagé par les idéologies anticapitalistes qui prétendent défendre les pauvres.
        Pour seulement satisfaire leur égo, et au détriment de leur pays, certains hommes politiques s’emploient à diffuser des arguments fallacieux auxquels se laissent surtout prendre les électeurs les moins éclairés.

        http://www.europe1.fr/emissions/ledito-politique-dyves-threard/mais-il-va-ou-bayrou-2915666

        « nous sommes dans une économie basée sur l’austérité due à la compétitivité, ce qui n’est pas du tout la même chose »

        Ce que vous refusez de voir, c’est que pour survivre dans un monde en compétition généralisée pour la survie, il faut consentir à dépenser moins aujourd’hui de sorte à pouvoir investir dès que possible, afin de pouvoir survivre demain.
        En France on constate la disparition de nos industries alors que nous importons ce que produisent d’autres pays qui s’enrichissent, alors que nous appauvrissons.

      7. 1- Jducac est un fin investisseur .
        2- Le blog de Paul Jorion est un investissement d’avenir.
        3- En 2017 Jducac assurera 12 mois de donations mensuelles par souci du sacrifice immédiat sauvegardant l’avenir .
        4- Dès que possible .

        Suis un peu à plat aujourd’hui .

        PS : S’agissant d’érosion, de dégradation ,de déchets, on n’ a rien formulé de plus judicieusement exact depuis la découverte de Lavoisier (On prétend non sans raison que sa femme Marie Anne née à Montbrison , ville chère à mon cœur, artiste et esprit scientifique remarquable , n’est pas étrangère à cet énoncé fondamental). Notre problème , c’est que nous ne sommes qu’un instant de toutes les transformations.

      8. « nous ne sommes qu’un instant de toutes les transformations. »

        Parfaitement, et c’est bien pour cela que je n’ai rien à foutre de l’avenir de mes petits enfants, dans cinquante ans je ne serai plus là, après moi le déluge.
        Cependant, si je peux coopérer avec eux pour préparer leur avenir, c’est aujourd’hui que je dois le faire pour autant que le système me laisse le choix, mes petits enfants étant trop jeune pour comprendre.

      9. @Michel Lambotte :

        Je ne vois pas pourquoi seuls les petits enfants auraient bénéfice à tirer de la coopération .

        Qui reste un des meilleurs moyens pour des transformations « en progrès » .

      10. Bien sûr, tout le monde a intérêt à la coopération surtout en situation de manque de ressources.
        Cependant, il est impossible de coopérer avec quelqu’un qui ne le désire pas, même les petits enfants.
        Coopérer avec des petits enfants de 16-17 ans veut d’abord dire partager des avis même si on n’est pas d’accord. Si des actions, si minimes soient-elles, peuvent être entreprises ensemble ce n’est que tant mieux.

        Au jardin collectif, je teste cette coopération afin de développer le jardinage agro-écologique en couverture permanente et sol non travaillé.
        Pour beaucoup, c’est un véritable choc culturel face à la méthode du sol nu et travaillé, je n’ai pas le choix, je coopère avec celui qui veut bien coopérer.
        Après quelques années suite à l’exemple que j’ai donné, 5 personnes sur 25 sont d’accord de coopérer.

      11. @Michel Lambotte :

        La loi de Pareto s’imposerait donc même dans le prosélytisme coopératif jardino-agricole ?

      12. @ Juannessy

        Je ne pense pas que ce soit la loi de Pareto, mais bien l’exponentiel de l’exemplarité.
        Cela me ferait plutôt penser au domaines d’Ising, au retournement d’opinion
        http://www.francois-roddier.fr/?p=237
        N’obtenant pas grand chose avec leur vielle méthode, mes amis jardiniers changent d’opinion et de proche en proche tout le monde y passera, enfin je l’espère.

    4. « MAIS l’urgence est ailleurs. » ? Peut-être la solution est de voir GRAND et ça ne coûte pas cher: cette année, l’univers s’est enrichi de 1.800 milliards de galaxies, d’un coup de baguette d’astronomes. Alors pourquoi nous soucier du manque de ressources de notre si petite planète quand nous pouvons nous répartir les 2.000 milliards de galaxies à raison de 285 galaxies par tête de pipes comptant chacune, en moyenne, 200 milliards d’étoiles, dont chacune est entourée d’une dizaine de planètes … à vos calculettes. Alors les 62 plus riches terriens peuvent se recoucher.

    1. Zero-Head aussi
      FILLON HAS ABOUT 69.5% OF PRIMARY VOTE, PROVISIONAL COUNT SHOWS
      JUPPE HAS ABOUT 30.5% OF VOTE, PROVISIONAL COUNT SHOWS
      Et à nouveau, il prédit qu’il sera l’adversaire de Le Pen.
      Une honte. Tous les péripatéticiens/ iennes qui se présentent en ayant aucune chance dilueront les voix de gauche et empêcheront Mélenchon d’arriver au second tour. Il faudra se souvenir de ces complices de la honte.
      Complices et obscurs, Grands Dieux, qui connaît un parti radical ? Déja sous la Troisième, il était réputé pour sa facilité à corrompre. Sous la quatrième, c’était un ramassis de vieux birbes politiciens et à nouveau hautement corruptibles.
      A-t-il besoin de compter ses voix au prix d’un déroute à gauche ? Consternant.

  37. 67,9%, pas loin de 70%. La page » Seguin », le gaullisme social mâtiné de bonapartisme et de souverainisme, que semblaient apprécier
    F. Fillon : qu’en a t’il conservé ? Le volet social ou le volet souverainiste ? Je crains que ce soit, hélàs, plutôt le 2ème…….

    Pour A. Supiot, il en va autrement .

    L’esprit de Philadelphie. La justice sociale face au marché total

    http://www.alternatives-economiques.net/l-esprit-de-philadelphie–la-justice-sociale-face-au-marche-total_fr_art_913_48461.html?lg=fr&controller=article&action=html&id_article=48461&id_parution=913
    http://www.journaldumauss.net/?L-esprit-de-Philadelphie-La

    1. Vous demandez de Fillon ce qu’il a conservé « le volet social ou le volet souverainiste ».
      Ni l’un ni l’autre. Sa politique est à la fois parfaitement anti-sociale, et parfaitement alignée sur les prescriptions de l’Union européenne, tendance Wolfgang Schaüble.
      On peut certes considérer refus de l’adoption plénière aux couples homosexuels comme volonté d’enseigner un « roman national » à l’école primaire comme des mesures de droite, mais elles n’ont rien à voir avec le souverainisme par exemple d’un Seguin, dont Fillon n’a strictement rien gardé. Ce n’est tout simplement pas le même sujet.

      1. Non, je constate juste, que F. Fillon après avoir pleuré à chaudes larmes la mort de M. P. Seguin (que j’appréciais), et, qui était l’une des incarnations, tout comme J. Chirac ou A. Juppé, du gaullisme social, a fait le choix de « rompre les amarres » avec ce dernier. À ce sujet, les axes de son programme sont clairs. Je trouve ce positionnement politique assez effrayant, socialement irresponsable et dévastateur, totalement archaïque et étriqué, antiprogressiste voire contre-productif et ce, dans un contexte aussi fragile et aussi explosif que celui que nous vivons tous actuellement. A Juppé a entièrement raison, F. Fillon et son staff ont des propositions archaïques et complètement hors-sol, c’est évident. Et puis voilà ! Je suis en pétard : Borloo, est occupé ailleurs, alors qu’on aurait vraiment besoin d’un homme de son envergure et de sa trempe en ce moment .

      2. Les amarres vous lâchent, Gudule.
        Boorloo, le type qui a signé des permis de recherche du gaz de schist grands comme le 1/5 de la France à une boite suisse parfaitement inconnue. De l’arnaque spéculative gros comme le nez, évidente : par exemple, les Suisses revendraient illico le permis à un opérateur en doublant ou triplant le montant. Il a fait ça en n’informant pas la ministre de l’écologie et ensuite, il a bafouillé qu’on lui avait fait signer les papiers en douce. Courageux, vraiment.
        Quant à Juppé, il est connu.
        Il n’y a rien qui différencie ces 3, à mettre dans le même sac. Reconnaissons une chose: en France, le pouvoir épuise et rince rapidement ceux qui l’exerce. Laissons-les à leur retraite, vous voudriez pas abréger leur vie ?

      3. Boorloo, le type qui a signé des permis de recherche du gaz de schiste grands comme le 1/5 de la France à une boite suisse parfaitement inconnue.

        Plaît-il ? Quelle boite suisse stp ?

      4. [ Vigneron: Plaît-il ? Quelle boite suisse stp ?]

        Savoir est une longue histoire semée d’embuches.
        Je n’ai pas retrouvé les arrêtés de Borloo à
        http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=search&recherche=borloo

        En recherchant ces infos, j’ai collecté les opinions et déclarations de Borloo comme citoyen et comme ministre. Il donne l’impression de fluctuer et varier comme une girouette…

        Infos collectées, non garanties:

        Schuepbach Energy LLC a bénéficié de 2 permis « Villeneuve-de-Berg » et « Nant ».
        Les noms sont trompeurs ce sont des zones très grandes.
        The company was founded in 2007 and is based in Dallas, Texas.
        Le capital social, en 2010, est ridicule: de 5,2 millions de Dollars (moins de 4 millions d’€uros).
        Le patron de Schuepbach Energy est né en Suisse, en 1944.

      5. @Daniel

        Mdrr, jamais été ni militante, ni encartée. Il y en a encore ?
        Chefs-d’oeuvre en péril ?
        M. Borloo, oui je m’en souviens. Il avait rectifié et donc annulé ces permis de recherche des gaz et huiles de schiste accordés à la sté Total (2011). Il avait, d’ailleurs, reconnu avoir commis une erreur d’appréciation évidente. Je m’en rappelle, entre proches, on s’était fait passer le message. Dans le sud-est, c’était une levée massive de boucliers qui s’annonçait, tous bords confondus.

        Abréger ? Oups, comme vous y allez ! Je suis pour la conservation des espèces. Enfin, ça dépend. Faut voir. Mais certaines sont dignes d’être formolisées (sauf JL Borloo !), je vous l’accorde.
        Musée de l’Homme https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_de_l'Homme

        Pulvériser . Torcher . Plâtrer . Cool !
        Disperser, ventiler, Dremeliser, patouiller : OUI, bien sur, façon puzzle…créatif, quoi. Cailloux, joujoux, pinceaux, couteaux, ciseaux à pierre, à bois, plâtre, béton, peinture, Dremel 4000, multi-ponçeuse, etc. : pure joy ! Enfin…., jamais sans MON vigneron, je veux dire, évident !

        Cordialement. 😉

    2. Les analyses d’Alain Supiot sont au scalpel et indispensables, et son petit livre que vous citez, Gudule, me paraît le plus lisible.
      Son optimisme réside dans un inévitable « retour à la raison », une expression utilisée par Victor Hugo pour désigner la révolution.
      Serait-ce l’idée d’Alain Supiot? 🙂

      1. La candidature du pseudo idéologue balladurien et pseudo gramscien Fillon soutenu par le pseudo hégémonique Sens Commun aurait-il eu la préférence du très legendriste Supiot sur celle du chiraquien Juppé ?
        Février 2001, entretien paru dans la revue « Esprit » :
        « Disqualifier le sujet de droit conduit à appréhender l’être humain comme une simple unité de compte, et à le traiter soit comme du bétail, soit comme une pure abstraction mathématique. C’est ainsi que la dynamique du calcul, qui a porté le capitalisme et la science moderne, nous pousse à concevoir le principe juridique d’égalité. Si je dis a=b, il s’en déduit que partout où se trouve a, je pourrai poser indifféremment b, et que donc a+b = a+a = b+b. Autrement dit l’égalité algébrique autorise l’indifférenciation. Appliqué à l’égalité entre les sexes, cela voudrait dire qu’un homme est une femme et réciproquement et qu’il n’y a donc aucune différence entre un couple homosexuel et un couple hétérosexuel. Or si l’éducation d’un enfant peut sans aucun doute être assurée par un couple homosexuel, sa filiation requiert nécessairement de différencier ligne paternelle et ligne maternelle. L’égalité entre hommes et femmes ne signifie pas que les hommes soient des femmes, même s’ils peuvent en rêver parfois ».

      2. ‘Serait-ce l’idée d’Alain Supiot?

        Je ne sais pas, ce que j’en connais, trés peu, me laisse penser qu’il a dans l’idée de remédier à certaines inégalités par le biais du droit, en bon juriste….Pourquoi vouloir et je dirais m^me prétendre encore…..de nos jours , résoudre et lever les freins uniquement par ce biais, dans un monde où de plus en plus tout apparait, avec évidence comme relié et imbriqué, cherchez l’erreur ? A monde multipolaire, solutions diversifiées et transversalités évidentes à concrétiser en acte, n’est ce pas ? Bref, ouverture ! Qu’en pensez-vous ?

        « Or, ce rapport de forces est clairement en faveur des élites libérales. Il est donc totalement illusoire qu’elles mettent en place un droit social international qui ne sert absolument pas ses intérêts. Le changement ne pourra venir que des nations et que de la révolte des peuples (révolte douce par les urnes ou brutale par la force). Supiot est au fond un socio-démocrate qui veut limiter les effets néfastes du marché »
        http://www.scienceshumaines.com/rencontre-avec-alain-supiot-penser-la-justice-sociale_fr_26427.html

  38. Pôvre Fillon, il va s’en prendre plein la tête jusqu’en Mai !
    Les français voteraient-ils pour plus d’inégalité ? Les média sont au top de la forme.

    1. Je ne serais pas surpris que le candidat de LR, aujourd’hui sur tous les écrans et bénéficiant d’un effet de nouveauté dans les sondages, ne connaisse d’ici quelques mois le sort des précédents présidents-avant-même-de-l-être, ces candidats trop facilement désignés comme « vainqueurs évidents » d’une élection à venir, tels Balladur ou Jospin en leur temps. Ou, plus près de nous, Alain Juppé…

      Etre à la fois extrémiste et -il faut tout de même lui reconnaître cela- très « franc du collier » quant aux politiques antisociales que l’on se propose d’appliquer, et se placer sous l’égide d’une UE dont on veut traduire fidèlement en France les ordres de « réforme », c’est tout de même agiter le chiffon rouge devant deux taureaux dont la puissance ne doit pas être sous-estimée, d’une part les Français qui se reconnaissent de gauche, d’autre part ceux qui se reconnaissent souverainistes.

      Le toréador a prouvé son talent… mais sera-t-il encore là pour le second tour ?

    2. Une autre question sera le résultat des législatives , et l’un des torts des media et des candidats est la confusion entre les deux scrutins .

      Mais cette confusion est peut être bien l’image fidèle du pays .

    3. Comment les français, les américains ont-ils voté ?
      En conformité avec les médias ?
      N’ont-ils pas eu une forte envie, là-bas comme ici de crier « m…e »?

  39. > vers le socialisme authentique ?

    Votre programme semble cohérent et plein de bonnes intentions. En tant que citoyen je suis prêt à soutenir ce type de programmes. A un détail prêt. Si le fond du programme est important, la forme compte pour beaucoup. Quand je dis cela, je pense à la forme que doit prendre la démocratie. Car si changement il y a, il doit venir de la société. Or, la délégation de pouvoir qui s’opère à travers le mécanisme du vote dans notre 5ième République démontre qu’encore beaucoup de citoyens croient en l’avènement du messie, en la supériorité d’un être unique qui guidera le peuple vers la prospérité et le bonheur. Vous me direz que parmi les abstentionnistes il existe un nombre important de sceptiques, certes, mais sont-ils prêts à s’engager dans une autre voie ? Mystère.
    Cependant des millions de français se précipitent aux urnes pour départager des candidats aux élections quand bien même ceux-ci sont au pouvoir depuis des décennies et ont montré toute leur impuissance et leur interchangeabilité. Candidats qui utilisent un vocabulaire trompeur : « je », « moi »… comme s’ils disposaient d’un pouvoir fort alors qu’ils sont redevables en premier lieu de toutes les personnes qui les ont soutenues dans leurs campagnes, notamment et principalement financièrement et qui attendent en retour une politique précise. On a bien vu que « l’ennemi de la finance » à passé plus de temps au Medef ou avec ses amis banquiers qu’à réguler les abus des financiers.

    Le monde change, mais pas nos hommes politiques. Alors si nous sommes plus ou moins d’accord sur les idées, il faut aussi changer les politiques et la politique. Le « président » seul en haut de la pyramide à vécu. Il nous faut renouer avec une culture du débat, de la démocratie. Favoriser l’implication du citoyen dans le processus démocratique. Renforcer les contre pouvoirs dans leur indépendance et leur capacité à être eux-aussi sous la critique des citoyens (Justice, Presse….). Et certaines mesures sont simples : non cumul des mandats dans le temps et l’espace, pouvoir de contrôle accru donné aux citoyens. renforcer l’indépendance de la presse et arrêter de subventionner des grands quotidiens si les capitaux sont détenus par des financiers…
    Voilà à mon sens un important combat à mener. Faire prendre conscience à un maximum de personnes que l’on peut améliorer notre société en changeant vraiment de système par des mesures simples. Mais pour cela il faudra convaincre. Et se battre pour convaincre inlassablement. Et ce sera dur, parce qu’en face le système médiatique est verrouillé. L’espace est non seulement saturé par une pensée libérale qui depuis 40 ans laisse croire que le salut est individuel et que l’autre est un concurrent, mais aussi par la diffusion de la peur et du découragement général. En effet, on peut remarquer que chaque alternative se voit décrédibilisée économiquement par une armée d’experts en économie (experts, soit dit en passant sont généralement universitaires, donc protégés, et prônent la flexibilité à outrance curieusement).
    Le combat est rude mais il faut se battre et surtout faire renaître l’espoir d’un changement pour une société meilleure. Comme disait Einstein « la folie c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à des résultats différents ».

    Je ne parlerai pas de l’importance à accorder dans notre future démocratie à la place de la nature et de l’agriculture (plus que nécessaire et non superflu) car se serait trop long. Mais c’est deux points capitaux à prendre en compte pour améliorer notre société et notre qualité de vie.

    1. Le « problème agricole » restera celui qu’il est aujourd’hui, celui qu’il a toujours été hier et avant-hier : améliorer encore et toujours la productivité.

      1. Productivité signifiant moins de surface, moins d’énergie fossile, moins d’eau, moins de travail, moins de pertes, moins d’émissions polluantes par kilo d’aliment produit et donc plus de capital investi à l’ha.

    2. C’est la démarche proposée par E. Macro. Où est le loup ?
      Dans les entreprises, on parle de déploiement de politique. C’est ou c’était un must il y a quelques années.

  40. Plusieurs des mesures énoncées pour un vrai socialisme avaient déjà été mise en place à Cuba, mais malheureusement, l’on ne saura jamais qui de l’embargo US ou des dérives du régime de celui qui vient de disparaître aura entravé la marche vers ce vrai socialisme.
    Enonçant cela, le sieur des vignes va certainement fulminer !?

    1. Paraît que les termes des échanges avec l’Urss étaient pas dégueux. Même que Putin y’a deux ans a fini par passer par perte et profits les 30 milliards de dollars d’impayé qui trainaient encore…

      1. 30 milliards, la somme est conséquente face à l’économie russe bien malade et affaiblie par les sanctions.
        c’est malheureux à reconnaître, Poutine a des réserves insoupçonnées en matière de générosité. On pourrait être traité de saint laïque pour moins que ça en Amérique Latine…
        Inexplicable. Peut-être que Poutine a sacrifié les intérêts russes au bénéfice d’une gloriole facile. Ça doit être ça: Poutine traitre à son peuple. Poutine vendu. Poutine au poteau.
        Je me sens mieux de rétablir la vérité.

    2. Dés avant l’hostilité US, le régime était déja autoritaire et non-démocratique. Difficile de parler de socialisme dans ces conditions. Le seul succès , ou à peu près, a été la gestion des pénuries, aggravées par les USA et les expatriés et par la nullité de Battista. Pas exactement un haut fait socialiste.
      L’intérêt de l’histoire cubaine, c’est de permettre une échappée sur les réactions sociales aux privations, à la baisse de la consommation quelque soit le pouvoir d’achat et comment la corruption s’installe pour essayer de contourner les manques.
      Notre avenir obligé, c’est une baisse de la consommation.
      Soit elle sera débattue et consentie, soit elle nous sera imposée par les faits têtus. Comment, collectivement, allons nous réagir ?

      1. @Daniel

        C’est assez juste, vous me faites découvrir cette comparaison entre Cuba sous régime d’embargo et une société décroissante, que je retrouve dans cet article
        http://biosphere.blog.lemonde.fr/2015/05/20/cuba-un-modele-que-la-france-suivra-un-jour-ou-lautre/

        A noter en particulier : « En 2003, seul Cuba parvenait à concilier un haut niveau de développement humain (IDH supérieur à 0,800) et une empreinte écologique inférieure à la biocapacité moyenne mondiale par habitant (1,8 hag) »

        Comme souligné par l’auteur, quels que soient les défauts de la société cubaine, elle est en tout cas préférable et de loin à l’autre pays qui subit une décroissance involontaire, c’est-à-dire la Corée du Nord.

      2. Certainement, nous avons à apprendre de Cuba, tout comme des pays qui ont déjà subi un effondrement, car nous passerons obligatoirement par une décroissance « débattue et consentie ou imposée ».
        Il nous faudra avoir les pieds sur terre comme Philippe Bihouix, intervenant dans la vidéo proposée par François Corre :
        https://www.youtube.com/watch?v=i03kd_diDDk

      3. Le décrochage avec l’URSS et le COMECOM a généré une chute du PIB de 40% ce qui a amené à mettre en place une ‘économie de guerre en temps de paix’, avec d’énormes privations pour la population.
        Du point de vue de l’écologie, cela a été relativement positif car l’emploi des engrais chimiques a été fortement réduit et l’on a été amené à produire les aliments au plus près des villes, voire au sein des villes.
        A noter par ailleurs que Cuba est un pays qui procède au reboisement; le commerce du bois est très réglementé, il n’est pas bon se faire arrêter transportant quelques planches de caoba sans avoir les documents y afférents !
        Est-on prêt dans nos sociétés à adopter un style de vie beaucoup plus frugal ou, faudra-t-il se le voir imposer par un processus issu d’une guerre ou de l’émergence d’un ‘pouvoir fort’, orienté surtout vers la protection des intérêts d’une minorité possédante et agissante?
        Curieusement, le sujet écologie n’a été abordé franchement par aucun candidat de la primaire qui vient de se dérouler, que faut-il en penser?

      4. Certains disent que nous avons à « apprendre » de Cuba en matière de décroissance, alors que ce pays importe 70 à 80 % de sa bouffe ?

        Décidément on n’arrête pas la connerie !

      5. @Cloclo

        Vous remarquez « Certains disent que nous avons à « apprendre » de Cuba en matière de décroissance, alors que ce pays importe 70 à 80 % de sa bouffe ? »

        Il ne s’agit pas de prétendre que Cuba serait totalement autosuffisant. Soit dit en passant, aucune nation sur cette Terre, grande ou petite, ne l’est.
        Est-ce que Cuba pourrait être autosuffisant sur le plan alimentaire, je ne sais pas. Il exporte « du tabac (cigares), des agrumes, du sucre, du rhum » donc peut-être serait-il possible de le rendre autosuffisant en convertissant tout cela en cultures vivrières. Ou pas.

        De toute façon, ce n’est pas la question. La décroissance n’a aucune raison de signifier la fin de tout commerce international. Pourquoi est-ce que ce serait le cas ?

        Ce qui peut être utile à étudier dans l’expérience cubaine, ce sont les solutions et les adaptations devant les pressions extérieures très lourdes auquel ce pays a du faire face dans son développement, devant les pénuries, etc.
        Car une décroissance imposée par les circonstances, voire prenant la forme d’un effondrement, sans être exactement semblable, pourrait bien avoir un « air de famille » avec les pressions subies par les Cubains.

        Pour la même raison, l’expérience post-soviétique à la suite de l’effondrement économique de 1992 pourrait bien être intéressante à étudier. Par exemple un auteur comme Dmitry Orlov l’a évoquée, avec son ton particulier à la fois cynique et sarcastique, mais tout de même informatif.

        Dans les deux cas, tirer des enseignements d’une expérience étrangère ne signifierait pas la copier… ni dictature et répression des opposants à la cubaine, ni pillage des ressources naturelles par des oligarques à la post-soviétique ne sont des modèles bien attirants !

      1. @vigneron
        Belle formule imagée, mais le concerné, -qui n’est pas forcément un imbécile circonvenu- (selon ce qu’aurait formulé Pierre Dac) avait quelques raisons de se faire respecter en tant que potentiel futur chef d’Etat (rêvons un peu)
        Je vous verrais bien rédacteur d’un nouvel « Os à Moelle » ?

      2. L’affaire est entendue : il s’est massivement ridiculisé, l’avis est général, sauf exception militante et méritante.

  41. A propos du 5°( imposition des machines et robots) , en sortant d’un magasin où l’on règle soi même ses achats en passant par une caisse ad hoc , je me suis fais la réflexion que le robot ne « supprimait » pas forcément le travail du salarié ( et le salarié avec ), mais faisait faire le travail par l’acheteur – consommateur . On pourrait au moins le taxer du travail que l’on accepte de faire en remplacement du salarié .

      1. J’ai déjà rencontré ce type de « vente » en France , et l’on y payait « ce que l’on estimait juste » . Exemple de prix qui n’est pas le résultat d’un  » rapport de forces  » , mais d’un rapport de confiance . Il arrive qu’un « tiers  » vienne chiper la caisse . Ça limite le développement du procédé .

        Pas de risques de cette nature dans le cas de mon récent achat . Le prix n’était pas négociable , et je ne risquais pas de m’en aller sans déclencher les sirènes !

        J’aime bien dire bonjour et sourire aux dames et aux épicières , et dans mon état , leurs propres sourires en retour me redonnent goût à la vie pour au moins huit jours .

        PS : j’en profite sans alourdir la file pour corriger : « je me suis fait la réflexion … »

      2. @Juan – Interrogeant, ce début septembre, un producteur des marais salants en Vendée, qui laissait les touristes acheter et payer dans une caisse solitaire sur le bord du sentier, j’ai apris que sur l’été, il y avait eu 2 malappris qui avaient emporté du sel sans payer et personne qui avait emporté la caisse. Le bilan était donc très positif et l’on peut faire confiance, même aux étrangers comme les cyclistes belges de notre petit groupe, ravis par la beauté des paysages vendéens.

      3. J’en reviens, je n’en ai pas vu. Ca reste encore marginal.
        Dans les temples, c’est le modèle courant ! Pour 100 yen à déposer dans un tronc, vous avez le droit à votre horoscope.

        J’ai vu un tel point de vente en Islande. On fait confiance aux acheteurs. En France, faillite assurée.

  42. @vigneron
     » Bof « 

    ça me parait un peut faiblard pour faire sortir du monde pour les primaires…
    Ou alors, ce sont les petits nantis de tous bords qui craignent d’être mis à contribution ? par solidarité décrétée d’en haut…
    + deux piécettes jetées, en guise d’assurance-bonne-conscience, aux « sans dents »…

  43. @vigneron

    En quoi ce que dit A. Supiot vous gêne-t-il (c’est, du moins, ce que j’ai compris !) ?

    D.-R.. Dufour (qui est loin d’être un « réactionnaire » comme certains imbéciles le prétendent) ne dit pas autre chose, dans un entretien accordé à « Actu Philosophia », le 8 juillet 2014 :

    « Je ne suis pas opposé à ce que des homosexuels adoptent des enfants, car de nombreux enfants ont été recueillis et élevés par des voisins, des oncles ou (sans mauvais jeu de mots) des tantes, et rien ne permet de penser que les homosexuels seraient de plus mauvais parents que bon nombre d’hétérosexuels. Mais on doit veiller à ce que l’enfant ne puisse pas se penser comme fils ou fille de parents adoptifs homosexuels. Ce serait, à ce moment-là, introduire en lui l’idée qu’il aurait échappé à la division sexuelle. C’est pour cela que dans un article du Monde j’ai milité pour qu’on distingue, dans l’identité, deux niveaux juridiques : celui de la procréation (qui sont les parents réels, les géniteurs), et celui de la filiation (qui sont les parents subrogés, ceux qui éduquent l’enfant). Un enfant doit en effet toujours savoir qu’il est né d’un homme et d’une femme, même s’il est élevé par des homosexuels. Sans cette obligation, il ne peut y avoir que des catastrophes provoquées par un déni de réel, comme penser qu’on est l’enfant de deux hommes ou de deux femmes. »

    Voilà qui devrait figurer dans un programme de gauche pour en finir, une bonne fois pour toutes, avec cette stérile polémique sur l’adoption d’enfants par des homosexuels.

    1. J’en ai strictement rien à cirer du débat factuel (et constitutionnel) sur le statut d’adoption plénière versus adoption simple pour les couples homos ; je fais juste remarquer que c’est à cet endroit, et pas à celui désigné par Dufour, qu’a été (dé)placée symboliquement dans le débat des primaires à droite la ligne de fracture « anthropolitique » entre les forces « mariage pour tous » et les forces « manif pour tous ». On sait de quel coté s’est placé Fion, celui de Supiot (et Dufour et Legendre). That’s all.

    2. @André
      Compte tenu des confusions entretenus sur ces sujets sensibles par les démagos de tous poil, je trouve vos précisions et clarifications intéressantes et certainement pas inutiles. Loin de là.
      En outre, j’ignorais que Supiot était tendance homophobe….Fillon n’a pas eu besoin de Supiot , amha, pour torcher son programme trad et réac limite ultra et si en plus il est homophobe, il aggrave son K !

      1. Fillon a bon goût, il se ressource chaque année à l’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Solesmes, dans son bled, près de son modeste manoir. Solesmes, les chants grégoriens, tout ça tout ça ; une autre célébrité, injustement oubliée, s’y était ressourcée, un certain Paul Touvier.

  44. Toujours pas convaincu – ce n’est pas nouveau et j’ai déjà eu l’occasion de le faire savoir ici – par ce principe de gratuité que vous revendiquez et qui me paraît être de l’ordre de la mystification comptable.

    Les services publics réputés gratuits ne le sont effectivement pas, puisque le travail qu’ils exigent est évidemment et heureusement rémunéré, rémunération nécessitant un financement dont les principaux modes sont l’impôt, la cotisation et éventuellement le crédit. En d’autres termes, ce n’est pas parce que le coût en est dissimulé, rendu indirect, qu’il n’existe pas.

    A moins que la gratuité que vous proposiez se résume à la manne, production exclusivement naturelle et qui ne nécessite aucun travail pour être obtenue (ce qui n’existe même pas lorsqu’il s’agit de fruits qu’il faut bien au moins récolter avant de pouvoir les consommer), tout bien ou service est – ou devrait, du moins – voir le travail nécessaire à sa production sanctionné par un prix, faute de quoi on exprime implicitement que ce bien ou ce service ne vaut rien, et ce même si son bienfait est socialement avéré.

    La société que vous proposez qui ne comptabiliserait plus les biens ou services déterminant « les moyens convenables d’existence » (pour reprendre le terme de l’article 11 du préambule à la consitution de 1946, article dont je vous fais au passage remarquer que bien qu’il appartienne au bloc constitutionnel, n’est que peu voir pas appliqué), bien qu’apparemment désirable, sans compter qu’elle maintiendrait une asymétrie génératrice de conflits entre les producteurs de « ce qui coûte quelque chose » et les producteurs de « ce qui ne coûte rien », nécessiterait de ce fait une conversion philosophique des esprits conduisant alors à ne plus considérer l’équité des échanges quantitativement mais qualitativement, changement de paradigme qui ne saurait survenir uniquement par quelque déclaration de (bonnes) intentions.

    Or rien dans vos propositions (aussi louables soient-elles par ailleurs) n’imprime un tel mouvement, et bien peu de choses le pourrait en réalité, si ce n’est peut-être l’expérience concrète et pérennisée dans le temps de la garantie des moyens convenables d’existence, quoi qu’encore cette condition bien que nécessaire ne soit vraisemblablement pas suffisante pour tuer toute forme d’avidité dans l’esprit humain.

    1. « ou devrait, du moins – voir le travail nécessaire à sa production sanctionné par un prix, faute de quoi on exprime implicitement que ce bien ou ce service ne vaut rien, et ce même si son bienfait est socialement avéré. »

      Il me semble que vous confondez deux choses distinctes.
      Ce qui est gratuit pour un utilisateur ou bénéficiaire lambda et ce qui a nécessité un financement.
      Premièrement il existe des choses gratuites qui ne sont pas financées, qui sont le produit du bénévolat, don ou liens de réciprocité.
      Secondo, un financement n’est pas un coût, mais au contraire un bénéfice pour l’ensemble de la société. Laissons les coûts à Fillon. Et portons lui des coups 😉

      Où est le problème dans le cas où un service est gratuit, si l’on admet le principe de la gratuité ? Evidemment on peut refuser ce principe au nom d’un autre principe qui est qu’en ce monde il faut gagner sa vie à la sueur de son front, et tant pis pour ceux qui sont moins habiles, moins forts. Et tant pis pour ceux qui pensent que la vie ne vaut d’être vécue que si l’on est libéré de la peur du lendemain.
      On a tendance à associer systématiquement oisiveté et gratuité comme si cela allait de soi. Je connais des chômeurs très occupés. Et pas moins utiles à la société.

      Où vous situez-vous dans cette perspective ?

      1. « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »
        Lénine, Thatcher ou St Paul, j’sais pu.

      2. @PYD

        Il n’existe pas de bien ou service rémunéré à un bout qui soit gratuit à l’autre bout: Ce type de services (typiquement tout ce qui procède de la fonction publique ainsi que de la protection sociale) est toujours indirectement payé par ses bénéficiaires, que cela soit sous forme d’impôts, de taxes ou de cotisations. Que vous n’ayez pas à sortir votre porte-monnaie à l’instant t de la transaction mais à l’instant t+n via un dispositif fiscal quelconque est précisément ce que je désigne comme mystification comptable.

        Vous avez tout à fait le droit de plaider pour un système fiscal redistributif, système auquel je ne suis d’ailleurs pas fondamentalement hostile, mais appeler cela gratuité c’est en faire une publicité mensongère.

        Quant au bénévolat, don et tutti quanti, dans un contexte général d’économie de marché, l’absence de leur valorisation économique les privent de valorisation sociale. C’est ainsi qu’on prête stupidement le flanc à la critique portant sur « l’assistanat » des chômeurs ou pire, des bénéficiaires des minimas sociaux, alors même que le budget dévolu au RSA pour ne citer que lui est à peu près 10 fois moindre que celui dédié à la subvention aux entreprises, et tandis que les bénéficiaires du RSA sont fliqués comme des quasi délinquants, les entreprises n’ont pour leur part à peu près aucun compte à rendre sur l’usage des subventions dont elles bénéficient.

        Ainsi, la gratuité à laquelle sont contraintes les personnes privées d’emploi n’est pas ici à leur avantage, c’est tout au contraire l’une des raisons majeures de la déconsidération dont elles sont les victimes.

        Or il n’y a pas 36 alternatives à cet état de fait: Soit il faut faire entrer ces activités gratuites dans le cercle de la valorisation économique (ce qui est globalement la proposition de Bernard Friot à laquelle j’adhère résolument), et ainsi poser le chômeur comme égal social et politique du travailleur, soit il faut sortir complètement de l’économie de marché en instaurant par exemple la gratuité d’absolument tout, ce qui revient globalement au même, mais pour un « coût » culturel infiniment plus élevé: Comme j’en ai déjà fait la remarque précédemment, un tel changement de paradigme ne peut se contenter d’une déclaration d’intention pour être réalisé, et une telle réalisation ne peut à mon sens qu’être la conséquence d’un cheminement civilisationnel à très longue échéance, soit précisément le luxe dont nous n’avons absolument pas les moyens à l’heure actuelle.

      3. @ Pierre-Yves Dambrine dit : 29 novembre 2016 à 22 h 14 min

        « Premièrement il existe des choses gratuites qui ne sont pas financées, qui sont le produit du bénévolat, don ou liens de réciprocité. »

        Désolé Pierre-Yves, mais vous n’allez pas au fond des choses, ce qui vous laisse au niveau de la superficialité et vous empêche de voir la réalité des phénomènes en jeu. Même le don qui apparaît gratuit pour celui qui le reçoit, représente un coût, une dépense pour le donateur et donc, au bout du bout, pour la planète dont il est issu. Ce qu’il faut bien voir, c’est que tout ce qui vit, même la planète que l’on peut voir comme un très gros organisme vivant, s’use et se détruit petit à petit. C’est ce que tout observateur constate avec l’usure de ses semelles de chaussures, ou l’usure de son véhicule qui finit par ne plus rien valoir.
        Même le simple déroulement du temps coûte et entraîne une dépense, ce qui rend très pertinente l’expression « le temps, c’est de l’argent »

        Cela n’est pas l’effet du hasard si le mot usure apparaît comme ayant un double sens ; celui que je viens de mettre en évidence et celui qui est associé au prêt d’argent. C’est pourtant le même sens à l’origine.
        Même les lexicographes l’ont perdu de vue parce qu’ils se sont éloignés de la physique de la vie, qui est pourtant à la base de tout.

        http://www.cnrtl.fr/definition/usure

        Il faut entrer dans la synonymie pour constater la filiation entre les 2 sens.

        http://www.cnrtl.fr/synonymie/usure

        En fait, le donateur avant de pouvoir donner, a connu, lui et ses ancêtres dont il a hérité, un cycle de vie de consommation non exagérée représentant ainsi un investissement productif dès lors qu’il se retrouve en capacité de donner, sinon il se serait trouvé dans l’impossibilité de le faire.

        « Secondo, un financement n’est pas un coût, mais au contraire un bénéfice pour l’ensemble de la société. Laissons les coûts à Fillon. Et portons lui des coups »

        De grâce, laissez Fillon agir et au contraire soutenez-le!
        Il est resté près de la terre et sait ce que valent concrètement les choses, alors que d’autres, notamment les socialistes anticapitalistes ne sont que des vendeurs d’illusions, prêts à accélérer l’anéantissement de notre pays et de ses habitants.

      4. @Jducac

        Vous écrivez « Ce qu’il faut bien voir, c’est que tout ce qui vit, même la planète que l’on peut voir comme un très gros organisme vivant, s’use et se détruit petit à petit »

        Non, la biosphère ne s’use pas. A condition bien entendu que son exploitation ne dépasse pas sa capacité de renouvellement. Ce qui n’est malheureusement plus vrai, et depuis plusieurs décennies déjà.

        Mais que notre espèce revienne dans les limites permettant l’auto-renouvellement de la biosphère, et elle existera autant dire indéfiniment, sans qu’il soit question d’usure.

        Ce n’est qu’aux échelles de temps géologiques – milliards d’années – que la biosphère est mortelle, et ce ne sont pas là des échelles de temps humaines.

      5. La terre et ce qu’elle porte se porteront bien quand les usuriers ne seront plus en puissance d’usurper le titre d’usufruitiers .

        Quand l’abusus ne sera plus l’assassin du fructus et de l’usus . La remise à plat de la propriété privée et collective est la condition de cette victoire .

        Sur la « gratuité »( encore un terme Janus), je m’étais déjà prononcé prudemment dans un vieil échange avec Jean Luce Morlie je crois . Non pas , bien au contraire , pour me dire hostile au don, mais pour dire ( pour une fois je serai d’accord avec Jducac ) que dans le « réel » il n’ y a pas de don sans contrepartie, et qu’il suffit de gratter un peu dans le temps ou l’espace pour la retrouver , plus ou moins enfouie, plus toujours consciente .

        Je ne crois pas à la gratuité « rationnelle » et « réelle ».
        Elle a plus de chance de se trouver dans l’irrationnel, l’immotivé, l’affect pour tout dire , même si André Gide et son Prométhée mal enchaîné en doute .

        D’autres feront confiance au Pape François et à l’amour du père transcendant.

        D’autres comme moi reconnaîtront qu’il y a là un mystère qui les laisse sans voix et sans espoir de le percer, et que la gratuité terrestre ne peut être que le résultat de la prise en compte énorme et simultanée de tous nos affects et de tout le réel .Par l’empathie , par l’imaginaire , par l’organisation et la règle adaptable , par le courage .

        Aimer , penser , mesurer , oser .

        Mais ce sont là des affirmations gratuites …

      6. @ Jacquot dit : 30 novembre 2016 à 12 h 43 min

        « Non, la biosphère ne s’use pas. A condition bien entendu que son exploitation ne dépasse pas sa capacité de renouvellement. »

        Lorsque le renouvellement devient proche de l’infini à l’échelle des temps humains, c’est pratiquement comme s’il n’y avait pas de renouvellement possible. L’usure par frottement ou par altération chimique qui transforme les métaux en fines poussières très dispersées dans des tonnes et des tonnes de mélanges d’une infinité de constituants les rend pratiquement non renouvelables sauf à y consacrer des moyens, des énergies et des temps proches de l’infini autant dire qu’on n’en verrait jamais de début de la fin.
        Je ne suis pas le seul à avoir cette vision des choses.

        https://www.youtube.com/watch?v=i03kd_diDDk

      7. @Juannessy

        Vous écrivez : « dire ( pour une fois je serai d’accord avec Jducac ) que dans le « réel » il n’ y a pas de don sans contrepartie, et qu’il suffit de gratter un peu dans le temps ou l’espace pour la retrouver , plus ou moins enfouie, plus toujours consciente »

        Le mot de gratuité n’est à mon avis pas le bon. Il est parfaitement exact par exemple que les gens qui travaillent pour fournir des services non payants doivent bien être payés, et il faut bien que quelqu’un – ou la collectivité – le fasse. En un sens précis, strictement rien n’est gratuit c’est indubitable.

        Oui, mais… Beaucoup de choses sont payées en commun, c’est-à-dire qu’elles ne sont certes pas gratuites, mais bien _partagées_ !

        Quand je prends en voiture une route de campagne, ou quand je marche dans une rue, ou quand j’appelle la police au secours etc. … je ne paie pas le service qui m’est rendu par les terrassiers, la voirie, la police etc. Ou plus précisément je le paie, non pas lorsque j’en ai besoin, mais lorsque j’en ai la possibilité. En pratique, quand je reçois un revenu en échange de mon travail ou de mon épargne, l’Etat me rappellera « gentiment » 🙂 qu’une partie de ce revenu lui revient pour payer ces services. Chacun paie en fonction de ses possibilités, chacun reçoit en fonction de ses besoins. Le régime communiste, exactement !

        Il n’en a pas toujours été ainsi. Les routes et les ponts par exemple étaient autrefois payants. Le périmètre des biens et services achetés collectivement – et partagés ensuite – plutôt qu’individuellement – et c’est pour moi pas pour mon voisin – a pu varier.

        S’il faut formuler précisément la question, ce n’est pas celle de la gratuité. C’est celle de l’achat en commun pour partage au sein d’une communauté – celle des citoyens, ou bien celle de tous les êtres humains c’est selon – ou de l’achat individuel. Qu’est-ce qui doit être acheté en commun et partagé ? Qu’est-ce qui doit rester du domaine de l’achat chacun pour soi ? Et enfin, comment financer les achats en commun, donc quelle fiscalité ?

        Je crois que même les plus libéraux acceptent que la défense nationale, la police, la justice et les routes restent du domaine du communisme. En France du moins, nos libéraux acceptent aussi que l’éducation primaire et secondaire ainsi qu’une partie de l’éducation supérieure restent en régime communiste. Je n’ai pas entendu que Fillon veuille le remettre en cause par exemple, et il accepte aussi qu’une partie (pas tout) des services de santé restent communistes. Enfin pour l’instant du moins, il faut noter que les libéraux américains ne l’acceptent pas eux, et il existe des influences transnationales…

        En toute logique, le socialisme par définition doit inclure une volonté d’étendre davantage le domaine du communisme. Sinon ça n’est pas du socialisme justement, et alors autant s’inscrire chez LR et distribuer des tracts pour son candidat.

        Et il doit aussi reconnaître un domaine de validité aux achats individuels. Sinon c’est du communisme.

        … dans tous les cas, le mot « gratuité » n’apporte pas grand chose il faut le reconnaître.

    2. « il se ressource chaque année à l’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Solesmes; » « une autre célébrité, injustement oubliée, »

      Plutôt vaseux et « limite » politburo, le raccourci bien cliché, quand même, vigneron.

  45.  » Promouvoir la gratuité pour tout ce qui fait partie de l’indispensable (alimentation, santé, éducation, vêtement, logement)  »
    je suis bien d’accord avec ce point.

    et d’ailleurs, les traités de la construction européenne nous amène à devoir privatiser les gros barrages de France, légués par nos prédécesseurs, a des Zinvestisseurs étrangés au territoire.
    A ce titre cette construction mortifère, doit être montré du doit.

    Il faut en profiter pour mettre en lumière cette dictature de gens non élus ( Commissaires « européen » sic ) qui de par le titre III sur TUE stipule qui sont les seul à pouvoir proposer une directive (dont provient 80% des loi en France), qu’il ont les pouvoir exécutif, qu’il ont la maîtrise du calandrer et une main sur le judiciaire.
    Ce que l’on à voulu nous faire passer pour une constitution européenne, qui est censé organise la séparation des pouvoirs, est en fait une dictature mole ou de plus en plus de personne s’en rendent compte.

    Il faut savoir que certain territoires sont directement dépendant des ses réserves d’eau pour l’agriculture et la consommation.
    Par exemple par le canal de la Neste pour le Gers et territoire limitrophes.
    Si on laisse faire le jeu du marché, qui s’il on en croit Paul, est une histoire de rapport de force .. privatise l’eau, c’est comme se mettre la corde autour du coup avant une négociation !
    Bien crétin celui qui se laisse faire sans fuir à tire d’aile cette organisation de truands.
    A nous d’ouvrir les yeux et s’occuper de nos intérêt bien compris.

    Pour ce qui est des questions monétaire, la solution du retour au Francs est une étape nécessaire, bien qu’insuffisante, à nous, par la suite, de par le contrôle des capitaux retrouvé, de rallier, ou non, les candidats à une coopération sur ses bases solides aux effets vertueux …
    débarrassé de facto des paradis fiscaux et s’il on le souhaite de la spéculation financière et autres parasites.

    1. les traités de la construction européenne nous amène à devoir privatiser les gros barrages de France, légués par nos prédécesseurs, a des Zinvestisseurs étrangés au territoire.

      Privatiser les barrages ? Me semble qu’EDF, l’exploitant concessionnaire (pas propriétaire), est également semi-privatisée, non ? On prend le concessionnaire qui fait la meilleure offre de service, point.

      1. Oui oui
        Et si je te suis dans ta fadaise du dieu marché..
        Et donc vendre les barrages à un fond vautour étranger et lointain, qui fera une très bonne offre (a qui ?) garanti par la possibilité de faire de la rétention d’eau pour faire monter le prix de toute la pleine..
        Rien de nouveau en somme.
        Apres quelque morts de soif, le prix sera le leur.

        On s’en fout du prix de ton offre dans les poches d’on ne sais qui, quand les cultures sont sèchent, les troupeaux assoiffés et le réseaux municipal d’adduction d’eau est a sec.
        Tu comprends ce que je dis la ?
        Tu risque alors toi aussi, de goutter les sandwichs avec des rondelle de monnaies pris dans un billet de 500.

        Moi je dis STOP

        — Si tu te comporte comme un vers de terre, ne t’étonne pas si l’on te marche dessus. — Proverbe chinois.
        — Si tu fais le mouton, ne t’étonne pas d’être tondu—

      2. Il s’agit pas de vendre des barrages mais de renouveler leur concession par appel d’offres selon un cahier des charges strict. Qu’un opérateur suisse, suédois, espagnol ou chinois s’avère éventuellement meilleur qu’Edf m’indiffère au plus au point.

      3. Privatiser les activités rentables, c’est une connerie. Qui le demande ? Pas moi.
        Je propose donc que l’Etat fasse payer l’éducation des enfants, l’accès au musée au juste prix, la justice au juste prix. Avec tout ce fric, on baissera les impôts des moins aisées, on baissera la taxe d’habitation.
        Pour ce faire, on inclus tous ces services dans la feuille d’impôt de tous, sans distinction et on applique le barème du fisc.

        Qui est pour ? Qui est contre ?

      4. Les ceusses qui vivent en mornes plaines et mol plateaux savent rien des barrages.
        Ici, dans les Alpes, les barrages -les gros- sont l’occasion d’une épopée à la gloire de la République et des constructeurs, et on en est fier. Sans oublier les histoires sur les villages engloutis, du genre « sacrifié au progrès de la Science et la paix des Peuples ». Même que le Président de la République profitait de l’inauguration pour émettre des avertissements à destination du monde entier, et pour les détails à destination des USA. Mais ça c’est une tranche d’histoire oubliée…

        La première partie de ces histoires parle toujours de qui en a l’initiative, les lois à passer et les financements à prévoir, le sésame étant le magique « déclaré d’utilité publique ». L’épopée vient après. Dans tout ça, c’est l’Etat qui initie, qui planifie, qui engerbe les volontés et qui donne les gros sous pour le béton et les sous pour les indemnisations. L’Etat. Point.

        Les barrages appartiennent à ceux qui se sont sacrifiés et endettés pour: Nous.

      5. Pas sur qu’il s’agisse d’une offre de service . Je n’ai pas le dossier sous la main , mais , de ce que je connais des dossiers de concessions autoroutières , c’est le concédant et propriétaire qui détermine la nature et les conditions du service , et l’offre du concessionnaire potentiel est principalement sinon uniquement une offre de prix dans le cadre de ce cahier des charges . Pour le concessionnaire potentiel, il s’agit donc le plus souvent de bien repérer les failles ou insuffisances des clauses contractuelles pour anticiper les bonus qu’il pourra se faire dans le cadre de la concession . La cour des comptes et pas mal d’ingénieurs généraux ont déjà écrit sur les déficiences des cahiers des charges des concessions ou DSP ( j’ai déjà évoqué Christian BABUSIAUX pas spécialement marqué « à gauche »).

        La responsabilité est bien celle du concédant qui , sous la contrainte de l’obligation de  » vendre  » les bijoux de famille , se plante toujours sur :

        – est ce bien ce bijou là que je dois sacrifier ? ( en l’occurrence l’eau n’est -t-elle pas un bien stratégique et de pouvoir réel , à court , moyen et long terme, qu’il ne faut surtout pas privatiser ).

        – ai je bien mesuré ce que pourrait me rapporter de garder ce bijou là à différentes échéances ? Est ce que ce bien là, en l’état , ne me rapporte pas plus qu’il ne me coûte ( au moment où l’on vante l’intérêt et la nécessité d’un solde primaire positif pour ne pas accroître les dettes nationales , il peut paraître curieux qu’on brade un service qui rapporte et/ou peut facilement rapporter plus qu’il ne coûte).

        – la durée de concession est toujours trop exagérément longue , et rien ne garantit vraiment l’état du bien « restitué » à la fin du contrat ( les engagements pris sont alors très vieux , les structures capables de rattacher deux époques sont disparues ou affaiblies , les rapports d’experts contradictoires , les arguties juridiques infinies …)

        En bref ,si la mode et la vérité sont dans un referendum mis au service tactique de ceux qui sont « autorisés » à en user , voilà un sujet qui pourrait être une bonne application pour un RIC.

        Si le RIC existait .

        Une ZAD alors ?

      6. Arrête de chouiner Juan, si le concédant n’est pas foutu de définir proprement son cahier des charges c’est pas la faute du concessionnaire, quel qu’il soit et des Alpiq, Uniper ou BKW ne seraient pas, que je sache, moins crédibles que la monopolistique EDF SA dans la gestion des barrages.
        T’es bien gentil de venir au secours d’EDF SA contre la terrible eurocrate Vestager mais la Royal qui fait éhontément trainer le dossier depuis des lustres fait déjà très bien le job.
        Mais bon, je pense qu’avec la possible fin de l’accès prioritaire des renouvelables aux réseaux de transport et de distribution d’électricité proposée par la Commission en ce moment, EDF sera beaucoup moins acharnée à défendre son gâteau hydroélectrique…

      7. L’autre… Peuple de France ! Ils veulent brader à l’Etranger les glorieux barrages alpins de la République !
        Ou « De la mélenchonisation des esprits ».

      8. En parlant d’énergie et de Suisses, pour une fois, toutes mes félicitations aux électeurs suisses pour avoir repoussé dimanche la proposition d’accélération du programme d’arrêt de leurs centrales nucléaires.

      9. @Vigneron :

        J’ai bien écrit  » la responsabilité est celle du concédant « il me semble , et le concédant c’est l’état qui a eu bien tort de privatiser ses barrages et l’eau qui va avec , en semi-privatisant EDF .

        La bagarre entre concessionnaires actuel ou éventuels , ça n’était pas mon propos . Ça n’est pas aujourd’hui que « les vannes de la privatisation des barrages » ont été ouvertes , c’est en 2004 .

      10. @Vigneron : « Il s’agit pas de vendre des barrages mais de renouveler leur concession par appel d’offres selon un cahier des charges strict. Qu’un opérateur suisse, suédois, espagnol ou chinois s’avère éventuellement meilleur qu’Edf m’indiffère au plus au point. »

        C’est bien la le problème.
        L’argent n’est pas un but soit mais un moyen d’échange et facultativement d’épargne.
        Le prôner en tant que but ultime est la dérive des marchant et des spéculateurs.
        En Grèce antique, les marchands n’étaient pas reconnu comme des citoyens, du a une sorte de maladie professionnelles qui les sortaient de la délibération collectiviste. A l’instar des femme et des esclaves.
        Le veau d’or à toujours été une tentation mortifère pour la majorité qui doit s’en protéger par des règles communes maintes fois défendu.

        Un Barrage à pour fonction de mettre à disposition de son territoire, de l’eau et de l’énergie, la vie en somme.
        Pas d’être l’outil du meilleur Opérateur qui saura en tirer un maximum de flouzz par des méthode à la limite de la criminalité si besoin.

        Justement dans le Gers, l’entreprise Latécoère vient d’être racheter par les meilleurs opérateurs en lise : 2 font vautours qui à l’aide de LBO et de taux d’emprunt négatifs on pris le contrôle de la boite centenaire et sont en train de la dépecer par appartement à d’autre Opérateur compétant qui délocalisent à tout va.
        250 licenciements à ce jour, ce n’est qu’un début.

        Je ne parlerais presque pas le l’aéroport de Toulouse dont les nouveaux actionnaires Chinois et poursuivi pour d’autres affaire louchent dans leur pays, majoritaires malgré les dire du gouvernement lors de la vente de ses 70% de parts. ce sont empresse de siphonner la trésorerie en dividendes dé la premier occasion . LOL ( je préfère ne rire..Grave)

        Les propositions de reprise par des forces locales on été essartés à cette occasion. Merci Macron.

        Vivement que l’on retrouve le contrôle des capitaux pour empêcher cette hémorragie de compétences, de savoir faire, et d’activité.

        TUE (Traite de l’Union Européenne) :
         » Chapitre 4 : les capitaux et les paiements
        Article 63 (ex-article 56 TCE)
        1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.  »

        Et oui, il est désormais interdit d’interdire ..

        Pour cela, une seule solution :
        Sortir de l’euro et de la construction européenne par l’article 50 du TUE.

      11. Tain, voilà que même le discours Royal se mélenchonise à son tour.
        Je propose à son ex la seule solution humaine pour ce Royal problème : on lui retire la nationalité française et elle reste sous les Tropiques.

    2. Pour barrer la route des intrus-marchands-escrocs et sans scrupules, il me semble qu’il faut changer les institutions, la structure même de l’Etat et de l’Union européenne.
      Ce qui est proposé sont des mesures juridiques, encore faut-il qu’elles arrivent à passer, ce qui n’est pas assuré dans les structures existantes.
      Je sais que Paul pense que cet aspect n’est pas une priorité, pourtant, je continue de penser qu’il serait bon de mener les deux combats simultanément.

      1. C’est évident. Proposer n’est pas suffisant. Paul reste dans un flou gênant.Les intervenants de ce blog semblent d’accord pour laisser ces questions d’intendance de côté.

        Il est possible d’ espérer que les objectifs soient si mobilisateurs que les structures politiques et sociales seront adaptées par une sorte de volonté populaire. Cette volonté courbera les opposants sans montée aux extrêmes, naturellement presque pacifiquement: on explique, ils croient et ils agissent, tous unis et dans le bon sens. C’est croire en la magie.
        Paul a fait un panégyrique de son alter-ego, vieux de 2000 ans , celui de Damas. On peut rêver… mais d’un autre côté, Lordon a montré que la Vérité n’était pas un moteur suffisant.
        Penser la solution n’est pas du tout penser le chemin vers la solution…
        Il est vrai aussi que le côté intendance n’est pas trop séduisant, plutôt de la cuisine avec des ingrédients pas frais. Tout pour rebuter les âmes nobles.
        Pourtant, il existe un exemple frappant venant de Médecins sans frontière: une médecine de haute technicité n’est presque rien. L’important, l’urgent c’est de creuser des évacuations d’eau et des latrines, ce qu’un vieux sous-off de la coloniale, connaissant la virulence tropicale, aurait pu leur enseigner très tôt. ( source: par exemple « la 317.ième section » Pierre Schoendoerffer ).
        Des pelles et des pioches plutôt que des scalpels. On l’oubliera tous les jours.

      2. Daniel

        Ah ?

        Je vous trouve bien sévère Daniel. Les propositions ne sont pas floues non, elles sont même claires.
        C’est juste que le talon d’Achille ne vient toujours pas mais avouez que ça n’est pas facile d’infléchir le changement. D’ici là, essayer, tâtonner, continuer, semer, est une bonne méthode, comme le fait Jorion me semble-t-il.
        Je constate que beaucoup mise sur JL Mélenchon, d’autres souhaitent un rapprochement Lordon et/ou d’autres. Pour le moment ça n’en prend pas le chemin et ce n’est pas bien grave. Ça n’est pas un sujet qui devrait porter à polémique car il est impossible de savoir ce qui peut fonctionner.

  46. Le modèle nordique fait toujours autant rêver l’Europe
    Les recettes venues du Nord en matière d’emploi sont souvent citées en exemple, même si la réalité est plus complexe.

    « C’est probablement le grand point fort du modèle nordique : sa résilience. Pour assurer sa soutenabilité, les gouvernements et partenaires sociaux l’ajustent et le remodèlent en permanence, par petites touches plutôt que par grandes réformes qui figent tout pour cinq ans. « Et lorsque nous fixons des règles, nous nous efforçons qu’elles soient flexibles », ajoute M. Hoybraten. Exemple : pour assurer le financement à long terme des retraites, les Danois ont indexé l’âge de départ moyen sur l’espérance de vie. »

    « En Suède, le gouvernement doit impérativement mettre une partie des recettes publiques de côté les bonnes années, afin de constituer des réserves pour les baisses de régime. Une règle que nombre d’économistes européens jugent plus pragmatique que le strict cadre budgétaire de la zone euro… »
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/26/le-modele-nordique-fait-toujours-autant-rever-l-europe_5038524_3234.html

    1. La Suède a parfaitement raison de le faire, vu la magnifique bulle immobilière qui alimente aujourd’hui les caisses de l’Etat et qu’elle va bientôt devoir affronter. On s’en reparle.

  47. @vigneron
     » « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. »
    Lénine, Thatcher ou St Paul, »


     » j’sais pu. « … mon œil 😉

    Paul de Tarse qui est venu assez récemment nous côtoyer, invité par un autre Paul avec une idée derrière la tête 🙂

  48. Peut-être intéressant de revenir sur les thèses (matérialistes) d’Emmanuel Todd sur le rôle de l’alphabétisation comme moteur diffus de la plupart des révolutions qui ont fait passer les sociétés à la modernité (pour le meilleur ou le pire). C’est bien décrit, étoffé de très nombreux exemples/corrélations dans son bouquin « Le RV des civilisations » par exemple. En prime, il démontre que les organisations dominantes qui émerge de ces révolutions sont intimement dépendantes des structures familiales locales d’avant ces révolutions. Les notions autoritaire/libéral et égalitaire/non-égalitaire/inégalitaire y sont employées et sont puissantes à décrire les structures familiales et l’organisation sociale post-révolution.
    Je me demande aujourd’hui quelles peuvent-être les changements diffus (partagé par la masse et pas seulement par de petites élites impuissantes-contrairement à ce que leur parole pourrait leur faire croire) du type de l’alphabétisation qui pourraient engendrer un mouvement révolutionnaire. Je vois la diffusion de la connaissance et de la sensibilité écolo et même plus large qu’écolo avec une vraie sensibilité à la vie qui s’exprime au travers de notre découverte/reconnaissance de toutes les capacités animales. Je vois aussi une transformation horizontalisante/localisante-connectée sans doute liée aux NTIC (par exemple illustrée par les thèses de J. Rifkin, mais aussi celles d’Idriss Aberkane avec la société de la connaissance). Je crois voir que la domestication de l’intelligence collective appliquée aux groupes humains peut être une des solutions de cette équation révolutionnaire nouvelle (mais je suis sans doute trop militant pour ce développement pour être tout à fait lucide sur ce point et je dois très certainement tomber aussi dans le travers du bavardage sur ce point).
    D’autres suggestions de phénomènes diffus et massifs (comme l’alphabétisation) capables de mettre en mouvement la société (pour où???) bien plus sûrement que toutes les analyses les plus brillantes (bavardages) des volontaristes de tout poil?

  49.  » C’est juste que le talon d’Achille ne vient toujours pas… « 
    écrit Armelle.

    Voilà ce qui inversera le rapport de force: le point faible de l’actuel plus fort.
    Ce tendon d’Achille sera peut-être découvert « providentiellement », quelque part dans l’excès de confiance, dans la raideur, qui rendent le système, dur, très dur, trop dur, cassant…
    Fragile.
    Sera-t-il nécessaire de porter un coup ?
    Faudra-t-il porter un coup

  50. 1 décembre 2016 à 8 h 03 min , inoubliable.

    « pour survivre dans un monde en compétition généralisée pour la survie, il faut consentir à dépenser moins aujourd’hui de sorte à pouvoir investir dès que possible, afin de pouvoir survivre demain… »

    Pour quoi survivre demain:
    il faudra consentir à dépenser moins demain de sorte à pouvoir investir dès que possible, afin de pouvoir survivre après-demain..
    et après:
    il faudra consentir à dépenser moins après-demain de sorte à pouvoir investir dès que possible, afin de pouvoir survivre après-après-demain..
    et après-après:
    il faudra consentir à dépenser moins après-après-demain de sorte à pouvoir investir dès que possible, afin de pouvoir survivre après-après-après-demain..

    JduCac40 a inventé la machine à itération infinie. codage en Basic:
    10 on se sert la ceinture pour pouvoir après se serrer la ceinture;
    15 sleep(1 an);
    20 goto 10;

    Y’en a des qui pensent que nous sommes privilégies d’avoir la Droite la plus bête au monde. J’vois pas bien pourquoi.

    1. @ daniel dit : 1 décembre 2016 à 14 h 57 min

      « Y’en a des qui pensent que nous sommes privilégies d’avoir la Droite la plus bête au monde. J’vois pas bien pourquoi. »

      Détrompez-vous, ça n’est pas une question de droite ou de gauche. Il s’agit seulement de comprendre les mécanismes en jeu dans le monde réel qui s’impose à l’espèce humaine depuis toujours. Pardonnez-moi si je ne réussis pas à vous faire percevoir ce qui est en action depuis l’origine et probablement jusqu’à la fin des temps. Je fais pourtant de mon mieux pour que nos descendants ne soient pas les premiers à devoir éteindre la lumière, faute d’avoir pu investir à temps afin de s’adapter à l’inexorable évolution et appauvrissement de notre environnement.

      Si je vous comprends bien, vous préconisez plutôt de ne rien changer à notre marche accélérée vers l’extinction. Mais que proposez-vous donc de faire avec nos jeunes générations, en attendant que ce moment fatidique advienne ?

    2. « Je fais pourtant de mon mieux pour que nos descendants etc… »
      Je vous rappelle que vos coreligionnaires du CAC40 ont tant baissé les salaires qu’il n’est plus possible de vivre avec 1 Smic pour une famille avec 1 ou 2 enfants.
      Même si un conjoint rapporte en salaires ou chômage 1/2 Smic supplémentaire, l’exercice de corde raide reste périlleux.
      Et vous leur dite: économisez pour investir ! Même parole à destination des enfants. Avez-vous conscience de votre absence de compassion.

      Et d’abord, de quel droit vous êtes-vous investi de cette mission? Le présent ne vous suffit pas, il faut que vous alliez déranger nos descendants. C’est un attentat au Futur.
      Vos coreligionnaires de droite ont tout détruit. La période de votre enfance et de votre ascension est finie, détruite à jamais. Cessez de vous prendre en exemple. Croire que d’autres, maintenant, pourraient la reproduire est vivre dans une bulle autiste. Cette période était un accident -bienheureux- de l’histoire. L’idéologie de la lutte sans fin contre autrui a tout raboté.

      Il est temps qu’un organisme bienveillant et impartial prenne en main la destinée du Peuple et le protège de vos semblables. Les accidents de la vie suffisent bien assez aux malheurs du monde. A la compétition de tous contre tous, il faut substituer la solidarité et la coopération. Il n’y a pas d’autre avenir que jouer collectif.

      1. « Il est temps qu’un organisme bienveillant et impartial prenne en main la destinée du Peuple et le protège de vos semblables. »

        S’il n’émane pas du Peuple en bottom-up avec la sobriété comme axe principal, cet organisme n’a aucune chance de se générer.
        C’est à cela qu’il faut travailler et arrêter de discutailler dans le vide.

      2. @ Michel Lambotte dit : 2 décembre 2016 à 9 h 50 min

        « S’il n’émane pas du Peuple en bottom-up avec la sobriété comme axe principal, cet organisme n’a aucune chance de se générer. »

        C’est exact. Mais pour que le peuple traite correctement le sujet, il est indispensable qu’il soit en mesure de bien l’analyser en partant de faits expérimentaux rationalisés afin d’en dégager des solutions réalistes et ne résultant pas de l’application d’idéologies simplistes qui ont maintes et maintes fois failli au regard de l’histoire.

        Or, le peuple est confronté au fait, qu’il réunit sous son nom un grand nombre de personnes dont le développement intellectuel et moral est très inégal. Il en résulte que très souvent, le peuple se fait représenter par des individus les plus démagos prêts à flatter le plus grand nombre et par voie de conséquence les moins évolués et aussi les moins armés intellectuellement et culturellement capables de s’orienter vers les solutions les plus efficaces.
        Comme, jusqu’à preuve du contraire, se sont les lois de la physique et de la biophysique qui régentent tout dans l’univers et donc sur notre planète terre, ce sont donc elles qu’il faut savoir exploiter intelligemment.
        La France qui a longtemps été en tête dans ces domaines, se trouve hélas en queue maintenant, parce qu’on a, par erreur, donné une place trop importante aux sciences morales et politiques au détriment des autres sciences, dites les sciences dures, celles auxquelles il faut se soumettre tout en sachant les exploiter au mieux.

        http://www.lemonde.fr/education/article/2016/11/29/l-inquietant-niveau-des-eleves-en-maths-et-sciences_5039968_1473685.html

        Nous ne sommes pas prêts de retrouver la place que nous avons tenue en Europe et dans le monde, puisque nous nous sommes laissés distancer, conduits par des leaders essentiellement politiques, du type Sciencespo + ENA qui ne savent que jouer sur les curseurs des impôts et de la consommation domestique en négligeant le plus important : l’investissement productif basé sur la recherche de l’efficacité.

        Certes le peuple, grâce à une éducation, elle aussi fondée sur la recherche de l’efficacité, peut élever son niveau de développement moyen, mais cela demande du temps et c’est moins une question de volume d’enseignants que de méthodes et de volume de travail utile fourni à la fois par les professeurs et aussi et surtout par les élèves.
        Il faut aussi bien voir que la recherche à tout prix d’une égalité d’évolution de niveau des élèves, n’est pas ce qui rend un pays plus performant bien au contraire, puisqu’en effet, cela conduit à abaisser le niveau général tout en ralentissant la vitesse d’atteinte du niveau optimum.
        Il n’est pas étonnant que l’Allemagne se soit hissée au premier rang des pays d’Europe, lorsque l’on examine le parcours de formation professionnelle de ces deux plus grands leaders récents, G. Schröder et A.Merkel.
        Tous les deux ont été d’abord confrontés au concret de la physique dans leur plus jeune âge. Cela leur a probablement fait percevoir l’importance du réalisme et de sa supériorité par rapport à l’idéalisme trop souvent exploité par les purs politiques. En effet, ces derniers sont souvent prêts à gouverner les peuples en les entraînant sur les voies de l’utopie, génératrices de désillusion, de prise de retard et par conséquent, de vulnérabilité accrue.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Gerhard_Schr%C3%B6der#Formation_et_carri.C3.A8re

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Angela_Merkel#Scolarit.C3.A9_et_.C3.A9tudes_.281961.E2.80.931978.29

      3. @Michel Lambotte dit : 3 décembre 2016 à 23 h 45 min

        « tant qu’on confondra sobriété avec austérité, on ne pigera rien »

        Bien d’accord!
        Toute la question est de définir où commence et ou s’arrête l’une et l’autre. Le pays et l’environnement dans lequel on se trouve interviennent aussi.
        Comment faites-vous pour fixer le niveau de vie au dessus ou en dessous duquel on franchit la limite entre sobriété et austérité ?

      4. @jducac

        Ces deux notions ne peuvent pas se rencontrer, elle ne joue pas dans la même cour, elle ne font pas partie du même paradigme.
        Quand on parle d’austérité, il s’agit de diminution de niveau de vie.
        Rapporté à l’énergie, il s’agit de vivre de la même manière avec moins d’énergie, en d’autres termes, se serrer la ceinture.
        Quand on parle de sobriété, il s’agit d’augmentation de qualité de vie.
        Rapporté à l’énergie, il s’agit de vivre mieux avec moins d’énergie en travaillant avec ses neurones, rassurez vous les Français savent le faire aussi bien si pas mieux que les Allemands ou les Chinois

  51. La possible inutilité de ‘l’animateur conférencier monopolisant la précieuse parole sans trop y apporter d’éléments’ présent à l’Institut de France me laisse perplexe.

    1. Dans un sens , il y a progrès.
      Quatre des sept intervenants ont réussi leur examen oral devant Vigneron .
      Anti-colibri et misogyne comme je le connais , je ne suis pas stupéfait par sa sélection !

  52. Dans la vidéo ci-dessous, FILLON, devant un parterre de patrons aux anges ; précise son programme et la façon de l’appliquer.
    https://www.youtube.com/watch?v=oCWjmvJfJ7U

    II est plus que choquant que FILLON utilise la formule Allemande de « blitzkrieg » ( guerre éclair) pour annoncer un passage en force de son programme s’il est élu Président en 2017.

    Mais , au delà, cela montre surtout

    1) la violence qu’il entend déployer contre la représentation nationale, les institutions, les salariés …. le peuple ; à coup d’ordonnances ; de votes bloqués ; de 49,3 en s’appuyant sur des articles de la constitution de la Vème république (comme quoi le passage à une VIéme république et une nouvelle constitution , n’est pas un thème mineur ; mais une priorité).
    2) Le fonds de ses réformes qui nous ramèneraient au début du XIXème siècle en matraquant le droit du travail (nouveau code, fin des 35 heures, suppression de la durée légale du travail …) ; en cassant et privatisant la protection sociale …etc
    3) Pour « empêcher toute contestation sociale » et entériner tranquillement tous ces reculs sociaux et sociétaux, il propose l’organisation d’un référendum sur des thèmes différents..
    Il s’agit d’une stratégie, pour « divertir », détourner l’attention du peuple vis-à-vis de la casse programmée en captant et focalisant son attention sur des sujets, certes importants, mais annexes et démagogiques tels que : l’égalité des régimes sociaux ; fusion départements-régions , diminution du nombre de parlementaires

      1. @Vigneron:

        Si c’est bien le cas ,on peut quand même se demander s’il sera aussi perméable à cette attention vigneronne , qu’il semble l’avoir été , peut être inconsciemment , dans le métro parisien , à celle ci :

        http://www.pauljorion.com/blog/2016/11/25/mettre-en-place-les-elements-dune-transition-vers-un-socialisme-authentique/#comment-600689

        (en notant que le donneur et le receveur de miséricorde mériteraient d’être mieux déterminés ) .

      2. « Et là, j’ai été surpris parce que le mot qui m’est venu ne m’était pas très familier, au point d’ailleurs que j’ai dû aller voir ce qu’il voulait dire très précisément. »

        Ben vi. Tous les chemins mènent à Soi, disait le ver .
        Comme quoi, on peut cocooner, même dans le métro, et à Panam…

  53. Le Parti 5 étoiles de Grillo et du gang Casaleggio font plus fort que Trump ; normal les Italiens sont toujours en avance sur le monde, surtout quand il s’agit de décadence (Trump c’est du sous Berlusconi mixé avec du sous Grillo). Trump profitait électoralement des sites complotistes et de l’industrie du hoax (Breitbart, A. Jones, RT, Sput(i)nik, Wikistrike, etc), Grillo et Casaleggio sont carrément propriétaires des sites équivalents pour l’Italie, particulièrement ceux situés en Macédoine.
    Forza Italia !

    […] BuzzFeed News found that Grillo’s blog, the party’s own websites, and the so-called news sites all share IP addresses, as well as Google Analytics and AdSense IDs.

    One former employee of the Google Ads team likened the web of M5S-linked sites to the pro-Trump fake news sites revealed by BuzzFeed News to be operating out of a single town in the former Yugoslav Republic of Macedonia.

    “M5S talks a lot about transparency, but then as part of my job I realised that they are making so much money off this thing,” they said. “When you look online there is no transparency about the amount of money they make with the blog and the sites. It’s all so mixed up. The leaders of the party are making money with a fake news aggregator. It’s like if Trump owned the Macedonian sites. […]”

    https://www.buzzfeed.com/albertonardelli/italys-most-popular-political-party-is-leading-europe-in-fak?bftwnews&utm_term=.rjwRVOgWJ#.gpBYL5dnD

  54. @ ludyveen

    Je voudrais vous montrer simplement que le prêt permet au système de perdurer plus longtemps voire de survivre. Bien évidemment, je ne vis pas dans une grotte mais dans la caverne du 21ième siècle.

    Supposons que nous soyons 1000 agriculteurs désargentés. Chacun produit tout ce dont il a besoin. Pas besoin d’argent ni de cories. Les 1000 agriculteurs se spécialisent, s’échangent leurs produits. Ils se spécialisent chacun dans une culture particulière. Ils ont besoin de tous les produits pour obtenir une diète organisée.

    S’ils arrivent à partager toute leur production entre eux après avoir compris et accepté « à chacun de travailler suivant ses possibilités », pas besoin d’argent, de corie.
    La réalité, ce n’est jamais ça. Certaines terres produiront plus, certains seront plus à même d’obtenir de meilleur rendement etc…

    Supposons qu’un hélicoptère donne à chacun 1000 € en début d’année et qu’on parte dans une économie marchande. Si l’on fait un bilan en fin d’année, certains auront plus que d’autres. Ceux qui auront gagné moins que les autres, pour maintenir leur diète, verront leur pécule ramener à zéro. D’autres disposeront d’une épargne dont ils ne pourront rien faire en faisant l’hypothèse que personne ne change de diète.
    Certains n’auront plus de pécule au bout d’un certain temps et seront à la diète ! L’argent se trouvera concentrer dans certaines mains. Avec le temps, les 1000 devront revenir à la situation d’autarcie. La mini société aura perdu les avantages de la spécialisation. Chacun doit se débrouiller par soit même pour survivre.
    Si les plus riches avaient accepté de donner au plus pauvre leur épargne excédentaire, la spécialisation – solidarité aurait perduré.

    Dans les faits, les riches vont prêter aux pauvres jusqu’à ce que les plus pauvres soient dépouillés de leur terre. Les plus pauvres deviennent les salariés des plus riches. Les inégalités augmentent. La jacquerie se prépare ! Le roi exécute son banquier !

    Si la spécialisation et la hausse de la productivité permet aux plus pauvres de maintenir leur diète, de rembourser leur prêt et à dégager un petit surplus, c’est gagné. C’est les 30 glorieuses. Tout le monde s’enrichit, les riches plus que les pauvres à condition que les surplus soient vendus à l’extérieur du groupe. On prête l’argent des surplus à l’extérieur, ou plus simple, on achète l’extérieur qui pourra alors acheter le surplus. C’est la pompe Afrique.

    Le système perdure en prêtant à l’autre puis en achetant l’autre qui devient le salarié des plus riches !

    Si les riches ne veulent pas prêter aux pauvres, on fait appel aux banques qui prêtent aux pauvres jusqu’à la limite du surendettement. Quand le surendettement est atteint, c’est fini. La consommation ne peut plus être préservée, sauf si les plus pauvres se mettent à produire des objets de luxe. C’est un peu stupide d’en arriver là alors que les conditions de vie des plus pauvres sont loin d’être satisfaisantes. C’est ce que nous vivons aujourd’hui.

    J’arrête là mon propos simplificateur sans vouloir mettre sur le tapis la vraie question : à quoi ça sert tout ça ? Pourquoi n’arrivons-nous pas à sortir du cercle vicieux dominé – dominant ? Et là, je rejoindrais vos propos.
    Nous avons vraiment intérêt à nous entraîner dès l’enfance à engranger des émotions positives à chaque fois que nous avons un comportement solidaire. Eh, les parents, à vous de jouer. Comprenez que vous n’êtes guidés que par vos émotions les plus gratifiantes ? Un petit peu d’introspection vous aidera à progresser. Qu’est ce qui vous motive ? Pourquoi ?

    Ce billet très caricatural n’a aucune prétention philosophique ni économique. J’ai pris plaisir à l’écrire et prendrai plaisir à lire vos réactions afin de faire évoluer ma pensée.

    Pour me raccrocher au fil conducteur de cette discussion : si j’étais élu, j’axerai tout mon programme sur le développement de la solidarité !

    1. Tout juste, même avec les fôtes.

       » Pourquoi n’arrivons-nous pas à sortir du cercle vicieux dominé – dominant ? « 
      Là est le point de départ. Le combat contre le capitalisme, par exemple(!), n’est qu’un détail… le vaincre ne suffira pas.
      Je souscris à l’attitude positive que les parents doivent adopter. La PNL intuitive fait son travail, et pas uniquement dans le cercle (pas vicieux celui-là) de la famille.
      J’aime cette « caricature simplificatrice »: elle a le mérite d’orienter, alors trop de détails font le jeu du diable, désorientant.

      … Le cercle vicieux l’est tellement, qu’il devient très cassant, cassant actif, mais aussi cassant passif. Il se cassera de lui-même, même pas besoin d’en sortir.
      🙂

  55. une belle chronique de isabelle sorente sur fr inter dans l’emission : si tu ecoutes j’annule tout; au sujet des conteneurs à vetements dans son quartier, et de ceux qui les fouillent pour se vetir… un bon moment radiophonique , une belle chronique qui à le don de faire naitre une authentique ecoute dans le studio, ordinairement voué aux babillages gaudriolesques de la bonne conscience pseudo-socialiste et pseudo humoristique…desolé de ne pas pouvoir mettre un lien ici.

  56. Bonjour
    je conteste que tous ces éléments de programmes, fort souhaitables bien entendu, seraient le fondement d’une transition vers un socialisme authentique.

    Un socialisme authentique ne serait-il pas plutôt celui qui se donnerait les moyens institutionnels de donner la parole et le pouvoir aux citoyens ? Ce qui semble cruellement absent de l’énoncé soumit à nos commentaires.

    Le temps de l’avant garde sachant ce dont a besoin la société n’est-il pas révolu ? L’histoire ne nous apprend elle pas que l’on n’impose pas plus la « démocratie » par la force des armes que le socialisme par la force d’une avant garde, aurait-elle les meilleurs éléments de programme économique . . . !

    1. Dans la situation , telle qu’elle est devenue , non seulement on n’impose pas la démocratie , mais c’est le marché qui s’impose à la démocratie !

      S’il faut , bien sur, la faire vivre par la participation à la décision la plus large , liée à l’accès au savoirs et à l’apprentissage de la responsabilité les plus partagés , la priorité des urgences me semble bel et bien se trouver dans la mise hors d’état de nuire du garrot marchand qui étrangle la démocratie, et nous rend donc vulnérables aux terrorismes , aux maffias , aux tricheurs , à l’iniquité , aux régressions de toutes natures .

      Et les sept axes d’action proposés visent bien les bons nœuds gordiens pour se faire.

      Maintenant , je partage votre doute sur l’identification entre socialisme authentique et démocratie , laquelle , avec la République , est de rang supérieur . Tout comme je doute qu’une démocratie aboutie se confonde avec une constitution qui se contenterait de « donner la parole et le pouvoir aux citoyens  » sans être venue d’abord au terme des sept chantiers proposés.

      Car il ne peut plus y avoir de démocratie(s) dans le monde , avec le système financier et « économique » mondial tel que nous l’avons laissé devenir .

      Finalement j’aimais bien « la voie humaine » .

  57. J’espère que Trump fera suffisamment de conneries en quatre mois pour que notre éventail de choix présidentiel franco français s’enrichisse d’une troisième voie moins ringarde et plus positive dans son récit que les deux autres .

    Elle pourrait se manifester en amorçant chacun des sept chapitres énoncés, et on aurait tout gâché si elle ne portait pas la presque totalité du point 7 ( qui a retrouvé sa bonne numérotation ) .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *