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18 réflexions sur « Le risque d’un nucléaire vieillissant, par Jean-Baptiste Auxiètre »

    1. Putain, y’a encore des demeurés qui se branlottent sur Wikileaks…
      C’est quoi la révélation quand un mail non classifié nous apprend qu’un conseiller de Clinton lui résume la dépêche Reuters selon laquelle al-Zawahiri appelle les musulmans de Turquie et du M-O à se battre contre Bachar et Daesh en « Al Quaida est de notre côté en Syrie » ?
      Que Mike Pompeo ait retweeté du Assange du même tonneau pour raison électoraliste, ok, c’est sale les campagnes, mais lui au moins arrête la branlette quand il est aux affaires et rappelle ce qu’est Wikileaks : une agence de renseignement et de désinformation putinienne.

    1. Le nucléaire civil en surexploitation me semble plus dangereux que l’usage militaire qui n’est que dissuasif car même si un usage militaire effectif serait bien plus catastrophique sa prolifération protège d’un usage agressif.

      1. Si on redoute un usage terroriste l’explosion d’une centrale parait plus probable que l’explosion d’une bombe. Dans notre démocratie si on considère que l’autorité du président de la république élu par la population civile détermine l’emploi de la force militaire, le civil a la main sur le militaire, et si le civil ne renonce pas au nucléaire cela ne peut qu’encourager l’usage militaire. Les politiques économiques déterminent le risque nucléaire. Les civils doivent assumer leur responsabilité dans le pouvoir économique, l’indépendance énergétique n’est que faribole, du protectionnisme colonisateur.

      2. vous n’habitez pas près de l’Ile Longue et ses 70 potentiels d’Hiroshima, et vous oubliez que si l’uranium a été choisi au lieu du thorium c’est justement pour faire la bombe !!

    2. Je pense aussi qu’il y a pire menace encore, c’est le nucléaire militaire et comme par hasard, le nucléaire civil alimente le nucléaire militaire en combustible. A ma connaissance, aucun des candidats, en dehors de celui du NPA, ne défend le désarmement nucléaire unilatéral.

      Même Mélenchon, par nationalisme, et maladie de grandeur impérialiste, ne se positionne pas sur le Traité international de l’ONU pour l’interdiction des armes nucléaires pourtant actuellement en discussion. Rappelons que la France, sans aucune opposition des politiciens, a  voté contre alors qu’il s’agit d’une immense opportunité de s’engager vers un arrêt de la prolifération.

      Par ailleurs, alors que les dépenses militaires connaissent des heures glorieuses suite aux tensions internationales, qui demande leur réduction ? Le NPA ou LO, et de valeureuses associations, dont Greenpeace. Qui proteste aussi sur les enfreintes régulières de la France à la législation internationale sur le commerce des armes. Des sujets pourtant essentiels pour construire un monde en paix ?

    1. @vigneron,
      L’erreur dans ce billet est d’avoir associé l’usure des matériaux à une fonction exponentielle, soit la fascination des grands nombres sans étudier les limites vraiment physique de cette fonction.

  1. C’est un peu simplifié, mais c’est vrai qu’on pourrait faire un peu comme la loi de Moore à l’envers.

    Dans la loi de Moore, on a su dès le départ qu’on construirait de plus en plus de choses petites et qu’on était en cercle vertueux. Voir l’article original de Gordon Moore d’avril 1965, 5 ans après le début de la loi : http://www.monolithic3d.com/uploads/6/0/5/5/6055488/gordon_moore_1965_article.pdf, la courbe n’a que quatre points entre 1962 et 1965 et s’arrête vaillamment en 1975.

    Pour les parcs nucléaires, on est au contraire dans la gigantisation et la raréfaction, de sorte que on est en pleine déséconomie d’échelle, avec des systèmes qu’on ne sait pas renouveler. L’acier problématique des forges du Creusot (cuves, échangeurs de vapeur, …) ne posait sans doute pas énormément de problème à l’échelle de 30 ans en suivant la ligne de Jean-Baptiste Auxiètre, car il avait été peu sollicité, avait moins fatigué, alors que les risques des décennies suivantes seront plus fréquents et en régime de fatigue cumulée sur les zones à excès de carbone.

    Les actuels déboires de Westinghouse/Toshiba (donnés comme prémonitoire pour Hinkley Point C
    https://www.theguardian.com/business/2017/apr/14/toshiba-us-nuclear-problems-uk-cautionary-tale )

    suggèrent qu’on est en loi de Moore inverse, et qu’on ne récupère une « croissance industrielle saine » (chose qui dans n’importe quel domaine, des 3-mats aux mines de charbons aux grille-pains dure rarement plus que 70-100 ans) qu’en redescendant l’échelle vers des petits réacteurs modulaires, qu’on n’avait même pas envisagé dans l’ère précédentes (j’ai souvent écrit ailleurs que le manque de « retex » et de crash-test pour quelque réacteur que ce soit au-dessus de ~50 MW était un problème fondamental qui distinguait l’industrie nucléaire apparemment peu tueuse mais difficile à généraliser de l’aéronautique civile, tueuse reconnue, mais dont l’extension s’accompagne vertueusement d’une diminution du risque perçu, diminution mesurable, malgré le monde peu ragoutant des low-cost, pas si crashant que ça, d’ailleurs, AF ayant eu l’accident du Rio-Paris à partir d’un avion quasi irréprochable dans une météo pas si redoutable que ça)

    https://www.theguardian.com/business/2017/apr/14/toshiba-us-nuclear-problems-uk-cautionary-tale

    1. En Vérité, mes frères, je vous le dis : 1 700 branleurs et vendus à l’IRSN !
      (Idem les chercheurs en optique)

  2. Je trouve très intéressante l’analogie avec la voiture. Bien que ne connaissant pas spécifiquement le cas des centrales nucléaires, j’ai l’expérience de ce que représente la maintenance d’installations et de bâtiments industriels. La durée de vie admise d’une infrastructure ou d’un bâtiment est de l’ordre de 30 – 40 ans (environ 12 ans pour des équipements techniques). Mais plus profondément, de telles installations vieillissent de plusieurs manières : il y a en premier lieu le vieillissement technique, ce auquel on pensent le plus souvent : c’est-à-dire, que les équipements subissent l’usure mécanique, que des éléments métalliques se corrodent, des revêtements s’usent, etc…. ce qui complique les choses, c’est que dans le cas d’installations industrielles, il s’agit d’un ensemble composite, avec des durées de vies différentes, et donc des interventions différenciées, pas toujours faciles à combiner. Il y a en deuxième lieu, le problème de l’obsolescence de composants fonctionnels, qui elle est appréhendée avec plus de difficulté : cela peut découler de la modification de process de production par exemple, ou de l’évolution des normes, en particulier dans le domaine environnemental et de la sécurité, qui peuvent obliger au renouvellement de pans entiers des installations, et surviennent de façon difficilement prévisibles. Imaginez les modifications qu’ont pu engendrer l’évolution des technologies télécom et informatiques depuis 30 ans, qui induit une transformation profonde de la configuration des installations et de l’organisation de l’espace. Sans compter, comme l’a souligné le billet, les progrès scientifiques et techniques de nature à remettre en cause le fondement même du process. A cela, je voudrais ajouter un facteur humain de transformation, qui est celui de la façon dont sont organisés le travail et les activités qui s’y déroule : le mode de management, l’automatisation des tâches, les consignes de sécurité, l’ergonomie…. Ceci impact directement l’aménagement des espaces de travail par exemple, et imaginez comme cela a pu évoluer depuis 30-40 ans.
    A ces deux facteurs, s’ajoutent un troisième qui est l’interaction entre les différentes composantes : lorsque vous décidez d’intervenir sur un élément particulier, vous êtes rapidement confronté aux effets induits sur d’autres éléments qui lui sont liés et qui sont impactés à leur tour….
    Ce petit commentaire est là pour appuyer l’argument développé dans le billet, et faire comprendre pourquoi à l’évidence, il est difficile d’évaluer le coût de maintien des centrales nucléaires, de leur renouvellement, ou de leur « déconstruction », surtout que les facteurs en cause nécessitent une vision à long terme, ce que les politiques semblent avoir grandement perdu, ainsi qu’un minimum d’analyse systémique.
    Et dans tous les cas, attention à la note !

  3. Un risque supplémentaire du au recarénage et que je n’ai vu mentionné nulle part : le flux de travailleurs. Pour remettre en état une centrale et la faire durer il faut faire intervenir un paquet de monde dont beaucoup d’agents nouveaux donc peu ou mal connus des services de renseignement… Par les temps qui courent ça peut être inquiétant.

    1. …….sans compter la « qualité » (en tout cas aux USA) d’itinérance « gipsy »du personnel itinérant de sous-traitance…
      Une seule solution , a.m.h.a. : construire à nos frais(État) de très belles résidences immobilières (piscines et tout et tout…) dans un rayon de 10 kms de chaque centrale et… obliger les directions et cadres à y habiter à plein temps. Radical.

  4. Il reste heureusement quelques pays dans le monde qui ne prennent pas les 1 700 de l’IRSN et les 400 de l’ASN que pour des branleurs et des vendus. Avec près de 20 GW de nouveaux réacteurs nucléaires mis en service en 2015 et 2016, on retrouve des niveaux jamais vus depuis 1989/1990. Et 2017 s’annonce mieux encore.

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