MESSIEURS QU’ON NOMME GRANDS, SIMPLIFIEZ !

La panique et la paralysie au sommet
Les impasses
La « rationalité » de l’agent économique
* Le crédit
* La complexité des instruments financiers
* * Un ordre monétaire international : demain !
* La variabilité des prix, et les paris qu’elle autorise

The moral decay of our society is as bad at the top as the bottom, par Peter Oborne

L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009)

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116 réflexions sur « MESSIEURS QU’ON NOMME GRANDS, SIMPLIFIEZ ! »

  1. Je trouve que vos paroles sont de sagesse. Je pense comme vous que la spéculation n’est qu’une forme de jeu de casino. Malgré tout, pourquoi parler d’un pas en arrière, pourquoi ne pas voir cela comme un pas en avant ? Faire autrement serait montrer que nous évoluons vers l’intelligence sur le plan humain. Par exemple, si nous nous aidions à prendre conscience de ce besoin de nourrir l’avidité basique d’un système de récompense troublé par manque d’éducation et de développement de la personne, serait de mon point de vue un grand pas en avant. Parler alors d’évolution, de développement, de croissance serait non seulement plus juste mais aussi plus motivant que parler d’involution. L’idée d’involution se positionne par rapport à une vision du monde occidentale actuelle faussée par manque d’éducation et elle implique alors un renoncement toujours plus difficile à réaliser. Alors certes ce renoncement est aussi nécessaire mais les acquis seraient tellement plus importants que l’idée de renoncement pourrait finir par être totalement absorbée dans une vision plus motivante.

  2. Le système s’hypercomplexifie, c’est un fait et c’est volontaire.
    Les grands groupes financiers clament sans arrêt moins d’intervention de l’Etat, moins de règles mais en sous main, ils font tout pour que le contraire se produise.
    En effet, c’est de la complexité qu’ils tirent leur pouvoir et leur développement.
    D’une part, la complexité des lois les favorise puisque d’une part elle possède des armées de juristes qui exploitent les failles (voulues ?) de ces lois et que d’autre part, elle élimine la concurrence des groupes plus modestes qui ne peuvent se lancer dans des procédures onéreuses.
    Quant à l’autorité des Etats, je pense qu’il n’y a plus beaucoup de personnes sur ce blog pour croire en l’indépendance des dirigeants des grandes nations vis à vis de la finance internationale. Les maîtres du monde n’ont rien à craindre d’élus potiches qui ont en permanence un oeil angoissé tourné vers les indices boursiers.

    1. Les mathématiques et les codes nous ont donné le pouvoir. La complexité est l’arme absolue, le signe +, l’unique règle. La planète est un monopoly, le mode bosse pour nous. En ce moment, nous parions contre l’humanité, valeur entièrement volatile. F. Vasseur, trader.

  3. Simplifier? ok, l’idée procède du plus élémentaire bon sens. Interdire les produits dérivés, les ventes à découvert, les paris sur les fluctuations de prix… Ok ok ok. Je suis pour. Mais comment fait-on dans un marché mondialisé? la France prend seule l’initiative?*, elle est prise à l’échelon Européen? mondial? mais alors, quid des Britanniques? des allemands? des Américains pour qui cette finance est avant tout génératrice de croissance (croient-ils) Entendons-nous bien, je suis convaincu de la nécessité de cette mesure, convaincu de sa portée, mais je pose la question: how?
    comment faire?

    VM

    * D’aucuns pensent qu’une décision unilatérale d’un pays comme la France pourrait faire boule de neige, compte tenu de ses mensurations et de son histoire. C’est possible. Mais il faut donc qu’en 2012, une vraie alternance ait lieu. Car je vois mal les dirigeants actuels qui sont, soit des lapins éblouis par les phares de l’histoire, soit de vrais cyniques, s’engager résolument dans ce voie. Si certains sur ce blog ont des idées, des initiatives, des projets…

    1. Mais comment fait-on dans un marché mondialisé?

      A cause de la mondialisation, toutes les opérations financières négociables ont un numéro d’immatriculation permettant de les retracer, le code ISIN (International Securities Identification Number). Ce code est indispensable pour dénouer ces opérations via les chambres de compensation internationales. Il en va de même pour les opérations de change.

      Si la chose est possible en aval, elle doit être possible en amont, à l’origine de l’opération. Elargissons le principe et incluons dans un code la teneur de l’opération et du donneur d’ordre. Ensuite, aux états de déterminer s’ils acceptent ce genre d’opération. Techniquement, l’interdiction ne pose aucun problème et peut être décidée du jour au lendemain. Tous les outils sont en place. Apprenons à nous servir correctement, au bénéfice de tous, et non d’une élite.

      1. Cher Jean-Pierre,
        Merci pour cette information. La mutualisation des connaissances est sans doute la perspective la plus intéressante du net. Mais pour autant que la possibilité technique existe, le hic reste la volonté politique. Et c’est là où malheureusement les choses se compliquent… Pour ma part, je ne crois pas à l’idée d’une concertation mondiale ou même seulement Européenne. Nos dirigeants n’en sont probablement pas capables. Un pays peu unilatéralement sans doute donner le LA. La France, du fait de son histoire et de son poids économique pourrait jouer ce rôle. Encore faut-il qu’en mai 2012, ses citoyens portent au pouvoir une équipe qualifiée pour mener à bien ce dessein.

      2. Pourquoi croire qu’il soit indispensable que tout le monde agisse en même temps ? Certains pays viennent de renforcer l’interdiction de prendre des positions à nu à la baisse, de façon unilatérale, sans concertation aucune. Or, ces pays savent pertinemment qu’il est toujours possible de prendre de telles positions à l’étranger où les titres sont également cotés.

        En revanche, en prenant une telle décision, un pays important, comme la France, donnerait non seulement l’exemple, mais alimenterait son argumentaire critique face aux autres pays ne suivant pas son exemple. Cela faciliterait leur déconsidération au niveau mondial.

      3. interdiction des positions à nu sur bancaires et assurances mais il est toujours possible de vendre à nu l’indice et d’acheter pour faire contre poids les positions.

      4. @jean pierre,

        toutes les opérations financières négociables ont un numéro d’immatriculation permettant de les retracer, le code ISIN

        le code ISIN identifie la valeur financière négociable (eg action BNP Paribas, OAT 10 émise le…, etc…) pas l’opération financière!

        Elargissons le principe et incluons dans un code la teneur de l’opération et du donneur d’ordre.

        c’est quoi, la « teneur de l’opération »? Et du donneur d’ordre?

        Techniquement, l’interdiction ne pose aucun problème et peut être décidée du jour au lendemain. Tous les outils sont en place.

        Ben non, l’outil qui permet de standardiser et répertorier tous types de transactions financières au niveau mondial est très, très loin d’être en place…

        Certains pays viennent de renforcer l’interdiction de prendre des positions à nu à la baisse, de façon unilatérale, sans concertation aucune. Or, ces pays savent pertinemment qu’il est toujours possible de prendre de telles positions à l’étranger où les titres sont également cotés.

        Oui, résultat c’est qu’ils prennent ces positions depuis Londres, New York ou Singapour au lieu de Paris. Qu’est ce que ça change?

        En revanche, en prenant une telle décision, un pays important, comme la France, donnerait non seulement l’exemple, mais alimenterait son argumentaire critique face aux autres pays ne suivant pas son exemple.

        Qu’est ce que vous voulez qu’ils en aient à foutre, les spéculateurs, de plus pouvoir passer leurs ordres depuis un compte résident en France? Ils le feront depuis leurs comptes en trust fund à Londres ou New York ou pire de n’importe quel paradis fiscal ? Et qu’est ce que ça changera? Toutes le transactions financières interdites en France se feront à l’étranger, qu’est ce que cela changera?
        L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, pour qu’elle serve à quelque chose, doit être passée par un ensemble de pays qui représentent une part importante des marchés concernés et assortie de mesures de contrôles des mouvement de capitaux réellement efficaces (pas comme la véritable passoire qui existe actuellement). Le minimum c’est de faire comme la Chine le fait actuellement avec son Yuan.
        Le reste c’est de la foutaise comme l’idée qu’avait eu les suédois de passer une taxe Tobin dans les années 90 qui ne leur apporta pas un kopeck(toutes les transactions financières à Stockholm se faisant à Londres) et qu’ils supprimèrent après deux ans.

      5. @chris06

        OK, restons clairs et ne jouons pas sur les mots. Le code ISIN, comme son nom l’indique, donne un matricule à tout produit négociable. Toute opération, en vue de son dénouement, y fait automatiquement référence. Je concède que le code n’a rien à voir avec l’opération en soi, mais il sera utilisé pour la rendre possible.

        La teneur d’une opération est de savoir si on se place du côté de la vente ou de l’achat. Pour le donneur d’ordre, il importe de savoir si c’est un client agréé ou occasionnel individuel, une institution ou tout autre opérateur particulier dont l’intervention peut être soumise à des restrictions.

        L’outil de standardisation est parfaitement huilé pour ce qui concerne le dénouement des opérations. Je propose simplement de l’élargir et d’y insérer une référence supplémentaire concernant le type d’opération, comme indiqué ci-dessus. Certes, il est indispensable de se mettre d’accord sur les types acceptés. Mais le principe et le système de sa gestion existent déjà et ne nécessite qu’une légère modification. Quelques lignes de programmation, en quelque sorte.

        Ce que cela change ? C’est qu’avec une référence codifiée, on saura à tout moment qui donne l’ordre et par quel canal. La traçabilité sera totale. Ainsi, pour réagir également sur votre dernier point, s’il restera possible d’attaquer n’importe quelle valeur à partir de n’importe où, un pays peut interdire tout négoce jugé illicite sur certaines valeurs : il lui suffira de désigner ces valeurs (leur ISIN) ou de désigner la forme d’ordre. Par exemple, seuls les ordres émanant de la place de Paris seront acceptés pour traiter la valeur BNP Paribas. Si l’ordre provient d’ailleurs, aucun dénouement ne sera possible.

        Ce que j’avance ici repose sur le fait que quasiment tous les titres négociables sont scripturaux, ils n’existent donc que sur des comptes et ces derniers sont gérés par des institutions spécialisées. Quand un vendeur se débarrasse de ses titres au profit d’un acheteur, la transaction se soldera par un jeu d’écriture, rien de plus. Un Français qui achète des dollars contre des euros à partir d’une banque anglaise ne se rendra pas compte que les dollars qu’il reçoit sont en fait toujours aux États-Unis. La banque anglaise avisera son correspondant européen (disons une banque allemande) détenant pour elle les euros que le Français vend, de les transférer sur le compte du correspondant (disons une banque espagnole) de la banque auprès de laquelle elle a acheté les dollars (disons une banque danoise). Cette dernière signalera à la banque anglaise de quel correspondant américain (par exemple Citibank) les dollars lui parviendront et la banque anglaise avisera son correspondant américain (par exemple Bank of America) de la réception des dollars. Le Français, lui, n’aura constaté que le débours des euros et la réception des dollars sur son compte auprès de la banque anglaise. Mais l’opération a nécessité l’intervention de 6 banques au moins. Ce sont les codes de référence qui permettent un dénouement sans anicroche de telles opérations. Quand on sait que sur le marché des changes on négocie pour plus de 4.000 milliards de dollars quotidiennement, sans que cela déraille, il est parfaitement concevable qu’on puisse en faire de même sinon mieux sur les autres marchés.

      6. Les chambres de compensation internnationales qui pratiquent le clearing sont loin d’être transparantes. Je conseille la lecture du livre de Denis Robert  » la boite noire » ISBN-10: 291248538X. Ou il explique certains travers d’une chambre de compensation internationnale très importante nommée Clearstream.

      7. @Super bourge

        Exact. Mais c’est parce qu’elles conjuguent d’autres fonctions que celles purement de compensation. Ce sont actuellement des banques spécialisées plutôt que de simples chambres de compensation. Il faudra y faire le ménage, c’est sûr.

      8. @jean pierre,

        ce que vous décrivez,, un système international de traçabilité de toutes les opérations financières, est très loin d’exister. Si seulement ce n’était que de quelques lignes de programmation qu’il s’agisse, cela serait effectivement très facile de le mettre en place. Malheureusement, ce n’est pas cela qui bloque sa réalisation, mais le manque TOTAL d’accords internationaux sur la révélation des opérations financières et des informations bancaires.

        Aujourd’hui, si le détenteur d’un compte résident à Londres ou Singapour passe un ordre d’écriture sur un titre ISIN XYZ enregistré en France (indiqué par les deux premières lettres du code), le gouvernement français n’a strictement aucun moyen de savoir ce dont il s’agit. Vous prenez par exemple un titre comme celui au numéro ISIN DE0007100000 (une action deDaimler AG) qui s’échange chaque jour par millions sur près d’une trentaine de plateformes dans le monde et dans cinq monnaies différentes et bien c’est toujours un seul et même numéro. Et ce ne sont pas quelques lignes de code dans un système informatique qui manquent, mais la faute complète d’accords entre la France et le Royaume Uni ou Singapour sur la révélation des informations bancaires.

        Ah évidemment, il suffirait que les gouvernements des pays du monde se mettent d’accord pour vraiment mettre en place les moyens de contrôler la finance et les mouvements de capitaux…on en revient toujours au même point.
        chris06

      9. @lapin anglais réformiste et réaliste

        Sabre de bois, l’idée est dure à rendre compréhensible ! J’ai probablement eu tort de partir du code ISIN pour l’exprimer. Les amalgames le prouvent.

        J’essaie autrement. Le code ISIN représente un produit financier négociable et un seul. Il est unique. Cela signifie que, où que l’on soit sur cette planète, le négoce de ce produit portera toujours cette référence. Référence, j’insiste, indispensable pour dénouer les opérations internationales (les nationales ont leur propre code, en France c’est SICOVAM, filiale d’Euroclear, qui s’en occupe). Ce code est donc utilisé en fin de parcours.

        Sur base de ce système, on peut parfaitement concevoir un additif à ce code. Prenez l’exemple des codes IBAN sévissant dans la zone euro pour désigner les comptes en banque. Il comporte trois volets : le pays, la banque et le numéro du compte. Lui aussi est unique et permet des transferts sans anicroche. Imaginons un code désignant la qualité du donneur d’ordre, suivi de celle de l’intermédiaire plaçant cet ordre et la teneur de l’ordre. Ce tout accolé au code ISIN qui conserve son utilité initiale. La traçabilité apparaîtrait d’emblée en amont de toute opération.

        Techniquement, cet ajout ne pose aucun problème. Certes il faudra adapter certains programmes et cela prendra du temps. Quand on voit avec quelle facilité le code IBAN a été introduit, ne venez pas me dire que c’est un manque d’accords internationaux qui empêcherait cette réalisation. Il suffit qu’un pays, de préférence d’importance, s’y attèle et l’instaure pour que les autres suivent l’exemple. Car, je le souligne à nouveau, la force pour les décideurs, la faiblesse pour les empêcheurs de tourner en rond, est que les produits financiers sont tous devenus scripturaux et que dans un marché mondialisé, ils doivent obligatoirement être centralisés quelque part. Tout négoce se solde par un simple jeu d’écriture, les produits concernés ne bougent jamais de place. Il est donc très facile d’en contrôler les détenteurs.

        C’est une simple question de volonté (courage ?) politique. On nous parle à longueur de journée de gouvernance, de transparence, de réglementation et autres souhaits du même acabit, ce que je propose est facile à instaurer sans devoir chambouler ce qui existe déjà. Après, on pourra toujours tergiverser sur les détails.

      10. @Jean-Pierre

        Déplacez donc le débat sur le contrôle politique des mouvements de capitaux, puisque chacun sait bien que les problèmes techniques ou juridiques n’en sont pas, vous lirez mieux dans les entrailles des produits cunicoles.

      11. Intervention volontairement inconsistante eu égard à cette discussion-là : « Lapin outragé, (…) lapin martyrisé mais lapin rebaptisé… par lui-même. »

      12. @Schizosophie

        Oups ! Tu veux dire comme une fRance pétainiste rebaptisée France Gôôôlliste ?
        « Là tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice ! »

        @Jean-Pierre

        Oui Jeannot, les deux se disent et l’un est plus court que le second comme des oreilles du bestiau en question.

      13. @vigneron
        Non, non, something like : flegmaticly extremely centricist. Lonely soit qui mal y pense.

    2. @ Vincent Migeat

      Comme vous  » je vois mal les dirigeants actuels qui sont, soit des lapins éblouis par les phares de l’histoire, soit de vrais cyniques, s’engager résolument dans cette voie ». d’ « une décision unilatérale d’un pays comme la France ».

      Je crois que nous sommes capables de bousculer le monde si nous arrivons à nous fixer des objectifs clairs. La solution n’est pas dans la recherche diogénique de l’homme providentiel (qui finira toujours par se manifester le moment venu…) mais dans la création (partie la plus facile) et dans la DIFFUSION (réalisation plus difficile) d’un projet réaliste, cohérent et compréhensible. Examinons d’abord l’histoire récente…

      Vous trouverez bien des gens, de l’extrême gauche à l’extrême droite, pour vous dire que cette mondialisation pilotée par des politiciens sous influence n’a pas toujours été la norme. Nous avons vécu une autre époque qui n’interdisait pas les échanges au plan international et durant laquelle le commerce mondial a pu exister concomitamment avec des salaires qui n’entraient pas en compétition avec ceux du tiers-monde. Les riches payaient tout de même des impôts (ils n’en sont pas morts). On vous expliquera que les américains, que nous tenions cependant à distance de nos affaires, tiraient la couverture à eux pour financer leurs petites opérations outre-mer. Lorsque le tandem Reagan-Thatcher a commencé à plomber les salaires au profit des banksters et de leur lobby militaro-industriel, nos politiques se sont montrés de plus en plus irrésolus face à une finance mondialisée qui engrangeait plus d’argent et donc de pouvoir. Si vous voulez un élément de réponse supplémentaire, observez la liste de nos présidents de la V°

      Charles de Gaulle = sens de l’histoire, patriotisme et banquiers sous contrôle
      Georges Pompidou = Président de la banque Rothschild (privatise la Banque de France durant sa présidence)
      VGE= Lié à des intérêts privés, a favorisé ces mêmes intérêts
      F. Mitterrand = on aurait pu avoir Rocard, dommage….
      Chirac = un certain courage politique mais associé à Jospin pour privatiser le patrimoine national
      Nicolas Sarkosi = continue l’œuvre des précédents en l’aggravant au plan social…pour arranger qui? hein…?

      Aujourd’hui le système financier, gavé avec notre argent fait une maladie de foie et risque de tourner de l’œil. Les banques menacent de partir le ventre en l’air. C’est le moment d’en profiter pour proposer quelque chose de moins bête. D’abord une bonne saignée pour l’obèse. Puis les bonnes recettes issues d’un retour d’expérience sur ce qui a déjà marché. Quelqu’un saura s’en saisir et nous aurons fait notre boulot. Je vous propose donc quelques extraits de ce que j’ai pu noter.

      Je suis d’accord avec Paul Jorion. Il faut repenser notre système global d’échange. Je pense comme lui qu’il faut mettre un terme à la mondialisation sauvage de l’économie et la circulation sans frein des capitaux. Mais pour que ce soit réalisable nous devons retrouver les prérogatives régaliennes que nous avons rétrocédées sans contrepartie aux robots de Bruxelles.
      Je pense, comme tout le monde, que nous devons ranimer notre industrie et fortifier la recherche. Je pense que nous avons un peu trop sacrifié de nos capacités métallurgiques au bénéfice de nos amis allemands….puis indiens. Je crois que nous n’aurions pas dû laisser crever sans remords l’industrie de l’informatique (fabricant d’ordinateurs GOUPIL, par exemple…). Personne ne peut ignorer qu’en France, comme partout ailleurs, les grands programmes industriels sont toujours développés et soutenus (même aux Etats-Unis) par l’état et on sait que ce sont eux qui tirent la petite et la grande industrie. Les grands projets transnationaux ont vu le jour, se sont développés et ont réussi sans l’intervention de nos eurotartuffes, bruxellois, tatillons, hautains, velléitaires, courtisans (et probablement estampillés CIA).

      Les anglais (et beaucoup d’autres) se débrouillent très bien sans l’euro. Ils ont gardé le contrôle de leur monnaie et l’utilisent en ce moment sans retenue. Pourquoi pas nous? Nous devons retrouver notre souveraineté (lisez Frédéric Lordon). Nous devons refuser de nous laisser piller par les chinois et par tous ceux qui ne respectent rien et donc récupérer le contrôle de nos frontières. Nous devons entretenir généreusement et protéger notre appareil de recherche scientifique et nos chercheurs parce qu’ils sont notre seul vrai espoir pour l’avenir. Nous avons vocation à secourir la misère du monde mais pas jusqu’au point de tout épuiser chez nous.

      Enfin nous allons avoir besoin dans les temps qui viennent d’un homme rusé et patriote ce qui exclut d’emblée qu’il soit naïf comme Jospin ou inféodé au grand capital comme beaucoup.

  4. Les « grands messieurs » ont été achetés il y a longtemps semble-t-il. L’argent est roi et la finance généreuse à ses serviteurs.
    Il y a nécessité de choisir des hommes d’état, mais tous les candidats avancent masqués.
    La patate chaude va revenir au salariés lors des élections pour un résultat bien incertain!
    Il y a encore bien peu d’écho à ce que vous dites dans les grandes lucarnes.

    1. Bravo Paul
      hélas,en France on nous demande d’être soit de droite, soit de gauche.(j’écarte volontairement l’extrême droite) Or, aujourd’hui, que ce soit la droite ou la gauche, l’UMP ou le PS , ils ne proposent que des solutions qui ont pour seul but de répondre au mieux aux souhaits du système, et le système est là que pour faire le bonheur de quelques uns..;ceux qui ont déjà tout !

      en conséquence je crains fort qu’il nous faille encore du temps pour qu’une majorité de la population se rende compte de ce choix qui nous est imposé, avant que le « citoyen » se réveillé chez chacun d’entre-nous pour réellement « vouloir » que les choses changent, et que des hommes « nouveaux » nous gouvernent sans être les complices des financiers.

  5. Bravo et merci 🙂

    Dialoguez-vous avec Edgar Morin ? Où vous situez-vous par rapport à sa notion de pensée complexe ?

    PS J’entends déjà kercoz nous dire « simplifier = linéariser »…

    1. Exact , Fujisan …… le terme « complexe » est mal utilisé par P.J. ..Il me semble qu’il l’utilise pour qualifier une « complication » ….du système .
      Le terme complexité est un terme mathématique qui caractérise un système complexe de type différentiel ;C’est un modèle utilisé par ts les systèmes naturels et sont hyper stables .
      Refaire une complexité apres avoir « organisé/linéarisé  » un système(spécialisation -centralisation ) ne recrée pas un système complexe , ou alors il repousse tres loin le « temps caracteristique ce qui eloigne l’acces aux zones « attracteurs » stables que l’on recherche .

      1. « Le terme complexité est un terme mathématique »

        Ben voyons ! Mais non : on parlait de complexité avant même que les mathématiciens ne soient nés !

      2. Il y a eu une double dérive sémantique ou sémiologique . Les découvertes sur la théorie du Chaos , en utilisant le terme Chaos ont choisis un terme trop connoté meme si son étymologie etait pertinente (ordre naissant du désordre) …..Cette connotation trop imagée et l’envie de squatter le concept ou l’opportunisme (E. Morin devait etre aux states durant le développement du concept et les nombreux colloques qui se sont multipliés ) …., ont fait adopter le terme « complexité » meme si les ref aux equa diff ne sont pas toujours mentionnées . C’est d’ailleurs dommage pour Morin , qui passe sa préface de sa 2e ed de « paradygme » a justifier une antériorité douteuse …..SEs développements restent litteraires et ils auraient eu plus d’efficacité sur des assises mathématiques .
        Il n’en reste pas moins qu’on ne peut plus utiliser ce terme sur des systèmes physiques , vivants ou mathematique ..ni meme économique ou sociologique sans créer une confusion .
        Je lis en ce moment Saussure et suis meme surpris de la mobilité temporelle et geographique des signifiants …….

  6. Merci pour votre intervention!

    je remarque que :
    -je n’ai pas trouvé d’évocation de l’éditorial de Mr Oborne -Daily telegraph- dans les medias français…. Serait-ce un hasard?…
    -augmenter les salaires, dites-vous…. Mais « on » vous répondra que l’augmentation des bas salaires favorise le déséquilibre de la balance commerciale (les « pauvres » consomment des produits importés)
    -l’inégalité fondamentale est au coeur de la conception du système salarial des classes moyennes . Un exemple : comparez le salaire d’un agrégé et d’un capesien!Pourquoi pas une différence, certes. Mais il a un fossé abbysal ,et de surcroit le premier enseigne 15h, le second 20h…

  7. Il me semble que les classes: aisées, moyennes, défavorisées sont plutôt des classes économiques
    A ne pas confondre avec les 3 classes sociales (dixit P. Jorion lui même):
    Rentiers (rente indue et/ou exponentialisable), entrepreneurs (artisants, agriculteurs, professions liberales, chef d’entreprise etc…),classes à vocation salariale (salariés, retaités, demandeurs d’emplois (ou non))

    Le problème c’est l’imbrication et confusion entre classes sociales et économiques(entrepreneurs défavorisés, salariés extrêment aisés etc…)
    Cela me semble plus pertinent que les 2 classes sociales (bourgeoisie/prolétariat)
    et il me semble qu’un des grands désastres idéologiques vient du mépris de ce qu’on appelle le lumpen prolétariat ou sous/prolétariat.
    Reproche pas forcement infondé mais qui touche largement les autres groupes sociaux.
    (corruption par la société de consommation …. houlala!!! heureusement c’est fini)

    1. Voir à ce sujet Emm. Todd (démographe entre autre) qui donne quelques détails sur l’évolution récente des classes sociales (et de leur pouvoir d’achat) en Europe et USA dans « Après la démocratie » (ed de poche Folio)

  8. J’essaie de lire « l’argent mode d’emploi ». J’avoue me noyer dans mon incompréhension des acceptions que l’on donne, dans le domaine de la finance, aux notions de l’argent, de la monnaie, de leurs virtualités, de leurs capacités à se dédoubler, se détripler ou autres, que sais-je, pour alimenter un système qui se laisse submerger par la complexité.

    J’en retire cependant une connaissance encore fragmentaire, une culpabilité aussi quand je m’aperçois que je participe à ce système et m’égratigne l’esprit à chercher comment m’en dégager. J’y arrive, péniblement, comme quand je monte une côte et me repose parfois sur le bas-côté, à déguster sans honte quelques produits que le système m’offre.

    Bon, je vais reprendre ma lecture. A propos des incapacités, carences criantes de nos « dirigeants » et leurs clones économiques (ou vice-versa), pourrions-nous trouver un autre terme qu' »élite » pour les caractériser ? J’aimerais bien redonner à ce terme son aristocratie

    1. Bonjour Mme Hafidi
      En référence au billet sur votre site quant au salut réciproque, un petit témoignage…
      Hier, lors d’un débat un peu philosophique autour des contours de l’objection de croissance (festival décroissant des OC de Belgique francophone à Vévy Véron), un long échange eu lieu sur l’absence ou l’existence du salut entre promeneurs se croisant. Entre un intervenant burkinabé, un athée de bon aloi et une dame de profonde spiritualité chrétienne, une convergence évidente mena à la constatation que l’abandon, dans de tristes contrées, du salut mutuel dans les campagnes est le signe évident de ce que la modernité et la rationalité capitalistes nous ont fait perdre beaucoup de biens (immatériels) plus précieux que leurs produits dérivés. De toute évidence, les objecteurs de croissance sont des pratiquants spontanés de votre campagne « clavelienne » pour le retour du regard et des mots échangés sans autre raison que leur échange.
      Cdt

    2. Si l’on veut faire sobre, l’oligarchie. Mais vous parlez de nos « dirigeants » et de leurs clones économiques : j’aurais un petit faible pour la formulation suivante : « fondés de pouvoir de l’oligarchie “kleptocratique” ».
      Jean-luc Mélenchon a abordé dans un de ses discours cette question du dévoiement du mot “élite”, mais sur le moment je ne me souviens pas dans lequel…

  9. bonjour,

    je sais pourquoi je lis ce blog tous les jours : il est comme un phare au milieu de la tempête pour moi. Je souscris totalement à votre analyse sur le bon et le mauvais exemple, ainsi que sur la dette. Et je me fais la réflexion, au milieu des signes précurseurs de la décomposition de nos sociétés « évoluées »(et de la peur que ça engendre chez moi, un petit peu, je dois vous l’avouer, rapport à l’impuissance que je ressens), que ça fait du bien au moral de voir que l’on n’est pas seul à avoir le même point de vue. Point de vue que je qualifierai de BON SENS, au milieu de la panique et de l’aveuglement les plus complets de nos concitoyens et dirigeants..

    M Jorion vous devriez vous présenter à la présidentielle de 2012 (avec M Leclerc comme Ministre de l’économie 😉 ) = vous auriez déjà une voix d’assurée, la mienne!

    Pour ce que ça vaut, merci pour ce blog

  10. Le retour à la simplicité que vous prônez, rejoins le message de Pierre Rabhi qui appelle à la « sobriété heureuse« . Pour ne pas parler de décroissance qui est un mot qui fait peur, car il est assimilé un peu rapidement à un retour à l’âge des cavernes.

    http://www.dailymotion.com/video/xdshws_un-message-de-pierre-rabhi_news

    Et retrouvons la dimension poétique de l’existence, que le « progrès » a tué.
    Le mot «poésie» vient du grec ποιεῖν (poiein) qui signifie «fabriquer, composer, créer»
    J’aime bien l’idée que le ce « progrès » nous a incarcéré, plutôt que libéré.

    http://www.dailymotion.com/video/xguftr_pierre-rabhi-y-a-t-il-une-vie-avant-la-mort_news

  11. La plupart des problèmes financiers actuels trouvent leur origine dans la fin du « Gold Standard ». Le 15 Aout 1971, Il y a exactement 40 ans aujourd’hui, le Président US Nixon mettait fin à la convertibilité du dollars en or (Gold window).

    1. Non, la plupart des problèmes financiers actuels trouvent leur origine dans l’adoption du plan White à Bretton Woods, faisant du dollar la monnaie de réserve du monde. Ce système aurait peut-être (j’en doute) survécu si tous les protagonistes en avaient respecté les règles. Les Etats-Unis ont été les premiers à les ignorer, donnant naissance à l’euro-dollar en 1961, créant le fameux  » dollar overhang », les dollars apatrides, qui ont infesté le monde et compliqué la vie de la Fed de l’époque.

      Ensuite, Internet et les ordinateurs ont complexifié la donne. Car c’est par leur apparition que les produits dérivés ont véritablement connu un essor sans précédent, depuis que Blacks, Scholes et Morton ont ouvert la voie en standardisant la valorisation de ces produits (valorisation totalement erronée, soit dit en passant).

    2. Votre pseudo laisse peu de doutes, mais demandez-vous plutôt pourquoi Nixon a mis fin à la convertibilité dollar-or. Les racines se trouvent dans le « privilège exorbitant » du dollar inscrit dans les accords de Bretton-Woods, faisant que les USA étaient structurellement «obligés» d’importer plus qu’ils n’exportaient afin de fournir les dollars de réserve aux autres pays (dilemme de Triffin). Certes, ça arrange bien les USA qui sont financés gratuitement par le reste du monde (jusque quand ?), mais cette asymétrie structurelle provoque un déséquilibre insoutenable. La fin de la convertibilité dollar-or n’était que la conséquence logique des déséquilibres induits par les accords de Bretton-Woods, déséquilibres provoquant des tensions sur les devises, tensions qui se sont quelques peu «relâchées» par les taux de change flottants sans toutefois revenir sur les causes. Et maintenant on a accumulé de tels déséquilibres que ça se tend à nouveau à l’extrême et il faudra un jour ou l’autre passer à un système réduisant les déséquilibres plutôt que les creusant, un système structurellement soutenable comme le bancor.

  12. L’euro, l’Europe fédérale et la mondialisation

    La crise de l’Euro a fait apparaître sous une lumière crue le déséquilibre créé dans le traité de Maastricht entre une politique monétaire fédéraliste, et une politique budgétaire restée nationale. Voilà pourquoi de nombreux politiques et économistes posent aujourd’hui la question de la gouvernance économique et de l’Europe fédérale. Notre Président a même annoncé des propositions de la France pour la fin de l’été. Il rencontrera Madame Merkel dans les jours à venir sur ce sujet.
    N’allons pas trop vite. Les vingt sept chefs d’Etat peuvent parfaitement coordonner nos politiques économiques sans modifier le traité de Lisbonne, du moins à court terme.
    Coordonner nos politiques économiques en procédant à de nouveaux abondons de souveraineté paraît logique, sous réserve d’avoir une vision claire des finalités. Il faut d’abord demander aux 27 peuples de définir notre projet de société européen, en répondant aux questions suivantes : « quel capitalisme voulons-nous ? », « Où voulons-nous aller ? », « quelles sont les fins que nous poursuivons ?». Autant de questions que notre Président à lui-même posées à plusieurs reprises sur la scène politique internationale, et auxquelles il faut donner une suite concrète. Par exemple, voulons-nous accentuer les inégalités, ou les réduire ? 46 millions d’américains vivent avec des bons alimentaires. Est-ce cela que nous souhaitons pour l’Europe (sachant qu’on y est presque).
    Même si le mot employé est excessif, il me semble qu’aller vers une Union Européenne plus fédérale sans définir notre projet de société, et sans placer les garde fous qui en découlent, est insensé. C’est se livrer encore un peu plus aux oukases des financiers et autres agences de notation. Leur influence est aujourd’hui sans précédent. Leur volonté s’impose aux peuples, et d’abord aux chefs d’Etat. Nos pays finiront par être dépecés comme on démantèle parfois des entreprises rentables, pour en tirer immédiatement la quintessence financière.
    N’oublions jamais que la mondialisation a été construite au fil de l’eau, sans réflexion politique d’ensemble, sans se soucier de ses conséquences sociales et environnementales. Les réformes à conduire sont maintenant extrêmement difficiles, du fait des intérêts et des privilèges énormes que l’on a laissés s’installer.
    On peut rétorquer que le projet européen est déjà décrit aux articles 2 et 3 du traité de l’Union Européenne (traité de Lisbonne). Hélas, non. Ces articles contiennent de très belles formules, mais elles sonnent creux. La Commission ne se sent pas liée par eux. Ces articles permettent toutes les politiques ultra libérales.
    Un exemple entre mille : on pouvait lire dans la « La lettre de l’expansion » du 3 mai 2010 que le «seul point sur lequel la Commission et les Etats membres se sont mis d’accord (au sujet de la stratégie européenne à échéance 2020) est la suppression des objectifs chiffrés de baisse de la pauvreté que Barroso enterrera sitôt les négociations ouvertes». Cette attitude est la négation même de ces articles 2 et 3 du traité, d’autant plus que l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion venait de s’achever.
    On pourrait prendre bien d’autres exemples, à commencer par la décision de réduire de quatre vingt pour cent (400 millions d’euros) l’aide européenne aux plus démunis.
    Enfin, n’oublions pas la déclaration cynique de Bob Diamond, le Président de Barclays, qui, pour justifier la reprise des pratiques antérieures de bonus, osait déclarer en janvier 2011 : « le temps des remords est révolu ». (Les Echos 31 janvier 2011). Comment ne pas être indigné par tant d’inconséquence et tant de mépris ? On aurait aimé une vague de protestation, notamment de la part de la Commission Européenne.
    Voilà de quoi refroidir les plus enthousiastes. La conclusion s’impose : Il faut répondre aux trois questions évoquées ci-dessus, et définir notre projet de société avant toute évolution de l’Europe. Après, ce sera irrécupérable. Ce projet de société devra être inscrit dans le traité, dans des termes engageants, permettant une saisine de la Cour de justice.
    Ce n’est pas tout. Il faut aller plus loin, car nous vivons dans un monde ouvert.
    Si l’Europe doit savoir où elle veut aller et si elle doit le graver dans le marbre du droit, elle ne peut pas en rester là. Il faut assurer une cohérence avec le reste du monde, sinon, tôt ou tard, le capitalisme financier la mettra en difficulté.
    Elle doit donc parallèlement proposer les mesures permettant de remettre l’économie au service de l’Homme sur la planète. Elle compte un demi-milliard d’habitants, sa légitimité à s’engager dans ce sens ne fait aucun doute.
    Comment procéder ?
    La première mesure forte à mettre en place est de remettre en cause la prééminence du droit du commerce, qui l’emporte actuellement sur tous les autres droits dans les relations internationales. Au nom de la France, le Président de la République a plusieurs fois déclaré que l’avancée décisive à ses yeux, serait de mettre sur un pied d’égalité le droit du commerce, le droit de l’environnement, le droit du travail, le droit de la santé. Il a raison. D’autant plus que les solutions techniques existent et son bien connues.
    Au nom de l’ONU, Monsieur Ban Ki Moon, s’est prononcé dans le même sens le 3 juin dernier, en Inde, précisant : « Nous ne pourrons construire un monde juste et équitable que lorsque nous accorderons un poids égal aux trois composantes du développement durable, à savoir les composantes sociale, économique et environnementale… ».
    Le Comité Pauvreté et Politique va déposer à la fin du mois une pétition auprès du Parlement Européen, comme le traité de l’UE le lui permet, pour demander que les autorités européennes s’engagent fermement dans ce sens, car c’est bien cela qui nous permettra de construire une Europe qui nous protège, nous et toutes les populations pauvres de la planète, trop souvent soumises à la règle du seul profit aveugle. C’est bel et bien au Parlement Européen, la plus légitime des Autorités européennes, de donner l’élan nécessaire à un tel projet, aussi ambitieux soit-il.
    Face à cette demande qui bouscule les habitudes, nous espérons que la Commission des pétitions ne nous enverra pas une fin de non recevoir, car notre pétition est juridiquement recevable.
    Quant à baisser les bras parce que la tâche est gigantesque, qu’on n’y peut rien, qu’on n’y arrivera pas, que des élections sont proches, que des lobbies s’y opposent etc… c’est juste suicidaire.
    La responsabilité commune des citoyens et des politiques est donc immense. Les catastrophes sont toujours les enfants de la peur, de l’immobilisme et du renoncement devant les difficultés.
    Naturellement tout ceci doit s’accompagner de multiples autres réformes, notamment un rééquilibrage des échanges mondiaux. Monsieur Stoléru a récemment proposé (Les Echos du 27 juillet 2011) qu’une négociation s’engage afin de convenir que chaque Etat fortement excédentaire ou déficitaire s’efforce de baisser pendant trois ans son excédent ou son déficit d’un demi-point de PIB par an. C’est une des solutions.

    Bertrand de Kermel

    1. Au nom de la France, le Président de la République a plusieurs fois déclaré que l’avancée décisive à ses yeux, serait de mettre sur un pied d’égalité le droit du commerce, le droit de l’environnement, le droit du travail, le droit de la santé. Il a raison.

      C’est sans doute pourquoi il n’a de cesse que de démanteler le code du travail, ruiner la Sécurité sociale en déremboursant à tours de bras, en ne pourchassant pas les fraudeurs aux cotisations sociales – par contre la toute petite fraude individuelle donne lieu à une chasse hautement médiatisée… –. Et ne parlons même pas des incessantes palinodies autour des minuscules avancées du barnum du Grenelle de l’environnement…

      Il a déclaré

      . C’est tout ce qu’il sait faire. ¡ Que se vayan todos !

    2. « N’oublions jamais que la mondialisation a été construite au fil de l’eau, sans réflexion politique  »
      A quoi servent donc, à votre avis, ces bilatérales, ces réunions de Davos et autres Bilderberg

    3. Si l’Europe doit savoir où elle veut aller et si elle doit le graver dans le marbre du droit, elle ne peut pas en rester là. Il faut assurer une cohérence avec le reste du monde, sinon, tôt ou tard, le capitalisme financier la mettra en difficulté.

      Le capitalisme financier est en train de partir le ventre en l’air avec les banques….Pour nous en protéger une seule issue….disposer à nouveau de nos marges de manœuvre (comme les anglais)….et donc de notre souveraineté (comme les anglais).

    4. Les vingt sept chefs d’Etat peuvent parfaitement coordonner nos politiques économiques sans modifier le traité de Lisbonne

      Il faudrait pour cela qu’ils aient des intérêts convergents puissants…. cela me parait douteux.

      L’Europe, ventre mou de la mondialisation, ne survivra pas à la récession qui se profile au Sud.
      Le traité de Lisbonne ne sera donc bientôt plus, qu’un mauvais souvenir.

  13. On est passé de la « Noblesse d’épée » (les terres et le pouvoir se prenaient par la loi du plus fort et du plus vaillant) à la « Noblesse de la finance »… et celui qui sait s’enrichir par la complexité du système financier a le pouvoir!

    Mais de même que la transmission des terres et titres par filiation…a débouchée sur des Révolutions…même dans les pays Arabe…la gestion de la complexité va vite achopper !

    Aucun système ne pourra plus survivre bien longtemps avec un système d’information mondialisé S’IL ne PROFITE PAS au PLUS GRAND NOMBRE…c’est en tout cas ce que je ressens profondément.

  14. Simplifier,
    en effet c’est indispensable puisque plus personne ne sait où ni quoi ni qu’est ce , ni même ceux qui fabriquent à tour de bras et de stress les feux et les contre-feux des jeux spéculatifs qu’ils mettent au point.
    Je rapprocherai cette catastrophe de celle qui touche l’agriculture : à force de compliquer pour faire consommer – des engrais des pesticides et tutti, on a tué les sols, les sols sont morts, et la proposition « moderne » est d’aller encore plus loin, de fabriquer des OGM qui seraient sensés pouvoir s’adapter à ces sols devenus stériles : cette proposition (imposition) n’est destinée qu’à remplir certaines caisses.
    En effet il faut simplifier, faire une pose et interdire.
    Ce sera dur, et ce sera une remise en cause totale nos habitudes de sociétés riches.
    Faut-t-il vraiment LA catastrophe pour qu’ enfin il soit perçu que la vie même ne peut se mettre dans les mathématiques?
    Un médecin parlait sur ce blog des gestes de l’auscultation, qui reste l’ultime vrai savoir face à internet.. Ces gestes là, sont devenus bien rares. Les médecins aussi, ont l’oeil rivé sur leur ordinateur plutôt que sur leur patient souffrant. : ils remplissent les dossiers et mettent au point des protocoles….
    Simplifier, cela voudrait dire interdire toute cette poudre aux yeux qui masque la vraie complexité , celle dont parle Edgar Morin, cette complexité là, la vraie, qui reste créatrice et nous écrase de toutes ses interactions. Cette complexité ne se mettra pas de si tôt en statistique ni en formule.
    C’est bien la fin de la Bande à Bonus…
    Cuba a survécu à l’absence d’énergie, de pétrole et d’échange, est ce de ce côté que nous aurons à réapprendre?

  15. Je viens de visionner votre vidéo…

    Pour moi…ILS le savent là-haut…
    …En effet Messieurs les dirigeants ont une pléthore de conseillers qui sont spécialistes dans biens des domaines pointus…
    Seulement…seulement…ILS ne peuvent pas faire grand-chose car de grands intérêts…divers… lient toutes les parties….
    …De plus au point ou nous en sommes…prendre le genre de décisions que vous préconisez reviendrait à aller à coutre-courant de toutes les dernières déclarations publics…
    Les décideurs se sont enfermés dans leurs propres politiques à force de nous chanter la méthode Coué…de ce monde ultra-libéral…

    Pourtant les schémas et les étages s’effondrent…mais rien n’y verra…
    Je vous laisse imaginer la réactions des marchés si LA FRANCE…par exemple…prenaient vraiment les devant pour inversé la vapeur…

    Cette prise de décisions ne peut que se faire collégialement mais cela ne se fera pas…
    Trop de divergences….
    Les dirigeants de ce monde…qui ne dirigent plus rien car comme nous le savons c’est la spéculation qui mène la danse…

    Dites à un ou plusieurs musiciens d’arrêter de jouer…il restera toujours un musicien pour marquer le rythme…et parfois même juste avec les mains ou les pieds….


    Donc Patatra…
    ….et je pense qu’il faut qu’il en soit ainsi pour mieux reconstruire….
    Il est évident que cela ne se fera pas sans chaos…à plus ou moins grande échelle temporelle…
    mais…par votre vidéo…on ne pourra pas dire qu’on les avaient prévenus…
    …Ne vous en faites pas…ILS le savent déjà…qu’ILS sont pieds et poings liés…et qu’il ne peuvent faire grande chose pour réguler la cadence…car les paradis fiscaux et autres territoires autonomes donneront toujours le tempo…jusqu’à effondrement TO-TA-LE…

  16. Léon Trotsky

    Les prémisses objectives de la révolution socialiste

    La situation politique mondiale dans son ensemble se caractérise avant tout par la crise historique de la direction du prolétariat.

    La prémisse économique de la révolution prolétarienne est arrivée depuis longtemps au point le plus élevé qui puisse être atteint sous le capitalisme. Les forces productives de l’humanité ont cessé de croître. Les nouvelles inventions et les nouveaux progrès techniques ne conduisent plus à un accroissement de la richesse matérielle. Les crises conjoncturelles, dans les conditions de la crise sociale de tout le système capitaliste, accablent les masses de privations et de souffrances toujours plus grandes. La croissance du chômage approfondit, à son tour, la crise financière de l’État et sape les systèmes monétaires ébranlés. Les gouvernements, tant démocratiques que fascistes, vont d’une banqueroute à l’autre.

    La bourgeoisie elle-même ne voit pas d’issue. Dans les pays où elle s’est déjà trouvée contrainte de miser son dernier enjeu sur la carte du fascisme, elle marche maintenant les yeux fermés à la catastrophe économique et militaire. Dans les pays historiquement privilégiés, c’est-à-dire ceux où elle peut encore se permettre, pendant quelque temps, le luxe de la démocratie aux dépens de l’accumulation nationale antérieure (Grande-Bretagne, France, États-Unis, etc.), tous les partis traditionnels du capital se trouvent dans une situation de désarroi qui frise, par moments, la paralysie de la volonté. Le New Deal, malgré le caractère résolu dont il faisait étalage dans la première période, ne représente qu’une forme particulière de désarroi, possible seulement dans un pays où la bourgeoisie a pu accumuler des richesses sans nombre. La crise actuelle, qui est encore loin d’avoir dit son dernier mot, a pu déjà montrer que la politique du New Deal aux États-Unis, pas plus que la politique du Front populaire en France, n’ouvre aucune issue dans l’impasse économique.

    L’ami Paul nous parle de cette situation de désarroi qui frise, par moments, la paralysie de la volonté, au niveau des gouvernements des princes.

    A la fin des années trente, Trotsky employait les mêmes mots, les mêmes images, pour signifier les prémisses de la catastrophe à venir. Cette analogie sémantique fait-elle de Monsieur Jorion un marxiste assumé, comme l’était monsieur Bronstein ?

    Evidemment non, et cela malgrè les réels efforts politiques consentis par le maître de ses lieux.

    A titre d’exemple, Trotsky écrivait ses adresses à l’intention du prolétariat, alors que Paul continue de s’adresser aux princes. Mais n’est pas Machiavel qui veut !

    Monsieur Jorion invite les puissants à simplifier le schimlblick, en augmentant les salaires et en fermant les bourses. Si les princes acquiescaient à ces doléances, sous 48h00, il en serait fait du systéme capitaliste.

    L’augmentation des salaires, sans toucher aux profits des patrons, entraînerait immédiatement une inflation des prix des marchandises (Marx: Salaire, prix, profit). Autant ne pas même parler de l’impact qu’une augmentation des salaires aurait sur l’ensemble des petites entreprises, qui seraient toutes poussées à la faillite.

    La décision d’imposer un « fixing » sur la cotation des entreprises, outre qu’elle rendrait l’existence des bourses inutile, entraînerait, dans le contexte actuel, les banques à la faillite. En effet, principalement, depuis trois ans, l’une des sources essentielles(voir exclusives) de la rentabilité des banques, provient du travail des traders sur les marchés, de la spéculation.

    Interdisons la spéculation (dans le cadre d’un capitalisme sénile), et les banques, derrière elles l’économie rélle, boivent définitivement le bouillon.

    Aussi, on peut bien se gausser sur la paralysie de la volonté et le désarroi de nos princes. Mais nous ne pouvons nous permettre cette moquerie, qu’à partir du moment où notre volonté à nous, est toute tournée vers l’apprentissage de la science économique, en d’autres termes le marxisme, et surtout la révolution prolétarienne … ou pour ne pas froisser Monsieur Jorion, l’ami Paul, la révolution et la prise du pouvoir politique des salariés, les petits oiseaux des prolos d’antan à l’entendre.

    1. @Eninel,

      Monsieur Jorion invite les puissants à simplifier le schimlblick, en augmentant les salaires et en fermant les bourses…
      La décision d’imposer un « fixing » sur la cotation des entreprises, outre qu’elle rendrait l’existence des bourses inutile, entraînerait, dans le contexte actuel, les banques à la faillite. En effet, principalement, depuis trois ans, l’une des sources essentielles(voir exclusives) de la rentabilité des banques, provient du travail des traders sur les marchés, de la spéculation.

      Quel rapport entre imposer un fixing à la place de la cotation continue et la fermeture des bourses? En quoi un fixing rendrait il les bourses inutiles?
      Aussi, vous affirmez que la spéculation à très court terme est une des sources essentielles de la rentabilité des banques, sans apporter aucun élément qui permette de vérifier cette affirmation, mais bon, admettons que cela soit vrai, si c’est le cas, c’est aussi une des sources principales du risque systémique. En quoi l’éliminer conduirait il les banques à la faillite? L’éliminer les conduirait à faire moins de profit, oui, mais aussi à causer moins de risque systémique et réduire le risque de faillite du système bancaire.

      Le fixing est une mesure pour augmenter la résilience du système bancaire (et donc diminuer sa rentabilité), pas le contraire.

      1. @Chris06

        Si vous pensez pouvoir réformer l’usine à gaz, bien vous en fasse. conseillez les princes vous aussi !

        Maintenant, prenez par exemple le cours de l’or et ses deux fixing dans la journée. Certes cela n’empêche pas les échanges en continue, au dessus du cours, en dessous, en prenant des options, bref on achéte, on vend, on boursicote.

        Mais pour ce genre de boursicotage, pas besoin de bourses légales. l’arrière cours d’un café suffit amplement. Lorsque les princes ne légalise pas le négoce, il se fait ailleurs. On appelle cela le marché noir je crois.

        Si les princes venaient à vouloir imposer un cours légal quotidien aux actions des entreprises, un fixing, ils ne seraient alors plus nécéssaire de payer des endroits spéciaux, où des intervenants achétent et vendent en relation avec le principe de l’offre et de la demande. Car à cette endroit légal , l’achat ou la vente d’une action, à son prix réel à l’instant T, serait rendu impossible.

        Personne ne voudrait s’aventurer à acheter ou vendre une action, surtout acheter, à cet endroit où la valeur de l’action serait faussée parce que le jeu de l’offre et de la demande le serait tout autant .

        On a beaucoup critiqué la libéralisation des marchés à partir des années 80, mais ce que l’on omet de dire, c’est que si il n’y avait pas eu cette libéralisation, le capitalisme aurait explosé en vol depuis lors.

        Dans une phase ascendante, le capitalisme tire son profit à travers le procès classique de la production A-M-A’. Lorsque ce fonctionnement normal se bloque, il ne reste plus pour les capitalistes que la solution de faire du fric avec du fric, ce que Marx nomme A-A’.

        Mais pour que le capital se valorise à travers la spéculation, encore faut-il donner confiance aux investisseurs, et leurs garantir qu’à tout moment ils peuvent sortir du jeu et réaliser leurs gains. Si le pouvoir politique les effraient en les menaçant d’un cours forcé, ou suprême insulte, en taxant les transactions, immédiatement c’est la volée de moineaux , et en toute logique la débandade générale, le krach.

        Non vraiment, on ne peut pas réformer (ou réguler) un tel systéme. Il faut l’anéantir dans ses fondements.

        La seul manière d’empêcher la spéculation, d’empêcher l’ensemble des hommes de spéculer sur le futur, c’est de créer l’abandonce matérielle et la confiance politique du lendemain.

        Il ne faut pas limiter nos ambitions à vouloir taxer les transactions financières (pure chimére de tt façon), à vouloir compliquer le quotidien du boursicoteur (si vous le faite chier il ira sur un marché autre), il faut exproprier les expropriateurs.

        Il faut se convaincre, déjà nous même, qu’il est parfaitement immoral que certains possédent un titre de propriété (une action) dans une entreprise. N’avez-vous pas lu quelque part que la propriété est un vol ?

        Bref, si nous nous lisons nous mêmes les intervenants sur ce blog, et que nous nous convainquons que la bourgeoisie dirige l’humanité dans un mur, à toute vitesse et en klaxonant, il nous faut alors abandonner les fadaises réformistes aux charlatans et au personnel politique de la bourgeoisie. Appeller les bourgeois des voleurs, et en toute logique les mettre hors la loi.

        Le systéme capitaliste d’aujourd’hui est construit de telle manière, que le retrait d’une simple petite carte du chateau, provoque l’effondrement général.

        On ne peut pas réguler les marchés. Quand les allemands le font , ils enrichissent la City. Si la City s’y met, et même Wall Street, alors ce sera la pégre qui s’enrichira, sur la base d’un marché noir. Comme la prohibition au USA.

        On ne peut pas taxer les transactions financières. d’une part, parce qu’il faudrait une police mondiale unie, et un gouvernement du monde. Mais aussi tout simplement parce que bientôt, il ne va plus y en avoir de transaction du tout. Le krach est proche, et le krach c’est l’impossibilité de réaliser des profits à travers le processus AA’. Trop de capitaux ! Trop de pessimisme fondé !

        Quelle escroquerie quand même ceux qui veulent établir des budgets sociaux sur ce type de recettes aléatoires, parce que refusant de penser l’avenir, sans le capitalisme et sans la bourgeoisie. Leur anti-communisme prend le dessus sur leur anti-capitalisme !

        La seule et unique chose à faire pour le moment, c’est d’exiger des organisations ouvrières (partis et syndicats), qu’elles romptent d’avec leur bourgeoisie respective.

        Qu’elles rejettent les plans anti-ouvriers à la sauce Berlusconi, et qu’elles appellent à la grève générale révolutionnaire le prolétariat sur le seul mot ordre:

        Le Pouvoir Ouvrier et le Socialisme. Dehors les gouvernements bourgeois de gauche et de droite ! Pour un gouvernement des partis politiques qui soutiendront la grève générale révolutionnaire et qui prometteront d’annuler la dette comme les bolchéviques le firent en 1917 !

  17. Il me semble que nous fonçons vers l’abîme et que nos dirigeants croient (par incompétence, par naïveté ou par malhonnêteté pure et simple) qu’un pont miraculeux va surgir qui permettra de le franchir. Hélas, on ne voit cela que dans les dessins animés !!!
    Ce n’est pas non plus le bon candidat, l’homme d’État élu en 2012 qui nous tirera d’affaire, nous français.
    Le seul mince espoir est celui d’un mouvement radical et non violent des peuples européens qui attaque bille en tête l’oligarchie financière. Grèves de la faim reconductibles de milliers de citoyens, sit-in, occupations, etc… demandant l’interdiction définitive des ventes à découvert, la notation des dettes souveraines, la spéculation sur des produits dérivés et tout cet attirail de pratiques qui nous ruinent. Il faut dans un premier temps lancer un manifeste des peuples européens qui dénonce la situation actuelle et qui appelle à cette mobilisation. Est-ce trop rêver ??
    Je vois dans ce blog comme dans beaucoup d’autres publications l’envie d’agir et à la fois une immense colère. N’attendons pas que cela débouche sur des émeutes dont le parti de l’ordre tirerait avantage.

  18. Là, je ne suis pas.

    On ne peut pas affirmer que les chefs d’Etat son égoïstes, égocentriques et ne connaissent pas leur pays, voire ont une conduite inadmissible – évidemment le dégoutant Cameron, sorti des infectes grandes écoles anglaises pour fabriquer la crème aristocratique – et ensuite leur donner des conseils. Évidemment, ils ne les suivront pas. Ils n’écoutent rien et vous le savez.
    Donc, je zappe.

  19. La dure loi de la JUNGLE c’est prendre le pouvoir sur les autres…
    – par le risque physique de se faire tuer
    ou…
    – en rendant le monde de l’argent tellement COMPLEXE…que seuls les initiés…peuvent en gagner! Ayant travaillé dans la finance, je sais de quoi je parle et me suis battue contre le démembrement des droits de l’action, contre les hedge fund etc…

    C’est toujours le plus audacieux ou le plus malin « sans foi ni loi » qui gagne.

    Les espèces animales qui ne thésaurisent pas, elles (à part les écureuils..) ont conscience de la nécessité de répartir à minima les ressources alimentaires et de défendre les plus faibles…sinon l’espèce disparait!

    J’ose espérer que les humains vont exiger l’identique.

  20. Cher Monsieur,
    N’y a-t-il pas une certaine naïveté à croire que les « grands » vont lire votre blog et…. écouter vos recommandations??..

    1. A l’évidence, non. C’est bien pour ça que les conseiller, c’est à peu près conseiller la modération à Landru.
      Ces types ne comprendront que le rapport de forces ou l’écroulement généralisé.

      1. Thierry, Julien et Contempteur
        Lorsqu’on connait un peu les coulisses des allées du pouvoir, l’on réalise que, de temps en temps (et plus souvent qu’on ne le croit), un individu non pas comprend (ça, ils sont en général assez informés pour l’avoir déjà fait) mais bascule et n’accepte plus l’intolérable et rallie, peu ou prou, les propositions mises en avant par Paul. Et alors, la dite personne est tôt ou tard éliminée. La méga-machine est sans pitié et tout rouage humain défectueux est rapidement ôté et remplacé (les pièces de rechanges sont bien rangées dans le magasin général…).
        Ce qui n’empêche qu’il faut continuer à interpeller et dénoncer, rien que pour le plaisir de les voir de plus en plus mal à l’aise et dégoûtés quand ils se regardent dans leur miroir…

  21. Faire simple, cela demande beaucoup d’intelligence et d’efforts, alors que faire compliqué est à la portée du premier imbécile venu (sans compter les avantages que la dissymétrie de l’information qui accompagne la complexité apporte à ses créateurs) ; il ne faut donc pas s’étonner que les organisations humaines tendent plus vers la complexité que vers la simplicité. En ce qui concerne les paris sur les fluctuations de prix, je n’arrive pas, justement, à imaginer ce que pourraient être des règles concrètes permettant de définir simplement la frontière entre ce qui est autorisé et ce qui est interdit : on trouve en effet une grande variété à la fois de produits financiers et d’utilisations possibles de ces produits, et en conséquence de nombreuses possibilités plus ou moins facilement détectables de tels paris. Quels pourraient être, concrètement et simplement, les critères permettant de distinguer les opérations licites de celles qui ne le sont pas ?

  22. @Paul Jorion,

    dans l’ensemble je suis d’accord avec ce que vous dites dans cette video sur la nécessité de simplifier et d’éliminer toute la volatilité inutile et néfaste induite par la cotation en continu, les changes flexibles et les produits dérivés.

    Reste toujours le même point de désaccord, le fait que vous continuiez à dire que la spéculation était interdite avant 1860 dans la plupart des pays, mais comment expliquez vous alors l’explosion des bulles spéculatives du Mississippi en France en 1720, de la bulle du Bengale au Royaume Uni en 1769, de la spéculation sur les terres aux états unis jusqu’en 1796 et son explosion par après, de la panique de 1819, de la fièvre spéculative aux états unis qui conduisit à la panique de 1837, puis une autre fièvre spéculative sur les chemins de fer au Royaume Uni qui conduisit à une autre panique en 1847…?
    Ce qui était interdit en France jusqu’en 1885 (quand les articles 421 et 422 du code pénal furent abrogés ce n’était ni « la spéculation », ni « les paris sur les fluctuations de prix » (comme vous l’affirmez ici ou bien dans les billets que vous avez écrits à ce sujet à l’automne 2010) mais la vente à découvert sur les titres émis ou garantis par l’état, municipalités et établissements publics. Ce n’était donc pas « la spéculation » qui était interdite, mais un type bien particulier de spéculation.

    Et enfin, toujours la même question, jusqu’alors sans réponse: y a t’il une différence entre l’interdiction de tous les produits dérivés nus et l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix?

    Vous semblez dire dans cette vidéo qu’il ne s’agit pas de la même chose, mais alors, qu’est ce que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, concrètement, mis à part l’interdiction de tous les produits dérivés nu?

    Pouvez vous énoncer clairement, ce que vous entendez par « pari sur les fluctuations de prix »?
    N’utilisez vous pas la définition donnée par le juriste Polthier: « Contrat aléatoire et intéressé de part et d’autre, par lequel deux joueurs conviennent que celui d’entre eux, qui sera le perdant, donnera une certaine somme à celui d’entre eux qui sera le gagnant »?

    Si oui, quelle différence avec l’interdiction des produits dérivés nus?

    1. Chris
      Entre l’impossible éradication de toutes les tentatives de spéculation financière (vous avez oublié les fleurs de la tulipomanie de Hollande, folie encore antérieure à vos exemples) et la construction réfléchie et méthodique de casinos (bourses & co) où s’organise une spéculation planétaire et où ce sont toujours les mêmes qui gagnent (définition même du casino par Nassim Nicholas Taleb), il y a bien des avancées à gagner sur la cupidité hautement encouragée…

  23. « less is more  »

    faire simple est extremement compliqué et ce n’est pas naturel .

    l’evolution du capitalisme (et des marques ) semble se calquer sur l’exagération des quantités et la multiplication des « concepts » que l’on peut retrouver dans les écrits et prêches religieux de certaines sectes (les atlantes les psyklos ou des lémuriens par milliards contre une poignée d’élus thetans,elohim ou autres davidiens …) .on dirait que tous les systemes divergeants fnissent par un cancer .

    une marque de dentrifice suffirait , une marque de lessive ,une marque d’ordinateurs suffirait (c’est la même usine qui fabrique pour tout le monde !

    la finance c’est pareil ce sont toujours par les mêmes serveurs que transitent les ordres de ventes et d’achats des mêmes operateurs ,le même argent partout !

    un indice tranversal prenant en charge le produit finit et le cout de la vie plutot qu’une notation verticale qui ne tient comptee que de la valeur spéculative des capitaux existe deja :

    remplaçons le sp500 par l’indice hamburger mcdo !

    euh non …et pourtant … pourtant si simple !

  24. Cher Paul, vous pariez sur le fait que la « Raison » chez les actuels détenteurs de pouvoir, puisse in fine l’emporter, comme la cavalerie à la fin du western, sur un « logiciel » fondé d’abord sur une inconsciente et féroce volonté de puissance et des habitus de classe non moins viscéraux. Sans nier le fait que certaines de ces personnes consultent votre blog, ne pensez-vous pas en votre for intérieur que cette crise décisive heurte beaucoup trop frontalement une manière de fonctionner périmée, même chez les hommes politiques dits « de progrès », pour pouvoir espérer se réformer – cela d’autant plus que les philosophes, les penseurs intègres et les populations ont été progressivement spoliés de l’action politique et citoyenne et ne sont jamais écoutés sinon à des fins de récupération qui n’ont rien à voir avec eux (on attends toujours d’ailleurs à ce sujet la soit-disant « politique de civilisation » honteusement piquée à Edgar Morin ? Ils ne semblent guère nombreux les soit-disant politiques, économistes et autres potentats, à lire « La Méthode » de Morin ou les légions de penseurs qui pourtant ont tout mis sur le tapis.

  25. Je ne crois pas que le problème soit la complexité du système monétaro-économique mais l’absence quasi totale de règles qui puissenr permettre le minimum de visibilité nécessaire à réaliser les investissements (privés),les politiques (publiques) dont le développement humain a besoin.
    les hommes sont tout a fait capable de gérer un système complexe dont les règles sont connues , d’autant que nos moyens technologiques ont évolués.
    c’est l’anomie régnant dans l’espace financiaro-économique qui rends toutes mesures de régulation VAINES pour le moment.

    un article intéressant :
    http://www.guardian.co.uk/business/2011/aug/14/larry-elliott-global-financial-system

  26. http://www.ubest1.com/?page=video/23431/Attali-Le-capitalisme-peut-il-devenir-moral-#null

    10 mn d’Attali. Quand il évite de proposer ses solutions, il est souvent intéressant.
    (résumé : l’échange a besoin d’un minimum de morale. )

    Je ne trouve pas la suite…

    (« agent rationnel » mais argent passionnelle, le tout dans un cadre de con-fi-ance. : la raison ne s’occupe que des moyens, pas des fins, que des parties, pas du tout (qui est plutôt foi))

    Une illustration de cette histoire d’optimum : non seulement les calculs sont très complexes, mais aussi : actuellement, on sait calculer la position de la terre d’ici à ~150 millions d’années ; en augmentant la précision des calculs d’un facteur 100, on saurait calculer cette position…d’ici à ~180 millions d’années…. : +9900% de précision dans l’observation =>+20% de capacités de prévisions…

    On peut comparer aussi à : une forêt primaire, dont la complexité des relations permet une utilisation très riche des ressources disponibles, mais qui est d’équilibre fragile : un maillon tombe ; le reste peut suivre.

  27. Avec elle [la classe toute neuve des commerçants] se forme aussi la monnaie métallique, la monnaie frappée, et, avec elle, un nouveau moyen de domination du non-producteur sur le producteur et sa production. La marchandise des marchandises était trouvée, celle qui renferme secrètement toutes les autres, le talisman qui peut à volonté se transformer en tout objet convoitable et convoité. Quiconque le possédait dominait le monde de la production, et qui donc l’avait plus que tout autre ? Le marchand. Dans sa main, le culte de l’argent était bien gardé. Il se chargea de rendre manifeste à quel point toutes les marchandises, et aussi tous leurs producteurs, devaient se prosterner dans la poussière pour adorer l’argent. Il prouva par la pratique que toutes les autres formes de la richesse ne sont que de simples apparences, en face de cette incarnation de la richesse comme telle. Jamais, comme dans cette période de sa jeunesse, la puissance de l’argent ne s’est manifestée depuis lors avec une telle rudesse, une telle brutalité primitives. Après l’achat de marchandises pour de l’argent, vint le prêt d’argent et, avec lui, l’intérêt et l’usure. Aucune législation des époques ultérieures ne jette aussi impitoyablement, aussi irrémissiblement le débiteur aux pieds du créancier-usurier que la législation de l’ancienne Athènes et de l’ancienne Rome – et toutes deux naquirent spontanément, à titre de droit coutumier sans contrainte autre qu’économique.

    — Friedrich Engels, (1820 – 1895), in L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat

  28. Sur le mode Boris Vian .
    Il y a complexité et complexification ( Kolmogorov qui s’ y connaissait en probabilités ) .
    Exemple : le systéme de Ptolémée , la terre étant plate , le centre ne pouvait étre qu’Alexandrie ,
    par où devaient passer tout les trafics , donc à chaque nouvelle observation astronomique , pour
    rendre compte de l’ensemble on ajoutait un nouveau cercle .
    De dérivés en dérivés , la spéculation nous joue le méme tour .
    Avec les CDS elle a atteint son nirvana céléstissime et nous contraint à plus de rigueur .
    C’est la claque dans la gueule qui nous remet les idées en place .

  29. Des superordinateurs (à la puissance militaire). Trading algorithmique (programmes de calcul). 50.000 ordres (achat-vente) = un second.
    Dix fois plus le PIB mondial (choses existantes) d’échange … informatique.
    Petits montants sur d’énormes quantités d’opérations = gains spéculatifs énormes.
    Le droit , les lois de police et interdits … pour les jeux video et on line.

    Temps (humain) ? Travail ? Réel ? Rationnel ?
    Banksters et Pari.

    La Roulette, avec la roulette
    La Roulette, je te plumerai …

  30. Rigueur … La dépense des états a dépassé ce qu’ils pouvaient effectivement se permettre … c’est pas nous bien sûr, c’est pas le contribuable …non non … si, d’une certaine manière parce que je pense qu’il n’y avait pas moyen de faire autrement.

    Vous mettez à ce sujet, les points sur les i et les barres au t.
    Je crois même que vous êtes le seul à dire clairement la réalité des choses.

    Non, il n’y avait pas moyen de faire autrement, puisque les gouvernements en charge de la gestion de notre pays ont adopté des mesures contraires à cela.

    On peut en dire autant de la dette privée.

    Je pense que si une émission était consacrée à : « les dettes … qui en est responsable ?» les choses deviendraient plus claire pour ceux qui n’ont pas le temps d’y réfléchir (et qui ne vous ont pas lu)

    Et enfin le « nous » employé dans cette phrase leïtmotif : « pendant 30 ans nous avons plus dépensé qu’il ne fallait » sera vite identifié

  31. Un phare dans la nuit !

    Les forces en présences sont tellement fortes, que je doute. Et quand je vois Cameron je me dis que ça va dans le mur a la vitesse de la lumière.

    D’un autre coté maintenant il y a internet (qu’il veulent contrôler évidemment cf Cameron qui veut interdire Twitter et Facebook pendant les manifs) et puis de tout temps on a trouvé des hommes qui savaient dire non et proposer autres choses … vous en faite parti avec votre équipe et j’imagine que dans les administrations il y a des gens qui pensent comme vous.
    A lire l’édito du Télégraph il y a aussi des gens lucides la bas, puisse cela générer un débat.

    Vos remarques sur la complexité voulue du système , le même qui réclame plus de simplicité sociale est excellente tout comme la notion de prolétaire car c’est ce qui se passe en ce moment.

    Qu’il est dur d’effacer 30 ans de libéralisme dans les tètes , en tout cas la mienne (ai – je été privilégié ? non, y a t’il eu une bonne répartition de la richesse ? non, pourquoi devrais – je payer ? je n’en sais rien). Pour arriver a cela il faut un peu d’introspection.

    Imaginez les politiques qui vivent de et dans ce système.

    J’en suis a souhaiter que l’Allemagne dise non pour les Eurobonds (de la dette sur la dette, reculer pour mieux sauter)

  32. Plutôt que d’augmenter les salaires, n’est-il pas temps de casser le « marché de l’emploi » (autre pilier du capitalisme) en donnant un véritable statut politique aux producteurs que sont le salariés, et en leur reconnaissant une qualification à vie ?

    Je renvoie ici au formidable travail de Bernard Friot…

    C’est la première fois que j’interviens sur ce site… Merci pour tout le travail que vous faites.

  33. Je trouve que cette vidéo est exceptionnelle par la qualité des solutions proposées.
    Ces solutions sont d’autant plus belles qu’elles sont simples à mettre en œuvre. Je n’avais jamais pris conscience à quel point la variable de la vitesse dans le système est un point clef, en ralentissant les échanges financier à la vitesse de l’économie, on limite les profits de la finance dans ce qu’elle a de nuisible. On devrait aussi être en mesure de taxer cette vitesse. ça reviendrait un peu près au même, en plus digeste.

    Un prolétaire qui bosse un jour férié…

  34. Les 3 mesures que vous préconisez Paul ont toutes un point en commun:
    * rétablir la redistribution via les salaires au lieu des crédits
    * complexité des instruments financiers
    * variabilité des prix a la milliseconde

    L’augmentation de la productivité n’est pas redistribuée aux salariés, car elle n’est pas de leur fait, mais de celle des machines.
    La complexité et l’instantanéité de le finance s’est accru exponentiellement avec les nouvelles possibilités que les machines nous offrent.
    Tout cela découle de la concurrence de l’homme face à la machine;
    C’est le point commun de tous les problèmes que vous dénoncez.

    Pourquoi un investisseur qui achète plein de machines pour faire le travail des hommes devrait-il redistribuer les gains aux salariés qui en font de moins en moins ?

    1. Pourquoi un investisseur qui achète plein de machines pour faire le travail des hommes devrait-il redistribuer les gains aux salariés qui en font de moins en moins ?

      C’est très simple yoananda (pour rester dans l’esprit de la vidéo) : parce que s’il n’y a plus de consommateurs ayant les moyens de consommer, l’investisseur ne vendra sa production machinée à personne. CQFD

      1. c’est d’ailleurs la baisse tendancielle du taux de profit dont parle Marx : l’augmentation de la productivité (concurrence) raréfie les clients ( « consommateurs » ).

        Après, on a fait crédit.

      2. Julien
        Sauf si les machines se mettent à acheter… 🙂 …
        Il a, ces derniers temps, vraiment beaucoup d’ouvrage de science-fiction qui brodent sur ce thème de l’éviction des humains au profit des machines. Un signe de l’intuition de ce qui se passe et de l’aboutissement logique et final du capitalisme?
        Quand même dire à Yoananada que les machines qui remplacent avantageusement (elles ne rouspètent pas, elles, disent nos bons maîtres) les hommes ont, elles aussi, été construites par des hommes avec des matériaux prélevés dans la nature et transformés par d’autres hommes…
        Faudra-t-il tout reprendre depuis les physiocrates pour faire comprendre qu’il n’est d’autre source de richesse que soleil, terre, plantes et travail humain… Le reste, c’est-à-dire l’accaparement par les capitalistes, n’est que détournement au profit de quelques-uns de la richesse créée par Nature et Humanité.

      3. …parce que s’il n’y a plus de consommateurs ayant les moyens de consommer, l’investisseur ne vendra sa production machinée à personne. CQFD

        Il y aura toujours des acheteurs pour un litre de carburant à 1000 € ou un kwh d’électricité à 200 €… Le prix compensera l’absence du nombre pour réaliser les même niveaux de bénéfices, d’autant que fabriquer moins, pour ces grandes industries, c’est faire des économies de coûts de production…

        L’industrie du luxe ne connaît pas la crise, c’est un reflet de ce que je cherche à exprimer…

      4. Tant que vous etes seul sur la branche a faire un gain de productivité par rapport a vos concurants , vous gagnez …..
        Tant que votre branche a un fort gain de productivité par rapport aux autres branches , vous vendez
        Quand tout le monde arrive a faire ce gain , vous ne vendez plus …..
        On retombe sur la fameuse equation : Dans aucune entreprise , les employés ne peuvent consommer la production …donc la somme des productions ne peut etre rachetée par la population …

  35. Petit problème technique récurrent sur les enregistrements de P. Jorion : le son est sourd et, même monté à 7/10 on a du mal à entendre ce qu’il dit. D’autant qu’il a une voix voilée, ce qui n’arrange rien.
    Ceci dit, de très bons musiciens, chanteurs ont des voix voilées…

  36. Économie Sophistiquée
    … les besoins mégalomanes et addictives de quelques-uns
    Économie-Économíe
    … la concurrence et la production pour la production
    Économie Simple
    … les hommes/peuples s’organisent dans leurs activités a fin de produire des biens et services qui vont leur permettre de satisfaire mieux leurs besoins. (leçon 1)

  37. Paul,

    Bon choix que l’Assomption pour présenter son projet bouclé.

    Encore une fois : les causes que vous donnez à la crise sont superficielles, économiques. Mais l’économie n’est qu’une expression du vivre-ensemble, le porte-monnaie de la gestion du foyer. Seulement le porte-monnaie. Albert Jacquard, qui n’a pas connu Keynes dit que « Ce n’est pas une crise économique, c’est beaucoup plus : la façon de vivre les uns avec les autres est remise en question ». L’économie est certes remise en question, mais elle n’est pas la seule.

    Sur la forme : la finance est là pour absorber l’excédent de monnaie produite par le travail. Or, vous souhaitez réinvestir dans le salaire ce qui sera récupéré de la mort ou de l’amputation de la finance : comment va fonctionner le bouzin : consommer plus ou travailler moins ?

    À mon avis, pour que chacun « s’occupe du monde » qui part en sucette à la vitesse d’une chaussure vers un dictateur, il faudrait commencer par se pencher sur cette question.

    Sur le fond : la démocratie ne peut se faire qu’avec des déserteurs.

    Je mendierai ma vie
    Sur les routes de France
    De Bretagne en Provence
    Et je dirai aux gens:
    Refusez d’obéir
    Refusez de la faire
    N’allez pas à la guerre [économique]
    Refusez de partir
    S’il faut donner son sang
    Allez donner le vôtre
    Vous êtes bon apôtre
    Monsieur le Président
    Si vous me poursuivez
    Prévenez vos gendarmes
    Que je n’aurai pas d’armes
    Et qu’ils pourront tirer

    Bon 15 Août : O mamma mia o che tormento … Io t’invoco ogni doman

    http://www.parismatch.com/Actu-Match/Environnement/Actu/Albert-Jacquard-Notre-monde-court-a-la-catastrophe-83957/

  38. Ah ben moi qui suis un grand homme, vous croyez vraiment que j’ai envie de changer les choses,

    que j’ai envie de simplifier la finance ( suffit de lire une annexe de contrat d’assurance vie …) et

    que j’ai envie que tout aille mieux ,

    mais enfin, ça me rapporte beaucoup trop !! Pourquoi changer quelque chose qui me va à MOI …

  39. En renfort à l’analyse de Paul sur la necessité d’augmenter les salaires de base au détriment des hautes rémunérations (haut salaires et profits) la macroéconomie keynesienne (niveau 01) souligne que la propension à consommer des hauts revenus est plus faible que celle des bas revenus (et leur éparge plus forte).. Dans le système actuel ou l’augmentation du revenu moyen depuis 15 ans s’effectue sans que le revenu median ne s’accroisse, la consommation des ménages ne s’accroit pas aussi vite que la production de biens achetés par iceux (biens de consommation et logements) et le développement du crédit à la consommation et au logement permet de combler le gap – en même temps que de fournir des profits juteux aux banques. Et, du coté des « riches » l’épargne s’accroit plus vite que les possibilités d’investissement, ce qui leur permet, via toute l’ingénierie financière, de financer l’endettement des ménages « pauvres » (un peu) et les déficits des Etats (beaucoup) parce que tant que ceux-ci peuvent emprunter à un taux réel de 1 ou 2 % (3ou 4% nominal avec 2 ou 3% d’inflation), il faudrait vraiment un courage politique exceptionnel pour financer les nouvelles dépenses par de nouveaux impots plutot que par le drogue douce et peu couteuse de l’endettement. Et tout cela marche, jusqu’à ce que cela ne marche plus – et Keynes a une explication brillante du déclenchement de ce type crise, mais ce sera pour une autre fois. Et effectivement, une façon de sortir de cette spirale infernale (actuellement descendante) serait de modifier le partage de la valeur ajoutée en accroissant la part des salariés « de base ».

  40. Le raisonnement que j’ai présenté un peu plus haut porte sur les déséquilibres de l’économie interne et attire l’attention sur le fait que les problème des dettes est aussi celui des créances – car il y a par définition autant de créances que de dettes et il est tout à fait possible que l’on créé des dettes parcequ’il existe des gens qui ont besoin de placer leur argent (d’obtenir des créances) alors que tout le débat sur le problème de la dette est présenté comme de méchants emprunteurs (les Etats évidemment !) qui obligent les gentils que nous sommes à leur préter de l’argent et à accumuler ainsi des créances.
    Au niveau de l’économie internationale en tout cas,la causalité première me semble bien être du coté des créanciers: les pays à balance des transactions structurellement positive (exportateurs de pétrole par exemple…), ceux qui adoptent une politique mercantiliste d’excédent de balance commerciale (Allemagn, et surtout Chine, en jouant sur leurs avantages comparatifs et pour la Chine sur la sousévaluation de sa monnaie), dégagent des excédents considérables qu’ils doivent bien préter quelque part, autant que possible dans une monnaie « forte » et sur un marché assurant une large liquidité: les Etats Unis ont doncété priés de s’endetter, ce qu’ils ont fait d’autant plus volontiers que c’est assez rationnel: si je pouvais m’endetter à un taux réel négatif (en émettant des dollars) ou en émettant des titres à 1 ou 2 % réels, la seule limite que je me fixerai serait la quantité d dollar que je pourrai fourguer et le maximum d’argent que je trouverais à emprunter. Pas vous ?
    A la montagne de créances/dettes interne,s’ajoute donc une montagne de créances/dettes internationales, les deux s’accroissant joyeusement, car le système satisfait à des interets puissants – jusqu’à ce qu’il s’écroule. Nous y sommes.
    Au niveau international, la sortie de crise passe certainement par l’élaboration d’un nouveau système monétate international (ici encore Paul a parfaitement raison)et ce système devra de près ou de loin s’inspirer du plan keynes de 1944, parce qu’il devra établit que la responsabilité de la résorption des déséquilibres extérieurs ne peut pas reposer sur les seuls pays déficitaires mais que le spays excédentaires doivent y participer – parceque, de la même façon qu’il n’y a de dettes que parcequ’il y a des créances, il n’y a de déficit que parcequ’il y a des excédents – le sens de la causalité devant se discuter au cas par cas.

  41. M. Jorion, bonjour. Pour une fois, je me permets quelques remarques suite a votre derniere video (15 aout). Clavier non francophone.
    Pour aller vite, j’ai bien peur que votre discours en direction des « hommes grands » ne soit parfaitement inutile. Non du fait de son contenu, il est comme d’habitude frappé au coin du bon sens et de l’intelligence. Mais, si nous considerons que les maitres de l’heure ne sont pas plus idiots que le commun des mortels, voire moins, il faut bien accepter que leur politique obéisse a une logique plus contraignante et plus alléchante que ne l’est la prise en compte, fut-ce a minima, de l’ « intéret general », du « bien public », de la « justice et du progres social », ou la pratique en principe gratifiante de la « vertu citoyenne » au service du plus grand nombre… Cela pour une raison simple: pour reprendre une idee de Bertrand Legendre, nous sommes face a un systeme feodalisé, féodalisme a present solidement installé dans le formalisme institutionnel herité de l’apres guerre. Or, les féodaux ont pour premiere préoccupation leur interet propre, et celui de leur « lignage », voire de la valetaille chargée de les servir au mieux. Appliqué au monde économique actuel, un tel schéma induit plusieurs conséquences. La premiere est l’autarcie ideologique des personnels politiques et des décideurs qui animent la mondialisation et en tirent profit sur le dos des citoyens: ils ont raison, un point c’est tout, leur situation materielle le leur prouve tous les jours. Cette impudence trouve ses racines dans l’impunité dont ils jouissent, les grands partis de gouvernement aux Etat Unis et en Europe étant depuis longtemps acquis aux idées néolibérales, dont ils sont les agents actifs. Cette situation, qui de quelque maniere signe la mort de la democratie dite bourgeoise, eclaire a son tour le « debat politique » en Europe au moins, les Etats Unis ayant une longue pratique de la democratie formelle. Pour ne pas parler de nos voisins, ou de la « vigoureuse » social democratie grecque, pointons chez nous les termes du débat. La droite fait semblant de s’interesser aux difficultés sociales et économiques, avec le résultat que l’on voit. La « gauche de gouvernement », qui est a l’origine de l’entrée de la France dans le monde merveilleux de la modernité néolibérale (1983), parait décidée a poursuivre dans la meme voie en cas de succes aux présidentielles (si l’on excepte M. Montebourg). En la matiere, le discours sur le progres social dans la souffrance et la discipline (budgetaire) s’apparente de plus en plus a un « étouffe chretien ». Donc, des discours déconnectés absolument des politiques mises en oeuvre ou a venir, ce qui pourrait etre nommé « forfaiture » un jour de mauvaise humeur. Reste donc a esperer que le chaos prévisible qui se dessine ne soit pas pris en compte par nos oligarques comme une nouvelle aubaine pour s »enrichir, étant entendu que la crise financiere actuelle permet de mettre en piece, peu a peu, les services publics europeens pour le plus grand benefice des gens a qui vous vous adressez. Ils savent sans doute ce qu’il faudrait faire dans l’interet general, interet general sur lequel ils s’assoient résolument dans leur logique feodale. Le salut ne peut donc venir que des Etats Unis, des lors que la-bas, certains auront decidé d’embastiller l’Oncle Sam en salle de réanimation intensive jusqu’a mieux etre obligatoire. Nous n’en sommes pas la. Quand les élites tiennent le discours de l’interet general pour servir les interets prives, on peut craindre que le désastre ne pointe son vilain museau un de ces quatre. Décidément, la « trahison des clercs » reste, hélas, une expression parfaitement contemporaine. Cordialement et merci pour votre travail citoyen..

    1. Assez d’accord avec vous . Pourquoi changeraient t-ils eux qui ont tous avec ce système ?
      Reste que ce que font Paul Jorion et d’autres permet d’eperer un issue positive c’est le propre de l’humain non ? Espérer

      Quand on voit comment Montebourg s’est fait limite lyncher par ses camarades ou l’absence total dans les mainstream s d’un Emmanuel Todd cela laisse songeur

  42. On pourrais comparer les règles de circulation de l’économie aux règles de circulation des automobiles.
    En effet la règles de la route on été pensé en prenant le conducteur comme référence.
    Les règle de circulation sont simple, pratique, compréhensible par tous et permettent a tous d’aller en tout points.
    Des aménagement routier, comme les rond point évitent les accident en face à face.
    Des limitations de vitesses, ( même a 90 sur des triples voies) permettent de fluidifier le trafic et diminuer les accidents.
    La voiture deviens carrément indésirable en ville et après un temps d’adaptation, tous le monde s’y accommode ( s’était impensable il y a 20 ans).
    Il en résulte une sérénité, une sécurité et un gain global de temps sur les trajet de tous.

    Malgré l’augmentation des performances des automobiles en moteur, en freinage, avertisseur .. qui permettrait d’aller bien plus vite, l’on vois la tendance actuelle à limiter les vitesses pour le bien de tous.

    1. 120,

      Tatatan ! Cadeau : http://carfree.free.fr/index.php/2008/02/02/lideologie-sociale-de-la-bagnole-1973/

      Je suis tombé sur ça : http://www.globenet.org/transversales/generique/57/stesalariale.html : me suis arrêté là :

      … il faut défendre, selon André Gorz, l’émergence du tiers secteur comme lieu privilégié pour le développement d’une nouvelle société dans laquelle le politique et le sociétal ne sont plus subordonnés à l’économique.

      Je garde le reste pour plus tard, je le dégusterai j’espère à tête reposée.

      Joyeuse Assomption !

      1. Le tiers secteur peut, au contraire, préfigurer, au-delà de la société salariale en voie de disparition, une société autre, dans laquelle le travail rémunéré n’est plus le facteur d’intégration principal et où le politique et le sociétal ne sont plus subordonnés à l’économique mais le priment. Une société dont on se fait citoyen par toutes les formes d’activités qui créent du lien, du sens, de la réciprocité, de l’autonomie et de l’épanouissement, et qui, à la différence du « travail », ne sont pas interéchangeables, normalisables, mesurables, monnayables, monétarisables. Pour aller dans ce sens, il faut que le tiers secteur soit conçu non pas comme un « secteur » à part mais comme une sphère d’activité potentiellement hégémonique, accessible à tous et dont rien ne doit entraver l’extension progressive.

        Clap clap brother ! Miam miam !

        Assomption. Ô très Sainte Marie mèr’ de Dieu, dites-leur qu’ils nous emmerdent avec leur économie. Et donnez je vous prie le bonjour à John Maynar, André et les autres qui doivent passer de longues soirées à refaire le monde :

        JMK : « Il faut contraindre l’économie. »
        AG : « Vas-y ! Si ça t’amuse d’essayer de contraindre un tyran : t’as tout ton temps maintenant ! »
        [Sous-entendu : « moi pas », pour les durs de la feuille]
        JMK : « Très drôle… Mais le temps c’est de l’argent ! »
        AG : « Ta gueule ! T’as pas cent balles, c’est pour acheter à la Marie le chandelier à six branches qu’elle a vu en bas !? »
        VM : « Et ho ! Ça va aller oui ? La Saint-Barthélémy des cierges c’est le jour de la Chandeleur. »
        GB : « Moi c’est le jour du 14 juillet que je reste dans mon lit douillet – coucou Éva qui ne répond pas… »
        WB : « Si les portes de la perception… »
        MKG : « En réalité il existe autant de religions que d’individus. »

        Tchô !

    1. Ben les gens d’en haut ont besoin de la moralité des gens d’en bas….
      Sinon c’est foutu !
      Donc pas le choix il faut remettre des règles morales si les gens d’en bas se mettent à imiter les gens d’en haut !

  43. Petit ajout à mon précédent post (après j’arrête, promis !)
    Parmi les créanciers structurels et qui ont besoin de plus en plus de dettes à acheter, j’ai oublié les fonds de pension, si chers à nos amis anglo-saxons et dont nous avons tous appris qu’ils étaient plus sûrs et plus rentables que nos minables systèmes de retraite par répartition (au fait ou en sont ces Fonds de pension et quelles sont les perspectives pour leurs futurs pensionnés: c’est bizarre, mais on en entend plus beaucoup parler ?).
    Faisons une supposition triplement idiote mais qui semble être le nirvana de nos hommes politiques : les politiques macroéconomiques actuelles de purge sont maintenues, elles ne tuent pas le malade et elles permettent de diminuer les dettes publiques. Où les chers fonds de pensions vont-ils pouvoir placer les sommes colossales croissantes que le vieillissement de la population des pays riches, le système institutionnel des pays anglo-saxons , le lobbying du système financier (qui est bien le seul à être sûr de gagner à ce jeu) génère chaque année ? Les actions ne sont pas assez sures, et de toute façon les entreprises actuelles rachètent plus de leurs actions (pour faire monter les cours) qu’elles n’en émettent de nouvelles; et les nouvelles entreprises qui pourraient se lancer en dégageant les taux de profit qu’on exige désormais ne risquent pas d’être légion. Acheter des terres, de l’or, des matières premières ? trop risqué, trop compliqué, pas de marché mondial, pas assez liquide… Alors quoi ?
    Application immédiate de ce raisonnement. Pourquoi le taux des T. bonds américain a baissé alors que leur notation a été abaissée ? Parceque la baisse de cette notation indique que le système monétaire international, dont les USA sont le centre, commence à s’effondrer et qu’il faut bien continuer à placer les excédents que l’on génère. Et le moins pire, en cas d’écroulement généralisé, ce sera tout de même les USA: une fois qu’ils auront essayé la potion très amère du tea party, il y aura bien une coalition de capitalistes intelligents (type Obama/ Mac Cain) qui feront valoir qu’en augmentant un peu les impôts sur le riches et les grosses entreprises, le déficit diminue et le crédit américain se relève. Car au pays des aveugles, les borgnes sont rois.
    A moins évidemment que tout explose avant que ce scénario n’aient le temps de produire ses effets. Et dans ce cas, les fonds de pensions mettront la clé sous la porte (et les retraités US devront se débrouiller). Mais d’ici là qu’est-ce que vous voulez qu’ils fassent sinon continuer comme avant ce qui continue à leur rapporter ?

  44. Personnellement, je vois plutôt les « grands » comme des tyrannosaures , les salariés étant les humains, resté humains et non des dinosaures. Au début, les tyrannosaures mangeaient les moutons, puis ils ont commencé à manger les humains et les petits tyrannosaures. Je crois qu’il y a bien quelques petits tyrannosaures, paniqués et effrayés, qui ont tenté de donner du pain au grand, pour calmer sa faim, mais celui-ci n’y a pas prêté attention et il continue à manger les humains.

    1. Paul l’a dit sur france-cul un matin… « Nous aurons tout!… Dans dix mille ans! » … Le but est un leurre, seul compte le chemin…

    2. Merci pour cette vidéo de Léo …Il n’y a plus rien … C’est pas nouveau, cependant les mêmes têtes et les mêmes politiques continuent à pratiquer les mêmes erreurs…C’est pas nouveau, il y a 35 ans Léo ce poète nous avait prévenus, mais non, rien ne n’a changé…Le mêmes têtes de veaux vont réapparaître, pour le plus grand bonheur des mêmes têtes de veaux, qui les éliront…En faites l’homme crée son propre malheur et répète ses propres erreurs…Depuis 35 ans pas un seul faux pli, toujours le même repassage des mêmes « culs terreux ». Je souhaite que ces élections de merdeux disparaissent et que tous les élus actuellement en place soient licenciés du président en passant par le député et le maire…Que tous ces petits miteux profiteurs et profiteuses soient mis à contribution et participent enfin à la vie des citoyens en commençant par vivre avec le minimum social attribué aux plus pauvres. Exemple : que tous les maires députés et ministres actuels de la mêmes façon qu’ils ont acceptés de vivre dans leur confort et luxe pendant leur mandat soient maintenant dans l’obligation de vivre pendant une période égal à celle de leur mandat dans les mêmes conditions qu’un pauvre vivant en HLM avec disons 300 euros par mois…Conditions pour être élu avoir vécu comme les plus pauvres…Voilà le souhait de nombreux pauvres que j’ai rencontrés et interrogés lorsque je me promène dans les zones sinistrées de notre cher royaume de France.

  45. Bonsoir Paul

    Je suis un fidéle lecteur de votre blog depuis de nombreuses années déjà. Il a beaucoup évolué et c’est tant mieux. Vous faites, avec vos contributeurs, un travail formidable basé sur la diffusion de vos savoirs et je vous remercie pour cela.

    Est-il possible de diffuser à part la bande son ? J’utilise un smartphone mais la bande passante 3G+ est trop faible pour la diffusion du flux vidéo.

  46. Tellement d’accord avec les objectifs d’une « simplification »!
    Et même avec l’analyse de la complexité.
    Cette complexité, en mode économique, mérite simplification…en monde économique, non?

    Après tout, quoi est représenté par quoi?
    Le monde des personnes, le monde pour elles avec l’argent?
    Comment va la convention de l’argent, puisqu’avec le crédit il y a convention.
    Vous dites juste, je crois, avec vos ouvrages.
    Et sur les trois points.

    J’ai une grande crainte, d’ordre purement sémantique, et j’espère qu’il n’y a pas là un détail logeant comme souvent le diable…
    La complexification croissante des relations entre personnes, elle est patente.
    Chacun ne s’y frotte sans doute pas avec bonheur, en regard des financements alloués, mais il n’empêche que cette complexification ne devrait, humainement, faire devoir généralisé de « simplification ».
    Sachez la rime qui m’inquiète, fondée puisqu’elle est à l’œuvre, avec « l’élimination ».
    L’aristocratie financière telle qu’elle est actuellement financiarisée se passe de trois-quart des individus, sauf consommeraient-ils…
    Le thème de l’élimination, l’idée suivant laquelle il est très possible de se passer de beaucoup de gens est dans les tuyaux…, enfin c’est ce que je ressens depuis la nécessairement confuse complexité.

    Faut craindre:
    Je vous suis reconnaissant en raisons économiques, par la vitalité exprimée, l’actualité indéfectible, la réalité narguant la vérité…
    J’aimerais tellement que lorsque vous employez le mot de « simplification », il soit entendu comme « simplification des modes économiques ».
    Cela va de soi, mais cela ne s’entend pas naturellement pour tout le monde à la simple écoute!
    Bien trop, parmi lesquels je les entends, comprennent « simplification » comme étant « élimination » radicale, non pas de causes en doctrines économiques, mais de ceux parmi eux; ceux qui n’en peuvent mais, les tout simplement agents vivants dont ils sont.

    Ceux-là, puissent-ils justement vous entendre!

  47. Bonjour Paul,

    Pouvons-nous définir plus concrètement ce que serait une interdiction de paris sur les fluctuations de prix ? Par exemple : une option basique de type CALL ou PUT tomberait-elle sous le coup de cette interdiction (il s’agit bien d’anticiper une baisse ou une hausse du prix d’un sous-jacent pour s’en prémunir et réaliser une économie/bénéfice) ? Et si oui cela veut-il dire qu’il ne sera pas possible pour une entreprise de s’assurer contre la hausse future d’une de ses matières premières ?

    Je suis désolé de la naïveté de ces questions mais je ne connais pas de pédagogie digne d’intérêt qui ne s’appuie sur quelques exemples.

    Bien Cordialement.

  48. Bonjour Paul,

    Depuis Maastricht nous entendons que les finances publiques d’un pays n’ont rien à voir avec celles d’un ménage et qu’un déficit public n’est pas un problème s’il reste modéré.

    Bien que cette affirmation soit toujours restée mystérieuse pour moi, je conviens en effet que les finances publiques ne sont pas comparables aux finances des ménages notamment parce que les revenus de ces derniers sont en moyenne relativement invariables d’une année sur l’autre.

    Par contre je ne vois pas en quoi les finances d’un pays en difficulté seraient très différentes de celles d’une entreprise qui peut décider de s’endetter ponctuellement pour investir en vue de se redresser (lorsqu’un avion approche de sa vitesse de décrochage, le pilote aguerri pousse sur le manche pour le faire plonger et reprendre de la vitesse et de la portance, tandis que le pilote débutant veut coûte que coûte maintenir son altitude, cabrant l’avion de plus en plus jusqu’au décrochage brutal et la chute en vrille).

    Même si l’on voit bien que l’approche américaine de créer en masse de la monnaie pour sortir de la crise va dévaloriser le dollar, pousser à l’inflation et alléger ses dettes, cette démarche semble se rapprocher de celle du pilote aguerri alors que celle des politiques de rigueur européennes m’apparaissent plutôt s’apparenter à celle du pilote débutant.

    Je tiens néanmoins à préciser que je n’ai aucun brevet de pilotage des états et qu’en conséquence, cet avis n’engage que moi.

  49. … »S’y oppose, en haut de l’échelle, un monde qui cultive son propre enfermement pour mieux protéger ses privilèges »…

    Monsieur François Leclerc.

    Les Colossses les plus Imposants.
    Le 15 août 2011.

  50. @tous
    Un volontaire pour faire une synthèse écrite et concise des propositions de Paul dans cette vidéo? On pourrait envoyer ça à son conseiller général ou régional, son député national, son député européen, son sénateur, son Président etc… non?
    Si je m’y colle moi avec le boulot que j’ai à la maison ces jours, vous n’êtes pas près de voir le résultat…
    Donc merci aux bonnes volontés du blog!

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