Brexit, contrepouvoirs et effondrement généralisé

Je n’arrive malheureusement pas à télécharger une version de cette vidéo qui ne soit pas corrompue ici ou là. Désolé ! Comme la vidéo originale est intacte, j’ai complété à la retranscription les passages manquants. Ouvert aux commentaires.

Vidéo complète ici :

Le Brexit relève-t-il de la collapsologie ?

Quand les journalistes cessent-ils de faire leur métier ?

Blog de PJ : Collapsologie appliquée : les journalistes en tant que contrepouvoir, le 12 décembre 2018

Les principes implicites des démocraties

1Shares

76 réflexions sur « Brexit, contrepouvoirs et effondrement généralisé »

  1. QUI VA APPRIVOISER LES VESTES JAUNES MAINTENANT QU’IL N’Y A PLUS DE PARTIS CADRES?
    Les troubles en France ressemblent à ceux de 1968, dit Hubert Smeets.

    Cependant, les partis politiques n’ont pas aujourd’hui un soutien social suffisant pour calmer la situation.
    Source : NRC Handelsblad, Amsterdam, 14 décembre 2018.

    Décembre 2018 ressemble-t-il à mai 1968 ? Trop de parallélismes. Lorsque les ouvriers de Renault et les étudiants de la Sorbonne ont déclenché la plus grande grève de tous les temps, il y a un demi-siècle, la fin de la Ve République semblait proche. Une fois de plus, la révolution est en sommeil, maintenant soutenue par une coalition de militants de la classe moyenne et de la rue de gauche et de droite.

    Pourtant, il y a une différence entre 1968 et 2018. C’est le rôle du parti politique classique, qui est de plus en plus mis à l’écart en raison de son déclin constant. Les partis avec de vrais membres et congrès sont donc maintenant décrits comme des clubs de carrière. Mais une fois qu’ils ont pu canaliser et même institutionnaliser l’insurrection, même s’ils ont eux-mêmes des prétentions révolutionnaires.

    C’est le Parti communiste de France (PCF) qui a sauvé la Ve République à l’époque. Après que les syndicats, y compris la CGT communiste, eurent conclu un accord avec le gouvernement fin mai 1968 sur l’augmentation de 35% du salaire minimum et l’introduction des comités d’entreprise, le PCF a abandonné les étudiants. La fête était comme la mort de l’aventurisme radical de la jeunesse aux cheveux longs. Elle a préféré intégrer 68 dans le système. Les barres transversales étaient férocement contestées.

    Le PCF pourrait faire la même chose. A la fin des années soixante, le PCF ne comptait pas seulement environ 20% des électeurs, mais aussi 300.000 membres – en 1979, année record, plus de 560.000 – qui pouvaient allumer ou éteindre des feux dans le quartier ou dans l’usine, selon le slogan tactique de l’appareil central à Paris.
    Aujourd’hui, le PCF ne compte que 110 000 membres et 2,7 % des électeurs sous contrôle. Le syndicat CGT, qui selon la théorie léniniste devrait être la « courroie de transmission » entre la politique et le peuple, n’est pas en meilleure forme : de 2,3 millions de membres à l’époque à 650 000 maintenant.

    Il n’y a pratiquement pas d’alternative. La France Insoumise du socialiste trotskyste Jean-Luc Mélenchon, qui fait appel au sélectorat PCF restant, prétend avoir 580.000 collaborateurs. Mais ce sont des gens qui ont rempli un e-mail, pas des cadres à qui vous pouvez envoyer un message. De l’autre côté du spectre, Marine Le Pen a aussi peu de chiffres : seulement 38 000 membres ont son Front National. Le politologue américain Mark Lilla pense que la nièce Marion Le Pen est capable de construire un nouveau pont. Toutefois, elle n’en est pas encore là.

    Une décennie plus tard, un parti social-démocrate classique dans une Allemagne à la dérive a joué un rôle encore plus accablant. Le SPD – depuis 1875 la mère de tous les partis socialistes – a joué le terroriste Rote Armee Fraktion en pièces en 1977 avec un mélange de démocratisation et de répression. A son apogée en 1974, à l’époque du chancelier Helmut Schmidt, le SPD comptait plus d’un million de membres. Aujourd’hui, il n’y a plus que 450 000 Genossen enregistrés. La fédération syndicale DGB peut être présente en tant que courroie de transmission : 6 millions de membres contre 6,5 millions à la fin des années 1970. Mais cela aussi, compte tenu de la croissance de l’Allemagne réunifiée, est en fait une récession.

    Bref, qui surveille les écluses dans les deux plus grands pays de l’UE ?

    Si la ruée vers le jaune se poursuit, ce n’est pas seulement à cause de ¨l’élite¨, mais aussi à cause de l’absence de partis cadres qui osent s’engager dans une lutte politique féroce.

    Hubert Smeets, expert de l’Europe de l’Est, travaille au centre de connaissances Raam op Rusland
    [= Fenêtre à la Russie, voir https://raamoprusland.nl/en et https://raamoprusland.nl/pyc ] .

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

    1. Bonsoir,
      À priori les vestes jaunes ne souhaitent pas être dirigées par un parti politique et un syndicat.
      Emmanuel Macron sera au débat national sur la transition écologique qui traitera des conditions de transport quotidien pour chaque français. Question très importante pour les habitants de 3eme zone ou zones rurales dépourvue de transports collectifs.

    2. En allant au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation pour faire une recherche sur un Résistant
      j’ai discuté avec le documentaliste de l’état de la France entre autres et il m’a prêté le livre d’un intellectuel communiste ancien Résistant lui-même qui avait écrit un livre intitulé  » Les tribulations d’un idéologue ». Dans le chapitre  » de l’aliénation politique à mai 1968″ Victor LEDUC explique à propos de mai 68: malgré les nombreuses demandes d’intellectuels du Parti pour que le PC et la CGT n’arrêtent plus les étudiants à la porte des usines, le PC condamne violemment les manifestations étudiantes. Dans l’Humanité du 25 mai un article relatant la manifestation de la veille contre l’expulsion de Cohn-Bendit parle de « nuit sauvage, de pègre, d’émeutiers ». Pas un mot contre les violences policières. » Victor LEDUC sera exclu du PCF en octobre 1970.

      1. @Chaponik
        Étant donné les réductions de postes et la déliquescence de nos services d’archives qui en découle , je suis agréablement surpris que vous ayez trouvé un documentaliste pour vous prêter un livre. Tout n’est donc pas totalement perdu au jour d’aujourd’hui. Quant à demain…

    3. Les « gilets jaunes  » ont beaucoup de points communs avec les électeurs de Trump, de mon points de vue.

      Mais leur dénonciation du gaspillage d’argent public ne s’appuie pas sur rien. Nous avons failli avoir pour Président François Fillon, qui acceptait volontiers une certaine porosité de l’argent privé ou public sur son compte, pour entretenir son petit château dans la Sarthe, ainsi que quelques menus présents « en nature », pour bien présenter…

      Et puis maintenant nous avons Richard Ferrand comme Président de l’Assemblée Nationale (quatrième personnage de l’Etat dans la préséance tout de même) dont l’amie touche tranquillement les loyers des Mutuelles de Bretagne dans le petit immeuble de Brest qu’il lui avait réservé chez le notaire, quand il était président de ladite mutuelle.

      Après on s’étonne que les « Gilets Jaunes » veulent dézinguer l’Assemblée Nationale et les députés ! Mais l’ensemble des députés auraient dû refuser de siéger, en attendant qu’il descende du perchoir !

      V Rey
      findutravail.net

    4. @Bernadette

      Ecolo et pratique : Taxirail, le futur train de nos campagnes

      « Oublions le TER de 80 places qui pèse 50 tonnes – ou plus ! Taxirail est un module autonome – donc sans chauffeur – de 40 places en capacité maximum.
      Ultra-léger (à peine 8 tonnes), il sollicite beaucoup moins les rails et le ballast, ce qui réduit considérablement les frais de maintenance. Au niveau de la consommation énergétique, l’exploitant est aussi gagnant : Taxirail est soit purement électrique soit hybride, et fonctionne sur batteries, il ne requiert donc pas de ligne électrifiée. »

      « Autre avantage pour les usagers : avec le Taxirail, les utilisateurs n’ont plus besoin de s’adapter à l’horaire, c’est l’horaire qui s’adapte à eux !
      Les modules sont en effet 100% autonomes. Et cela change tout ! Finis les horaires qui ne conviennent à personne, l’absence de train quand on en a besoin (le soir, dans la journée, le week-end, …), les arrêts aux stations auxquelles personne ne descend ou ne monte (ce qui fait perdre un temps fou), le train qui se déplace à vide…

      L’intelligence artificielle de Taxirail va se charger de définir les horaires les plus pertinents en fonction des besoins des voyageurs. Ainsi, aux heures creuses, le système est capable de fonctionner à la demande, en fonction des besoins et en optimisant chaque transport. »
      http://up-magazine.info/index.php/technologies-a-la-pointe/mobilites/8198-taxirail-le-train-du-futur

      https://www.letelegramme.fr/soir/taxirail-le-sauveur-des-petites-lignes-ferroviaires-19-11-2018-12138500.php

  2. @ Bernadette

    1. Merci pour votre réflection.

    2. Et qu’est-ce que vous pensez: les vestes jaunes vont à représenter les voix des ‘habitants de 3eme zone ou zones rurales dépourvue de transport collectifs’, revendiquant une dé-privatisation de la mobilité et une ré-collectivisation du transport sur ces trajets, question très importante comme vous dites pour les habitants concernés?

    (et pensons aussi à ce que dit la page 14 de ce rapport, qui me paraît pars pro toto en France et en Allemagne:
    https://group.renault.com/wp-content/uploads/2017/04/renault-dr-2016-.pdf )

    1. Je ne pense pas et je n’ai aucun jugement de valeur sur les gilets jaunes.
      Les zones rurales ou 3eme zone sont des zones totalement défavorisées économiquement et bien sûr socialement.
      Il y a peu d’actifs mais une population vieillissante avec beaucoup de vieux pauvres qui vivent dans la solitude.
      Aller à la ville peut permettre un renouveau culturel.
      Et puis le groupe Renault peut apporter la gratuité du transport aux ruraux.

  3. M Paul Jorion ,
    Croyez-vous que tous les éditorialistes , ceux qui façonnent en grande partie l’opinion , la plupart adeptes du TINA , qui ne vont pas trop soulever l’inexactitude de la théorie du ruissellement , qui ne vont pas parler de l’étude publiée aux EU relevant que 95% des préoccupations des citoyens ne sont pas prises en compte , etc … à retrouver dans vos interventions sur votre blog ,sont réellement des contre-pouvoirs ?
    Comment pensez-vous déloger , je dirais chirurgicalement , les fachistes en cols blancs dont vous parlez , avant qu’ils ne nous collapsent le système ? Vos idées auront-elles le temps de percoler ? M Larrouturou et Jean Jouzel appelaient à un traité climat-emploi pour le sommet européen des 13-14 /12 : qu’en est-il ?
    Bien sûr votre blog est une mine d’idées qui me plaisent et me convainquent mais what else ?

  4. Cher PJ ,
    Tout de même difficile de rester optimiste sur la nécessaire ambition de l’intégration européenne dans un sens écologique et sociale quand on lit l’article de François Leclerc : «  L’ère des petites ambitions » .

  5. Le Brexit relève-t-il de la collapsologie ?
    Oui, probablement. Ou en tout cas il relève d’une « crise de la complexité », qui amène nos systèmes économiques, techniques, politiques et sociaux vers leur point de rupture.
    « La crise politique qui semble engloutir les pays occidentaux, et plus particulièrement l’Europe, suggère que nous pourrions être proches ou même avoir déjà atteint le point identifié par Joseph Tainter au delà duquel notre manière « normale » de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés – à savoir investir dans la complexité organisationnelle et technique – fournit des rendements décroissants. Si tel est le cas, nous ne devrions pas être surpris de voir de plus en plus de nos systèmes économiques, techniques, politiques et sociaux complexes présenter des signes de stress croissant, ou même parfois des signes d’échec. Alors que notre capacité à investir dans un supplément de complexité continue à être érodée par les contraintes biophysiques liées en particulier à l’énergie, nous devrions nous attendre à voir ces signes de stress systémique se multiplier et s’accentuer. Cette évolution pourrait conduire, à terme, à une sorte de rupture systémique et à une « simplification » sociétale forcée. Les révoltes populaires contre la mondialisation, l’UE ou le multiculturalisme sont des signes que nos sociétés éprouvent d’ores et déjà du mal à maintenir leur niveau de complexité et sont soumises à de puissantes forces qui les tirent vers un niveau de complexité plus faible (économies localisées, gouvernance nationale, sociétés homogènes, etc.). »
    https://paularbair.wordpress.com/2016/07/05/brexit-poussee-populiste-et-crise-de-la-complexite/

    1. Je me retrouve un peu dans votre approche , avec ce commentaire plus « rustique » :

      https://www.pauljorion.com/blog/2018/12/12/collapsologie-appliquee-les-journalistes-en-tant-que-contrepouvoir/#comment-684773

      Mais je laissais l’issue plus incertaine , en laissant l’espoir de trouver les yeux et éventuellement les cerveaux , qui pourraient a minima essayer de changer les éléments de la troisième vague du soliton ( système financiaro-économique ) .

      Ce qui (ne) se passe ( pas) à la COP 24 , laisse peu d’espoir que le tic tac écologique soit pris de vitesse par un démineur humain assez doué pour débrancher ce troisième système infernal .

      Restera le cannibalisme social ( c’est en cours , voire l’auto-cannibalisme avec destruction de fait des protections sociales historiques ) , les malades accrocs de la cigarette sans cigarettes et sans médecins , courant affolés en tous sens , éventuellement l’infirmier euthanasiant qui abrègera les souffrances en déclenchant le tomber de rideau final .

       » Nous ne vous aurons à rien servi , vous devrez à votre tour payer le prix … »

      Mais le prix est devenu insurmontable dans le délai imparti . Le temps semble venu de ceux qui vous tuent parce qu’ils vous veulent du bien , bipolaires en liberté .

      Femmes qui n’êtes sans doute pas l’avenir de l’homme , mais les dépositaires de l’humanité , pardon ( pardon à Isabelle Joly que j’ai rebaptisé par erreur Sophie dans un commentaire ) de n’avoir pas su vous donner le monde que vous portez en espoir , un monde qui ,même, vous refait de plus en plus violence .

      Comme je souhaite me tromper et devoir mettre au compte du déclin des forces cette prémonition noire .

  6. Je m’interroge sur votre propension à faire entrer dans le concept de collapsologie un délitement annoncé de l’Union européenne.
    A mon sens la collapsologie ne s’applique qu’à un effondrement global, en l’occurrence celui de l’écosystème et donc de notre propre existence.
    Rien de tel avec un changement de régime ou de nouvelles frontières.

      1. Je craignais avoir manqué un passage vu la qualité de la bande son de la vidéo.
        Votre réponse m’assure que non.

        La faille photographiée est tout sauf un signe annonciateur d’un collapse.
        Nous sommes assez éloigné de l’époque où la Pangée s’est délitée.

        En quoi le Brexit relèverait-il d’une « crise de la complexité » ?
        Je n’y vois qu’un trivial avatar de la vie d’une démocratie
        qui à l’issue d’un vote change de cap.
        Que d’autres, proches s’y soit refusés,
        ne fait qu’acter la différence de qualité de la « démocratie »
        de part et d’autre du Chanel.

        Par ailleurs si le Traité de libre échange en actuelle négociation
        avec la Grande Bretagne est signé
        les Etats de l’U€ auront du soucis à se faire.
        Dans ce traité de libre échange est prévu l’institution de Tribunaux d’arbitrage,
        il suffira d’avoir son siège social outre Manche pour prétendre y avoir accès.
        Ce qui serait un nouveau cliquet dans cette course en avant dogmatique de nos « élites »

      2. On entend moins parler du point Godwin en ce moment…peut être que la similitude avec les années 30 a fini par sauter aux yeux de tout le monde…

  7. Monsieur Jorion, vous avez été clairvoyant à propos des subprimes, je ne crois pas que vous le soyez autant à propos de l’euro et de l’Europe. À votre tour trop convaincu qu’il n’y a pas d’autre voie, toujours plus d’intégration, vous ne voyez pas que cette voie est sans issue.
    L’euro est une machine infernale qui détruit, mécaniquement, l’industrie des pays périphériques au bénéfice de celle de l’Allemagne. Les machines infernales finissent toujours par exploser. La raison et la lucidité nous disent de l’arrêter avant qu’elle n’explose.
    L’Europe est une construction décidée et menée par des pays souverains. Vouloir gommer leurs souverainetés par toujours plus d’intégration revient à saper ses fondations et à précipiter son écroulement.

    Non, la France n’est pas une poussière, minuscule, impuissante, incapable de rien toute seule. Non ! Et la Belgique non plus. Chacun, chacune, compte en tant qu’individu comme en tant que nation.

    Et c’est en sachant ce qu’on est soi-même qu’on peut considérer autrui, collaborer avec lui, etc…

    1. De ce que vous dites, on croirait que vous n’avez jamais rien lu de ce que j’ai écrit sur l’euro. Or votre présence constante sur le blog depuis de nombreuses années rend la chose absolument invraisemblable.

      1. Je n’ai certainement pas tout lu et j’ai peut-être mal compris mais, dans tous vos derniers billets et dans toutes vos dernières vidéos, chaque fois qu’il y a été question de l’euro vous vous êtes dit partisan de le garder.
        Étant connus les dégâts causés par cette « monnaie commune » – comme par toute monnaie commune partagée par des pays trop divers – l’aveuglement de ses partisans est pour moi un insondable mystère.
        L’euro, et l’aveuglement de ses défenseurs, vont tuer l’Europe.

      2. @denis Monod-Broca

        Mais non, ce n’est pas l’Euro qui va tuer l »Europe ! la disparition du travail, et la concurrence entre les états pour s’accaparer l’activité va nous faire régresser jusqu’au stade de la dislocation. Ça peut-être, mais certainement pas l’euro.

    2. @ Vincent Rey

      La « concurrence entre les états pour s’accaparer l’activité » est exacerbée par la monnaie commune, comment ne pas le voir ?, et, en effet, elle « va nous faire régresser jusqu’au stade de la dislocation ». Au lieu de nous entendre entre Etats-membres, nous nous combattons les uns et les autres, privés de ce facteur d’adaptation qu’est le taux de change. C’est proprement absurde !

      1. Au lieu de nous entendre entre Etats-membres, nous nous combattons les uns et les autres, privés de ce facteur d’adaptation qu’est le taux de change.

        Ben voyons… tout le monde avec un soupçon de mémoire se rappelle parfaitement le monde des bisounours qu’était l’affrontement entre pays à coups de dévaluations et de spéculation sur les devises.

        Que les contempteurs de l’euro dans votre genre annoncent la couleur une fois pour toute : vous roulez pour la Russie et déroulez sa propagande dont le but est de tuer l’UE, point barre.

      2. @ Julien Alexandre

        Je ne pense comme vous donc je suis un agent de Moscou : ça c’est bien le degré zéro du débat !

        Les taux de change variables ne suppriment pas la compétition, ils permettent aux compétiteurs de se battre à armes égales, ou plus ou moins égales. Mais il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Continuez a vénérer votre idole, l’intouchable euro.

      3. Lequel de nous deux est le plus démocrate ?
        Qui dit démocratie, dit peuple et dit peuple souverain.
        Qui dit peuple, dit d’une manière ou d’une autre frontière.
        Et qui dit peuple souverain dit refus d’intégration supranationale.
        C’est bien pour cela que le Brexit fut une décision démocratique et c’est bien pour cela que, lorsque M. Juncker affirme qu’il n’y a pas de démocratie qui vaille contre les traités européens, il confirme que l’Europe telle qu’elle se construit est ennemie de la démocratie.

        Un peuple souverain, une nation démocratique, peuvent avoir une bonne ou une mauvaise politique, c’est vrai, mais dans les deux cas c’est la leur.
        Je rêve d’une France qui ait à nouveau sa propre politique et qui ait une bonne politique, une politique de lutte contre le réchauffement climatique, de sortie du dogme libre-échangiste, d’accueil des étrangers, d’aide aux pays pauvres, d’entente avec ses voisins, de bonnes relations avec tous, de frugalité pour elle-même…
        Je n’attends rien de tel de ceux qui aujourd’hui, à Bruxelles, Berlin ou Washington, font la politique de la France…

      4. Oui c’est ça : quand vous dites « peuple », vous entendez « frontière ». C’est la version paranoïaque du peuple : « Ils nous en veulent (pour être aussi sages, intelligents, blabla que nous), retranchons-nous ! Et tirons dans le tas de cette racaille… à tout hasard… »

        En même temps c’est vous qui nous servez à tout propos les vertus de la civilisation chrétienne, mais sans que le message de la réciprocité positive qui la caractérise et fait son originalité ait apparemment la moindre signification pour vous.

      5. « Je n’attends rien de tel de ceux qui aujourd’hui, à Bruxelles, Berlin ou Washington, font la politique de la France… »

        Comment ? La France aurait donc laissé son siège au Conseil européen à Berlin et Washington ? On nous ment donc !

        Bon vu que je viens de passer 9h d’affilée avec les représentants essentiellement français et allemands, qui pinaillaient quant aux émissions de CO2 « pour pas pénaliser l’industrie automobile française/allemande », je peux avancer avec un degré de certitude assez élevé que définitivement, vous racontez n’importe quoi et que soit :

        A/ vous n’avez strictement aucune idée du fonctionnement de l’Europe
        B/ Vous pratiquez le relativisme et le confusionnisme à dessein.

        Alors comme vous n’êtes pas la moitié d’un imbécile, je vous fais l’honneur au moins de reconnaître que raconter n’importe quoi est sans doute devenu pour vous un devoir au service d’une cause qui vous dépasse – comme l’outil de propagande d’État russe – plutôt qu’un loisir à votre corps défendant. Mais je ne ferme pas la porte à une correction sur ce point néanmoins !

      6. Mais M. Jorion êtes-vous devenu aveugle et sourd ? J’écris que je rêve d’entente entre les peuples et vous me faites dire : « Ils nous en veulent (pour être aussi sages, intelligents, blabla que nous), retranchons-nous ! Et tirons dans le tas de cette racaille… à tout hasard… » C’est à dire tout le contraire de ce que j’ai écrit. C’est un peu fort !

        En effet les pensées hébraïque et évangélique prônent l’amour du prochain, « la réciprocité positive » comme vous dites. Et elles ont raison de le faire.
        Mais, pour qu’il y ait réciprocité positive entre des peuples, il faut d’abord que les peuples en question aient une claire idée de ce qu’ils sont, eux-mêmes, chacun, avec ses propres contours, sa langue, son histoire, ses idiosyncrasies, etc., distincts de ceux du voisin.
        L’amour, l’amitié ne sont pas fusion avec l’autre. Ce qui est vrai entre individus l’est encore plus entre nations. Pour s’entendre, s’aimer, deux nations doivent être distinctes l’une de l’autre.
        D’ailleurs cette volonté de « toujours plus d’Europe » est l’aliment principal des nationalismes. Est-ce si difficile à voir, à admettre ?

      7. D’ailleurs cette volonté de « toujours plus d’Europe » est l’aliment principal des nationalismes. Est-ce si difficile à voir, à admettre ?

        C’est aussi – très accessoirement – l’aliment principal de la paix qui règne en Europe depuis plus de 70 ans maintenant.

      8. @ Julien Alexandre

        Coïncidence n’est pas corrélation.
        Depuis 45 il y a coïncidence entre paix en Europe et construction européenne. Cela ne signifie aucunement que l’une soit l’effet de l’autre.
        Paix toute relative d’ailleurs car elle oublie la guerre armée en ex-Yougoslavie et en Ukraine ainsi que la guerre économique et commerciale qui fait rage entre les Etats-membres, tout particulièrement entre ceux de la zone euro, et désormais la guerre idéologique entre l’est et l’ouest…

      9. Qu’est ce qu’on s’est aimé dans les Balkans, sur la Somme , à Verdun , en Yougoslavie , en Ukraine , à Berlin , peut être à nouveau entre Serbie et Kosovo ….

        Un peuple n’existe que par la Constitution qu’il se donne . Cette constitution n’est pas un sarcophage sacré . C’est la Loi repère capable de fusionner avec d’autres qui assurent les mêmes attendus . Une constitution identitaire et figée est une carapace vide ou , a contrario un tonneau qui fuit .

        Le peuple n’a qu’une raison d’être : assurer la survie et la vie aussi agréable que possible de ceux qui acceptent de mettre ensemble leurs forces et leurs talents , dans l’ensemble de l’environnement mondial , au niveau des enjeux de ce monde pour une paix garantie par la force et l’équilibre des échanges et des espoirs .

        A quand une constitution européenne pour sortir de toutes ces impasses ou vieilles lunes qui ont failli et ne sont plus à la hauteur de la survie tout court , et qu’enfin on puisse sérieusement apporter des réponses au réchauffement climatique , à la sortie des dogmes , à la donne migratoire , à l’aide aux pays pauvres ….

        Car ce n’est pas l’amour propre nationaliste ou souverainiste qui est amour , ni même le gage d’un peuple , d’une constitution ou de sa survie .

        L’amour n’existe que par le désir de ce qui nous dépasse tous .

      10. @ Julien Alexandre

        Nous avons vécu 70 ans de paix, ou de paix relative, bravo !
        Et cela a permis la construction européenne. Tant mieux.

        Mais les choses sont en train de déraper. Les haines sinon la guerre reviennent. Il y a de quoi s’inquiéter. En l’affaire l’UE, loin de calmer les esprits, est elle-même motif d’affrontement. Drôle de réussite…

      11. En effet, avec l’aide gracieuse et désintéressée de votre grand copain si injustement traité, j’ai nommé Platov (et vous, c’est quoi votre petit nom dans l’aventure ?)

        Z’avez pas du lire l’enquête du WashPo sur l’étendue de la bienfaisance « démocratique » dont la Russie inonde l’ouest : https://www.washingtonpost.com/technology/2018/12/16/new-report-russian-disinformation-prepared-senate-shows-operations-scale-sweep/?utm_term=.6f73e0006620

        On a un peu de mal à aligner cela avec la « souveraineté » des peuples dont vous vous faites l’avocat peu scrupuleux. Heureusement, on sait depuis belle lurette que ce n’est pas ce genre de petites contradictions qui vous arrête : http://mediateur.blog.lemonde.fr/2014/11/26/russie-et-si-nous-savions-raison-garder/

      12. @ Julien Alexandre

        Vous êtes bien brave de renvoyer à ce papier que j’avais écrit et que le Monde avait publié. À propos des relations entre laFrance la Russie, j’y cite de Gaulle. Sans doute est-il lui aussi à vos yeux un agent de Moscou…

        Je ne comprends votre première phrase, qui est Platov ?

        Nous voilà bien loin de la démocratie et de la souveraineté, condition de la démocratie. Manifestement que la France se fonde dans un grand ensemble, « l’Europe », sous direction allemande et américaine, vous convient très bien et convient très bien à Paul Jorion. Je persiste à penser que c’est une voie sans issue.

      13. @ Denis Monod-Broca

        Je ne comprends votre première phrase, qui est Platov ?

        Un fan de Poutine comme vous qui ne sait pas que Platov était son surnom lors de sa formation ? Hooooo, je suis déçu par cette convaincante dénégation !

      14. Vous m’avez l’air d’être beaucoup plus intéressé par Poutine que je ne le suis. Bizarre… ou plutôt non : le fan de Poutine, c’est vous.

        Mais maintenant je comprends votre phrase : si l’Europe est si mal en point c’est, selon vous, la faute à Poutine. Évidemment. Comment n’y avais-je pas pensé ?

        Qu’il est doux de pouvoir désigner un coupable ! Mais la faute est ailleurs, ou plutôt au contraire elle est sur place : si l’Europe va si mal elle le doit d’abord à elle-même, à ses ambiguïtés, à sa pusillanimité, à ses atermoiements, à ses contradictions…

        Poutine est-il vraiment ce démon tout-puissant qui fait élire Trump, triompher le Brexit, tituber l’Europe ? Ce n’est à aucun degré sérieux.

      15. Vous êtes manipulé, réveillez-vous. En attendant, lisez les deux rapports d’Oxford et de New Knowledge, je vous garantis que vous rirez de plus en plus jaune au fur et à mesure de votre lecture. LUCIDITÉ : Ni marionnette ni marionnettiste !

      16. J’ai lu les conclusions qu’en ont donné les journaux : 1/ ces manipulations d’origine russe sur les réseaux sociaux ont été très nombreuses et très sophistiquées, 2/ rien ne permet d’affirmer qu’elles ont eu une influence notable sur le résultat de l’élection et 3/ rien ne permet de dire qui, derrière, tirait les ficelles.

        Les électeurs sont la cible de toutes sortes d’influences, il semble bien que, lors de la dernière élection présidentielle US, certaines de ces influences venaient de Russie, soit, c’est très vilain de la part des Russes en question mais ils n’ont pas fait élire Trump.
        Les Américains ont élu Trump.
        Et ils l’ont élu parce que la mondialisation « libérale » fait des ravages, que la misère se répand aux USA, que l’espérance de vie même y baisse (!!), etc. C’est un drôle de choix, Trump est une drôle de solution à leurs maux, c’est le moins qu’on puisse dire, j’en suis bien d’accord, mais c’est la manière qu’ils ont trouvé de crier leur colère.
        C’est cela qui mérite d’être médité.
        Alors, l’ingérence russe…

        Les USA font régner leur loi sur le monde, pas la Russie, que je sache…

      17. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

        Ce n’est pas parce qu’il est difficile d’évaluer un phénomène qu’il vous est possible de déclarer qu’il n’a eu aucune influence. Vous n’avez visiblement même pas parcouru les deux rapports. Il y a pourtant des chiffres éloquents sur le taux de participation des populations afro-américaines qui ont été spécifiquement visées à cet effet. Tout le reste est à l’encan.

        Quant à ne pas savoir qui tire les ficelles, il faut bien mal connaître la Russie – comme l’Arabie saoudite tant le parallèle semble approprié – pour avancer que c’est un point d’interrogation.

      18. J’admets qu’il y a une hypothèse que je réfute absolument c’est celle d’un Donald Trump délibérément et depuis le début, par intérêt ou pour on ne sait quelle obscure raison, à la solde des Russes.

        Mais que les Russes, ou des Russes, aient cherché à influencer les électeurs américains, cela semble prouvé et je l’admets. Je l’ai écrit dans le commentaire auquel vous répondez, je ne vois donc pas pourquoi vous m’accusez d’être aveugle et sourd. Sauf si vous défendez l’hypothèse ci-dessus.

        Pour en rester à l’hypothèse de l’influence, aussi forte qu’elle ait pu être, le sourd et aveugle est celui qui ne veut pas voir le vote des Américains et sa signification.

        Vous connaissez la devinette : « pourquoi n’y a-t-il jamais de coup d’état aux USA ? ». Réponse : « parce qu’aux USA il n’y a pas d’ambassade US ».

        En d’autres termes, les Américains, qui aiment faire et défaire les régimes à travers le monde, parfois avec notre aide armée, sont horriblement vexés qu’on se soit permis de chercher à influencer une élection chez eux. Mais, à côté de ce qu’ils font, eux, avec leurs gros sabots, cette manipulation russe n’est qu’un coup d’épingle.

        À moins que Trump lui-même ne soit vendu à la Russie. Quelles que puissent être la duplicité, la cupidité, l’absence de scrupules du personnage, l’hypothèse est à mes yeux, je le redis, farfelue.

      19. On vous met le nez sur quelque-chose, et vous pratiquez automatiquement la technique la plus aisément identifiable qu’il soit et qui est l’émanation la plus connue des techniques de propagande soviétiques : le whataboutism.

        « You show me this? Ok, but what about… ? »

      20. Exactement : on vous parle d’ingérence russe, vous nous répondez « oui mais regardez ce que font les Etats-Unis » (agissements géopolitiques que pour la plupart personne ne nie soit dit en passant).

        L’acceptation est le premier pas Denis Monod-Broca, rien n’est perdu !

      21. @Denis Monod-Broca

        Essayez donc d’associer ces deux propositions:

        1. « Blog de Paul Jorion: le seul blog optimiste du monde occidental »
        2. « Paul Jorion a (presque) toujours raison »

        Dès lors, vous auriez tort de vous faire du mouron… Joyeux Noël !

    1. Belle illustration de la fascistude des Gilets jaunes, de leur complôôôôotistude
      Merci pour le partage.
      Ils n’ont vraiment rien dans le ciboulot !
      Passons vite fait à autre chose !

      1. P.S. On en trouve des choses étonnantes sur le site Internet du Figaro 😉
        Des journalistes qui font encore leur métier ?

      2. Par les riches c’est peut-être un peu simpliste, mais il y a de ça. Il faut se poser la question de la Nationalisation de la presse, en faire un quatrième pouvoir indépendant, comme la justice. Mais moins bien payé, forcément…

      3. GJ
        ce ne serait qu’un signe avant-coureur d’un post collapse…

        Comme le Brexit, « ça » n’aura pas lieu… avant !

      4. @ timiota 15 décembre 2018 à 20 h 06 min
        Je vois que je ne suis pas le seul à ne pas repérer le second degré, ça me rassure un peu.

      5. « Allons » ça continue, ici, il y a de la place pour au moins un « agent de Moscou » et LA « démocratie »… sans « Parti » !

  8. Monsieur Trump a limogé tous les membres de son gouvernement, mon hypothèse serait qu’en France ce soit la même chose.
    A la suite de ça les chefs d’États occidentaux pourraient démissionner, c’est une hypothèse tout à fait personnelle.

    1. En France, aucun des principaux chefs de file des oppositions ne fait vraiment mieux que Macron en termes de rassembler sur son nom une part prépondérante de la population. A la question de la confiance accordée aux responsables politiques, Le Pen, Mélenchon et Wauquiez remportent les suffrages de 20 à 25% des Français, tandis que Macron est aux alentours de 20%.

      Pour chacun de ces quatre-là, c’est la défiance qui domine, et très largement.

      Si par extraordinaire le président démissionnait, son successeur se trouverait quelques mois plus tard dans la même situation de défiance généralisée, voire peut-être de détestation, qui est aujourd’hui celle de Macron.

      Une démission n’apporterait strictement rien. Il faut que ce dirigeant, Emmanuel Macron, lui et personne d’autre jusqu’en 2022, prenne la mesure de la crise multiforme du pays – elle-même bien sûr une partie de la crise globale – et trouve les moyens de définir des chemins pour commencer à y répondre, et ceci d’une manière qui rassemble une majorité.

      La grande consultation à partir de toutes les mairies me semble une bonne idée sur le fond – même si elle ne vaut certes pas le RIC – et il en sortira peut-être du bon et du neuf ?

      1. La France est dans une situation politique de blocage. Sous un régime parlementaire on cherche dans ce cas des alliance de la carpe et du lapin cf Italie ou on revote et on vas de motions de censure en élections cf espagne. La cinquième république est censée avoir la vertu de ne pas pouvoir se bloquer ainsi et d assurer une stabilité politique. La situation actuelle montre bien que cela ne marche pas et c est le pays qui se bloque à défaut de la gouvernance. Je ne sais pas ce qui est préférable mais les nombreuses victimes des troubles font pencher la balance à faveur d un régime parlementaire. À l heure ou on a de l intégration européenne plein la bouche, on s arqueboute sur un régime conçu entre autre pour résister aux pressions extérieures en pleine guerre froide, étonnant non?

    1. En Ve République les pouvoirs ne sont ni séparés ni équilibrés mais hiérarchisés. Les contre-pouvoirs n’en sont pas vraiment et les corps intermédiaires sont largement ignorés, le peuple et la société civile étant supposés accepter ce qui leur vient d’en haut au motif que le président tire son pouvoir du suffrage universel.
      « En conférant des pouvoirs extravagants à un seul homme dont elle institutionnalise l’irresponsabilité politique, la Ve République atrophie la démocratie et condamne le pouvoir politique à l’impuissance. En faisant procéder l’ensemble du pouvoir du président de la République, elle transforme l’élection présidentielle, la seule qui compte vraiment, en concours de démagogie qui tronque les choix proposés aux citoyens et divise profondément la nation. Ce système politique nourrit le désenchantement et le ressentiment qui s’expriment de plus en plus fortement et violemment au fur et à mesure que le pays, incapable de réagir, s’enfonce dans le déclin économique, social et moral. La France devient donc le pays où les présidents, détestés à peine élus, sont systématiquement désavoués lors des élections intermédiaires. Le pays où un président moqué et méprisé succède à un président craint et haï. Le pays où le garant de l’unité de la Nation devient son principal diviseur. »
      https://paularbair.wordpress.com/2014/06/07/verepublique-le-regime-qui-rend-fou/

      La crise des gilets jaunes est donc parfaitement logique.
      « En accédant à l’Elysée, Emmanuel Macron entendait « restaurer » le régime de la Ve République, qui sous ses prédécesseurs semblait ne plus fonctionner. Comme il était prévisible, cette tentative de restauration a tourné court. Elle n’a fait qu’accentuer les défauts d’un régime qui n’est désormais plus qu’une mauvaise caricature de lui-même. En à peine plus d’un an, le jeune et impétueux président a été rattrapé par la crise de régime permanente, qui menace désormais de l’engloutir. L’insurrection des gilets jaunes à beau être provoquée par la détestation d’Emmanuel Macron, de sa politique et de ce qu’il représente, elle démontre paradoxalement que le problème de la France est moins son président, quel qu’il soit, que son système politique. La « monarchie présidentielle » de la Ve République est devenue le « nœud gordien » du « mal français », le problème inextricable qui empêche la résolution de tous les autres, et de ce fait les rend sans cesse plus graves et insupportables. D’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, ce nœud doit être tranché. D’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, il le sera.
      https://paularbair.wordpress.com/2018/12/06/reflexions-sur-les-gilets-jaunes-1-crise-de-regime-et-violence-politique/

      1. Vaut le détour .

        J’ai pensé un instant que le RIC historique tenté par quelques rares pays pouvait être ce contre-pouvoir , mais à y réfléchir plus avant , il me semble poser aussi quelques déficiences tel qu’il est repris :

        – un RIC franco -français est inopérant dans le monde en bascule tel que vous l’écrivez ,
        – si RIC veut dire « pouvoir du peuple » , où sont les contre-pouvoirs qui nous épargnent une autre nouvelle forme de dictature , surtout avec des outils presse boutons et instantanés ?

        Pour moi , si pouvoir veut dire « décision » , ce qui importe et fait sens c’est l’élaboration de la décision .

        Dans la Loi , l’existentiel n’est pas dans le « donc je décrète » . Il est dans les attendus et les considérants .

        Un referendum qui ne me propose qu’un projet en dix lignes et sur lequel je ne peut dire que oui ou non , ne m’intéresse pas . Il m’humilie en me prenant pour un imbécile .

        Un referendum qui me demande quelle solution je préfère parmi plusieurs contradictoires , étayées chacune par des analyses que je comprends ( éventuellement alimentées par des contre-pouvoirs plus traditionnels ) , me grandit et me dit que je suis citoyen , non pas parce que je décide , mais parce que j’exerce un choix personnel parmi des options que j’ai compris , en même temps que j’adhère ou pas à l’importance du sujet mis au vote .

        Le pouvoir , alors , c’est celui qui garantit l’impartialité et la qualité du débat , puis le respect du choix majoritaire ….jusqu’à la prochaine correction , le fameux « debate » de la démocratie anglaise , mais porté sur la place publique dont le périmètre est celui qui est pertinent par rapport à la gravité de la situation .( c’est pour ça que le RIC européen me parait le bon nveau s’il permet ces débats contradictoires argumentés ) .

        On pourra alors commencer à parler de « peuple de citoyens « .

        Liberté, Egalité , Fraternité étendue au vivant .

      2. Comme l’écrit Juannessy: « Vaut le détour » !

        Et l’idée qu’il se fait du « peuple citoyen » fort bien décrite.

        Il devient évident aux yeux de beaucoup, que le citoyen du moment, vu d’en haut, est un imbécile qu’il suffit d’influencer… On en a eu la démonstration avec l’apparition, la croissance et l’élection d’E. Macron.
        Comme il accélère tout, ça se voit dès le début de son mandat (on a pu s’apercevoir du même revirement de F. Hollande dès son élection qui à suivi son discours du Bourget).

        On discute ici des influences russes sur l’élection américaine… mais qu’en est-il des influences étrangères sur les élections françaises ? sur la propulsion de #pasnotre president et maintenant sur son largage ?
        Son remplacement est déjà bien organisé, F. Lalanne fait le job… à l’insu de son plein gré ?

        Alors, nous, les imbéciles, devons devenir moins idiots.

      3. L’élection européenne de 2019 , pour faire sens et efficacité réelle , devrait alors proposer à tous les européens les quatre ou cinq projets d’Europe qu’ils pourraient souhaiter ( y compris pas d’Europe ) , argumentés , dans les mêmes termes , dans toutes les langues , le même jour , à la même heure ., en contraignant tous les partis de toutes nationalités à annoncer celui ou ceux qu’ils préconisent et s’ apprêtent à porter .

        Un jour , peut être , si la bascule du monde ne renvoie pas avant , l’Europe et la France à l’état de protectorat .

Répondre à CHAPONIK Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.