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83 réflexions sur « La démocratie concrétisée dans la finance, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. @ Pierre Sarton du Jonchay,

    La finance est la science de la direction rationnelle des consciences.

    Vous n’êtes déjà pas facile à appréhender mais ce genre d’affirmation là me bloque littéralement !?

    1. Votre citation n’est pas une opinion de l’auteur mais de ceux pour qui « les finalités humaines ne sont pas discutables », c’est-à-dire qu’elles échappent au commun des mortels, de sorte que seuls les experts financiers seraient assez avisés pour « diriger les consciences ». Indirectement, pourrait-on préciser, puisque le système financier est ainsi présenté comme médiation entre les finalités « indiscutables » et les réalités sordides mesurées en dollars.

    2. Merci Crapaud Rouge des Hautes Sphères pour ce décodage débloquant ;o)

      Il s’agissait donc bien de la deuxième positions métaphysiques de contestation qui pose que les finalités humaines ne sont pas discutables. L’intelligence échappe à la majorité du genre humain. La liberté humaine est parfaitement manipulable et il vaut mieux qu’elle le soit par quelques intelligences éclairées. « La finance est la science de la direction rationnelle des consciences. »

    3. Et on revient toujours à la première place du marché dans l’esprit des êtres, pourtant à la lecture de l’article c’est pourtant bien l’aspect démocratique qui prédomine et pourrait rassurer l’ avancement dans les choses.

      Mais je regrette de ne point saisir et comprendre l’intégralité du billet, l’offre et la demande je ne sais pas, vous savez à vrai dire, je ne crois plus guère en l’esprit démocratique comme à notre propre langage moderne pour nous en sortir, pour faire court et simple enfin c’est mon point de vue.

      Et comme je n’ai pas tout compris cela me fout fichtrement la trouille en temps que modeste vers de terre, car j’aime bien savoir ou je marche sur des braises plus ou moins marchandes pour me faire du bien surtout lorsque vous reparlez du savoir faire de la finance dans la négociation et la valorisation des options la remettant au service de la démocratie.

      Croyez-vous vraiment que cela soit encore possible de leur faire entendre cela ? N’est-ce pas vouloir un peu les remettre encore au dessus du monde dans leur savoir faire et le savoir être alors à l’égard de l’autre et déjà de près au quotidien ?

      Hélas les marchands du monde nous ont tellement bien poussés et influencés à penser les choses
      comme eux que nous en finissons même par fonctionner un peu comme eux à notre propre insu.

       » L’intelligence échappe à la majorité du genre humain.  »

      Surtout l’intelligence financière du système et celle qui tente bien courageusement de la résorber démocratiquement pour tant d’êtres de plus dans son sillage.

      La matrice du monde quoi.

    4. @interobjectif,
      J’espère que vous ne comprenez pas « loi » dans science. Je parle de la science ouverte, de la discussion scientifique qui cherche des lois efficaces à l’intelligibilité de quelque chose de concret. Je suggère qu’il peut y avoir une finance pour éclairer plutôt que pour obscurcir.

    5. @ Pierre Sarton du Jonchay,

      Merci pour votre lien cela me permettra de mieux comprendre votre propos, veuillez m’excuser je vois également que vous avez creuser la question comme dans votre échange avec Gu Si Fang l’autre jour, disons que j’avais été absent du blog pendant quelques temps et trop présent ces derniers jours sur le blog mais ça c’est moi. Je lis, j’écoute, j’observe mais je n’adhère à aucune doctrine de penser.

  2. Cette fois, c’est moins technique, et donc plus facilement compréhensible, d’autant plus que l’auteur a manifestement fait de gros efforts pour… parler comme tout le monde ! 🙂

    Je note surtout la phrase : « Le moindre déséquilibre a immédiatement une conséquence économique à travers la libre circulation des capitaux. » Elle est très importante car les crises viennent de « déséquilibres » qui ne sont pas perçus comme tels, ou que l’on croit pouvoir/devoir supporter parce qu’ils sont avantageux pour l’une des parties. Jusqu’au jour où ça craque. Mais s’ils apparaissent d’emblée comme des anomalies, et s’il existe des mécanismes qui incitent à les corriger, alors on peut parler d’économie ou de finance vraiment régulée. A mon avis, c’est bien plus intéressant que toute perspective pensée en termes de « performances » : il vaut mieux un système peu performant mais stable que l’inverse.

  3. bonjour,
    non seulement la monnaie pervertit la démocratie, mais en plus elle finit par la détruire. et à partir du moment où la monnaie prend le pouvoir sur l’idéal humain, alors la liberté (qui en est un) a du soucis à se faire. de toutes les manières, la monnaie (qu’elle soit nationale ou internationale, qu’elle soit le fait d’une nation « démocratique » ou d’une association de « démocraties ») est contre la véritable démocratie, à partir du moment où il est considéré comme normal qu’il y ait des riches et des pauvres, et que le nombre de pauvres doit être supérieur au nombre de riches. comme le peuple est, en nombre, plus pauvre que « l’élite » de ce peuple, la démocratie, qui se trouve devoir être l’expression de la volonté du peuple, se voit sans cesse combattue par la volonté de « l’élite ».

    il n’y a ni monnaie universelle ni monnaie nationale qui ne serve les intérêts du peuple, et il ne peut y en avoir, car les « intelligences éclairées » ne le sont que par l’appât du gain, et la satisfaction de leur intérêt de conservation du pouvoir. le capitalisme n’est pas l’humanisme.

    par conséquent, il faut voir toute proposition allant dans le sens d’une monnaie universelle comme luttant contre l’intérêt général des peuples, peu importent les paradigmes sous-jacents. elle permettrait seulement de réunir en un pouvoir plus grand les « élites » nationales déjà puissantes, et leur permettra d’établir la gouvernance mondiale dont ils rêvent, une sorte de consortium géant de tous les riches de cette planète, imposant leurs désirs et leurs volontés au reste des peuples qui n’auront plus moyen ni de se rassembler pour lutter, ni même de s’opposer à l’un de ses représentants nationaux sans être repoussé par les forces unies des autres représentants extérieurs.

    d’ailleurs, le seul fait que cette idée soit dans les cartons est une preuve de la nocivité de ce projet qui, s’il était juste et démocratique, ne serait évidemment pas proposé par ceux à qui il serait censé nuire…

    http://calebirri.unblog.fr/2010/09/24/le-bancor-et-le-nouvel-ordre-mondial/

    1. Ce n’est néanmoins pas faux.

      Par contre, lorsque l’on considère qu’il faudrait que tous les états soient en accord pour arriver à une monnaie unique ou un système de bancor ou encore une taxation des mouvements purement financiers ou un blocus des paradis fiscaux… on se rend compte que cela n’arrivera pas.
      Trop d’intérêts divergents.

      Déjà, rien qu’en Europe…

  4. Je n’ai toujours rien compris à ce que vous essayez de dire. Mais peut-être que je ne bénéficie pas d’une intelligence suffisamment éclairée.
    C’est dommage car ce blog était pour moi jusqu’à présent un point clair. Il me semble désormais se perdre dans la métaphysique 😉

  5. J’hésite un peu à écrire ce que je vais écrire mais après tout, si je dis une grosse bêtise, Crapaud Rouge saura me le faire comprendre et c’est très bien ainsi 🙂

    M. PSJ, votre rapprochement des mots Démocratie et finance me gêne beaucoup. D’abord par ce que l’une peut être considérée comme une valeur, pas l’autre. Ils ne jouent pas dans la même cour.
    La Démocratie n’est pas un fin en soi. C’est un système qui permet à chacun et à tous de choisir ceux qui sont en charge de la collectivité. Ce processus de « sélection » est très éloigné des objectifs de la finance, par nature. J’ajoute qu’un État de Droit n’est pas obligatoirement une Démocratie.
    Qu’essayez vous de nous dire en rapprochant ces deux mots ?

    1. Je vais me substituer à crapaud rouge : il ne s’agit en aucun cas de mettre dans l’absolu les deux termes sur un pied d’égalité. Au contraire, le postulat de départ est la condition anti-démocratique de la finance, et la piste proposée revient à introduire les valeurs démocratiques dans le fonctionnement du monde financier.
      C’est un processus d’imbrication comme le titre l’indique : « la démocratie concrétisée dans la finance ».

    2. Ah si, j’ajouterais volontiers que la question posée par Didier ne peut pas être « liquidée » d’un revers de main. Julien explique fort bien la « piste » proposée par Sarton du Jonchay, mais cette réponse n’épuise pas le sujet, qui est autrement plus vaste. On est d’accord sur le postulat de départ, mais quid à l’arrivée ? Sachant que l’enfer est pavé de bonnes intentions, j’avoue me méfier des solutions qui prétendent appréhender le tout. A vouloir « introduire les valeurs démocratiques dans le fonctionnement du monde financier », ne risque-t-on pas de déboucher sur une démocratie « verrouillée » par l’empire des calculs financiers ? La question mérite qu’on s’y arrête car il y a le droit, (les règles), et ce que l’on fait avec…

    3. @Didier,

      Vous interrogez la relation entre les trois concepts de démocratie, finance et État de droit. L’intérêt de les juxtaposer est qu’ils répondent au problème de la transformation du calcul de la valeur en réalité. La démocratie est un mode de discussion de la valeur intégrant l’ensemble des citoyens mis à égalité de droit. Elle produit un certain État de droit où la définition et la production de la valeur obéit à une loi commune discutée et non à une loi imposée par des intérêts particuliers. La finance est un outil de transformation matérielle des lois existantes en réalités à terme, en richesses matérielles admises comme valeur par les lois en vigueur.

      Si la ou les sociétés ne discutent pas leurs lois, ne cherchent pas à les appliquer ou se combattent pour établir une hiérarchie entre leurs lois propres, elles laisse un espace de non droit où la finance choisit toute seule ce qui a de la valeur et ce qui n’en a pas. La finance sans la régulation de la Loi obéit à sa seule finalité de calcul qui n’est plus médiatrice mais fin en soi. Inversement la démocratie qui se prétend telle et n’impose pas la loi qu’elle discute à la finance, renonce en fait à servir l’égalité des droits. La finance s’affranchit de la démocratie qui refuse les limites du réel, qui ne cherche pas à transformer ses lois en réalité valable pour tous les citoyens.

      Dans l’étape actuelle de mondialisation de la société humaine, la finance tire parti de l’absence de discussion mondialisée de la démocratie pour imposer sa propre loi de la mesure matérielle de la valeur indépendamment des besoins humains. Des intérêts particuliers captent la transformation financière de la loi pour se réserver la valeur produite par les sociétés. Pour préserver la ploutocratie, ces intérêts particuliers attisent les rivalités nationales pour détruire un intérêt commun à la démocratie qui rétablirait le principe d’égalité de tout homme devant la loi d’égalité des hommes aux mêmes droits.

    4. La démocratie est soluble dans la finance, ce qu’il faudrait c’est inverser la proposition.
      Mais avec quel levier ?

    5. @PSJ : bravo pour votre post ci-dessus. C’est à « la Loi » démocratique de s’imposer à la finance, non à celle-ci d’imposer la dictature de ses calculs en profitant de la faiblesse des démocraties.

      A propos de : « Inversement la démocratie qui se prétend telle et n’impose pas la loi qu’elle discute à la finance, renonce en fait à servir l’égalité des droits. » : c’est ce « en fait » qui pose problème et dont parle le billet précédent signé de Dissonance. Le droit qui ne peut pas s’appliquer « en fait », ou « effectivement », n’est plus qu’une vaste hypocrisie. Cela désigne l’adversaire qui monte : le « shadow banking ». Il faudra bien admettre un jour que la liberté individuelle, (qui autorise en principe n’importe quel contrat de gré à gré), trouve une limite quand des milliards sont en jeu.

    6. M. PSJ : c’est très clair. Cette démission de la Démocratie devant la finance via ces zones vierges de Droit, est accablante pour les hommes politiques. Une preuve de plus de leur connivence avec l’argent je crois, car il n’y a pas de hasard !

  6. « Le matérialisme et l’idéalisme conduisent à la même conclusion sous deux formulations différentes. La démocratie en acte y exprime toute la démocratie en puissance. Soit la monnaie n’a rien à voir avec la démocratie ; soit c’est elle qui dirige la démocratie et il ne serait pas sain qu’il en fût autrement. »

    Ce qui est gênant dans cette position du problème est que le matérialisme utilisé est très vulgaire, il n’est ni dialectique ni historique, ce qui en fait un mécanisme sans intérêt dans les questions traitées.

    La contradiction entre une monnaie qui existe parce qu’elle existe matériellement et une monnaie qui dirige la démocratie est une fausse contradiction (qui serait d’ailleurs très facile de résoudre en mots : il faut une démocratie qui maîtrise la monnaie en tant qu’instrument).

    La question de la contradiction démocratie-monnaie est en fait un rapport social contradictoire et à ce titre suppose des analyses concrètes (les enjeux de classe particulièrement autour de la démocratie et de la monnaie ainsi de leurs rapports)…
    Et une monnaie universelle pose la question des instances « universelles » qui la garantissent, donc des forces politiques qui considèrent qu’elle serait un progrès face à celles qui n’en veulent pas parce que cela leur enlèverait la possibilité de s’enrichir.

    Ce sont ces questions que ne permettent pas de poser les analyses d’Aristote, aussi pertinentes soient-elles en logique.

    1. « La contradiction entre une monnaie qui existe parce qu’elle existe matériellement et une monnaie qui dirige la démocratie est une fausse contradiction (qui serait d’ailleurs très facile de résoudre en mots : il faut une démocratie qui maîtrise la monnaie en tant qu’instrument). »
      Confirmez-vous ce que vous avez bien lu dans le billet ou apportez-vous une précision à ce qui ne vous a pas paru transparent ?
      J’approuve les limites que vous voyez de l’analyse aristotélicienne. C’est pour cette raison que je propose d’utiliser l’analyse financière moderne encadrée par la quadri-causalité d’Aristote efficiente dans le concept de la démocratie. La finance est un outil de calcul de la transformation du présent en futur. Si la démocratie ne lui fournit pas le concept de la valeur en société, elle se contente simplement de prélever dans la réalité présente la valeur qu’elle calcule dans le futur.

    2. Oui c’est la thèse de départ que j’ai lue dans le billet.

      L’analyse de la démocratie par Aristote reste, à mon avis, une analyse logique, donc abstraite, qui ne tient pas compte de la réalité des contradictions de classe, mais je ne demande pas à Aristote d’être plus fort que Marx !
      En revanche je demande à mes contemporains de ne pas faire des analyses qui régressent pas rapport à celles que Marx a produites.
      Ou alors il faut d’abord démontrer que Marx avait tort, sinon il n’y a rien de fait !

    3. L’analyse de Marx, pour ce que j’en connais, elle rend compte toujours, manifestement.
      Elle ressurgit, parmi les esprits qui ne lui reconnaissent aucune force de proposition suffisante, savent la menace du terme historique de leur aventure et dénient, avec l’inévitable crise capitaliste.
      Elle se reconduira éternellement cette crise prédisent-ils…..de faits!

      Cela peut-il être hors la survie qui déploie d’autres forces qu’avec l’argent?
      Dans ce contexte bienheureux, prenez un collectionneur au hasard. Comment et pourquoi accorde-t-il de la valeur à ce qui, on peut le supposer dans une quelconque origine, n’en a pas?
      Ensuite, pourquoi la valeur en argent sanctifie-t-elle sa collection, qui à priori n’est pas une œuvre, mais devenu un motif marchand, voire une accumulation?
      Il faut-bien éviter les motifs de la survie pour considérer un tel phénomène. La possibilité de ce phénomène reconduit ad vitam la manière capitaliste.

      Et pour équilibrer ce moteur, par la valeur digne de collection qui n’est pas cotée vers la même valeur devenue cotée, il faut bien l’analyse marxiste avec la survie soudain apparue ou ré-apparue, alors mise en cause, pour que le véhicule transporte assez nombreux, et puisse à nouveau être alimenté par le nombre.

      Le marxisme n’est-il qu’une station service sur le chemin du capitalisme?
      C’est ce que tout capitaliste pressent, avoir à se heurter soudain au propre goût de sa collection, et savoir le marxisme agir comme garde-fou!
      Et attendant la ré-apparition, il ne se prive pas.
      Et les marxistes que je connais, ils font le plus souvent collections de leur propres œuvres: ce n’est pas donné à tout le monde, c’est affaire de génération en outre, il n’y a pas encore de monnaie pour rendre compte d’un tel phénomène, sinon depuis le plus incontournable que justement réalisé financement en monnaies du marché du temps alloué.

      Le thème de la monnaie, celle qui fut faite pour racheter les fautes, il est toujours là…
      Comment, en réalités ou en imaginations, le marxiste et le capitaliste peuvent-ils se passer l’un de l’autre?
      Avec deux monnaies et un procédé de change, peut-être…

  7.  » Le bonheur métaphysique de l’époque actuelle est d’avoir à choisir entre la pauvreté sous la riche dictature financière éclairée et la richesse partagée par la loi démocratique de l’offre et de la demande.  »

    Avoir à choisir entre deux choix ? Mais est-ce vraiment un choix ?

    Le marché, la démocratie, le savoir faire financier quand bien même une meilleure garantie matérielle et juridique de l’offre et de la demande ne garantiront un meilleur équilibre de la santé du monde. Tous ne mangent déjà pas ne sont plus guère rassasiés, bien soignés, car nous préférons toujours bien garder les choses terrestres pour nous d’abord.

    Le plus grand malheur de l’homme moderne c’est d’en voir toujours autant de gens se perdre, s’abimer, se noyer, s’égarer, se vendre, se déformer, dans le même et vain idéal marchand et démocratique sur terre comme cela arrange bien les Marchands du monde, de l’esprit humain.

    l’offre et la demande ne pourront toujours suffir à rassasier la grande faim et soif supplémentaire des êtres car tout à un revers, aussi bien les monarchies d’hier que les démocraties modernes d’aujourd’hui qui ne produisent en fait qu’une plus grande crise spirituelle du monde moderne, socialiste et capitaliste à la fois. Combien faut-il vraiment de richesses partagées en plus ? de marchandises en plus ? d’offre et de demande publicitaires en plus ? pour mieux nous en sortir sans trop de dégats, de morts et de sang en plus ? Sans doute pas encore assez de tout cela
    à la fois ! La grande obstination supplémentaire du monde dans l’erreur, l’aveuglement.

  8. Il se passe dans ce blog, comme en presque toute entreprise humaine,
    quelque chose d’extraordinairement complexe et il n’est pas étonnant
    que l’on puisse parfois y perdre pied.
    Mais heureusement, jamais pour trop longtemps.

    En tout cas, si j’y ai compris une chose certainement ; et si la paresse
    et le dilettantisme désabusé m’en laissent le loisir, c’est sans doute
    qu’il est primordial de se mettre en disposition de réapprendre à lire
    avant d’y entamer le moindre billet ou commentaire.

    l’enjeu en vaut la chandelle

  9. Si la démocratie c’est la somme ( pour ce que j’essaie d’honorer) de Monstequieu , de la DDHC de 1789 , de la DUDH de 1948 et de la Constitution française qui est la mienne ( bien qu’on me viole parfois de mon droit de citoyen d’être seul légitime à la modifier) , on peut commencer à imaginer que  » la finance » ( le marché ? le prix?la monnaie ? le Bancor ?) puisse devenir une production démocratique à l’occasion d’une confrontation financiaro-démocratique .

    Il me parait clair qu’en l’état , la finance est plutôt un outil oligarchique ou de combat entre « puissances » plus ou moins démocratiques , pour conserver leur rang ou en gagner un nouveau …loin de toute approche et processus démocratique .

    Le prix de la finance , c’est un rapport de forces .

    Le seul prix de la démocratie , selon mes critères , c’est d’accepter de laisser sa peau pour la défendre ou la faire advenir . C’est un « pari » sur l’homme et la vie , et non pas un pari sur les fluctuations du prix de la vie .

    Mais je souhaite , même si je ne le verrai pas , que le Bancor , monnaie aussi universelle que la déclaration des droits de l’homme , concrétise un jour la victoire universelle de la démocratie et de ses principes .

    L’ONU est elle bien démocratique ? et l’OMC ? et le FMI ?et le BIT ? et ….?

    L’Europe et l’Euro sont ils assez démocratiques ? L’Euro est il soluble dans le Bancor ? N’est ce pas la finance qui tente de dissoudre l’Euro et l’Europe ( après les avoir crééer ) ?

    La monnaie et la démocratie universelles sont malades du même mal :l’absence de la mesure au sens de Socrate .

    1.  » La monnaie et la démocratie universelles sont malades du même mal :l’absence de la mesure au sens de Socrate .  »

      Je prédis qu’un jour ou l’autre les peuples en reviendront beaucoup de l’idéal démocratique universel, surtout si un jour l’idéal démocratique sur terre en finit par dépasser en nombre de morts et litres de sang tous les nombreux morts de l’ancien régime. Evidemment à ce moment là la plupart des politiciens du monde feront beaucoup moins les malins à l’antenne et en matière de démocratie.

  10. Le sous-titre « matière de la démocratie » laissait espérer que PSJ allait aussi faire se confronter les taux de participation aux élections et les taux bruts de reproduction , bref de mettre la mesure « tectonique »fondamentale des démographies dans la juste et bien réelle balance des évolutions des groupes de sociétés .
    Si la France de la Révolution était à son apogée dans sa reproduction , si les mouvements démocratiques sont « jeunes » , en revanche la monnaie est un opérateur tertiaire de la démocratie .

  11. Aujourd’hui l’économie marche surtout grace à la ‘domination des autres’.

    En suite la démocratie est sousmis à cette logique.

    Si on n’intégre pas l’économie dans l’état de droit on ne peut pas démocratiser l’économie.

    1. Peut être on aussi ‘peur de la démocratie’ et les institutions qui disent de protéger la démocratie sont devenu des ‘vaticans de pouvoir’ et leur seul but est de tenir l’ordre en se protéger eux mêmes contre les soi disant ‘barbares’ que nous sommes.

      Avec résultat on deviens de plus en plus des barbares incluis les ‘soi disant’ institutions pour protéger la démocratie. 😉

      C’est rien avoir avec l’Amérique, mais avec l’homme. 😉

    2. La concurrence à tout crin, et la Loi du plus fort, l’absence de limites, sont bien un modèle de société dans son adolescence, ce qui est typiquement le cas de la société nord-américaine.

      Après, qu’il y ait eu, hors de la connaissance des peuples composant l’Europe, un mariage à sens unique élites US et UE ( à sens unique : une partie extasiée s’est « soumise » à l’autre ), au lieu de tenter la synthèse du meilleur des deux : voilà qui aurait pu intéresser les Peuples ; cela aurait été plus intéressant, et plus honorable, que de les maintenir dans l’ignorance du But …maintenir les Peuples dans l’ignorance = préparer non un monde harmonieux, plus proche, plus respectueux de l’autre, une Europe entrainée vers le haut, mais un monde rabaissé dans son entier …avec diviseurs politiciens à la clef, rétablissant ici des querelles de tribus …= régression.
      Avec, comme le temps et les moyens nécessaires n’ont pas été pris, et que seul le bizness a compté, une installation d’un système non démocratique, et tendant à une sorte de totalitarisme …
      coquille vide à casser : oeuf non fécondé : un joli poussin n’en sortira pas ; il faut refaire démarrer une couvée .
      Donc, le Système US est bel et bien en cause, et la malhonnêteté, et le manque de personnalité des élites européennes aussi .

    3. Bien écrit M!

      Je pense l’europe et amérique sont les deux adolesensce, la différence est l’Europe est complexé (un peut consience) et l’Amérique décomplexé (moins conscience.)

      Dans la jeu de concurrence ça donne se q’on voit aujourd’hui, une Europe que se cherche et pour un grand parti enfermé par une matrix du passé.

      Europe veut continuer l’ancien jeu, mais il sait aussi que ça ne marche plus, mais continue pour être le plus grand, plus vite, plus riche etc. etc.

      Est ce que l’Amérique est la causse? 😉

      Dans la jeu de la concurrence il y a des stades ou on se perd ‘dans l’autre’ et on perd nous même pour aller notre propre chemin.

    4. Là, Peter, nous touchons du doigt la frontière entre l’identification et la fusion.
      Oser être responsable en respectant l’autre. L’aide vs l’ingérence.

      Les Néendertaliens (vous corrigerez l’orthographe par vous-même) n’ont disparu que depuis 30 000 ans.
      15 fois la période entre maintenant et la naissance d’un jesus christ… Cela fait finalement peu.

    5. Heeuu… Monsieur Sarton du Jonchay.

      Je vous prie de bien vouloir m’excuser de dériver autant du sujet original… Et, en même temps, le rapport à l’argent n’est qu’UNE composante de l’humain, néanmoins.
      Sauf pour ceux pour lequel il devient une obsession, bien sûr.

      Toutes les obsessions sont dans la nature.

  12. l’Europe n’est pas fait d’une façon démocratie

    quand le peuple a dit non on a refait le vote pour que le oui l’emporte
    on te demande ton avis mais c’est oui que tu dois dire
    et quand tu t’entêtes on dit oui a ta place.

    nous ne sommes plus dans un système démocratique.

  13.  » La nature optionnelle de la monnaie la représente comme outil de la démocratie. Le savoir faire de la finance dans la négociation et la valorisation des options la remet au service de la démocratie. Évidemment la MU n’adviendra pas si les démocraties se persuadent qu’elles n’existent pas.  »

    Partons de l’hypothèse que tout cela pourrait être une bonne chose à mettre en place pour mieux responsabiliser le monde de la finance et démocratiser réellement les choses, aurez-vous, aurons-nous suffisament le temps de mieux leur faire comprendre votre proposition ? Mais c’est votre différence, à chacun en effet sa stratégie et son approche c’est vous, vous reconnaîtrez aussi que le monde des décideurs ne fait pas toujours preuve de meilleur prudence humaine en voulant toujours systématiquent économiser les choses, surtout le temps.

    « Le MU est une mutation radicale de la démocratie : elle devient universelle par la mondialisation et la diversité du genre humain.  »

    J’aurais peut-être du poster quelque chose de plus court et concis, à vrai dire je n’ai rien contre vous mais c’est surtout envers tous ces mots là, tous ces mots ne me font plus rien.

    A vous lire, j’ai un peu l’impression que l’on me vole encore l’occasion d’apporter quelque chose aux gens à travers ma modeste condition, comme si votre propos venait d’abord d’une autre planête, d’un autre monde beaucoup moins affecté par tout cela pas du tout semblable au mien.

    Je me demande parfois si la mondialisation a réellement apporté une meilleure diversité humaine, il est vrai que c’est l’idée reçue, moi je vois surtout une grande planête de singes.

    Sans doute que je vous juge pas assez poète et trop difficile à comprendre pour mes neurones
    déjà tant éprouvés par tout cela, la démocratie, le marché, le choix écrasant et tyrannique du plus grand nombre sur l’esprit de l’homme pauvre et modeste, enfin j’espère que vous me comprendez.

  14. deux positions métaphysiques de contestation. La première pose que les finalités humaines ne sont pas réelles. Tout est déterminé par la matière, par des forces physiques dont la logique est indépendante de l’intelligence humaine.

    Cette position serait à la fois métaphysique et matérialiste « Tout est déterminé par la matière ». Comme si les pensées matérialistes ne se posaient pas en niant la métaphysique.

    La deuxième pose que les finalités humaines ne sont pas discutables. L’intelligence échappe à la majorité du genre humain. La liberté humaine est parfaitement manipulable et il vaut mieux qu’elle le soit par quelques intelligences éclairées. La finance est la science de la direction rationnelle des consciences.

    Vous ne repoussez pas cette position idéaliste – ou plus précisément intellectualiste selon vos emplois des termes « intelligence » et « intelligences » – en affirmant son caractère erroné ou irrationnel, mais en suggérant seulement ses aspects oligarchique ou minoritaire.

    Vous en concluez

    Soit la démocratie est matérialiste ; soit elle est formelle. Elle ne peut pas être réelle.

    En posant une alternative entre une démocratie matérialiste et une démocratie formelle qui exclurait la possibilité d’une démocratie réelle. Comme si la réalité n’était pas matérielle.

    Vous prétendez échapper à un blocage entre matérialisme et idéalisme en suivant le chemin d’un réalisme qui soit ni idéaliste ni matérialiste par sa seule affirmation. Au fond vous agitez ces trois notions philosophiques simplement pour dire que la réalité doit être celle de la MU. J’écris « agitez » parce que soudainement votre affirmation prend le visage d’une hypothèse qui est en fait la conclusion de votre tentative d’étayage philosophique

    L’hypothèse est posée d’une réalité transcendant la matière et la forme.

    Magnifique coup de théâtre ! Soudainement la réalité transcende, et elle transcende même la forme !

    Je remarque enfin que les deux « positions métaphysiques » soudainement transcendées nient la réalité et la « discutabilité » des « finalités humaines ». Qu’est-ce que c’est « les finalités humaines » ?; l’affaire de la démocratie ? J’y vois plutôt l’ombre des pouvoirs, lesquels sont incompatibles avec la démocratie réelle, n’est-ce pas ?

    1. @schizosophie : je ne comprends pas du tout le début de votre post. La position matérialiste, dont vous dites qu’elle ne peut que nier la métaphysique, est une position métaphysique qui ne peut nier que les autres métaphysiques, par exemple celles qui attribuent une existence aux dieux. Je vous signale que, face aux découvertes incompréhensibles de la physique quantique, les physiciens, – qui sont très matérialistes -, disent aujourd’hui qu’ils ne parlent pas de la réalité, et que celle-ci relève pour eux de la métaphysique. Ce qu’ils disent de la physique est donc une métaphysique qui nie tout ce que l’on peut dire en langage vernaculaire, autrement dit toute métaphysique qui ne correspond pas à leurs théories et observations. Il n’y a pas d’incohérence, de la part de PSJ, de considérer comme « position métaphysique » le fait de nier une finalité à l’existence humaine.

      Je ne comprends pas non plus la suite, quand vous écrivez : « Vous ne repoussez pas cette position idéaliste » : toutes les théories de PSJ visent au contraire à repousser cette position !!! Comme interobjectif ci-dessus, vous attribuez cette « position idéaliste » à l’auteur alors qu’il ne fait que l’exposer.

      Ensuite : « En posant une alternative entre une démocratie matérialiste et une démocratie formelle qui exclurait la possibilité d’une démocratie réelle. Comme si la réalité n’était pas matérielle. » : effectivement, « la réalité » n’est pas matérielle. Ni l’or, (le concept), ni de l’or, (le matériel), ne sont « la réalité ». Il faut le concept immatériel pour appréhender la chose matérielle : sans le premier, la seconde n’existe pas en tant que telle.

      Mais votre dernière question confirme l’auteur dans sa démarche, puisque « l’ombre des pouvoirs » que vous évoquez est effectivement incompatible avec toute démocratie réelle…

    2. @Crapaud Rouge
      27 septembre 2010 11 :21

      Des physiciens qui ne parlent pas de la réalité, cela est pour le moins paradoxal. Je vous renvoie au livre de Lee Smolin « Rien ne va plus en physique ! » pour comprendre comment de nombreux physiciens en sont effectivement arrivés à marcher sur la tête. En science, les concepts et notions sont explicites, vérifiables et falsifiables, l’histoire scientifique est exotérique et non ésotérique. Que les pressions de l’économie politique privilégient les recherches technoscientifiques aux recherches réellement scientifiques et que l’ignorance scolaire diffuse des savoirs spécialisés rendant les disciplines hermétiques les unes aux autres ne suffisent pas à interdire l’accès à un point de vue de la totalité (que vous ne confondrez évidemment pas à un « totalitarisme »), même si le chemin n’en n’est pas facilité.

      Dans l’histoire de la philosophie, le matérialisme s’est constitué tour à tour contre les superstitions, contre les religions, puis contre l’idéologie. L’opposition classique, selon son usage le plus répandu, oppose le matérialisme au spiritualisme ou le réalisme à la métaphysique, voire au nominalisme. La matière c’est la physique sans « méta », une pensée tissée par l’expérience en quelque sorte, mais pas seulement empiriste (Hume réduisant l’expérience à des associations d’idées reçues mais détachées de leur source). Cela ne signifie pas que le matérialisme soit dénué de concept et qu’il n’utilise pas des notions, mais ils ne tiennent en l’air et ne se conjuguent pas à l’envi.

      J’ai écrit exactement

      Vous ne repoussez pas cette position idéaliste – ou plus précisément intellectualiste selon vos emplois des termes « intelligence » et « intelligences » – en affirmant son caractère erroné ou irrationnel.

      N’oubliez donc pas « en affirmant son caractère erroné ou irrationnel ».

      Pour autant qu’on la comprenne la réalité est matérielle, par exemple on sait que l’or est de numéro atomique 79, ce qui n’est pas seulement un nom, mais invoque tout un savoir scientifique, quand bien même on ne saurait pas tout de l’atome. Avant de spéculer à vide sur ce qu’on ne sait pas apprenons d’abord comment on sait ce qu’on sait. L’irrationalisme précipite immédiatement dans l’idéologie voire dans la peste émotionnelle.

      Enfin je ne sais toujours pas ce que PSJ appelle « les finalités humaines ». Les besoins ? Les désirs ?

    3. @schizosophie

      La réalité est un concept. Le concept est matériel.
      Arrêtez d’être scotché à votre matérialisme d’arrière-garde, je ne sais pas moi, faites un effort : lisez Jorion !

    4. @ Martine Mounier
      27 septembre 2010 à 19:18
      Libre à vous de vous poser en thuriféraire de M. Jorion et en publicitaire bénévole de ses oeuvres. Mais libre à moi de ne pas souscrire à votre proposition impérative de glisser vers votre spiritualisme d’avant-garde. Soyez sûre que vous ne saurez rien de ma bibliothèque.

    5. @Martine : « Le concept est matériel. » : il ne doit pas y avoir beaucoup de livres de mécanique quantique dans votre bibliothèque… 🙂 sinon vous n’auriez jamais écrit une chose pareille, en tout cas, pas avec autant d’assurance. Le concept d’or est-il « matériel » comme de l’or en lingots stocké dans un coffre ? On peut en douter.

      « La réalité est un concept. » : Dans la vie humaine, la réalité ne saurait se réduire aux concepts qui la décrivent. Je dirais plutôt que les concepts permettent de construire la réalité. Avant d’inventer le mot délinquant, il ne pouvait y avoir nulle part de délinquants, seulement des voyous, des gangsters, des hors-la-loi… Maintenant, grâce à ce mot, on voit des délinquants partout, et d’abord chez ces mômes qui caillassent quelques bagnoles de flics. Mais ces mômes, qu’ils soient ou non des délinquants, existaient auparavant : la réalité a donc une existence antérieure aux concepts et indépendante de ceux-ci. Elle ne peut pas être un concept.

  15. Je souhaiterais élever une statue à MADOFF , le seul qui a fait voir au monde qu’il ne fallait pas aller à la bourse , qu’il soit remercié pour le bien qu’il à fait à l’humanité.
    VIVE MADOFF……..

    1. Pour le coup, c’est vrai : le roi est nu ! et, c’est pas beau à voir =) pas la peine de lui faire une statue !
      c’est trop de boulot ! ou alors, une statue virtuelle !
      Tiens, j’ai une idée : en papier-dollar : et puis après, on la fera brûler, la statue en monnaie de singe,
      et l’agréable fumée qui s’en dégagera montera jusqu’au « dieu » de la finance, soit le big-boss banquier qui pensait faire le travail de dieu ! quel diablotin, cet homme !

    2. Sur Madoff

      Il y a dans la livraison de Septembre du jeune magazine Books, un texte sur Madoff
      (en marge mais différent de celui-ci ), sur sa vie en prison au pénitencier.
      Outre un bon dessin comique (son acolyte de cellule, mine patibulaire à souhait, lui explique qu’il est là parce qu’il a braqué deux banques et demande à Madoff « –et toi qu’as-tu fais », « Moi je les ai braquées toutes » !), on y apprend qu’il a proposé ses services pour tenir la compta de la cantine locale, et qu’il est assez déstressé, ne devant plus demander à son cerveau de mentir tout le temps.
      Au total, il est dans les gens respectés du pénitencier, un peu d’aura, et ce qu’il faut de réserve !

      – Sur le fond du billet de PSJ, outre la difficulté à m’exprimer en Aristote_langue, je crois (pour faire plaisir à VB quand même) que la « reductio ad signum » ne marche pas, si bien soit-elle pensée.
      Autrement dit, le simple fait d’avoir un support de mémoire, et pis encore un chiffre (un grand tableau de chiffres) comme support de mémoire, expose aux dérives, et l’on peut compter sur l’ingéniosité des hommes pour faire fi de toute société de démocratie.
      Pour cela, j’emprunte plutôt les notions du « pharmaka » que je ne maitrise guère, mais il me semble que l’aspect poison/remède de tout système de support de mémoire est patent. Avec une première phase « remède » et une phase « poison » qui dure ce qu’il faut.

      Voici la séquence

      – Mémorisation tablettes/premiers chiffres –> édiction de lois (+, remède) mais aussi mémoire des dettes (-, poison) déjà vers -1400 en gros. Donc esclavage pour dettes, à vie, ce à quoi la Bible donne déjà comme remède le Jubilée (libération des dettes tous les 7×7 ans, ainsi qu’une petite libération tous les 7ans, et une jachère de la terre avec). Solon devra imposer de semblables annulations de dettes pour désembourber une société grecque qui s’était auto paralisée dans l’excès d’escalavage.

      – Discours parlé en langage « asymétrique » (cf Jorion sur le miracle grec dans « Comment la vérité.. »), libérant le discours de ses « ornières culturelles/ethniques », autorisant la réunion des dèmes, l’agora & la démocratie (+,+,+), mais aussitôt démonstration par les sophistes de la capacité à fourcher vers n’importe quoi, et donc à discourir contre des drachmes pour faire le beau dans un salon (-,-)

      – Imprimerie/Gutenberg: Impression de Bibles, et de premiers ouvrages (+,+) liés à la découverte du Nouveau Monde par exemple, au XVIe siècle, mais, au XVII/XVIIIe siècle, un éditeur « normal » ne survit plus qu’en vendant force libelles et pamphlets (-,-), les « poubelles du web » d’aujourd’hui. Il y aura même des malins qui écrirons les pamphlets anonymes, et manipuleront les « RG » de l’époque pour qu’ils achètent chez l’imprimeur tout le tirage d’un coup, afin de ne pas ébruiter certaines choses que le roi veut garder secrètes…

      – Radio/télé, pas besoin de vous faire un dessin, Eco date de 1958 le moment de retournement qui fait passer la télé d’un moyen d’ouverture (+, elle lit le vaste monde, en image) à une mise en scène ad hoc qui finira par être l’esprit du capitalisme des cerveaux disponibles de notre cher Le Lay (-) : à la Coupe du Monde de foot de 1958, le ballon devient  » a schacchi » (à carreaux) pour que la caméra donne un meilleur suivi au téléspectateur ; avant le ballon était rond, marron clair ou dans le genre.

      – Web : encore plus facile : de rares bons site (ici bien sûr, wikipedia on ne va pas bouder cela globalement), mais aussi du complotisme en pagaille, des difficultés croissante à trouver les vraies infos sources (on trouve des sites agrégateurs de tout qui écrantent les vrais).

      Enfin bref, à chaque nouveau support de mémoire se met en route une écologie complexe, qui alterne les pollinisation et le prédations qu’on peut obtenir dudit support et de complexité systémiques qui ne manquent pas de se mettre en place autour.
      Si je crois encore à quelque chose, c’est à la nécessité d’être avertie de mécanisme de ce type pour assumer, quand cela se présente, « to side with the underdogs », comme disait PJ. Pour ne pas dissoudre les singularités de ceux qui ont moins de voix dans les abus des contrôleurs de la technostructure, eux qui contrôlent les « éléments de langage » de tous les étages, Bourdieu de Bourdieu.

      C’est pour moi l’obstacle, assez peu métaphysique et très humain, l’obstacle, donc, sous-jacent à un support de représentation quel qu’il soit, et si fines que soient les lois avec lesquelles vous l’encadrez.

      Mais enfin, peut être dois-je aller voir chez Aristote aussi le bon usage du « pharmakon » ?

    3. Timiota,
      « Mémorisation tablettes/premiers chiffres –> édiction de lois (+, remède) mais aussi mémoire des dettes (-, poison) déjà vers -1400 en gros. »
      Jack Goody (La Raison graphique – La domestication de la pensée sauvage, 1977 ), et Anne-Marie Christin (L’image écrite ou la Déraison graphique, Flammarion, 1999) ont réduit cette croyance comptable à se fonder dans l’écriture: Ils ont revisité l’importante moisson de tablettes sumériennes ; ils en ont déduit que la Mésopotamie a inventé l’écriture, non pour promulguer des lois ou propager quelques idées abstraites, mais pour visualiser ce que précisément la parole ne saurait produire : DES LISTES ET DES TABLEAUX.
      plutôt que du coté du chiffre l’écrit répond à un désir iconique ! textes et images conjoints et non plus opposables. la pensée à se soutenir ainsi s’élève sans séparer ce qu’elle voit de ce qu’elle compte…
      l’écriture aurait plus son royaume dans ce que les yeux et la rêverie perçoivent à dos d’âne ou par la fenêtre de nos trains. La liste est un outil très utilisé en atelier d’écriture, voir comme une chaîne composée d’éléments bio réminescents force la porte à l’imaginaire, miroir qui circonscrit le temps et laisse l’espace advenir, la possibilité de dire Je.

  16. Pierre Sarton du Jonchay, vous écrivez:

    Le marché devient un vrai marché à l’échelle internationale. Un marché où la négociation de tout prix même celui d’un taux de change se fait à égalité de droit entre l’offre et la demande. Chaque démocratie devient garante sur son sol de l’équilibre de l’offre et de la demande.

    Je vous suivez en grand parti en théorie, même parfois ce n’est pas facile. Je pense l’idée d’un monaie universelle peut être très utile un peut comme ‘le terra’ proposer par Bernard Lietaer.

    La grande challenge est comment créé une équilibrium dynamique, quelles sont les priorités de l’économie? Comment, nous sont dynamiser pour fair parti de cette dynamique sans mettre en danger les limites de l’équilibrium de la vie sur notre planète. (Ma réflection personel)

    Vous écriviez:

    Un marché où la négociation de tout prix même celui d’un taux de change se fait à égalité de droit entre l’offre et la demande.

    En pratique comment vous voyez ce processus?

    1. @Peter Hoopman,
      Le principe de la monnaie universelle gérée et émise hors de toute nationalité dans un marché spécifique est qu’elle ne contient aucune détermination physique d’un territoire particulier ni aucune détermination métaphysique d’un intérêt particulier. Définie comme nominal de toutes les options de sa valeur réelle, le débiteur d’une unité de MU est dans l’incapacité d’agir sur sa valeur réelle. Ce sont les propriétaires des primes de marché, de crédit, et d’assurance de la MU. Les intérêts qui déterminent la réalité de la MU par leurs choix particuliers n’ont pas accès à la monnaie même. Le marché de la MU est fondé sur la séparation absolue de la réalité mesurée et de la réalité garantie ; l’investissement n’est pas le crédit. Marché, crédit, investissement et assurance sont des activités distinctes pour être intelligibles et responsables. Les intérêts sont disjoints pour que les causes de la valeur soient visibles.

    2. PSJ vous écriviez:

      Les intérêts qui déterminent la réalité de la MU par leurs choix particuliers n’ont pas accès à la monnaie même. Le marché de la MU est fondé sur la séparation absolue de la réalité mesurée et de la réalité garantie; l’investissement n’est pas le crédit.

      Peut être je prend un faux citation? Quelques part je resens c’est intéressant que vous disiez dans la sens abstraite. Mais je me realise je ne capte pas encore votre pensé, ni l’analyse dans votre pensée.

      Les intérêts, c’est la jeux complexe totale des offres et demandes par les individus?

      Est ce que c’est possible de donner une sens de MU dans une contexte d’un boulanger, pme etc. pour mieux comprendre?

    3. @Peter Hoopman,
      La monnaie universelle est faite pour révéler et compter des intérêts acheteurs et vendeurs entre systèmes juridiques et cultures différents. C’est une unité de mesure de la valeur par le marché qui opère une compensation de droits effectivement garantis. Le boulanger européen y recourt pour acheter de la farine de maïs ou de soja à un agriculteur argentin. La livraison est concrètement garantie par le marché international ainsi que le paiement. Ces garanties sont domiciliées dans l’Etat de droit le plus sûr entre les parties. Le prix de la prime de change de chaque parité nationale cote la sûreté économique des Etats. Les prix sont calculés en MU sous la seule contrainte de capacité du marché à acheter le risque des transactions internationales. La seule chose qui change techniquement par rapport à la situation présente est l’utilisation d’une unité de mesure des engagements qui n’est contrôlé par aucun intérêt particulier mais par un marché d’égalité de droit.

    4. PSJ écriviez:

      La seule chose qui change techniquement par rapport à la situation présente est l’utilisation d’une unité de mesure des engagements qui n’est contrôlé par aucun intérêt particulier mais par un marché d’égalité de droit.

      Théoriquement interessant! Je suis curieux de voir quelles critères en pratque vont être: ‘un marché d’égalité de droit.

      Si c’est bien fondé et bien appliqué, tout va pour le mieux! 😉

      Pas gagner, mais ça c’est vrais pour tout les systèmes q’on invent.

    5. @Peter Hoopman,
      L’outil de production financière d’égalité des droits est l’option. Pour qu’une unité monétaire vaille la même chose quelle que soit les mains qui la tiennent, il faut qu’elle soit le nominal de toutes les options qui font que la monnaie vaut ce qu’on dit qu’elle vaut. La prime de change absorbe le risque de change entre deux zones monétaires différentes. La prime de crédit absorbe le risque de crédit de tout emprunteur qu’il soit Etat ou simple particulier ou entreprise multinationale. La prime de capital absorbe le risque d’insuffisance du capital alloué à tout entrepreneur emprunteur du prix de sa production future. La prime d’assurance absorbe le prix de la destruction naturelle aléatoire de tout objet physique de valeur. Si toutes les primes de risque sont négociables sur un marché international soumis à aucun intérêt particulier mais à celui de tout être humain respectueux de la volonté de son prochain, alors on dispose du prix équitable de tout risque et du prix équitable de tout bien ou service sous-jacent à l’achat d’une prime de risque.
      Si quelqu’un peut démontrer que ces affirmations sont fausses, alors il sera raisonnable d’affirmer que la monnaie internationale est une absurdité qui ne mérite aucun effort ni aucun sacrifice.

    6. Merci de votre reponses!

      Je vais mieux lire vos articles, pour mieux intégrer votre façon de penser.

      Je resens je suis à la base en accord avec vous, mais à voir………………….?

      Ca va peut être prendre un peut de temps, parce que je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment. Et mon français n’est pas ni-quelle chrome non plus. 😉

  17. « Le moindre déséquilibre a immédiatement une conséquence économique à travers la libre circulation des capitaux. »
    Je ne vois pas la difference avec la globalisation actuelle.

    Je reprends mon analyse néo-marxiste:
    Pour que l’offre et la demande soient équilibrées, il faut que la position de force entre le vendeur et l’acheteur soit identique.
    Il faut que le marché soit donc égalitaire; non en DROIT, mais en FAIT.

    Ensuite on se demande a quoi sert la libre circulation des capitaux autre que la simple et unique motivation spéculative, qui elle meme ne peut etre profitable que s’il existe un désiquilibre de fait ente le vendeur et l’acheteur. Ainsi pour le capitaliste, un échange égalitaire est sans interet.
    L’échange équitable n’est que l’acceptation idéologique du faible de sa propre faiblesse.
    L’ouvrier chinois est en position d’extreme faiblesse quand il s’agit de vendre son travail.
    Ainsi le profit capitaliste tienT sont origine foncière de la domination des prolétaires organisés en classes sociales.
    Ainsi le profit capitaliste tient son origine foncière de l’impérialisme, militaire et économique, donc du déséquilibre nécessaire et recherché politiquement entre Etat puissant et état faible.
    La démonstration des USA depuis 1990 en est l’exemple absolument parfait. Sous couvert de liberté, « de monde libre », un néo-impérialisme a accablé la planéte de ses guerres ineptes, dont la seule justification est d’ordre financier et spéculatif, et aussi d’imposer militairement sa globalisation financière.
    Autres organes de cet impérialisme moderne: Le FMI et l’OMC.

    La libre circulation de capitaux ne se justifie, que si elle s’investit dans la production de marchandises et donc dans le travail. C’est a dire que le capital s’ancre dans le matérialisme de la marchandise et du travail humain, et non pas dans la virtualité de la finance érigée frauduleusement en « industrie », en industrie du vide et du néant, dont s’est inspiré le triste Bernard Madoff.
    L’argent qui crée de l’argent n’aboutit qu’a des bulles, ou des trillions de dollars virtuels partent en fumée.
    Il suffit de voir les courbes de la production de marchandises échangées au niveau planétaire pour réaliser que cette la production est revenue a son étiage d’il y a 10 ans.
    Preuves Baltic dry index.
    http://www.investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm

    Les banques n’ont pas etre renflouées, puisque leur pseudo fortune n’a jamais existée dans les FAITS.
    Leurs dollars n’ont pas du tout alimenté la production marchande, qui ne doit sa survie qu’a la sur exploitation des travailleurs chinois, indiens, et à la paupérisation des prolétaires occidentaux avec l’augmentation inéluctable et definitive du chomage si cette économie néolibérale continue a imposer de force sa loi injuste et injustifiable.

    Le prolétarait doit donc reprendre le pouvoir au travers des institutions démocratiques et de manière révolutionnaire proclamer l’abolition des priviléges des capitalistes.

    1. Absolument, Izarn.

      L’amusant, est que cela se fera de gré (révolution) ou de force (guerre). L’humain a ceci de fantastique qu’il est l’animal qui évolue et s’adapte le plus sur terre.
      La preuve, il flingue et bouffe tous les autres.

      Nous sommes des sommets…

    2. @izarn : juste un détail à propos de : « un néo-impérialisme a accablé la planéte de ses guerres ineptes, dont la seule justification est d’ordre financier et spéculatif » : la justification était tout autant le fameux « american way of life », désormais menacé, tout comme le nôtre.

  18. @ PSJ,

    Je regrette mais j’ai beaucoup de mal à suivre ce que j’appelerai volontiers votre jargon si ce n’était ma volonté de ne pas vous blesser.
    =>
    Par exemple, que désignez-vous en parlant de « opérateur international de la valeur » ? Autre exemple : qu’est-ce que « le contrôle de la réalité sur chaque démocratie » ?
    Vos idées sont très obscurcies pour votre lecteur en raison (je pense et espère qu’il ne s’agit que de cela) d’une matérialisation par la langue à mon sens déficiente. « Ce qui se conçoit s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément » Nicolas Boileau.

    Même si vous parlez de choses complexes, sachez les aborder avec simplicité, c’est, me semble-t-il la condition sine qua non de discussions fructueuses pour tous, y compris pour vous même. Il y a trop de présupposé dans ce que vous décrivez, il faut absolument vous contraindre à les identifier tous et à les détailler (comme le fait admirablement Pierre-Yves D).

    Au final, de 2 choses l’une :
    – Soit vous vous voulez vraiment, comme vos articles tendent à le laisser penser, vous adresser à tous de façon à convaincre le plus de monde possible de l’intérêt et de l’utilité de votre théorie.
    – Soit, alors que vous vous adressez apparemment à tous, vous décidez de rester abscons et votre bonne foi doit alors pouvoir être mise en doute. Vous jouez alors avec la manipulation des masses, ce qui ne nous change guère de ce que l’on connaît…

    J’espère que vous retiendrez de ce commentaire des éléments fructueux pour l’avenir et que vous ne prendrez pas mal mes « critiques » ; il devient maintenant vraiment nécessaire de les prendre en compte.

    Ayez l’assurance de mes meilleurs sentiments,

    1. @VB : « ce que j’appelerai volontiers votre jargon si ce n’était ma volonté de ne pas vous blesser. » : dans ce genre de cas, il faut faire attention de ne pas mettre un futur à la place d’un conditionnel… 🙂

    2. @ PSJ et Crapaud Rouge,

      Oui, en effet toutes mes excuses : veuillez lire « que j’appelerais » au lieu et place de « que j’appelerai »

    3. VB, déjà, au départ, j’ai horreur des initiales. Donc, tu éviteras « PSJ » même si tu t’appelles Vincent Bolloré.

      Ensuite, PSJ est comme PJ. Ils veulent lutter contre la spéculation des taux de changes. (ce que je dénomme « risque de change » dans l’industrie).

      Et cela part d’une bonne réflexion, au même titre que le bancor qui « corrige » les déséquilibres d’ EVOLUTIONS économiques des pays.

      Sauf que.

      Cela reviendrait, si l’on compare à la micro-économie, à :
      – pour le bancor : l’équivalent d’une loi anti-trust.
      – pour la monnaie unique : se retrouver à deux sociétés face au même fournisseur qui leur ferait des conditions identiques. Entrants identiques, la différence se faisant sur les sortants. (l’étalon-or, quoi)

      C’est là que je me pose la question du rôle de fluctuation des monnaies en tant qu’amplificateurs de différences ou amortisseurs politico-économiques…

      Argg.. vite : ma piqure anti-libérale…

    4. @ Yvan,

      « lutter contre la spéculation des taux de changes » ne saurait en aucune façon justifier et légitimer tout le reste.
      Par ailleurs, j’appelle monsieur Sarton du Jonchay comme bon me semble : si mon abréviation, pour aller plus vite, le dérange, c’est à lui de me le dire, absolument pas à un Yvan anonyme.

      A bon entendeur,

    5. @VB,
      Vous sous-estimez votre capacité à suppléer mes insuffisances qui ne sont pas contestables. En fait nous explorons les limites du langage. La rationalité d’Aristote est à quatre dimensions. C’est ce qui la rend apte à ordonner toute notre capacité à connaître issue du monde sensible à trois dimensions. Ainsi si nous avons l’habitude de raisonner sur des images à deux dimensions d’un monde en trois dimensions, explorer la connaissance avec la rationalité d’Aristote oblige à remplacer chaque image par quatre. Admettons que l’exercice est exigeant.

    6. @ PSJ,

      En disant cela, tout en flattant votre interlocuteur, vous ne répondez à aucune des questions de fond, ce qui, finalement, apparaît très regrettable. La flatterie ne saurait tenir lieu de tout : revoyez le « corbeau et le renard » de Jean de La Fontaine pour vous en convaincre.
      La problématique n’est pas celle de la bi-tri-ou quadruple dimension de la raison, du langage ou de notre capacité à appréhender le monde ; la problématique est et reste celle de la place de la démocratie dans la mise en oeuvre de votre théorie. Cette place me semble très problématique.

      Cordialement,

    7. @VB : « opérateur international de la valeur » = banques, assurances, fonds de pension, hedge funds, multinationales et autres gros poissons.

      Je suis surpris de vos critiques à l’égard de l’auteur car, sur d’autres articles autrement plus difficiles, il me semble que vous avez participé à de longues discussions : auriez-vous discuté sans comprendre ? Si non, pourquoi vous plaindre de cet article alors qu’il est plus accessible que les autres ?

    8. @ Crapaud rouge,

      Non, vous avez raison, mes remarques ne concernent pas spécifiquement cet article, mais l’ensemble des articles de monsieur Sarton du Jonchay, lesquels brassent les mêmes idées sans jamais répondre aux interrogations fondamentales qui sont soulevées. J’ai l’impression qu’il y a des articles essentiels, tel celui sur la fondation de la MU, et que d’autres articles ne sont là que pour encastrer et légitimer le tout. Je me trompe peut-être.

      En l’occurrence, les longues discussions auxquelles vous faites allusion n’ont jamais permis de lever mes doutes ni de répondre à mes interrogations. C’est la raison pour laquelle j’ai jugé utile, ici, d’enfoncer le clou.

      Cdt,

    9. Vincent Bolloré, je plaisantai. Évidemment.

      Ceci dit, je te confirme que j’ai tout de même horreur des initiales, néanmoins. 😉
      Et que je ne suis pas plus anonyme que beaucoup de personnes sur le net qui savent les avantages, et surtout les inconvénients, d’apparaître publiquement sur des réseaux immatériels.
      Pas pour rien, non plus, que j’ai proposé une rencontre avec des participants du blog il y a peu de temps…

      Et pour en revenir au cœur du débat, je pense aussi que la réponse apportée est claire et simple. Même si elle ne résout qu’une partie du problème car elle ne porte que sur l’aspect monétaire.

  19. Qu’attendez vous par la Mu ? Est ce une monnaie d’ajustement internationale des divergences de niveaux de vies ? Est ce une monnaie qui annulent les  » bienfaits potentiels » des délocalisations à usage d’une minorité ? C’est à dire une monnaie qui corrigerai ce à quoi on assiste actuellement ?

    1. Je lis et je relis mais je n’ai pas encore tout compris, c’est loin d’être évident quand on est étranger à l’origine au système financier et qu’on apprend sur le tas même si par rapport à il y a 5 ans en arrière j’en sais beaucoup aujourd’hui, je sais aussi que je ne sais rien encore…

  20. Pourquoi je n’existe plus lorsque je lis certaines choses trop compliqués pour moi ?

    J’en reviens souvent à cette pensée, l’esprit du riche pourra-t-il toujours prétendre être le plus économe que ne l’est l’esprit du pauvre homme, surtout face à d’autres dégâts des eaux.

    Bientôt l’hiver le froid approche, peut-être même que vous en voyez déjà les premiers effets chez vous, dans votre vie, oh rassurez-vous ce n’est pas encore le grand hiver nucléaire pour mieux nous chauffer dans l’atome.

    Aujourd’hui je vois des choses, je suis triste et inquiet est-ce seulement permis de pleurer de nos jours, dans ce monde ou il faut continuellement se montrer fort et performant, surhumain, oui mais jusqu’à quand ? Cette funeste conduite de l’homme actuel qui recherche tant à aller vite en tout, continuellement sous une forme ou une autre pour mieux dominer et contrôler paraît-i les choses jusqu’au bout, le grand emballement du monde vers la sécurité nivelant tout vers le bas, aujourd’hui c’est la présentation de votre idée, d’un projet, et puis demain certainement celui d’un autre encore un peu mieux ficelé, pourquoi agissons-nous ainsi, des institutions rendus de plus en plus inhumaines et bien pesantes à la longue depuis sans doute trop longtemps déjà, ou plus guère personne ne respecte plus rien ni même les animaux qui disparaissent de plus en plus de la surface du globe à quand la prochaine espèce maudite ?

    Parfois je lis beaucoup parfois je ne lis plus rien, tant cela fait mal, tant tout cela m’oppresse et ne me rend pas plus à même d’apporter ma propre pierre à l’édifice, d’exister tout simplement. La crise le monde médiatique d’en haut en parle un peu, vous en rapporte parfois quelques lignes,
    vous m’en parlez un peu chacun à votre façon, je rejoins l’avis d’un intervenant tout devient si complexe, inabordable, inaccessible, voire de plus en plus conditionnel et ambivalent, lisez moi d’abord pendant des mois, des années, toute votre vie afin de pouvoir mieux comprendre ne serait-ce que le dixième de ce que je peux encore écrire intellectuellement et pour les autres en période de crise, réapprendre à lire et à écrire certes moi le premier, mais comment faites vous donc pour me supporter, dans mes plaintes comme mes commentaires, mais les gens ont-ils souvent le cœur à cela, pourquoi voulons-nous souvent compliquer le débat, la vie, comme si le monde reposait principalement sur tout ce vocabulaire ambiant, mental, tellement si vital pour tant de nos élites
    alors que tant de gens n’arrivent même plus déjà à suivre les premiers de la terre, dans des bureaux comme sur les marchés ou à l’antenne.

    A vrai dire démocrate ou pas, nous aurons toujours un train de retard sur ces gens là, sur ces premiers mon propos pourrait paraître très pessimiste et dérangeant sur le terrible constat du monde actuel mais tant pis je m’y risque, au risque même de déplaire à plusieurs d’entre-vous,
    à bas le curé, à bas la religion, à bas le ciel, à bas la morale, à bas la sagesse de Salomon, à mort le prophète de la bible, à bas la philosophie, à bas la sagesse de Platon comme d’un livre comme de tant d’autres encore, à bas le mauvais homme que je déteste encore voir et entendre me parler des choses, à bas la discipline des corps et des esprits, oui laissons nous encore aller à détruire davantage la nature, la création comme bon nous semble, qu’en pensait aussi Aristote, faudrait surtout d’abord manger du sable et des graviers de nos jours, dans le projet même de vouloir mettre encore un autre plus grand machin bidule chose.

    Dans le prolongement pas trop différent quand même du précédent, déjà bien foireux sur le fond, et si au lieu de vouloir continuellement avancer plus près du gouffre, nous recherchions davantage à faire reculer les gens, ne serait-ce seulement cinq minutes pour changer un peu d’attitude, nous amenant finalement au bout du compte qu’à une plus grande horreur à voir, est-ce encore un cauchemar ou alors un autre mauvais rêve de plus lorsque j’allume le téléviseur, celle d’une nouvelle et bien fausse-espérance de plus, la croissance revient oui mais jusqu’à quand.

    Ce monde moderne que l’on vante et que l’on gonfle tellement, oh comme ce monde me pèse tellement, depuis sans doute les lumières n’éclairant malheureusement pas toujours mieux l’esprit des êtres automatiquement, quelle grande montagne et monstruosité de choses qui hélas en entraine un très grand nombre à se jeter de la poussière sur la tête au fur et à mesure que toutes ces choses s’accumulent. Comment obliger un homme à ne plus vouloir jouer avec l’argent ou alors avec la vie d’un autre de plus, on avait rêvé le monde, la démocratie, la vie, tant voulu éclairer le monde de nos lumières, pour l’universel, la monnaie, l’argent, notre principale éducation, notre médecine.

    Qu’est-ce qu’une vraie monnaie qu’est-ce qu’une fausse monnaie ? Est-ce vraiment bien cela le plus essentiel, le plus prioritaire pour tout-à-chacun ? L’homme devenu trop riche ou bête ne respecte plus rien n’écoute personne, pas même sa propre conscience car il se suffit déjà à lui tout seul au quotidien, alors vos idées, réflexions, méditations, idem pour beaucoup d’autres que vous croiseriez ou pas dans la rue, le métro, un train, dans ce monde toujours aussi bien éloigné de l’autre, de vous, de votre condition, de votre point de vue.

    Le bel esprit rationnel du monde tellement plus cartésien que la plupart des autres générations qui nous ont précédés, vers quoi voulons-nous surtout aller, et bien sans doute un peu dans les mêmes choses illusoires, ne pas avoir peur de constater à quel point le monde est tombé bien bas, faute de vouloir sans doute trop imposer aux êtres un trop grand idéal de tout ceci et cela dans l’esprit de tous, depuis d’ailleurs l’ancien régime qui n’était peut-être pas non plus aussi néfaste, oppressif et totalitaire que ça pour les peuples, je peux bien sur me tromper, être dans l’erreur à vrai dire que savons-nous vraiment de l’histoire, du passé, du présent, du futur, surtout si la prochaine grande famine mondiale retombe fatalement sur le monde, là bien sur nous ferons beaucoup moins les fiers en matière de démocratie, comme par rapport à notre histoire.

    Les belles œuvres prometteuses de changement sempiternellement foireuses quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils imaginent et réinventent de plus, dans la quantité, le nombre, dans l’idée même qu’ils ne seront jamais mis en défaut à cause de leur trop allégeance à tout ce genre de choses, mais non laissez-nous faire encore un plus grand bien marchand pour les êtres malheureux. Oui mais pour combien en plus ? C’est juste que nous éprouvons de plus en plus la trouille de ne plus pouvoir répondre au plus grand besoin matériel et supplémentaires des êtres, le grand conditionnement mental du monde et plus ce terrible moment approche et plus c’est encore la faute de l’autre qui n’est plus là, et plus nous nous hâtons de vouloir mettre quelque chose de plus gros et sécurisant en place, alors que le véritable travail de l’homme devrait plutôt se faire ailleurs, mais ça bien sur les premiers politiciens de la terre s’en garderont bien de le faire entendre.

    Je pense au contraire des gens du libéralisme qu’une personne réellement bienveillante, lucide, honnête, intègre, pourrait faire comprendre cela à d’autres, qu’attend vraiment le monde comme dans ces mêmes attentes déçues, que la démocratie puisse être améliorée, oui mais comment faire, s’y prendre surtout avec un tel nombre de gens comme ça, et oui c’est toujours bien la même litanie d’un bord ou d’un autre qui étouffe tant l’esprit et le cœur de chacun. Le grand malheur du monde ne plus pouvoir être en mesure de s’en défaire, rien de plus rationnel et prudent ne peut forcément sortir d’un autre esprit que le leur, vous savez celui des lumières, de
    la raison, mais quel est donc l’homme le plus éclairé de la terre de nos jours, moi, vous, le socialiste, le libéral, le marchand, comme l’excellent bureaucrate de plus sur les marchés, ou alors peut-être l’autre Ane de plus gesticulant comme un singe de première à l’antenne, à qui pensez-vous ?

    Non je vous en prie ne le maudissez pas, ne le remplacez pas, c’est déjà bien triste à voir partout je trouve, lui et les siens car si ça se trouve il est bien plus à prendre en pitié et en misère dans ses propres idées que nous mêmes avec les nôtres, les votres guère peu différentes, oh quel grand malheur pour les êtres d’avoir encore à subir plus durement cette crise de plein fouet.

    Et comme je pourrais trop m’éloigner du concret, de la raison actuelle je vais donc vous ressortir cette même phrase si souvent entendu et répété de nos jours, bon c’est bien beau tout ça mais si nous revenions à un peu plus au concret Jérémie s’il te plaît. Ah ! si seulement tata était plus belle plus séduisante, le fait de vouloir continuellement battre l’estrade, crée forcément un plus grand sentiment d’avancement à cette même habitude de conduite partout présente, comme pour mieux cacher encore le très grand vide intérieur de l’humanité présente ou très absente, et puis quand il y a d’autres catastrophes qui surviennent, qui nous touchent de près ou trop loin, ce n’est bien sur jamais nous quand je lis tout ceci et cela, alors que le conditionnel de vie est déjà si oppressant et douloureux pour tant de familles, qui a encore un frère et une réelle sœur de nos jours surtout dans un tel monde ou l’argent ne change et n’améliore guère peu les rapports entre les êtres,
    à entendre certaines personnes faudrait surtout réparer le système de toute urgence, faire principalement faire fonctionner la broyeuse, la machine, travailler principalement que pour cela sinon je ne vaut rien, je ne vaut en fait que ce je produit à la hate, sinon je ne suis rien, je n’apporte rien au monde, pas même aucune meilleure valeur pour le marché, la ruche, la fourmilière, la matrice, qu’en deviendra alors mon propre prix si je préférais plutôt me rendre inutile à tout ? Bien sur le prochain projet commun, sera présenté au début comme une très bonne chose tant sur le plan intellectuel ou rationnel économique, un peu d’ailleurs sous la forme et l’image d’un plus grand cordon ombilical, pour mieux soit-disant faire le bien que le bien lui même, que tous nos nombreux prédécesseurs dans l’histoire, comme ça plus aucune panne possible et en cours de route.

    N’est-ce pas quand même un peu fou de vouloir continuellement sécuriser les choses jusqu’à l’aveuglement le complet des choses, et va s’y que je te mette encore ceci et cela, et puis quoi encore, faut surtout produire en vitesse, alors qu’il suffirait simplement d’un peu plus de bon sens et de prudence, pour tous les problèmes pouvant se poser, faut alors sauver le soldat Ryan, faut sauver le Politique, la Démocratie, l’Europe, l’Amérique, Jérusalem faut sauver tout cela en fait à la fois bref faut sauver d’abord le Marché, le Monde, l’Univers entier ce n’est pas non plus normal que d’autres étoiles dans l’univers se mettent à briller davantage que nous à l’antenne, ce n’était pas du tout prévu, ils nous faut alors devenir des dieux, des banquiers, des financiers, des titans, faut faire plus de richesse, du concret, changer le cours des choses, ce sont nos lumières qui nous animent et nous influencent sans bien sur jamais nous abuser en beauté, mais comment avancer réellement, qui n’est en fait qu’une plus grande impatience de changement sécuritaire demandé à l’autre, voyez comment se porte très bien la bourse, oui mais l’homme dans tout cela il est où ?

    Ah si j’étais plus riche, j’allais oublié la troisième guerre mondiale vient de commencer dernièrement par la première attaque informatique de l’histoire, nous avons tous très peur en fait que tout cela ne s’aggrave, la crise, comme l’angoisse du monde ca fait déjà tant souffrir et coûte déjà si cher beaucoup pour les peuples en deuil. Ah le dessein totalitaire comme il viendra toujours de l’autre mais jamais de nous, surtout d’ailleurs depuis nos précieuses chandelles, ce même dessein moderne omniprésent, obsédant, vouloir souvent imposer ou proposer une seule et unique vérité quantitative et temporelle au monde.

    Car qui n’est pas avec nous et forcément contre l’homme, l’humanité, contre aussi le bien, comme pour un meilleur esprit de tolérance et d’amour envers l’autre, le monde de demain. L’universel oui, mais qu’ils viennent d’abord du quantitatif, de la foule, d’une plus grande allégeance à notre cause première, bien évidemment pour que mon nouveau machin chose s’impose naturellement
    pour tous. Il faut bien que j’en racole davantage à ma cause, qui est forcément bonne intellectuellement cela va de soi.

    Voilà pourquoi, je suggère de matérialiser davantage l’idéal de tout ceci dans cela ou alors l’inverse enfin peu importe on n’est plus à ça prêt aujourd’hui, il faut surtout avancer, faire d’autres expériences de plus, même si nous refusons parfois d’en faire un sérieux examen de conscience, car seul le concept démocratique nous guide, nous informe, nous éduque, nous bonifie, nous corrige, nous éclaire, nous réchauffe automatiquement et machinalement. Et oui toujours et encore la même soupe populaire resservi à l’autre, pauvres gens des bidonvilles de Calculta à Manille, ne pourrions-nous pas faire preuve d’une plus grande différence d’attention à leur égard, hélas tout bon projet humaniste a son revers c’est comme pour chaque pièce de monnaie fondante ou pas au chocolat ou au caramel, toute révolution et croissance à un revers, tout démocrate et républicain à un revers comme pour sa propre culture en panne d’inspiration, qui se souvient encore de nos ancêtres d’antan, ayant sans doute un rapport plus différent à la vie, la mort, la nature, comme envers autres chose que je ne parlerais plus évidemment sur le blog, depuis quand cela dure tout ce petit manège enchanté, la réussite ou l’échec de l’homme que voulons-nous voir d’abord ?

    La société est ainsi faite que l’esprit de la matière imposera toujours ses choix les plus partagés et voulus par tous, quand bien même dans l’aveuglement le plus complet que nous le voulions ou pas, nous n’avons pas encore vu le pire à l’antenne, oh bien sur on me répondra que l’homme moderne a souvent bâti de grandes choses pharaoniques. Oui, mais quelle grande ambivalence du monde on ne veut plus ça mais on en veut encore un peu de toutes ces choses qui font mal, car en réalité c’est bien plus fort que nous, que notre propre intellect qui voudrait tant faire résonner cela pour autrui, alors que nous ne changeons guère peu le mouvement des astres, c’est en fait un très grand sur-place intérieur, caractérisé par un grand nombre de gens de première, regardez les, écoutez les, comptez les, applaudissez les, c’est pas beau tout ça, c’est leur conception de la démocratie pour les autres comme pour eux-même, il y a de quoi beaucoup s’interroger.

    Le grand confort moderne, télévisuel, divertissant, étourdissant, oh bien sur il y aura toujours de belles publicités et autres politiciens racoleurs pour nous démontrer le contraire, et tôt ou tard ce grand organisme prendra le contrôle de tous et qui au final fera bien plus de mal qu’aujourd’hui, des gens forts instruits, diplômés, très bien marqués au fond d’eux-même, alors essayer de leur faire entendre raison, sagesse, le monde ne peut changer comme ça, car le beau monde vit beaucoup trop dans la peur de perdre une place, une position, un salaire, une sécurité, et même si ça ne passe toujours pas et bien cela passera davantage par la force des choses. Pour qu’il y est une réelle responsabilité réciproque encore faut-il ne pas trop vouloir conduire le monde vers un autre bidule chose, mais non je refuse d’entendre cela, car ça me dérange gouter Aristote et un autre philosophe antique d’accord, mais faudrait pas que j’en perdre le goût et l’amour de rechercher autre chose, parce que la caverne de Platon nous pouvons toujours bien y être en laissant trop croire à d’autres que nous y sommes plus du tout.

    Si ça se trouve grâce à nous les plus forts se permettent bien plus d’imposer aux autres leurs mêmes moyens de contrôle, face à un groupe de décideurs comment un seul pauvre pourrait encore faire preuve de raison sur eux, ce n’est bien sur pas possible dans un tel contexte, que rêvent principalement nos élites mondiales, tous corps de métiers confondus, combien sont-ils ?

    Le même vocabulaire de ce monde pourrait-il vraiment nous permettre de nous en défaire,
    c’est vrai que le monde, la foule humaine n’aime pas du tout les sages et la sagesse depuis d’ailleurs fort longtemps, mais on peut quand même rechercher à rendre nos rapports humains un peu moins marchand et prévisible, car sinon le marchand et le bureaucrate ne seront pas toujours bien vus et aimés aux yeux des gens de plus en plus forts mécontents et en colère, la vérité c’est que nous voulons pas vraiment accepter la plupart des choses, à défaut peut-être d’en avoir trop perdu le sens de mieux saisir le sens des événements, cette matière que nous n’aimons plus guère et qu’il nous faut absolument changer, réformer et de préférence dans la vitesse, à défaut de vouloir trop souvent nous couper du reste.

    Sommes nous bien encore des hommes ou des animaux pour ces gens là, méritent-ils vraiment de diriger plus longtemps les êtres de la sorte comme au regard de l’histoire, et devant tant d’autres fantômes et témoins passés, présent, futur, oui en sommes-nous réellement au stade d’une réelle remise en cause de nos conduites, lorsque la santé, la vanité, l’orgueil, la réussite, la mondanité se trouve bien encore fortement mis au pinacle en nous, alors pensez comme moi, agissez comme nous, uniformisons même davantage les choses afin de pouvoir moins vivre dans la peur comme dans l’échec de plus du monde moderne, toujours réussir comme une obligation partout contrainte.

    C’est vrai les lumières m’ont beaucoup apportés mais je pense qu’elles m’ont bien cachés des choses dans le même temps, trop de raccourcis faciles et irrespectueux sans doute dans mes propos peut-être bien, mais en tous cas vous aurez du mal avec moi, je pense que l’homme moderne n’est plus guère un bon exemple de conduite, qu’il n’a même pas encore bien vu et touché le fond de l’abime, connu réellement et véritablement l’enfer bureaucratique et marchand au quotidien, c’est vrai notre civilisation avance mais à quel rythme d’empressement, comme de malades en plus dans les hôpitaux. A ce rythme fou aurons-nous suffisamment encore des docteurs, des médicaments, des psychotropes, des infirmières, des asiles pour pouvoir mieux pouvoir réparer les êtres dans l’urgence si grand crack atomique ? Si seulement la seule analyse comportementale de l’autre dans le domaine de la finance pouvait me permettre de mieux penser et parler de la crise autrement, mais non je préfère surtout parler des méchants d’abord, la grande idée exportable d’abord mes préférences, mon entendement, nos belles lumières, à vrai dire personne n’a jamais réellement interdit le droit à l’homme de penser par lui-même, c’est juste que nous voulons toujours bien l’ouvrir notre grande gueule pour ceci et cela, comme tous les beaux discours de ce monde ne semblent guère mieux rassurer les enfants.

    J’aimerais ajouter que le bon sens critique, n’est pas apparu non plus qu’à notre seule naissance sur terre, qu’à la seule période des lumières, faites donc d’autres recherches plus poussés de votre coté, mais peut-être bien avant et à d’autres moments, à moins bien sur que nous préférons continuellement faire entendre les mêmes préférences cérémoniales et bien apprises par coeur
    à l’école, ce seul langage prioritaire pour nous sauver et bien nous flatter encore en société, les belles intentions d’éclairage pour tous m’étonneront toujours, oui je préfère bien plus croire en l’éclairage absolu et temporel de ma propre époque, plus fiable, moins oppressif aussi.

    Mais comment osez-vous poser une telle critique de notre si précieux monde, sacrilège il a osé touché à l’une de nos idôles, sacrilège, aux armes citoyens, citoyennes, prenons encore la baillonette, la poudre et le canon car il en reste encore bien de vivant, sans doute encore un autre aristocrate de plus de l’ancien temps, et je répondrais et bien soit, allez-y encore dans votre idéal de révolution pour le monde, les ampoules électriques n’ont jamais mieux éclairés le monde depuis d’ailleurs le coût de plus en plus cher de l’énergie. Peu m’importe d’ailleurs que l’on revienne ou pas à l’ancien régime avant 1789, car l’ancien régime comme je le vois bien encore perdurer aujourd’hui sous bien des formes bien plus subtiles et sournoises.

    Ah si seulement le contrôle des consciences pouvait toujours venir principalement de l’autre, n’étant même plus là d’ailleurs pour mieux nous faire la petit leçon de morale contre les richesses, aussi bien d’ailleurs dans la sphère privée comme dans la sphère publique. Les saintes ni touches de la conscience moderne mon œil oui et si nous parlions un peu des violences des lumières sur l’esprit des pauvres gens, tais-toi Jérémie tu dis n’importe quoi, laisse donc nous rêver encore un peu non ça suffit maintenant les illusions, il faut aller à l’école maintenant désapprendre tout cela. Oh rassurez-vous gens d’un bord ou d’un autre du bien et du mal à la fois, vous finirez bien au bout du compte par mieux vous entendre et vous embrasser la face au final, c’est juste une question de temps, de moyens, de séduction, de circonstances catastrophiques de plus, de préparation du monde à devoir davantage subir cela grâce à tant de vos talents si bien réunis, vos mérites, vos distinctions, en effet pour celui ou celle qui préfèrera d’abord vivre comme une fourmi aucun problème de conscience, il n’y a en effet aucune inquiétude à avoir.

    On avance tellement sur la question depuis quelques temps, j’ai beau tourner quand même tout cela dans tous les sens, je crains fort que les lumières n’aient guère mieux montrer aux êtres à mieux faire du feu sans les lumières, qu’avons-nous bien vu et compris de l’histoire, nous qui préférons surtout faire voir et entendre celle que nous préférons d’abord voir et étudier, Napoléon, César, Néron, Attila, Hitler, Mao, Staline, Lénine, Franco, Berlusconi et qui d’autre encore, mise en œuvre ou pas c’est pour quand le prochain ?

    On ne remettra jamais assez en question l’ouvrage de l’homme moderne, j’ai beau voir des lumières dans mon pays, en France cela ne veut pas dire non plus que le pays s’en porte mieux,
    je veux surtout faire le bien, etc, et si tous ces repères importants, ces bornes et ressorts de penser ne permettaient pas mieux aux petits de voir la vie plus différemment. Agissons-nous vraiment pour les autres ou recherchons nous surtout à nous conduire comme tant d’autres, je pensais cela hier et je le repensais demain, à n’en point douter quel grand changement de conduite en période de tribulation.

    En France, le premier échelon du bien, vient hélas toujours un peu de ceux qui ne veulent surtout pas voir autre chose se faire sans eux, leur situation sociale et matérielle repose d’ailleurs tant sur tout cela qu’ils ne pourraient pas imaginer un changement du monde sans eux, d’une froide solidarité bureaucratique sans cœur ni âme, ni même d’ailleurs meilleur noblesse de cœur envers l’autre et issu de quoi donc en premier ? On se demande quand même qui a si bien rendu le monde aussi chloroformé spirituellement depuis des générations de singes, et on prétend encore avoir très fièrement et orgueilleusement un meilleur modèle de société à montrer au monde, mon œil oui tout cela n’est que plus grande vanité humaine mise en place, évidemment quand on adore et on adule toujours les mêmes, on ne fait même plus guère l’effort de mieux chercher aussi à comprendre pourquoi tout cela ne pourra tenir bien longtemps.

    Bref, c’était les dernières et nouvelles lamentations du jour de Jérémie, et après il va falloir que
    je me change sacrément les idées. Et puis il y a l’hiver qui approche peu à peu il fait déjà si froid dans ce monde, tout devient déjà si cher et coûteux, mais non ce n’est pas moi mais c’est bien tout ce monde qui me pousse à cette même action celle de ne plus pouvoir consommer plus de choses, apocalypse now les ami(e)s, le monde moderne va bientôt trembler sur ses propres bases même les plus solides. A vrai dire même si vous ne croyez plus au ciel ni aux anges, le meilleur ami de l’homme ce sera toujours votre petit animal de compagnie lui au moins il ne vous fera jamais défaut de confiance, ne vous trompera et trahira jamais, la prière du monde moderne que tout cela puisse toujours perdurer, vaudrait mieux d’ailleurs vous imaginez le tableau ? Je conseille même aux gens de prendre une plus grande respiration en cas de prochaine vague on ne sait jamais quand même. Parfois je lis, parfois je ne lis plus rien pendant des jours, des mois entiers tant tout cela me fait davantage mal, pour l’homme-à-venir comme du lointain futur au delà du temps comme de l’espace !

    1. Jérémie, pour vous changer les idées je vous conseillerais d’aller faire votre marché parmi les humains, le commun des mortels, des gens simples si possible. Choisissez-vous de bons légumes, de beaux fruits, du poisson, du bon pain. Pensez au repas que vous préparez ce soir. Vous aurez pris l’air, vu que le monde n’est peut-être pas si méchant que ça, surtout sur un marché. Là vous trouverez l’essentiel. Des gens, de la nourriture, la vie. En vous souhaitant une bonne journée, bien cordialement.

    2. @ Anne

      Merci de me comprendre Anne, je tacherais de suivre votre conseil.

      C’est une bonne idée on ne peut pas toujours rester à la seule observation de tout cela il y a également l’autre monde, rechercher à se changer les idées mais pas trop quand même, car le propos consistant à retourner au marché pour se sentir bien nous y entraine déjà si souvent, par
      le publicitaire, l’envie et la tentation supplémentaire d’acheter encore ceci et cela pour se remplir, mon rêve que je puisse néanmoins me faire et cuisiner d’autres petits plats bien savoureux, histoire de mieux repartir au combat c’est en cela que je respecte le grand esprit de lutte des gens du communisme ou du socialisme, dommage néanmoins qu’ils ne veulent toujours pas mieux subordonner les choses terrestes à celles de l’esprit, déjà en eux comme pour la société, le grand blocage du monde dans la matière, le commerce, l’argent, le tout matériel serait peut-être déjà beaucoup moins douloureux et difficile à dépasser surtout pour tous et toutes celles qui en perdent leur propre force morale ou physique au fil du temps et des mesures d’austérités un peu partout en plus dans le monde pour mieux faire concurrence de morts et de blessés par la vie, mais qu’en pense l’ordre des médecins et toute la bande des vautrés de la terre, le prophète Amos n’était pas déjà très tendre et posiviste à leur égard.

      Un bon petit plat bien chaud et bien préparé il n’y a rien de mieux pour reprendre des forces, mais là en ce moment c’est un peu difficile quelques petits problèmes de santé au niveau du physique,
      à force de prendre des coups pas toujours évident de garder la forme et le sourire devant tant d’hypocrites de première surtout à l’antenne.

      Oui vous m’excuserez Anne mais j’ai pas trop le sourire à la mickey en ce moment, c’est étrange j’en deviens même de plus en plus sévère et très pessimiste à leur égard.

  21. à Pierre Sarton du Jonchay

    Pourquoi donc la grande échelle (cette fois une MU) serait-elle plus juste, plus adaptée aux besoins humains que les échelles plus petites, voire bien plus petites? En très raccourci, la monnaie est une affaire de financiers dont les pratiques ne sont pas élucidées à 100%. C’est une tautaulogie de dire que le système financier à actionnaires, en tandem avec les États, forment une combinatoire nocive. Combinatoire où il faudrait que l’État diminue d’au moins de 50% au bas mot, et que le système financier, qui est mortifère pour environ 80%, soit donc à épurer complètement.

    De plus, sauf erreur ou omission de ma part, je ne vois rien dans ce que vous écrivez concernant le sort à règler des intérêts bancaires ravageurs qui faussent et vicient, indirectement mais absolument, toute l’économie et le social.

    En très résumé, présupposer que la finance puisse être, ou devenir, un « vecteur » démocratique avec des « pratiques » encore actuelles(?) laisse pensif. Au stade actuel, et, hélas, avec le « personnel » actuel à virer d’urgence, rien n’est moins démocratique que l’argent. La démocratie politique est devenue une absurtidé lénifiante et crétinisante en l’absence de démocratie économique.

    La finance a toujours dirigé à tort les programmes de production industrielle. Or l’origine du crédit, donc l’origine de la finance, devrait se trouver chez les consommateurs, lesquels sont aussi, dans leur grande majorité, des producteurs à un titre ou a un autre.

    Dans ce système économique et financier, il s’en suit le manque permanent et incrusté d’une DEMANDE efficace. Là se trouve la principale cause de l’épée de Damoclès de catastrophes irrémédiables suspendue au dessus de notre civilisation mercantiliste jusqu’à la moelle.

    Les sociétés, comme l’individu, tous étant des éléments producteurs, sont privés du crédit qui leur appartient, tels les actifs, tout l’actif d’un pays, d’une province, ou d’un groupe de pays, etc.
    Les sociétés productrices et les individus ne peuvent absolument pas consommer comme ils l’entendent ce que pourtant ils SAVENT produire.

    Les sociétés et l’individu ont un héritage naturel et culturel irremplaçable. Dans le monde, ce facteur domine tous les autres et permet de produire de la richesse en quantité et en qualité avec une somme décroissante de travail humain (automatisation et astuces croissantes des organigrammes de production). Pour qu’un système financier puisse fonctionner selon les critères des consommateurs-producteurs, qui, dans la grande majorité des habitant de cette planète, ne sont presque pas libres de gérer leurs besoins comme il l’entendent, la monnaie doit reposer fondamentalement sur:

    a) que l’argent équivalent à tout bien émane des propriétaires de ce bien et leur appartienne;

    b) que cet argent n’augmentera que si le bien augmente et ne décroitrera que si le bien décroît;

    c) que le rapport établi entre une unité de bien et l’unité de monnaie qui le représente soit maintenu.

    L’héritage culturel, que le mercantilisme déifié détruit et dissout criminellement, représente le facteur principal dans la production des richesses. De plus, cet héritage cumulatif est également un facteur économique et surtout social d’importance croissante au point que les autres facteurs en deviendraient comparativement négligeables. Alors que le présent système financier vampirise cet héritage SANS RIEN CRÉER PAR LUI-MÊME, et ce, pour un enrichissement historiquement éphémère et non rattrapable. La création d’un argent-dette – à toutes les échelles – mine irrémédiablement les sociétés.

    Je répète ma devise – Producteur, si tu ne deviens pas ta propre banque, la banque viendra à toi –

  22. A l’origine l’homme devait lutter pour sa survie, quand il a suffisamment maîtriser les sciences pour qu’il ne soit plus question de survie, au lieu de partager les fruits, il a organisé la pénurie dans un monde d’abondance, tout en demandant à travers le culte de la croissance non pas la bonne gestion de l’abondance mais le gaspillage. Il n’avait trouvé aucune réponse à son existence aucun Dieu qui le satisfasse, il en a conçu un : l’argent
    Il est vrai à constater cela qu’on peut se demander à quoi cela sert tous ces écrits depuis la nuit des temps, tous ces discours sur la comète, toutes ces belles théories, tous ces langages abscons, puisque le but ne semble être qu’amasser toujours plus d’argent et que tout le reste n’est là que pour donner bonne conscience ou raison.
    Et pourtant le plaisir de donner n’est il pas plus fort que celui de prendre ?

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