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45 réflexions sur « Restaurer l’Europe positive, esquiver les pièges doctrinaux du libéralisme féroce, par Pierre Sarton du Jonchay »

      1. Impossible de traduire fidèlement votre opinion. Je vous donne donc la mienne.
        J’étais et suis pour le Brexit pour secouer l’Europe et nous faire comprendre que nous devons aller vers plus de fédéralisme sinon c’est perdu.
        Les anglais ont voté, non pas en conscience des vrais problèmes mais en croyant ce qu’on leur a dit. On leur a menti sur les vrais raisons de leur pauvreté et plus. Ils feront les frais de ce pourquoi ils ont voté en méconnaissance de cause. Quant aux hommes de la City, je ne me fais pas trop de soucis. Le phenix sera renaitre de ses cendres quitte à filer à l’anglaise. Le coût immédiat ne sera pas si terrible, quitter les brumes londoniennes pour celles d’un autres pays de l’Europe. Pas de quoi pleurer. Ai-je bien traduit votre pensée, en fait la mienne ?

      2. @Yves Vermont,
        Ce que vous dites me parle. La City est un noeud du réseau financier mondial off shore. Ce réseau ne dépend d’aucun espace juridique particulier et échappe à toute régulation émanant des institutions politiques et des lois nationales. Pour que la finance off shore soit remise au service de l’économie réelle dans un cadre politique rétabli, il faudrait par exemple que la zone euro se dote de frontières financières et que les crédits en euros de la BCE et des banques empruntant en euro soient interdits à des emprunteurs finaux non-résidents de l’Eurozone, donc non contrôlable et non fiscalisé dans l’Eurozone.

        Il faudrait donc une internationalisation locale et localisée de la finance qui mette fin à la libre circulation du capital au-dessus des lois de souveraineté des États, en l’occurrence de l’Eurozone. Le premier objectif d’une fédéralisation de l’Europe est la mise en commun des pouvoirs et responsabilités politiques de régulation des capitaux.

  1. C’est drôle,
    quand je vous lis j’ai l’étrange impression que l’autre monde ( le mieux ,, non neo/ultra liberal ) n’est pas aussi loin qu’il n’y paraît .
    Merci

    1. « La souveraineté redevient l’expression de la réalité en acte : la réalité de l’humanité en accomplissement d’elle-même dans la pluralité de ses membres singuliers tous participants de l’altérité du genre humain en son devenir libre »

      Libres de quoi ? De s’être fait rouler dans la farine par M Farage et Johnson ? Les anglais commencent déjà à apprécier…..
      http://www.lepoint.fr/invites-du-point/laurent-neumann/neumann-le-peuple-a-bon-dos-02-07-2016-2051297_2449.php

      Acter le Brexit grace à l’article 50 ? Qui en veut de la patate chaude ? Réponse : personne.

      Me Merkel temporise et les députés s’activent ….
      « Le résultat du référendum n’est pas contraignant en lui-même. Il est illégal, pour l’actuel ou le futur Premier ministre, d’invoquer l’article 50 sans l’approbation du Parlement. »

      « Si la souveraineté du Parlement est reconnue et qu’il est appelé à se prononcer sur la question, cela signifie qu’il pourrait défaire ce que le référendum a tenté de faire, et voter pour le maintien du pays dans l’Union européenne. »

      « Le 22 juin, la BBC affirmait que 479 députés sur les 650 qui siègent à la chambre des Communes étaient en faveur du maintien. Au lendemain des résultats du référendum, un d’eux, le travailliste David Lammy, était clair sur sa position. Sur Twitter, il écrivait : « Réveillez vous. nous ne sommes pas obligés de faire ça. Nous pouvons mettre un terme à cette folie par un vote du Parlement. »

      http://internet.nouvelobs.com/brexit/20160705.OBS3990/brexit-apres-les-calins-et-les-croissants-place-a-la-bataille-juridique.html

  2. « Les vrais socialistes qui réfléchissent et discutent de la réalisation de l’humain par la production de liens de solidarité sociale efficiente sont confinés aux extrêmes de la scène politique. »
    Le pouvoir et les médias s’ingénient pour que la voix des « vrais socialistes » soit rendue inaudible par le grand public … d’où leur petit score électoral.

    Cette ‘production’ de liens de solidarité sociale est-elle seulement envisageable dans un système d’économie de marché ? Le marché, c’est la concurrence entre les entreprises, et inévitablement entre les individus ou groupes d’individus. Solidarité et concurrence (même « libre et non faussée ») sont antagonistes. Pour la troisième voie, je me réfère à Chantal Mouffe et Ernesto Laclau : http://www.ling.uqam.ca/atonet/soc8245/MOUFFE2%20communisme%20ou.pdf

  3. « les états-nation seront complètement désactivés……. »
    Ce que visent, entre autres, les traités (libre échange trans-atlantique, ainsi que le TISA) que l’on présente au public européen comme nécessaire et incontournable.
    A entendre certains protagonistes du camp européen, il est même question de copier le « modèle » social US-américain.
    D’ailleurs, la chancelière Merkel ne parlait-elle pas de la nécessité d’un « parlement conforme aux marchés »?

    1. A entendre certains protagonistes du camp européen, il est même question de copier le « modèle » social US-américain.

      Sans rire ? Et quels protagonistes du camp européen plus précisément, siouplé ?

  4. L’article plus récent, de Yorgos Mitralias, a le défaut de vouloir donner des leçons après la défaite (manie ‘trostkyste’ ?). Mais il donne des éléments de réflexion utiles. Toute initiative pour réformer ou reconstruire l’Europe sur base des ‘Communautés nationales’ ou pour renégocier un traîté ignore les tensions sociales ou tensions de classe qui sont pourtant clairement en jeu dans les évènements que nous vivons avec les ‘crises’. Les travailleurs ‘du bas’ et ‘moyens’ ont-ils des revendications claires et cohérentes ? Le travail programmatique est loin d’être porté. Voient-ils ces revendications se réaliser dans l’Europe ou dans leur Etat ? Dilemme entier, non résolu ni dans le Brexit anglais, ni dans le soutien à Tsipras en Grèce. Ont-ils de l’énergie pour labourer les idées ? Oui (USA, Espagne, Nuit debout…). Sont-ils divisés par des tendances rétrogrades ? Oui, notamment la question de l’immigration, mais aussi les autres divisions qu’on leur distille : la faute, c’est les chômeurs, les plombiers polonais, les délocalisations… Ont-ils une organisation porteuse et rassembleuse ? Non, ce qui explique la séduction des initiatives populistes (Berlusconi, Sarkozy, Farague) et d’extrême droite.
    Ne l’oublions pas, l’Europe est un projet de la droite dirigeante depuis 1960, pour renforcer l’économie. Je ne crois pas qu’on puisse la réformer. Et je crains que nous ne construirons un projet différent que quand nous aurons atteint le mur de « l’effondrement », quand nous n’aurons plus rien à perdre. Hélas.

  5. @PSdJ
    Mettre fin à la libre circulation des capitaux est une évidence.
    Ainsi, lorsque dans le passé pour mon entreprise, je devais transférer des dollars pour l’achat de composants fabriqués aux USA, il était nécessaire de présenter une facture pro-format afin de réaliser l’opération.
    Les moyens informatiques actuels permettraient de réaliser cela, sans être un élément retardant la réalisation d’affaires, mais assureraient la surveillance effective des flux de capitaux, lesquels devraient impérativement être justifiés par une livraison effective de biens ou services.
    Remettre en cause cette libre circulation est bien évidemment un casus belli pour l’architecture capitaliste actuelle: elle réagit et réagira plus durement encore si besoin est.

  6. François Leclerc est encore accroché à la version Matrix de l’affaire Kerviel, avec desk fantôme et tout l’toutim ; à désespérer…

    la Société Générale, soupçonnée d’avoir maquillé ses pertes sur ce même marché en utilisant l’affaire Kerviel

  7. @PSJ
    Quand je pense que les capitaux qui se baladent en déstabilisant tout sur leur passage sont des sommes prêtées ! Quand va-t-on comprendre qu’un bras de levier de 1 suffirait à étouffer ce vol désorganisant. Incroyable qu’on n’ait pas encore mis fin au scandale.

    Les taux de change n’ont plus de signification pour le plus grand bonheur de ceux qui en profitent, les américains les premiers. Un scandale de plus. Que font nos gouvernants ?

    Revenons aux grands principes qui permettaient de fixer les parités.
    Etc.

    1. Les taux de change n’ont plus de signification

      C’est un point de vue, mais, sans être nécessairement vénézuélien, on peut en avoir d’autres…

      “A country’s economic size measured in other currencies — for the U.K., measured say in dollars — is an indicator of its capacity to project power and influence internationally,” said Barry Eichengreen, a professor of economics at the University of California Berkeley.

      While some economists, including former Bank of England Governor Mervyn King, see the weaker currency as leading to more export competitiveness, others see the threat of recession and lower interest rates — combined with more insular politics and withdrawal from the world’s largest trading bloc — as undermining appetite for U.K. assets.

      “If you look at the U.K. now, certainly part of what is going on is a result of the exchange rate’s adjustment to growth expectations,” said Maurice Obstfeld, chief economist at the International Monetary Fund.

      http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-07-04/brexit-accelerates-the-british-pound-s-100-years-of-debasement

  8. Pierre, est-ce qu’une « coopération des souverainetés » n’est pas un oxymore? A-t-on trouvé jusqu’ici autre chose qu’un mur pour faire un chez-soi ? Où se situe dans ta conclusion le point humain irréductible qu’a décrit la tragédie grecque, et qui n’a pas été démenti depuis?
    Je me demande si les libertariens et les promoteurs du tirage au sort ne partagent pas cette idée de « faire le silence », comme on aime le silence du monde chez soi, silence entre les groupes et entre les classes. Dans le cas libertarien un faux silence, et dans le deuxième une incantation, mais il est tentant de s’en remettre à ce fantasme de la liberté. Kafka désirait tant « un peu de silence », et je me demande si l’Europe ne finira pas par un doux suicide sous space-cake plutôt que par une guerre. Le cri poussé par les brexiters semble déjà se perdre dans les limbes des « délais » et des complications bureaucratiques.
    Tu cites au début les mots clefs européens, mais tu remarqueras qu’à l’exception « d’Etat » et de « Nation », ils sont universels dans le temps et l’espace. C’est peut-être ça qui nous dit que la longue agonie des Etats-nations européens signe effectivement la fin d’une « européité » mais laisse aussi la place retrouvée à toute une gamme possible d’appartenances. Mais il est difficile de croire que celles-ci seront plus larges et plus généreuses que l’Etat-nation, qui est pour les europées un pacte scellé dans le sang de la première guerre, puis de la deuxième. Une mise de fond difficile à reproduire.

  9. J ai faussement pas compris l intérêt de mettre en première nouvelle du fantaisiste « le k » de Dino Buzatti, la peur du squale qui aurait pût être un cadeau précieux… On est tous là, courageux face aux dangers et trop lâche pour mériter un cadeau précieux, c est pas la paix, c est le possible

  10. Les vrais socialistes qui réfléchissent et discutent de la réalisation de l’humain par la production de liens de solidarité sociale efficiente sont confinés aux extrêmes de la scène politique.

    PSDJ j’ai d’abord lu cette phrase. Puis relue tant elle me chiffonnait venant de vous. A la relecture dès le premier mot une traduction s’est imposée : les « purs » socialistes.
    Par association ces « purs » socialistes sont venus en deuxième bras de l’alternative dont le premier seraient les « vrais » gens soit les « purs » humains ?
    Si ma lecture s’approche du réel, selon le bras levé déclaré vrais ou faux, pur ou impur, ce n’est plus un durcissement des sommés à prendre position qui serait à l’œuvre mais déjà un positionnement inconditionnel social et politique, effaçant d’emblée le mystère de l’humain. Comme un darwinisme politique en complément du darwinisme social en cours.
    En saison de vague scélérate, c’est simplement glaçant.

    1. Pas faux .

      Comme il est fréquent de noter les vrais-purs français, les vrais-purs européens , les vrais purs bretons , corses , catalans , occitans, alsaciens , habitants de mon quartier , de mon immeuble ….

      Ou comment être d’un avis sans être d’un bord ?

      En évitant le « pouvoir » comme Hulot ou , d’une certaine façon , Rocard en dépit de son souhait d’avoir aussi un hommage à Solférino .

      Drôle d’idée , d’ailleurs , que de préparer les hommages que les survivants vous devraient .

      PS : il ne faut pas que ce coup de froid vous empêche de juger du fond du texte de PSDJ .

    2. Je lis plus prosaïquement que PSDJ relie sous son même oriflamme socialiste – vraiment socialiste – les confins résiduels du prisme politique. Grossièrement, de Proudhon à Maurras par la Grande Boucle, le Tour d’œuf rance quoi.

      1. Tour d’oeuf rance, c’est pas mal trouvé Vigneron !

        Perso, j’aime bien aussi la « Samaritaine du moisi », qui décrit assez bien ce à quoi nous avons assisté avec ce « débat » qui a vu revenir tous nos chers « amis » qui devaient se lamenter sur « les-crises » du bon Berruyer (bizarre qu’il n’ait pas signé… p’têt que là les autres trouvaient qu' »intellectuel », ça allait être encore plus dur à accoler…) en se disant « mince, ce serait bien qu’on puisse aussi se faire le blog de Paul Jorion ». C’est chose faite.

      2. 6 juillet 2016 à 17 h 09 min
        Juan Nessy, Je ne suis pas là pour faire connaissance (mais pour en prendre ou en donner), et je ne gagne rien à être connu !
        Le blabla est toujours énoncé par un quidam qui a une histoire (dans la grande) , et la question reste ouverte du lien entre cette histoire et les énoncés produits.
        Ça peut être fumeux, comme on a pu lire sur ce blog qu’Hitler avait été un enfant battu donc…ou problématique dans la littérature d’analyse biographique, ou autobiographique, ou plus mystérieux quand on s’attaque à la production mathématique.
        Depuis Pasteur, il n’y a pas plus de vitalisme que de génération spontanée.
        Althusser avait crée la notion voire concept de « philosophie spontanée des savants », pour dans mon souvenir déplier qu’il n’y avait pas de science pure, et que toute production révélait le non-spontané.
        J’ai aussi le souvenir d’une folle comme ont dit qui témoignait ne pas savoir d’où venait les mots dans sa tête. J’en conviens, moi non plus, enfin pas toujours ! donc je cherche.
        Pisteur, ça occupe. L’expérience m’aide beaucoup pour lire les traces des autres animaux humains qui bavardent, cette occupation jouissive majeure dans la vie.

      3. C’est chose faite.

        Non. A condition de ne pas verser dans l’irréparable testostéronnant castagneur. Ce que vous faites les 3 en réactions inconciliables aux cris de victoire des brexitiens claironnant la fin du clivage gauche / droite enfin balayé par celui qu’ils veulent imposer : le clivage souverainisme national / internationalisme.
        De ce que je comprends les uns et les autres vous êtes d’accord sur un point : un souverainisme unioniste est l’objectif nécessaire, les uns sur la base d’un souverainisme extrême nationaliste préalable de l’Atlantique à l’Oural, les autres sur la base d’un souverainisme fédéraliste immédiat de l’Atlantique à ??? (restant à déterminer) excluant l’Oural incompatible, et les derniers sur la base d’un souverainisme étatique inconditionnel pouvant intégré l’Oural.
        L’étape suivant la mise en œuvre d’un souverainisme européen pouvant être l’émergence radieuse d’un souverainisme occidental, puis international ?
        Je n’exclus pas d’avoir mal ou pas assez compris.
        Reste juste à se persuader que la vague n’est pas si scélérate que ça. Sympa elle s’autodétruira.

        PS. Oui. Femelle genre ovarien, avant pendant et après feu la période de fécondation. Imprégnée du sens de la nécessité de faire et refaire, dire et répéter, par capillarisation neuronale, sensorielle et tripale afin de circonvenir les cycles dans les pointillés de ce qu’ils devraient être et qu’ils ne sont jamais, par nature.

        PS2 : Implicete / explicite : Paul Jorion est-il un Judas ? Impossible. Un Judas ne cultive pas son jardin.

      4. Aussi.
        250 morts à Bagdad, ± x2 13 novembre, faut pas chipoter à un ou deux morts près.
        La Tour Eiffel est restée aux couleurs de l’euro.

      5. 7 juillet 2016 à 7 h 22 min
        Baleine,
        La gonflette du nationalisme a souvent un dénominateur commun :
        qu’il s’agisse des catalans, des écossais, des texans, des californiens, des slovènes (du temps de la Yougoslavie) des Russes Ukrainiens et Biélorusses (du temps de l’URSS), des ukrainiens de l’est aujourd’hui :
        être potentiellement plus riche que d’autres états plus ou moins confédérés et se plaindre de devoir payer des transferts de richesse. C’est l’anti fraternité et l’anti solidarité.
        Les fonctions régaliennes traditionnelles, bien sûr, mais à l’ère de la globalisation, des multinationales, bref d’une puissance privée exponentielle maquée aux manettes d’états, la question du souverainisme semble un joli déplacement au sens freudien masquant la question de la propriété.

      6. Figure de style, la touche piquante et l’essentiel, l’humour, soit le sens de la formule stylée selon Vigneron.

      7. 4 éléments, la terre l’eau l’air le feu ; nous, gavés de nos histoires et de leurs pouvoirs au point de nier qui nous sommes, un mystère dans le mystère se déployant sur une unique planète ; jusqu’à reléguer les éléments aux rayons accessoires et de prétendre être le seul élément qui compte, qui façonne, qui forme, qui règle, qui veut et décide à travers des complexités inextricables se transformant progressivement elles-mêmes en mystère garant d’une croyance et de ses alibis : l’immortalité.
        L’étape continentale concernant l’Europe ? Elle aurait dû, elle était en capacité de, vraisemblablement. Elle n’a pas été. C’est trop tard. Elle n’est plus qu’une superstition.

        Je ne parviens pas à faire semblant d’y croire. Désolée.

    3. Baleine 6 juillet 2016 à 7 h 06 min
      Vous vous égarez,
      Si PSDJ use du syntagme « vrais socialistes » c’est à l’imitation de Jorion et ils sont légions all over the world à ne pas qualifier ainsi ceux qui gouvernent sous cette appellation « socialiste » usurpée à vue de nez. Pas de droit d’auteur ici. Mais signe qu’il existe du faux et son alter ego, du vrai.

      Votre association d’idée vous impose un « pur » à la place du « vrai ».
      Je vous suppose femelle, autant par votre pseudo que par le souvenir de vos échanges sur ce blog. A l’époque de LGBT, pure femelle sonne creux, pure femme autant, mais femme pure reste pur ! Alors socialistes vrais, vrais socialistes, purs socialistes, socialistes purs c’est une question de traçabilité définitionnelle. Plus simple quand on parle de pur porc, l’étiquette fiable ou pas est censée éclairer.

      Chez les réputés communistes (nécessairement encartés par définition jadis) il n’a pas manqué de purges pour écarter les faux coco, séparer le grain de l’ivraie (qui ne tient pas du vrai, mais de l’ivresse, et surtout de la procédure du jugement dernier) pour apurer le parti comme on a fait de la supposée « purification ethnique ». Comme me disait un taxi de mon âge récemment au Monténegro, je suis serbe et orthodoxe, mais jamais vécu en Serbie, ma femme croate et catholique mais jamais vécu en Croatie, qu’est ce qu’on nous a emmerdé avec ça, c’était mieux la Yougoslavie tous ensembles.

      Coco comme socialos ont le même grain d’origine, au sens où l’ont dit de quelqu’un qu’il a un grain : la conviction délirante que le capitalisme n’est pas éternel, et qu’autre chose plus ou moins anticipé théoriquement appelé « socialisme » lui succédera, avec déjà des pousses concrètes depuis le 19ème siècle, plus le grand chambardement des « dix jours qui ébranlèrent le monde » selon Reed (red aussi ?) et ses suites.
      So what ?
      Il se trouve qu’à ma vingtaine une première personne m’a dit tu es : ε ̃py:ʀ e dy:ʀ (en espérant que la transcription phonétique suivra son cours html).
      Plutôt qu’ « impur et dur », j’ai entendu « un pur et dur ». L’expérience de faire qualifier ainsi ma personne c’est-à-dire, sa pratique énonciative, s’est répétée depuis 40 ans avec des interlocuteurs divers dans des débats sur les liens familiaux, amicaux, amoureux, politiques, professionnels, théoriques.
      Ça doit témoigner de quelque chose de « vrai » que je n’ai ni manqué de m’approprier sur un mode théâtral à l’occasion, ni de tenir à distance par le coté carcéral que ça produit dans l’attendu chez l’autre.
      Bien sûr les compromis nécessaires au « vivre ensembles » sont incontournables, mais ma limite sont ceux que je ne fais tout simplement pas parce qu’à les faire, je me sens mal en point, plus à ma place, déplacé, déporté malgré moi, clivé, et je me sens bien mieux à rester « entier » même si j’en sais l’illusoire.
      Troisième voie, la fuite du vivre ensemble ! Le discours paranoïaque tel qu’il a été formulé par la clinique médicale au 19ème, est d’abord singulier, au sens d’un seul atteint du trouble, et la question s’est vite posée de savoir s’il pouvait être contagieux (voir le délire à deux, ou la pratique duelle infirmier/psychiatre). Quand les thématiques de soupçon, de complot, de persécution, deviennent socialisées, quid du traitement social ?
      La première fois que j’ai croisé le nom de Jorion c’était sur un forum Boursorama en 2008 ? où un type disait qu’il allait transmettre à « Jorion » une info sur une irrégularité de cotation de je ne sais quoi. Google m’a vite renseigné sur Jorion et son blog m’a appris que je le connaissais de nom depuis 74 où j’avais lu ses interventions au séminaire de Lacan. L’homme orchestre comme il se qualifie lui-même jouait dans la transgression des cloisonnements des savoirs établis ce qui fait brise, quand on prend souvent du vent ailleurs. Mon premier grain de sel sur ce blog fut de calmer quelqu’un qui poussait Jorion à s’engager politiquement au sens de s’encarter, pour dénoncer le malentendu alors que Jorion joue bien dans le profil de la fonction secrétaire création de la renaissance, ou ce qu’on nomme aussi conseiller du prince. Autrement dit l’attaquant et le gardien de but ne sont pas interchangeables.
      Je ne comprends pas ce que Jorion désigne quand il parle de non-dit : j’ai pour ma part dès 2008 repéré l’ordinaire anti-communisme, l’ordinaire russophobie, et les discours ordinaires sur l’infréquentable Poutine, pas de quoi fuir puisque c’est dans l’inévitable ambiance dominante. Mais à répétition ça fatigue, pire encore quand ça vient systématiquement polluer toute allusion à Mélenchon (je ne suis un supporter inconditionnel de personne, mais je me supporte quand même). Donc quand des postures de mauvaise foi, hystériques, manipulatrices, se répètent je l’écris. Et tant mieux si ça gène. Personne ne peut prétendre à l’idéal de l’Agora, ou de la démocratie directe, sans prendre la mesure de ses difficultés voire de ses apories, plutôt que d’aboyer ou fuir les interpellations. Il n’y a pas que les gouvernements à méconnaitre la différence entre un Oui et un Non.
      Ça fait quelques années que me turlupine la question de ce que disait cette scénette familiale chez les Jorion, ou Mme Jorion mère répétait quelque chose à M. Jorion père sur la casquette de Lénine qu’il portait et l’incidence de la scénette sur son rapporteur.

      1. A défaut de mieux connaître Baleine et Paul Jorion , on connaitra ainsi mieux Rosebud .

        Enfin, ce qu’il en donne à voir .

      2. Donc quand des postures de mauvaise foi, hystériques, manipulatrices, se répètent je l’écris.

        Si l’on élimine charitablement l’hypothèse d’une auto-expertise psychiatrique coupablement déficiente, je ne vois guère comment élucider l’énigme du Vrai Socialiste secourant Poutine, si ce n’est par la forte probabilité d’une pratique experte, et ce depuis la plus tendre jeunesse, d’une mauvaise foi irréductible.
        Je concède qu’alors il ne s’agirait pas, dans le cas qui nous occupe (divertit ?) ici, de vulgaires postures de mauvaise foi mais bien d’un véritable art de vivre balançant entre la condition d’existence et l’exigence de condition du sujet. Le garçon de café au carré ; il sert mais qui lui chante. Il lui chante de servir, désenchanté, Putin.

      3. 6 juillet 2016 à 17 h 09 min
        Juan Nessy, Je ne suis pas là pour faire connaissance (mais pour en prendre ou en donner), et je ne gagne rien à être connu !
        Le blabla est toujours énoncé par un quidam qui a une histoire (dans la grande) , et la question reste ouverte du lien entre cette histoire et les énoncés produits.
        Ça peut être fumeux, comme on a pu lire sur ce blog qu’Hitler avait été un enfant battu donc…ou problématique dans la littérature d’analyse biographique, ou autobiographique, ou plus mystérieux quand on s’attaque à la production mathématique.
        Depuis Pasteur, il n’y a pas plus de vitalisme que de génération spontanée.
        Althusser avait crée la notion voire concept de « philosophie spontanée des savants », pour dans mon souvenir déplier qu’il n’y avait pas de science pure, et que toute production révélait le non-spontané.
        J’ai aussi le souvenir d’une folle comme ont dit qui témoignait ne pas savoir d’où venait les mots dans sa tête. J’en conviens, moi non plus, enfin pas toujours ! donc je cherche.
        Pisteur, ça occupe. L’expérience m’aide beaucoup pour lire les traces des autres animaux humains qui bavardent, cette occupation jouissive majeure dans la vie.

      4. Juan Nessy Petit complément,
        Je suis de ceux qui préfèrent s’attacher à la textualité qu’à la réputation de l’auteur. Les textes sont presque toujours signés ici comme ailleurs, donc je n’échappe pas ici aussi au tri de la réputation.
        De plus ici comme partout, les auteurs ont un style pour certains parfaitement identifiable.
        J’étais intervenu un jour ici sur ce que je croyais être une bourde de Jorion, non c’était une coquille d’un journaliste qui comme tous les journalistes avait-il écrit font des fautes de transcription et publient avant relecture par l’interviewé. Fort heureusement RT n’a pas déformé, sinon qu’aurait-on lu ici ?

      5. Un petit supplément pour le plaisir,
        Je lis ce Tweet de Melenchon :
        « Poutine interdit toute culture d’OGM en Russie. En fait un grossier plan pour laisser les USA empoisonner le monde. Tssss… »
        Soit on hurle à l’antiaméricanisme primaire, soit on rigole, soit on ne sait pas lire ça.
        Ces 3 effets dépendent de quoi au juste ?
        Je n’ai pas d’opinion définitive sur les OGM comme sur plein d’autres choses trop complexes pour mon niveau intellectuel, donc je transfère au savoir que je suppose chez d’autres, auxquels je fais ou pas confiance, un indice pour la confiance, passée la formation universitaire de rigueur, étant le détachement de tous bénéfices financiers dans l’affaire : pas juge et partie.
        Reste que Poutine en est au même point que moi là-dessus, Mélenchon aussi. Par contre ne pas être dépendant de semences US est certainement un incontournable pour la Russie, donc pour Poutine.

      6. Poutine interdit toute culture d’OGM en Russie.
        Parfait. Comme Lyssenko qui affirma l’incompatibilité de la génétique avec le communisme stalinien, Putin décrète tout seul comme un grand l’incompatibilité des organismes génétiquement modifiés avec le putinisme putinien.

      7. Paul Jorion écrit :
        « Pourquoi ma résistance à parler à RT en français ou Radio Sputnik ? parce qu’il s’agit non seulement d’organes de propagande mais aussi et surtout parce qu’ils ont choisi de soutenir activement en France le nec plus ultra de l’extrême-droite haineuse et vociférante. Le fait que mes propos n’aient pas été déformés est certainement positif mais de peu de poids face à cela ».

        Oui c’est étonnant de la part des russes cette forme de soutien qui consiste non seulement à accepter le dialogue, mais par le biais de l’agitprop (lire Wikipédia !) de RT en français, à faire publicité des opinions de l’extrême droite non seulement sur la France et la Russie mais sur bien d’autres sujets.

        C’est étonnant puisque les russes sont au courant de ce qu’est l’extrême droite, aucune famille russe n’a été épargnée par la lutte contre le nazisme, cette forme de fascisme. C’est un traumatisme plus récent que le traumatisme de l’inflation en Allemagne pourtant si présent dans les médias dès qu’il s’agit de la stabilité de l’euro, mais par du même type. Tout russe a biberonné à l’école sur l’abominable fascisme, et vu peu de films de guerre où il ne soit pas dénoncé.

        Alors qu’elle peut-être être la raison de cette forme d’entente qui n’est pas sans rappeler celle contre- nature Molotov-Ribbentrop ? Je ne vois guère d’autre raison que celle qui consiste à diviser ce pseudo bloc européen qui joue contre la Russie, bloc qui n’a pas donné suite aux propositions d’un marché commun de Lisbonne à Vladivostok.

        Quand à RT en français, maintenant que j’ai mis le nez dedans, il est clair que les « opinions » qu’on y trouve y compris celle de Jorion sont indiquées comme autre que celle de « RT en Français ».
        Que les russophobes et les antipoutine s’en donne donc à cœur joie sur ce site, les commentaires sur l’article de Jorion vous diront le niveau.
        Mais il suffit de taper « fascisme » dans le moteur de recherche pour apercevoir la difficulté à l’épingler de fasciste.

        Le plus curieux étant ce débat : Bricmont. Les belges et les imposteurs connaissent…
        https://francais.rt.com/opinions/19941-de-exclusion-reponse-frederic-lordon
        où est défendu une ligne poussant à l’extrême le principe de la liberté d’expression façon Noam Chomsky ou Voltaire, (ce que la Russie ne pratique pas).

    4. L’alternative à charge pandémique (si j’ai bien compris)

      Pour atteindre le souverainisme européen il faut (malheureusement) changer le peuple (pédagogie) pour son bien par la voie censitaire et changer les élites.

      Pour revenir au souverainisme national il faut réveiller le peuple (propagande) pour sa vengeance par la voie référendaire et abattre les élites.

      Le peuple :
      Matière organique pléthorique. Une perte pourcentagée est donc suffisante. Ce qui permet de taire élégamment les valeurs absolues correspondantes aussi archaÎques que cauchemardesques.

      Hors sol vous dites ? Dans l’histoire, les bottes de sept lieues s’adaptent à celui qui les chausse.

  11. Ce n’est pas l’UE qui a mis fin aux guerres fratricides en Europe, mais l’arme atomique.
    A quoi sert donc aujourd’hui l’UE ? Sert-elle les intérêts des peuples d’Europe ? Il semble que non. Elle ne sert que les intérêts des oligarchies nationales, qui l’utilisent comme alibi, pour mettre à bas toutes les conquêtes sociales obtenues dans ce même cadre.
    Cette constatation étant faite, comment refonder une Europe qui aurait l’adhésion des populations ? Qu’est-ce qui doit être mis en commun, et qu’est-ce qui ne doit pas l’être ? Une Europe puissance est-elle possible ? Dans quel but ? Quid de la démocratie à l’échelle européenne, alors qu’il n’existe pas de peuple européen ? Pour peser face aux grands blocs mondiaux, faut-il accepter le viol des peuples ? Notre gouvernement actuel, semble avoir fait ce choix. Il viole au 49.3, mais politiquement les dégâts vont être énormes. L’on va s’en rendre compte lors de prochaines échéances électorales.
    La guerre économique mondiale menées par nos élites, vaut-elle de sacrifier la démocratie, et l’amitié entre les peuples ?

  12. Trois points sur lesquels j’ai un peu de mal à être d’accord avec vous.
    1. L’éclatement du RU. L’Espagne va opposer son veto à l’intégration de l’Ecosse de peur de la réaction de la Catalogne.
    2. Pour créer une fédération, il faut d’abord une harmonisation d’une partie des lois fiscales, sociales et administratives. Ce que la commission refusera.
    3. La finance a déjà pesé le pour et le contre du Brexit, et décidé de rester à Londres. HSBC vient de le confirmer.

    Il se profile donc deux possibilités à mon sens. Soit la finance est sûre que le Brexit sera torpillé, soit elle a décidé de lâcher la commission en pensant qu’il n’y a plus rien à faire contre l’éclatement progressif de l’UE.

    Cordialement

    1. Pour créer une fédération, il faut d’abord une harmonisation d’une partie des lois fiscales, sociales et administratives. Ce que la commission refusera.

      Pfff… un peu d’éducation civique ?
      La Commission ne refuserait rien. La Commission exécute et s’exécute devant l’instance politique souveraine qu’est pour les orientations générales de l’UE le Conseil européen.

      1. Yanis Varoufakis a raison, ce n’est pas en sortant de l’UE que l’on se renforcera, mais en se battant ensemble pour faire bouger les lignes. Surtout, ne pas laisser les démagos de tous poils s’emparer du terrain politique laissé en friche et ce par manque de vision et par manque d’audace. C’est bel et bien d’un nouveau souffle dont l’UE a besoin, plus que jamais.

        « “DiEM25 regrets that the British people chose to leave the EU,” he wrote. “But at the same time, DiEM25 welcomes the British people’s determination to tackle the diminution of democratic sovereignty caused by the gross de-politicization of political decisions and the consequent democratic deficit in the EU.”

        « Varoufakis also took the chance to criticise what he called the “business-as-usual” ideas of politicians that have contributed to the “loss of EU’s legitimacy, integrity and soul.”

        « Yanis Varoufakis, the former Greek finance minister, called for Britain to « fight together » and remain in the European Union, in an interview with Business Insider recently. « As long as you are part of a single market you have ceded your sovereignty, » he told us. « The European Union is disintegrating, its disintegration will create terrible circumstances of deflation throughout Europe [and] Britain will not be able to escape the effects of this. »
        http://www.businessinsider.com.au/varoufakis-brexit-means-eus-disintegration-2016-6

        http://uk.businessinsider.com/yanis-varoufakis-brexit-britain-europe-2016-4

    2. La finance a déjà pesé le pour et le contre du Brexit, et décidé de rester à Londres. HSBC vient de le confirmer.

      Avec ce que Mark Carney est en train de lâcher pour tenter de sauver la City, pas étonnant que Gulliver abandonne pour l’instant l’idée et la menace d’un voyage d’HSBC vers d’autres cieux, qu’ils soient hong-hongkongais ou européens.

      1. Fut un temps où c’était encore un Churchill voire une Thatcher qui sauvaient le Royaume ; aujourd’hui c’est un Carney qui doit se fader le merdier, Carney, un banquier, bon, soit, un hockeyeur sur glace, passe encore, mais un Canadien ?

  13. Sur ce billet ou un autre, du moment que c’est sur le blog, simple constat:
    désormais, le système subit ses propres algorithmes, illustrant ce dicton: le poisson pourrit par la tête.
    Pas besoin de guillotine, même la Chine participe au processus de cet écroulement: http://www.pauljorion.com/blog/2016/07/05/95e-anniversaire-du-parti-communiste-chinois-1er-juillet-2016-par-dd-dh/

    En passant, Bravo à Paul Jorion, pour sa démarche et ses explications à propos des vingt « de bonne volonté », car si on décourage vingt, comment fédérer mille et plus ?
    Et meri à Zébu, qui lui aussi fait office de « mouche du coche » 😉

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