L’actualité de la crise: le pivotement du monde, par François Leclerc

Billet invité

LE PIVOTEMENT DU MONDE

Il y a comme une confusion et une précipitation montantes dans l’air, rien sur le marché boursier ou sur le cours de l’euro ne préfigurant une accalmie, comme si la crise était rampante et durable et pouvait à tout moment jouer un nouveau tour. Ce n’est pas seulement le cas en Europe, où le gouvernement allemand continue de jouer en solo pour se faire entendre, mais également aux Etats-Unis. A l’occasion, là-bas, du bouclage de la loi de régulation financière, qui continue d’être à rebondissements. Elle est pour l’instant bloquée, un compromis sur les produits dérivés n’ayant pu être trouvé, les banques jouant l’intransigeance via leurs alliés au Sénat, après avoir été pris à contre-pied.

La face du monde – et la poursuite de la crise – ne vont pas pour autant en être changés, mais il faut prendre cette situation pour ce qu’elle est : l’expression d’une grande indécision à propos de ce qu’il convient de faire, alors que l’étau continue de se resserrer et les contradictions de s’intensifier. Ce tunnel, décidément, est sans fin, et a-t-il une issue ? Des dynamiques contradictoires s’affrontent avec vigueur, entre ceux qui veulent reprendre le cours de leurs occupations spéculatives et ceux qui doivent gérer les dégâts que les premiers ont laissé derrière eux, sans en avoir les moyens.

La nouveauté est que les Allemands ont pris une initiative qu’Angela Merkel a qualifiée de début de campagne, qui a joué son rôle de coup de pied dans la fourmilière, à observer l’intense agitation qu’elle a suscité. Dans le concert de refus de se joindre au gouvernement allemand qui a suivi son annonce à propos des CDS, une mention d’honneur doit être accordée à la Consob, le gendarme de la Bourse italien, qui a immédiatement annoncé qu’il n’envisageait pas de modifier l’actuelle réglementation sur les ventes à découvert. Le même jour où le substitut du parquet de Milan dressait un panorama apocalyptique de l’exposition des collectivités locales italiennes aux produits dérivés, un tiers de leur endettement global – soit 33,5 milliards d’euros – auraient été souscrits dans des actifs toxiques. « Ces bombes exploseront à l’échéance des contrats » a annoncé le magistrat.

Demain vendredi, Wolfgang Schäuble devrait présenter à ses collègues ministres des finances de l’Union européenne un très sévère plan de discipline budgétaire européenne, qui va ordonner les débats avant d’être selon toute vraisemblance fortement amendé. Car ce n’est plus un catalogue, mais un véritable chemin de croix.

Nicolas Sarkozy, ne pouvant plus continuer à tergiverser, cherche à cette occasion à enfermer dans le piège d’un obstacle constitutionnel – une version très édulcorée de la loi allemande qui limite le déficit à 0,35% du PIB dès 2016 et impose l’équilibre aux régions à partir de 2020 – des mesures d’austérité qu’il ne sait pas faire passer autrement. Il pourra toujours se réfugier derrière la nécessité de l’appliquer.

Mais les Allemands ont un second volet à leur plan, à propos duquel le président Français freine des quatre fers : ils manifestent une ferme volonté de réguler la finance, un programme qui ne comprend pas uniquement la prohibition – présentée jusqu’ici comme provisoire – de certains CDS en Allemagne; ils promeuvent également un projet de taxe (sur les transactions ou les établissements financiers, ce n’est pas parfaitement clair), appuient une réglementation des hedge funds qui isolerait sanitairement l’Europe des Etats-Unis si ces dispositions sont maintenues, en discussion actuellement au Parlement européen, et sont en faveur, enfin, de la création d’une agence de notation européenne.

L’ensemble peut être considéré comme péchant par naïveté, mais cela n’enlève rien à la détermination qui en est à l’origine. Les dirigeants allemands veulent avancer à Toronto, et prévoient déjà de continuer au G20 d’après, à Séoul. Ils s’inscrivent dans un cadre européen dans l’immédiat, quitte à laisser les Britanniques sur le bord de la route, cherchant à agir et à ne plus se payer de mots. Cela mérite d’être relevé, même si pour le reste leur politique de crispation sur un acquis économique déjà révolu n’a pas d’avenir à terme.

Les Anglais se mettant eux-mêmes hors jeu afin de préserver au mieux ce qu’ils attendent de la City, les Allemands gardent donc l’initiative. En Europe, à propos du déficit budgétaire, et au plan international sur la régulation financière. Certes leur politique peut être considérée comme un pis-aller ou même, pire, une totale impasse, qui va se révéler. Elle peut être critiquée à juste titre comme éludant la question qui devrait dominer toutes les autres : quel va être le moteur de la croissance d’une Europe dans le monde qui se prépare  ? A quelles conditions l’euro pourra-t-il souder une communauté de pays dissemblables si un projet ne les réunit pas, assorti de son financement  ?

Mais pourquoi donc les Allemands sont-ils tant sur la brèche  ? La mémoire est courte quand les événements se succèdent à cadence si rapprochée, car l’on devrait se rappeler la virulence avec laquelle le gouvernement allemand précédent avait réagi à propos de l’évasion fiscale au Luxembourg de certaines de ses grosses fortunes, pour comprendre qu’il réagit de même aujourd’hui, ses préoccupations du moment ayant un retentissement international plus important. Le choix d’aller de l’avant à propos de la régulation – non sans hésitations en ce qui concerne la taxation financière – va au-delà de considérations de politique intérieure immédiates, illustrant simplement un nouveau rétrécissement de ses marges de manoeuvre.

De quoi procède l’attitude allemande, se demande-t-on donc de partout  ? Les explications fleurissent en ordre dispersé, aucune n’est en soi fausse mais toutes ont en commun l’erreur de n’y rechercher que des raisons proprement nationales. Il faut certainement faire la part dans les déclarations des uns et des autres sur la faiblesse de l’euro ou sur ces « marchés hors contrôle », d’une dramatisation à consommation intérieure, mais aussi d’une réelle inquiétude, non sans fondements. C’est sous cet angle-là que la situation s’éclaire.

Deux vérités peuvent donc être rappelées.

En premier lieu que cette crise n’est pas européenne – l’Europe n’est qu’un premier maillon fragile – mais qu’elle est internationale et va se poursuivre dans l’ensemble du monde occidental. Le FMI vient de rappeler à l’ordre le Japon, lui suggérant avec fermeté de commencer à diminuer, dès 2011, son déficit budgétaire, en augmentant l’équivalent de sa TVA. Aux Etats-Unis, les alertes de la Fed sur le même terrain se multiplient. Les Européens, faible consolation, ne vont donc pas être seuls dans leur malheur. Une situation se dessine où, dans de nombreux pays, un accroissement du taux de la TVA semble inévitable, surtout aux Etats-Unis. Ce qui ne sera pas une forte incitation au développement de la consommation, principal moteur de la croissance, alors que le crédit est toujours en berne et que ses mécanismes sont grippés. Simple dépression ou déflation à l’arrivée ? Les paris sont ouverts.

En second, que si la crise de la dette publique occupe le devant de la scène, pour des raisons qui tiennent à l’embouteillage attendu sur les marchés obligataires, à propos duquel une déviation obligatoire a été mise en place pour les gouvernements, celle de la crise privée est toujours là, sous-jacente et non résolue. Encore un oubli, dans cette suite précipitée d’événements : depuis le début de la crise, n’a-t-il pas été clairement dit que le dégonflement de la dette privée était un phénomène de longue haleine ? Nul n’est aujourd’hui en mesure de dire de combien elle a maigri, ni ce qu’il lui reste à accomplir, mais ce qui vient de se passer en Europe est là pour démontrer que le régime ne peut pas être interrompu. Le plan de sauvetage de la Grèce a été d’abord un plan d’aide aux banques européennes, elles ne se sont d’ailleurs toujours pas vraiment remises de ce dernier épisode, si l’on considère la persistance des fortes tensions que l’on constate sur le marché interbancaire.

Le gros rapport que vient de publier le FMI sur la crise de la dette conforte cette analyse, en ce sens qu’il ne considère pas le niveau atteint par la dette publique comme insurmontable, et encore moins comme justifiant les alarmes qui ont retenti de partout à son égard. Ce qui en réalité est insupportable, ce sont les délais dans lesquels la contraction de la dette devrait être opérée, si l’on en croit les marchés, mais le FMI reste silencieux à ce propos.

Un rapport moins officiel vient également de paraître, nettement plus instructif. Il a pour auteur l’Institute for Management Development suisse, et ne se contente pas de chiffrer prévisionnellement les déficits budgétaires des pays occidentaux, qu’il considère comme « une malédiction ». Surtout, Il estime le temps qu’il faudra à de nombreux pays pour ramener leur dette à 60% de leur PIB (critère de Maastricht pour la zone euro, pris comme référence). Voilà le résultat des calculs  : 74 ans au Japon, 50 ans à l’Italie, 27 ans au Portugal et 25 ans à la Belgique. Les Etats-Unis atteindront cet objectif en 2033, l’Islande en 2032, la Grèce en 2031, la France en 2029 et l’Espagne en 2019. Evidemment, certaines dettes sont plus sensibles que d’autres à certains facteurs, les calculs pouvant donner alors d’autres résultats, par exemple les dettes contractées par un pays dans une autre monnaie que la leur. On comprend toutefois, aux nombreux aléas près, que nous sommes entrés dans une ou plusieurs décennies d’austérité, et avons rompu avec ce qui sous-tendait les précédentes.

Et encore, tout n’est pas dit. Les quatre grands pays émergents dits BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) doperont l’économie mondiale et représenteront à eux seuls les 2/3 de la croissance globale pour les cinq années à venir, a assuré mercredi le ministre des Finances du Brésil, Guido Mantega. Ils caracoleront en tête du point de vue du taux de croissance. Lors de la même occasion, à Madrid, le ministre au Plan brésilien, Paulo Bernardo, a déclaré  : « Nous avons tous les outils pour être d’ici dix ans une des économies les plus dynamiques au monde ». Selon le FMI, le BRIC a suscité depuis 2000 environ la moitié de la croissance mondiale. Il prévoit qu’ils contribueront à celle-ci à hauteur de 61% dès 2014.

Il est plus que temps d’intégrer dans l’analyse de la crise et de sa suite prévisible cette donnée fondamentale. Et de la combiner avec le temps qu’il va falloir aux pays occidentaux pour éponger leur dette, aux conditions actuelles. Il y a un côté dérisoire dans les batailles qui se jouent actuellement, qu’elles portent sur la réduction des déficits publics ou sur la régulation financière. La crise actuelle n’a fait qu’accélérer un processus déjà en cours, un pivotement du monde, qui n’est pas non plus sans problèmes gigantesques du côté de ceux qui sont présentés comme les vainqueurs.

La Chine, qui exprime ses inquiétudes vis à vis de la crise européenne – et de ses conséquences pour ses exportations – semble avoir de très grandes difficultés à faire face à sa propre bulle financière et immobilière, constituée en un éclair grâce au plan de relance massif du gouvernement. Le chemin qui l’amènerait à rééquilibrer sa croissance en développant son marché intérieur est semé d’obstacles et long à parcourir. Dans tous les pays du BRIC, la croissance économique se fait au détriment de l’environnement à la vitesse « grand V » et à l’accroissement des inégalités sociales. C’est le prix à payer pour un rattrapage à marche forcée des pays occidentaux désormais en panne, après avoir appliqué le modèle d’une globalisation dont le système financier tire les ficelles par-delà les frontières.

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98 réflexions sur « L’actualité de la crise: le pivotement du monde, par François Leclerc »

  1. Je n’ai jamais caché que j’aspirais à une autre société fondée sur de toutes autres bases ! Mais j’emploie peu de ces grands mots qui sont démonétisés. Je laisse, enfin, à chacun le soin de tirer ses propres leçons de ce que je tente de mettre en valeur, restant volontairement inscrit dans le cadre de cette chronique de l’actualité.

    J’aurai pu choisir pire moment pour justifier l’idée que le capitalisme financier n’est pas porteur de tous mes espoirs ! Mais, si je vous réserve une confidence (façon de parler), j’ajouterais que je suis en permanence tiraillé: je crains le pire et j’espère le meilleur.

    1. je pense que vous n’etes pas le seul a « craindre le pire et espérer le meilleur » c’est d’ailleurs cette crainte du pire qui devrait imposer aux gourvernement d’agir pour le meilleur.

      Je en train de lire « Fouché de stefan sweig » c’est impressionant la politique.

    2. En mettant de côté ma sensibilité en faveur d’une autre société, je continue à penser que cette dernière se réorganisera d’elle-même et à sa dimension.

      Le monde a toujours avancé dans ce sens.

    3. @ Logique

      Essayez aussi sa biographie de Magellan et celle de Marie Stuart, si vous ne les avez pas lues.

    4. pour Marie stuat, c’est en projet par contre je ne savais pas pour Magellan, je le rajoute donc a ma liste.

      merci pour l’info

    1. Question a vous Peak Oil :

      Croyez vous que la décarbonisation des activités humaine puisse être volontaire et non contrainte ?

      En développant un peu : Le prix réel de l’énergie commence aujourd’hui à frémir, il impose dors et déjà des tensions et des ajustements. Pensez vous que notre système basé sur les flux physiques puisse s’adapter par anticipation aussi peu que ce soit ?

      Pour ma part, je suis sceptique là dessus. Toute tentative d’adaptation revient en fait à accepter de fait à une réduction de salaire ou de niveau de vie avant que la réalité se charge de vous l’imposer plus durement.

      Même vous, même moi, le faisons nous, en sommes nous capables ?

    2. Le capital, c’est foutu. La cinquième, c’est foutu. La société de consommation, c’est fini tout ça, c’est foutu. La bagnole c’est foutu.
      🙂

      L’aventure c’est l’aventure-1972-Même année que le rapport Meadows-limit to growth-

    3. @Thomas

      Johny :c’est pas donné votre truc.
      Jacques:Non, mais s itu veux faire un lancement classique, ça aurait coûté dix fois plus cher. Et t’aurais pas eu les premières pages et le journal télévisé.

      L’aventure c’est l’aventure-1972-

    4. http://www.vodkaster.com/Films/L-Aventure-c-est-L-Aventure/1742

      C’est un peu hors sujet, mais ce film a quand même le mérite de pointer dès 72 que les bandits de tout poil ont changé de terrain de chasse : Fini les casses, les traffics, petits braquages et autres méthodes habituelles, dorénavant les fripouilles font de la politique, fricotent avec les partis, les syndicats, les stars du show business, et les chefs d’états. C’est là que se trouve désormais la seule chose qu’ils convoitent : l’argent.

      Enfin, je maintien ma question à Mr Peak.

    5. @Thomas

      Notre système en est arrivé à valoriser les comportements irresponsables depuis trop longtemps (la pub par exemple) donc je ne crois pas que la décarbonisation de l’économie puisse se faire sans la contrainte. Qu’il y ait déjà des gens qui tendent vers une certaine cohérence, respect ! Mais cela ne résout pas notre problème de fond ; un gâteau rétrécit à vue d’oeil, une demande augmente à vue d’oeil, et cette réalité n’est pas honnêtement reconnue. J’ai l’impresion que tout le monde débat des solutions à apporter à des problèmes différents, et souvent de problèmes insignifiants au regard des enjeux. Bien que nous voyons le monde sous des angles différents, apprenons à hiérarchiser !

      Nous vivons dans une société de masse baignée dans de multiples illusions. Les croyances collectives sont corrompues (la croissance, le scientisme, l’humanisme…) et la propagande montre ses limites. Il faut confronter les individus à leurs illusions sans quoi une énorme désillusion pourrait nous tomber dessus, avec tout ce cela peut impliquer. Il faut confronter tout le monde à ses responsabilités.

      Notre système peut s’addapter dans une certaine mesure (c’est là que la bas blesse), mais notre prétention quant au fait que nous serions évolués en depend. En fait on peut s’addapter si nous arrivons à anticiper les possibles. Le productivisme, le consumérisme, la finance sont condamnés. Passer notre temps à essayer de maintenir tout ce qui est condamné à disparaître c’est aller à reculons, c’est perdre un temps précieux, et cela ne peut qu’accélérer ou amplifier l’effondrement. A ce suget, il est urgent d’étudier les mécanismes de la décroissance.

      Imaginez que l’on interdise la pub, combien d’énergie non gaspillée, combien d’argent non dépensé, combien d’emplois perdus, et quel bordel à expliquer. Il y a fort à parier que ce soit un calcul fort rentable. Imaginez que l’on donne la possibilité aux chômeurs de longue durée un accès privilégié à des potagers collectifs comme à Cuba. Il y a fort à parier que cela réduira le désarroi de beaucoup. Imaginez que l’on supprime la voiture dans les centres-villes et que l’on introduise des pousse-pousse touristiques, et pas que.

      Si on se donne les moyens d’anticiper les crises à venir avec une franche sincérité on aura peut-être une chance de s’élever. Mobilisons les forces abandonnées. Diagnosticons tous ensemble et imaginons. Hiérarchisons et bossons. Recalibrons. C’est notre seule chance d’être crédible aux yeux de l’Histoire, et en fin de compte à nos yeux. Faisons en sorte que le fameux « Plus jamais ça » ne se révèle pas être une grosse farce. C’est bien simple, nous n’avons plus le luxe d’être ni optimiste, ni pessimiste. Il faut se réveiller.

      Imaginez que l’on lance les TEQs en Europe.
      http://www.teqs.net/

      Imaginez que l’on travaille sur les 10 solutions proposées par Herman Daly
      http://www.thesolutionsjournal.com/node/556

    6. Nous sommes bien d’accord, et merci pour votre réponse. Vous êtes un bon ambassadeur de cette problématique sur ce blog.

      La première étape reste le réveil, petite musique douce ou seau d’eau glacée….that’s the question.

      http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/05/18/how-the-global-oil-watchdog-failed-its-mission-13/#xtor=RSS-32280322

      Il semble que la seconde solution ait été choisie sciemment. En fait, c’est même plus vicieux que cela puisque les difficultés financières ou sociales qui augmentent du fait des tensions sur le prix de l’énergie touchent les personnes de façon diffuse, étalée dans le temps, l’espace, et la manière.

      Du coup, personne n’identifie l’origine de la perte de son emploi, ou du fait qu’il ne peut plus payer son crédit. C’est mis sur le dos de tel tel ou autre facteur ce qui remet aux calendes grecques (!) toute prise de conscience.

      Un grand progrès consisterai pour commencer, à cesser d’investir dans des infrastructures sans avenir : c’est déjà un gros morceau.

    7. Hiérarchiser les problèmes, cela commence par inventer un mode de pensée qui ne soit pas expansif (adapté à un monde fini).

      Peak Oil : Existe – il une seule espèce capable de penser ainsi ?

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