319 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 15 octobre 2010 »

  1. Merci beaucoup pour votre blog encore une fois.

    Pourtant, je continue a ne pas comprendre votre position, mais sans doute parce que j’ai du mal a savoir quel est le public de ce blog; vous nous dites : « il faudrait que les politiques ecoutent la voix de la raison ». Vous entendez donc vous adresser a ceux parmi les politiques qui ne font pas partie de ces 2 categories :
    1) ceux qui sont deja de votre avis
    2) ceux qui comprennent votre position, mais decident de faire passer leur interet particulier (et/ou celui de leur groupe) avant l’interet general

    Du coup j’ai le sentiment que vous entendez vous adresser a des politiques ingenus, elus « par hasard ». J’ai des politiques l’image d’hommes (essentiellement) qui ne vivent que par et pour la competition pour le pouvoir. Je crois profondement que notre systeme politique n’est tout simplement pas prevu pour servir l’interet general, et, du coup, n’en est pas capable.

    C’est pourquoi j’aimerais comprendre (c’est une interrogation honnete de ma part) – et ce parce que je ne vous crois pas naif – que pensez vous exactement quand vous dites : « pas de reaction exageree, il faut attendre et proposer jusqu’a ce que les politiques daignent nous ecouter » ? esperez vous sincerement qu' »ils » finissent pas vous/nous ecouter ? qu’ils disent un beau jour : « allons mon cher Paul, je vois que vous avez raison : je vais volontairement diminuer l’influence de ceux qui me financent – peu m’importe la prochaine election dans 2/5 ans – et je vais de ce pas m’employer a affaiblir ma position dans un jeu de pouvoir auquel je me voue depuis ma naissance. » ?

    Sincerement je ne les vois pas faire cela. Et personne d’autre n’y croit, ni Cantona ni tous ceux qui defilent en ce moment.

    Leo

    PS: desole pas d’accents, mon clavier ne le permet pas facilement.

    1. Bonne question.

      Je crois également que nous sommes au delà de toute « campagne d’information ». C’est le vécu des responsables qui doit changer, et cela ne se fera pas en deux ou cinq ans :

      Le changement évoqué ici s’étalera sur une ou deux générations, l’impatience n’est pas de mise.

    2. Ma réponse à la question que vous posez est celle-ci. Dans mes billets, dans mes vidéos, je ne me contente pas de faire des analyses, je fais parfois des propositions. Ces propositions peuvent être mises en application par des décideurs particuliers. Il m’arrive de m’adresser à ces décideurs directement, il m’arrive de leur dire : sur tel problème, il faut intervenir maintenant, si vous ne le faites pas maintenant, la situation va évoluer de matière dramatique et deviendra immaîtrisable. J’ai fait cela par exemple au printemps à propos de le Grèce.

      Vous me dites : « De mon côté j’ai déjà désespéré des politiques, pourquoi pas vous ? » Parce que moi pas encore. Mais je procède à ce sujet de manière si l’on peut dire « scientifique » : je teste telle ou telle personnalité politique, ou les politiques en général, ou la Commission européenne, etc. Il m’arrive de dire : « Il faut impérativement résoudre telle question maintenant ». Si la ou les personnes en cause résolvent la question, l’hypothèse que l’on peut continuer à lui ou à leur faire confiance a été validée. Sinon, elle a été invalidée. Et je procède à partir de là en fonction des conclusions auxquelles j’aboutis. Comme dans un raisonnement.

      Exemples : l’hypothèse que l’on peut faire confiance aux politiques pour réglementer l’activité financière a été récemment invalidée aux États-Unis ; l’hypothèse n’a pas encore été testée pour l’Europe mais le pronostic est exécrable. L’hypothèse que le G20 sert à quelque chose sera testée de manière définitive le mois prochain à Séoul.

    3. Vous avez raison : M.Paul Jorion CROIT aux politiciens, pour lui il ne s’agit pas de l’émanation d’une classe qui possède le monde : ce sont des individus, plus ou moins concupiscents, plus ou moins honnêtes. C’est que M. Jorion ne sait pas ce que classe veut dire, ou plutôt, il préfère ne pas le savoir : peuple c’est bien plus pratique, plus flou, plus démagogique aussi.
      La crainte fondamentale souvent exprimée par M.Paul Jorion, c’est la mise à bas du mode de production capitaliste par la classe qui est à même de le détruire et le dépasser.
      Le dépassement -des classes, de l’état, de l’argent, de l’exploitation- c’est le spectre qui hante M.Jorion (et beaucoup de commentateurs de ce blog), surtout pas de panique du populo, car le risque c’est celui-là.
      M.Paul Jorion explique, assez doctement, qu’il faut savoir où l’on va pour y aller; mais ce qui paraît un truisme, une évidence raisonnable, est loin du compte. Tout mouvement se construit des buts en avançant, et en dépassant les buts antérieurs; il n’y a pas de schéma, plus de programme concocté à appliquer pour obtenir tel ou tel autre résultat.
      Le mode de production capitaliste est un tout : il est le problème. Les solutions politico-économiques sont le problème, comme la politique est le problème, non à résoudre, il n’a de solution qu’en lui-même pour lui-même, c’est-à-dire en vue de sa propre préservation.
      M.Eric Cantona n’est pas très loin de M.Jorion, il dit ce qu’il faut faire, reste à appliquer.
      La résolution de la crise n’est pas politique, financière, économique, éthique ou morale.
      La classe capitaliste existe et entend bien continuer à exister, elle ne reculera pas devant les moyens nécessaires. Que ceux-ci puissent s’avérer brutaux, voire criminels, ou d’un mode plus soft ne change pas la donne, en fait les deux facettes coexistent, c’est la carotte et la bâton, comme d’habitude, l’état et les politiciens (sans oublier les faire-valoir médiatiques) sont faits pour ça.

    4. Intéressante confrontation entre gens qui se veulent également généreux et altruistes , et qui partageant peut être les mêmes buts ( j’ignore ceux de communisation qui affirme ne pas en avoir besoin ), divergent sur la méthode .

      Pour avoir eu professionnelement à exercer une responsabilité sur le travail de groupes de personnes assez importants ( jusqu’à 300) , et à les faire évoluer jusqu’à parfois changer de nature de métier , j’ai appris qu’on ne peut réellement progresser au bénéfice de chacun que s’il y a accord majoritaire sur l’horizon visé , quitte à actualiser ensemble cet horizon assez souvent . Ce qui donnerait la faveur à l’approche Jorion .Gouverner c’est prévoir (au moins demain)

      Je reconnais, par contre, que dans les cas ( économie – système financier- pouvoirs en place …) qui nous occupent , il peut aussi s’agir pour le groupe , non seulement de redéfinir son projet mais aussi de se débarasser des anciens responsables ( pas aussi doués et supermen que moi , mais c’est normal parce que je suis le responsable que je préfère ).

      Pour ce deuxième objectif ( ou moyen ?), les débats restent ouverts sur les méthodes .

      Mais pour moi je n’en démordrai pas :

      Touche pas à mon vote !
      Jamais trop,
      Payes de ta personne,
      De l’audace , encore de l’audace , toujours de l’audace,
      Je pense donc je suis,
      Liberté , Egalité , Fratternité,
      Survivre et vivre le plus longtemps possible , avec le plus de monde possible , dans les meilleures conditions matérielles et psychiques possible,
      Touche pas à mon vote !
      Touche pas à mon vote !
      Touche pas à mon vote !

    5. Ahhhhhhhhhhhhh

      On se sent moins seul d’un coup. Merci Léopard blanc pour ce rappel à la lucidité. Je suis aussi en phase avec la vision du cadre dans lequel s’inscrirait un « bank run » donnée par Le Clown Gris plus bas.
      Effectivement ils sont encore peu à croire à la fable du politique volontaire sur de tels sujets. Cela signifie, point positif dans ce méandre, que les choses progressent donc dans le bon sens. Pour changer les choses une des conditions majeures est d’être lucide sur la situation.
      Je ne vois pas encore, à l’aune de très nombreuses expériences, qui pourrait avoir confiance dans le personnel politique en France.

      M. Jorion aurait t-il déjà oublié le fameux épisode du Traité Constitutionnel Européen ? Celui ci fut ratifié par le gouvernement contre la volonté clairement exprimée de celui qui devrait se rappeler être le seul et légitime souverain, le Peuple.
      Comment pouvez vous encore avoir confiance dans ce pouvoir à la solde des coquins. Je pourrais malheureusement multiplier les exemples pour prouver qu’attendre que la classe politique, française et européenne d’ailleurs, soit un des éléments moteur du changement n’est qu’une douce utopie. Au mieux.
      Dois je rappeler aussi à certains brillants esprits içi que les choses ne se décident plus au niveau de la Nation. C’est désormais dans les instances européennes que tout se joue. En particulier depuis la ratification du TCE. C’est d’ailleurs pourquoi une personne aussi animée que M. Chouard, un des plus farouche combattant du TCE, a désormais laissé ses illusions au placard. Il a compris, avec cette amère expérience, que les dés sont pipés.

      Je serai très curieux de connaître, suivant ce raisonnement scientifique, combien et quelles hypothèses ont t-elles pu être validées par notre hôte ?
      Combien de temps souhaitez vous encore perdre M. Jorion ? Dans tous les cas merci pour la note d’humour avec la fin de votre commentaire:
      « L’hypothèse que le G20 sert à quelque chose sera testée de manière définitive le mois prochain à Séoul. » Je ne savais pas qu’il y avait encore besoin d’un nouvel échec pour prouver au monde entier l’inutilité de cette instance.

    6. @grandghana :

      Je n’ai pas plus perçu vos buts que ceux de communisation ou de clown gris , à moins qu’ils ne se résument à guerre civile .

      Etienne Chouard est assez grand pour sortir du placard tout seul

      Paul Jorion n’a pas oublié ( ni moi ) le TCE puisqu’il a explicitement cité ce viol démocratique comme raison de colère cumulative de fond , dans son intervention sur Europe 1 .

      Accuser d’inanité est une chose , la montrer et démontrer en est une autre.

      De quoi et de qui avez vous été et êtes vous responsable ?

    7. Le gestionnaire ( politique, public ou privé) prend une décision .Cette décision implique une action de mise en oeuvre.Cette action débouche sur un résultat. Ce résultat est visible par tous.Si le résultat est mauvais ,c’est que le gestionnaire est mauvais.Or , les mauvais gestionnaires , politiciens ou banquiers sont inamovibles.Les décisions sont prises par influence,prévarication, déni démocratique au profit de l’interet particulier.Quelle autre solution que la destruction créatrice de tels systèmes?

    8. De quoi et de qui avez vous été et êtes vous responsable ?

      Moi je suis responsable de moi-même et de mes enfants. J’espère n’être responsable de personne d’autre.

      Question: Un adulte est-il responsable s’il a des responsables? S’il est responsable, pourquoi lui faut-il des responsables?

      « j’ai appris qu’on ne peut réellement progresser au bénéfice de chacun que s’il y a accord majoritaire sur l’horizon visé »

      Ceux dont vous étiez responsables, ils votaient à main levée ou à bulletin secret? S’ils votaient, pourquoi dire que vous étiez responsable puisque c’est la majorité qui décidait?

    9. @Moi :

      Pour une raison bien simple .

      S’agissant des réunions en vue d’une prise de décision , il y a , quand on veut être compris par et honnête avec ses collabirateurs au moins quatre type de érunion :

      – d’information : la responsabilité de la décision qui est annoncée aux collaborateurs est bien sur cele du  » responsable » qui se fait par contre obligation d’entendre les réactions et d’explquer sa volonté aux collaborateurs qui doivent accepter et appliquer la décision . Cest apparemmment le mode de ciommunication du pouvoir ( et pas que de l’actuel ) .

      – de concertattion : la décision n’est pas encore prise . Elle appartiendra au « responsable » et à lui seul et il assume seul sa décision . Les collaborateurs ont le droit de faire des propositions qui seront retenu ou pas .

      – de participation : la décision n’est pas encore prise . Les collaborateurs ont le droit de faire des proposition.à l’intérieur du cadre avnacé par le responsable . Ils prennent la décision . Ils en sont responsables . Ils ont le devoir de l’appliquer .

      – de délégation : la décision n’est pas prise . Le groupe prend la décision , accepte que le « responsable  » le soit devant la hiérarchie au nom du groupe , assume la décision vis a vis du responsable .

      Je vous passe les réunions de créativité ,de cohésion et de réalisation où la décision n’est pas le sujet premier .

      Mon mode d’exercice de la responsabilité a été d’abord d’annoncer clairement dans quel type de réunion on était , soit pratiquement toujours en ce qui me concerne  » de concertation ,quelquefois d’information simple , et parfois quand je me sentais assez fou ou masochiste ,  » de délégation » .La définition du processus de la réunion définit ipso facto le mode d’expression des avis , les avis n’étant d’ailleurs pas forcément obligatoires , mais les devoirs étant toujors d’appliquer la décision quelquesoit son mode d’accouchement .

      Vous remarquerez que je n’ai jamais affiché des faux semblants ( ou des ambiguîtés) de participation , considérant que , lorsqu’on prétend au rôle de manager ( d’élu ? ) , le moins que l’on puisse faire c’est d’être porté pour responsable au risque normal de se faire éjecter ( ça m’est arrivé une fois ) quand  » ça va mal  » . Je ne suis pas sur que les réunions dites participatives de  » désir d’avenir » par exemple , répondaient vraiment à tous les critéres d’un tel processus sur lesquels je pourrais revenir éventuellement .

      C’est , pour le bien commun, la principale supériorité de l’organisation hiérarchique et sa seule justification .

      A propos , dans ce blog , à quel type de réunion sommes nous conviés ?

    10. Leo
      Savoir et politique sont deux choses distinctes: Les politiques, contraints à se contenter de ce qui est réalisable et praticable sur le terrain, tout en servent les lobbys et sponsors appartenant à leur camp, n’écoutent que rarement les intellectuels et ne lisent pas d’ouvrages savants. Il y a quelques exceptions, des intellectuels qui trouvent une place en tant que conseiller, tels que Jacques Attali, ancien collaborateur de Mitterand, parce que c’est un touche-à-tout en matière de thèmes et parce qu’il est extrêmenent habile pour faire en sorte que l’on parle de lui. Il faut faire partie du « star-system » pour avoir l’opportunité d’être écouté par un important personnage politique.

    11. @juan nessy: je comprends, au vu de ce que vous me dites, que vous étiez un bon responsable dans un mauvais cadre institutionnel. Pour moi, un bon cadre est participatif et vous n’y auriez pas risqué d’être éjecté (puisque vous n’y auriez pas été « manager » mais tout au plus « expert » et que d’ailleurs la seule éjection possible aurait été l’échec de l’entreprise).

    12. @Moi :

      J’ai appris aussi autre chose .

      Ce n’est pas vraiment le cadre , ou l’institution , ou le manager , ou le président , qui décident du mode de réunion . C’est la nature et la gravité du sujet à traiter . C’est pourquoi je considère comme un leurre ( dans le meilleur des cas ) la réunion de participation , dans l’immense majorité de nos activités .

      Elle devient par contre bienvenue et nécessaire ( et d’ailleurs elle s’impose alors d’elle même ) :

      – quand il n’y a pas d’enjeux majeurs : savoir quel cadeau on va faire au pot de départ de la standardiste .

      – quand l’enjeu est existentiel et énorme : abandon de certaines tâches de travail , remise en cause profonde de la raison d’être d’une société , révolution ( on y est peut être ) ….

      A part dans le cas de peu d’enjeux , ou Mai 68 , je n’ai jamais vécu de véritable réunion de participation .Dès qu’on y regarde d’un peu plus près ( j’ai cité le cas de « désir d’avenir » ), on s’aperçoit qu’il y a toujours un invitant , un lieu choisi , des thèmes même larges prédéfinis , un ou des animateurs , des conclusions hâtives , des forts en gueule ignares , des  » hands in  » , des » hands out » , des « hands on », des  » hands up  » . Bref ce sont toujours des réunions de concertation et au mieux de délégation .

      La vraie réunion participative utile et saine suppose la conjonction de la raison et de l’affect le plus  » débridé  » au sens premier .

      Donc rarissime et précieuse .

    13. Léopard blanc,
      Vous avez raison, il n’est plus aucune parole qui soit désormais neutre. Soit on veut éclairer les réalités soit on veut les obscurcir. Pour savoir avec qui on est, ce n’est plus ce que les gens disent qui compte mais ce qu’ils font concrètement par rapport à ce qu’ils disent. Ceux qui ne font pas ce qu’ils disent sont dangereux parce qu’ils brouillent la réalité aux autres. Ceux qui font ce qu’ils ne disent pas sont dangereux parce qu’ils dissimulent le bien ou le mal qu’ils produisent. Seuls ceux qui font ce qu’ils disent sont dignes d’intérêt. S’ils font du bien, on peut les aider. S’ils font du mal on peut les dénoncer preuve à l’appui. Il nous faut donc généraliser la méthode de test que Paul Jorion applique aux personnalités politiques.

  2. Bonjour M. Jorion,

    qui est l’artiste qui a peint le tableau situé derrière vous ?

    En ce qui concerne M. Cantona, j’ai pensé à cette citation de Cioran :
    « On ne peut goûter la saveur des jours que si l’on se dérobe à l’obligation d’avoir un destin. »

    Je suis pataphysicien.

    1. @ Paul Jorion,

      Lorsque vous aurez cinq minutes, pourriez-vous faire une photo du tableau, et l’afficher ici ? Les recherches pour connaître le nom de l’artiste pourraient alors commencer dans de bonnes conditions (les limiers amateurs d’art et d’énigmes piaffent déjà je suis sûr).

    2. Cela m’étonne énormément, que de l’artiste vous vous défiez!
      Je n’avais pas encore cette crainte, avec vos discours…
      Mais ,la création en général, la « poiesis », elle ne peut pas ne pas s’ignorer en économie.

      Il faut dire que le jour où j’ai eu affaire à des banquiers pour jauger un « projet de création », j’ai su que nous étions aujourd’hui.
      Cela ne date pas d’hier, mais cela n’est pas très ancien: Disons de la génération de ceux qui évaluant, après Miss Reagan & Mr Tatcher, ont eu des parents qui avaient tellement la tête dans le guidon, que leurs grand-parents qui avaient connu la guerre, n’ont guère pu transmettre à leurs petits enfants.

    3. @Juan nessy ,@Grandghana ,@Carla , @Mr jorion

      1) je sais bien que Mr Jorion a dis sur europe1 cette semaine , que la signature du TCE etait une violation du droit des peuples , mais Mr sarkozy avait dis tres explicitement lors de la campagne presidentiel qu’il ferait ratifier un mini traité , donc ceux qu’on voté pour lui , on voté pour le mini traité , ne vous en deplaise !!!

      2) d’accord plus plus plus avec vous Mr Nessy : chaque vote est inalienable , il faut que chacun en soit conscient , il faut donc interdire absolument le vote electronique , foi d’informaticien , c’est la porte ouverte a toutes les arnaques . cf le beau film de nanni Moretti : le porteur de serviettes

      3) etes vous vraiment democrate Mr Grandghana , etes vous ok avec le point numero 2 , parce que si c’est pour plonger d’un systeme capitaliste didactoriale , a un autre systeme dictatoriale , franchement ca vaut pas le coup , Mr jorion semble appeler a la juste raison, faites vous de meme ?

      4) Excusez moi de vous contredire Carla , mais mon experience personnel , m’ emmene au constat juste inverse , je ne goute la vie , que si justement j’en affronte les difficultes

    4. @ Perceval 78
      Sur votre premier point, le traité qui a été imposé n’a rien á voir avec un mini traité : c’est la copie identique de celui qui a été rejeté par référendum. Demandez donc au Président Giscard d’Estaing !

    5. @julien

      pour memoire :
      http://www.observatoiredeleurope.com/Traite-europeen-que-s-est-il-passe_a830.html

      Ok c’est pas un « mini traité » Julien il n’en reste pas moins que les electeurs qui ont voté
      pour sarkozy ont voté pour un « package » et que dans ce package qu’on le veuille ou non il y avait le mini traité .

      La problematique des electeurs est binaire au second tour :

      – soit je vote pour sarko (et dans ce cas on signe le « mini traité »)
      – soit je vote pour segolene

      On ne peut pas reprocher a sarkozy de ne pas faire ce qu’il dis :

      – je suis pour le mini traité
      – je prefere les riches
      – j’aime bien Bush
      – je suis pour les subprimes

      Le drame c’est que les gens votent quand meme pour lui !!!

  3. « Pendant ce temps, l’euro grimpe par rapport au dollar, ce qui fragilise nos exportations. La hausse récente de la devise européenne va t-elle se poursuivre selon vous ? Que peut faire la BCE dans ce contexte ?

    Hervé Goulletquer (responsable de la recherche des Marchés Fixed Income au Crédit Agricole CIB) : Cette appréciation n’est effectivement pas une bonne nouvelle. Nous nous attendons à un point bas, à 1,42 dollar pour 1 euro entre la fin de l’année et la fin du premier trimestre 2011. Une large part des mesures de QE est déjà intégrée dans la parité actuelle et ce passage à vide du billet vert devrait cesser quand les anticipations seront stabilisées. Le marché va s’apercevoir que les perspectives de croissance en Europe sont encore plus ternes, ce qui devrait soutenir une remontée du dollar à partir du printemps prochain. »

    http://www.boursorama.com/votreinvite/interview.phtml?num=8518265

    Outre qu’il s’agit là d’une nouvelle analyse au doigt mouillé, les banques semblent optimistes, c’est bien…

    1. On voit toujours le mauvais coté quand l’euro monte (baisse de compétitivité), mais si le terme technique qui qualifie cela est « renforcer », il doit bien y avoir des aspects positifs ?
      – baisse du coût des importations (ça tombe bien, on est déficitaire)
      – possibilité pour nos entreprises d’acheter moins cher des entreprises étrangères
      – autre ???

    2. Que dire, sommes quasi dans une course du 100 mètres où certains athlètes ont entre 20 ans et 25, une seconde série, les anciens champions ont entre 40 et 50 ans.

      Une image bien évidemment mais qui résume la crise actuelle, les USA qui ont 45 ans, prennent et se gonflent d’EPO, ils ont le monopole de cette cure de rajeunissement, sauf que l’un des jeunes, les chinois et qui ont 20 ans ont aussi cet EPO.

      Alors les USA se gavent au delà de la raison de cette drogue, mais le chinois est toujours le plus rapide, voir plus il carbure désormais à l’EPO lui aussi.

      Cette crise n’a que deux solutions, mettre sur le dos des jeunes, chinois en particulier un poids pour l’handicaper et le ralentir, réévaluation ou frein au commerce mondial sont les 2 seules solutions…

      En attendant, les USA tentent la prise de contrôle du monde par la finance interposée et là tous les coups sont permis…

      Reste que tous ont compris que le pays USA va dans le mur tant que des mesures de restriction de la Chine ne sont pas prises, personne n’ose lui prêter, comme la Grèce in fine, reste à se prêter à soi-même, la force de la monnaie de référence mondiale qu’est le dollar…

      Et là la finance US n’a pas envie de jouer, le risque est trop grand, alors emprunter en dollar, le transformer aussitôt en une monnaie autre que la livre ou monnaie des pays de l’est, dans 2 ou 3 mois on fait le contraire et on empoche la différence de taux à la hausse.

      Mais aussi et au delà de la création monétaire, tout simplement la réalité économique, lorsque vous créer de la monnaie, sans augmenter la richesse qui lui donne sa valeur alors la taux unitaire de la monnaie baisse mécaniquement.

      Reste que la finance US est forte et à de nombreux alliés, alors lorsqu’on le décidera, on fera une attaque sur l’europe, histoire de faire un peu peur et alors par peur on se réfugiera sur le dollar qui remontera.

      In fine les fondamentaux on s’en tape, aujourd’hui l’information sert juste à faire aller dans un sens ou dans l’autre le cours sur lequel on a choisi de jouer.

      Je dirai qu’un certain nombres de personnes sur cette planète joue au poker en utilisant tout ce que la science économique, la science humaine, l’informatique, la communication leur permet.

      Bref je ne lis plus la presse, toute information voit aussitôt l’information contraire sortir, et les cours quant à eux font ce qu’ils veulent, ce n’est plus la main invisible qui agit mais une main intelligente qui a décidé de confisquer la richesse de notre planète.

      Sans doute M. Jorion à raison, seuls les politiques ont le pouvoir de se mettre en travers de cette main agissante, sauf qu’aux USA qui savent qu’ils sont très mal sans se l’avouer, personne n’a les « c….. » pour agir.

      Ne nous y trompons pas, les deux pays qui surnagent dans ce temps présent, l’Allemagne et la Chine, ce sont des décideurs politiques qui en sont les responsables, le PC en Chine et Schroder en allemagne, le coût de la réunification allemande en fut très certainement l’allié de cette volonté allemande de réduction de ses coûts pour absorber la partie de l’Est et sans doute aussi une vision qui lui faisait entrevoir la montée en puissance de la chine.

      Que va t il se passer maintenant, crash non, trop d’intérêts en jeu, nous allons comme le Japon entrer dans une phase infernale de déliquescence, fermeture d’usines, disparition de production et la grande crise sera in fine le Pic de pétrole.

      Dans combien de temps la production ne suivra pas la consommation, telle est la question, voilà ma divergence de vue avec M. Jorion et Leclerc, la finance est maître du jeu financier c’est un fait, mais fondamentalement la montée en puissance de la Chine, Inde, Brésil, dans un monde fermé comme la terre se traduira forcément par un transfert de richesse…

      Les USA ont pensé que possédant le Dollar il possédait la planète, cette fois-ci la Chine est plus forte que le dollar, attendons donc la suite de cette guerre en sous-sol, quant aux fondamentaux européens, c’est juste bon à nos hommes politiques et aux discussions de salon, tant dans notre pays, je crois bien que nous ne sommes définitivement pas de bons économistes…

  4. Hum… le bank run est doté d’intérêts stratégiques certains. La guerre civile Paul (parce qu’il faut appeler un chat un chat), ce n’est jamais en premier lieu et directement la recherche de l’intérêt général mais d’abord un effort pour accroître sa propre puissance. L’intérêt général vient ensuite seulement. Et dans ce cadre, le bank run est un calcul stratégique très intéressant, ne serait-ce que parce-qu’il pousse à la radicalisation et à une bipolarisation du conflit (avec le risque d’une réaction populaire hostile bien sur). Bien sûr la nécessité d’intervenir pour l’Etat peut également générer un début de nationalisation de facto… pour ceux qui sont favorables à cette option. Ect etc… C’est très intéressant au contraire comme démarche pour des activistes anti-système.

    Pour le reste, quand une minorité est écrasée par une majorité, ou plutôt l’inverse, et que les procédures démocratiques leur sont systématiquement défavorables, c’est un moyen de pression légitime (« si nous n’avons pas de travail/revenu, personne n’aura rien »). Mais c’est clair qu’il s’agit alors d’une rupture avec l’idée de gouvernement démocratique et qu’on est là dans le registre d’une guerre civile d’un nouveau type, disons de G4G civile…

    1. Clown gris,
      Quand on m’écrit, en général je réponds sauf en fin de conversation, mais je réponds toujours quand on m’écrit que je dis des conneries, car ma connerie m’intéresse.
      Je lis par votre absence de réponse que ce n’est pas votre choix.
      @ Le Clown gris 2 octobre 2010 à 14:15

    2. Rosebud1871 , je me permets d’intervenir dans le debat passionant que vous entretenez avec Clown Gris , j’ai regardé votre non echange du 2 Octobre et effectivement vous faites une déduction qui n’est pas a proprement une connerie , mais un manque de sagacité .

      vous dites en effet dans votre post scriptum :

      P.S. Votre style m’incline à croire qu’un mâle écrit

      Si vous aviez été sagace vous auriez deviné au nom de l’auteur de la reponse « Clown Gris » qu’il s’agissait d’un mâle .

      Donc pour resumer , vous ne dites peut être pas des conneries , mais vous n’êtes pas Sagace

    3. perceval78 16 octobre 2010 à 15:38

      « Si vous aviez été sagace vous auriez deviné au nom de l’auteur de la reponse « Clown Gris » qu’il s’agissait d’un mâle » .

      Je manque vraiment de sagacité car je ne comprend pas votre remarque.
      ou alors vous tentez de me faire remarquer que le pseudo clown gris est du genre masculin DONC clown gris est un mâle.
      Sur ma porte il y a écrit : « attention au chien » . Je n’ai pas de chien, mais les gens tombent dans le panneau, encore plus quand j’aboie derrière la porte.
      Vous me suivez cette fois ?
      Ou souhaitez vous ouvrir un fil sur la valeurd’un panneau ?

    4. Rosebud , c’est carrement stupide de mettre un panneau « attention au chien » sur votre porte si vous n’avez pas de chien !

    5. Perceval, oui vous avez tout à fait raison, mais il faut que vous sachiez que la DRAC m’a interdit d’enlever ce panneau à l’entrée de mon château car il est inscrit au patrimoine mondial en tant qu’émail de Limoges du 16ème siècle, (à ne pas confondre avec la correspondance électronique anglaise qui ne prend pas d’accent aigu sur le « e »). La DRAC ne m’a pas obligé pour autant à acheter un chien pour respecter l’indication du panneau. J’ai par contre acheté un éléphant, mais comme tout le monde sait qu’un éléphant ça trompe énormément, j’ai pensé que personne ne croirait un nouveau panneau : « Attention à l’éléphant ». Mais je me suis trompé.

    6. Merci. Je n’avais pas vu que vous m’aviez répondu. Le moins qu’on puisse dire, c’est que vous allez au feu avec un bel enthousiasme. Je vous répondrai, mais moi qui pensais que ce serait l’affaire de 10 minutes… je me suis trompé (c’est pas le genre de post qu’on clarifie en 10 minutes). C’est vrai que j’avais été assez elliptique, le post manifestant surtout un certain agacement de ma part.

  5. Eh bien moi aussi, parfois, Monsieur Jorion, j’ai du mal à vous suivre. Les populations ne sont-elles pas ainsi faites (si « merveilleusement faites », du point de vue de ceux qui les exploitent) ; qu’elles ont une capacité à encaisser les coups assez extraordinaire ?
    Les raisons en sont multiples : ignorance du phénomène, pas de vision personnelle du monde où l’on vit, chacun a déjà ses propres problèmes, … et puis surtout, malgré tous les coups que l’on a déjà dû encaisser à cause de cette attitude « basique » : nous avons tendance à faire confiance aux gens que nous choisissons (que nous élisons) pour nous conduire.
    Alors, les « masses populaires », c’est un peu comme le Titanic, il faut du temps pour que cela se mette à bouger. Et quand elles commencent à bouger, c’est souvent par du n’importe quoi. Et ce n’est certainement pas la raison qui motive les premiers qui s’y collent. Mais l’inertie a ses limites. Ensuite, si l’on voit que « la mayonnaise prend », viendront ceux qui tenteront de conduire … ou de récupérer. Et si l’idée de Monsieur Cantona n’est pas une bonne idée, effectivement, elle a ceci de bon : elle vient de Monsieur Cantona. (La preuve : tout le monde en parle !)

    1. Quels acteurs aujourd’hui jouent à déplacer de l’argent d’un marché à un autre, d’un pays à un autre, d’une monaie à une autre, uniquement de faire chanter le monde, d’en orienter la législation pour des intérêts qui ne réprésentent en rien l’intérêt général de l’humanité …. ??

      De là, ne peut-on regretter de Cantona que s’il nous propose de boycoter les banques, il n’en reste que là, soit sans avancer plus avant, sur l’idée d’en créer une autre à notre goût, …?

  6. Bonjour,

    Tentative d’expliquer ce qu’on entend par « guerre des monnaies »

    A l’intérieur d’un pays, la guerre monétaire est liée au fait que la création monétaire entraîne une redistribution des richesses. L’inflation fait des gagnants et des perdants. Il peut donc y avoir une « guerre » politique, du lobbying pour obtenir une politique monétaire qui sert vos intérêts particuliers. On peut en partie se protéger contre cette redistribution, mais pas complètement, parce que la monnaie a COURS LEGAL, il est interdit de la refuser dans les échanges et dans les contrats. Quelles que soient les mesures préventives au sein de la population, l’émetteur de la monnaie légale a le pouvoir de s’enrichir au détriment du reste de la société, quoi qu’il arrive. En dernier ressort, l’ultime défense consiste à renoncer complètement à la monnaie et à revenir au troc. En pratique, c’est si coûteux, si pénalisant, que les gens n’en viennent presque jamais à une telle extrémité, sauf en cas d’hyperinflation. Dans ces situations, on voit généralement de nouvelles monnaies émerger spontanément (cigarettes, cognac, or).

    Entre pays, les monnaies n’ont pas cours légal et la notion de guerre des monnaies prend un sens différent. D’un certain point de vue, le dollar avait cours légal dans le système de Bretton Woods, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Un pays étranger qui achète une devise le fait volontairement, à ses risques et périls. C’est vrai des acteurs privés comme des acteurs publics. Il est donc possible de TROMPER un pays étranger qui a acheté votre devise, mais il n’est pas possible de le FORCER. La manière pour un pays de s’enrichir au détriment des autres consiste donc à mener une politique inflationniste « par surprise. » L’inflation doit surprendre pour être efficace. Cela marche très peu de temps, surtout sur les marchés financiers où les investisseurs sont maintenant aguerris et réagissent rapidement en se débarrassant d’une devise dès qu’ils jugent qu’il y a un risque. Les gouvernements et les banques centrales sont moins rapides, mais ils finissent quand même par apprendre. Si le pays A augmente son stock de monnaie et déprécie sa devise, le pays B subit des pertes. Il peut alors anticiper l’inflation de A et réduire ses réserves en devises. Pour refaire le coup une deuxième fois, A doit alors accélérer son inflation à un rythme supérieur à ce que B a anticipé. etc. etc. On voit où cela mène.

    Mais il ne faut pas oublier le principal. Dans cette guerre, la plupart des victimes sont civiles. C’est avant tout une guerre civile car l’essentiel des encaisses monétaires de A sont détenues par les habitants du pays A. C’est donc à ses propres citoyens que le gouvernement de A fait le plus de mal en menant une telle politique. Les exportateurs sont subventionnés temporairement, et les importateurs sont pénalisés comme s’ils subissaient une taxe – temporairement, le temps que les prix s’ajustent. L’expression « guerre des monnaies » ne rend pas compte de cette réalité, et laisse entendre que A réalise un gain au bénéfice de sa population, et au détriment de la population de B. Or, ce n’est pas le cas.

    Cdt,
    GSF

  7. Je comprends bien votre propos du jour consistant à moins inciter aux paniques bancaires, vous faites bien de ramener les gens à la raison et à la prudence d’une action, je me
    demande néanmoins si c’est vraiment trop tard,

    Et si cela serait vraiment aussi dangereux et inefficace, si cela ne concernait par exemple qu’une toute petite minorité de personnes dans un premier temps et malgré votre argumentaire, je ne sais pas.

    Tout devient si interdit de nos jours sauf pour les banquiers bien évidemment où tout leur
    est permis sauf à nous, quand bien même dans un plus grand civisme de vie, c’est pourquoi votre propos du jour me gène un peu Paul,

    Et si je peux me permettre de vous contredire, je ne crois pas non plus qu’ Eric Cantona soit aussi anarchiste et irréfléchi que cela, je peux bien sur me tromper à son sujet, surtout que l’autre jour vous nous avez laissé croire et penser un moment que vous approuviez ces propos, surtout au sujet de la vidéo qui circule en ce moment, je vous remercie néanmoins d’avoir clarifié votre position ou votre point de vie à ce sujet.

    Et même si vous y avez mieux réfléchi ces derniers jours, je pense en effet qu’il y a en chacun de nous un grand dissident et révolutionaire du système qui se cache, qui donc dans cette société et un jour ou l’autre n’a pas non plus envie parfois de pousser un grand coup de gueule à l’égard de nos élites politico-bancaires mondiales.

    Pourquoi tous ces changeurs d’argent ? Pourquoi tous ces banquiers intouchables encore aujourd’hui et auquels on devrait continuellement baiser les pieds, vous aimez vous aussi vous faire mettre tout le temps comme Obama mais à quoi ça rime tout ce cirque politico-médiatique. Il est vrai que les banquiers et les changeurs de monnaie sont encore très nombreux et très influents de nos jours.

    Non là paul je ne vous suis pas, quand bien même vous recherchiez à me ramener au calme et à la raison par votre argumentaire du jour, non pardonnez-moi, mais ça c’est plus fort que moi, faut voir comme beaucoup de choses passe au second plan aussi de nos jours, non je vous assure ça bouillonne vraiment de plus en plus, dans les bas enfers bureaucratiques de ce monde, et croyez moi j’ai vraiment envie de mettre moi aussi en colère mais jusqu’à quand on va les laisser faire et nous pourrir continuellement la vie en société.

    Bien sur ca ne serait pas mieux de précher l’anarchisme, mais qui en pousse le plus aussi à l’irresponsabilité de nos jours, des pauvres gens comme moi, pensez-donc ? Allons, allons un peu plus de courage quand même, si nous voulons vraiment nous faire entendre, n’est-ce pas un peu le combat de toute vie Paul, car si aujourd’hui plus personne n’ose leur foutre la trouille, qui pourra encore le faire demain si tout devient plus mécanisé et automatisé encore ?

    De toutes façons vous avez raison quoi que l’on recherche à faire tout est si bien verouillé, le cruel dilemme et pourrissement du moment, de toutes façons si le système s’auto-détruit, les banquiers du monde ne pourront pas éviter les lamentations et la panique du monde à venir,
    je sais c’est un peu dur à avaler mais ça devient quand même de plus en plus de l’ordre du possible dans un tel monde de fous sur les marchés.

    Non je ne me sens vraiment pas plus différent d’Eric Cantona, ces responsables sont-ils vraiment responsables ? Ne devraient-ils pas plutôt encourager chacun à marcher vers d’autres meilleures valeurs de vie, de grandeur, de noblesse, de courage, entrer davantage
    en relation avec l’autre et pas non plus toujours pour une question d’argent et de commerce supplémentaire ?

    Au rythme où vont principalement les choses, je ne crois pas d’ailleurs que l’on pourra retenir et contenir le mécontement grandissant des opinions publiques, il n’y a pas de honte non plus à perdre parfois son calme et sa patience envers tous ces gens là.

    1. @ Jérémie

      Une panique bancaire est très facile à étouffer. Il en sort donc rarement des changements importants, car les autorités peuvent l’étouffer dans l’oeuf avant qu’elle ait des conséquences.

      En cas de panique indésirable, on peut décréter la suspension des paiements comme mesure d’urgence. Pendant une période « temporaire » les clients des banques n’ont plus le droit de convertir leurs dépôts en billets, ou alors des sommes faibles. Tandis que les banques sont libérées leurs obligations, elles restent autorisées à fonctionner tout en exigeant de leurs débiteurs qu’eux remplissent toutes leurs obligations contractuelles. C’est la seule industrie qui a droit à un tel traitement en cas de faillite. Comme il y a très peu de monnaie légale en réserve, tenter de reprendre ses dépôts par la violence a très peu d’intérêt.

      Ce que dit Cantona n’est pas exact : déclencher une panique bancaire ne permet pas « d’écrouler le système » aussi simplement qu’il le pense.

      Cdt,
      GSF

    2. 1° »…vous faites bien de ramener les gens à la raison et à la prudence d’une action,..
       » je vous remercie néanmoins d’avoir clarifié votre position ou votre point de VIE à ce sujet. »
      « Eric Cantona soit aussi anarchiste et irréfléchi… »

      1°Les GENS sont vraiment étrangement idiots, heureusement, vous (eux, les éclairés et leurs pédagogies) les (nous, les GENS)ramenez au bercail de la Raison (d’état, de classe, naturelle…), merci que serions-nous(les Gens) sans vous, eux, les décideurs et leurs conseillers, bons ou mauvais, ce sont nos bons maîtres, n’est-ce-pas ?
      2° Une amusante faute de frappe VUE/VIE; c’est très, mais alors vraiment très profond…un hasard objectif. Point de vue : point de vie. D’où l’on regarde plutôt que vers quoi l’on regarde, car c’est de là vers un autre point. Simplement on ne regarde pas de la même vie, de la même vue, selon qu’on soit VIP ou GENS.
      3° Anarchiste Et irréfléchi, irréfléchi parce que anarchiste, ou vice versa, on sent un mépris pour les anarchistes, et qu’est-ce qui vous le permet ? Que je sache, les anarchistes ne sont pas responsables des guerres mondiales, du massacre de la nature, etc…Ce sont des opérations très réfléchies planifiées par des spécialistes, payés pour ce faire…
      De toute façon M.Eric Cantona n’est pas réellement anarchiste, à peine anarchisant.

    3. @ Gu Si Fang

      Vous avez tout-à-fait raison, à force de vouloir exprimer clairement et ouvertement nos intentions de vouloir faire bouger les choses, ces gens là auront toujours une bonne longueur d’avance sur les pauvres damnés de plus de la terre,

      Sans être trop parano non plus comme les grands de ce monde, qui éprouvent de plus en plus la pétoche et qui surveillent hélas de plus en plus leurs populations à défaut parfois de savoir mieux les écouter, je me demande aussi s’ils ne seraient pas déjà en train de nous mitonner un meilleur plat conditionnel pour les peuples,

      Comme ça des idées à la Eric Cantona ou pas et bien demain, couic plus du tout possible pour l’homme en société. Vous savez je ne crois pas être aussi révolutionnaire que ça, c’est-à-dire rechercher systématiquement tous les jours l’écroulement du système financier capitaliste, car je sais bien que la plupart des gens de nos jours et sur la planête ne pourraient pas même imaginer ou concevoir cela un seul instant déjà dans leur vie d’homme, tant au niveau psychologique que spirituel.

      Je prie même le ciel voyez-vous que davantage de gens quittent au plus tôt ces fausses valeurs de vie en société, déjà en elles-mêmes et cela afin de pouvoir mieux s’y préparer, car vous imaginez le tableau mon cher monsieur, si grand patatrac ? Oui mieux vaut pas trop y penser et en parler aux gens, ce que dit Cantona n’est pas non plus tout à fait déraisonnable, si je suis la logique de votre propos, dans le sens que même si c’était envisagé cela ne pourrait permettre au système de s’écrouler, néanmoins si cela pouvait permettre à nos décideurs de mieux prendre en compte le point de vue des gens d’en bas, cdt.

    4. @ communisation

      1° les gens c’est plus court à la frappe que les personnes ça prend moins de lettres, je reconnais que c’est moins respectueux, si c’est bien ce que vous avez voulu me dire, vous avez également une étrange manière de vous exprimer, battez-vous plutôt avec moi que contre moi, car la partie est loin d’être gagnée, je ne voudrais pas trop non plus me battre pour des gens comme vous si vous voyez ce que je veux dire et à mes dépends, c’est déjà assez bien dure comme ça !

      2° c’est amusant en effet, je dirais même que votre propos me laisse sur le cul tant la profondeur de votre commentaire me laisse sans voix, je me demande en quoi aussi votre commentaire me fait perdre mon temps à vous répondre, j’attends le prochain il est vrai
      que j’ai peu égratiné paul aujourd’hui.

      3° Si c’est ce que vous pensez, vous savez je ne suis pas non plus toujours comme ça, à vrai dire je n’aime pas du tout cataloguer et étiquetter les gens, je ne suis pas comme ça, vous savez la plupart des gens les plus radicaux dans notre histoire non pas toujours été des enfants de choeur, un mal peut en cacher un autre.

    5. @Gu Si Fang

      Un petit bémol tout de même: Le temporaire dont vous parlez est amplement suffisant pour produire des effets désastreux sur les populations les plus modestes, pour des résultats qui comme vous le faites remarquer son plus qu’improbables.

      Ce qu’on pourrait résumer simplement par l’idée de « sacrifice inutile ».

    6. @ Gu Si Fang

      Une panique bancaire est très facile à étouffer. Il en sort donc rarement des changements importants, car les autorités peuvent l’étouffer dans l’oeuf avant qu’elle ait des conséquences.

      Peut-être en effet avec les nouveaux moyens modernes mises en place, mais il y a une chose dont je suis sur c’est qu’ils ne pourront pas toujours maîtriser le climat et l’emploi premier
      des êtres sur terre, peut-on toujours étouffer et maîtriser les choses sans même provoquer davantages de dégats supplémentaires en retour, vouloir toujours tout plier et subordonner
      à cela et de manière plus rigide encore dans la peur de tout perdre, mais quelle folie !

      C’est la seule industrie qui a droit à un tel traitement en cas de faillite.

      Vaste chantier aux innombrables ramifications partout, vous vous rappelez peut-être de ce film dans l’associé du Diable, que sommes-nous donc pour ces gens là ? Rien strictement rien !

      Ce que dit Cantona n’est pas exact : déclencher une panique bancaire ne permet pas « d’écrouler le système » aussi simplement qu’il le pense.

      Certes mais il en a surpris plus d’un et ça c’est déjà beaucoup je trouve, surtout lorsque tout le monde préfère se coucher et attendre que le dérèglement climatique vienne brutalement nous réveiller de notre beau monde artificiel. Mais d’où vient-elle la plus grande violence de nos jours ? Jusqu’à quand l’humanité pourra-t-elle supporter cela sans rien dire et sans rien faire ?

    7. @ Jérémie

      Mancur Olson énonce alors cette hypothèse (paradoxe d’Olson) :
      « Les grands groupes peuvent rester inorganisés et ne jamais passer à l’action même si un consensus sur les objectifs et les moyens existe. »
      Plus précisément, plus le nombre de membres constituant un groupe est élevé, plus la probabilité qu’il passe à l’acte est faible car la contribution marginale d’un membre à la réussite du groupe est décroissante :
      « Comme les groupes relativement petits sont fréquemment capables de s’organiser sur la base du volontariat et d’agir en conformité avec leurs intérêts communs et que les grands groupes ne sont pas dans l’ensemble en mesure d’y parvenir, l’issue du combat politique qui oppose les groupes rivaux n’est pas symétrique… Les groupes les plus petits réussissent souvent à battre les plus grands qui, dans une démocratie, seraient naturellement censés l’emporter. »
      – Mancur Olson, Logique de l’action collective, PUF

      http://gigapedia.com/items:description?eid=hopQmXe4WjlHXHb3tlWTndW3WS7JtUi5wm8htFM8jCI%3D

      Olson utilise un peu de maths pour sa démonstration, mais il ne faut pas se laisser rebuter. Le raisonnement peut très bien se passer de maths, et la plupart des chapitres sont très lisibles.

      Cdt,
      GSF

    1. Merci David Hume de remettre les pendules a l’heure avec cette video qui montre Alan Grayson expliquant a ses administrés de Floride comment les banques, non contentes de les avoir floué avec les prêts des surprimes, utilisent maintenant des organismes voyous pour les expulser de leur propriétés. Alan Grayson, un democrate, ne fait pas parti des ‘anarchistes de droite’ ni le vice président des US Biden*, pourtant ils supportent tout deux l’arrêt des centaines de milliers d’expulsions en cours aux USA. Expliquez moi Mr. Jorion en quoi ceci serait catastrophique et pour qui? Certainement pas pour les familles d’expulsés…
      (*)http://www.businessweek.com/ap/financialnews/D9IL4PM80.htm

      1. Le Blog de Paul Jorion est un ami de Mr. Grayson. J’ai souligné qu’il ne faut pas mettre trop d’espoir dans le fait qu’un vice de forme pourrait sauver les ménages qui ne paient pas leurs traites. J’ai également attiré l’attention sur l’identité des personnes qui croient avoir trouvé ici une stratégie. Comme on dit en anglais: soyez attentif à qui sont vos compagnons de lit.

    2. Grayson supporte un moratoire des expulsions, en fait les démocrates auraient dû supporter ce moratoire sans attendre que ce soit les ‘tea partis’ qui se l’approprient. Il me semble que c’est une idée qui non seulement est socialement responsable, dans la mesure ou elle ne s’appliquerait que pour les familles touchées par la crise, mais aussi économiquement viable pour les préteurs qui pourraient attendre une meilleur conjoncture. Les démocrates risquent de payer chère aux élections leur atermoiement sur cette question mais aussi sur bien d’autres: Régulation des banques, couverture santé, guerres etc…

  8. Il y a des livres qui sont comme de petits, voire de gros électrochocs, en voici quatre sur lesquels je « travaille », et que je recommande pour comprendre le changement qui s’annonce, il y en a d’autres…:

    – Nietzche, « Humain, trop humain »
    – Ivan Illich, « La convivialité »
    – Marilyn Ferguson, « De aquarius samenzwering – Personnlijke en sociale transformatie in de tachtiger jaren »,( « The Aquarian Conspiracy », « Les enfants du Verseau ») . Un livre visionnaire.
    – Christopher Lasch, « The Revolt of the Elites and the Betrayal of Democray »

    Ces livres annonçent tous à leur manière ce qui est en train de se passer. Comment, pourquoi, alors qu’une certaine élite en avait sans doute déjà pris connaissance, notre société a-t-elle pris exactement la direction contraire? Est-ce que quelqu’un peut me l’expliquer? Où sont les intellectuels honnêtes, intègres et désintéressés? Que s’est-il passé dans les années 80 pour que l’intelligenstia médiatique ait pu être aussi peu scrupuleuse? Certains devraient venir nous l’expliquer.

    Sur ce blog, nous réfléchissons au pourquoi du comment. Cet exercice me plaît. Mais pour y voir plus clair dans ce chaos, pour proposer des solutions, pour chercher des issues de sortie de crises (il y a plusieurs crises!), il faut pouvoir comprendre qui a fait quoi; les évènements ne se produisent pas comme ça. Une fois que la critique du système est engagée, il est évident que l’analyse s’impose, et pas seulement par de simples blogeurs, ou des intellectuels dans leur tour d’ivoire, les médias doivent se mettre de la partie, alors le véritable changement devient possible, sinon nous continuerons à tourner en rond…

    « L’éveil de la conscience se produit aussi tout d’un coup. La majorité silencieuse aujourd’hui adhère totalement à la thèse de la croissance, mais nul ne peut prévoir son comportement politique lorsque la crise éclatera. Quand un peuple perd confiance dans la productivité industrielle, et plus seulement dans le papier-monnaie, tout peut arriver. L’inversion devient vraiment possible » Ivan Illich, « La convivialité », ed. du Seuil, 1973, p. 148.

    A suivre…

    1.  »
      – Nietzche, « Humain, trop humain »
      – Ivan Illich, « La convivialité »
       »

      Vous devriez ajouter à votre liste « une saison en enfer » et « les illuminations » de Rimbaud, tout Nietzsche en plus condensé d’une certaines manière, (et à peu près à la même époque d’ailleurs), et bien sûr on ne peut plus actuel.

      « —————–
      Démocratie

      « Le drapeau va au paysage immonde, et notre patois étouffe le tambour.
      « Aux centres nous alimenterons la plus cynique prostitution. Nous massacrerons les révoltes logiques.
      « Aux pays poivrés et détrempés ! – au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou militaires.
      « Au revoir ici, n’importe où. Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route ! »
       »

      « ———————-
      Soir historique

      En quelque soir, par exemple, que se trouve le touriste naïf, retiré de nos horreurs économiques, la main d’un maître anime le clavecin des prés ; on joue aux cartes au fond de l’étang, miroir évocateur des reines et des mignonnes, on a les saintes, les voiles, et les fils d’harmonie, et les chromatismes légendaires, sur le couchant.
      Il frissonne au passage des chasses et des hordes. La comédie goutte1 sur les tréteaux de gazon. Et l’embarras des pauvres et des faibles sur ces plans stupides !
      À sa vision esclave, – l’Allemagne s’échafaude vers des lunes ; les déserts tartares s’éclairent – les révoltes anciennes grouillent dans le centre du Céleste Empire, par les escaliers et les fauteuils de rocs2 – un petit monde blême et plat, Afrique et Occidents, va s’édifier. Puis un ballet de mers et de nuits connues, une chimie sans valeur, et des mélodies impossibles.
      La même magie bourgeoise à tous les points où la malle nous déposera ! Le plus élémentaire physicien sent qu’il n’est plus possible de se soumettre à cette atmosphère personnelle, brume3 de remords physiques, dont la constatation est déjà une affliction.
      Non ! – Le moment de l’étuve, des mers enlevées, des embrasements souterrains, de la planète emportée, et des exterminations conséquentes, certitudes si peu malignement indiquées dans la Bible et par les Nornes et qu’il sera donné à l’être sérieux de surveiller. – Cependant ce ne sera point un effet de légende !
       »

      « —————-
      Mouvement

      Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,
      Le gouffre à l’étambot,
      La célérité de la rampe,
      L’énorme passade du courant
      Mènent par les lumières inouïes
      Et la nouveauté chimique
      Les voyageurs entourés des trombes du val
      Et du strom.

      Ce sont les conquérants du monde
      Cherchant la fortune chimique personnelle ;
      Le sport et le comfort voyagent avec eux ;
      Ils emmènent l’éducation
      Des races, des classes et des bêtes, sur ce Vaisseau.
      Repos et vertige
      À la lumière diluvienne,
      Aux terribles soirs d’étude.

      Car de la causerie parmi les appareils, – le sang, les fleurs, le feu, les bijoux –
      Des comptes agités à ce bord fuyard,
      – On voit, roulant comme une digue au-delà de la route hydraulique motrice,
      Monstrueux, s’éclairant sans fin, – leur stock d’études ; –
      Eux chassés dans l’extase harmonique,
      Et l’héroïsme de la découverte.

      Aux accidents atmosphériques les plus surprenants
      Un couple de jeunesse s’isole sur l’arche,
      – Est-ce ancienne sauvagerie qu’on pardonne ? –
      Et chante et se poste.
       »

      Entre autres …

    2. Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
      Mon paletot aussi devenait idéal ;
      J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
      Oh ! là là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

      Mon unique culotte avait un large trou.
      – Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
      Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse.
      – Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

      Et je les écoutais, assis au bord des routes,
      Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
      De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

      Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
      Comme des lyres, je tirais les élastiques
      De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

    3. Jorion, celui dont vous reprenez un poème était un homme d’affaire spécialisé dans le commerce d’esclaves.

      Ceci dit, il va falloir que vous me donniez votre avis sur les économistes atterrés.

    4. Yvan,

      Il fut poête-adolescent fragile, puis ce que vous dites …certains peuvent avoir plusieurs vies radicalement différentes …
      Cela n’enlève rien à la beauté de sa poésie.
      Peut-être étant guéri d’une blessure , est-il devenu d’une triste normalité .

    5. @ Yvan

      « celui dont vous reprenez un poème était un homme d’affaire spécialisé dans le commerce d’esclaves. »

      Vous confondez les légendes et la réalité. Lisez une bonne biographie de Rimbaud et vous verrez qu’il était un médiocre homme d’affaires et qu’il n’a jamais commercé avec des êtres humains.

      Même Wikipédia est au courant: « la légende faisant de Rimbaud un négrier est infondée : il est seulement vrai qu’il demande, en 1889, un couple d’esclaves à un ami « pour son service personnel » et qu’il ne reçut jamais. »

      Il n’a jamais été autre chose que le plus grand poète français, capable d’écrire à 15 ans !! un poème comme celui-ci:

      Sensation

      Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
      Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
      Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
      Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

      Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
      Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
      Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
      Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

    6. @M

      « Peut-être étant guéri d’une blessure , est-il devenu d’une triste normalité . »

      lol, qu’est ce qu’il ne faut pas entendre … (comme c’est mignon)

  9. Est-ce qu’il serait possible que les personnalités des différents pays qui animent une réflexion sur le système monétaire et financier international comme vous le faites et dont vous parlez ce vendredi organisent un contre-G20 duquel ressortirait des propositions style Bancor, interdiction des paris sur la fluctuation des prix etc…? Une telle réunion aurait le grand avantage de percer le dôme de verre médiatique qui font que vos propositions demeurent dans un cadre d’initiés. Les politiques, qui vous connaissent mais font la sourde oreille, pourraient se sentir encouragés à agir en ce sens sur un sujet alors devenu porteur pour eux.

    1. Yvan, « les économistes atterrés » sont Français pour l’essentiel, ce qui limite leur impact, je pensais d’emblée à un groupement plus large. Autre limitation, on ne sait pas très bien d’où ils parlent ni exactement qui ils sont. Pour ma part, je n’oublie pas que l’opposé de « libéral » en politique est « autoritaire ».
      Il semble qu’Attac noyaute ce groupe et je me pose toujours des questions sur la très prometteuse et fulgurante ascension d’Attac à ses débuts suivie d’une relative marginalisation. Crise interne de direction? Qu’est devenu l’altermondialisme dont ils étaient un fer de lance?

    2. Erreur, Michel.
      Pour connaître Lordon, je sais que les gars (atterrés) flippent un max et réagissent car tous les signaux sont au rouge.
      Attac est un parti politique de gens qui peuvent être assimilés à des communistes mais simplement parce qu’ils voient un peu clair face au système actuel. (voir chapitre « terrorisme » dans le dico libéral)
      Que les critiques se rejoignent est une chose, que la maîtrise du trop argent soit corrigée en est une autre.
      La solution non communiste d’un monde viable étant le juste choix d’un milieu, je réitère ma proposition d’équilibre du déséquilibre.
      Soit, lorsque 20 % de la population a plus de 80% de richesse ou capte plus de 80% des flux d’argent, on leur coupe les vivres.
      Ceci est une loi naturelle d’équilibre que l’on retrouve partout.
      (si quelqu’un veut négationner la crise actuelle ou celle de 1930, qu’il n’hésite pas. Mais il aura du mal)

    3. Yvan, petite rectif, désolé, j’ai parlé un peu vite, la liste exhaustive des atterrés est disponible pour tout le monde sur leur nouveau site:
      http://atterres.org/
      Daniel Cohen et Thomas Picketty qui sont plus Socio-démocrates seraient en train de préparer une initiative concurrente. La preuve que d’où on parle (c’est à dire où on veut aller si on n’est pas conservateur) est primordial.

    4. L’opposé de libéral …est autoritaire …..

      Ce fut le cas …Etant donné la catastrophe provoquée depuis 2007,et en germe depuis longtemps, les mots n’ont plus le même sens … =) il convient de les réexaminer sans arrêt , en considérant le réel ..et, en ne restant pas « bloqué » sur de vieilles lunes …c’est ainsi que l’extrême droite monte partout …
      Alors là, aucun équilibre à attendre . Et, ça, c’est le réel observable en Europe un peu partout.
      Il suffit de regarder l’UE, sa structure hyper rigide et autoritaire, n’acceptant pas le moindre doute, ( la gestion nullissime de la pseudo-grippe est dûe au travail acharné des lobbies pharmaceutiques, d’une part, et au côté peu regardant des personnes en charge de, et , d’autre part, la souplesse d’organisation digne du KGB …vous pouvez choisir tout autre société totalitaire du vaste monde suivant les époques:)
      on suit la procédure, parce que c’est la procédure, même si la procédure est mauvaise, et, surtout on ne change pas d’avis ! ( sans tenir compte des avis autrement éclairés des professionnels de santé, qui n’ont pas été « achetés », et qui savent que la vie est plus nuancée …
      Moralité, si cette « grippe » avait été une grippe maligne – type « grippe espagnole », en 1918 : mort par fibrose pulmonaire, cela aurait produit une hécatombe !
      ex. : les personnes « à risque » – j’en fais partie – ont reçu le convocation du ministère , et le lieu de vaccination , lorsque le réseau sentinelle déclarait l’épidémie terminée !
      Efficacité nulle, pour un coût exorbitant …Pas pro. pour deux sous !
      Or, l’UE, droit dans ses bottes, est plus neo-libérale que jamais.
      Conclusion, Libéral et liberté ne sont pas associées …Libéral et autoritarisme le sont plus que jamais .

  10. Il faut que les politiques s’en rendent compte.

    C’est là que le bât blesse, je pense, dans votre raisonnement, cher Paul. Vous dites d’ailleurs vous-même, dans le début de votre intervention qu' »ils [G20 and co] ne s’en rendent pas compte », qu’ils [les mêmes] ne prennent aucune décision et laissent les choses pourrir.

    « Ils ne s’en rendent pas compte » (parce que, trop sûrs d’une logique obsolète, ils sont dépassés par les évènements) ou « ils refusent de s’en rendre compte » (parce que leur propre survie – et leur pouvoir – dépend de leur logique obsolète et qu’ils ne veulent ni mourir ni surtout perdre leur pouvoir).

    Vous optez, vous, Paul, pour une stratégie assez optimiste : sous la pression populaire ou sous celle de personnalité lucide, ils VONT finir par s’en rendre compte et agir en conséquence.

    Or tout nous montre le contraire, à commencer par l’histoire des hommes, que ce n’est JAMAIS le cas. Passé un certain stade de délitement et de déclin, ils ne se rendent plus compte de rien, adopte des postures proprement suicidaires (dictature, guerre…) et le cycle de leur histoire s’achève dans la confusion et le chaos.

    C’est vers ce chaos que le système se dirige tout droit. Les responsables politiques en faillite ne sont désormais plus des interlocuteurs crédibles. Ils vont mourir avec leur système financier en charpie, leur organisation économique en miette.

    A-t-on, comme M. Cantona, le devoir de précipiter cette chute ? Franchement, je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que cette chute et la période de chaos seront plus terribles encore si certains ne préparent pas tout de suite les bases d’un nouveau système, de la nouvelle organisation.

    Pour ma part, j’essaie d’agir sur deux axes :
    – dresser une mise en perspective de l’état du système pour décrédibiliser l’action des politiques en poste et les idées toutes faites (la croissance ou le travail comme bases inéluctables de toute organisation économique, par exemple).
    – participer à l’esquisse des futures fondations (mon petit programme en 8 volets).

    Pour autant, ce n’est pas à des Cantona que j’ai envie de jeter des pierres.

  11. Dans une période de troubles, il vient nécessairement le temps où chacun doit choisir son camps.
    Il faut prendre Troie ou la défendre.
    Je crois que l’heure est venue pour chacun de choisir pour le meilleur et pour le pire.
    N’oublions pas que ne pas choisir c’est aussi choisir.
    Un blog est au mieux un lieu d’analyse et d’échanges puisqu’il ne peut pas être « insurrectionnel ».

    1. Nous nous en sortirons pas, nous aimons bien tous nous dire et échanger davantage à ce propos, analyser même si c’était possible le plus longtemps la chose capitaliste dans ces moindres faits et gestes, détails et autres supplémentaires, mais quand il s’agit de renverser les tables des changeurs de monnaie, et bien bizarrement les petits vieux et les intellectuels frileux du socialisme ils ne sont plus du tout là pour nous soutenir.

      On aime bien parler de révolution mais lorsqu’il s’agit de poser réellement un acte qui puisse davantage bousculer l’emploi du temps des banquiers du monde sur le moment présent et bien alors tout le monde se met alors à trembler de la tête aux pieds, oh mais vous vous rendez compte mon cher monsieur si tout le monde se mettait à penser comme vous, oui en effet je vous raconte pas le tableau, oh la la mais quel grand anarchiste d’un bord ou d’un autre celui là, en fait on veut surtout penser le progrès de l’homme avant les autres, faire quelques petits réaménagements içi ou là, en prétendant même que cela pourra éviter le système de s’autodétruire,

      Oui continuons à manifester dans les rues, dans la pleine, dans les villes qui nous empoisonnent et conditionnent tant déjà l’esprit et les corps, mais tu te rends compte Jérémie si tout le monde se mettait à montrer son petit derrière tout en haut de la montagne, en fait on est surtout bien devenu de nos jours des ni-ni, des ni chaud, ni froid, des gens tièdes comme tant d’autres, des gens comme Jacques Attali par exemple, la belle sagesse des gens de ce monde, qui en fait ne changent jamais rien à rien sur le fond comme en surface d’ailleurs.

      Vous voulez que je vous dise un jour ou l’autre, ils mettront encore en place quelque chose
      de bien plus automatisé, cela ne pourra plus guère permettre à l’homme de s’en défaire, et là croyez-moi vous aurez beau discutailler sur faut-il être plutôt gentil ou pas avec les méchants, que ça n’aura pas plus d’effet que le simple pet d’une mouche à trifouilles les oies, oui donnons nous encore un peu de temps à discutailler, à analyser le monde, à vrai dire
      leur parole passera mais pas la votre. Je ne dis pas ça non plus pour précipiter la chute du système qui emprisonnent déjà tant les esprits et les corps, car je peux déjà très bien vivre plus longtemps dans cette acceptation des choses spirituellement, c’est-à-dire ce même état
      de fait pourissant avant le cataclysme final du climat contre l’homme, ainsi soit-il, amen .

  12. Bonjour,

    … Euh, je vous trouve aussi, Monsieur Jorion, beaucoup plus clair sur ce que vous déconseillez que sur ce que vous préconisez…

    On sent, et c’est heureux, qu’on entre dans une situation d’exaspération et que le temps s’accélère.
    De quels moyens disposons-nous pour faire entendre notre rage ??

    Y aura-t’il une ‘bonne manière’ ?? Nous disposons de si peu de moyens…

    Que nos prédateurs et les politiques distinguent un signal fort est l’objectif.
    Si il y a d’autres idées tant mieux mais ‘attendre’ de voir si le prochain G20 sera efficace……… Hum.

    1. Il y a la rue en ce moment en tout cas.

      Je n´ai pas l´intention de laisser le débat continuer à tourner autour du vrai problème en se focalisant sur les retraites. Oui, les retraites c´est important (surtout par répartition, cette anomalie d´un point de vue capitaliste et qui prouve qu´on peut financer tout un pan de l´économie sans accumulation). Ces retraités qui parviennent dans un état de santé correct et avec des revenus suffisants pour penser à autre chose que survivre, avec une conscience pas trop abîmée pour penser à autre chose qu´à eux seuls et qui animent la quasi totalité des milliers d´associations qui militent ou qui pansent les plaies des plus faibles (pour citer quelques exemples ATTAC, COPERNIC, les RESTOS DU COEUR, ….). Ces gens là sont quasi autogestionnaires sans le savoir (vont pas aimer…mais c´est pourtant vrai)

      La vraie question est le partage des richesses.
      La vraie question est d´en finir avec le libéralisme. Cette utopie monstrueusement appliquée systématiquement et méthodiquement.
      La vraie question est sur le constat que tout pouvoir tend naturellement à se protéger et à se préserver au détriment du bien commun.
      La vraie question est aussi la finitude de notre modèle de développement actuel (ou passé plus exactement).

      Vous demandez quel moyen nous avons, et bien le moyen que nous avons eu tendance à oublier ces derniers temps, le moyen qui fait peur (à juste titre hélas car tout ne sera pas simple et juste) mais qui débloquera la situation et suscitera un questionnement général qui sera relayé dans toutes les couches de la société française, européenne et mondiale.

      J´ai nommé : la lutte des classes.

      ¡El pueblo unido jamàs serà vencido!

      Alors unissons nous et soyons déterminés.

  13. Paul, votre amie Janet Tavakoly a des mots beaucoup plus « carrés » que vous sur le « foreclosuregate »…

  14. Intervention passionnante,pull rouge incontournable,nul besoin d’EPO.
    Un appel à la prudence qui va frustrer ceux qui n’ont plus rien à perdre.

  15. En vérité nous avons du mal à situer la position de M.Jorion, qui à la fois nous propose une réforme du système et dans le même temps nous soumet des propositions plus révolutionnaires telles celles de M. Bernard Friot.Réformateur ou révolutionnaire?

    1. Les vraies révolutions sont lentes et elles ne sont jamais sanglantes. Le sang, c’est toujours pour payer la hâte de quelques hommes … pressés de jouer leur petit rôle.

      Jean Anouilh.

    2. @ Martine Mounier

      En écrivant sa petite tirade, Anouilh exprimait sans doute plus sa propre trouille qu’une vraie réalité.

      Il y eut des révolutions douces par le passé (la révolution des œillets au Portugal, par exemple). Il y eut des révolutions plus ou moins meurtrières, c’est vrai. Mais toujours bien moins que les guerres, les émeutes, les dictatures qui les remplacent au pied levé quand rien n’est fait pour mettre un terme au chaos.

      Aujourd’hui, la Grande Crise (j’ai piqué l’expression à l’ami François Leclerc) nous conduit tout droit et inéluctablement au chaos. Fasse le ciel (et surtout les humains) pour qu’une révolution en limite la casse.

    3. @ Yeti

      C’est ne satisfaire ni les impatients ni les nihilistes que d’agir ainsi, et il faut une bonne dose de courage et d’abnégation tout au contraire pour continuer à vouloir convaincre par l’intelligence et le dialogue plutôt que par la force.

    4. @Martine Mounier: Ne soyez pas dogmatique, il y a aussi des cas où continuer à vouloir convaincre s’appelle de la lacheté. Je ne dis pas qu’on en est là, pas encore, mais écarter par principe le recours à la violence, c’est du dogmatisme.

    5. @ Martine Mounier

      Mais de quelle force parlez-vous ? Il n’y a pas que la force PHYSIQUE qui existe.

      Si une nouvelle équipe au pouvoir imposait tout à fait légalement des mesures comme la suppression des paris sur les fluctuations de prix et une limitation de l’échelle des revenus de 1 à 20, ce serait vécu comme une révolution très violente par les autorités financières du système libérale.

      La force (violence) physique peut être hélas un recours à envisager, mais n’est pas une nécessité en soi pour mener une révolution.

      « Convaincre par l’intelligence et le dialogue », moi je veux bien. Mais un peu angélique, tout de même dans certain cas, non ? Demandez donc à feu martin luther King et à Nelson Mandela ce qu’ils en pensent.

    6. On ne peut qu´adhérer Martine, mais chacun a un rôle à jouer.

      Il faudra que certains aillent mettre un coup de pied aux fesses de ceux qui ne veulent pas entendre pour leur dire : « Eh, Oh, y´a un type qui vous parle là. Ecoutez-le s´il vous plaît (on peut être révolutionnaire et poli). D´ailleurs écoutons le ensemble, ça alimentera le débat »

      Par ailleurs, les morts sont surtout à compter dans les rangs des révolutionnaires que dans ceux des contre révolutionnaires. C´est qui les extrémistes ?

      Un petit mot aux forces de l´ordre. Ils y en a peut-être qui lisent ce blog.
      Demandez-vous à quelle classe vous appartenez. Si vous vous reconnaissez comme appartenant à l´oligarchie au pouvoir, alors tapez nous dessus. Sinon, laissez nous passer et parler. Vous apprendrez des trucs intéressants forcément.

    7. @ Moi

      Cantona est un ange en comparaison de Paul Jorion… Paul Jorion c’est lui le vrai violent !
      Contrairement à ce que vous semblez croire, je suis pour la plus grande violence possible.

    8. Peut-être, chercher une solution, ou un mélange de solutions, en envisageant plusieurs cas de figure, en proposant, en tâtonnant …, d’où l’invité Bernard Friot, qui m’a presque « choquée » sur le moment,- si le travail détruit beaucoup actuellement / OST sans marge de manoeuvre, le travail construit aussi ! et, c’est retrouver une forme de liberté, et que faire de sa liberté, aliénés que nous sommes ?- et dont j’ai lu un livre depuis …et dont je trouve le projet intéressant, d’autant plus que, plus assez de travail pour tous, c’est le cru du réel, …à
      moins d’accepter l’inacceptable , une mince oligarchie toute-puissante, entourée de quelques courtisans et éminences grises, et un peuple de gueux désarmés ( dans le sens, n’ayant plus les moyens physiques, psychiques et intellectuels de résister ) …

    9. « … N’ayant plus la force de résister »

      –> C’est la « misère symbolique » de Stiegler, tout ça, non ?

    10. timiota,

      En effet, misère symbolique …et, oui, B.Stiegler …nouvelles technologies et pharmakon …
      Mais, je trouve que plusieurs « mouvements » de pensée se rejoignent, pour nous « tirer » de là …
      ( de cette misère symbolique, de cet état de sidération .)Je sens une différence sensible ces 2 dernières années …une réflexion a redémarré …le désespoir total est derrière nous. L’espoir – même s’il faut une génération, pour remonter le courant – est là, petite lumière fragile.
      Je pioche au hasard, dans ce qui me parait nourrissant – je ne suis pas une intellectuelle –
      Une initiative trés heureuse a eu lieu l’an dernier à la Maison de la poésie, à Paris.
      A partir d’une phrase de Jaurès : « L’Humanité n’existe point …ou à peine », une proposition de libres déclinaisons par des personnalités trés différentes : philosophes, poêtes, psychanalystes.. : Bernard Stiegler, Hélène Cixous, Michel Deguy, Roland Gori, et Armand Gatti ( magnifique personnage, d’une générosité totale …) …
      Ces personnes éminentes dans leur domaine, se présentaient sur une scène nue, assis derrière une table d’écolier, et parlaient simplement…La modestie de l’intelligence.
      Conformisme impossible. Neurones et sensibilité en éveil …
      Mais, il est vrai que B. Stiegler a analysé trés vite le danger de la situation, et, par le biais des nouvelles technologies, ouvre une autre voie possible vers le futur …
      Il y avait, il y a peu, en première page de son site « ars industrialis » une video, de Robin Renucci
      parlant du métier de comédien : dans le sens profond du terme…
      Ces travaux divers, me semble-t-il, se rejoignent, avec le mouvement « l’appel des appels »,
      qui interroge le sens profond des métiers du Soin, de l’Education …ce qui peut rejoindre B. Friot…
      ex. comment une norme comptable, par le biais de cost-killer, et d’OST pure et dure, peut-elle se permettre de saisir tout se qui se joue dans la relation au patient, par ex. …tout ce qui est de la relation, au sens fort du terme, car face au nu de la vie, ou de la mort, de l’indicible, de l’essentiel, donc de l’intemporel . Comment mettre cela sur un tableau exel ?!….
      Bref, tout biais qui peut nous dérobotiser, ou, si nous avons su résister, mais dans un grand épuisement, nous permettre de résister encore et encore, le temps qu’il faudra…

  16. Bonjour!

    Et encore merci pour votre blog!

    Récemment, Russe et Chine ont conclu un accord dans lequel le commerce entre les 2 pays serrons désormais payé en rouble/yuan. Et sans passé par le dollar.

    A votre avis, si la guerre des monnaie perdure, y a t’il un risque que ce type d’accord soit de plus en plus (et rapidement) conclu entre divers espace commerciaux?

    Est-ce un début de l’abandon du dollar comme monnaie internationale?

    1. Le dollar est de moins en moins utilisé comme monnaie internationale, même s’il reste majoritaire dans les réserves. Mais aussi en diminution.
      Depuis deux ans, vous avez aussi pu constater une accélération fulgurante des mouvements de liaison entre pays, copiés sur le principe de l’Europe de l’Euro, soit :
      – le BRIC
      – l’ESEAN,
      – l’accord SUCRE
      – la banque communautaire des Pays du Golfe,

      Soit, une volonté claire de fuir un risque d’effondrement d’un pays qui, comme j’en avais parlé en 2002 avec une auteur d’un livre de ma famille, s’est pris pour un empire romain.

    2. @ Yvan,

      S’est pris tellement pour un empire romain qu’il va probablement subir le même destin.
      Le soucis, c’est que nous faisons partie des satellites de cet empire et que dans de semblables situations, les dits satellites ont été les premiers à être sacrifiés pour tenter de retarder l’implosion du centre.

    3. Enquête réalisée par la BRI : les transactions sur le marché des changes se montent à 4000 milliards $ chaque jour – 83% des transactions sont en US$ – 39% en € (on raisonnes sur 200% puisqu’il y a deux échanges) source page 18 du dernier numéro d’Alternatives Économiques
      Fin du $ ?.

    1. légalisation de l’euthanasie …..

      pour les pauvres, n’étant pas en mesure d’augmenter la croissance du Pays, mais faisant rien que coûter ! …[ après une dure vie de labeur, mais, quand le citron est pressé, faut bien le jeter !]
      des humanistes, ces neo-lib.!, on vous le dit !

      Mais, comme il n’y aura plus de sécu, et qu’ils seront usés d’avoir trimés, passeront l’arme à gauche, tout seul comme des grands ! …finalement, pas besoin d’euthanasie ….

      « Quand j’aurai du vent dans mon crâne
      Quand j’aurai du vert sur mes osses
      P’tet qu’on croira que je ricane
      Mais ça sera une impression fosse … » / Boris Vian

      L’humour noir, personne ne peut nous l’enlever !

    2. « Tout problème trouve une solution ».
      Il en va ainsi de la CADES (Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale) qui sera donc prolongée jusqu’en 2025 au lieu de 2021. Ils sont forts à l’UMP.
      http://www.lexpansion.com/economie/le-gouvernement-arrache-un-accord-sur-la-dette-sociale_240605.html
      « Au total, ce sont près de 130 milliards d’euros de déficits cumulés qui doivent lui être transférés. Pour ce faire, le gouvernement a choisi de retarder à 2025 l’extinction de la caisse, en lui apportant 3,2 mds de ressources nouvelles ».
      Un article du Monde du 13/10 cite des extraits du débat à l’Assemblée qui fut « un moment rare ».
      http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2010/10/13/les-deputes-reportent-a-2025-le-remboursement-de-la-dette-sociale_1425517_823448.html
      Cela représente plus de 50 milliards d’euros d’intérêts pour 130 milliards d’emprunts
      Ce serait de la cavalerie aux dires du député UMP Jean-Luc Warsmann !

  17. A propos des appels au bank run, j’en ai longuement discuté avec un internaute faisant passer l’un de ces appels. Les documents auxquels il se référait semblent indiquer que ce soit en fait l’une des options envisagées par le nouveau laboratoire d’idées du front national, incarné par Mr Alain Soral et son site « égalité et réconciliation » pour accéder au pouvoir. Mme Lepen l’a récemment avoué publiquement d’ailleurs: Elle « veut que le système implose », annonçant ainsi une volonté de mouvement révolutionnaire d’extrême droite.

    Un danger se profile: Le discours fasciste (assumé comme tel par Mr Soral qui parle de la doctrine qu’il a fondé comme d’un modèle « national et socialiste » – je cite) a gagné en profondeur et en crédibilité en parant les ressorts habituels de l’extrême droite (xénophobies de toutes sortes à peine dissimulées) d’une analyse économique relativement plus solide que ce qu’elle a pu être par le passé.

    Je ne vous cache pas mon inquiétude face à cette évolution que je n’ai vu venir que tout récemment.

    1. Tout le monde recherche à récupérer la crise aussi bien les extrémistes de droite que les extrémistes de gauche, certains même s’en frottent davantage les mains de voir davantage les petits jeunes à aller sur le terrain, vous avez déjà vu vous un extrémiste de gauche récupérer d’abord la crise pour un extrémiste de droite et vice versa, je ne vous cache pas également mon inquiétude de voir progressivement des gens nous dire, non ce n’est du tout nous aussi qui avons éprouvés le besoin de temps en temps de mettre quelques petites brises de plus sur le grand bûcher des vanités de ce monde.

      Allons, allons les ami(e)s un peu d’honnêteté quand même qui donc à l’extrème gauche n’a parfois voulu voir un peu que le système capitaliste implose, annonçant pareillement une autre forme de mouvement révolutionnaire.

    2. Je partage malheureusement la même crainte!

      Ce qui rend d’autant plus URGENT la définition d’une nouvelle économie assortie d’un projet de société.

      Dans un cadre politique élargi/offert à toutes les bonnes volontés: Un « Front de Gauche pour sortir du libéralisme » par exemple!

    3. Il n’est ul besoin d’être un sympathisant de Mr Soral, des Lepen, ou d’être atteint de xénophobie chronique pour refuser de se laisser affamer, emprisonner et plumer plus longtemps par la collusion entre les gouvernements tant avides qu’ autistes et les banquiers.
      C’est un réflexe de survie.
      Tant que le portefeuille des politico-banksters n’est pas menacé, aucun argument ne les atteint . Aujourd’hui, après quelques appels au « bank run », on dirait qu’ils commencent à entendre, mais encore trop faiblement, la plainte du peuple qui souffre .

    4. Dissonance,
      Un parti d’extrême-droite (et encore plus que tout autre parti) est toujours intéressé par la récupération d’une situation catastrophique.
      Tout comme la mafia qui a fait des profits sur le dernier tremblement de terre notable en Italie.

      On peut donc facilement assimiler les politiques extrêmes aux sociétés financières, ainsi qu’aux pires organisations tout comme aux religions : vivre sur le malheur des autres.

    5. @Jérémie

      Vous aviez peut-être déjà pleinement conscience de l’existence d’un mouvement révolutionnaire d’extrême-droite mais pour moi désolé, c’est une grande nouveauté. Et cette nouveauté me paraît inquiétante dans la mesure où elle allie le populisme traditionnel de l’extrême droite à la radicalité de l’analyse économique de l’extrême gauche.

      Concrètement, un type qui parvient à me citer Marx et Maurras au sein d’un même discours et qui confère à l’ensemble une apparence de cohérence m’inquiète nettement plus que les gesticulations outrancières d’un Le Pen père ou d’un Besancenot.

    6. Dissonance…

      Je te rappelle aimablement que ce « Le Pen » a failli être Président de la République face à un Chirac alors reconnu comme justiciable…
      Certes, le fonctionnement de Le Pen est maintenant connu car en tant que tribun exceptionnel, il se place en victime et utilise les pires arguments possibles.
      Mais…
      Je ne reviendrais pas sur le négationnisme, mais dire que ce genre de personne est inoffensive est se placer, de facto, dans leur camps.

    7. @yvan

      Tu te trompes d’une génération. Le Pen père n’est plus une menace de par son âge et son histoire.

      Sa fille en revanche, munie d’un logiciel politique rechappé par Soral, c’est tout autre chose.

    8. @ Dissonance

      En toute bonne foi et pour vous répondre honnêtement, non vous me l’apprenez, je comprends mieux le sens de votre intervention, comprenez aussi le mien il peut même se rejoindre avec votre premier propos, cdt.

    9. @yvan (si la modération veut tout recondenser en un seul post, ça ne me dérange absolument pas)

      Si je te dis par exemple qu’on retrouve des éléments d’analyse de Jorion chez Soral, tu commences à voir le soucis ou pas du tout?

    10. On retrouve des éléments de base de ma réflexion chez Pareto qui est classifié (car récupéré) dans l’extrême-droite…
      Certes, je suis un fachiste anti-capitaliste… mais pas complètement communiste.

      Alors, maintenant, non, je ne connais pas Soral. Et je laisse Jorion te répondre sur ton point de vue.

    11. Je vous suis sur ce point (j’espère ne pas vous compromettre). De façon très objective, il y a une montée, mesurable électoralement des mouvements d’extrême-droite. On y trouve en général des discours très sommaires, « anti-capitalistes », comme ceux des « tea-party » qui dénoncent Wall Street. Et qui sont soutenus par ce qu’il y a de pire en matière d’affairisme… Misère de la colère…

      Ils me font l’effet de gardes rouges qui n’ont pas encore trouvé leur Mao. Pour peu que certains se saisissent de l’occasion pour élaborer des théories d’accompagnement ad-hoc et présentables, l’affaire prendrait une tout autre envergure.

    12. @ Dissonance,

      Dans ce que vous dites (la découverte de parenté d’analyse entre tel ou tel), je ne vois de soucis à se faire que chez les partisans d’une politique de chapelles, chez ceux qui ne sont bons qu’à traquer l’ennemi intérieur et qui n’ont qu’une crainte pour leur petit commerce idéologique : que des jonctions populaires se fassent en dehors de leur boutique.
      Seul des gens mal informés (ou dont l’information s’est limité, en France, à la lecture des numéros du journal Libération de mars 1981 à mars 2007, et à celle des Inrockuptibles depuis lors) peuvent être troublées par le fait de découvrir soudain que le FN est depuis longtemps le premier parti ouvrier de France par la constitution de son électorat, qu’il est un parti clairement « altermondialiste » et « socialiste », ou que Soral (qui répète souvent qu’il n’a jamais eu sa carte du FN, alors qu’il a eu plusieurs années celle du PC) partage des « éléments d’analyse » avec Jorion.

      Pour les autres, qui savent faire la part des choses et n’hésitent pas à s’informer partout, même là où c’est interdit, l’aspect « révolutionnaire » ou « socialiste » des partis d’extrême droite est connu depuis longtemps et n’est pas pris à la légère (parlez-en à Crapaud Rouge, il a des anecdotes familiales sur le sujet). Pas moins en tous cas que les mêmes aspects chez les partis d’extrême gauche.

      A ceux qui, à gauche, se bercent de révolution à venir, on peut donner ce conseil : réfléchissez un peu, informez-vous, lisez la presse de « l’ennemi » ; vous découvrirez que cette révolution que vous chérissez comme un Saint Graal est en passe de vous échapper, et qu’elle pourrait très bien être faite par le camp d’en face.
      …vous la voulez toujours ?

    13. Quand Yvan ne nous ressasse pas à l’envie son job (ou je confond, auquel cas je m’excuse?) il nous ressasse sa formidable famille… Franchement on s’en fout que l’auteur soit de votre famille… Ajouté à ça un troll en règle sur « les religions qui vivent du malheur des gens », et sur sur le blog d’un anthropologue en plus, ça commence à faire beaucoup…

      Pour le reste l’extrême gauche n’a effectivement aucune chance face à l’extrême droite dans les temps sombres qui s’annoncent, la guerre monétaire n’étant qu’un avatar parmi d’autres de l’hypercompétition qui se radicalise chaque jour davantage depuis 2008 ( autre terrain de jeu: la sécurité de l’approvisionnement en matières premières dans un contexte de raréfaction des ressources). Le climat délétère est évidemment propice à tous les excès nationalistes, dans un pays de tradition jacobine qui plus est. Ou bien l’extrême gauche saisit sa chance maintenant, ou bien elle n’aura pas le temps de tirer ne serait-ce que la première cartouche.

    14. @Jean Luc

      Pour que les choses soient très claires, voici ce que j’ai pu formuler à propos de l’idée de révolution:

      Le propre du propos révolutionnaire est de nécessiter la formulation d’une solution de remplacement « clé en main » pour avoir l’air crédible. Je ne vous fournis pas de proposition dans la mesure où je ne crois absolument pas à l’idéal révolutionnaire, qui ne produit à mon sens et au regard de l’histoire que des violences parfaitement inutiles.

      La révolution est impatiente et donc violente par nature. Les révolutionnaires ne veulent pas de période de transition, c’est trop long. Ils veulent tout et tout de suite. Mais ça ne marche jamais comme ils l’avaient prévu. Pire, ce sont systématiquement les populations qu’ils prétendaient pourtant vouloir sauver qui dérouillent pour eux.

    15. Clown gris, merci de me critiquer. Cela me corrige.

      Pense que quand il s’agira de juste manger, tu auras le choix entre :
      – la droite, soit aller cambrioler ton voisin pour piller son stock de nourriture,
      – la gauche, soit aller lui demander s’il peut faire en sorte que tu évites de mourir de faim.

      Choisis ton camps.

    16. @ Dissonance,

      Ainsi, les choses sont claires, mais elles l’étaient auparavant car je vous lis régulièrement.
      Pour être clair de mon côté, j’aurais dû ne mettre à votre attention que mes deux premiers paragraphes (sans les fautes d’orthographe), qui poursuivaient votre commentaire.
      Ensuite, mon dernier paragraphe ne vous était pas destiné, Dissonance. Désolé pour le malentendu.

    17. @Jean Luc

      Je craignais de m’être exprimé de manière à ce que mon propos soit mal interprété: Ça n’a pas loupé.

      Il ne s’agit pas d’un problème de parenté entre telle et telle analyses, ou d’un « problème de chapelle » comme vous le dites. Le problème est celui de la crédibilité: Les travaux de Jorion – mais je pourrais tout aussi bien évoquer Lordon, Sapir, Généreux et quelques autres, ce n’est pas un problème de personne – sont « socialement crédibles ».

      Mais la mise en relation de ces travaux avec les rengaines nauséabondes de l’extrême droite rend l’ensemble du débat politique extrêmement confus, pour ne pas dire inaudible. Je ne vous cache pas que l’idée que l’extrême droite puisse employer un argument crédible ne me réjouit pas beaucoup de manière générale. Mais encore moins dans la mesure ou j’ai l’intuition que les deux idéologies s’excluent en fait l’une l’autre, sans que je sois encore capable de formuler précisément selon quels termes.

      De manière triviale je pourrais toutefois résumer la chose ainsi: Il me paraît pour le moins surprenant qu’une idéologie fondée sur la haine de l’autre (quel qu’il soit) puisse en même temps prétendre parler « du mieux être de la population » et du « vivre ensemble ». Cela me parait fondamentalement incohérent.

      Et je crains que ce mélange des genres ne pousse quantité de gens à opérer de mauvais choix sur la base d’un brouillage total de l’échiquier politique.

    18. @ Dissonance,

      S’apercevoir que les extrêmes utilisent des « arguments crédibles » ne peut pas nous réjouir en effet. Par contre, qu’elles le fasse n’est « pour le moins surprenant » que pour ceux qui se faisait de ces extrêmes une image caricaturale. L’intelligence et la bêtise sont partout. Disons que l’intelligence aux extrêmes ne doit pas être prise à la légère.

      Vous craignez que la reprise par les extrêmes politiques d’une « analyse économique relativement plus solide », ou d’un discours sur le « mieux être de la population » et sur le « mieux vivre ensemble », n’amènent un brouillage de l’échiquier politique, et pousse quantité de gens à opérer de mauvais choix. Il me semble que cela est fait depuis longtemps à l’extrême droite et à l’extrême gauche, et que la seule chose nouvelle est que les classes intellectuelles et médiatiques de « l’extrême centre » s’en rendent enfin compte. Pas facile de sortir du schéma de pensée qui caricature les extrêmes avec le couteau entre les dents, ou le bras tendu. Pas rassurant de s’apercevoir que l’adversaire a un cerveau aussi.
      Vous ne pouvez pas raisonnablement croire que la « haine de l’autre » est le programme politique des extrêmes. La haine ou l’exclusion de l’autre est le moteur principal, mais ce n’est pas d’aujourd’hui que les extrêmes se servent de certaines théories des meilleurs auteurs pour bâtir leurs visions de la société. Hélas, cette haine fait ensuite litière de ces théories. Le chemin de l’Enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Et ceci n’est pas de découverte récente.

  18. bonjour,

    les politiques qui vont faire quelque chose ?
    mais quels politiques, les chinois, les Américains, les anglais, les russes ?

    parce que si c’est seulement des politiques Français que l’on parle
    autant dire qu’on est foutu.

    on voit bien que l’or monte et que le dollars il est a agonie
    ils vont parler de quoi au g20 ?
    de remplacer le dollars par autre chose.

    on assiste a la fin de la suprématie des usa.

    on sait que dans les réunions de g20 il n’y a rien de bien qui se fait
    et la seule façon de régler les problèmes
    c’est par une guerre, mais la vraie guerre.

    Mr Jorion la couleur rouge vous va bien et très joli tableau.

    1. Je l’ai envoyé à tous les partis de gauche d’Europe Ecologie au NPA (mais pas au PS).

      Ce petit programme a également été intégralement publié sur Rue89.

      Maintenant si vous connaissez d’autres moyens, d’autres opersonnes, d’autres partis…

      (Je précise que ce petit programme est totalement libre de droit, que je n’en revendique même pas la paternité exclusive, et que chacun peut le reprendre, l’amender, le trifouiller, le signer de son nom comme il l’entend).

  19. Mr Jorion, quand j’avais 10 ans, j’allais à l’école avec un Pull qui ressemblait étrangement au votre, avec sa rangée de boutons, sauf qu’il était bleu. Pourriez-vous l’enlever la prochaine fois que vous faites une vidéo car je ne vois que lui, et je n’arrive pas à me concentrer sur ce que vous dites. Je serais d’ailleurs étonné d’apprendre que ce pull soit encore fabriqué de nos jours tellement il m’a gratté dans ma jeunesse (perso, je parierais que vous l’avez récupéré dans une vieille malle, est-ce que je me trompe ? ).

    1. Vous n’avez qu’à fermer les yeux pour mieux vous concentrer sur sa voix, pas évident à trouver des pulls de couleur différente pour les hommes de nos jours, le rouge c’est très proche du Père Noel avec la petite barbichette ça va très bien avec, bientôt novembre puis décembre, on n’aura peut-être droit à un petit sapin de Noël si on a été bien sage comme des images.

  20. Cher M. Jorion,

    Etant interdit d’ADSL par le Sévice public à la française, je ne peux prendre connaissance directement de vos billets, seulement en deviner le contenu via les commentaires.

    Il se trouve que j’ai fait moi-même quelques « expériences scientifiques » avec certains « décideurs »: après m’être échiné dans mon coin à faire prendre conscience du risque climatique, avec conférences, action auprès des élus etc… je me suis rendu compte que rien ne serait fait qui risque de pénaliser la sacro-sainte croissance et le flot de pognon que les privilégiés en extraient.

    Nous ne sommes pas vraiment en démocratie, ou alors une « démocratie-causetoujours », mais en ploutocratie oligarchique; je vous recommande la lecture des ouvrages récents de Michel et Monique Pinçon (les Ghettos du Gotha ; le Président des riches) : une classe dirigeante parfaitement organisée et consciente d’elle-même a pris le pouvoir, avec l’objectif de s’y maintenir et de se servir, et pour seule limite de savoir jusqu’où ne pas aller trop loin dans l’exploitation de ses « domestiques ».

    L’expérience montre que, tant que ces derniers ne sont pas acculés à la dernière extrémité, donc qu’il leur reste quelque chose à perdre, tant qu’il reste assez d’allocations de survie ou d’activités illégales tolérées permettant de s’en sortir à peu près, aucune révolution n’est à craindre, au pire quelques émeutes sporadiques dans des coins plus mal lotis que les autres.

    Bien entendu, la plupart des dirigeants du PS appartiennent à cette oligarchie. Quant aux partis qui pourraient peut-être vraiment tenter de changer les choses en touchant aux privilèges de cette classe dirigeante, tout est fait pour qu’ils n’aient pas les moyens de parvenir au pouvoir.

    Souvenons nous que c’est la faillite financière compliquée de mauvaises récoltes qui ont fait chuter Louis XVI. Tout se présente donc très bien de ce côté-là : faillites et catastrophes climatiques seront au menu avant 2020, avec une crise énergétique en prime au cas où ça ne suffirait pas (remarquez que le pétrole a gentiment renchéri de 10 % depuis juin, qu’il monte à chaque signe de reprise et baisse à chaque signe de récession). Ce qui me semble manquer pour l’instant, c’est un groupe social prêt à ramasser le pouvoir lorsqu’il sera à prendre, l’homologue de la bourgeoisie de la fin du 18ème siècle s’appuyant sur les encyclopédistes et leurs continuateurs. Et pas seulement dans l’hexagone, cette fois-ci.

    Nos systèmes politiques négligeant par construction le long terme, un effondrement de cette civilisation ne pourrait être évité que par des miracles technologiques et climatiques que l’on ne voit pas venir. Il vaut donc mieux le considérer comme inéluctable, et préparer la suite.

    Vous y contribuez, par vos livres surtout (en route vers le Nobel d’économie ?) : l’important est de continuer, mais vous ne suffirez pas à la tâche. Il vous faudrait constituer un groupe avec des chercheurs d’autres domaines partageant ces préoccupations, afin de définir les objectifs d’un nouveau système, ses constituants et comment transiter vers lui sans trop de dégâts (et sans refaire le coup de la dictature du prolétariat). J’espère que vous le faites-vous déjà sans le crier sur les toits.

    Pouvoir, politique : tout est là. Tant que la masse des humains non obnubilés par l’ambition et la cupidité n’aura pas mis en place les moyens de détecter les malades du pouvoir et de leur interdire l’accès aux postes de direction, le même schéma de naissance, prospérité, décadence et mort des civilisations se reproduira.

    1. En Grèce Antique, un homme qui prenait trop de pouvoir était banni…

      En gros, depuis 2500 ans, nous n’avons que régressé.
      Merci la propagande…

    2. Etant interdit d’ADSL par le Sévice public à la française, j

      voilà qui mériterait explication ? Orange, Free, SFR, Darty, ….. enfin les fournisseurs d’accès sont privés non ?

      Souvenons nous que c’est la faillite financière compliquée de mauvaises récoltes qui ont fait chuter Louis XVI.

      encore une phrase qui mériterait explication

      Ici on essaie d’argumenter, on n’affirme pas !

    3. A Didier :

      Faut-il argumenter des faits historiques que chacun peut facilement vérifier ? Le fil est assez long comme ça.

      Pour l’ADSL, c’est le poseur de fils, France-Telecom, qui est en cause : les promesses du sieur Breton de connecter les villages dont au moins 100 foyers s’engageraient à souscrire un contrat ADSL chez Orange n’ont pas été tenues par ses successeurs (au non de le rentabilité et au mépris du l’obligation de service public). Si certains employés de cette boîte ont des envies de suicide, il y a des clients qui ont des envies de meurtre ! J’ai droit à 44 kbits/s maximum, dans les bons jours, et 2 semaines de coupure totale par an, en moyenne (les installations sont pourries).

  21. Vous nous expliquez qu’en déposant notre argent à la banque, nous le lui offrons contre une reconnaissance de dette , il lui appartient et elle nous le rendra si elle le veut bien, au moment qui lui plaira. Or, c’est la loi qui, depuis une cinquantaine d’années, nous oblige à percevoir notre salaire, le produit de notre travail, sur un compte bancaire de dépôts, en général privé . Ce serait donc un vol organisé des modestes revenus des salariés par la collusion entre le gouvernement républicain qui édicte les lois et les banquiers aux bonus exorbitants.
    D’après vous, les salariés, contraints par la loi, devraient continuer à mettre leur salaire à la disposition des banquiers sans pouvoir le récupérer quand ils le veulent et ne pas réagir de peur de provoquer une panique bancaire .

    Comme je l’ai dit à plusieurs reprises sans le moindre écho , et maintenant Mr Cantona semble en arriver à la même conclusion, il y a une triple raison qui justifie qu’un salarié retire la totalité de son argent de la banque le jour où il est versé pour tout payer en liquide :

    1- C’est contre notre volonté, contre nos principes moraux et sous la contrainte que nous mettons notre salaire à la disposition d’une banque privée qui inonde de fric sa direction et ses traders en nous ponctionnant tant et plus par des manoeuvres illégales et c’est la moindre des choses que notre argent y reste le moins de temps possible .

    2- Protéger nos maigres ressources de ce vol organisé, c’est amoindrir le butin des « zélites » et c’est par conséquent notre seul moyen de pression pour nous faire entendre de cette association gouvernemento-financière avide et autiste qui s’auto-réélit antidémocratiquement en finançant les campagnes, qui jette des salariés à la rue ( les fameux « SDF qui travaillent ») et qui prive la moitié du pays des moyens de s’alimenter correctement jusqu’à la fin du mois .

    3- Nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas avoir d’économies et à redouter que les ponctions de frais bancaires injustifiés ne nous mettent dans le rouge. Rien à perdre .

    Et la proposition de Mr Cantona de retirer notre propre argent des banques est finalement très gentille . Que se passera-t-il quand les surendettés refuseront de rembourser ou ne pourront plus rembourser leurs crédits revolvings devenus actuellement purement alimentaires? Une catastrophe « subprime » à la française ?

    1. Votre post semble montrer que vous découvrez aujourd’hui l’ampleur d’un risque qui s’est effectivement installé depuis que les salaires sont obligatoirement oirés sur un compte bancaire .

      C’est effectivement ce jour là que le pouvoir politique ( ici et ailleurs) a abandonné les clés de la cité au pouvoir financier , car non seulement vous n’êtes pas maître réellement de l’argent que vous avez déposé , mais si tant est que vous puissiez , comme certains le croient naïvement , retirer tout votre dépôt actuel en  » liquide » , l’écroulement du système bancaire vous condamnerait à ne pas réalimenter la pompe de vos revenus avant longtemps sinon jamais .Et contre qui se retournera ( fera-t-on retourner) la colère du commune des mortels ?

      C’est un des aspects du dossier banque de dépôt/banque d’affaires , mais on pourrait effectivement en profiter pour n’injecter les revus salariaux que dans des banques de dépôts nationalisés.

      Cet aspect des comportements bancaires et étatiques ( services fiscaux ) est une des raisons qui m’a toujours conduit à refuser les prélèvements automatiques ( quand j’en « avais le droit » ) , même quand on m’en vantait le confort psychologique ( mais pas les escomptes) .

      J’aime bien souffrir quand on me pompe du fric .

      Pour les rentrées automatiques pas de problème .

      On imagine mal par contre en revenir à des échanges en liquide , ne serait -ce que pour les échanges liés à la sécurité sociale qui occasionnenet un nombre astronomique de  » mouvements » .

      C’était une illustration de la nécessité de réfreiner les  » allons y , on verra bien » , pour éviter que les plus motivés et violents pour agir ne soient en fait les premiers à s’offusquer du merdier et à se jeter dans les bras de plus grands salopards .

      Ce qui n’interdit pas de , et encourage au contraire à , préparer des solutions de remplacement aux échafaudages qui commencent à s’effondrer .

    2. Nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas avoir d’économies et à redouter que les ponctions de frais bancaires injustifiés ne nous mettent dans le rouge. Rien à perdre .

      Comment pouvez-vous récupérer des petites sommes de plus qui vous grapillent içi ou là, sur des années et des années lorsque vous étudiez beaucoup plus cela à la loupe, quelle honte !

    3. @mianne

      Il y a aussi d’excellentes raisons de considérer Mr Cantona pour ce qu’il est: Un irresponsable qui devrait ne s’occuper que de sport et de peinture.

      A mon avis, ces raisons prévalent, par un bête effet de simple bon sens:

      La proposition de Mr Cantona aboutit sans la moindre espèce de doute à ce que Paul Jorion appelle « panique bancaire ».

      Or ce que cache cette expression est simple et connu: Dès lors que la panique bancaire est avérée, les guichets de toutes les banques ferment. Vous ne disposez plus dès lors pour vivre que de la monnaie que vous avez en poche, et strictement rien d’autre (à part peut-être les quelques provisions dont vous disposez chez vous).

      Une fois que vous avez dépensé vos différentes ressources c’est fini. Vous n’avez plus d’autre choix que d’aller voler votre nourriture au supermarché (s’il reste encore quelque chose dans les rayons à ce moment là) ou pour les plus chanceux, compter sur la production de votre potager.

      A l’échelle nationale, toute l’économie se fige. Les salaires ne peuvent plus être versés, et de toute façon ne sont plus accessibles (puisque je vous le rappelle les banques sont closes).

      Au niveau international c’est à peu près la même chose: Privé de l’intermédiaire bancaire, tout échange économique devient impossible; Les exportations comme les importations sont bloquées faute de pouvoir être payées. D’où un chômage « technique » pour tous.

      La question de bon sens à ce niveau étant la suivante: A votre avis, une fois que l’ensemble de l’économie du pays est bloquée, quels peuvent-être les conséquences pour la population? Est-elle simplement « libérée » de l’emprise bancaire ou y a-t-il autre chose d’un peu moins réjouissant, voir de carrément mortel dans sa situation?

    4. @ Jérémie,

      Justement, en retirant immédiatement notre argent et en payant tout en liquide, on se prémunit contre les frais bancaires injustifiés . Plus de carte bleue, plus de prélèvements automatiques, plus de chéquier . On laisse 5 euros au cas où …

      Depuis un mois, en délégations, on s’organise entre copains pour aller régler en liquide à l’agence locale des grosses boîtes qui ont licencié du personnel pour se faire régler par TIP à l’autre bout de la France . Comme plus aucun employé n’est prévu localement pour y encaisser du liquide, on fait constater par écrit à une personne assermentée ou à un policier appelé sur les lieux que la société en question a refusé l’argent que nous lui apportions et nous en envoyons une copie au rappel suivant .

      Mes parents n’ont jamais eu de compte en banque jusqu’à l’arrivée de cette loi . Nous étions pauvres, mais au moins aucune banque ne nous enfonçait encore plus . Quelle est l’utilité des banquiers pour les pauvres, de plus en plus nombreux, qui ne peuvent s’offrir le moindre crédit et qui n’ont pas d’économies ? Pour eux, les banquiers ne sont que des prédateurs à éviter .

    5. @ Dissonance

      Vous pensez donc que le simple fait que si les petits salariés, tous ceux qui ne bénéficient pas du moindre avantage offert par les banques sauf celui de se faire ponctionner sans fin, retirent leur salaire ou leurs indemnités de chômage dès qu’ils sont versés, cela entraînera une panique bancaire de la part des grosses boîtes qui opèrent d’énormes mouvements financiers internationaux . Fichtre, je ne nous savais pas si puissants !

      Apparemment, banquiers et spéculateurs entraînent déjà le monde entier dans une catastrophe sans nous demander notre avis .

      Ceci dit, du temps où les ouvriers comme mes parents étaient payés en liquide et n’avaient pas de compte en banque, il y avait quand même un commerce international et des banques prospères . La différence, c’est que le marché ne faisait pas la loi, et les banquiers n’étaient pas au-dessus des gouvernements .

      Comme ils nous traitent par le mépris et nous précipitent , contre notre gré, dans le mur, si au moins nous pouvions, nous les petits que vous dites si puissants, les contraindre par notre action à reprendre leur modeste place de banquiers utiles et non de prédateurs !

    6. mianne,

      D’après ce que j’ai compris, je pense que vous êtes dans les conditions « requises », pour pouvoir vivre ainsi( mais, c’est un choix) …un petit réseau organisé et solidaire …déjà une maison (?), même petite, avec un jardin, permettant de faire ses légumes, avec des amis qui font d’autres légumes =) échanges complémentaires, quelques poules …vous avez raison.
      Vous êtes en économie de guerre. Et, cela vous permet de prendre votre vie en mains, sans rien demander à personne.
      Mais, les citadins peuvent difficilement vivre ainsi, même si face à la Crise, des jardins partagés (sur l’exemple des jardins ouvriers) naissent de ci de là, même à Paris …ou bien,en région, certains maires proposent un terrain communal, pour que les chômeurs longue durée puissent retrouver une dignité , de quoi s’alimenter, et une place dans la société.
      Ceci dit, avec les trés faibles retraites, style minimum vieillesse, que nombre d’entre nous aurons, il faudra essayer de faire ainsi . Vous êtes donc un exemple réussi de vie autrement.
      Merci .

    7. @mianne

      Je vous renvoie à ce qu’en dit Gu Si Fang plus haut, et au bémol que je lui adresse ensuite. En résumé le simple « risque » d’une panique bancaire suffit à déclencher certains dispositifs de protection du système, mais ces dispositifs sont déjà bien trop dangereux pour que les franges les plus modestes de la population puissent en assumer les conséquences sereinement.

      J’ajoute que je souscris totalement au propos de M: Songez que tout le monde n’a pas forcément la chance d’être entouré, et que ce genre d’évènements imaginés comme moyen de lutte contre le système se retournerait en fait à coup sur contre ceux qu’ils prétendraient défendre.

    8. @ Dissonance,

      Vous dites que tout le monde n’a pas la chance d’être entouré. C’est un choix d’être entouré ou non. Je n’ai plus aucune famille autre que mes enfants qui habitent à l’autre bout de la France, là où se trouvent encore des emplois , surtout qu’une de mes filles a repris des études après un divorce et élevé seule ses deux enfants sur une bourse d’étudiante plus des petits boulots .

      Mon entourage, je l’ai créé à partir des copains du syndicat et c’est à plusieurs familles que nous avons acheté collectivement, pour presque rien par famille, le matériel et un terrain non constructible au bord d’une adorable petite rivière, assez près de la sortie de la ville : week-ends de jardinage et de pique-niques, des enfants en liberté au grand air, des vacances vertes sous la tente avec d’agréables baignades gratuites, de bons légumes, des fruits et maintenant les oeufs du poulailler . Un copain licencié depuis peu a évité la déprime en travaillant au jardin comme un forcené .

      C’est pendant ces agréables week-ends laborieux que nous décidons d’actions collectives à mener pour essayer, à notre modeste niveau, de nous tirer des griffes monstrueuses de la haute finance internationale qui dévore l’humanité toute entière : retirer par exemple de la banque son salaire, sa pension, ses indemnités le jour où l’argent arrive sur le compte que la loi nous impose d’ouvrir et tout régler en liquide, au besoin en se rendant en délégations auprès des agences locales des grosses boîtes qui se font payer par prélèvements automatiques, chèques ou TIP. Pour l’instant nous n’avons pas trouvé d’autre méthode, en plus de la grève et des manifestations, pour résister à l’hydre de la finance et à ses serviteurs gouvernementaux trop zélés .
      Si vous connaissez une autre méthode plus efficace de résister, applicable au niveau des gueux que nous sommes, j’aimerais la connaître .
      C’est bien la première fois qu’une action banale du petit peuple, susceptible de faire boule de neige, semble effrayer nos princes . Et pourtant qu’y a-t-il de plus normal que de vouloir disposer à sa guise du peu d’argent qu’on a durement gagné ?

    9. C’est un choix d’être entouré ou non.

      C’est de ce postulat à mon avis erroné que provient notre divergence d’opinions. Je ne crois pas que tout le monde choisisse son contexte social, son environnement familial, etc. En l’occurrence le propre des relations sociales, c’est qu’elles sont le fruit d’un choix « collatéral »: Les deux protagonistes de la relation doivent être d’accord.

      C’est ainsi que vous n’avez pas « créé votre entourage » par votre seule volonté. Vous vous êtes en fait soumise au jugement d’autres personnes qui ont acceptez de vous reconnaître. C’est précisément cette acceptation de vous par les autres qui aurait pu ne pas être, et vous vous seriez alors retrouvée dans ce que M décrit.

      Je trouve d’ailleurs étonnant que quelqu’un comme vous qui évoquez « le collectif » en ayant apparemment bien compris ses enjeux puisse formuler une telle conception des relations sociales, que je qualifierais sommairement d’égocentrique. Comprenez bien ici que ce n’est pas vous-même que je qualifie ainsi, vous êtes certainement le contraire de cela, mais c’est le caractère de la formulation que vous produisez ici, sans doute sans vous en rendre compte.

  22. Bonjour M. Jorion,

    Mes élèves,lycéens,ont brûlé une poubelle ce matin devant le lycée.
    Immédiatement, le lycée fut bloqué , les pompiers arrivèrent en trombe …et les cours furent annulés.
    Dommage, je perds ainsi l’avance gagnée depuis la rentrée dans mes cours.
    Tant mieux pour les lycéens qui, dépassés par le problème de retraites, ont gagné une avance sur vacances.
    Quoi? je suis mauvaise langue? mais pas du tout, c’est ce qu’ils m’ont avoué récemment!
    Il faut que jeunesse se passe.Et c’est bien ainsi.

    J’ai moi-même défilé lors de la loi Devaquet,sans rien y comprendre à l’époque mais
    on était tellement mieux dans la rue à 19 ans que dans une salle de cours avec un prof ( très compétent ) nous expliquant les phénomènes de rétroaction en électronique.(très intéressant par ailleurs)
    Avec du recul, je pense que M. Devaquet avait anticipé l’état de délabrement des universités Françaises.

    Tout ça pour dire que, oui les jeunes ont besoin de se dégourdir les jambes, mais pitié, qu’on ne nous dise pas que c’est pour leur retraite!

    merci pour votre blog

    Cordialement

    ps: en salle des profs ce matin , personne ne se plaignait de ne pas avoir d’élèves,moi le premier…
    Mais chuuuuut !

    1. Il me serait loisible de savoir quelle est votre matière d’enseignement…
      Car, à priori, vos élèves semblent avoir dépassé le maître du point de vue de la pertinence.

      Je n’ai quitté les bancs de l’école que depuis 6 années et vous auriez eu un élève, en moi, un élève qui vous aurez fait une critique positive à chacune de vos erreurs…
      Nous nous sommes loupés de peu… dommage.

    2. Il faut que jeunesse se passe.Et c’est bien ainsi.

      La vôtre s’est visiblement mal passée ;

      Moi aussi j’étais dans la rue contre les lois Devaquet, et je savais pourquoi. Vous ne le saviez pas, eh bien c’est typique d’un hurluberlu.

    3. Si les jeunes inquiètent tant c’est que depuis toujours la majorité de la jeunesse et une jeunesse issue des couches pauvres ou modestes de la société et épouse donc les préoccupations de ses parents et en reflète les luttes.
      Les jeunes ne pensent pas mais ils s’appuient sur ce qu’ils comprennet de ceux en qui ils ont confiance. Pourquoi non plus ne pas supprimer la jeunesse. La jeunesse à toujours été à la pointe de la révolte ou pour une autre partie à la pointe de la soumission au système. Pourquoi d’ailleurs ne pas reconnaître à cette jeunesse une maturité évidente qu’on lui reconnait seulement depuis peu si elle commet un delit.
      Votre intervention est d’autant plus remarquable que vous parlez pour certains ‘élèves de 19 ans c’est à dire en age de voter et donc reconnus comme parfaitement adultes.
      Je ne peux que remarquer que vous n’avez pas évolué depuis la loi Devaquet

    4. Vous dites que s’ils manifestent, ce n’est pas pour les retraites mais pour se dégourdir les jambes et sécher les cours en prenant de l’avance sur les vacances.

      Je pense que d’une part, vous n’êtes pas dans la tête de vos élèves, et combien même certains d’entre eux expriment ce que vous dites, vous ne savez pas ce que chacun d’entre eux pense. Donnez leur la possibilité de se poser pour rassembler un peu les pensées et émotions qui se bousculent en eux devant cette situation, demandez-leur comment ils envisagent leur avenir. Vous seriez surpris de constater les observations qu’ils font du monde dans lequel ils vivent, du point de vue de leur réalité sociale, matérielle et scolaire, et du point de vue de la réalité de leur famille et amis.
      D’autre part, ce n’est pas parce qu’ils ne comprendraient pas l’enjeu que représente la retraite qu’ils ne sont pas pour autant concernés.
      De plus, il en est des élèves comme de la société, certains sont plus émancipés que d’autres dans leurs conscience citoyenne. Que ceux-là mobilisent leurs camarades contribue à développer cette conscience dont on se plaint tant qu’elle fasse défaut dans cette société de consommation.
      Enfin, c’est aussi en faisant qu’on apprend à utiliser les outils démocratiques: la manifestation et la grève en font partie. C’est aussi l’occasion de prendre la parole en public en prenant la responsabilité de ses propres mots, c’est aussi se confronter à l’utilisation du vote, c’est aussi apprendre à rédiger un tract, à organiser sa pensée et les finalités du tract pour le faire, c’est toutes sortes de choses de ce genre. Sans compter que de se retrouver dans une manifestation c’est aussi aller à la rencontre des autres, qui ne sont pas forcément élèves, qui ne sont pas forcément jeunes, et qui appartiennent à différents corps de métiers, à différents syndicats, à différentes associations et que c’est aussi l’occasion d’en découvrir plus sur eux.
      Je donne juste un exemple qui ne concerne pas une élève de 16 ans mais une étudiante infirmière complètement dépolitisée que j’ai emmenée en manif le 2 octobre: en voyant le drapeau d’ATTAC, elle s’est écriée, comme quelqu’un qui reconnaît quelque chose de familier dans un environnement inconnu: « ouais regardez, y’a ED! » Elle a confondu le discounter alimentaire DIA, qui affiche le même logo qu’ATTAC. J’avoue que sur le coup je ne comprenais pas ce qu’elle me disait. Passé la surprise ça a été l’occasion d’expliquer pourquoi ATTAC avait pour logo ce pourcentage. Un détail… Mais c’est aussi par ce genre de détail que se forme la conscience politique.

      Vivre tout ça pour éviter que l’horizon des grèves et manifestations ne se confonde avec celui des vacances.

    5. Je ne crois pas plus à cette réforme des retraites, qu’à la dernière réforme de l’assurance maladie, s’il s’agit comme il en est prétendu, de rétablir les comptes de la sécurité social à l’équilibre,
      Je comprendrais beaucoup mieux, les mesures annoncées, si le motif des réformes était celui de légiférer non pour sauver l’assurance maladie, sauver le régime des retraites, mais au contraire pour avancer dans l’objectif calculé à terme de la grande braderie de la sécurité sociale,
      (de mon point de vue, le hyatus, entre l’emballage du discours et les mesures préconisées d’être prises s’exerce dans la même pratique, peut-on dire avec le même cynisme, que celle mise en oeuvre contre la crise économique … )

      Après chaque grève, chaque manifestation, la réaction affichée du pouvoir en place, mass-médiatisée sur les chaines TV , émissions de radio, est celle du mépris.
      Je déteste cette manière dont le pouvoir, aussi bien de Woerth, que Mariton, et j’en passe, s’autorise à se gausser ainsi du peuple, de cette foule de petites gens qui manifeste par le nombre pour exprimer son mécontentement dans la rue …
      pour moi, il n’est pas là dans son rôle, celui attendu d’un pouvoir démocratiquement élu ..
      cela d’autant plus qu’il en est déjà emprétré dans plusieurs affaires douteuses sinon de malversations comme de Bettencourt, ou Karaschi et co ..

    6. J’ai deux lycées à côté de chez moi : un à 50m à gauche, l’autre à 100 m à droite. Hier matin les lycéens ont ramassé TOUTES les poubelles de l’avenue. Ils les ont mises devant les portes des deux lycées. A 13h, ils ont replacé les poubelles au carrefour et les concierges sont allées les chercher – épisode de la vie parisienne de ce moment.

    7. @k abouli

      Relisez-moi s’il vous plaît. Je n’ai jamais dit que mes élèves avaient 19 ans…
      Et puis on n’est pas sérieux à 19 ans…

  23. « La voix de la raison »
    Je ne crois pas que le bancor ou une version adaptée de cette idée trouve preneur, à cause du nationalisme/protectionnisme – exubérant par endroits, je pense par exemple à la Chine – des pays concernés. Je suppose que la proposition que le président de la République Francaise a l’intention de faire au prochain sommet ne sera pas retenu. Un système monétaire universel suppose un entendement généralisé, une sorte de gouvernance mondiale monétaire, ce qui paraît utopique. Les différences politiques, économiques et donc sociales incluses, entre les pays sont exorbitantes. Une politique obéissante à la « voix de la raison », ce serait une nouveauté spéctaculaire. De plus, la déconcertation des acteurs politiques est tellement générale, chronique et grave, que l’on arrivera même pas à une vision constructive commune.

    Il est vrai que les gens se révolent de plus en plus, surtout quand il y a un prétexte comme la réforme des retraites en France, les élections le 2 novembre aux USA, ou des détails tels qu’une modification de la gare de Stuttgart en Allemagne, où il y eu une manifestation citoyenne importante, caractérisée par une rare violence, du jamais vu dans cette région. En réalité,les gens protéstent contre les conséquences de la mondialisation, contre la dictature de l’économie financière, contre le fossé entre la classe politique et le peuple, et – last but not least – contre le langage du « politiquement correct » ordonné par certains groupes sociaux dominants

  24. mr PERNODO

    ils ne faut pas généraliser le comportement des gens.
    sinon tout les barbus sont des terroristes.

    si vous trouvez que vos élèves sont cons
    arrêtez d’être prof faites-vous éboueur.

    1. @ Le Renard,

      Je n’ai pas lu chez PERNODO qu’il prenait ses élèves pour des cons. D’ailleurs, le penserait-il, ce serait une raison supplémentaire pour persévérer dans son métier de prof.

      @ yvan,

      J’envie votre vision binaire du monde 😉 . Suivons le conseil du Renard : « il ne faut pas généraliser le comportement des gens ».
      Sans rire, ça doit être reposant votre façon de voir (je rigooole). Un prof de droite est donc un prof qui pense que ses élèves ont encore des choses à apprendre ; un prof de gauche étant un prof qui pense que ses élèves savent tout, et agissent toujours en connaissance de cause – une sinécure donc.
      Rappelez-vous, yvan. Jeune, aviez-vous autour de vous des jeunes camarades aussi intelligents que vos souvenirs le croient ?

    2. Merci pour les éboueurs…

      Effectivement, je ne géralise pas: tous les élèves ne vont pas dans la rue pour manifester contre la réforme des retraites;seule une minorité le fait!

    3. {Pardon pour la faute.(géralise…)}

      Merci pour les éboueurs…ça leur fera plaisir!

      Effectivement, je ne géNEralise pas: tous les élèves ne vont pas dans la rue pour manifester contre la réforme des retraites;seule une minorité le fait!

  25. Vous avez dit « populaire », merci de nous avoir épargné le terme « populiste » qui s’emploie aujourd’hui, dans notre microcosme, à toutes les sauces.

    Ainsi, par exemple, l’exploit de Ruth Elkrief qui en toute modération et respect pour Jean-luc Mélenchon, déclare sur I-télé, contre Philippe Cohen, que son attitude « c’est du populisme, c’est pareil que Le Pen ». Et comme Cohen interloqué lui dit « vraiment? Vous pensez vraiment que c’est pareil ? » Elle répond : « oui c’est la même chose! Et je ne fais pas la différence entre les deux ! ».

    Vous évoquez aussi, pour votre part, « l’anarchie », pour faire juste mesure sans doute……
    Il serait peut-être temps monsieur Jorion que vous nous éclairiez sur le sens que vous donnez à cet amalgame, qui personnellement, me terrifie.

    Votre « popularité », et votre expertise « scientifique » ne pourrait qu’y gagner en crédibilité et en efficacité.

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