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85 réflexions sur « LA NEF, « Misère de la pensée économique », N° 242, novembre 2012 »

  1. Monsieur Jorion,vous dites:
    J’ai ensuite fait du « terrain » anthropologique dans une communauté bretonne, sur l’Île de Houat dans le Morbihan. Les données récoltées m’ont permis de rédiger une thèse d’anthropologie économique à l’Université de Cambridge, défendue ensuite à Bruxelles.

    En chiffres,voilà ce qu’est l’île d’Houat.

    274 Houatais (457 en 1968)
    288 hectares
    Longueur: 3.3 Km
    Largeur: 1.5 Km
    Elle est située à environ 20km de la terre ferme et, hors produits de la peche, importe tout .

    Qulle est des lors la valeur de cette étude de terrain?

    1. On voit qu’il y en a qui s’énervent qu’on leur sape les bases sur lesquelles ils fondent leurs activités, et probablement toute leur vie. Alors ils attaquent la forme plutôt que le fond… Un peu facile.

      Ils feraient bien de se remettre en question, et de vraiment se demander si ce que dit Paul dans ce livre n’a peut-être pas plus de sens que les aberrations fournies par des prix nobels économiques à la pensée dogmatique et qui détestent leurs semblables humains. Qu’ils se demandent de manière objective où tout cela va nous mener. Est-ce que c’est une réponse adéquate aux défis qui se présentent à l’humanité ?

    2. A Gringo :
      Pas d’accord avec cette objection. Un travail de terrain, ce n’est pas une étude expérimentale, mais la photographie d’un cas réel qui, avec de solides arguments, va permettre de déduire les structures qui ont donné naissance à ce cas. On pourrait comparer à un géologue qui irait, par exemple, travailler sur l’arc de Castellane. Ce n’est pas l’arc de Castellane en entier, ou les Alpes en entier qu’il va étudier, mais un ensemble de failles (par exemple) précises, à un endroit précis, qui, après avoir été soigneusement repérées, identifiées, mesurées, débasculées etc. etc., va permettre de déterminer, avec un degré de confiance plus ou moins grand, et indiqué par ledit géologue, si le régime tectonique général de l’endroit était comme ceci ou comme cela (ce qui peut être essentiel pour le devenir sismique). C’est une autre méthode, ici les statistiques ne sont pas directement et dès l’abord employées. Elles peuvent l’être après pour d’autres raisons, mais ne le sont absolument pas dans le travail en question.

      1. à écodouble : non, musicologue, mais j’aime bien essayer de mesurer les failles et les projeter. J’ai hésité à protester, ça me paraissait évident, mais après je me suis dit que peut-être des personnes seraient influencées par ce raisonnement.

      2. Je vous répond car vous êtes la seule qui soulevez une objection valable.
        Effectivement on peut étudier un cas particulier et en tirer des conclusions générales, à condition que ce qui est vrai en ce point est vrai en tout point.

        Et c’est là le drame, nous sommes dans les « sciences » humaines, donc douteuses par définition. Ce qui veut dire que la « finesse » du résultat final va dépendre de la « finesse » des données initiales. Hubert Reeves, un vrai scientifique nous l’a montré et démontré.

        Mr Jorion, grand mathématicien, expert de la complexité devrait le savoir.

      3. Gringo, grand adepte de la rigueur scientifique, vous feriez mieux de commencer par lire ce dont vous voulez parler, et le comprendre. Ça vous évitera de nouvelles volées de bois vert.

    3. @Gringo

      Si votre question est pertinente, vous devez être capable d’y répondre vous-même dans le sens qui vous convient en démontrant par exemple, chiffres à l’appui, que le même sujet étudié sur un terrain différent offre des conclusions différentes, faute de quoi votre question se révèlera n’être que purement rhétorique. Par conséquent, au boulot, on vous attend.

    4. Et quelle est la valeur de théories sur les échanges économiques établit sur le papier avec un agent A et un agent B appliquées sur un marché de milliards de personnes, sans parler de la fin de ressources énergétiques, du rôle du climat, de l’accès à l’eau etc
      bon ma phrase est mal tournée mais je me suis compris.

    5. à Gringo

      Ah, y a plus que la macroéconomie de banque centrale qui prévaut comme seule vérité maintenant ?

      Quid des agents économiques et de leurs interactions à petite échelle ? Évanouis dans le grand agrégat cosmo-libéral ?

    6. Gringo, vous préférez peut-être des études sans terrain ? Comme des plans économiques ou des plans administratifs sans référence à la réalité du terrain ? Vous voyez ce à quoi je fais allusion ? ce qui induit une si profonde misère de toute pensée : C’est bien ce que nous payons si cher aujourd’hui ! Il faut avoir les pieds sur terre mais pas dans les sables mouvants néolibéraux ! C’est aussi la démonstration qu’on peut trouver de l’exotisme dans l’environnement proche, pourvu qu’on garde une distance critique. Vous pouvez encore faire des observations vraiment innovantes dans un aquarium domestique; encore faut-il avoir des idées précises sur son fonctionnement et en apprécier les dysfonctionnements. Regarder une flaque d’eau dans la rue où vous vivez, 2 jours après une pluie si elle ne s’est pas évaporée, et un après-midi ensoleillé ; le matin, on n’y voit encore rien et le soir, c’est trop tard. Vous y verrez de petits amas végétaux verts et des bulles de gaz: ce sont des « algues bleues » qui produisent de l’oxygène dans cette eau malgré la pollution ambiante ! Ce sont elles qui ont produit l’oxygène de l’atmosphère terrestre en quelques millions d’années: alors un peu de respect pour elles et pour ces chercheurs qui trouvent l’innovation dans le quotidien, faussement banal. Et chercher, vous trouverez et nous attendons votre contribution.

    7. Vous tombez à bras raccourcis sur ce pauvre Gringo qui confond simplement enquête sociologique de type statistique (couvrir l’échantillon le plus vaste possible) et enquête d’observation participante de type anthropologique (plus la communauté est petite, mieux ça vaut d’une certaine manière).

      « A tâter du côté de son cœur, en douceur, en douceur
      En douceur et profondeur »

      L’observation participante de l’anthropologue, c’est de ce côté-là : la douceur et la profondeur.

      1. merci roma !

        passionnante conférence de Mme Favret-Saada !

        Je crois même avoir compris certaines choses …obscures …

        Paul Jorion est le « désorcelleur » du bocage financier international …il n’a pas hésité à s’immerger au sein du « sorcier financier US », dans le coeur de la bête …pour cela, il possédait une arme ( qui lui a permis de ne pas être totalement « possédé » par la force obscure ) : des études en anthropologie, avec immersion chez les pêcheurs de l’île de Houat ( sorte de force tranquille ), puis passage dans des lieux de moins en moins recommandables ( mithridatisation ??), lui conférant peu à peu la force positive du désorcelleur, pouvant intervenir (aller et venir) entre « le mal » et « le bien », apportant ainsi, par une meilleure compréhension du système, et une mise à plat de ses entrailles fumantes, un peu de l’énergie nécessaire à ceux que l’enchaînement de catastrophes liées au système financier sans freins (* illimité)avait transformé en victimes sans forces destinées à la mort …

        *2ième tableau vertical

        ouf, quand un neurone se réveille, ça fait un peu peur ! …ce soir, une poche de glace sur la tête … demain, vite, à la Bibliothèque pour quérir quelques livres de Mme Favret-Saada ! quel bonheur !

        signé: neo-comprenante désorcellée ! ( enfin, rien n’est jamais sûr …)

      2. On avait compris .

        Sans prendre les pas de Gringo , il me semble cependant qu’on ne va pas à la pêche avec un certain filet ( l’analyse participante ) , que ce soit en rivière , en lac ou en océan , sans avoir une idée du type de poisson que l’on espère prendre dans les mailles .

        Et quand on lève le filet , on trie le poisson avec le plus de méthodes possibles .

        Jorionix : » il est pas bon mon poisson !! ? »

    8. Le qualitatif bien sûr ! Rien de mieux que l’approche de terrain en immersion pour comprendre les traits de caractère de l’humanité. Les sciences fondamentales ont bien réussi à définir les lois de l’univers dans des laboratoires…où tout simplement, sur un tableau noir ou sur du papier au coin d’une table…

      OU encore : on a pas eu besoin d’attendre de pouvoir aller sur la Lune pour comprendre que la terre était ronde !

  2. Une chose m’interpelle, c’est l’importance à mes yeux des modes de pensée structuraliste dans votre cheminement de pèlerin en quête de connaissance. Un peu comme un touriste dans sa propre vie qui pérégrinerait au gré de ce que les chemins qu’il croise, lui proposent, et qui évaluerait ce qu’ils lui permettent comme route. J’aime bien cette errance qui fructifie à travers une improvisation du moment et une attention aux évènements qui trouve son chef d’œuvre dans la construction d’un savoir . Savez vous que cela ressemble à s’y méprendre à la construction d’un standard par un musicien de jazz dont les improvisations semblent anarchiques et pourtant trouvent soudain par émergence leur cohérence dans une représentation finale ordonnée tirée par un dénominateur commun, un thème mainte fois répété et pourtant jamais tout à fait identique à lui-même, au point de donner vie dans les imaginaires à une petite musique qui ne s’arrête jamais, comme si elle n’avait plus besoin de musicien pour exister.
    Vous êtes très jazz, Monsieur Jorion.

    1. J’ai fréquenté les grands noms du structuralisme, mais honnêtement, je n’ai jamais accroché à ce courant de pensée : mes véritables maîtres ont été Edmund Leach et Rodney Needham, des structuralistes, mais hétérodoxes.

  3. Oups!
    LA NEF?
    Deux portraits croisés réussis, le votre et ce monde économique mais vous n’hésitez donc pas à balancer ce pavé en eaux troubles.
    C’est dire combien il n’y a plus de repères et que ce repaire là est aussi à prendre.
    Osée la stratégie!

    1. Mince, j’avais des écailles sur les yeux, elles viennent subitement de tomber dans la poêle à frire. C’est une vision dérangeante, certainement. On peut même plus se faire cuire un œuf avec un minimum d’enthousiasme. Oops !

  4. Eh ben voilà. Et une Une, une ! Jorion en couv de la Nef des Geffroy, de Guillebot, Maxence, Coûteaux plutôt que de la Vie ou TC. Ça sert à quoi de prêcher des convaincus, d’extrême-droite qui plus est ?

      1. Pourquoi des références quand il y a tout plein de sain(t)es lectures pour se faire une idée (j’aime bien les petites annonces) …
        Pour des pedigrees plus détaillés, passez par ici ou branchez directement Radio Courtoisie !

    1. Créée en décembre 1990, à la suite des débats sur la messe traditionnelle causés par la rupture entre Rome et Mgr Lefebvre puis par le motu proprio Ecclesia Dei Afflicta publié par Jean-Paul II en 1988, La Nef entend apporter un éclairage traditionaliste de type « intransigeant » et « ultramontain », s’opposant au catholicisme libéral sur des sujets de société, de politique et sur la vie de l’Église catholique. (wikipedia)

      Il me semble que par exemple les vices privés font les bénéfices publics n’est pas vraiment compatible avec les principes avancés par les encycliques portant sur le même sujet. Ceci dit on peut déduire de la contradiction entre le principe tu ne tueras point et Bénis soient les canons si, dans les brèches qu’ils ouvrent, fleurit l’Evangile qu’il resterait toujours possible de trouver des arrangements…

    2. Il faut bien les informer…

      C’est, avant tout, par manque d’information clarifiante que l’on est d’extrême -droite, me semble-t-il (pensée figée).

      Delphin

      1. Dans l’extrême-droite il convient de distinguer les meneurs et les « menés »: il me semble que les meneurs font au contraire assez souvent preuve d’indépendance par rapport aux idées dominantes (ils sortent souvent du politiquement correct, n’hésitent pas à émettre des critiques du pouvoir en place qui rappellent celles de l’extrême gauche, etc.)

        Comme beaucoup d’autres, les meneurs affirment que les choses étaient beaucoup mieux avant, s’appuient sur la peur du changement et prônent le retour aux traditions « qui faisaient naguère notre force et notre grandeur » mais ce faisant ce n’est rien d’autre que leur propre pouvoir qu’ils cherchent à consolider ou à rétablir. Tout les moyens pour y parvenir sont bons pourvu qu’ils semblent caresser ceux qui les suivent dans le sens du poil.

        Si on prend en compte les moyens – tout à fait modernes pour l’époque – mis en oeuvre par les nazis on constate par exemple qu’ils ne s’appuyaient pas sur une pensée figée, laquelle caractériserait beaucoup mieux Pétain que Hitler!

        On peut de même estimer que les idées des néo-libéraux prennent mieux en compte les changements survenus depuis la fin de la seconde guerre mondiale et qu’ils ont une stratégie qui peut le permettre de sauvegarder leurs intérêts voire rétablir leur prédominance dans un cadre mondialisé (à condition d’accepter l’idée que c’est pour eux-mêmes et pas pour ceux qu’il entraînent à leur suite qu’ils agissent.) Ceux qui devraient logiquement s’opposer à eux s’appuient au contraire sur des idées figées pour les laisser faire (attitude qui n’est pas sans rappeler celle de la France et de la Grande-Bretagne avant 1940…)

      1. La Croix.

        c’est pas là qu’est journaliste un certain A.Peillon ? … me semble avoir entendu ça quelque part …

        euh, la NEF, je croyais que c’était la banque différente des autres (car, coopérative) d’après certains ici …
        vive la laïcité !

  5. Le Ministre du Travail et des Retraites conservateur britannique Ian Duncan Smith a mis en place en 2011 un « Work Programme » destiné à aider les chômeurs à retrouver du travail.
    Cout de l’opération : 7 milliards, en partie venus de l’UE
    Résultat un an plus tard: 2% des participants ont retrouvé un contrat de 6 mois (1 participant sur 28)
    Les 7 milliards ont graissé des organismes privés de formation entre temps. Merci l’UE! Merci GS!
    La liste des organismes est ici. Vous imaginez qu’il ne s’agit pas d’entreprises particulierement sociales et solidaires : Deloitte, G4S (pour ceux qui connaissent le fiasco des « volontaires esclaves » employés pour les JO de Londres), etc…

    Il faut lire la description du programme :
    http://www.dwp.gov.uk/policy/welfare-reform/the-work-programme/
    It is delivered by DWP contracted service providers who have been given complete autonomy to decide how best to support participants while meeting their minimum service delivery standards.

    Fraude Fraude Fraude….

    1. Ce commentaire s’inscrit dans une conversation plus large au sujet de l’impératif éducatif, et d’auto formation citoyenne, alors que je disais tout à l’heure à Jean-Luce Morlie que je pense qu’il existe une entreprise délibérée d’abrutissement intellectuel par les médias et d’appauvrissement éducatif par les gouvernements.

      1. il existe une entreprise délibérée d’abrutissement intellectuel par les médias et d’appauvrissement éducatif par les gouvernements

        Je suis d’accord avec vous, même TF1 est de la partie avec son temps de cerveau disponible. A-t-on besoin d’un cerveau pour regarder TF1 et son dégoulinage de pub ?

        J’ajouterai un autre item à votre courte liste : 70% des français propriétaires, cher à N.Sarkozy. Vous avez déjà vu un propriétaire de son logement descendre dans la rue, prêt à la révolte ?

  6. Le principe laplacien n’est pas mauvais, mais l’appliquer à des hypothèses fausses ne va pas produire des miracles !

    La théorie du chaos, il faut s’en méfier. Déjà les mots sont malheureux, s’il y a une théorie du chaos celui-ci devient du coup laplacien, on ne peut intégrer le désordre dans une théorie qu’au prix de la perte de sa qualité de désordre. On ne peut pas intégrer le radical libre-arbitre de quoi que ce soit dans une théorie, la théorie décrivant ce qui est conditionné et la liberté étant l’inconditionné. Parenthèse, c’est pourquoi le structuralisme est notre seule manière de voir un ordre, et donc de faire de la science tout court.

    C’est pourquoi l’axiomatique du chaos ne sera jamais intégrée dans une science humaine comme paradigme ; au sujet de cette parabole battement d’aile du papillon, nous ne pouvons rien en faire à moins de surveiller tous les papillons du monde.

    La sociologie essaie d’intégrer les trajectoires individuelles dans sa description, donc il intervient une sorte de théorie du jeu à travers la structure, les acteurs étant en mesure de réaliser des « coups » dans un environnement donné.

    1. @ Lisztfr
      Ma position est, je crois, assez radicalement différente de la vôtre. Pour moi le problème vient (plus largement que de la vision laplacienne) de l’utilisation de modèles formels qui ont comme principal défaut de vérifier le principe de raison suffisante de Leibniz (que l’on retrouve en Physique avec le principe de Curie). Pour moi le fait d’utiliser des modèles probabilistes ne change rien car les modèles stochastiques sont des modèles déterministes où l’on a remplacé l’espace de configuration initial X par un espace fonctionnel de mesures sur X, complexifiant ainsi considérablement le modèle initial. Le problème est un problème d’intelligibilité: il s’agit de plonger le réel dans un virtuel contrôlé le plus simple possible (à l’opposé des modèles stochastiques), en principe deterministe mais dans lequel existe des lacunes dans l’écoulement causal des processus (négation « minimale » du principe de Leibniz, brisures de symétries en Physique), écoulement causal dans lequel l’homme peut alors glisser sa liberté.
      C’est la voie choisie par Thom avec son essai de théorie générale des modèles. Mes connaissances en linguistique sont rudimentaires (je débarque sur le sujet via ce blog). Je suis néanmoins convaincu que c’est un modèle de ce type que PJ utilise dans « Principes des systèmes intelligents » pour aboutir au programme Anella. Le réel est éminemment variable et inconnu. Il s’agit de le plonger dans le virtuel, d’inventer les possibles les plus simples, pour lutter contre la maladie de notre temps: la complexité qui engendre l’inintelligibilité*. « La situation est devenue tellement complexe que nous ne la maîtrisons plus. Feignons d’en être les organisateurs ». Je crois que « nos » élites en sont là et que cet état de fait nous conduit à la catastrophe. Peut-être PJ a-t-il sous le coude un modèle de société de ce nouveau type à nous proposer?

      * voir l’introduction de PSI, paragraphe 2.

  7. Si Sciences-po est symbole d’ancien régime, sa prise équivalente de nouvelle prise de Bastille, sa chute de veau d’or déboulonné, alors La Nef c’est symbole de quoi ? sa prise de Jorion prise de quelle pastille ? reboulonnage de quoi ?

    1. A force d’être hébergés dans tous les prieurés du département de la Loire ….

      Si Via campesina , l’amérique du sud et le Portugal se boulonnent aussi , ça va finir par faire du monde !

      Je phantasme .

    2. À chacun ses terres de mission. Ceci dit, je ne considère pas toute terre comme étant potentiellement de mission (voir ce que je dis par ailleurs du Club de l’Horloge).

    3. Vigneron dé-mission ! L’article ne varie pas d’un iota sur les fondamentaux de l’escrimeur. L’invitation dans les colonnes surprend, de là au colonisateur…Quand on retire au national-socialisme son national, il reste l’embarras. À la Lettre, avec national on a fabriqué nationalisation, avec mondial, mondialisation : Esprit es-tu là ?

    1. Toujours bien d’accord avec vous Kercoz. Mais je crois qu’il n’y pas que ça.

      Cette « misère de la pensée économique », je crois que c’est surtout une malveillance délibérée, dans l’entreprise sournoise de siphonner de plus en plus des reliquats qui s’amenuisent de plus en plus.

      Les deux crises sont liées (crise économico-philosophico-métaphysico-socio-civilisationnelle -ouf ! – et crise énergétique), évidemment, mais je crois que les grosses perturbations engendrées par la pénurie énergétique (et là je vous entends bien Kercoz, sur l’EROEI, etc, je connais, ce n’est pas mon propos dans ce post) commencent à ne plus permettre de couvrir cette « misère » par la croissance générale des espoirs d’un meilleur futur. Y a toujours eu des pauvres malheureusement, mais avant que le robinet commence à coincer, il était possible pour beaucoup d’améliorer relativement facilement leur sort, et ce grâce aux transitions successives dans la source majeure d’énergie fossile (bois>charbon>pétrole), même si la population augmentait.

      Maintenant que la population globale a tellement augmenté (de manière exponentielle), et que les attentes de la croissance ont elles aussi augmentées (encore plus que le bénéfice réel, qui est tout de même bien tangible), la physique dit qu’il n’y a plus de transition possible vers une nouvelle source susceptible de produire un nouveau bénéfice du même ordre de grandeur.

      Les sournois dont je parlais au début le savent à mon avis parfaitement, et certains ont très bien compris que la physique ne les autorise plus à couvrir leur entreprise aussi bien (pas tous, parce que visiblement nombre d’entre eux croient réellement ce qu’ils assènent). Et c’est ce qui transparaît dans cette « misère » amha (attention, mon choix lexical ne doit pas faire penser que je parle de complot hein, convergence d’intérêts + comportement animal de prédation + volonté de pouvoir + etc). Et c’est bien pour ça qu’on sort le gros marteau pour faire rentrer dans les crânes que TINA.

  8. Vous ironisez sur la « science » économique qui a été incapable de voir venir la crise de 2008 : que lui reprochez-vous fondamentalement ?

    Daniel Cohen interrogé par F Taddéi fin 2009 :
    Çà commence par une citation de DSK qui dit que c’est un des meilleurs économistes français, « peut être le meilleur », qu’il a tout compris au développement, à la mondialisation, à la finance et aux inégalités…qu’il s’est éloigné des maths pour une approche empirique de l’économie, rendue possible par la disponibilité d’un nombre croissant de données…
    et à 3 mn :
    T : « Les économistes ont été parmi les premières victimes de la crise : on leur a reproché de n’avoir rien vu venir […] »
    C : « […] le fait que l’on ne puisse pas prévoir des crises est quasiment défini de manière tautologique dans la définition d’une crise : si je pouvais prévoir aujourd’hui une crise qui se passera dans un mois, alors cette prévision déclencherait la crise aujourd’hui, et c’est la semaine d’avant que j’aurais pas pu la prévoir.[…] L’idée que les crises soient imprévisibles, c’est presque un axiome […] »

    1. En économie ya ceux qu’on tout compris (souvent très médiatisés) mais qu’y voient jamais rien venir et pis ya ceux qu’on dit qu’y comprennent rien (d’après ces expertsmédiatisés) et qui prévoient tout…

      1. Ben là à ce qu’il dit, c’est justement parce qu’il est médiatique qu’il ne peut rien prévoir. Voire qu’il est inutile d’essayer, même pour ceux non médiatiques, car n’ayant pas de portée.

        Alors au pire il se voit comme un journaliste, au mieux comme un historien (ou un militant politique, comme le laisserait entendre sa palabre à science po, entre Fukuyama et Huntington).

    2. @sylla

      Il faudrait peut-être expliquer à Mr Cohen le fonctionnement de la météorologie, de la sismologie ou plus généralement de la physique: Ces sciences là, parce qu’elles sont bien structurées, offrent un potentiel de prédictibilité des phénomènes tout à fait satisfaisant, et c’est même l’un de leurs principaux intérêts.

      Deux conclusions s’imposent alors:

      – La science économique n’a rien à voir avec une science dure, quels que soient les artifices mathématiques dont elle se pare.
      – L’économie politique telle que la conçoivent Jorion et d’autres offrant un potentiel de prédictibilité nettement supérieur à celui de la science économique, celle-ci ne doit vraiment pas valoir grand chose.

      Par analogie, c’est un peu la même différence qui existe entre l’astrologie et l’astronomie. Mr. Cohen devrait par conséquent sans doute reprendre le cabinet de Mme Soleil au lieu d’essayer de se faire passer pour Copernic, il serait plus à sa place…

      1. Dissonance

        Même pas madame Soleil : aucune prospective. Un peu de mauvaise foi, un peu d’immodestie, un peu de sophisme pour pondre la stratégie de « l’autruche anticipatrice » en toute bonhommie. Un copilote inutile donc, et même dangereux

        Le pire étant qu’il le dise lui même et publiquement, « comptez pas sur moi pour prévenir des gros problèmes », sans que çà n’émeuve son interlocuteur.

        Çà ne l’empêche néanmoins pas de gloser sur les théories du « choc des civilisations » et de « la fin de l’histoire ». Économiste futurologue…mais pas sur l’économie.

        Par contre, je le soupçonne de considérer cette crise comme un énième cahot, et non comme quelque chose de structurel.
        Et avec son « axziome » de « l’autruche anticipatrice », n’ayant pas d’hypothèses à confronter au réel, il n’est pas près de remettre en cause son approche.

  9. La situation devient tendue au point que Laurence Parisot rappelle que le fondement de notre société est le droit de propriété. Elle est scandalisée par les propos du gouvernement qui parle d’une nationalisation temporaire ! Bizarrement, elle ne rappelle pas que Arcelor a bénéficié de beaucoup d’investissement de l’état, qu’il évite de payer des impôts en France et en Europe. Arcelor Mittal déclare deux milliards de bénéfice au Quatar très connue pour sa sidérurgie ! Je ne parlerai pas de l’utilité de continuer l’activité du site car je ne connais pas le dossier et je ne sais si c’est pertinent pour la France. Mais cela doit être pertinent financièrement s’il y a un acheteur…Bien qu’il soit pertinent de savoir ce que l’on doit absolument conserver comme activité pour nous permette de ne pas être complètement dépendant de l’extérieur…comme par exemple le fait de pouvoir manger et s’habiller, se chauffer, boire un coup…ainsi il est plus qu’étonnant que nous n’ayons jamais fait attention à notre sol. Ainsi, en France, on ne forme plus de microbiologiste des sols..on en a plus besoin avec une agriculture et un commerce agroalimentaire qui sont dévorantes en terme d’énergie et qui finit par laisser des déserts derrière elle.

    Voilà une petite vidéo d’un spécialiste des sols et c’est incroyable que nos dirigeants préfèrent se disputer pour le pouvoir que d’écouter un homme qui parle de notre avenir !

    http://www.youtube.com/watch?v=nEioLamuJfg
    http://www.youtube.com/watch?v=vzMhB1fgWew&feature=related

    1. Propriété privée = dernier argument, dernier carré. Quiconque pose une question sur le bien-fondé de la propriété privée est « communiste = goulag ». C’est quand même bien pratique !

      1. C’est bien ce qui est sous-entendu dans les déclarations de certains responsables patronaux à propos d’une entreprise sidérurgique française! Où doit s’arrêter la propriété privée, où commence ce qui doit rester le bien commun, dans l’esprit des « commons »?

      2. @Paul

        Parisot est dans son rôle, détestable comme toujours, cependant en appeler à l’abolition de la propriété privée nécessite pour le moins un débat préalable d’une ampleur sans commune mesure avec la ritournelle gentillette dont nous abreuvent nos responsables de tous poils depuis fort longtemps.

        Concrètement, on abolit toute forme de propriété privée? Seulement certaines formes (genre celle des moyens de production?). Dans le premier cas, cela pose la question de l’attribution des moyens de subsistance (qui décide comment répartir les logements, la nourriture, etc.), dans le second, cela pose la question des entreprises personnelles: S’il est bien évident que les gros machins du cac40 ne devraient en aucun cas être privés (d’autant moins lorsqu’ils sont dépositaires de biens publics, suivez mon regard), que dire des artisans et autres micro-structures économiques? Doit-on les obliger à s’associer à parts égales avec une ou plusieurs autres personnes pour conserver le droit d’exercer? Idem pour les professions libérales?

        Ce sujet me semble autrement plus délicat que ce que vous en laissez voir quand vous tirez ainsi sur l’ambulance Parisot.

      3.  » …ambulance Parisot. »

        non, « tirer »en paroles sur Parisot n’est pas tirer sur l’ambulance …

        c’est tirer sur les multinationales n’hésitant pas à provoquer de nombreux désastres humains
        ( faire basculer des personnes à la rue, c’est cela tirer sur l’ambulance ! ) par des licenciements boursiers, dans des groupes faisant de juteux bénéfices, uniquement pour augmenter les dividendes des actionnaires, et les stock-options des big boss,et , en particulier de ceux qui n’ont guère fait plus dans leur vie qu’hériter …

        c’est vrai que la propriété privée, lors de la Révolution Française, avait, au départ, pour but de permettre aux paysans d’acquérir leur lopin, et donc leur sécurité alimentaire, pour eux et leurs enfants =) ne pas oublier que des siècles durant, ils n’avaient connu, comme fruits de leur travail, que l’insécurité, la disette, la prédation d’une grande part des récoltes par les seigneurs – particulièrement tragique en cas de famine – … + guerre des farines peu de temps avant / spéculations sur le grain … =) grand avantage, d’après moi, par rapport aux Pays n’ayant pas mené de Révolution, à son terme, avec latifundiaires usant et abusant … il en existe toujours de nombreux exemples de part le vaste monde ( fini) .
        il y a grande différence entre petite propriété (TPE, et PME inventives et courageuses), et « pigeons » axés sur les fusions-acquisitions, visant à acquérir toujours plus de pouvoir, et à devenir énormes =) prédation en cours .

        mais, il va falloir aviser ce qui est bien commun ( coopératives de paysans,travaillant « proprement », et tentant de tenir à distance les mammouths agro-alimentaires pest(icid)eux, le sol ( et sous-sol ) d’un territoire : ex. des zones vendues à la découpe par le neocon(férencier), en vue de prospection ( et plus si affinité, hélas) des gaz de schistes …exploitation de pétrole maritime, dans les zones côtières par les éléphants pétrolifères ( BP/golfe du Mexique, et ce qui sent le soufre ( Grèce, MO …)

        enfin, moi je n’ai rien en propriété ;.. mais je pense que petite propriété n’est pas le problème … il y a une question de freins à mettre ( cf Robespierre, 1792 / texte déjà cité ) …

        small is beautifull .

      4. @M

        Je désigne Parisot comme ambulance précisément parce que ses propos sont indéfendables, ils méritent donc d’être défendus, ne serait-ce que pour faire émerger de vrais arguments à charge, et pas seulement quelques vagues invectives et autres bons mots.

    2. Il faut éviter une catastrophe sociale de plus
      en réquisitionnant non seulement Florange, mais l’ensemble du groupe France,
      et refuser de payer une quelconque indemnisation
      à ce patron qui a déjà tellement profité de subsides et de l’exploitation du travail.

      Montebourg parle d’une timide « prise de contrôle public temporaire ».
      Mais même de cela, ce gouvernement MEDEF en semble incapable !

  10. « Paul, vous auriez dû le savoir : il n’existe pas chez nous de culture associée à des projets qui réussissent »

    Je ne suis visiblement pas fait pour les couloirs feutrés de l’ONU… Je n’arrive pas à comprendre cette phrase. Quelqu’un peut-il m’éclairer ? C’est le mot « culture » qui coince ici. Dans quel sens dois-je le comprendre ?

    1. Extrait de Comment on devient l’anthropologue de la crise

      Sous sa forme complète le récit de cet épisode répond à la question, c.a.d. approximativement qu’en jouant au « savant distrait » Paul faisait obstacle aux intérêt supérieurs de l’Entreprise:

      « Le profil que j’adoptais était celui du « savant distrait », du technicien absorbé par la résolution de problèmes purement techniques et prétendument incapable de noter les enjeux politiques du cadre au sein duquel il évolue. Cela suffisait en général à ce qu’on me laisse tranquille puisque je réalisais par ailleurs les tâches que l’on me confiait (le plus souvent d’ailleurs celles sur lesquelles mes prédécesseurs s’étaient cassé les dents, ce qui me rendait indispensable malgré mon caractère atypique et assez inquiétant). Il m’arriva pourtant un jour que l’on me rappelle en termes explicites la nature des enjeux politiques et leur préséance sur la résolution technique des problèmes. L’anecdote mérite d’être rapportée car elle est éclairante en soi quant au monde financier et au rapport de force existant entre lui et ses autorités de tutelle : le régulateur étatique qui supervise, en principe du moins, son activité.

      Je faisais partie à l’époque d’une équipe de consultants introduisant dans une banque européenne (la plus importante du pays en question) le protocole de gestion du risque « VaR », Value at Risk. Les autorités de tutelle avaient imposé que les banques produisent dorénavant journellement ce chiffre de Value at Risk exprimant, pour dire les choses en deux mots, sa perte maximale probable au cours d’une période donnée, vu son exposition au risque sur les marchés. Mon rôle consistait à tester le logiciel que nous installions. J’avais pour cela créé un portefeuille fictif de l’ensemble des instruments de dette que possédait la banque, dont je calculais le prix « à la main », c’est-à-dire en ayant créé un modèle de cet instrument sur un tableur, puis je comparais les valeurs obtenues à celles que le logiciel générait pour les mêmes configurations. Or ça ne collait pas : on trouvait dans les prix des produits (en amont du calcul de la « VaR ») des erreurs de l’ordre – si je me souviens bien – de 1%, ce qui sur des portefeuilles de la taille des portefeuilles bancaires était tout à fait inacceptable.

      Je demandai à examiner le code (C++), ce qu’on m’accorda, bien qu’en me maudissant silencieusement. Le code était correct et il ne s’agissait donc pas d’un bug, d’une erreur de programmation. La méthodologie VaR était codée à l’intérieur d’un module inséré lui au sein d’un logiciel beaucoup plus vaste. Je me mis à examiner les chiffres en entrée dans le module VaR en provenance du logiciel général. La source des erreurs était là. Or ce logiciel était d’usage courant depuis plusieurs années, installé dans des centaines de banques de par le monde, le vendeur bénéficiant d’une part considérable du marché. Nos services étaient coûteux pour la banque hôte et l’équipe à laquelle j’appartenais était restée bloquée depuis plusieurs jours, attendant le résultat de mes investigations. La nouvelle que j’annonçais : que le problème était en amont et beaucoup plus général que nul n’avait envisagé puisqu’il affectait la valorisation de produits financiers très répandus, jeta la consternation.

      Quelques jours plus tard, la banque organisait un cocktail dans un excellent restaurant de la ville. J’étais là, mon verre à la main, quand un vieux monsieur m’aborda : « Vous savez qui je suis ? » Non, je ne le savais pas. Il me dit son nom qui m’était familier : c’était celui du numéro deux ou trois de cette grande banque dont tout le monde connaît le nom. « Et moi je sais qui vous êtes : vous êtes l’emmerdeur qui bloquez tout. Il y a une chose que vous n’avez pas l’air de comprendre mon petit Monsieur : le régulateur, ce n’est pas lui qui me dira ce que je dois faire. Non, ce n’est pas comme ça que les choses se passent : c’est moi qui lui dirai quels sont les chiffres, il ne mouftera pas et les choses en resteront là. Un point c’est tout ! » Et il tourna les talons, me plantant là, moi et mon verre. »

    2. « Nous avons un discours tout préparé pour quand un projet échoue : « Des populations locales (« indigènes ») peu à même de comprendre les enjeux, bla, bla… », mais quand un projet réussit, il faudrait changer toutes nos habitudes : heures de travail imprévisibles, caractère ingérable de la reconnaissance que nous manifestent les populations locales, fonds propres à allouer aux projets au lieu de nous les partager entre nous comme « bonus », etc. »

      1. Waw ! A présent je comprends ! De Gaulle (pour une fois je lui donne raison) avait vu juste : un « grand machin », ou plus exactement, une grande machine, juste là, avec ses milliards de dolllars de budget annuel, pour servir de prétexte et dire aux populations de tous les continents, « vous voyez, nous sommes là pour vous aider »…

        Pourvu qu’un projet échoue ! Nous avons nos discours déjà préparés et nous gagnerons plus d’argent. Un projet qui réussit, ça fait désordre…

        J’en suis le cul par terre (si vous me passez l’expression) ! Vous avez encore réussi à me choquer, Paul Jorion ! Après tout ce que j’avais déjà lu sur votre blog, je commençais à douter que ce fût encore possible !…

  11. Bonsoir Monsieur Jorion, votre évocation de la « main invisible » d’Adam Smith n’est pas sans faire écho à la Théorie de « l’ordre spontané » de Monsieur Hayek .Celui a sans doute déniché ,à mon sens, la justification la plus subtile de la non intrevention des Etats dans le fonctionnement intime des marchés: en effet,selon le célèbre professeur viennois, seuls les parties prenantes qui agissent à l’intérieur de ces marchés sont les seules à avoir la connaissance idoine et les compétences requises pour pouvoir les gérer eux-mêmes sans qu’une puissance tutélaire extérieure vienne s’en mêler(en ce qui concerne notament la formation des prix, Hayek part du principe que les agents du marché disposent de toute l’information nécessaire pour définir ces prix,contrairement aux Etats ,totalement béotiens en la matière)Cela me rappelle furieusement l’intervention d’un ancien premier ministre socialiste aux universités d’été du medef en Aout 2011:celui-ci exposait sa recette personnelle pour résoudre la crise;les Etats devaient rester en dehors de toute tentative de résolution de la crise,car seules les grandes firmes multinationales avaient légitimité de le faire,eû égard à leur expérience des affaires économiques!….Edifiant,non?

      1. Les souverainetés nationales ont dépassé leur stade d’efficacité, elles entrent dans la période de la nuisance.

        C’était ça le message de Rocard au Medef en août 2010. J’attends que quelqu’un s’imagine me prouver le contraire…

      2. @Vigneron :

        Si l’on arrête là le propos , ça peut être audible , si on le comprend comme :  » les nations ne sont plus adaptées aux enjeux que le monde doit prendre en compte , et deviennent contre-productives » .

        Quand on laisse entendre que la nuisance naît des nations , il y a problème . quand on oublie ce que peut être vraiment la nuisance , il y a un deuxième problème . Quand on dit au Medef qu’on compte sur lui pour prendre les manettes du monde , il y a un troisième problème .

        Quand on est d’abord aristocrate avant que d’être le socialiste encarté que l’on affiche , , il y a un quatrième problème .

  12. Le néolibéralisme est une arme idéologique adaptée aux nécessités de la guerre froide et en tant que telle aussi démodée que les milliers de chars du pacte de Varsovie.

    On doit s’en débarrasser, ou nous finirons tous comme les Grecs.

    1. Si Jacqueline, au contraire ils sont les deux à la fois, propriétaires et locataires (locataires à vie dans le cadre juridico-fiscal actuel…). L’habitation coopérative réelle ? Ben la coloc, la copropriété, la cohabitation intergénérationnelle… ou la bonne vieille vie en famille ou, tout connement, en couple…

  13. Petite question d’un non-initié:

    Je n’ai pas réussi à trouver dans la définition de l’Homo Oeconomicus que la maximisation de son utilité devait se faire « dans une ignorance totale de ses concitoyens ». Par exemple, je ne vois pas en quoi la définition de l’Homo Oeconomicus l’empecherait de donner 500 euros a un mandiant plutot que de s’acheter du café chez Fauchon: il s’agit aprés tout d’un arbitrage « de consommation » comme un autre.

    En accusant l’Homo Oeconomicus d’être un « sociopathe », un « égoiste forcené », ne projeteriez-vous pas dans cette appelation les dérives que vous voulez absolument y trouver ? Ou que certains libéraux voudraient y trouver aussi ?

    D’autre part, autre commentaire évident bien sûr et qui a déja été discuté moults fois, mais il vaut mieux le répéter: mettre en place un système jouant sur la coopération pure de tout les individus est certainement aussi vain que créer un système qui se baserait sur un modèle d’Humanité complétement égoiste. Peut être qu’à l’instar de ce que dit le théorème d’incomplétude de Gödel pour les mathématiques, les problèmes économiques et sociaux n’admettent pas tous une solution et qu’on est condamnés à un balancier lorsque les crises du système précédent auront été oubliées…

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