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281 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 12 NOVEMBRE 2010 »

    1. Dans 1/2 de MV2 il y a « Aime V2″…..
      La deuxième « bataille d’Angleterre » commence chichement par une chute d’extincteur.

  1. Cher Monsieur Jorion,
    il semblerait que seesmic soit sur la fin.( 1 Dec.)
    SVP utilisez you tube car dailymotion est censuré dans le middle east pour cause de pornographie.
    La crise va probablement prendre de l’allure, alors je ne voudrais pas manquer vos chroniques et bientot vos propositions.
    merci

    1. « Messieurs vous voulez bien vous allonger, mais avec de l’ allure. Cette allure que vous portez à votre boutonnière et dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage » – Léo Ferré –

  2. Le capitalisme c’est comme le colonialisme ,une sorte de pécher originel et des effets pas totalement négatifs ,en guise de contre-pied provocateur aux propos désabusés de M. Jorion.

    1. Ouais, Piotr.
      Dire qu’on était parti la fleur au fusil ici pour essayer de changer le monde en se faisant entendre…

      Vous me manquerez tous les gars lorsqu’il sera trop cher d’avoir un abonnement internet.

      On pourra dire qu’on s’était encore trop fait rêver. De richesses. Qui tombaient du ciel.

    2. @Piotr

      Pécher originel

      Quand j’étais gniard, y’avait un champ de pêchers à l’abandon qui touchait la jungle impénétrable et giboyeuse qu’était derrière chez moi et dont j’étais bien sûr le roi (15 ares de friches à digitaires, vergerettes, chénopodes, églantiers et ronces toutes pleines de grillons, de rouge-queues, de sauterelles vertes, de musaraignes, de bergeronnettes, de crapauds, de hérissons, de lézards verts, de piafs, de courtilières, de pseudos-scorpions, de lucanes, de couleuvres de 5m50, de tigres blancs de Sibérie et de Grizzli de J.O Curwood, évidemment).
      Ben j’étais persuadé que le plus grand pêcher (d’vait faire à tout casser 4m), qui me servait de refuge contre les bêtes fauves qui parlaient pas ma langue, ben c’était le pêcher du monde dont eskon nous causait tous les dimanches matin oùsqu’on avait des fourmis dans les pattes.
      Et depuis j’aime pas trop le gigot d’agneau, rapport que c’est lui qui soi-disant enlevait le pêcher du monde… J’y ai rien demandé moi à l’agneau! de Dieu ou pas j’veux pas le savoir ! tu touches pas à mon pêcher ! Non mais des fois !

      Mine de rien, quand le propriétaire très négligent s’est finalement décidé à arracher sa misère de pêcheraie, il avait suffisamment attendu cette heure fatidique pour que je ne le prisse pour un agneau de Dieu; je ne me rappelle pas même m’en être rendu compte.

      Sauf que Piotr… 😉

  3. Bonjour Monsieur Jorion,

    Vous avez raison, ceux qui ne veulent pas envisager de solutions, d’une part savent pourquoi et d’autre part pensent qu’ils s’en tireront quoiqu’il advienne. Vous savez néanmoins ce qu’il est advenu du radeau de la Méduse…
    Le plus urgent pour nous aujourd’hui est de sortir de l’UE afin de pouvoir immédiatement mettre en oeuvre les réformes de Société qui s’imposent. Il n’y a pas d’autre moyen, et aucune autre solution ! Il faut repartir à 0, et reconstruire tout pierre par pierre, brique par brique. Car nous sommes entrés en Etat (politique, social, économique) d’Urgence.

    Cdt.,

    1. sortir de l’UE… qui est d’accord ici?

      et tant qu’on y est pourquoi en sortir ‘à la française’ avec tambour et trompette, nous n’avons qu’à la laisser choir.

    2. Quelle Europe ?
      Le complexe militaro-industriel a bien su, lui, s’entendre pour imaginer une Europe du charbon, de l’acier, de la finance et de la main d’œuvre, à tout les futures poilus d’Europe de fonder une autre Europe : l’Europe des peuples.
      Quand tout allait « bien », c’eût été plus commode……

    1. Je pense depuis longtemps que payer des chômeurs à ne rien faire est d’une moralité discutable et n’est pas forcément un service à leur rendre : une certaine dose de travail d’intérêt général (en leur laissant le temps de chercher un CDI) présenterait l’intérêt de les maintenir dans le rythme du boulot (ou de les y mettre si c’est nouveau pour eux) et de préserver une socialisation minimale.

      Le bémol à cet intérêt pour l’individu est le risque collectif de voir sortir du marché du travail salarié un certain nombre d’heures qui auraient dues être payées à des salariés non chômeurs. Il faudrait donc ne faire faire aux chômeurs que des travaux qui ne seraient jamais faits s’il fallait payer des gens plein pot pour ça : on sent venir l’usine à gaz à mettre au point, hérissée de garde-fous, pour monter un système dont les avantages puissent l’emporter sur les effets pervers ! Cf les projets de « service civil » en France, qui ont l’air bien englués.

      Pour y voir clair, il faudrait monter une expérience limitée, sur un petit nombre de bassins d’emploi de caractéristiques variées. Dans le contexte néo-libéral anglais, je subodore que l’opération va surtout chercher à réduire les dépenses des collectivités, ce qui va déconsidérer vite fait cette idée.

    2. @ Hermiss

      L’expérience a déjà eue lieu en Angleterre, entre 1601 et 1920 (WORKHOUSES), elle a surement encore ses partisans, mais est-ce ainsi que les hommes doivent vivre?
      Même si Cameron souhaite terminer la « magnifique oeuvre » de madame THATCHER, les Anglais vont-ils accepter un recul de civilisation de 400 ans ?

    3. @Hermiss

      Commencez donc par faire la preuve que travail et intérêt général sont indissociables, ensuite on en reparle… Et bon courage, vous en aurez besoin.

    4. C’est dommage qu’on demande pas à des gens comme vous d’avoir une compétence sociale..
      Remercier vos parents d’être bien né .
      En vouloir aux autres est un manque de compétences regrettable.
      Même pas capable de les activer à contribuer à votre enrichissement vous les détester.
      pauvre riche

    5. @Argeles

      Ils en rêvent tous, les Tories comme nos UMPistes, de voir refleurir des workhouses à l’anglaise, un retour au monde des miséreux de Dickens, main d’oeuvre gratuite, maltraitée et mal nourrie, sous prétexte qu’il serait immoral que des « feignants de chômeurs » et leurs enfants puissent ne pas vivre encore plus mal que le plus pauvre des travailleurs pauvres et qu’il faut leur faire tout plein de misères pour les inciter à trouver un emploi. Evidemment, ce raisonnement « moral » veut ignorer que l’emploi est devenu totalement introuvable aujourd’hui pour celui qui ne bénéficie pas de l’aide d’une famille influente ou du réseau d’anciens d’une école prestigieuse .

    6. L’Allemagne a essayé l’emploi à un euro de l’heure « pour faciliter la réinsertion » des chômeurs. Le bilan, après trois années : un flop. Si les Britanniques et les Français veulent essayer, je leur souhaite bonne chance. Et si l’emploi sans rémunération est contraint, alors le Conseil Constitutionnel devrait invalider cette mesure. Et, pour rappeler une intervention précédente, l’allocation chômage est un droit inconditionnel, puisque les bénéficiaires ont cotisé pour y avoir droit !

    7. Pourquoi diable la plupart de ceux qui m’ont répondu n’ont-ils lu que mon 1er § ?

      Merci à Alain V pour sa réponse constructive : pour compléter, où trouver des détails sur l’expérience allemande ?

    8. A Dissonance er regoris : qu’est-ce qui vous incite à insulter quelqu’un dont je ne savez strictement rien ?

      Au modérateur : pourquoi laissez-vous passer des messages qui ne comportent que des insultes ? On n’est pas sur Agoravox, que je sache !

    9. Cher monsieur Herrmiss,

      Lorsque vous préconisez la mise en place d’une sanction pénale (les travaux d’intérêt général) pour les chômeurs, vous criminalisez de fait leur situation. Ne soyez pas étonnés que certains de vos contradicteurs, probablement outrés par ce qui peut être considéré comme une insulte, d’autant plus si certains d’entre eux subissent actuellement cette situation, vous répondent en faisant des assomptions qui peuvent se révéler fausses et blessantes à leur tour.

      Mon devoir d’équité vis-à-vis des intervenants supposerait dans ces conditions que j’efface la totalité des interventions, y compris la votre. Le souhaitez-vous ?

    10. M. Alexandre, je suis au regret de vous faire le même reproche qu’aux commentateurs : vous ne m’avez pas lu jusqu’au bout !

      D’où sortez-vous que je « préconise » ce système ? La remarque initiale de Caleb Irri étant un peu courte, j’ai cru utile d’en présenter les aspects positifs et négatifs, les difficultés pratiques et les doutes que le projet grand-breton m’inspirent…

      Quant à voir une « sanction pénale » dans le fait de rendre un peu de travail en échange des moyens de vivre que la collectivité vous donne, dans le cadre d’un système par répartition … Quelle vision du travail avez-vous donc? Les TIG imposés à certains condamnés sont-ils rémunérés ?

      Il se trouve que j’ai déjà évoqué oralement avec Paul Jorion ce problème du retrait social des chômeurs de longue durée. Il n’avait pas été choqué de l’éventualité de leur faire faire quelques heures de travaux pour des collectivités territoriales à titre de réinsertion.

      La question des insultes sur ce site reste donc posée : devez-vous les accepter en tant que réaction épidermique spontanée ? Il me semble que la bonne tenue des débats ici impose de les interdire, chacun étant supposé prendre le temps de la réflexion et du retour au calme avant de s’exprimer.

    11. @ Hermiss

      Vous dites une chose et son contraire : vous ne préconisez pas le système, mais vous ne trouvez pas choquant et même plutôt normal qu’on l’applique. Je veux bien vous suivre, mais avouez que vous ne m’y aidez guère !

      Sur la notion de travail d’intérêt général, je vous renvoie à la définition communément admise en France : il s’agit bien d’une sanction pénale, et son évocation est donc équivoque.

      Pour le reste, si vous souhaitez faire une manifestation d’intérêt pour le poste de modérateur sur le blog de Paul Jorion, les bonnes volontés sont les bienvenues. En tant que travail d’intérêt général ?

    12. @ Dissonance dit : 12 novembre 2010 à 19:54

      Commencez donc par faire la preuve que travail et intérêt général sont indissociables, ensuite on en reparle… Et bon courage, vous en aurez besoin.

      Pourriez-vous en dire plus en quelques phrases ?
      Si le doute que vous exprimez débouche sur une vision de la vie différente de celle à laquelle j’ai cru jusqu’alors, j’aimerai bien la connaître. Peut-être que dès le plus jeune âge, le conditionnement (la programmation) est tel que le travail ne peut pas apparaître comme servant l’intérêt général.

  4. Excellente question, je n’ai pas la moindre idée de ce que peuvent être ces radeaux. De quoi s’agit-il précisément ?

  5. J’adhère complètement à l’analyse psychologique des Anglais développée par Paul.

    Par ailleurs, petit rappel sur la comptabilité électorale, c’est toujours intéressant:
    Cameron a gagné les élections avec 36% des voix et une participation de 65%, sans majorité absolue à la chambre. Le Labour a fait 29% et les libéraux-démocrates 23% – après avoir mené , rappelons-le, une campagne « de gauche » contre le Labour et les « greedy bankers ».
    Autrement dit – miracle de la démocratie parlementaire -, les conservateurs peuvent mener leur politique avec grosso modo le soutien explicite de moins d’un quart de l’électorat – et le retournement de veste opportun mais typique des candidats centristes. D’une certaine manière, cependant, les Tories n’ont jamais été aussi faibles – d’où peut-être leur radicalisation. Liquidation totale avant fermeture définitive.

  6. Paul, vous semblez abattu alors il faut un peu pimenter votre intervention pour relancer nos révolutionnaires de service.

    Cameron a parfaitement compris votre leçon d’un certain (et grossier) point de vue. La finance agit dans le monde comme un parasite sur l’ensemble des opérations financières notamment via les dérivés et la dette des états (votre dernière exemple c’est l’Irlande). En fixant comme objectif un retour rapide à l’équilibre des finances britannique, Cameron table sur une dette plus légère de l’état britannique. Ainsi ces amis financiers ne pourront pas spéculer sur la dette britannique. Ainsi la Grande-Bretagne sera moins dépendante des pirates de la finance (entre pirate on se connaît bien).

    Allons plus loin, est-ce qu’un état qui accentue ces dettes en multipliant les déficits n’est pas le meilleur ami des financiers. Il leur donne de la matière à spéculer quand tout les mois il vient chercher sur le marché de quoi financer sa dette, crée un maximum de niches fiscales afin d’encourager les particuliers à lui prêter via ces assurances vie, encourage ses fonctionnaires à spéculer avec leur retraite (système du préfon retraite)…

    Je crois qu’il y a là aussi un jeu de dupes, pour moi l’État français est le meilleur ami des financiers (d’ailleurs beaucoup de financiers sont d’anciens haut fonctionnaires). Une sorte d’aristocratie en quelque sorte qui se paie sur le système monétaire dont nous dépendons tous ou sur les impôts qui augmente et que nous payons tous. C’est un radeau à deux flotteurs, c’est bien plus sûr.

    Au niveau de la voile (du radeau), l’État vous explique ensuite qu’il redistribue les revenus via les impôts (après avoir prélevé sa dîme pour son bon fonctionnement) et sa politique active de développement pour continuer à justifier son intervention (il faut pas noyer le citoyen mais juste le maintenir la tête un peu au dessus de l’eau pour qu’il continue à payer).

    Je suis impatient de lire les réactions vertueuses de vos lecteurs (ça fait partie du jeu).

  7. Il y avait une phrase…, comment était-ce déjà ? L’optimisme n’est que l’envie de réinstaurer une autre forme de pouvoir, donc de perpétuer la soumission. Qu’est-ce qui différencie la carte du territoire, c’est un peu toute la question. Toujours pensé que l’idéalisme était le poison de notre civilisation judéo-chrétienne, enfin je divague là, je suis hors-sujet à présent………….

    Merci Monsieur Jorion, et ce n’est pas du sarcasme, sincèrement !

    🙂

  8. Cher Paul Jorion…vous nous avez tant appris, soyez-en remercié.
    Malgré tout, votre pessimisme semble de moins en moins « positif »…
    Comme un immense découragement qui vous gagnerait, par à-coups, de semaine en semaine…

    Personnellement, je ne me fais plus la moindre illusion sur la capacité « d’auto-réforme » du capitalisme pur.
    Mais je crois de moins en moins, hélas, à la possibilité d’une révolution…Peut-être deux trois mouvements de panique, comme ceux que l’on voit en ce moment…Petites révoltes locales, sans lendemain.

    En conséquence de quoi, je crains que cette crise (ce hold-up programmé, en fait) ne débouche sur un changement de société radical.
    Et j’imagine que tout ce que nous considérons, en Europe du moins, comme des libertés fondamentales va nous être peu à peu (quoique de plus en plus rapidement) confisqué, puis retourné comme autant de vices inacceptables, de « caprices irresponsables ».
    Et le pire, c’est que nous mêmes, ou nos descendants n’aurons plus d’autre choix que de nous faire les auxiliaires zélés de cette pensée « nouvelle », à peine d’ostracisation définitive, avec puce électronique infamante implantée de gré ou de force sous la peau, qui permettra de vous situer, dangereux terroriste libertaire, en tout lieu, à tout moment…
    (On a déjà le téléphone portable qui fait ça pas si mal…et nos distingués services secrets, avec l’affaire de Tarnac, ont posé quelques lourds jalons sur ce thème).

    Nous aurons dès lors à choisir: 3% de développement économique garanti à vie, ou des libertés publiques…Mais pas les deux ensemble.
    Et en fait, on n’aura même plus le choix du tout.

    Et je persiste à penser que nous vivons une époque passionnante, cependant…Va comprendre, Charles!

  9. On voit donc la nécessaire et inéluctable, volontaire ou pas, cessation du système actuel.
    Alors, crise ou genèse ?

    1. A jeannot14, 12 novembre 2010 à 15:38

      Parent d’élève en lycée, je vous donne raison et vous soutiens.
      Il faut déposer une plainte auprès du tribunal administratif.

  10. Perruquière, la femme d’un perruquier :

    « Ce nouvel Adonis, à la blonde crinière, Est l’unique souci d’Anne sa perruquière ». [Boileau, Le lutrin]

    C’est tout ce que le sujet m’inspire 🙂 . Au boulot !

  11. Mme Thatcher: « Trop d’état, pas assez d’individu ». Et elle avait raison, au point que Tony Blair a continué dans cette voie, et les faits ont démontré la justesse de cette analyse par le redressement économique. Quiconque objecte (principalement les socialistes français, ex. L. Jospin lors de la mémorable réception à l’assemblée nationale) n’est pas sérieux. Il suffit de constater comment les british ont approuvé Mme Thatcher. Sauf que Mme Thatcher voyait l’anglais moyen comme elle-même: un individu avec des hautes valeurs morales chrétiennes, surtout dans le comportement de consommateur et de sérieux au travail. Faut lire sa biographie pour être frappé par cette conception « gaulliènne » digne d’une tradition janséniste.
    Et là se situe l’erreur, car la GB n’est plus un peuple de british homogènes, mais un composite communautariste du commonwealth sans ces valeurs altruistes ou chrétiennes. Ces « nouveaux citoyens » ont pour principale qualité: « Moi d’abord, mon intérêt en premier; j’ai vu dans le pays que j’ai fui ce que vaut l’état. Rien à cirer des autres, de la collectivité, mon destin est individuel, et non pas collectif. Le R.U. connait pas aucune confiance « .

    D. Cameron: « Trop d’individu et pas assez de société civile ». Cameron tire la conséquence non seulement de l’erreur naïve de M. Thatcher qui s’est trompée sur les qualités morales individuelles des citoyens, mais aussi des dérives scandaleuses des milieux financiers. Les barrières morales seront confiées à des instances civiles pour « canaliser » les comportements déviants. On s’appuie sur l’autorité « communautariste » ou corporatiste pour réguler les tensions sociales et les dérives économiques. Ne pas oublier qu’en GB on peut porter un litige conjugal devant un juge islamiste ! Quel la délation fiscale ou sociale est un acte civique ! De bas en haut de la société, D. Cameron pense ordonner les comportements individuels selon une morale propre à chaque strate sociale, tout en respectant des « fondamentaux juridiques » à moduler selon les groupes sociaux.
    On voit là le grand pragmatisme des dirigeants anglais qui contrairement aux français n’ont jamais voulu « la même soupe » pour tout le monde. Les clubs, les high schools, la gentry britannique nous le rappellent. si besoin est….
    D. Cameron a t-il raison à court terme ? Certainement oui dans le contexte actuel, mais ce n’est qu’un pis aller.
    D. Cameron a t-il raison à long terme ? Certainement non, car cette solution par strate sociale reproduit un système sociale de « caste » qui n’est plus accepté sauf péniblement en Inde.
    Quel avenir politico-social pour la GB ? Ce pays tout en particularités sociales va certainement vers une transformation égalitaire de son système social. L’endettement faramineux de la GB va conduire à écrêter les grandes fortunes héréditaires qui constituent une réelle injustice sociale. Il est fort à craindre que ni la famille royale avec ses privilèges abusifs ni la haute église anglicane ne sortiront indemnes du nivellement qui ne manquera pas de se produire.
    Question subsidiaire: la fin programmée de la royauté britannique dans quelque temps? Certainement oui, surtout après le décès de la Reine qui est la seule à inspirer quelque respect pour des idées de grandeur de l’ empire qui inspire encore une nostalgie de la majorité des anglais, y compris et surtout les immigrés !
    Les britanniques vont nous surprendre une fois de plus.

    1. Pour ceux que ça intéresse, j’ai fait un post il y a plus d’un an sur « la société selon Cameron ».
      Je n’étais pas vraiment pas enthousiaste. Je concluais ainsi:

       » L’exaltation de la «société» dans ses discours nous rappelle en revanche la façon dont les promoteurs du tout-marché ont jadis cherché à occulter la construction réglementaire dont il est le produit en le présentant comme un donné social, inhérent à la raison humaine et à la nature. Si Thatcher d’abord a rebâti l’économie autour du marché libre (et la concurrence), si Blair ensuite a transformé l’Etat par le new public management (et la concurrence), le «nouveau conservatisme» de David Cameron se propose selon nous de lancer la troisième phase de la révolution néolibérale : refonder par la concurrence la «société civile». Il ne s’agit donc rien de moins qu’un « new society’s management ». »

      http://bloginlondon.wordpress.com/2009/08/30/le-societe-selon-cameron/

    2. On voit là ton grand pragmatisme Albin.
      Les dirigeants anglais qui contrairement aux français n’ont jamais voulu « la même soupe » pour tout le monde auraient dû te dissuader de nous servir ta soupe claire à la « moralité chrétienne » douteuse. Relis Dickens pour l’histoire et Orwell pour le présent, c’est sans surprises !

    3. Albin…

      Il faudrait remettre les pieds sur terre et se rappeler que ce sont les Normands de France qui ont conquis, dominé et construit l’Angleterre.
      L’Angleterre est une mosaïque depuis tellement de siècles et d’invasions qu’elle s’est construite un esprit conquérant issu des Normands français. (voir les 70% de mots vieux François que l’on retrouve dans l’english)
      (idem pour les US avec encore plus de mélange de renégats des autres nations)

      Le pragmatisme (soit le capitalisme) construit par une histoire (longue en GB, courte et beaucoup plus extrémiste aux US) est simplement en train de montrer ses limites.

    4. Quel verbiage! Je vous en prie rengainez votre psychologisme inepte et intéressez-vous aux réalités toutes prosaïques : d’un marché du travail, d’une évolution des rémunérations, des perspectives d’emploi à la sortie d’un système scolaire, aux réalités et à la perception des inégalités (s’ il est juste que les gagnants gagnent, est-il pour autant juste que les perdants perdent? En quoi l’employé d’industrie licencié à 56 ans a-t-il personnellement démérité?), aux mécanismes d’un système qui renonce à investir pour spéculer etc. Ce que vous faites subir à votre clavier….!

    5. Mme Thatcher: « Trop d’état, pas assez d’individu ».Et elle avait raison, au point que Tony Blair a continué dans cette voie, et les faits ont démontré la justesse de cette analyse par le redressement économique. Quiconque objecte (principalement les socialistes français, ex. L. Jospin lors de la mémorable réception à l’assemblée nationale) n’est pas sérieux.

      Objection votre horreur ! Blairo était un admirateur transi de Maggie certes, et un putain d’ultra-libéral dans l’âme itou, mais il a surtout créé, au bas mot, 500 000 postes dans la fonction publique et lourdé des monceaux de tombereaux de chômeurs des statistiques en les faisant passer en invalidité. Et pour ce qui en est du redressement économique des politiques successives et convergentes Thatcher-Major-Blair-Brown, au bout de trente ans seulement, faut vite changer de crémier, il est patent : une tragédie shakespearienne en bonne et du forme. On va pas tarder à être obligé de parquer les britishs qui veulent émigrer en Afghanistan dans la jungle de Calais !

      Et là se situe l’erreur, car la GB n’est plus un peuple de british homogènes, mais un composite communautariste du commonwealth sans ces valeurs altruistes ou chrétiennes. Ces « nouveaux citoyens » ont pour principale qualité: « Moi d’abord, mon intérêt en premier; j’ai vu dans le pays que j’ai fui ce que vaut l’état. Rien à cirer des autres, de la collectivité, mon destin est individuel, et non pas collectif. Le R.U. connait pas aucune confiance « .

      HA ! L’HO-MO-GE-NE-I-TE ! La sacro-sainte et salvatrice HO-MO-GE-NE-I-TE !
      M’avez l’air très doué pour les discours intérieurs en langues étrangères de populations extérieures d’un pays insulaire dont vous n’êtes pas résident (?). Évidemment c’est plus facile pour synthétiser magistralement et en trois coups de Q, hier à Pau, les petits soucis de nos pauvres et roses cousins d’outre-Manche dilués dans cet informe magma bigarré foncé et bouffeur d’une identité so british qui roula the world si bien et voudrait bien continuer -juste un p’tit peu encore, croque-mort ! Manière de redescente d’empire quoââ.

  12. Avant de s’attaquer violemment contre les divers états providences du monde où ce qu’il en reste, la plupart des dirigeants du marché devraient plutôt commencer par payer un peu plus décemment les êtres qui triment de plus en plus durement pour eux, je ne vois pas d’ailleurs comment une plus grande bande de rats, de gens bien avares pourraient sauver le monde de la faillite, de l’idéologie.

    Mais non il a fallu que les êtres développent peu à peu des nouveaux langages d’expressions économiques et cela qu’afin au fil du temps de pouvoir mieux cacher plus longtemps une plus grande bande de rats dans des tanières, à vrai dire on ne redonne et propose guère mieux
    de meilleures valeurs humaines lorsqu’on devient trop riches de choses en société.

    Seul l’esprit économe, calculateur ne suffit pas toujours pour rendre le monde moins bête à voir.

  13. Pour faire bref, j’ai entendu une petite hésitation à parler de capotalisme, j’attends maintenant le Kaputtalisme.

    1. @Rosebud1871

      ou « Qu’a pu d’talisme » man !

      @kertugal

      Ou céphalantisme !

      Le capitule est un type d’inflorescence. Il s’agit de fleurs sans pédoncules regroupées sur un réceptacle, entourées de bractées.
      Étymologie : vient du latin capitulum, petite tête, diminutif de caput, la tête.
      Synonyme : CÉPHALANTHE : Qui a les fleurs réunies en tête.

      Un capitule comestible : l’artichaut

      Dans l’artichaut, ce sont le réceptacle et la base des bractées qui sont comestibles. L’artichaut est cueilli jeune, avant la floraison complète et l’ouverture du capitule.

      « cueilli jeune, avant la floraison complète « … grumpfff ! « Sont plus tout jeunes tes artichauts, marchand ! »

  14. Cher Paul Jorion,

    Ah comme cela donne du courage d’entendre dire clairement, simplement, calmement ce que nous pensons ou remarquons sans trop savoir l’interpréter et l’exprimer ! Faire un diagnostic, c’est douloureux (d’où peut-être ce « pessimisme » que ressentent certains commentateurs) et ça ne donne pas forcément de remède, mais : 1° ne pas faire de diagnostic ou se tromper sur le diagnostic, c’est à coup sûr s’interdire tout remède et 2° un diagnostic clairvoyant permet d’être prêt à toutes éventualités, même les plus dangereuses, et de rester à peu près calme dans l’adversité (un homme / femme averti(e) en vaut deux).
    Comme dirait Philippe Meyer : « Nous vivons une époque formidable »

  15. bonjour

    Mr Jorion je vous trouve bien froid sur cette vidéo.
    je perçois une certaine gène

    ça va si mal que ça

    vous me faites l’effet d’un petit garçon qui se mord les levres
    de peur et de gène de dire la vérité.

    1. Puisque tout le monde parle de la mine de Paul, et que ça va mal dans le monde, en effet, j’ajouterai que la situation me fait penser à ces cadavres que l’on maquille pour les voir encore un peu comme ils étaient avant. (Dans La Vie devant soi, Emile Ajar en fait une scène très émouvante.) La planche à billet d’un côté, les cures d’austérité de l’autre, ne servent qu’à faire croire que « ça marche » encore. A le faire croire d’abord à la classe dirigeante, c’est sans doute le côté le plus dramatique de l’histoire.

    2. Oui. Batracien écarlate.

      Les maîtres du blog savent que je peux avoir des imperfections car je ne suis pas parfait.

      Ceci, par une reconnaissance réciproque fait notre force commune dont ils usent et je leur sais gré de m’épuiser afin de les servir.

      Ne t’inquiètes pas. Ils savent ce qu’ils font.

    3. Leur problème est que je suis bientôt en bout de ligne.

      Mais d’autres reprendront. Personne n’a plus de confiance en l’humain que moi.

      N’hésitez pas, les gars. Soyez percutant car c’est tout ce qui nous reste. Vivre.

  16. L’Etat providence fera bientôt partie du passé. S’il a permis au capitalisme de se stabiliser le temps de terminer sa mutation, il est à présent devenu inutile, voir nocif pour le business. En cela, Naomi Klein est prophèteresse.

    La privatisation du monopole de la force (mercenariat irakien, bulle des sociétés de sécurités intérieures) est presque achevée. Les paradis/forteresses du type Dubaï, Bagdad, Nouvelle-Orléans, Colombo, Johannesburg, etc, se multiplient; comme les « zones rouges » abandonnées en périphérie. L’analogie avec Mad Max ne serait-elle pas mieux appropriée que celle avec Gangs of New York? Bienvenu dans le moyen-âge technologique, l’utopie où il n’y en aura pas pour tout le monde, tarissement du flux fossile d’énergie globalisée oblige.

    Politiquement, le suffrage censitaire des conseils d’administration des entreprises multinationales oblitère toute velléité démocratique. Par ailleurs dites représentatives, nos démocraties ne recherchent pour survivre en tant que structures que la synergie avec la matrice économique néolibérale, vouée à les détruire…
    Les eurodéputés sont réduits au rang de scribes du techno-gratin conseillé et expert incrusté à Bruxelles.

    Puissent les pirates, flibustiers anglais ou autres nous montrer la voie!

  17. Bonjour M. JORION, merci pour cette nouvelle chronique et tout le travail que vous faites globalement. Vous parlez de « test », en Angleterre, soit, peut être aurions nous des surprises mais toutefois, je suis un peu pessimiste quant au résultat potentiellement doublement négatif : Les infrastructures policières et armées des nations, aujourd’hui, sont prêtes à écraser dans le sang, de nouveau toute forme de rébellion trop poussée… et quand bien même ce ne serait pas le cas, les gouvernants au pouvoir détiennent ce dernier jusqu’au bout des ongles, et on a pu voir qu’en France, malgré le soulèvement assez conséquent de la rue, la réforme des retraites n’en na pas moins abouti…
    Considérant qu’effectivement, il s’avère que les gouvernant puissent être totalement complice de l’empire financier, que tous ensemble, ils aient préparé les radeaux, n’est il pas de notre légitimité de notre côté de nous préparer au pire ? Et non pas par une guerre civile sanglante, mais en utilisant notre pouvoir de contribuable : Imaginons trouver un jour e moyen de boycotter l’état, ne lui reversant plus aucune contribution, particuliers, artisans, PME, PMI, versant cet agent à une espèce de consortium intersyndical qui saurait se charger du maintien du fonctionnement des services publics et capable de faire de vraies revendications, telles, la sortie de la france de l’europe et l’euro, la nationalisation des banques privées et commerciales, avec confiscation de leurs biens en dédommagement des dégâts provoqués par leur cupidité criminelle… La nationalisation de toutes les unités de production d’énergie, industries diverses et variées du CAC40, redonner la capacité à la france de s’autosuffire par les énergies alternatives… Bref… Ne serait ce pas là la vraie révolution ?
    Avec mes remerciement renouvelés, bien à vous, et passez également une bonne semaine…

    1. « Les infrastructures policières et armées des nations, aujourd’hui, sont prêtes à écraser dans le sang, de nouveau toute forme de rébellion trop poussée… »
      En fait, non. Elles ont justement mis au point un certain nombre de techniques pour contrôler et réprimer les mouvements sociaux sans trop d’effusion de sang, pour éviter un engrenage fatal au système.
      Certes, il y a encore des « dommages collatéraux » comme avec le flash-ball, mais ont est loin des tirs à balles réelles qui ont réprimé les manifestations des XIXe et XXe siècles (jusqu’aux années 50 me semble-t-il)

    2. Imaginons trouver un jour le moyen de boycotter l’état,

      Vous vous trompez de guerre ou de camp, c’est les multinationales qu’il faut boycotter.
      Et là c’est une autre paire de manche……
      De plus, je vous rappelle que l’appel au boycott est interdit et puni par la loi en France…..

    3. @Philippe Meoni
      Vous proposez la seule solution possible : le boycott d’un état qui ne représente plus les intérêts de son peuple , la sortie d’une Europe dont on nous a imposé antidémocratiquement le traité de Maastricht/Lisbonne tout comme le boycott des multinationales, des banques , de tout ce qui parasite et réduit les peuples en esclavage pour enrichir une petite minorité .

    4. Arkao, Pierre, Mianne, merci de vos remarques pertinentes.

      Cependant, Arkao, si ce que vous dites est juste dans le cadre de mouvements sociaux « classiques » tels que ceux que nous voyons habituellement, imaginez ce qui se passerait si les insoumis avaient pour objectif de s’emparer de studios télé, radio ou de sites symboliques tels l’assemblée nationale par la force qui ne serait que le que moyen d’y parvenir ? Devant tant d’enjeux, pensez vous que les forces de l’ordre auraient consigne de rester dans le soft ?

      Et non, Pierre, je ne me trompe pas de camp… Les multinationales ne font que ce qu’on les a autorisées de faire dans le cadre légal trop laxiste… Si le législateur avait eu le courage politique, ou s’était abstenu de connivences avec ces entités en acceptant le lobbyisme , en imposant les interdits pertinents au bon moment, aucune de ces entités n’aurait tant d’importance et de pouvoir qu’aujourd’hui… Je maintiens que le politique a toute la culpabilité par son inaction, volontaire ou non… Nous le voyons bien ces jours ci lorsqu’il s’agit de débattre de la question de la régulation financière mondiale, derrière un semblant de désaccord entre nations, aucune cadre législatif ne verra encore le jour pour empêcher l’excès spéculatif des marchés, qui le font, rappelons le, en toute légalité en absence de loi les interdisant…

      Enfin, Mianne, merci de vous ranger à mes vues de l’esprit dans une tentative de faire comprendre qu’il ne faut plus concéder que des élus, en démocratie, dont le rôle est de représenter tout un peuple, puissent se comporter à l’encontre de celui-ci et contre sa volonté… Le jour où nous serons assez nombreux pour dire aux représentants de l’état qu’ils n’ont pas reçu notre autorisation d’utiliser leur fonction tel un chèque en blanc pour leurs intérêts personnels, peut être verrons nous poindre un début de solution ?

      Bien à vous toutes et tous – Philippe

    5. à philippe,

      Cependant, Arkao, si ce que vous dites est juste dans le cadre de mouvements sociaux « classiques » tels que ceux que nous voyons habituellement, imaginez ce qui se passerait si les insoumis avaient pour objectif de s’emparer de studios télé, radio ou de sites symboliques tels l’assemblée nationale

      au moins on peut dire que vous ne faites pas de la rhétorique philosophico-socialisante vide de sens! ceci dit tout est probablement prévu par les ‘services’ en cas de dérapage à la ceauşescu, gouverner c’est prévoir.

    6. Bonsoir !

      @ Philippe MEONI :

      – pourriez vous argumenter sur « les infrastructures policières et armées des nations »? Pensez vous qu’elles soient, à l’instant T, résilientes??? réellement ???
      – Croyez vous réellement que toute forme de rebellion puisse être ecrasée dans le sang ???
      – Pourriez vous préciser ce que vous entendez par  » nous préparer au pire »? Résilience???

      PS : Vous écrivez :
      « …et quand bien même ce ne serait pas le cas, les gouvernants au pouvoir détiennent ce dernier jusqu’au bout des ongles, et on a pu voir qu’en France, malgré le soulèvement assez conséquent de la rue, la réforme des retraites n’en na pas moins abouti… ».

      —> Un « soulèvement » magnifiquement orchestré ( « merci les syndicalistes  » signé : les politiques . COsignataires : les Dominants ) . Les manifestants n’y ont vu que du feu…. ou trop tard…
      La prochaine fois, faudra changer de bélier(s), se préparer, se coordonner !!!
      En revanche, il y a tout de même eu un léger débordement … qu’il a fallu matter promptement : Je veux parler de ce qu’il s’est passé à Lyon ( le 18/10/2010 de mémoire…). Là, on a sorti les CRS ( as usual) , le GIPN ( et ses armes balistiques … létales… réelles… dans une mission hors contrat pour ce groupement) et un EC 135 ou EC145 gendarmerie de chez EUROCOPTER, qui nous a montré ses capacités de vol stationnaire au dessus de la place COLBERT, et à 50 m du pont de la guillotiére, dans le cadre d’une mission de reconnaissance, identification et coordination….. Soit « une démonstration de force » , pour les uns … Une provocation pour les autres … Une opportunité ratée pour d’autres ….

      Je n’oblige personne à me croire , mais sachez ceci :
      – un » soulèvement assez conséquent » tel que nous l’avons vécu , n’est pas un soulèvement ….
      – Il y a eu des remontées de bretelles, tant dans la police , que dans la gendarmerie . Pour ne prendre que l’exemple de L’EC 135/ 145 , et dans un contexte de réel soulèvement, l’helicoptère EC 135/145, Nous sommes plusieurs à le mettre au tapis …. et sans avoir besoin d’utiliser une arme à feu … Ploufff !!! dans le Rhône !!! Et tireur d’élite ou pas , à son bord !!! Soit 1/ 54 ème de la flotte aérienne de la gendarmerie au tapis !!!!

      En attendant vos éclaircissements, j’hésite entre le  » ça craint » et « minable » de certains de vos propos !!!

    7. Le livre blanc de la défense nationale de 2008 était clair. 10 000 « personnels », comme ils disent, des forces de l’armée de terre, en plus bien sûr des compagnies de CRS et de gendarmerie mobile, doivent désormais pouvoir être mobilisés et envoyés en quelques jours sur les points chauds, en cas d’insurrection ou de menaces terroristes sur le territoire national métropolitain.
      Extrait dossier de presse du « Livre blanc » :
      *

      Un contrat opérationnel de protection sur le territoire national est fixé aux armées, comportant une capacité de déploiement de forces terrestres pouvant aller jusqu’à 10 000 hommes en quelques jours au bénéfice de l’autorité civile.Afin de mieux assurer la coordination des moyens civils et militaires au niveau des zones de défense et de sécurité, quatre orientations sont définies :
      1/ Le préfet de zone s’appuie sur l’officier général de zone de défense (OGZD) placé sous l’autorité directe du chef d’état-major des armées.
      2/ Les états-majors des préfets de zone et ceux des officiers généraux de zone de défense sont rapprochés afin de regrouper les moyens militaires de planification dans un état-major unique sous l’autorité du préfet de zone.
      3/ L’OGZD dispose de l’emploi des moyens militaires courants de zone.
      4/ Les organisations déconcentrées des ministères sont alignées sur le niveau ou mises en cohérence avec celui-ci lorsqu’elle concourent à la gestion de crise.

      Et les médias sont pas oubliés non plus, pensez donc ! Extrait livre blanc de la défense :

      Au cours de la crise, il faut prendre l’initiative d’expliquer rapidement les principaux faits à ceux qui ont pour métier d’en rendre compte. Les réalités de terrain, ou même une manœuvre militaire ou civile, sont de plus en plus connues à l’avance ou en temps réel par les professionnels les mieux aguerris des médias.
      Le principe du secret, s’il a lieu de s’appliquer, pendant un certain temps, au noyau du processus de décision ou des capacités de renseignement et d’action, ne doit pas devenir un obstacle à la réussite de la gestion d’une crise.
      La diffusion instantanée de l’information qui caractérise le rythme des crises impose d’autres stratégies de communication et d’information tout au long de son déroulement.
      Une ouverture beaucoup plus grande doit être mise en oeuvre, notamment dans les cas relatifs aux opérations de secours ou de déploiement d’opérations de maintien de la paix.
      Le recours, dans la manoeuvre, aux moyens d’information publics sera, plus encore qu’aujourd’hui, intégré comme tel dans le plan d’opération, à tous les niveaux.

      Dans les mêmes conditions, sera préparé un mécanisme de dialogue en temps de crise majeure entre des interlocuteurs identifiés par avance, dans les administrations et les centres de gestion des crises et les grands médias.
      Enfin, les responsables des médias intéressés seront associés aux analyses de « retour d’expérience » pour améliorer la connaissance par les pouvoirs publics des effets et de la perception de leur action.

      D’ailleurs, on se demanderait presque si des tests n’ont pas été pratiqués (pas spécialement concluant d’ailleurs 🙂 , mais ça fait du « retour d’expérience » !) :

      Pour être efficace dans ce contexte, la communication de crise devra avoir été pensée et organisée à l’avance.
      À cette fin, un volet relatif à la communication sera systématiquement inclus dans la planification de la gestion des crises. Le plan « pandémie grippale » intègre ainsi la communication comme une véritable dimension opérationnelle, analysée et détaillée, au même titre que les autres actions du plan.

      Je rappellerais incidemment, et pas innocemment, la thèse extrêmement troublante exposée dans son livre publié en octobre Opération banlieues, que vous pouvez lire ici, par Hacène Belmessous (chercheur indépendant et journaliste, collaborateur notamment de témoignage chrétien, du monde diplo et de la revue urbanismes) qui évoque les risques d’une intervention militaire dans les cités.
      j’ai l’impression désagréable que certains, en très haut lieu, ont fait leur une nouvelle maxime : »Si tu veux la guerre, prépare la guerre !« 

    8. Merci Vigneron d’avoir anticipé, sur ma réponse à Tomate, concernant la présence future de l’armée lors de soulèvements.
      Vos infos sont totalement juste cependant, je me permets d’y ajouter un fait nouveau, par la publication d’une note de l’AFP qui traite d’un texte légal daté du 3 mai 2010, dont l’intégralité a été reprise dans le dernier numéro d’Armées d’aujourd’hui, une des publications officielles du ministère de la Défense. (http://www.lexpress.fr/actualites/1/l-armee-peut-engager-10-000-soldats-sur-le-sol-francais-en-cas-de-crise-majeure_925717.html)
      Attention, ce dispositif, pour le moment, traite du déploiement des forces militaires dans les banlieues en prévisions d’événements telles les émeutes de 2005… De là, à se demander quid des émeutes qui déborderaient le cadre géographique des dites banlieues ?

      @ Tomate, dont je déplore plusieurs choses… La première est la forme insultante de la conclusion du commentaire, entre « ça craint » et « minable »… Bref, je resterai en dehors de cette polémique par pur respect pour cet excellent blog… Puis-je vous conseiller de tenter de faire de même à l’avenir, dans l’intérêt commun ?
      Maintenant, quant au reste de votre commentaire, ma foi, je n’en vois pas trop le sens, dans une confusion générale et remises en question de choses admises et vérifiables, pour peu que vous passiez un peu plus de temps à vous informer qu’à vous masturber la matière grise à vous prendre pour le Rambo des temps modernes… en fait d’éclaircissements, je pense que vous même auriez probablement besoin d’en faire un, dans votre propre esprit, non ?

    9. Bonjour !

      @ Vigneron :

      Merci pour les précisions concernant le LBDSN …. qui me sont parfaitement connus ….
      Mais inapplicable , à ce jour … de l’aveu même de plusieurs reponsables de l’ADT …pour répondre à la mission mentionnée dans le document éponyme …. Ni les hommes formés quantitativement et qualitativement, Ni les moyens pour mener ce type d’opérations en zone urbaine et suburbaine ( On parle bien de « Soulèvement » puisque Mr MEONI faisait référence à un pseudo soulèvement en france, courant sept. et Octobre…), ni les doctrines d’emplois figées ( même s’il existe le CENZUB depuis quelque temps ….).

      Pour confirmer votre argumentation ( et la mienne, présente…), vous auriez pu copier/coller l’extrait du LBDSN , mentionnant qu’une force de 30000 h. doit être déployable , dans le cadre d’une OPEX ( Opération Extérieure). A ce sujet, vous auriez pu effectuer une comparaison avec les effectifs, au 30/10/2010, qui se trouvent en OPEX. Plus encore, Vous auriez pu mentionner ( par des liens, au besoin) qu’elles sont les difficultés que rencontre ( car reconnues officiellement) L’Adat pour effectuer les rotations de ces effectifs en AFGHA, et les « amendements » ( subterfuges) qu’elle a mis en place pour assurer, tant bien que mal ( surtout mal à les entendre, les voir, les lire…) alors que nos effectifs avoisinnent les 10 % de ce qu’il est prévenu au « Contrat » mentionné dans le LBDSN 2008 ( Précisions. Celui de 1994 – Un LBDN – mentonnait 50000 h…).
      Pour ce qui concerne
      A votre guise, pour aller chercher les informations nécessaires

      Enfin, Beaucoup de généraux reconnaissent qu’une intervention en zone urbaine nationale seraient très délicate ( Entre nous, ils ont du vécu, avec un nombre certain de RETEX – Retours d’Expériences – pour avoir effectué des rapprochements, entrainements à petite échelle et modélisations pour en arriver à cette conclusion… Et ne résoudraient en rien les problématiques. En ce sens, le  » léger débordement » sur Lyon, que j’ai mentionné dans mon précédent commentaire, pour inviter Mr MEONI, à faire preuve de réflexion, avant d’écrire ce type de C……., a montré que ( je suis bien informé sur le sujet…d’ou les 2 précisions mentionnées..) ni la gendarmerie ( qui est une armée…) ni la police n’était formée et équipée, qualitativement et quantitativement, pour faire face , à ne serait qu’ à ce léger débordement.

      Aussi :
      1/parler de soulèvement par rapport à ce passé récent >>>>> NON !
      2/Mr MEONI n’y entend rien sur le sujet ! Encore des préjugés personnels et /ou véhiculés par la pression médiatique de masse aus ordres des véritables dirigeants/ famille de sang/ famille de coeur???? . Faut être plus mesuré , Mr MEONI … ou alors, vous êtes « intéressé » ….
      3/ Tous les budgets des armées européennes sont en baisse depuis plusieurs décennies … avec une accélération depuis quelques mois , pour des motifs avouables, connus … et d’autres non avouables : Moins d’Etat, Moins de public…. pour affaiblir…. diviser…. et imposer nos volontés… Effectivement, le Plan se déroule comme prévu…
      4/ Quant « à vouloir écraser toute forme de rébellion dans le sang », laisser moi souffler…. Je vous invite à écouter, tâter du terrain, observer, réfléchir, comprendre, assimiler… Aujourd’hui, et sauf changement radical et immédiat , dans les 60 mois qui viennent, nos armées ( européennes) et gendarmerie n’ont jamais été aussi peu résilientes depuis des décennies… Même si la SECURITE est entrée par la grande porte du LIVRE BLANC, avec le  » S ». Arrêtons d’être naif !!!

      @ Mr MEONI :

      Merci pour votre absence d’éclaircissements… Et arrêtez de jouer les rambos, par votre propagande via votre projection futuriste.
      Pour rappel, je vous invite à relire Mr PIERRE, concernant votre proposition de boycott… Qui plus est, prenez le temps de relire les BD, ici même, sur ce blog. souhaitons que vous aurez compris de quel côté se range la majorité des entreprises??? ( A titre personnel, je n’en connais pas une, à ce jour, qui accepterait ce que vous proposez… Pourtant, je cotoye du monde !!! Et les discussions ont déjà tournées sur le sujet que vous avez évoquez … Votre proposition SOFT, est en dehors du champ !

      Toutefois, je vous rejoins entièrement, sur votre réflexion, concernant notre devoir de nous préparer au pire…
      Je vous propose ceci , comme SOFT :
      – Prenez un maillet, et frappez fermement l’écran de votre TV, votre lecteur DVD,… et portez le tout au centre de collecte.. C’est du SOFT, et c’est un remède radical pour vous même, vos proches, votre portefeuille, ….

      PS:
      Je ne suis pas désolé pour la dernière phrase de mon précédent message…

      BWE

  18. Deux observations :
    La révolution de 1917 sur la base ‘’socialiste vers le communiste’’ est un échec total. Il y a eut changement de pouvoir, absence de démocratie, donc un état totalitaire. (Le marxisme une chapelle/religion rejeté par Marx)
    C’est une révolution ratée, dans son objet annoncé, car prise de pouvoir par une minorité très active (les bolcheviques) qu’ont éliminés tous les autres, y compris les « Pères » avec l’avènement de Staline pourtant Lénine avait prévenu : surtout pas lui.
    Cela ne pouvait conduire qu’à la dictature. Donc surtout PAS un exemple pour soi disant démontrer que « ça ne marche pas ». Les dictatures c’est certain (les qualifiés de droite ou de gauche est une ineptie) Une politique de gauche, c’est une autre question ! (pas de gôôche)

    « L’Etat providence », LA providence, n’a évidement rien à voir la dedans, c’est du même tonneau que « la main invisible », en clair Dieu immanent qui vient réparer les erreurs de ces pauvres humains décidément un peu débiles.
    NON, c’est de l’Etat social qu’il faut parler, construit par des humains maitres de leur destin, avec une alliance Gauche et Gaulliste issue de la résistance – le CNR – pour la France, mais qui existait aussi ailleurs, financé par les cotisations -partie du salaire – une part direct = la paie une part en cotisations, ou par l’impôt progressif (Rien de la providence). Ce qui a conduit à mettre en place des organismes collectifs* prenant en compte l’Humain. Sécu., Retraites, Péréquation de tarifs électricité, gaz, Poste etc.. Tous cela imparfait bien entendu (certain s’en tenant a dessein éloignés) qui ne demandait qu’a être amélioré, mais non, il a fallut systématiquement détruire par volonté politique de la soi-disante Liberté (celle des possédant) et privatiser. Les goinfres vous remercient.
    L’Etat social donc, début d’organisation du socialisme, du collectif avec préservation de l’individuel, démocratie indispensable, a l’examen aucun état ne l’a était (Socialiste).

    1. « avec une alliance Gauche et Gaulliste issue de la résistance – le CNR – pour la France, mais qui existait aussi ailleurs »

      Le CNR et ses acquis, paraît il obsolètes, et pour lesquels la karchérisation va bon train.
      En désespoir de cause je vais écouter religieusement l’ancien et toujours vert (ou écolo) Stéphane Hessel.
      France 5, 20h35 – Collection « Empreintes » « Stéphane Hessel, Sisyphe heureux »
      S’il n’en reste qu’un c’est lui. Il continue envers et contre tous à vouloir la justice et la liberté pour tous.
      http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2010/11/12/chaine/france-5/20/35/empreintes
      J’espère trouver du mordant et de l’espoir en écoutant cet homme remarquable et plus que jamais engagé, qui ne renonce pas malgré les oppositions et qui « poursuit ses objectifs : défendre l’humanité contre ses démons » (emprunté à la page du magazine télé du Nouvel Obs.).

    2. @Roland : Vous eûtes été plus pertinent à dire simplement que la locution « état providence » vient (fort probablement) du camp de ses détracteurs. Dans la même veine, « big bang » a été inventée par un physicien qui n’y croyait pas du tout. Cela dit, il est assez vrai que les allocations chômages, par exemple, tombent assez providentiellement pour des tas de gens qui, sans elles, seraient à la rue, c’est-à-dire socialement mort et biologiquement en état survie très provisoire. Quand le langage courant retient une locution, ce n’est jamais par hasard, mais parce qu’il a une bonne raison de le faire.

      Mais peut-être faudrait-il rappeler, justement, ce qu’il en serait dans la réalité si les allocs chômage n’existaient pas, car, selon le camp d’en face, l’état providence est « contre-productif ». Vrai qu’on n’a jamais fait l’expérience de supprimer froidement ces fameuses allocs chômdu, rien que pour voir ce que ça donnerait. Leur « utilité » reste donc à démontrer faute de cobayes consentants et de gouvernants devenus fous à lier.

  19. Cher Paul,

    Comme l’a fait remarquer plus haut, il semble qu’il y a de la lassitude dans votre voix. Une lassitude comme si malgré les efforts entamés, cela ne servait à rien.
    Oui, les sociétés les plus hiérarchisées, avec la délation, une administration d’enfer, ne sont pas prêtes à réussir avec une pérennité éternelle.
    Mais voyons le style « anglais ». Moi aussi j’ai quelques anecdotes et impressions personnelles sur les anglais (pas sur l’Irlandais, mais peut-être, y en avait-il et ne le savais-je pas). Madame Thatcher et Reagan sont les époques d’un pragmatisme à l’extrême. De qui se rappelle-t-on le mieux avec le plus de louange dans les deux pays, c’est de ces deux personnes.
    Oui, un anglais agit par saut. Comme une crevasse tectonique qui fait démarrer un tsunami. Il encaisse pendant longtemps. Le flegme britannique à tous les niveaux.
    Son humour est difficile à comprendre pour un esprit latin. Prenez un Dilbert, c’est flagrant.
    Les Hollandais, j’ai aussi connu pour y avoir eu un chef direct pendant quelques années.
    C’est vrai, cela y ressemble. Pas de problème de 2ème langue comme chez nous.
    Les tests de résistance ont commencé avec le triplement du prix de l’inscription dans les universités.
    En 2007, j’écrivais sur Londres, que je connais le mieux.
    Cela s’appelait « Vertiges d’une société dynamique ».
    Le sous-titre en était « Londres une ville? Non un pays ».

  20. Voilà un certain temps que les rats quittent le radeau national pour les paradis « virtuels » de la compagnie des Indes !
    Pour vivres au crochet de notre syndrome de Peter Pan nous sommes prêts à suivre la Fée Clochette jusque dans la gueule des Caïmans…..

    Synopsis du DVD:
    En 2011 les Etats-Unis sont au bord de la guerre de Sécession.
    William Cutting alias Bill le Boucher a tué le père d’Amsterdam Jorion en 1971.
    C’est dans ce contexte que la vengeance d’un homme va devenir le combat de tout un peuple!
    (En Angleterre 3172 interdictions de stades restaient applicables en Octobre 2008….
    et 72 899 visiteurs uniques en provenance de 144 pays fréquentaient en octobre 2010 le blog d’Amsterdam Jorion.)
    Hooligan du monde unissez-vous !

    Prochainement donc sur nos écrans en « direct live from London » : « Bankster of London »
    Comme Johnny, l’Amérique est née dans la rue, ….. et les désirs de l’Angleterre sur une île.

    Les productions « Scotland Yard » affirment que Londres comptait, en 2008, 500 000 caméras de vidéosurveillance.
    Nous ne perdrons donc pas une miette de pudding de cette « Tea-Parti » ( mon Kiki).

    Bonbons! Chocolats! Esquimaux fondus! Faites vos jeux!

  21. Au boulot de quoi? Il semble qu’on attende tous de voir ce qui se passe, ou de voir passer une occasion, on ne sait trop laquelle, ni de quoi.
    Petite musique prise sur le site Le monde qui évoque le G20: « Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a parfaitement qualifié le sommet du G20 qui s’achève à Séoul, ce vendredi 12 novembre. « C’est le premier G20 de l’après-crise », a-t-il déclaré… tout en soulignant que la dite crise n’était pas du tout terminée.De fait, les chefs d’Etat et de gouvernement se quittent dans une ambiance mi-figue mi-raisin… » A pisser de rire, dans un violon.
    Et juste en passant: http://www.marianne2.fr/Attali-perd-sa-caution-cegetiste_a199542.html

  22. Devrez-vous maintenant « être cruel envers le G20 » ?
    Aux dernières nouvelles, il semble que le G20 est un échec. Mais le premier ministre canadien, Stephen Harper se fait rassurant en disant que l’échec à parvenir à une entente sur ces questions ne met pas l’économie mondiale en péril.

    «Ce n’est pas un risque d’écroulement de l’économie, a-t-il dit. C’est un risque de ne pas maximiser le potentiel de l’économie mondiale.»

    Nous voilà rassurés.

    1. Merci encore aux grands de ce monde de pouvoir encore mieux nous permettre de mieux positiver la crise avec de meilleurs oeufs frais avec ou sans eux.

    2. comment ?
      Le G vain aurait accouché de vingt oeufs en cul de poule ?
      Le G vain n’est pas tout-à-fait content, car les poules n’assurent pas un max, comme elles le devraient : les oeufs, en effet ne sont pas en or …c’est juste du plaqué …
      Bon, mais pas de quoi en faire une omelette, tout-de même !

      Ce que je dis ne veut rien dire ?
      Ce que dit le G vain non plus .
      Point.

  23. Bon, allez, je vais être sympa. Je vais me contenter de résumer. Et te vouvoyer par respect pour l’âge.

    Vous n’avez pas besoin de vous justifier.
    Certes, je me sens une certaine responsabilité par amélioration de la concentration de richesse mais j’avais été conditionné pour agir de la sorte dès mon plus jeune age.
    Cela s’est fait appelé : « gagner sa vie ».

    L’angleterre va devenir l’Islande. Bien sûr. Cela est naturel et leur montrera certainement aussi qu’ils se sont bien fait rouler par les financiers. Soros n’aura servi à rien. On oublie trop vite.

    Mais ne mettons pas trop la charrue avant les boeufs.
    Il peut se passer beaucoup de choses dans les G192-G20, soit 172 pays « pauvres » qui pourrait amener des ruptures capitalisantes beaucoup plus « graves » pour les « élites » dirigeantes.

    Sinon, ça souffle un peu en Bretagne, tout de suite. Mais comme j’ai pu le constater le long de la cote, les vagues sont très modestes.
    A moins que ce ne soit une question d’habitude, peut-être 😉

  24. Bienvenu dans le meilleur des mondes les ami(e)s avant le contrôle total de l’internet partout sur terre ? Vous comprendrez mieux pourquoi dans la relecture de certaines commentaires plus ou bien exprimés ces derniers temps sur le blog.

    Au sujet de la matrice source wikipédia:
    Les humains croient vivre dans ce qu’ils appellent la réalité, faite de rues, de buildings, de voitures, de foules anonymes et affairées. Cette réalité n’est en fait qu’un leurre, une réalité virtuelle appelée « la Matrice » ( ou le système marchand si vous préférez) et dans laquelle les esprits sont emprisonnés ( très conditionnés mentalement et émotionnellemet ) afin de les détourner de la véritable réalité: sur une Terre dévastée, (dérèglement climatique s’y préparer) les humains sont devenus des esclaves (la grande peur du monde )dont l’énergie vitale est intégralement exploitée par les machines qui ont pris le pouvoir…

    extrait d’un dialogue entre Neo et Morpheus:

    « – Est-ce que tu crois au destin Neo?
    – Non.
    – Pourquoi pas ?
    – Parce que je n’aime pas l’idée de ne pas avoir le contrôle de ma vie.
    – Je sais exactement ce que tu veux dire. Laisse-moi te dire pourquoi tu es ici: tu es ici parce que tu sens qu’il y a quelque chose qui « ne tourne pas rond » dans ce monde. Tu ne te l’explique pas mais c’est en toi, comme une écharde dans ton esprit… et ça te rend fou. Sais-tu de quoi je parle?
    – De la Matrice…?
    – Veux-tu savoir ce que c’est?… La Matrice est partout. Elle nous enveloppe, même dans cette pièce. Tu peux la voir quand tu regarde par la fenêtre, ou quand tu est devant la télévision. Tu sens sa présence quand tu vas travailler, quand tu vas à l’église, quand tu payes tes impôts. C’est le monde qui a été placé devant tes yeux pour te cacher la vérité.
    – Quelle vérité ?
    – Que tu es un esclave Neo. Comme tout le monde, tu es né dans l’esclavage dans une prison que tu ne peux ni sentir, ni toucher. Une prison pour ton esprit…

    Morpheus:
    « La Matrice est un système, Neo.
    Et ce système est notre ennemi. (voir même le pire ennemi spirituel de l’humanité)
    Quand on est à l’intérieur que voit-on? Des hommes d’affaires, des professeurs, des avocats, des charpentiers…
    En attendant, ils font partie de ce système. (ce sont aussi les premiers habiles de ce monde)
    Tu dois comprendre: ils ne supporteraient pas d’être débranchés. Certains sont si amorphes et tellement dépendants du système qu’ils se battraient pour le protéger… »

    1. « Quand une structure existe, l’énergie va là où il est le plus facile pour elle d’aller .
      La structure sous-jacente de nos vie (notre histoire, notre éducation, nos habitudes, nos croyances nos voisins,….) détermine le chemin de moindre résistance.
      Nous avançons dans la Vie en empruntant le chemin de moindre résistance. Face aux circonstances, si nous donnons la réponse »juste » ou si nous réagissons « contre », notre comportement est déterminé par le système .
      Nous pouvons changer les structures sous jacentes fondamentale de nos vies . c’est là que se trouve la vrai liberté de l’homme.  » The path of Least Resistance – Robert Fritz

  25. Monsieur Jorion, certains vous trouvent dubitatif, d’autres vous sentent bizarre, d’autres vous font allumer le feu avec un extincteur, d’autres vous voient désabusé ou abattu, d’autres vous trouvent froid et gêné, moi je vous sens allusif.

    Avec Pierre Sarton du Jonchay c’est clair, pour lui « La guerre civile mondiale est déclarée par la monnaie ».
    Soit, mais que peut-on laisser espérer si le chaos de la guerre civile devait s’installer ?

    La richesse et la félicité pour tous, résultant du partage égalitaire du capital? Quel capital ?
    Ne risque-t-on pas plus probablement, la désorganisation et la déstructuration totale de nos sociétés pour les ramener au rang de la Somalie, au règne des chefs de guerres, et des pirates ? On sait ce que l’on perd ; mesure-t -on ce qu’on risque d’obtenir ?

    Il ne faut peut-être pas jeter la pierre au gouvernement britannique. En ciblant le travail comme étant à l’origine de la dignité humaine, il renoue avec ce qui, de tout temps, a fait la grandeur et la force de l’homme.

    1. @jducac : « On sait ce que l’on perd ; mesure-t -on ce qu’on risque d’obtenir ? » : je pense que Paul en a parfaitement conscience. Une fois de plus, il n’appelle pas à la révolte, il lance plutôt un énième appel aux gouvernements : faites gaffe ! Ci-dessous, dissy raconte que le PIB de la Grèce se serait contracté de 4,5% : c’est bien ce que l’on annonçait sur ce blog, en se demandant comment l’on pourrait rembourser ses dettes avec des ressources qui diminuent comme peau de chagrin. Il me semble que cela justifie l’inquiétude de l’allocution, n’est-il pas ?

    2. Monsieur : vous avez une morale et une philosophie abstraites, ie faites de mots, vides si vous préférez : le travail en soi, comme essence, cela n’existe pas. Le travail peut être contraint, il peut être extorqué, il peut être avilissant, on peut vendre ses orifices pour vivre et cela se nommera travail : le travail n’est pas séparable des conditions socio-techniques dans lesquelles on l’exécute, de sa place et de son statut dans tout cela (je passe entièrement sous silence ce qu’en dit Nietzsche, sachez que cela vaccine contre toutes formes de naïveté à l’égard du travail). Ces choses sont connues depuis bientôt deux, siècles, c’est aussi un symptôme de notre temps qu’il faille les réapprendre. L’urgence du moment, si vous fréquentez ces lieux, est d’un tout autre ordre que vos rêveries sentimentales et « contre-utopiques »

    3. @ Crapaud Rouge dit : 12 novembre 2010 à 20:04

      Bien sûr j’approuve Paul Jorion dans ses appels aux gouvernements et à tous ses lecteurs. Cependant, quand j’entrevois des risques, je me sens le devoir de les signaler dans le seul but d’éviter des catastrophes et aussi des remords, lesquels arrivent et sont mesurés quand c’est trop tard.

    4. @ jicé dit : 12 novembre 2010 à 20:11

      Monsieur,
      Je parle du travail après une expérience de 75 ans de vie, dont la plus grande part a été consacrée au travail, et ne vous en déplaise, jusqu’alors, cela m’a rendu heureux.

      En cela, j’ai suivi la voie de mes parents, travailleurs pauvres mais riches de grandes valeurs morales. Comme moi, ils louaient le travail et condamnaient la jalousie. C’est la clé de voûte de la philosophie qu’ils ont transmise à leurs enfants.
      A voir les gens autour de moi, notamment sur ce blog, je constate que beaucoup n’ont pas atteint un niveau de sérénité semblable et je me dis que ceux qui se sont engagés sur les voies tracées par Nietzsche, Marx et d’autres, auraient peut-être mieux fait de ne pas mépriser ce que la sagesse populaire enseigne depuis toujours.

      Au cas où vous chercheriez une voie concrète, je vous suggère celle-ci : http://www.pauljorion.com/blog/?p=2486#comment-21164

    5. Je suis toujours surpris quand l’interprétation de mon humeur est à ce point éloignée de mon propre sentiment. « Désabusé ou abattu, d’autres vous trouvent froid et gêné ». Je vois souvent ce genre d’interprétation quand je suis plus furieux que d’habitude. C’est sans doute pour cela qu’il m’arrive de dire : « Oui, aujourd’hui je suis fâché ! » Est-ce mon trop long séjour dans les pays anglo-saxons qui a rendu mes expressions à ce point indéchiffrables ?

      « En ciblant le travail comme étant à l’origine de la dignité humaine, il renoue avec ce qui, de tout temps, a fait la grandeur et la force de l’homme ». Ce « ciblage » me semble au contraire faire injure au travail comme étant à l’origine de la dignité humaine. A moins que vous n’assimiliez le travail forcé à celui qui « a fait la grandeur et la force de l’homme ». Il en est exactement l’inverse.

    6. @jducac

      Quant est-ce que vous comprendrez que c’est des gens comme vous, qui pensent comme vous qui vont vous les anéantir, vos titres de noblesse-propriété peanuts ? et surement pas les chômeurs, gauchistes, marxistes-léninistes, trotskistes-rmistes, collectivistes-jalousistes, égalitaristes-cigalistes, nietzschéo-hooliganistes ou que sais je encore ? Ceux-là, si tant est qu’ils existassent jamais, ils vont juste se marrer, se gondoler, s’esclaffer, se gausser. Et moi avec, vous avouerais-je – si vous me le demandiez ?- .. mais vous ne me le demandez pas, donc je n’ai rien dit. Soit. Mais allons ! Je ne sache pas que jusqu’à présent on eût toujours vu en vous Être au dessus de telles basses mesquineries.
      Et puis comme disait machin-truc, la critique est un impôt que l’envie perçoit sur le mérite. 😉

    7. @jducac

      Il ne faut peut-être pas jeter la pierre au gouvernement britannique. En ciblant le travail comme étant à l’origine de la dignité humaine, il renoue avec ce qui, de tout temps, a fait la grandeur et la force de l’homme

      A condition qu’il y ait un travail dignement rémunéré pour tous , sinon c’est l’esclavage .

    8. @ Paul Jorion dit : 12 novembre 2010 à 23:16

      Permettez-moi de revenir sur ce qui apparait nous séparer au sujet du travail.

      Selon moi, on doit attribuer au travail plusieurs grandes vertus.
      C’est en vénérant le travail que l’homme conquière sa dignité. En effet c’est grâce à lui qu’il a pu sortir de l’animalité en s’en différenciant. Lorsqu’il a compris cela, loin de s’en sentir esclave, l’homme s’approprie ce qui l’a fait tel qu’il est, c’est-à-dire un être vivant conscient des origines de son évolution.
      C’est par le travail que l’homme s’intègre dans ses communautés d’appartenance. En travaillant, chacun peut mesurer ce qu’il retire de son activité en même temps que ce qu’il apporte à ses semblables en contribuant à leur procurer des produits et des services pour répondre à leur besoins.
      C’est par le travail que l’homme peut assurer la survie de son espèce. Celui qui n’a pas conscience du devoir de travailler, est un ingrat dans le processus de perpétuation de son espèce. Il ne tient pas compte des efforts que ses prédécesseurs ont dû fournir pour qu’il existe lui-même aujourd’hui, et en égoïste, ne voit que s’il ne poursuit pas le processus, il est acteur de la disparition de son espèce.
      S’il ne prend pas conscience de son devoir de travailler, l’homme du 21ème siècle, met son statut d’homme en danger et peut précipiter sa fin en commettant ainsi un crime contre l’humanité.
      Certes, il peut avoir des circonstances atténuantes liées aux insuffisances de son éducation familiale, scolaire, sociétale.

      C’est pourquoi il ne me semble pas du tout critiquable, bien au contraire, qu’un Etat veuille réinvestir dans ce domaine, surtout quand il constate des carences au niveau des fonctions dont c’est normalement la charge ; et ce d’autant qu’elles remplissaient correctement leur mission il y a encore une soixantaine d’années avec beaucoup moins de moyens.

      Il s’agit d’un réinvestissement moral, afin de reconstituer le capital le plus précieux de l’humanité.

    9. @Jducac
      Ces êtres qui sont ‘arrivés à quelque chose dans la vie’ en travaillant puis en travaillant davantage nous impressionnent à juste titre parce qu’ils montrent une détermination et une force de caractère que l’on aimerait observer plus souvent chez les humains pour peu que tant de louables qualités ne desservent pas l’idée plus ou moins réaliste et, sans doute, pas assez désabusée que l’on se fait de l’Humanité.

      Très souvent, ces êtres qui ont consacré beaucoup d’énergie, une bonne part de leur énergie, toute leur énergie pour ‘arriver à quelque chose dans la vie’ ont hélas épargné trop peu d’énergie qui puisse être consacrée à la compréhension de quelques longues longueurs de l’interminable chaine dont ils constituent un si formidable maillon…

      D’autres fois, ils comprennent bien cette chaine. C’est fort possible qu’ils la comprennent comme la chaine alimentaire d’une jungle, une chaine dont ils se seraient approchés du sommet en travaillant et en travaillant d’avantage…

      Ainsi, ‘ne comprenant pas’ ou ‘comprenant à leur avantage’ ces êtres si formidables se laissent difficilement convaincre par ‘nos sensibleries à propos de l’Humanité’ ! Peut-être aurions-nous à travailler et à travailler davantage pour nous approcher de cette idée de l’Humanité ou pour guérir de nos sensibleries par le même truchement où se sont laissé couler ces êtres formidables!

    10. @ vigneron dit : 12 novembre 2010 à 23:55

      Il y a moins d’une semaine, vous vous déclariez être mon nouvel ami et je l’avais cru : http://www.pauljorion.com/blog/?p=17760#comment-121026

      Pardonnez-moi, mais je n’ai pas été habitué à ce qu’on traite ainsi ses amis, même quand on est en désaccord avec eux, en employant le ton de votre message.

      Non, chez nous, quand on croit voir un ami se fourvoyer, au lieu d’étaler son aigreur, sa rancœur, bref, tout ce qu’on a de moins bon à offrir, on s’efforce au contraire à l’aider à comprendre les raisons fondamentales de la divergence de vue. On développe généreusement ses idées, on aligne ses arguments on fait tout pour consolider l’amitié tout en faisant valoir ses vues. Car, quand il y a divergence c’est peut-être que l’un, tout autant que l’autre, n’a pas pris en considération toutes les données du problème.

      Or, avec-vous, on ne peut pas imaginer qu’une culture insuffisante ou qu’un manque d’aisance dans l’expression écrite vous empêche de vous exprimer autrement que par une sorte d’éructation bourrue. Ce mal mériterait certainement d’être soigné pour le plus grand bien de tous.

      Ça n’est qu’un conseil d’ami.

      @ Mianne dit : 13 novembre 2010 à 01:01

      A condition qu’il y ait un travail dignement rémunéré pour tous , sinon c’est l’esclavage

      Certes, c’est mieux quand il y a du travail dignement rémunéré pour tous. Mais quand il n’y en a pas et que ces gens sont en train de s’exclurent à jamais de pouvoir reprendre une activité, n’est ce pas mieux de les entraîner à travailler un peu pour les aider à réintégrer les habitudes du monde du travail ? Horaires à respecter, acceptation d’une hiérarchie, sensation d’être utile à la communauté etc….
      Que proposez-vous de faire pour ces personnes ?

    11. @Jducac

      Vous m’en voyez, doublement, navré, mais je suis obligé de constater le caractère massivement rétif de votre esprit à mes formes d’humour, aux vôtres aussi peut-être, involontaires, ou à toutes icelles, je ne sais. Les malentendus vous auront hélas égaré et je n’eus pas le cœur de vous désabuser trop tôt. Pardonnez moi cette vilenie, voulez-vous ?

      Pardonnez moi encore- et par contre – mais trouvez-vous sincèrement que « Je ne sache pas que jusqu’à présent on eût toujours vu en vous Être au dessus de telles basses mesquineries » ne soit manière « de m’exprimer autrement que par une sorte d’éructation bourrue« .
      Par quelque principe supérieur et obscur à mon âme naîve, je sens bien que jamais ne vous obligeront mes laborieux efforts voués pourtant à plaire au si délicat gout de la civilité qui fait tout votre charme.

    12. Permettez moi de raconter une anecdote qui me concerne ainsi qu’un ami.
      Je fais partie d’un jardin communautaire, et cet après midi nous avons eu une AG
      L’ami en question est juriste et fait partie aussi de ce jardin, il est malade de la peur de la foule et la confrontation, ce qui fait qu’il n’a plus d’emploi et qu’il vit (si on peut dire) d’une allocation d’incapacité de 800€ /mois.
      Aujourd’hui sa vie est au jardin, il est un des plus motivé et si nous en avions les moyens, lui et moi et tout les autres nous pourrions créé une modeste partie de ce développement durable encore valable dans mille ans.
      Lui qui a peur de la foule a pris la parole devant une vingtaine de personnes et s’en est tiré avec des applaudissements.
      A l’intérieur du groupe il s’est épanoui, il est toujours le premier à s’investir , enfin bref, il a trouvé son royaume.
      Vous parlez de réinvestissement moral, il n’y en a aucun qui puisse égaler un investissement de ce type, surtout pas le travail sous une autorité avec des horaires et des hiéarchies à respecter.
      L’ activité qu’il a choisi, (ou qui l’a choisi) n’a qu’un seul objectif: la progression personnelle dans la durabilité qui le continuera dans l’histoire de l’humanité.
      C’est cela la grandeur de l’homme.
      Je voudrais également vous dire que nous n’essayons pas de vous convaincre, nous vous utilisons pour aiguiser notre argumentation.
      Ne changez rien surtout, restez vous-même et je suis sincère, ce n’est pas une moquerie de ma part.

    13. @ michel lambotte dit : 13 novembre 2010 à 18:27

      Vous me voyez ravi de votre bonheur.

      J’espère que votre ami prends conscience de ce qu’il doit à sa communauté d’appartenance qui contribue à lui fournir cette allocation de 800€, laquelle n’est pas venue du ciel.

      Je crois malgré tout que vous ne mesurez pas encore tout ce que vous devez aux grandes organisations très structurées et hiérarchisées qui atteignent des performances impossibles à atteindre avec des associations à caractère artisanal. Internet a été inventé dans une organisation militaire. Les télécom notamment par le biais des satellites imposent des structures industrielles pour atteindre les performances et des prix dont vous êtes bénéficiaire sans en prendre conscience.
      Tout ce confort dont nous profitons tous ne nous est permis que parce que nous avons su nous les offrir en adoptant des processus industriels qui permettent, grâce aux effets d’échelle, de réduire les coûts des produits et des services. Je ne souhaite pas que vous le mesuriez à vos dépens suite à un effondrement du monde évolué que vous méprisez..

      Et comme vous le souhaitez, en conscience et toute bonne conscience, je continuerai à vous faire part de ce que je crois de mon devoir de vous faire comprendre.

    14. @Tous : vous en êtes toujours à vouloir convaincre jducac de ses erreurs ? Z’êtes pas rapides à la détente… 🙂 Perso, j’ai vite compris qu’il n’y avait rien à tirer de ce monsieur. Son expérience, sa sincérité et sa courtoisie en font une personne tout à fait respectable, mais il n’a rien vu et ne veut rien voir de la dimension collective des phénomènes qui nous intéressent. Il a passé toute sa vie à suivre son bonhomme de chemin, (dans une période économiquement heureuse, qui plus est), et n’a de cesse de s’étonner que tout le monde ne fasse ni ne pense comme lui. Respectable, jducac, certes, mais c’est avant tout un parfait égocentrique. Un bon et brave cheval avec de grandes œillères.

    15. @ Crapeau Rouge

      Ce que je dis de jducac s’applique aussi à certain gauchiste qui ne voit que la défense absolue des acquis comme solution à la crise.
      De ce côté là aussi la détente est assez pénible.

    16. @ jducac

      Tout ce confort dont nous profitons tous ne nous est permis que parce que nous avons su nous les offrir en adoptant des processus industriels qui permettent, grâce aux effets d’échelle, de réduire les coûts des produits et des services.

      Pas seulement, c’est aussi et surtout grâce à une énergie et des matières premières à bas prix que l’occident s’est accaparé pour réaliser son expansion industrielle, et qui plus est en spoliant les peuples du tiers- monde;
      Ce monde est terminé que cela vous plaise ou non, nous sommes devant une crise de civilisation, et ne voyez aucun mépris de ma part à l’adresse de ce que nos pères ont construit.
      Par contre, dans vos commentaires, je vois du mépris à l’adresse de tous ceux qui proposent des idées sortant des sentiers battus.
      Il est de mon devoir d’essayer de comprendre sans arrières pensées ni oeillères, les causes et les conséquences de cette crise de civilisation
      Comme le dit très bien jicé, le travail en soi comme essence, cela n’existe pas , effectivement derrière le travail il y a la création et la distribution des richesses.
      Quelle richesses et pourquoi faire est la question principale qui doit être posée de toute urgence.
      Rassurez vous pour l’allocation de 800€ de mon ami, nous allons tout faire pour « l’activer » (avec un supplément cela va de soit ) dans une certaine activité économique basée sur une agriculture relocalisée drôlement plus efficace sur le plan énergétique que l’effet d’échelle qui prévalait lors de l’ère industrielle, comme vous voyez, j’en parle au passé alors que c’est toujours le présent.

    17. Tiens, un débat d’anachorètes. La pénitence est-elle un instrument pour conduire au Paradis ou est-elle bonne en elle-même? Hummm, j’hésite.

    18. @Moi

      Je n’ai peut-être pas votre erudition, mais je ne vois pas le rapport!!
      Cela fait longtemps que j’ai évacuer Dieu et le Paradis de mes concepts.
      La pénitence! Quelle pénitence?

    19. @ Tous

      Croyez-vous que je vais renoncer à défendre mes idées parce que, de diverses manières, certains cherchent la déstabilisation en s’en prenant à ma personne ?

      A l’issue d’un parcours de vie suffisamment long, surtout quand on démarre au plus bas de l’échelle, on a la peau tannée par suite des attaques reçues de toutes parts.
      En voyant d’où viennent les flèches et quelles sont les circonstances de leur déclenchement, on voit très bien quels sont les points faibles dans l’armure de ceux qui les décochent.

      Ils manquent d’arguments à opposer à ceux que j’ai avancés ci-dessus, concernant le travail. Ce qui les gêne le plus, c’est probablement qu’ils ont jusqu’alors professer des idées et des théories contraires à celles que j’exprime.

      Mais alors comment affirmer sur un blog porté à la connaissance du monde entier qu’on est férocement contre le respect de la valeur travail et de la morale universelle qui l’accompagne ?

      C’est bien évidemment très difficile. Alors, pour tenter de détourner le malaise de la culpabilité, on cherche à discréditer celui qui à conduit son existence en essayant de se conformer au mieux aux préceptes simples qui lui ont été enseignés par des personnes sages à défaut d’être aussi cultivées que celles qui s’érigent ici en censeurs.

      Ayant connu une existence très satisfaisante en appliquant ces préceptes, je profite des possibilités offertes par ce blog pour les faire valoir auprès de ceux qui n’ont pas eu la chance de se les voir enseigner. Faute de cela, beaucoup se trouvent aujourd’hui, sur ce site comme ailleurs, habités par la jalousie, la haine, l’aigreur, le rejet de l’autre et de soi-même.

      En disant cela, je ne cherche qu’à rendre service à ceux qui veulent bien entendre. En même temps je rends hommage à ces enseignants modestes qui, grâce à leur action pleine de bienveillance, m’amènent à perpétuer leurs conseils.

    20. @jducac : « Mais alors comment affirmer sur un blog porté à la connaissance du monde entier qu’on est férocement contre le respect de la valeur travail et de la morale universelle qui l’accompagne ? » : sur ce « blog porté à la connaissance du monde entier » il n’y a pas grand monde pour contester la « valeur travail » personnelle. Paul le premier travaille énormément à ce blog, et des tas de sociologues disent que les salariés s’investissent personnellement dans le travail. (Vous n’êtes pas le seul et encore moins le premier.) En revanche, l’on est nombreux à contester l’idéologie du travail que la droite et les capitalistes imposent. Ce n’est pas pareil, monsieur jducac, il serait temps que vous en preniez conscience, vous allez finir par lasser. Que vous ayez eu la chance, vous, de tomber dans un cycle économique favorable ne devrait pas vous empêcher de PENSER AUX AUTRES, à ceux qui CREVENT par suicide, (France Télécom, Renault,…) ou par accidents, et penser, de manière générale, aux CONDITIONS de travail. Mais non, les conditions de travail, c’est-à-dire la réalité des autres, ça ne peut pas vous intéresser : ce n’est pas conforme à votre petit univers momifié.

    21. Bonsoir !

      à JCDUCAC :

      Pourriez vous, svp, développer ce point particulier :
      « …Mais alors comment affirmer sur un blog porté à la connaissance du monde entier qu’on est férocement contre le respect de la valeur travail et de la morale universelle qui l’accompagne ? »

      Merci par avance .

    22. @ michel lambotte dit : 14 novembre 2010 à 11:12

      Pas seulement, c’est aussi et surtout grâce à une énergie et des matières premières à bas prix que l’occident s’est accaparé pour réaliser son expansion industrielle, et qui plus est en spoliant les peuples du tiers- monde;

      Peut-être ne lisez-vous pas tous mes commentaires sans quoi vous verriez que je ne cesse de dire la même chose que vous sur ce plan.
      Là où nous divergeons, c’est sur ce qu’il faudrait faire quand on n’aura plus cette énergie abondante et bon marché. Vous, vous dites, d’après ce que j’ai cru retenir, qu’il faut relocaliser toutes les activités pour que chaque petite communauté soit autonome. Par exemple j’imagine que vous verriez très bien votre descendant tout faire de ses mains comme vous avez bricolé votre machine à aérer la terre. Moi, je ne le crois pas car la quantité d’énergie utilisée pour produire à l’unité de telles machines sera probablement toujours plus élevée que celle nécessaire pour produire en grand nombre. De plus, je n’imagine pas que vous pensiez voir s’élever un haut fourneau dans chaque région, une fabrique de perceuses ou de postes de soudure à l’arc dans chaque département sans lesquels il est difficile de continuer à produire de manière artisanale. Donc, je n’imagine pas que d’un coup on tire un trait sur la production industrielle.

      Pour moi c’est une invention majeure de l’humanité, celle qui a permis d’améliorer les conditions de vie du plus grand nombre. Il faut, c’est évident, la repenser en tenant compte de la dépense en richesses non renouvelables et de ses autres points négatifs à corriger. Cela amènera probablement de profonds changements, notamment en matière de maintenance et d’accroissement de durée de vie des produits avec pour corolaire une réduction de leur vitesse d’évolution, une réduction du nombre de marques et de la publicité etc….

      Par contre, dans vos commentaires, je vois du mépris à l’adresse de tous ceux qui proposent des idées sortant des sentiers battus.

      Je ne méprise aucune idée car je pense que pour la plupart, elles émanent de bonnes intentions. Mais, quand une idée me semble trop irréaliste où quand je la vois porteuse de trop de risques pour l’émetteur ou pour ceux qui vont être affectés par sa mise en œuvre, je me sens le devoir de le dire. C’est, pour moi, une question de responsabilité et de conscience.

      Mon objectif, je croyais que vous l’aviez compris , n’est pas de lutter contre celui qui a émis l’idée nouvelle mais, au contraire, de l’aider à prendre en compte des aspects qu’il n’a peut-être pas vus.

      Les remarques, objections, et autres mises en doute dont je fais part du fait de mon expérience, méritent alors d’être reçues comme des apports complémentaires, comme des stimuli destinés à fortifier l’idée nouvelle. Tant qu’on est au niveau de l’idée, il suffit alors, face aux critiques engendrées, que le porteur de l’idée nouvelle réunisse les éléments et arguments qui montrent leur prise en compte. S’il ne le fait pas, ou est dans l’incapacité de le faire, c’est lui qui méprise les idées des autres en usant parfois de procédés peu glorieux. D’ailleurs sa porte de sortie, qui est très souvent la marque de sa faiblesse, consiste, au lieu de réunir les preuves de la validité de son idée par la production d’arguments ou d’exemples tirés de l’expérience, à faire usage de violence verbale à l’encontre du contradicteur ressenti comme gênant.
      L’objectif est alors de tenter de l’éliminer en le discréditant aux yeux des observateurs. On lui prête de mauvais sentiments, on le classe dans le camp de ceux qu’il faut haïr parce qu’ils sont différents, alors que nous sommes fondamentalement tous les mêmes. Une autre échappatoire à la fourniture de contre arguments, parfois impossibles à trouver, consiste à faire usage de la pirouette pour atterrir dans l’humour, l’ironie, la dérision, ou la raillerie.

      Chacun est libre de son style, y compris de rester silencieux.

    23. @ tomate dit : 14 novembre 2010 à 19:51

      Pourriez vous, svp, développer ce point particulier :
      « …Mais alors comment affirmer sur un blog porté à la connaissance du monde entier qu’on est férocement contre le respect de la valeur travail et de la morale universelle qui l’accompagne ?

      Selon l’idée que je me fais des hommes de notre temps, pour autant qu’ils s’appellent encore hommes, je n’en n’imagine aucun qui puisse être suffisamment cynique et immoral, pour annoncer à la face du monde qu’il s’autorise à ne pas travailler, à ne produire ni bien ni service en échange de ceux qu’il reçoit directement ou indirectement des autres.

      C’est pourquoi, j’estime qu’un enseignement sur ce sujet fondamental doit être dispensé, dès la prime enfance. C’est rendre un immense service au futur adolescent et futur adulte que de le placer très tôt sur une trajectoire qui l’amènera à aimer travailler et au travers du travail, à voir en quoi cela le relie à ses semblables présents, passés ou à venir, quelles que soient les fonctions occupées du haut au bas de l’échelle sociale.

      Travailler, ça n’est pas une corvée, tout au contraire, dès lors qu’on voit ce qu’on apporte aux autres pris individuellement ou collectivement. C’est même une occasion de saine joie de vivre.

      Bien évidemment c’est plus difficile d’être heureux en travaillant quand depuis toujours on a entendu dire autour de soi à toute occasion, que ce que l’on fait au travail ne sert qu’au profit de ce salaud de capitaliste qui se cache en bout de chaîne. Pour rendre les gens malheureux il n’y a rien de plus efficace surtout si en plus, on installe dans leur esprit, qu’il n’y a qu’une seule solution : l’égalité généralisée des situations sociales.

      Pour amener l’effondrement d’une communauté, il n’y a pas mieux . Cela m’étonnerait beaucoup qu’on parle ainsi aux enfants chinois. Attendons quelques années et ce sont eux qui viendront nous éduquer à moins qu’ils nous laissent nous déclasser par nous-mêmes, pour faire de la place aux hommes de demain.

    24. @michel lambotte: jducac croit que la frugalité (la pénitence) mène au capital (Dieu). Vous, vous croyez que la frugalité est bonne en elle-même. Pour être franc, je suis moi-même parfois aussi de ce genre (Dieu, je n’y crois pas du tout). Mais parfois seulement: lorsque je suis pessimiste ou déprimé.

    25. Merci de votre réponse, Mr JCDUCAC .
      J’y retrouve certaines valeurs auxquelles j’adhère : L’ épanouissement à travers une activité, et les liens qui unissent 2 dont l’activité réalisée par l’un sert l’activité réalisée par l’autre et réciproquement, la satisfaction d’avoir réalisé et mené à son terme l’activité planifiée en fin de journée, notamment .
      Toutefois, je vais vous répondre comme suit, en espérant que vous comprendrez dans quelle situation beaucoup d’humains sont actuellement, du fait d’une déviation du système actuel, dont nous sommes une composante :
      « Que j’aimerai, à nouveau, ressentir ces sensations, cette fatigue, ces questionnements, cette fierté personnelle et partagée, ces résultats tangibles et multipliés en portant mon regard et mon oreille auprès de mon voisin, mon collègue, mon ami, mon copain, mon ennemi? »

      Très bonne soirée !

    26. @jducac : de retour sur ce fil pour voir ce que vous auriez pensé de ma prose, je tombe sur ceci, de vous, bien évidemment : « Travailler, ça n’est pas une corvée, tout au contraire, dès lors qu’on voit ce qu’on apporte aux autres pris individuellement ou collectivement. C’est même une occasion de saine joie de vivre. » : mais qu’est-ce que vous imaginez ? Que tout le monde bosse au Secours Catholique, chez Emmaüs ou aux Resto du Coeur ? Une telle constance dans la naïveté, ce n’est plus de la naïveté, monsieur jducac, mais de la franche bêtise. Désolé d’avoir à vous le dire.

    27. @ Crapaud Rouge dit : 21 novembre 2010 à 12:53

      Travailler, ça n’est pas une corvée, tout au contraire, dès lors qu’on voit ce qu’on apporte aux autres pris individuellement ou collectivement. C’est même une occasion de saine joie de vivre.

      Oui, je revendique cette déclaration et je plains sincèrement ceux qui, tout en étant pourvus d’une intelligence supérieure, n’ont pas connu ce bonheur. Faut-il être bête ou intelligent pour aller à son travail avec plaisir, pour partager avec ses collègues, supérieurs ou subordonnés, la satisfaction d’avoir atteint un objectif modeste ou difficile, lequel procure à vos contemporains des biens et des services utiles et qui font progresser l’humanité.

      Mais quelles sont les personnes responsables de votre éducation et qui vous ont rendu aussi négatif ? Vous avez le droit de leur en vouloir de ne pas vous avoir donné les bonnes clés pour être heureux au travail et dans la vie.

      Personnellement, je suis reconnaissant tout autant à mes parents, travailleurs dès 13 ou 14 ans, qu’à mes instituteurs laïcs et républicains, qu’à mes autres profs, qu’à tous ceux que j’ai rencontrés dans mon activité professionnelle et qui m’ont montré qu’ils partageaient cette vision. Etaient-ils tous bêtes ? J’en doute.

      J’espère que vous n’êtes pas éducateur vous-même. Si vous l’étiez, je vous inviterais à changer de voie pour ne pas propager un état d’esprit aussi destructeur.

  26. « Le don de l’esprit saint est surtout fait pour être gardé en premier pour nos élites mondiales … Plus je garderais ce que l’on me donne, et moins je comblerai le monde de mon avarice partout :
    ce sera donc plus grande avarice sur avarice, brutalité sur brutalité, partout le chantage tel est surtout cette seule conception possible du travail sur terre que je préfère partout obliger, forcer. »

  27. Je viens de relire: « La grande crise monétaire du XXIième siècle a déjà commencé! » de Pierre Leconte publié en décembre 2007. C’est en effet un sujet brûlant, trois ans après.
    Pour résumer l’auteur se nourrit des idées de l’Ecole autrichienne (Mises, Hayek) et d’économistes tels que Jacques Rueff et Charles Rist. Il souhaite la suppression des Banques centrales, la privatisation de la monnaie, ne souhaite évidemment pas la nationalisation des banques: « D’une façon générale, je ne crois pas aux politiques keynésiennes de relance ni aux politiques marxistes de nationalisation des banques. Il faut laisser le marché fonctionner, sans le manipuler.. « .Il pense que nous allons vers l’hyperinflation et avait bien anticipé les krach de 2007 et 2008. Son scénario pour la crise en cours: »On passera du krach boursier au krach obligataire pour terminer par un krach monétaire ». Il envisage une explosion de la zone euro lors du krach obligataire, pour autant les USA ne s’en sortirons pas indemne. Il prône dans l’immédiat d’investir dans l’or, il est vrai que depuis 2007 ce qui s’est passé lui a donné raison: l’or est passé de 700$ l’once à 1400$ l’once, alors qu’après guerre il était à 35$ l’once. C’est au début des années 70 que R. Nixon a découplé le dollar de l’or, pour cause de financement de la guerre du Viet-Nam. Pour revenir à l’auteur il a une certaine nostalgie du système étalon-or qui était en vigueur avant 1914.
    A propos de capitalisme et libéralisme, j’ai retenu quelques phrases intéressantes dans son livre:
    « Le capitalisme est la résultante des pratiques économiques et sociales visant pour les classes dominantes au contrôle de la plus grande partie de la richesse, sans prétendre se référer à une quelconque idéologie, et le libéralisme, qui est un idéal de liberté visant à permettre l’expression des individus dans toutes ses composantes (philosophiques, politiques, économiques). Si le capitalisme est compatible avec une société totalitaire, une société authentiquement libérale ne peut-être capitaliste. » … « Les formes actuelles du capitalisme, par la violence dont il est constitutif et le caractère extrême des différences économiques et sociales qu’il provoque, sont évidemment inquiétantes ».
    A propos du totalitarisme collectiviste, ou du capitalisme d’état si l’on préfère, il cite Hayek: » Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de manière égale, et tenter de les rendre égaux. La première est une condition d’une société libre. Alors que la seconde n’est qu’une nouvelle forme de servitude ». Il renchérit avec une citation de Milton Friedman: « La combinaison du pouvoir économique et du pouvoir politique dans les mêmes mains est une recette assurée pour la tyrannie ».
    Tout cela est fort bien, les collectivistes étendent l’emprise de l’état sur le secteur privé, et les anti-collectivistes privatisent l’état, c’est ce à quoi on a assisté depuis la vague dite néo-libérale des années 1980. Au final ces deux EXTREMISMES aboutissent à la TYRANNIE puisque les pouvoirs économiques et politiques finissent dans les mêmes mains. Cameron privatise l’Etat, tout comme il est déjà privatisé (en tout cas soumis à l’influence des lobbies) aux USA et comme Sarkozy rêve de le faire en France. Ce faisant ils détruisent l’Etat providence, et donc les stabilisateurs sociaux qui seuls rendaient cette forme de capitalisme supportable aux populations d’europe occidentales (Pour les Etats-Unis c’est un peu différent, c’est un pays de colons émancipés de la puissance tutélaire anglaise, qui se méfient congénitalement de toute immixtion de la puissance étatique(même privatisée) dans leurs affaires, d’où la révolte Tea Parties). Cette privatisation de l’ Etat aboutit à la tyrannie puisque le pouvoir économique et le pouvoir politique sont aux mains de la même frange de la population. Le capitalisme d’ Etat stalinien oligarchique tuait les libertés individuelles en contrepartie d’une certaine sécurité économique et sociale, le capitalisme financier oligarchique tue la sécurité au sens économique et social du terme et constitue une menace pour les libertés individuelles. Les deux ne sont pas viables sur le long terme, pour le premier il est déjà mort, malgré son énorme appareil répressif, pour le second il lui va falloir pour se maintenir augmenter la puissance de son appareil coercitif, c’est d’ailleurs ce à quoi il s’emploie depuis les années Thatcher, Reagan, en passant par Bush, Berlusconi, Sarkozy et sans doute Cameron; mais il mourra aussi, car pour reprendre les mots du philosophe anglais John Locke: « Le droit naturel à la conservation de soi formulé par Hobbes, implique un droit à la révolte contre tout tyran qui utiliserait injustement ses pouvoirs contre les intérêts du peuple. »
    A mes yeux il n’y a qu’une seule issue, revenir à la séparation stricte des pouvoirs: économiques, politiques( dans le politique: séparation du législatif, exécutif et juridique), et du pouvoir médiatique. Revenir à une économie authentiquement mixte, dans laquelle les secteurs publics et privés sont complémentaires et non adversaires. Transformer les règles électorales afin que toutes les couches et fractions de la populations soient équitablement représentées dans les assemblées parlementaires, tout en se dotant de règles simples et claires permettant à l’exécutif de trancher les débats parlementaires en cas de difficultés. Remettre au coeur du débat public les questions de fond: quel type de société voulons nous, qu’est-ce devrait relever du public, qu’est-ce qui devrait relever du privé, comment adapter nos modes de vies aux défis environnementaux etc …

    1. Joan, votre analyse, dans son ensemble, me plait beaucoup ; Et à la question du type de société que nous voulons, je réponds que pour ma part, je cède volontiers à votre proposition…
      Cordialement – Philippe

    2. @ Joan,

      Bien sûr, vous avez raison, mais c’est à la fois simple et compliqué à réaliser : comment lutter contre les mauvaises habitudes des hommes publics-privés, leur formation et leurs acquis ?
      Mais oui, c’est le chemin à suivre mais les moyens pour y parvenir sont légèrement moins clairs.

      Cordialement,

    3. Séparation des pouvoirs économiques, politiques et médiatiques?
      Non! Il s’agit de démocratiser le pouvoir économique! De le faire rentrer dans la sphère du politique au sens noble, c’est-à-dire de la prise en charge par les citoyens de leur destin, en lieu et place de la dictature qui règne au sein du monde de l’entreprise…

  28. Si le projet baptisé « Livre banc » est adopté, les chômeurs britanniques seront privés de l’allocation forfaitaire de 65 livres (75 euros ou 105 $) durant trois mois s’ils refusent une offre, et durant trois ans s’ils rejettent trois offres.

    Le gouvernement conservateur de David Cameron prévoit également d’obliger les chômeurs à effectuer un travail obligatoire d’intérêt général (de 9h à 17h), sous peine d’une suspension de leurs allocations.

    Sur les 2,5 millions de chômeurs reconnus (les Britanniques sont en fait deux fois plus nombreux à être sans emploi), 1,5 million touchent des allocations chômage, peu généreuses mais vitales. Ils peuvent les perdre s’ils manquent un rendez-vous à l’agence pour l’emploi ou s’ils refusent un emploi. Les étudiants verront en revanche tripler les droits annuels d’admission universitaires.

    L’Angleterre est comme K.O. debout depuis quelques semaines. Les citoyens britanniques découvrent que leur pays est exsangue économiquement et dans l’incapacité de se relever… même au prix d’un retour express vers une sorte de moyen âge social que même Margaret Thatcher n’aurait osé concevoir dans ses rêves les plus ultra-libéraux.

    Le « Libre blanc » du gouvernement inclut toute série de suppressions d’aides au logement. Cela va précariser un grand nombre de locataires et instaurer un climat de crise « viscérale » qui n’épargnera aucun échelon de la société britannique.

    Ce qui se passe outre-Manche n’est que le laboratoire avancé de ce qui ne manquera pas de survenir outre-Atlantique si les créanciers des Etats-Unis réclament des garanties que leurs prêts seront remboursés.

    Wall Street encouragera également n’importe quel carnage social plutôt que de voir les rendements obligataires se tendre, malgré le QE2 de la Fed. La sauvegarde des bulles d’actifs — qui exige des taux éternellement bas — passe bien avant le peuple. Quant aux privilèges des brasseurs d’argent, ils passent bien avant l’intérêt général.

    C’est une rude leçon qui découle de la crise des subprime et du transfert massif des pertes des fossoyeurs du capitalisme vers le secteur public. Si la planche à billets est encore jugée indispensable, c’est que les Etats-Unis sont déjà en faillite : le jeu consiste simplement à retarder ce constat ! Le contribuable devra boire le calice jusqu’à la lie.

    Mais cela ne fait plus aucune différence. Chacun sait bien — les cyniques de Wall Street mieux que personne — que l’endettement que l’Etat fédéral a contracté avec la complicité de la Fed et grâce à la garantie involontaire des épargnants américains ne sera pas remboursé !
    Philippe Béchade http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101112-3175.html

    Je ne sais pas ce qui va se passer en GB mais leur situation est très similaire, hors effet d’échelle, a celle de l’Islande, de l’Irlande et de la Grèce. Un plan d’austérité particulièrement brutal ne devrait pas donner d’autre résultat que celui qu’on peut observer dans les pays précédemment touchés : une diminution importante de l’activité et l’échec de l’opération sur le long terme menant à une dévaluation massive, et la perte importante de pouvoir d’achat correspondante. Ainsi qu’à l’euthanasie de la classe moyenne, transféré vers la classe pauvre.

    Si l’Irlande et la Grèce font toujours partie de l’euro ça risque de ne pas durer, les allemands préparent leur sortie en douceur (relative sans doute) pour ne pas devoir y transférer de leur argent. Ce sera l’occasion pour les exclus de créer un EuroSud auxquels les autres pourront s’agréger, Italie, Portugal, Espagne, France peut-être?

    J’ai un doute sur une mobilisation massive des anglais contre leur gouvernement, ils sont depuis toujours particulièrement passifs devant les décisions politiques les concernant. La lutte des classes n’a jamais vraiment accroché, ils sont « heureux » du système quasi-féodal très inégalitaire en place depuis la nuit des temps. La classe moyenne est de création trop récente, fin des années ’60 et surtout début des années ’80 pour avoir modifié profondément les mentalités.
    Je me demande même dans quelle mesure les anglais ne seraient pas rassurés de retrouver des classes sociales encore plus marquées, dont une classe miséreuse très nombreuse, comme elles existaient à l’époque victorienne et avant.
    Mais ce sont peut-être mes lectures d’auteurs anglais anciens qui me donnent une fausse conception de ce que veulent les anglais d’aujourd’hui?

    1. Selon moi les dernières mesures mises en place par le gouvernement Anglais envers déjà une catégorie de personnes déjà bien épprouvé comme ça par la difficulté à retrouver une meilleure situation de vie, sont carrément contraire aux réelles valeurs de l’évangile, pire encore surtout dans le contexte actuel, mondial, à quand la solution finale aussi pour les moins habiles de ce monde, il est vrai que le pauvre travailleur de plus coûte déjà si cher à être toujours plus mal payer au rabais et au lance-pièrre de plus, comme ils sont bien habiles les plus grands renards et avares de ce monde à vouloir encore juger un peu plus leur monde n’arrivant même plus à suivre le rythme de plus en plus du monde du travail actuel, si on peut encore appeler cela mieux faire évoluer la mentalité de l’homme au travail.

      (Matthieu, 20 : 1-16) :

      « Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? Ils lui répondirent : c’est que personne ne nous a embauchés, ( c’est-à-dire que tout le monde devient de plus en plus difficile aussi). Allez, vous aussi, dans la vigne, leur dit-il. Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent : ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur. Il répondit à l’un d’eux : Mon ami ! Je ne te fais pas tort, n’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui est à toi et va-t-en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ?

      Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. »

    2. @Jérémie : « Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? » : la « fable » semble très morale, car fort charitable pour l’ouvrier de la 11ième heure, mais je la trouve totalement immorale. Les pauvres ne font pas « ce qu’ils veulent » de l’argent, mais ce que la nécessité exige, ce n’est pas pour rien qu’on les appelle aussi « nécessiteux ». Faire ce que l’on veut de son argent est une faculté impie.

    3. Crapaud Rouge @ et Jérémie @
      (Matthieu, 20 : 1-16) :
       » ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur. Il répondit à l’un d’eux : Mon ami ! Je ne te fais pas tort, n’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui est à toi et va-t-en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ?  »

      Cette parabole expose l’idée de » l’égalitarisme » versus « la justice » dans un univers non homogène. En effet, ce qui est sous-entendu, c’est que la justice « divine » n’est pas « humaine ». Il y a donc 2 univers avec 2 intelligences distinctes, autrement dit 2 codes de loi.
      Cette « injustice sociale » est courante et normale en société islamique, qui voit par exemple la richesse pétrolière comme un don divin au pays qui a des gisements de pétrole.
      Pourtant au nom d’une justice humaine sociale mondiale, ne devrait-on pas partager entre toutes les nations ce qui n’a pas été produit par l’effort humain ? Pourquoi une utopie de justice sociale dans la répartition des revenus au niveau d’un pays et situation normale au niveau mondial dans une inégalité de pouvoir d’achat ?
      Les bouddhistes ont une approche plus efficace du bonheur humain, par la suppression de la convoitise: Dans le renoncement aux biens matériels résulte la vraie égalité humaine.

    4. La réinvention des « workhouses » à l’anglaise n’est pas loin . En France, à la différence de l’ancienne ANPE qui mettait en relation employeurs et demandeurs d’emplois, le nouveau Pôle Emploi n’a plus pour fonction que de radier les chômeurs sous tous les prétextes pour les faire momentanément disparaître des chiffres officiels du chômage et leur supprimer leurs indemnités pendant les quelques semaines que prend leur réinscription . Telle cette pauvre femme aux jambes terriblement enflées, à la station debout pénible, radiée sans état d’âme parce qu’elle avait « refusé » un emploi saisonnier de cueillette de fruits…
      D’où le surnom des employés du Pôle Emploi, dont certains, anciens de l’ANPE, ne peuvent supporter le nouveau rôle qu’on leur fait jouer « j’étais conseiller à l’ANPE, maintenant je suis radiateur au Pôle Emploi ».

    5. Les bouddhistes ont une approche plus efficace du bonheur humain, par la suppression de la convoitise: Dans le renoncement aux biens matériels résulte la vraie égalité humaine

      ascètes de tous les lieux et de tous les temps, unissez-vous !
      Evidemment, cela doit être dû à un choix personnel, et intérieur pour être valable …

      N’utilisez pas le bouddhisme, pas plus que toute autre philosophie, et, ou, religions !
      Il y a chez les bouddhistes, comme partout ailleurs, des gens respectables, et intégres quant à leurs convictions …mais, aussi , au fil des siècles des moines dodus, gros et gras, dans de riches monastères, servant le pouvoir politique en place,et intriguant, tandis que les gueux crèvent de faim … ( comme dans toute organisation « spirituelle » au fil des âges ! )

      Maintenant, si vous conseillez aux autres – et, à vous même j’espère, sinon, il y a comme un malaise -la plus grande frugalité, le dépouillement , commençons donc par ceux qui ont trop :
      il faut les alléger d’un poids ! si, si ! je vous assure ! c’est pour le bien de leur âme !

      D’ailleurs, nus nous venons, nus nous partons !

  29. Vous avez vu ce qui se passe en belgique ?
    Les employés de BRINK refusant de passer sous regime ouvrier , le patron americain de la boite se declare en faillite et refuse de payer les préavis de 350 personnes !!

    1. Une class action est-elle possible contre ce patron-voyou ? La Brink ferme-t-elle ses portes partout dans le monde ?

  30. cher paul,
    votre mot de la fin  » si les chutes continuent comme ça, on ne pourra pas continuer à ne faire que des chroniques  » me semble essentiel et longuement introduit par votre développement sur les anglais. vous voila pragmatique. il va falloir passer à la vitesse supérieure, que la majorité montre sa force..

    1. parce qu’ils en avaient quelque-chose à faire de notre jugement sur leur comportement face à leurs exactions irak?

    2. Franchement Pierre, j’en ai rien à  »cirer » de ce que pensent les américains et britaniques de Paris ou d’ailleurs.
      En 1789 également tous ces peuples ne comprenaient rien et étaient terrorisés par la Révolution.
      La passivité de certains peuples face à ce qu’ils endurent ou font endurer aux autres est inqualifiable.

    3. Vous avez bien compris que ma réponse n’était pas dirigée contre vous mais contre toutes ces  »lavettes » qui pleurnichent mais ne font rien pour modifier le système et pire, critiquent ceux qui se battent.

    4. J’aurais dût dire « des » Américains et « des » Britanniques » de Paris.
      Pensent-ils que PSG/Marseille ça vaut Manchester/Liverpool ?
      Moi ça m’étonne toujours autant les guerres « civiles » de supporters sportifs…..
      La vie c’est du sport, le sport de la compétition, et l’ultime compétition la guerre.
      Pour une fois, tout le monde comprend, et la meute se forme à la sonnerie des sept vuvuzellas….

  31. Brzezinski a inventer le terme de titi-tainment ….

    moins de soma et plus de 1984 …. un peu de hunxley et beaucoup de Orwell tell sera la tendence…..

  32. By doing nothing, we will condemn our whole society to years of zero growth, depression (the psychological kind, as well as the economic kind) and mass emigration. The generation that the Irish State would be giving up on, reacts by giving up on Ireland.
    All the while as the Government’s bankruptcy is laid bare, the middle classes with savings will panic and get their cash out of the country.
    If we want to avoid a bank run we have to give some form of debt amnesty. It might be that the banks would have to write down the value of outstanding mortgages before they are defaulted on, rather than after. It could come through changes in the mortgage contracts so the mortgage becomes tied to the property rather than to the borrower. It could even come through changes in our bankruptcy laws so people who are in dire straits can draw a line under their past and have some chance of starting afresh.

    http://www.davidmcwilliams.ie/2010/11/10/government-must-cut-deal-that-gives-the-people-hope

  33. En bon libDem, David Cameron a promis durant sa campagne électorale la gratuité des études universitaires… 4 semaines après son élection, il multiplie les droits d’inscription par trois. Faut quand-même pas prendre les enfants du Bon dieu pour des canards sauvages !
    Si l’on y regarde bien, y a-t-il une chance que la crise financière se transforme en premier en crise tout court façon révolte dans la première place financière européenne ? Ça aurait du sens, non ?

    @Paul Jorion
    Attention, repos impératif pour vous ce we !
    Vous montrez les signes de lassitude et de tristesse propres aux épuisés.
    Laissez donc l’actualité vivre sa vie durant 3 jours, elle peut bien attendre. Et vous ne pouvez pas grand-chose pour la contrer. Vous n’en reviendrez que plus incisif 🙂 🙂
    So long.

  34. On vit une sacrée époque!
    Alors que tombaient lundi les projets anglais visant à mettre les chomeurs aux travaux d’intérêt généraux, la commission aux pétition du parlement allemand examinait la pétition déposée par Susanne Wiest et soutenue par plus de 50 000 citoyens visant à justement séparer Revenu et Travail par l »instauration d’un revenu de base inconditionnel. La veille, malgré la forte mobilisation contre le train de déchets nucléaires, une manifestation pour la soutenir parcourait les rues du secteur « gouvernemental  » de Berlin

    Une « révolution », cela suppose quand même des valeurs et un projet, sinon ce n’est qu’une révolte!
    Cordialement votre.

    1. On notera que nos chers libéraux ne sont pas à une contradiction prêt:
      -d’un côté, ils poussent les services publics à refiler les  » jobs » aux privés
      -de l’autre ils font faire les boulots aux chomeurs
      Ces gens sont surtout imbus d’eux mêmes et n’arrivent pas à admettre qu’au fond, ils n’en ont jamais assez, et que l’économie ne les intéresse que sous cet angle là.
      M’est avis que dans cette affaire, ils n’ont que faire que les chomeurs travaillent effectivement, incapables qu’ils sont de toute façon aujourd’hui de créer des emplois, en réalité seul les intéresse ne rien leur verser.
      Il n’y a alors pas de contradiction.
      Encore un effort leur conception implicite de l’homme les amènerons à nier même à certains le fait même d’exister. Cela s’est déjà fait!
      Il est donc grand temps de prendre le contrepied : chacun est important, chacun est capable d’insérer ses projets parmi ceux des autres, c’est même construire une société plus efficace.
      « Si chacun est son propre roi, nul ne doit être le roi d’autrui. » Michael Sennhause, Radio suisse DSR.

  35. « l’état providence est ce qui permet de rendre supportable le capitalisme » : il me semble l’avoir déjà entendu, mais c’est tellement vrai et nécessaire ! Le capitalisme sans frein c’est l’esclavage, c’est-à-dire la matraque dans les rues pour mater les révoltes ET dans chaque usine pour en prévenir les imprévisibles surgissements.

    A propos de « ça ne marche pas » : mais rien ne marche jamais dans la réalité, hormis les espèces animales et les machines à café détartrées. Ce qui « marche » ne marche qu’en rapport avec un état convenu : bagnole qui n’est pas en panne, affaire qui rapporte autant que prévu, etc. Mais comme le monde est en perpétuelle mutation, et qu’il en faut toujours de nouvelles pour corriger les désastres des précédentes, aucun état du monde ne peut être convenu à l’avance. Donc il ne marchera jamais. (Même si l’on interdit les paris sur les fluctuations de prix. 🙂 )

    1. Bonjour cher Crapaud,

      Merci pour vos interventions, merci aux autres aussi, merci a la discussion constructive.
      Ce blog dans son ensemble (dans un blog il y a commentaires) ouvre mes petits yeux et me rend plus alerte je pense.

      Il est toujours bon se savoir comment on sera mangé … ou pas.

      J’aime beaucoup cette phrase que vous relevez :

      « l’état providence est ce qui permet de rendre supportable le capitalisme »

      les discussions autour du travail et de la dignité humaine (dans le sens non connexe)

      le fait que que « rien ne marche jamais dans la réalité, hormis les espèces animales et les machines à café détartrées »

      Cordialement

  36. « Dès lors, ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment …. Pourquoi s’arrêteraient-ils ? Jamais je n’avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses. » (Céline, « Voyage au bout de la nuit »)

    Je vous souhaite à tous un excellent week-end, avec du vent dans les arbres, des tourbillons de pluie, des nuages en cascades et le dernier mot au silence.

  37. Qu’il est dommage que face au chômage continuellement grandissant et persistant de masse surtout dans le monde actuellement, le nouveau gouvernement Anglais de David Cameron, ne
    décide dans sa même logique de fonctionnement de s’en prendre pareillement et durement aux grosses firmes, banques, marques et autres entreprises qui persistent encore à vouloir payer et traité un peu plus mal les êtres, pour mieux paraît-il apporter en retour un meilleur bien économique, surtout lorsque la plupart des dirigeants les plus fortunés de ce monde se permettent bien encore d’être juges et difficiles à l’égard de leur monde, annonce le petit prophète à la semaine, sinon les principales grandes banques seront principalement sucrés de ressources et d’allocations publics, dans les prochaines années.

    Ce durcissement des sanctions, envers la plupart des grandes places financières mondiales, combiné à un meilleur programme de vertu obligatoire pour les plus mauvais dirigeants de la planète, doit “remettre principalement et sans trop tarder un peu plus de morale, d’équité “ selon encore les propos du prophète contre le nouveau politicien moderne de plus.

    Le projet très dur de société qui s’annonce pour demain, privera donc dans un premier temps au banquier le pouvoir de dicter plus longtemps aux êtres ses propres conditions d’existence et de chantage de plus en société, celle par exemple de pouvoir bénéficier plus longtemps d’une plus grande impunité politico-judiciaire de plus, et s’il refuse de se soumettre encore à
    un meilleur idéal de justice et d’équité, sera pareillement et durement sanctionné, décompte de plus par exemple, s’il écarte par pure entêtement les bons conseils de prudence.

    “ Si les dirigeants bien peu exemplaires du monde veulent débaucher et juger plus de monde à la fois, qui le disent tout de suite aux peuples et aux autres êtres sans défense, sans même d’ailleurs guère de meilleurs avocats de nos jours par le biais et l’intermédiaire de leurs nouveaux petits perroquets politiques de plus à l’antenne, c’est tellement plus facile dans
    le confort matériel de faire la plus dure leçon de travail, de morale et de richesse aux autres “
    a précisé encore aujourd’hui Jérémie dans son pays . “ Le message du nouveau politicien Anglais est suffisamment plus clair maintenant pour le monde : C’est soit cela et plus rien
    que cela maintenant “ Si dans votre pouvoir vous pouvez encore nuire gravement à la santé du monde, alors ne vous en privez surtout pas plus, la seule option de vie n’est plus une option, une sortie, bref un meilleur bien-être accordé à l’homme.

    Le prochain gouvernement d’union national de Jérémie prévoit même de s’y prendre encore un peu plus durement contre toute cette belle clique de gens bien hypocrites du siècle, gens bien en vus, premiers ennemis bien protégés du genre humain, à les forcer même davantage à reverser plus d’argent dans les poches des plus éprouvés, c’est-à-dire en fait à oeuvrer pour un réel travail d’intérêt général, sous peine de suspension, d’être plus durement sanctionné par un autre beaucoup plus autoritaire et tyrannique que moi dans un proche avenir.

    Il est vrai que le beau monde de l’Amérique et de la Grande Bretagagne compte encore beaucoup de milliardaires véreux et de gens bien avares un peu partout. La grande misère morale de plus mais pas seulement en Angleterre, mais aussi en France, en Allemagne.

    Selon le prochain cadre du livre blanc de Jérémie, les banquiers, les politiciens, pourraient même se voir obliger d’effectuer davantage d’heures hebdomadaires au sein même des sociétés les plus profiteuses et exploiteuses de la condition humaine, pendant même plus
    de quatre semaine d’affilés si nécessaire sans le boire et le mange dans les plus dures conditions possibles, porter des cadavres, recevoir davantage de coups d’injures en plus,
    régler leur propre factures, plus de voiture de fonction, plus rien, plus rien, pas même
    un plus grand respect et honneur des êtres en retour à leur égard comme à l’image,
    ainsi soit-il.

    1. Jérémie @
      « Qu’il est dommage que face au chômage continuellement grandissant et persistant de masse surtout dans le monde actuellement »….

      Non Jérémie, assertion totalement fausse ! Le chômage d’un coté donne des emplois en plus grand nombre ailleurs. C’est un transfert d’emplois d’une partie du monde à une autre.
      Je ne vois pas pourquoi un chinois devrait renoncer à l’élévation de son pouvoir d’ achat au nom de la dignité des occidentaux…..
      Je ne vois pas pourquoi un américain devrait exiger des autres de ne pas polluer autant que lui pour sauver la planète !

    2. @binbin

      Tout faux sur toute la ligne au niveau du comprenoir.
      Un conseil. Si vous voulez avoir une chance de toucher une cible, visez à coté. Ou mieux encore, pour une assez honorable probabilité de ne pas énoncer une niaiserie ou une énormité de plus, dites le contraire de ce que vous pensez. C’est pas mal aussi.

  38. oui, les anglais… peut-être. J’aurai parié que la France serait le pays qui allumerait la mèche du refus social à toute remise en cause des sacro-saints « avantages acquis », faisant exploser la contestation partout en Europe et le bordel généralisé.
    Car les « classes moyennes » qui ont si bien profité de la croissance depuis quelques dizaines d’années (des miettes d’accord, mais pas négligeables), et qui ont tout accaparé au point de rendre l’avenir inaccessible aux jeunes , sont bien loin d’envisager un quelconque partage ou abandon de leurs petites rentes.
    C’est pour cela que la termitière humaine va dans le mur. Lorsque il faudra bien déclarer qu’on ne peut honorer les dettes sur un avenir héla pas si rose, pétrole aidant, que le niveau de risque est insensé, qui ne le voit, alors on s’apercevra que ces facilités et ce laxisme économique et moral dont tout un chacun à peu ou prou profité, doivent être payées par les financiers bien sur mais aussi les épargnants dont les économies sont à 80% en obligations d’état, ou à la bourse…
    Inutile de nationaliser les banques, on tourne en rond. Pas de miracle. Pas d’espoir.
    En quelque sorte, il y a une justice, in fine il faut payer.
    Je m’associe donc à la morosité de PJ : c’est avant qu’il fallait réfléchir et agir, maintenant les jeux sont faits.

    1. Le rire dilate l’esprit. [Pierre Filion]

      Le rire est plus fort que la douleur. [Pierre Turgeon]

      Le rire est le meilleur désinfectant du foie. [Malcolm de Chazal]

      Si on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller. [Martin Luther]

      Un rire sincère est un rayon de soleil dans une maison. [William Thackeray]

      Une définition du rire ? Le plus grand antidépresseur gratuit de l’histoire. [Irène Frain]

      Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [Victor Hugo]

      Le rire est le premier pas vers la libération. On commence par rire. On rit donc on se libère.
      On se libère donc on peut combatrre.[Maryse Condé]

      Les femmes ne se souviennent guère que des hommes qui les ont fait rire, et les hommes que des femmes qui les ont fait pleurer. [Henri de Régnier]

      Les enfants peuvent être ici nos guides ; voyez chez eux le rire succède vite aux larmes.
      [Karl Otto Schmidt]

      Riches (banquiers). Espèce en voie de disparition. A protéger impérativement. [Jacques Mailhot]

      La santé d’un individu est proportionnelle à la quantité de son rire. [James Walsh]

      Celui qui ne sait pas rire ne doit pas être pris au sérieux. [Philippe Sollers]

      Sans le Gouvernement, on ne rirait plus en France. [Chamfort]

      La vie est une farce, apprends à rire… [Marie-Claire Blais]

      Puissant le pauvre qui arrive encore à rire du riche

    2. Je suis d’avis contraire : l’abcès commence à murir. La maladie évolue vers un apurement. Simplement un mauvais quart d’heure de fièvre en perspective si le système ne fabrique pas assez d’anti-corps tout de suite.
      Franchement, cela devient intéressant !

  39. La porte est ouverte aux fraudeurs , aux tricheurs et aux fainéants. Ce sont les délinquants qui agissent aujourd’hui en pratiquant le racket sur les revenus du travail : Des taux de rentabilité toujours plus élevés.
    L’épargne salariale est fortement ponctionnée par des pseudos gestionnaires : Ces fonds sont en très grande majorité très largement sous-performants par rapport à l’indice de référence.
    Ce sont des parasites qui ponctionnent des frais de gestion et des commissions d’ordres extrêmement élevées. Nous ne sommes plus au stade du scandale ni de l’indignation car cela ce fait à la vue de tous.
    Aveuglés en se croyant puissants, ils n’offrent pas d’avenir et mettent nos jeunes dans la précarité. je suis délégué du personnel et je vois bien des jeunes souffrirent : Ils travaillent et n’arrivent même pas à se loger et , pour certains, à se nourrir.

  40. Paul, vous semblez complètement désabusé.
    Sale journée, sale temps, sales nouvelles (je ne vous mets pas le lien sur le Tigre du Bengale, c’est trop triste).
    Ce qu’il faut c’est une bonne bouteille et les amis.
    Bon week end.

  41. Ce sont nos élites qui sont garants de la tenue intellectuelle et je remercie M. Jorion pour sa droiture mais il est bien seul.
    Ce n’est pas une question de saison ou de déprime mais il y a une colère sourde pour l’instant qui est bien présente et légitime.

  42. Il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer, il faut dire des mots, tant qu’il y en a.
    Samuel Beckett, L’innommable,

  43. Ah quel curieux Vendredi ! Tout s’embrouille, on ne sait plus de quoi vous parlez. Tout se mélange. A titre d’exemple 1848 : vous parlez de février ou de juin ? Bon, ok, cela peut paraitre un détail de spécialistes, mais pas sur ce blog. Soyez clair Monsieur Jorion, vous avez l’air las !

    1. Wikipedia : « Le nombre d’insurgés tués pendant les combats fut estimé entre 3 000 et 5 000 personnes auxquelles s’ajoutent environ 1 500 fusillés sans jugement. Il y a environ 25 000 arrestations et 11 000 condamnations à la prison ou à la déportation en Algérie. »

      Maintenant, Monsieur Didier, vous allez m’expliquer pourquoi c’est si important de savoir si ce genre de choses se sont passées en février ou en juin 1848. J’espère simplement que votre explication n’ajoute pas à ma lassitude mais je crains le pire.

    2. Février 1848 : révolution contre Louis-Phillippe. Quelques centaines de morts.
      Juin 1848 : révolution des ouvriers (fin des ateliers nationaux) contre la République. Plusieurs milliers de morts et ‘transportation’ de dizaines de milliers (en Algérie, notamment, ce qui permit de fonder en bonne partie une colonisation de ‘peuplement’, de bagnards, comme pour l’Australie par exemple).
      Article 5 : « Trois années après le débarquement des transportés en Algérie, ceux qui justifieront de leur bonne conduite pourront obtenir, à titre provisoire, la concession d’une habitation et d’un lot de terre sur l’établissement. »
      Le Général Cavaignac, surtout, fut chargé de mener le ‘retour à l’ordre’, lui qui avait mené une longue et féroce campagne de colonisation en Algérie avec Bugeaud (les ‘enfumades’, capture d’Abd El Kader).
      De fait, il y a deux révolutions en 1848, comme en 1789 et 1793 (et comme en 1871, avec les versaillais et la commune).
      Mais vous saviez déjà tout cela …

      PS : j’ai par contre appris que les Marquises ont servi, juste après leurs annexions, de lieu de déportation. Et tout cela sous la 2nd République …
      Gauguin et Brel le savaient-ils ?

    3. pauvre paul, au pays du sourire obligatoire je n’ose imaginez si vous preniez une cuite un jeudi soir… vous rendez-vous compte, apparemment une petite mine est un aveu de faiblesse , ce n’est pas médiatiquement autorisé: de quoi déserter ce blog sur le champs.

      mais peut-être que les soumis et autres couard bien installés cachent derrière leur grande exigence une telle médiocrité que la lumière de positions relativement claires les attire malgré leur petitesse d’esprit, aller savoir. c’est presque comique quand on ne tient pas un blog au quotidien…

      à la prochaine baisse de régime (ou hausse de pression) je vous suggère un masque d’oncle picsou pour palier à toute critique.

    4. Je devance l’appel pour une déportation aux Marquises comme Jacques où en Nouvelle-Calédonie comme Louise !!!!!
      La misère du goulag est plus belle au soleil……
      Sauf quand il cogne sur les tôles ondulées de l’atelier de l’unité de production et que tu entends la mer qui roule au loin.

    5. Merci à Zebu d’avoir tout dit concernant la différence entre février et juin 1848. J’espère qu’on ne trouvera pas cette différence négligeable ; pour être clair, se révolter contre la monarchie de Juillet (février) et mettre fin dans le sang à l’expérience initiée par les ateliers nationaux (juin) dans le cadre de la République, ce n’est pas tout à fait la même chose. Voilà pour l’explication Monsieur Jorion et si vous avez mal pris mon commentaire à propos de votre lassitude, croyez bien que j’en suis désolé. Il n’y a aucune exigence de sourire comme l’écrit méthode, mais comme vous m’ouvrez un chemin (j’ai lu avec grand intérêt L’Argent et je lis actuellement Le Prix – avec un peu de mal je l’avoue), je ne suis pas à l’aise lorsque je vous vois brouillon et pas entrainant. Je l’ai exprimé sans doute maladroitement.

    6. @zébu

      Plusieurs milliers de morts et ‘transportation’ de dizaines de milliers (en Algérie, notamment, ce qui permit de fonder en bonne partie une colonisation de ‘peuplement’, de bagnards, comme pour l’Australie par exemple).

      459 « transportés » (moitié-moitié classés “Dangereux” et “Repris de justice”) en Algérie exactement; voir tous les détails des deux transports de Belle-île vers l’Algérie ici.

      C’est surtout après la prise de pouvoir de Louis-Napoléon le petit, à partir de 1852, avec de nouveaux décrets forçant les procédures d’exception dans l’application de la Loi de 1850 et les appliquant aux victimes de la répression des évènements de décembre 51 et janvier 52 , que les déportations vers l’Algérie (6000 transportés sur 28 000 jugés par les fameuses commissions mixtes dénoncées par Hugo dans les châtiments. « Ils sont assis dans l’ombre et disent : nous jugeons. Ils peuplent d’innocents les geôles, les donjons,..) » et la Guyane se sont intensifiés.
      Certes, c’était la dictature, mais les Lois de la république de 1850 servent le tyran.
      Ne parlons même pas de la commune, de la IIIème et de Thiers…
      A noter que les plus endurcis, ou les moins « coopératifs » des « dangereux » de 1848 déjà présents en Algérie à l’arrivée de ce fort contingent de « colons » en 52 furent systématiquement envoyés en Guyane pour éloigner les ferments de résistance de cette population de 6 à 7 000 transportés…

    7. « 11 000 arrestations et 4 300 déportations en Algérie » affirme Jean Tulard dans Les Révolutions tome 4 paru chez Fayard.

    8. @ Vigneron :
      Badinguet en l’occurrence n’a fait que reprendre le ‘droit’ fil à retordre de la République …
      Oui, je n’ai pas fais la part entre ceux qui sont partis sous la seconde et ceux sous le petit mais je crois qu’en bonne part, ceux du second ‘lot’ appartenaient aux journées de juin et pourrissaient en prison, quand les ‘opposants’ à le petit s’y sont adjoint pour la deuxième vague.
      Comme quoi, sans bonne répression, pas de bonne colonisation …
      🙂

    9. @zébu

      Et c’est surtout, en partie bien sûr, comme ça que ce foyer de militants républicains de « gauche » a participé de la tendance ultra-colonialiste des radicaux et des socialistes, vis à vis de l’ Algérie particulièrement. Et ce contre les vues saint-simoniennes et émancipatrices de l’empereur – pour lui, l’Algérie n’est pas une colonie mais un royaume arabe,  » les indigènes comme les colons ont aussi droit à ma protection. Je suis l’Empereur des Français et des Arabes (le royaume arabe avec Abd el-Kader) – comme de l’armée sous la protection et l’administration de laquelle ce dernier avait mis les territoires algériens contre les déplacements, cantonnements et expropriations de musulmans par l’administration civile et les colons. Cette gauche devait rester colonialiste encore 100 ans, jusqu’à , Mollet et Mitterrand, voire Mendes.

    10. La Commune,
      Rêve inachevé ?

      Pour celles et ceux que cela intéresserait :

      « Histoire de la Commune de 1871″/ Prosper-Olivier Lissagaray
      … »Journaliste et barricadier, Lissagaray réunit les qualités du documentaliste, de l’historien, du témoin et du proscrit . »(4° de couverture)
      « Son auteur, acteur et témoin de la Commune de Paris, se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura 25 ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l’exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l’époque…..récit historique événementiel de l’insurrection et de la répression : tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes …. »
      En tête du chapitre XI
       » La révolution est dans le peuple et non point dans la renommée de quelques personnages. » / Saint-Just à la Convention, 31 mai 1794

      ….du chapitre XXXVII
      « Le cadavre est à terre et l’idée est debout. »/ Victor Hugo

      A noter que Victor Hugo ayant commencé la rédaction de « Histoire d’un crime.Déposition d’un témoin » en exil, à Bruxelles, au lendemain du coup d’état de Louis-Napoléon, après écrasement de la révolte populaire ( mort du député Baudin sur les barricades …, on y croise Schoelcher…- on y voit tout le déroulement imperceptible au départ, y compris chez les députés, d’un coup d’état – ), a pendant l’exil recueilli le maximum de témoignages possibles :
      d’abord immédiats, puis au fil du temps à Jersey, a commis d’autres oeuvres dans l’intervalle,
      et de retour d’exil, voyant chez un certain Mac-Mahon quelques tendances « autoritaires », craignant un coup d’état de nouveau, étant le seul à avoir la mémoire de l’histoire du précédent, a fini dans l’urgence ce livre =) best-seller de l’époque .
      Dans la préface de ce livre / JM Hovasse :
      Ce que c’est que l’exil
       » Quelle force que ceci : n’être rien ! N’avoir plus rien à soi, n’avoir plus rien sur soi, c’est la meilleure condition de combat …La chute de ce qui a été la prospérité fait l’autorité d’un homme ; ….rien ne vous gêne désormais ; en vous retirant tout on vous a tout donné ; …vous avez la redoutable aisance du vrai, sauvagement superbe. »

  44. Dans cette stratégie de casse des derniers bastions des états, et de l’accélération de la crise, une chose m’interpelle tout de même, c’est l’adhésion des grandes entreprises.

    Y auront elles plus à gagner qu’hier et aujourd’hui ?

    C’est le seul point d’interrogation pour moi, car pour le reste, il y a déjà bien trois ou quatre ans que des blogs, conférences etc. sur le net annonçaient l’arrivée ce scénario catastrophe, dont le but était (d’après ces infos) la ruine des états, la soumission des populations par l’appauvrissement, pour mettre en place un gouvernement mondial.

    Voili voilà.

    Ils auraient pu le faire avant (ainsi que le préconisait Attali) sans pour autant sacrifier une génération ou deux et des populations.

    1. Amsterdamois, votre négation du fait politique m’attriste. De fait, il vous échappe. Le « libéralisme économiques » c’est des millions de lignes de règlements, de décrets, de lois, des millions de morts dans des guerres oubliées, et « la logique folle » du capitalisme suffit pas à tout expliquer.
      Nixon a fait un choix politique en 1971. Vous aussi, …..celui de ne pas en faire.

    2. Amsterdamois

      Pourquoi parlez vous de « complot » là où il n’y en a pas ?

      Je ne parle que des moyens mis en oeuvre pour appliquer l’idéologie néolibérale.

  45. J’ai l’impression au visionnage de votre vidéo M. Jorion qu’enfin vous commencez à réaliser l’étendue des dégâts. Pas tant au niveau de la situation en elle même que de l’absence de toute réelle volonté politique de prendre (enfin !) les décisions nécessaires que vous avez maintes fois mentionnez sur ce blog.
    J’ai l’impression donc qu’enfin vous réalisez le manque de volonté de nos élites dirigeantes. Je me souviens que vous nous donniez rendez vous à la sortie de ce G20 pour définir votre position quant à l’utilité de cette élite dirigeante et de votre mode d’action.
    J’ai donc l’impression qu’aujourd’hui vos illusions s’estompent.

    Je suis enchanté de vous entendre dire qu’à un moment donné on ne pourra plus se contenter de simples chroniques.
    Dieu sait que j’ai été de nombreuses fois « modéré », pour ne pas utiliser un terme plus en adéquation avec ma pensée (mais j’aimerai tellement que ce post ci soit publié…), pour avoir écrit des choses apparemment dérangeantes sur l’état de notre monde.
    J’ose espérer maintenant que vos illusions disparaissent que vous aurez un regard beaucoup plus lucide sur ce monde. C’est exactement le même cheminement qu’aura suivi M. Pierre Jovanovic. Crédule et voulant y continuer à croire dans le système. Au fur et à mesure il a dû se rendre à l’évidence: il y a vraiment quelque chose de pourri dans ce monde.
    Peut être maintenant à votre tour vous êtes prêt à faire le grand saut. C’est peut être cela qui semble vous terrasser. Cela revient à vous avouer l’inimaginable. En ce sens la seule bonne question qui devrait se poser à vous serait: pourquoi l’élite dirigeante continue t-elle à dans cette stratégie à priori suicidaire vu les « troubles » (oh le bel euphémisme) qui ne manqueront pas de résulter dans un avenir proche.

    Votre angle de vue sur les sujets qui nous intéressent ici, votre façon de les traiter et d’y apporter des solutions font que je vous admire M. Jorion. Par contre j’ai toujours été déçu qu’un visionnaire comme vous soit aussi aveugle concernant les dessous des cartes. En particulier sur les motivations qui sous tendent l’action de ceux qui sont censé apporter des solutions à la situation actuelle.

    Le premier acte de résistance est à mon sens la prise de conscience. Quelque chose me dit que vous venez de franchir ce premier cap. Ce qui me réjouit. Car le mouvement de résistance qui s’organise a un grand besoin de talents tel que le vôtre.

    Merci du fond du coeur pour la qualité de votre travail et votre engagement citoyen. Il est effectivement temps de passer à une autre forme d’action militante. Maintenant franchir le Rubicon signifie un grand nombre d’inconvénients (beaucoup moins d’invitations et d’exposition médiatique mainstream par exemple). Y êtes vous prêt ? Pour ma part je le pense car je vous pense être un honnête homme.
    Will see.

    1. @grandghana: j’allais répondre à peu près ce que vous dites déjà dans votre commentaire. Je m’abstiens donc.

      Concernant cette phrase « pourquoi l’élite dirigeante continue t-elle à dans cette stratégie à priori suicidaire vu les « troubles » (oh le bel euphémisme) qui ne manqueront pas de résulter dans un avenir proche. », je ne vois pas quel mystère il y a là. Thucydide disait déjà il y a quelques centaines d’années: « Tout homme tend à aller jusqu’au bout de son pouvoir. » Et Spinoza disait il y a longtemps déjà: « Chaque chose tend à persévérer dans son être. ». Autrement dit, l’élite continuera à faire ce qu’elle fait tant qu’elle ne rencontrera pas sa limite, c’est-à-dire une résistance assez forte.

      Ce qui est étonnant, c’est plutôt que la résistance rencontrée soit encore aussi faible. Qu’on leur cherche depuis des années des excuses et que l’on fonde encore quelque espoir qu’ils changeront, c’est cela qui me laisse pantois.

    2. Surtout quand on est un analyste aussi fin tant des légendes financières que des légendes urbaines !
      Ce n’est bien sur ni un Busch ni un Sarkozy qui ont la matière intellectuelle pour vous manipuler……
      Qui sont donc les gardiens du temple de cette logique mortifaire ?
      Qui prône et théorise le chaos et pousse au massacre des masses populaires Paul ?
      Il n’y aurait plus de pilote dans l’avion de ce voyage « organisé » ?
      Alors qui a fabriqué le pilote automatique ? J’aurai quelques questions « techniques » à lui poser.
      Pas vous ?

    3. @grandghana : « J’ai l’impression au visionnage de votre vidéo M. Jorion qu’enfin vous commencez à réaliser l’étendue des dégâts. » : cela signifie clairement que : « moi, grandghana, j’avais depuis longtemps une conscience plus exacte, plus perspicace, de l’étendue des dégâts ». Qu’est-ce qui vous autorise à dire ça ? Vous avez survolé la zone depuis un hélicoptère ? Vous voyez dans l’avenir avec une longue-vue ? Vous dînez avec des pontes de la haute finance ? Vos actifs ont fondu comme neige au soleil ? Vous partagez le quotidien des chômeurs ? Chômeur vous-mêmes peut-être ?

      Je réagis ainsi parce que l’idée-même d’avoir conscience de la crise et de ses effets est pour le moins litigieuse. Je dirais même plus : elle ne veut rien dire du tout. Pour beaucoup de gens dans le monde, il n’y a pas de crise. (Lire ceci.) L’estimation de l’étendue des dégâts, comme vous dites, dépend de sa propre situation. Exemple avec les proprios expulsés : elle est réduite mais intense pour celui qui perd sa propre maison, elle est étendue mais d’intensité nulle pour le téléspectateur sous le nez duquel on agite des chiffres. Alors, s’il vous plaît, ne venez pas trop vous vanter de mesurer mieux que les autres « l’étendue des dégâts ».

    4. @ Crapaud Rouge

      « moi, grandghana, j’avais depuis longtemps une conscience plus exacte, plus perspicace, de l’étendue des dégâts ». Qu’est-ce qui vous autorise à dire ça ? Vous avez survolé la zone depuis un hélicoptère ? Vous voyez dans l’avenir avec une longue-vue ? Vous dînez avec des pontes de la haute finance ? Vos actifs ont fondu comme neige au soleil ? Vous partagez le quotidien des chômeurs ? Chômeur vous-mêmes peut-être ?

      Je pense que vous vous méprenez sur mes intentions et sur mon soit disant égocentrisme que je discerne sous votre plume.
      Pour répondre brièvement à votre salve de questions: peut être parce que contrairement à Paul je m’efforce d’éviter une certaine vision binaire dans le choix de mes sources d’informations. Ce qui aura pu être considéré comme l’expression de thèses dites « conspirationnistes » (quoi de mieux pour disqualifier que déjà de les qualifier ainsi ?) pourra peut être un jour être considéré comme ce qui se rapproche le plus de la vérité pour nous permettre d’éclairer certaines décisions qui paraissent aberrantes de prime abord.
      Néanmoins je me suis peut être mal exprimé dans la phrase qui semble t-il vous a fait sursauté. Je voulais simplement signifier, et je m’en suis longuement expliqué dans certains posts qui n’ont pas passé (hélas) le stade de la modération, que regarder la situation en évacuant quelques angles de vue ne permet certainement pas de comprendre l’ensemble des tenants et des aboutissants. Je ne peux pas ici vous faire une démonstration car je sais que je tomberai sous le coup de la censure (appelons un chat un chat). Or j’en ai marre de prendre du temps à écrire des posts pour m’apercevoir que, en fonction d’un certain parti pris, mes contibutions sont ignorées.
      En substance la question que j’ai toujours posé à M. Paul Jorion est: comment être efficace dans la dénonciation et l’apport de solution lorsqu’on a volontairement décidé d’éluder un grand nombre des causes originelles possibles à ce désastre ? Ce qui sous entend aussi par la même que je n’ai jamais compris pourquoi il comptait sur les membres de l’élite dirigeante pour changer les choses… Pour être plus précis je ne pense pas, par exemple, qu’un Attali travaille dans l’optique d’améliorer le sort des peuples. Bien au contraire. Je n’en rajoute pas plus histoire de ne pas franchir la ligne jaune que je respecte néanmoins en tant qu’invité sur ce blog.

      En espérant avoir été un peu plus clair sur ce point. Ne vous méprenez pas cher collègue assidu de ce blog. Comme je l’ai indiqué dans mon commentaire précédent. Je sais pourquoi malgré tout ce blog est une référence dans le choix de mes sources pour mieux comprendre et tenter d’anticiper le monde. D’où mon admiration exprimée pour M. Jorion. D’où aussi une certaine frustration.

      J’en profite pour vous remercier pour vos interventions que j’ai coutume de lire avec beaucoup d’attention tout comme celles de Yvan ou Vigneron pour citer quelques uns de ceux qui me paraissent être les plus lucides sur les sujets qui sont traités ici. Et qui plus est toujours avec une bonne dose d’humour. Ce qui ne gâche rien vu la morosité ambiante. A ce titre je souhaite vivement que Yvan puisse continuer à contribuer à l’alimentation de ce blog. Sa « disparition » me rendrait vraiment triste.
      Merci à Moi (Toi comme écrirait Yvan ;-): il est agréable certaines fois de se sentir moins seul.

      Amicalement

    5. @grandghana

      777 !!!
      Haaaaa.. Pierre Jovanovic.

      Qu’est ce que votre ange gardien pense du troisième secret de Fatima, de Ron Paul, « le seul sénateur non corrompu par les banques de Wall Street« , du prix de l’once d’or dans 18 mois et « du mensonge universel » ? Uh !
      Ah faut lire (et acheter !) la daube infâme de cet escroc patenté plaqué or, dur des durs des conspirationnistes toutout azimut !

      777 !!!
      May you be touched by His Noodely Appendage !
      ramen.

    6. @grandghana : je vois très bien de quoi vous voulez parler. Vrai que les « thèses conspirationnistes » ne passent pas, parfois je le regrette un peu, mais elles entraîneraient le blog et ses débats dans une toute autre direction. Leur grand défaut est de mêler des vérités avérées à des thèses piochées dans des domaines hyper-techniques dont le citoyen lambda n’a aucune idée de leur plausibilité. Du coup, on passe son temps à se demander si c’est du lard ou du cochon, et toutes les fantaisies sont possibles. Sincèrement, je n’ai pas envie de me plonger dans ce monde-là, où les affabulateurs grouillent comme espions dans une ambassade. De toute façon, les élites qui nous gouvernent n’ont pas besoin de fomenter des complots, (seulement de sales coups de pouce à grands renforts de services secrets), car leurs intérêts convergent d’eux-mêmes en vertu de la loi du profit. Si donc vous mesurez l’étendue des dégâts à l’aune de conspirations, alors oui, évidemment, on ne trouve pas le même chiffre à l’arrivée. C’est comme avec la matière sombre et l’énergie noire de l’univers… 🙂

    7. @Crapaud: « De toute façon, les élites qui nous gouvernent n’ont pas besoin de fomenter des complots, (seulement de sales coups de pouce à grands renforts de services secrets), car leurs intérêts convergent d’eux-mêmes en vertu de la loi du profit. »

      Complot : « Entente secrète entre plusieurs personnes qui préparent une action contre quelqu’un, contre une institution. »

      Il n’y a effectivement pas complot. C’est public, pas caché. Mais ça change quoi?

  46. Angleterre, adieu les pierres qui roulent .Bonjour les pierres qui pleuvent comme dirait Ken Loach et il pleut tous les jours.En attendant la version anglaise du temps des cerises facon Sex Pistols ou Clash?

    1. Quand la république britannique sera proclamée, alors il faudra commencer à s’inquiéter sérieusement pour la France !

  47. Bonsoir Paul,
    De toute façon, tant qu’il y aura un lien entre le travail et le salaire, le vers sera dans le fruit.
    Quand le bébé nait, il a besoin d’air pour respirer. Il a besoin d’air en tant qu’il est un membre du règne de la Nature. Mais il a aussi besoin d’argent, en tant qu’il est un membre du règne humain. Ainsi, tout être humain, né libre et égal en droit, a besoin d’argent pour vivre sur la Terre. L’argent n’est pas un mal en soi, pas plus que l’air que nous respirons.
    Nous parlons « d’Etat Providence » mais ce terme est issu de notre culture, la culture du siècle des Lumières et de la Révolution Française. En réalité, nous avons besoin de recevoir et de donner de l’argent, en tant que moyen pour recevoir et donner des marchandises, des biens et des services. Dans la société du futur, celle qui aura brisé l’antique malédiction de l’équivalence travail-salaire (issu de la Genèse) l’argent circulera comme le sang circule entre les organes de notre corps.
    Comment nous pouvons arriver à cela ? Pour commencer, nous devons abandonner l’égoïsme et comprendre que nous existons grâce aux autres.

    1. @alfe
      « Comment nous pouvons arriver à cela ? »
      Le vouloir sans le pouvoir, n’est que vélléité. Abandonner l’égoîsme et comprendre que nous existons grâce aux autres. Certes. Mais cela ne suffit pas. La seule réforme qui puisse réellement changer tout cela c’est une réforme monétaire.
      Car c’est là que le bât blesse ; l’argent !
      Avoir recours à une « monnaie de consommation » gagée sur la production et non plus sur des réserves d’or ou de devises, permettrait de tout remettre à plat.
      L’argent doit être replacé à son rôle d’échange et de mesure de valeurs, il doit donc circuler au lieu d’être épargné. Pour ne plus être épargné, il doit être distribué sous forme de revenu garanti inconditionnel. Pour être distribué, l’argent ne doit plus être inextricablement lié à un revenu salarié. Le droit au travail inscrit dans la constitution doit être remplacé par un droit au revenu.
      http://www.youtube.com/watch?v=vhu08omooNU

  48. Je viens de me  » taper « , M; Jorion , les 115 commentaires ci-dessus . A quelques exceptions près, hors-sujet .
    Peut-être n’ai-je moi même rien compris à votre causerie quand je la résume ainsi :
    -Le G 20 a raté la dernière chance qui lui était donnée de sauver ce qui pouvait encore l’être.
    -Une révolution sanglante couve en Angleterre et ne saurait tarder.
    – Si l’on se réfère à 1848 et 1870 , un bain de sang et un carnage devrait suivre .
    -Les pays du sud ne seront pas épargnes.

    Vos facultés d’analyse vous avaient permis de prévoir la crise des subprimes et la crise tout court qui a suivi : des milliers de gens privés de leurs maisons , des retraités ruinés ,des pauvres plus pauvres encore et plus nombreux ,des banques en faillite . (Quoique peu de banquiers se soient jetés par la fenêtre !)
    Bref , si une fois encore vous avez raison …je trouve vos commentateurs habituels bien rigolards ,qui dansent pendant que Rome brule !
    Juste une dernière chose : Certains historiens estiment que la Commune aurait pu avoir une tout autre fin si les communards s’étaient emparés de la Banque de France ….
    Ou est la banque de france des anglais ? Et puisqu’il est désormais virtuel ce symbole , comment s’en emparer ?

    1. Les îles Caïman sont gardées par la cinquième flotte Américaine réactivée il y a trois ans.
      Auguste, c’est pas la loyal navy qui mène le cirque…..
      Mais peut-être qu’en s’alliant avec Mélenchon et Chavez ? Nous aurons une place classe tourisme à Guantanamo.

    2. Bref , si une fois encore vous avez raison …je trouve vos commentateurs habituels bien rigolards ,qui dansent pendant que Rome brule

      Ciel réjouis-moi, et apprends moi à mieux me détacher de la mentalité de celui ou celle qui voudrait encore vivre plus longtemps selon les seules valeurs marchandes et obligatoires de ce monde ! Et vous, les premiers touchés de la crise, les malsains, les mauvais, les vauriens, les pestiférés, les estropiés, les esclaves, devriez-vous aussi en porter davantage la charge douloureuse sur notre dos, lamentez-vous donc vous aussi, vous les premiers dévoyés de
      ce monde, d’avoir voulu trop pousser les êtres dans l’empressement à ne vouloir principalement reposer l’existence d’une civilisation que sur tout ceci et cela, pire même en persévérant encore un peu plus aujourd’hui dans la même bétise du dirigisme actuel ! Et vous, les sages, les prudents, et les oubliés, réjouissez-vous aussi ! Car il n’est pas non plus certain qu’ils puissent toujours mieux se la faire envers les êtres, bon je sais ça fait encore grincer des dents de voir encore un autre pauvre de plus se réjouir face à un autre riche en train d’en perdre de plus en plus la face, mais faut pas être aussi blème comme ça mon cher monsieur, c’est pas mieux non plus pour votre foie, qui paye mal ne paye pas mieux une autre brigade de pompiers …. On se demande parfois en toute conscience qui sont réellement quand même
      les premiers destructeurs de ce monde, de la nature, de la morale, de l’éthique, du bon sens civisme, de l’intérêt général, de la paix sociale sans doute encore les pauvres gens de plus.

    3. @auguste : « je trouve vos commentateurs habituels bien rigolards ,qui dansent pendant que Rome brule ! » : et que voudriez-vous qu’ils fassent, les « commentateurs habituels bien rigolards » ? Que par solidarité envers les victimes, ou pour susciter un effroi salvateur, ils se jettent à leur tour dans les flammes ?

  49. Comme au Royaume-Uni, la France va subir la mort de l’Etat-providence ? Et ensuite, il ne restera que le capitalisme tout seul, nu, à l’état pur ?

    Oui, c’est peut-être ce qui va se passer.

    Mais peut-être que nos dirigeants politiques voudront être élus (ou ré-élus).

    Peut-être que nos dirigeants politiques ne voudront pas être sanctionnés par les électeurs français.

    Peut-être que nos dirigeants politiques auront peur de la défaite électorale.

    Par exemple, concrètement, en France.

    2011 : la charge de la dette sera de 45 milliards 382 millions d’euros.
    2012 : la charge de la dette sera de 50 milliards 510 millions d’euros.
    2013 : la charge de la dette sera de 55 milliards 190 millions d’euros.

    C’est à la page 20 :

    http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2011/politiques_publiques.pdf

    Donc il y a plusieurs possibilités pour les années qui viennent en France :

    1- Les dirigeants politiques français détruisent l’Etat-providence pour pouvoir rembourser les créanciers. Conséquence : ces dirigeants politiques français sont grillés. Leur carrière politique est terminée. Ils partent faire fortune dans le secteur privé.

    2- Ou alors les dirigeants politiques français détruisent les créanciers pour pouvoir conserver l’Etat-providence. Concrètement : les dirigeants politiques français annoncent que la France est incapable de payer ses dettes. La France se déclare en défaut de paiement.

    3- Ou alors les dirigeants politiques français parviennent à convaincre les autres dirigeants des autres Etats surendettés de faire défaut. Concrètement : à la fin d’un futur G20, les dirigeants des 19 Etats et de l’UE annoncent que l’économie mondiale est au bord de la faillite (c’est exactement ce que vient de déclarer Lula).

    A la fin de ce G20, dans le communiqué final, les grands dirigeants des grands Etats annoncent des défauts de paiement coordonnés, simultanés, pour remettre les compteurs à zéro.

    4- Ou alors les dirigeants politiques français subissent une cinquième révolution (après 1789, 1792, 1830, 1848). Le peuple français fait la révolution.

    1. C’est assez bien mis en déclinaison .

      C’est peut être beaucoup miser sur la clarté et l’unanimité ( ou la majorité) de la perception globale des phénomènes ( sinon des concepts) en compétition , par le peuple français .

      Compte tenu de la montagne à renverser et des échéances internationales et nationales ( qui ont des points de convergence en 2012 ) , on peut ausi imaginer que 2011 sera consacrée à la dégradation accélérée de la situation ( par exemple , les syndicats anglais et le labour semblent plutôt fourbir leurs armes pour mars 2011 après un très british wait and see ).

      Les maturations électorales qui auront à tirer les conclusions de l’éventuelle lâcheté persistante de nos élus actuels , seront alors nourries par les révoltes petites ou grandes qui se multiplieront un peu partout dans le monde . Une grosse partie de l’exaspération  » de trop » potentielle reposant selon moi sur le coût des produits alimentaires et des services  » de première nécessité  » , avec ou sans état-providence .

      A moins que le capitalisme ne fasse la part du feu dans cette période pour éviter l’embrasement incontrôlable ,qui le balaiera avec ou sans solution de substitution .

  50. L’état providence a aussi pour but d’assurer pour chacun les bases de la pyramide des besoins de Maslow .
    « Par exemple, il est préférable de rechercher à satisfaire les besoins physiologiques avant les besoins de sécurité : c’est pour cela que dans une situation où notre survie serait en jeu, nous serions prêts à prendre des risques ». wikipédia – La pyramide des besoins de Maslow .

  51. Le mode de production capitaliste a besoin du travail donc le mode de production capitaliste veut se débarasser du travail, c’est tout le problème.

    Nous serons satisfaits uniquement de ce que nous aurons bricolé nous-mêmes : Guy DEBORD

    1. « Le mode de production capitaliste est fondé sur le travail.
      Quand le capitalisme veut se débarasser des travailleurs, c’est de son suicide qu’il s’agit. »
      Karl Marx.

  52. Bonsoir Paul,

    Tristesse, lassitude…, amertume vis à vis des politiques…, déception vis à vis du G20 ?
    Bien difficile de se faire une opinion sur votre état d’esprit réel ce soir.
    Profitez tout de même du week-end pour vous reposer car cette crise ne vous, ne nous lâchera pas de sitôt. Il faudra tenir sur la distance. Au moins 10 ans à mon sens.

    A propos de votre commentaire :
    Je partage votre avis lorsque vous dites qu’en Angleterre un test est en cours.
    Il s’agit las-bas de tester la capacité d’acceptation des peuples, les moyens à mettre en oeuvre pour qu’ils renoncent. Opposer les catégories les unes aux autres.
    Bon courage à nos amis anglais. Ils devront probablement en payer le prix s’ils veulent inverser le cours de l’histoire qui leur est concoctée.

    Ici également nous avons eu un test, ne l’oublions pas. La réforme des retraites a mis environ 2 millions de personnes dans la rue (selon les sources) soit, sur une base de 42 millions d’électeurs moins de … 5% des électeurs. Effrayant ce chiffre, ne croyez vous pas ?

    Quant au nombre de grévistes, ils étaient quelques dizaines voire centaines de milliers ce qui représente par rapport au salariat …. Le pourcentage m’effraie, je ne parviens pas à le calculer, cela doit être une erreur …Permettez moi de le passer sous silence.

    Le résultat ne s’est pas fait attendre, un boxeur sait toujours profiter d’un ventre un peu trop mou. Test concluant.
    NS a ainsi annoncé une poursuite des réformes.
    Traduction ? Inutile, je crois que nous savons tous dans quel sens les réformes vont pencher.

    Ainsi par exemple, une proposition de réforme pourrait voir le jour suite à la grève des éboueurs à Marseille.
    Pour des raisons de santé publique, un responsable UMP soutenu par Mr Gaudin, appuyé par des responsables PS, envisage de proposer l’extension du service minimum à ce secteur. Tout ceci avec l’approbation enthousiaste de la population locale.

    L’extension du service minimum à des secteurs clés mais également et surtout les plus combatifs a pour corolaire une capacité minimale du salariat à s’opposer au démantélement de l’Etat providence. La voie est ainsi libre pour toujours plus de reculs sociaux.

    Tristesse, lassitude, amertume vis à vis des politiques ?
    Moi pas. Aucune amertume vis à vis des politiques car, depuis que le traité Européen nous fut imposé alors que le peuple s’était prononcé contre à 55%, je ne me faisais plus d’illusion sur l’état réel de notre démocratie. Je n’attends plus rien d’eux. Du moins de ceux-là.
    Ils ont choisi leur camp, le camp de la finance. Inutile de rappeler la collusion entre le politique et la finance n’est-ce pas. Ils le démontrent quotidiennement.

    Non, en ce qui me concerne, comme beaucoup de grévistes, je suis en rage contre … mes concitoyens.
    Contre tous ceux qui ne veulent pas voir ou feignent de ne pas voir, contre tous ceux qui pensent s’en sortir seuls, qui pensent que là où ils sont ils ne risquent pas grand chose, la majeure partie de la purge ayant été faite. Contre tous ceux qui ne voient pas le piège se tendre et lentement se refermer.
    En rage contre leur manque de courage, de dignité, leur refus de dire NON.

    En 1936, si le service minimum avait été instauré, les congés payés n’auraient probablement jamais vu le jour. Peut-être n’aurions nous eu qu’une semaine de congés voire deux comme au Japon.

    Le gouvernement a habilement mené toute cette affaire en mettant en place … sur la demande de l’électorat un service minimum qui aura vocation à s’étendre afin de museler le salariat qui est habilement divisé.

    En 1936 le salariat était solidaire. Il ne faut surtout pas qu’il le redevienne pour les tenants du status-quo politoco-financier.
    La solidarité, c’est cela qui manque aujourd’hui pour imposer d’autres solutions.

    Chacun pour soi et la misère pour tous. Ici comme là-bas.
    Tout simplement rageant.

    1. @jeanpaulmichel

      Même constat.
      Tout de même, il fut un temps où 1 million de personnes dans la rue c´était énorme et de nature à faire reculer un gouvernement. Cette fois nous avons eu 8 fois entre 1,5 et 3,5 million de personnes. Ainsi qu´un soutien massif de la population… Enfin jusqu´à ce que la sacro sainte automobile soit touchée…
      À mon sens, la responsabilité des têtes des syndicats est énorme, mais mon pseudo l´indique.
      Sans une poussée massive de la base et une détermination sans faille, le mouvement se serait arrêté bien vite. L´appel à la dernière manifestation est emblématique, comment peut- on appeler à manifester tout en disant que c´est plié et que l´on va devoir rapidement passer à d´autres sujets et dans le même temps se dire « leader » syndical ?
      Il semble bien que seule une grève générale serait de nature à nous permettre d´embrayer vers les sujets de fond. Si cet appel avait été lancé je pense vraiment qu´il y avait de bonnes chances qu´il soit suivi.
      Mais je reste optimiste, la rage est toujours là, de nombreux contacts à la base ont pu se nouer, nous n´avons pas dit notre dernier mot.

    2. Définancialisation, Démondialisation, Relocalisation
      Par Dmitry Orlov

      La nécessité d’évoluer
      Il y a un énorme spurplus «d’humains élevés en batterie» et pénurie «d’humains de plein air»
      – Les humains élevés en batterie sont dodus mais dociles et sans défense, une race en danger
      – L’héritage de l’impérialisme et du rasisme occidental a appauvri la population d’hommes libres, causant l’extinction de nombreux groupes
      – La population en général a perdu les instincts et compétences de survie à cause d’une vie rangée et de l’agriculture facile
      – Les groupes maintenant marginalisés referont surface

      Entretien de Cornelius Castoriadis avec Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis (Novembre 1996)

      D.M. – Difficile liberté ?
      C.C. – Ah oui ! La liberté, c’est très difficile.
      D.M. – Difficile démocratie ?
      C.C. – Démocratie difficile parce que liberté, et liberté difficile parce que démocratie, oui, absolument. Parce que c’est très facile de se laisser aller, l’homme est un animal paresseux, on l’a dit. Là encore je reviens à mes ancêtres, il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : «Il faut choisir : se reposer ou être libre». Je crois que c’est Périclès qui dit ça aux Athéniens. Si vous voulez être libres, il faut travailler. Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, ce n’est pas seulement l’âne de Buridan qui choisit entre deux tas de foin. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est-à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est ça le grand problème, pour moi, de la démocratie et de l’individualisme.

    3. Il y a un énorme surplus «d’humains élevés en batterie» et pénurie «d’humains de plein air»

      Merci pour l’article …

  53. Et bien moi je ne vous sens pas du tout déprimé, plutôt admiratif.

    Vous rendez un bien bel hommage au peuple Anglais, qui pourrait bien mériter plus d’éloges d’ici peu en effet.

    Quel radeau, demandent certains qui imaginent peut-être des fusées spatiales de luxe : Mais non, en voici un exemple. Fait de la même pacotille que leur finance, illusoire comme tout le reste.

  54. Quel bonheur cette semaine Monsieur Jorion …..Ainsi Marx et Engels auront eu raison même si c’est tardivement. C’est de l’Angleterre d’où peut encore venir la future révolution mettant fin au capitalisme. Ce n’est certainement pas impossible et vous nous redonnez courage.
    Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi vos lecteurs vous trouvent fatigué ou amer . A mon humble avis votre témérité les effraient .Et personnellment je vous trouve au contraire très en forme et goguenard à souhait. Je ne suis pas loin d’être d’accord grandghana, vous nous avez souvent fait peur mais ce vendredi que du caviar. Enfin le capitalisme va être contesté là où il a pris naissance
    Lacan aussi a raison – quelle semaine ! – l’Angleterre est une nation de pirates c’est profondément vrai si l’on pense que cette cette nation qui inventa l’économie , idéologie de pillage du monde s’il en fut.
    Et puis vous nous apprenez que l’état est une forme d’organisation qui humanise l’horreur économique et qu’il faudra aussi peut-être expérimenter autrechose. Marx en 187O en admirant la détermination du prolétariat parisien avait suggéré que les formes populaires d’organisation de cette lutte armée étaient peut être les formes d’organisation de la future société. Et en effet l’Etat n’est certainement que l’héritier de l’Eglise qui elle même copia son modèle d’organisation sur l’état romain esclavagiste. L’état est certainement un mode d’organisation dont la finalité est la police des esclaves. Le message chrétienne ne fit qu’atténuer cette réalité sans la faire bien au contraire disparaitre.
    Il est ainsi facile de comprendre pourquoi l’état démocratique reste insensible à la société et ne défend en fait qu’une classe celle des bourgeois. Monsieur Buffet a raison il n’y a dans cette société qu’une classe c’est celle des gens comme lui les autres ne sont qu’une masse car la classe est un mode d’existence sociale et les salariés ne peuvent prétendre à la moindre existence.

    1. Ainsi Marx et Engels auront eu raison même si c’est tardivement.

      Il n’y a pas que ces gens là qui ont prédits et prophétisés cela, faites donc d’autres recherches de votre coté, la raison, l’esprit de prudence, de sagesse, de lucidité n’appartient à personne
      pas même à la fois aux gens du capitalisme et du socialisme mondial.

      C’est de l’Angleterre d’où peut encore venir la future révolution mettant fin au capitalisme.

      Et bien si je devais encore attendre après les autres afin de pouvoir mieux révolutionner
      ma façon de voir la vie, les choses, la crise, le monde en sera certainement au même
      stade d’attente pour demain. Viens on va planter un autre arbre dans le jardin, non je
      préfère encore attendre que l’autre se décide enfin à le faire dans son propre pays,

      Et puis vous nous apprenez que l’état est une forme d’organisation qui humanise l’horreur économique et qu’il faudra aussi peut-être expérimenter autrechose.

      Je crains la prochaine expérimentation de plus dans un tel monde, le désir révolutionnaire et de plus en plus pressant de vouloir moins souffrir en commun ne suffit pas toujours à moins faire souffrir l’esprit de l’homme.

      Marx en 187O en admirant la détermination du prolétariat parisien avait suggéré que les formes populaires d’organisation de cette lutte armée étaient peut être les formes d’organisation de la future société.

      Et bien ça promet,

      Et en effet l’Etat n’est certainement que l’héritier de l’Eglise qui elle même copia son modèle d’organisation sur l’état romain esclavagiste.

      L’Etat n’est pas que le produit de l’Eglise institutionnalisé hérité d’hier, il est encore bien aujourd’hui et à la fois le produit rêvé d’un meilleur idéal socialiste bureaucratique, les excès n’entrainent que les excès, il faut bien parfois en passer par la mise en place d’un modèle d’organisation le plus sécurisant possible. Au temps des premiers apôtres je vous assure
      ils ne recherchaient pas autant à avoir le pouvoir, le dessus sur autrui, c’est hélas au fil du temps comme d’ailleurs dans la plupart de tous les systèmes de penser et de conduite, que les choses se gâtent, au début le fruit est bon, mais c’est après une fois après  » avoir  » bien touché le sol, qu’il commence alors à pourrir sur place, tout se dégrade dans la vie même les meilleurs figuiers de l’histoire humaine.

      L’état est certainement un mode d’organisation dont la finalité est la police des esclaves.

      Ce n’est pas parce que vous dites cela aujourd’hui, que vous pourriez mieux empêcher
      les êtres demain de moins vivre dans un plus grand Etat mondial totalitaire,

      Le message chrétienne ne fit qu’atténuer cette réalité sans la faire bien au contraire disparaitre.

      Un plus grand message anti-chrétien adressé au monde, ne permettra pas mieux aux êtres
      de passer à autre chose de moins institutionnalisé et bureaucratisé partout, vous pouvez bien sur encore essayer, si par exemple la crise du capitalisme vous fait de plus en plus mal, mais vous verrez, l’esprit de l’homme ne s’en portera pas mieux …

    2. @kabouli : « Le message chrétienne ne fit qu’atténuer cette réalité sans la faire bien au contraire disparaitre. » : non, le « message chrétienne » ne fait que soutenir cette réalité en refusant de la contester. Rappelons les faits : tant que les chrétiens n’étaient qu’une minorité dans l’empire romain, ils étaient de farouches contestataires de l’ordre établi. Mais, avec la conversion de Constantin, ils en sont devenus les principaux soutiens. Pour les chrétiens, il n’y a pas à changer la réalité, seul compte notre avenir dans l’au-delà, que l’on trouve dans son assiette des lentilles ou du caviar. Dès lors, on comprend bien pourquoi certains ont plus de raisons que d’autres de louer Dieu…

    3. @ Crapaup rouge

      Pour les chrétiens, il n’y a pas à changer la réalité

      Vous voulez plutôt dire que pour les premiers chrétiens bien établis confortablement dans
      ce monde, il y a pas du tout en effet à bousculer de trop l’ordre bien institutionnalisé marchand,

      Qu’est-ce que la réalité, qu’est-ce que la réalité commune ou individuelle de l’homme riche ou pauvre, qu’est-ce encore un pseudo-chrétien ou pas de nos jours, lorsqu’un autre encore vivant recherche encore à faire voir et entendre à son prochain que la vie humaine ce n’est pas non plus que le tout terrestre, surtout en plus en période de forte crise mondiale, spirituelle, qu’est-ce encore un chrétien de nos jours et qui par son esprit, sa foi, son témoignage plus ou moins mal adressé à son prochain, comme dans sa modeste condition de vie ou pas, essaye encore bien malgré lui de rendre le monde un peu moins lourd et pesant, beaucoup d’associations chrétiennes oeuvrent bien encore charitablement envers les autres n’ayant plus rien.

      seul compte notre avenir dans l’au-delà,

      Tous les chrétiens ne sont pas que des adorateurs de l’au-delà, du royaume des morts,
      comme de ce qu’en jugent, moi par exemple qui ne se préoccupent pas du tout des choses
      du ciel en intégralité ou à moitié,, surtout pour moins me sentir mal dans la vie, dans mon quotidien, comment se fait-il que cela n’apporte pas mieux le changement de l’état d’esprit
      du monde, de la multitude, ne change pas mieux la réalité de plus en plus souffrante de l’homme au travail ou sans travail, seul compte en fait le souci principal de toutes ces choses, qui sont en vérité et en réalité beaucoup plus concontes à témoigner et à constater partout,
      et puis les choses de l’esprit ça passera bien après tout, pas même pour le dessert et c’est dommage d’ailleurs, n’est-ce pas surtout ce qui fait beaucoup le jeu du politique et du populisme mondial à l’image, rendons surtout gloire et louange à tous ces gens là.
      Se laisser conduire davantage aux enfers et sans rien dire de plus résistant aussi, comme on adore encore bien ça de nos jours,

      Dès lors, on comprend bien pourquoi certains ont plus de raisons que d’autres de louer Dieu…

      Dès lors, on peut mieux comprendre pourquoi l’on préfère bien encore s’en prendre principalement à Dieu et aux chrétiens comme un peu partout dans les pays du Moyen O,
      d’avoir autant abandonner les êtres à leur triste sort capitaliste de plus, oui si le monde se porte de plus en plus mal, c’est bien aussi parce que Dieu ou les Anges du Ciel n’existent
      pas du tout, sinon si Dieu existerait vraiment, il se conduirait certainement d’une meilleure manière visible et publicitaire aussi pour mieux faire le tout bien social de l’humanité en souffrance, en nous laissant par exemple beaucoup moins le libre arbitre de s’en passer
      au quotidien, pour mieux paraît-il changer le réel du monde avec efficacité.

      Quellle délicatesse mon ami comme tu es si bon avec moi,

    4. @Jérémie : en parlant des chrétiens en général, et en évoquant ceux qui furent témoins de la conversion de Constantin, je ne pensais pas du tout aux individus, et moins encore à ceux qui prennent pour idéal la spiritualité, d’origine chrétienne ou non. Je pensais plutôt à la religion chrétienne instituée, celle qui a marqué les esprits en profondeur, et dont les traditionalistes témoignent encore de l’existence. Cette religion-là prône la soumission à l’ordre établi, je ne pense pas que ce soit contestable, et ce n’est pas une charge contre les personnes.

      Bien cordialement

    5. @ Crapaud Rouge

      Merci tu fais bien de le préciser, J’ai l’impression parfois qu’une plus grande religion institué
      à la lettre ne permet pas toujours mieux à l’esprit de souffler où il veut, sans doute que la foi
      en quelque chose que l’on soit d’ailleurs croyant ou pas n’a pas tant besoin d’être organisé,
      si ça se trouve ce n’est pas tant la diversité des êtres, des esprits, des coeurs, des peuples, des cultures qui cause le ravage, la tristesse, la pauvreté, mais bien le dogmatisme, idéologique, politique, religieux, la grande certitude d’avoir raison, quand on est réellement spirituel, religieux, ouvert d’esprit, moins fanatique et obnibulé par sa religion native.

      La religion bureaucratisé n’est peut-être pas autant nécessaire que cela dans le coeur et l’esprit des gens. La plainte d’un évèque de nos jours: Partout où Jésus passait, il y a avait une réelle révolution d’amour et de charité dans les coeurs, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas, partout où je préche les gens s’endorment, soupirent à l’église, se montrent même de plus en plus radins, parfois je me demande même, sans trop non plus penser à mal qu’est-ce que cela rapporte en plus la contribution d’un plus grand intellectuel libéral à la religion, une plus grande sécurité religieuse pour le fidèle ?

      Dieu tenu hors de l’église, comme Allah de l’Islam :
      Un pêcheur public fut excommunié et on lui défendit d’entrer dans l’église. Il rapporta ses malheurs à Dieu :  » Ils ne laissent pas entrer, Seigneur, parce que je suis Pêcheur, parce que je n’ai pas encore le même esprit qu’eux en matière de religion, je ne connais pas tout bien par coeur, comme en théologie savante aussi  »

      Dieu dans un grand soupir répondit :  » De quoi te plains-tu ? Demanda Dieu, moi non ils ne
      me laissent pas rentrer, depuis fort longtemps d’ailleurs, voire depuis le temps des marchands du temple à Jérusalem. La religion trop savante et riche a aussi ses limites,
      voir l’islam socialiste des muftis de plus en plus fanatisé envers le judaisme libéral religieux … De toutes les façons les prophètes comme Jérémie n’ont jamais bien été reçus hier comme aujourd’hui, que je ne te prenne surtout pas à prier alors plus différemment de moi crapaud rouge sinon j’irais alors le rapporter au grand prêtre, au grand rabbin, au grand mufti.

  55. @ Roland

     » État Providence » / ÉTAT SOCIAL OU DÉMOCRATIE SOCIALE OU RÉPUBLIQUE SOCIALE : Que c’est bon de vous lire !

    @ Crapaud Rouge

    Vous incriminez trop Roland pour le coup, car si vous avez raison de dire que le terme  » État Providence  » cette résurgence emprunte de religiosité du  » camp des détracteurs » est là pour mieux brouiller les pistes et lobotomiser les mémoires populaires et par ruse est un terme qui joue parfaitement sur deux  » vibratos  » :

    1 / Le vibrato cynico -post-Nietzschéen du « dieu est mort  » donc  » la Providence  » AUSSI
    donc =  » va te faire foutre !  » ( dixit les riches & les inconscients )
    2 / Le vibrato résiduel positiviste relooké subliminal =  » aide toi & le putain de ciel ( qui n’existe plus connard ) t’aidera » … en gros =  » va te faire foutre ! … car nous les riches aux milliards de privilèges on s’en tape le coquillard que tu crèves dans la rue après nous avoir enrichi toute ta putain de sainte journée et toute ta vie de merde » …

    Donc…je vous trouve sévère avec Roland qui a bien raison de lever le lièvre et de nous rappeler que  » l’État Social  » comme  » Messieurs – Les Marchés- Financiers  » sont des créations humaines et d’abord oui, aussi des MOTS. Mais il n’est plus sûr qu’à jouer à ce petit jeu là,  » les détracteurs  » de l’ État Social qu’ils ont rebaptisé par ruse déconstructiviste  » Etat Providence  » – pour mieux faire croire en bons seigneurs qu’ils sont, que c’est une obole lancée au peuple comme hier quelques Louis d’or jetés par un roi quelconque à une foule de déshérités, déshérité par le roi lui – même .. – oui, que tous ces menteurs ne gagneront plus à ce petit jeu là très longtemps au vu de ce qui vient :

    Car on risque en masse de leur renvoyer la pareille , la même parole qu’eux :  » Allez vous faire foutre ! Car maintenant, on s’organisera de nous -mêmes pour nous mêmes par nous mêmes  » . Nous n’avons plus les moyens d’empiffrer les riches qui nous coûtent décidément trop cher et augmentent comme par le passé les risques de déflagration mondiale. Les riches décidément c’est trop risqué, il s’agit d’en finir avec ce  » régime spécial d’humanité  » et tous ces privilèges qui mettent en péril l’humanité toute entière.

    Et pour en revenir à la fin de votre commentaire  » Crapaud Rouge « , je suis abasourdi que vous ne sachiez pas ce que serait le capitalisme sans l’ État Social forgé de haute lutte par les citoyens après la seconde guerre mondiale !

    Vraiment vous ne savez pas ? Vous ne savez pas ce qui s’est passé avant sa création ? Vous voulez qu’ un enfant vous fasse un dessin ? Même s’il est encore de ce monde, l’enfant que j’imagine, doit être aujourd’hui bien âgé ; sans doute est -il très certainement ce survivant des anciens âges des ténèbres.

    Amicale observation… en passant.

    Bon après on peut aussi se renseigner en faisant un saut vers le  » rétro-futur  » :

    Oui, à voir la photo ça a l’air d’être super hilarant (mais pas quand on lit l’article ) :
    http://www.lepost.fr/article/2010/11/08/2297271_la-retraite-vue-des-usa.html

    1. @H2 : « Et pour en revenir à la fin de votre commentaire » Crapaud Rouge « , je suis abasourdi que vous ne sachiez pas ce que serait le capitalisme sans l’ État Social forgé de haute lutte par les citoyens après la seconde guerre mondiale ! » : il y a de quoi être abasourdi, en effet, lorsqu’une personne, que l’on croyait normalement intelligente et cultivée, se révèle subitement n’être qu’un idiot ou un inculte. Merci du compliment, H2.

    2. @H2, suite : « (Rien de la providence) » écrit Roland en caractères gras. Evidemment, la providence n’explique rien et, s’agissant de critiquer une quelconque réalité, il convient, pour être crédible, d’être aussi réaliste que possible. Mais, s’agissant de l’avenir qui, par définition, n’existe pas, on ne voit pas en quoi le mot « social » serait plus « juste », « efficace », « pertinent » ou « utile », que le mot « providence ». C’est à cette démonstration-là que vous eussiez dû vous atteler, H2, au lieu de multiplier les mots vulgaires pour me montrer ce que vous vouliez me signifier. Il commence mal, votre état social…

    3. @crapaud R
      « Mais, s’agissant de l’avenir qui, par définition, n’existe pas, .. »

      Ben non, Il semblerait qe d’après la relativité d’Einstein justement le futur existe.

  56. j’entendais à une récente émission C dans l’air la sociologue Pinçon Charlot souligner que la grande force du pouvoir en place (politique, économique) était leur grande cohésion de classe.

    Ne sommes nous pas arrivés sur ce blog à ce tournant où il nous faudrait nous affirmer comme une classe, et réfléchir – encore un peu avec les Friot, Jorion, Lordon – mais surtout agir pour ébrécher, éroder, fendre ce système ravageur et nous y installer pour le dévorer de l’intérieur?

    Je me sens à la fois, comme consommatrice, toute puissante et dénuée des moyens pour activer cette puissance. Exemple de modeste action pour nourrir cette puissance : suite à une émission « Terre à Terre » (le samedi à 7h du matin sur France Culture), provoquer dans mon quartier habité de multiples maisons particulières et jardinets, une solidarité entre les habitants pour partager tous les produits de ces jardinets prolifiques (mon figuier, mon abricotier, mon pêcher donnent, des fruits délicieux sans aucun traitement, et quand ils le veulent et je compte installer une ruche) Ca pourrait servir d’exemple et d’éducation vers des cheminements plus globaux sur notre territoire

    Bon, je reviens à cette classe du blog dont je rêve, et qui pourrait à mon humble avis, se constituer en collectif pour élaborer des actions : sélectionner les produits de consommation, favoriser certaines banques, infléchir nos modes de déplacements etc, abreuver et nourrir Paul de vitamines, il m’a l’air d’en avoir besoin pour l’instant.

    .

    .

    1. @ Jacqueline,

      Bravo !!!
      C’est exactement cela lorsque je parle de prise de conscience.

      Je rappelle pour ceux qui auraient loupé l’épisode la délcaration de Warren Buffet (2ème ou 3ème fortune mondiale, on s’y perd…):
      « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter » (warren buffet http://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Buffett)

      On ne peut pas être plus clair n’est ce pas. Et ce n’est pas de la théorie du complot. Simplement l’expression d’une certaine réalité.

      Il est temps effectivement que le Peuple arrête de tomber dans le piège des divisions savamment entretenu via la propagande (contre les musulmans, contre les fonctionnaires, contre les chômeurs, contre les terroristes, blablabla…) pour commencer à remporter des batailles afin de redonner l’espoir de pouvoir gagner cette guerre. Notez bien l’emploi du mot « guerre » et non pas « lutte ». Ils savent que c’est maintenant que tout se joue.

      Wouah ! Je bénis cette « météo du vendredi ». Elle aura permis, lorsque je lis un grand nombre de commentaires, d’ouvrir LE sujet de fond: nous devons nous unir coûte que coûte, comme surent le faire les résistants de tous bords lors de la 2nd guerre mondiale, pour gagner la guerre des classes. Je me délecte à la lecture des posts de JeanPaulMichel (superbe) ou encore Autogestion (oui il faut garder l’espoir !) ou encore Fujisan (merci pour les liens). Cela fait longtemps que j’attendais cette sortie du bois.
      Merci !

    2. Ne pensez pas que votre initiative à l’échelle de votre quartier soit négligeable. Elle relève de ce qui a été pensé comme micropolitique par Gilles Deleuze et Félix Guattari, et qui est magistralement expliqué à mon sens par un penseur comme Miguel Benasayag . En agissant ainsi vous rendez désirable le bien politique, au lieu de vous contenter de critiquer/stigmatiser ce qui est condamnable (il ne sort rien du négatif, adieu Hegel). Votre initiative est pleinement et complètement politique, elle participe à résoudre le problème de l’organe central, du parti et consorts qui a été le grand point d’achoppement de la pensée émancipatrice dans les années 70. Travaillez à faire essaimer cette micropolitique, même si la colère du moment nous donne des pulsions organisationnelles du type soulèvement de masse / des masses. Je ne doute pas d’ailleurs qu’au moment historique présent une telle forme de mobilisation ne soit nécessaire, mais leur devenir politique est encore de l’ordre de ce qui est à penser. Pour l’efficacité immédiate, on ne dépassera pas la conception léniniste, ce qui est une chose inquiétante. Sans une telle forme d’organisation, la probabilité pour qu’un gouvernement quelconque de UE balaie toute contestation radicale est très forte. Voilà l’aporie (A Mr Jorion : je n’accorde aucun crédit à votre souhait raisonnable d’une conversion platonicienne des élites politique au bien, ni à la force de la diffusion de la connaissance -disons plutôt de l’information, même fondée sur la compréhension des mécanismes-. Ce problème a été définitivement réglé je le crains par Spinoza : la connaissance de l’illusion comme illusion ne la dissipe pas : nous savons, beaucoup savent tout ce qui est nécessaire pour éclairer une décision qui ne se prendra que « contraint et forcé » (faillite du système bancaire, émeutes qui s’en suivront). Ici comme en toute chose, c’est de nécessité qu’on fera -peut-être- vertu (le basculement à droite lors des élections de mi-mandat m’a corrigé d’une de mes récentes naïvetés).

    3. Mr Jorion, je sais bien que rien dans vos analyses économique n’est de type platonicien, je ne vous confond pas avec notre récent ami Pierre (il me fait plutôt penser à Lévi-strauss et à Kant), je pense à la raison d’être de la diffusion de votre travail. Il est vrai que pour la plupart nous vous lisons, ce qui accrédite l’idée d’un effort d’influence par la communication du savoir -d’où Socrate et Platon : on ne peut pas connaître le bien sans le vouloir, bien juger suffit à bien agir etc. On ne vous voit pas agir, ni vivre d’ailleurs. Mais à travers le reproche erroné que je vous ai adressé, se pose (à nouveau) la question de la finalité dernière de ce blog, ou de ses usages possibles. Parce que je ne crois pas que vous ayez du tout pour ambition de rivaliser avec Cassandre. S’il ne s’agit donc pas de convertir l’élite politique (il est vrai que vous vous adressez à tout un chacun : au citoyen, à l’honnête homme), s’il ne s’agit pas de fonder un mouvement, si on n’ignore pas non plus que l’action politique est une action collective (ni seul ni tous-ensemble-mais-chacun-dans-son-coin), alors que faire de ce savoir et de cette prévision? Difficile de ne pas vibrer d’indignation devant une situation qui relève, -on est bien d’accord je pense là-dessus- d’un pur et simple gangstérisme à l’échelle du monde, et qui prélude à une catastrophe majeure (une évolution de type fascisante, à la Pinochet : des droits individuels, pas de droit sociaux et politiques. Auquel cas le Chili de Pinochet aura bien été le laboratoire politique du néolibéralisme). A qui s’adresse donc vos analyses, vos dévoilements plutôt : au citoyen qui va voter (qui y croit encore?), à l’enragé qui veut en découdre, à l’intellectuel éthéré -mais qui se tient informé des misères du monde?

      Nb : ce sont des questions que je me pose, qui relève un peu du soliloque, elles n’ont rien de comminatoire.

    4. @jicé

      A qui s’adressent donc vos analyses, vos dévoilements plutôt : au citoyen qui va voter (qui y croit encore?), à l’enragé qui veut en découdre, à l’intellectuel éthéré -mais qui se tient informé des misères du monde?

      Quelle drôle de question ! « Qui est votre prochain » ? Les adresses me paraissent multiples en ce lieu et contenir la votre. Me trompé-je ? Et puis franchement, Jorion (sauf son respect), c’est pas exactement que le bon samaritain, ni Jésus ou le docteur de la foi, plutôt la Samaritaine, non ? 🙂

      Mais le docteur de la Loi, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, en disant : « Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour. » Lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands ? » Il dit : « Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même »

      (Le prêtre et ses servants (le lévite), selon la torah, ne pouvaient pas toucher le « demi mort » ou simplement son sang.)

      L’interprétation d’Illich :

      Cette dimension morale dissimule ce que la parabole avait de radical et nouveau à l’époque, et fait qu’elle le garde encore aujourd’hui. Illich propose de la comprendre en imaginant le samaritain comme un palestinien prenant soin d’un juif blessé. Non seulement il dépasse sa préférence ethnique pour prendre soin de son semblable, mais en plus il commet une sorte de trahison en s’occupant de son ennemi. En faisant cela il exprime sa liberté de choix, répondant ainsi à la question « qui est mon prochain ? » non par l’expression d’un devoir, mais par un don librement offert. Il ne s’agit plus selon Illich de règle ou de morale, mais plutôt d’établir une relation par un choix arbitraire, en s’affranchissant justement des catégories imposées par l’éthique. C’est une réponse libre à un appel..

    5. Il s’agit de décliner les étapes d’une crise.
      1) Aspect toxique de l’état actuel par envahissement de l’état précédént par des techniques nouvelles
      (psycho techniques, noo techniques, de internet à twitter, et bonne vieiiles techniques, extraction du charbon en Chine, tout ce tient, et elles donnent toutes l’impression d’envahir, d’être toxique comme les actifs banquaires.
      2) Tentatives d’adaptation (libérales, néo-libérales, libertariennes, écologistes, Bernankienne), sans guère de succès.

      3) Si nous ne sommes pas très foutu par le court-termisme et ses conséquences (dans l’ordre chronolgiques, csq sociétale = bêtise systémique, berlusconisme généralisé, puis csq climatique/géolphysique, eau, air et terre + ou – « contaminés ») la porte de sortie est la digestion, forcément lente, de tout cela, pour une forme d’ADOPTION des techniques nouvelles, plus exactement pour des pratiques nouvelles permettant d’adopter et de dompter ces techniques, comme on a dompté ici et là des choses toxiques pour les logiques (paradigmes si on veut) précédentes : la coca, et là le langage logique (du temps des grecs, ça a pris de Socrate au Moyen âge en gros) ou encore le livre et l’imprimerie, ou encore le «  »grammatiseur » de force » qu’a été Microsoft (qui a demandé à tous une lourde dime d’adaptation) qui finit par être soluble dans le logiciel libre (monde de l’ADOPTION, monde des pratiques réciproques, de l’amatorat, de la « philia ».

      Tout ceci emprunté tant mal que bien à Bernard Stiegler, dont j’apprécie qu’il remonte à Leroi-Gourhan pour embrasser les rôles de le techniques. On peut ne pas aimer son jargon (« épokhé, pharmakon, épimélétai,…) mais certaines assertions sont des perles, notamment la prolétarisation généralisée comme perte du savoir-faire ou du savoir-vivre, et que je n’ai aucun mal à ressentir en direct live devant le rayon d’un hyper marché sommé de choisir quelque provende « aimable », digne de soin…

    6. @ Hafidi Jacqueline :

      Bonsoir !

      Je vous rejoins pour ce qui concerne la création d’un collectif . Je suis partant ! Un de plus !
      Toutefois, je m’interroge :
      – Ce collectif doit disposer de son propre site.

      PS : Très bien l’idée de maisonnettes, et des productions partagées, au sein d’un quartier.
      Excellent l’idée de l’implantation d' »une ruche.

      Dans le même genre :
      – certaines caves peuvent constituer des lieux de production légumières, et de stockage, en fonction des caractéristiques propre de chaque cave.
      – Certains greniers, disposant d’une aération convenable, et non humide, constituent des lieux idéals comme lieux de stockage et de sèchage ( produits aromatiques et médicinal).
      – Vous disposez, d’après ce que je vois, d’un lieu de connexion. Peut être disposer vous même d’un ordinateur , chez vous. Aussi , débarassez vous de votre TV + lecteur Dvd. Vous n’en avez plus besoin. Dans l’idéal, faites en sorte que ce vecteur ne nuise à personne d’autre ( donc —> le détruire). Dans le meilleur des cas, dépose devant les marches de la mairie ( 12 TV et Lecteurs DVD déposés la nuit, fait son effet au petit matin!!! ) A défaut , les porter au centre de collecte… C’est radical, mais très constructif…. Et le signal est fort …. fort mal apprécié par l’Etat, et les multinationales dont une partie de leur existence , dépend de ce vecteur.
      Qui plus est , C’est libérateur …. et on recouvre une sensation brutale, dans les premiers jours, mais puissante par la suite: UNE FORME DE LIBERTE retrouvée!

      Bonne soirée !

  57. Organisation Internationale du Travail

    C29 Convention sur le travail forcé, 1930 Ratifiée par Royaume-Uni le 03:06:1931
    Cette convention fondamentale interdit toute forme de travail forcé ou obligatoire qu’elle définit ainsi: « Tout travail ou service exigé d’un individu sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s’est pas offert de plein gré ». Des exceptions sont prévues pour un travail exigé dans le cadre du service militaire obligatoire, faisant partie des obligations civiques normales ou résultant d’une condamnation prononcée par une décision judiciaire (à la condition que ce travail ou service soit exécuté sous la surveillance et le contrôle des autorités publiques et que l’individu ne soit pas engagé par des particuliers, compagnies ou personnes morales privées ou mis à leur disposition), dans les cas de force majeure ou pour de petits travaux de village exécutés dans l’intérêt direct de la collectivité par les membres de celle-ci. La convention précise également que le fait d’exiger illégalement un travail forcé ou obligatoire doit être passible de sanctions pénales et demande aux États qui ont ratifié la convention de faire en sorte que les sanctions pertinentes prévues par la loi soient appropriées et strictement appliquées.

    C105 Convention sur l’abolition du travail forcé, 1957 Ratifiée par Royaume-Uni le 30:12:1957
    Cette convention fondamentale interdit le travail forcé ou obligatoire en tant que mesure de coercition ou d’éducation politique ou en tant que sanction à l’égard de personnes qui ont ou expriment certaines opinions politiques ou manifestent leur opposition idéologique à l’ordre politique, social ou économique établi; en tant que méthode de mobilisation et d’utilisation de la main-d’œuvre à des fins de développement économique; en tant que mesure de discipline du travail; en tant que punition pour avoir participé à des grèves; et en tant que mesure de discrimination raciale, sociale, nationale ou religieuse.

    Déclaration universelle des droits de l’homme:
    Article 4
    Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
    Article 23
    1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
    Article 25
    1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

    1. En Belgique aussi, on a notre Ministre du Travail Obligatoire.

      Du travail avant la sanction pour les chômeurs

      André Antoine plaide pour que les chômeurs menacés de sanctions puissent faire des travaux d’intérêt public. Il propose aussi des sanctions plus graduelles.

      ne peut-on pas faire en sorte que les chômeurs sur le point d’être sanctionnés puissent exercer une prestation d’intérêt collectif au profit des communes ? Quelques heures de travail tout au plus.

    2. ça va finir par rappeler le S.T.O. de sinistre mémoire …

      UESA : société de la Norme !
      – ça va des tomates, aux fromages sans goût ( pourquoi déjà : par hygiène !! lait cru : danger ! =) mais pas danger OGM , hormones dans la viande, farines animales et pesticides :
      non, comme les lobbies « arrosent  » qui de droit, c’est clean ! : allez comprendre !)
      – chez nous, petits en couche culotte = graine de délinquants : à redresser …à quand les maisons de correction pour les Bébés ! ( ça ferait travailler le bâtiment, et quand le bâtiment va, tout va =) d’ailleurs, ya qu’à voir en Espagne …Bon, je m’égare ), oui, donc, les BéBés qui font pas leur nuit :
      à shooter ! la gnôle, c’est pas correct ! allez un petit psychotrope : ça va faire travailler les labos …
      et, ainsi de suite : qu’on arrête de dire que ces gens là ne sont pas responsables de leurs actes ! quelle hypocrisie ! c’est monstrueux !
      Il est temps de réétudier les mécanismes des systèmes totalitaires …
      un livre, par exemple : « La question humaine » de François Emmanuel.

  58. Bonjour,
    Entendu aujourd’hui sur France Info : Cameron veut supprimer les subventions de l’Etat pour le fonctionnement des remorqueurs de haute mer anglais dans la Manche. Cela est bien un symptôme de ce que vous disiez dans votre vidéo Paul. Economies de bouts de chandelles et grosses conséquences potentielles… En ce moment, le vent souffle à plus de 100 km/h dans le Channel. Imaginons ce qui pourrait arriver si un tanker ou un ferry rempli de passagers venait à tomber en panne de moteur….
    C’est vraiment n’importe quoi ! Et c’est comme ça pour tout, mais pas seulement en UK

    1. Entendu ça ce matin… Ça m’évoque la vieille histoire des pêcheurs, du phare et de la collectivité, l’État, qui trouve sa légitimité et son utilité en payant ce dernier par… l’impôt, bien sûr.
      Et puis aussi, les dérégulations/privatisations de Miss Maggie dans les années 80 qui avaient amené les services vétérinaires britishs à laisser-faire un chouïa de trop sur les procédures de fabrication et de chauffage des farines animales…

    2. Les phares sont souvent gardés par des naufrageurs.
      Pour les plus courageux, l’appel du large, c’est la piraterie.
      C’est le « syndrome des îles »…..
      La Lloyds va pouvoir substantiellement augmenter ses tarifs !

    3. La flibuste et les pirates sauveront le monde ! Ces forbans de pastafariens l’ont bien compris, dans leur vénérable sagesse.
      Les naufrageurs, ces rats de brume, seront pas de trop.

    4. « Et une bouteille de rhum sur le cercueil de l’homme mort ! » Jah Pastafari !
      Vigneron, vous tuez le métier, vous finirez pendu avec la corde de la cloche, à la plus haute vergue.
      Vous sous-traitez pour la Lloyds d’Élisabeth II ou quoi? De vieux restes des alliances d’Alienor ?
      Remarquez, en mer d’Oman, trois port-avions nucléaires et leurs soutiens sont sur zone, officiellement pour combattre parait-il la piraterie Somalienne…..
      Pour rassurer les assurances ?

    5. Entendu aujourd’hui sur France Info : Cameron veut supprimer les subventions de l’Etat pour le fonctionnement des remorqueurs de haute mer anglais dans la Manche.

      normal : petit boulot pépère, inutile pour la collectivité, et sans risques comme chacun peut s’en rendre compte ! d’ailleurs, d’après nos plus hautes zautorités, on se demande même s’il est nécessaire d’avoir un cerveau pour tous ces métiers !

      http://wn.com/remorquage_par_l%27abeille_bourbon

      « sourire de la vacuité » et « vénérable de l’immobilisme » gagnent combien déjà ? Evidemment, je reconnais qu’ils ont un risque d’attraper des escarres au séant !

      grosse colère!

  59. – fujisan

    Il est marrant comme ces sales types transforment la crème des citoyens en voyous potentiels tant ils les humilient. C’est bien à une destruction de la citoyenneté à laquelle ces gens s’attaquent. Ils réinventent l’esclavage et traitent une frange de la population de  » classe dangereuse  » – Mais ce sont eux qui la fabrique cette  » classe dangereuse  » – A force d’élargir cette  » classe dangereuse  » à coup de décrets à la dimension d’un peuple entier, il y a des risque que la logique se renverse. Ils vont finir à poil tous ces gens-là à force de griller leur dernière cartouche. Oui, oui, le futur existe mais ce ne sera pas le leur. Nous aussi on pensera à des  » sanctions plus graduelles  » à leur encontre.

    Rendez-vous compte : avec ce terme de  » sanctions graduelles  » ils viennent de transformer le chômeur broyé par le système, en délinquant à qui il faudrait appliquer des  » sanctions graduelles  » – Bonjour les mots ! La criminalisation des innocents avance rapidement. Restons vigilants et acteurs du réel.

    1. Pour l’esprit du riche juda dans ce monde, l’esprit du pauvre est encore un délit qu’il convient de dénoncer le plus tôt possible du doigt, un autre qu’il convient de juger et de réprimer le
      plus sévèrement possible, encore plus si le pauvre malheureux en finit au fil du temps et
      par dépit par mieux accepter calmement de porter sa croix, la douleur des coups et autes mauvais coups de plus qu’il reçoit pour le faire avancer plus vite encore, que ce soit d’ailleurs dans le privé ou le public à tour de rôle et à la fois, et cela malgré tous les beaux discours
      de ce monde à l’antenne, pour mieux paraît-il mieux faire des économies d’argent partout, n’est-ce pas un peu aussi le meilleur moyen qu’ils ont trouvés de nos jours afin de pouvoir mieux maintenir plus longtemps la peur dans l’esprit des êtres, trimant davantage Corps et Ames pour eux.

      Le monde c’est sur pourrait changer, malheureusement il y a encore beaucoup de gens bien établis de nos jours recherchant bien encore à retenir le plus de monde possible à ces seules valeurs de vie ou de mort, faut pas croire ce n’est pas toujours ceux qui se présentent comme les plus pressés à faire d’autres réformes économiques, qui amènent mieux les êtres à savoir mieux relativiser les divers moments plus catastrophiques, bien sur ça reste encore à vérifier et à constater de votre coté et dans le vécu de tout à chacun.

      Pourquoi agissent-ils surtout ainsi, tout simplement pour ne plus guère permettre aux êtres de trouver encore de l’espoir dans un autre chose, les faux bienfaiteurs de l’humanité.

  60. – Crapaud Rouge

    Je ne répondrais pas à vos mots blessants. Je vous renvoie le compliment que vous me faites en ce qui concernerait la supposée vulgarité de mon expression.
    Bonne journée cependant.

    1. @H2 : « la supposée vulgarité de mon expression » se trouve ici (c’est moi qui grasse) : « le putain de ciel ( qui n’existe plus connard ) t’aidera » … en gros = » va te faire foutre ! … (…) enrichi toute ta putain de sainte journée et toute ta vie de merde » … »

      Je n’ai pas dit que votre expression était vulgaire, seulement que vous n’aviez pas besoin de me montrer la vulgarité que vous attribuez aux riches : « au lieu de multiplier les mots vulgaires pour me montrer ce que vous vouliez me signifier » disais-je. Vous avez du mal avec la lecture, manifestement.

  61. Je sors un peu du sujet pour partager ceci:

    Passionnant! http://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/l-exo-darwinisme-28343

    Et, selon moi, la crise actuelle est la crise de ceux qui veulent préserver la redondance (qui leur rapporte) et bloquer les créations qui risquent de les « déclasser ». En plus, cette redondance est l’idéal pour les cultures des pays dits émergents où l’égo est déjà plus ou moins gommé au contraire de nos cultures . Nous sommes dans une sorte de « mandarinat » .(Zébu, savez-vous comment bien vivre un mandarinat? Ca pourrait grandement aider. Merci, par avance pour votre réponse 🙂 )

    Toujours selon moi, la voie es toujours humaniarcale car qui va s’engager dans la création si il est déjà « déclassé » idéologiquement par la structure actuelle?

    1. En mangeant ses fruits.
      Car le mandarinat donne des mandarines, c’est bien connu.
      (attention, ceci est soit un vrai connerie, soit un réflexion philosophique).

  62. @ Crapaud rouge

    Je sais aussi qu’une minorité de riches se détachent de cette vulgarité. Je ne les mets pas tous dans le même sac. Je voudrais bien le préciser ici. Merci.

    Bon, après je conviens que ma prose était certes un peu triviale mais cette vulgarité n’est pas de mon fait, n’est-ce pas ?

    Je n’assassine personne, je n’envahis aucun pays, je ne bombarde aucune population civile, je ne brule aucun enfant à coup de bombe aux phosphore, je n’affame personne, je n’humilie pas mon prochain et pas même mon lointain, je ne pense pas qu’au pognon, je ne cherche pas à maximiser mes coûts sur le dos d’une personne ou d’un groupe, etc…

    La prochaine fois si vous n’aimez pas le principe épicé du monologue « littéraire » et les pensées prêtées à un personnage nihiliste vivant ou ayant vécu, changez de nom, appelez -vous  » Crapaud Buffle. »

    1. @H2 : « La prochaine fois si vous n’aimez pas le principe épicé du monologue « littéraire » et les pensées prêtées à un personnage nihiliste vivant ou ayant vécu… » : ne mêlez pas vos goûts littéraires à la conversation, s’il vous plaît, c’est trop facile. Et puis j’ai les miens, – dont vous me ferez l’honneur de croire qu’ils valent les vôtres -, et ce type de vulgarité n’en fait pas partie.

  63. M.Jorion

    Je ne vais pas rester plus longtemps sur votre blog ou alors ça sera comme l’autre soir, pour amener une petite pierre constructive et modeste. Faire une recherche s’il y a lieu, et la poster.
    Je serais dorénavant plus discret. Merci à vous de m’avoir permis de poster quelques messages. Votre lieu est bien trop précieux pour que je crispe plus longtemps vos commentateurs.

    Il serait bon que certains élargissent le cercle  » d’amis  » cependant – Pas pour faire joli mais pour étendre la portée comme il est des murs porteurs . Il m’a semblé que peu de monde répondait par exemple à E. Quilgars – Mais peut-être que je me trompe. Oui, ça doit être ça.

    Bonsoir. Bien à vous.
    [ Je le redis. Votre blog est un évènement au sens philosophique, quelque chose qui n’aurait pas du être et qui pourtant est ]

    1. La vulgarité, ce n’est pas dire des gros mots. C’est Patrick Sabatier qui fait semblant d’être apitoyé par le destin d’une matrone variqueuse dont il n’a rien à foutre, et qui lui offre une Fiat alors qu’elle ne sait pas conduire.

      Pierre Desproges.

      Appliquée aux riches, cela reviendrait à ce qu’un riche donne aux Restos du Coeur un pot de caviar.

    2. J’ai trouvé l’opinion de ces divers blogueurs pour continuer à alimenter le débat :
      Cohabiter, c’est le crie d’amour du Crapaud……. (Pierre Desproges)

      > Aucun crime n’est vulgaire, mais la vulgarité est un crime. La vulgarité, c’est ce que font les autres.
      [Oscar Wilde]

      > La vulgarité, ça ne s’improvise pas. On est vulgaire. On naît vulgaire. C’est une infirmité de l’âme.
      [Guy Bedos]

      > Le dégoût est une chose curieuse. Il fait prendre en grippe jusqu’à la raison et au bon sens, par antipathie pour la vulgarité.
      [Henri-Frédéric Amiel]

      > J’ai remarqué que le jugement le plus dépourvu de fondement, la plus sotte grossièreté prend du poids, du fait de l’influence magique de l’imprimerie.
      [Alexandre Pouchkine]

      > La faim est un nuage d’où il tombe une pluie de science et d’éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d’ignorance et de grossièreté.
      [Platon]

      > Le mensonge est une forme de talent, alors que le respect de la vérité, va de pair avec la grossièreté et la lourdeur.
      [Emil Michel Cioran]

      > La grossièreté vise à choquer ceux qui n’en rient pas pour faire rire deux fois plus les autres.
      La méchanceté et la grossièreté sont les armes de la simplicité.
      [Coluche]

      > La politesse est sage : la grossièreté, par conséquent, stupide. Se faire, sans nécessité et avec intention, des ennemis en commettant des impolitesses, c’est de la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa maison.
      [Arthur Schopenhauer]

      > Les nations, comme les hommes, meurent d’imperceptibles impolitesses.
      [Jean Giraudoux]

    3. @ Pierre

      🙂

      Le langage est un ensemble de citations. [Jorge Luis Borges]

      Citation de citation de citation. Ainsi s’écrivent les livres. [Gilles Leroy]

      L’art de la citation est l’art de ne plus citer Les paroles du livre. [anonyme]

      Plus je cite celui qui commet la crise et moins je vois la bonne action du samaritain,

      Si un jour vous me voyez en train de citer, c’est parce je suis encore en vie,

      Pendant qu’un usurier commet le mal, un autre témoigne du bien,

  64. Voici ce que Montesquieu écrit au sujet des Anglais :
    (…) »Une marque que la nation angloise est folle, c’est que les Anglais ne font jamais bien que les grandes actions, et point les médiocres. Or, il n’y a que ceux qui font bien les grandes et les moindres qui soyent sages. »

    Ou encore : « Les Anglais sont trop occupés; ils n’ont pas le temps d’être polis. » (journée de la cosmopolitesse).

    Et une dernière très amusante :
    « Un gentilhomme anglois est un homme, le matin, habillé comme son valet de chambre; un gentilhomme françois est un homme qui a un valet de chambre habillé comme lui. »

  65. En tous cas, perso je vous remercie sur ce blog de comprendre au moins l’essentiel de l’économie du « don », ou de la « contribution », car pour l’instant on a du mal à entrevoir ce geste ailleurs..

    Ne serait-ce que la reconnaissance de l’éventualité d’une autre économie.

    Il serait temps que ceux qui font du « bénévolat valorisé » depuis des années puissent enfin vivre de leur travail. Je parle des informaticiens et des artistes du « Libre » en l’occurence. Et aussi des intermittents et de pas mal d’assos et d’ong qui vivent du don et qui créent leur propres réseaux et modes de fonctionement.

    On attend pas qu’on nous trouve un travail. Non seulement on le crée mais on crée l’économie qui va avec. Ils n’ont rien d’autre à faire que de nous soutenir.

    La mise en place d’un revenu de vie ou autre chose du genre devait faire la transition. C’est ce qu’on demandait. Il s’est fait attendre et le RMi devenu RSA est de plus en plus étroit et fragile.
    Et ils veulent nous faire faire des travaux d’intérêt général?

    C’est ce qu’on fait déjà, en ce qui nous concerne. !!! C’est notre seule chance de nous en sortir. Quels imbéciles dans ces gouvernements!

    Ils prennent toujours les pires décisions au pire des moments, et ça fait des années que ça dure, des années qu’on leur parle, qu’on tente d’entamer le dialogue, gentiment, en cherchant les occasions, . des années qu’on les prévient, qu’on explique ce qu’il risque de se passer si, etc, etc.. qu’on organise des conférences, des antennes à Bruxelles, qu’on se déplace.

    pff! Au bout d’un moment, ben… on en a marre et on se dit qu’il faut les virer. C’est normal. Ca n’a rien d’un comportement extrémiste.

    Et ils vont faire dans la punition en plus? Ils vont sévèrement en réprimer quelques-uns pour l’exemple? Internet existe depuis trop longtemps maintenant pour nous interdire la chanson de Craonne.

    Ca suffit l’autoritarisme débile. C’est passé de mode la classe « dirigeante ». On a pas besoin d’être dirigés, encore moins assistés, mais ils poussent le bouchon tellement loin qu’on finit par se demander s’ils ne détruisent pas tout pour que cette société évoluée n’existe jamais.

    Qu’ils n’aient jamais à se remettre en question. Surtout pas.

  66. @ Crapaud Rouge dit : 14 novembre 2010 à 19:41

    En revanche, l’on est nombreux à contester l’idéologie du travail que la droite et les capitalistes imposent.

    Il me semble que nous vivons dans des pays où chacun, dans certaines limites, est libre de conduire sa vie comme il l’entend. Franchement, cela ne vous gêne pas d’invoquer la droite et le capitalisme comme les partisans du travail imposé. Regardez un peu ce qu’ont fait la gauche et le communisme dans les pays de l’est ?

    Sincèrement, je pense que c’est régresser à l’époque du 21ème siècle que de ramener systématiquement nos problèmes à des formulations qui conduisent à des oppositions, des affrontements, des luttes de classes, des guerres civiles, tous comportements qui montrent de manière affligeante un retard de prise de conscience. Il ne touche pas, hélas, que les moins cultivés.
    Je vais même jusqu’à penser qu’un excès de culture peut conduire à s’enfermer dans des positions livrées clef en main par d’illustres personnes, mais dépassées ou carrément nuisibles comme celles qui laissent entendre que le travail et la morale sont mauvais parce que soutenues par la droite et le capitalisme.

    La valorisation du travail et de la morale n’existait-elle pas bien avant que naissent les notions de gauche, droite, capital, capitalisme, communauté, communisme et autres ?

    Cherchons à nous rattacher au fondamentaux de notre existence, soyons libres de nos pensées et de leur expression, voyons dans l’autre quelqu’un comme nous, de bien intentionné mais faillible et unissons nos réflexions sans a priori pour en faire naître de plus performantes et de plus fiables. Le pragmatisme dans ce domaine me semble de loin plus prometteur que l’idée révolutionnaire séduisante sous certains points de vue mais catastrophique quand elle passe outre des données fondamentales venant du fond des temps et validées par une infinité d’expériences tout au long des générations.

    Ainsi en France, à la fin des années 60 en matière d’éducation, on a introduit de nouveaux concepts qu’on a présentés comme plus modernes et de loin préférables aux anciennes méthodes.
    Plus de primauté donnée au maître d’école (pardonnez mon archaïsme volontaire) plus d’estrade pour lui, plus de monsieur ou madame pour le désigner, utilisation préférentielle du prénom à son égard quand ce n’était pas l’incitation au tutoiement. Résultat quelques décennies plus tard, les enseignants sont incapables de se faire respecter et l’école est devenue un problème là où un siècle plus tôt ne pas avoir d’école était un handicap.

    Même problème avec le changement de mode d’apprentissage de la lecture. Avant on apprenait à lire en 2 trimestres alors que maintenant il faut 2 ans et en plus le nombre d’illettrés augmente au point qu’il est nécessaire de faire des séances de remises à niveau à l’entrée à l’université ou des grandes écoles.

    Inutile d’en attribuer l’erreur à la droite ou à la gauche, le problème est gravissime et l’attitude à mon avis la plus intelligente à adopter est de s’attaquer au problème en reconnaissant que cela a été une erreur de changer radicalement de principe de formation des enfants en voulant faire usages de méthodes révolutionnaires qui se sont révélées régressives.

    vous allez finir par lasser

    Les blogs ont un immense avantage, on n’écoute les messages émis que si on le souhaite, puisque le pseudo des émetteurs est donné d’entrée. Rien ne vous oblige à lire les messages de ceux qui vous semblent a priori sans intérêt.
    Non, le vrai problème et le malheur pour ceux qui ont des idées totalitaires, que d’ailleurs ils reprochent aux autres, c’est qu’ils voudraient surtout empêcher ceux qui ne pensent pas comme eux de se faire entendre. C’est une pratique courante sous certains régimes, encore de nos jours.

    Le blog de Paul Jorion ne tombe pas dans ce travers, parce qu’il est ouvert et non sectaire, c’est sa grande force.

    Puisque vous m’avez amené à parler de notre hôte et puisque vous avez cru bon de souligner le fait qu’il travaille énormément, je dois vous préciser que je n’ai jamais prétendu le contraire. D’ailleurs, le petit soutien financier que je lui apporte systématiquement le premier jour de chaque mois depuis presque 2 ans, est bien le signe que je l’approuve dans son action, même si je ne partage pas toutes ses idées. Il s’est créé son propre emploi qui complète son métier d’écrivain et qui, de plus, joue un très grand rôle social. Il peut être cité en exemple à l’attention des jeunes qui ont de la peine à trouver un emploi. Je l’ai fait personnellement.

    Que vous ayez eu la chance, vous, de tomber dans un cycle économique favorable ne devrait pas vous empêcher de PENSER AUX AUTRES

    Qu’est-ce qui vous permet de douter de mes sentiments ? Ils ont été mis en germe au plus profond de mon « Être » par mes parents grâce à leurs préceptes moraux, il y a bien longtemps à une époque que vous n’avez peut-être pas connue, où c’était difficile pour tout le monde et où il valait mieux se donner de la peine pour s’en sortir que d’attendre en gémissant même si certains affichaient, comme c’est toujours d’usage, un apitoiement de bon alois, aux effets parfois dévastateurs.

    Où sont vos nobles sentiments ?

    Êtes-vous bien certain de servir votre cause et de mettre en valeur ce que vous avez de meilleur à offrir en vous en prenant à l’âge d’un blogueur à « l’univers momifié »?

    Voyez, de mon temps, on enseignait aux enfants le respect des personnes âgées parce qu’on les amenait à mesurer ce qu’on leur devait et en premier, le fait même d’exister.

    1. @Jducac

      Plus de primauté donnée au maître d’école (pardonnez mon archaïsme volontaire) plus d’estrade pour lui, plus de monsieur ou madame pour le désigner, utilisation préférentielle du prénom à son égard quand ce n’était pas l’incitation au tutoiement.
      (…) Même problème avec le changement de mode d’apprentissage de la lecture. Avant on apprenait à lire en 2 trimestres alors que maintenant il faut 2 ans et en plus le nombre d’illettrés augmente au point qu’il est nécessaire de faire des séances de remises à niveau à l’entrée à l’université ou des grandes écoles.

      Ahhhh ! l’illettrisme, l’autorité du Maître…

      http://anlci.gouv.fr/fileadmin/Medias/PDF/EDITIONS/ivq_4pages.pdf
      Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme. Décembre 2008 :

      S’agissant de la mesure de l’illettrisme qui qualifie la situation de personnes qui ont été scolarisées en France mais ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture, le calcul, les compétences de base pour être autonomes dans des situations simples de la vie quotidienne, l’exploitation de l’enquête par l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme a
      évidemment porté sur ceux qui ont déclaré avoir été scolarisés en France, soit 90% des personnes interrogées.
      Pour ce qui concerne les jeunes de moins de 18 ans, nous disposons d’une source d’informations, les chiffres de la Journée d’Appel de Préparation à la Défense : 4,9 % des jeunes de 17 ans sont en situation d’illettrisme
      (JAPD 2007, Ministère de la Défense).

      3 100 000 personnes, soit 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans résidant
      en France métropolitaine et ayant été scolarisée en France, est en
      situation d’illettrisme.
      Si l’on considère les 3 100 000 personnes concernées :
      9 % sont âgées de 18 à 25 ans
      15 % sont âgées de 26 à 35 ans
      23 % sont âgées de 36 à 45 ans
      30 % sont âgées de 46 à 55 ans
      23 % sont âgées de 56 à 65 ans
      Plus de la moitié des personnes
      en situation d’illettrisme ont plus de 45 ans.

      Si l’on considère les groupes d’âge,
      4,5 % des 18 – 25 ans
      6 % des 26 – 35 ans
      9 % des 36 – 45 ans
      13 % des 46 – 55 ans
      14 % des 56 – 65 ans
      La proportion de personnes en situation d’illettrisme est
      plus forte pour les groupes d’âge les plus élevés.

      Illettrisme : hommes ou femmes ?
      Sur les 3,1 millions de personnes concernées,
      59 % sont des hommes,
      41 % sont des femmes.
      Sur l’ensemble de la population sur laquelle a porté l’exploitation de l’enquête,
      les hommes 11 % sont plus souvent en situation d’illettrisme que les femmes 8 %.
      Les résultats d’IVQ confirment les observations de PISA et de la JAPD qui vont dans le même sens. Mais en calcul les hommes se débrouillent un peu mieux que les femmes à tous les âges de la vie.

      La moitié des personnes en situation d’illettrisme
      vit dans des zones faiblement peuplées :
      28 % dans les zones rurales,
      21 % dans des villes de moins de 20 000 habitants.
      L’autre moitié vit dans des zones urbaines :
      17 % dans les villes de plus de 20 000 habitants,
      24 % dans les villes de plus de 100 000 habitants,
      10 % en région parisienne.
      Et les quartiers difficiles ?
      10 % des personnes en situation d’illettrisme
      vivent dans les ZUS .
      Mais attention : dans les Zones Urbaines Sensibles le pourcentage d’illettrés est deux fois plus élevé que dans la population sur laquelle a porté l’exploitation de l’enquête (18 % au lieu de 9 %).
      Plus de la moitié des personnes en situation
      d’illettrisme ont un emploi.
      57 % des personnes en situation d’illettrisme sont dans l’emploi
      11 % sont au chômage
      14 % sont retraités
      10 % en formation ou en inactivité
      8 % sont au foyer
      26 % des allocataires du RMI sont en situation
      d’illettrisme.
      Parmi les personnes allocataires du RMI la proportion des personnes en situation d’illettrisme est donc trois fois plus élevée que dans l’ensemble de la population concernée.
      74 % des personnes en situation d’illettrisme utilisaient exclusivement le Français à la maison à l’âge de 5 ans.
      On note globalement que 8 % des personnes qui utilisaient exclusivement le Français à la maison à 5 ans sont en situation d’illettrisme contre 20 % de celles qui utilisaient une langue étrangère ou régionale au même âge.

      Je garde un souvenir ému de ma brave institutrice de CP, de ses coups de règle distribués – d’autant plus judicieusement qu’ils n’étaient pas les miens ! – à la pointes de doigts indociles de petits malappris, et de ces fessées culs-nus vouées tout autant au redressement des « propriétaires fessiers » – récipiendaires bienheureux de ces salutaires petites rectifications laïques, obligatoires, gratuites et républicaines – qu’à l’édification de ceux des paires d’yeux témoins obligés de ces scènes roboratives…
      Je te rends grâce, petite hussarde dévouée, toute pleine d’abnégation et de sens du devoir. Éternelle ma reconnaissance. C’est à ton sacerdoce que je dois de pouvoir m’adresser aujourd’hui à maître jducuc.
      Nostalgies, nostalgies…

    2. C’est à ton sacerdoce que je dois de pouvoir m’adresser aujourd’hui à maître jducuc

      .

      Honteux et confus, et fort marri, croyez bien que je suis de cet affreux lapsus clavis !
      Voilà bien terrible avanie que de voir détournés, et avilis en somme, toute la déférence et les humbles hommages que je voulais chanter devant ce pseudonyme et l’être qu’il abrite, blason pudique en somme et titre de noblesse de celui qui, ardent, défend le dur labeur comme la belle ouvrage : JduCAC !

      Je vous prie d’ici-bas de ne point accepter si rampantes excuses. Dites « ce ne fut pas ! », et je serai alors le plus heureux des hommes !

    3. @ Vigneron

      J’aurais pu corriger ton commentaire ni vu ni connu, mais il eut été dommage – et je m’en serais voulu – de ne pas laisser lire ta prose.

  67. La révolution en allemagne, c’était pas 17 M. Jorion, c’était 1918-1920/21. Et je ne sais pas ce que vous avez appelé un échec, mais si elle a été un échec pour les communistes et les anarchistes qui se sont fait massacrés par les sociaux-démocrates qui ont pris le pouvoir et qui voulaient une monarchie constitutionnelle ou une république bourgeoise, elle a tout de même provoqué un changement de régime, et la première république allemande de constitution démocratique.

  68. Pour compléter ce que dit Paul sur la psychologie des Anglais. Interview de Tariq Ali dans Médiapart aujourd’ui:

    « Question (Médiapart): Est-ce pour cette raison que David Cameron a réussi à faire passer son plan d’austérité particulièrement dur, sans que cela ne déclenche de grands mouvements de protestation ?

    Réponse (Tariq Ali): Il y a eu des manifestations de la part des étudiants. Mais vous avez raison, assez faibles. Les Anglais ont toujours été comme cela. Vous connaissez l’auteur D. H. Lawrence ? Il est notamment l’auteur d’un livre, Women in love. Lors d’un dialogue entre deux femmes, l’une d’entre elles proteste que les Anglais sont «terribles, passifs, morts, dépourvus de toute passion». Ce à quoi sa voisine répond : «Ce n’est pas qu’il leur manque la passion, c’est qu’ils mettent beaucoup de temps à l’atteindre.» En France, les mouvements se sont produits en 1968, en Italie, en 1969…. En Angleterre, il a fallu attendre les années 1970. Il y aura un mouvement par rapport à ces mesures d’austérité en Grande-Bretagne. Et l’une de ces manifestations, ce sera peut-être la volonté exprimée par les Ecossais de rompre l’unité avec l’Angleterre, de briser l’unité de l’Etat britannique en demandant à former un Etat tout à fait indépendant au sein de l’Union européenne. C’est déjà quelque chose dont ils parlent. »

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