Trump & Co. : on n’a encore rien vu ni entendu

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La démoralisation créée dans les rangs des Démocrates par le résumé du rapport de Robert Mueller par William Barr, ministre de la Justice américain,  est compréhensible mais illogique.

Compréhensible car la justice nous a offert au fil des mois une accumulation de faits susceptibles de soutenir l’idée de collusion entre l’équipe Trump et la Russie. Mais illogique car, si l’on en croit les sondages, la quasi totalité des électeurs s’affirmant Démocrates sont convaincus que Trump est compromis par les Russes, hypothèse impliquant que ces derniers exercent une influence sur lui sans qu’aucune communication entre les deux parties ne soit nécessaire. J’écrivais en avril de l’année dernière : « Même si ces derniers n’ont jamais évoqué la question avec le président, il suffit que lui sache qu’ils sont eux au courant pour qu’il se conduise selon les désirs qu’il leur prête » (voir « Trump ? En fait, on sait tout depuis longtemps ! »).

Dans l’hypothèse du kompromat, aucune nécessité en effet pour une collusion entre l’équipe Trump et les Russes. Mais alors pourquoi l’inculpation par Mueller au fil des mois de tous ceux qui dans l’entourage de Trump ont été en contact étroit avec des Russes : George Papadopoulos, Michael Flynn, Paul Manafort, Rick Gates et Roger Stone ? On ne leur a reproché jusqu’ici que d’avoir triché sur leurs impôts et d’avoir menti devant tel ou tel comité. Question quand même : pourquoi ont-il menti à tour de bras s’il n’y avait rien à cacher ?

Et comme je le rappelais avant-hier : « Et Jerome Corsi, à qui Roger Stone avait confié de rencontrer Julian Assange, alors qu’il a prétendu à la Commission permanente du Congrès sur les questions de renseignement que c’était à Randy Credico qu’il avait confié cette mission ? » Cela peut paraître anecdotique mais mon sentiment est que si l’on a cessé de parler de collusion, on ne fait que commencer de parler d’espionnage, et de kompromat.

Pour finir, une petite provocation en forme de question : Carl Bernstein et Bob Woodward du Washington Post, qui avaient eu tout juste sur le Watergate, ils auraient vraiment eu tout faux sur Trump & Company ?

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35 réflexions sur « Trump & Co. : on n’a encore rien vu ni entendu »

  1. « Trump ? En fait on sait tout depuis longtemps »

    Bien sûr on sait tout ! Depuis les intrigues de l’empire romain en pleine décadence, depuis les Borgia dont un membre est devenu Pape lors de la décadence (supposée) de l’Eglise catholique romaine, depuis……… plein !
    Les intrigues de Cour, les bassesses, les trahisons, les mensonges d’Etat…. remplissent les livres d’histoire. Seuls les noms changent, les méthodes, les raisons parfois même si elles sont souvent semblables. Le monde change, mais les humains pas tant que ça.
    Ce qui est plus difficile que de trouver des causes aux conséquences, c’est de trouver les conséquences à partir des causes. Vous y êtes parvenu, une fois c’est sûr. Mais pour cela, il faut bien discerner les causes. On peut y parvenir une fois ou deux grâce à ce que l’on connait bien. Mais peut-on y parvenir à partir de ce que l’on ne connaît pas ?

  2. « Carl Bernstein et Bob Woodward du Washington Post, qui avaient eu tout juste sur le Watergate, ils auraient vraiment eu tout faux sur Trump & Company ? »

    Bien sûr ils auraient pu avoir tout faux ! Si leurs investigations avaient été moins bien menées et si les témoins anonymes n’avaient pas été fiables. Il y a une part de chance et de hasard en tout, selon qu’on rencontre les bonnes personnes ou non. Encore faut-il vouloir les rencontrer…

    1. et quand on prend en compte le fait que Gorge profonde était le numéro 2 du FBI, évincé de la succession de Hoover. Et tout ce genre de chose …

  3. Morales de Jaja
    2ème édition 2019

    L’ombre et la lumière

    Imaginez un immense désert, le grand désert du Nouveau Mexique par exemple, du sable à perte de vue se confondant avec le ciel, un soleil de plomb chauffant le corps et l’esprit à 40°, mais…
    imaginez ce désert sans dune, la platitude absolue qui exclut toute ombre.
    Le soleil en est si éblouissant que vous voyez des mirages partout. Vous devenez fou avant de mourir de soif et d’insolation.
    Pourquoi ? Parce que seule la lumière existe ; il n’y a aucune ombre pour vous donner des repères et votre folie qui en résulte vous empêche de vous orienter ; vous vous perdez dans cette immensité sans jamais pouvoir en sortir quand bien même il y aurait une issue.

    Le monde actuel est comme ce désert, du moins par les désirs et les rêves exaltés qui créent tant de mirages.

    Ainsi on ne voit que les forts et refuse de voir les faibles.
    On ne voit que les gagnants et refuse de voir les perdants.
    On ne voit que les riches et refuse de voir les pauvres.
    On ne voit que les beaux et refuse de voir les laids.
    On ne voit que nos similitudes et refuse de voir nos différences.
    On ne voit que ce qui nous rassure et refuse de voir ce qui nous dérange.
    On n’entend que ce que l’on connaît et refuse d’entendre ce qu’on ne connaît pas.
    On ne sent que les parfums synthétiques et refuse de sentir les relents organiques.
    On ne se nourrit que de ce qui exalte nos sens et refuse de goûter l’amertume.
    On ne dit que ce qui nous valorise et refuse de dire ce qui heurte et nous dévalorise.
    ….

    Pourtant, sans l’ombre la lumière n’existe pas, elle n’est qu’une page blanche où rien ne peut s’écrire.

    La meilleure amie de la lumière, c’est l’ombre. Parce que grâce à l’ombre, on peut voir la lumière qui nous permet d’avancer sans nous perdre.
    La meilleure amie de l’ombre, c’est la lumière. Parce que sans la lueur de la lune éclairant doucement la nuit on n’a aucun repère pour nous orienter.

    C’est une évidence me diriez-vous ?
    Comment distinguer les évidences quand elles se confondent avec tant de faux-semblants, de paraître, de mensonges et d’hypocrisie ?
    Il faut être dans l’ombre éclairée par quelques lueurs douces pour les distinguer.
    Jamais dans la lumière aveuglante.
    Mais tous les habitants de ce monde superficiel éblouis par tant de lumière ne peuvent voir ceux parmi eux qui préfèrent rester authentiques en se réfugiant solitaires dans l’ombre de leur propre prison.
    Et si ces habitants de l’ombre étaient éclairés par des spots et des flashs agressifs pour être mieux perçus, de par leur rareté ils seraient posés comme des veaux d’or sur un piédestal. Mais éblouis comme tous ils ne pourraient plus voir les évidences et en seraient lynchés.

    Morale: Toute chose n’existe que par son contraire. C’est ainsi que nous existons tous et que nous pouvons grandir.
    Mais comment rejoindre son contraire tapi dans l’ombre sans risquer de l’éblouir et de le détruire ? Comment, dans tant de paraître et de narcissisme, accepter de se taire humblement pour mieux comprendre ce qu’il a à nous dire sans risque de comparaison prétentieuse qui déforme nos différences ???

  4. Le contexte était différent à l’époque, – quoique, les méthodes de la CIA ont sans doute peu évolué quant à l’’utilisation’ des journalistes, lesquels peuvent s’abriter derrière le secret des sources, mais la CIA n’en pense pas moins et malheureusement ne peut se prévaloir des renseignements apportés par ces sources pour engager une action précise:ce sera donc toujours par la bande et un biais…

  5. @P.J. écrit : … » accumulation de faits susceptibles de soutenir l’idée de collusion entre l’équipe Trump et la Russie….  »

    § « collusion »
    + Entente secrète entre deux ou plusieurs personnes pour agir en fraudant les droits d’un tiers, et qui est réprimée par la loi.
    + Toute entente secrète visant à tromper quelqu’un.

    §§ « équipe Trump »
    = des individus de l’entourage de D.Trump , entourage variable pendant la campagne
    + ??entourage depuis son élection??

    §§§ « la Russie »
    + l’entité nationale russe ?
    + les ou des représentants (du peuple russe) au pouvoir en Russie ?
    + des individus (russes) liés au pouvoir russe…
    – mais agissant exclusivement pour leur propre compte ( = le monde des « affaires ») ?
    – agissant à l’instigation du pouvoir russe ?

    Mon souhait:

    § et §§….j’imagine et je crois bien comprendre de quoi( qui) il s’agit.

    §§§ … Il me semble intéressant que vous précisiez.

    [[Complément… Vu l’aspect crapuleux , mafieux , vicieux , cynique, cinglé génial …bref très dangereux pour tout habitant de cette planète , du personnage D.Trump , je vois vraiment mal, très mal , ce qui pourrait l’effrayer comme moyen de chantage, au point que….
    A moins que votre thèse soit que D.Trump est un fabricat exporté par l’Est..]]

    Votre éclairage?

  6. Les électeurs américains sont soumis à toutes sortes d’influences, nationales et étrangères. Les Russes ont un certain talent en la matière, donc leur influence a pu compter plus que d’autres, mais de là à considérer qu’ils ont fait l’élection, de là à voir en Trump un agent russe…

    La vrai question est celle-ci : pourquoi ce type a-t-il été élu ?

    On peut rejeter la faute sur autrui mais à quoi bon ? Les Américains l’ont élu, ils l’ont bel et bien élu, pourquoi ? La vraie question est là. L’élection de Trump est le signe d’une société atteinte d’un mal profond, d’une sorte de folie collective, folie dont nous ne sommes pas loin de souffrir nous aussi. Il est vulgaire, inculte, intéressé, égoïste, il n’avait aucune carrière politique, et pourtant il été élu président des Etats-Unis d’Amérique ! Etre obnubilé par l’influence russe là-dedans c’est s’aveugler volontairement.

    Nous sociétés occidentales modernes avons renoncé au sens, à la connaissance, à la vérité. Alors voilà ce qui arrive…

    (Les Russes n’y sont pour rien, sinon que, comme on le sait bien, la disparition de l’URSS, adversaire attitré et donc fédérateur, a été un sale coup pour l’occident capitaliste).

    1. C’est exactement ce que dit Alexandra Ocasio-Cortez :

      1. Oui, nous sommes bien d’accord. Il n’y a pas que Foxnews et les Russes derrière l’élection de Trump. Il fait comprendre. Il faut voir les choses telles qu’elles sont. Et surtout les dire telles qu’elles sont.

      2. Peut-être que ma (mes) question(s) du 27/3 à 17h07 n’est (ne sont) pas claire(s)… à moins qu’elle(s) ne soit(soient) TROP claire(s) et, « posant ainsi mes pieds dans le plat« , mette(nt) P.J. dans l’embarras.. ?
        Ce serait dommage… et surtout pourrait lui être préjudiciable dans l’avenir politique qu’il projette.

    2. « La vrai question est celle-ci : pourquoi ce type a-t-il été élu ?  »

      En novembre 2016 il y avait aux EU un taux de chômage de 4,6% (source Eurostat), taux contesté parce qu’il ne recensait que les demandeurs d’emploi, les pauvres (pauvreté plus violente qu’en France) constituaient 12,7% de la population (source Médiapart). Cela ne fait pas la majorité des électeurs, mais ils ont dû peser sur la balance lors des élections de Trump lorsque celui-ci a promis de relocaliser les emplois et de construire un mur pour empêcher les Mexicains et Américains hispaniques d’émigrer aux EU (pour des emplois trop souvent sous-payés). Ils sont loin de constituer la majorité des salariés, mais c’est comme en France : quand il manque des emplois l’instinct primaire rejette toute intrusion tel « le plombier polonais » chez nous par ex ou les immigrés en général ; aux EU, instinct primaire attisé par les extrêmes droites, dont KKK (minoritaires) et néo-nazis (en augmentation). Ca pèse aussi sur la balance.
      A mon avis, il ne faut pas chercher plus loin (bien que d’autres raisons plus subtiles de guerre des clans politiques : dans les luttes de pouvoir, les haines s’attisent et les peuples trinquent)

      1. J’ajoute, autre point important : La promesse de Obama d’une couverture de santé abordable et de qualité pour tous les Américains (Obamacare), qui a créé la polémique entre républicains et démocrates et qui n’a pas empêché la progression de la pauvreté, y a été pour beaucoup. Pour Trump, il était facile de jouer la dessus. Pas besoin pour lui d’avoir fait de hautes études politiques… On peut en rajouter de semblables.

      2. J’ajoute encore : Par rapport à la France où le taux de chômage dépasse les 9%, le taux américain de 4,6% peut paraître peu important, mais pour les EU c’est beaucoup. Il ne faut pas oublier qu’on peut y trouver un emploi dans la journée (Macron a dû confondre EU et France quand il a dit qu’il suffisait de traverser la rue pour en trouver un) bien qu’on peut aussi le perdre le lendemain, et il y a de nombreux emplois improvisés sans demande de CV ni lettre de motivation….. Ce sont des emplois précaires évidemment; mais vu qu’aux EU il s’y crée aussi rapidement tant d’associations caritatives, souvent par des modestes un peu moins pauvres que les autres ou par des « armées du salut » en tout genre, que les Américains pauvres préfèrent compter sur des emplois même précaires, c’est tout de même un peu plus sûr pour payer les factures et les traites.

    3. « Nous sociétés occidentales modernes avons renoncé au sens, à la connaissance, à la vérité. Alors voilà ce qui arrive… »

      Oui mais les autres sociétés aussi (Russie, Chine, Turquie etc..) et même en pire.
      L’Homme ne recherche pas la vérité, il veut CROIRE et pas savoir.
      Nous devrions nous appeler « homo credens » au lieu de « homo sapiens ».
      Les élections sont une foire aux mensonges.

  7. Match Mueller/ Trump, mon suivi.

    J’ose vous reporter à ma magna intuitio :
    https://www.pauljorion.com/blog/2019/02/18/sacre-joe-aidez-moi-a-le-comprendre/#comment-692508

    Mueller a donc délibérément calé devant l’obstacle. Aucun doute que le souci de l’intérêt supérieur de la Grande Nation a été son guide, comme je l’y invitais. On notera que sa délicatesse a été jusqu’à faire abstraction des preuves de la collusion de Trump avec le diable slave.

    Une âme simple pourrait penser que le FSB, en digne descendant du KGB, reste une pointure supérieure au FBI et Mueller pas à la hauteur du grand et Incorruptible Eliot Ness. J’avais évoqué la question en ces termes: «Trump plus difficile à coincer qu’Al Capone?» Difficile à croire…
    Les preuves ne manquent pourtant pas. Par exemple , Paul Krugman, prix Nobel et économiste que tout le monde connaît et apprécie, avait tweeté dès le 17 Novembre 2017 :
    « Il n’y a aucun doute sur la collusion Trump/Poutine, et Trump continue d’agir comme la marionnette de Poutine. » Le prestige d’un prix Nobel au service d’une prescience incomparable!

    En contre-point, je retire de mes recherches dans les blogs US une info qui a fait mouche : Matt Taibbi , qui est un très grand journaliste selon mon cœur, a publié un livre mi-enquêtes mi-réflexions, « Hate Inc.: Why Today’s Media Makes Us Despise One Another », que je n’ai pas lu. Il consacre, paraît-il, quelques pages aux problèmes de crédibilité de la presse et conclut:
    «C’est officiel: le Russiagate est l’arme de destruction massive de cette génération. Le soutien [par la presse] de la guerre en Irak a terni sa réputation. Le Russiagate vient de la détruire.»

    Plusieurs mésaventures, dont celle du français Frédéric Pierucci , montre que l’extraterritorialité de la Justice US n’est pas un vain mot. En fait, cette pratique est terrifiante en ce qu’elle s’attaque surtout aux innocents assez idiots pour faire confiance à la justice US.
    Donc, puisque extraterritorialité et compétence universelle du DoJ il y a, il faut que Mueller fasse venir aux USA les pieds nickelés du GRU qu’il a déjà inculpés comme complices des machinations de KGB-Poutine, et les faire condamner sérieusement. Il semble que la tâche soit difficile, plus difficile qu’avec Pierucci, mais l’avertissement ainsi donné à Poutine serait un coup d’arrêt à cette folie.
    Car, et je me cite :
    « Poutine est donc coupable d’avoir fait élire un abruti à la tête des USA, un vendeur de bretelles et une catastrophe pour la biosphère. »
    On comprendra facilement qu’il fait tout pour cacher sa culpabilité, non devant l’opinion des USA, mais devant celle du monde entier. Quel lâche! Et quelle incompétence montrée par l’erreur de sélectionner une telle buse comme agent sous contrôle!

    Il reste que, vis à vis du monde libre, la responsabilité du FBI n’a jamais été aussi grande…

    Matt Taibbi :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Matt_Taibbi

    Son dernier livre, non lu:
    https://www.amazon.com/gp/product/B07NJFS98Z/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1789&creative=9325&creativeASIN=B07NJFS98Z&linkCode=as2&tag=thefabimaxiwe-20&linkId=0483ed4027ffe1edbb67a0a199eea417

    Frédéric Pierucci, avec Matthieu Aron , témoignage que je recommande chaudement :
    https://www.amazon.fr/pi%C3%A8ge-am%C3%A9ricain-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-Pierucci/dp/2709664070

      1. Rien. Mes excuses aux buses.

        Ces jours, elles [des buses] se font chasser par une bande de corbeaux qui tient à garder sa zone de nidification. Spectacle artistique. Pas de contacts, pas de coups de bec. Presque un jeu. Aucun doute que les corbeaux savent les fatiguer, à 3 contre 1. Et aucun doute qu’ils savent aussi toutes les finesses de l’embuscade aérienne. D’un autre côté, les buses sont opiniâtres.
        Et haut dans le ciel, un couple tourne mollement, que j’identifie avec quelques incertitudes comme des milans. De quoi s’occuper sous le soleil…

    1. @Daniel(27/3 à 21h47)
      J’analyse à l’instant avec l’attention qu’il aurait mérité hier, votre commentaire rappelé. Regrets.
      Je ne résiste pas, en conséquence, à l’envie de vous poser la(les) même(s) question(s) qu’à P.J. contenue(s) dans mon commentaire du 27/3 à 17h07. Merci de votre précise contribution à ma compréhension , fût-ce en style « télégraphique ».

      1. Difficile de répondre. Et dangereux. D’abord mon avocat s’est fait la malle…
        Je vais donc tourner autour du pot.

        Remarquons que la chasse aux sorcières est une tradition aux USA envers le Président. On ne l’attaque pas sur sa politique (à venir) ou ses engagements mais sur sa personne, avec une imagination délirante.

        Roosevelt a subi des bassesses incroyables de la part de Républicains distingués par Dieu. Pendant son premier mandat, la mode parmi ces élus divins étaient de ne pas le nommer et dire par exemple ‘l’intrus de la Maison Blanche’. Les 1%, déjà, savaient y faire dans l’insulte et la culture de la haine.

        Il y a aussi Nixon, l’anti-intellectuel. Par bonheur pour la presse, il a commis des fautes dignes d’un dictateur rond comme une queue de pelle, ce qui a justifié a posteriori toutes les attaques qui se sont déclenchées bien avant ses pratiques anti-constitutionnelles.

        Enfin, les USA, son opinion publique et la presse, sont les acteurs périodiques d’un tracassin difficile à définir : il leur faut une victime à immoler. Ou bien, il leur faut un bouc émissaire vers quoi focaliser une violence collective savamment montée en sauce. Bien entendu, il s’agit des USA : un question intérieure déborde souvent à l’international.
        Un journaliste-historien Britt avait titré le premier chapitre sur l’histoire de la guerre US au Vietnam « La tentative de suicide des USA ». D’autres, en d’autres occasions, ont causé de « crises de nerfs ». C’est sommaire quoique parlant.
        C’était peut-être des crises de croissance. L’empire romain quand il s’est étendu hors du latium a évolué un peu de cette façon. Ici, il faut signaler un livre inspirant: « Le fou et le prolétaire » d’E . Todd. Actuellement, en acceptant ce canevas pour les USA, la cause est nécessairement une crise de décroissance ou de régression…

        Remarquons que nous français ne sommes pas très différents, sauf que nous employons comme moyens d’expressions collectives tout ce qui est compris entre l’émeute et la révolution, sans oublier le coup d’État.

        Et pis cheux nous ça se termine par des chansons.
        Here it comes: https://www.youtube.com/watch?v=DEseb6-hssc

      2. @daniel(28/3 à 19h23)
        Ainsi va la vie.!.. C’étaient mes claires et précises questions… Nous considérerons donc que  » ces 26 lignes de 19h23 étaient vos réponses…  » . Je ferai donc semblant d’être éclairé…°(^!^)° ,ce qui autorisera votre absolution…
        En sus, circonstance atténuante, …vous, (sauf révélations), vous n’êtes candidat nulle part, ne serez sans doute jamais? soumis à interview…par des gens bien ou, pire, mal intentionnés… Ce qui n’est pas le cas espéré par P.Jorion… D’où mon appel sous-jacent à une élémentaire prudence.. (sauf coup de klaxon réactionnel inattendu … et fondé…).

    2. la déclaration de Krugman ‘Il n’y a aucun doute d’une collusion Trump/Poutine » est une affirmation idéologique, pas une preuve.

      1. Beaucoup de gens considèrent qu’organiser un meeting secret avec une puissance étrangère pour récupérer des informations volées à un opposant est le signe d’une collusion tacite. De même qu’un candidat appelant publiquement une puissance étrangère à commettre des actes illégaux vis-à-vis d’une opposante en piratant un serveur hébergé sur le sol américain.

        Les autres regardent Fox News et lisent Breibart.

      2. @ JEAN DUCHENE

        « une affirmation idéologique »
        C’est vite dit. D’abord , qu’en savez-vous? Je vous rappelle que l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence.
        Elevons le débat:
        Qu’est-ce qui vous permet de contester une déclaration d’un Prix Nobel ? Pensez-vous que ce penseur distingué aurait causé ou écrit dans le poste sans une réflexion approfondie, prenant en compte toutes les facettes du problème? Avez-vous songé qu’il aurait des sources d’informations privilégiées chez ceux dont le travail est de savoir? A la réflexion, enlevez le conditionnel: il a des sources d’informations que nous n’avons pas. De fait, nous devons le remercier de nous en faire part; ayons la pudeur de ne pas exiger de nous en révéler les noms ou fonctions.
        La question suivante, préjudicielle, est évidente: comment osez-vous vous sentir supérieure à un Prix Nobel? Tout compte fait, vous manquez pas d’air. Des deux, Krugman ou DUCHENE, quel est celui qui cause sans savoir? Il me semble que la réponse , évidente, n’est pas à votre avantage.

        Et puis, soyez raisonnable. Julien Alexandre est du même avis que lui. En voilà un, Julien, qui sait où est sa place. On peut -vous pouvez- à la rigueur contester un Prix Nobel. Julien, jamais. Les retours de bâton sont bien trop douloureux.

        Ne vous laissez pas arrêter par les noms des opposants que Julien cite. Ils me sont inconnus et probablement de vous aussi. Ils n’ajoutent rien à l’argument massif de Julien. Cet argument se suffit largement à lui-même.

        L’intime conviction, sinon la preuve, doit faire pencher sur la culpabilité du type à la Maison Blanche.
        Souvent, il faut à regret abandonner une incertitude ou une conviction et reconnaître qu’elle est fausse. Ce revirement n’a rien de honteux, je puis vous l’assurer. Ce sera votre fierté.

  8. Donald Trump a aujourd’hui adressé à la Russie une injonction de retirer les troupes qu’elle a envoyées au Venezuela à l’invitation du gouvernement de ce pays (« Get out ! »)

    Le président américain a souligné que si Moscou ne s’exécutait pas, toutes les options sont ouvertes (« All options are open, yeah ! »). Cette formulation est une manière classique de faire allusion à une action militaire.

    C’est-à-dire que Donald Trump vient de menacer la Russie d’attaquer ses forces militaires.

    Une chose est claire : si c’est un agent russe, il est bien peu discipliné !

    1. Vu de Washington ( mais j’ignore par qui ) ,le Venezuela , c’est plus important que la Syrie ( et les européens ).

      Et s’il n’y a plus d’électricité, il y a du pétrole .

    2. « si c’est un agent russe »
      Enlevez le « si » .
      Combien de preuves vous faut-il pour savoir au fond de vous-même que Poutine a merdé grave en misant sur l’ homme orangé?
      Un traitre d’opérette est capable de trahison d’abord envers lui-même, avant même ses compagnons de lit. C’est dire l’erreur de Poutine…

      Ce que j’aime bien dans tout ça, c’est que l’opinion US, telle qu’elle s’exprime dans les urnes, compte pour du beurre. Des gosses dans le bac à sable: « M’sieur, c’est pas moi, c’est lui. »

      1. la tentative de la Russie pour intervenir dans la vie politique des US ne fait aucun doute – c’est d’ailleurs un petit jeu auquel se livre les Etats Unis avec encore plus d’énergie – mais la théorie d’une collusion entre Trump et Poutine relève de l’infantilisme. Il y a des preuves ? Lesquelles ? Celles que rapportent les journalistes favorables aux démocrates ? Ces journalistes ne sont pas plus fiables, pas plus que ceux de CBNews ou de LCI. Si Poutine était capable de suborner un candidat aux élections présidentielles, cela démontrerait la parfaite incompétence des politiciens, de l’administration et des services de renseignement US. Mais au vu de la politique de Trust aujourd’hui contre la Russie, cela démontre la parfaite incompétence de Poutine. ???? Vous ne trouvez pas ça rigolo ? Cette thèse de la collusion Trump/Poutine relève du complotisme, pas de la politique. Les raisons de l’échec de Clinton sont à chercher dans le camp démocrate, pas en Russie. Il n’y a pas besoin de ces théories complotistes pour détester Trump et pour combattre sa politique. Mais Clinton était aussi une candidate exécrable pour le peuple américain.

      2. Vous mélangez à dessein les choses, mais les conditions ne sont pas exclusives : la Russie a aidé Trump à devenir président ET Clinton a fait une mauvaise campagne ET les racines du mal sont profondes aux Etats-Unis.

      3. @Julien Alexandre(29/3 à 8h16) écrit: … » la Russie a aidé Trump à devenir président ET Clinton a fait une mauvaise campagne ET les racines du mal sont profondes aux Etats-Unis « …

        Ouf!…Je le sens déjà mieux écrit comme ça!

        Encore un effort et cela deviendra parfait à mes yeux… par exemple:
         » des individus de nationalité russe ( par intérêt personnel privé ou par intérêt commercial/lié à la pieuvre mafieuse mondialisée des affaires … ou/et… bénéficiant de l’assentiment ou peut-être même répondant aux ordres de certaines autorités russes, voire de Poutine en personne ont aidé Trump à devenir président ET…..(yes)…..ET…..(yes)….. « .

        Ça, ça me parait défendable en tout lieu, et surtout inattaquable.

      4. daniel 29 mars 2019 à 8 h 51 min

        « Elevons le débat: Qu’est-ce qui vous permet de contester une déclaration d’un Prix Nobel ? »

        Alors je vais l’élever d’un cran, Jorion il en dit quoi des Nobel d’économie ?

        Plus drôle puisque qu’une déclaration de Nobel fait autorité pour vous, comment faites vous quand 2 Nobel font des déclarations opposées !

        Exemple 1 : en 2002 Jimmy Carter Nobel de la Paix rejette l’intervention en Irak.
        https://www.ledevoir.com/non-classe/16246/irak-le-prix-nobel-de-la-paix-rejette-la-guerre-preventive

        Exemple 2 : Elie Wiesel en le 12/03/2003 Nobel de la Paix donne sa caution dans le « San Francisco Chronicle : « Bien que je sois opposé à la guerre, je suis favorable à une intervention quand aucune autre option n’est possible, et telle est la situation présente, en raison des louvoiements de Saddam Hussein et de sa constante procrastination ». Elie Wiesel affirme croire Colin Powell — « un grand soldat est un homme qui n’aime pas la guerre » — quand il affirme que l’armée irakienne possède des armes de destruction massives.

        D’ailleurs avec Wiesel votre supposition qu’un Nobel est dans le secret des dieux crashe grave !

  9. Entre ceux qui nous disent: vous voyez que tout cela est bidon il n’ y aucune collusion.
    Et vous qui voyez toujours des non dits derrière les dits contre celui que vous poursuivez de votre diatribe depuis des mois, difficile d’y voir clair.
    Pour ma part je pense que Trump est l’idiot utile de quelques personnage de l’ombre qui savent bien qu’un immense réset violent se prépare et qui va leur permettre de continuer à passer inaperçu et pas responsable.
    L’avenir est passionnant

  10. @ Rosebud1871
    Admettons, et vous admettrez, que j’avais quelques dizaines d’heures d’avance…

    @ JEAN DUCHENE
    Je vous demande de bien vouloir me pardonner pour vous avoir si durement malmené. Y’a des fois où je ne sais pas résister aux verges qui s’offrent.
    Il reste que je partage votre opinion exprimée dans votre 29 mars 2019 à 7 h 01 min.

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