86 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 2 SEPTEMBRE 2011 »

  1. Bonjour!

    Vous avez remarqué ça? Aucun pays capitaliste riche n’arrive à assurer à ses populations un logement suffisant, de qualité, et abordable.
    Alors que nous sommes des pays globalement opulents et de haute productivité.
    Pourquoi?

    Parce que le « logement » n’est plus du logement, ou plus seulement, mais aussi, et beaucoup trop, un bien spéculatif.
    Dans la liste des articles de l’indispensable nouvelle législation* qui réponde aux défis du présent et d’un futur raisonnablement concevable, à côté d’une constitutionnalisation de certains points économiques, comme l’interdiction des paris financiers, de l’intérêt sur l’argent prêté, (voilà une vraie « règle d’or » !) … il faut ajouter l’interdiction d’acheter du logement à qui n’y loge pas… Et limiter sérieusement le droit à la « seconde » résidence: maximum une, pas n’importe où, pas partout, …bref: à débattre.

    *: Je rêve d’un site internet collaboratif d’une manière ou d’une autre, qui dresserait cette liste même provisoirement et en débatte… Quelqu’un s’en occupe-t-il quelque part ? Ou bientôt ?

    1. Franchement cette histoire de logement me paraît bien complexe à gérer.

      Mon exemple : j’achète un appartement ; le temps de le retaper je rencontre quelqu’un et on décide de vivre ensemble mais mon appartement est trop petit donc on loue un autre appartement.
      Je serais donc obliger de vendre mon appartement avec votre système ?

      Autre exemple : vous êtes propriétaire et vous héritez de la maison de vos parents remplies de souvenirs. Vous êtes obligé de vendre la maison de vos parents et donc de votre enfance ?

      Il y a plein de gens qui ne veulent pas être propriétaire car ils aiment se sentir libre. Si tout le monde n’a droit qu’à un logement où vont-ils trouver leurs appartements à louer ?

      Quid des SCI ?

      Quid des HLM ou autres sociétés privés et publiques possédant plusieurs logements à louer ?

      1. Ben voilà… vous apportez des éléments. Une société de logement social n’est normalement pas un spéculateur. Les situations familiales que vous citez ne sont pas non plus de la spéculation franche et massive.

        Le bain de langage quotidien où nous mettent les médias utilise le mot « investisseur » pour désigner la spéculation financière, et le mot « épargne » autant pour ce qui est simplement l’excédent de revenus indécents sur un mode de dépense somptuaire, que pour les économies sous à sou que le mot désigne plutôt dans l’imaginaire social.

      2. Questions:
        Pourquoi vouloir être propriétaire ?
        Est-il légitime que certains soient privés de logements décents alors qu’il y en a en suffisance pour tous ?
        Le cas de la maison de famille est intéressant. Ca ne devrait pas poser de problème dans village où il n’y a pas pénurie de logements. Par contre là où il y aurait pénurie de logements, est-ce légitime de priver, d’empêcher d’y loger ?

        Piqure de rappel (voir aussi Le capitalisme à l’agonie, p. 297-300)
        Peut-il y avoir trop de propriété ?

        Et j’ajoute:

        Ce genre de propriété peut être appelé propriété privée (du latin privare, « déposséder ») parce que la personne ou les personnes qui détiennent cette propriété en sont les seuls maîtres, avec tout pouvoir de priver les autres de son usage ou de son plaisir. Alors que la propriété privée est censée être une catégorie naturelle et universelle, elle est en réalité l’exception, et non la règle, si on considère l’ensemble de l’histoire humaine (y compris la préhistoire) et particuliérement les cultures extérieures à l’Europe où l’économie n’est pas la principale préoccupation de la vie.

        Erich Fromm, Avoir ou Être ? – Un choix dont dépend l’avenir de l’homme, Laffont (1976)

      3. Effectivement, si il doit y avoir des locataires, il doit y avoir des propriétaires d’au moins 2 logements, c’est imparable. Du moins sans parc locatif collectif important.
        Mais, pour rester dans le cadre de la propriété privée, il n’est pas égal que votre proprio le soit d’un appartement ou de plusieurs immeubles. C’est l’accumulation qu’il faut décourager.

      4. Assez d’accord avec Leboutte. Mais plus sur un encadrement drastique de la spéculation sur les besoins essentiels de vie, logement, certaines matières premières, certaines denrées, etc.. En limitant l’écart entre la moyenne des prix et les revenus, d’une manière ou d’une autre.

      5. Autre élément:

        D’une manière spontanée (quoiqu’encore marginale), plusieurs personnes évoluent vers le « logement partagé » (sur le modèle de la voiture partagée), notamment entre villes étrangères. Ce qui ne résout rien à court terme en termes de propriété mais dessine une tendance dont il faudra tenir compte : l’idée d’avoir « un logement à soi » est peut-être doucement en train de muter.

        « Laissez les WC comme vous auriez aimé les trouver en arrivant » : il y a peut-être quelque chose de révolutionnaire dans cette idée d’être de passage dans un espace vital (!) dont chacun profite à égalité.

      6. Ça me rappelle un slogan situationniste: « La vie privée, de quoi ? »

        …La propriété des moyens et utilités de la vie quotidienne ne pose pas de problème, celle d’un logement éventuellement, non plus.

        Mais font problème:
        1. la propriété des moyens d’entrer dans l’échange social d’autres humains – Marx usait d’une formule un peu réductrice peut-être: des moyens de production. A fortiori si ces autres n’y rentreront qu’à condition d’enrichir le propriétaire, ce qui est le cas dans le salariat: brave type ou salaud, l’employeur n’engage qu’à condition de faire un bénéfice sur le salaire de son employé, c’est systémique.
        2. La propriété financière et/ou la spéculation, y compris la propriété immobilière, qui s’accroît d’elle-même, sur le besoin du non-propriétaire par location ou crédit-dette, et par la spirale de création de paris de plus en plus sophistiqués et opaques, économiquement inutiles.
        3. …

        L’ami de Sarkozy qui lui a prêté son yacht au lendemain de l’élection présidentielle, Bolloré, a été le plus grand gagnant boursier d’une des années 90 – si je me souviens bien, autour de 1,7 milliards de FF ou 250 millions d’euros. Aujourd’hui, il joue toujours en bourse, et en outre 40 mille personnes travaillent à son bénéfice dans le monde. Sarko, avec son sens des fausses évidences, l’appelle un « créateur d’emplois ». Encore une fois, le vocabulaire perverti de l’époque.

      7. Les parsonniers . Un roman sur leur vie a lire en ce moment ..Ils avaient la plus belle maison du village et etaient  » a l’aise » … Sorte de Kolkhose français .
        Ce système a été mis en place pour détourner le droit seigneurial de récupérer la terre a la mort du serf . voir sur wiki .

    2. AUTRES REGLES DECIDONT EMSEMBLE D UN SALAIRE MAXIMUM OU REVENU ET AUSSI DU CAPITAL…. ET TOUT CELA POUR LE BIEN COMMUM…..

    3. Sujet abordé dans le tout récent billet de zébu, où il me tuyaute en donnant ce lien ci
      habitat et humanisme .
      Voici le lien vers chez zébu hier.
      On peut amplifier ce mouvement et même proposer d’aller plus loin dans le style d’une association de propriétaires humanistes : on pourrait faire dans cette association une avant-guarde (j’ai pas encore dit prolétarienne!) de « super-humanistes » qui font une grosse remise sur le prix du marché (je parlais de -30% à Paris, -15% ailleurs), des « humanistes normaux » , qui se mettent simplement après une entrée dans l’association avec location au prix du marché, sur un tendance égale à l’inflation hors immobilier, en s’abstenant de profiter des bulles après leur date d’entrée dans le machin (Ainsi, ils ne se font pas avoir, assurent leurs « rente » à l’instant t, souvent nécessaire quand on est en train de changer de statut marital ou de lieu, de job, etc.). Et on pourrait avoir des « humaniste-accédants » qui profitent pendant deux ans au taux normal (indice du cout de la construction ou autre susceptible de faire des bulles) mais qui doivent mettre fin à ce statut après deux ans pour aller vers un statut « humaniste normal », en pariant qu’ils le feront majoritairement du fait qu’ils seront satisfaits par la gestion ainsi faite.

      Tant qu’à faire (je lis M. B. Crawford « Eloge du carburateur », après avoir lu R. Sennett, c’est vraiment pas mal, ça passe du Stagyrite à Hegel au plaisir du cambouis très … humainement), les entrepreneurs labellisés par ce type d’association pourraient servir de base à une émanation qui revaloriserait mes métiers dits « manuels » et parmi ceux-ci les métiers de vrai savoir-faire qu’on déconseille aux jeunes sans trop leur dire que la vie de bureau sera peut être bien pire pour eux qu’un travail d’ordre artisanal dans le bon sens du mot. Voir la phrase sur « le plombier dont on voit la raie des fesses … » sur la 4e de couverture de cet « Eloge du carburateur » aux Eds La Découverte)

      1. @ Timiota :
        Bon, puisque tu as l’élégance de me citer et que tu continues sur ta lancée, en lieu et place des ‘méga humanistes’, ‘supra humanistes’ et autres bodybuildés de l’humanité, je propose ceci :
        1/ création d’une association loi 1901 de propriétaires désirant louer moins cher que les prix du marché (on va dire -20%)
        2/ contacter La Nef, pour intégrer l’association comme bénéficiaire de dons d’intérêts sur des dépôts à terme ou mieux, négocier avec La Nef la création d’un compte épargne sans condition de durée de terme mais avec un reversement partiel à La Nef et le restant à l’association. Le don d’intérêt à une association permet de plus de défiscaliser 66% du montant, à hauteur de 20% des revenus.
        3/ les propriétaires s’engagent à domicilier les loyers sur ce fond solidaire
        4/ les membres de l’association utilisent les intérêts générés pour :
        – financer des formations (avec des pros) auprès des locataires sur l’entretien/petite réhabilitation à réaliser dans leurs biens,
        – le matériel nécessaire à cet entretien,
        – la police de l’assurance qui va bien avec concernant les impayés.
        5/ les locataires s’engagent à suivre les formations et à réaliser l’entretien/petite réhabilitation nécessaire.
        http://www.lanef.com/epargner/produit_epargne.php
        Hummm ?

      2. @ timiota, @ M :
        Pas certain que ce soit une bonne idée.
        Tout simplement parce que ce n’est pas une idée provenant de propriétaires.
        Je doute, fortement quand même, de leur enthousiasme quant à ce type d’opération.
        Du moins, jusqu’à preuve du contraire.

        Pour compléter, les ‘décisions’ prises par le gouvernement, qui semblaient aller dans le bon sens pour réduire les avantages liés aux plus-values immobilières (suppression de la déductibilité annuelle et taxation augmentée) et donc éventuellement un des éléments qui participent à cette bulle, serait remises en cause par les députés de l’UMP, qui redoutent que leur ‘clientèle’ ne les taclent :
        http://bercy.blog.lemonde.fr/2011/09/05/le-gouvernement-pret-a-revoir-sa-copie-sur-la-taxation-des-plus-values-immobilieres/#xtor=RSS-3208

        Attention !
        Je précise : on ne parle même pas de la résidence principale …
        C’est dire le niveau de résistance.

        Je me demande si Keynes n’avait pas raison, étant donné la nature humaine …

      3. à Zébu et aux autres,

        Il est manifeste que certains d’entre nous ont des moyens financiers supérieurs à leurs besoins réels, et d’autres le contraire.
        Ceux qui ont trop d’argent pour être pauvres et pas assez pour être riches, et qui ont aussi des économies, hors assurance-vie évidemment, et qui tiennent à leurs économies pour compenser des montants de retraite insuffisants, ou pour aider leurs proches, se demandent quoi faire de leur argent.
        Dans le quoi faire, il rentre des considérations morales et des considérations historiques, c’est à dire quoi faire qui soit socialement utile.
        Une piste, participer au capital d’entreprises à forme de coopérative.

  2. Paul,
    celui qui est mal en point aujourd’hui, c’est vous…
    s’il vous plaît, mettez-vous au lit, et prenez soin de vous, faut pas sous estimer les dégâts d’une grippe…
    Tout le reste passe après
    bien à vous

  3. @ Paul,

    Bonjour,

    Prenez bien soin de vous.

    Prompt rétablissement.

    L 52 + homeogen 9, demander à un homéopathe, il aura sûrement mieux encore à proposer..

  4. Bou diou !
    M. Jorion, ça m’a l’air d’une bonne grippe comme vous dites !
    Soignez vous bien et bon rétablissement !

  5. Bonjour !
    Impossible de lire votre vidéo de ce jour !
    Pour les dernières vidéos, je ne trouvais pas le bouton qui permet de lancer la lecture, mais je contournais le problème : j’allais cliquer sur vos photos de gauche, chacune correspondant à une vidéo.
    Mais celle d’aujourd’hui n’apparaît pas à gauche…
    Merci de remédier à cela.
    Sincèrement,
    Pierre Paillard

  6. Est-ce que l’avenir de Houat, comme pour la plupart des iles, ne passe pas par les énergies renouvelables de la mer qui sont en plein développement? Il est possible que comme il faut de gros investissements pour mettre en place ces moyens, cette possible manne passe sous le nez des habitants.

      1. Ivan,
        Vraiment des veinards ces irlandais! Un demi-smic, ça fait rêver:-)))

        Pour comparer, je crois que le prix de la coupe de cheveux est un bon repère. Donc c’est quelle fraction de SMIC une coupe de cheveux en Irlande et une coupe de cheveux en France?

  7. M. Jorion, vous semblez effectivement mal en point. Je vous invite également à vous reposer. Ca ne sert de toute façon à rien de travailler dans cet état.

    Cela nous permettra de lire un peu moins le blog et un peu plus vos livres 🙂

    Bon rétablissement, cordialement.

  8. Pour votre grippe je vous conseille des inalations d’huile essentielle d’arbre à thé (« tea tree »). Disponible en magasin bio ou en pharmacie. Deux ou trois gouttes dans un bol d’eau bouillante, la tête couverte d’une serviette. Deux ou trois fois par jour. C’est efficace.

    J’ai acheté votre livre Le Prix il y a quelques jours. Je ne l’ai pas encore lu, mais je le ferai avec attention.
    Ce que vous dites sur les prix de l’immobilier à l’île d’Houat se retrouve dans d’autres endroits, en France et dans le monde. Ceux qui amène du fric et sont prêts à payer plus font la loi au détriment des habitants du coin. C’est la loi du plus fort.

    1. Souci, j’ai pas encore vu d’arbre à thé sur Houat.
      Sinon, il reste Brocéliande.
      Avec une décoction de jus de racine de l’Arbre d’Or mélangée à un extrait d’évaporat (des champs) de la Fontaine de Jouvence, ça devrait le faire.
      Le tout est de ne pas se recevoir une météorite sur le coin de l’alambic en allant les chercher.

      Car les Fées sont en colère, en ce moment, dans le coin.
      http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Le-site-d-impact-de-la-meteorite-bretonne-localise-pres-de-Ploermel-%5BVideos%5D_40823-1976526_actu.Htm
      Ca vous nous faire une légende de plus.

  9. Vous avez dit suite a votre expérience dans l’.ile de Houat en 1973 que la formation des prix était un rapport de force entre le producteur et vendeur qui a besoin de la vente et l’acheteur qui peut faire la mou.La formation des prix suivants l’offre et la demande est une escroquerie intellectuelle du néolibéralisme.La Grèce ne peut pas rembourser sa dette. on augmente le taux d’intérêt des emprunts a 40% sur 2 ans cela va bien mieux l’aider a rembourser sa dette c’est sur. Il s’agit bien la d’un rapport de force qui n’a rien a voir avec l’offre et la demande. La vie se résume peut être qu’ avec des rapport de force Et celui face a la grippe que vous combattez actuellement je vous souhaite sincèrement de le gagner. Bon rétablissement sincère.

  10. Jean-François Gayraud, chargé de mission au Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégiques, commissaire divisionnaire nous présente l’analyse d’un policier de haut niveau: « Crise des subprimes, une affaire criminelle ? » dans Le Monde d’aujourd’hui…

    Amusant et pas piqué des vers! Sauver le capitalisme par la pénalisation de la finance ? Ou simplement l’expression d’un policier intègre, doté de quelques qualités de coeur et d’indépendance d’esprit? …

    Je donne quelques extraits avant que l’article ne devienne éventuellement payant:

    (…)
    L’explication d’un phénomène macroéconomique par le crime peut sembler dérisoire, anecdotique, voire naïve.

    L’opinion publiée – celle des élites ayant accès aux médias – s’empresse comme toujours de diaboliser une perspective aussi dérangeante, en agitant de commodes épouvantails : théorie du complot, boucs émissaires, effet de diversion, populisme.

    Tous veulent imposer un aimable récit des causes de la crise au moyen d’explications fatalistes (la théorie des cycles), magiques (une catastrophe) ou lénifiantes (dysfonctionnements des marchés). Pourtant, peu de crises financières dans l’histoire ont comporté une dimension criminelle aussi évidente, une telle masse critique de fraudes.
    « Ces spécialistes de la négation sont souvent ceux qui, durant les décennies d’euphorie (1980-2000), ont été aveugles à l’anomie grandissante des marchés financiers. Hier incapables d’anticiper la crise, ils s’empressent aujourd’hui d’en dissimuler les tréfonds les plus choquants, ce qui signe des deux côtés de l’Atlantique la faillite quasi généralisée de l’expertise universitaire et médiatique. »

    L’aveuglement généralisé et la dérégulation prédatrice trouvent leur origine dans l’idée que les marchés sont omniscients et autorégulateurs. Que leur « main invisible » est quasi infaillible. Fort de ce préjugé, le lobby financier de Wall Street peut s’attacher – s’acheter ? – des élus complaisants sinon convaincus, de myopes professeurs et parfois avides d’expertises rémunérées, des analystes friendly (sympathisants), et des journalistes piégés par la complexité de la matière et l’appartenance de la plupart des médias à de grands groupes capitalistes.

    Dans les faits, cette crise a été le théâtre de fraudes à la fois massives (systématiques) et intégrées aux mécanismes financiers (systémiques). Des fraudes qui n’ont pu éclore que grâce à une dogmatique dérégulation des marchés financiers, pensée puis réalisée depuis les années 1980, aussi bien côté républicain que démocrate. Porteuse d’incitations et d’opportunités criminelles inédites, la dérégulation fut en effet criminogène ; ce qui explique pourquoi ces malversations ont pu spontanément et mécaniquement éclore tout au long de la complexe et opaque chaîne financière américaine, à la façon des essaims ou des meutes.

    La fin:

    Car à ce jour, nul banquier n’a été condamné au pénal, les seules sanctions tenant en des dédommagements négociés au civil. Par ailleurs, le plan de sauvetage fédéral s’est réalisé au seul bénéfice de Wall Street. Que penser au final d’un système récompensant aussi ouvertement la prédation ? Car l’impunité est toujours une puissante incitation à la récidive, que vous soyez voleur de banques ou banquier voleur (« bankster »).

    Exagérations, dira-t-on ? Les sceptiques devraient lire les deux rapports du Congrès des Etats-Unis publiés début 2011 : FCIC (fcic.law.stanford.edu/report) ; Carl Levin (hsgac.senate.gov/public/_files/Financial _Crisis/FinancialCrisisReport.pdf). Les quelque 1 300 pages ne laissent aucun doute : la fraude est de manière indiscutable le fil conducteur de cette crise.

  11. recette de l’ile d’Houat contre la grippe (et le mal de mer).
    Sardine à l’huile et vin rouge…

    C’est radical.

  12. Les bons vieux remèdes de grand-mère contre les symptomes gênants de la grippe , en attendant que votre organisme prenne le dessus :

    1 Presser des oranges et boire de grands verres de jus d’orange le matin pour la vitamine C

    2 Des inhalations : Faire une décoction de feuilles d’eucalyptus, poser la casserole sur la table et inhaler la vapeur bien chaude au-dessus de la casserole, une serviette sur la tête. Il existe des inhalateurs, sortes de petites marmites émaillées avec un couvercle cônique troué où vous placez votre nez. Une inhalation d’eucalyptus dégage immédiatement les voies respiratoires.

    3 Les bons vieux cataplasmes pour les affections pulmonaires, moins dérangeants que les ventouses :
    a-Les cataplasmes qui piquent, à placer bien chauds alternativement le matin sur la poitrine et le soir sur le dos.
    Acheter en pharmacie ou chez l’herboriste de la farine de lin et de la farine de moutarde . Dans un saladier, mélanger plusieurs cuillerées à soupe de farine de lin à de l’eau bien chaude pour en faire une sorte de pâte . En enfermer une couche épaisse dans un linge fin en saupoudrant d’une pincée de farine de moutarde la pâte qui se trouvera près de la peau . Appliquez le cataplasme le plus chaud possible et gardez-le en place jusqu’à ce qu’il ait refroidi . Ca pique, la peau est toute rouge comme après une application de ventouses .

    b-Les cataplasmes bien chauds qui ne piquent pas, bien doux : les mêmes mais sans la farine de moutarde, à appliquer sur la gorge quand on a un mal de gorge ou une angine .

    4 Contre le rhume et la grippe, boire des grandes tasses ou des bols d’infusion de thym sauvage (ou serpolet) ou, à la rigueur, de thym de votre jardin, avec le jus d’un demi-citron et sucrées au miel .

    Bon rétablissement et merci pour ces informations sur Houat . J’avais passé une journée sur Houat et une autre sur Hoedic dans les années 80, avec des amis voileux . J’avais été frappée alors par les deux seuls patronymes sur toutes les tombes du cimetière et un ou deux noms isolés, sans doute de marins de passage morts inopinément sur l’île .
    Hoedic était alors une lande couverte de fleurs sauvages et vrombissante de milliers de hannetons. On devait pouvoir s’y approvisionner en thym sauvage ou serpolet pour vous soigner . J’espère que les touristes ne l’ont pas trop investie .

    1. Jorion, le blog préféré des mémés et des zherboristes à deux balles… misère…
      Grippe ? pageot, tu branles rien trois jours maxi et c’est marre.

      1. …… Et un vin chaud aux herbes avant la mise en bière du Vigneron !
        Grippe : pas de sucre, pas de laitages, peu d’eau. Vitamine C et Homéopathie (L52 en prévention pour l’entourage).
        Laisser mijoter 3 jours à feu doux, thermostat 38°-39°

      2. rien et un peu de Montaigne parce que le monde est loin

        Le plus long de mes desseins n’a pas un an d’estandue, je ne pense désormais qu’à finir; me deffay de toutes nouvelles espérances et entreprinses; prens mon dernier congé de tous les lieux que je laisse; et me despossede tous les jours de ce que j’ay.
        C’est en fin tout le soulagement que je trouve en ma vieillesse, qu’elle amortist en moy plusieurs désirs et soins de quoy la vie est inquiétée. Le soing du cours du monde, le soing des richesses, de la grandeur, de la science, de la santé, de moy. Cettuy-cy apprend à parler, lors qu’il luy faut apprendre à se taire pour jamais. On peut continuer à tout temps l’estude, non pas l’escholage: la sotte chose qu’un vieillard abécédaire !
        S’il faut estudier, estudions un estude sortable à nostre condition, afin que nous puissions respondre comme celuy à qui, quand on demanda à quoy faire ces estudes en sa décrépitude: A m’en partir meilleur et plus à mon aise, respondit-il.

        Essais, Livre II, 28

      3. @ roma

        Montaigne a aussi écrit:
        «  » Nous ne goustons rien de pur.

        La foiblesse de no^stre condition, fait que les choses en leur simplicité et pureté naturelle ne puissent pas tomber en no^stre usage. Les elements que nous jouyssons, sont alterez: et les metaux de mesme, et l’or, il le faut empirer par quelque autre matiere, pour l’accommoder à no^stre service… » » »

        Essais, Livre II, xx.

  13. Bonjour Mr. Jorion,

    Prenez le temps de vous occuper de vous-même et revenez nous en forme car il y a fort à parier que l’avis de « gros temps » qui est de plus en plus annoncé nécessitera que nous ayons un Capitaine avisé.
    Nous nous échouerons certainement mais le choix que vous nous offrez au travers toutes vos interventions réside dans le fait que vous nous aurez rappeler qu’il faut toujours veiller à l’entretien du canot de sauvetage…..
    Bonne journée et bon rétablissement.

  14. Le bavardage sur Fr Cult, comme si notre monde n’avait pas été fracassé par Melancholia. Aujourd’hui le Christ serait crucifié sur le Golgotha, cela ferait 5 mn au journal de midi et le lendemain on n’en parlerait plus.  » Alors il semblerait que Mr. Christ ait été crucifié sur le Golgotha, notre envoyé spécial le confirme… les manifestants ont été repoussés à coup de gaz lacrymo. Alors notre envoyée spéciale au Liban le confirme, la croix a bien été dressée, et ce ne serait plus qu’une question de minutes avant que la mort intervienne…. Bien, nous vous tiendrons informés lors de nos prochaines éditions si la situation venait à évoluer (très vite) le temps, beau-au-sud, nuageux-au-nord prochain-journal-vers-18h-à-vous-Caroline-Brouet.  »

    Suite (lendemain), Nicolas Sarkozy déplore la mort du Christ, un brave homme, Md Aubry promet d’abolir la crucifixion, les Verts déplorent l’abattage d’arbres et prônent l’emploi de pylônes EDF recyclés à l’avenir.

    Trois jours plus tard on parle de DSK, de Bettancourt, etc.

    Les plus grands événements son rabotés au néant absolu par notre système médiatique qui ne fait que charrier du vide à longueur de tuyaux, comme rien n’adhère rien n’a plus d’importance, tout est égal dans ce flot de commentaires insipides sur des nullités qui ne valent pas le papier sur lequel ont les imprime … ou le pellicules qui les retient. Comme d’habitude ils ne veulent pas voir que le système va leur tomber dessus, comme mélancholia est tombée à un autre niveau de l’imaginaire, bien plus profond encore.

      1. Drôle et vrai.
        Mais sur France-Culture, il y a des pépites.
        Faut les guetter au coin de l’ oreille, elles ne sont pas servies
        avec des roulements de tambour.
        Je n’ai pas d’exemples précis sous la main; mais je me souviens
        du passage de M.e Lagarde au Matin de France-Culture.
        Un festival de langue de bois, avec des pépites échappées à son attention.
        En particulier, sur sa justification d’une fiscalité totalement injuste.
        On sentait bien qu’ évoquer cette question la poussait dans ses retranchements.
        En d’autre temps, il y aurait eu des prolongements – l’émeute est presque indiquée-
        Mais non, rien, pas d’échos.
        L’opinion publique est désabusée
        La différence entre les promesses et le vécu devient un gouffre.
        Mais elle retarde.
        Elle est désabusée alors que des voix s’élèvent, des propositions sont formulées.
        C’est l’indication d’un revirement, de la passivité à l’idée que l’action devient possible.
        Et du possible à l’obligé, c’est faisable. L ‘optimisme…

      1. @Kertugal
        Le néolibéralisme dans toute sa splendeurs l extrait que vous proposez date de 1979 un vieux truc très drôle mais un vieux machin. Si vous voulez progresser arrêter de vous acharner a de vieille pensé.j’était pas née et je réfute toute vulgate imbécile qui me précipite a la mort ou a l’assassinat.

      1. @Kerttugal
        Botule revient Donc méchamment je vous ai invectiver sur votre proposition drolatique mais un peut vieillotte. Vous proposer la chaine sanitaire tous aussi humoristique difficile a dater mais vous avez raison cela correspond au dogme actuelle si l’art avait besoin d’un dogme pour moi n’importe quoi. mais il faut bien vivre . Vincent Van Gogh avait un frère C’est ce qui nous permet d’admirer son œuvre. Un frère pour tous .Je n’en ai pas envie.

    1. Lisztfr c’est ma préférée,

      Oui le monde vit sur un grand volcan.

      Malgré les premières prémices que ce soit en matière de bancaire, de finance, de politique, de social, d’économisme, de nucléaire, la plupart des gens dans les pays riches préfèrent vaquer plus longtemps à leurs premières occupations mondaines, machinales, commerciales, à la même habitude comportementale de vie qu’hier, oui rien n’a changé chez les plus grippe-sous et démons de la planête.

      Comme si malgré la seconde guerre mondiale et depuis la création de l’Europe des marchands, des bureaucrates, pour mieux paraît-il relationner les hommes et les femmes entre-elles dans la paix et l’amour, le meilleur des mondes ne devait jamais finir dans la faillite, la disette, la déroute, le deuil, les larmes, les cris. Comme si le monde actuel ne pouvait plus guère appréhender la réalité que par le biais d’une plus grand mirage commun, celui de la bien vaine image habituelle dans les médias.

      Que voyons-nous en fait se produire, et bien toujours un même monde et que pour mieux voir justement les choses
      il vous faudrait surtout AVOIR tout le temps le même point de vue confortable, ni même témoigner d’une trop grande pauvreté d’esprit, ni même plus grand dégout, ni souffrance, ni cri, ni douleur, ni faiblesse, ni même trop mauvaise haleine, car sans meilleure performance en tête comment donc le meilleur des mondes pourrait-il avancer vers meilleure assurance vie éternelle. A croire que dans un tel monde plus l’on préfère diriger les êtres comme du bétail, et plus les esclaves ne trouvent même plus le temps et le droit de se demander ce qu’ils font principalement de la vie humaine. Que faisons-nous de la nature, de la terre, des eaux, des petits, de notre histoire, si même la vie humaine a réellement un sens, oui dans un tel monde de gestionnaires mieux vaut pas avoir une Âme, une conscience, une éthique, ni même une trop grande Grâce comportementale, ni trop se demander s’il y a bien une vie après la mort, comme ça c’est bien plus rentable pour faire plus grand commerce de choses partout.

      Tu parles d’une bien fausse éducation humaine, aussi bien chez les plus formatés par le seul acte achat ou de vente supplémentaire pour moins paraît-il faire de mal à la liberté, à la raison, au marché, oui faut pas trop se demander parfois si certaines cultures éprouvent encore un peu de mal à vendre principalement leur culture à la va vite.

      Et oui depuis quelques temps le meilleur des mondes ne se révèle être au final qu’une plus grande tour infernale
      en sursis, com à l’image de la grande tour de Siloé où de Babylone dans les écritures. Évidemment ce ne sont pas du tout les plus hauts placés dans une plus grande inversion des valeurs qui peuvent déjà mieux se rendre compte de certaines choses. Ils ont beau vouloir continuellement cacher les choses, vouloir constamment mettre en place une plus grande sélection de l’espèce humaine dans les sociétés comme sur le marché du travail, et cela même pour les taches les plus ingrates et plus mal payés qui soient cela n’empêchera pas plus le grand commerce mondial de se casser la figure.

      Le marché ne libère personne, il préfère surtout tuer et bannir en vitesse l’homme trop deviant, et le politique mondial se servant bien plus de la misère humaine pour aller manger dans les meilleurs restaurants, pendant ce temps-là c’est grande famine et disette qui se répand dans les pays, avec pour conséquences bien plus de drames se répétant en série sur la plupart des chaînes.

      Et puis comme c’est déjà si dure à vivre pour beaucoup de nos élites, je me dois de temps en temps de me retirer du blog pour ne pas trop en rajouter une couche. Si de temps en temps j’arrive parfois à en rire mais pas tout le temps.

      Que nul ne s’abuse plus longtemps !

  15. Pour ce qui concerne le logement, ce serait intéressant aussi de laisser les gens habiter dans des habitats nomades (yourte ou autre…) sans leur faire la chasse systématiquement. Dans mon petit coin du sud de la Drôme je connais personnellement au moins 3 personnes qui vivent dans ce genre d’habitations. Elles n’ont qu’un impact très modéré sur les terres qu’elles occupent qui pourront être réutilisée si ces gens décident de partir. J’ajouterai que ce sont des habitations très agréables pour la plupart, à faible coût de revient et très facile à monter… Bien sûr ce serait très mauvais pour le commerce du bâtiment que trop de gens en prennent conscience.

    1. Aux US, ils sont minimum 48 millions en caravane. Il n’y a pas eu trop de morts l’hiver dernier, ils ont eu de la chance.

      Food stamp, food stamp, you’re my food stamp… Qu’ils chantent.

    2. Le nomadisme c’est ce qui restera quand tout aura brulé, mais il n’y aura pas de yourte cosy pour tout le monde avec joli troupeau de chèvre ça ressemblera probablement à « La route » de Cormac Mac Carty.
      Idéaliser ce type de solution c’est vouloir le malheur de l’humanité.

  16. A propos « prix »
    Un papier interne daté du 16 août de Goldman Sachs (54 pages) recommande de parier sur des années économiquement sombres en Europe, mais aussi aux USA.
    Les problèmes européennes seraient invariablement les mêmes depuis 2008, l’euro affaiblira et la situation de la Chine, gros client des allemands, ne serait pas stable.

    Ce qui est inquiétant: Goldman Sachs n’est pas le seul à broder du noir concernant l’avenir économique de l’Europe et des Etats-Unis.

    1. @ Germanicus

      Un papier interne daté du 16 août de Goldman Sachs (54 pages) recommande de parier sur des années économiquement sombres en Europe, mais aussi aux USA.

      Source ? Serait intéressant à lire évidemment !

      1. Pour Julien Alexandre
        Hello,
        Je ne peux vous transmettre le document pour des raisons « x y ».
        Le nom de l’auteur du papier interne: Alan Brazil
        Mais j’ai trouvé des liens pour vous qui vous permettront d’aller plus loin:
        http://www.efinancialnews.com (« goldman strategist dark view »)
        ncrenegarde.com – mot clé: Goldman Sachs

  17. La Bretagne, c’est mon pays natal préféré, je vous envie la chance d’y habiter. Pendant des années ( les années 70, 80) j’y ai passé mes vacances et découvert la Bretagne profonde.
    Vu, dans les environs de Sainte Marine: une propriétaire qui louait sa maison traditionnelle raisonnablement spacieuse et équipée, cette personne quant à elle vivait dans un véritable taudis.
    La location était probablement son seul revenu.

    Vu, à la vente directe à l’arrivée d’un bateau de pêche, déjà à cette époque, l’offre de langoustines bien trop jeunes, une autre façon d’évaluer le prix, la surpêche en réponse à la demande des touristes consommateurs.

    Vu, au fil du temps, la multiplication des pizzérias au détriment des authentiques crêperies.
    Vu, en 1975, la pénurie d’eau potable.
    Vu, la misère de la Bretagne rurale, il n’y a pas que la pêche !

    En évoquant la pêche, ne pas oublier que ce fut la raison principale du refus de la Norvège d’entrer dans l’U.E. Les revenus de la pêches à l’époque, dans ce pays, dépassaient ceux de l’exploitation pétrolière.

    Pour l’anecdote, un souvenir: une invasion de coccinelles, une véritable infestation et elles piquaient. Réaction d’un vieux pêcheur: c’est à cause « d’un mauvais vent venu de terre ».
    C’est certain pour lui rien de bon ne pouvait provenir de la terre, lol.

    A cause de votre intervention, Monsieur Jorion, je me suis épanchée sur mon amour de la Bretagne. On se fait plaisir comme on peut, si je pouvais choisir c’est là que j’irais habiter.

    Vigneron peut bien rigoler dans sa barbe vineuse, en cas de grippe avant de prendre des médications lourdes, je bois beaucoup de thé sucré au citron et des infusions de thym.
    Parfois cela suffit à stimuler le système immunitaire naturel.

    Pour ce qui regarde l’habitat, une réflexion seulement car le sujet est trop vaste. Il y a pénurie d’habitations sociales, particulièrement à Bruxelles. Il s’ensuit nécessairement que les allocations sociales attribuées aux bénéficiaires retournent en grande partie dans la poche des propriétaires particuliers. Un non-sens.

    Soignez-vous bien.

  18. Et la BCE? Toujours pas la grippe?

    Nous sommes si tenus par les liens du crédit,
    Chacun étant aux autres une contrepartie,
    Que le défaut d’un seul frappe tout alentour,
    En fait chuter cinq autres qui chacun à leur tour…

    F. Lordon, D’un retournement l’autre.

  19. Quand l’alimentation devient du cosmétique et quand le cosmétique devient de la communication, le temps et les cycles changent, même la grippe arrive plus tôt, quelle époque formidable.

  20. Une vision d’horreur.
    La Grèce serait déclarée en faillite ce week-end et PJ serait trop malade pour commenter.
    Soignez-vous, Monsieur Jorion, et prenez toutes les herbes et tisanes et autres médications qui vous sont conseillées ci-dessus. Et revenez nous vite et guéri.
    Quoique… Prenez le temps qu’il convient, c’est jamais qu’un monde qui s’écroule.

  21. @ Paul Jorion

    Soignez-vous bien et quand vous aurez retrouvé vos forces, vous pourrez poursuivre votre analyse des écarts observés à Houat, dans un intervalle de 40 ans.

    Vous vous êtes penché sur ce qu’était devenue une certaine ressource maritime durant une assez longue période tout comme j’ai pu le faire sur 70 ans pour une certaine ressource terrestre, en en faisant mention dans la seconde partie du post ci-après : http://www.pauljorion.com/blog/?p=27925#comment-219987

    La logique amène à penser que le niveau de vie d’une population est en relation directe avec la quantité d’énergie qu’elle est en mesure de capter sur son territoire de chasse ou de pêche, d’agriculture, d’industrie et de commerce.
    L’industrie et le commerce ont bénéficié depuis 2 siècles de conditions particulièrement faciles d’accès à l’énergie fossile et nucléaire, ce qui a décuplé les possibilités de profit dans ces secteurs d’activité, obligeant les autres, (agriculture et pêche notamment) à accroître leur productivité pour rester dans la course. Ils ont dû faire appel à davantage de mécanisation et à un accroissement des surfaces de captation d’énergie, sur terre ou en mer, quitte à délocaliser leur capital.

    Les prix de retrait dont vous parlez correspondent aux prix les plus bas susceptibles d’être obtenus auprès des sources d’approvisionnement, transport compris, d’origines « industrielles » laissant aux négociants des marges suffisantes pour leur assurer un niveau de vie en rapport avec ce qu’ils pensent valoir.

    Avec l’épuisement des ressources en énergie fossile, et un accroissement de leurs coûts, il ne peut en résulter qu’une réduction des niveaux de vie à laquelle personne n’est préparé.

    1. La logique amène à penser que le niveau de vie d’une population est en relation directe avec la quantité d’énergie qu’elle est en mesure de capter sur son territoire de chasse ou de pêche, d’agriculture, d’industrie et de commerce.

      C’est du « Rifkinisme » vers l’amont ?

    1. Oui, d’où la difficulté de concilier des points de vue linéaires (la faute ceci, ou à cela) , aucun ne marche séparément.
      C’est assez non-linéaire, ces trois expansions simultanées.

      1. Ouais, c’est la faute à trop de monde et trop de pêche surtout, une expansion peut être « linéaire » sur 3, 4, 5 ou n dimensions, mais certes ici ça va plus vite que du simple linéaire sans doute (et linéaire ou pas n’a pas vraiment de sens par rapport au nombre d’espèces pêchées)

  22. Bonjour à tous,celà fait un moment déjà que je ne postais plus sur le blog mais les écrits sont si exhaustifs de grande qualité de grande convivialité et d’une grande pertinence;je remarque avec plaisir que nous sommes de plus en plus nombreux à lire et intervenir,celà me permets de combattre un certain fatalisme et apaise mes colères.Pour Paul si grippé,aller faire griller des maquereaux à la pointe avec une belle quille de muscadet comme me le conseillerait bertrand de kermorgant(alias tramber,dessinateur exhaltant).

  23. L’évocation de Paul Jorion du marché du poisson de l’île de Watt, comme illustration du déséquilibre introduit par l’objectivation du prix et la notion de prix plancher (le vendeur étant ainsi entravé dans la défense de son prix), me rappelle l’histoire de l’essor des caves coopératives en Languedoc-Roussillon.
    Les petits viticulteurs isolés n’avaient alors pas assez de force pour défendre leur prix face aux courtiers. La production était bradée et finissait en coupage dans les vins de bordeaux. Seule la quantité comptait (« prix plancher » rimant à la fin avec « qualité plancher »), ce qui pénalisait encore plus les villages « pauvres » des collines (alors que ce sont précisément les coteaux arides et schisteux qui font la qualité du vin, aujourd’hui)…
    Le mouvement de création des coopératives a permis aux viticulteurs (notamment les plus pauvres) de mutualiser leurs ressources et de profiter de l’effet d’échelle, ce qui a permis de dégager des moyens pour mettre en place des politiques commerciales et de distribution.
    Lestés de leur nouveau poids collectif, ils ont pu mieux défendre leurs intérêts auprès des décideurs politiques, des fournisseurs et des acheteurs. La qualité du vin s’est notablement améliorée (même dans les plaines) et de nouvelles appellations sont nées.
    Bien sûr ce système a eu ses limites et ses défauts (tout comme la monoculture). Il na pas empêché les crises vinicoles ni la disparition des petits exploitants. Mais, à mon avis, cette expérience n’en est pas moins riche d’enseignement.
    NB : merci à tous pour ce blog !

  24. Les prix des crustacés: homard breton 19€ en promo a Leclerc Lannilis prês Brest, 26€ la semaine suivante ( de vivier, souvent vides). Tourteaux de vivier en promo a 5€. La semaine suivante 13€ au intermarche voisin, proche des lieux de peche. Début de cette semaine tourteaux vivants (hOrs vivier)4€ a Super U Redon( Intérieur des terres). Quelle part revient au pêcheur?

  25. Oui oui Paul, tenez-nous informés quand sortira la diffusion vidéo de ce reportage !
    Et merci, gracié mile pour tout ce que vous nous donnez en partage !

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