CONVOQUER BRETTON WOODS SUR LE DÉFAUT DU 2 AOÛT, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Convoquer un Bretton Woods dès aujourd’hui est une urgence absolue : le défaut sur la dette publique étatsunienne est avéré et profond même si un relèvement provisoire du plafond est voté. Il n’y a plus aucun étalon international sûr pour adosser la liquidité internationale. L’implosion est enclenchée.

Un système monétaire multi-étalons n’aura aucune viabilité car les zones monétaires vont être en conflit permanent pour l’évaluation des dettes internationales. Le système financier exacerbera les conflits pour faire monter les primes de change et les primes de crédit. La spéculation va exploser et mettre États et économie réelle à genou. Les peuples auront le choix entre l’esclavage ou l’émeute.

Si les politiques veulent garder la main et conserver un minimum d’État de droit, ils n’ont pas d’autre possibilité que la compensation internationale des crédits et des monnaies. C’est aux Européens de le proposer aux États-Unis à partir de l’expérience européenne de régulation financière publique multinationale. Une compensation mondiale par une monnaie commune d’équité financière.

L’objectif de la compensation doit être de retrouver un équilibre international des parités monétaires qui répartisse les potentiels nominaux de croissance afin que toutes les dettes soient remboursables. Sans dévaluation ordonnée du dollar, les États-Unis vont s’asphyxier et rentrer en conflit ouvert avec la Chine. Sans dévaluation des monnaies du sud de l’Europe, l’Allemagne règnera sur un champ de ruines.

Comme tout autre, le totalitarisme financier détruit. La réalité humaine ne peut pas être enfermée dans la seule rationalité des prix, des dettes et des modèles de risque. Le vivre ensemble est au-dessus de la finance. La politique au service exclusif de la finance perd sa raison d’être.

Le défaitisme de la finance internationale non régulable est une démission de la raison et de la pensée. Pire, renoncer à la civilisation a cause de son impéritie financière est un non sens. La politique n’existe pas qui ne fixe pas le cadre de négociation des prix. La politique dictée par les prix n’existe pas non plus.

Le monde est dans la même situation qu’à la veille de la Révolution Française ou qu’à la veille de la Première Guerre Mondiale. On imagine quelques péripéties à venir alors qu’on va en prendre pour 10 à 30 ans. Les élites qui hypnotisent les opinions sont faillibles. Le déclenchement de la Première Guerre puis les combats qui suivirent furent complètement improvisés. Les élites politiques engagèrent l’Europe dans quatre ans d’horreur absolue avec une légèreté confondante.

En 1918, élites et peuples n’avaient toujours pas compris. Les traités de paix posèrent en toute inconscience les conditions de la deuxième guerre mondiale avec encore plus d’horreurs méthodiquement pensées et organisées. Le passage de la première à la deuxième guerre s’est fait par la monnaie en dépit de Keynes ; il avait prévenu de ce que donnerait l’absence d’ordre monétaire international et d’équilibre raisonnable des dettes entre pays.

Toute la Révolution Française a été rythmée par la crise financière publique qui a mis le peuple parisien en colère et a livré les débats parlementaires aux extrémistes et aux démagogues. Il a fallu la dictature et les guerres napoléoniennes pour rétablir un ordre politique et financier. Quand les élites ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités, cela dégénère très très vite ; et il faut des décennies pour remonter la pente.

La science économique et financière aux États-Unis apparaît désespérante de platitude. Personne aux États-Unis ne semble capable d’expliquer la vraie fonction du dollar dans le système monétaire international actuel ; ni le processus de création monétaire à partir de la dette fédérale. Avec l’effondrement du dollar, les États-Unis s’apprêtent à revenir chez eux comme en 1919 et laisser le monde s’écrouler avec la finance de marché néo-libérale soi-disant autorégulée.

L’Union Européenne et le monde se bercent d’illusions sur la bataille à venir de la régulation financière. Tous les gouvernements ont profité de l’endettement facile pour ne pas avoir à tenir les comptes de l’action publique. Toutes les dettes sont internationales et non exhaustivement contractualisées ni comptabilisées. Il faut des règles internationales de civilité financière surveillées par le consensus des États qui garantissent les dettes publiques au-dessus des dettes bancaires. IL FAUT CONVOQUER UN BRETTON WOODS CETTE SEMAINE. Après, il sera trop tard.

Les plans d’austérité imposés à l’Europe du Sud ressemblent à la politique de la République de Weimar et de la France qui préparèrent le terrain du nazisme. Les partis de gouvernement qui prétendent monter la garde contre les extrémismes se décrédibilisent. Les institutions européennes jouent le rôle de la défunte Société des Nations. La société étatsunienne éclate. Le gouvernement des États-Unis est paralysé. Et le reste du monde assiste effaré au sabordage de l’économie mondiale. N’est-il pas temps que la politique reprenne ses responsabilités ?

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89 réflexions sur « CONVOQUER BRETTON WOODS SUR LE DÉFAUT DU 2 AOÛT, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Il a existé dans l’histoire une fenêtre, en 1917, qui aurait permis de faire du communisme autre chose qu’un triste nationalisme autoritaire recroquevillé sur la survie de la mère-patrie. Si les peuples européens avait suivi, pris le pouvoir et refusé la poursuite de la guerre… Mais avec des si, n’est-ce pas, on trouverait une alternative au massacre en cours …

    1. 1917 a été exactement le contraire: un renversement par la violence et qui se voulait immédiatement internationaliste. Les Bolcheviks méprisaient la « mère-patrie » et la nation, concepts qui relevaient selon eux de la bourgeoisie.

      1. J’ai l’impression que vous dites la même chose tout en vous opposant : ce que sakhaline eut imaginé (espéré?) est que les autres peuples fassent la même démarche que les communistes russes et préfèrent l’humanité à la mère-patrie.
        Trop tôt dans l’évolution des tribus humaines?

    2. Sakhaline a raison. L’échec de l’extension de la révolution socialiste en Europe, écrasée notament en Allemagne par les troupes de choc du social démocrate Noske, a précipité le monde dans le stalinisme et le fascisme.

      Le socialisme n’avait pas et n’a toujours pas de modèle, heureusement, et ses premiers pas auraient connu d’autres difficultés, sans aucun doute, mais son échec devant le capital au eu un prix bien supérieur;

      Aujourd’hui, nous sommes de nouveau devant cette alternative: socialisme, autrement dit démocratie politique mettant un terme à la tyrannie du capital, ou alors, de nouveau, la barbarie.

      1. @ charles A « a précipité le monde dans le stalinisme »
        Relisez Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne  » le goulag » ou il explique tres bien que tout le systeme a été mis en place par Lénine et Léon Trotski. Le systeme repressionnaire est dans la nature du bolchevisme, c est un Russe qui le dit, et il l a vécu.
        Il faut arrétez toute ses idéologie arrêtez de vouloir que les Homme vivent suivant vos valeurs. Laissez les décidés eux mêmes. Les Charentais pourraient choisir la démocrtie direct, les Bretons et les Corse des régionalismes, les Provencaux le socialisme, les Auvergnats la droite républicaine, et vis et versa. ON S EN FOUT.Il faudra juste que l état controle et régule tout cela, de façon que tout le monde jouisse de la même santé, du même niveau d éducation.

      2. @ Charles A. 1 août 2011 à 14:52
        La tyrannie du capital parlons-en. C’est à la tyrannie des pensées et des idées de quelques uns à laquelle il faut s’intéresser. Ils se croient plus éclairés et plus légitimes que les autres pour façonner les convictions de leurs semblables à seule fin de s’imposer en les dominant.

        Au début du 20ème siècle, ils les ont bernés pour mieux les asservir en les empêchant de penser autrement que ce qu’imposait la seule pensée autorisée. Cela a conduit leurs pays à accumuler des retards considérables qu’en final la population n’a plus supportés.

        Les individus naissent très divers au niveau de leurs capacités et de leurs aspirations. Vouloir les amener par la norme à des situations et des moyens égaux ne peut aboutir qu’à un nivellement par le bas qui pénalise tout le monde, sauf ceux de la caste dirigeante ; ceux des partis qui se hissent au dessus des autres par leur statut et leurs privilèges, comme cela existe chez tous les dominants.

        Le pire dans tout cela, c’est que pour être heureux il n’est pas nécessaire d’être à l’égal des autres. Il suffit d’être satisfait de sa progression dans l’échelle sociale pour les individus et de percevoir une évolution semblable de sa communauté d’appartenance, qu’elle soit réduite au cercle familial ou recouvre un périmètre plus grand au sein de communautés de plus en plus élargies jusqu’à y compris l’humanité entière. Pour connaître le bonheur, il suffit d’être reconnu pour tenir honorablement sa place dans une communauté qui aspire à l’harmonie plus qu’à l’uniformité par l’égalité.

        On le sent bien, il n’y a rien de pire que l’asservissement des gens par les idées. Le pire est atteint quand l’endoctrinement s’opère chez ceux qui se croient appartenir à une certaine élite et qui se sentent investis d’un devoir de prosélytisme tels qu’on en trouve dans les milieux d’enseignants et d’intellectuels par exemple ; lesquels sont les premiers à critiquer l’endoctrinement religieux.

        Les ressorts le plus souvent utilisés par ceux qui veulent le « bien de l’humanité » sont paradoxalement, la jalousie, la haine, l’indignation, la culpabilisation des autres, l’appel aux révolutions au lieu de faire appel à la réflexion approfondie par des approches diversifiées, des analyses objectives et contradictoires, afin d’accéder à la compréhension dépassionnée des mécanismes qui s’exercent dans la marche du monde.

        Il me semble que c’est avant tout à la tyrannie des idées préconçues qu’il faut s’attaquer.

    3. @sakhaline

      C’est l’éternelle question; est-ce c’est l’homme qui fait l’histoire ou c’est l’histoire qui fait l’homme.
      Pour ma part je pense plutôt que l’homme fait l’histoire comme le cochon fait la saucisse.

    4. Il y a eu pourtant, au moins, une personne d’une grande lucidité :

      « Cinq jours avant son assassinat,

      Jaurès

      vient à Lyon, le 25 Juillet 1914, aider Marius Moutet qui sollicite les électeurs de Vaise pour un mandat de député. Il vient donc le soutenir mais, dans son désarroi, notre tribun oublie cette tâche [1], pour crier le mélange de tristesse, d’angoisse et d’espérance qui l’étreint à la veille de la guerre : cette guerre qui se profile, et qui, il le sait, va écraser toute une jeunesse et avec elle une partie de l’espérance des peuples. Dans un souci pédagogique, Jean Jaurès expose à son auditoire certaines des causes du conflit mondial qui s’annonce, et l’engage à tout faire pour s’opposer à cette guerre. Cela va devenir un véritable texte de référence à contre-courant. »

      « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ! »

      extrait du discours de Jaurès, 25 Juillet 1914, Vaise

      … »Songez à ce que serait le désastre pour l’Europe : ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq et six armées de deux millions d’hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! Et voilà pourquoi, quand la nuée de l’orage est déjà sur nous, voilà pourquoi je veux espérer encore que le crime ne sera pas consommé. Citoyens, si la tempête éclatait, tous, nous socialistes, nous aurons le souci de nous sauver le plus tôt possible du crime que les dirigeants auront commis et en attendant, s’il nous reste quelque chose, s’il nous reste quelques heures, nous redoublerons d’efforts pour prévenir la catastrophe. Déjà, dans le Vorwaerts, nos camarades socialistes d’Allemagne s’élèvent avec indignation contre la note de l’Autriche et je crois que notre bureau socialiste international est convoqué.
      Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar.
      J’aurais honte de moi-même, citoyens, s’il y avait parmi vous un seul qui puisse croire que je cherche à tourner au profit d’une victoire électorale, si précieuse qu’elle puisse être, le drame des événements. Mais j’ai le droit de vous dire que c’est notre devoir à nous, à vous tous, de ne pas négliger une seule occasion de montrer que vous êtes avec ce parti socialiste international qui représente à cette heure, sous l’orage, la seule promesse d’une possibilité de paix ou d’un rétablissement de la paix. »

      http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/jaures/index.asp

      Chaque mot de ce discours est à lire, car il y a décryptage des manoeuvres sous-jacentes
      des différentes puissances, des prêtés pour rendus sordides, afin de parvenir à l’innommable : la guerre mondiale.

      1. @ M 1 août 2011 à 18:17
        Merci pour cette belle page de Jaurès, vieille de près d’un siècle. Malheureusement, elle montre à l’évidence, qu’en un siècle le socialisme français n’a pas soigné ses pêchés de jeunesse. Il n’a guère évolué. Il en est toujours à se flatter le nombril.

        Nous, nous sommes les bons, les autres sont les mauvais. Si les choses se présentent mal, si les risques s’amoncellent, c’est à cause des autres, mais nous, les socialistes, attention nous sommes bien au dessus des bassesses des autres. Jaurès cite 5 fois le mot socialiste pour bien montrer qu’être socialiste c’est être différent des autres, comme si nous n’étions pas tous fondamentalement les mêmes. Les socialistes ne sont ni meilleurs ni plus mauvais que les autres, ils sont peut-être moins pragmatiques que beaucoup d’autres.

        Pourtant, en un siècle, l’évolution du monde a bien mis en évidence la tendance générale au rapprochement des courants de pensée plutôt qu’aux divisions. La Russie, l’ex Union des Républiques Socialistes Soviétiques, n’a-t-elle pas évolué pour adopter des modes de fonctionnement hérités du capitalisme ? La Chine n’a-t-elle pas suivi la même tendance ?

        Nos socialistes sont pour les oppositions, pour les affrontements stériles, pas pour des convergences favorables aux évolutions douces et bénéfiques à la communauté. Forts en théories, opposés au réalisme, ils freinent l’évolution pragmatique de la société. Il ne faut pas désespérer, tout le monde évolue, les socialistes aussi, mais pas très vite.

      2. Cher Jcducac,

        Vous pouvez difficilement reprocher aux socialistes leur adhésion a une idéologie ( qui a généré une forme extrême emblématique pendant la période stalinienne), sans vous interroger sur la forme extréme actuelle née de la conception du capitalisme comme noyau « naturel » du développement humain.

        Il manque aux deux conceptions une analyse fine du chemin réel nécessaire pour atteindre le but fixé. Les réflexes ancestraux d’ accaparement ne peuvent évoluer qu’ avec l’ aide de la société qui structure l ‘etre humain.
        On ne peut pas tout fonder exclusivement sur l’ individu. L’ individu a des devoirs en proportion du niveau de conscience de son existence sociale ou il se situe, il ne peut etre tenu d agir comme tout autre a un stade différent de conscience, mais mieux que tout autre qui serait moins conscient de cette existence.

        Le chemin réel nécessaire est aussi accidenté (et donc « long ») que celui qui permettrait de réduire ces différences de conscience : il se construit sur ce Blog

      3. @ Tigue 2 août 2011 à 10:23
        Cher Tigue,
        Quand on adhère à une doctrine et qu’on s’emploie à la propager et à la mettre en application dans son pays, la moindre des choses est de bien l’analyser, de voir ce que son application donne ou a donné ailleurs. Pour ce faire, il est bon d’adopter une attitude de critique sincère, objective, droite, empreinte d’humilité quand cela s’impose.

        Avec les socialistes français, rien de tout ça.

        Ce sont des êtres supérieurs. Ils ne sauraient se regarder dans une glace, que pour voir la grandeur de leurs bons sentiments. Pas question qu’ils le fassent pour corriger quelques défauts dans la cuirasse de leurs certitudes. Ils sont moralisateurs et donnent le la dans ce domaine. Leur doctrine s’accommode fort bien de l’autoritarisme. Qu’un sujet les embarrasse, alors ils proclament, doctement, que l’aborder n’est pas convenable et dénote d’un intérêt condamnable.

        Le parti se garde bien de traiter de questions avilissantes. Celles qui ne sont pas de son niveau. S’il y consent parfois, c’est qu’il y voit un intérêt électoral. C’est un sujet qu’il ne néglige jamais, surtout pas quand c’est pour condamner l’intérêt qu’y portent les autres. Une de ses motivations première est quand même d’accéder au pouvoir, par les urnes certes, mais pas sans démagogie et sans éventuellement berner ses partenaires électeurs où d’autres partis alliés pour la circonstance.

        Ce sont eux qui savent où est le vrai, le bon, le digne, l’honorable.

        Les socialistes français sont pétris d’humanisme et de bonté. Sauf à l’égard des riches qui, pour eux, sont condamnables du seul fait d’être riches. Ils ne les aiment pas et l’affirme haut et fort car cela peut être payant. En dépit de leur aversion pour la richesse, ils ne rechignent pas à se montrer prodigues avec l’argent des autres. Celui de la communauté, la plus facile à dilapider. Leur haine de la richesse leur donne bonne conscience même quand ils appauvrissent la communauté. Car pour eux la pauvreté est digne chez les autres. Plus il y a de pauvres dont-ils se déclarent être les défenseurs, plus électoralement ils pensent avoir de partisans potentiels.

        Pour les socialistes français, il faut flatter la pauvreté. Il faut aider à la propager, à l’attirer pour la rendre nombreuse et payante électoralement. Il leur faut la soutenir par des aides, plutôt que d’encourager chacun à la combattre par le travail, l’effort sur soi, la constitution d’une infinité de richesses modestes ou plus grandes qui, ailleurs, font la richesse globale et la force d’un pays.

        Il faut le reconnaître, les socialistes français ne sont pas partisans de l’effort. Et dans ce but ils n’ont pas hésité à donner généreusement des droits à ne pas travailler. La semaine de 35h et la retraite à 60 ans sont leurs plus beaux titres de gloire. Voila ce qui a rendu la force et la prospérité au pays !

        Ça n’est pas leur faire injure que de voir en l’économie, leur plus grand point faible.

        C’est un domaine dans lequel leurs frère étrangers de même confession ont su se corriger tant en Europe que sur la planète entière. Tony Blair s’est montré courageux quand il a osé déclarer « Il n’y a pas de politique économique de droite ou de gauche, il y a des politiques économiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas » (2002). Et que dire de Gerhard Schröder qui a eu le courage de défendre dès 2002 son plan économique 2010 dont on mesure les résultats aujourd’hui. Ce plan appelait à l’effort, et la modération de la consommation, la seule façon de s’enrichir et d’enrichir un pays.

        Ça n’est donc pas le socialisme qui est fondamentalement en cause puisqu’ailleurs, d’autres socialistes plus réalistes, plus pragmatiques, moins dogmatiques savent observer ce qui marche plutôt que de s’enferrer dans ce qui amène à la régression collective en restant prisonniers d’une doctrine vieille de 2 siècles et qui a montré son inefficacité par ses applications à grande échelle au siècle dernier.

        Non les socialistes français ne savent pas évoluer, parce qu’ils manquent de courage, d’imagination, d’observation et d’humilité. Ils sont trop imbus de leur personne parce qu’ils sont pour la plupart issus du monde qu’ils croient être protégeant et essentiel. Le monde des administrations, du fonctionnariat d’Etat ou territorial, celui qu’ils croient à l’abri de la concurrence internationale.

        Ah ! L’internationale, ils la chantent, mais ils sont incapables de voir quels sont les mécanismes qui gouvernent la marche du monde. Ces mécanismes tiennent plus du pragmatisme, de la comparaison, du dépassement par le progrès, que de l’asservissement par l’endoctrinement.

        L’endoctrinement, c’est pourtant bien là que les socialistes français et leurs sympathisants de gauche ont très largement investi depuis l’après guerre.

        Ils ont investi là où c’est le plus facile et en principe le plus efficace, dans l’enseignement. Ils l’ont fait en créant les UIFM avec le dessein d’avoir de bons pourvoyeurs de l’anticapitalisme en lieu et place des hussards noirs de la république trop complaisants à l’égard du travail, de l’effort, du sacrifice et pas assez bons, pas assez laxistes, pas assez géniteurs de pauvres, ces gens que l’on peu tenir sous dépendance.

        Car il n’y a pas que le grand capital qui asservi le pauvre.

        Le socialiste français n’y rechigne pas non plus. Il y parvient en distribuant des aides, pour aider certes, mais aussi pour être élu, pour permettre au distributeur de bénéficier des privilèges du pouvoir. Alors, c’est la déception quand ça ne marche pas. Au soir d’une défaite électorale, une certaine vedette socialiste française n’était-elle pas allée jusqu’à l’avouer, la voix chevretant et la larme à l’œil « Ils ne nous ont pas soutenus, pourtant nous leur avions donné beaucoup. La prochaine fois il faudra leur en donner davantage »

        Vous avez raison, il faut du temps pour que s’opèrent les prises de conscience de ce qui fait marcher le monde.

        Quant à la forme naturelle du processus de base du capitalisme, qui est à l’origine du développement de l’homme, il est probable qu’elle subsistera tant qu’il y aura du capital à gérer et exploiter. C’est-à-dire tant qu’il y aura de la vie possible, sur terre ou ailleurs.

        Bien cordialement.

  2. Repentez vous, la fin du monde est pour bientôt, hi! hi! hi!
    Moi, j’ai même pas peur, car j’ai ma bouée en cas de sabordage (glou! glou! glou!) de l’économie mondiale à la fin de la semaine.
    J’ai acheté 1 piece de 10 euros en argent métallique et même si l’euro ne vaut plus un pesos (ou un kopeck), je pourrais toujours m’acheter une bouteille de rouge pour fêter ça.

  3. Je suis tout à fait d’accord avec l’auteur de cet article. Il est maintenant évident que dans les heures, les jours (semaines?) qui viennent nous allons basculer dans un monde nouveau. Espérons que cela se passe le « moins mal possible ». Sans troubles intérieurs majeurs, sans montée d’un nationalisme exacerbé né de frustrations en tout genre et que pour une fois nos élites soient lucides, à la hauteur de le situation. Espérons…

  4. Excellent article, merci. Deux questions me viennent :

    – comment faire consentir (ou contraindre) les Etats-Unis d’abandonner l’exorbitant privilège de leur monnaie ?
    – comment garantir l’indépendance d’une chambre de compensation internationale ?

    1. @Aluv,

      Le consentement des États-Unis à une monnaie de compensation internationale est souhaitable mais non nécessaire. Le seul engagement des pays de l’Union Européenne à compenser leurs dettes publiques et leurs monnaies entre eux suffit à l’émission d’un étalon international de crédit. N’importe quel détenteur d’actif en dollar venant coter à égalité de droit avec tout autre acheteur ou vendeur engendre une parité de change rationnelle du dollar avec l’étalon international.

      L’égalité des droits indépendamment de la nationalité et du statut juridique public ou privé produit un équilibre des prix universel incluant les parités de toutes les monnaies. Le principe de la compensation internationale est la mise en équivalence des droits par des compensateurs exclusivement dédiés au jugement d’équité. Dans le droit de la démocratie, le compensateur de l’équité du droit s’appelle un juge indépendant du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif et du pouvoir de production économique.

      Il s’agit donc d’appliquer les principes archi-connus de la démocratie en ajoutant l’égalité effective des droits dans un espace de compensation internationale où la nationalité ne compte pas. Avant chaque transaction, le vendeur achète une prime de justice au compensateur qui devient garant de la justesse du prix par rapport à l’équité. La prime de justice finance la production des règles de marché établissant l’équilibre des droits. Elle finance également les dédommagements prononcés par le juge judiciaire aux victimes quelconques d’une application dévoyée des règles de marché.

      L’indépendance de la chambre de compensation internationale est donc garantie constitutionnellement par l’indépendance du pouvoir judiciaire des démocraties. Économiquement par les primes de justice versées par tout vendeur de quoique ce soit. Et financièrement par les épargnants internationaux intéressés à obtenir par la compensation la garantie d’une juste contrevaleur de leurs réserves de change. Systémiquement, c’est la rationalité du choix de la démocratie qui garantit l’indépendance de la compensation internationale. Si les peuples ne demandent pas la démocratie, il ne peut pas y avoir de compensation internationale.

      1. Mais n’est-ce pas l’émergence d’une entité supra-états (et plus que supra-nationale) allant vers un fonctionnement fédéral de tous les états du monde ? et si oui, n’est-on pas dans l’utopie ? (ce qui ne signifie pas que ce ne soit pas nécessaire).

        Car il y aurait dans cette chambre de compensation deux pouvoirs au moins, le juridique et le financier.

      2. @Les pieds dans le plat,
        Le supra-Etat n’est autre que le logos. La compensation n’est pas une couche étatique supplémentaire : c’est une logique de justice entre des États différents posés sur un même plan d’existence et de finalité. De même que la compensation financière est déjà le moteur économique de l’égalité des droits à l’intérieur des zones monétaires, de même la compensation internationale sera le moteur de l’égalité juridique entre les zones monétaires.
        La logique de la compensation est la mise en œuvre de l’égalité de dignité des finalités. De même qu’à l’intérieur d’un même État, les prix dans une même monnaie expriment l’adhésion à une même conception du droit, de même entre les États nationaux et les personnes issues d’États différents, les prix dans un même étalon des monnaies distinctes expriment l’adhésion à la même existence du droit humain exprimable différemment selon les nationalités.
        Dans toutes les nationalités, le logos induit le pouvoir judiciaire distinct du pouvoir financier. Mais la logique financière ne s’établit pas sur le même plan que la logique judiciaire. La finance a pour finalité de mettre l’économie du futur en relation de droit avec l’économie présente. Le pouvoir judiciaire a pour finalité de vérifier que la relation établie est conforme à l’équilibre en droit des finalités exprimées par les justiciables.

  5. Si le blog de Paul Jorion est bien le n° 1 de l’économie, j’espère que vous serez entendu car vous avez bigrement raison ! Allez hop, demandons tous à notre niveau, faisons savoir à notre entourage que c’est maintenant qu’il faut changer de système monétaire international. Si des journalistes ou des politiques lisent ce blog, c’est le moment de passer à l’action. Merci pour votre éclair de lucidité dans ces moments « d’hypnose des opinions ».

  6. Nous étions dans l’oeil du cyclone depuis fin 2008. L’accalmie semble à présent terminée.
    Certains étaient préparés psychologiquement, d’autres moins.
    Pour ma part, même en étant préparé à cette implosion depuis plusieurs années, votre billet m’inquiète. Ce n’est pas son contenu, car les événements annoncés clairement ou implicitement, pouvaient être annoncés depuis déjà un certain temps.
    Non, ce qui m’inquiète, est plutôt la forme; très certainement malgré un effort de dissimulation soutenu de votre part, votre billet semble déborder d’une panique soudaine et rare, à peine contrôlée.
    Nous allons devoir nous accrocher au ponton très fortement, avec tous les moyens du bord.
    Enfin, je terminerai par ceci: beaucoup de personnes connaissent ou ont connu le deuil. Le deuil est composé de 5 phases: Le choc et le déni, puis la colère face à la perte, puis vient le marchandage; s’ensuit la quatrième phase qui est la dépression. Enfin, l’acceptation conclut la phase de deuil, phase pendant laquelle l’endeuillé a alors repris son existence normale; il reste à savoir, pour chacun, dans quelle phase il se trouve.

    Le seul véritable problème, est que à l’heure actuelle, que ce soit au niveau des individus, des entreprises, des états, ou de toute autre entités, cette phase de deuil n’est pas la même ni entre les individus eux-mêmes, ni entre les états, ni même entre les citoyens et les états.
    C’est cela qui mènera à ce que vous annoncez; et pour ma part, j’ai bien peur que certains citoyens soient dans la seconde phase, alors que certains états ne terminent la première pour entrer dans la seconde…

    1. L’accalmie semble terminée .
      Je crois que non seulement elle est terminée mais que les problémes ne font que commencer .
      Cette ‘accalmie’ n’était’ qu’un interlude entre l’avant où l’anésthésie était totale et l’aprés qui va
      vers une tétanie progressive . Je veux dire par là que les moments de rémission seront de plus
      en plus cours et les crises de plus en plus intenses . Au terme de la crucifiction , vient le moment du choix .
      Je ne suis pas le Christ , entre le Ciel et la Terre , je choisirai la Terre . C’est ce à quoi on nous
      invite …

  7. oui, MAIS, nous savons très bien que les politiques ne prendront pas leurs responsabilités. Bien peu ont le sens du commun, du peuple dans son ensemble. Les temps vont être agités je pense.
    cordialement

    1. Les politiques sont aux ordres des financiers. Le sort du peuple est le dernier de leurs soucis.

  8. Oui ok . D’accord. Y a qu’à !!! Croyez vous sincèrement qu’une Reunion va être convoquée cette semaine ?
    Ca s’appelle sauter sur ses pieds…
    On discute, on palabre, on laisse des messages. Je ne dis pas que M.Jorion ne fait rien. Je ne dis pas qu’il n’est pas écoute, mais même si le cercle des lecteurs s’agrandit, c’est Tres loin d’être suffisant pour que change quoique ce soit.
    Il est peut être temps de passer a une action plus concrète , je ne sais pas moi, style petition.
    On imagine 5 ou 6 personnes super connues avec 2 ou 300.000 signatures en bas.
    Je ne sais pas quoi faire a part lire ce blog et protéger mes arrières .
    Mais il est peut être temps de sortir du bois, non ? C’est difficile je le reconnais bien volontiers.
    Mais peut être ai je tort. Je ne sais pas….

    1. Bonjour,
      je comprends votre perplexité, mais le fonctionnement de ce blog est celui d’une communauté qui ne demande qu’à s’agrandir par l’action de ses membres. Cela s’appelle une réaction en chaîne, chacun des individus se devant de transmettre ces informations à son environnement (et de le convaincre). C’est très lent à démarrer, mais un jour la courbe de progression s’infléchit vers le haut et ça va très vite.
      A notre niveau citoyen, il s’agit aujourd’hui de relayer cette lettre à notre député, notre sénateur, notre maire, et de le répéter le plus souvent possible. Ca ne portera pas forcément tout de suite, mais ça portera. Seule la persévérance, et celles de Paul et François en sont les meilleurs exemples, compte dans ce cas.
      Bonne lecture, et bon courage !

      1. Oui, il faut diffuser au maximum ce blog et son contenu.
        en espérant qu’il interpelle le maximum de monde … Faire cela, c’est déjà agir !

  9. L’idéal serait d’utiliser la machine à traduire (et pas seulement dans les langues Européennes), à savoir l’Europe (ça me renvoi toujours à la tour de Babel, cette administration qui traduit tout, mais qui ne ce comprend pas), pour traduire votre billet (et d’autres).

  10. Bonjour.
    J’ai découvert votre blog récemment et le suis régulièrement depuis.Ce matin je me décide à écrire car je suis en colère.J’entends ce matin que l’ONU vas se réunir pour d’éventuelle sanctions contre la Syrie!et puis qui aussi?le Soudan! et après,ca sera au tour de qui?
    Je suis le père d’un garçon métisse (chinois) et je vois gros comme une maison de mettre sur le dos des Chinois tout les malheurs qui nous arrivent.Je vous laisse imaginés les conséquences qu’un tel bourrage de crane aura comme effet sur le bon peuple.J’ai encore en image un reportage que j’avais vu sur les métisses Japonais que l’on avait parquet dans des camps au USA pendant WW2.Enfin……….ceux qui avaient échappés aux lynchages.

    1. J’aurais envie de vous dire que, par rapport a le periode WW2, les gens sont mieux informes, sont plus critiques vis-a-vis de ce qu’on essaie de leur fourguer et ne se laisseront pas sifacilement bourrer le mou. Et malheureusement j’ai peur d’avoir tort.

  11. « Les peuples auront le choix entre l’esclavage ou l’émeute. »

    Les peuples ont, sur le papier, le choix. Dans la réalité de la société actuelle, seul l’esclavage sera de mise car la notion même de révolte nous est devenue étrangère. A peine sommes-nous capables d’être « indignés » avec sitting momentané. Nous avons été conditionnés à tout accepter car la violence ne doit plus exister quoi qu’il arrive. Dès lors, nous sommes prêts à être croqués sans réaction. (Résultat de la volonté de féminisation, toute douceur, de notre société par nos élites qui ont bien compris qu’en ramolissant les hommes, ils éliminaient ainsi tout risque de se prendre des coups).

      1. @HuguesL

        « Un peuple sans haine ne peut vaincre un ennemi brutal » (Che Guevara)
        Mais si le grand chambardement arrive, tout peut arriver – surtout le pire
        Je crains que la démocratie à grande échelle ne soit qu’un leurre. Une implosion du système monétaire, et ce sera le chacun pour soi, et toutes les utopies à la fête.
        J’ai connu Mai 68; on a vu ce que cela a donné. L’économie financière mène la danse et le politique et les médias sont à sa botte. Ce blog est une oasis dans un désert de la pensée. Merci à PJ et les autres (F. Lordon, J. Généreux, Muhammad Yunus, Hervé Kempf, J. Stiglitz, les économistes atterrés…)
        Comme disait Brigitte Fontaine (Brigitte Fontaine: Comme à la radio)

        Il fait froid dans le monde
        Ca commence à se savoir

        Et il y a des incendies qui s’allument dans certains endroits parce qu’il fait trop froid
        Traducteur, traduisez

        Mais N’ayez pas peur
        On sait ce que c’est que la radio

        Il ne peut rien s’y passer
        Rien ne peut avoir d’importance
        Ce n’est rien
        Ce n’était rien

        Juste pour faire du bruit
        Juste de la musique
        Juste des mots des mots Des mots des mots

        Tout juste un peu de bruit
        Tout juste un peu de bruit
        Comme A La Radio

    1. Je pense que les révoltes arrivent lorsque les femmes ont faim. Dans nos pays, nous n’y somment pas.

    2. Youpla tu n’as jamais vu un dortoir de fille :), douceur feinte, peut-être …
      Pour être paysan est avoir regardé des manifs avec de la casse, franchement à part vider une colère qui permettra un meilleur contrôle et nous donner une image de délinquant irresponsable qui pleure l’état quand ça les arranges pas, niveau efficacité c’est simple notre président n’a jamais parler d’agriculture après ces manifs (au grand désespoir de la FNSEA qui l’avait porté à bout de bras, ce qu’elle n’avait jamais eût à faire avec Chirac), mais le jour de l’épandage de lait c’est mouvement pacifiste qui l’a obligé à réagir.
      Si la virilité c’est tout casser, plutôt que d’utiliser son cerveau pour atteindre ces objectifs, c’est light.

    3. Il y a des actions non-violentes très efficaces. Vous avez probablement constaté le début de panique médiatique lorsqu’un footballeur célèbre a conseillé aux gens de retirer leur argent des banques.
      Je ne dis pas qu’il faut faire cela, je dis qu’il existe des moyens de pression non-violents.
      Ce n’est pas une question de virilité, c’est la capacité d’agir ensemble qui compte et aussi de rétablir le lien entre les élites et le peuple, ça c’est le plus ardu parce que c’est en brisant ce lien que l’oligarchie financière garde le contrôle sur les peuples; cette rupture fait aussi le miel de l’extrême droite et du populisme.

  12. Il n’y a plus aucun étalon international sûr pour adosser la liquidité internationale.

    Il y aurait toujours l’étalon or.
    Le problème est que le marché de l’or est manipulé par les JP Morgan & Co avec le soutien implicite des gouvernements et de la FED.
    L’or papier n’est pas livrable, juste éligible car déjà loué 10 fois sa contrepartie physique.
    On a déjà connu ça avec les Assignats.
    Que n’apprenons-nous pas de l’histoire des monnaies et des crises passées.
    Il est défendu ici, l’idée de l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix.
    Les contrats or papier et autres ETF devraient être interdits, tout comme leurs ventes à nu et à découvert.

    Mais cela ne se fera pas.

    500 Mds de $ partiraient en fumée et l’or tout comme l’argent métal flamberaient au-delà de toutes limites.
    Je n’ai aucune confiance en nos gouvernements et leurs représentants pour conduire véritablement et jusqu’à son terme, la refonte du système telle qu’elle est proposée ici et quelques rares endroits ailleurs.
    Son agonie se poursuivra jusqu’à son total effondrement, jusqu’à ce que chaque citoyen en est payé le prix.
    L’histoire se répète.

    Dorénavant, l’espèce humaine ne se sentira concernée non pas par les idéologies mais par ce qui lui permet de survivre.
    Le capitalisme, le communisme, le socialisme, la social-démocratie sont des mots qu’il faut jeter à la poubelle immédiatement, parce que toutes ces idéologies reposent sur l’hypothèse de ressources (et une croissance) infinies.
    Aucune de ces idéologies qui sont des dinosaures morts, des fossiles archaïques, dénués de pertinence quant à notre de mode de vie actuelle, aucun d’entre eux ne reconnait le nécessaire équilibre entre la croissance et la planète.
    Oublions l’idée que nous pouvons posséder autant que nous le voulons parce que tant que l’humanité n’aura pas accepté le fait qu’elle habite une planète finie et qu’elle doit vivre en équilibre avec cette planète, avec les ressources de cette planète, sa vie animale et les autres formes de vies, il ne peut y avoir aucune forme de bonheur.

    1. La Lybie possèderait 150 tonnes d’or, bien physique celui-là. Celui qui mettrait la main dessus s’éclaircirait quelque peu l’horizon, si l’or redevenait l’étalon…
      Pourquoi fait-on la guerre à la Lybie, à part les ressources pétrolières ?

      1. @ Yves de Bressy

        Pourquoi fait-on la guerre à la Lybie, à part les ressources pétrolières ?

        Parce que la Lybie a émis son intention d’effectuer ses transactions sur son pétrole en dinar-or.
        Ce n’est donc pas tant le pétrole lybien qui était visé, mais la défense des échanges basé sur le dollar.

    2. @ sweet

      Ne soyez pas aussi pessimiste. La prise de conscience écologique est bien avancée à gauche.
      Vous parlez de socialistes et communistes en voie de disparition, car dans le monde entier,
      les partisans du socialisme, révolutionnaire, mais aussi réformistes,
      à moins d’être dépendants des lobbies industriels,
      sont de plus en plus convaincus des limites de la planète.

      En France même, le NPA se réclame de l’ « écosocialisme’
      et le PG, pourtant réformiste avoué, se réclame d’une planification écologique.

      1. Parole parole parole parole
        alors vous du coup vous êtes vraiment sur une autre planète, vous avez complètement zapper le siecle passé. Vous savez que la gauche révolutionnaire c est quand même 100 000 000 de morts entre lénine, staline, mao, l oncle ho, les khmer rouge, et toute les petites dictatures africaine bien rouge sang.
        Allez on ouvre ses livres d histoire et on réflechis.
        Qui n est pas dépendant des lobbies industriel, regarder qui soutient N hulot, et vous comprendrez ou en est l écologie, relisez Cohn Bendit et vous verrez que a la fin des années 90 il a pris fait et cause pour le liberalisme
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Cohn-Bendit ( 1re paragrphe ca ne sert a rien d aller chercher plus loin ).
        Cordialement

      2. >Loire42

        Vous avez oublié quelques zeros: moi j’avais lu quelque part cent milliards de morts du au communisme.

        Mais j’ai pu mal lire.

    3. Y a pas de probléme . La FED a raflé 15000 t au temps de sa splendeur . A cette époque cela représentait la moitié du stock mondial et permettait de faire chanter le monde .
      Aujourd’hui le stock est dix fois supérieur et la FED ne détient plus au mieux que la moitié à se disputer avec le Trésor US . Le gros du stock 150000t est entre les mains de Goldfingers . Il n’y a pas photo le rapport de force a changé .
      Les Romantiques qui nous la jouent sentimental , éthique et ngnan ngnan peuvent aller se rhabiller .
      Quand j’aurais le temps je vous raconterai comment Castro avec l’aide de MMe Rockefeller a
      doublé tout ce beau monde !

  13. « Le capitalisme porte en lui la guerre, comme les nuées porte l’ orage … » JAURES
    Après le « Grand Théatre » qui va payer ? le peuple étasunien !
    L’Objectif majeur des droites c’est de supprimer les Etats et l’ensemble des aides publiques pour retrouver une nouvelle fenêtre afin de lutter contre la baisse tendantielle des taux de profits,
    le seul « remède » c’est la Révolution Copernicienne et nous sommes encore loin du compte !…
    demain s’il le fallait « ils » augmenteraient l’intensité des guerres : les USA disposent de près de 1.000 bases militaires à travers le monde et le complexe militaro-industriel ne se laissera pas dépouiller sans des luttes sanglantes…

  14. « Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possèdera les grands moyens de production et d’échange […] tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations. […] Toujours votre société violente et chaotique […] porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ».
    voir l’article entier :
    http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2011/07/31/97eme-anniversaire-de-l-assassinat-de-jean-jaures.html

  15. Je suis de ceux qui ne voyaient pas un « défaut du 2 août ». Non que je ne sois pas d’accord avec l’état de faillite des USA (le plan est un non sens, une entreprise irait avec un plan de cet ordre en redressement judiciaire, elle irait droit à la liquidation, mais les états de sont pas des entreprises, nia nia nia…). Mais les enjeux pour la « planète finance » et la « planète politique » ont pesé : faire croire que tout va bien sinon on est mal… Et puis imaginez deux secondes les USA devant payer leur pétrole en euros ou en yuans…

    Je ne crois pas une seconde à un nouveau Bretton Woods, car BW c’est APRES guerre. C’est monstrueux à dire mais la cupidité et la dissimulation de l’Oligarchie en place ne se résoudra jamais à admettre l’abîme auquel nous faisons face, sur les plans économiques mais surtout climatiques et environnementaux. L’histoire bégayant abominablement, je ne crois hélas plus qu’à la pédagogie des catastrophes (et encore taille XXL, voyez Fukushima…).

    Par contre notez bien qu’il serait de bon ton que les Etats admettent l’urgence énergétique et climatique et que COLLECTIVEMENT ils trouvent des moyens de mettre du CAPITAL en face d’investissements de moyens de production (et/ou d’économie) d’énergie (ce même capital doit servir également à la recherche), étant entendu que ce capital ne doit en aucun cas être comptabilisé en dette pour un pays donné (les enjeux sont trop énormes). La création monétaire doit nous servir pour soutenir le futur de l’humanité, en l’état actuel c’est rigoureusement impossible.

    Mais là aussi c’est l’utopie, pour le moment, c’est chacun pour soi chez soi

  16. encore moi !…je pars sur la plage regarder la mer…

    En attendant, profitons de la musique et des paroles de Gainsbourg chantées par Jacques Dutronc

    « L’avant-guerre c’est tout de suite
    Les carottes sont déjà cuites
    La pétoche est sur orbite
    Dans l’air il y a d’la mort subite
    L’avant-guerre c’est tout de suite
    On a le cul sur d’la dynamite »

    (1980)

  17. Bonjour Pierre

    Votre dernier paragraphe semble faire écho à :

    http://tropicalbear.over-blog.com/article-point-marches-juillet-2011-78894951-comments.html#anchorComment

    Réponse de Loïc Abadie entre les commentaires N° 19 et 20, je sais que c’est pas du tout votre crèmerie, mais je lis souvent « l’echo » de ce blog sur Tropical Bear, pour la diversité des analyses et point de vue.
    —————–
    Si je prend ces deux point de vues, il semble que l’un souhhaite presque ce que l’autre annone et redoute.

    Guère rassurant, assez désolant.

  18. A la veille d’une revolution mondiale ? Moi je penche plutot pour un super moyen age….

    http://www.liberation.fr/economie/01012351602-les-routes-nationales-un-nouveau-pactole

    La premiere mesure des revolutionnaires fut de supprimer toutes taxes et droits de peage sur le territoire. Ainsi que les impots injustes.

    Nous, nous y retournons a toute vitesse… Visiblement, le monde imperial part en lambeaux et les invasions barbares font eclater les unites culturelles. Plusieurs fois il a ete question du declin de l’empire romain dans ce blog. Hors après l’empire romain, on entre dans le MA…. Periode de digestion et de transformation intense de la crise impèriale.

  19. Cher monsieur Sarton du Jonchay,

    je suis, comme la plupart du temps, d’accord avec votre analyse… Mais comme je le demandais déjà à monsieur Leclerc, qui va diriger, qui va organiser cette réunion…. les mêmes que d’habitude, ceux qui nous ont déjà trompé, volé, menti auparavant, et dont les intérêts sont contraires à ceux du peuple ??

    Avant d’en arriver à la convocation d’une telle réunion, il faudrait étudier ces questions sérieusement… et comprendre que le « choc des civilisations » est un outil bien précieux- pour qui veut croire que la guerre est le meilleur remède à la crise… http://calebirri.unblog.fr/2011/07/31/le-choc-des-civilisations-une-prediction-autorealisatrice/

  20. Est ce que tout çà ne serait pas un vaste théatre organisé par les banques US pour faire chuter les valeurs et racheter – cher ?
    Nous sommes en guerre monétaire , tout est bon à prendre.
    Certains affirment que les USA organisent la chute monétaire de la zone Euro pour conserver leur prédominance.
    De fait ils viennent de faire transpirer leurs préteurs.
    Crédit Agricole était descendu à 7…… , il est revenu à 9……
    N’oublions pas qu’il faut gagner beaucoup pour faire face à toutes ces dettes , tout est possible.

  21. Le plus étonnant, c’est qu’en dehors de ce blog, personne ne semble se douter de rien.
    Je me fais même mal voir si je tente de reprendre une partie de ce que vous dites…(j’ai même entendu dans mon dos le disqualifiant absolu : « oh, encore un communiste! »).

    Seule maigre consolation: une quasi-disparition de nos « ex-experts » financiers des écrans télé.

    Dernier espoir, 2012 va être riche en élections…
    Hum…Même ça, c’est très, très mal en point.
    Et il est déjà bien connu que les changements fondamentaux ne passent jamais par l’isoloir. (Cela se saurait!).

    1. Vous n’avez jamais entendu parler de la Belgique ? C’est tellement fondamental que tout a disjoncté.

  22. Le plus drôle dans cette histoire c’est de regarder avec quelle ignorance ou insolence, le reste du troupeau des politiques en France continue à faire leur show pour la présidentielle…Qui à mon avis, n’aura pas lieu…Ou alors ce sera avec les armes à la main que ces ratés d’ex-élus vont faire leur numéro pour une fin partie de toute façon…Moralité messieurs dames, tous ces gros boeufs, grosses vaches et porcines entretenus par vos soins vont enfin dégagés…Président ministres députés etc, ce troupeau de brebis galeuses va enfin la bouclée et avouer leur défaite…Amen

  23. On ne peut demander aux dirigeants actuels de faire cela en pleine conscience et de plein gré. Ils ne le peuvent pas. Ils doivent persister dans leur être. ils doivent faire leur travail jusqu’au bout. Ils ne peuvent qu’être fidèles à eux-mêmes, qu’être loyaux envers eux-même. Ils sont là où ils sont, contre nous, parce qu’ils ont franchis d’innombrables barrières, parce qu’ils n’ont cessé de donner des gages, parce qu’ils ont compris et actionné tous les systèmes d’autorisation, parce qu’ils ont su franchir de multiples fois la frontière entre non-décideurs et décideurs (lire « j’ai toujours appartenu au sein de la finance au monde des non-décideurs », http://www.pauljorion.com/blog/?p=7179) et ont donné toutes garanties et savent se maintenir dans leur monde.
    Cela ne se fera pas tout seul.
    Il faut la conjonction, d’une part de puissantes et claires protestations et propositions, d’autre part de nouveaux dirigeants déliés du système de fidélités actuel.

  24. .. brillante synthèse !

    Et que dire aussi du journalisme !? Ce matin, à la radio, comme toujours, c’est un « économiste » d’une grande banque (un « chief economist » comme ils aiment dire) qui se voit ouvrir le micro pour informer le monde..
    N’y a-t-il pas là, à la racine même de la démocratie (qui fait du journaliste et des médias en général, la source d’éducation permanente des citoyens) un conflit d’intérêts majeur ?

    Raison pour laquelle (les meilleurs athées sont les curés défroqués 😉 ), je viens de cliquer sur le bouton « paypal » de ce site (par parenthèse, le site paypal m’informe de l’échec de l’opération ; je retenterai demain)

    Bon vent.

  25. Cher Monsieur,

    Article remarquable.
    La lanterne, c’est la lumière des pauvres, dit-on,qui n’éclaire jamais très loin ; mais elle avance avec celui qui marche, et l’on voit toujours clair pour les deux pas suivants. Rien que pour aujourd’hui.
    L’urgence de convoquer un nouveau Bretton-Woods est évidente. Convoquons! J’en suis. Agissons! Où puis-je vous joindre? A moins que vous ne le fassiez vous-même à l’adresse suivante:

    bouchardrenaud@gmail.com

    Cordialement,

    Renaud Bouchard

  26. Ok pour Bretton-Woods,
    mais sous quelles conditions?
    Supplanter du monétarisme par du monétarisme?
    Alors que la pyramide de Ponzi de nos « économies »est en plein effondrement ,vous voudriez une monnaie mondiale?
    Et si on annulait les fausses dettes de jeu,on y verrait certainement plus clair,non?
    Ensuite,sortir du monétarisme,et instaurer un vrai système de crédit piloté par les Etats et non les banques privées.
    Orienter l’argent vers l’économie réelle,et interdire la spéculation,dans ce cas vous annuler toute la fausse monnaie casino,en dehors de ça vous n’empêcherez pas l’effondrement d’avoir lieu.

  27. Bonjour. Pour en rajouter dans le pessimisme, je ne vois pas de personnel politique digne de ce nom susceptible d’un sursaut quelconque. Aux Etats Unis bien sur. En Europe egalement. Quant a le France, que nous disent vraiment les « partis de gouvernement » en place ou en competition pour remplacer m. Sarkozy? En gros, face a le crise, « on continue » et on aggrave. Autrement dit, le personnel politique des pays occidentaux est devenu dans son ecrasante majorite une association de mandataires des interets financiers et marchands qui nous etrangle, sans autre souci que servir des interets prives au detriment de l’interet public. De ce point de vue, l’impasse me parait totale. Ces gens la auraient ils l’ombre d’une velleite de reorganiser un monde qu’ils representent, dont ils jouissent materiellement et dont ils font la politique envers et contre toute conscience citoyenne? Je ne le crois pas. La verite est plus simple. Quand la democratie est trahie par ses propres representants, seul le pire est envisageable. La tragedie norvegienne sonne a ce titre comme un lever de rideau. L’Europe renoue avec ses demons, une fois encore, pour vous paraphraser, a la faveur de la demission de ses elites. Attendons nous a une campagne presidentielle francaise consternante. L’Extreme droite peut se contenter de regarder en engrengeant les mecontentements, sous le regard horrifie des contempteurs du populisme, qui souvent appuient par ailleurs depuis longtemps les politiques neoliberales qui nous menent a la catastrophe. En m’excusant pour les fautes de frappe dues au fait que je tape sur un clavier non francophone, je vous prie d’agreer mes salutations attristees.

  28. @Psdj

    tout à fait d’accord avec vos constats et la nécessité d’un compromis international sur l’organisation des échanges monétaires..
    Mais Bretton-Woods s’est imposé en 1944 , avant la capitulation allemande d’un accord entre les 44 « alliés » largement influencés politiquement et militairement par le couple USA-GB.
    Bretton-W. n’a d’ailleurs produit qu’un « arrangement » modéré au désespoir de Keynes qui voulait quelque chose de plus audacieux (le Ban Khor…..!!)…et tout s’est terminé en 1971 avec Nixon.
    Actuellement ,La situation géo-politique n’est pas la même , les solutions sont donc différentes….:
    Comment la plèbe va pouvoir imposer aux politiques qui sont censés nous représenter de ne plus écouter les sirènes des « ploutocrates » et re-devenir un peu plus réaliste afin d’éviter les affrontement que vous évoquez , à juste titre…

    depuis 2008 , nous voyons le complexe politico-financier(1) planétaire « finasser » en proposant des solutions évitant trop de « sacrifices » à certains privilégiés (si l’on est bien d’accord pour dire que depuis 30 ans , les inégalités des revenus rente-travail se sont aggravés au bénéfice des rentiers) en essayant de charger les classes moyennes de la corvée de « boucher » les trous , les plus pauvres n’étant plus solvables et n’ayant comme perspective qu’une perte définitive des « avantages sociaux de base ».

    il est à craindre que les « élites » au pouvoir n’aient ,en définitif, que peu l’impression de prendre de risques lors d’affrontements futurs , ayant le sentiment de ne pas être en première ligne eux-même. (cette fausse-impression de sécurité risque d’amener à une situation « style 1938-1944 »)

    je ne sais s’il est possible d’ouvrir içi un débat de ce genre , que JA me censure si tel est le cas.
    mais c’est dommage de ne pas le faire.

    Politiquement (politiciennement??) , la population a peu « d’emprise » sur la manière dont leurs dirigeants organisent le dévérouillage des conflits.

    Il ne suffit donc pas de dire « Convoquer…. » , ils s’en fichent !! dans la mesure où ce n’est pas leur premier souci.

    Par contre la piste de l’INDIGNATION (même en Israel , le mouvement se fait jour) , cad la manifestation pacifique mais ferme et majoritaire d’un refus , semble étre un élément de solution , reste à faire la « jonction » aves les mouvements de démocratisations dans les pays arabes , puis extrême-orientaux et américains du Sud…..et enfin l’Afrique..

    Il y a du boulot , non ?
    la théorie de la monnaie viendra après ? d’autant qu’il y a fort à penser qu’une majorité d’hommes ont compris l’intérêt d’un bancor ou alias…

    1. Tout à fait d’accord avec « la piste de l’INDIGNATION », mais il faudrait que les indignés soient bien plus nombreux. En Belgique, ils sont très souvent victimes d’arrestation arbitraire, même s’ils ne manifestent pas (c’est arrivé à ma fille), le simple fait de se rassembler pacifiquement ou de porter un T-shirt humoristique (404 error government no found) suffit pour qu’on les arrête.
      Je pense que parallèlement à la précarisation de la population, se met en place un système plus répressif.

      1. Je pense que parallèlement à la précarisation de la population, se met en place un système plus répressif.

        Vous pouvez en être sûre !
        =) voir la grosse manip° bushienne & consort ayant entraînée la guerre d’Irack …et la mise en place du Patriot act = privation des libertés individuelles,et qui existe toujours, prolongé par Obama.

        en France, les votes au forcing de la LLOPSI …et récemment, à la brune et en loucedé,
        l’autorisation de tirer à balle réelle sur des **manifestants ( suffit de changer le nom : c’est bien sûr la même chose, et c’est bien commode ! )
        ** appelons un chat un chat !

        nota:
        pour feus-les-représentants-du-Peuple ayant voté pour ces lois iniques, croient-ils raisonnablement que leurs lardons – même élevés-comme-des-poulets-en-batterie dans des machines à fric et à faire des décérébrés TINAesques – ne participeront jamais à une de ces manifestations-où-on-peut-tirer-à-balle-réelle-c’est-pour-leur-bien ! Tous leurs lardons ne seront pas tous soit des tueurs-compétiteurs cyniques, soit des abrutis ! quelques uns y échapperont !

        Trés bon l’idée du tee-shirt !

  29. Tout à fait en accord avec Mrs Jorion et Sarton.
    Les fonds ne peuvent passer d’un pays à l’autre sans une référence commune crédible et stable et forte.
    Des zones en faillite ne peuvent dicter leur loi.
    Le silence des autres pays , la peur……………personne de puissant ne s’exprime.
    C’est l’incompétence qui prime.
    Il vont vous dire …………pas d’ingérence………..les cons.
    Et nous irons de déceptions en déceptions……….aux armes , quelles qu’elles soient.
    Ecoutez le silence assourdissant des chefs d’état ……………….c’est significatif du chaos futur.

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