Le monde sera forcément différent, par Alexis Toulet

Ouvert aux commentaires.

Je voudrais réagir à ce passage de l’entretien avec Paul Arbair :

(…) La crise économique sera probablement longue, profonde, et très dommageable. Le chômage et la pauvreté devraient exploser, et le déclassement social des classes moyennes occidentales s’accélérer. Dans les mois et les années à venir, les décideurs politiques seront probablement en mode de « contrôle des dommages » et n’auront ni le temps ni le loisir de se lancer dans la construction d’un monde meilleur. (…) Ceux qui croient et clament maintenant que la construction d’un monde meilleur, plus juste et plus durable est à portée de main et n’est qu’une question de « volonté politique » vont avoir un réveil douloureux, je le crains. »

Les raisons données à ce que la crise économique soit profonde et longue sont malheureusement convaincantes. J’ai plus de doutes sur cette conclusion que les décideurs politiques étant en mode « contrôle des dommages » se concentreraient seulement sur la préservation ou prolongation de ce qui existe plutôt que sur de premières expérimentations de ce qui pourrait remplacer ou changer pour le mieux les pays ou le monde.

C’est certainement ce qu’ils essaieront de faire, il n’y a guère de doute là-dessus. Mais le pourront-ils ?

J’avais listé sur le blog une série – non limitative – d’instabilités potentielles que la crise profonde qui commence pourrait déclencher. Notamment :

– Faillites en chaîne d’institutions financières du fait d’un surendettement mondial encore approfondi
– Entrée d’une ou de plusieurs des grandes monnaies mondiales en forte inflation voire hyperinflation
– Démantèlement de certaines voire de beaucoup des chaînes logistiques industrielles mondiales
– Dépression approfondie des pays en développement dépendants des matières premières et/ou du tourisme
– Fin de la monnaie voire du marché unique du fait de tensions et de divergences entre les besoins économiques des pays membres dépassant largement celles qui ont suivi la crise de 2008
– Passage brutal du pic pétrolier du fait de l’effondrement prolongé de la production de pétrole de roche mère américaine
– Déflagration militaire américano-chinoise par hystérisation de leur rivalité

Ce sont là autant au mieux de points de fragilité et pour certains de baudruches ne demandant qu’à éclater.

Or, pour que les décideurs aient le loisir de se concentrer sur la préservation frileuse et conservatrice de ce qui existe, plutôt que sur l’invention à tous risques de solutions neuves, il faudrait que cette préservation et prolongation soit possible… c’est-à-dire qu’AUCUNE de ces baudruches n’éclate !

Pour être très concret, si dans les années qui viennent la plupart des grandes banques mondiales s’effondrent (ce qui a été évité en 2008)… ou si le dollar entre en hyperinflation… ou si l’euro voire le marché unique sont démantelés… ou si Etats-Unis et Chine entrent en guerre en Asie… ou si nous passons le pic pétrolier…

… Alors les décideurs seront bien obligés de faire autre chose, parce que prolonger l’existant sera tout simplement impossible ! D’ailleurs qui seront ces décideurs ? Nous parlons d’une crise qui s’étendra sans doute sur plusieurs cycles électoraux. L’autocrate Xi Jinping pourrait être toujours là oui, mais les autres seront remplacés, et par qui ?

Le monde sera forcément différent, parce que prolonger l’ancien s’avérera impraticable. Meilleur ou pire, je ne sais.

Sur ce point, l’avenir est ouvert.

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78 réflexions sur « Le monde sera forcément différent, par Alexis Toulet »

  1. Est-ce justifiable le fait que soit votée une immunité pour les cadres et les responsables pendant cette crise mais qu’on nom de l’état plusieurs millions d’amendes ont été mises ? Si des juristes ont un avis (…)

    1. Selon que vous serez puissant ou misérable,
      Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

      La Fontaine – Les animaux malades de la peste
      (avocat au Parlement de Paris, promo 1649)

  2. Echange deux « Stratégies du choc » NaomiKleinienne contre une « AlexisTouletienne » !

    Il est vrai qu’une des formes de choc va remonter dans l’étage des décideurs.
    Ceux qui vont emporter la mise, et imposer « leur » choc, ce seront les secteurs les moins déstabilisés.

    Par exemple, si des monnaies de référence partent en vrille, ce seront les pays les plus capables
    de « reconfiner » leur monnaie qui gagneront, donc les pays qui ont assez de diversité et d’investisseurs pour avoir un marché intérieur. La moitié nord de l’Europe pourrait reprendre ses cliques et ses claques par exemple, mais avec un deal nouveau avec l’Asie (yen+ roupie?) pour faire un duo de monnaie équivalent à l’actuel euro-dollar (duo bien venu pour signaler la volatilité aux spéculateurs, que feraient-ils dans un monde sans tels duos ?).

    C’est pas le meilleur exemple, mais c’est le premier qui m’est passé sous les touches.

    1. Héhé ! Alexis, si je peux me permettre, timiota a presque tout dit ici !

      Ce à quoi j’ajouterais pour compléter son propos de manière un peu plus systémique : tant que les fondations de notre civilisation 1.0 se résumeront en un « simple » jeu à somme nulle, nos décideurs de bonne volonté ne parviendront jamais à changer ce monde ; au mieux, étant les premiers avisés, ils ne pourront (surtout s’ils bénéficient de certains passes-droit) que changer de camp, et ceci hélas ! bien malgré nous !

      Okok ! Une fois que ça c’est dit, qu’est ce qu’on fait ? Paul, les ABPJ ?!

      Mis à part le fait d’imposer BRUTALEMENT/SUBITEMENT les règles d’un NOUVEAU jeu à somme NON nulle à l’ensemble de nos décideurs, excusez-moi, mais moi là, je n’vois vraiment pas… Et mise à part l’ONU (dès lors qu’elle bénéficierait de plus de pouvoir) pour faire ça, je n’vois pas non plus… C’est donc bien du côté de l’ONU que tout se joue, et c’est donc désormais à l’Humanité toute entière qu’il appartient de se constituer ENFIN…

      Sauf erreur de ma part, je crois bien que là, tout est dit !!!!!!!!!!!!!!!!!!

  3. « Pour être très concret, si dans les années qui viennent la plupart des grandes banques mondiales s’effondrent (ce qui a été évité en 2008)… ou si le dollar entre en hyperinflation… ou si l’euro voire le marché unique sont démantelés… ou si Etats-Unis et Chine entrent en guerre en Asie… ou si nous passons le pic pétrolier… »

    Hypothèse… On peut aussi penser que ces aléas sont des parades à un monde qui cycliquement est voué à s’écrouler… Si les événements se répètent et qu’on ne croit pas à l’histoire, mais plutôt au rapport de force à la Goethe, ou, si j’ai bien compris notre hôte, à la Jorion (fixation des prix), tout ceci serait bien ficelé pour exploser de sorte à ce que le paradis des privilégiés soit préservé.

    Ces désastres en perspective font plus peur qu’autre chose, et n’ont pas tendance à faire naître des Spartacus, mais plutôt de braves moutons qui gentiment se sacrifieront pour des causes dont ils n’ont même pas idée.

  4. Ça fait déjà pas mal de temps que le monde change tous les jours sous l’effet de la prise en compte des affects ( amour ou haine ) , de la créativité
    ( positive ou exhibitionniste ) , de l’organisation ( nécessaire ou totalitaire ) , de la projection sur l’avenir proche ( charismatique et désirée ou dictatoriale ).

    Il change autant par ses outils expérimentés , que par son appréhension correct ou pas du réel avec les organisations humaines et le rapport au monde qui vont avec .

    si je devais faire un pensum sur le thème proposé , je chercherais davantage comment les faits présents encouragent , accélèrent ou renient ce qui était déjà sous nos yeux sans qu’on sache forcément le décrire totalement .

    Et éventuellement , ce qui est encore plus difficile , les innovations que les temps futurs présumés appellent , exercice un peu dangereux que beaucoup ont fait dans pas mal de bouquins ces 60 dernières années ( pour ce que je connais le mieux !) , en ce plantant en très grande partie .

    1. « je chercherais davantage comment les faits présents encouragent , accélèrent ou renient ce qui était déjà sous nos yeux sans qu’on sache forcément le décrire totalement . »
      Oui, observer sans jugement, sans le moi-je ; je condamne, j’approuve, je rejète, je prends, je hais, j’aime.

      1.  » Oui, observer sans jugement, sans le moi-je ; je condamne, j’approuve, je rejète, je prends, je hais, j’aime. »
        Expliquez moi comment faire ?

    2. Les réponses d’un système humain , c’est un peu comme la réponse humaine individuelle : c’est le corps ( le champs des expériences passées et le champs des possibles du moment ) qui donne la première  » réponse » ( orientation ), la tête ( plutôt les têtes d’ailleurs ) corrige ou pas , un temps après , pour autant qu’elle « ait conscience » elle même de ce que le corps active .

      https://www.pauljorion.com/blog/2014/09/12/comment-rehabiliter-laction-politique-par-francois-leclerc/#comment-452406

      1. Elle peut commencer par justifier , mais finit toujours par corriger . De gré ou de force .

        Ou c’est elle qui se fait corriger en même temps que le corps .

  5. Nous sommes certes à la veille de grandes perturbations, qui vont entraîner elle-mêmes toutes sortes de grands changements visibles, concrets, dans le monde qui nous entoure.
    Mais « le monde » en sera-t-il changé pour autant ? Quand on dit « changer le monde », on pense, me semble-t-il, au-delà des changements visibles, concrets, à un changement des mentalités, à un changement des priorités, en un mot à un changement des croyances dominantes.
    La 2e guerre mondiale a bouleversé le monde dans de grandes proportions, mais a-t-elle tellement changé nos croyances ? je ne le pense pas.
    Il pourrait à nouveau en être ainsi et que beaucoup d’illusions s’envolent.
    La question reste toujours la même, en quoi croyons-nous ?
    L’actuelle catastrophe nous incitera-t-elle à changer nos croyances, et donc le monde en profondeur ?
    Tant que l’argent, la sécurité, la performance, la force… resteront nos fétiches, rien ne changera vraiment.
    Tant que nous croirons ne croire en rien, les choses iront de mal en pis…

    1. Sans doute d’un certain point de vue le monde ne change jamais, puisque c’est toujours le monde. D’un autre point de vue il change en permanence, car « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, car la deuxième fois ce n’est plus le même homme et ce n’est plus le même fleuve » comme le disait Héraclite. Mais ces deux points de vue me semblent tout de même trop généraux ils ne nous apprennent pas grand chose.

      Si l’on suppose comme je le fais et vous aussi semble-t-il – « de grandes perturbations » – que les déséquilibres ne pourront que mettre à bas plus d’une institution, plus d’une situation établie et plus d’une illusion, alors la question est effectivement comment reconstruire, et quelles idées, quels intérêts, quelles passions se mettront à l’oeuvre. Et le monde pourrait fort bien empirer. Ou au contraire des efforts patients et lucides et solidaires et coordonnés pourraient effectivement parvenir à reconstruire en mieux ce qui aura été perdu.

      Il me semble que c’est aussi la question que vous posez en un sens : quelles valeurs mettrons nous en avant, est-ce que ce sont de vraies valeurs ou de simples fétiches pour nous distraire de nos angoisses et de notre mortalité comme argent ou force ? L’avenir est ouvert j’en suis persuadé, ni « forcément il va être reconstruit en plus juste et stable et beau », ni « l’homme est un loup pour l’homme et ses appétits vont se déchaîner »… parce que l’un comme l’autre sont possibles en fait.

      S’agissant de la foi, à laquelle vous faites il me semble allusion, je crois profondément vrai cet aphorisme de Simone Weil : « Parmi les hommes qui n’ont pas rencontré Dieu, les athées ont raison et les croyants ont tort ». Il me semble que certains athées ont raison en effet – même si d’autres doivent avoir tort, dans la mesure où il y a pu y avoir de leur part un certain aveuglement volontaire. Quant à ceux qui ont raison de croire, ce sont des gens qui ont reçu un cadeau je pense, et il est important qu’ils se pensent comme tels.

      Là où ceux qui croient au Ciel et ceux qui n’y croient pas peuvent se retrouver, c’est justement pour tenter de comprendre le monde, et surtout pour tenter de l’améliorer. Ce qui ne ***nécessite*** pas la foi. L’abbé Pierre faisait remarquer un jour avec humour, à partir de cette parole de Jésus appelant ses disciples à devenir dignes d’être appelés « le sel de la terre », que si la soupe n’était que sel, elle serait indigeste 🙂

      1. Jolie formule de Simone Weil, merci. Elle dit bien tout ce que cette question de la croyance a de délicat, de paradoxal. De personnel aussi.
        Croire n’est pas forcément croire en dieu, encore moins aller à l’église.
        Le grand mérite de la pensée hébraïque, dont nous sommes les héritiers, tout autant que de la pensée grecque, est d’inviter à la conscience de sa propre croyance, autrement au rejet des fausses croyances, au rejet de toutes nos croyances en des idoles « faites de main d’homme ».
        Pasteur disait de l’infini qu’il était une notion aussi incompréhensible qu’indispensable.
        Croire, en toute conscience, en toute raison, en un absolu, qu’on le nomme « infini », ou « dieu », ou « nature », ou « vérité », ou « Verbe »…, est je crois indispensable si l’on veut se protéger des faux absolus que prônent les idéologies et autres intégrismes, et tout simplement si l’on veut que les mots aient un sens.

        « Libre marché », « Main invisible », « Europe », « Force », « Croissance », « Argent », « Mondialisation », « Technique »… font partie de ces faux absolus qui nous aveuglent.

    2. La croyance ou la foi, ici, c’est mon dada.

      Pour rebondir sur les billets d’Alexis Toulet et de Denis Monod-Broca, s’il faut pencher du côté de « (…) il va être reconstruit en plus juste et stable et beau », plutôt que « l’homme est un loup pour l’homme et ses appétits vont se déchaîner », réduire la foi à la croyance en Dieu tel qu’on le conçoit par opposition à athée (celui qui croît ni plus ni moins en ses sens et ce qu’il en perçoit), c’est du manichéisme, et c’est, selon moi, se tromper de chemin. Ce mode de pensée est un réflexe face à l’hégémonie « monothéiste ».
      Croire en l’idée divine, c’est d’abord reconnaître sa part d’irrationalité comme tout aussi importante, sinon plus que sa part de rationalité, et ainsi voir ses capacités non pas comme source de profit, mais comme une infinité de possible dont on peut jouir mais dont on n’a pas l’emprise. C’est d’abord l’humilité qui frappe, pour ensuite renaître dans ce qu’on appelle « la foi », expression galvaudée par le judéo crétin.

      La meilleure illustration de mon propos, la nouvelle de Barjavel, Le Prince Blessé, dont ce passage: « Une puce piqua Ali à la joue droite, près du coin de la bouche. il voulut se gratter mais il n’avait plus d’ongles, plus de doigts plus de mains plus de bras. Il s’en rendit compte, et s’en souvint. Parce qu’il ne pouvait pas la gratter, cette minuscule démangeaison devint insupportable. Il essaya de la lécher mais il n’avait plus de langue. Avec ses moignons, il se traîna droit devant lui jusqu’à ce que sa tête cognât le mur. Il y appuya sa joue avec un soulagement indicible, frotta et frotta et frotta encore contre la douce peau du marbre l’endroit de la piqure. Les délices envahirent sa joue et de là se répandirent dans tout le corps. Le marbre était frais, et il sut ainsi que c’était la nuit. Alors dans sa tête s’éveillèrent les chants des oiseaux et des ruisseaux et de l’herbe que ses oreilles avaient reçu et qu’il avait refusé d’entendre (…) . Alors le miracle survint. Ce ne fut pas Dieu qui le suscita. Dieu ne fait jamais de miracle, car Sa création est parfaite, et ce qui est parfait n’a pas besoin d’être réparé. Un miracle est un phénomène naturel qui se produit tout seul quelque part lorsque s’y trouve réunie une assez grande quantité d’amour. En cet instant, Ali brûlait d’amour pour Pauline alors qu’il s’était jusqu’alors consumé de pitié pour lui même. Il ne pensait plus « elle est à moi, je la veux ici », mais : « elle est elle, qu’elle soit heureuse où qu’elle soit ». Il brûlait d’amour pour l’univers qu’il ne voyait plus et n’entendait plus.(…) ».

      1. Je ne souhaite pas m’éloigner trop longtemps du sujet 🙂 mais juste pour rebondir sur quelques points :

        « athée (celui qui croît ni plus ni moins en ses sens et ce qu’il en perçoit) »

        Je ne suis pas directement concerné, mais il me semble que c’est plutôt caricatural. Un athée matérialiste ne « croit » pas seulement en ses sens, c’est quelqu’un qui a la conviction que le monde physique est la réalité la plus fondamentale, mais il ne s’ensuit pas nécessairement que la totalité de ce monde serait accessible à nos sens, il pourrait encore n’être accessible qu’à notre raisonnement, par le biais des sciences. Il n’est encore pas exclu qu’une partie de la réalité physique nous soit simplement inconnaissable.

        « reconnaître sa part d’irrationalité comme tout aussi importante, sinon plus que sa part de rationalité »

        L’irrationalité est littéralement ce qui s’oppose à la rationalité. Est-ce bien ce que vous vouliez dire ? Ce qui dans l’être humain n’est pas rationnel… n’est pas nécessairement opposé à la rationalité, il me semble.

        A moins de se limiter à des choses négatives. Bien sûr la bêtise par exemple est irrationnelle, et la bêtise fait partie de nous, mais ce n’est que du négatif.

        Qu’est-ce qui dans l’être humain serait non seulement non réductible à la raison, mais encore opposé à la raison… et cependant serait positif ? Je soupçonne que cet ensemble est vide.

        « (La) création est parfaite, et ce qui est parfait n’a pas besoin d’être réparé »

        C’est là une position philosophique, non une évidence. Qui peut être soutenue, ou critiquée.

      2. @Antoine Boullenot

        Vos propos me semble fort jugeants.
        Croire en Dieu relèverait de l’irrationnel , ce qui impliquerait que ne pas croire relèverait du rationnel. Opposition entre les gens supposés être censés et les autres qui seraient dépourvus de raison .Fort heureusement , bien de mes amis athées n’ont pas cet esprit de supériorité.

        C’est dommage parce que vous amener à se poser une bonne question : comment Dieu qui est parfait peut il créer une créature imparfaite , sachant que Le «  Dieu ne fait jamais de miracle , Car sa création est parfaite «  ne relève pas d’une connaissance des écrits religieux ( judéo-crétinesque pour reprendre le ton de votre message ) mais d’une invention romantique d’un très bon écrivain par ailleurs.

        Je vous accorde que la mauvaise interprétation de textes sacrés conduit à des comportements totalement insensés et en contradiction avec ces mêmes textes , mais pourquoi vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain?

        https://www.loophaiti.com/content/muscadin-nest-pas-parmi-10-pasteurs-les-plus-riches-sur-la-planete

        PS :Merci de me faire méditer sur la notion de création , qui ne peut se faire que dans le temps… en travaillant à son évolution.
        Et Merci de me faire méditer l’expression «  à l’image de Dieu «  , mais bon , on n’est pas au K’athée.

      3. Salut Bernard !

        « Je vous accorde que la mauvaise interprétation de textes sacrés conduit à des comportements totalement insensés et en contradiction avec ces mêmes textes , mais pourquoi vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain? »

        Monsieur est trop bon, sinon, vous connaissez des intégristes et des comportements insensés engendrés par une notice IKEA, Le Petit Prince, ou un poème de Gibran ? Non à l’évidence. Alors, n’hésitez plus, ouvrez grand le bouchon du siphon, c’est mon analyse.

      4. Sans sa part laissée à l’irrationnel, tout rationnel disparaît.
        Quand on croit pouvoir tout comprendre, on ne comprend plus rien.
        Par bien de aspects, nous en sommes là.
        Le meilleur exemple, ou le pire, en est donné par le transhumanisme : il faut ne plus rien comprendre à la vie pour croire l’immortalité possible ou que nos robots nous surpasseront.
        Mais, au fond, rien de nouveau sous le soleil : ils ne comprenaient plus rien à rien non plus ceux qui entreprirent de construire un tour devant « atteindre les cieux ».
        Ce qui est un peu triste est que nous soyons toujours là. On en vient à se demander si nos progrès en sagesse ne sont inversement proportionnels à nos progrès en technique. Ceux-ci sont aussi mirobolants que ceux-là sont insignifiants…

      5. il faut ne plus rien comprendre à la vie pour croire l’immortalité possible

        Croire l’immortalité possible, n’est-ce pas cependant le fonds de commerce de toutes les religions occidentales (en commençant par le culte d’Osiris) ? L’Extrême-Orient n’y a jamais cru. C’est peut-être là l’élément essentiel de sa décourageante supériorité sur nous en ce moment : l’Extrême-Orient prêt à tout sacrifier de nos libertés individuelles à titre provisoire pour nous maintenir en vie.

        Nous ne sommes plus que des « chrétiens-zombies » dit Emmanuel Todd, mais nous tombons de notre chaise quand préséance est donnée à notre survie individuelle de préférence à l’économie, COMME SI il n’était plus garanti désormais que nous vivions éternellement (dans la félicité du Paradis ou les tourments de l’Enfer).

      6. Salut Cloclo
        Çà baigne?

        Oui, alors, je crois comprendre ce que tu veux dire .Mais as tu déjà lu une notice Ikéa qui proposerait de s’aimer les uns les autres… ?
        Textes sacrés et notices de bricolage ne combattent pas dans la même catégorie , mais pour faire dans l’utilisation détournée , on peut très bien se servir d’un simple bottin pour faire du mal . Faut il pour autant interdire ( voir vomir , comme ça le siphon aura son utilité ) tous les bottins du monde , ou toutes sortes de livres un peu épais?

      7. J’ai du mal à vous suivre.
        Les religions (ou les églises) parlent toutes, plus ou moins, depuis toujours, de paradis (et d’enfer), d’immortalité de l’âme, de résurrection, de vie dans l’au-delà, etc., histoire de rassurer leurs fidèles sans doute et/ou de les faire marcher droit, mais il y a quelque temps déjà me semble-t-il que les esprits sérieux, quelle que soit la latitude, ne prennent plus à la lettre de telles promesses. Le transhumanisme est une grave rechute dans la superstition.
        La Chine sacrifie en effet les libertés individuelles à son idéologie et les a sacrifiées sans état d’âme à la lutte contre l’épidémie. Mais peut-on en dire autant de Taïwan, ou même du Vietnam ?
        Nous aussi, nous sacrifions allègrement les libertés individuelles à notre santé sacrée.
        Je ne suis pas sûr de comprendre votre dernière phrase. S’il s’agit d’une critique de l’opinion que j’ai pu exprimer précédemment, je ne suis pas partisan de donner la préséance à l’économie sur la vie humaine, certainement pas, mais je pense qu’il faut mesurer, autant que faire se peut, les conséquences de nos actes et que, parmi les conséquences de l’arrêt de l’économie, il y a la mise en péril du sort, parfois de la vie, de beaucoup de gens. Nous avons tout arrêté parce que 1/ nous avons peur de la mort (ce qui n’est pas la même chose que d’aimer la vie) et que 2/ nous croyons que l’argent, en sa toute-puissance, à condition de mettre assez de milliers de milliards sur la table, est capable de tout arranger.

      8. Alexis Toulet,

        « mais il ne s’ensuit pas nécessairement que la totalité de ce monde serait accessible à nos sens, il pourrait encore n’être accessible qu’à notre raisonnement, par le biais des sciences. Il n’est encore pas exclu qu’une partie de la réalité physique nous soit simplement inconnaissable. »

        Je voyais en la perception par nos sens ce que l’on en fait avec notre conscience, notamment au travers notre affect et notre intelligence.

        « L’irrationalité est littéralement ce qui s’oppose à la rationalité. Est-ce bien ce que vous vouliez dire ? Ce qui dans l’être humain n’est pas rationnel… n’est pas nécessairement opposé à la rationalité, il me semble. »

        Pour moi, nous sommes toujours en quête de sens, sans savoir vraiment à quoi se raccrocher, puisque nous ne savons pas au fond ce que nous sommes et pourquoi nous sommes. Cette quête de sens produit du rationnel, alors même que son impulsion est une fuite du chaos. C’est ce chaos qui correspond à l’irrationnel. Textuellement, ce n’est pas du domaine de la raison. Ce chaos, on l’a tous en soi, mais il est occulté, alors que pour moi, c’est ce qu’il faut cultiver pour rencontrer la foi.

        Voilà, j’espère avoir été un peu plus clair, pour vous et pour Bernard.

      9. @ Antoine Boullenot

        Merci pour vos explications.

        Je ne suis pas certain de vous suivre quand vous dites que c’est du chaos que nous portons en nous que peut naître la foi.

        S’agissant du moins de la foi chrétienne, elle a pour centre une personne historique bien concrète, dont la vie est un objet d’étude historique, de même que les événements suivant son exécution, et encore son message. Pour les étudier, il faut la raison, et surtout pas le chaos.

        Cette étude ne mène pas nécessairement à la foi, qui ne découle pas seulement de la raison bien sûr. Je dirais que l’étude mène à de très nombreuses perplexités, car la réponse à la question « Qui est cet homme ? » paraît d’autant plus difficile que l’on en apprend davantage sur lui.

        La foi peut être considérée comme l’une des réponses possibles à ces perplexités. Je ne dis pas qu’elle n’est que cela, mais il est possible de la considérer ainsi.

      10. @ Denis Monod-Broca

        « Nous aussi, nous sacrifions allègrement les libertés individuelles à notre santé sacrée. »
        « Nous avons tout arrêté parce que nous avons peur de la mort (ce qui n’est pas la même chose que d’aimer la vie) »

        Franchement, je ne suis guère impressionné par le sacrifice de mes libertés individuelles. Je dois dans certaines circonstances porter un masque ? La belle affaire ! Telle règle limite quelque peu mes choix ? Comme la règle qui m’interdit de conduire à plus de 50 km/h en ville : elle aussi limite mes choix. Sans m’empêcher de dormir 🙂

        Il y a eu au début du XXème siècle des millions d’hommes qui ont combattu dans les tranchées pendant quatre ans pour protéger leur pays de l’invasion. D’autres millions auparavant avaient souffert toute leur vie sous le fouet et tenté de maintenir leur dignité alors qu’on les réduisait en esclavage. Je me demande ce que tous ceux là, et bien d’autres, auraient pensé de cet effrayant et effarant sacrifice des libertés fondamentales consistant à devoir porter un masque ou rester à au moins un mètre des autres 🙂 …

        Par ailleurs, je ne pense pas que le port d’un masque, ou les autres précautions que nous prenons, soient seulement une affaire de protection de notre existence individuelle. C’est encore une question d’attention à la vie d’autrui, car en portant un masque de type chirurgical (hors FFP2) c’est autrui que l’on protège non soi-même.

      11. @ Toulet Alexis

        « Franchement, je ne suis guère impressionné par le sacrifice de mes libertés individuelles. Je dois dans certaines circonstances porter un masque ? La belle affaire ! »

        Ne manquez-vous pas quelque peu d’objectivité dans cette question ?
        Il s’agit bien des masques !… Il nous a été interdit d’aller et venir à notre guise, d’aller travailler, de gagner notre vie, rien de moins, de gagner notre vie ! « l’État » y pourvoyant…

        Certes, c’était supposé être pour le bien commun. Mais le bien commun s’y retrouve-t-il ? S’y retrouvera-t-il ? Pas si sûr. Nos libertés en ont pris un sale coup et le bien commun pourrait aussi en avoir pris un sale coup.

        Non, ce n’est pas la guerre, sinon contre nous-même, notre pire ennemi. Non, nulle tranchée à l’horizon, c’est vrai, mais une crise économique, sociale, politique, idéologique… qui fera sans nul doute de redoutables dégâts.

        L’Inde donne une image paroxystique de ce que je décris là : les pauvres, empêchés de gagner leur vie, meurent de faim. Étant globalement beaucoup plus riches, nous n’en sommes pas là, pas dans les mêmes proportions, mais c’est bien de cela qu’il s’agit et nous ne sommes pas sortis de l’auberge… L’argent ne peut pas tout.

        La Suède donne l’image de l’option opposée : libertés maintenues, incitations et recommandations en tous genres, participation de tous, responsabilité de chacun, protection des plus vulnérables, immunité collective progressive des moins vulnérables. Il est trop tôt pour un bilan chiffré mais un tel choix mérite pour le moins réflexion. Le nombre de morts en Suède est actuellement supérieur à ce qu’il est chez ses voisins scandinaves mais le restera-t-il ? Peut-être pas. Et, au-delà des chiffres, n’est-ce pas dans ces moments dramatiques qu’il est important de s’accrocher à ses principes ? La santé doit-elle avoir le pas sur la liberté ? Ne sommes-nous plus que les enfants immatures d’un État-papa ?

      12. Bonjour Alexis!

        « Je ne suis pas certain de vous suivre quand vous dites que c’est du chaos que nous portons en nous que peut naître la foi. ».

        Je vais essayer de le dire autrement… On a beau être le plus intelligent, le plus pertinent possible, avoir compris le peu de chose que l’on peut comprendre sur la réalité (sans savoir si finalement plus tard, cela sera réfuté), jusqu’à preuve du contraire, le mystère de la vie reste entier. Et puisque la raison est une capacité donnée par la vie, il y a de grande chance que ce mystère ne puisse être percé… La seule solution, c’est de s’y confronter pour en être possédé. Pour se faire, il faut traverser le désert (réf: nouveau testament) ou être nu comme un vers (réf: Adam et Eve). Accepter sa condition humaine, se reconnaître mortel, grain de sable, ou de sel, pour se fondre et profiter de l’universel.

        La raison n’est pas source de bien être, mais un outil, ni plus ni moins. Moi, le Christ, je m’incline devant sa pensée, mais je déteste ce qui en a été fait. J’aime aussi Mahomet, Boudha, et même les poils de cul de toute jolie femme, qui me paraît tout aussi sacré. Pour finir, Saint Augustin: « Seigneur, accordez moi la chasteté, mais pas maintenant! » 🙂
        S’agissant du moins de la foi chrétienne, elle a pour centre une personne historique bien concrète, dont la vie est un objet d’étude historique, de même que les événements suivant son exécution, et encore son message. Pour les étudier, il faut la raison, et surtout pas le chaos.

      13. DMB,

         » Il nous a été interdit d’aller et venir à notre guise, d’aller travailler, de gagner notre vie, rien de moins, de gagner notre vie ! « l’État » y pourvoyant… »

        Gagner notre vie tu dis ? Ce langage est tellement qu’une personne sensée en 2020 puisse le tenir me laissera perpétuellement songeur. Gagner sa vie est une liberté ? Mince, tu m’en diras tant.

        Ca ne veut rien dire « gagner sa vie », c’est une phrase creuse, un non concept, autant que de dire que le soleil fait sa course dans le ciel.

      14. @ Cloclo

        « Ca ne veut rien dire « gagner sa vie », c’est une phrase creuse, un non concept, autant que de dire que le soleil fait sa course dans le ciel. »

        Cloclo… je constate encore une fois que n’importe quelle absurdité est bonne à dire du moment qu’elle permet de s’opposer à mon propos.

        C’est à se demander si nous vivons sur la même planète, si nous utilisons la même langue.

      15. DMB,

        En Absurdie, vous seriez un Roi mon cher n’en doutez point. La preuve vous seriez bien en peine de définir et d’expliquer ce que veut dire « gagner sa vie ». C’est inepte. Vous ne pouvez pas vous en tirez ainsi avec une pirouette sans faire la démonstration que vous voyez le monde avec des lunettes désuètes et inadaptées.

        C’est à celui qui affirme une chose de la démontrer. Au plaisir de lire vos élucubrations sur le sujet.

      16. Tout le monde comprend « gagner sa vie », sauf sans doute quelques rentiers. L’expression est commune et sans ambiguïté. Le nier revient à refuser de discuter.

      17. DMB

        Votre habitude désopilante de ne jamais répondre que par des éléments de langage se confirme malheureusement à chaque fois. Non, ça ne veut rien dire « gagner sa vie » comme « dieu », comme « instinct de survie » comme « croissance économique », comme plein de choses que tout le monde, les cancres et les fumistes en particuliers, utilisent à longueur de journée parce que ça sonne compréhensible, mais chacun peut y mettre ce qu’il veut dedans et ainsi tout le monde est content. L’anti-échange par essence.

        Tu ne me surprends même pas. Depuis que je t’observes pérorer sur ce blog, jamais je n’ai eu le loisir de savoir de quoi tu parles véritablement, toujours dans le flou, l’entre deux, le oui mais, car l’arrière plan qui règne en toi au niveau des idées, si jamais en fait il y en avait un, le vide existe à l’état naturel, t’oblige à utiliser un filtre permanent dans ton discours. Plus les concepts sont creux plus cela te va, si à l’occasion ils permettent de glisser un peu de l’arrière plan comme ça ne passant, ni vu ni connu.

        Donc, bonhomme, « gagner sa vie » qu’est ce que cela peut bien vouloir dire hein ? Moi j’en ai aucune idée.

      18. « Depuis que je t’observes pérorer sur ce blog, jamais je n’ai eu le loisir de savoir de quoi tu parles véritablement, […] »

        C’est çui qui dit qui l’est !…

      19. Grandiose CQFD, quand on pousse un nationaliste souverainiste de droite dans ses derniers retranchements, ça produit toujours le même son ! Parfois aussi ça fait pouet, pfuiiiit ou prout. Merci mon cher DMB.

      20. @CloClo
        https://citation-celebre.leparisien.fr/citation/gagner-sa-vie
        Cette expression ne semble plus correspondre à l’air du temps et peut provoquer des réactions allergiques, comme beaucoup d’autres devenues de plus en plus inusitées, mais il existe des citations de Coluche, François Hollande ou Alphonse Karr.
        cette expression reste porteuse de sens et n’est pas intraduisible
        https://www.linguee.fr/francais-anglais/traduction/gagner+sa+vie.html
        bien que les lecteurs de Mediapart sont inviter à s’interroger :
        https://blogs.mediapart.fr/elodie-n/blog/140812/gagner-sa-vie

      21. Salut Ruiz,

        T’es bien aimable de faire le boulot à la place du fumiste de service, mais ce que tu colles là en lien démontre bien que cette expression de veut rien dire en elle-même, chacun y met ce qu’il veut, et j’aurai bien aimé voir ce que DMB voulait en fait dire par cette expression vide qui a l’apparence de l’évidence. Qu’a-t-il voulu exprimer précisément ? Quelle vision du rapport entre les Hommes et leur organisation collective, quelle condition humaine, DMB décrit-il exactement ?
        On ne le saura jamais, mais on s’en remettra aussi facilement.

    3. Sauf votre respect Mr Jorion , et Dieu sait que j’ai du respect pour votre combat pour la planète et les hommes qui l’habitent , il me semble bien que l’extrême orient a connu une forme de croyance en l’éternité sous la forme de vies successives .
      https://www.comprendrebouddhisme.com/connaitre/bouddhisme-reincarnation-2.html

      En ce qui concerne la promesse d’éternité qui serait une réponse face à l’angoisse bien humaine de la mort ,
      Est ce vraiment ce qui motive un chrétien à devenir chrétien ?
      D’abord se demander «  l’éternité pour quoi faire ? ».

      1. @Bernard
        Historiquement le christianisme s’est développé dans l’Empire Romain antique (en parallèle des cultes d’Isis et de Mithra) en partie parce que le système de croyances de l’époque n’était plus jugé comme satisfaisant en ce qui concerne l’au-delà.

      2. @Arkao
        Ce qui voudrait dire qu’une croyance qui s’effondre est appelé à être remplacé par une autre , que la nature humaine aurait en quelque sorte horreur du vide?
        Je me demande surtout si la vérité ne finit toujours pas par supplanter le mensonge et l’erreur.
        Pour un chrétien , le Christ est la vérité et le chemin . Ce qui ne veut pas dire qu’Il faut imposer cette vérité et ce chemin .L’amour ne s’impose pas , il se partage.
        C’ est , je crois , ce vers quoi tend une église qui a de plus conscience de ses erreurs et ses réussites.

      3. @Bernard
        J’aurais dû choisir Pilate comme pseudo.
        Pilate lui dit: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit: Qu’est-ce que la vérité? (Jean 18)
        Ou alors Saint Thomas.

      4. @Arkao :

        de ce que j’en avais retenu , le mithraïsme , précédant le christianisme , n’était pas incompatible avec lui , voire même était porteur d’une idée de « deuxième naissance » via des rites initiatiques , que les apôtres ont perpétué d’une certaine façon en imaginant le prénom René(e) pour né de la vie naturelle et né de la vie surnaturelle .( ce qui était déjà plus motivant que la promesse d’une renaissance ….après la mort .

        Sinon ,sur la « perception » de la vie et de la mort ,selon les religions ou cultures , j’avais trouvé un panorama très complet dans un bouquin de Marc Oraison ( !! ) chez Albin Michel de 1989 ( première édition en 1978 ) , intitulé  » la mort est une autre naissance » .

        Il y passait en revue la mort chrétienne , en Mésopotamie , en Egypte , en Grèce , le chamanisme , l’islam, « la silva oscura  » de l’ésotérisme occidentale ,l’hindouisme ,le bouddhisme tibétain , le tao , le bouddhisme Zen .

        J’y avais annoté une citation de Antonin Artaud , que j’ai déjà cité ici je crois :

        « Il y a un mystère dans ma vie …dont la base est que je ne suis pas né à Marseille le 4 septembre 1896, mais que j’y suis passé ce jour-là , venant d’ailleurs, parce que , en réalité ,je ne suis jamais né et que je ne peux pas mourir . Pour les ânes médico-légaux, c’est du délire ; pour certains de la poésie , pour moi c’est de la vérité comme un bifteck aux pommes frites ou un coup de blanc au comptoir d’en face »

        Ce qui n’est pas très différent de :

        « J’ai traversé océans et lacs ,
        J’ai passé montagnes et rivières ,
        J’ai visité des maîtres ,
        J’ai pratiqué les voies , j’ai pratiqué Za-Zen ,
        Et depuis que j’ai trouvé
        Le chemin du Mont Soleil
        Je sais que naissance et mort
        Ne sont pas différentes « . Maître Yoka Daishi .

      5. Le culte de Mithra était différent du christianisme sur au moins trois points importants :
        – C’était un culte à mystères, basé sur l’initiation en des degrés successifs d’adeptes auxquels était révélé progressivement les vérités de la religion. Un peu comme la Scientologie aujourd’hui, elle aussi basée sur la révélation de contenus au fur et à mesure d’une initiation. En revanche, le message de Jésus est ouvert et s’adresse à tous
        – C’était une religion excluant les femmes, considérées comme impures et ne participant pas aux rites. Elle était d’ailleurs populaire notamment dans l’armée romaine. Au contraire, le christianisme fit scandale à l’époque entre autres parce que des groupes mixtes d’hommes et de femmes se rencontraient pour prier ensemble
        – C’était une religion basée sur des symboles, non sur la vie d’un personnage historique comme Jésus ou Mahomet. La divinité Mithra ne s’identifiait à aucune personne concrète

      6. @ Arkao
        Pilate , l’homme du laisser faire , ne serait pas terrible comme pseudo , mais d’actualité vu le lavage de main…
        St thomas ? C’est la vie qui vous dira. La vérité se découvre , chacun à sa mesure , chacun selon son rythme , chacun selon ce qu’il peut porter.

        Importante cette référence au besoin de preuves matérielles , ça rappelle que les paroles ne suffisent pas .
        On peut tenter de faire le bien en pensée , en parole , en action mais je doute qu’on puisse le faire par omission.
        Ne pas omettre de voir et se soucier les malheurs de ce monde est une qualité essentielle pour qui Veut aimer . Cette qualité peut appartenir à des athées , pour preuve de lire certains sur ce blog.

      7. @Toulet Alexis Ces trois points importants de Mithra font furieusement penser à la Franc-Maçonerie qui serait en ce sens de la même façon une émergence d’adaptation pré révolutionaire, par un retour en sens inverse dans un contexte insatisfaisant d’idéologies religieuses déjà ébranlées par la Réforme, mais pas encore par ici par l’Islam.

      8. @Toulet Alexis :

        Si vous reprenez vos trois points censés être des différences majeures avec le christianisme , et que vous les passez à la moulinette des réalités chrétiennes d’aujourd’hui , vous seriez moins convaincu de la « pureté  » de l’information .

        Encore faudrait il , c’est vrai , préciser le sens de  » mystère » ( devenu  » sacré » en chrétienté ), et de « symboles « .

        Pour la place des femmes , autant il est vrai que l’enseignement de Jésus les concernant a été une des clé de la réussite et de l’expansion de la doctrine , via les femmes qui ont vite compris cette opportunité , autant la place des femmes dans le clergé me semble pour le moins contestée depuis toujours .

        PS , ici faute d’ouverture ailleurs : bien lu le long commentaire de Chabian dans « comment changer le monde » . Je signe à un détail près : ne pas préjuger du « territoire » pertinent avant de commencer à réfléchir car figer un territoire d’investigation , c’est figer la pertinence de l’imagination et de la curiosité efficace , comme choisir son filet et sa largeur de mailles , c’est choisir a priori le type de poissons qu’on va pécher .

      9. Merci @ Juannessy pour ce retour de lecture ! (j’avais espéré que ce texte soit un billet soumis à discussion. Mais…)
        Bien sûr pas un territoire fermé par des frontières (arbitraires), un territoire plus ouvert. Mais un territoire d’échelle : par exemple, tel pays, ou l’Europe, ou l’Europe du sud ? Et qu’on connaît assez pour suivre un peu le jeu des acteurs. Rien qu’à regarder comment les Etats comptent les morts, on croirait qu’ils n’ont pas le même nombre de doigts…

  6. merci de faire rebondir les discussions sur cet article.
    Les élus ne pourront sortir d’une perspective « réparation des dommages » car l’aventure ne fait pas partie de la promesse électorale. Il faut jouir des « pouvoirs spéciaux » ou d’un régime présidentiel à la française ou l’américaine pour se sentir libre par rapport aux électeurs. Un président élu français a une liberté en n0 mais en respectant ses promesses, puis une liberté de déception en n+1 et n+2 et un peu n+3 (2018-2019 et 2020) sauf accident (et MAcron aura connu les Gilets Jaunes et la pandémie) mais il doit offrir des cadeaux, de la verroterie et des oublis en n+4 2021 et des promesses sans mémoire en n+5 (2022).
    Ensuite les élus peuvent faire avaler des baudruches percées. Le premier ministre d’Islande rappelle (en 2013) qu’ils ont laissé couler leurs banques, par la volonté du peuple, et qu’ils s’en sont très bien sortis. Tous les autres européens se sont saignés pour sauver des banques pourries ou florissantes. Chypre avait imaginé de ponctionner l’épargne populaire (- de 100.000 euros) pour sauver les oligarques russes.
    Je suis frappé que l’économie locale pourrait redémarrer avec une aide de la planche à billets pour sauver nos commerces de proximité. Et les filières de la mondialisation peu à peu se réchauffer. Ce qui pourrait gripper la reprise, c’est la banque qui garantit les flux de financement par la dette et le crédit. Si des faillites font miroiter sa faiblesse à sauver la confiance.
    Vous n’obtiendrez pas que des élus passent à autre chose, de pionnier.Il faut que l’électorat soit dans le besoin au point de légitimer toute action efficace pour rencontrer les besoins immédiats. Ce n’est pas votre hypothèse.

    1. L’exemple de la crise financière d’il y a une décennie est évidemment intéressant, parce qu’il y a eu rafistolage.

      Et de multiples manières :
      – L’assouplissement quantitatif ad libitum et la politique de taux zéro quasi-permanente, tout le monde sait que ça ne correspond pas à un système financier sain. Même les ultras du libéralisme le savent il me semble ! Mais c’est la seule manière dont les choses ont pu être rafistolées à partir de 2008-2009, c’est la seule manière dont elles peuvent rester plus ou moins rafistolées, alors il suffit de les appeler « la nouvelle situation normale » et voilà on pourra s’y habituer et même parvenir presque à oublier à quel point cette situation est anormale
      – Le pétrole « classique » a atteint son pic de production aux alentours de l’année 2010. La continuation de la croissance de la production comme de la croissance de l’économie n’a pu être poursuivie que grâce à la mise en exploitation du pétrole de roche mère américain, compensant le début de la baisse de production du pétrole classique, et au-delà. Cette solution ne fournit toutefois qu’un « répit » temporaire car le pétrole de roche mère est surtout exploitable dans le Texas du fait d’une situation géologique particulière et ne peut donc être augmenté indéfiniment, tandis que la production de pétrole classique, même si c’est lent, continue à baisser en tendance – ce qui pourrait certes constituer une puissante incitation à n’utiliser ce répit que pour préparer la suite et l’adaptation à des carburants liquides plus rares. Cependant, même si le rafistolage « pétrole de schiste » n’a qu’une durée de vie limitée… le plus simple est quand même d’oublier la question et de parler d’autre chose

      Et j’en oublie sans doute. Mais baste, quoi qu’il en soit les rafistolages fonctionnent. La fête a pu continuer, avec même quelques petits avantages supplémentaires (« stratégie du choc »). Alors que demandent, non pas les peuples, mais les grands intérêts ?

      Mon hypothèse c’est que les dégâts non à ce jour, mais tels qu’on peut suspecter qu’ils seront dans quelques années voire mois, seront d’une dimension qui interdira le rafistolage.

    2. Chabian

      « Chypre avait imaginé de ponctionner l’épargne populaire (- de 100.000 euros) pour sauver les oligarques russes. ».
      Chypre, sous tutelle de la Troïka (et du Royaume-Uni) n’a rien décidé du tout. Chypre – et la Grèce – n’ont plus de souveraineté que formelle.
      Lors de la crise à Chypre, de mémoire c’est le contraire qui s’est passé : les comptes bancaires ont été vidés de qu’ils contenaient au-delà de 100.000 €, car cet argent était supposé appartenir pour une bonne part à des oligarques russes et qu’on pouvait donc le prendre puisque cet argent était russe et qu’il était forcément mal acquis.

  7. Que le monde de demain soit différent , c’est certain , ne serait que culturellement.

    Rien que l’impact de petits détails tels que le port d’un masque est déjà considérable.
    Difficulté à se reconnaître , à se comprendre , , à s’embrasser , à respirer …Facilité à dissimuler ses émotions, à tirer la langue, à préserver l’autre de ses microbes , à marmonner…

    Méditation du jour , puisque la messe est dite (le monde va changer) :

    «  La logique de nos anciens philosophes est de prétendre détenir la vérité, ils s’imaginaient détenteurs d’un savoir pour tous .
    Mais comme ils ne vivaient pas la « mondialisation » , leur logique ( comme toute logique )pâtissait du syndrôme de la donnée manquante .

    La logique de l’homme est formatée par sa culture .
    La culture d’un peuple , c’est tout ce qui l’a amené à vivre et survivre jusqu’à l’instant présent.
    Le système , c’est le niveau d’organisation que des hommes conçoivent et souvent subissent collectivement .Le système est souvent né avant l’homme qui doit s’y intégrer .

    Si les logiques , les cultures, les systèmes diffèrent dans le temps et dans l’espace , ce n’est pas dû au fait qu’elles sont conçues par des êtres plus ou moins intelligents .

    C’est que les trois ne sont que des réponses .
    Changez les questions… et vous verrez que les logiques , les cultures, et les systèmes changeront tout aussi vite .« 

    Bonne nuit , bonne journée , comme il vous plaira. Comme dirait dédé , qu’il est bon de penser .Mais en abuser serait de la gourmandise.Je retourne donc piocher dans le jardin de la vie pendant qu’il en est encore temps, mon trop petit cerveau en a besoin.Viva el déconfinementé !

  8. Difficile de croire que les choses vont changer alors que le fonctionnement humain ne changera pas: désir de guider pour certains, d’être guidés pour d’autres, besoins physiologiques immuables, affects actuels retrouvés dans la littérature ancienne, et nécessité vitale de la part du rêve. Le tout semblant s’exprimer de façon plus ou moins forte selon les périodes, comme une courbe sinusoïdale. Et je ne suis pas pessimiste, ce fonctionnement nous a permis à nous, espèce humaine d’être encore là. Il y aura malgré tout une redistribution des cartes, comme après chaque catastrophe.

  9. C’est toujours intéressant de se projeter dans l’avenir et de tenter des hypothèses, des scénarios possibles. Il me semble que parfois cet exercice prend le pas sur le présent. Sur la nécessité de travailler sur ce qui est déjà là. Est-ce un aveu d’impuissance de notre part de toujours vouloir anticiper ? Réflexion ouverte qui s’applique aussi à moi-même et non une critique de ce billet exclusivement.

  10. Organiser la résilience de la société semble donc la seule voie raisonnable… Est-ce que cela doit passer uniquement par les caprices excentriques d’un Jupiter ou cela peut-il s’organiser à partir de catégories sociales à qui ont en donnerait les moyens. Les corps intermédiaires , les branches d’activités si organisées en France au point qu’elle prennent en charge l’apprentissage (je vous le concède elle le font avec le même mépris de classe que l’état et on ne verrait pas en France comme en Allemagne un PDG de Porsche issu de l’apprentissage; on organise artificiellement des limites d’évolution, des plafond de verre, un enseignement plafonné, volontairement « inévolutif » et superficiel ; toujours pareil, le paritarisme ne fonctionne pas et on organise la réponse à la commande du patronat le plus décadent d’Europe sur laquelle les syndicats de salariés s’alignent sans prendre en compte le désir d’épanouissement des salariés ).
    Bref si avec les capitaux ou la dette BCE on abonde les branches d’un fond statutaire de développement (comme en possède les scop), charge ensuite pour les branches d’organiser la réindustrialisation de leurs secteurs et de veiller à l’entretien et la pérennisation des filières, de veiller à l’évolution et la modernisation de l’appareil productif pour éviter toute fossilisation. Bien sur il faut supposer que les syndicats salariés gèrent conjointement avec le patronat cette politique industrielle par secteur sans se faire acheter comme il l’on fait par le passé (voir le rapport parlementaire sur la formation professionnelle dont certaines bonne feuille sont passées dans le point avant qu’il ne soit enterré) .Une cotisation pourrait permettre de pérénniser ce fond une fois amorcé par des capitaux d’état.
    C’est le moment de reparler du revenu universel qui permettrait à quiconque de vivre en période corona
    c’est le moment de reparler de la TVA sociale qui se présente comme une taxe aux frontières rééquilibrant la concurrence face aux négriers (mieux que la taxe carbone)
    C’est le moment d’instaurer la préférence nationale et le local pour les appels d’offre pubique (ce qui donnera des marchés aux filières en reconstruction)

  11. Pour l’instant ça va on est encore en roue libre on vit et sur les réserves de l’ancien système , et on a l’illusion qu’on peut vivre dans une économie dématérialisée sans travailler en restant bien peinard chez soi , pour combien de temps ?

  12. Le monde se divise en deux – ceux qui se rassemblent sous l’espèce humaine et ceux qui veulent sauver leur peau, malheureusement les seconds sont les plus féroces et sous le couvert de la Liberté absolue construisent des forteresses, montent des hiérarchies et exploitent sans vergogne la disposition des premiers à l’altruisme.
    Ce rapport de force, jamais évacué dans la structuration des relations humaines, renvoie à la fable de l’accès à la récompense :
    Mettons le vice et la vertu devant la possibilité d’acquérir une récompense – le vice déploiera tous les moyens pour y parvenir, la vertu, devant se suffire à elle même, y renoncera.
    Entre les deux la grande majorité de l’humanité.

  13. @ cloclo
    Je t’envie de ne pas savoir ce que peux vouloir dire «  gagner sa vie « .
    .Ton niveau de rémunération doit être conséquent , parce que pour ce que j’ai vu du monde , cette expression est plutôt utilisé précédé du «  faut bien …gagner sa vie «  , sous entendu «  qui prendra soin de moi dans ce monde ou tout ce marchande? ».
    Une prostituée gagne sa vie , un président n’utilise pas ce genre d’expression, le choix de son métier n’étant pas soumis aux nécessités Basiques de la vie .Lui trouvera dans sa fortune de quoi se nourrir , se vêtir , se soigner et prendre soin de sa famille.
    Tu as raison de signaler que certaines expressions (ou concept etc…) ont la particularité d’avoir le sens que chacun veut bien y mettre , elles ont le mérite de ne pas faire de vague , d’appeler à une forme de consensus poli . De là à dire que ces expressions ne veulent rien dire …
    Ne serait ce que l’expression «  bonjour «  .Le « bon «  était différent d’un point de vue à l’autre.
    Concernant Broca , même ressenti .Pour Monod , je suis partagé .Peut être le côté obscur de ses propos cache un combat intérieur .
    Qui n’a pas découvert en soi des idées contradictoires sans même , pendant un temps , en avoir eut conscience ?

    1. C’est vrai , mais comme d’une certaine façon ça met aussi la Chancelière Merkel au pied du mur ( ce qu’aucun gouvernant en place n’aime vraiment ) , on va sans doute voir comment faire un peu transpirer le droit , pour trouver une issue sans le  » violer » .

      Et gagner du temps , tant que les peuples ne sont pas trop au clair entre eux .

    2. Sans doute le bon moment de rappeler l’existence du blog frère/fils/cousin/.. de François Leclerc (  » décodages  » ) qui traite fréquemment de ces sujets et réalise des analyses détonantes… en langage décodé-subtil/fin accessible à tout lecteur suffisamment attentif (et concentré..)

      Par exemple largement non limitatif sur le sujet évoqué ci-dessus :
      https://décodages.com/2020/05/19/une-mariee-pas-si-belle-que-cela/
      https://décodages.com/2020/05/19/comment-passer-par-le-chas-de-laiguille/

    3. Bonne analyse d’Alain Supiot.
      Mais quel sac de noeuds juridique !
      Est-ce pourtant si compliqué que cela ?

      Comment un traité pourrait-il prévaloir sur les droits nationaux puisque, sans les droits nationaux en vertu desquels il a été négocié, signé et ratifié, il n’existerait pas ?
      Lors de la ratification du traité constitutionnel, certains de ses défenseurs auraient voulu qu’il soit ratifié le même jour dans tous les pays de l’Union, afin que cette ratification ait plus de sens et de force, qu’elle soit le véritable acte de naissance d’une Europe Unie. J’y avais vu l’invitation à un suicide collectif, façon secte, destiné à faire entrer les nations européennes dans un monde meilleur, celui d’une Europe supranationale. Je continue à voir, dans l’appel à une supériorité du droit européen sur les droits nationaux, une invitation à la pensée magique.

  14. 74 commentaires sur  » le monde sera forcément différent  » , dont la plus grosse partie sur la religion , la foi , la mort et l’éternité……..

    La messe est dite .

    1. La messe est dite ? C’est-à-dire ?

      Voulez-vous dit que, religion étant à vos yeux synonyme d’obscurantisme, accorder trop d’importance à la religion ce serait s’enfermer dans l’aveuglement et que tout serait donc fichu ?

      Si c’est le cas je suis en complet désaccord. Certes la religion peut être source d’obscurantisme mais parler de religion c’est justement échapper à son emprise, discuter de nos croyances c’est les remettre en cause, s’interroger sur nos automatismes de pensée c’est débusquer les fausses idoles. Rien n’est plus salutaire.

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