Discours d’investiture le 4 mars 1933, par Franklin Delano Roosevelt

Billet invité. 😉

Président Hoover, monsieur le président de la Cour Suprême, mes amis :

Voici un jour de consécration nationale. Et je suis certain qu’en ce jour mes concitoyens américains attendent qu’à l’occasion de mon accession à la présidence, je m’adresse à eux avec la sincérité et la résolution qu’impose la situation présente de notre peuple.

C’est par dessus tout le moment de dire la vérité, toute la vérité, franchement et courageusement. Nous ne pouvons faire l’économie de l’honnêteté face à la situation de notre pays aujourd’hui. Cette grande nation résistera, comme elle a résisté, se relèvera et prospérera.

Donc, premièrement, permettez-moi d’affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même – l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant. Lors de chacune des noires heures de notre vie nationale, un franc et vigoureux commandement a rencontré cette compréhension et ce soutien du peuple même qui sont essentiels à la victoire. Et je suis convaincu que de nouveau vous lui donnerez votre soutien en ces jours critiques.

C’est dans cet état d’esprit, de ma part et de la votre, que nous devons faire face à nos difficultés communes. Elles ne concernent, Dieu merci, que les choses matérielles. Les valeurs ont chuté à des niveaux fantastiques ; les taxes ont augmenté ; notre capacité à payer s’est effondrée ; partout les gouvernements font face à de sérieuses réductions de revenus ; les moyens d’échanges sont bloqués par le gel des courants commerciaux ; les feuilles mortes des entreprises industrielles jonchent partout le sol ; les fermiers ne trouvent plus de marchés pour leurs produits, et pour des milliers de familles l’épargne de plusieurs années s’est évaporée. Plus important, une foule de citoyens sans emploi se trouve confrontée au sinistre problème de sa survie, et à peu près autant triment pour un salaire misérable.

Seul un optimiste idiot pourrait nier les sombres réalités du moment.

Et pourtant notre détresse ne provient pas d’un manque de ressources. Nous n’avons pas été frappés par la plaie des sauterelles. En comparaison des périls que nos pères ont vaincus – car ils espéraient et n’avaient pas peur – il nous reste encore largement de quoi rendre grâce. La Nature nous offre toujours ses libéralités, et les efforts humains les ont multipliées. L’abondance est sur le pas de la porte, prête à être généreusement utilisée, mais sous les yeux même de cette offre la demande agonise.

Essentiellement, tout cela vient du fait que les responsables des échanges des biens de l’humanité ont échoué, de par leur propre entêtement et leur propre incompétence, ont admis leur échec, et ont abdiqué. Les pratiques des usuriers sans scrupules se trouvent dénoncées devant le tribunal de l’opinion publique, rejetées aussi bien par les coeurs que par les âmes des hommes.

A la vérité, ils ont essayé. Mais leurs efforts portaient l’empreinte d’une tradition périmée. Confrontés à l’effondrement du crédit, ils n’ont proposé que le prêt de plus d’argent. Dépouillés de l’appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l’œil pour le retour de la confiance. Ils ne connaissent que les règles d’une génération d’égoïstes. Ils n’ont aucune vision, et sans vision le peuple meurt.

Oui, les usuriers ont fui leurs hautes chaires du temple de notre civilisation. Nous pouvons maintenant rendre ce temple aux anciennes vérités. La mesure de cette restauration est l’ampleur avec laquelle nous appliquons des valeurs sociales plus nobles que le simple profit monétaire.

Le bonheur ne se trouve pas dans la simple possession d’argent ; il se trouve dans la joie de l’accomplissement, dans l’excitation de l’effort créateur. La joie, stimulation morale du travail, ne doit plus être oubliée dans la folle course aux profits évanescents. Ces jours sombres, mes amis, vaudront tout ce qu’ils nous coûtent s’ils nous enseignent que notre véritable destinée n’est pas d’être secourus mais de nous secourir nous-mêmes, de secourir nos semblables.

Reconnaître la fausseté de la richesse matérielle en tant qu’étalon du succès s’accompagne de l’abandon de la fausse idée selon laquelle les responsabilités publiques et les hautes positions politiques n’ont de valeur qu’en fonction de l’honneur et du profit personnel qu’on en tire ; et il doit être mis fin à ces conduites dans les banques et les affaires qui ont trop souvent donné à une confiance sacrée l’apparence d’un méfait cynique et égoïste. Il n’est pas étonnant que la confiance dépérisse, car celle-ci ne prospère que sur l’honnêteté, sur l’honneur, sur le caractère sacré des engagements, sur la protection fidèle, et sur un comportement généreux ; sans tout cela elle ne peut vivre.

La Restauration, cependant, ne se satisfera pas que de changements éthiques. Cette Nation demande de l’action, et de l’action maintenant.

Notre première tâche, la plus importante, est de remettre les gens au travail. Ce n’est pas un problème insoluble si nous nous y attelons avec sagesse et courage. Cela peut être accompli en partie par un recrutement direct du gouvernement, en traitant le problème comme nous traiterions l’urgence d’une guerre, mais en accomplissant dans le même temps, grâce à ces emplois, les grands projets dont nous avons besoin pour stimuler et réorganiser l’utilisation de nos immenses ressources naturelles.

Dans le même temps nous devons franchement admettre qu’il y a excès de population dans nos centres industriels et, par la mise en œuvre d’une redistribution à l’échelle nationale, rechercher à obtenir un meilleur usage de la terre pour ceux qui y sont les plus aptes.

Oui, la tâche peut être soutenue par des efforts précis en vue d’élever les valeurs des produits agricoles, et en conséquence le pouvoir d’acheter les productions de nos villes. Elle peut être soutenue en évitant avec réalisme la tragédie de la disparition croissante pour cause de saisie de nos modestes maisons et de nos fermes. Elle peut être soutenue en insistant pour que le gouvernement fédéral, les gouvernements d’états et locaux agissent sans délai en réponse à la demande de faire baisser drastiquement leurs coûts. Elle peut être soutenue par l’unification des activités de secours qui aujourd’hui sont souvent éparpillées, peu économiques et inégales. Elle peut être soutenue par une planification nationale et une supervision de toutes les formes de transports et de communications ainsi que d’autres équipements qui ont définitivement un caractère public. Il y de nombreuse manières de la soutenir, mais se contenter d’en parler n’en fera jamais partie.

Nous devons agir. Nous devons agir vite.

Et enfin, dans notre progression vers la reprise du travail, nous aurons besoin de deux protections contre le retour des maux de l’ordre ancien. Il devra y avoir un strict contrôle de toutes les activités bancaires, de crédits et d’investissements. Il devra être mis fin à la spéculation avec l’argent des autres, et des dispositions devront être prises en vue de rétablir une monnaie solide et disponible en quantité suffisante.

Telles sont, mes amis, les lignes d’attaque. Je vais tout à l’heure recommander au nouveau Congrès en session spéciale, les mesures détaillées en vue de leurs réalisations, et je solliciterai l’assistance immédiate des quarante-huit états.

[…]

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105 réflexions sur « Discours d’investiture le 4 mars 1933, par Franklin Delano Roosevelt »

  1. That’s some speech! Merci d’en avoir reproduit l’essentiel. J’en note surtout l’analogie avec l’effort de guerre. On voudrait que nos gouvernants fassent preuve de la même hauteur de vue que le patricien de Hyde Park (New York).

  2. Pas pris une ride en 77 ans…
    Un jeune homme âgé de 20 ans en 1933, ayant échappé a la guerre mondiale, serait presque centenaire aujourd hui.
    L écouterions nous ?
    Ses propres enfants et petits enfants ont refait les erreurs du passé, pourquoi ?
    Ils n avaient pas Internet….ça doit être ça.

    1. Il y a au moins une personne qui rencontre vos critères.

      C’est un français, économiste, prix nobel. Il s’appelle Maurice Allais.

      Il répond très précisément à vos questions dans l’article suivant (cf paragraphe 12):

      http://www.protectionnisme.eu/Contre-les-tabous-indiscutes,-par-Maurice-Allais_a127.html

      Sur le protectionnisme coopératif en général, j’ai entendu et lu Paul Jorion s’opposer à cette idée.

      Selon moi, les thèses défendues par Jean-Luc Gréau, Emmanuel Todd ou Jacques Sapir ne s’opposent pas au coeur du projet de Paul Jorion. Elles sont complémentaires.

      Une constitution pour l’économie ne pourrait être éfficace que dans un espace uniforme (l’UE, L’Europe des 6…) et protégé de ceux qui ne se doteraient pas d’une telle constitution.

  3. Ce discours pourrait être repris mot a mot aujourd’hui, par n’importe quel chef d’état.
    La situation politico-monétaire actuelle étant très éxactement celle de 1933.(en pire)
    Rien n’a changé: « l’homme » n’a rien compris aux désastres passés engendrés par sa folie du gain.On ne peut tout de même pas envisager une nouvelle guerre mondiale pour relancer la machine…….

    1. La seconde guerre mondiale pour relancer la machine, c’est une légende. Une guerre est au bilan énergétique, destructrice. Ne pas confondre intérêts et profits de quelques-uns, avec la relance d’une économie globale.

      1. L’économie n’est pas un bilan énergétique! Les destructions de la guerre ont ouvert de fantastiques chantiers, et notre système a besoin d’une extension continue pour survivre. La guerre, les colonies, les nouvelles inventions.
        C’est un équilibre de bicyclette. Si on cesse de pédaler (si on arrête la croissance), on (le capitalisme) tombe.

    2. effectivement, rien ne semble avoir changé, et son discours ferait un tabac ajd. faut encore trouver l’homme politique qui aura la courage de dire ces vérités

  4. Ça, je n’en mettrais pas ma main au feu. Non que ce serait un conflit mondial, mais de nombreuses tensions vont survenir, même en Europe.

  5. Jute un bémol de dimension, à cette époque, les réserves de pétrole ètaient à peine égratignées, aujourd’hui la production commence son déclin et nous sommes 4 à 5 fois plus nombreux.
    Cela change tout!!!
    Agir oui, mais en tenant compte de ce nouveau paramètre.

    1. En effet ! les Etats Unis ont connu leur pic pétrolier en 1970, la mer du Nord en 1999, le Mexique en 2005 et à en croire les derniers rapports de l’AIE, l’ensemble de la production mondiale de brut conventionnel a atteint son pic en 2007… Comme vous le faites remarquer, la population mondiale frôle aujourd’hui les sept milliards contre un petit milliard à cette époque. Par ailleurs je ne trouve pas les chiffresexacts, mais la population agricole aux Etats Unis, en Europe et dans les pays dits « développés est réduite aujourd’hui à la portion congrue , au niveau mondial elle suit la même évolution ; plus de 50% de la population est urbaine, ce qui ne signifie pas non plus que la moitié restante soit agricole, loin de là, mais qu’importe.
      Le contexte n’est vraiment plus le même !

  6. Les fossoyeurs–qui se leurrent eux mêmes– ont concocté bien pire que ça.
    Tout cela paraît d’ailleurs bien ficelé en fin de compte ,après bientôt 3 ans de « crise » (? )

  7. dans le même temps nous devons franchement admettre qu’il y a excès de population dans nos centres industriels et, par la mise en œuvre d’une redistribution à l’échelle nationale, rechercher à obtenir un meilleur usage de la terre pour ceux qui y sont les plus aptes.

    Oui, la tâche peut être soutenue par des efforts précis en vue d’élever les valeurs des produits agricoles, et en conséquence le pouvoir d’acheter les productions de nos villes. Elle peut être soutenue en évitant avec réalisme la tragédie de la disparition croissante pour cause de saisie de nos modestes maisons et de nos fermes.

    Combien « de migrants » sont devenu propriétaires de terres sur lesquelles ils furent invités à venir travailler ? De quoi l’agriculture paysanne sera-telle le cheval de Troie comme pour l’écologie, l’éolien ?

    1. @ phil

      J’ai pris souvent ici de « partir du négatif » : repérer la vermine naissante dans le cadavre en décomposition, c’est avoir au moins l’espoir de la vaincre.

      La fonction recherche du blog étant partiellement en panne, je ne saurais vous renvoyer aux réponses par lesquelles j’ai répété les mêmes « scies » ; je peux en dresser la liste, sans toutefois prendre le temps de retrouver les quelques références par lesquelles j’ai parfois appuyé mes propos.

      Dans la chaîne évanescente de reconnaissance de dette, certains s’arrangent pour trouver le moyen d’en convertir une partie en titre de propriété et notamment sur la terre agricole.

      Depuis trente ans qu’elle s’affaire, l’économie sociale – au sens large – n’a toujours pas libéré capacité de son public à maîtriser les outils de son émancipation : quand un groupe social, tient son travail et statut de ce que son public n’a pas de travail … ça coince. Lorsque la question du « déficit démocratique de l’associatif » arrive à percer, le silence est quasi total.

      La façon l’éolien militant a servi de cheval de Troie à l’éolien industriel est sans doute prémonitoire d’un ordre écologique neo-feodal.

      Selon mon attitude de base et ces trois contextes, j’interroge en prolepse les possibilités d’échec d’une repasse des accents rooseveltien, sur la mise au travail par la terre – les raisins de la colère . Car après tout, nous avons bien intégré pendant quarante ans l’indigne esclavage induit par les accords de travail migré temporaire ( Algérie ) pour l’agro-industrie de la vallée du Rhône comme pour l’Andalousie ( accords marocains) avant que la crise n’autorise de transvaser dans l’atmosphère saturée en pesticide de sa mer de serres, …les chômeurs espagnols.

      Déjà entendu sur France inter/culture : un personnel communal promeut la préemption de terre au bénéfice de la Commune, afin que les « services communaux » les mettent à disposition d’un bac +5 (dont il est évident, selon les dires du promoteur communal, qu’après son stage de formation au maraîchage en AMAP, l’équilibre financier de son entreprise indépendante reposera sur variable d’ajustement constitué par sa participation à la cantine communale.

      Votre « imagination sociologique » n’aura guère de peine, je crois, à tirer quelques notes de cette ,très sensible, et déjà bien rodée nervure de l’avenir, notre avenir agricole est à ce prix.

      1. @ jean-luce morlie
         » Déjà entendu sur France inter/culture : un personnel communal promeut la préemption de terre au bénéfice de la Commune…  »
        Près de Cannes , à Mouans-Sartoux . Yen a certainement d’autres .

  8. Deux propositions:

    It’s Adair Turner, chairman of the U.K.’s Financial Services Authority, who has made the most sense so far, however. He’s suggested that instead of trading vehicles, credit default insurance on sovereign debt should only be sold to entities that actually hold the debt. If this had been the case on Wall Street two years ago, Bear Stearns and Lehman Brothers might still be around.

    Regulators can never expect to stay ahead of Wall Street, the City of London or any financial innovation areas. But they can do a better job to create transparency in markets and reduce these surges of opportunism when they are found to be harmful. The decision to put a limitation on shorting stocks in the U.S. last week, while widely derided as anti-market, is one example of this. The markets need opportunity to thrive, but not at the expense of the health of the system, especially a system as important as the euro bloc.

    David Callaway

  9. Super,

    On pourrait presque utiliser tel quel ce texte pour pétitionner et bloquer les mails des principaux partis politiques. Non pas parce que ça pourrait changer quelque chose, car il ne peut rien sortir de bon de ce personnel là, tant ils sont empétrés dans leurs petites logiques à courte vue.

    Si un nombre suffisant de gens expédiaient ce texte à leur représentant ça pourrait avoir un effet paradoxal: ils s’en parleraient entre eux, à l’intérieur de leur parti politique, mais aussi entre formations différentes (ils se tutoient) et ça ferait monter chez eux l’inquiétude. Ils sauraient en effet que nous ne sommes pas dupe et que nous n’avons aucune confiance en eux pour nous fabriquer un monde simplement plus humain, tel qu’il est décrit dans le discours de Frank Delano Roosevelt.

    1. @ Phil, @ frederic,

      Pas con, mais faudrait vraiment que ça soit massif pour les inquiéter et qu’ils en parle entre eux (si tant est qu’ils lisent les e-mail qu’ils reçoivent via leur site), idée à creuser néanmoins.

      Fred, qu’en penses tu ?

    2. @ Hema, @ Phil

      ce que j’en pense, Hema…Ce discours-ci : oui, il a quelque chose d’intemporel. A ceci près que nous ne sommes pas encore dans une situation identique à celle qu’il décrit. La bourse ne s’est pas totalement effondrée, les impôts n’ont pas augmenté (Ok, pas encore), les fermiers trouvent encore des marchés pour leurs produits (ok, mal rémunérés) et notre épargne -pour les veinards- dort encore dans les caisses des banques.
      Le chômage, on s’en rapproche, mais on a remarqué avec quelle célérité notre gouvernement semble abandonner toute posture idéologique pour arroser les fins de droits.
      Alors, je me demande si c’est le moment le plus opportun pour le diffuser tel que l’envisage Phil. Il risque d’arriver un peu « à contretemps » selon moi, et d’écorner un peu notre crédibilité (qu’on n’a pas encore construite;-). Ceci n’est qu’un ressenti, tout ça peut naturellement se discuter.

      Ce matin, j’ai écouté France Culture : c’est surprenant comme tout ronronne, les débats, les intervenants, les questions, les propositions. J’ai bien senti que l’un ou l’autre prenait acte d’un tressaillement sur le front du chômage (je crois que c’était Julliard face à Minc). Mais la manière dont il le restituait me faisait songer à ce qu’ont du penser les passagers de 1ère classe du Titanic au moment de l’impact avec l’iceberg : « tiens, on a touché quelque chose! »

      L’idée d’interpeller les élus collectivement et de manière ferme, je l’aime bien cette idée. Je pense qu’elle peut produire quelques effets à la condition qu’elle soit bien coordonnée. Elle devrait surtout nous permettre de prendre date auprès du personnel politique, au cas où cette crise tournerait vraiment très mal. Pas envie de retrouver les mêmes en train de prononcer le discours de Roosevelt après le grand badaboum (je suis sûr que certains oseraient)
      Peut-être serait-il plus pertinent, à ce moment de l’histoire, de leur faire parvenir questions / demandes d’informations citoyennes, critiques précises et propositions claires.
      Mais bon, je ne suis sûr de rien…à part qu’on va sortir de l’inaction, et quoi qu’il en ressorte, Hema, ça me fait plaisir 🙂

      Amicalement

      Frédéric

  10. Bien vu, c’est d’une étonante actualité !
    Il n’y a actuellement aucun homme ou femme politique disposant du pouvoir dans son pays capable de tenir un tel discours et de mettre en place la politique concomitante.

    Un vent d’espoir souffle sur les USA:

    3 mars : vote du Buy American Act, loi sur la préférence nationale, qui favorise les produits fabriqués aux États-Unis.
    4 mars : Franklin Delano Roosevelt (démocrate) devient le 32e président des États-Unis d’Amérique (fin en 1945).
    6 mars :
    Fermeture des banques et embargo sur les exportations d’or et d’argent.
    Dévaluation du dollar.
    9 mars-16 juin : Cent jours. Début de la nouvelle politique économique américaine, le « New Deal ».
    9 mars : Glass-Steagall Act (réforme des banques).
    31 mars : Civilian Conservation Corps chargé d’employer 250 000 jeunes dans des tâches de conservation du sol et de reboisement.

    Un vent mauvais souffle sur l’europe.

    Le mois de mars 1933 n’augurait rien de bon en Allemagne et pour l’Europe. Hitler obtient les pleins pouvoirs. Les nazis ouvrent les camps d’Orianenburg, Dachau, Buchenwald, Sachsenhausen et de Ravensbrück.

    Ce blog participe à donner un peu d’espoir. Je ne pense pas que nous devions attendre quoi que ce soit de notre personnel politique. L’espoir devra reposer sur les épaules de chacun de nous.

  11. Oui, ce discours pourrait être repris à l’identique par les dirigeants politiques d’aujourd’hui, pour s’attaquer aux problèmes d’éthique qui sapent nos vies aujourd’hui.

    Malheureusement, cela ne permettrait pas de résoudre le problème de fond auquel nous sommes tous confrontés maintenant, celui de l’épuisement des ressources naturelles de notre planète (principalement : énergies fossiles et métaux). Si l’on assiste au sacrifice généralisé du long terme au profit du court terme, c’est que les acteurs économiques les plus avisés ont pris conscience d’une inévitable baisse globale du niveau de vie liée à l’épuisement de nos richesses matérielles. Leur cynisme les amène à faire de l’argent en exploitant au maximum la faiblesse coupable de ceux, particuliers et Etats, qui refusent d’admettre que l’avenir ne sera jamais à la hauteur, au plan des richesses matérielles, de ce qu’ont été les 80 dernières années.

    En évoquant en 1933 « les grands projets dont nous avons besoin pour stimuler et réorganiser l’utilisation de nos immenses ressources naturelles » Franklin Delano Roosevelt offrait un espoir réaliste à ses contemporains. Ce filon a été exploité pendant 80 ans et nous entrevoyons maintenant son épuisement. Aujourd’hui, il faut découvrir un autre filon de richesses qui, probablement, n’existe que dans le domaine spirituel. C’est une tâche immense que d’orienter des milliards d’êtres dans une voie nouvelle à laquelle très peu sont préparés

  12. L’engouement pour Keynes et les théories de relance keynésienne est fort compréhensible en cette période de crise, mais je pense qu’il est utile de préciser quelque chose: le New-Deal en lui même n’a PAS permis la relance américaine, son efficacité économique est aujourd’hui contestée ou en tout cas très nuancée. C’est la Seconde Guerre Mondiale et le keynésianisme militaire qu’elle a induit qui a permis la relance des USA, et à quel prix!

    1. Encore la phobie de keynes? ( c’est une question). Il est difficile de départager les mérites du New-Deal qui était d’inpiration kineysienne et plutôt opportuniste dans son application. La cour suprême, et d’autres instances ont fait beaucoup pour couper les ailes à différentes réalisations du New-Deal.

      En tout cas, la simple continuation de la « politique » de Hoover ( et des républicains si ils n’avaient été totalement dévalué par leur approche de la crise)
      n’aurait pas permis le redressement constaté…

      Visiblement, un certain courant actuel tend à faire supporter aux idées de Keynes ce qu’ elles n’ont jamais promis. je pense qu’il est utile de préciser que RIEN de ce qui a été fait avant, et fait pendant, la crise actuelle n’est kineysien.

    2. @ Jack :
      Il me semble que vous confondez : Roosevelt n’était pas ‘keynésien’. Et le New Deal non plus. D’ailleurs, lors d’une entrevue avec Keynes, Roosevelt avait déclaré n’avoir rien compris aux théories de Keynes dont l’opus principal qui le fit connaître mondialement (‘Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie’) sortit en … 1936, soit 3 ans après le New Deal !
      Le New Deal a plus à voir avec ce que l’on pourrait appeler « l’économie physique » (ou ‘Système américain d’économie politique’), tradition américaine issue d’Alexander Hamilton (la recherche du bonheur, nationalisation du crédit, fédéralisme, …), sans oublier Abraham Lincoln et Leibniz.
      Bref, un véritable ‘lignage’ américain, qui s’est toujours opposé au libre échangisme d’Adam Smith (on pourrait dire actuellement ‘protectionnisme’ pour qualifier les thèses d’Hamilton).

      Pas forcément grand chose à voir donc avec le ‘keynésianisme’, au sens où vous l’entendez.

      Cordialement.

    3. Jack, ce que vous dites là traîne en effet dans la propagande ultralibérale, dont les ennemis tutélaires sont Roosevelt et Keynes.

      Un ou deux faits pour justifier ces allégations ? … Ça nous changerait.

    4. @Jack
      « keynésianisme militaire » ? Qu’est-ce que c’est ?
      S’il parait difficilement contestable que la crise de 29 a engendré le national socialisme en Allemagne, je ne vois pas pourquoi les militaires américains auraient eu besoin d’une « théorie économique » pour voir leur budget augmenter tout au long des années 30 malgré leur isolationnisme proclamé. Le conflit larvé qu’entretenait les US avec les Japonais montrait déjà à l’époque que l’empire du soleil levant avait prévu dans découdre avec les armes. Keynes et ses théories ne sont pour rien dans le tournant vers l’économie de guerre. Ce sont les relations internationales entre les futurs belligérants qui expliquent tout.

    5. Jack
      Ce que vous dites est inexact. Le New Deal conduisait à un ensemble de mesures, la Social Security. Rossevelt fournissait l’idée, mais le gros travail de réformation sociale est dû aux mouvements sociaux divers, très percutants à l’époque.
      L’industrie de la guerre et son énorme effort en terme de progrès technologique a préparée la croissance (en Europe les Trente Glorieuses): Plan Marshall pour l’Europe, développement de nouveaux produits de consommation, conquête du marché européen, division du monde en deux camps, donc hégémonie économique des USA. Le Général de Gaulle aurait dit: c’est General Motors qui gagnera la guerre.

    1. Lumineux, quasi angélique. Les peintures sont-elles de lui. Le merveilleux du site de P. JORION est d’attirer tous les savoirs et sensibilités : le LEVAIN d’un nouveau futur !
      Merci à tous, je ne l’avais pas encore dit.
      J’ai appris à dire, oui, merci, s’il vous plait, pardon et maintenant je dis non, mais je sais combien
      cela est dangereux de dire non.

  13. Il est temps, il est grand temps, que le mensonge, la forfaiture et la lâcheté du néo-libéralisme soit enfin réduite à son niveau réel, c’est-à-dire insignifiant.

    D’aucun néo-libéraux ont osé dire que ce n’est pas le New Deal de FD Roosevelt qui permis aux Etats-Unis de sortir de la crise de 1929. Que ce fut l’effort de guerre qui le permit.

    Mais bien avant 1941 il y eut une refondation. Ample, profonde et sincère.

    Ce discours d’investiture, de 1934, en est la preuve, pleine et irréfutable.

    Car si la guerre engagée en 1941 a ‘permis’ de développer les capacités de production industrielles et revenir au niveau de celles de 1929, c’est bien avant qu’il faut porter l’analyse des origines du renouveau des USA, c’est dans un autre domaine, essentiel, sans lequel l’activité économique n’aurait pu retrouver son élan : la conception morale de l’existence.
    « Donc, premièrement, permettez-moi d’affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même – l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant. »

    Ne serait-ce que pour cela, ces Etats-Unis là resteront à jamais un des phares de l’Humanité.
    Et pour moi, les Etats-Unis, c’est cela. Aussi.

    1. Chez GS il n’ont pas peur….

      Discourt politique d’un autre temps. Le passé ne fait pas le futur.
      La situation n’est pas comparable avec 29: les banques fonctionnent, le commerce, les valeurs n’ont que peu chuté ( au grand dam des acheteurs potentiels ), seul le chômage est revenu au niveau de 99.
      Où sont les usuriers avec des taux immo à 3,8%? …à la conso 19% mais protégé par la commission de sur-endettement de la BDF

      Seul un optimiste idiot pourrait nier les sombres réalités du moment ?

      Bouc émissaires de 29 les banques mais responsables : l’État : les tigres n’étaient pas attachés !!

      Grands travaux : Aller trouver des chômeurs prêt à faire des routes( qui existent déjà ), les infrastructures sont soient déjà existante soient dans la haut technologie!

      Quand au baratin sur la richesse, ce n’est que pour endormir le pauvre !!

      Cls: Dites vous bien que l' »homme providentiel » qui vous sauvera de la débâcle c’est vous même !!

    2. « Dites vous bien que l’ »homme providentiel » qui vous sauvera de la débâcle c’est vous même !! »

      Mon Grand-oncle qui naviguait sur les grands voiliers dans sa jeunesse et qui avait commencé comme mousse et gabier avant d’être pacha ne disait pas autre chose, lorsqu’ils passaient le Horn. Chaque homme d’équipage, dans les vents hurlants, pensait d’abord à sa peau, en carguant les perroquets à 30 mètres au dessus du pont sur une mer démontée.

      Ce qu’il disait également, c’est que l’efficacité de l’équipage était décuplée lorsque le commandant était de qualité, qu’il avait du charisme, qu’il était dur (toujours) mais juste, compatissant, respectable et respecté. Avec les meilleurs hommes d’équipage, certains grands voiliers se sont perdus faute de commandant de qualité.

      Par contre la ,mémoire collective se souvient du Cdt Lebreton, qui, navigue des Falklands (Malouines) jusqu’au phare des Baleines (OLéron), à l’estime, sans jamais avoir vu le soleil pour faire le point.

      Pour une bonne navigation, il faut un équipage et un commandant, et c’est un libertaire qui vous le dit!

    3. @ PSN :
      +1.
      Les logiques individualistes en guise de bouée de secours me gonflent autant que le libéralisme lui-même, tant elles ne sont au final que des succédanées.
      Cordialement.

      PS : sont forts ces bretons ! 😉

  14. Entendu ce matin sur France Inter l’interview de Slavoj ZIZEK, philosophe slovène pour son livre
    « Après la tragédie, la farce ou comment l’histoire se répète ».
    Il dit : « Hegel a dit que l’histoire se répète et Marx a dit la 1ère fois comme tragédie, la 2ème fois
    comme farce. Et Herbert Marcuse en 1960 a dit que parfois la farce peut être plus horrible et plus
    pénible que la tragédie elle-même ».
    Ce qui lui fait le plus peur est un système d’un ordre politique de plus en plus autoritaire à la
    Berlusconi en sitant l’ubuisme de Michel Foucault du Roi Ubu d’Alfred Jarry.
    Les dernières paroles sont  » l’universel est un universel de bataille, de la lutte ici et là. La solidarité
    de la lutte est la seule universalité véritable aujourd’hui ».

  15. « Notre première tâche, la plus importante, est de remettre les gens au travail. »
    C’est déjà le cas, et pour moins cher (et par conséquent avec moins de contribution sociale), de plus en plus souvent sans contrat, de manière toujours plus aliénante, dangereuse et concurrentielle et de plus en plus souvent pour rien, par exemple en s’exilant, en s’endettant pour ce faire, ou en se substituant bénévolement à la disparition planifiée des services publics (à part la police et l’armée) ou aux prix insoutenables des entreprises de plomberie. Croyez-vous que les chômeurs bullent ? Ce n’est pas parce que la démerde ne rentre pas dans les stats officielles qu’elle n’existe pas, elle est d’ailleurs prise en compte comme un degré d’adaptation possible. Et c’est pas fini : moins 20 % de salaire pour les salariés fonctionnaires au laboratoire grec.
    Le seul avantage qu’ont pu acquérir les Conti, en renchérissant le prix de leur licenciement, est de pouvoir demeurer sans travailler plus longtemps que cela n’aurait été possible sans leur lutte. En politicien, classiquement, Roosevelt spécule sur le chômage de masse et la condition de pauvreté qu’il induit, ne laissant le choix qu’entre une survie aliénée ou la détresse. Ce n’est rien d’autre qu’un chantage. Obama parlait de « se retrousser les manches » dans les mêmes conditions que Roosesevelt. N’importe quel chef d’Etat ferait le même discours, y compris le notre actuel.
    Tant que l’argent existe, qu’on paye au moins le temps non travaillé, et pas au taux de survie du RMI devenu RSA. Ce ne serait même pas une exigence radicale, seulement pratique.
    Comment pouvez-vous donc attendre quoi que ce soit du pouvoir ? Quelques phrases contre les usuriers vous suffisent-elles pour vous laisser abuser quant à la distribution des pouvoirs entre ledit « économique » et ledit « politique », ce dernier faisant mine de réparer l’immoralité de l’autre tout en dépendant ?
    Un tel degré de naïveté n’est plus de la naïveté. Et n’allez pas nous dire, monsieur Jorion, hypocritement, « c’est pour faire réagir ». Si vous n’étiez pas d’accord avec ce texte vous l’auriez écrit, n’est-ce pas ?

    1. Une constitution pour l’économie

      Article 1 (toujours à discuter)

      1.1

      Toute forme d’organisation économique doit viser à l’émancipation des individus; aucune forme économique ne peut concourir à la domination d’un groupe ou d’une personne sur un autre groupe ou une autre personne.

    2. Et quel serait le texte du discours de Schizosophie et ses » lignes d’attaque » ?

      Prononcé devant qui et où ?

    3. à Jean-Luce Morlie
      Enlevez les mots « pour l’économie » et « économique » et votre article commencera à ressembler à une constitution, au sens d’une constituante.

      à Juan Nessy
      Pourquoi voudriez-vous que je discourusse ?

  16. Bonjour à tous

    L’empire romain vivait sur le dos du « monde connu »grâce à son pouvoir militaire. Une des causes de sa chute c’est l’emploi de mercenaires qui ont peu a peu supplanté les citoyens romains dans l’armée. C’est ainsi que les usa ont vécu très largement à crédit …
    Aujourd’hui, la transposition se fait au niveau de l’économie marchande: travailleurs au lieu de soldats. Ceux qui furent considérés comme des mercenaires- immigrés, délocalisations- par les usuriers ont désormais le pouvoir…. sic transit gloria mundi! Tant mieux pour eux qui furent exploités sans merci!
    Il faut rappeler encore et encore que le chômage était très faible enFrance en 1968 avec pour corollaire des niveaux de salaires élevés et des profits moindres pour capital. C’est pour faire baisser les salaires et garder ainsi les profits des capitalistes que l’immigration a été orchestrée par le gouvernement du patronat. Puis, le niveau de salaire des immigrés s’étant élevé, les exploiteurs se sont tournés vers d’autres mercenaires.
    La terre étant sphérique, nous avons fait le tour et maintenant les usuriers d’aujourd’hui reviennent dire qu’il faut absolument baisser les salaires des pauvres ici pour s’en tirer!

    Les droits de l’homme ne seront bientôt plus que les droits de l’homme d’affaires et liberté égalité fraternité la devise d’un petit club de riches avec tennis golf piscine verdure et vigiles pour tenir la plèbe laide et malodorante à l’écart.
    Revoir Métropolis et Zardoz et Soylent Green!

    Cordialement.

  17. Le monde ne changera pas tant que l’humain ne redeviendra pas « bon » en tout cas une majorité d’entre eux. Respectueux d’autrui, refusant le mensonge sous toutes ses formes, honnête, non matérialiste, qu’il retrouve le plaisir de se changer en travaillant sans cesse sur lui, et je ne parle pas ici de redevenir « religieux », les religions sont à l’image des politiques, des spoliateurs. Si vous voulez que le monde change, vous devez d’abord changer et inciter autour de vous les autres à changer en devenant meilleurs.
    Quant au discours de Roosevelt, qu’on t-ils fait après pour exercer une stricte surveillance des banque et de leurs activités puisque les mêmes maux sont réapparus et décuplés. Les banques et leurs maîtres sont des escrocs et pour en finir avec l’exploitation du peuple (qui n’y voit rien) il faut ne plus leur permettre d’exister, réinventer une autre façon d’échanger.
    Il y a les discours, et ensuite il y a les actes, et moi je vois souvent de la barbarie sous diverses formes. Nous avons en ce début XXI siècle l’occasion de tout remettre à plat, de faire table rase et de bâtir un autre monde différent mais surtout en refusant de donner de nouveaux les pouvoirs à tous ces bandits. Désolée d’intervenir parmi vous qui êtes plus au fait de l’expression écrite (et verbale) qui avez une bien meilleure analyse que moi qui ne suis qu’une petite citoyenne de rien du tout, sans grands moyens intellectuels et mon charabia peut paraître confus, veuillez m’en excuser. Merci à vous tous de me permettre de comprendre plus finement encore le machiavélisme de nos élites.

  18. jducac, schizosophie, Brigitte…

    Je vous cite :

    « Aujourd’hui, il faut découvrir un autre filon de richesses qui, probablement, n’existe que dans le domaine spirituel. »

    « …spécule sur le chômage de masse et la condition de pauvreté qu’il induit, ne laissant le choix qu’entre une survie aliénée ou la détresse. Ce n’est rien d’autre qu’un chantage. »

    « Le monde ne changera pas tant que l’humain ne redeviendra pas « bon » en tout cas une majorité d’entre eux. »

    Merci. Et courage !

  19. « Essentiellement, tout cela vient du fait que les responsables des échanges des biens de l’humanité ont échoué, de par leur propre entêtement et leur propre incompétence, ont admis leur échec, et ont abdiqué. Les pratiques des usuriers sans scrupules se trouvent dénoncées devant le tribunal de l’opinion publique, rejetées aussi bien par les coeurs que par les âmes des hommes ».

    Déjà, si nous arrivions à cela… Ce plus que formidable.

    L’Opinion Publique est tellement abrutie-endormie qu’elle n’est plus capable de contester, de protester, de manifester sa fureur et d’EXIGER des comptes pour tous les dommages subits (avec en plus cette fois la dimension environnementale) . Triste.

    Au lieu de jouer sur les mots, contribuons à faire passer le message de la vérité, celui de ce blog, au MAXIMUM de personnes. Merci.

    1. Oui Laurence tout à fait d’accord avec vous, faire connaître ce blog au plus grand nombre, je m’y efforce (travail – amis – famille – et même sur internet) afin de permettre aux autres d’ouvrir aussi les yeux, qu’ils comprennent qu’il leur faut se réveiller de ce long endormissement et réagir vite….

  20. Lorsque que la guerre manifeste ses « exigences » pour se déchaîner, l’on ne peut que constater la surabondance de faits et de preuves qu’il est parfaitement possible de financer tout ce qu’il est matériellement possible d’entreprendre, donc, par exemple: la guerre. Il n’y a pas de problème purement financiers pour financer la guerre.

    –> Voici donc une très solide et constante certitude!

    Moralité, on peut même dire, une certitude ressurante, n’est-ce pas? Il n’y a pas de problème purement financier pour financer l’économie de Paix.

    Ces problèmes strictement financiers, le président Roosevelt les appelaient à juste titre: « un contresens », et ils le sont!

    Lorsque les États-Unis entrèrent en guerre, Roosevelt déclara publiquement qu’il « n’admettrait pas de contresens financier concernant l’effort de guerre. Dont acte.

    En dehors du fait que Roosevelt mourut à peine un mois avant la fin de la guerre en Europe et quatre mois avant celle du Pacifique, ce que Roosevelt (donc la présidence des États-Unis) ne sut, ou ne voulut pas faire, ce fut de faire en sorte, par le truchement du financement de la guerre, donc sans contresens financier, que le contresens financier s’arrêta définitivement, et que les maîtres du système financier acceptassent donc cet arrêt définitif du contresens financier, et non pas un arrêt temporaire. Mais on voit bien que, globalement, la période de l’immédiat après guerre, 1945 jusqu’à 2008-2009, fut celle du retour massif du « contresens » financier… Ainsi il faut pouvoir en finir avec cette accumulation de dettes à payer par la nation, dettes nées d’un processus de création monétaire générant un argent-dettes toujours en cours aujoud’hui pour toute les sociétés écrasées d’intérêts à payer sans fin.

    Car pourquoi donc le contresens financier dénoncé par Roosevelt, mais pas supprimé, reprit-il les rennes comme au bon vieux temps de la Paix, n’est-ce pas? Jusqu’à ce que ça recommence?…

    Voici ce qu’il se disait il y a un an sur Roosevelt avec l’arrivée d’Obama. La encore la « dialectique » n’est pas finie…

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/2009-qui-a-peur-de-franklin-51086

  21. C’est vrai que ce discours sonne juste à près de 8 décennies de notre actualité.

    Que faut-il y voir sinon que l’Homme ne se refait pas, qu’Il est toujours imparfait. Et que pouvons-nous y faire, finalement ? Dans le meilleur des cas, les mêmes solutions qu’à l’époque pourraient être mises en place mais l’illusion de la leçon apprise ne durerait qu’un temps et puis quel en serait le prix à payer ? Un mal pour un bien qui se répéterait encore et encore.

    L’Histoire nous fait perdre la foi en cet Être pourtant si génial qu’est l’Homme et au final, il ne nous reste que le rêve d’un avenir meilleur, figé entre le désespoir et une perspective qui tient du miracle.

  22. Ce discours n’a malheureusement pas pris une ride, mises à part les réserves que certains commentateurs émettent très justement concernant la catastrophe énergétique qui se prépare.

    Dire que certains esprits « éclairés » ont voulu voir Obama comme le nouveau Roosevelt.
    L’original était un peu moins creux que la copie.
    Yes we can! Yes we can carry on digging the hole we fell in!
    Roosevelt proposait plutôt de sortir du trou et puis de le reboucher.

    1. « Ce discours n’a malheureusement pas pris une ride, mises à part les réserves que certains commentateurs émettent très justement concernant la catastrophe énergétique qui se prépare. »

      C’est cette catastrophe énergétique qui fait toute la différence, aussi bien dans la perception de la crise actuelle que dans les remèdes à administrés.
      A mes yeux, cette crise est définitive, la relance est matériellement impossible, c’est pourquoi le système capitaliste « mange les consommateurs », il coupe la branche sur laquelle il est assis.
      Nous avons besoin d’une autre manière de penser, d’un autre paradigme, nous seuls pouvons mener à bien cette entreprise.

    2. http://www.dailymotion.com/video/x34z1y_grenelle-de-lenvironnement-yves-coc_politics

      Dans cette vidéo, Yves Cochet parle des données factuelles du dossier énergie : Tous les députés et ministres présents soupirent et lèvent les yeux au ciel, il est la risée de l’assemblée.

      Comme Paul Jorion lorsqu’il parle à E Woerth de la réalité économique, il est immédiatement taxé de PESSIMISTE.

      Pour passer en communication, il faut positiver, vendre du rêve, un monde meilleur. Sortez de là et vous devenez inaudibles. Personne n’a plus envie de vous entendre.

      C’est bien dommage, mais il va falloir, je le crains, laisser la réalité se charger de mettre l’opinion au diapason des faits, avec tout les risques de dérapage que cela comporte.

    3. Certes mon cher Thomas
      Vous ne pouvez vendre du rêve qu’à ceux qui en ont les moyens, pour les autres, il faut parler de la réalité en language imagé.
      C’est ce que je m’efforce de faire.
      Par exemple quand vous parlez de la production pétrolière à un jeune de 20 ans et que vous lui dites que la production journalière est une marée noire aussi longue que la côte Belge(60km) et de 10km de large et de 2 cm d’épaisseur, il vous répond.
      Putain ! c’est bien beaucoup ça!! Et cela marque son esprit.

      Je connais cette vidéo et j’ai lu son livre criant de vérité, c’est un homme courageux.
      Depuis 30 ans je m’efforce de faire comprendre la place du pétrole dans notre société.
      J’ai été la risée de beaucoup d’assemblée, mais maintenant, je n’en n’ai que faire.
      C’est cela qui me fait avancer en construisant mon argumentation.
      Aujourd’hui, quand j’en parle, c’est plutôt le silence que je receuille.
      Pour en revenir au sujet, je suis d’accord avec ce discours, mais il faut le réactualiser à la lueur de tout ce qui s’est passé depuis, c’est une lente évolution qui est loin d’être terminée

    4. Je suis entièrement d’accord avec vous, Michel.
      Je n’aurais pas dû dire que le discours de Roosevelt n’avait pas pris une ride, mais plutôt qu’aucun dirigeant politique n’a plus la capacité de prononcer un tel discours à la fois cruellement objectif et porteur d’espoir.

      Actuellement, un tel discours devrait évidemment être centré sur la crise énergétique. Disons que la majeure partie de ce discours de 1933, celle qui concerne la faillite morale de la finance, les saisies immobilières et le crédit, pourrait être reprise telle quelle en 2010.
      C’est une preuve supplémentaire du fait navrant que l’homme est incapable d’apprendre de ses erreurs passées. Alors, faire face à des problèmes inédits dépassant de très loin tous ceux qu’il a déjà dû affronter auparavant…

      Bref, je ne suis guère optimiste pour la suite.
      La réaction de cancres fiers de leur ignorance des ministres face au discours d’Yves Cochet que Thomas a mis en lien est édifiante. Rien à attendre de ces abrutis.
      Yves Cochet Président !

    5. j’ai lu il y a quelques jours au détour d’un article  » l’espèce humaine est la seule qui trèbuche deux fois sur la même pierre  » ! il nous faudrai donc muter ! au delà du changement de paradigme ?

  23. en gros ,va falloir attendre un « pearl à rebours » créé de toutes piéces pour que les usa épongent leur dette en faisant une 3 ieme guerre mondiale ,vu que le capitalisme ne sait résoudre les crises que par des guerres et dans la mesure où la puissance économique n’est garanti in fine que par la puissance militaire ,il faudra bien aux usa prouver qu’ils sont encore les plus forts .

    quel va être le facteur déclenchant ?

    iran/israel ?

    un attentat majeur en Europe ? (les usa pourraient fort bien décidés de laisser tomber l’Europe et sa monnaie de monopoly ) !

    un faux grossier « à la Bismarck » permettant d’attaquer la chine sans préavis ?

    un coup d’état en Inde ?

  24. Ce message de Roosevelt prouve surtout de manière effrayante que nous n’avons pas avancé d’un iota depuis 33 et que ce système ne se réforme pas. La preuve est faite, et magistralement car le capital ne supporte pas la réforme, il ne veut que le profit.
    Lorsque l’histoire bégaie, il y a un moment où, même si on ne le souhaite pas, des vagues se soulèvent pour tout remettre en place, comme sur le littoral de Vendée il y a quelques jours… la vague du peuple surgit sur la scène de l’histoire, qu’on le veuille ou non.
    Accrochez-vous, dans les années qui viennent, et choisissez bien votre camp… ne défendez plus l’indéfendable si vous voulez qu’on en sorte… et préparons ensemble l’à venir…
    Sinon, période faste, crise, guerre… période faste, crise, guerre… et jusqu’à quand ce programme alléchant et si » intelligent » que nous promet ce gentil système, à visage si humain?

    1. Oui, c’est plutôt vous qui avez raison. Ce n’est pas que le discours n’est pas pris de rides, mais c’est bien que nous n’avons rien compris depuis, malgré les événements. C’en est presque désespérant.

  25. Ce qui m’inquiète le plus c’est que la logique des entreprises, lorsqu’elles vont mal, c’est de se recentrer sur leur « core business ».
    Si l’on considère les états Unis avec la vision de Noam Chomsky soit « corporate america » avec deux filiales chargée de la politique Republicain Ltd et Democrate inc, on peut penser que Corporate america risque de se recentrer sur son core business.
    La question est quel est le core business des Etats-Unis ?. En se basant sur la distribution des revenus provenant des taxes et impôts, on serait tenté de penser que le core business est l’armement dont la finalité est la guerre.
    Maintenant si on prend une vision purement opportuniste d’un occidental, trop vieux pour aller au front (ce qui est le cas de la plupart des possédants et politiciens), des guerres pour s’assurer l’usage exclusif aux ressources naturelles qui se raréfient ont plusieurs avantages.
    Elles garantissent aux populations un niveau de vie suffisant pour ne pas remettre en question la hiérarchie en place en créant de l’emploi dans l’armée et dans l’industrie.
    Elles aident à limiter la croissance démographique.
    Elles renforcent l’allégeance au pouvoir et la cohésion sociale grâce à la peur.
    Bref, étant sur un blog prônant l’interdiction des paris :), je ne parierais pas que la sortie de crise ne se fasse pas en utilisant les vieilles recettes antérieure même au capitalisme et que sauf pour les plus agés nous connaîtrons la troisième guerre mondiale.

    1. Il n’y aura pas de sortie de crise, même pas par la guerre.
      A mes yeux elle est définitive, rien ne sera plus jamais comme avant, c’est à dire désindustrialisation, disparition des emplois, réduction des échanges etc…
      Cela ne m’inquiète pas, bon débarras, ce qui m’inquiète est la lassitude, l’aquaboniste, ce fatalisme primaire qui constitue l’ambiance actuelle.
      J’ai l’impression qu’on n’a jamais appris aux gens ce que signifie le mot imagination.
      Je dirais même que l’enseignement n’a jamais été qu’un système dans le système pour enrégimenter les gens dans la direction de ce dit système.
      Parmis le peuple, il y a un potentiel de possibilités inexploitées qui ne demande qu’à exploser si les conditions sont réunies.
      Comme le dit djucac: Aujourd’hui, il faut découvrir un autre filon de richesses qui, probablement, n’existe que dans le domaine spirituel.
      Nous passons de l’ére du matériel à l’ére de l’immatériel, la ressource future est désormais le savoir sous toutes ses formes connaissances, imagination, créativité.
      Pourquoi faire?
      Et bien pour améliorer le bien être sans démolir la planète en utilisant le principe de précaution et la sobriété.
      Cela n’a plus rien à voir avec la société de consommation et l’industrialisation.
      Ce sera relocalisation, communautarisation, autarcie, prosommation etc…

    2. michel lambotte,

      Merci pour ce texte. Et pour ce « Nous avons besoin d’une autre manière de penser, d’un autre paradigme, nous seuls pouvons mener à bien cette entreprise. » un peu plus tôt.

      Je me permets.

      La sobriété : ce n’est pas gagné. Si à ce stade je dis que c’est la nature humaine ça risque de ne pas passer ! Et pourtant : nous manquons de respect envers la nature, envers les autres espèces, envers les autres peuples, envers notre prochain. Par égoïsme ! Ce n’est pas la surexploitation des ressources de la planète qui est fondamentalement problématique, mais son origine humaine : nous voulons vivre plus longtemps, dans de meilleures conditions et en ayant le moins possible à affronter la réalité de la vie et de la mort en face. Tant pis pour la planète et les autres êtres vivants.

      Et cet égoïsme se retrouve nécessairement dans le système, c’en est le lien. Pas de surprise donc quand vous dites : « J’ai l’impression qu’on n’a jamais appris aux gens ce que signifie le mot imagination. Je dirais même que l’enseignement n’a jamais été qu’un système dans le système pour enrégimenter les gens dans la direction de ce dit système. » Quel être humain ayant vendu son âme au diable serait capable de l’avouer ? De se l’avouer ? On préfère reproduire le système à l’identique : ça apporte à chacun la preuve a posteriori que son choix était au bout du compte le bon !

      J’en arrive donc à m’étonner d’être surpris que les principales préoccupations soient liées à l’activité en cours ! Étonnant non ?

    3. @Michel Lambotte et d’autres

      « Nous passons de l’ére du matériel à l’ére de l’immatériel, la ressource future est désormais le savoir sous toutes ses formes connaissances, imagination, créativité.
      Pourquoi faire?
      Et bien pour améliorer le bien être sans démolir la planète en utilisant le principe de précaution et la sobriété.
      Cela n’a plus rien à voir avec la société de consommation et l’industrialisation.
      Ce sera relocalisation, communautarisation, autarcie, prosommation etc… »

      C’est dans cet ordre d’idées que nous sommes beaucoup actuellement à acheter des lopins de terre, constructibles pour les plus riches d’entre nous, comportant du bois et si possible dans des communes qui ont déjà une population de « hors venus » suffisante. Se développent également des maisons communautaires et des systèmes de coopératives de bouffe.

      Je sais que pour beaucoup, la perspective de se chauffer avec du bois qu’on a soi-même coupé, manger les légumes de son jardin et cuire son pain peuvent être vus comme une régression. Mais pour d’autres, c’est considéré comme le summum du Progrès.

      La rusticité n’empêche ni la vie sociale, ni la vie intellectuelle et peut-être même les favorise. En tous cas, ici, le post-crise (lamutation) est déjà là pour qui veut ouvrir les yeux.

    4. @ Paul Jorion et tous,

      Avez-vous repéré que le gardien de prison, dans l’extrait ci-dessus de l’An 01, est joué par Marcel Gottlieb, auteur de la BD la Rubrique à Brac ?

    5. Sur le deuxième extrait, le joueur de banjo – cordes tout à fait à la fin de l’extrait est Jacques Higelin.

    6. Merci pour vos réactions qui me vont droit au coeur:
      J’ai des tas de projets qui vont dans le même sens notamment une collecte sélective de BRF distribuée aux jardins familiaux collectifs dans les quartiers défavorisés où bien entendu des terrains vagues sont disponibles.
      Cette collecte serait réalisée dans le cadre l’économie sociale.
      Ce projet serait le pendant pour les plus défavorisés de tous ceux qui ont les moyens d’acheter des terrains boisés constructibles.
      Pour cette vie en autarcie voici un exemple
      http://www.dailymotion.com/video/x1ozxe_la-maison-autonome-des-baronnet
      Je fait partie d’un jardin communautaire situé à 5 minutes de chez moi où je voudrais mettre cela en pratique avec de la monnaie dédiée (j’en ai parlé ailleurs dans les monnaies libres)
      J’ai également des projets pour ma maison afin de récupérer le maximum d’énergie solaire (petite maison ouvrière bien exposée) et les calories de l’eau usée.
      Je suis à la source puisque je suis technicien chauffagiste et je travaille dans une entreprise qui installe des pompes à chaleur où je suis responsable technique.
      D’accord, j’ai encore un pied dans le système, mais mes neurones sont dans un nouveau paradigme.
      Je me dis qu’heureusement il y a des gens fortunés pour investir dans ces systèmes afin de se rendre compte de façon pratique qu’il n’y pas moyen de remplacer le prétrole dans le paradigme industriel.
      Je ne vais pas me gêner pour le dénoncer.
      Comme vous dites: sur ce bog la réalité de la mutation est déjà là et on peut en parler, c’est ce qui est fantastique.
      Encore merci

    7. @ Michel Lambotte
      Seul bémol à la maison autonome : Je crois qu’en Europe, plus de 80% de la population habite en ville. De plus l’énergie économisée dans le fonctionnement de la maison est en partie dépensée en transports divers et variés.

    8. @ Alexis

      les maisons à énergie positive existent sans problème en milieu urbain, c’est une question d’isolation, de pilotage du chauffage et de la ventilation double-flux.

      Par ailleurs, votre réflexion sur la différence entre urbain et rural (déplacements plus énergivores en ville) me semble courte. l’habitat urbain, dans l’état actuel des choses est souvent situé loin. des transports en commun, si on excepte Paris et la banlieue bien desservie.

      Si vous habitez la campagne de Rostrenen et que vous allez à Carhaix (20 km), il vous faut 15 minutes de voiture, : consommation mini et pas d’encombrement. Vous vous chauffez au bois, poussé et débité sur place. Vous avez une serre, vous faites un jardin, vous avez quelques poules pour les oeufs, vous bouffez naturel, c’est un mode de vie ridiculement peu onéreux, peu énergivore, sain, qui de surcroit vous laisse du temps économisé sur le temps de transport.

      C’est donc ridicule en termes d’énergie et d’environnement par rapport à un type qui habite Coueron net qui se rend à Nantes (même distance, encombrements: temps X3, usure de la bagnole X 3) qui se chauffe au gaz ou au fuel et qui va acheter des légumes bio dans les magasins où il se fait tondre par une filière certifiée bio ou commerce équitable, qui reproduit le schéma de la grande distribution. Moralité, le mode de vie urbain, même s’il est nécessaire, est un mode de vie dispendieux, peu respectueux ni de la nature ni des pauvres habitants qui finissent la plupart du temps avec des pathologies coûteuses, mais qui pourtant ne déménageraient pour rien au monde.

      L’humain est une drôle de bestiole, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer.

    9. Michel, j’ai un autre petit bémol : pour transformer sa maison, il faut en avoir une.
      Personnellement, avec mes revenus qui me situent sous le seuil de pauvreté, je suis condamné à la location. J’adorerais avoir une petite maison avec un jardin potager autonome en énergie, mais ce n’est qu’un doux rêve.

    10. @phil (et à tous)

      Et pour ceux qui n’ont pas de quoi en acheter de la terre ? Croyez-vous que les agriculteurs (qui en ont bavé 50 ans pour que la taille de leur exploitation se tienne au seuil de rentabilité, pour maintenant « replonger » ) vont redistribuer leur Ha de terre, gratuitement, à l’armée des chômeurs afin qu’ils s’organisent leur autosuffisance alimentaire ? Je reviens avec « mes figues », à quand les cars de ramassage ?

      Les réponses aux épreuves individuelles de milieu ne résolvent pas les enjeux collectifs de société.

      voir également : http://www.pauljorion.com/blog/?p=8828#comment-63408

  26. oups!
    Je saute sur l’intervention de Philippe :

    l’ enjeu majeur, derrière tout ce que nous vivons actuellement, est bien la prise de possession des ressources naturelles.

    Quand il sera trop tard, nous dirons une fois de plus : le système était opaque,on ne s’est pas rendu compte….

    Ouvrons les yeux pour une fois !!

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