AU NOM DES MEILLEURES INTENTIONS, par François Leclerc

Billet invité.

Pour une surprise, cela en serait une ! Une candidature commune patronnée par Hamon et Mélenchon serait la suite d’une campagne présidentielle française déjà pleine de rebondissements. À défaut d’en être certain, on peut s’y attarder un moment.

Selon les sondages, une telle candidature pourrait accéder au second tour, lui donnant la possibilité de l’emporter face à Marine Le Pen, réalisant un remake du match que Jacques Chirac avait disputé et gagné. Bigre ! l’affaire est donc d’importance si on la prend comme cela.

Mais les plus proches adversaires étant les plus dangereux, cette loi de la politique va-t-elle une fois encore s’appliquer ? Les programmes les deux candidats se réclamant de la gauche divergent sur des points importants peut-on remarquer, dont semble-t-il l’Europe dans l’attente du plan B de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce une raison pour ne vouloir faire l’unité que sous l’égide de l’un ou de l’autre, ou pour se résoudre à ce qu’elle soit impossible ? Avec au choix deux contenances pour la suite – subir les évènements navré ou les dénoncer outré – aucune des deux ne donnant grande prise sur ceux-ci…

Dans cette affaire, il ne serait pas question de bâtir un programme commun de gouvernement, mais de donner un mandat présidentiel sous forme d’objectifs à atteindre et de bornes à ne pas franchir. À la coalition le soutenant d’élaborer par la suite un programme, suivant un large mode participatif. Dans un contexte différent, l’exemple portugais fonctionne timidement, ce dernier aspect en moins. Une dynamique pourrait être recherchée, afin de tenter en France ce que Podemos était presque parvenu à instaurer en Espagne, et qui le divise aujourd’hui, sous la forme d’une articulation entre la lutte politique institutionnelle et la structuration de mouvements apartidaires à la base.

Les présidentielles françaises vont avoir lieu dans un contexte européen très mouvant. En Italie, on parle d’une scission du Parti démocrate italien et de l’alliance de Matteo Renzi avec Silvio Berlusconi, qui ne l’emportera pas nécessairement sur le Mouvement des 5 étoiles. En Espagne, la coalition de fait instaurée entre le Parti populaire, Ciudadanos et le PSOE est fragile. Et, en Grèce, nos créanciers apprentis sorciers sont une fois de plus à la manoeuvre, tandis que pour la première fois la réélection d’Angela Merkel n’est pas acquise par avance.

La partie est ouverte, une carte est à jouer, faut-il y renoncer au nom des meilleures intentions ?

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254 réflexions au sujet de « AU NOM DES MEILLEURES INTENTIONS, par François Leclerc »

  1. La différence n’est pas là où vous le sous-entendez.
    Monsieur Mélenchon est le porte parole tribun de la France Insoumise qui est formée de personnes responsables qui travaillent à élaborer un programme public. Donc beaucoup de « militants » et un enracinement certain. Monsieur Hamon est un rescapé d’un Parti qui a perdu et sa légitimité et ses militants en faisant une politique de droite dure.
    Pourquoi s’encombrer le la ruine du PS.
    Ce n’est pas l’élection présidentielle dans ce cas là qui compte, mais la capacité de proposer des idées neuves et pragmatiques efficaces, et pour cela ce sont des militants travailleurs et des Députés engagés qui sont importants. La tactique politicienne est morte. Mais nous avons conscience que ce sera un travail de fond long et difficile.
    Il faut penser autrement.

      1. « Monsieur JLM est un rescapé du même parti. Vous n’êtes pas au courant ? »

        Mais il l’a quitté il y a quasiment 10 ans déjà. Vous n’êtes pas au courant ?

      2. Faut vous informer Paul. JLM a démissionné de ce parti, non sans une certaine classe, pour en développer les vraies valeur à son compte.
        La détestation du personnage que vous professez vous aveugle certainement, mais ça fait une différence suffisante pour ne pas en faire un rescapé comme le premier.

      3. Non, je m’en suis déjà expliqué : colères imprévisibles, mauvaise foi occasionnelle, inclination à tomber dans l’attaque ad hominem, faute d’arguments rationnels, etc.

      4. -Colères imprevisible : non les journalistes sont devenus savants pour ce qui est de prévoir et provoquer ses colères.
        -Mauvaises foi occasionnelle : on ne saura si elle n’est qu’occasionnelle qu’une foi qu’on pourra le juger sur l’exercice du pouvoir.
        -Attaques ad hominem : ça laisse toujours une bonne moitié à Mme lepen 🙂
        -Faute d’arguments rationnels : mais le seul qui ait un programme rationnel à ce jour auquel se référer

        Quoi qu’il en soit le personnage que vous nous décrivez ne ressemble pas du tout à un Tsipras et, à l’heure de renégocier les traités, il serait bien plus indigeste qu’un ortholland grassouillet qu’on déguste d’une seule bouchée, en douce derrière sa serviette. Vous nous parlez des rapports de force à la base de l’organisation du système et vous voudriez un gentil bien élevé pour mener le combat?? Je respecte et comprend votre opinion mais je ne peux m’empêcher de douter de sa rationnalité.

      5. Cette hargne n’est pas digne de vous, monsieur Jorion.
        Si la gauche se regroupe derrière Mélnchon qui « vocifère « si intelligemment, elle a une chance de nous éviter la Marine.
        Seriez vous jaloux ?
        Jaloux ?
        quand au Monde , qui « fit » Hollande et tâche de faire le vide avec son decodex…

      6. Décidément, ça fait beaucoup de nouveaux commentateurs qui viennent à la fois pour défendre Méluche ET pour conchier le Decodex du Monde.
        {Mode sarcasme on} On se demande bien ce qui les dérange dans le fait de dénoncer les sites d’extrême droite et conspirationnistes. C’est quand même pas le genre d’un électeur de la gauche de la gauche de Méluche que d’aller défendre les fascistes en tout genre ?!? {Mode sarcasme off}

      7. @Anne-Laurence Chabrun Burte

        « pas digne de moi… », « jaloux… »

        Il ne manque à la panoplie de la personne qui n’est tout simplement pas d’accord, le joyau de la couronne : « vous m’avez déçu… si, si, vous me désappointez ! ».

        Et en finale, le petit mot « Décodex » qui trahit – nous en avons vu de multiples exemples ici – la personne qui ne voyant pas Mélenchon au second tour (à qui la faute ?), ira – toute honte bue – voter MLP.

    1. La France Insoumise a une vraie chance, même une chance très considérable de l’emporter seule.

      En 2022.

      La question est de savoir s’il existe une possibilité qu’elle l’emporte, en alliance avec le PS, cette année.

      Je ne sais pas si la probabilité est grande. Mais la volonté d’essayer est compréhensible.

      1. L’élection présidentielle 2022 sera reportée sine die, Mme le pen à déclaré l’état d’urgence ecologique assortie du couvre feu suite à l’incident nucléaire de niveau 7 survenu à Belleville en aout 2018. Le port d’un dosimètre est obligatoire pour certaine partie de la population considérée comme à risque et un programme de contraception – volontaire – a été mis en place pour prévenir les malformations foetales. Les terroristes insoumis qui ravagent les derniers espaces naturels protégés et interdits d’accés au public depuis le décret du 2 janvier 2021 (en particulier ceux de haute montagne) sont pourchassé sans répis et éliminés sans sommations par les brigades vertes créées à cet effet. Parallélement, la redevance effet de serre sur les haricots en grain passera à 15€/kg à partir du 2 mars prochain.

        🙂

      2. Hachon a poussé la chansonnette sous la fenêtre du bel hidalgo Emmêlon.

        Celui-ci a laissé tomber son voile où il a avait rédigé d’une main fiévreuse:

        « Vous avez chanté des paroles si proches des nôtres…Pour moi, sixième République, planification écologique, indépendance de la France, couvrent désormais un champ plus large que celui qu’ils occupaient lorsque j’étais seul à les prononcer.»

        Après consultation du professeur Landeau pour les matérialités formoliales , y compris celles de colocation signée auprès de l’agent Cazeneuve, le pays attend qu’ils chantent ensemble l’hymne de la réconciliation « Hachon et Emmêlon les oignons de la gauche ».

        Le montrat de carriage sera « L’Avenir en ma main » dit Emmêlon. Alors Hachons le menu, dit l’autre.

        Et effectivement Hachon et Emmêlon se rendirent compte qu’ils partagaient le même lit, et qu’il était temps de convoler.

        Mais quid des finances de nos oignons? s’exclama Hachon.

        Voyons, répondit Emmêlon, ne me dites pas que vous n’aviez pas compris: la finance n’a jamais été mon ennemie.

        Restait enfin à savoir qui mangerait le fromage qui flotte sur la soupe à l’oignon. C’est moi qui fait la meilleure soupe citoyenne, dit Emmêlon. Non, c’est moi, cria Hachon. Chacun continua à faire sa soupe, sans oignons.

    2. « colères imprévisibles, mauvaise foi occasionnelle, inclination à tomber dans l’attaque ad hominem, faute d’arguments rationnels, etc. »

      D’accord, j’ai compris JLM est le pendant français à gauche de Trump à droite aux USA.

      Bon dans ce cas, le rassemblement est foutu d’avance, car avec son très mauvais caractère il n’y a rien à attendre.

      Ce qui est déplorable, de mon point de vue, c’est que sur un blog (par ailleurs de qualité), l’on en vienne à ne plus argumenter sur les programmes portés par Pierre ou Paul, mais qu’on se laisse submerger par l’affect, plutôt que raison garder.

      Mais vous avez sûrement raison , il ne faut pas confier le bouton nucléaire à quelqu’un qui s’emporte si facilement.

      Dans ce cas, avant toute chose, il faudra soumettre tout candidat potentiel à l’élection présidentielle à un examen psychologique éliminatoire. Car finalement il est moins dangereux d’élire des corrompus, que des caractériels.

      1. Vous m’excuserez, monsieur Jorion, mais l’homme parfait n’existe pas.
        Monsieur Mélenchon n’est pas impulsif, il est passionné.
        Il reconnait ses erreurs et agit pour les corriger, ce qui n’est pas le cas des membres du PS.
        Il a déjà annoncé que lorsque le travail de la constituante sera achevé, il quittera le pouvoir.
        Il apprécie la philosophie.
        Il n’est pas le chef absolu d’un parti corrompu mais le porte parole, pugnace parce que bousculé, d’un mouvement que les médias aimeraient pouvoir ignorer.

        Si vous ne vous fier qu’aux portraits que font les médias capitalistes pour juger les gens, pourquoi ne votez-vous pas pour ce si gentil MACRON.

        Personnellement, j’apprécie que l’homme qui pourrait me représenter sache se faire entendre quand on lui coupe la parole ou qu’on essaie de déformer ses propos, ou que l’iniquité le heurte suffisamment pour lui faire spontanément hausser le ton.

        De fait, ses origines sont méditerranéennes. Peut-être est-ce cela qui vous gêne.

      2. Avant même le test psychiatrique je pense qu’un programme de controle anti-dopage équivalent à celui auquel sont soumis les sportifs de haut niveau serait la moindre des choses pour tous les porteurs de mandats collectifs. Si les sportifs se doivent d’être exemplaires que dire des politiques… quelqu’un pour me contredire?

      3. « Car finalement il est moins dangereux d’élire des corrompus, que des caractériels »

        Bravo !

        Ceci dit, Mélenchon, Lepen, Trump, Farage, Poutine etc..hurlent les mêmes mensonges chauvins.
        Ce qui m’intéresse n’est pas leur logorrhée mais pourquoi leur succès (relatif).

      4. Un corrompu caractériel, on imagine aisément une façon de le calmer tout en respectant son intégrité (physique), un incorruptible caractériel, nada.

    3. Patrick darlot

      Tout cela ce sont des considérations très générales qui ne font pas avancer d’un pouce le schmilblick. « Penser autrement », la politique autrement, « on a tout notre temps », « les députés »… excusez-moi, mais ce sont des lieux communs, alors que là on a un problème concret à résoudre : donner à la gauche la victoire au moment où la droite se raidit repoussant toujours plus loin les limites de l’inique ultralibéralisme. Vous avez peut-être l’éternité devant vous, mais pas moi, et j’ose l’espérer la plupart d’entre-nous ici. Et vous ne me ferez pas croire que votre champion Mélenchon n’a jamais fait de politique politicienne. Ils en font tous à un moment où un autre, et comment pourrait-il en être autrement, ces élections présidentielles, mère de toutes les batailles dans le paysage politique français l’impose, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de véritables enjeux car des idées, des valeurs il y en a, au sujet desquelles des divergences réelles sont apparues. Et sur ce dernier point François Leclerc propose une piste très intéressante, actant de la difficulté d’une plateforme commune, idée qu’il avait pourtant lui-même émise dans un premier temps.
      François Leclerc avec ce billet nous propose donc une voie de sortie, une issue de secours sérieuse, qui satisferait aussi bien aux partisans de Mélenchon (en reprenant l’idée de la participation citoyenne qui était contenue dans sa Constituante) qu’à ceux de Hamon, et tout ce que vous trouvez à dire en substance c’est « circulez il n’y a rien à voir ».
      Désolé ni Mélenchon, ni Hamon ne peuvent gagner seuls.

      1. Désolé ni Mélenchon, ni Hamon ne peuvent gagner seuls.

        Ensemble encore moins.

        Et vous ne me ferez pas croire que votre champion Mélenchon n’a jamais fait de politique politicienne.

        On va pas refaire ce débat. Pour faire court, ça fera l’an prochain un demi siècle que Monsieur ne fait strictement que ça, pour d’autres et contre d’autres de son camp d’abord, pour sa gueule et contre les mêmes ensuite. On change pas à 65 ans, même avec du quinoa.

      2. Bien d’accord Vigneron, c’est loin d’être une sainte n’y touche et il te faudra lui reconnaitre le mérite d’avoir eu suffisamment d’art politique pour surfer et amplifier les nuits debouts. Je n’espère qu’une chose, que le mouvement lui échappe à la faveur d’un plus jeune et plus vendeur, c’est pour ça qu’il lui faut un gros score et une toisième position devant Hamon ET Fillon serait l’idéal, assorti à un groupe juste assez conséquent pour être incontournable à l’assemblée ce serait nickel.

  2. J’ai du mal à saisir le sens du texte : il semble qu’il faille faire l’unité en dépit des divergences programmatiques. Si c’est ça c’est selon moi le meilleur moyen de perdre cette élection. Et encore une fois, jamais un président de Gauche n’a été élu en étant candidat unique de la Gauche. Il faut une réserve de voix : Mitterrand en 81 a gagné grâce aux 15% de Marchais, Hollande en 2012 grâce aux 11% de Mélenchon. Donc pour moi, l’alliance avant le 1er tour est une erreur stratégique. Et si le PS est dans les choux, ce n’est pas une raison pour demander à Mélenchon de se désister, lui qui a minima réédite son score de 2012. Penser que les 2 ou 3 électorats s’aggloméreraient en dépit de divergences programmatiques laissées dans le flou est un non sens. Enfin, penser qu’un désistement de Mélenchon inciteraient ceux qui le soutiennent à voter pour le PS au 1er tour me laisse songeur. Il faudra quand même reconnaître que le PS n’en est là que par sa faute, et que le score du FN n’est pas non plus étranger aux errements pour ne pas dire plus du quinquennat qui s’achève. Le PS est donc responsable et coupable de la situation politique actuelle…et on discute de savoir s’il ne faudrait pas leur accorder un blanc seing !? Vraiment je trouve ces propos consternants. (D’ailleurs ce ne sont pas les propos défendus ici par François Leclerc) Quand au reste de la situation en Italie, Espagne ou Portugal, c’est négliger le fait que leur système est parlementaire quand le nôtre est présidentiel, ce qui complique à l’extrême de potentiels accords de gouvernement.

      1. Non ce n’est pas ce que je veux dire car ce serait une erreur. JLM n’est pas investi par le PC à la différence d’Hamon qui est investi lui par un PS qu’il ne contrôle nullement.

      2. Hamon qui est investi lui par un PS qu’il ne contrôle nullement

        Ah bon ? JLM n’est-il pas investi [de la même manière] par un PC qu’il ne contrôle nullement ?

      3. M. Jorion, voter JLM c’est voter PC?? Quel PC? A part Marie Georges Buffet qui est une femme politique unique? le PC est mort, le PS est mort l’agonie a commencé avec le traité européen. J’ai voté PS pendant 20 ans, Ségolène je n’ai pas pu, Hollande pour virer Sarko,…poussée par mon entourage, pas convaincue, mais bon, le moins pire… PLUS JAMAIS PS!! Je vais sur votre blog chaque jour depuis presque le début. Je ne comprends pas votre position, Piketty? Hammon? et Mélenchon à la poubelle?

      4. Si si , une nouvelle fois Monsieur est bien le candidat du Parti Communiste Français et de la CGT, digne héritier de Duclos, Marchais, Lajoinie, Hue, Hue, Buffet. Ça vous pose un homme non ?

      5. Franchement, Paul Jorion, qu’est-ce qu’il vous a fait, Mélenchon, pour susciter chez vous une haine aussi tenace ?

    1. Eh non cher Paul, retournez vous informer un peu. Jean-Luc Mélenchon n’est aucunement investi par le Parti Communiste. Tout juste est-il soutenu du bout des lèvres, et d’ailleurs ce n’est pas sûr que ça dure en raison des bisbilles autour des investitures pour les légilatives.
      Pas étonnant que votre analyse politique des élections françaises soit si indigente !

  3. La question se pose autrement :est-il possible de changer la politique de l’Euro ,est-il possible de faire changer notamment l’Allemagne et les satellites qu’elle a entrés habilement dans l’UE?Si c’est irréaliste, à quoi peut servir une union qui en sera réduite à mener la politique de Sarkozy ,puis de Hollande?????La Grèce est l’exemple de l’impossibilté de conduire une politique progressiste au sein de cette Europe de l’Euro….Une union qui cacherait cette impossibilité, serait une nouvelle escroquerie qui servirait à enlever le reste de crédibilité que peuvent avoir Mélenchon ou Hamon et finalement ferait le jeu sur le long terme du « tous pourris ,tous menteurs »,vous voyez à qui pourraient aller la plupart des voix progressistes?????

  4. J’ai du mal à comprendre l’idée de « donner un mandat présidentiel sous forme d’objectifs à atteindre et de bornes à ne pas franchir » tout en souhaitant ne pas aller jusqu’à « bâtir un programme commun de gouvernement » comme autre chose que :
    – dans le meilleur des cas bâtir un programme « léger » sur les détails, mais du moins clair sur ses objectifs et moyens
    – dans le pire des cas arriver à un catalogue de choses souhaitables, sans moyens de les atteindre à mettre en face, sans d’ailleurs même peut-être que ces choses souhaitables… soient compatibles entre elles

    La seconde option n’a vraiment rien d’attirant, et d’ailleurs ne passerait probablement pas le premier tour. Un catalogue de désirs, sans des moyens un tant soit peu réalistes de les réaliser, cela ne peut inspirer confiance.

    La première option, un programme léger mais clair sur les objectifs et moyens, serait une excellente chose. Il y faudrait non seulement la mise à l’écart des egos, mais encore des intérêts d’appareil – plus difficile – et surtout il y faudrait une décision claire sur les sujets qui fâchent. Le premier d’entre eux étant la remise en question des traités européens, si nécessaire par la France seule : oui ou non ?

    Sachant que si la France s’interdit de les remettre en cause éventuellement seule, le nouveau président se retrouvera dans la position de Hollande. La réponse à la question de changer ou non les traités par la voie consensuelle étant déjà connue : c’est « Nein ».

    Sachant que si la France se le permet, le nouveau président aura une vraie chance de pouvoir faire levier pour changer la politique économique européenne – dans une négociation « dure » – mais qu’il pourrait fort bien être conduit par les événements vers la rupture franche qui a priori ne serait pas son véritable objectif. Bref il pourrait être conduit à faire du Le Pen, sur ce sujet du moins.

    Or une porte doit être ouverte ou fermée. Il n’y a pas de position intermédiaire possible. Pas de posture « eau tiède ». La négociation pour changer les règles économiques européennes sera soit une demande polie à la Hollande, soit une négociation type « couteau sous la gorge » comme Le Pen l’annonce, il est vrai avec des objectifs fort différents.

    Un programme clair même réduit à l’essentiel nécessiterait soit un alignement de Hamon sur Mélenchon au sujet des traités européens. Soit un alignement de Mélenchon sur Hamon.

    Nous sommes face au nœud gordien, ni plus ni moins.

    J’ajoute que Macron se fait moquer à raison, n’ayant pas encore réussi à exprimer un programme cohérent. Cependant même lui prévoit de le sortir début mars. C’est-à-dire dans quinze jours.

    Il reste vraiment TRES peu de temps pour négocier ce programme clair qui pourrait donner une chance réelle à un candidat soutenu à la fois par le PS et par la FI.

    Si Mélenchon et Macron se mettent dans une salle avec chacun une dizaine d’aides, des vivres pour plusieurs jours, et interdiction de sortir tant que le programme n’est pas signé par tous, c’est encore possible.

    Hamon déclarait mardi dernier sur France 5 au sujet de Mélenchon : « pour l’instant, nous n’avons pas eu de contact direct »

    1. Oh le lapsus que j’ai commis 😀 !

      J’ai écrit « Si Mélenchon et Macron se mettent dans une salle… »

      J’aurais du écrire « Si Mélenchon et HAMON se mettent dans une salle » !

    2. Pas de programme commun, une Plateforme (sans perturbateurs endocriniens !), pas un truc pour s’entendre mais un machin pour s’étendre, nickel pour un candidat de l’Horizontalité, une belle trouvaille encore celle-là…

    3. Si, on commence à savoir le programme de Macron :
      « Une baisse des dépenses publiques. « L’ancien ministre de l’Economie ambitionne de faire baisser sur le prochain quinquennat de trois points de pourcentage le ratio des dépenses publiques par rapport au PIB, actuellement proche de 56,5%. Trois points qui signifient environ 60 milliards d’euros d’économies », écrit le quotidien. « A un horizon plus lointain, l’objectif d’Emmanuel Macron est de faire descendre ce taux à 50% », ajoute Les Echos. Les « deux grands postes d’économies » seront la masse salariale des agents de l’Etat et les dotations aux collectivités locales, précise le quotidien. »
      à bon entendeur salut !
      Un coup à gauche avec ses déclarations (que j’approuve) sur le colonialisme, un coup à droite : voir ci-dessus.
      Ce monsieur n’ a qu’une seule conviction : être président parce qu’il le vaut bien.

      1. Que Messire Geoffroy de la Gasnerie, ou un de ses deux acolytes interchangeable et plus ou moins anonymes comme Edouard Louis ou Didier Eribon, se répande sur un candidat proche de la revue Esprit (et de Gauchet) à l’heure de la collation apéritive sur France Q ne réjouira que les caïmans solitaires gravement éloignés du marigot germanopratin.
        Écume des jours.
        Pour en finir avec Geoffroy de la Gasnerie.

      2. Et d’ailleurs, à l’éclairage de l’analyse de Geoffroy de LaGasnerie de la candidature de Macron, on comprend mieux la fascination de Vigneron pour ce personnage…

      3. De quoi ? « L’analyse » ? Vous appelez ça une « analyse » ?
        Si c’est le cas alors on peut aussi bien dire qu’Eddy Bellegueule est le nouveau Proust, soit, dont acte.

      4. Droit dans ses bottes , coeur à gauche , portefeuille à droite, que voulez vous de plus? Chacun pour soit et Dieu pour tous ça c’est chez Fillon désolé.

      5. Plus que l’analyse d’eddy je retiendrai un étrange malaise, épais au point d’être presque palpable dans la voix du journaliste qui conclu et enchaine… c’est comme si les intervalles entre les mots devenaient solides…

    4. Mélenchon et Macron négociant ensemble ? vous rêvez. Et pour Mélenchon au moins, c’est un cauchemar.
      Mélenchon essaye de rassembler la Gauche, Macron est la droite; une droite où l’idéologie floue varie avec l’interlocuteur mais très ferme quand il s’agit des gros sous et des impôts, le but étant de favoriser ses mandants ou sa classe.
      Vous auriez pu aussi bien écrire Mélenchon et Fillon…
      Quand même, votre réflexion laisse penser que la construction des Public Relations entreprise avec Macron aurait presque réussie, comme avec le baril de Bonux.

      1. Mélenchon essaye de rassembler la Gauche
        Faut lui dire de se reposer alors, avec ses 10 à 11 % rassemblés et en poche, ça c’est fait.

      2. @ Daniel :

        C’était un lapsus de ma part, je voulais écrire « Mélenchon et HAMON ».

        Désolé pour l’erreur.

  5. Charles 16 février 2017 à 16 h 37 min dit que « Julien a raison ».
    Julien Alexandre 16 février 2017 à 11 h 02 min dit que « Méluche explique sans ambiguïté que la garantie, c’est lui »

    Les deux sont dans l’erreur ou mentent délibérément, bref ils ont tort.
    Heureusement que Rosebud1871 sait lire et écouter pour corriger tous ces petits défauts d’entendements.
    « Qui peut être cette garantie sinon nous » (1.55.30) dit JLM. Et ce « nous » qui peut-il être ? Sinon l’ensemble des Insoumis dont JLM n’est qu’un élement, plus visible que d’autre parce porte-parole.
    Il n’est pas question de « lui », ni d’un « Moi » de majesté toute puissante.
    Quand à ce qu’est une garantie, je ne vais pas radoter…

    1. Confondant de naïveté Rosebud !

      Non, je rigole, confondant de mauvaise foi. Ce qui est bien pire.

      « Et s’il faut une candidature unique ? Et bien je propose la mienne »

      Mais Rosebud va nous expliquer que c’est apocryphe, n’est-ce pas ?

      1. Les gens savent lire Rosebud, tout le monde voit votre mesquin coupage de cheveux en quatre pour nier l’évidence. Si vous ne comprenez même pas ce que dit votre lider maximo, les temps s’annoncent difficiles.
        Pour un féru de psychanalyse, c’est préoccupant que vous n’ayez toujours pas saisi le caractère exclusivement et strictement revanchard qui sous-tend la démarche de Méluche.

      2. Tout à fait d’accord avec Julien : strictement revenchard, au point d’avoir monté un programme en béton et d’avoir mobilisé un max de jeunes derrière. Il ne s’en cache pas : c’est votez pour moi pour les faire chier ! le mot d’ordre. Comme au FN me direz vous? peut être mais chez méluche au moins ya la manière 😉
        Quant à moi, tant que les centrales seront pas fermées je serai expat et je voterai pour faire chier ceux qui se refusent à les fermer quoiqu’ils promettent à côté, donc la FI ça me vas.

  6. Hilary n’a pas laché le manche, empêchant Sanders de barrer la route à Trump…

    Gageons que nos deux lascars seront plus malins….

      1. Bernie finira là où il aurait dû en rester, comme guru rose-vert à bobos du Vermont, dans son cottage chauffé au bois sur son île du lac Champlain.

  7. « Une candidature commune patronnée par Hamon et Mélenchon »

    L’idée m’a fait rire en imaginant les deux lascars déguisés en Dame Patronnesse.

    Vous n’imaginez pas F.L. la rigolade qu’inspirerait le pauvre pantin désigné ou élu de cœur des 2 candidats annonçant la bouche en chœur et en stéréo : ben on se retire mais on a un trouvé un seul candidat remplaçant pour notre accord de programme, comme ça nous espérons qu’il arrivera au second tour grâce à vous.

    Il n’apparait pas à tous que cette idée de devenir Président de la Vème République puisse être à liée à quelque ambition dont les fils sont à la fois personnels, ceux d’une histoire singulière, et sociaux comme représentant, porte parole, d’intérêts à supporter. Cette ambition s’affirme comme envie, de servir ce que vous voulez, le pays, l’avenir de l’humanité, les sans-dents, etc. et possiblement l’imaginaire de la gloire posthume pour « l’éternité » de l’espèce, qui va au short cut.

  8. Mr Jorion, vous dites que Mélenchon a torpillé la possibilité d’une primaire de la gauche, car il craignait de ne pas la gagner.
    C’est possible, mais vous devez aussi entendre les arguments qu’il a développé au sujet de son éventuelle participation à une telle primaire.
    Personne au départ ne pouvait imaginer que Mr Hamon remporterait cette primaire. Que serait-il advenu si Valls avait remporté une primaire à laquelle eût participé Mélenchon ? La logique d’une primaire c’est que les perdants se rangent derrière la bannière du vainqueur. Franchement, la distance idéologique dans ce cas là eût été telle, qu’il eût été quasiment impossible (sans se renier) pour Mélenchon de se ranger derrière le champion du 49.3
    Déjà, à l’intérieur du PS c’est le grand écart entre un Filoche et un Valls par exemple, alors entre Mélenchon et Valls !
    Mélenchon vous irrite (son ego, etc…), je l’ai bien compris, mais sa position est cohérente, cela il est difficile de le nier. Le mouvement qu’il incarne porte un programme qui a été élaboré collectivement bien en amont de la campagne et qui est disponible sous forme d’un petit livret. On ne peut en dire autant de tous les candidats. Le PS ne survit encore que pour des raisons électorales, ce parti n’a plus depuis longtemps de cohérence interne. Il aurait dû depuis longtemps se scinder en deux pôles : celui des « réalistes » et celui des « utopistes ». Peut-être qu’une primaire entre rêveurs et utopistes eût été possible…

    1. Je confirme que la primaire est anti-démocratique, puisque les électeurs qui y votent ne sont pas du tout représentatifs de la population (ne serait ce que parce qu’il faut payer 2 ou 3 euros), et on y risque donc d’éliminer des candidats susceptibles d’être élus…
      Sauf à ce que les primaires disposent des mêmes moyens que la présidentielle elle même, et qu’on y mélange pas des gens de droite et de gauche…

  9. Après avoir lu les commentaires du billet précédent dont les commentaires sont maintenant fermés, je me pose quand même la question de savoir si toutes les personnes qui détestent JLM ont seulement lu le programme et/ou écouter l’un de ces discours, ou bien s’ils ne sont que des lecteurs/téléspectateurs du Monde/Nouvel Obs/BFMTV/etc. ? Parce que franchement, on peut ne pas être d’accord sur le programme et c’est heureusement encore bien le droit de chacun, mais sortir des mensonges gros comme ça… enfin il paraît que plus c’est gros, plus ça passe. Je vais me faire plein d’amis ;-P mais après j’arrête

    « Les mots aimables à l’égard de Poutine » => déjà rétablir la vérité (https://www.youtube.com/watch?v=_nOpkqrmdqc) et en bonus si MLP dit que le ciel est bleu, le ciel de vient donc rouge ?

    « Les électeurs de la primaire ne sont pas représentatifs du peuple » : effectivement, les primaires sont des attrapes gogos ; seuls les militants à jour de leur cotisation devraient pouvoir participer à la primaire du PS.

    « Avec des amis comme vous, la démocratie n’a pas besoin d’ennemis. » : vous pouvez préciser ???

    « Je n’ai pas beaucoup de choses positives à dire sur les politiques prônées par Macron, mais là bravo : « crime contre l’humanité » » je suis d’accord mais c’est bizarre de ne pas parler du Discours de JLM sur l’abolition de l’esclavage à Champagney (https://www.youtube.com/watch?v=jO8TCOMU2i8). Y aurait-il un biais quelconque ?

    « colères imprévisibles, mauvaise foi occasionnelle, inclination à tomber dans l’attaque ad hominem, faute d’arguments rationnels, etc » OK / c’est le seul ? LOL / OK / sans déconner ??? un exemple ?

    « Capituler devant l’Allemagne… par principe ? Par défaitisme congénital ? Par habitude bien ancrée ? » non par idéologie, car il est plus pratique de se cacher derrière l’UE et donc l’Allemagne

    Et pour conclure, la FI a un programme elle…

    1. La FI c’est quoi ? Ah oui, la France Insoumise, c’est coquet ça aussi. Y’a mieux, sur une plateforme, on aurait un truc plus bandant, la France Insoumise Horizontale, la FIH.
      Je dépose la marque de ce pas.

      1. J’apprécie particulièrement les gens qui parlent pour ne rien dire. Ceci dit, s’écouter parler, c’est déjà pas mal, ça prouve qu’on existe.

    2. La F n’est pas la FI .

      Il n’y a jamais eu de Président de la République digne de représenter le pays dans le monde , élu utilement sur un programme . Le président n’est pas le premier ministre .

    3. @ David :

      Essayant de comprendre la méfiance voire la détestation à l’égard de JLM, je n’ai aucune certitude mais les hypothèses suivantes :

      – Sachant que la séparation entre Hamon et Mélenchon d’un électorat qui se recouvre largement est potentiellement désastreuse, il faut bien faire porter le chapeau de la responsabilité à l’un ou à l’autre. Or Hamon bénéficiant du soutien du PS ainsi que de l’adoubement lors d’une primaire peut apparaître comme le plus légitime. Le coupable sera donc l’autre

      – Mélenchon, quoique s’appuyant sur un processus de génération collective de programme, est quand même une individualité bien identifiable, davantage en tout cas que Hamon. Ce qui peut irriter voire effrayer, la réticence envers tout pouvoir personnel est bien ancrée, en particulier à gauche

      – Mélenchon, à tort ou à raison, considère acceptable de prendre le risque de refuser voire de faire disparaître l’UE si la seule UE pratiquement possible était la version libérale-austéritaire actuelle. En somme, il est premièrement social, deuxièmement européen. Ce qui peut apparaître comme intolérable et révoltant à ceux qui préfèrent être d’abord européens et seulement ensuite sociaux. Surtout en cette époque où la question de la possibilité même d’une Europe sociale est clairement posée – je parle de la possibilité pratique bien sûr, en théorie c’est possible, mais bon la théorie ne suffit pas

      A noter qu’aucune de ces trois objections – si c’est bien là le fond de la grande méfiance partagée par plus d’un envers Mélenchon – n’est médiocre ni ne peut être passée par-dessous la jambe. Toutes méritent débat.

    4. « Les mots aimables à l’égard de Poutine » => déjà rétablir la vérité (https://www.youtube.com/watch?v=_nOpkqrmdqc)
      Les amis russes de Hollande sont en liberté, ceux de Mélenchon en prison.
      Ben oui. Ceux qui ne veulent pas entendre…
      Encore une fois, se braquer sur la personnalité supposée de Mélenchon, ce n’est pas politique. C’est l’histoire considérée comme produite par les grands personnages.
      Remarquez, c’est très macroniste. Macron déclare que le programme n’est pas important. Il parle, l’ancien élève de l’enseignement catholique privé, de l’aspect « christique » des élections.
      Sauf un événement soudain et imprévisible, bien de notre époque (une affaire Macron, ça serait drôle), la France est partie pour un second tour entre l’ancien employé de Rothschild et la fille Le Pen, et cette fois il y aura quelques pour-cent d’électeurs de gauche qui resteront chez eux. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est eux.

      *

      Ne manquez pas la prochaine et fraternelle réponse de vigneron, bien caché derrière son pseudo.

      1. « Mon ami du Front de Gauche Russe est en prison pour cinq ans et je ne veux pas de sanctions contre les Russes. »
        J’en conclus que si on fout Monsieur en prison c’est Putin qui prendra des sanctions contre les Français.

  10. Merci François pour ce billet. Tout est dit.
    Et on voit encore la catastrophe arriver — enfin on devrait, non ? Tout se passe comme s’il n’y avait aucune possibilité de victoire de MLP ou d’un Fillon. Comme un déni que cette élection ne fait pas à 3 tours mais à 2.
    Tu expliques encore tous paramètres et les éléments politiques européens qui devraient nous inspirer mais ça sert à rien : bien des commentateurs restent bouchés, bornés. Ils sont caricaturaux dans leur étroitesse d’esprit franco-française. Rien à faire !
    Pourtant ta proposition est simple :
    « donner un mandat présidentiel sous forme d’objectifs à atteindre et de bornes à ne pas franchir. À la coalition le soutenant d’élaborer par la suite un programme, suivant un large mode participatif ».
    Mais non, il faut exclure, manifester son indignation et sa pureté idéologique et le toutim. De la connerie à l’état brut et qui va se payer cher.
    Nous devrions tous nous mobiliser pour exiger une candidature commune patronnée par Hamon et Mélenchon.
    Mais ça ne se fera pas et comme les étatsuniens de gauche nous aurons la gueule de bois.
    Je suis partagé entre l’écœurement et la résignation.

    1. La solution du tandem provisoire puisqu’il s’agit de mettre fin à la Vème et au statut gaullien du Président suppose quelques préliminaires ratés pour le moment.

    2. Oui. Quand tout peut être communément légal et indulgences légitimes pour les uns, que deviennent les verrous des interdits personnels de leurs autres ? Les électeurs des primaires aux suffrages partisans ont dû miser pour jouer, payer pour surenchérir les enchères sur les deux partis en les orientant. Comme un pari sur lequel les joueurs étaient prêts à faire tapis pour impressionner leurs adversaires.
      Si le jeu de massacre des repères et les simulations programmatiques hystériques continuent jusqu’aux élections, je crois qu’elle a une opportunité de séduire par surprise, dès le premier tour, parce que elle désormais, le visage légèrement penché, elle dégouline de sourires affectés bienveillants, elle expose l’évidence de l’autorité et de l’amour authentiques, légitimes, elle s’est transformée en femme, puis Mama déterminée, inconditionnelle, protectrice fidèle, génétiquement naturelle, de la patrie.
      Ce que la « tête » n’a pu obtenir, le « corps » va le réclamer ?
      Un jeu de massacre. Les électeurs au suffrage universel peuvent l’interrompre, net, écoeurés et résignés, oui, mais aussi affamés de confiance et rugir leur lassitude : basta, là, vraiment, ça suffit tous ces droits-dans-leurs-bottes stratégistes égotiques « on » est tous les mêmes, « on » passe à autre chose ….. et décrètent sans même se consulter que ces primaires invasives feront office de dernier tour.
      J’espère m’égarer. Me tromper. Délirer. Empirer. Inimaginabiliser dans l’ outrance.

  11. A supposer qu’ils s’entendent, on aurait 5 ans de PS supplémentaires. Et dans 5 ans, on fait quoi, sachant que Mélenchon serait lui aussi grillé, sans compter son âge?

  12. Halenchon, Mémon, même combat, même médiocrité… Il faudra que l’on m’explique comment, avec la crise carabinée que l’on se tape depuis 2008, ces gars-là peuvent faire en sorte de ne presque pas en parler. Alors il y a bien quelques moments de colère de Méluche qui s’en prend au vilain capital, mais aucune critique profonde, aucune pédagogie qui permettrait aux gens de comprendre que le système est en bout de course. Première chose que ces types ne font pas : s’attaquer au système bancaire et mettre sous le nez de la population le montant véritable du sauvetage des banques. Car entre les QE, les aides massives de 2008, les structures de défaisance, la Grèce, les banques italiennes, la Deutsche Bank (et j’en passe), il y a vraiment de quoi convaincre les gens de ne plus jamais voter à droite.
    Même chose pour la modération salariale qui créé une économie de bulle. Jamais entendu dans la bouche des champions de la gauche radicale. Il serait temps que cet argument soit repris en boucle afin de convaincre véritablement les gens (cela pourrait efficacement remplacer « les 35h ont ruiné l’économie »).
    Quant à l’environnement, ce qui est mis en avant est la croissance verte et la conquête de la mer, trésor oublié de la France. La survie de l’espèce, connais pas. Et Hamon, qui nous prend pour des oies, pense un revenu universel à la Milton Friedman…
    Bref, s’il y a un changement, cela viendra de la rue.

    1. Il faudrait peut-être aller se renseigner sur PlaceauPeuple ?
      Si on se fie à la télévision pour connaître le programme des candidats anti-système et leur ressenti sur les problèmes de la société, on est foutu.

    2. Bien vu.
      JLM, après avoir abandonné toute perspective de carrière dans le PS, s’est fixé l’objectif de dominer la « gauche de la gauche ». Pour enfoncer le PCF sur sa gauche, et rallier les réformistes mis en minorité dans le NPA, il usé et abusé du « socialisme du XXIème siècle » emprunté à Chavez, comme du mot « écosocialisme ». Mais quand le gouvernement Chavez a sombré en Bolibourgeoisie, JLM s’est replié sur le projet de « Révolution citoyenne », projet importé de l’Equateur du président Correa. A chaque fois, il s’agissait de s’imposer dans la « gauche de la gauche » en s’associant aux présidents les plus prestigieux d’Amérique Latine.

      Il s’agissait aussi de construire son image de présidentiable… Nous y sommes. Alors comme tout politicien professionnel talentueux, JLM opère un nouveau tournant dicté par l’élection présidentielle de 2017. Son programme « L ’Avenir en commun » ne contient pas le mot « socialisme », et pas même le mot « écosocialisme ».

      Pour effacer non seulement le mot, mais tout souvenir du socialisme, le programme de JLM a dû faire une contorsion historique: ignorer les moyens de production…Ce programme ne propose de socialiser aucun secteur clé de l’économie. Mais limitons-nous à un minimum de la tradition réformiste: la socialisation du secteur financier et du secteur énergétique.

      Concernant la finance, JLM ne se mouille pas : la finance n’est ni son amie, ni son ennemie. L’ambiguïté est totale. L’ambiguïté se manifeste d’abord par un silence énorme sur un secteur clé d’accumulation capitaliste en France: l’assurance. Rappelons que les cotisations aux compagnies d’assurance se sont élevés à la somme énorme de 206 milliards d’Euros en France en 2015. En France toujours, plus de la moitié du patrimoine des investisseurs institutionnels est détenue par des compagnies d’assurance, soit plus de 800 milliards d’Euros.

      Quant aux banques, le programme prévoit la « socialisation de banques généralistes ». Remarquez bien la rédaction: « socialisation de banques » pas « des banques ». Comme pour l’énergie, il s’agit d’un pôle public, qui sera soumis à la concurrence dévastatrice des banques privées…Mais le programme est bien pire encore. Il faut prêter attention à une autre mesure du programme: « séparer les banques d’affaires et les banques de détail ». Ne reste alors plus aucune banque généraliste ! Le tour est joué. Finalement, Hollande au Bourget n’était bien qu’un capitaine de pédalo face au roi du « passez muscade »…

      Pour l’énergie, « L’avenir en commun » propose seulement de créer, à côté d’un pôle privé :« un pôle public de l’énergie pour mener une politique cohérente en renationalisant EDF et Engie» Mais faute de création d’un monopole public, ce pôle, comme avec Mitterrand, sera toujours soumis à la concurrence de multinationales privées, jusqu’à sa restitution aux actionnaires après le désastre et l’incurie réformiste. C’est bien ce qu’a fait Mitterrand et encore plus fermement Jospin, avec JLM comme ministre…

      Par ailleurs, on aurait pu aussi attendre d’un projet réformiste qu’il revienne sur les privatisations récentes ou plus lointaines. Concernant la plus grande vague de privatisation de l’histoire de la République, par le gouvernement Jospin, il ne faut pas trop y compter: JLM était alors ministre, il en est co-responsable. Et sur les autres, plus récentes, n’y comptons pas trop non plus. Son programme propose de créer une « mission parlementaire spéciale pour faire le bilan de toutes les privatisations et faveurs fiscales décidées au cours des trois décennies passées». C’est la manœuvre habituelle: pour enterrer un problème, créons une mission, faisons le « bilan »…

      Le programme de JLM prévoit aussi de « revenir sur les programmes de privatisation (aéroports, autoroutes, parts publiques, etc.) » ou de « Rendre effectif le droit de réquisition des entreprises d’intérêt général par l’État », mais sans plus de précision. Or la seule socialisation qui vaille, c’est l’expropriation, ignorée par JLM. Ce n’est pas la bonne vieille « nationalisation » à la Mitterrand qui consiste à racheter l’entreprise aux capitalistes, après la leur avoir vendu, ce qui leur permet en général de gagner deux fois sur le prix…La seule socialisation qui vaille, c’est la gestion la plus démocratique possible. Nous y reviendrons dans un autre article de ce grand dossier.

      Dans ces conditions, la « planification écologique », avec Total, Renault ou PSA dans le poulailler, est bien un mot creux destiné seulement à ratisser les voix des Verts en errance. Anti-K reviendra en détail sur l’impasse écologique que représente le programme de JLM. Quant au droit à la santé, il serait possible tout d’un coup, rêverie électorale, sans mettre les géants pharmaceutiques au service des besoins et non du profit…

      JLM, c’est aussi l’élève appliqué et grand admirateur de Mitterrand, le « Prince de l’ambiguité ». Il dépasse même son modèle. En effet, il n’hésite pas, ailleurs dans son programme, à annoncer « la généralisation de l’économie sociale et solidaire »! Même votre petit salon de coiffure serait alors « socialisé »… A d’autres moments, par contre, il affirme que son projet est une économie mixte, par exemple dans son discours aux « Assises produire en France » où il s’adresse aux chefs d’entreprise (Reims, 9 sept 2016). Et dans un entretien pour le Patriote de l’Ariège (16 septembre 2016) il affirme qu’il a expliqué ceci aux patrons des dites Assises: « Moi je vous donne de la visibilité, je vous donne de la stabilité et de la sécurité. ».

      Conclusion: JLM a bien fait de gommer les mots socialisme et écosocialisme. Son programme n’est qu’un filet de rabattage des illusions électorales vers les urnes.

      1. @Charles 17/2à03h49
        Enfin du concret…qui pour le moins devrait sur ce blog se discuter point par point.
        La philosophie de base qui sous-tend votre expression me semble claire (et respectable par définition, même si votre candidat présumé seul , ne devrait pas dépasser , disons , 2%..a.m.h.a.)
        Je me réjouis à l’idée de lire la(les) réaction(s) argumentée(s).

      2. t’ain je pensais pas qu’il soit tant à droite le méluche, c’est avec Macron qu’il faut qu’il s’allie sans plus tarder alors ?… ! º¡º

      3. Si Mélenchon adoptait le programme du NPA, il ferait 2%, peut être 3%. Un bide, donc.

        Pour appliquer un programme, quel qu’il soit, il faut d’abord conquérir le pouvoir.
        Ce qui passe par une stratégie de communication (en clair savoir la fermer sur certains points)
        Qu’est ce qui vous dit que Mélenchon n’a pas d’autres idées derrière la tête, qui rejoignent les vôtres?

        Si vous pouviez comprendre qu’il serait nettement plus malin de vous rallier à lui, plutôt que de lui piquer 2 ou 3 %…

        Le parallèle avec Hamon fonctionnerait si celui-ci acceptait de revenir sur la politique scélérate du PS, mais ce n’est toujours pas à l’ordre du jour. Il n’a toujours pas réussi à fixer un rendez vous avec Mélenchon, qui n’attends que ça. Bizarre, bizarre…

      1. Au PCF on l’a lu le torchon à 3 roros ttc (aparté,on doit remercier Monsieur au éditions du Seuil pour ce CA additionnel financé par ses fonds de campagne, c’est pas des philanthropes dans l’édition), sérieusement, et condamné, sans équivoque.
        http://www.economie-politique.org/93801

        C’est dans cet esprit que la commission économique du PCF a mené un examen du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont le détail, exposé point par point au regard des sept axes de rassemblement proposés par le PCF, peut être consulté sur le site de la revue Economie et politique.((http://www.economie-politique.org/93807)2.

        La conclusion qui en ressort est que ce programme ne présente pas seulement des divergences et des contradictions avec nos propositions. Sa conception même est fondamentalement contraire à toute perspective de rassemblement à gauche, sa logique est radicalement opposée à ce pourquoi nous combattons.

      2. vigneron, que de venin!
        C’est pour ça que tu as un pseudo? Parce que ta femme ou tes proches ne peuvent pas lire ce que tu écris ici?
        Par ailleurs, je voudrais savoir, vu que le PC condamne le « torchon à 3 roros » de Mélenchon (Mélenchon est tout seul, n’est-ce pas), comment peut-on soutenir simultanément que Mélenchon est aux bottes du dit PC.

  13. Φ
    A vouloir faire fi des uns et des autres, L’AVENIR EN COMMUN est assuré de prendre une toute autre tournure. A viser le CHATEAU, le peuple de gauche sera relégué dans les COMMUNS.
    Pourquoi sont-ils aussi butés ? Me dis-je.

  14. Ces échanges sont une véritable débâcle du site de Paul Jorion ; je crains fort que d’autres que moi ne se trouvent désormais devant un abîme de perplexité quant aux objectifs conscients ou non, menés ici. Le « Tout sauf Mélenchon » engagé depuis longtemps par tout ce qui compte dans les vieux partis et la complicité des médias des milliardaires qui y font la loi a trouvé, ces dernières heures, sur ce blog, le pire de ce que je pouvais imaginer.

    1. Le blog en a vu d’autres et s’en remettra ! Aurais-je participé à la curée que vous dénoncez en proposant une candidature commune soutenue par Hamon et Mélenchon ? Je lis en tout cas peu de raisonnement et beaucoup d’imprécations.

      1. @François Leclerc

        Si ça peut vous rassurer, cette idée de coalition a déjà effleuré plus d’un esprit, au point que plusieurs pétitions pour un rassemblement Jadot/Mélenchon/Hamon et même Jadot/Mélenchon/Hamon/Jardin circulent depuis plusieurs semaines déjà sur les réseaux sociaux et internet.

        Quant à l’état du blog, c’est la surprise de certains qui me surprend: Ça fait bien longtemps maintenant que la critique radicale du capitalisme a laissé sa place aux filets d’eau tiède et aux enfumages de toutes sortes, du soutien à la fantasmagorique candidature de Piketty au TINA alter-européiste, scandé comme un miroir au mantra de ce que certains appellent ici « religion féroce », à laquelle ils n’ont pourtant rien à envier en matière d’aveuglement idéologique.

      2. rdaires de France. J’ai tenu dix minutes, un exploit authentique, en quasi apnée. Heureusement trouve-t’on quelques professeurs d’histoire un peu plus respectueux de leur magistère et de l’historiographie en général dans les collèges de la République que les harangueurs de foirail électoral de cette sorte.

  15. Je ne crois pas que ce genre de tambouille d’avant match soit de nature à changer en quoi que ce soit le raz de marée abstentionniste qui se profile, et même ça pourrait bien l’alimenter un peu plus encore.

    Reprenant une maxime de M’sieur Jorion lui-même, on peut dire que le régime représentatif est à la politique ce que le capitalisme est à l’économie: Un dysfonctionnement.

    Dès lors se borner à choisir la couleur de la casaque sur laquelle parier procède du jeu de dupes. Ce sera sans moi, merci bien.

    1. Donc vous allez vous abstenir de voter pour le changement, parce que vous avez peur que le ou les candidats d’un éventuel changement n’aient pas assez de voix à cause de l’abstention ?
      Dois-je rire ou pleurer ?

      1. @Thierry

        « Donc vous allez vous abstenir de voter pour le changement, parce que vous avez peur que le ou les candidats d’un éventuel changement n’aient pas assez de voix à cause de l’abstention ? »

        Non, vous n’avez absolument pas compris ce que j’ai dit.

        Je vais m’abstenir parce que je ne crois plus – y-ai-je seulement jamais cru – à la dimension démocratique du régime par représentation. Pour moi, les représentants ne représentent jamais rien d’autre que leurs propres intérêts, ce qu’une étude publiée notamment par des chercheurs de Princeton, et relayée sur ce blog, semble confirmer.

        Je considère ainsi qu’il n’y a rien de plus à attendre de Mélenchon que d’Hamon que de quelque autre candidat que ce soit, puisque comme l’histoire nous le montre avec une quantité considérable d’exemples, le personnel politique n’est jamais vraiment comptable de ses promesses.

        Et je dis par ailleurs que les tractations actuelles entre Hamon, Mélenchon et peut-être d’autres encore, dont ce billet sont le sujet, peuvent être considérées par certains déjà sceptiques quant à la portée réelle du régime dans lequel ils vivent, comme un révélateur supplémentaire de cet état de fait.

      2. @Otromeros

        En quoi une association de malfaiteurs pourrait être plus rassurante que leur séparation? Comment vous faire entendre que que je ne crois pas en leurs boniments, quels qu’ils soient?

  16. TEST DE PERSONNALITÉ :
    Mélenchon comme Hamon ont dit qu’ils iraient jusqu’au bout. Mais on a « l’impression » qu’une de ces deux personnes se désisterait plus facilement pour le bien commun.
    1. Vous pensez qu’il s’agit de JL Mélenchon
    2. Vous pensez qu’il s’agit de B. Hamon
    3. Vous pensez que se désister pour le bien commun n’est pas une attitude souhaitable pour un homme politique à ce niveau.

    1. On ne ait pas encore ce que les candidats ( et pas que ces deux là ) , ont vraiment dans le ventre et leurs fins des fins .

    2. 1. Mélenchon ne peut pas faire confiance au PS.
      Son électorat non plus.
      (Personne de censé ne le peut après la quinquennat Hollande.)
      2. Hamon ne peut pas se désister sans perdre sa position dans l’appareil PS, et c’est maintenant la seule qu’il a.
      3. Ce n’est pas tant le niveau que le moment. C’est trop tard.
      Si Hamon s’était rapproché de la France Insoumise avant la « primaire » du PS, tout serait encore possible.
      Il en avait le temps et la possibilité.
      Il a choisi de jouer « PS ».

      1. Alors pourquoi Mélenchon écrit-il cette lettre à Hamon ?
        C’est par réel souci de rapprochement, pour trouver un terrain d’entente afin de faire gagner la gauche, ou bien c’est juste pour prouver devant son propre électorat que c’est a priori impossible ?
        Des mélenchoniens me disent dans l’oreillette que Mélenchon ne fait jamais de politique politicienne, dois-je les croire ?

      2. Ça s’appelle tendre la main, la perche, ce que vous voulez. Qu’est-ce qui interdit à Hamon de claquer la porte du P.S. et désambiguïser sa position ? On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. Mais il semblerait que ce soit ce que B.H. essaye de faire. Si politique politicienne il y a, elle est de ce côté là.

  17. Voici plusieurs semaines que je prends le temps de regarder et d’écouter les conférences de JLM et notamment sa toute dernière à Strasbourg, que je regarde et écoute ses  » revues de la semaine ». Je vous suggère de prendre le temps et la peine d’en faire autant avant d’avancer des arguments sur sa personnalité dont je ne veux pas croire qu’il pourrait s’agir là d’arguments définitifs.
    A la question : Qu’y -aurait-il de plus important dans les cinq prochaines années que la crise climato-écologique ?
    A la question : la consommation chaque année de 1,6 planète ne vous inquiète-t-elle pas ?
    Il y a des réponses dont je suis navré de constater le peu de cas qu’on en fait sur ce blog. En dépit de l’évolution dans la réflexion de Paul ( voir son livre  » le dernier qui… » ) et d’autres auteurs depuis quelques temps.
    Pour moi l’Europe, l’emploi et même la sécurité ne sont pas des questions premières mais conséquentes.
    En outre, je vois dans nombre de messages poindre l’idée qu’ici et là, on pourrait très bien s’accommoder de Macron et de Hamon, bien plus présentables sans doute mais particulièrement peu convaincants sur les sujets fondamentaux et pas convaincus de la nécessité de renoncer au capitalisme, cause principale de la crise écologique.
    Un fois encore ces deux là nous feront perdre du temps.

    1. JLM a mots pour ratisser les voix des électeurs d’EELV en errance, mais pas de programme écologique cohérent.
      Le programme de JLM comporte un chapitre 3 avec le titre : « Face à la crise climatique, la planification écologique »
      Après le titre, comme pour chaque tête de chapitre du programme, on trouve un paragraphe rédigé par le candidat en personne. Pas la moindre référence à l’écosocialisme, ni même au socialisme, comme dans tout le programme. La France dite insoumise avait pourtant élaboré un document intitulé « 18 thèses pour l’écosocialisme » , mais cette notion d’écosocialisme ne figure pas au programme. On peut légitimement s’interroger sur la disparition de cette notion. N’aurait-t-on gardé le mot « écologique » que pour être dans le vent et capter l’électorat d’un parti en perdition (EELV) tout en évitant le vocable « socialiste », peu séduisant pour les électeurs du centre et de droite et complètement dévalorisé par le stalinisme du PCF puis par le PS dans les milieux populaires ?

      Dans le chapitre 3, on trouve un grand nombre de mesures, certes timorées, mais qui vont dans le bon sens et sont un net progrès par rapport à la situation actuelle. Ces mesures sont-elles des mesures de rupture avec le système capitaliste ou plus simplement des mesures visant à supprimer les pustules les plus disgracieuses du système de l’économie de marché ?

      JLM se démarque du capitalisme vert dont l’objectif est de se servir de l’aspiration des populations à sauver l’humanité et la vie sur terre pour se saisir de nouveaux créneaux permettant de juteux profits. Mais ce programme, dans son ensemble, ne rompt pas avec la loi du marché, loi qui nous conduit maintenant au bord du gouffre.

      La première critique qu’on peut faire de ce programme « écologique » , comme pour tout le programme d’ailleurs, est qu’il ne se propose d’agir que sur le plan national en profitant des potentialités de la « nation ». Si toute avancée dans un pays est bonne à prendre, toute personne soucieuse de l’avenir de l’humanité, et en particulier dans le domaine de l’écologie, a conscience que c’est aux niveaux internationaux qu’on peut être pleinement efficace. Chacun sait que pour lutter contre tous les fléaux qui nous assaillent ( perte de biodiversité, pollutions des villes, des mers et des terres cultivables, pollutions par la chimie fine, énergie carbonée, épuisement des ressources, réchauffement climatique et toutes ses conséquences, etc…) , il faut sortir du cadre strictement national, ce qui n’intéresse pas un programme national-républicain qui voit avant tout des concurrents autour de lui.

      « 100% d’énergies renouvelables en 2050 », tel est l’objectif revendiqué. Comme il est lointain, ça n’engage pas vraiment pour les 5 années à venir. D’autant que le succès du pari technologique à long terme est incertain et que la France Insoumise n’existera probablement plus dans 33 ans.

      Pas d’objectif chiffré ou daté par contre pour la sortie de l’énergie nucléaire. La commission écologie du NPA avait pourtant montré qu’on pourrait en sortir en 10 ans. L’arrêt du nucléaire proposé, même sans échéance, c’est néanmoins une avancée par rapport à « L’humain d’abord » qui ne proposait qu’un référendum. Une avancée tout à fait isolée puisque JLM2017, sur pratiquement tous les sujets, est moins ambitieux que le programme de JLM pour 2012, lui même moins ambitieux que le Programme Commun négocié avec le PS.

      Signe de manque d’ambition de ce programme, pour sortir des énergies carbonées, il propose uniquement de commencer par « l’arrêt des subventions aux énergies fossiles et de toute exploration de gaz et pétrole de schiste et de houille ». A ce train là, si le monde suit JLM2017, nous allons, rapidement et irrémédiablement, dépasser plusieurs degrés Celsius de réchauffement de la terre. En absence de données fiables et vérifiables sur le montant que la France verse actuellement comme subvention aux entreprises d’énergie carbonée, on peut simplement douter de l’efficacité de la mesure en termes de diminution des profits, donc d’abandon des filières par les industriels.

      Ingénuité ou signe d’une absence de volonté de rompre avec le capitalisme, le programme JLM2017 propose un pôle public de l’énergie : « Créer un pôle public de l’énergie pour mener une politique cohérente en renationalisant EDF et Engie (ex-GDF) en lien avec des coopératives locales de production et consommation d’énergies renouvelables et favorisant l’autoproduction et le partage des excédents »

      Créer un pôle public dans un secteur économique, c’est à coup sûr exposer ce pôle à la concurrence des autres entreprises (françaises ou étrangères) du secteur. Dans ce cas, irrémédiablement, pour survivre, le pôle public aligne ses méthodes et ses projets sur ses concurrents privés. On en a vu des exemples dans les secteurs de la téléphonie et de l’audiovisuel et cette dynamique se généralise dans les services publics.

      Pour créer ce pôle public, JLM2017 n’exproprie pas , mais indemnise les actionnaires en nationalisant deux entreprises du secteur énergétique. Les français paieront donc une deuxième fois des entreprises publiques à l’origine.

      Enfin, le programme parle de « nationalisation » , terme qui jusqu’à présent a été utilisé pour exprimer une direction autoritaire par l’exécutif national, centralisée, sans que les usagers et les salariés du secteur puissent être partie prenante de l’entreprise.

      Bref, le programme de le « France Insoumise » et notamment son chapitre 3 est en cohérence avec ce que déclarait JLM pour sa campagne de 2012, comme quoi les investisseurs ne devaient pas avoir peur de son programme.

      1. Pour créer ce pôle public, JLM2017 n’exproprie pas , mais indemnise les actionnaires en nationalisant deux entreprises du secteur énergétique. Les français paieront donc une deuxième fois des entreprises publiques à l’origine.

        Mais non Charles, c’est la BéCéhEu (les boches) qui va raquer, il l’a dit Monsieur Jean Luc Donald.

    1. En effet, il a été cohérent dans son discours de Strasbourg, s’agissant de défendre le jeune Théo, victime d’un acte ignoble, soutenant chaleureusement une jeunesse particulièrement stigmatisée (celle des banlieues), voilà un fait marquant dans l’histoire et c’est tout à son honneur.

      1. Totalement incomplet. Il a fait aussi l’éloge de la police.
        Pire, dans son programme pour les mangeoires électorales (législatives et celles qui suivront), JLM défend le maintien quand ce n’est pas le renforcement de l’appareil d’Etat, y compris de ses bandes armées. Voici les propositions pour la police:

        « Renforcer les moyens humains et matériels des forces de sécurité, en quantité et qualité :
        o Mettre en place un plan d’amélioration qualitative de la police et gendarmerie :
        o Recruter des agents administratifs pour libérer policiers et gendarmes aptes à aller sur le terrain qui travaillent sur des postes administratifs
        o Ramener les effectifs de policiers et gendarmes à ceux de 2007
        o Doubler les effectifs de la police technique et scientifique
        o Supprimer le statut précaire et peu qualifié des 11 000 adjoint-e-s de sécurité en permettant la formation et la titularisation de celles et ceux qui le souhaitent
        o Porter à deux ans la durée de formation des élèves gardiens de la paix
        o Lancer un plan de rénovation et de construction de commissariats de police pour lutter contre la «clochardisation» du bâti et l’abandon de certains territoires
        o Dotation des services en moyens techniques et matériels suffisants, renouvellement général du parc informatique sous contrainte de sécurité des échanges »

        Vous avez bien lu…Ce programme rompt avec toute la tradition marxiste, libertaire ou même démocratique, qui exige de mettre au pas, sinon de démanteler une police recrutée et formée pour les besoins de la défense du capital. Ce n’est pas le lieu d’en dérouler tous les crimes, mais toute l’histoire de France l’enseigne: à chaque fois que le peuple se mobilise pour ses droits, contre la dictature du capital, la police réprime avec tous les moyens nécessaires, jusqu’aux plus barbares. En France comme ailleurs.

        Il faut prendre ce programme au sérieux: JLM a confirmé sa soumission aux milices du capital lors des manifestations armées et cagoulées des policiers. Au moment où des centaines de gens sont poursuivis pour leur résistance à la loi El Khoury, tout militant du camp du travail a réagi avec la nausée devant ses propos.

      2. « Vous avez bien lu…Ce programme rompt avec toute la tradition marxiste, libertaire ou même démocratique, qui exige de mettre au pas, sinon de démanteler une police recrutée et formée pour les besoins de la défense du capital. »

        Charles,

        Écoutez, franchement, je suis pas loin d’être d’accord avec ça.

        Police partout justice nulle part, toujours d’actualité hélas.

        Seulement je me demande qu’elle structure vous mettriez sur le terrain, non pour défendre le capital, mais simplement pour défendre les citoyens contre des fous furieux armés jusqu’aux dents : c’est à dire les autres bandes autrement plus déterminées en face, avec leur surenchère dans la violence ?
        Personnellement je conçois difficilement qu’il n’y est rien. Une police non armée ? on peux rêver mais est-ce possible ?
        Ce sont des débats citoyens qu’on ne peu pas traiter à la légère.

        Dans tout les cas, je m’oppose fermement et totalement aux flics qui tabassent par haine ou pour se défouler sur les minorités ou contre les légitimes demandes de la Liberté citoyenne.
        Il ne s’agit pas d’une police qui aurait carte blanche pour commettre les actes les plus odieux comme ce fut le cas avec l’affaire Théo, ça jamais. J’imagine les orientations autrement plus dangereuses en la matière avec le FN ou avec un quelconque parti politique qui mettrait au cœur de sa machine idéologique la répression.

        D’autre part si vous me lisez et j’écris très peu sur ce blog, vous devez connaitre ma position anti capitaliste abondamment nourrie à l’Émancipation du travail, livre écrit par le « vieux » communiste Bernard Friot que les bourgeois du blog détestent évidemment 🙂

        Mon commentaire est incomplet, certes, je ne connais pas le programme (quand il y en a un) des candidats ou si peu.
        Mais je vous le redis, les paroles de compassion et de solidarité, quand elles ne sont pas feintes, se font de plus en plus rares : à la racine de mon commentaire, c’est cela que je voulais essentiellement souligner en réponse à Noble Théo.
        Théo quel beau nom, n’est-ce pas.

      3. @octobre dit :
        17 février 2017 à 12 h 23 min
        Vous posez sur la police de l’Etat capitaliste une question de fond, en évoquant la menace terroriste.

        Tous les politiciens professionnels, aménageurs du capitalisme défendent, de JLM à MLP, des mesures de renforcement de la police. Mais quelles que soient ces mesures, des peuples soumis depuis souvent des siècles à la colonisation, à des dictatures néo-coloniales, à l’exploitation impérialiste ou à des massacres de masse, utiliseront la stratégie du « faible » face au « fort », c’est à dire le terrorisme, qui est aussi ancien que l’humanité. A noter qu’il est aussi pratiqué par le « fort » lorsqu’il bombarde les populations civiles. Les exemples anciens sont nombreux, les cas en cours aussi.

        C’est la racine du problème qu’il faut régler, et non pas alimenter le terrorisme en s’attaquant à son vernis idéologique, qu’il soit nationaliste ou religieux. C’est la guerre économique, politique et tout court avec ces peuples à laquelle il faut mettre fin.

        Et cela demande bien sûr une révolution qui arrache le pouvoir économique et donc politique à la bourgeoisie. Cela n’est pas pour 2017, ni 2018 à mon humble avis. Mais, c’est possible, en reconstruisant d’abord, dans l’expérience des luttes, le projet d’émancipation sociale et les organisations révolutionnaires, sans lesquelles, il n’y a jamais eu de révolution, ni d’acquis significatifs dit « réformes », car seule la menace de révolution pousse la bourgeoisie à céder du terrain. Les réformistes, sans révolutionnaires et menace de révolution (par exemple en France Juin 36 ou Mai 68), jouent et perdent à tous les coups. C’est ce que l’on voit aujourd’hui malheureusement pour nos acquis.

        Après avoir abattu la dictature du capital, peut commencer en France ou ailleurs, la démocratie réelle, dont décidera chaque peuple, qu’il l’appelle autogestion généralisée, anarchie, démocratie directe, socialisme, communisme ou autre.

        Et la délibération sur de nouvelles règles de droit, et la façon, de les faire respecter. Pas question de les définir ici, en chambre, mais la seule chose de sûr, c’est qu’ils faut abolir les lois et les bandes armées du capital, qui nous conduisent d’ici quelques années, avec ou sans fascistes estampillés, à dix fois pire que 1984.

      4. « Après avoir abattu la dictature du capital, peut commencer en France ou ailleurs, la démocratie réelle, dont décidera chaque peuple, qu’il l’appelle autogestion généralisée, anarchie, démocratie directe, socialisme, communisme ou autre. »

        Charles
        Merci
        Alors continuons de lutter et de vivre debout, dans la dignité, en montrant dans nos mots, nos gestes, en actes, que nous sommes porteur de forces révolutionnaires. Et cela dans tous les domaines possibles : la politique évidemment, dans la pensée, les arts, les sciences etc…

  18. « …mais de donner un mandat présidentiel sous forme d’objectifs à atteindre et de bornes à ne pas franchir. »
    Compte tenu de la Constitution et des Lois en vigueur dans la Vème République, il n’existe aucun moyen de fixer des bornes à ne pas franchir au Président de la République ou de lui imposer quelque objektiff que ce soit!

    Cordialement.

    1. Vous en faites pas, je sens bien qu’on va déboucher sur un hologramme hybride Monsieur/Hamon/Jadot avec trois équipes de programmeurs triés sur le volet par ces messieurs pour programmer et reprogrammer l’IA élyséenne, hybride aussi évidemment. Stratégie SWOT évolutive en temps réel, benchmarking dynamique et tout l’bazar, roule ma poule.

  19. « Dans cette affaire, il ne serait pas question de bâtir un programme commun de gouvernement, mais de donner un mandat présidentiel sous forme d’objectifs à atteindre et de bornes à ne pas franchir. À la coalition le soutenant d’élaborer par la suite un programme, suivant un large mode participatif »… (F.Leclerc)
    Pour la seconde partie(grasses) ..vous êtes sérieux là??

  20. Il est vrai que la réélection de Merkel ne plus aussi sûre. Même les partisans les plus passionnés du CDU ont en assez d’elle, elle a accumulé trop de fautes et d’erreurs. En revanche, elle maîtrise parfaitement l’art de se cramponner au fauteuil de chancelier, cela tout le monde le reconnaît.

    Mélenchon s’active, il envoit même des messages aux Francais de l’étranger; mais le contenu ne seduit pas: sympa, mais naif pour ne pas dire un peu simpliste. Je ne vois pas comment il pourra, avec ses visions d’une vieille gauche dépassée, arriver au deuxième tour.

    1. @Germanicus

      « une vieille gauche dépassée ». Cela m’amuse toujours de lire des trucs sur la gauche qui serait d’un autre siècle avec ses vieilles lunes… Et la droite, qui détruit les hommes et la planète, pas dépassée ?

      1. Une soi-disant vraie gauche autour de 10 % dans les sondages après dix ans de crise sans doute mortelle du Kisme, ouais, faudrait p’t’êt qu’elle se pose des questions un peu plus délicates que réveiller et interroger en se prosternant les mânes de Robespierre, Toussaint Louverture, Gramsci et Jaurès.

      2. Mélenchon n’a rien n’a voir avec le gauche, Monsieur, désolé. C’est un politicien madré, comme Jaurès, comme Mitterrand et comme Jospin. Et on n’a jamais bâti une légitimité sur la critique de ses adversaires. Regardez dans quel état est la gauche, elle se fait manger la laine sur le dos depuis 30 par le F-Haine.
        Donnez nous une seule mesure de gauche, avec les moyens de vous censurer si embrouille et vous passerez (style rétablissement de l’indexation des salaires, supprimée par la fausse Gauche ou fin du chômage avec un service public de l’environnement qui embauche tout les chômeurs en CDI au moins payés au SMIC)
        Fastoche, non ?

      3. C’est surtout que JLM n’est plus de gauche. Il a même rayé le mot socialisme et écosocialisme de son programme. Il n’est qu’un politicien professionnel en quête de sinécure comme ses lieutenants.

  21. D’accord, je suis convaincu. Paul m’a convaincu,
    Mélenchon pue des pieds, il rote, ses bretelles sont trop larges. Il ne débat pas , il harangue ( du mot hareng (de Bismarck)) il est sans gène, il est vulgaire – je dis VULGAIRE- Il cause avec ses mains comme un bateleur de foire aux comices agricoles. Toutes ses idées, il les a piqué à Paul et refuse de le reconnaitre, crime impardonnable- En politique étrangère, il se dit qu’il bouffé tout cru un petit tibétain. Il aurait en effet personnellement aidé la Chine à envahir ce malheureux pays,
    J’en oublie, la liste n’est pas close.
    Mais essayez de voir plus loin que ces observations superficielles, du moins si vous n’êtes pas Paul. Il a pour lui une bonne expérience du combat politique sans s’être sali, à ma connaissance. Du point de vue éthique, il est propre sur lui, toujours à ma connaissance. Il sait reconnaître ses erreurs. Il a été à l’origine d’un programme qui tient la route, le seul jusqu’à présent dans cette campagne et élaboré collectivement, une performance. Il entretient un flou bienvenu quand il s’agira de négocier politiquement avec Berlin et Bruxelles, parce que l’ état de la France ne lui laisse pas beaucoup d’atout. Il a d’autres qualités pour peu qu’on lise avec attention la prose de son blog. Par dessus tout, il est de Gauche et sincère, N’est-ce pas suffisant pour l’accepter tel qu’il est ? N’est-il pas temps de se rendre compte, vu les dangers à droite, que nous, électeurs, devrions accepter des compromis raisonnables envers un idéal de toute façon hors d’atteinte ? L’ élection personnalise à outrance le débat et le pollue. Restons-en au programme, au collectif. Là est la vérité.
    ( J’en profite pour dire que la 6.ième République est parfaitement inutile. C’est une perte d’énergie et peut-être une déviation.)

    1. Il a pour lui une bonne expérience du combat politique sans s’être sali, à ma connaissance.

      Faudra élargir tes connaissances Daniel. J’connais des gens dans l’Essonne qui pourraient pallier l’truc. Non, c’est pas Serge Dassault, j’ai pas la chance de le connaitre, moi.

      1. Mirabeau jouait double jeu , Danton triple jeu, tout çà n’a pas empeché l’incorruptible d’arriver au pouvoir…

        Emmanuel Macron , de par la deliquescence du milieu politique, arrivera-t-il a infuser une nouvelle mystique revolutionnaire ?

        J’en tremble… enfin, l’homme du destin.

      2. @vigneron
        Bon Diou, sur ‘les terres’ de Bourdieu…
        Allez une petite cuvée Moncade ou Larribère ? 🙂

    2. Pas sali ? C’est la meilleure ! Juste trois exemples:
      – Ministre du gouvernement Jospin, celui qui a le plus privatisé dans l’histoire de France
      – a proposé à Hollande de devenir son premier ministre au moment du départ de Ayrault
      – puis a proposé de devenir ministre d’un gouvernement Montebourge

      1. Si le PS avait voté Montebourge , il serait pas dans un pareil pastis !
        Montebourg president !
        Meluche… premier sinistre!

        mais l’oiseau du renouveau est passé loin et haut …
        trop…!
        tant pis…
        ou tant mieux ?…
        qui peut savoir ?…
        qui ?

        depuis, nous nous trainons, nous fuyons le remords, le regret… asservis et peu divertis par nos pensées bariolées ,etouffées , narcissisées et u-taupineres…

        Et DSK ? il nous aurait peut-etre tiré d’affaire ?
        aurait mordu les teutons aux mollets…
        Si il avait pu…si jamais…si il avait…
        AH !
        mais non…
        il est passé…
        trop bas.

        Ah vraiment ! quand le sort s’acharne !
        mauvaise foi…? Maledictions…?
        Est-ce le Hasard ?
        ou le resultat qui decoule des manifestations naturelles issues de la stricte loi de l’harmonie universelle ?

        Est-ce à croire que le PS ?
        Le PS… le Parti des S…
        Le Parti des Sans..

        Est-ce à croire que le parti des sans dents ,
        des sans dieux,
        des sans grades,
        des sans ailes…
        des sans…
        n’en aura jamais fini que de se trainer miserablement sur sa morne planete narcissique, egocentrique et materialiste …

        Patron, remettez nous un verre…

        Planete socialiste,
        grise et technocratique,
        sans âme qui y vive…

        polluée à perpetuité par l’ hypocrisie même des comedies egalitaires et sentimentalistes…
        que nous proférent inlassablement les petits pervers peperes « socios democrates » qui la peuplent…
        ces ludions stipendiés…
        promoteurs borborygmes de l’eternelle demi-pensée…

        Ô DIEU ! si tu existe , sois anathéme pour ces tout ces oportunistes…. subventionnés et stérilisés… et sterilisants…
        Ô BAYER… ! Ô MONSANTO…. !

        Ô les penibles ornieres cérébrales qu’ils onts creusés au volant des 4×4 de leurs incompetences…!

        Penibles ornieres…

        – peinturlurées d’impuissances candides
        parcourues de lazzis orduriers inoculés par des presentateurs télé et radiophoniques ,mercenaires et dépravés…

        Pen-ibles or-nieres…

        – inondées et gorgées du show sans grâce servi par ces eternelles rombieres de feministes poisonnieres…méres maquerelles policieres de nos si belles et si ecervelées compagnes…

        Ô mes conformisées sentimentalités…

        noyautées d’hysteries fonctionnaires,
        bureaucratiques et petites rentieres,
        impasses coutumieres..

        .boue des tranchées ideologiques et seniles…
        ou clabaudent ces pensées battues et rebattues sans cesse… qui peniblement s’articulent autour de totems et tabous à la CON…
        rimes en ON…Hamon…Melenchon…
        Etce-terrons Etceterrons
        Etceterrons nous .

        ASSEZ !
        assez , de tout ces gyrophares de la pensée !

        Assez des fausses magies, des soupirs empestés qu’on me souffle, des charmes assemblés sur mon cerveaux…si il me reste une seule tâche terrestre, un seul et unique dévouement avant le trépas…ce sera celui de liberer mon esprits des morbidités qui infestent le cloaque habituel des pensées à la petite semaine qui perfusent du systéme informationnel politisé…jusques derriére mes yeux vitreux…
        mulitudes de pensées crevées au fil de l’ eau qui,
        inexorablement viennent s’echouer dans mes filets mentaux, pour pourrir lentement dans les nasses du sens commun civil qui me tient lieu de conscience depuis mon « education » cynique et rationnelle, parmi les veaux…
        ô marais infâmes…ecuries d’augias !
        Exils sur planete fantome…

        En attendant donc le ravissement ultilme, et avant de me consacrer à ma liberation exclusivement personnelle et prophylactique, il me reste un dernier geste à accomplir pour accompagner une derniere fois mes freres humains , piégés comme moi par l’entropie quotidienne et fonctionnelle…

        Voici venu le temps de la derniere harangue… enfin.

         » hum…hum…
        Alors…
        Allons !

        Gueules cassées de l’ideologie marxiere !
        redressons nous !
        retrouvons… les antiques vertus,
        l’âpre vent de la liberté fiere, et,
        redevenus cavaliers, osons porter nos regards renouvelés
        aux frondaisons qui ornent la foret republicaine originelle …
        elles fremissent d’un souffle…aristocratique et revolutionnaire…
        annonciateur du zenith politique et prolifique
        qu’eclaire,
        scintillante,
        une etoile solitaire…et solaire…et même polaire !
        mirifique !

        C’EST MACRON !

        C’EST MACRON !!!

        Il est retrouvé…
        QUI ?
        Le génie !

        C’est lui, C’EST MACRON …

        MACRON LE BON BERGER…

        redressez vous ! et soyez fiers ! à sa suite !
        toujours ! encore…

        empressez vous ! et montez ! montez ! houle passionnée !

        prenez place avec lui , il nous accueille Tous…
        même les sceptiques…mêmes les utopiques et les paralytiques …et les anciens colonnisés…et les banquiers calomniés…et les vieux socialistes abimés …et les lectrices de Paris Match…etc…etc…

        C’EST LUI! C’EST MACRON !
        C’EST LUI !
        C’EST NOTRE MONGOLFIERE !

        Montons … montons…montons… avec Macron…

        et soyons fiers un jour de pouvoir dire : » Oui monsieur ! j’ai voté pour Macron et j’en suis fier ! oui , parfaitement Monsieur ! parfaitement ! »
        autour de nous les badauds murmureronts , saisis: » ils y étaient, messieurs, ils y etaient… »

  22. Le jour de la grande braderie nationale, le jour de la couillonnade mystique, le jour aussi où l’imaginaire est salement ficelé et colonisé.
    Apprendre à pécher rien qu’un petit poisson à ce moment-là, pour la survie, pour la forme.

  23. Il faudrait arrêter de « psychologiser » le débat. Il est des situations historiques où les hommes sont emportés par les forces qu’ils ont contribué à mettre en marche (oui je ne pensais pas spécialement à Macron). L’élection présidentielle au suffrage universel personnalise la campagne, au détriment du programme, et c’est bien dommage.
    Eh bien oui, la catastrophe est en vue, une accession de MLP à la présidence de la république est plus que jamais possible.
    Mais je préfère aller chercher mes références dans la tragédie grecque (je ne parle pas de la Grèce actuelle), mais du théâtre grec antique. Les acteurs ne sont pas vraiment maîtres de leur destin, ils sont plutôt le jouet d’un fatum qui décide de leur sort.
    Hamon, n’est pas maître de son destin présidentiel. Il est le jouet choisi au terme d’un processus organisé par le PS pour désigner un candidat. Il ne peut donc se désister pour Mélenchon. Mélenchon a rompu il y a bientôt dix ans avec ce même PS, il a cherché depuis à construire un parti de gauche alternative avec plus ou moins de bonheur. Pour cette présidentielle il s’est déclaré il y a au moins un an, bien avant tout le cirque des primaires. Le mouvement la France Insoumise est lancé, il porte les espoirs de toute une partie de l’électorat de gauche écoeuré par le quinquennat de Hollande. Donc Mélenchon, ne se ralliera pas à Hamon.
    Désolé pour tous les catéchumènes, qui prêchent jour et nuit le rassemblement quoiqu’il en coûte en terme de reniements. La réalité est cruelle, et ce n’est pas seulement une question d’égos, mais d’un certain déterminisme qui résulte des mécanismes à l’oeuvre dans les structures qui réunissent des groupes d’hommes poursuivant des fins différentes.
    Et pourtant, il y a certainement plus de proximité entre la gauche du PS, et le mouvement la France Insoumise, qu’entre la gauche du PS et la droite de ce même PS. Mais les logiques d’appareil interdisent tout rapprochement. C’est là le ressort tragique de la situation.

    1. Et pourtant, il y a certainement plus de proximité entre la gauche du PS, et le mouvement la France Insoumise, qu’entre la gauche du PS et la droite de ce même PS.

      Ah bon ? Et pourquoi il est pas à 20 % le Monsieur et Hamon à 5 alors ? Sont trop attachés au parti les électeurs PS ? Trop soumis à l’appareil ? Aliénés ? Sous influence ? Idiots ? Connaissent pas Monsieur les électeurs PS ?

      1. Parce que c’est des sondages et pas des élections ?
        Parce que les grands médias sont comme vous ? (Z’en veulent pas, du Méluche.)
        Parce que la campagne présidentielle « moderne » consiste en effet plus à influencer les gens qu’à les informer. (sinon les « brochettes d’hommes politiques » prendraient une tournure plus matérielle.)
        Les gens sont-ils idiots ?
        Franchement ! Voyez ce blog …
        qui regroupe pourtant des gens bien éduqués. (trop bien ?)

      2. Arrêtez avec vos incantations antisondagières, bande de nazes. Il se fonde sur quoi le pseudo-débat entre Hamon, Jadot et Monsieur ? Il se fonde sur quoi le rapport de force du débat entre Hamon, Jadot et Monsieur ?

    2. Macarel : « La réalité est cruelle, et ce n’est pas seulement une question d’égos, mais d’un certain déterminisme qui résulte des mécanismes à l’oeuvre dans les structures qui réunissent des groupes d’hommes poursuivant des fins différentes. »

      Oui, sur le principe.

      Cela dit, nul ne sait quelle est la part du déterminisme, nul ne sait quelle est la part de l’action politique bref de la marge de liberté humaine.

      Partir du principe que des déterminismes insurmontables bloqueraient tout, cela reviendrait à renoncer avant d’essayer.

  24. Bon, c’est pas tout ça, y’a aussi des affaires sérieuses. J’vais faire bruler mon cierge quotidien pour mon nouveau héros, Mad Dog, le bon Gal Mattis. Seriez bien inspirés de faire de même. Faut qu’il tienne la baraque, Mad Dog…

    1. 2% du budget qu’il dit, tout ça pour combattre un ennemi imaginaire, ça fait combien ?
      Alors que son chef est cohérent en disant que l’ennemi le plus immédiat est Daesh et sa totale inhumanité.
      Entre 1945 et 1954, nous avions à choisir: soit 20 divisions type Otan au centre-Europe, soit les moyens pour combattre le Viet-Minh. Mais pas les 2, hors de portée.
      Sous l’impulsion US nous n’avons pas choisi. Après 1949 où la victoire était impossible en Indochine, les US nous ont obligé a continuer le combat jusqu’à la défaite. Il est vrai que la guerre d’Indochine était notre seule industrie d’exportation, nous faisant gagner des dollars.
      Actuellement la situation est la même, soit l’Otan, soit Daesh. Et toujours l’impulsion US de faire les 2, par non-choix. Moi, je serais de l’avis de Trump: tous moyens réunis contre l’ennemi immédiat.
      (D’autant plus que l’autre est une fantasmagorie des excités US.)
      Votre cierge va nous faire perdre sur les 2 tableaux, mauvaise pioche. Que l’on ne s’y trompe pas: Dien Bien Phu sera sur notre sol, par paquets de 50 à 100 civils à chaque fois…

  25. On n’a pas vu Hamon arguer sa victoire aux « primaires » du PS pour faire reconnaître le désaveu de la politique Valls Hollande et revendiquer les moyens d’en faire une autre, à savoir la désignation de candidatures PS prêtes à voter les mesures qui s’imposent. Monsieur Hamon est un mystificateur. C’est du « Canada dry »,il tient un discours de gauche pour attirer les électeurs mais il ne s’affranchit pas de l’appareil de son parti et il est prêt à toutes les compromissions.
    Monsieur Mélenchon est peut-être (sûrement même), autoritaire et opportuniste, mais on ne peut nier sa détermination et ses engagements sont clairs. Il faut prendre en compte les vrais marqueurs, comme par exemple le CETA où Hamon s’est abstenu.
    Quand à cette histoire de tierce candidature, où allez-vous chercher cette personne providentielle ? Monsieur Piketty ??? De toute façon il a dit qu’il n’irait pas.

    1. Moi je suis pour le CETA. Je veux pouvoir bouffer des protéines carnées de race Angus venant des plaines de l’Alberta labellisées WWF et à pas cher, et pas du chénopode bolivien recommandé par Monsieur.
      Oui à l’Angus de l’Alberta et non Monsieur, ugh.

      1. Si on peut parfois pardonner la mauvaise foi, on ne peut hélas que déplorer le mauvais gout. Attention Vigneron un train peut en cacher un autre… non mais de l’angus d’alberta… déjà qu’on a failli perdre la Bazadaise… pfff la tu sombre vraiment dans le grand n’importe quoi! Rien que pour ça macron mérite une veste!

        http://bazadaise.fr/z/site.php?act=2_2

      2. L’autre jour y avait de la Kobe au lidl de màlaga et à pas cher comme tu dis (c’était même mangeable et plutot bon en plus)!!!!… et dire que j’ai toujours pas testé la blonde de Galice , voilà ou on en est et ça va pas s’arranger avec CETA …

  26. Bonsoir,
    Il y a peu, quand Marine faisait un score un peu trop fort, les « démocrates » (de gauche ou de droite) en appelait à un sursaut « Républicain », et à droite comme à gauche, chacun votait (la mort dans l’âme) pour celui le plus à même de faire barrage…
    Si, si, si, je le sais, je l’ai fait!
    Cela marchait, on chialait un petit coup sur ses convictions et puis tout rentrait dans l’ordre, la démocratie était sauve!
    Alors, pour quelle raison ça ne marcherait pas encore une dernière petite fois? Allez quoi, mais oui, c’est pour la bonne cause!

    Mais surtout, le plus surprenant, c’est que personne n’en parle, de cet ultime sursaut vital, de cet élan altruiste et unitaire!
    Pire! Personne n’y croit! Quel manque de ferveur républicaine!
    Pourquoi tant de découragement?
    Faudrait t-y pas faire une marche, comme pour Charlie Hebdo?
    Allez tous bras-dessus/bras dessous, même pas mal, comme avec de la vaseline…

    Elle serait donc plus aussi sexy qu’avant notre belle démocratie?
    Elle aurait-y pris un petit coup de vieux, trop d’heures de vol(s)?
    Vaudrait même plus le coup de voter encore une fois contre ses convictions?
    Allez quoi, encore un dernier p’tit sursaut!
    Bon, ok, c’est peut-être encore un peu trop tôt pour y penser…
    Je ne veux pas remuer davantage le couteau ( encore moins la matraque) dans la plaie?
    On en reparlera que le moment venu…
    En attendant, rêvons un peu…:
    Et, une union sacrée de Meluche avec Hamon, ça pourrait pas nous sauver la face, ça, à gauche ?
    Effectivement, ce serait un excellent moyen de perdre avec élégance tout en affaiblissant le plus gênant des deux (Bien-sûr! Pas le plus mauvais, seulement le plus bruyant!).
    Et même si cette « Sacrée Union » parvenait à surnager jusqu’au au second tour, elle n’aurait pas la moindre chance d’en sortir gagnante. Ouf, sauvés! Finies les déceptions à gauche!
    Et si comme c’est probable, elle ne parvenait même pas au 1er, personne ne pourra en vouloir à la gauche si aucun sursaut républicain n’est perceptible sur la triste caboche de Fillon ou sur le sourire niaiseux de Macron… C’est vrai, faut pas trop en demander à la gauche quand-même!

    La conclusion est donc la suivante:
    L’état général de notre démocratie et de ses démocrates représentatifs ne justifie plus que la gauche leur sacrifie ses convictions, nous sommes donc bien murs pour une présidence FN.
    Mais au fait, la gauche a-t-elle encore vraiment des convictions à sacrifier?

    Voilà, Félicitations!
    Et bienvenue dans le nouvel état-nation Français!
    Alors vous la voyez à combien au premier tour vous autres Marine?
    Comme BFM à 25% maxi.
    Comme Macron à 35% mini.
    Comme une catho/raciste/xénophobe à 15% maxi, comme Fillon.
    Comme une femme (mais avec des couilles) à 50,1% mini (Ben oui, la parité enfin!).
    Mais non, je suis pas amer…
    Sinon y-a bien MAM (sans les couilles mais avec le treillis et les rangers)!
    Allez, mon Temesta et au lit!
    Eric.

    1. L’interrogation que vous évoquez peut se résumer à ces deux questions :
      – En cas de second tour Fillon Le Pen, les électeurs de gauche se déplaceront-ils pour voter François ?
      – En cas de second tour Hamon ou Mélenchon Le Pen, les électeurs de droite se déplaceront-ils pour voter Benoît ou Jean-Luc ?
      A ce jour, la réponse est « plutôt oui » à la première, suffisamment en tout cas pour porter Fillon à l’Elysée, tandis que la deuxième question n’a pas été testée par sondage.

      Quant à la question d’un second tour Macron Le Pen, dans la configuration actuelle Macron parvient à jouer à la fois de la gauche et de la droite, ce qui lui permet de l’emporter haut la main.

      S’il continue à pouvoir se nourrir et d’un côté et de l’autre, s’entend. La séquence actuelle où à la fois il promet de réduire les dépenses des collectivités de 60 milliards et où il qualifie la colonisation de l’Algérie de crime contre l’humanité pourrait bien au contraire démarrer la machine à éloigner et les uns et les autres…

      Reste que l’élection de Fillon ou de Macron reste de très loin la mieux assurée. Il faudrait un accident improbable du type Hamon ou Mélenchon au second tour, ou encore Fillon au second tour mais encore plus fragilisé par les affaires, ou encore Macron au second tour mais se prenant gravement les pieds dans le tapis pire qu’avec la combinaison « moins 60 milliards + crime contre l’humanité » pour que l’aversion des Français à « l’autre candidat du second tour » devienne pire que celle envers Marine Le Pen qui reste très partagée.

      Du point de vue allemand, Der Spiegel notait il y a quelques semaines que c’était sans doute Macron qui correspondait le mieux aux positions de la Chancelière, Fillon étant globalement estimé (bon c’était avant l’affaire Pénélope) mais avec une réserve concernant les sanctions contre la Russie.

      Mais bon Merkel saurait tout de même s’accommoder de Fillon, qui n’est tout de même pas bien loin derrière Macron en termes de compatibilité avec Berlin.

      1. Mais bon Merkel saurait tout de même s’accommoder de Fillon, qui n’est tout de même pas bien loin derrière Macron en termes de compatibilité avec Berlin.

        Y’a beaucoup de choses que j’aimerais voir changer ou disparaitre parmi tout ce qui s’est installé en France et en Europe depuis 1945, Monsieur. Mais s’il en est une dont je ne suis pas prêt de souhaiter la disparition c’est bien la compatibilité entre Berlin et Paris, Monsieur.

  27. Je suis étonné que quiconque puisse encore placer des espoirs dans le PS. Que faut-il comme preuves supplémentaires pour vous convaincre que ces gens là ne sont plus de gauche depuis longtemps ? Et M. Hamon est un pur produit de son parti, il n’y a absolument rien à espérer de lui. S’il avait eu la moindre conscience il aurait quitté le PS en se rendant compte de la direction qu’il empruntait.
    Vous vous trompez sur Hamon, quelque chose vous aveugle.

  28. Z’avez vu j’ai encore rien dit 🙂

    La seule vrai question est Hamon sera t il assez fin carriériste pour se contenter de deux ans de premier ministre sous méluche et se présenter ensuite comme premier chancelier de la VI eme. Le truc c’est que pour ça il faut une majorité parlementaire homogène et là meluche à raison il l’aura pas sans faire le ménage des caciques PS hollandistes qui n’attendent d’ailleur qu’un semblant de geste vers la FI pour se ruer chaez Macron. Il y a quelque chose de jouable mais c’est pas Hamon qui tient la poele par le manche comme on dit en espagne… Comptez sur méluche pour ne pas bouger son phi d’un iota.

    1. Un truc bizarre que j’ai encore vu personne relever : mélenchon est à peu prés à 11% comme en 2012, Hamon à 15 et Macron à 21, ça fait 36 les deux réunis alors que hollande à fait que 28% en 2012 !! donc en 2012 on avait 28 +11 = 39 % à gauche et aujourd’hui on aurait 36+11= 47 % soit 8% de plus des électeurs à gauche ??? avec le pen en même temps qui passe de 18 à 26!! ma parole ce serait la droite qui aurait exposé et non le PS ?? ils sont vraiment bizarre ces sondages si on les met en perspective du premier tour de 2012….

      1. Bayrou est absent – du moins pour l’instant – ce qui profite à Macron.

        D’autre part et surtout Fillon est soupçonné d’avoir piqué dans la caisse, ce qui profite à Macron.

        Ce qui fausse votre calcul, c’est que Macron n’est pas de gauche. Ni de droite d’ailleurs. Bien au contraire ! 😀

        On verra combien de temps les succès de l’artiste « christique » dureront. N’est pas David Copperfield indéfiniment qui veut…

  29. Je suis d’accord avec Paul : J’aime pas trop la tête à Mélenchon. Et son nouveau personnage, ça sent un peu le loup déguisé en grand-mère.
    Seul problème je suis d’accord avec ce qu’il dit.
    Y compris sur un rapport de force dur à avoir avec les prêtres d’une religion féroce qui font subir les pires atrocités à l’idée européenne après l’avoir prise en otage.
    Alors, Hamon, je suis prêt à m’y intéresser quand il aura pris ouvertement position, dans le sens qui me convient, sur trois points :
    – Abrogation totale de la loi El Komry,
    – Refus définitif du CETA,
    – Sortie du commandement intégré de l’OTAN.
    Voilà. Après, on cause…

    1. @ Renard,

      Si je vous dis que vous risquez d’attendre longtemps que Hamon prenne une position nette et claire sur ces sujets… me trouverez-vous exagérément pessimiste ?

      1. « me trouverez-vous exagérément pessimiste ? »

        Non certo ! Apparatchik a tchik a tchik aïe aïe !
        Oeuf corse. Comme nos zamis insulaires, corses et siciliens, qui les apprécient beaucoup, je suis pour un dialogue clair, chaleureux, direct et sincère,et sans langue de bois.
        Bref, il n’y a pas d’âge pour apprendre à courir. De préférence, sans pétard au bec, ça ralentit le rythme. Mais pas le sanglier corse. Et c’est un bonheur.

        JLM , no thanks ! En 2012, j’écoutais volontiers JLM et je m’intéressais à ces propositions, voire j’avais même voté pour lui au 1er tour. Ses outrances de tribun, et ses « crises » commençaient déjà à me lasser grave. En 2017, malgré ses légers efforts et ses contorsions intellectuelles grossières, ça ne s’est pas arrangé : c’est big NO, trop mariné et trop démago.
        Arrêter de rivaliser, dans l’ outrance grotesque autoritariste simpliste et la démagogie, avec MLP, était le minimum « syndical ». M^me pas ! Alors, Via !

      1. Ouhaou ! Non ??? mirifique ! du courage politique en barre. Et Monsieur qui condamne l’esclavage, comme lui ! tout baigne.

      2. C’est vrai et, de mon point de vue, c’est un bon point pour lui.
        Mais quand il détaille sur son site, il parle du rétablissement de la hiérarchie des normes et c’est tout. J’aimerais qu’il précise qu’il ne s’attaquera pas qu’au seul article 2.

      3. Monsieur Vigneron,
        1°) Instruits par l’expérience, nous sommes en droit de penser que les socialos ne tiennent pas tout ce qu’ils promettent. Alors, à fortiori, ce qu’ils omettent…
        2°) Ces temps-ci, mon avatar se laisse effectivement aller à l’un de ses instincts les plus primaires, l’envie farouche de plumer la volaille sociale-démocrate (surtout quand elle n’est plus ni sociale ni démocrate). J’essaie bien de l’en dissuader mais les autres, en face, à force de renoncements et de trahisons, ne me simplifient pas la tâche.

      4. Encore faudrait il détailler le fond de sa pensée, devant notaire et avec avocat, tant la parole PS, même écrite, ne vaut plus un clou.

  30. Incroyable: Vigneron a pris le pouvoir sur le blog de PJ. Du nihilisme, du nihilisme… par pleines charretées. Plus de débat d’idées mais des insultes et des jeux de mots vaseux.
    J’avais compris que pour fairer parler de soi dans les présidentielles, il fallait un patronyme en « on » (Fill, Macr, Ham, Mélench). Voilà maintenant que Vign et même Jor se donnent le mot pour dézinguer tout ce qui oserait laisser entendre qu’il y a peut-être un peu d’espoir ici ou là…
    Non, non: noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir.

    1. @ Alain A
      Vous et votre escargot décroissant je vous aime bien. Mais j’aime bien vigneron aussi.
      Faut de tout pour faire un monde.
      La vigne, est le poil-à-gratter, le bouffon. Il pousse à sur-réfléchir, à se remettre en question, à s’autocritiquer, à se dépasser. Du moins si l’on fait l’effort de laisser de coté se qui pourrait vexer dans ses répliques.
      De mon coté, je me marre à le lire et je le fais sans jamais être moqueur vis-à-vis de la personne qu’il griffe.

      1. « La moitié au moins de l’électorat potentiel de Hamon se casse chez Macron dès qu’un accord avec Méluche sera mis sur pied. »

        Bien vu, je plussoie. Certains n’ont d’ailleurs pas attendu cette étape, et ce ne sont pas les menaces d’O Faure ce jour, qui arrêteront l’hémorragie, bien au contraire.

    2. Pour ma part, je trouve à Jean Luc Mélenchon un immense talent d’orateur.
      Pour moi c’est un Jaurès.
      A entendre les diatribes d’un Vigneron, on devine que Raoul Vilain est, hélas, toujours pensable.

      1. L’arithmétique, ça fonctionne pas dans tous les cas. Méluche + Hamon, ça fait pas 26 %. La moitié au moins de l’électorat potentiel de Hamon se casse chez Macron dès qu’un accord avec Méluche sera mis sur pied. Estimation basse.

    3. En effet Alain A. Et en disant « nihilisme », vous êtes gentil. !
      Il y a comme un parfum de deal secret entre le blog de Paul Jorion et vigneron.
      J’ai déjà posé la question, et je m’estime heureux de n’avoir pas été censuré cette fois-là.

      1. Le « deal secret » n’a rien de secret, je l’ai déjà exposé publiquement :
        1/ il a autant voix au chapitre que vous tous, et ses commentaires sont caviardés au moins autant si ce n’est plus que les vôtres ;
        2/ il est autant si ce n’est plus alerte que je ne le suis quant aux tentatives d’entrisme/confusionnisme/fascisme masqué ou de déni, etc. Et j’en connais un rayon question raclures de bidet vu ce que je me tape comme commentaires tous les jours (ils se reconnaitront).

        Et tu peux t’estimer heureux en effet Leboutte, car toi et moi savons que si j’avais laissé certains commentaires que tu as déposés ici publiés, tu ne pourrais plus mettre les pieds nulle part sur le net sans te faire pourrir non stop…

      2. Yannick L. Malheureusement, le ralliement de Piketty à Hamon est insignifiant.
        Piketty n’est pas un théoricien. C’est un artisan de talent de la série statistique, doublé d’élégance, de culture et d’humanisme bon teint. Il reconnaît lui-même ne pas avoir d’ambition théorique. Il a côté à l’eau de rose tout à fait pas à la hauteur des défis de l’époque. Sa vision d’un impôt plus ou moins mondial pour réduire les inégalités ressemble à un rêve éveillé.

        Je vous donne raison pour questionner « l’articulation entre la critique radicale du capitalisme opérée sur ce blog et son positionnement politique tiède ». C’est une marque de fabrique de Paul Jorion, toujours prêt à miser sur la bonne mine des personnes présentables, alors qu’il nous assène régulièrement des condamnations logiques et étayées, sans appel, du capitalisme, voire du système des partis. Je rappelle qu’il disait ça avec force il y a quelques années, que la solution ne viendrait pas de la politique des partis. Donc je suis au regret de dire qu’à mes yeux, il n’y pas d’articulation chez Paul entre sa critique du capitalisme et son positionnement politique: il y a une contradiction.

      3. Bien reçu, Julien.
        1.
        La question des pseudos sur Internet n’est-elle pas une vraie question? S’exprimer à nom découvert n’éviterait-il pas certaines dérives? (Et accessoirement allégerait le travail de modération.)
        2.
        Si tu avais une minute pour me faire un petit courrier privé pour me rafraîchir la mémoire sur ces posts dont la censure devrait me rendre heureux, j’en serais heureux. 🙂
        Je ne me souviens avec précision que du dernier, qui ne semble pas devoir être le cas.

      4. 1/ D’accord sur la question des pseudos, je l’ai toujours dit. Mais il faut faire avec l’internet tel qu’il est en attendant. Par ailleurs, cela offre de la liberté à certaines personnes qui pour raisons professionnelles ou autres seraient dans une situation délicate si leurs opinions leur étaient attribuées en leurs noms propres.
        2/ Je vais pas faire d’archéologie, pas le temps. C’était il y a quelques années, et ça avait trait à ton antipathie pour un certain groupe de personnes vivant dans un pays que tu qualifiais (à tort) de théocratie.

      5. Julien Alexandre 17 février 2017 à 15 h 31 min

        « il est autant si ce n’est plus alerte que je ne le suis quant aux tentatives d’entrisme… »

        C’est clair qu’en additionnant les interventions de JA-blogueur lambda, avec celles alertant dans le même sens de votre jumeau, vous renouvelez l’aire de signification de « entrisme ».

        Car il suffit de faire l’addition de votre commun, puis une règle de trois à la fermeture de chaque « billet » pour présenter l’addition donc mesurer l’indice de lutte et de présence contre ce que vous nommez « entrisme », à la fermeture de chaque « billet » clairement « poilitique ».

        Vigneron sait que dans la croisade contre « l’entrisme » la meilleure stratégie de positionnement est d’y ajouter le « C » qui lui fait défaut.
        Le « deal secret » n’a rien de secret, en effet.

    1. C’est en tout cas le problème de ce billet , et on notera de façon révélatrice que, hormis Gudule qui n’a peur de rien , aucune dame ne s’est hasardée sur un terrain où la parité ne va pas de soi .

      En l’état je reste en compagnie féminine , et je suis le match là où il semble à peine commencer à se jouer .

      1. J’ai vu passer une, désolée… de constater du chamboulement, ici.
        Les égos ne laissant pas de place à la minutieuse, délicate, construction d’un monde meilleur.
        Qui sait ? peut-être touche-t-on là le fond du problème ?

  31. Lu sur le blog « Chroniques du Yéti » :

    « Que les croûtons de l’ancien régime, sentant le sapin s’approcher à grands pas, tentent de raccrocher leur tombereau à la locomotive Mélenchon est chose compréhensible. Mais que le candidat de la France Insoumise cède à leurs sirènes d’outre-tombe serait proprement absurde et suicidaire (ou alors pour leur administrer l’extrême-onction !).

    Absurde, parce que les projets respectifs de ces différentes forces sont totalement antagonistes. Suicidaire, parce qu’il est clair que cette union contre nature (derrière quel candidat, au fait ?) n’entraînerait pas l’addition des voix de leurs électeurs respectifs. Et à raison ! Alors que ceux-ci manifestent de plus en plus ouvertement leur ras-le-bol des appareils et de leurs petites magouilles, voilà que ceux-là leur en re-proposent une du même tonneau que celle qui a vu le PCF torpiller allègrement le Front de gauche de 2012.

    Allons quoi, “qu’ils dégagent tous” était le slogan fondateur de la France Insoumise et l’on voudrait que celle-ci rattrape ces boulets aux abois pour des motifs électoralistes idiots ? Je ne sais si, comme le clament certains, Mélenchon n’a aucune chance de gagner seul, mais je suis persuadé qu’il serait perdant à coup sûr en se compromettant avec ces zombies. Et les électeurs avec ! »

    Va falloir peut-être enlever le lien vers ce blog à penchant « Mélenchoniste », non ? N’est-ce pas Môôônsieur ?

    1. Y’a plus d’un an que Politis a viré Pierrick Tillet (le Yéti) et bien 3 que je dis à Jorion d’en faire autant pour le lien vers le même Tiyé, dernier soutien de Chouard comme de Monsieur, Putin ou Assad.

    2. Y’a plus d’un an que Politis a viré Pierrick Tillet (le Yéti) et bien 3 que je dis à Jorion d’en faire autant pour le lien vers le même Tiyé, dernier soutien de Ch..ard comme de Monsieur, Putin ou Assad.

  32. Bien vu, le Yéti.
    Méluch, je ne l’aime pas tous les jours. Mais le programme L’Avenir en Commun et les livrets d’accompagnement qui sortent peu à peu, ça, j’adore. Alors, si Hamon se réfère à ce programme -issu d’une réflexion et d’une rédaction collectives- pourquoi n’appellerait-il pas ceux qui l’ont mis en tête des primaires PS à s’y rallier ?
    Mais il fait le contraire, en vue des législatives il ‘intronise’ Valls et El Khomri en leur faisant promettre (?) qu’ils voteraient l’abrogation de la loi Khomri. Est-il un seul instant crédible ?
    Devant de tels choix hamoniens, jamais les Insoumis ne voteront pour ce gugusse, et beaucoup s’abtiendront au deuxième tour, même devant la Lepen et ses fachos.
    Quant aux sondages, les données brutes donnaient JLM à 17-18 % en début de semaine avant les ‘corrections’ des analystes libéraux qui influencent à leur façon la campagne des présidentielles.
    Et pour terminer : « Vigneron » est un troll dont je ne lirai plus les interventions qui partent dans tous les sens.

    1. AlainV : « Quant aux sondages, les données brutes donnaient JLM à 17-18 % en début de semaine avant les ‘corrections’ des analystes libéraux qui influencent à leur façon la campagne des présidentielles. »

      Intrigué par cette affirmation et cherchant une source, je suis tombé sur ces déclarations de l’IFOP qui affirment que les redressements de résultats de sondages dans le cas de JLM sont très petits, autour de 0,5%.
      http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/02/08/non-melenchon-n-a-pas-perdu-7-points-dans-les-sondages-a-cause-de-l-ifop_1547125
      Le redressement – dont le principe et les raisons sont expliqués dans l’article – ferait passer Mélenchon d’un résultat brut de 10% à un résultat redressé de 10,5%. Ce qui est très largement dans la marge d’erreur.

      La méthodologie qui donne le candidat de FI à 18% est celle de Filteris Euro / Mediations, laquelle « réside dans le fait de ne pas constituer d’échantillons, de ne pas poser de questions qui orientent les réponses, de ne pas opérer de redressements hasardeux auxquels les sondeurs doivent inévitablement se plier. Au contraire, la méthodologie de Filteris Euromediations permet de capter et d’analyser les opinions publiques et d’en dégager des tendances certaines ».
      Voir http://www.entreprendre.fr/melenchon-sondage
      A en croire ces gens, Fillon et Le Pen seraient en tête avec 23 et 21% respectivement.
      Je note que leur méthodologie n’a pas été prouvée par l’expérience. Contrairement aux enquêtes d’opinion réalisées par des méthodes établies.

      Depuis début février bien sûr Mélenchon a augmenté dans les sondages, il est aujourd’hui entre 11 et 12%. A voir ce que tout cela devient.

      Mais pour l’instant, Mélenchon est bien cinquième dans les intentions de vote, le quatrième étant Hamon entre 14 et 16%.

    2. Il est vrai que le positionnement « politique » (si c’est pas un gromo…) du blog de P.Jorion semble un peu désorienter ses lecteurs, qui attendaient plus de « saignant » qu’une tiédasse conversion au PS (Hein? nouvelle mouture, vous dites? mais c’est quoi, la nouvelle mouture? On les connaît déjà tous trop bien, depuis 5 ans…)…
      Ah, oui…Piketty!…(Quelle voix au chapitre, ce Monsieur? Je veux dire : “au chapitre des nominations PS ».)

      En tout cas, il semble qu’au moins un Belge a été oint…Et ce n’est pas not’ Paulo…

  33. bonjour,

    Je ne suis pas un expert de la chose politique mais j’essaie à mon petit niveau d’écouter les discours et de suivre les actes.
    Même si le positionnement politique de JLM rend difficile une victoire finale, je pense qu’il a le meilleur discours/programme pour l’instant. C’est structuré, c’est humain, c’est écologique. Alors certes, ce n’est pas parfait. Mais quel choix avons nous tous, nous qui souhaitons une société humaine, solidaire. Poutoux ? Jadot ? Hamon ?
    Beaucoup ont une image de JLM correspondant au PCF des années 80 ou toute activité économique était suspecte du fait de sa rentabilité. L’ayant écouté à de nombreuses fois, je ne crois pas que ce soit le cas. Il veut simplement remettre l’humain à la place qu’il n’aurait jamais du quitter, le centre du système, le point à partir duquel les positions se prennent. C’est estimable pour ma part même si cela peut, pour certains, relever de l’utopie. Que ceux qui trouvent l’idée de voter JLM saugrenue, nous apprennent leur positionnement. Il y aura la aussi matière à discussion 😉

  34. L’idée de F. Leclerc est à considérer, mais n’est-elle pas un peu utopique et arrivant tard?
    Il reste peu de temps en effet pour déterminer qui pourrait assumer le rôle de candidat unique de la gauche, sachant que la date limite d’envoi des signatures des parrains au Conseil Constitutionnel est fixée au 17 mars 18h00.
    Autre chose, l’aile droite du PS a toujours en travers de la gorge la désignation de B. Hamon, Le Foll ne le soutiendra que s’il consent à faire des efforts….. ! Quant à J.M. Le Guen, il a déjà évoqué la possibilité d’aller vers Macron.
    Dans le cas d’une entente Hamon – Mélenchon, c’est l’explosion assurée du PS.
    Cette explosion aurait du avoir lieu il y a bien longtemps mais les ‘frondeurs du PS’ ne se sont jamais résolus à allumer le cordon bickford, préférant continuer à compter sur la logistique de ce parti.
    Au deuxième tour de la présidentielle se jouera sans doute un remake de l’élection de J. Chirac, les partis, dit ‘républicains’ appelant à voter pour le candidat le moins mauvais…., Macron a toutes ses chances si l’on ne découvre pas un quelconque cadavre dans ses placards.

    1. Vous évoquez la recomposition qui pourrait résulter d’une candidature unique. Allant toujours vite en besogne, Mélenchon a parié sur la disparition du PS après avoir sans succès cherché à capter le mécontentement populaire au détriment de Marine Le Pen. Mais une autre occasion se présente, qu’il pourrait saisir.

      Faut-il rejeter d’un bloc le parti socialiste et ses électeurs ou favoriser la rencontre avec ceux-ci ? Accepter d’être relégué dans un petit coin de l’échiquier avec comme unique référence les luttes sociales ? Le sens du vote des primaires de la gauche peut-il être ignoré ?

      Comment jouer sur les deux tableaux ?

      1. Le problème c’est quand même qu’on ne sait pas vraiment qui a voté à ces primaires et on a même un doute sur combien ont voté… On peut très bien se dire sympathisant PS voire même militant au sondeur en sortie d’isoloir lors de la primaire et voter macron le moment venu. La gauche du PS a élu Hamon a la primaire vous dites : prouvez le !

      2. Il y a effectivement un fort mécontentement populaire concernant la gestion des équipes qui ont été aux commandes de l’État ces dernières années, droite comme gauche.
        Le reproche essentiel qui est fait au sujet du parti socialiste est qu’il est resté ignorant de ce que doit endurer le ‘peuple d’en bas’, n’apportant pas vraiment de solutions et se conformant plutôt aux exigences issues d’en haut, Europe, système financier, etc..
        Cela forcément abouti à cristalliser les rancœurs et s’orienter vers le FN ou s’abstenir de voter, on peut le déplorer mais c’est un fait.
        Beaucoup d’hommes politiques évoquent les nécessaires réformes à effectuer, mais l’une des premières serait déjà de se réformer au niveau des partis eux-même, serrer des mains lors des élections ne suffit pas, il faut garder un contact étroit avec ses électeurs, les entendre et pas seulement les écouter distraitement.
        Quant au sens des primaires, il indique bien une contestation évidente du glissement à droite du PS.
        Une recomposition préalable à la présidentielle semble hors de portée, mais un miracle est toujours possible, le Portugal peut en témoigner.

      3. Mais enfin ! Le FN a prospéré depuis le tournant de la rigueur de 1983, et le choix de se rallier à une Europe dominée par l’idéologie néolibérale. Cette « religion féroce » si justement dénoncée sur ce blog. Comment le PS, pourrait-il s’exonérer de tout examen de conscience en ce domaine ?
        Que Hamon ait été choisi par les sympathisants PS, va permettre encore une fois à ce parti chimère, de se défausser de ses responsabilités dans le fait que le FN soit devenu le premier parti de France.
        Il eût été plus sain pour la démocratie que Valls soit désigné et qu’il tente de défendre le bilan du quinquennat hollandais.
        Puisque Hollande, lui-même, a renoncé à le faire. Le courage en politique c’est aussi de venir défendre son bilan devant les électeurs.

      4. Le FN a prospéré depuis le tournant de la rigueur de 1983, et le choix de se rallier à une Europe dominée par l’idéologie néolibérale.

        Tss tss, corrélation n’est pas raison. C’est bien la gauche au pouvoir et le progressisme en général qui ont titillé le plus que reaganien Père Pénien, ses troupes et leurs prospects, nullement l’ordolibéralisme teuton.

  35. Contretoutattente Hamon soutient vigoureusement et aventureusement Macron sur la colonisation…
    Du Mitterrand pur jus, heureusement parrain Rocard est mort.

    Je considère que sur cette question, avant de dire que c’est un crime contre l’humanité, il faut dire que l’on en assume les conséquences. Je ne sais pas si Emmanuel Macron les assume mais moi je me refuse à m’aventurer sur ce terrain-là.

    1. Dans l’art du louvoiement Macron est pas mal non plus.
      Sa dernière déclaration en Algérie vient après une précédente déclaration en France où il était beaucoup moins catégorique. Comment expliquer une radicalisation de sa position maintenant, cela n’aurait pas un rapport avec la campagne électorale ?
      D’après le Monde :
      En octobre, dans les colonnes du Point, l’ancien ministre de l’économie disait que durant la colonisation en Algérie « il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie ».
      http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/15/macron-qualifie-la-colonisation-de-crime-contre-l-humanite-tolle-a-droite-et-au-front-national_5080331_4854003.html

  36. Bonjour,
    J’ai lu le texte et parcouru (je l’avoue, en partie en diagonale), les 128 commentaires qui ont suivi….! Malgré une vitalité certaine, me laissent quelque peu dubitatif (disons qu’il y aurait besoin de « hiérarchiser » et synthétiser les enjeux….).

    Personnellement, je déterminerai mon vote en fonction des 3 critères suivants:

    – le programme
    – la personne
    – la capacité à gagner l’élection, ou du moins, à contrer un ou des candidats que je juge les pires.

    Première conséquence : je ne m’abstiendrai pas et j’irais voter (avec toutefois un doute en cas de duel final entre Fillon et Lepen au second tour).
    Deuxième conséquence : suivant les deux premiers critères, mon choix se porte actuellement sur Mélenchon. Mais le troisième critère pose problème : tout seul il ne semble pas en mesure de gagner les élections.
    A mon avis trois obstacles à cela : côté électorat « populaire » (ouvriers, paysans (certains), employés….), ils votent beaucoup Lepen (drôle de paradoxe au passage : à méditer); et sinon, ils s’abstiennent (un vrai sujet !). Côté classe moyenne « plus », le vote est plutôt orienté Hamon et Macron (plus « sophistiqués », et d’une certaine manière, rassurants).
    Je crois qu’en l’état, JLM n’a pas vraiment réussi à, je pense, ce qui devait être un de ses objectifs de campagne, à savoir attirer d’une part un électorat populaire (en particulier ceux qui ont rallié le FN), et d’autre part les abstentionnistes (n’oublions pas, pour l’instant, le « premier parti de France »), et qui recouvre, en grande partie la population la plus modeste, voire des gens de plus en plus nombreux confrontés à la pauvreté (ou au moins à la paupérisation et la précarité). Malheureusement, les gens en grande difficulté votent moins….. (n’oublions pas que nous faisons face en ce moment à un enjeu social (assez) inédit).
    De l’autre côté, JLM « inquiète » une part de l’électorat plus « sophistiqué » (qu’on pourrait traduire par ayant un niveau d’éducation ou socio-culturel plus élevé, gauche « intellectuelle », qui sont un peu choqués par certaines formules « piquantes », « clivantes », provocatrice de JLM (exemple : « qu’ils dégagent tous », etc….). Mais je pense personnellement, que ce style est intentionnel, et vise à conquérir un électorat dont j’ai fait référence plus haut…. sans y être véritablement (malheureusement) parvenu….
    (à propos d’électorat, il faudrait encore parler des personnes de plus de 65 ans, soit 1 personne sur 3, et qui votent le plus…..).
    Bref, tout ceci montre, pour l’instant, une forme d’impasse…..

    deux dernières remarques pour finir :

    1/ N’oublions pas que les candidats et les programmes idéaux n’existent pas, et que le principe actuel d’une élection consiste à faire un choix, forcément imparfait (et l’abstention peut mener concrètement au pire….)
    2/ Pour la gauche en particulier, la question de la stratégie vis à vis de l’Europe devrait être centrale, car j’ai l’intime conviction qu’en l’état, une politique de gauche est absolument incompatible avec celle induite par les règles actuelles de l’UE et de l’Euro. L’arrivée de Piketty dans l’équipe de Hamon laisse un peu d’espoir de voir se développer une stratégie à ce sujet (Hollande n’en avait visiblement pas, et l’on connaît les conséquences désastreuses…). Le sujet est crucial mais complexe….
    A suivre donc.
    PS : on peut encore rêver à une alliance Mélenchon / Hamon, à condition que cela ne se traduise pas par un « compromis » ou une « négociation », mais plutôt un approfondissement et une consolidation…..

  37. Je suis peut-être passé un peu trop vite, mais je m’étonne que le fait que Piketty ait rejoint la campagne de Hamon ne soit pas évoqué. C’est pourtant éclairant sur le candidat implicitement soutenu par le blog de Paul Jorion, envers et contre tout, enfin surtout contre Mélenchon. Comme d’autres – si j’en crois certaines interventions sur ce fil, j’ai du mal à saisir l’articulation entre la critique radicale du capitalisme opérée sur ce blog et son positionnement politique tiède dans le cadre des élections présidentielles françaises de 2017. Faut-il être candide pour ne pas voir en Hamon un remake de Hollande de 2012.
    Comment peut-on encore accorder une moindre confiance au P.S. ? Comment peut-on croire un candidat qui dit vouloir abroger la loi « travaille ! » en envisageant de faire entrer dans son gouvernement ceux qui l’ont promue à coup de 49.3 ? Qu’attend le gouvernement actuel pour l’abroger illico puisque c’est une loi mise en place par le P.S. ?
    La candidature et le programme d’Hamon sont parsemés d’incohérences. C’est une candidature en carton qui n’a pour seul but que d’étouffer la gauche du P.S. On peut comprendre que Mélenchon et la FI n’aient pas envie de se compromettre dans ce micmac. Il est clair et cohérent sur le sujet. Si quelqu’un doit commencer par montrer patte blanche c’est Hamon, candidat du parti de tous les reniements, de toutes les trahisons. Mais bon, il semblerait qu’on préfère pointer l’égo supposé (ou réel) du candidat de la FI, sans même s’interroger sur le potentiel « Bourget » bis incarné par la candidature Hamon. Que Piketty lui apporte son soutien n’en fera pas automatiquement un candidat vertueux.

    http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Comment-Thomas-Piketty-s-est-engage-pour-Hamon-1188563

    1. Cet article de Paris-Match nous dit ceci:
      Piketty « avait d’ailleurs publié une tribune en janvier 2016 appelant à une grande et seule primaire de la gauche, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon. »
      Macron à gauche? C’est une idée de droite, ça.
      « Un appel également signé par les écologistes Daniel Cohn-Bendit et Yannick Jadot, le sociologue Michel Wieviorka, le démographe Hervé Le Bras, l’écrivain Marie Desplechin, le comédien Philippe Torreton et bien d’autres encore.
      …Les bras m’en tombent. Pas pour Cohn-Bendit ni Jadot ou Wievorka, sur qui je n’ai pas d’illusions, mais pour les autres qui me paraissent mériter mieux que ça.
      « Pour lui [Piketty], la primaire n’est pas un exercice parfait mais elle permet «des surprises». Et d’ajouter : «La victoire de Benoît Hamon montre l’intérêt du processus. Il a pris le risque de perdre et il a gagné.» « 
      Quelle vision! Des éminences jouent à la roulette. Aucun soubassement social, politique, historique. La conflictualité, absente. Et quelle chance nous avons! …Il a pris le risque de perdre.

      1. On ne soulignera jamais assez combien Macron doit être reconnaissant à Monsieur de lui avoir si bien tenu la porte et montré le chemin des mavericks en assumant le premier, et donc seul devant l’Histoire, la responsabilité de l’incomplétude, puis de la vanité et enfin de l’échec de la Primaire des gauches.
        Merci Monsieur.

    1. En somme : une chance d’être au deuxième tour contre matignon et la rupture avec l’appareil PS. Une offre loin d’être inintéressante pour un Hamon qui ne sera plus personne en 2022…

      1. J’oubliais , l’alternative pour Hamon c’est de rester dans les anales comme le candidat PS qui aura fait le plus petit score au premier tour de l’histoire du partit. D’ailleurs avec cela en perspective pas sur que que le vieux briscard se contente de matignon…

    2. Lettre intéressante, qui vaut vraiment d’être lue. Merci de l’avoir partagée.

      Si je devais résumer ce que je comprends de la position de Mélenchon :

      1. Un accord d’appareil est impossible sans éloigner de la FI trop d’électeurs qui n’ont plus aucune confiance dans ce type d’arrangements

      2. JLM est prêt à proposer aux 250 000 personnes qu’il annonce engagées dans la FI une proposition de « fédération des partis politiques de la gauche traditionnelle » qui reprendrait la « trame essentielle » de ce qui regroupe le mouvement FI. Sans qu’il le dise explicitement, je crois lire là une ouverture vers un changement du candidat de la FI… qui deviendrait Hamon

      3. JLM définit ce qui est pour lui le minimum de ce qu’il attend en matière d’ « avancées » de BH vers la trame de ce qui regroupe FI. Il encourage Hamon à « s’avancer largement » dans cette direction sans se préoccuper de la prise de distance éventuelle de gens qui l’auraient combattu de toute façon depuis l’intérieur du PS

      4. Ce minimum en terme de changements de position, que JLM semble considérer comme des gages, est un résumé assez complet des principales positions de FI. Parmi les « garanties », je note en particulier celles-ci qui seraient de véritables franchissements de Rubicon si Benoît Hamon les reprenait à son compte :
      – Pas d’accord à aucun des quatre tours avec Macron ni son mouvement
      – Suppression de la loi travail, du CICE et de l’état d’urgence et mise à l’écart des ministres qui y ont été impliqués
      – Assemblée constituante dans les trois mois suivant l’élection
      – Sortie du nucléaire et passage à 100% de renouvelables
      – Retrait de la signature du CETA, arrêt de l’application des directives européennes sur les services publics, « plan B » en cas d’échec des discussions sur la politique budgétaire avec les partenaires européens
      – Sortie de l’OTAN

      De deux choses l’une, soit Hamon temporise, fait des mouvements dilatoires, et rien ne se passe. Soit il dit « Banco ! » ne serait-ce que une bonne partie des garanties demandées, et alors la droite du PS lui explose au visage et il a intérêt à tout prendre à se rapprocher tout à fait du projet FI, qui a sa propre cohérence, alors qu’une position mi-figue mi-raisin, mi-Mélenchon mi-Macron n’en aurait aucune.

      On doit franchir le Rubicon. Ou pas. Rester au milieu de l’eau n’a guère de sens.

      En tout cas, la balle est dans le camp de Benoît Hamon. Et le retrait de la candidature de JLM, France Insoumise soutenant BH comme candidat alternatif est sur la table.

  38. Ce qui est assez hallucinant, c’est que si la gauche est dans la situation où elle est aujourd’hui, c’est bien la faute de tous les reniements et de toutes les trahisons des différents gouvernements « socialistes » qui se sont succédé depuis 1983 à la tête du pays. Le pompon revenant incontestablement au gouvernement hollandais.
    Aujourd’hui, tous ces gens crient haro sur l’animal Mélenchon, qui serait la cause de tous leurs maux.
    Cela me fait penser à la fable de La Fontaine « Les animaux malades de la peste »
    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/les_animaux_malades_de_la_peste.html

    Tous les loups et renards qui rodent en ce lieu ont trouvé leur baudet, dont les braiments sont plus épouvantables pour leurs délicates esgourdes que les forfaits des tigres, ours et autres lions qui règnent sans partage sur la gent animale.

  39. Et voilà, il suffisait de demander ! Mélenchon est donc à l’initiative pour ce qui est du rapprochement des deux candidats souhaité par le blog de P.J. (cf. lettre ouverte du 17 février de Mélenchon à Hamon, que je mentionne plus haut). C’est une très bonne chose, Hamon va devoir arrêter de tourner autour du pot et désambiguïser sa position inconfortable, à savoir défendre un programme de gauche (en réalité, à ce jour, plutôt un catalogue – genre de ‘best of’ – de mesures censément ancrées à gauche) – au sein d’une ligne P.S. majoritairement sociale-démocrate. Hamon, s’il est sincère, peut avoir sa place dans le projet progressiste de la F.I. (dont l’élaboration a commencé bien avant la mascarade des primaires ̶d̶e̶ ̶g̶a̶u̶c̶h̶e du P.S.).
    Est-il illégitime de penser que ça ne pourra se faire qu’en dehors du cadre mortifère P.S. ? J’ai l’impression que c’est sur ce point que se met en place un schisme flagrant au sein du blog* : ses hôtes, qui pensent qu’il faut (une fois de plus, en dépit des trahisons) composer avec le P.S., et des intervenants qui pensent qu’il faut définitivement tourner la page avec ce parti politique, qui au fil des quinquennats et des élections n’est devenu rien d’autre qu’un trampoline électoraliste de la droite complexée.
    Dans l’électorat Mélenchonniste, il y a notamment un ras-le-bol général de cette tambouille électorale, et c’est inconciliable avec la position actuelle de B.H.
    À lui de prouver sa bonne foi. Qu’attend-il, par exemple, pour faire abroger la loi « travaille ! » par le P.S. actuellement aux commandes, puisque ce dernier est censé soutenir son programme ?
    Vraiment, j’ai hâte d’entendre Hamon un peu plus, ce jeu du chat et de la souris ne peut pas durer éternellement.

    *Je suis ce blog depuis à peu près ses débuts, et c’est la première fois que je constate une telle divergence entre le point de vue véhiculé par un article de F. Leclerc. et son lectorat.

    1. Sans la prétendue « mascarade des primaires.. » Mélenchon n’aurait jamais écrit cette lettre à Hamon.
      Si Hamon compte si peu à gauche pourquoi lui faire cette proposition ?
      Ne soyez pas plus mélenchonien que Mélenchon ;=)

      1. Le problème n’est pas tant Hamon que le P.S. que représente Hamon. Personne ne dit que Hamon « compte si peu à gauche » (c’est de vous), tout le monde attend juste que Hamon clarifie son positionnement, notamment vis-a-vis d’un parti qui ne défend plus les idéaux de gauche depuis longtemps. Est-ce trop demander ?
        Pourquoi Mélenchon fait cette proposition ? Il ne la ferait pas, vous diriez quoi ? Mais je vais vous répondre : il fait peut-être cette proposition car la F.I. est à l’écoute et qu’il y a une dynamique souhaitant un rapprochement entre les deux candidats ? Tiens d’ailleurs, n’est-ce pas le sujet de cet article de F. Leclerc sous lequel nous discutons ?

      2. Un peu de logique SVP.
        Hamon est au PS c’est donc sous cette étiquette qu’il s’est présenté à la primaire.
        De deux choses l’une : ou bien Hamon a modifié la donne au PS et alors c’est au moins en partie pour cette raison que Mélenchon s’adresse à lui. Mélenchon associe totalement Hamon et PS, et alors dans ce cas on se demande bien pourquoi il fait maintenant cette proposition à Hamon.
        Je veux bien que Mélenchon demande à Hamon de clarifier certaines choses, mais alors de son coté Mélenchon doit acter que le PS d’avant la victoire de Hamon à la primaire n’est plus le même.

      3. Vous demandez un peu de logique, mais j’avoue que j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour comprendre celle de votre post ! Je ne sais pas ce que vous ne comprenez pas, c’est pourtant simple : Mélenchon veut bien discuter avec Hamon, puisque celui-ci semble vouloir porter un programme de gauche. Allez, je pousse plus loin le décryptage : Mélenchon propose de discuter avec Hamon, à condition que ce dernier prenne ses distances avec le P.S., puisque de toute évidence, il ne sera pas possible d’appliquer un programme progressiste de gauche dans l’appareil sclérosé du P.S. C’est tout et c’est très simple.

    2. je voulais dire… « le PS d’après la victoire de Hamon n’est plus le même. »
      Bref, ne pas se focaliser sur le PS.

      1. En quoi le P.S. d’après la victoire d’Hamon serait différent ? Ce n’est pas le P.S. qui a désigné Hamon. Mais bref, vous cherchez la petite bête, alors que : Mélenchon a ouvertement proposé à Hamon de discuter sur un programme de gauche. Ce qui rejoint le souhait évoqué par l’article de F.L. Il ne l’aurait pas fait, ça aurait gueulé aussi. En attendant, il l’a fait, pendant que Hamon se terre, coincé qu’il est dans ses contradictions actuelles.

      2. Au moment où FO et la CGT retrouvent des chantiers communs , on peut effectivement s’étonner que les scissions du congrès de Tours animent encore les forces qui prétendent nous épargner les méfaits du capital .

        PS1 : on n’entend pas trop la CFDT qui se préparait à fêter en fanfare sa victoire aux dernières élections des TPE . Ça semble plutôt raté dans un scrutin il est vrai très marqué par l’abstention .

        PS2: On n’a pas eu non plus d’appréciation récente de Jducac sur la nouvelle situation de François Fillon .

      3. @ Juannessy dit : 17 février 2017 à 18 h 41 min

        « PS2: On n’a pas eu non plus d’appréciation récente de Jducac sur la nouvelle situation de François Fillon »

        Fillon, tout comme son programme, est le plus courageux comparativement aux autres. En visant la facilité et des temps qui chantent, ses adversaires sont prêts à tout quitte à accélérer l’extinction de la lumière.

      4. Je serais Monsieur, je demanderais aux gonzes et gonzesses de la Cégété de poser casquettes, badges et bannières avant d’aller se mettre entre caméras et Fion partout où il veut montrer sa bobine. Éminemment contreproductif, mais va savoir…

    3. Mélenchon ne demande rien de moins à Hamon, que de se détacher de la droite du PS, libérale économiquement .
      Ce qui, s’il le faisait conduirait de fait à l’explosion du PS. Hamon ne peut donc accepter cette proposition, qui revient à se rallier à FI.
      Hamon va donc rester le candidat d’un parti chimère.

      Ce qui me fait penser à une autre fable de La Fontaine « La Chauve-souris et les Deux Belettes »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chauve-souris_et_les_Deux_Belettes

      « Je suis oiseau ; voyez mes ailes :
      Vive la gent qui fend les airs !  »

      « Je suis Souris : vivent les Rats !
      Jupiter confonde les Chats ! »

  40. Rêvons un peu.
    Mélenchon et Hamon présentent sur une grande antenne leur projet commun :
    1) Un ticket Président-Premier ministre.
    2) Ils énoncent les grandes lignes d’une plateforme programmatique commune.
    3) S’ils accèdent pouvoir, ils s’engagent à soumette au référendum toute mesure importante sur laquelle ils seraient en désaccord.
    4) Ils procèdent, en direct, au tirage au sort qui déterminera lequel candidatera à la présidentielle (l’autre devenant PM en cas de victoire).
    Ce serait du jamais vu en France, ça redonnerait de l’espoir au peuple de gauche et ça aurait de la gueule.

    1. Le pire des cauchemards de Vigneron 🙂
      Seul problème, il faut gagner les législative pour pouvoir tirer au sort le PM….

    2. @Tony A

      Et une fois élus, ils s’empressent de revenir sur leurs engagements de campagne au motif du « principe de réalité », et personne ne peut les y contraindre puisque rien dans les institutions ne le prévoit.

      C’est pas comme s’ils ne nous avaient pas fait 10 fois le coup au moins depuis les années 80′. On se demande combien d’occurrences encore il faudra à certains de la même entourloupe pour qu’ils retiennent la leçon…

    3. Juannessy, avec son erreur de genre sur le pseudo Hema, a tout de même marqué un point: ça parle entre hommes, ici.
      Y a une erreur système, les gars.
      Pour moi, cela suffit à invalider nos résultats. 🙂
      S’il y a un anthropologue pour nous prouver le contraire, qu’il se lève!

      1. Corollaire non innocent : la surdensité en testostérone dans le bol de soupe du BJ n’a d’égale que celle en groupies suractivées de Monsieur.

  41. LP 26 – M 23 – F 18,5 – H 14,5 – Monsieur 12
    Macron devant en Ile de France, Bretagne et Pays de Loire, égalité avec la Pénienne en Nlle Aquitaine (oups).
    La Pénienne devant partout ailleurs.
    Ipsos-Sopra Steria Cevipof mensuel 6 au 12 février sur 15 874 inscrits.
    http://www.francetvinfo.fr/elections/sondages/election-presidentielle-marine-le-pen-nettement-en-tete-mais-des-electeurs-indecis-selon-un-sondage-du-cevipof-pour-le-monde_2062581.html
    http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/carte-presidentielle-decouvrez-qui-arrive-en-tete-des-intentions-de-vote-dans-votre-region_2062853.html

    1. On est pas loin d’une sécession est/ouest là…
      Bordeaux est prêt à accueillir des réfugiés de l’enclave parigote, comme d’hab.

      1. Bien vu. L’ Histoire, y’a que ça de vrai.
        Mais là, pas besoin d’ennemi au-delà du Rhin. On rejoue l’exode tout seul, entre nous, comme des grands.
        Tout l’air d’une guerre civile ? Meuh-non, une bataille d’égo tout au plus. Qui portera le képi étoilé aux feuilles de chêne, chargé d’ans et d’honneurs, prêt à trahir ( ses convictions naturellement) ? Problème: ça se bouscule au portillon.

      2. @Hema :
        Julien Alexandre m’a aussi détrompé mais je vous salue , tout en rectifiant : ayant déjà de lourdes responsabilités depuis que PYD m’a bombardé au Conseil Constitutionnel , je ne saurais de plus assurer le rôle de « messy ».
        Bonsoir à tous .

  42. Mr Jorion, nous connaissons votre avis sur Mr Mélenchon. Pouvez-vous nous donner votre avis sur son programme ? Et sur celui de Mr Hamon ?

    1. La mission de Mr Hamon n’est pas de gagner l’élection de 2017, mais de maintenir coûte que coûte l’unité d’un PS, qui prend l’eau de toute part.
      Ecopez, écopez…
      On verra bien en 2022 !

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