LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 29 AVRIL 2011

Le rapport entre le blog et mes livres

« La survie de l’espèce » avec Grégory Maklès
« La guerre civile numérique », à paraître en mai

Pervenche Berès et le rapport sur l’origine de la crise pour la Commission Européenne

David Ricardo (1772 – 1823)
Piero Sraffa (1898 – 1983)

« Comprendre, enfin, l’économie »

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182 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 29 AVRIL 2011 »

  1. M; Jorion bonjour
    Quelle différence peut on faire entre,le trafique d’influence et le lobbying , l’un tombant sous le couperet de la loi , il me semble que la frontière entre les deux est extrémement ténue

  2. @Paul

    Votre idée de refonder la théorie économique est certes louable mais elle n’est pas nouvelle, hélas !
    Si les tenants du dogme néo-libéral ont aujourd’hui encore une hégémonie dans l’enseignement de l’économie en France, il ne faut pas faire croire que cette domination est ou a toujours été sans contestation de la part d’autres économistes souvent marginalisés.
    Dans toute discipline scientifique qui se respecte, les discussions et les divergences théoriques sont nombreuses et elles sont particulièrement ardues en sciences économiques. C’est pourtant ainsi que les sciences évoluent…normalement, et que de nouveaux paradigmes émergent, étendant notre horizon et poussant nos limites un peu plus loin dans la connaissance.
    Pourtant il y a comme un bug dans l’enseignement de l’économie en France, et cela ne date pas d’aujourd’hui.
    Je ne suis pourtant pas vieux mais durant mes études d’économie, il y a eu un mouvement de contestation impulsé par les étudiants de l’école normale sup pour un autre enseignement de l’économie. C’était en 1999. Un groupe était né, ils se faisaient appelés les éconoclastes et ils avaient réussi à produire un “petit bréviaire des idées reçues en économie” et avaient provoqué une réaction politique sous la forme d’un rapport rédigé par jean paul fitoussi en 2001 (“L’enseignement supérieur des sciences économiques en question, Rapport au ministre de l’éducation nationale, FAYARD, 2001). Les étudiants y dénonçaient un enseignement dominé par le monopole des néo-classiques, cantonné aux mondes imaginaires, au formalisme abscons, sans retour possible avec la réalité des faits économiques. Ils dénonçaient un enseignement parfaitement inutile dans une perspective professionnelle, dogmatique et incapable d’expliquer la réalité du monde économique contemporain.
    10 ans après, d’autres étudiants ont publié un manifeste dans la revue “alternative économique” (février 2011), reprenant traits pour traits les griefs formulés par leurs ainés.
    Les choses avaient-elles changées ? Il faut croire que non, et pourtant, de nombreux économistes patentés, ayant des enseignements à l’université avaient souscrits à cette évolution mais il faut croire que cela n’a servi à rien : quand le ver est dans le fruit, il est inutile de chercher à sauver la pomme.
    Pis encore, la crise des subprimes n’a eu que peu d’effets sur la remise en cause des certitudes standards professées encore actuellement, cela en est désespérant.
    Pourtant, la science économique bouge. Les controverses sont toujours aussi âpres et les néo-libéraux sont coriaces. Pour en avoir une petite idée, je vous recommande le dossier d’alternative économique ici (http://www.alternatives-economiques.fr/science-economique—25-ans-d-evolutions_fr_pub_336.html).

    Tout cela pour vous dire qu’il y a effectivement urgence à changer la théorie économique mais que cette tâche me paraît titanesque et n’est pas Copernic qui veut.
    Le mieux il me semble est de commencer par changer non l’enseignement académique(c’est perdu d’avance) mais l’enseignement populaire, ce que vous faites déjà admirablement.
    Et à la manière d’Aristote, je vous vois bien à la tête d’une académie populaire de la science économique rénovée, une sorte d’agora citoyenne cybernétique.

    cordialement
    Kézaco

      1. Ouhla ! On dirait qu’il y a du tirage entre les différentes écoles éconoclastiques de l’ENS alors. Je marche sur des œufs…
        Rassurez vous, j’avais envoyé un post ce matin – qui s’est perdu je ne sais dans quelles limbes (ya un problème avec le serveur dirait-on ?) – qui reprenait des textes du site bien connu de l’Autisme Économie de Gadray et consorts. En particulier le sommaire de leur savoureux petits bréviaire des idées reçues en économie et leur réaction au rapport Fitoussi de 2001 (qu’il rapprochent du rapport Vernières de 1999, plus sévère encore) en un manifeste “Pour une reforme en profondeur des enseignements de l’économie“.
        Parmi les signataires de l’époque, beaucoup de beau monde, mais peu de l’ENS…

        Signataires :

        Le Mouvement des étudiants pour la réforme de l’enseignement de l’économie

        et :

        Jacques ABEN (Montpellier 1) Gilbert ABRAHAM-FROIS (Paris 10) Deniz AKAGUL (Lille 1) Olivier ALLAIN (Paris 1) Delila ALLAM (Paris 1) Wladimir ANDREFF (Paris 1) Edith ARCHAMBAULT (Paris 1) Jean ARROUS (Strasbourg) Jocelyne BARRE (Rennes 2) Philippe BATIFOULIER (Paris 10) Laure BAZZOLI (Lyon 2) François BEAUMERT (Angers) Bertrand BELLON (Paris-Sud) Mohamed BENLAHCEN (Perpignan) Marie-Pierre BES (Toulouse 2) Pierre BEZBAKH (Paris 9) Bernard BILLAUDOT (PMF Grenoble) Bernard BOBE (Marne-la-Vallée) Jean-Pierre BOINON (Enesad, Dijon) Jérôme BLANC (Lyon 2) Eric BRUNAT (Chambéry) André CARTAPANIS (Aix-Marseille) Patrick CASTEX (Paris 9) Armand CHANEL (PMF Grenoble) Christian CHAVAGNEUX Bernard CAHVANCE (EHESS) Denis CLERC (Enesad, Dijon) Gabriel COLLETIS (Toulouse 1) Pierre CONCIALDI (IRES) Laurent CORDONNIER (Lille 1) Fanny COULOMB (Grenoble) Thierry DEMALS (Lille 1) Daniel DIATKINE Patrick DIEUAIDE (Paris 1) Monique DUCOMBS (Caen) Pierre DUHARCOURT (Marne-la-Vallée) François EYMARD-DUVERNAY (Paris 10) Olivier FAVEREAU (Paris 10) Jacques FONTANEL (Grenoble) Joëlle FOREST (INSA Lyon) Jacques FREYSSINET (Paris 1-IRES) Maryse GADREAU (Dijon) Jean GADREY (Lille 1) Jean-Pierre GALAVIELLE (Paris 1) Michel GARRABE (Montpellier 1) Bernard GAZIER (Paris 1) Jacques GENEREUX (Sciences-Po Paris) Claude GNOS (Dijon) Eric GODELIER Michel HENOCHSBERG (Paris 10) Ahmet INSEL (Paris 1) Henri JACOT (Lyon) Sophie JALLAIS (Paris 1) Guy JOIGNAUX (INRETS, Villeneuve d’Ascq) Thierry KIRAT (ENS Cachan) Hadjila KRIFA (Lille 1) Jean-Christophe KROLL (Enesad) Philippe LACOMBE (Montpellier 1) Vincent LAMANDE (PMF Grenoble) Pierre LE MASNE (Poitiers) Arnaud LECHEVALIER (Paris 1) Yves LECLERCQ (Paris 8) François LEGENDRE (Paris 12) Frédéric LORDON (Cepremap) Yannick LUNG (Bordeaux 4) Alain MARCHAND (Montpellier 3) Jacques MAZIER (Paris 13) Patrick MIGNARD (Toulouse 3) Jean-Marie MONNIER (Le Havre) Sabine MONNIER (Paris 1) François MORIN (Toulouse 1) Yann MOULIER BOUTANG (Vannes) Stéphane NGO-MAI (Nice) Bernard PAULRE (Paris 1) Marc PENIN (Montpellier 1) Muriel PERISSE (U. d’Artois) Pascal PETIT (CNRS-Cepremap) Françoise PICHON-MAMERE (Paris 4) Jean-Paul PIRIOU (Paris 1) Vincent PLAUCHU (PMF Grenoble) Dominique PLIHON (Paris 13) Michel RAINELLI (Nice) Alain RALLET (Paris 11) Xavier RICHET (Marne-la-Vallée) Nadine RICHEZ-BATTESTI (Aix-Marseille) Nathalie RODET-KROICHVILI (U. de Technologie, Belfort-Montbéliard) Philippe ROLLET (Lille 1) Dominique SAGOT-DUVAUROUX (Angers) Robert SALAIS (ENS Cachan) Catherine SAMARY (Paris 9) Jacques SAPIR (EHESS) Rachel SILVERA (Paris 10) Bruno THERET (Paris 9) Alain de TOLEDO Didier URI (Paris 9) Nicolas VANEECLOO (Lille 1) Jacqueline VAYSSE (Paris 9) Carlo VERCELLONE (Paris 1) Michel VERNIERES (Paris 1) Serge WALERY (Aix-Marseille II) Hélène ZAJDELA (Cergy) Sylvain ZEGHNI (Marne-la-Vallée)

      2. Ce sont des néo-classiques modérés, libéraux modérés, socialistes modérés, scientistes modérés, etc. Réductionnistes mais pas trop, aimant les modèles mathématiques mais sans excès, écartant la politique des analyses sauf quand il faut, etc. Nuancés en tout.
        Ils espèrent ainsi pouvoir éviter la critique sans trop se remettre en question. La bonne conscience bourgeoise et libérale dans toute sa splendeur.

        Vous l’avez compris, je les adore.

    1. quand le ver est dans le fruit, il est inutile de chercher à sauver la pomme.
      Pis encore, la crise des subprimes n’a eu que peu d’effets sur la remise en cause des certitudes standards professées encore actuellement, cela en est désespérant.

      C’est-à-dire que le changement n’est pas tout fait orienté vers l’avantage immédiat des groupes au pouvoir…
      Donc, oui, le changement doit être opéré par le bas. C’est, dans un autre domaine, ce dans quoi est engagé Onfray et le travail de l’homme est tout de même colossal.

      Je recommande également cette longue interview que j’ai relu aujourd’hui de Baudrillard :
      Jean Baudrillard : Les racines du Mal
      Chronicart / 2005

      Il aborde un grand nombre de sujets croisés pour finir sur une approche ou une disposition tout à fait intéressante, laissant la science à la machine imparable pour s’orienter vers les vides qu’elle crée inexorablement.

      Cela rejoint tout à fait une vision ou une perception qui a commencé à me hanter depuis quelques temps sur les vides laissés par le système et qui mérite d’être considéré puisqu’ils pourraient devenir “habitables”

    2. Ne pas oublier qu’avant le rapport Fitoussi de 2001sur l’enseignement supérieur en sciences économiques, il y eut le rapport Vernières en 99, plus sévère encore. Et aucun de ces deux rapports qui furent globalement bien accueuillis p

  3. bonsoir

    ce soir, le dow bat un nouveau record, il faut dire que tout ce qui est coté en dollars monte, 12832 au plus haut, on est à 10.64% du record historique en points d’indice – le cac se traine à 4120 contre 6168 au moment du record du dow en 2007 (octobre)
    ça c’est la guerre économique, l’euro à 1.4800$ aussi – c’est du tout virtuel puisque possible grâce aux milliers de milliards injectés par la FED depuis 2008, tout le monde le sait mais voilà, ça continue …

    il faut à tout prix +++ d’intellectuels, des bloggueurs et des écrivains philosophes artistes etc, mais leur lutte pacifique ne fonctionnera pas si le peuple n’adhère pas pour donner l’impulsion de l’action, les décérébrés du portable de la tv-réalité des jeux virtuels de tf1 etc sont pas prêts de bouger – on doit donc donner l’exemple puisqu’on sait que la puissance de l’argent ira au bout de ce jeu, chacun essayant toujours “de se sauver lui-même” (Kindlerberger, 1974 ou 75 je crois), en écrivant (j’ai aussi un petit blog d’ailleurs) mais en agissant en masse avec un leader de confiance, la confiance c’est la base d’une société équilibrée :

    je remets donc le couvert pour l’idée de créer une banque, mr Jorion a cette compétence et c’est un leader, deux banques d’ailleurs, une de détail et une pour aller lutter sur le terrain des méchants puisque l’interdiction des paris c’est une chimère tant qu’on n’aura pas tout explosé, mis hors d’état de nuire, le grand krach et le grand bordel social pour ne pas prononcer le mot “guerre” qui me fait toujours mal au ventre …

    et on peut attaquer sur leur terrain en vendant le billet vert et en réinjectant l’argent dans des projets utiles à la pérennité de l’espèce, puisque c’est de cela qu’il s’agit malheureusement – j’ai des enfants comme beaucoup, et à part avec du fric en masse, je ne vois pas comment provoquer un changement radical de mentalité … famine à grande échelle en europe ou aux états unis, ce serait le seul moteur “naturel” … c’est pas demain, les gens se battent pour gagner 7.50$ chez Mc Do, un comble … on n’a pas le cul sorti des ronces avec nos blogs et nos grandes idées …

    bon WE et pensez au muguet pour madame, c’est dimanche 🙂

  4. Les blogeurs posent des questions, et , pour dire vrai, il n’y a pas toujours de réponses.

    Cà vient de la qualité des questions, répondront les discourtois .
    Cà vient du regard que l’on pose sur les choses et sur les êtres diront les cancres. Ce qui est établi n’a pas a être discuté. D’ailleurs, c’est comme çà que l’homme peut rester si longtemps en esclavage.

    “Comprendre l’économie” ….

    Pourquoi les économistes ne se posent plus les questions les plus simples , du style comment l’inflation serait si peu élevée quand l’immobilier et les matières premières ont flambées?

    Pourquoi les premiers de la classe ne prennent ils jamais le temps de rêver ?

    Pourquoi, quand le cadre est donné , les fonceurs préfèrent les belles constructions intellectuelles plutôt que la méditation ?

  5. Juste une question en passant. Serait-il possible de connaître le titre de l’ouvrage qui évoque la réaction des milieux financiers aux travaux de Ricardo ? D’avance merci.

    1. J’ai répondu plus haut à votre question la première fois que vous l’aviez posée.

      R. L. Meek, Studies in the Labour Theory of Value (Londres 1956), pp. 124-125 : “Some of Ricardo’s opponents (…) seem to have been fairly well aware of what they were doing: it was the dangerous character of Ricardo’s doctrines rather than what they believed to be their falsity, with which they were primarily concerned”.

      1. Merci. Je pensais que ma question n’était pas passée firefox ayant “buggé” au même moment.

  6. C’est devenu une manie sur le blog ,on vous somme de citer vos sources.
    En ce qui me concerne et sans vouloir faire de la réclame je réponds;Volvic,San Pellegrino,et pour les coups de blues, Perrier.
    Ps ;aucun conflit d’intérêt …

  7. Site Plein Champ :

    Le prix des céréales baisse nettement en mars (-9,9 %).
    Compte tenu des évènements au Japon, des contrats à terme portant sur les céréales ont été vendus massivement sur les marchés, en anticipation d’une baisse de la demande mondiale. Leur prix reste toutefois élevé ; il a plus que doublé depuis un an (+104,7 %).

    Le prix des oléagineux diminue en mars (-5,8 %).
    Les catastrophes au Japon se sont également traduites par la baisse du prix du colza et cela, malgré une demande soutenue par l’attractivité du biodiesel dans un contexte de prix élevés du pétrole. Le prix du tournesol baisse sensiblement en raison d’une demande atone.

    1. “Le prix du tournesol baisse sensiblement en raison d’une demande atone.”
      Porte ouverte pulvérisée, joyeusement.
      Pourrait-on lire:
      “Le prix du tournesol baisse sensiblement en raison d’une demande soutenue”. ?

      La puissance des “marchés” et de l’idéologie explique tout.
      Il y a mieux, mais c’est moins cher.

      1. Non, Daniel, vous n’y êtes pas. Ces chiffres indiquent simplement, et Fukushima n’y est probablement pas pour grand chose, que les marchés et donc les spéculateurs commencent à s’intéresser à la demande finale faible plus qu’à l’offre, prétendument faible jusque là et dont les perspectives ne se sont pourtant pas arrangées pour la campagne en cours (sécheresse, tornades aux US, qualité et quantité des récoltes OGM en baisse, etc) sur les matières premières agricoles. Le blé fait encore exception sur ce renversement de tendance.

        http://www.boursier.com/forum/thematique/economie/bourse-de-chicago-l-inquietude-sur-ble-us-de-pietre-qualite-i157023.html

        22 04 2011. Bourse de Chicago: l’inquiétude sur blé US de piètre qualité.

        Les prix du blé se sont distingués à la hausse cette semaine à Chicago, face à la piètre qualité des cultures américaines, les céréales OGM serait de plus en plus fragilisées par les variations de températures et les méthodes de cultures intensives à base de chimie, à laquelle se sont ajoutées des conditions défavorables aux semis dans plusieurs régions du monde.
        La semaine est écourtée par le jour férié, les marchés américains étant fermés le Vendredi Saint.

        “Les prix du blé ont bénéficié d’un temps toujours sec dans les Plaines aux Etats-Unis, de la mauvaise qualité du blé d’hiver américain ( monsanto, BASF etc en ligne de mire), de faibles semis en Russie et de conditions sèches dans l’Ouest de l’Europe et du Canada”, ont énuméré les analystes de Barclays Capital.Il est a noté la progression mondiale de maladie céréalière et la non constance dans les semis fournis par les fabricants, mêlant insidieusement de nouveautés manipulées génétiquement au milieu d’un stock livré.

        Le blé semé cet hiver dans les Etats du Sud et du centre des Etats-Unis est d’une qualité calamiteuse, . Selon le dernier relevé hebdomadaire du département américain de l’Agriculture, seuls 36% des blés d’hiver sont jugés “bons” à “excellents”, contre 65% l’an dernier.

        Si les conditions météorologiques restent médiocres, aux Etats-Unis et dans les autres grandes régions productrices, les analystes craignent de devoir revoir à la baisse leurs prévisions pour la récolte à venir.

        D’autant qu’en Chine, pays extrêmement glouton en produits agricoles, “les zones clés pour la production de blé font face à une sécheresse s’allongeant qui devrait réduire la production”, selon Barclays.

        Les cours du maïs ont été soutenus par l’abondance des perturbations dans le Midwest (centre) des Etats-Unis, qui freinent les semis et le long du mississipi ( tornade). Mais les prévisions de la fin de semaine se sont montrés moins pessimistes sur le temps, ce qui a permis aux prix de reculer. la canicule au mexique rend méfiant , mais les espoirs pour l’été demeurent .

        Jeudi vers 15H00 GMT/17h00 HEC, le boisseau de blé (environ 25 kg) pour livraison en juillet s’échangeait à 8,23 dollars, contre 7,80 dollars en fin de semaine précédente.

        Le contrat de maïs à échéance identique valait 7,4550 dollars, contre 7,4950 dollars une semaine plus tôt.

        Le boisseau de soja pour livraison en juillet s’établissait à 13,7475 dollars contre 13,4325 dollars.
        l’OMS prévient que cette année, les émeutes de la faim dans le monde devrait se poursuivre , à l’image de 2010, face à la montée de prix des matières premières consommable de l’ordre de 25 à 85 % dans certains pays, en souhaitant aussi que la récolte d’oignons en asie soit bonne, au regard des morts pour émeutes de l’année passé.

        presse helvétique, allemanique et agence de presse.

      2. @ vigneron
        Je n’ai pas la même lecture que vous :
        1. Certains spéculateurs ont besoin de liquidités, donc ils vendent des contrats à terme, ce qui amorce une baisse des prix.
        2. Les autres spéculateurs, leur emboîtent le pas et vendent pour ne pas perdre trop, alimentant ainsi la baisse.
        3. « les marchés qui ont toujours raison » cherchent une explication plausible à la baisse des prix observée.

  8. Parler de science économique est une contradiction dans les termes, une science économique est en fait toujours l’expression d’un point de vue politique, une expression de type “régles du jeu”.
    Et la “science économique” actuelle comprise comme une réponse à la question “comment détruire le monde le plus vite possible”, est en fait tout à fait cohérente.

    1. Tout à fait d’accord : cela fait partie de ce que l’on appelle la “révolution néoclassique”.

      Jusqu’à la fin du 19e siècle, la tradition économique se présentait comme “économie politique”.

      Une partie du succès de la théorie néoclassique a tenu à son usage des oripeaux scientifiques de l’époque : en calquant l’équilibre général sur la physique classique (la somme des forces est nulle à l’équilibre), ainsi qu’en recourant au langage mathématique et à la modélisation de l’équilibre qu’il permettait (un système d’équations à n inconnues), l’économie s’est brutalement coupée de ses racines politiques et philosophiques, pour se prétendre une science dure (que les manuels définissent naïvement aujourd’hui comme la “science de la rareté”). De ce point de vue, Walras a été clair : “l’économie est une branche des mathématiques”.

      Cette coupure a été conceptualisée aussitôt après : W. Pareto à opposé l’économie normative, lieu de jugements de valeurs, et non scientifique, à l’économie positive, neutre face aux valeurs politiques et philosophiques. C’était une manière de couper l’herbe sous le pied de Marx et des socialistes, puisque toutes les questions de répartition et de justice disparaissaient subitement des préoccupations dites “scientifiques”.

      Maintenant, ce refoulement de ses racines philosophiques et politiques n’est pas propre à la “science économique” : vous trouverez le même processus à l’oeuvre dans la “science politique”, la sociologie, l’anthropologie, la linguistique ou l’histoire. Il s’agit là d’une constante des “sciences sociales” qui tient à leur naissance même (toutes sont filles de la philosophie politique) et à la volonté de se distinguer qui s’ensuivit… sans parler évidemment du rôle de l’Etat, qui favorisa la domestication de ces nouveaux champs de pensée…

      1. FP: «Cette coupure a été conceptualisée aussitôt après : W. Pareto à opposé l’économie normative, lieu de jugements de valeurs, et non scientifique, à l’économie positive, neutre face aux valeurs politiques et philosophiques. C’était une manière de couper l’herbe sous le pied de Marx et des socialistes, puisque toutes les questions de répartition et de justice disparaissaient subitement des préoccupations dites « scientifiques ».»

        Contresens? Je cite Wikipedia:

        «Neoclassical economics is sometimes criticized for having a normative bias . In this view, it does not focus on explaining actual economies, but instead on describing a “utopia” in which Pareto optimality applies.»

        FP, J’ai lu votre critique. Je n’y ai pas trouvé de «smoking gun». Or, il y a trop de choses à lire dans la blogosphère …

        En parlant de «refondation», vous avez lu le relookage du blog «la refondation du capitalisme»? On ne sait pas très bien si c’est pour évoquer Reagonomics ou «Big brother is watching», mais ça promet…

      2. En tant qu’historien, je me permet de dire que ce processus n’ a pas eu lieu dans cette discipline. Le développement du quantitatif qui a culminé avec la démographie historique est issu de l’école des annales et à aussi donné la micro histoire. On est très loin de la pseudo mécanique Walrassienne.

  9. Pardon, Paul 🙂

    Naïf je ne vous crois pas du tout… mais parfois le direct live simplifie à outrance !

    Mille pardons si vous l’écrivez dans votre livre – que je confesse n’avoir pas (encore) lu.

    Cela dit – vous m’accorderez que ces analyses sont anciennes, précisément dans la tradition critique que je mentionnais 🙂

    Vous les trouverez par exemple chez L. Boltanski et L. Thévenot (“De la justification : les économies de la grandeur”).

    Et pour l’économie seulement, chez Ph. Mirowski (“More Heat than Light: Economics as Social Physics, Physics as Nature’s Economics)”.

  10. Décidemment le thème est d’actualité et était à l’affiche de “L’économie en question” sur F Culture ce matin.
    Je n’ai écouté que d’une oreille furtive et pourtant il s’agissait d’une émission spéciale intitulée “L’enseignement des sciences économiques et sociales est-il en danger ?
    “Avec notamment : Jacques Le Cacheux, directeur du Département des études, OFCE, professeur d’économie, Université de Pau et des Pays de l’Adour ; Erwan Le Nader, co-secrétaire général de l’Apses (Association des professeurs de sciences économiques et sociales) Philippe Martin & Olivier Pastré.
    On y signale le rapport au Ministre de l’éducation nationale, de la mission d’audit des manuels et programmes de sciences économiques et sociales au lycée, présidée par Roger Guesnerie, Juin 2008 : http://www.pse.ens.fr/guesnerie/documents/rapports/Rapport_Manuels_Guesnerie.pdf

    2 de nos économistes vedettes reconnaissaient bien que l’économie n’est pas une science dure mais s’améliorait beaucoup.
    On peut reprocher aux économistes de n’avoir pas prédit la crise avouaient ils.
    C’est alors que j’attendais que l’on cite les quelques exceptions à la règle mais il ne me semble pas avoir entendu le nom de Paul.
    Dommage, cela eut été un juste retour des choses après la réclame faite récemment pour son dernier livre.
    http://www.franceculture.com/emission-l-economie-en-questions-l-economie-en-questions-2011-04-30.html

    A ma décharge de n’avoir pas pris de notes, j’avais écouté religieusement l’émission de 7h00, “Terre à terre”, tout aussi remarquable que celle de la semaine précédente.

    “Transmission : les Nobels alternatifs à l’ESSTIN de Nancy”
    Avec notamment : Arnaud Delebarre, directeur de l’ESSTIN (Ecole Superieure des Sciences et Technologies de l’Ingenieur de Nancy) ; Mycle Schneider, Raul Montenegro, Pat Mooney, personnalités internationales lauréates du Prix Nobel Alternatif (Right Livelihood Award)
    http://www.franceculture.com/emission-terre-a-terre-transmission-les-nobels-alternatifs-a-l%E2%80%99esstin-de-nancy-2011-04-30.html
    http://www.franceculture.com/emission-terre-a-terre.html-0

    Si mes notes sont fidèles, quelques points majeurs :
    les ingénieurs ont une vue très étroite des choses….il faut déclencher une capacité à réfléchir hors cadre, dans un cadre plus large, faire une analyse critique”
    ainsi un ingénieur du Corp des Mines est persuadé qu’il ne peut se tromper, ne peut imaginer qu’il a tort
    il n’est pas rare qu’il manque de modestie et fait preuve d’arrogance
    on gère des questions majeures avec des vues du passé
    nous avons pour objectif de permettre l’émergence de projets citoyens dans lesquels les valeurs humaines dépassent la technique, amener + d’intelligence aux ingénieurs, les rendre plus cultivés, apporter + d’ouverture d’esprit. Enseigner pour une vision plus large.
    Il nous faut faire face à des réalités : travail/argent, éthique : agir pour les + riches ou pour les + pauvres
    Il faut des scénarios de rupture et des spécialistes pour les imaginer
    les étudiants actuels ne lisent pas les quotidiens, il leurs faut une formation + mixte; qui sait ce que sont les nano-technologies, la biologie synthétique ?
    Il faut une méthodologie de la connaissance PERMANENTE, les étudiants ont des oeillères, leur horizon doit s’élargir.
    ainsi un physicien nucléaire dispose d’une connaissance à jour pendant 1 an, après elle est déjà obsolète.
    (c’est comme dans l’informatique et bien d’autres filières je suppose, il faut apprendre chaque jour, se former et se remettre constamment à niveau).
    l’acquisition des savoirs se fait par la littérature, les réseaux.
    et pourtant les impacts des évolutions sont énormes et ainsi on loupe les grands chapitres de l’HUMANITE
    Il ne faut pas perdre le contact avec la REALITE,les gens, les souffrances (bref, garder le pieds sur terre et moins la tête dans les nuages).

    Que de vérités premières dans cette heure de radio, que de pistes qu’il nous faut suivre impérativement.
    Un autodidacte comme moi qui a alterné formation permanente et pratique tout au long de son activité dans une techno émergente ne peut qu’approuver ces démarches.
    Les étudiants de Nancy profiterons sans doute des ateliers effectués par nos éminents prix Nobel qui devraient eux aussi apprécier ce blog.

  11. A Monsieur Paul Jorion,

    André Malraux: “le xxɪ e siècle sera religieux ou ne sera pas”; mais il est religieux, il est suprêmement religieux !… Et il n’est pas du tout certain qu’il sera.
    Faire d’une religion une science ou l’inverse ne c’est jamais produit et ne peut se produire…
    Puisque l’une s’adresse à la tête (mesure rationnelle expérimentée) et l’autre au ventre (mesure irrationnelle en équivalent “or”), aux besoins.

    Sans crainte, je me répète: “La science ne nous dit pas comment vivre” – Hubert Reeves,
    les religions ne le diront jamais plus, mais l’Economie… véritable Religion des religions, les englobe toutes: monothéistes (judaïque islamique, chrétienne, …), hindouistes, bouddhistes,… Et coetera, caetera, cetera…

    Faire de la religion économique; une science?.. Bonne pêche Monsieur Jorion !

    Meilleures pensées à votre endroit.

      1. Il paraît que personne a encore trouvé la preuve que Malraux avait dit ça et que la phrase ne se trouve pas dans son oeuvre.

      2. On trouve aussi mystique avec religieux et spirituel dans les (citation exacte) comme vous écrivez. Le minimum du sérieux est de citer la page d’un ouvrage ! Par contre le Cardinal Pie, le théoricien de la doctrine de l’infaillibilité pontificale a bien écrit : « la France sera chrétienne ou elle ne sera pas » et Malraux ne l’ignorait pas.

      3. Ce serait lors d’un discours, et non dans un ouvrage.

        “Le Christ est un anarchiste qui a réussi. C’est le seul.” (L’Espoir), serait aussi de lui…

      4. @Bruno 1 mai 2011 à 10:18
        Je sais bien, mais un discours qui ne possède pas de trace écrite fiable, c’est de l’On dit. Ça ouvre un gouffre…Lorsqu’on possède un enregistrement ou une sténotypie, c’est déjà délicat de transcrire, alors l’On dit, est-ce que ça vaut plus qu’un témoigne même s’il en est de plus fiables que d’autres ? Qu’on trouve 3 versions laisse croire qu’il s’est dit quelque chose, mais quoi ? le fait est là qu’il n’a pas jugé bon de l’écrire.
        Pour “L’espoir” vous pouvez vérifier !

      5. En même temps, que ce soit Malraux ou Bruno, on s’en fout un peu non ? Par exemple tenez, je dis : l’à venir de l’humanité sera spirituel ou ne sera pas…conscient. On ne peut visiblement pas continuer encore longtemps dans cette soumission, cette délégation de notre représentativité individuelle, qui permet et entretien cette civilisation capitaliste : il n’y a qu’à voir l’état de notre économie aujourd’hui ! Et de notre politique ! Et de notre éducation qui forme des automates savants ! Et de notre sentiment environnemental ! Et coïtera…

        Quant au Christ, s’il avait vraiment réussi on n’en serait pas là aujourd’hui, pas vrai ?, à croire encore que c’est la société qui fabrique l’homme et non le contraire.

        Gandhi disait : “Le stade le plus proche de l’anarchie pure serait une démocratie basée sur la non-violence“, je dis : “l’anarchie c’est la non-violence”. Sinon ça marche pas ! “Si tout le monde traversait dans les clous il n’y aurait pas de maréchaussée”, disait en substance Georges.

        Bonne journée

    1. Vous faites un contresens parce que vous assimilez la science au scientisme, à l’idée de vérité absolue et indiscutable alors qu’elle consiste au contraire à pratiquer le doute méthodique.
      Dans le domaine scientifique des vérités sont établies mais celles-ci sont relatives à des objets qui eux-même ne font sens que dans un domaine d’étude explicitement constitué, précisément ce que Jorion se propose de faire, en revenant à la bifurcation, c’est à dire avant que la science économique, une fausse science en son état actuel, ne se fourvoie dans une abstraction qui a rompu beaucoup de ses liens avec le monde empirique, c’est à dire avec l’observation scrupuleuse des mécanismes à l’oeuvre dans le monde économique réellement existant.

      Une seconde erreur, liée la première est aussi de penser que puisque l’on se propose de constituer une science objective pour le domaine économique l’humain serait réduit à l’état d’objet, réifié disent les philosophes, comme si objectiver des situations humaines devait impliquer leur nécessité absolue, en tant que loi de la nature immuable. Or ce qui serait une véritable objectivation des faits économiques n’implique nullement l’immuabilité des phénomènes humains. C’est à l’inverse lorsque les faits économiques ne sont pas considérés comme des faits sociaux, ce en quoi consiste précisément l’objectivation des dits faits économiques, que l’on ne parvient plus à distinguer ce qui relève du fait naturel, voire du surnaturel, de ce qui relève d’une praxis, par définition humaine. Objectiver un monde économique c’est après avoir délimité un objet d’étude, lui-même révisable, l’envisager comme une production historique et donc supposer que des alternatives à l’ordre économique actuel sont possibles.

      L’objectivité pour ce qui serait une véritable science économique n’est pas l’absence de liberté. Au contraire, puisqu’elle introduit la notion de finalité et donc la possibilité du choix, l’option pour un système plutôt que pour un autre, ne serait-ce dans un premier temps par défaut en refusant l’actuel, faute d’une alternative prête à l’emploi déjà constituée. Ainsi Paul Jorion établit-il le caractère dysfonctionnel du capitalisme réellement existant ce qui ouvre la voie à une réflexion
      sur ce que serait un autre mode de fonctionnement de l’économie.

      1. Bonsoir.
        //////précisément ce que Jorion se propose de faire, en revenant à la bifurcation, c’est à dire avant que la science économique, une fausse science en son état actuel, ne se fourvoie dans une abstraction qui a rompu beaucoup de ses liens avec le monde empirique, c’est à dire avec l’observation scrupuleuse des mécanismes à l’oeuvre dans le monde économique réellement existant./////
        Il me semble que de bifurcation en bifurcation ….on finit par revenir au “droit naturel” ….là ça commencerait a m’interesser .

        Par contre :
        ////Or ce qui serait une véritable objectivation des faits économiques n’implique nullement l’immuabilité des phénomènes humains.////
        là ça me gène un peu de considérer l’individu comme malléable …. il semble plutot que l’étude des animaux sociaux et des etres humains montre une forte rigidité transhistorique des comportements interactifs , une certaine irreversibilité et meme la nécessité de cette rigidité pour l’avenir de la civilisation , de l’espece et surtout pour l’optimisation de l’individu …………ce qui “sert” l’économie n’est pas forcément co-incident avec l’interet de l’individu .
        L’ “objectivation des faits économique” est une jolie formule , qui peut cacher une piteuse simplification de phénomènes complexes qui ne peuvent s’adapter a un modèle de groupe “dénaturé” necessaire au gain de productivité.

      2. Kerkoz,

        La question n’était pas de déterminer une nature humaine invariante ou malléable.
        Par phénomènes humains j’entendais ici les systèmes sociaux, lesquels ne sont pas immuables, et s’inscrivent dans une histoire, ce qui marque, à ce titre, leur irréversibilité.

        S’agissant de la rigidité — des systèmes sociaux — aujourd’hui inféodés à un “monde économique” légitimé par une fausse science, elle est aujourd’hui plus le problème que la solution à nos maux.

        L’objectivation des faits économiques en tant qu’ils se constituent socialement, conduit par exemple à établir l’existence de rapports de force pour déterminer les prix. Aussi, en l’occurrence je ne vois pas où serait la simplification puisqu’au contraire il s’agit de tenir compte d’une réalité qui n’est pas prise en compte par la “science” économique actuelle, qui, elle, est très réductrice. Bien entendu, ce type d’analyse ne préjuge en rien des actions politiques qui pourront en découler, la science n’est pas la politique. J’incline toutefois à penser que l’existence d’une avancée théorique vaut mieux que son absence, qu’elle comble un vide, offre une ressource nouvelle pour l’action politique (au sens fort) à un moment historique où nous devons faire face à des défis majeurs.

      3. @Pierre Yves:
        ////Par phénomènes humains j’entendais ici les systèmes sociaux, lesquels ne sont pas immuables, et s’inscrivent dans une histoire, ce qui marque, à ce titre, leur irréversibilité.////
        Vous remarquerez que votre phrase ne fonctionne qu’avec le terme “humain” . A l’echelle historique , pour les autres especes sociales , les systèmes sociaux peuvent etre considérés comme “immuables” .
        Nous devons donc nous considérés comme “déviants” et nous interroger sur la pertinence de cette déviance .
        Pour l’ irréversibilité (de la déviance) , je suis d’accord : Il y a dynamique irréversible . Et dynamique a forte inertie , pas e marche arriere . On peut aussi considérer les “civilisations” comme l’autre nom de cette déviance, perversité , bifurcation tres récente en fait et pas universelle de l’espece .

        ///////L’objectivation des faits économiques en tant qu’ils se constituent socialement, conduit par exemple à établir l’existence de rapports de force pour déterminer les prix. Aussi, en l’occurrence je ne vois pas où serait la simplification puisqu’au contraire il s’agit de tenir compte d’une réalité qui n’est pas prise en compte par la « science » économique actuelle, qui, elle, est très réductrice.//////
        Vous partez du fait que la civilisation (centralisation, spécialisation et gain de productivité) est une une réalité objective …..alors que c’est un épiphénomène tres récent et qui peut , tout aussi objectivement etre considéré comme un essais dénaturé , qui sort l’espece de sa chaine trophique et menace le système global , et par là , sa propre survie …..
        Qd je dis “simplification” , je parle du fait que nous avons quitté un système structurel complexe (parcellisé , utilisé par tous les autres systèmes , dt la complexité tient aux interractions , qui chez nous integre fortement l’affect…) pour un système centralisateur qui necessite des groupes importants . Pour celà , il faut revenir a l’ individu . Mais l’individu n’existe plus en tant que tel ; il n’existe que dans son groupe restreint .
        C’est en celà que je parle de simplification : Si on modélise les interelations d’un groupe archaique , on obtient un système complexe …Si on modélise une société moderne , on est obligé d’élaguer les rétroactions et on simplifie .

        La dynamique centralisatrice est impossible a contrecarrer (peut etre la fin de l’energie gratuite) , et les systèmes globalisés impossibles a gerer …sans traumatismes forts sur l’individu .
        Meme si le gus a mauvaise presse , il faut relire “Du pouvoir” de B.de Jouvenel . Il montre l’emprise progressive et inéluctable du “Système” quel qu’il soit , sur l’individu ….

      4. Le problème ou la solution c’est qu’il n’y a pas de bifurcation MAIS continuité et extension.

        en revenant à la bifurcation, c’est à dire avant que la science économique, une fausse science en son état actuel,ne se fourvoie dans une abstraction qui a rompu beaucoup de ses liens avec le monde empirique,

        Ce qui caractérise notre époque la forme, moderne de l’argent n’est pas le capital c’est le salariat, c’est l’argent pauvre, particulier. Ricardo, un banquier, voudrait bien faire oublier que le le capital est un réel bienfaiteur de l’humanité, non pas en tant qu’il développe la trivialité matérielle mais bien en tant qu’il communique à l’humanité une inextinguible soif de la sus dite.Avec le salariat, l’argent va pénétrer dans de nouvelles têtes et se révéler pour ce qu’il est essentiellement: rareté et utilité, mesquinerie et prosaïsme, c’est à dire le contraire de ce qu’il prétend être.

      5. En se déchargeant de menus contraintes on s’aliène au système :
        ////////////////////////////////////////////////////////////////////
        “Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
        D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
        Quittez les bois, vous ferez bien :
        Vos pareils y sont misérables,
        Cancres, haires, et pauvres diables,
        Dont la condition est de mourir de faim.
        Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
        Tout à la pointe de l’épée.
        Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. ”
        Le Loup reprit : “Que me faudra-t-il faire ?
        – Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
        Portants bâtons, et mendiants ;
        Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
        Moyennant quoi votre salaire
        Sera force reliefs de toutes les façons :
        Os de poulets, os de pigeons,
        Sans parler de mainte caresse. ”
        Le Loup déjà se forge une félicité
        Qui le fait pleurer de tendresse.
        Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
        “Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
        – Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
        //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////::

      1. Rassurrez vous Paul, le plombier a compris.

        la science consiste à pratiquer le doute méthodique.

        C’est évident comme toute science d’ailleurs.

        Objectiver un monde économique c’est supposer que des alternatives à l’ordre économique actuel sont possibles.

        Elles ne sont pas que possibles mais nécessaires et indispensables.

        le caractère dysfonctionnel du capitalisme réellement existant ouvre la voie à une réflexion

        Cette réflexion doit s’inscrire comme la construction d’une cathédrale, car tout en ne sachant pas ce que feront les générations futures , il est un fait évident que notre rapport avec la nature et la limite des ressources vont influencer nos choix et forcément le texte de votre prochain livre.

    2. Pierre-Yves D. dit :

      “Vous faites un contresens parce que vous assimilez la science au scientisme, à l’idée de vérité absolue et indiscutable alors qu’elle consiste au contraire à pratiquer le doute méthodique”.

      Affirmatif ! La Bombe n’a pas de doute, comme le profit ! Le surplus, la plus-value…
      Il se peut que des bifurcations m’aient échappé ? L’avenir nous le dira…
      Je préfère le consommateur en chosifié qu’en réifié…

      kercoz dit :

      “Il me semble que de bifurcation en bifurcation ….on finit par revenir au « droit naturel » ….là ça commencerait à m’intéresser”.

      Bravo! Pas que l’homme: un soupçon de nature (sans lui) pour commencer.

      Rosebud1871 dit :

      “la France sera chrétienne ou elle ne sera pas et Malraux ne l’ignorait pas”.

      Dans le mille !

      michel lambotte dit

      […], “le plombier a compris”.

      Ravi pour le plombier, mais là, je doute… comme un scientifique.

      michel lambotte dit encore…

      […] “Cette réflexion doit s’inscrire comme la construction d’une cathédrale”,[ …]

      … Jésus Christ est né entre un âne et un bœuf.. que je sache ?..

      Cordialement à vous Tous…

      1. @ JRCS

        Je ne crois dans aucune religion, même pas la religion économique, mais je crois au sytème vivant que nos connaissances ont à peine effleuré.
        Ma métaphore cathédralistique n’a rien à voir avec la signification religieuse de leur existence mais bien avec leur construction pure et simple en plusieurs générations.
        Le plombier vous salue!

    3. Si vous lisez attentivement Debord, vous voyez qu’il a écrit en 1967 que le Spectacle est l’idéologie religieuse, née de l’abondance de la production de marchandises, objectivée.

      Je m’étonne toujours que pratiquement personne ne se réfère à des textes et à une pensée critique disponibles depuis plus de quarante ans, ici comme ailleurs.

      1. Marlowe dit :

        […] “le Spectacle est l’idéologie religieuse, née de l’abondance de la production de marchandises, objectivée”.

        Yôôôôôh…! Man.

        Ne reste plus qu’a débusquer les “ventres” qui se calfeutrent derrière les écrans de la
        “Religion”.

        Fini la déforestation et vive la traque aux gros malins à deux pattes !..

        On cherche des volontaires bénévoles…

        Bien à vous…

    4. Pierre-Yves,

      C’est plus de la méthode à ce niveau-là : c’est de la religion ! Si la science économique a perdu ses guillemets c’est qu’il vous fallait un cadre sérieux, n’est-ce pas ? Le cadre dans lequel vous évoluez vous permet, pardon, vous impose de plus en plus de postuler et ainsi de limiter votre doute méthodique à un espace de plus en plus confiné – on peut s’en rendre compte par ce qui est dit ici, et avec un peu d’attention, par ce qui n’apparaît pas ! Notamment : “la bifurcation”. Point !?

      “des alternatives à l’ordre économique actuel sont possibles” : ben oui…

      Question : pourquoi selon vous n’y a-t-il pas déjà “une alternative prête à l’emploi déjà constituée” ? Parce qu’il y a une science à l’oeuvre qui prend en douceur la place : “Oui, l’économie c’est la vie ! La preuve : je l’ai analysée !”, nous assène-t-elle. Et d’ajouter : “Les sousous dans la popoche et le travail salarié qui va avec, c’est la vie ! La preuve : j’existe et je rayonne, j’irradie ! Ayez confiance, croyez en moi ! Les sousous dans la popoche de ceux qui ne les méritent pas, c’est pas bien, la preuve : ils doivent aller à ceux qui les méritent, j’ai nommé : ceux qui croient à la déité de l’échange monétisé et qui sont pratiquants !” !

  12. C’est théorie de la valeur de Ricardo qui surtout a été refusée par Menger…
    En fait l’analyse de Ricardo ne repose que sur une société idéale.
    Car bien des choses ont de la valeur et qui n’ont couté aucun travail.
    Le prix du pétrole n’a que peu à voir avec le cout du travail qu’il faut pour l’extraire.
    Chose curieuse, il faudrait en effet que la thése de Ricardo soit vraie, mais en fait c’est la valeur d’échange basée sur la rareté et le rapport de force qui font la loi.

  13. L’économie est-elle une science? Face aux contradictions sur les théories de la valeur?
    On remarque cette chose: Ricardo et Marx impliquent le travail dans la valeur d’une marchandise.
    Or curieusement les utilitaristes dont Stanley Jevons n’en parlent pas…Jevons dévie du sujet en parlant d’utilité marginale. Ce qui est une explication habile pour faire disparaitre la valeur du travail et éliminer les contradictions de l’utilitarisme. Thése pas plus scientifique que celle de Ricardo.
    Carl Menger lui considere le besoin comme fondement de la valeur…
    C’est déja l’école néo-classique. Le reconstitution dans le systeme marchand du féodalisme: Si tu as vraiement besoin de quelque chose, tu le payes cher….La encore, thése idéologique et pas plus scientifique que le reste.
    D’une certaine maniere l’économie n’est donc que philosophie. Ces gens prétendirent, surtout l’école neo-classique, utiliser une méthodologie scientifique pour faire croire qu’ils analysaient un objet “naturel”. D’ou la comparaison avec l’astrologie moderne qui utilise des calculs newtoniens pour calculer vos “ascendances”….
    De fait non. Les théses néo-classiques sont une politique de domination du Capital.
    Il n’y a pas d’économie “naturelle” et le danger de Ricardo, c’était l’économie politique de Carl Marx. L’introduction du travail dans la théorie de la valeur a été vue comme un danger pour le capitalisme tel qu’il est encore organisé aujourd’hui…

    1. Hier soir j’écoutais l’émission de Ruquier sur France 2, et là j’entendis le philosophe de “gauche” Michel Onfray affirmer, tout fier, à une toute première question d’un journaliste: ” J’ne suis pas marxiste moi !”

      Pauvre pensée intellectuelle contemporaine, servit par des paquets pareils ! A une époque charnière où la réaction reléve la tête dans le domaine des idées, à travers le battage invraisemblable autours de la reine d’Angleterre et ses rejetons, et la religion dans toute sa plénitude, la xénophobie qui explose, en cette période charnière où le monde financier, économique, social, est suspendu à l’espoir que la Grèce et le Dollar soient miraculeusement sauvé d’une faillite programmée, la première antipathie que veut formuler, cette tête bien faite, dans une émission TV populaire, est en diection de Karl Marx.

      “j’ne suis pas marxiste moi” nous dit ce fondateur de l’université populaire de Caen, parce que “voyez-vous chers auditeurs, l’erreur consiste à confondre capitalisme -positif- et libéralisme -négatif-“. “Le capitalisme est le seul mode de production ayant prouvé son efficacité. Il ne faut pas en faire le procès ou vouloir le remplacer. voilà où réside l’erreur de Marx”.” Il faut travailler au niveau de la distribution ou la redistribution, car si le libéralisme est condamnable, c’est parce qu’il produit de l’inégalité sociale ! “.

      J’avais l’impression de lire l’ami Paul Jorion.

      Mais mon malheur ne s’arrête pas, ne s’arrête plus. Ce matin je jette un coup d’oeil sur mon blog favori, et voilà qu’on revient me bassiner avec le sir Ricardo, et on essaye de redonner une nouvelle vie à une théorie économique ayant eu pour seul mérite de permettre à Marx d’établir ses postulats scientifiques définitivement établis. Avant lui, avant Karl Marx :

      D’une certaine maniere l’économie n’est donc que philosophie. Ces gens prétendirent, surtout l’école neo-classique, utiliser une méthodologie scientifique pour faire croire qu’ils analysaient un objet « naturel ». D’ou la comparaison avec l’astrologie moderne qui utilise des calculs newtoniens pour calculer vos « ascendances »….

      Absolument.

      Mais voilà, Karl Marx fonda ses prédictions sur des lois inhérentes au mode de production capitaliste, des découvertes scientifiques, que ses contradicteurs ne prennent même plus la peine d’étudier pour les démonter intellectuellement, si le coeur leur en dit.

      On part du postulat que le marxisme est hérésie. Pourquoi ? Parce que le marxisme pense au delà du capitalisme, et penser au delà du capitlaisme, c’est déjà renouer implicitement avec ce type d’aventure humaine ayant débouché sur le stalinisme et ses crimes.

      La pensée économique et politique contemporaine est à la hauteur des dysfonctionnement politique et économique réel de notre époque. Mais ce phénoméne, Marx l’avait aussi anticipé, en affirmant que le niveau culturel d’une société à un moment donné ne pouvait pas être supérieur à son stade de developpement économique.

      Nous y sommes.

      Le prolétariat rentre de plein pied de une période historique révolutionnaire, la tête vidé inlassablement par ceux qui devaient être sensés la lui remplir.

      “Souvenez-vous belle jeunesse, le temps du souffle d’un soupir, le temps de l’ombre d’un souvenir, pourquoi on t-il tué Jaures” (Brel), pourquoi on t-il tué Marx ?

      1. @ Eninel

        Nous y sommes.

        On pourrait aller plus loin, où le formuler différemment ? Michel Serres disait, il y a déjà de nombreuses années “Qu’on a l’impression que la population est de loin plus intelligente et consciente que ses dirigeants.”

        a PJ… ne reste plus qu’à élever Eninel

      2. Kerjean, tu es aussi désagréable que Vigneron.
        D’ailleurs, il va falloir que je vous engueule tous les deux d’un coup, ça ne fera qu’un voyage.

        Comment voulez-vous que de nouveaux commentateurs trouvent le site intéressant et judicieux si vous leur coupez les pattes dés leur arrivée..??
        Jevoul De Mende (Lozère).

        Déjà, pour lire un livre, il faut se le faire offrir dédi-cassé par Monsieur Jorion. Ce qui n’est donné qu’à moi.
        Que vous soyez jaloux des autres commentateurs plus agréables ne m’étonnerait pas, par hailleur. (porteur de haillons)

      3. Yvan, c’est toi qui vas me donner des cours “d’agréabilité” ? Toi qui m’as accueilli, alors que je n’étais qu’un tendre, timide et bien intentionné néo-posteur sur ce blog, par des volées de bois vert ? Attaques (fort maladroites il est vrai) qui occasionnèrent d’ailleurs à mes réponses les premiers de ma longue liste de squeezages alexandriens…
        Je te concède que pour avoir néanmoins persisté, il me fallait assurément une bonne dose de “désagréabilité” en stock. J’avais et j’ai encore plus. Merci Yvan. Pour m’avoir affranchi. Et parvenir encore à me faire rire. Pour les conseils de bonne camaraderie, je me passerai de tes services, si tu n’y vois pas d’inconvénients. Et même si tu en vois d’ailleurs.

      4. Vigneron dans toute sa splendeur… :
        “qu’un tendre, timide et bien intentionné néo-posteur sur ce blog, ”
        L’innocence incarnée.

        Je vous prends à témoin, mes chers commentateurs. Bientôt, il vous dira que je suis responsable d’être comme il est…
        😉

      5. Je ne sais s’il faut comparer Onfray à Jorion…
        C’est sa remarque sur le changement de direction de l’économie politique à partir de Menger qui semble le démarquer du simplissisme d’Onfray. Hyper interessant…
        En effet le direct héritier de Menger est l’un des principaux fondateurs de l’école néo-classique: Ludwig Von Mises. C’est à ce moment la qu’on évacue le travail dans la théorie de la valeur au profit du besoin ou du concept d’utilité marginale:
        En accord avec la théorie de l’utilité marginale décroissante, Von Mises définit la valeur comme le degré d’importance attribué par un sujet à une quantité donnée d’un bien, dans les circonstances du moment (Paradoxe de l’eau et du diamant : un verre d’eau dans le désert n’a pas la même valeur que le même verre d’eau dans une région où l’eau est abondante – mais le deuxième et le troisième verres auront sans doute moins de valeur que le premier)
        Qu’un objet soit issu d’un travail ou non disparait completement. On pourrait utiliser le travail qu’il a fallu pour transporter ce verre d’eau dans le désert, pour expliquer que sa valeur soit superieure à celle d’un verre auprés d’une fontaine fraiche….On rendrait ainsi justice à celui qui vous propose le verre. Mais non! C’est sans importance!
        Cette volonté d’ éliminer de travail dans la théorie de la valeur a pour but de proteger la propriété et le rendement du Capital.
        En effet si le travail a de la valeur, au meme sens que le capital, on peut aboutir à la disparition du pret à gage, de la location. Le seul fait de posseder donne une rente dans le capitalisme.
        Or si seul le travail a de la valeur, la propriétaire ne peut n’avoir droit à aucune rétribution…
        Si le travail a de valeur, c’est d’autant plus la travailleur et d’autant moins pour le possedant, le capitaliste…
        L’économie-néo classique est devenue une sorte d’idéologie de combat contre le Marxisme, pour maintenir un ordre établi, qui profite à certains….
        Il faudrait en effet réintroduire le travail dans la théorie de la valeur.
        Mais ça ne veut pas dire qu’on doit tout accepter de Ricardo et de Marx…

  14. Je voudrait parler de 2 faits illustrant bien le rapports de force entre des groupes humains: un pays d’Afrique (vous m’excuserez, je ne me souviens plus du nom de ce pays) où les prostituées commençaient à avoir une telle puissance économique, avait interdit totalement alors la prostitution et le cas de l’Arabie Saoudite où les circuits parallèles de l’argent, seuls autorisés aux femmes, ont été interdits suite à leur (trop) grande expansion et montée en puissance ,le rapport de force allant aux femmes, les sociétés ont préféré arrêter les mécanismes, plutôt que de voir les femmes s’enrichir.

    J’en déduis donc bien que ce système semble tout de même avoir pour objectif premier d’en exclure au maximum les femmes, ce qui, bien sûr, laisse les sociétés entières dans un état de pauvreté insupportable.

  15. Le peuple, la masse, le flux n’ont pas d’idéal. Ils ont des besoins…
    C’est quoi des besoins ?

    Un programme tout en matière: bonne boustiffe, bons restos, bonne cuisine, boîtes de nuit
    “tendances”, belles sapes, dopes au top, Hi-Tech de pointe, Botulinum toxin – BOTOX®,
    anti-vieillissements, drinks au taquet, silicone pour fesses, nibars ou biscotos, implants
    sous-cutanés en métal,(cf.: les Dalton de l’espace), culture de poireaux pour calvities, téléréalités, sports, casquettes, t-shirts de marque, flouze, fric, pognon, brushings – dents blanches, épilations durables au laser (femmes + hommes), bagnoles, chaussures à virgule, presse people, caddies garnis, lumières sur champs Elysées ou “aïe heurts”, festivals, fêtes, teufs, ribouldingues, boutiques, actes d’achat… stop la tête me tourne…

    Et tout ça avec un minimum d’effort… bien entendu…

    Bref, les pires bouleversements ne vont pas leur changer leur programme… Comme l’a superbement dit l’hyper philosophe, Luc Ferry, (accessoirement ex ministre de la culture) lors de l’éruption de l’Eyajfjöll: “Quand est-ce que l’humanité comprendra que nous sommes en guerre contre la nature ?”…

    … et pour cause: le flux “humains-volants” fut perturbé.

    Cordialement

  16. Cher monsieur,

    Dans «Le triomphe de la cupidité» (Babel, 2010), Joseph E. Stiglizt écrit : «À long terme, on ne pourra maintenir la prospérité mondiale que si l’on comprend mieux comment l’économie fonctionne. Et, pour cela, réformer l’économie ne suffit pas : il faut réformer la science économique» (p. 420).

    À suivre !

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