L’actualité de la crise: une ornière qui mène dans le décor, par François Leclerc

Billet invité.

UNE ORNIERE QUI MENE DANS LE DECOR

Au petit jeu des citations, il n’y a ce lundi que l’embarras du choix pour établir le palmarès des propos les moins conséquents.

Sans nul doute, le premier prix doit revenir à Christine Lagarde, une habituée de la compétition, qui a déclaré à propos du risque de contagion de la crise grecque en Europe : « je ne veux même pas y penser ». Elle se voulait catégorique et, soyons honnête, c’était vendredi dernier. « Je crois que le plan qui se met en marche, la procédure qui est engagée, c’est de nature à re-stabiliser une monnaie qui en a besoin » a-t-elle poursuivi pour élargir son propos.

A propos de la politique suivie par le gouvernement allemand, elle s’est contentée de faire preuve de sa transparence habituelle et de constater : « C’est un formalisme auquel les Allemands sont attachés, ils ont raison ».

Le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, n’a pas été en reste et est monté sur la deuxième marche, depuis l’université de Kobe où il s’exprimait devant les étudiants japonais : « Mon impression est que, malgré le fait que nos problèmes soient loin d’être terminés, je suis convaincu que nous maintiendrons la stabilité de la zone euro ».

Mais si tous les regards sont naturellement tournés vers la Grèce et l’Europe, on aurait tort d’oublier le reste du monde occidental. Naoyuki Shinohara, directeur général adjoint du FMI, a mis en garde le Japon : « Même si les problèmes du Japon ne doivent pas être mis sur le même plan que la crise de la dette en Grèce, sa vulnérabilité budgétaire est en train de croître à des niveaux vraiment élevés ». Les agences de notation multiplient ces derniers temps les avertissements à propos de cette dette la plus importante du monde, que les commentateurs affectent encore de tenir pour négligeable au prétexte qu’elle est détenue à 95 % en interne. Ce qui n’affecte en rien le rythme rapide de sa détérioration et le besoin que commence à exprimer le gouvernement de se tourner vers les marchés extérieurs pour se financer.

A la sortie du G20 Finances de Washington, vendredi dernier, Timothy Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor des Etats-Unis, déclarait être convaincu d’une reprise pour 2011, tirée par la demande privée, afin que le pays puisse commencer à réduire son déficit. Il se montrait toutefois plus optimiste que Ben Bernanke, président de la Fed, qui avait déclaré mi-avril devant le Congrès « la hausse de la demande finale [sera] suffisante pour assurer une reprise économique modérée dans les trimestres à venir », sans pronostiquer une date, estimant en réalité que la hausse du PIB serait lente et qu’en conséquence des choix difficiles devraient être faits pour réduire le déficit. Une toute autre hypothèse que celle qui est lancée par Tim Geithner, qui comme l’ont fait au début de la crise de la dette les Européens, pense financer sa réduction par la croissance plus que par des coupes budgétaires. L’histoire a tranché.

En Europe, sans surprise, les taux grecs à 10 ans atteignaient 9,385% à midi ce lundi, tandis que les taux portugais (5,141%), irlandais (4,872%) et espagnol (4,033%) se tendaient. Ce palmarès est en permanence mis à jour et prend de plus en plus l’allure d’une catastrophe annoncée. Elle préfigurera, si elle intervient, ce qui va également ne pas manquer de se passer au Japon et aux Etats-Unis, et va forcer les gouvernements à tenter de sortir de l’ornière dans laquelle ils se trouvent. A produire autre chose que des déclarations du type de celle qu’ils ont adopté dans le cadre de l’Assemblée générale du FMI, samedi dernier, où la plus ferme des résolutions a été adoptée en faveur de la réduction des déficits publics, qui apparaissent de plus en plus comme l’expression d’une situation sans issue.

La crise de la dette publique va dominer tout le reste et imposer de tenter de trouver des solutions inédites, car elle est trop importante pour que les anciennes recettes fonctionnent.

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113 réflexions sur « L’actualité de la crise: une ornière qui mène dans le décor, par François Leclerc »

  1. @ François Leclerc :
    Peut-on envisager pour la Grèce un schéma du type Argentine de 2001, avec un ‘corralito’ mais inverse : restriction de mouvements de capitaux en euros pour les sorties ‘en devises’ (afin d’éviter ce qui se produit actuellement, en termes de fuites de dépôts vers l’étranger) et rétablissement du drachme comme monnaie complémentaire ‘intérieure’ (avec ‘dévaluation’ immédiate du nouveau drachme par rapport à l’euro une fois créé) ?
    La dette (en obligation) serait libellée en nouveau drachme, donc dévaluée, mais remboursée ensuite en euros selon la nouvelle parité euro-drachme. Une façon d’effectuer un défaut de paiement, avec ‘restructuration de la dette’ (effacement d’une partie), sans sortir de la zone euro.
    Possible ?

    1. oui mais le problème c’est que n’étant pas cuisinier, je ne suis pas certain d’être le mieux à même d’en parler (bien que l’on puisse parler de vin sans rien y connaître) 🙂
      ‘C’est dans le vieux pots qu’on fait les meilleures soupes’. Certes.
      Mais ce type de cuisine est-elle encore ‘mangeable’ ? Pire, n’aurait-on pas ‘oublié’ la recette ?

      Ainsi, la cuisine nouvelle ayant effacé la cuisine à l’ancienne, reste-t-il encore des chefs pour s’en souvenir ?

    2. @zébu: « bien que l’on puisse parler de vin sans rien y connaître » : ben dis don’, on voit que vous n’y connaissez rien en vins, sinon vous n’auriez jamais écrit une aussi grosse contre-vérité ! 🙂

    3. Pour le moment, le gouvernement Allemand retire lentement le sparadrap, c’est ce qui fait le plus mal! Pour la suite, qui sait ?

      Je n’ai jamais cru à l’application d’un plan préconçu mais à l’expression d’un grand désordre, à l’image même de l’incapacité qu’ont les gouvernements occidentaux de faire face à l’impensable, à être porteurs d’une issue.

      Car, comme l’expliquait Martin Wolf, il faut être radical ! Ce qui signifie fermer le livre des vieilles recettes.

    4. @François Leclerc.

      Car, comme l’expliquait Martin Wolf, il faut être radical ! Ce qui signifie fermer le livre des vieilles recettes.

      C’est tout juste. Mais les politiques, à part certains allemands, n’ont pas compris la spirale infernale qui se présente devant nous. En France on est classiquement dans la négation du problème. Tout va très bien Madame la Marquise!

      Ce que ces allemands là cherchent, et c’est bien plus qu’une démarche électorale, c’est d’éviter à l’Allemagne d’entrer. Leur verdict, à tord ou a raison, est qu’il est trop tard pour aider les pays de la liste PIGS donc ils cherchent juste à faire en sorte de minimiser l’impact sur l’Allemagne tout en étant persuadés que des jours sombres se préparent également pour elle.

      Bref, quand le navire coule et qu’il n’y a pas assez de chaloupes pour tous, pas facile de demander aux gens de rester dignes et solidaires! « Be British! » avait dit le commandant du Titanic pour réclamer plus de dignité de la part des passagers de première classe. Le gouvernement allemand quant à lui prône l’inverse : « Nous nous en sortirons seul » (Angela Merkel). Cela n’a pas la même classe, c’est sûre. Mais comment les blâmer? L’instinct de survie est un des plus vieux principes… Et les politiques français seront ils aussi généreux lorsqu’ils auront compris ce qui nous attend? Rien n’est moins sûr.

    5. @ F. Leclerc :
      Oui, j’avais cru comprendre cela de la réponse de Paul Jorion …
      C’est pour ça que je posais ces questions sur la ‘cuisine ancienne’, qui nécessite d’ailleurs plein de choses que n’ont pas ou plus ou ne veulent plus les acteurs (les recettes, les outils, les compétences, le savoir, etc.).
      D’ailleurs, l’Argentine se débat toujours dans sa crise post-corralito, pour accéder aux financements. Alors même qu’ils avaient commencer à ouvrir le livre des recettes innovantes (notamment sur les monnaies parallèles, les systèmes d’échanges, la possession des outils de production en auto-gestion, etc.). Mais le livre fut vite refermé …

      @ Crapaud Rouge :
      Je m’insurge ! D’abord, je connais quelques caves sur le layon dont on ressort plus léger qu’en entrant. Et puis on peut aussi parler avec un langage ‘vulgaire’ de choses hors normes et très spéciales … 🙂

    6. Radical est un mot provenant du latin tardif radicalis et du latin radix signifiant « racine » qui peut avoir plusieurs significations :

      * En linguistique, un radical est la plus petite unité lexicale.
      * En chimie, un radical est un atome ou une molécule qui possède un électron non-apparié.
      * Un radical est un graphème ajouté aux sinogrammes possédant une valeur sémantique.
      * En mathématiques, le radical est :
      o le symbole de la racine carrée ;
      o une notion de théorie des anneaux.
      * En politique, un radical est un partisan du radicalisme ou un membre du parti radical. Je suppose que c’est de cette signification que François emploie.

      ….Mais radicalisme peut désigner en politique des tendances très différentes et même opposées :

      * des groupes prônant des idées ou des actions jugées radicales ou pour certains excessives. Ne jamais rester insensible face aux injustices peut être considéré comme une forme de radicalisme.
      Ces groupes sont généralement qualifiés d’extrême gauche ou d’extrême droite.
      * des partis politiques centristes et laïcs, qualifiés de centre-gauche ou de centre-droit

      Types de radicalisme:

      * La gauche radicale entend résoudre les problèmes sociaux par un changement de société radical et définitif.
      * Ceux appelés communément Radicaux de Gauche prônent des idées centristes ou sociales-démocrates et laïques.
      * Le radicalisme de droite prône des idées centristes ou libérales-sociales et laïques.
      * Le radicalisme du centre entend résoudre l’ensemble des problèmes de notre société indépendamment des solutions socialistes ou libérales.
      * Le fondamentalisme religieux.

      On y perd facilement ses racines dans la quête « du paradis pour pas un radis »….

    7. Une constante de la nouvelle cuisine (à la Bocuse) est que l’on sort de table encore affamé tant les portions sont minuscules. Il ne reste plus qu’à aller chez McDonald’s pour manger à sa faim, à condition de pouvoir se le payer! ‘Il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéïenne’ = il y a encore moins loin d’un restaurant étoilé quelconque à la soupe populaire. C’est une bonne image pour parler des effets de la crise…

    8. @ Zébu, si vous voulez parler du « résiné, retsina » on peut sans dommage en effet s’abstenir de connaître!

  2. Moi: « Le destin de la bourgeoisie est lié à celui des Etats-Nations. »

    Oui bien sûr, Moi. Sans état, pas de sécurité sociale, pas de droit du travail, etc. Le pied, quoi ! Le Paradis anarcho… capitaliste. Si je ne m’abuse ?

    1. Ah, je n’ai pas dit que ce serait le paradis des prolétaires. J’ai juste dit que ça serait pas le paradis des bourgeois. Sans Etat-Nation, le plus probable c’est le retour à la féodalité ou un truc dans le genre. Fini le commerçant, retour du guerrier.

    2. @ Moi
      Attention aux clichés sur la féodalité.
      Dès le XIIe siècle, les seigneurs ont compris que les revenus de la terre étaient limités et ils ont grandement encouragé le développement du commerce et de « l’industrie » en créant des foires, en construisant des routes, des ponts, des moulins à blé ou à foulon, etc… Une alliance entre le guerrier et le bourgeois en quelque sorte (sans parler de l’Eglise, à la fois seigneuriale et commerçante).
      Quant au peuple, de nombreuses luttes sociales lui ont permis de récupérer quand même une partie des richesses générées par cette croissance économique des XIIe – XIIIe siècles.

  3. L’échec des Démocrates américains à l’occasion du vote destiné à stopper le blocage des débats (filibuster) au Sénat concernant la régulation du système financier proposée par Obama — pour aussi incomplète qu’elle soit — a le mérite de démontrer ce que le grand public a toujours su: le principal allié de la finance au Congrès, ce sont les Républicains, non les Démocrates, lesquels sont traversés de courants fréquemment contradictoires, l’un seulement étant un allié proche de Wall Street.

    http://www.nytimes.com/2010/04/27/business/27regulate.html?hp

    Il me paraît opportun de pointer cet événement, car on a eu tendance sur ce blog à incriminer principalement ceux de l’entourage d’Obama qui sont de simples porte-parole de Wall Street (Bill Rubin, Larry Summers, Tim Geithner, etc.). C’est faire fi d’une constante dans le paysage politique US: le parti du grand capital, ce sont les Républicains, comme sous la présidence de George W. Bush et de ses prédécesseurs. Cette constatation n’exonère nullement de blâme les ‘réformateurs’ ultra-libéraux qui se sont beaucoup activés sous la présidence Clinton.

  4. Grèce : 57 % des Allemands hostiles à une aide financière.

    Cinquante-sept pour cent des Allemands estiment qu’une aide financière à la Grèce est une « mauvaise décision », selon un sondage diffusé mardi à Berlin.

    Ils sont seulement 33 % à se dire favorables à un soutien financier, selon ce sondage publié dans le quotidien die Welt et réalisé pour le compte de la chaîne de télévision française France 24 et le groupe « WELT » (die Welt, Welt am Sonntag, Welt Online, Welt Kompakt et Welt Mobil).

    Les résultats complets de l’enquête devaient être présentés dans l’après-midi par la chaîne de télévision française France 24 dans le cadre d’une émission spéciale sur l’Allemagne, enregistrée au Musée d’Histoire allemande à Berlin.

    Dans le quotidien die Welt, la vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding a appelé à ne « pas tarder » pour le versement de l’aide financière à Athènes et à « intervenir courageusement pour stabiliser la Grèce afin d’éviter le pire ».

    « Le sort économique et financier de la Grèce est, justement dans la crise, indissociable du bien-être des autres Etats de la zone euro », a-t-elle expliqué.

    Très réticent dans un premier temps à débloquer des fonds pour Athènes, le gouvernement allemand a infléchi sa position lundi, soucieux de ramener le calme sur les marchés financiers. Mais Berlin pose toujours comme condition que le gouvernement grec présente un programme de réduction des déficits publics et de réformes sur plusieurs années.

    « Pourquoi payons-nous aux Grecs leurs retraites de luxe »? s’interrogeait mardi en page de couverture le journal populaire Bild pour qui un retour aux drachmes, l’ancienne monnaie grecque, « serait ce qu’il y a de mieux pour notre euro ».

    Tableau comparatif à l’appui, le quotidien le plus lu d’Allemagne affirme que « beaucoup d’Allemands peuvent rêver du système des retraites grec ».

    L’Allemagne, première économie européenne, sera le plus gros contributeur au volet européen du plan d’aide international prévu pour sauver Athènes. Sur des prêts européens de 30 milliards d’euros cette année, l’Allemagne s’acquitterait d’environ 8,4 milliards.

    Bild.de

    1. @BA: « Grèce : 57 % des Allemands hostiles à une aide financière. » : Ben oui, évidemment, l’opinion ça se fabrique ! Ca prouve seulement que l’Allemagne n’a pas intérêt à aider la Grèce, (à tout le moins qu’elle ne voit pas où serait son intérêt de l’aider), sinon les Allemands auraient eu droit à un matraquage en sens inverse, et vous auriez eu 57% d’opinions favorables ! Comme pour la 1ère guerre contre l’Irak.

  5. Le point de vue allemand – Jeder für sich?

    Les allemands sont-ils en train de se replier sur eux-même? La réaction « nationaliste » de l’opinion publique, suivie par quasiment tous les partis politiques est en effet très majoritaire. Les verts, « die Linke », le SPD, la CDU-CSU et surtout le FDP, personne n’ose dire qu’il faut aider immédiatement la Grèce. Selon les responsables de tous ces partis, l’important serait d’en discuter au Parlement, de demander aux grecs des mesures de rigueur supplémentaires et d’inclure les banques privées dans le plan de sauvetage. Tant de conditions qui sont avant tout des signaux censés rassurer le peuple allemand dans le contexte des prochaines éléctions en Nordrhein-Westfalen.

    Cette réaction est tout à fait compréhensible. Premièrement, les années de rigueur sous le gouvernement Shroeder avec la stagnation des salaires afin de rester compétitifs à l’exportation sont loin d’être oubliées. Deuxièmement, au-delà du refus de payer pour les paresseux grecs, il y a une peur profonde et un manque de confiance en la capacité des pays du sud, même à coups de milliards, de s’en sortir. Les allemands n’aiment naturellement pas s’engager sur une voie dont on ne sait où elle menera exactement. Le débat d’une éventuelle sortie de la zone euro, mécanisme proposé par Angela Merkel, n’est qu’une expression parmi tant d’autres de cette peur. Si on commence à sauver les pays du sud, jusqu’où ira t-on? Peut-on s’assurer qu’on ne le fera qu’une seule fois? La Grèce aura t-elle besoin de milliards en plus? Et ensuite, faudrat-il payer pour le Portugal et l’Espagne… ?

    Contrairement à ce qu’affirment les journaux de nombreux pays, les allemands ne sont pas devenus des nationalistes anti-européens en quelques mois. Ces craintes qui s’expriment sont légitimes. Le repli sur soi est comme une injection de morphine, la solution la plus rapide, celle qui rassure le peuple sans pour autant soigner l’origine du mal. De nombreux élus y sont sensibles.

    Se replier sur son modèle n’a pourtant aucun sens aujourd’hui. L’Allemagne a desespérément besoin de pays de « paresseux » vers lesquels elle peut exporter ses marchandises. L’essentiel de son commerce extérieur se concentre d’ailleurs dans la zone euro.

    Mais ce n’est pas qu’une question de solidarité. Ni même une question d’interêt pour tous. Il s’agit avant tout de la responsabilité de ceux qui ont voulu et mis en place la zone euro. En 1999, ce furent de belles pièces de monnaies et des billets colorés les mains de millions d’européens, mais également une étape supplementaire vers un ensemble politique et economique européen.

    Construire la moitié d’un pont ne sert à rien. Les Etats européens – au premier rang desquels, L’Allemagne ayant imposé la plupart des caractéristiques de l’Union monétaire et ayant fermé les yeux sur les comptes de la Grèce quand elle a accédé à la zone euro en 2001 – ont une responsabilité très lourde. La zone euro et dans sa continuation, l’Union Européenne ne peut survivre sans une politique économique commune, sans transferts publics des zones les plus riches vers les zones les plus pauvres, bref sans plus de fédéralisme.

    Demander à un peuple d’allonger son temps du travail, de virer tous ses fonctionnaires, de repousser l’âge de la retraite, de vendre quelques îles, l’envoyer mendier au FMI et laisser les taux d’intérêt atteindre 10% ne peut être l’unique solution. Je m’étonne d’ailleurs pourquoi personne ne parle d’abord des dépenses militaires délirantes de ce pays, censées prévenir une attaque turque. Sans doute parce que les grecs sont les seuls à acheter les rafales de dassault…

    En tout cas le choix pour les Etats européens commence à se définir très précisément: Affronter la tempête ensemble ou le chacun pour soi – Jeder für sich. Mais le temps qui, sur les marchés financiers s’écoule plus vite qu’ailleurs, risque de décider à notre place.

    1. Votre post met bien le doigt sur le fond du problème : d’un côté l’Allemagne ne veut pas aider la Grèce parce que ceci et cela, de l’autre c’est à elle que l’on doit le fonctionnement de la zone euro. On voit bien ce qu’il en est : cette zone a servi avant tout ses propres intérêts, mais maintenant que ses partenaires se révèlent des handicaps, la solution c’est de les virer. Et comment fait-on pour cela ? On en appelle au bon peuple Allemand qui s’est durement serré la ceinture tandis que les autres faisaient la fête. Mais qu’on en finisse avec cette mascarade ! Ce sont encore et toujours les capitalistes qui tirent les ficelles, et ceux d’outre Rhin sont du même bois que ceux d’outre Atlantique !

    2. Sauver le « Crédit-à-col-gris » pour préserver la « Société-généreuse » tout en allant se faire voir chez les « Gracques » (« Gracques » : socialistes français renommés pour leur tentative infructueuse de réformer le système social romain, dont le futur conseillé économique auprès du gouvernement grec est un membre emminant!..). vous avouerez que ce n’est pas très électoral, … même en France.

  6. Le capitalisme mondial est en train d’exposer l’étendue de sa nullité et son esprit retors, arnaqueur, au monde entier, et ça m’arrange plutôt que des yeux se dessillent, car les solutions proposées sont elles aussi des arnaques si nous ne changeons pas de système, c’est clair comme de l’eau de roche.
    Non, la seule solution, ne cherchez plus, est véritablement politique et signe la fin décidée de l’économie de marché, qui laisse sur le bord la majorité de l’humanité.
    En gros, le monde occidental fait partie de la minorité qui s’en sort, et pourtant, déjà les cohortes de pauvres se multiplient à nos portes (cf immigration et SDF). Le colonialisme, ce nouvel esclavagisme, lui a permis de tenir 2 siècles, ce qui n’est déjà pas si mal pour ceux qui s’en mettent plein les poches.
    Alors devant cette incurie, décidons qu’un autre modèle, qu’un autre monde est possible. L’économie « sèche » na jamais été une solution pour gouverner. Où sont nos philosophes des Lumières?
    Pour gouverner, il faut des politiques sérieux, qui prévoient à long terme, qui évitent les pires bêtises et les malversations. Ou alors, nous arriverons à une société de non droit, et au « tout est permis »… bonjour l’ambiance!
    On va se « fendre » de rire à coup de hache!
    Bon, je crois que les Mélenchon et autres du Front de gauche ont vraiment raison… et il faudrait faire vite, car l’économie suit le politique… à politique libérale, économie de truands!
    Allons-nous encore attendre longtemps que tout se casse la figure?
    Je pose cette question dans le désert du net… car finalement, on a beau être en réseau, rien ne change!

    1.  » Je pose cette question dans le désert du net… car finalement, on a beau être en réseau, rien ne change!  »

      Bien sûr, INTERNET est le pire ennemi pour ceux qui sont dans l’action. Quel réseau ? celui des anonymes je suppose. Le numérique est une puissante arme pour les pouvoirs qui n’ont pour objectif que de disperser et de tuer dans l’oeuf toute rébellion .

      Il leur est plus souhaitable (aux pouvoirs) de délivrer au peuple un outil au travers duquel il lui est pemis de déverser sa bile et sa frustration dernière un écran au fin fond d’une banlieue coupée du monde, que de les rassembler véritablement et de les pousser sur les pavés.

      C’est pourquoi, même avec toute la qualité des billets que je peux lire sur le blog de Mr Jorion, je reste sceptique quant à sa réelle suffisance à influencer une quelconque politique.

    2. @réveil
      Bien d’accord avec toi, le net ne résout rien. Il fédère les idées, permet de se dire qu’on n’est pas tout seul, mais l’action sur le terrain est bien préférable. Je ne me prive d’ailleurs pas d’agir, et d’abord et avant tout en formulant mes désaccords haut et fort autour de moi et au boulot.
      Chacun je suppose a son terrain d’action et je ne pense pas que cela amuse le pouvoir tout de même de voir les gens s’exprimer librement…
      Cela dit, contraints à l’anonymat, sommes-nous encore dans une démocratie?
      Je pose la question mais j’ai tendance à répondre « non » de jours en jours de façon plus convaincue.

      Certains n’ont même pas le droit qui devrait être inaliénable, celui de bosser, alors…
      On nous parle de plus en plus « devoir de réserve », d’ « esprit de boîte » et compagnie…si ce n’est pas de l’aliénation, c’est quoi? Et puis une femme qui crève tous les trois jours sous les coups en France, deux gosses qui crèvent par jour de maltraitance, ça commence à faire des raisons de se battre contre un monde qui se dirige tout droit vers la barbarie. Et ce n’est pas le renforcement des forces de l’ordre qui changeront quoi que ce soit…

      Bref, il faut se battre partout où nous sommes pour que les choses changent vraiment et pour moi, dans quelques jours, ce sera MANIF du 1er mai contre les attaques qui menacent nos retraites! IL faut être nombreux pour faire reculer le gouvernement, même si cela reste symbolique à travers le 1er mai. Tous ceux qui disent « bof! » seront en partie responsables de notre échec!
      « L’histoire n’est que l’histoire de la lutte des classes » (Marx), je vous le rappelle…

  7. Obligations : les taux grecs restent à 9,5%, les portugais à plus de 5%

    « Le « spread » (différence de rendement) entre le Bund allemand, considéré comme la référence sur le marché des taux, et celui des obligations portugaises et irlandaise a atteint environ 200 points de base, un niveau considéré comme pivot à partir duquel la spéculation démarre, indique-t-on sur les marchés. »

    Pour les marchés, Ἀνεῤῥίφθω κύϐος. La Grèce fera défaut.
    La phase 2 commence.

  8. Les taux grecs à 10 ans restaient très élevés mardi matin (9,5 %), malgré les promesses d’Athènes de réduire son déficit, et les rendements portugais se tendaient au-dessus de 5 %, signe d’une méfiance des marchés à l’égard de ce pays, confronté aussi à un déficit public abyssal.

    Vers 11h00, les taux grecs restaient accrochés au niveau des 9,5 %, et ceux du Portugal s’inscrivaient à plus de 5 %, tandis que ceux de l’Irlande s’approchaient de ce niveau.

    « Maintenant, on est même au-delà de l’activation ou non du plan d’aide international (toujours en discussion en Europe) pour la Grèce, car celui-ci ne résoudrait les problèmes que sur le court terme. Désormais, les marchés parient sur un accident majeur de crédit de la Grèce », explique René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis.

    « Le niveau élevé des taux longs grecs, malgré les promesses d’Athènes pour réduire son déficit et le plan d’aide financier, signifie clairement que le marché anticipe soit un défaut de paiement ou une restructuration de la dette grecque, soit une sortie de la zone euro », a-t-il ajouté.

    Le seul moyen, selon lui, de calmer les marchés serait de créer « un système de mutualisation des obligations européennes », sujet qui a déjà été évoqué au sein de l’Europe et qui serait l’unique moyen de montrer un font uni européen.

    Le Portugal, pays également dans l’œil du cyclone par le niveau élevé de ses déficits publics, voyait ses taux longs augmenter dangereusement, illustrant la méfiance des investisseurs. Même situation pour l’Irlande.

    Le « spread » (différence de rendement) entre le Bund allemand, considéré comme la référence sur le marché des taux, et celui des obligations portugaises et irlandaise a atteint environ 200 points de base, un niveau considéré comme pivot à partir duquel la spéculation démarre, indique-t-on sur les marchés.

    La crise grecque a réellement commencé quand le spread a atteint 200 points de base avec le Bund. Cette différence signifie concrètement que pour compenser la méfiance des investisseurs les Portugais ou les Irlandais doivent offrir des taux d’intérêt de 2 points de pourcentage plus élevés que ceux de l’Allemagne.

    Mais s’ils empruntent plus cher, ils augmentent leurs échéances de remboursement et auront d’autant plus de mal à réduire leur déficit. Un cercle vicieux dans lequel la Grèce est d’ores et déjà entraîné.

    Romandie

  9. Mardi 27 avril 2010 :

    Grèce : le recul du PIB pourrait dépasser 2 % en 2010.

    La Banque de Grèce, qui tablait jusqu’à présent sur un recul du PIB de 2 % en 2010, a estimé mardi que la récession pourrait être supérieure compte tenu du « grand niveau d’incertitude » entourant le redressement de l’économie du pays.

    Un « recul » du PIB « plus grand » que celui prévu par la Banque de Grèce dans son dernier rapport, soit 2 %, « est très probable du fait des conditions actuelles, caractérisées par un grand niveau d’incertitude », a indiqué le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, devant l’assemblée générale de la Banque centrale.

    Boursorama

  10. Bonjour,

    Intéressant point de vue 🙂 :

    La SEC attaque Goldman… après avoir complètement manqué la bulle hypothécaire

    « Evidemment, les régulateurs étaient sur le dossier depuis le début. Mais selon des articles parus la semaine dernière, alors que les plus grandes arnaques de tous les temps étaient en train de se dérouler, les équipes de la SEC étaient occupées à regarder du porno sur leurs ordinateurs de bureau ! Ils ont manqué Madoff. Ils ont manqué Sanford. Ils ont manqué la plus grande bulle de l’histoire financière.

    Plus de réglementations ? Oubliez ça !  »

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100427-2684.html

    Amicalement

  11. Quelle reprise ? Les ventes de Caterpillar au 1er Trim 2010 sont en baisse par rapport à 2009 dans le monde entier sauf en Asie (Business Insider) – Contre info.Fr

    1. Il est encore plus givré que son chef Jean-Claude Trichet, ce VP grec de la BCE! La crise grecque aurait un « effet positif » sur les autres pays menacés de la zone euro en les incitant à mettre en place les réformes ‘structurelles’ que son propre pays s’est avéré incapable de faire?! Mais que faisait et disait-il il y a trois ans? Il ignorait donc tout de l’évasion fiscale et du ‘manque de compétitivité’ en Grèce? C’est la fable de la paille et de la poutre (rires)…

  12. L’écartement des spreads grecs poursuit sa contagion aux autres Etats périphériques de la zone euro. Alors que le rendement grec à 2 ans s’est encore tendu mardi de 1,5 % à 14,6 % dans un marché illiquide, ceux du Portugal et de l’Irlande s’écartent respectivement de 38 et 27 points de base à 4,33% et 3,24 %. L’Italie et l’Espagne voient aussi leurs rendements se tendre, de même que leurs CDS. Les tergiversations de l’Europe, et notamment de l’Allemagne, expliquent la nervosité du marché. Un expert budgétaire des libéraux du FDP allemand a même suggéré mardi à la Grèce de sortir de l’euro. Norbert Barthle, son pendant à la CDU, le parti d’Angela Merkel, a quant à lui évoqué la possibilité d’une décote imposée aux porteurs de dette grecque.

  13. Bonjour,

    Je vous transmets cet article que je trouve assez juste:

    http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/26/tant-qu-a-sombrer-sombrons-en-beaute

    notamment ce passage : »Beaucoup d’institutions financières, accablées de dettes et tétanisées par la peur des défauts de paiement, ont cessé de prêter de l’argent, devenant des banques zombies. C’est quelque chose de semblable qui arrive à beaucoup de gouvernements européens : de peur de perdre le pouvoir, ils ne veulent prendre aucun risque. Ce sont aussi des gouvernements zombies, qui ne sont capables ni à l’échelle nationale ni européenne ni mondiale d’agir de façon résolue et de piloter courageusement la sortie de crise. « 

  14. Une brève « amusante »:

    Mme Sophie de Menthon, présidente du mouvement Ethic, renonce à sa candidature à la présidence du MEDEF pour défaut de payement de ses cotisations à l’organisation patronale, cf. cet article de Libé. C’est dur la vie dans un panier de crabes…

  15. Il est en train de se passer un dévissage en règle de l’Athex (bourse d’Athènes) actuellement :
    -5,24% à 14h40
    http://www.ase.gr/default_en.asp

    Pire, les valeurs bancaires se font enfoncer, notamment les valeurs grecques :
    http://marches.lefigaro.fr/indices/secteur.html
    NBG à – 6,66% ; ATEbank à -8,40% …

    6 banques grecques dans les plus fortes baisses.
    Cette plongée entraine des ‘grosses’ valeurs françaises, dont Société Générale, BNP et … Crédit Agricole.

  16. Bonjour,
    ne souhaitant pas décorer quoi que ce soit avec mes faibles économies en banque, faut-il cette fois les retirer en attendant des jours meilleurs ?

    1. Les retirer pour les protéger, mais au dela, pour ne pas participer a ce système d’exploitation et de fabrique de misère !
      Revenir vers du local.

    2. Achetez des pièces d’or tant qu’on peut encore en trouver. Votre maigre épargne traversera ainsi cette époque troublée.

    3. Non ,ça ne sera pas suffisant ,il est préférable d’agrandir son potager et de faire rentrer du bois.

  17. Comme je le disais sur mon blog aujourd’hui:
    Quand l’effort boule de neige devient l’effet boule de neige.

    Après la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, voilà, la Belgique est sur les rangs. Quand les marchés fianciers décident de jouer la carte à la baisse, il flèrent les proies qui deviennent les victimes. Plus la situation s’aggrave, plus ils touchent. Derrière la crise des banques, il y avaient les Etats, quand ce sont les Etats qui sont aux abonnés absents, qui reprendra le flambeau? Le FMI, les Hedges Funds? Je lisais « Les solutions pour la Grèce seraient : des amendes ou une monnaie alternative comme l’Ecu. Amusant, ne serait-ce pas plutôt une monnaie de singe? L’Open VLD a voulu la crise. Ne ferait-elle pas parie des Hedges Funds?
    La question reste « A qui profite le crime? ». En cherchant on trouve toujours des responsables.

  18. La palme d’Angela…et le crash inévitable de la Grèce malgré l’aide…
    Belle image qu’a donné l’Europe ces derniers temps…
    Pour ceux qui veulent d’autres infos, article assez percutant que j’ai trouvé sur le site de MoneyWeek :
    Pourquoi la Grèce n’a aucune chance de s’en sortir

    Bonne lecture et au prochain acte de cette colossale tragédie grecque et plus si grecque que ça…

    à+

  19. Mardi 27 avril 2010 :

    La Grèce « ne peut pas » emprunter sur les marchés.

    La Grèce a besoin de l’argent de l’UE et du FMI d’ici au 19 mai, car elle « ne peut pas » emprunter sur les marchés, a affirmé mardi le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou.
    « La date butoir est le 19 mai car c’est à cette date qu’une obligation grecque souveraine d’une valeur de 9 milliards d’euros arrive à échéance », a rappelé le ministre.

    Or, « étant donné notre incapacité à accéder aux marchés, la procédure devra être achevée, approuvée et signée à cette date, et l’argent débloqué par le FMI et nos partenaires européens », a dit le ministre, qui s’exprimait devant des députés socialistes grecs.

    Dans ce contexte, la « situation politique de l’Europe n’aide pas » car « souvent, des voix différentes s’expriment » et l’attitude de l’Europe « manque de clarté », a-t-il reconnu.

    Le ministre avait indiqué la veille que les conditions auxquelles la Grèce pouvait emprunter sur les marchés étaient devenues « prohibitives », sans aller jusqu’à dire que son pays était « incapable » d’emprunter.

    Georges Papaconstantinou a par ailleurs prévenu que le déficit public de la Grèce en 2009, déjà réévalué par Eurostat à 13,6% jeudi dernier, pourrait atteindre 14 % du PIB.

    L’Office européen des statistiques (Eurostat) l’avait déjà laissé entrevoir jeudi en affirmant qu’il pourrait procéder à une « nouvelle révision de l’ordre de 0,3 à 0,5 point de PIB » à l’issue de l’enquête qu’il mène en collaboration avec les autorités statistiques grecques.

    L’origine de la crise financière dans laquelle se débat la Grèce est précisément le doublement, par le gouvernement socialiste à son arrivée au pouvoir fin 2009, de la prévision de déficit public à 12,7 %.

    Athènes, qui a de nouveau réévalué ce chiffre en janvier, se bat depuis pour regagner la confiance des marchés.

    Romandie

    Mardi 27 avril 2010 :

    Grèce : le taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans atteint … 15,14 %.

  20. Où placer ses économies ? Facile : dans une banque allemande! Le jour où l’euro disparaitra chaque pays reprendra sa monnaie; les 100€ que vous possédiez la veille à la BNP s’appelleront 100Francs, et les 100€ qui figuraient à votre compte de Deutsche Bank à Francfort vaudront 100Marks. Instantanément les marchés décideront en reprenant leur vieille habitude que la valeur du mark ne peut que croître et celle du franc décroître.

    Les 100€ de Francfort qui valaient hier autant que les 100€ de Paris vaudront demain 100 marks soit 130, 140 ou 150Francs, selon ce que décideront les marchés. Vous n’aurez plus qu’à les rapatrier.

  21. Dans la série ‘Ils ne changeront jamais’, les analystes des placements à réaliser (évidemment ‘juteux’), sur la base bien sûr du pari sur la fluctuation des prix :
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100427-2685.html

    A priori, un tel article, devrait vous foutre les pétoches : -5%, ça commence à sentir le roussi …
    C’est d’ailleurs ce que commence par dire le commentateur/analyseur : « l’indice de la Bourse d’Athènes, l’ASE (Athens Stock Exchange) teste dangereusement la borne basse de sa figure de consolidation en triangle symétrique. »
    Et « En résumé, s’il y a bien une chose à éviter en ce moment c’est à mon avis en priorité les titres helléniques — sur lesquels d’ailleurs, la vente à découvert n’est pas autorisée. » (c’est d’ailleurs intéressant d’apprendre au détour d’une analyse que la vente à découvert ‘n’est pas autorisée’, pour les petits malins qui croyaient pouvoir le faire).

    Bon, Maman, rentre les gaules, le grain approche, les poissons, ce sera pour plus tard.

    Mais que nenni !!
    Z’avez rien capté, bande de bons à rien du tout …
    Car ‘après l’orage, le beau temps’.

    « Cependant, à moyen terme, quand la situation redeviendra plus saine, c’est assurément là que les plus belles plus-values seront à rechercher.
    En effet, l’ASE évolue désormais à moins de 25% de ses points bas de mars 2009 alors qu’en comparaison le S&P 500 se situe à plus de 80% de ce même niveau. »

    Ah ben colon, t’as failli me faire inonder mon pantalon tandis que tu me réservais le plus beau pour ‘à moyen terme’ ?!!!

    « S’il est évident que certains secteurs et valeurs détenus majoritairement par l’Etat (banques notamment) sont loin d’être sortis d’affaire, il y a assurément d’autres valeurs fortement internationalisées qui se trouvent injustement pénalisées. ».
    Remarquez que si on analyse bien les choses, on n’est jamais très loin non plus de la justice, voir même de la morale : car certaines valeurs, hautement mondialisées, qui n’ont rien à voir avec ces fainéantes de banques hellènes nationalisées à la noix, sont scandaleusement dévalorisées, vu qu’elles sont mises dans le même sac (de Constantinople). Et ça, franchement, ça fout les boules, et pas qu’à nos commentateurs, croyez le.

    Bref, « Je garde en tout cas l’idée en tête car, avec l’éventail de choix offert par les CFD, l’intervention sur ce marché est possible…  »
    Aaaaaaaaaaahhhhhhh, voilà un mot rassurant : c’est possible.

    On se disait aussi …

    PS : les CFD, ça des choses que même un légionnaire y regarderait à deux fois avant que de l’utiliser pour sulfater (pardon, investir) un marché financier …

  22. En affichant ses dissensions, la zone euro a en tout cas favorisé la volatilité sur les marchés qui persistent à ignorer le filet de sécurité que constitue le plan d’aide de l’Union européenne et du FMI.
    Si la hausse des taux grecs reste virtuelle tant qu’Athènes n’aura pas recours aux marchés, elle reflète les inquiétudes persistantes sur la solvabilité du pays et sur une éventuelle restructuration ou rééchelonnement de sa dette qui pourrait mener à un défaut de paiement.

  23. Après le garrot la matraque,aujourd’hui en Grèce,demain en Espagne,après-demain en France ou en Grande-Bretagne.Pendant plus de 20 ans des portions entières des patrimoines publics ont été cédées à des financiers véreux,les marchés financiers ont été amputés de toute forme de règles(dérèglementation),les finances publiques des Etats ont été asséchées par des plans faramineux sans aucune contrepartie de la part des organismes financiers en grande partie responsables de la situation actuelle tandis que les budgets sociaux ont été soigneusement encadrés.Le résultat:des centaines de milliards euros/dollars se sont « envolés »,sommes que les peuples doivent maintenant rembourser à coup de coupes sombres dans les budgets des Etats,de baisse des salaires des fonctionnaires(responsables de l’actuelle crise?)de forte hausse des impôts les plus injustes(les impôts dits indirects,portant sur les biens de consommation courante).La méthode:le garrot et la matraque…et les balles(pas en caoutchouc)pour ceux qui n’auraient pas encore compris qui puise dans les caisses de l’Etat et qui exige des peuples de régler la facture.Où sont passés les prédateurs fauteurs de la pire crise économique jamais connue à ce jour?La dernière blague à la mode serait de nous faire croire que LE responsable serait Jérôme Kerviel,le bien nommé,quand ses patrons considéraient qu’il était un brillant élément puisqu’il appliquait les consignes avec un zèle admirable,puisqu’il réalisait en un mois ce que d’autres faisaient péniblement en un an!Un système fondé sur l’escroquerie généralisée,la crapulerie à tous les étages.Celui-là(le c.),je l’ai bien eu,je l’ai roulé dans la farine!!!Des millions et des millions à se faire pigeonner par des rapaces,des prédateurs de la pire espèce dont la raison d’être sur cette terre est d’encaisser,empocher,accumuler,sans aucune considération pour les peuples et l’environnement,…des milliards et des milliards..dans un tourbillon qui n’a plus de sens.Le sens aujourd’hui réside dans le malheur des peuples,la souffrance généralisée,le chômage pour les uns le harcèlement moral pour les autres.Le sens aujourd’hui ce sont les cadavres qui commencent à joncher les rues de Grèce où naquit jadis la démocratie.Parce que la démocratie à plié là et ailleurs en Europe,prise en otage par des oligarchies aux ordres.Démission pour les dirigeants responsables de cette crise dont les peuples ne sont pas responsables!

  24. En ce qui concerne la fiscalité du Japon, l’administration Hatoyama n’envisage pas augmenter la TVA d’ici les 10 années à venir … politique alléchante mais par contre les autres impôts et taxes commencent à nous imposer d’une manière insupportable, ce qui nous évoque le sens d’inégalité. Si mon pays vit une situation serrée (comme tous les autres pays), la TVA serait à revoir. Nous n’accepterons plus que les cotisations civiles, i.e. sécurité médicale, quote-part de la retraite, augmentent encore.

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