DU PEU D’IMPORTANCE DES FAITS

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Hier dans la soirée pour nous, les autorités japonaises ont haussé la gravité de la catastrophe de Fukushima au niveau 7, le niveau le plus élevé sur l’échelle du malheur nucléaire civil.

Où sont tous ceux qui, du 14 mars, quand la catastrophe nous fut d’abord connue, à hier, avant l’annonce, ont clamé haut et fort qu’elle n’atteindrait jamais – vous m’entendez bien : « jamais » – le degré de gravité de Tchernobyl en 1986 ? Au premier jour, c’était simple : ils ne disposaient d’aucun élément pour le dire, tandis que depuis plusieurs semaines, tous les éléments d’information disponibles les contredisaient. Ils sont passés insensiblement au fil des jours, de l’intoxication éhontée à la désinformation systématique. Pas véritablement un progrès. Aujourd’hui, ils mangent leur chapeau.

Et après ? Et après, car souvenez-vous d’une époque pas si ancienne, où un ministre ayant commis une faute grave, pris sur le fait parfois d’un unique mensonge, un chef d’entreprise ayant pris une décision calamiteuse, démissionnaient. Pourquoi ? Parce qu’aux yeux de tous, ces dirigeants avaient une responsabilité dont le champ dépassait celui de leur petite personne : leurs décisions, pensait-on, ne concernaient pas qu’eux : ils étaient en charge d’une tâche que l’on qualifiait de « collective » – pour employer un mot devenu aujourd’hui un gros mot.

Les choses ont changé : le dirigeant pris la main dans le sac, nie. Et pas même de manière convaincante. Tous les arguments sont bons, comme dans l’histoire du seau troué racontée par Freud : « D’abord, je te l’ai rendu en bon état… et d’ailleurs, le trou s’y trouvait déjà… et de plus : ce n’est pas même ton seau ! ». Parce qu’il ne s’agit pas de convaincre : si j’ai été nommé à la tête de l’État, il est désormais ma chose. Le chef d’entreprise peut raisonner de la même manière, comme l’a montré l’affaire récente des bonus extravagants que les dirigeants d’entreprises soutenues à bout de bras par la communauté, s’attribuent généreusement les uns aux autres : « La caisse est là, donc j’y puise. Qu‘importe la manière dont l’argent y est venu ! »

Les décideurs du nucléaire civil appartiennent-ils à l’ancienne famille des serviteurs du bien public ou à la nouvelle, des potentats marchands de soupe ? La question mérite au moins d’être posée, même si on craint la réponse.

J’ai repris à notre commentateur Lisztfr, son mot d’ordre : « Big Brother mangera son chapeau ! ». Mais qu’on y prenne garde : du train où vont les choses, une fois son chapeau mangé, il nous fera au visage un rot sonore, puis retournera vaquer à ses affaires, de la manière dont cela se fait aujourd’hui : sans se soucier de nous davantage.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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387 réflexions sur « DU PEU D’IMPORTANCE DES FAITS »

  1. sous la forme « candide » d’une lettre au président, ce que je ressens d’une réalité qui me cerne . Et puis je ne sais pas diffuser ce message autrement qu’ici pour l’instant

    Monsieur le Président

    Depuis le jour où vous êtes devenu mon président de par la grâce du suffrage universel je me pose mille questions. C’est vrai que j’ai été surprise, même peinée on peut dire, que vous ayez fêté votre victoire au Fouquet’s et ensuite sur le yacht de votre ami, parce que je me sentais repoussée dans une marge qui n’avait plus rien de démocratique. Mais bon, vous êtes un être humain comme tout le monde, et vous avez vos défauts. Et en plus ça m’est égal que des gens gagnent de plus en plus d’argent jusqu’à se payer des villas à Hollywood, mais à condition que tout le monde en ait assez pour vivre décemment

    En fait, après y avoir réfléchi, ces gens bardés d’or et d’argent, (et aussi de montres comme je l’ai appris récemment) que vous côtoyez me font penser à ces misérables déclassés, dit-on – (que j’ai connus alors que je m’occupais dans une association des gens à la rue) – et qui entassent, dans la chambre d’hôtel qu’ils peuvent habiter de temps en temps grâce aux allocations de notre Etat, des remparts de détritus variés qui viennent de leurs consommations d’objets de toutes sortes Je me suis renseignée auprès de psychologues, et- j’ai appris qu’ils font ça pour se donner l’illusion de se protéger du monde extérieur qui les ignore ou les agresse avec une violence plus ou moins bien dissimulée. Et je me suis dit qu’il n’y avait en vérité pas de différence entre eux, les uns les super-riches, et les autres, les super-pauvres, et qu’ils ne faisaient que se protéger, chacun avec leurs propres moyens, les uns l’argent, les autres le papier-kraft et les épluchures de pommes, d’un monde tellement inquiétant qu’il était indispensable d’accumuler et très rapidement des murailles de protection.

    Mais bon, je m’égare, et je reviens vers vous, mon Président élu. Je suis désemparée, parce que je me sens pleine de compassion pour vous qui vous débattez pour notre bien être dans des tas de problèmes qu’il me semble vous avez du mal à résoudre. Mais je dois avouer que des politiques différentes, de celles qui nous sont proposées dans la presse ou à la télévision, auraient aussi du mal à s’imposer dans un univers où tout est globalisé. Les solutions qu’on nous propose, à nous la population, me semblent mystérieuses, incertaines, friables comme des gâteaux secs un peu vieux. Et je remarque que vous aussi, et vos contradicteurs, vous vous barricadez dans des discours-détritus que je ne prends même plus la peine d’avaler.

    Je ne comprends pas, et ça me fait bondir quand je lis toutes les injures qu’on vous lance dans les journaux ou sur internet, et puis je comprends que la surdité et la cécité sont la seule armure dont vous disposez pour éviter de vous laisser blesser, et vous permettent d’accomplir, plus ou moins bien votre travail de chef de l’Etat dont je suis une toute petite partie. Y aurait-il le moyen de vous sortir de ce corset de richesses et de servitude qui vous retient prisonnier des entreprises, des financiers, des simili-penseurs habiles à préserver une fausse identité dont une puanteur envahit le monde ?

    Alors Monsieur le Président, je tiens à votre disposition les quelques petites idées dérangeantes et saines qui courent comme des fourmis de par la planète mais ont bien du mal à s’approcher des organisateurs en place d’une planète de plus en plus avide d’une matière qu’ils ne savent que transformer en pouvoir et en outils de destruction.

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  2. J’aime beaucoup votre phrase à propos du seau : « D’abord, je te l’ai rendu en bon état… et d’ailleurs, le trou s’y trouvait déjà… et de plus : ce n’est pas même ton seau ! ». ça me fait immédiatement penser à christine lagarde (sans majuscule, vraiment pas !) qui disait au cours d’une émission chez Bourdin sur BFM TV (je ne saurai dire exactement laquelle, mais c’était au cours des 6 derniers mois, je crois); elle disait en défendant un de ses collègues qui aurait gaffé : « il n’a pas dit ça… et quand il l’a dit, je lui ai demandé de se taire… » suivi d’un sourire agressif qui signifiait expressément à M. Bourdin d’arrêter d’insister sur ce point. Elle a ensuite ajouté en substance : « l’important, aujourd’hui, c’est de savoir sortir de cette crise ».

    Ceci dit, imaginons ces gens là, corrompus, menteurs, malfaisants, « babyloniens » au possible, disposant de l’arsenal de nano-technologies qu’on nous promets pour les années à venir. Il n’auraient alors plus aucune retenue et tous les pouvoirs. Et nous, plus aucun moyen de révoltes. Alors, à « choisir entre la peste et le cholérat », ne vaut-il mieux pas que la tour de Babel s’effondre d’elle-même avant qu’ils ne disposent de ce genre d’arme ? Autrement dit, Fukushima, l’accélération vers les drames écologiques annoncés, le capitalisme à l’agonie, l’inflation des matières premières, les menaces de conflit mondial, les menaces de dislocations sociales au sein de l’occident… tout ceci n’est-il pas salutaire au final ?

    L’espèce humaine n’est certainement pas digne de posséder une telle puissance. Ca doit être pour ça que les civilisations précédentes ont toutes disparues après avoir connu une apogée…

  3. Mais que pouvait on espérer d’une découverte dont l’unique but fut la destruction massive. Les 2 bombes n’étaient pas nécessaires, on le sait aujourd’hui, alors la déclinaison technologique au civil portait en elle la destruction massive. De même, la désinformation et le secret viennent de là. Les centrales nucléaires sont les enfants de la bombe atomique, ne l’oublions pas.
    Je crois beaucoup dans l’intention première que l’on met dans nos actes, nos recherches.
    Bien à toi, amitiés Paul

  4. Je ne répond pas trop aux pro-nucléaires. Leurs arguments n’ont pas changé depuis 50 ans : moins polluant que les autres énergies, disponible en masse, comment fait-on sans, le démantèlement mais c’est prévu c’est pas un problème, les déchets ça s’enfouit, c’est moins dangereux que ceci et cela. etc. etc. etc. Pour l’heure c’est seulement lassant, mais quand cette « bombe lente » qu’est Fukushima aura donné tous ses effets, ce sera rétrospectivement odieux.

    1.  » Rétrospectivement odieux. » : très intéressante prophétie .Certains vont vous trouver gonflé…

      Il est probable que des citoyens ordinaires ,du temps où l’esclavage avait encore lieu, se posaient le même genre de question que ceux qui s’interdisent une fin de nucléaire pour la bonne et simple raison : « qu’on fera comment sans ? » .

  5. Pas directement en rapport avec le contenu du billet, mais le titre m’a fait immédiatement penser à la vidéo suivante, où Stephen Colbert se moque d’un représentant républicain ayant affirmé, après avoir été pris en flagrant délit de mensonge (il avait déclaré en plein débat sur le budget fédéral que 90% des moyens du planning familial américain allait à l’avortement, alors que c’est en fait 3%), que ses déclarations « n’avaient pas pour but d’être factuelles ».

    http://gawker.com/#!5791100/watch-stephen-colberts-defense-of-planned-parenthood

  6. Comme d’habitude, pas d’objectivité ici pour parler de cet accident. L’aubaine est-elle trop belle ? Au hasard du billet de Paul et des commentaires, toujours le même axe de dénonciation, qui ne mène à rien qu’à la dénonciation du système, ne s’embarrasse pas de tordre les faits, et récupère impunément l’émotion et les peurs suscitées, sur fond d’une ignorance tant des phénomènes physiques, du traitement des informations, que de ce qu’est la construction et l’exploitation industrielle.

    Ainsi, l’ article se fonde sur le relèvement du niveau à celui de Tchernobyl. L’info du soir, qui est l’étonnement de l’IRSN et l’AIEA par rapport à ce relèvement, ne sera pas reprise, elle, elle n’est pas conforme à la « ligne éditoriale » du blog. Et ces nucléocrates seront vilipendés, alors que ceux qui ont relevé le niveau de l’accident ne le seront pas, eux. On pactise avec l’ennemi avec aisance tant qu’il sert nos vues.

    Passons sur les arguments expéditifs, viscéraux et émotionnels, qui sont alignés bien régulièrement ici. Certes le nucléaire a de quoi faire peur, plus que beaucoup d’autres technologies. Mais remplacer la peur par un regard conscient de tout, et pas que du pire et du tragique, pour justement décider, avancer – et abandonner le nucléaire, pas de souci sur ce point-là – cela parait au-dessus des forces et de Paul, et des commentateurs. La barrière d’une sorte de haut-le-coeur ne passe pas, c’est du dégoût abrupt.

    Mais alors pourquoi en parler, si c’est pour être dans une posture irréfléchie ? quelle catharsis de groupe essayez-vous de faire ? Le résultat reste cette auto-persuasion inutile, malsaine, prosélyte dans le catastrophisme et faussement pondérée par un sourire ami ou des références littéraires. La réflexion du temps présent et de la situation actuelle n’est pas là.

    Paul a parlé d’université populaire avec ce blog. Toute la partie Fukushima en est un contre-exemple. La ligne éditoriale est claire, fixée. Les écrits doivent s’y conformer, et les quelques voix dissidentes, se font tout simplement injurier.

    Enfin, je ne peux m’empêcher de voir, depuis le début, un blog alimenté par des chroniqueurs aux phrases bien au-dessus de leur action. Quand il s’agit de construire, d’être pour quelque chose et non pas contre, il y beaucoup, beaucoup moins de monde. Les spectateurs militants font leur tapage. J’avais il y a quelques temps proposé aux commentateurs douillettement installés depuis longtemps ici, et qui ne se privent pas de faire savoir qu’on les dérange, de s’exprimer sur un cas concret du nucléaire en France, la construction du réacteur Jules Horowitz. Le faire ou ne pas le faire, ça, c’est une décision d’aller de l’avant quine se prend pas à la légère. Et que l’on soit pro ou anti, c’est difficile, il faut évaluer, et peser ses arguments.

    Pourquoi ce débat n’intéresse pas ? mais parce que ce n’est pas une université populaire. Parce que les habitués n’ont aucune envie de se remettre en cause ou de réfléchir sur un cas concret, difficile. Dire en boucle la même litanie militante est autrement plus confortable. La critique est valorisée par la catastrophe, construire serait prendre un risque terrible. Alors évacuons tout de suite cette participation aux actes, cette timide avancée vers un monde de bâtisseurs, de chose en -crate, sur la base de principes et d’actes de foi.

    Me voilà bien convaincu que de ce blog, pour ce qui concerne le nucléaire, et sans doute aussi l’immense révolution à venir de l’énergie, rien ne sortira. Aucune des belles voix d’ici n’aura de rôle à jouer, parce qu’aucun n’osera le faire. Se valoriser par un discours unique, cela créée une boucle sans fin, une spirale dont on ne sort pas. Au moment de construire, ce sera l’inutilité des contempteurs que l’on retiendra, comme d’habitude.

    Le minoritaire, les minoritaires (je crois qu’il y en a 3, tout au plus 4), vont se faire écorcher, bien sûr. Sous l’oeil sage et inspiré du tiers impartial, déjà annoncé par Paul en réponse à d’autres critiques. Mais le tiers impartial n’est que la voix de son maître. Pour un blog qui vise à une forme d’émancipation de la tutelle des oligarques actuels, et à une reprise de la démocratie et des voix citoyennes, le paradoxe n’est pas mince.

    1. Le débat était ouvert dès le premier jour. On peut y retourner si l’on veut : il se trouve toujours là. Mais pour celui qui faisait irruption en vainqueur, sûr de terrasser l’adversaire en trois phrases acérées, et qui n’est pas arrivé à convaincre, le scénario est toujours le même : des propos tapageurs du début on glisse insensiblement vers la pitié envers soi-même.

      1. Il y a eu le nuage de Tchernobyl arrêté par les montagnes, à notre frontière,..
        Il y a eu de l’accident de Tchernobyl le chiffre de pas même 50 morts qui est resté longtemps, alors que parmi les liquidateurs les victimes s’ajoutaient, …
        Il y a eu le nucléaire dans l’argumentaire de la guerre en Irak, ….
        Il y a les armes à l’uranium appauvri ….
        Il y a ….
        Donc évidemment après toutes ces balivernes qui nous ont été assénés d’en haut, massmédiatiquement, pour un simple quidam, essayer de l’ouvrir, c’est fatalement difficile …

      2. J’aimerai bien savoir exploser la tête de quelqu’un comme ça, en restant calme et poli. Mais je trouve ça un peu cruel.
        Au moins, en hurlant, en injuriant et en vitupérant, laisse-t-on à l’autre la porte de sortie de vous traiter de goujat, de malpoli voire de porc mal élevé.
        Alors que là, le mec il a le choix entre rentrer dans un réacteur ou se balancer dans un container d’eau irradié.
        En fait, c’est ça, c’est ma bonté naturelle qui me rend malpoli.

    2. Les pieds dans le plat

      Me voilà bien convaincu que de ce blog, pour ce qui concerne le nucléaire, et sans doute aussi l’immense révolution à venir de l’énergie, rien ne sortira.

      Justement, la majorité des participants ici, essaye depuis le début du billet sur Fukushima, de débattre afin d’éviter de tomber dans la « conviction ».

      Je vois que vous essayez aussi d’échapper à vos certitudes ……

    3. M. Jorion, vous ne répondez pas au fond du commentaire 67, qui stigmatise surtout le peu de propositions concrètes des commentateurs et chroniqueurs du blog.

      Pour choisir le Grand sachem de la tribu des Ynyaka, on a l’embarras du choix. Pour proposer, avec un peu de calculs, comment on phase une sortie du nucléaire sans augmenter les carburants fossiles, il n’y a plus grand monde.

      Quant à un arrêt « à la hussarde » de nos chères centrales, dites-vous bien que ce n’est pas gagné : http://www.lexpress.fr/actualite/economie/les-francais-face-a-la-question-du-nucleaire_982248.html#xtor=AL-447.

      C’est pourquoi je répète ce que j’ai déjà écrit, mais que vous ne semblez pas vouloir comprendre : il faut obliger l’ASN et les exploitants à améliorer la sûreté de réacteurs qui vont, même si le prochain président et l’assemblée nationale sont couleur vert fluo, continuer à fonctionner pendant des années. Manifester pour l’arrêt sans s’impliquer dans l’amélioration serait un comportement de gribouille.

      1. Didier Cavard : mais puisque Areva, EDF et les plus hautes autorités de l’État vous disent que tout va bien, qu’on est au top, comment voulez vous qu’on améliore ? Voulez vous obliger les ingénieurs de l’École des Mines à se déjuger comme on obligerait un âne qui n’a pas soif à boire ? Trêve de plaisanterie.

        Pourquoi cherchez vous à coincer le problème en disant qu’on sortira du nucléaire sans augmenter la conso de fossiles ? Personne n’a jamais dit cela. Vous savez très bien que plusieurs scénarios de sortie existent et ce n’est pas ici le lieu d’en faire la promo non ? Certains scénarios disent clairement qu’il y aura recours aux fossiles de façon transitoire mais dans des proportions raisonnables qui tiennent à la fois compte de la réduction de la conso d’électricité (donc de sa production) et aussi du rendement des centrales utilisant ces fossiles. Certains experts estiment à environ 20% l’augmentation de l’émission de GES dans le scénario de sortie du nucléaire.

      2. Vous savez très bien que plusieurs scénarios de sortie existent et ce n’est pas ici le lieu d’en faire la promo non ?

        ben si, c’est justement ce qu’on demande. un peu de prospective avec des calculs, histoire de voir ce qui nous attend…

      3. 20% d’augmentation des émissions de GES, c’est ça que je trouve inacceptable (ce serait d’ailleurs contraire aux engagements de Kyoto).

    4. @ les pieds dans le plat

      Vous écrivez « et les quelques voix dissidentes, se font tout simplement injurier. »
      « Injurier » , » écorcher » sont des mots que vous utiliser .

      Ne s’agit il pas là , de votre part, d’une distorsion de la réalité, voir d’un ressenti très émotionnel d’une opposition à vos convictions pro-nucléaires?
      Quand une opinion semble partagée par un grand nombre , elle peut se vivre comme une agression par rapport à la singularité de penser « autrement « .

      L’avenir dira si vous aviez raison ou tort .

      1. >Beber

        Le niveau général des interventions est quand même très faibles: il y a quelques personnes qui interviennent en bien, je pense notamment à Didier qui cherche à argumenter, Reiichido qui fait lui aussi des efforts d’argumentations, ou Rutily ou à écodouble qui a fait un a deux post très documenté. Le reste, ça ne vole pas haut.

      2. Quand je vois la manière dont certains ont traité LPDLP, injurier et écorcher sont des termes parfaitement justifiés.

        Quant à aux convictions pronucléaires de LPDLP, je crois que vous allez un peu vite en besogne : ce n’est pas parce qu’on formule des remarques sur l’argumentaire antinucléaire que l’on souhaite maintenir les centrales…

      3. @ blob :
        je comprends ..

        « En cette année de la lutte contre la SOLITUDE « , je pense que x % de personnes cherchent à communiquer .. via des blogs ..

        moi .. le + souvent.. je parle à mon chat ..
        Ai même recueilli récemment ( HIVER) 2 autres chats .. car de nouveaux voisins .. la femme a accouché .; lors de leur emménagement ..
        comme ils ont dit à leur proprio :

         » les chats .. vous comprenez … !!

        Je loue le SENS des RESPONSABILITES des Français ( et autres peuples)

        Depuis qq temps , mon  » quart d’heure de misanthropie  » est en cours ..
        Et n’ai nullement besoin d’un psy ..

        Mon souhait c’est de revenir .. 30 ans en arrière , Docteur KNOCK ??

         » que c’est beau c’est beau la vie .. tsouin tsouin ..

    5. @ les pieds dans le plat :

      J’ai relu 4 fois, 5 fois votre commentaire tant celui-ci m’a troublé, je vous fais cette petite confidence.

      Troublé parce qu’il contient quelques affirmations rapides et surtout gratuites sur les commentateurs.

      Troublé surtout parce que j’y vois comme une déception, une attente non satisfaite, quelque chose que vous attendez ici et qui ne vient pas, si j’osais, une sorte de dépit amoureux.
      Tout comme le réacteur Jules Horowitz, est-ce que ce blog n’est pas un lieu expérimental où enfin, sur le web, on peut discuter librement et quand même sérieusement aussi ? Je le prends ainsi. Je n’attends rien mais je sens et je sais qu’il va et m’a déjà donné beaucoup, dussent les chevilles de PJ et FL gonfler légèrement. L’idée n’est pas l’objectivité comme vous le réclamez dans votre première phrase, l’idée est le débat, l’échange. Avec les erreurs et les excès que cela entraine.

    6. @ Les pieds dans le plat

      Le fond de ce que vous dites semble bon, ou au moins digne que les gens y réfléchissent. Par contre vous tombez dans le même piège dans lequel je suis tombé hier: face a de l’émotionnel vous répondez en partie par de l’émotionnel, mélangé à du rationnel. En réponse vous n’obtiendrez que de l’émotionnel… c’est humain, c’est comme ça.

      Sinon, n’en attendez pas trop d’un blog. C’est déjà très bien que ce blog ci existe, et si la pensée de quelques personnes (vous et moi y compris) évolue grâce à cela c’est déjà pas mal. Alors bien sûr, on aimerait aussi que ce « blog » construise quelque chose de visible, une argumentation construite, visible, en évolution, et issue des réflexions communes, voire un plan d’action et une action concrète. Mais ceci serait plutôt du ressort d’un parti politique. Tout au mieux ici peut-on espérer que l’auteur du blog publiera des articles reflétant sa pensée mais aussi enrichie de la « pensée collective » qu’il trouve ici.

    7. Je ne voie pas en quoi le fait de minimiser les choses représente le sommum de l’action.

      Si l’IRSN s’étonne c’est parce qu’elle est consciente que le processus de gestion de la catastrophe est déplorable.

      On ne passe pas d’un niveau 5 à un niveau 7 comme cela, on ne fait pas mine de découvrir d’un seul coup l’ampleur réel des dégâts.

  7. Chapeau Mr Jorion, un billet bien incisif avec du rythme et tout. Hélas, les mots ont perdus de leurs poids depuis la liberté d’expression, dilués qu’ils sont dans un océan de n’importe quoi. Voyez ce qu’il a fallut de sang pour faire démissionner un Ben Ali ou un Moubarack, alors imaginez un Sarkozy ou une Merkel…. Depuis quelques temps, je lis le blog mais j’ai vraiment de moins en moins envie de commenter, surtout depuis Fukishima : c’est tellement énorme, 6 réacteurs en première ligne de plage (dont un plus vieux que moi encore en service) sur une des zones les plus risquée sismiquement de la planète … Ça laisse sans voix, je crois de plus en plus que finalement notre espèce ne mérite vraiment pas…. ou plutôt aura bien mérité son sort. Et voilà, je le savais, un commentaire pour rien dire…. Ce qui se passe au Japon ne peut que nous laisser désespéré Et triste….. et surtout très en colère.

    Cependant , merci pour l’extrait de Kurosawa l’autre jour, j’ai beaucoup aimé, je crois que je vais me régaler vu que je ne connais vraiment aucun de ses films (seulement souvent entendu parlé). De même pour Stalker. Autant profiter de ce que l’humanité a de bon tant qu’il en reste….

    1. @ Dup dit : 12 avril 2011 à 22:15

      Depuis quelques temps, je lis le blog mais j’ai vraiment de moins en moins envie de commenter, surtout depuis Fukishima

      Ne croyez-vous pas que vous auriez dû vous interroger avant d’émettre votre phrase précédente par laquelle vous dites : « Voyez ce qu’il a fallut de sang pour faire démissionner un Ben Ali ou un Moubarack, alors imaginez un Sarkozy ou une Merkel…. »

      A n’en pas douter vous oubliez ce qu’il en a coûté aux générations précédentes qui ont permis d’amener la démocratie et de la perpétuer. Mais êtes-vous un démocrate quand vous envisagez de faire démissionner ceux qui ont été mis en place démocratiquement ?

      Qu’êtes-vous donc ?

      Vous comptez pour quantité négligeable, ceux qui ont œuvré dans le passé pour vous donner la démocratie.
      Vous comptez pour rien la charge et les responsabilités qu’assument dans le présent les hommes et femmes que les peuples ont choisis démocratiquement.
      Vous vous moquez de ceux qui vous suivront, puisque vous déclarez «Autant profiter de ce que l’humanité a de bon tant qu’il en reste…. »

      Vous existez pour quoi ? Pour profiter et rien d’autre ?

      1. @ jducac

        2012 = sera vite arrivé ..

         » ça fera 5 années de m- – – e , depuis 2007  » ..

        Mais pour les BETTENCOURT and Consorts, cela aura été la  » vie dans la soie »

        Bientôt 1er mai ( Anniversaire de FOURMIES ) ..
        Dans 1 ans une PRESIDENTE de la REPUBLIK .. mais  » la fille de l’or » .. (signé DELORS )

        Sinon je quitte la France….. par la porte ou par la fenêtre ..

    2. C’est principalement cette agressivité croissante envers qui s’exprime sans trop s’interroger, un peu naïvement, plus ou moins pour ne rien dire, comme je me suis laissé aller à le faire, que je trouve peu engageante au commentaire depuis quelques temps (surtout depuis le nucléaire).

      Vous vous cherchez un ennemis Mr ou Mme Jducac ???

      Que puis je vous répondre :
      En premier lieu, est ce vraiment une démocratie ce que nous avons?
      On vous a demandé à vous si ça vous gêne qu’on vous colle une centrale a de 200 km de chez vous ? On vous a informé des vrais risques??
      Pas moi, et puis, d’abord, j’étais pas encore né.
      J’ai un peu moins de 40 ans (né en 74 au premier choc pétrolier) et je me considère comme appartenant à l’une des premières générations à avoir reçu une planète abîmée en héritage (CO2 + nucléaire), à moins que ce ne soit le mal qui rend cynique les naquis de fin de siècle dont parle H. Hesse (alors né en fin de millénaire , voilà le résultat…). Pour faire simple : ya plein de mecs avant moi qui ont pourri le monde de façon indélébile avec des objets mais aussi avec des pensées et des idéologies haineuses ; ou pour faire poétique en citant Brel : « Il n’y a plus d’Amériques » , ou encore, ce vieux Loup des Steppes de Thiefaine : nous étions les danseurs d’un monde à l’agonie.

      http://www.youtube.com/watch?v=3icj5x-mpRE

      http://www.youtube.com/watch?v=hbdaKpsfZH4

      Certes, en échange on a eu la médecine, et l’internet (le premier aurait suffit à ne pas trop se plaindre d’ailleurs) . Malgré tout, Je n’ose pas imaginer, à quel point, les jeunes qui naissent aujourd’hui, sont spoliés de substrat naturel et d’espace vital dés la naissance. Et je m’en voudrais bien de leur reprocher une quelconque irrévérence aux aînés qui ont tant sacrifier pour un idéal somme toute plutôt égoïste et présomptueux.

      Nous ne restons que des singes psychopathe qui, au mieux, se prennent pour Vasco de Gamma, et au pire, pour Cortes, Mr ducac, le monde est bel et bien fini depuis le premier satellite.

      Pour en revenir au sujet :
      Notre système est tellement vieux , rouillé, et rapiécé qu’il tombe en morceau (voyez l’ abstention). Comme le met en évidence P Jorion dans ce billet, « la perte de face  » n’est plus cause de démission dans notre système actuel. Les seules démissions auxquelles on a affaire sont des « grillures de fusibles » orchestrées comme des sacrifices humains offerts aux médias. Un bouquet d’affaires comme Woerth/Hortefeux(Alliot-Marie (et sur que j’en oublie) avec de surcroit des manifestations répétées de plusieurs millions de personnes aurait au moins du conduire à une dissolution avec à la clé, pourquoi pas, une cohabitation. Cela fait déjà au moins deux ans qu’une grande partie de l’opinion publique met en cause le pouvoir. Or celui-ci n’a plus, ou du moins ne ressent pas, l’obligation de manger son chapeau, ou, quand bien même le mangerait il, il n’ en résulterait qu’un rot dont les effluves laissent les peuples nauséeux. Ces générations passées, que vous me reprochez de ne pas tenir en compte, ont elles tenu compte de nous ? Pas sur. Pas sur non plus que votre accusation à mon endroit soit fondée.

      Je vous rassure, je n’envisage pas de faire démissionner les élus mis en place démocratiquement mais tout simplement de les foutre dehors avec pertes et fracas dés lors qu’ils ne s’astreignent pas à démissionner (ou tout du moins à remettre leur sort en jeu face aux urnes par referendum) lorsqu’ils ont indubitablement perdus la face. Enfin, dois je vous rappeler qu’Hitler a été élu démocratiquement ??

      Quand vous parlez de « ceux qui suivront » je me dit « qu’il est plus humiliant d’être suivi que suivant » et puis « qu’un jour je serais cul-de-jatte ou boxer ou pendu, enfin un de ces machins ou je n´srais Jamais plus…. LE SUIVANT !!!!!!!!! » (Brel)

      En Conclusion :

      « La folie suprême n’est elle pas de voir les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être ». (Cervantes)

      Vous me pardonnerez donc, Mr ducac, dans mon insoutenable légèreté, de ne point avoir la chance d’être l’un de ces suprêmes fous dont j’aime à me repaitre des déjections « cultureuses ».

      Et ce, tout seul dans mon coin sans faire ch,,, personne.

      Autant profiter de ce que l’humanité a de bon tant qu’il en reste…. (sous-entendu : tant qu’il nous reste de l’humanité). Autrement dit : utilisons l’humanité qui nous reste pour savourer le bon de l’humanité . Votre réponse courroucée laisse à penser que vous l’aviez pas entendu ainsi….

      Et vous, vous existez pour quoi ou pourquoi…??

      Moi. c’est juste pour voir, comme ça, « pour se passer le temps » (Brel)

      Enfin, vous me voyez confus de ne « pas avoir pris le temps de me taire » 😉

      Bien à vous.

      @ AlainGoethe : Par la route, c’est plus sur 😉

      1. @ Dup dit : 14 avril 2011 à 02:33

        Et vous, vous existez pour quoi ou pourquoi…??

        Pour que vous existiez mon cher et que vous ayez la possibilité de vous exprimer de vous faire connaître au sein de notre grande famille. Pour qu’avec le concours de tous les autres, passés, présents et à venir, notre espèce se perpétue.

        Mais le souhaitez-vous ? Pourvu que vous puissiez profiter de ce que qui reste de l’humanité, ceux qui subsisteront après, semblent vous importer peu. Or, il en subsistera, la sélection naturelle opérera son œuvre.

        Nous sommes bien confrontés à une crise de civilisation. Elle a perdu ses basses morales. Le travail pour les reconstruire est immense, nous devons tous nous y mettre.
        Bien cordialement.

  8. @ G.

    Il y a une chose absolument insupportable et qui vous disqualifie quoique vous disiez ensuite:
    c’est quand vous traitez les anti-nucléaires de bien-pensants.
    Vous en dites plus sur vous par l’emploi, complètement inapproprié de ce terme, que toute la pâtée de mot issue de la bible du vendeur de soupe nucléaire que vous nous débitez à l’hecto.

    1. Je ne sais pas si je pense bien ou mal, …
      mais en attendant que les hommes soient un peu plus raisonnables, je pense que le nucléaire est surtout beaucoup trop dangereux pour nous.
      (après j’en suis d’accord, il n’y a pas que le nucléaire …
      et même aussi dans le nucléaire, il aurait à garder comme les radios, sans doute encore des recherches à poursuivre …
      mais et les bombes atomiques et se prendre à ce point au sérieux de construire des centrales nucléaires en pleine zone sysmique, ou même ailleurs car sans seulement s’en soucier aucunement des crises économiques …

    2. @ Kerjean

      L’utilisation du mot « bien-pensant » ne discrédite nullement le reste de mon argumentation. Encore heureux d’ailleurs!
      – Qui ne fait jamais d’erreur, ne dis jamais des choses stupides parmi des choses moins stupides?
      – Qui ne se laisse jamais emporter par l’émotion, la colère, les sentiments?
      Prétendre que ce que je dit est « disqualifié quoi que je dise ensuite » est soit un manque de discernement de votre part, soit une réaction « émotionnelle » elle aussi (mais par plus raisonnable que la mienne), soit un discours fasciste.

      1. Désolé, il y a des insultes qui caractérisent bien plus leurs auteurs que leur cible.
        Par exemple, quelqu’un qui parle de nègres, ou de bougnoule se discrédite, à mes yeux, à mes yeux au moins, pour toute discussion d’ordre politique ou sociale.
        De la même manière que quand j’étais gosse dans le 93, années 60, ceux qui parlaient de vipères lubriques étaient mal placés pour vanter les bonheurs de la « révolution culturelle » en cours en Chine.
        Et bien ceux qui, du haut des positions officielles de toute la classe politoco-biznesso-médiatique se permettent de traiter les déviationniste(mot utilisé à dessein avec humour) récalcitrants réfugiés au fond du seul malheureux blog francophone ouvert à la discussion, de bienpensants, perdent toute crédibilité.
        Cette idée de se prendre pour des rebelles alors qu’ils chantent la même chanson de marche que les panzerdivizions de l’ordre mondial globalisé note un manque certain de lucidité.

        En attendant, j’attends toujours les explication scientifique qui nous permettrai de mettre un peu de positivisme dans le regard qu’on a pour nos enfants, à table et à qui il faut évidemment bien raconter des sornettes apaisantes.

        Par exemple, plutôt que de venir mettre des oukases injurieuses, plus haut, il y a un géologue venu en remerciant Paul pour cet espace de liberté et en expliquant techniquement mais en mots simples, pourquoi, selon lui, même en cas de corium, il n’y a quasiment aucune chance qu’il(s) rencontre(nt) une nappe d’eau.

        Je vous assure que, dit comme ça, c’est autrement plus rassurant et efficace que vous exhortations aux incantations positivistes

  9. Quand la vérité commence à sortir du tunnel et a être diffusée ça fait de l’effet, les citoyens et citoyennes s’en emparent, ils comprennent et passent à l’action.
    Utopisme, opportunisme, réelle lame de fond, l’avenir nous le dira.

    Dimanche dernier, rassemblement trinational à Fessenheim « pour sortir du nucléaire »
    http://www.lalsace.fr/actualite/2011/04/11/rassemblement-trinational-a-fessenheim-pour-sortir-du-nucleaire

    Les alsaciens, belfortains et d’autres s’expriment : pourquoi doit-on fermer la centrale de Fessenheim ? Que du bon sens de la part de citoyens ordinaires.
    http://www.cliche-bf.fr/blog/2011/la-parole-aux-anti-nucleaires/

    Et les élus suivent.
    Le conseil municipal de Strasbourg a demandé, à la quasi unanimité de ses élus Verts, PS et UMP, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, devenant la première collectivité alsacienne à adopter un tel voeu, dans une motion votée dans la nuit de lundi à mardi.
    « A cela s’ajoute le fait que pour l’ensemble des spécialistes, les standards de sécurité de l’époque sont aujourd’hui dépassés ».
    http://www.lalsace.fr/actualite/2011/04/12/strasbourg-le-conseil-municipal-demande-l-arret-de-la-centrale-de-fessenheim

    Samedi à Bâle, les délégués Verts ont adopté à l’unanimité un texte pour la fermeture des 4 centrales nucléaires suisses d’ici 2024.
    Certaines sont plus vieilles que celles de Fessenheim dont l’activité a démarré en 1977 (1969, 71, 72)
    L’initiative populaire qui sera soumise à un référendum vise à proscrire l’énergie atomique pour la production d’électricité de te de chaleur.

    Et moi, novice dans ces connaissances, j’en apprend de belles (plutôt très moches) en un temps record alors que des militants, pionniers se battent depuis les années 70.
    Hélas ils étaient pris pour des rigolos. Alison Ober, opposante historique témoigne.
    http://www.lalsace.fr/actualite/2011/04/12/si-un-accident-arrivait-ce-serait-la-catastrophe

    Je remercie Gouwy pour ses précieuses infos concernant le risque maximum et ultime qui recoupent celles dont je disposais depuis peu de seconde main mais néanmoins hautement crédibles et fiables car elles émanent d’un scientifique dont les compétences dépassent mes faibles connaissances.
    Ma position de nouveau rallié anti-nucléaire ne fait ainsi que se conforter et se justifie également par l’avis de Hubert Reeves (un de mes gourous) qui déclarait simplement chez Taddeï qu’il était opposé au nucléaire mais ne pouvait le justifier, l’expliquer dans le peu de temps dont il disposait.

    1. citation qui pourrait exister : « Oui Monsieur, en Alsace on aime la bière,le vin, la flamkuech, le footbalch, mais surtout, on aime pas se faire rouler par des pecnos à cravate. (à prononcer avec l’accent). »
      Vive l’Alsace! 😉

  10. bonsoir,

    j’adore ce blog et les analyses des deux principaux contributeurs PJ et FL, je le fais d’ailleurs connaître par l’intermédiaire de mon propre modeste média personnel, mais parfois, en lisant les commentaires, je trouve que certains sont aigris (vouvoiement et critique de certaines interventions à priori pas assez profondes ou avec une malheureuse faute d’orthographe) – ça me fait penser aux divisions de notre société, alors que nous devons tous être unis pour faire la transition, et nous sommes tous responsables à mon sens, de ce qui arrive : faut-il être titulaire d’un bac+4, d’une école d’ingénieur ou d’une maîtrise de lettres pour s’exprimer ici ? ça tombe bien, je suis dans le créneau, si c’est > bac +5 avec master et tout le tralala, je ne suis pas dans le cadre … alors j »hésite à donner mon avis 🙂

    mais je vais le faire quand même : la solution qui ne demande aucune compromission, c’est d’apprendre à spéculer, et à investir l’argent piqué aux méchants dans la caisse du marché financiers dans du propre et de l’humain, je ne vois pas aujourd’hui d’autres solutions, en dehors des changements des modes de vie personnels.

    Je crois que nous devons donc tous relativiser ce qui se passe, commencer par nous regarder en face, changer soi-même dans ses actes quotidiens, et ensuite seulement, peut-être écrire des textes pour inciter les autres à résister aussi, mais cela demande beaucoup d’efforts (j’aimerais être éleveur de biquettes dans le larzac, mais je n’ai pas encore fait le pas … personne n’est parfait, j’en suis au potager et à la vie dans le bois depuis 2006)

    merci encore aux auteurs pour ce blog et aussi à vos commentaires d’ensemble, certains sont « tiptop » et très instructifs 🙂 sinon, comme vous, je ne vois pas de solution au nucléaire, sauf changement radical de la politique de fond, en 1975 on n’a rien fait, en 1987 non plus, en 2011, qui sait, ce sera peut-être un détonateur mondial ce malheur japonais, dans le bon sens du terme pour une fois !

    bien à vous

    1. « ce sera peut-être un détonateur mondial ce malheur japonais, dans le bon sens du terme pour une fois ! »

      Pour votre potager, par contre… 🙁

  11. L’existant ne cesse d’être dans le devenir : le penseur subjectif qui existe réellement reproduit sans cesse dans sa pensée cette existence qui est la sienne, et met toute sa pensée dans le devenir. Il en va ici comme pour avoir du style ; n’a à proprement parler du style que celui qui ne fini jamais quelque chose, mais, aussi souvent qu’il le commence « les eaux de la langue se mettent en mouvement », en sorte que l’expression la plus quotidienne apparait sous sa plume avec une fraicheur nouveau nés.

    Kierkegaard, toujours le postscriptum aux miettes…

    Il ouvre vers l’infini, la subjectivité, l’existence. L’existentialisme cesse d’être trivial ici.

    Et en insistent sur le devenir il rappelle aux Fukuyama du capitalisme que le monde est en devenir et qu’ils feignent d’ignorer le changement de ce monde. Le capitalisme est en devenir également et les veilles recettes ne fonctionnent pas.Vouloir concevoir le monde immobile comme une machine est en extraire la vie, le devenir et l’existence réelle.

    En langage mathématique, il n’est nullement garanti que le capitalisme fonctionne avec n’importes quels parametres.

  12. On dit souvent, sortir du nucléaire couterait … Nous avons un problème de jugement
    avec l’argent, si ca couterai tant ca rapporterait autant a ceux qui travailleraient pour ce changement je ne crois pas qu’il soit plus facile a un chomeur non indemnisé de payer sa facture d’edf avec de l’électricité d’origine nucléaire qu’a un salarié travaillant dans le secteur des énergies renouvelables. Et les économies d’échelles on peut en faire beaucoup dans le secteur des énergies renouvelables.
    D’autre part l’argument des pro nucléaires c’est il faut aller de l’avant pour développer
    cette technique, plus tard nous auront les moyen grace a la science de retraiter les déchets nucléaires efficacement ou de ne plus en faire.
    A cela je réponds que ce faire de la recherche dans ce domaine et faire de l’électricité sont deux choses différentes il y a déja assez de déchets nucléaires dans le monde pour occuper les chercheurs pour plusieurs siècles.Et la recherche coute cher alors que le principal interret du nucléaire c’est de faire des économies sur la facture d’électricité.
    Le parallèle avec la crise est évident, on privatise les revenus et fait payer les risques au monde entier .Il est probable que l’état voir le monde va payer pour Tepco.
    Quand on voit l’incurie des responsables de Tepco et les erreurs stupides qui ont mené a la
    catastrophe, ainsi que la simple absence de détecteurs de radiations sur place on s’appercoit que la sécurité et la recherche contrairement au discours officiel sont le cadet des soucils de cette industrie. Qui va payer pour retraiter les dechets du nucléaire? Un moratoire sur la protection de l’atome vaut bien une interdiction sur la fluctuation des prix mais qui a le pouvoir de prendre de telles décisions qui peut imposer ces choix aujourd’hui
    La société part a la dérive et chaque industrie semble jouer perso au détriment de tous
    quand ca arrive dans un cops humain on appelle ca un cancer , que faire?

    1. La société part a la dérive et chaque industrie semble jouer perso au détriment de tous quand ca arrive dans un cops humain on appelle ca un cancer , que faire?

      Une chimio. On a commencé au Japon.

    1. Si les chants de Liberté correspondant à chaque Peuple servaient de liens …

      Honte, oui, honte d’être « gouverné(e)s par des malfrats .

    2. « La Muette de Portici » ? Oui, mais pas ici !

      Quatre-vingts ans ! Quatre-vingts ans que la Monnaie n’a plus affiché « La Muette de Portici », l’opéra de Daniel François Esprit Auber, dont une représentation avait donné le départ de la Révolution belge. La dernière fois, c’était en 1930, et on commémorait, justement, le centenaire de l’indépendance du pays. Depuis, on n’imaginait plus de revoir l’ouvrage sur une scène – qu’elle soit belge ou étrangère. De façon générale, parce qu’il semblait frappé du sceau de la ringardise associé à l’opéra français du début du XIXe siècle; et, plus encore, en Belgique, parce qu’il était devenu une sorte de symbole de la Belgique de papa, unitaire et même patriote.
      (…)

      http://www.youtube.com/watch?v=my8ypJd-URA

  13. Malencontreusement à Fukushima, il y a six seaux bien alignés et nous avons bien compris que ces réacteurs ne peuvent en réalité pas s’arrêter complètement.
    Il y a une autre centrale à proximité. Il y a un centre de retraitement des déchets dans la région. La région est très peuplée et proche des centres vitaux du pays.

    Les infrastructures locales sont détruites ce qui implique que toutes les interventions se font dans des conditions logistiques précaires.

    La défaillance d’un seul réacteur empêchera le maintien en sécurité des cinq autres.

    La comparaison avec Tchernobyl est plaisante, voir rassurante, mais totalement inappropriée.

    Mais nous avons l’habitude de ces situations difficiles, en bons banquiers, nous n’annoncerons le montant des provisions qu’à hauteur de ce que nous pouvons supporter.

    L’avenir est incertain, choisissons de le décrire avec les couleurs qui nous plaisent le plus.

  14. Bonjour tout le monde, pour ma part, depuis 2007, lorsque je veux avoir une impression de la réalité, j’interprète le contraire de toute annonce officielle relayée dans les médias conventionnels et me méfie de tout ce dont on ne parle que peu…
    « Jamais la crise n’atteindra l’Europe » clamaient-ils avec force et orgueil…
    Par exemple, le 8 avril, 17h07, nous avons ressenti, à Zaragoza, où je vis, une légère secousse sismique. J’ai immédiatement contacté l’institut national géographique de Madrid pour apprendre un magnitude 4,0 à 11km de profondeur, au Sud Est de la capitale Aragonaise.
    Pour en savoir un peu plus, j’ai allumé radio et téléviseur car habituellement, c’est le genre de nouvelle, pour des séismes déjà de moindre importance, dont toutes les chaînes médias font un scoop dans les minutes qui suivent, avec flashes spéciaux, envoyés spéciaux sur place, interview de témoins dans la rue, des autorités, à grande force de dramatisation (les Espagnols sont très démonstratifs au sujet du moindre petit événement qui survient dans le pays…)
    Or, le soir arrivé, silence média total sur l’accident, même dans les pages digitales des « périodicos » et sites web en ligne, actualisés quasiment chaque minute…
    Ce n’est que le lendemain que certains médias ont discrètement parlé d’un magnitude 3,8 (alors que 4,0 étaient affichés sur le site de ING de Madrid la veille, et curieusement, on peut effectivement désormais officiellement y lire 3,8.
    Cette absence d’information, vraiment inhabituelle en pareil cas en Espagne, me fait penser que les médias ont pu recevoir d’éventuels ordres de retarder et minimiser l’accident pour ne pas venir contrarier la décision du gouvernement de prolonger l’exploitation de certaines centrales nucléaires très âgées qui auraient dû fermer cette année, d’autant qu’on a découvert, il y a peu, que des fuites radioactives sérieuses avaient eu lieu dès 2007 dans deux complexes en Catalogne…
    Bref, les pouvoirs ne restent crédibles qu’aux yeux des très nombreux individus qui manquent cruellement de curiosité et la manipulation peut continuer…
    Bien à vous…

  15. Ne vaudrait-il pas mieux, pour nous humains, construire une planète artificielle et donc inerte qui nous débarasserait de tout impondérable du genre tremblement de terre, tsunami voire mégatsunami, avec des unités de production, y compris pour l’énergie, gérées par des robots eux mêmes conçus par des robots (pour éviter l’erreur humaine, cela va sans dire) eux même conçus per des robots, eux-mêmes… (:))
    Et surtout sans athmosphère qui engendre des catastrophes météorologiques! Au moins on serait certain que nul homme ne pourrait y vivre pour troubler ce bel écosystème par ses interventions malencontreuses! (:<))

  16. Les « faits » ne prennent de valeur que part le questionnement et la recherche sincère de tout ce qui cause vraiment les faits et part la réponse de ce que nous pouvons et devons en apprendre afin que nos actions puissent s’accorder à notre volonté, pour autant que nous la connaissions vraiment.
    Si nous n’apprenons pas des »faits », alors les « faits » deviennent eux-mêmes les causes qui nous déterminent et nos perdons notre liberté et donc notre raison d’être.
    Si donc nous sommes condamnés à être libres, nous sommes nécessairement condamnés à apprendre et ainsi de dépasser la compréhension par la mise en pratique de ce que nous avons voulu apprendre.

    Exemple d’un  » fait  » qui n’a que le sens qu’on veut bien lui donner…
    Comprendre l’accident de Fukushima en 3 minutes (le Monde)

  17. Pour clore mes commentaires sur la surpopulation
    Je dis posons le problème sur la table regardons tout ce qui vas pas
    Pas seulement la surpopulation
    Mais tout
    Une fois répertorier les besoins les ressources
    Faisons le point
    Et réfléchissons
    Que devons nous faire
    Il y a les solutions utopiste bisounours
    Il y a les solutions totalitaires qui se profilent déjà
    Les utopies partent avec un très gros handicap
    Personnellement je ne vois pas comment nous pourrions changer le cours des choses
    Comment pensez-vous supprimer l avidité des élites et des nantis
    Comment pensez-vous changer le mode de vie occidentale

    Enfin espérons que les scenarios post apocalyptique ne se produiront pas

    Une œuvre collective qui imagine les futurs utopistes réalistes et catastrophiques

    http://www.arbredespossibles.com/CarteDesFuturs.html

  18. @ phimouk :
    Ai pas tout lu tous les CMTS ; il y en a 312 à 11h du mat ce mercredi ..

    @ tous

    Equation de KAYA ( site de manicore )

    La planète poura jamais faire vivre (corrcetement, sans trop de nuiusances .. etc ) 15

    milliards de personnes par exemple .. et même 10.. et même encore moins ..

    La France m’écoeure de + en + … assistanat .. un peu trop ..

    Malgré un diplome de DOCTEUR Ingénieur, j’en suis à 64 ans ..

    En paraphrasant le Nicolas BEDOS :

     » je sais pas pour vous .. mais j’ai eu une vie de merde ..  »

    Comme mes parents ( et moi) , on a toujours été  » droit dans notre vie  » on s’est fait rouler X fois dans notre vie ..

    Le bilan de la vie de mes parents ( décédés now) et le mien (fils unique) = pas terrible

    Les moments  » de satisfaction » ( je ne dis pas  » bonheur  » ) ont été rares RARES ..
    Show must go on

    Plusieurs pays sont  » en perte de vitess » en Europe
    La responsabilité de  » Futurs parents » est de BIEN REFLECHIR  » avant de faire le boogie-woogie, avant leurs prières du soir  » .. Voila !!

    have a good day !

    1. on s’est fait rouler X fois dans notre vie ..

      là-dessus, je vous suivrai …
      et j’ajouterais : « c’est tout à notre honneur ! »

      vu le contexte !

      nouveau slogan:
      plutôt précaire que trader !

      1. @ M : Merci de ce beau slogan

        ou bien plutot :

        sarkophage que sarkophile

        Laurent FIGNON plutot que Fillon
        etc ..
        Bon am

    2. Je vous rejoins totalement dans votre réflexion que mois même m’était déjà faite depuis fort longtemps…
      Faire des mômes aujourd’hui, c’est de l’égoïsme et du sadisme à l’état pur, d’imposer à des progénitures la vie de merde que leurs parents ont coupablement laissé s’installer…
      have a good day too…

  19. Merci à les pieds dans le plat, j’ai bien ri à vos gesticulations, de mon point de vue, incongrues. Sinon, en fait, pas merci: vous auriez pu apporter votre contribution au débat sur le fond cette fois.
    A monsieur G: J’étais « pro-nucléaire », il y a deux mois. J’avais bien en tête qu’il fallait trouver autre chose, mais en attendant, quoi d’autre? Puis j’ai vu qu’on ne maîtrisait pas grand chose en cas de problème (faut être aveugle pour prétendre le contraire) pas et surtout que les conséquences d’une catastrophe sont insoutenables (j’avoue que je ne m’étais jamais intéressé non plus à Tchernobyl). Je pense toujours qu’il faut parier sur le progrès technologique, mais pas comme un trader pari sur les marchés, si vous voyez ce que je veux dire. Pas n’importe comment ni entre n’importe quelles mains avides. Or, si, au hazard TOTAL ou AREVA, ont les moyens de phagociter des financements qui pourraient profiter à un réel progrès (pas celui de l’épuisement des ressources qui nous mène dans le mur à relativement courte échéance), s’ils les moyens de ralentir ce progrès pour profiter judsqu’au dernie moment de la situation actuelle, cela mérite d’être combattu et d’essayer de contraindre les politiques à changer de voie, sans attendre. J’insiste: sans attendre. Cela passe par convaincre les citoyens, et j’en suis.
    Pour ce qui est de la dette, vous ne voyez que la photo actuelle sans prendre en compte les hausses inéluctables (et probablement très importantes) du prix de l’énergie, on y sera donc assez vite jusqu’au cou de toute façon, ainsi que la réduction potentiellement exponentielle notamment du coût de la production de panneaux photovoltaïque organique (si on mettait nos sous dans cette recherche là!),… Quand on aura attendu assez et parié sur le progrès technologique comme on parie sur la météo (sans rien miser, sans rien risquer, comme tout bon trader),… ben, je vous laisse conclure tout seul. Après tout, peut-être que vous allez dire que la météo a fait beaucoup de progrès.

  20. @ Paul Jorion

    Aujourd’hui, ils mangent leur chapeau.

    Hélas, ils sont encore très nombreux ceux qui doivent manger leur chapeau et qui, ce faisant, devraient avoir des difficultés à le digérer
    .
    Je pense en particulier à tous ceux qui, n’ayant encore rien apporté de concret parce bien trop jeunes et trop inexpérimentés, se permettaient d’imposer une règle de conduite applicable à la société qu’ils voulaient faire naître, le fameux « Il est interdit d’interdire »

    Ce sont les mêmes qui aujourd’hui veulent ériger des interdits alors qu’ils s’y opposaient hier.
    Mieux vaut tard que jamais.

    Après avoir engendré des générations qui sont contre tout parce que conditionnées par ceux qui sont devenus les maîtres du verbe au sein de l’enseignement, des médias, de la pub, et de la politique, qu’attendent-ils de leurs petits enfants ?

    Qu’ils s’engagent dans du concret ? Qu’ils se coltinent avec des réalisations matérielles dont l’homme ne pourra jamais se passer ? Qu’ils redonnent un avenir à l’humanité en érigeant des interdits ?

    Il y a grand travail de reconstruction à engager. C’est ce à quoi se sont employés à l’après guerre, ceux qu’en 68 on condamnait. L’histoire est un éternel recommencement. Pourvu que ça dure !

  21. Ce qui me surprend, Monsieur Jorion, est que d’un seul coup, vous vous inquiétiez des faits…

    N’étions-nous pas dans le subjectif, il y a encore peu… 😉

  22. @ jducac :

    Vous dites :

     » Je pense en particulier à tous ceux qui, n’ayant encore rien apporté de concret parce bien trop jeunes et trop inexpérimentés, se permettaient d’imposer une règle de conduite applicable à la société qu’ils voulaient faire naître, le fameux « Il est interdit d’interdire »

    1968 : Ecole Ingé à 500 km du domicile mes parents ..

    – On a juste donné un cahier doléances aux « Poofs ramollos » ..
    – Comme on avait besoin de fric , ai travaiullé juillet stage raffinerie dans le « 44 » puis -aout et septembre dans labo d’une brasserie de Lille
    – Examens en fac -session de septembre à  » 500 km donc toujours  » = ai couru risque d’attendre la session de RATTRAPAGE d’octobre ..

    Gonflé le mec … mais j’étais sûr de moi j’avais bossé
    – session octobre

    Sujets + durs que septembtre : véridique ..

    mais les ai eus ..

    Dernière année Ingé ( 68-69 ) enseignement changé bcp + d’heures ..
    Voilà 68 ..

    Bosser ! en ayant une idée précise de ce que je voulais faire .. une voie avec des débouchés ..

    – mais à trop bosser —>> espèce de dépression .. latente .. de fatigue ..

    – et juillet 69 me laisser influencer ( au mauvais moment ) par 2 personnes de ma famille ( très condescendantes, autoritaires ), mais pas par mes parents
    et donc j’accepte de changer mon fusil d’épaule

    et là ce fut 1 erreur .. car … et des années ensuite à s’adapter etc .. à forcer sa nature
    Mais le temps passe pendant ce temps

    Alors je suis un 68 tard, qui s’est fait n—-r ..

    mais j’ai applaudi à réforme d’edgar FAURE ; et en 74 à la loi de S VEIL

    Bonne journée

  23. @ Alain.Goethe dit : 13 avril 2011 à 13:59

    Désolé de vous avoir, par mon post, remémoré une période difficile de votre vie. Le côté positif est que maintenant, je vous connais un peu . Je m’efforcerai en retour d’apporter ma contribution en complément à vos interventions
    Cordialement.

    1. @ jducac :

      De mon coté, je lirai mieux vos CMTS.

      Incroyable le succès de ce blog .

      Comment font des gens qui travaillent ( job) ou qui sont malades pour se tenir au courant ??

      Hier soir, qui a vu TADDEI ? Mme GARAUD et autres sur :

      la fin de Pompidou

       » En 5 ème république , ceux qui ont influence sont près de ELYSEE; député .;

      Excuses ..

      Y a le FEU chrez voisin … je quitte..

      1. 15h 40 le feu est circonscrit ..
        j’écrivais : Hier soir, qui a vu TADDEI ? Mme GARAUD et autres sur :

        la fin de Pompidou

        ” En 5 ème république , ceux qui ont influence sont près de ELYSEE; ; député .

        M GARAUD semblait dire que :  » même un député .. c’est pas à ce niveau que se trouvent les leviers du pouvoir .. etc ..

        V ème Républik = Pouvoir exécutif a la prééminence  » .. c’est Sûr

        «  »

      2. @ Alain.Goethe dit : 13 avril 2011 à 15:01
        J’ai vu la fin de Pompidou mais n’ai pas écouté le débat qui a suivi. On se demande pourquoi un homme dans un tel état santé n’a pas démissionné. Il est vrai qu’à l’époque et jusqu’à bien plus tard, le poste était nettement plus pépère qu’actuellement. Là comme ailleurs, le poste est ce qu’on en fait.
        A l’époque je ne suivais la vie politique que de très loin, bien quelle m’ait concerné directement, me faisant passer d’un statut de fonctionnaire à celui de cadre dans le privé au titre de la restructuration industrielle. Je travaillais comme un dingue avec un très grand enthousiasme. Ariane était en gestation. Elle s’appelait L3S et je me voyais confier de grandes responsabilités vu mon âge et mes origines. C’était le bon temps.

      3. @ jducac
        C’était complexe ..
        Rivalités au sein de l’UDR : Chaban, Debré , COUVe de Murville
        Mme GARAUD etc ..
        et le  » jeune loup CHIRAC était pas près

        Et ils voulaient empecher élect de FM etc ..
        Le povre : il s’est  » sacrifié  » .. car il a souffert ..

        Un blogueur nommé ZEN expliquerait cela mieux que moi .. car il a été prof d’histoire

        Marcel ?? es tu là ??

  24. « Tout le problème de ce monde, c’est que les idiots et les fanatiquessont toujours si sûrs d’eux, tandis que les sages sont tellement pleins de doutes » (Bertrand RUSSEL)

    Tellement vrai. Les sages devraient avoir plus d’assurance mais alors ils cesseraient peut être d’être des sages …

  25. Undo

    Quand je discute avec mes collègues, j’ai souvent le sentiment qu’à force de regarder la téloche ils vivent dans un conte de fées, où les méchants ogres sont nombreux, mais où l’on est sûr que l’enchanteur arrivera à temps pour tout remettre d’aplomb : le petit chaperon rouge sortira toujours du ventre du loup, éventuellement avec un gros ventre mais c’est un incident mineur. Et parce qu’ils furent, en leurs vertes années, de bons élèves forts en maths, beaucoup de chercheurs scientifiques ont en plus le sentiment que le problème a toujours une solution quand on l’a bien posé. Si on se casse la gueule à vélo, c’est qu’on a mal écrit les équations. Et s’il n’y a pas de soluce, c’est qu’il n’y a pas de problème.
    Parfois je crois entendre parler Giscard. Ou Allègre, ou Attali.

    En outre, eux comme moi, comme nous tous, sommes désormais vissés devant nos écrans. Et là, il y a un piège en plus : la touche « retour en arrière ». On se trompe ? Pif, undo ! Pani p’oblème. On revient en arrière. Le monde n’est plus tragique : si ça se gâte, on arrête tout et on recommence, en changeant les conditions initiales. La guerre de 14 était une connerie, Lazare Ponticelli nous l’a bien dit. C’était un bogue dans le jeu vidéo. Les pangermanistes ? Ils ont disparu du scénario.

    C’est de la robotomisation.

    Souvent, à table, mes bien aimés collègues (que Dieu leur accorde longue vie !) me demandent de petits rappels historiques, dont je me fais un plaisir sur le ton des belles histoires de tonton Cricri. Et on sent bien, à leurs réactions, qu’à l’avenir tout ira mieux, car désormais l’Humanité dispose de la touche « undo », qui marche de façon mystérieuse mais vachement scientifeuse, grâce à une couche conductrice de bon sentiments raccordés à d’astucieuses connexions médiactroniques.

    Finalement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Si la touche « W » a donné de mauvais résultats, il suffit d’appuyer sur la touche « Obama » pour que tout s’arrange. En plus ce n’est même plus nous qui jouons, alors c’est d’autant plus peinard. « Play again ».

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