LE (vrai) TEMPS QU’IL FAIT, LE 1er AVRIL 2011

Le sens de l’État
Le calcul du risque
Propos indécents
La différence entre un objet mathématique et un modèle physique
Les processus critiques
« Comment la vérité et la réalité furent inventées » (Gallimard 2009)
Le mirage pythagoricien
La bonne et la mauvaise foi
Les débats qu’on ne fait pas ailleurs

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260 réflexions sur « LE (vrai) TEMPS QU’IL FAIT, LE 1er AVRIL 2011 »

  1. S’il y a un modèle physique qui repose sur un calcul mathématique dont un paramètre n’est pas connu précisément, ce n’est pas la peine de le faire : ça infecte tout le reste, comme je viens de le dire en finance.

    Exact. Comme par exemple : « SI la probabilité d’accident d’une centrale est de tant ALORS la probabilité d’un accident dans l’une des 433 centrales est de 8% par an. » Puisqu’on ne connaît pas le premier paramètre, le chiffre de 8% n’a aucune validité. Pourquoi dans ce cas citez-vous ce chiffre qui n’a pas de sens ?

    Cdt,
    GSF

    1. L’exemple que je donnais, c’était le calcul d’un taux d’intérêt, dont la précision était fictive en raison d’une variable dont la valeur était attribuée arbitrairement.

      Le calcul probabiliste que je proposais disait ceci : « Attribuons une valeur reconnue comme très faible au risque d’accident par réacteur par année, tenons compte du fait qu’il y a 433 réacteurs, et regardons si le risque global d’accident par année est significatif ou non ».

      Le premier cas parle d’attribuer arbitrairement une valeur à une variable pour calculer un prix (oui un taux est un prix), le second d’attribuer à une variable une valeur très faible – ce qui n’a rien d’arbitraire – pour tester une hypothèse.

      Gu Si Fang, vous êtes un garçon intelligent – vous nous l’avez montré – vous savez qu’il n’y a aucun rapport entre les deux. Mais vous êtes aussi un admirateur de von Hayek, et vous avez retenu son « Mentez, il en restera toujours quelque chose ».

  2. Les deux sont exactement comparables, au contraire, la critique de la finance s’applique à la prévision pour les centrales nucléaires. Les deux tentent d’extrapoler le futur à partir d’observations passées, c’est un raisonnement par induction.

    Pour calculer la value at risk d’un portefeuille de crédits, on regarde combien de clients font habituellement défaut sur ce genre de prêt. « Habituellement », c’est-à-dire : quel a été le risque moyen dans le passé ? Et l’on forme une anticipation sur le futur à partir de cette information.

    De même, pour les centrales : la probabilité de défaut d’une centrale de 1/5000, c’est quoi ? C’est le nombre d’accidents divisé par le nombre de centrales et le nombre d’années ? Sur cette base, on forme une anticipation sur le futur en disant que si toutes les 433 centrales existantes tombent aussi souvent en panne que dans le passé, alors etc. Mais même en connaissant le chiffre exact pour le passé, il est difficile de faire une prévision pour le futur. Et je ne pense pas que l’on connaisse bien le chiffre pour le passé. Dès lors, le calcul tombe sous le coup du « garbage in, garbage out ».

    Ca n’a rien à voir avec la physique, c’est plus dans les nombres, purement et simplement. Ce n’est pas une modélisation, c’est un simple petit calcul

    Dire que les modèles financiers se voient reprocher leur platonisme !

    Cdt,
    GSF

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