Quel temps fait-il ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Et quel temps va-t-il faire ? Eh bien, consultons le baromètre !

Grèce 2 ans : le 6 mai 14,906 % – hier 7,532 %

Portugal 2 ans : le 6 mai 5,509 % – hier 2,951 %

Espagne 2 ans : le 6 mai 2,61 % – hier 1,938 %

Bon, touchons du bois, si ça reste comme cela, on peut dire que la situation s’arrange.

Taux grec 2 ans

© Bloomberg

Taux portugais 2 ans

© Bloomberg

Taux espagnol 2 ans

© Bloomberg

Passons à autre chose : le VIX. La volatilité des options sur l’indice boursier américain S&P 500, un bon thermomètre de la nervosité des marchés. Un peu calmé lui aussi.

VIX

© Bloomberg

Passons au TED. Qu’est-ce que le TED? C’est le Treasury-Bill – Euro Dollar : la différence entre le taux qui s’applique aux bons du Trésor américains à trois mois et le taux que les banques exigent l’une de l’autre pour un prêt à trois mois. C’est le baromètre de la « confiance » qui règne entre elles : moins elles se font confiance, plus grande est la prime de risque qu’elles incluent dans le taux d’intérêt qu’elles exigent l’une de l’autre.

Aïe ! le TED était monté en flèche la semaine dernière, il a fléchi un petit peu hier, mais la « confiance » n’est manifestement pas encore au rendez-vous.

TED

© Bloomberg

Enfin, l’euro, puisque c’est quand même lui qu’il s’agissait de sauver avant-hier dimanche. On va s’intéresser à la matinée qui s’achève, à la mi-séance comme on dit. Dix jours sont représentés sur le graphique.

Ouille ! Sévère rechute ! Le pic à 1,309 dollar pour un euro a été atteint hier dans la matinée (l’« euphorie », comme on disait alors), on est retombé à 1,269, soit une baisse de 3%.

Tout cela n’aurait donc servi à rien pour l’euro lui-même ? Il va malheureusement falloir inventer autre chose. Mais quoi ?

€ vs. US$

© Dow Jones

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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167 réflexions sur « Quel temps fait-il ? »

  1. Aah ! les « assistés » !!
    C’est vrai çà, un patron qui licencie est un bienfaiteur qui offre des vacances à ses salariés, n’est-ce pas ?
    D’ailleurs regardez : les hôtels 5 étoiles sont remplis de chômeurs en fin de droit !
    Non ? Comme c’est bizarre !
    Et ils ne sont pas non plus sous les tropiques ?
    Vous avez sûrement dû les rater !
    Excusez-moi j’ai la nausée.

  2. Last news : L’euro reculait face au dollar mardi, les craintes sur la zone euro persistant après la mise en garde de l’agence de notation Moody’s qui envisage d’abaisser les notes de la Grèce et du Portugal, comme l’a fait Standard and Poor’s, malgré le colossal plan annoncé par l’UE.

    Les agences et les marchés n’ont pas fini de « tester la solidaritée européenne !
    Malgré le kkkooolossal plan de l’UE. Justement il faut maintenant tester si c’est juste
    un effet d’annonce ou s’il y a une réelle volonté politique. La « fiesta » continue et justement
    la péninsule ibérique est un très bon prochain cobaye. Et les peuples n’ont que leurs yeux
    pour pleurer. En France le Medef profite de la situation pour essayer de promouvoir la retraite
    par capitalisation, en annonçant que si l’on reportait l’âge de la retraite à 68 ans à l’horizon 2050,
    ce serait insuffisant pour combler les déficits, le COR (mis en place sous Jospin), renchérit en disant
    qu’au même horizon la retraite à 63 ans avec 45 ans de cotisations ne couvrirait que la moitié des
    déficits en 2050 ! Il semble que l’on est en haut lieu incapable de trouver 100 milliards d’euros
    sur 40 ans pour financer nos retraites, par contre lorsque les banques sont en danger (car elles ont
    des créances pourries grecques), alors en un week-end on se fait fort de garantir en cas de besoin
    une intervention à hauteur de 800 milliards d’euros. Pour du foutage de gueule, c’est du foutage de gueule, ils ont de la chance d’avoir en face d’eux des citoyens anesthésiés, et apathiques et surtout
    une société éclatée par le mode de fonctionnement basé sur la concurrence des moins favorisés, concurrence qui conduit à toujours plus de moins disant économique et social. Et ils peuvent aussi
    dire merci aux médias qui entretiennent dans la population la peur, le sentiment d’impuissance et
    qui font tout pour que les citoyens devenus consommateurs surendettés, ne comprennent rien à ce qui leur arrive. où va t’on comme ça ???

  3. Voici une interview du fondateur de leap 2020 Franck Biancheri, accordé au matin de Genève:

    http://www.lematin.ch/actu/monde/franck-biancheri-grece-victime-guerre-menee-anglo-saxons-272841

    La Grèce est au plus mal et vous, vous vous focalisez sur le Royaume-Uni…
    La Grèce ne pouvait plus continuer ainsi, c’est évident, et ce qui lui arrive maintenant sera à terme salutaire pour le pays. Mais tout le monde le savait depuis longtemps, et ses chiffres ne sont pas si désastreux. Il faut donc se demander «pourquoi maintenant»? Tout a, en fait, commencé par une série d’articles en début d’année publié dans le Financial Times, la voix de la City, qui soulignait les problèmes du pays, laminait et laminait en parlant du danger que représentait sa situation économique. Il y a eu un travail de sape de longue haleine, qui a évidemment poussé les autres médias à couvrir ce thème. La crise de la Grèce est avant tout née d’une guerre psychologique: c’est une crise de confiance, une prophétie auto-accomplie.

    Pourquoi le Royaume-Uni s’amuserait-il à faire cela?
    Parce que, suite à la crise, les Etats sont en situation de guerre économique. En Suisse, vous avez été les premiers à en prendre conscience puisque les Britanniques et les Américains s’en sont pris à votre place financière très vite et très violemment, pour protéger et avantager les leurs. Les Européens commencent tout juste à comprendre ce qui leur arrive.

    La Suisse était en concurrence directe avec ces deux pays, mais pourquoi s’en prendre à la Grèce?
    Ce n’est pas la Grèce qui est visée, mais la zone euro et sa monnaie. La Grèce est une cible facile parce que son économie n’est pas très importante – elle n’a donc pas les mêmes moyens pour se défendre que l’Allemagne ou la France. Couler l’euro, c’est intéressant pour la livre et le dollar. Créer cette diversion, c’est aussi un moyen de cacher ses problèmes.

    C’est-à-dire?
    Le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont dans une situation d’endettement privé et public insoutenable. Or il y a actuellement trop de pays qui veulent se financer – d’ici décembre il va falloir trouver entre 150 et 200 milliards d’euros – et pas assez d’argent à disposition. Ça ne va donc pas être simple pour les Anglo-Saxons. D’autant plus qu’une partie des emprunts arrive à maturité pour les Etats-Unis, qui vont devoir les refinancer. Dans ce contexte de forte concurrence, vous avez tout intérêt à apparaître comme un bon candidat, et à couler les autres candidats.

    Vous pensez que d’autres pays, l’Espagne ou le Portugal par exemple, risquent d’être touchés?
    Ce qui a permis aux agences de notation de changer la note de la dette grecque est la découverte que certains chiffres étaient faux – c’est certes un prétexte, mais dans le cas des deux pays que vous citez, elles auront de la peine à en trouver un. Je crois d’autant moins à une contamination que ces pays ne sont pas des gros opérateurs dans l’économie européenne. Zapatero a eu raison de s’énerver, parce qu’il n’y a aucune raison de retirer sa confiance à l’Espagne.

    Vous dites que cet épisode aura des conséquences positives. Lesquelles?
    Pour la Grèce, ce sera l’occasion de moderniser son économie et d’entrer dans le XXIe siècle. Les Européens, eux, ont compris depuis un mois que la grande amitié occidentale est un mythe – les USA et le Royaume-Uni ne sont clairement pas dans le même camp. Cet épisode aura aussi fait apparaître la nécessité d’une véritable gouvernance économique au niveau européen, qui puisse prendre des mesures contraignantes – on est enfin en train de prendre la bonne direction, après les tergiversations de l’Allemagne. Enfin les gens sont de plus en plus critiques face aux conseils des agences de notation, et des thermomètres que les Anglo-Saxons ont imposés à tous les pays pour mesurer la santé de leur économie. Ils reconnaissent leur partialité.

    La prochaine catastrophe, c’est quoi?
    Le Royaume-Uni. Ce qui va se passer prochainement dans ce pays, en termes de révélations sur la réalité économique, va définitivement ouvrir les yeux des Européens. Des chiffres commencent à sortir dans la presse. Le Guardian a, par exemple, titré le 5 mai sur le fait que le déficit budgétaire du Royaume-Uni risque bien d’être plus élevé encore que celui de la Grèce, comparativement à leurs PIB respectifs. Les gens ne sont pas idiots: ils savent que si le pays a des soucis, c’est que sa place financière a de plus gros soucis…

  4. Appel du 11 mai 2010

    Chers amis,

    Cela fait maintenant deux années que je décortique l’actualité économique et que je suis lecteur du blog de Paul Jorion. Mais j’éprouve parfois un sentiment d’impuissance car dans le cercle de mes connaissances, peu de personnes comprennent réellement ce qui est en train de se jouer à l’échelon mondial. La semaine dernière, j’ai eu très peur lorsque j’ai été témoin de la chute vertigineuse des bourses mondiales. Si les pouvoirs publics n’étaient pas intervenus une seconde fois, nous aurions très certainement été confrontés à une faillite des banques sans précédent, avec toutes les conséquences que cela aurait entraîné sur le plan social. Les états européens ont cependant mis en place un nouveau plan de sauvetage pour stabiliser l’Euro. Nous avons certainement gagné quelques mois de répit. Mais comme chacun le sait aucune mesure efficace n’a vu le jour pour tenter de mettre fin à la crise. Ainsi, que devons-nous faire pour nous protéger du risque systémique ? Devons-nous continuer de nous lamenter ou de fustiger l’incurie des gouvernants sur ce blog ? A mon sens, ce blog ne touche pas suffisamment de personnes même s’il bat des records de fréquentation (et même si Paul Jorion a acquis une stature internationale). J’ai donc décidé d’agir. Je suis enseignant dans un collège de Marseille centre et le 20 mai j’animerai pour la première fois « Le club éco ». J’expliquerai les mécanismes de la crise depuis l’abrogation du Glass-Steagall act jusqu’à la crise grecque en passant bien entendu par la crise des subprimes. Je parlerai également du cas (à mon sens) problématique de l’Espagne et de l’effondrement de l’immobilier commercial américain prévu pour 2012. Bref, je tenterai de démontrer que le pire est peut-être à venir. J’ai prévenu mes collègues ainsi que les parents d’élèves et la plupart se sont montrés enthousiastes et m’ont assuré de leur présence. Après cette intervention, je compte distribuer des tracts dans mon quartier le samedi matin, à raison d’un samedi sur trois, pour expliquer la crise à un maximum de personnes. Je serai accompagné par quelques amis qui souhaitent également que les choses changent. Lorsque je distribuerai ces tracts explicatifs, je ferai bien entendu en sorte de prévenir la presse pour que cela ait le plus de retentissement possible.
    Je tiens à signaler que je n’appartiens à aucun parti politique et que l’on pourrait simplement qualifier mon action de « citoyenne ». Je ne m’interdirai cependant pas de dire pour qui voter si on me le demande.
    Mon idée est donc la suivante : pourquoi ne pas suivre mon exemple et vous aussi organiser ce type d’action ? Vous êtes plusieurs dizaines à intervenir régulièrement sur ce blog et si vous proposiez ce genre d’initiative, vous découvririez que les gens ne demandent qu’à vous écouter. Vous pourriez ainsi informer un grand nombre de personnes qui à leur tour pourraient transmettre les idées qui nous permettraient de sortir de l’ornière.

    Jean-Thomas Giovannoni

    PS : je vous tiendrai au courant de l’avancée de mes actions.

    1. Bravo cher collègue, excellente initiative ! Ce qui me stupéfait c’est l’apathie globale, et le désintérêt que manifestent nombre de os collègues y compris, et cela est stupéfiant de nos collègues de SES. J’habite Aix, dans quel collège exerces-tu?

    2. @Rodolphe

      Au collège Gaston Defferre dans le 7e arrondissement.

      @Paul Jorion
      pourriez-vous relayer mon initiative car cet appel est perdu au milieu d’une centaine de commentaires et je doute que beaucoup de lecteurs l’aient lu. Je pense qu’aller au contact des gens est une excellente chose. Au début du 20e siècle, il me semble qu’Internet et la télévision n’existaient pas ; cela n’a pas empêché certains changements historiques (certes souvent pour le pire, mais on peut aussi envisager le meilleur). Si d’autres internautes suivent mon exemple, on peut arriver à quelque chose de positif.
      Merci.

  5. http://www.zerohedge.com/article/38-billion-3-year-auction-closes-highest-bid-cover-history

    les bulles vont gonfler..gonfler …avant le krach final (voulu)…ensuite nous aurons le gouvernement mondial,une seule monnaie…la dictature soft..etc ..pourquoi a t’on été cherché le FMI pour  »sauver » l’euro??Nous prennent’ils pour des idiots??

    Posez vous LA question:à qui profite tout cela,le crime depuis 2007 ??
    Poser la question c’est y répondre ….WS à 12…13…14…18.000 ?? et puis ……….

  6. Mémoire sur le revenu minimun d’existence PDF.

    Faculté de droit de science politique université Lyon 2.

    http://www.laurencecasile.com/memoire_rme.pdf

    http://www.allocationuniverselle.com/index.htm simulation des transferts, serez-vous avantagé et à quel seuil intervient la redistribution, bizarre comme courant néo-libéral, un peu d’eau dans votre vin sur cette question serait nécessaire. Nos allocations sont versées quelle que soit le revenu à tous.
    Tous les états ont signés les chartes des droits essentiels donc en face il faut un revenu d’existance, si vous voulez gagner plus vous bossez, mais au tarif qui vous convient, n’étant pas à la rue. Ou serait le problême, sauf d’aller à l’encontre de la bonne pensèe travail/salaire.

  7. Paul J. vous avez des sauvageries avec la pédagogie, c’est que vous avancez par sauts, par-dessus ce que vous énonciez brièvement la veille, positionné de façon abrupte car feu en la demeure, omettant d’apposer à l’idée le fil qui vous y a conduit… (Vos chroniques sur BFM tendent un drôle de fil…) car sans doute ce serait trop long, et nous n’y comprendrions pas davantage. C’est donc de votre impatience que viennent vos sauts, et la façon d’atterrir, de revenir sur ces pas avec le paysage qui s’ouvre, donner à lier, comme si en même temps une marche, un pas était encore à voir, mirage ?
    Les concepts économiques font l’effet de se ramifier toujours plus, m’en désintéressant à mesure. Leur puissance opératoire est si large, pourtant s’attacher à y comprendre quelque peu rend la peine infructueuse, on aimerait envoyer valser par la manche ces techniciens de l’économie ou de l’argent pour y réfléchir à deux fois. Un regard approximatif sur l’économie, la façon dont ses effets s’articulent, là où nous sommes, simples pions d’une cause qui se présente comme structure… plus c’est gros et mieux ça marche, et si ça ne suffit pas la malle est pleine de rêves et de xénophobie. Je ne sais pas si votre regard au travail pèse d’un quelconque poids sur ce monde abrutissant mais votre parapluie tendu par ces temps sombres offre une très bonne caisse de résonance : que faut-il, quel bâton, afin que le système arrête de se répéter ? Ne sommes nous pas naïf à le doter d’une conscience ? Sans réponse on se dit plus ça pétera vite mieux la chance d’agir et transformer un peu de cette puissance… position paradoxale d’un monde où nous n’avons plus le temps, ou au lieu de l’attention règne l’apologie de l’urgence comme mode d’actions et d’expertise … mais quand ça éclatera que reconnaîtrons t-on de ce qui fut nous et notre monde ?

  8. La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas l’intention de révéler le montant des sommes consacrées au rachats d’obligations d’Etat au motif qu’il s’agit là d’une information susceptible d’être utilisée par les spéculateurs, a déclaré une source monétaire mardi.

    On ne saura donc rien sur les centaines de milliards qui vont être dépensées pour racheter on ne sait quelle dette !

    1. Quel est l’intérêt de savoir combien de milliards sont en jeu ?
      Nous vivons en plein déni de démocratie.
      Souvenons nous, le traité européen fut rejeté avec 55% de votes négatifs. Qu’à cela ne tienne, il fut approuvé par le congrès.
       »Ils » font comme ils le veulent et se fichent de ce que le peuple souhaite.
      Alors pourquoi ne pas pousser la logique jusqu’au bout ?
       »Ils » ont tout pouvoir, n’ont pas été élu (BCE) et n’ont aucun compte à rendre.
      Combien d’argent allez vous prêter à telle banque ? Circulez, il n’y a rien à voir…

      Comment s’appelle un tel régime ?

  9. Baisse des taux pour la Grece, le Portugal et l’Espagne.Magie de l’illusion à court terme fournie par les politiques .Les dettes sont plus que jamais la.Les plans de sauvetage vont engendrer des restrictions budgétaires , donc des troubles.Personne ne s’est apercu que le canari s’est tu dans la mine de charbon européenne.

  10. A propos du RME, on en vient ici parler AAH, AES, RMI, RSA, AF, AL, APL, ARE, CMU, AM, et bientôt SMIC, minimum vieillesse, salaire et pension de retraite, qu’il faudrait aussi penser comme les prélèvements sociaux et la fiscalité qu’il suppose aussi.

    De la finance mondiale, on vient à la vie quotidienne et la réalité de tous. On entre dans le dur.

  11. Et pendant ce temps, ‘on’ a bien oublié ce qui avait été à l’origine de tout ça : la Grèce.
    Car les banques grecques ont encore morflé aujourd’hui (-4%/-5%), notamment NBG, qui replonge au bout d’une semaine seulement, malgré le fabuleux rallye haussier d’hier (+16%!) :
    http://marches.lefigaro.fr/stocks/valeurs.html?ID_NOTATION=1959658

    Ce qui vient corroborer qu’effectivement, la Grèce n’était qu’un mauvais alibi dans toute cette affaire puisque dès lors que la fameux plan européen est sorti, plus personne n’en parle : si ‘on’ se focalise sur le remède (c’est-y le bon ou c’est-y pô le bon ?) plutôt que sur la ‘source’, c’est bien que ladite source en question n’est elle aussi qu’un pion dans un jeu plus vaste.

    Mais néanmoins, on continue, encore et encore, à ressasser les mêmes antiennes ridées et flageolantes sur la nécessité que la Grèce, coûte que coûte, respecte à la lettre (l’alpha ?) le plan de déréliction sociale et économique que les grecs devront avaler : à vomir plutôt !
    Et on nous servira le même plat.

    Pendant ce temps, les grecs ont disparus de la surface de la terre (médiatique) …
    On est si peu de choses au final, dans le regard des autres, quand on ne porte pas un croix suffisamment lourde.

    1. @zébu 11 mai 2010 à 22:52 : Lordon a raison, faut nationaliser les banques. Et quelques décennies plus tard, quand tous les indicateurs seront repassés au vert, il y aura de nouveau des ploucs pour dire qu’il faut les privatiser.

  12. Le dernier article de Frédéric Lordon :
    http://blog.mondediplo.net/2010-05-11-Sauver-les-banques-jusqu-a-quand#nh2
    Ou plutôt ‘jusqu’où’.
    En attendant une hypothétique ‘déprivatisation’, dont on ne voit pas bien comment elle pourrait s’effectuer : la nationalisation permettant de ‘nationaliser’ aussi les pertes, le défaut mettant en péril les collatéraux, engageant des risques systémiques difficiles à contrôler sauf à transmuter dans le même instant l’encours mis en défaut du débiteur en capital propre pour le créditeur.
    Reste la socialisation, du crédit et de la monnaie : ‘zapper’ les banques.
    Rien que ça …
    Pistes : monnaie mondiale + chambre de compensation, monnaies locales et sociales en complément.

  13. Tout ça …pour ça comme dirait Lelouch

    L’euro reste en baisse face au dollar

    mardi 11 mai 2010, 23:14
    L’euro a reculé face au dollar, les craintes sur la zone euro persistant alors que les investisseurs se penchaient de plus près sur le colossal plan d’urgence annoncé au cours du week-end par l’Union européenne. Vers 23H00, l’euro valait 1,2672 dollar contre 1,2778 dollar lundi soir à la même heure. La monnaie unique européenne baissait également face à la devise japonaise à 117,45 yens contre 119,19 yens la veille. Le dollar cédait aussi du terrain face au yen à 92,67 yens contre 93,25 yens lundi soir. L’euro avait grimpé lundi à près de 1,31 dollar, dopé par le plan de secours historique annoncé par les pays de l’Union Européenne.

  14. @ Julien Alexandre

    Vous écrivez : « J’aimerais beaucoup que l’on puisse se poser la question dans ces termes, à savoir un « luxe » de choisir de travailler ou pas, selon son envie. »

    Il me semble que la meilleure question à se poser est :
    Est ce que la proportion de gens qui sont prêt à vivre pauvres mais non misérables, grâce à leur unique revenu d’existence, est compatible économiquement avec la proportion de ceux qui sont prêt à travailler pour agrémenter leur ordinaire?
    Si la réponse est positive, alors, il y a certainement là un réel projet de société à développer.

  15. Pour ceux qui envient les chômeurs: c’est une situation ouverte à tous. Lancez-vous! A vous les joies du farniente au frais de la princesse…
    Personnellement, je préfèrerais devenir banquier. Un de ceux qui ont une vie très difficile et qui bossent énormément. Je sais pas pourquoi. Dommage, là c’est pas ouvert à tous.

  16. @Serge Demoulin: « Mon emploi actuel je me le suis créé tout seul en me formant et apprenant à gagner de l’argent avec seulement un pc et une connexion Internet. Beaucoup pourraient en faire autant… »

    Si tout le monde devient escroc, où trouvera-t-on les pigeons?

  17. Il est dit que la BCE va « stériliser » ses achats de bons afin d’éviter le quantitative easing.

    Qu’est-ce que ça signifie ?

    1. @ Ken Avo,

      « Stériliser » les achats de bons signifie que la BCE va soustraire à l’économie de la zone euro un montant équivalent à l’injection des liquidités que les achats de bons du trésor vont générer. C’est le principe des vases communicants qui lui permet de réfuter les accusations de mener une stratégie de quantitative easing.

    2. @ Moi
      – émettre des certificats de dette « BCE » d’un montant équivalent aux obligations souveraines
      – favoriser les dépôts en monnaie centrale auprès de la BCE par les banques (une sorte de stérilisation automatique)
      – diminuer les prises en pension d’autres types de titre
      – reverse repo
      – etc.

      Ce ne sont pas les moyens qui manquent quand une banque centrale « indépendante » refuse de faire de l’assouplissement quantitatif pour maintenir l’inflation à 2%.

  18. Comment voyez-vous l’évolution des cours de l’or ? l’once à 1234 Dollars !…. début de panique ? fin de la fête sur les marchés actions ? inflation inévitable ?

  19. l’euro reste fort malgré tout, et sa baisse permettra de « gonfler » notre compétitivité dans la jungle !
    non ?

  20. NYSE Euronext envisage de créer deux chambres de compensation, l’une à Londres et l’autre à Paris. Ce qui intrigue, c’est la division du travail entre les deux chambres: Londres hériterait des opérations sur taux, devises et matières premières (fortement spéculatives) alors que Paris se contenterait de traiter les actions d’entreprises et les dérivés sur actions.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a8d4a657126d5c58e587b5869f10ce49

    S’agit-il de soustraire les activités les plus risquées au regard des régulateurs continentaux? Je n’en serais pas autrement surpris. NYSE Euronext semble s’intéresser beaucoup au marché des transactions de gré à gré, voire des ‘dark pools’…

  21. L’augmentation du prix réel de l’énergie (heure de smic/kw)
    C’est notre couverture à tous qui diminue en épaisseur et en surface.

    Accès au soin, à l’alimentation, au transport, au logement, à l’eau, et
    a tout ce qui est vital.

    Alors la méthode pour tirer à soi la dite couverture, c’est à dire priver
    D’autres personnes de sa protection, c’est pas très glorieux comme projet.

  22. Dans ce monde de politiciens bien hypocrites quand vous ne trouvez pas de travail, c’est bien sur toujours de votre faute la première quand bien même d’ailleurs vous en finiriez par postuler même pour un emploi de balayeur au rabais, par contre lorsque le chômage de masse baisse c’est bien sur toujours grace à eux les premiers et à l’antenne, décidément ils se moquent bien de leur monde …

    Tellement plus facile de nos jours de pouvoir continuellement traiter et payer les gens au rabais que de rechercher d’abord à faire son propre examen de conscience le premier, si encore cela ne concernait qu’une seule personne cela ne saurait être grave pour une société.

    Tellement plus facile aussi pour un petit politicien de colporter le même genre d’idées reçus dans la tête des gens, et puis après en quoi cela change-t-il en mieux nos rapports aux autres en société ?

    Tellement plus facile pour un rond de cuir de voir la fénéantise chez les autres qu’en soi même, comme je pourrais également poursuivre sur autre chose si on me pousse à bout et à la colère.

  23. @ Thomas:

    Je ne vois pas votre réponse ???

    Quel bazar ici, depuis que les réponses ne sont plus en correspondance !

    Tavernier, l’addition !

    1. Elle est un peu plus bas (passer un peu plus de 25 messages)

      ….Si celui-ci veut bien aller se poser là ou je lui demande.

  24. Contrairement à un bon nombre d’idées reçus sur les gens étant sans emploi de nos jours, de beau matin je me lève encore une fois de bonheur 6h10 et cela sans doute avant un bon nombre de ronds de cuir grassement bien payés au mérite surtout en ce moment pour mieux paraît-il résoudre les problèmes des marchés.

    Bien après avoir fait ma toilette et pris mon petit déj, je poste cela rapidement dans l’espoir peut-être ………..

    Comme on me fera certainement encore le même petit reproche demain d’avoir postuler trop loin de chez moi ou mieux encore dans un secteur trop éloigné de mon premier métier, il faut bien parfois mieux répondre aux désirata de nos élites, surtout à mon age décidément je me demande en effet qui sont vraiment les gens les plus difficiles à approcher et à rencontrer de nos jours enfin le principal c’est de pouvoir toujours mieux faire réélire des politiciens préférant surtout continuellement faire entendre les mêmes choses à l’antenne, c’est-à-dire le lavage de cerveau.

    Avant que j’en finisse tôt ou tard à l’asile ou alors à l’hopital comme tant d’autres, peut-être faudrait-il que je pense sérieusement à quitter ce pays Européen sentant déjà de plus en plus
    le souffre comme l’Angleterre, je vais d’ailleurs davantage me renseigner à ce sujet dans les prochains jours au sujet d’un visa ou d’un passeport, peut-être que dans un pays pauvre et moins fier aussi de sa propre histoire je serais peut-être déjà mieux accueilli et reçu si encore les gens pauvres et sans emploi étaient toujours les plus difficiles à approcher et à rencontrer dans la plupart des grands pays riches enfin que vous voulez c’est la vie, tout le monde n’a pas non plus la chance d’être né dans les beaux quartiers de Neuilly, et encore je ne suis pas un homme de couleur et je ne réside pas dans les cités là cela doit être certainement être encore plus insupportable à vivre mais comment font-ils pour pouvoir encore acheter la paix sociale ?

  25. Et de plus en plus de gens au chômage,

    Et qui se lèvent tôt aussi et qui font peut-être bien plus d’efforts que d’autres pour s’en sortir, pour exister, pour garder encore la santé et le moral mais qui hélas n’en sont toujours pas mieux vus et récompensés au quotidien par la plupart des élus de la république, pourquoi alors autant de mépris et de jugement à leur égard ?

    Comme c’est tellement plus facile de s’en pendre d’abord personnellement aux petits qu’aux grands argentiers de ce monde.

    Oui allez donc manifestez plus souvent loin de nos yeux comme de nos oreilles, mais surtout pas non plus de très bonne heure, la France d’aujoud’hui surtout celle d’abord des ronds de cuir et des usuriers de plus.

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