LES ETATS-UNIS, CE SOIR : RÉPONSE À PAUL JORION, par Pierre Sarton du Jonchay

Paul, Je vous suis tout à fait sur la mauvaise interprétation que l’on fait en Europe de l’impasse étatsunienne sur le plafond de la dette.

Le malentendu fondateur du contrat social étatsunien est en train de remonter à la surface avec la chute du capitalisme financier fondé par les élites politiques étatsuniennes. Les pères fondateurs des États-Unis n’ont jamais voulu d’État fédéral. Ils y ont consenti pour la gestion des affaires communes avec le reste du monde à commencer par la conduite de la guerre d’indépendance et des guerres ultérieures. L’État fédéral US a toujours été un outil d’impérialisme utile à l’extérieur mais pas à l’intérieur des États-Unis. Les républicains ont l’intuition que l’impérialisme financier du dollar est mort avec le surendettement fédéral. Ils veulent donc démanteler l’État fédéral en réduisant la dette et le déficit budgétaire. Ils sont soutenus par l’essentiel des classes moyennes qui ne voient pas l’utilité des administrations fédérales trop éloignées de leur démocratie locale.

Les démocrates sont plus favorables au maintien d’un État fédéral mais son divisés sur sa mission essentielle. Les milieux d’affaire y voient un outil de contrôle de la société et de promotion de leurs intérêts dans le monde. Les classes pauvres y voient un outil de solidarité et d’assurance sociale. Les visions politiques sont au final antagonistes avec peu de plages de recoupement. Or le défi du déficit est colossal car les États-Unis sont en train de perdre l’autofinancement systémique de leur État fédéral émetteur des contreparties de la monnaie internationale. Si les États-Unis conservent un État fédéral il ne pourra plus être financé que par les contribuables étatsuniens et non par les épargnants internationaux. Or les Étatsuniens n’ont pas l’habitude de payer des impôts en temps de paix.

Il est donc très possible qu’un consensus des contraires se dessine pour laisser tomber l’État fédéral avec sa dette. Les Étatsuniens ne se rendent pas compte que la dette fédérale est la contrepartie nominale de la base monétaire mondiale. Ils pensent majoritairement que la dévaluation du dollar leur sera au pire favorable et ne voient pas l’écroulement de tout le système monétaire international que va provoquer la contraction de la base monétaire mondiale. La fin du capitalisme financier fondé par le dollar paraît non seulement scellée mais imminente. L’euro explosera en vol dans la seconde qui suivra les premiers défauts de paiement en dollar.

Peu de gens voient le chaos qui va survenir tellement les intrications du risque et du crédit sont opaques dans le système financier mondial. Les conflits vont éclater partout entre les dirigeants de toutes nationalités. L’ampleur des pertes à compenser va mener des charrettes de dirigeants politiques et financiers devant les tribunaux.

Vous invoquez Dieu au secours de l’Amérique et vous avez bien raison. Il est temps que les Européens aident Dieu à réinventer la monnaie pour que les citoyens du monde puissent régler leurs accommodements sans se détruire. Il n’y a que les Européens qui aient inventé l’État de droit multinational. Il leur incombe d’en créer l’instrument de compte qui permettra aux États-Unis de survivre comme ensemble cohérent en dépit de la faillite du dollar.

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292 réflexions au sujet de « LES ETATS-UNIS, CE SOIR : RÉPONSE À PAUL JORION, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Il va être très instructif de voir le comportement des agences de notation si un défaut venait à survenir sur la dette US. Une dégradation du AAA pourrait entraîner la finance mondiale (et donc ces agences) dans une tourmente à coté de laquelle la crise des subprimes serait susceptible de passer pour un agréable pique nique. Vont elles défendre leur réputation (faisandée, certes) de structures intraitables quitte à sombrer avec tout le reste ou vont elles privilégier la survie du système quitte à perdre toute forme de crédibilité et donc de respect….

    Elles semblent quand même bien enfermées dans le piège qu’elles ont elles même tendu !

  2. ce n’est pas finalement ce que desirent secretement beaucoup de gens pour remettre a plat une situation devenue inextricable tout en le refusant pour une moitié de sa pensée car on se doute que cela va secouer fortement.

    Mais apres tout , l’homme n’a jamais su gérer la complexité dans le chaos et l’on sent que tout nous échappe dans un malaise général qui devra bien prendre fin pour aboutir a une phase de reconstruction nécessaire car toutes nos constructions aussi géniales soient-elles sur le papier, se sont toujours crashées, la navette, les trains, les voitures, les ponts , les réacteurs…et les sociétés aussi car leurs cycles de vie sont empiriques à l’image d’un logiciel que l’on bricole pendant des années pour l’adapter et dont les efforts de maintenance deviennent plus importants que les avantages que l’on en tire.

    1. Autrement-dit:
      quand les pertes marginales dépasseront les économies d’échelle;
      quand le nombre d’exclus dépassera celui des inclus;
      quand 1L de pétrole sera nécessaire pour extraire 1L de pétrole;
      etc…

  3. nous sommes comme la tribus de juifs perdus dans le désert et qui , en désespoir de cause , se met a danser frénétiquement devant le veau d’or.

    nous en sommes exactement là…

    1. La « psychologie » de « l’esclavage » du peuple juif en Egypte et l’envie de Moïse d’en sortir est très comparable avec la situation de l’humanité actuel. Seulement si nous reveillons « le Moïse » en nous même nous allons créer la possibilité de s’en sortir.

      Psychologiquement très complex parce que c’est nécessaire de fair face à la mort façon parler avec la traverse du mer rouge (notre dépendace du système financier) et après la « balade » dans le desert, dans laquelle nous avons envie de retourner en egypt et de redevenir des esclaves.

      Seulement si nous trouverons le courage de continuer notre route, nous pouvons créons de nouvelles base pour mieux vivre individuellement et ensemble.

      Mais encore, ce n’est pas une chose acqui!!!!!

      1. Pour ceux qui auraient lu oedipe sur la route de Bauchau (le grand livre des gnomes c’est tellement surfait 🙂 ).
        Je vois bien notre Paul Jorion en œdipe quittant sa Thèbes, financière et sculptant la vague de billet et d’ouvrage pour calmer un Neptune, je vois bien un François en Clio, mais alors qui façonne le visage tel Antigone (bon y à que des keums, excepter une récente Corinne, alors, faut faire avec une Antigone masculine, nul androgynie là dedans), PSJ, non, il peaufine la vague, reste Julien Alexandre, pour dessiner les traits et l’expression.

  4. @ SDJ………Les conflits vont éclater partout entre les dirigeants de toutes nationalités. L’ampleur des pertes à compenser va mener des charrettes de dirigeants politiques et financiers devant les tribunaux.
    La première phrase okay
    La seconde permettez moi d en douter fortement !

  5. Pour sauver l’avenir des Etats-Unis et de l’Europe, comme des autres nations d’un effondrement économique, financier et social global, je ne vois qu’une seule solution :

    La création de monnaies libres et complémentaires.

    Le système semble bien affecté dans son ensemble et cette solution pratique mis en place par exemple par la Suisse en 1934 lui a assurée sa stabilité légendaire.

    Les dirigeants du G20 doivent donc reprendre le pouvoir aux financiers, car ce ne sont pas eux qui dirigent les pays et la vie des peuples.

    S’ils ne le font pas immédiatement, je pense que les Citoyens de la Terre devront se prendre en charge eux-mêmes pour créer et pérenniser une résilience sociale, économique et financière dans leurs communautés.

    Le temps n’est plus aux palabres ou à la négociation ! Il est à l’action !

    Si cela n’est pas fait, les peuples se retourneront en droit contre leurs dirigeants et les commanditaires de cette situation voulue par une oligarchie, quelques personnes qui croient conduire les nations comme des entreprises à leur seul profit financier.

    Le 2 août comme les six mois à venir verront l’impact des décisions prises ou non.

    Les citoyens de chaque pays doivent chercher et trouver les personnes et les ressources capables de les accompagner dans le choc prévisible à venir cet automne, si rien n’est fait !

    C’est par la coopération et la solidarité de toutes les composantes sociales et économiques, dans une perspective de développement durable et de mise en oeuvre du bien commun sur cette Terre que nous franchirons par notre intelligence collective cette épreuve.

    Je vous souhaite à toutes et à tous le courage et la foi pour fédérer avec les personnes et les organisations autour de vous qui mettent en oeuvre maintenant les solutions adaptées aux territoires où vivent nos concitoyens planétaires, pour agir sur le fond, remettre à plat ce qui doit l’être et créer les nouveaux paradigmes et structures nécessaires à l’évolution sociétale en cours.

    L’Humanité ne peut continuer à fonder son avenir sur un système et une économie d’argent de dettes perpétuelles dont les intérêts ne sont jamais créés avec le crédit bancaire.

    Nous devons donc définir de nouvelles règles, un nouveau système économique et financier !

    1. Bonjour Daniel Maniscalco,

      Je vous remercie d’abordez ici un sujet qui m’intéresse beaucoup, en grande partie pour les mêmes raisons que vous : Les monnaies complémentaires

      Une phrase de votre texte a également attiré mon attention : Le temps qui n’est plus aux palabres ou à la négociation mais à l’action !

      Je partage entièrement votre point de vue sur la création une (le pays) ou des monnaies complémentaires (des villes ou des régions).
      Qu’elles soient locales, régionales, nationales ou internationales, la création et la pérennisation d’une ou de plusieurs monnaies complémentaires me paraît être une action concrète et nécessaire pour l’ensemble de la population, non seulement pour l’épreuve que nous subissons aujourd’hui mais également et surtout pour les désordres plus dommageables et non évalués que nous risquons fort de connaître demain.

      1 – Les monnaies complémentaires dites locales :
      Nous avons, mon amie et moi, découvert il y a un an environ, ces monnaies et le moins que l’on puisse dire est qu’elles nous intéressent beaucoup. Elles nous intéressent tellement que nous avons décidé de consacrer le mois de vacances dernier (celui de mon amie puisque je n’ai pas d’emploi) à recueillir des témoignages vidéo d’acteurs de monnaies complémentaires. C’est elle, qui travaille d’ailleurs pour un organisme de prêt immobilier réputé, qui a financé notre périple à travers la France, je n’aurais jamais pu, seul, tenter l’aventure. Nous sommes revenus avec plus de trente heures de vidéo. Donc, nous avons fait le tour de différentes monnaies complémentaires en commençant par la 3e rencontre de celles-ci qui se sont déroulées à Romans-sur-Isère. La plus grande partie de monnaies complémentaires rencontrées ensuite tourne autour du bio et/ou de la décroissance et ce qui n’est pas sans intérêt. Mais à mon avis, on est là dans l’entre-soi avec des monnaies qui, à mon humble avis, stagnent après une période d’effervescence due au démarrage et la nouveauté. Toutes ses personnes rencontrées ont été chaleureuses, d’une extrême gentillesse et nous ont donné accès à tous leurs documents. Je les remercie ici toutes et tous. Voilà ce j’appellerai les « monnaies complémentaires locales » qui sont bien, je vous l’accorde, une action, mais très localisée comme leur nom l’indique. Ma situation socio-économique personnelle, j’en suis désolé, ne permet pas d’entrevoir les choses complètement de cette manière, je dis bien complètement.

      2 – L’action par les monnaies complémentaires sociales :
      Par contre, nous avons eu l’occasion d’interviewer pendant plus d’une heure un élu de Toulouse à propos du Sol-Violette, la monnaie complémentaire actuellement en circulation dans cette ville. Je pense pouvoir dire que toutes les autres monnaies observent avec beaucoup d’attention ce qui se passe à Toulouse. Cette initiative, organisée horizontalement et démocratiquement de sa création par quatre collèges à son fonctionnement, est vraiment très très intéressante. Une nourriture de qualité devient accessible au plus démunis, les prêts à la création d’entreprise sont consentis, etc. Passionnant.

      Une chose est certaine, cet engouement pour la création monétaire par les citoyens eux-mêmes est en pleine effervescence et c’est tant mieux ! Mais reste à réussir l’essai et je pense que le rôle des élus, de quelque parti politique que ce soit, sauf celui qui se réclame du repli sur soi et la haine des autres, est de promouvoir et de participer activement à la création monétaire citoyenne, une monnaie complémentaire sociale. Ce n’est plus un fantasme puisque cela existe aujourd’hui en France et que toute notre attention devrait se porter sur cet essai toulousain qui, je l’espère, sera transformé et répété dans d’autres villes comme Nantes et Brest par exemple en contact avec Toulouse avant je suppose de passer à l’action.

      Mais on vient de me créer de l’argent, tout seul, comme ça. Sympa, non ? En effet, je viens de m’apercevoir que, sur mon compte-courant « Banque postale », alors que nous étions rappelés à l’ordre fermement par un courrier systématique dès le moindre euro en dehors du plafond de découvert consenti (100 euros pour ma part), tout à coup et il y a peu de temps, surprise ! Ce même plafond de découvert consenti par ma banque est passé directement et sans aucune demande de ma part, à 400 euros, le montant pile poil de mon RSA ! Alors, je me questionne : Est-ce pour faire repartir l’économie ? Pour créer de la monnaie comme l’on sait aujourd’hui ? Pour palier très temporairement un manque de pouvoir d’achat ? Ou peut-être un peu de tout ça, non ?
      Que deviendront celles et ceux qui, dans ma situation, seront passés de rien à moins que rien.

      Un grand merci de m’avoir lu

      Patrick

      Qui suis-je ?
      J’ai 58 ans et j’habite Le Havre, une grande ville de l’Ouest de la France. Je suis sans emploi depuis quelques années et sans espoir à mon âge de vivre un jour avec plus de 200 euros par moi (Le RSA moins les frais fixes de mon petit appartement de 24 m2, eau, électricité, chauffage, assurance, téléphone, etc.). Tous les quinze jours, je vais chercher un colis à la « Banque » alimentaire dont je dépends (sauf au mois d’août puisqu’elle est fermée). Paradoxalement, le centre social abritant cette Banque alimentaire est également un point de distribution Amap. Quand les bénéficiaires de la Banque alimentaire viennent chercher un colis dont la viande, c’est arrivé, dépasse a date de péremption de plus d’un an, d’autres personnes que je ne critique absolument pas par ailleurs, viennent retirer des aliments frais. Notre société n’est plus à un paradoxe près. Cette corvée si utile pour moi chaque quinzaine pour finir le mois, est d’autant plus pénible que la charité me dégoûte. Heureusement, des bénévoles font un travail formidable et dur pendant les distributions. Un grand merci à eux que je vois quelques fois découragés d’être dans une histoire sans fin avec de plus en plus de second rôle.

      En attendant, et pour ce faire une idée de la nécessité et de l’utilité d’une ou plusieurs monnaies complémentaires :

      Bernard Lietaer au Labo Colibris 1/2

      Bernard Lietaer au Labo Colibris 2/2

      1. bonjour Osbert. Bravo pour votre travail sur les monnaies complémentaires , il semble qu’il y a là un moyen de sortir des pièges où nous ont enfermé des années de folie matérialiste et qui nous ont conduit où nous sommes aujourd’hui ; dans une impasse où l’imagination, la solidarité et un immense besoin de secouer toute cette m…e vont nous permètre de reconstruire un monde simplement humain. bon courage à vous, tenez bon car votre situation précaire est partagée par tellement d’autres personne disqualifiées par un système pourri qu’il est de plus en plus nécessaire de s’atteler à le changer par tous les moyens.

    1. Je souscris totalement!
      C’est sans doute la première fois que j’ai pu lire d’une seule traite un de vos billets, par ailleurs fort intéressant. Continuez cher PSJ!!

  6. Si je comprends bien nous allons assister à une Nuit du 4 août internationale n’est-ce pas ?
    Un 1789 mondial alors ? Est-ce que je me trompe ? Oui, dans le meilleur des cas…

    Permettez-moi de vous citer :

     » La fin du capitalisme financier fondé par le dollar paraît non seulement scellée mais imminente. L’euro explosera en vol dans la seconde qui suivra les premiers défauts de paiement en dollar.

    Peu de gens voient le chaos qui va survenir tellement les intrications du risque et du crédit sont opaques dans le système financier mondial. Les conflits vont éclater partout entre les dirigeants de toutes nationalités. L’ampleur des pertes à compenser va mener des charrettes de dirigeants politiques et financiers devant les tribunaux.  »

    1. 2 août 2011 au soir : aucun accord…
      3 août 2011 : torpeur
      On se ressaisit au dîner…et durant la nuit du 3 au 4 août, on abolit les droits seigneuriaux qui étaient accordés aux financiers…

      Autre possibilité : 3 août, début de la troisième guerre mondiale, 97 ans jour pour jour après la première…

      1. En 1970, je chantais Non, non, je ne veux pas faire la guerre avec les Poppys.

        La guerre, si elle est une « bonne affaire » pour les banquiers internationaux qui financent les bélligérants (voyez ce que fut la première guerre mondiale, qui dura plus de 2 ans que prévue et la seconde, avec les banquiers internationaux qui financèrent Hiltler et le Troisième Reich), elle n’est que malheur pour les peuples.

        Aussi, j’appelle les militaires et les membres des services de renseignements à agir en conscience et de ne pas être les vassaux de ceux qui prétendent vouloir gouvernerner derrière les élus par le lobbying ou pouvoir d’influencce qu’ils exercent à l’insu des citoyens de la Terre.

        Non, la guerre n’est pas la solution, même si l’armement apporte du PIB.

        Ce dont nous avons besoin, c’est des acteurs intègres à la direction des pays qui oeuvrent pour le bien commun et qui s’engagent par écrit devant le peuple pour servir et non se servir.

  7. Mais que vient donc faire Dieu dans ces affaires de gros sous ?……

    Bon sang, mais c »est bien sûr.!!!

    Comme à l’Eglise, Dieu est le tronc commun des Hommes
    Reste à savoir ce que l’officiant va y trouver et comment il va pouvoir partager.

    Fiat Lux ?

    Non, ite missa est.

    1. @Hakim

      Absolument pas éloigné. Jamais éloigné d’écologie si l’on parle d’économie comme de politique ou même de politiques de puissance, soit des fondamentaux géo-stratégiques.
      Les choix économiques, les systèmes économiques nationaux, régionaux ou internationaux sont déterminés par des choix politiques – biaisés par des considérations et des stratégies de puissance nationales ou régionales – exprimés par des règlementations nationales, du droit positif, ainsi que par des accords et traités internationaux, choix politiques eux mémes insérés et contraints par un environnement géologique, physique et biologique.
      Les systèmes économiques existants ne sont donc que l’expression politique concrète du mode d’action choisi par les hommes dans leurs rapports inter-humains et inter-générationnels dans un certain cadre philosophique, rationnel ou pas, de prise en compte de la contrainte globale des ressources naturelles et des équilibres écologiques. Prise en compte qui va du déni tels le courtermisme financier ou la procrastination jusqu’à l’écologisme politique fondamentaliste en passant par l’instrumentalsation financière – spéculation sur les ressources ou sur les droits à polluer, par l’instrumentalisation politique – soutien de la droite anglo-saxonne, de l’administration US puis de Thatcher aux activistes « écologiques » issus du club de Rome contre les mouvements de libération purement politiques, ou instrumentalisation nationaliste et protectionniste – taxes « environnementales » aux frontières. Pour résumer de l’orgueil, Descartes, à l’humilité et au principe de précaution, Hans Jonas, en passant par l’imposture ou la posture, Al Gore ou Chirac…
      Parler économie, y compris par les aspects monétaires, qui ne sont aujourd’hui comme à jamais que la manifestation économique ultime des dérèglements issus des choix économiques et donc des rapports de force politiques qui les sous-tendent, c’est donc bien aussi parler d’écologie. Ce tableau dût-il vous paraître « éloigné », il constitue en fait un « rapproché » du tableau général, écologique celui-là. Tout au plus auriez-vous pu dénoncer une vision réductionniste, « petitboutdelorgnettesque », mais il n’en est rien non plus. C’est bien un « précipité », un condensat ou une cristallisation, comme vous voudrez, d’un système politique capitaliste hégémonique se heurtant à ses propres limites, en terme d’efficience économique ou de soutenabilité politique, comme aux limites de son adaptabilité à son cadre écologique.

      1. @vigneron
        Oui globalement je suis d’accord avec vous, si ce n’est que, comme en 2008, on labellise la crise comme « financière », alors qu’elle est beaucoup plus grave que cela, typiquement on est sans doute dans ce que décrit Bataille à partir de « Dans ce cas » dernier paragraphe page 217 ci dessous :
        http://iiscn.wordpress.com/2011/06/25/bataille-la-limite-de-lutile-extraits/
        Sauf qu’à cela s’ajoute de vraies impossibilités matérielles liées aux consommation de ressources naturelles.

      2. @Vigneron et a tous les sympathisants communistes :
        je detecte une tendance , chez plusieurs commentateurs degoutes a juste titre par le capitalisme, a donner des vertues aux systemes dits communistes qu’il n’ont pas :
        La pratique du communisme/socialisme a engendre des societes de gabegies (projet etatiques autant pharoniques qu’inefficients) et de populations deresponsabilisees (systeme qui decide a leur place de tout) = pas de superiorite vs capitalisme
        Le tout dans un ideologies malgre tout de la croissance (equipement, infrastructure…) et des ressources sans limite que l’on exploite pour des raisons ideologiques sans que la nature n’existe meme dans le corpus ideologique =incompatibles avec la sobriete et le prinicpe de cyclicite necessaire a la survie durable sur notre belle terre

        Il nous faut donc reinventer d’autres manieres de fonctionner, fondees sur d’autre principes et respectant des realites (equilibres ecologiques) intangibles que l’homme Dieu an bien trop vite neglige

      3. ///////////// Les choix économiques, les systèmes économiques nationaux, régionaux ou internationaux sont déterminés par des choix politiques – biaisés par des considérations et des stratégies de puissance nationales ou régionales – exprimés par des règlementations nationales, du droit positif, ainsi que par des accords et traités internationaux, choix politiques eux mémes insérés et contraints par un environnement géologique, physique et biologique.
        Les systèmes économiques existants ne sont donc que l’expression politique concrète du mode d’action choisi par les hommes dans leurs rapports inter-humains et inter-générationnels dans un certain cadre philosophique, rationnel ou pas, de prise en compte de la contrainte globale des ressources naturelles et des équilibres écologiques.////

        T’es en grande forme Vigneron !
        Tu places en queue de gondole des intrants ,les « contraintes  » de l’environnement géologique , physiques et biologiques (bel euphémisme ).pour ta derniere phrase …le  » ne sont donc » , est un peu hatif me semble t il , puisque la persistance de ces systèmes économiques peuvent correspondre a un système « ouvert » ou l’abondance etait l’intrant majeur . Il est fort possible (fort probable a mon sens) , que ces contraintes deviennent des intrants dominants qui fassent passer au second plan les choix economiques et ideologiques des acteurs , ou plus certainement que ces choix n’aient qu’une influence limitée sur le modèle vers lequel nous glissons de façon irrémédiable .

    2. @ Hakim,
      Ce n’est pas eloigne, c’en est la consequence : La vie procede du cycle, or les etre humains ont invente un paradigme lineaire de croissance infinie basee sur le pillage systematique des ressources. L’endettement est une promesse de gain dans le futur grace a la croissance c’est a dire l’utilisation encore plus frenetique du bien commun terrestre.
      Aujourd’hui nous en atteignons les limites, les promesses de gains futurs superieurs s’evanouissent l’ultra complexite de la societe globalisee n’est plus gerable car trop couteux en energie, matiere echanges…et donc la confiance dans les symboles (monnaie) recule, le systeme perd son equiliblre apparent et notre construction pharaonique mortifere s’ecroule.
      Notre nombre, la complexite de notre societe, notre consommation sont au paroxysme!
      Le point culminant precedant toujours d’un court instant la chute vertigineuse: Il faut se preparer au pire : crises en tout genres, penuries multiples, injustices, guerres… reduction de la population jusqua un « reequilibrage naturel », voici le programme des decennies a venir
      Seule une vie en petite communautes proches de la terre semble viable en marge de ce chaos annonce, evident et pourtant quasi inevitabel au point ou nous en sommes !
      bonne journee quand meme, le desespoir ne nourrit pas !

      1. @loic et tous les ahuris survivalistes ou tout comme…

        Je n’ai aucune sympathie ou « amitié particulière » pour le « communisme ». Ni pour aucune sorte d’enc… en isme.

      2. @ vigneron : cynisme, stoïcisme, épicurisme, kantisme, et le terrible nihilisme …
        nous sommes dans l’ère du jorionisme, c’est notre choix, rallier une cause juste !

      3. @Kercoz ou aapprenté

        J’espère vraiment que vous allez en bouffer de la petite communauté et des massues à cran d’arrêt qui vont avec ! On reparlera de tout ça ensuite…

    3. L’addition est tellement dure à digérée pour les nombreux croyants (libérô, socialô, humaniste, techniciste, scientiste …) qu’il leur faut du temps pour accepter la réalité qui s’impose maintenant. Quoiqu’il en soit le réel est en passe de se dévoiler et de nous amener à reconnaître collectivement à quel point nous nous sommes dévoyés. Nous aurions pu comprendre qu’à l’image de l’enfant qui a besoin d’un cadre bien délimité pour s’épanouir l’humanité avait elle aussi besoin d’un cadre pour réellement progresser. Hélas nous avons fait tout l’inverse en vouant un culte à des apparences trompeuses qui nous ont éloignés d’un réel avec lequel, dans le fond, on ne négocie pas.

      1. @peakole

        Pour en finir. Tu connais l’autre nom de ton type de pensée se référant sans débander á la « réalité naturelle » indépassable, qu’elle soit d’essence biologique, darwinisme social, ou « géologique », malthusienne ou peakolienne ? La pensée droitiste, point. Et puis barre aussi ! Trois fois ! ! !

      2. @vigneron

        Je ne suis …
        pas contre un investissement massif dans l’enseignement
        pas contre la fin des allocations familiales
        pas contre un taxation massive de l’héritage
        pas contre la propriété privée
        pas contre un service civique
        pas contre un service politique
        pas contre un service militaire
        pas contre que l’on me taxe à 75 %
        pas contre la taxe carbone
        pas contre le rationnement
        pas contre les TEQs

        Je suis un écolo centriste d’extrême gauche et d’extrême droite à la fois.

        Et je suis en train de me dire que je ne voterai plus pour ne pas faire de bêtises bien que je sois profondément démocrate.

      3. @vigneron
        Qualifier une simple constatation en ce qui concerne les limites des ressources naturelles de « pensée » est peut-être aller un peu vite en besogne, non ?

      4. pas mal la liste à la Prévert

        je ne suis pas contre un revenu maximum (salaire + tout ce qu’il peut y avoir autour . . .)
        je ne suis pas contre une grille des salaires de 1 à 20 au sein des entreprises (revendication des syndicats européens)
        je ne suis pas contre une réforme des impôts instituant un grand nombre de tranches (pendant le new deal aux EUA la dernière tranche était de 90% si mes souvenirs sont bons et ils n’en sont pas mort pour ça et ce n’était pas vraiment le communisme)
        je ne suis pas contre un partage du pouvoir de décision au sein des entreprises entre le propriétaire, les investisseurs et les employés
        je ne suis pas contre la convocation d’une constituante pour refonder une République parlementaire
        je ne suis pas contre des consultations par référendum sur tous les grands sujets de société (sortie du nucléaire, par exemple)
        je ne suis pas contre l’abrogation de la réforme hospitalière et la réintroduction des élections paritaires dans les caisses de gestion de la Sécurité sociale
        je ne suis pas contre la gratuité des soins
        je ne suis pas contre le droit à la retraite à 60 ans à taux plein
        je ne suis pas contre un Smic à 1 600 euros bruts par mois pour 35h
        je ne suis pas contre la titularisation des 800 000 précaires de la Fonction publique
        je ne suis pas contre la refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femmes-hommes
        je ne suis pas contre la création d’un pôle public du médicament
        je ne suis pas contre la réaffirmation de la loi de 1905 sur la laïcité et création du Haut-Conseil de la laïcité
        je ne suis pas contre l’abrogation des lois LOPPSI, HADOPI et des lois sécuritaires et liberticides
        ___
        etc.

      5. @RV. Je ne suis pas contre … Mais encore faudrait-il que l’on se mette d’accord sur ce qui reste possible tous ensemble … Sinon ce sera le chacun pour soi … Celui qui à déjà trop la main … Celui qui peut nous amener à avoir un maximum de perdants … Ouyouille

      6. @peak oil

        je ne comprends pas pourquoi « il faut » être contre les allocations familiales. Les limiter à 2 enfants biologiques pourquoi pas, supprimer le quotient familiale naturellement. Mais les allocs, je suis surpris.

      7. @Laurent S.
        Vous avez raison, j’y suis allé un peu fort. Disons que je ne suis pas contre la fin des allocs à partir du troisème enfant pour en finir avec la politique nataliste suicidaire, ce qui aurait aussi le mérite de recadrer les gens qui sont prêts à avoir des enfants non pas parce qu’ils ont un désir d’enfant mais parce qu’ils ont un désir d’allocs.

      8. @ peakoil.2008

        En fait, je parirais que vous avez voulu dire : contre les allocations familiales mais pour le salaire maternel, ou paternel, dès le premier enfant, salaire peu augmentable en fonction du nombre d’enfants venant après le premier.
        Qu’en auriez-vous pensé Laurent S ?

        @ vigneron

        Je vous ai suggéré, il y a une semaine environ, de faire un peu de Physique.
        Rappelez-vous : Un volume V, ne peut pas contenir un volume supérieur à V.

        Et répétez après moi, trois fois SVP : Il ne peut y avoir de croissance infinie dans un volume fini, cela malgré toute la bonne et juste volonté humaine et toutes les bonnes idées venant de droite, de gauche, de devant, de derrière, du haut ou du bas.

        Enfin !
        Noble récoltant ! je reconnais que la période de la vendange arrivant vous pouvez être un peu tendu ce qui a pour résultat de vous fouler les neurones et de vous inciter à faire facilement la moue.
        Le géologue vous salut bien.

      9. @ecodouble.

        Je ne me suis pas beaucoup intéressé au salaire maternel ou paternel. Mais à première vue je serais beaucoup moins indécis que le revenu d’existence.

        S’occuper des enfants est certainement la chose la plus merveilleuse qui soit, alors si un revenu supplémentaire pouvait être octroyé à ceux qui « sacrifient » leur carrière professionnelle ou aux familles pauvres qui ont du mal à joindre les deux bouts pour leur procurer une certaine sérénité financière, nul doute que la société serait beaucoup plus conviviale.

        Il en est ainsi de tout ce qui valorise les liens entre les personnes. Cela nous fera sortir de l’illusion que le bonheur n’est pas de produire et de consommer toujours plus, toujours mieux. Quoique d’avec le pic pétrolier les préoccupations matérielles, même de survie, vont revenir au premier plan.

        Le budget n’est pas un problème car ce n’est que de la redistribution, une manière de partager le gâteau.Reste juste à savoir comment déterminer le montant de ce salaire.

    4. Il me semble que le film Gazland est une bonne illustration du lien entre crise du capitalisme et crise écologique.

      1. @Peak.Oil
        « … Sinon ce sera le chacun pour soi … Celui qui à déjà trop la main … Celui qui peut nous amener à avoir un maximum de perdants … Ouyouille »
        _____
        Pouvez-vous en dire un tout petit peu plus ? je crains de ne pas du tout comprendre ce que vous avez voulu dire.
        _____
        Ce qui reste possible tous ensemble ?
        Ne serait-ce pas justement de rétablir les conditions d’un « tous ensemble », par les urnes bien sur !
        Près de 2000 milliard de PIB pour la France, un peu plus de redistribution ne serait que justice, non ?

  8. Quand mr Paul invoque Dieu au secours de l’ Amérique , il se peut fort que ce soit un genre d’ironie subtile …puisqu’il ne croit pas en Dieu , à ce que j’ai cru comprendre.

    Ps : Fort intéressantes, mais pas trés rassurantes vos visions d’un avenir possible …çà ne va pas faire que des euros .

  9. Un pti hors sujet mais que je trouve symptomatique du monde dans lequel on vit…

    http://carburantfute.fr/

    Lire le disclaimer du gars… On lui demande 38000 euros pour avoir le droit d informer les citoyens de ce pays sur un truc qui devrait, a mon sens, dans un etat republicain et democratique etre gratuitement accessible a tous…. Racket legal de l etat… On paye dans les impots et on repasse a la caisse ensuite.

    Et apres on nous fait croire qu on est dans un systeme liberal, libre et de libre entreprise… On est dans un systeme ultra conservateur ouais…

    Quand les gens demandent a payer moins d impots, de taxes, c est pas par radinerie, c est parceque le systeme taxatoire hallucinant et la technocratie des bureaucrates dans nos pseudos democraties pseudo liberales etouffent l initiative populaire (savez vous par exemple que si on capte votre wifi ouvert dans la rue et que vous n avez pas l autorisation de l arcep, vous etes dans l illegalite la plus totale… Aux usa, non seulement c est legal mais ca vous protege en cas de proces pour telechargement illegal…).

    Si t as pas des milliards avec des dizaines d avocats, de juristes, de lobbyistes, de copains elus, impossible de faire quoi que ce soit d honnete et de viable.

    Pas etonnant que les gens, rejettent en masse le systeme. Et non seulement, la haine de l etat s enracine mais elle va devenir viscerale.

    D ou, fuite vers une monnaie qui ne sera pas imprimee par l etat, developpement de la citoyennete donc de l illegalite puisque le citoyen est interdit d existence par l etat (rappellons nous que l etat moderne ne veut que des consommateurs) et desobeissance civile de rigueur… Je le dis et redis, quand l etat et quand la loi sont illegitimes : vive l illegalite.

      1. @nicks

        je ne sais pas exactement ce que sont ces gens là, ni ce qu’ils veulent… je sais que y’a sarah palin dedans donc bof non.

        par contre, je suis pour une égalité absolue devant l’impôt (pas de passe droit, pas de réduc, pas d’optimisation fiscale)… et je n’aime pas les taxes non. surtout lorsque ça devient déraisonnable. autre chose, je trouve que les citoyens devraient avoir un contrôle plus important sur les prélèvements d’impôts, la mise en place des taxes et l’usage de l’argent public.

        ex : entre toutes les charges + impôts etc etc, les salaires sont lestés de près de 60% de leur valeur. je n’ai jamais compris le principe de faire payer plus, pour avoir plus de chômeur, financés par les taxes prélevées sur les salaires de ceux qui ont un taf…. ça me semblerait plus logique de taxer moins pour que ça embauche plus (cercle vertueux toussa toussa). genre, ma boite doit trouver 200 000 euros/mois juste pour ses employés (50aine). et ils galèrent a embaucher parce qu’on a plus de tunes mais qu’on a besoin de gens.

        comble de l’ironie, ils se mangent des taxes car ils ne trouvent pas d’handicapés pour bosser chez nous… alors qu’il ont déjà pas les moyens d’embaucher assez et qu’on se mange des retards de salaire allant jusqu’à 3 mois, sans parler de la perte de 30% et plus de niveau salarial en 10 ans dans mon secteur…

        bref du grand n’importe quoi. et encore, si c’était que le montant des taxes… soit… mais faut voir la bureaucratie derrière tout ça. résultat, les taxes servent à peine à financer les fonctionnaires qui les font appliquer…

        et oui, j’ai vu comment ca se passe à l’étranger, et oui, dans notre boite, y’a plus de la moitié des travailleurs qui sont étrangers et pour la moitié de français, une bonne partie a une expérience dans un pays étranger et TOUS sont unanimes :

        la france est un GROS bordel…

      2. @Aurel

        Mais personne ne vous y retiens voyons ! Et il est évident au regard de la crise mondiale que la France est vraiment l’enfer sur Terre, le seul pays encore en crise. Sauf que grâce à quelques bouts de mesures encore en place de ce qu’on construit les résistant du CNR, ce pays est sans doute un de ceux où la crise a eu le moins d’impact social, et ce malgré le gouvernement qui essaye de réaliser vos souhaits (les allègements de charges ça y va)…

        Hé oui, vous ne pouvez pas faire tout ce que vous voulez, c »est comme ça. Si ça vous embête, j’avoue que je n’en suis pas mécontent et je m’en sens d’autant moins coupable, que, comme je l’ai dit, vous êtes libre d’aller là où c’est tellement mieux. Je vous assure, le Tea Party, c’est fait pour vous…

      3. ok je veux bien aller ailleurs moi, c’était dans les cartons à ce propos. voila, j’ai eu ma gosse, donc pour lui conférer un peu de stabilité, j’ai réussit à dégotter une boite qui garde ses employés. ce qui est rare dans mon boulot où les productions durent maximum 6 mois.

        en effet, je considérais que d’avoir changé 3 fois de ville durant sa première année de vie (et une quatrième fois dans sa deuxième année) était un poil suffisant et qu’il valait mieux faire une pause le temps que les enfants atteignent un âge où ils auront moins besoin de stabilité.

        enfin c’est toujours amusant/affligeant quand les gros nombrilistes de français se regardent le trou de balle en se gargarisant des grandes « réussites sociales » de notre pays (l’assedic, en est une, de réussite, la caf aussi, l’avenir du pays ! une croissance a faire pâlir la chine)…

        moi, pendant ce temps, je regarde la courbe des créations d’entreprise (hors assistantes maternelles), l’investissement public et privé dans la recherche, la diffusion des inventions au sein de la création de produits et de technologies et les politiques locales et nationales d’investissement (mobilier urbain, centre sociaux culturels, hlm et ronds points pour l’essentiel) et je blanchis…

        ps : en quoi le gouvernement réalise mes souhaits ??? y’a jamais eu autant de taxes, les impôts n’ont pas bougé d’un iota, les impôts locaux augmentent, les terres arables sont bétonnées, les parcs, bétonnés, les jardins familiaux, bétonnés, les entreprises sont laissées à l’abandon mis à part les copains du cac, la justice n’est plus qu’une parodie, un spectacle de marionnettes, les déficits hors intérêts de la dette explosent, en gabegie et en coup de pouce à l’aristocratie républicaine, toutes les réelles avancées sociales sont rognées (droit de grève, droit d’entreprendre, droit du citoyen, droit économique des investisseurs particuliers) et les classes moyennes massacrées, l’école massacrée… y’a rien de ce que je souhaite qui a progressé !

        – où est la votation comme chez les suisses ?
        – où sont les vraies class actions à l’américaine ?
        – où est la justice autonome et indépendante de l’état ?
        – où est le contrôle citoyen du budget de l’état ?
        – où est l’indépendance des professeurs quand à leur enseignement ?
        – où sont les syndicats réellement représentatifs de la population qui travaille ?
        – où est l’égalité de traitement devant l’impôt, la justice, l’éducation, le travail ?
        etc etc

        moi je veux bien payer des impôts, mais je veux voir un résultat positif à ces impôts (pas qu’ils soient dilapidés dans le tonneau des danaïdes), je veux contrôler l’usage de ces impôts, je veux avoir mon mot à dire dans la gestion de l’argent public par de VRAIS représentants populaires(voire pas de représentants du tout).

        si les revenus de l’état et des collectivités n’était pas détourné de son usage normal (en fête dispendieuses, en orgies privées), si l’administration n’était pas devenue cet ogre boursouflé, si l’imposition était équitable, nous payerions globalement deux fois moins pour un résultat dix fois supérieur.

        http://www.slate.fr/story/16997/nicolas-sarkozy-le-retour-des-chasses-presidentielles-pierre-charon-dassault-chambord
        http://annu-art.perso.neuf.fr/medef/041205-wendel.htm

        le seul budget fleurs de l’Élysée c’est 220 000 euros/an !!!! Hadopi : 13 millions d’euros !!! Et combien on en a des administrations fantômes ou contreproductives de ce genre ? des dizaines ? des centaines ? des milliers ? Rajoutons cela à l’europe des technocrates, et les collectivités locales et on a une boule puante et moisie, une affreuse gangrène qui pourrit toute la société européenne. Tiens, un exemple de cette europe pourrie : les sociétés de collecte des droits d’auteur, droits voisins et perception des taxes à l’enregistrement. Cette mafiaa qui a fait avorter toute tentative d’avoir un débat citoyen sur la culture et son financement. Aux usa, ils ont des dizaines d’entreprises qui ont pu embrasser l’envol de la VOD, de la télé connectée, de l’omnimédia internet. En France, toutes les tentatives ont fini aux tribunal puis en faillite. Le seul qui tient encore le coup, Deezer, est en train de finir étouffé par les charges des majors, lourdement appuyé par le sinistre de l’inculture mitterand.

      4. Un peu de stabilité dites vous ? Je vous propose de méditer sur ce terme et ses implications en matière d’économie et de structures sociétales. Comment ça se passe aux Etats-Unis déjà ?

        Je veux bien voir les imperfections de notre système et le gouvernement actuel a tout fait pour en rajouter ou les aggraver, mais ce que je souhaite surtout de la part des critiques c’est un tout petit peu de cohérence.

        Donc si ailleurs, ils sont trouvé la panacée, ce serait dommage que vous n’en profitiez pas. Mais voyez vous, je pense qu’on difficilement le beurre et l’argent du beurre, ce qui fait que beaucoup critiques, s’en vont, mais reviennent se faire soigner en France ou toucher les fameuses indemnités chômage. Et vous le savez aussi, je n’en doute pas…

      5. @ Nicks:

        Comment pouvez-vous vous prétendre de gauche et défendre notre système fiscal ? Il est simplement indéfendable: bourré de niches fiscales et totalement inégalitaire en terme de redistribution ! Qui profite essentiellement aux bénéficiaires de notre mille-feuille administratif (bien entendu je ne parle pas ici des usagers qui créent de la richesse mais bien de ceux qui la dépense la richesse !). Le cas Luc Ferry est un exemple parfait: voilà à quoi servent mes impôts à payer un détachement au « Conseil d’Analyse de la société » (1 réunion par an). Il y aurait 719 comités théodules et autres commissions en France !
        Quelque part je comprends la réaction d’aurel, ça s’appelle le « nettoyage par le vide » c’est sans doute radical mais ça pourrait être un excellent moyen de ne garder que ce qui est indispensable dans la fonction publique. Et rappelons que ceux qui ont le plus besoin d’aide ne travaillent PAS dans la fonction publique: ils sont dans le secteur PRIVE ou au chômage !

      6. Cher Nicks,

        Les invectives ne constituent pas un argumentaire ; je pourrais tout aussi bien vous qualifier d’UMPéiste, de Vigneron, ou vous menacer de ma pétoire, et alors ?

        Vous semblez avoir une phobie : » Tea Party, Tea Party », et affectionner la solution : »dehors, dehors » ou encore : « taisez-vous ».
        Ce blog nous a habitués à mieux.
        Généralement, ce sont les engagements partisans (ou la foi) qui conduisent à défendre pied à pied l’indéfendable.
        Ce blog m’a permis de beaucoup apprendre, mais pas de gens comme vous.

        Je préfèrerais que vous expliquiez en quoi certains d’entre nous ont pu faire erreur.
        Pourquoi, par exemple, le financement d’un système social, non par la fiscalité mais par l’emprunt, serait porteur d’avenir.
        En quoi ma position est individualiste ?
        Pourquoi l’on devrait tolérer que de hauts sénateurs s’octroient 1 million d’euros de primes par an (Voir Mediapart de ce jour) ou que les petits plats et fleurs de la République coûtent aussi cher ou encore que les hauts représentants de l’Etat aient à disposition des coffres bourrés de biftons pour arroser en liquide leurs collaborateurs (si, si, c’est vrai) ?

        Quant au Tea Party – grotesque sur bien des points – il mérite un peu d’attention dans certaines critiques de l’Etat Central. Si la Démocratie était plus directe, il y aurait moins de Tea Party ici ou là.
        Evidemment, c’est plus facile de hurler : « Populiste, Populiste ! ».

      7. Ben justement, cher nicks, posez vous la question de combien de temps va poivoir durer la reussite a la francoise…

        Notre incroyable resistance a la crise est allee de pair avec une augmentation colossale du nombre de chomeurs, dans une societe du travail profondemment deprimee et deja sur assistee.

        Notre deficit est devenu un gouffre beant et on a pu mettre du platre frais sur un mur totalement moisit a grand renfort de credit triple a….

        Moi je regrette profondemment que le credit triple a n’ait pas servir a abattre et a reconstruire un mur impeccable, solide et durable, quitte a y perdre en decorum. Vous, vous trouvez ca super. Tant mieux pour vous.

        Maintenant, quand notre note sera bbc (et ca arrivera tres tres vite apres les premieres degradations…), et que le mur s’effondrera pour de bon (on peut deja plus payer les fonctionnaires, quand viendra le tour des legions de chomeurs, de rmistes, de cafistes, de retraites ?) , ou trouvera t on l’argent pour maintenir ce systeme totalement corrompu, gaspilleur et inegalitaire ?

      8. @Nicks
        « Mais voyez vous, je pense qu’on difficilement le beurre et l’argent du beurre, ce qui fait que beaucoup critiques, s’en vont, mais reviennent se faire soigner en France ou toucher les fameuses indemnités chômage. »

        Quel argent du beurre ? Les expatriés ne peuvent bénéficier de l’assurance chômage que s’ils sont affiliés (par leur boîte ou à titre individuel) à la GARP qui gère l’assurance chômage des expatriés. Faut arrêter avec cette légende urbaine, comme n’importe quel français, les expats payent des cotisations pour bénéficier d’un droit; les « repas gratuits » n’existent pas.

      9. Je vais répondre collectivement, puisque les critiques sont peu ou prou les mêmes.

        Je ne défends pas bien entendu un système fiscal qui a eu tendance au cours des années à favoriser de plus en plus les hauts revenus. Je suis personnellement en faveur d’un impôt payé par tous les citoyens, ne serait ce qu’un euro symbolique, pour bien signifier que l’impôt est la base du pacte collectif qui fait tourner la société. La progressivité devrait être totale et sans doute jusqu’à des mesures confiscatoires pour assurer un rapport des inégalités qui ne devrait pas dépasser un certain plafond (à définir, 1 à 20 paraît être déjà un bon début).

        Par ailleurs, je ne considère pas la dépense publique comme bonne en elle-même mais bien évidemment par les objectifs qu’elle se donne et ceux que je soutiens sont tous ceux qui permettent aux plus fragiles d’être relativement protégés et d’accéder à leurs besoin fondamentaux (la santé, l’éducation , l’énergie, etc). Je vois bien que la critique poujadiste des fonctionnaires privilégiés revient toujours très facilement en temps de crise, en s’appuyant sur l’exemple facile de ces profiteurs si voyants, qu’ils rendent nécessaire de balancer le bébé avec l’eau du bain. Bien entendu, tous ces suceurs d’impôts sont des parasites en puissance et ne rendent qu’un service au mieux défaillant quand il n’est pas carrément inexistant. Bien sûr, je suppose que ces bons raisonnements ne font pas entrer en ligne de compte les sommes qu’ils faudrait mobiliser pour payer tous ces services non rendus, ni toutes les retombées économiques produites par ces individus qui ont l’infâme privilège de toucher des salaires ridicules (moins certes qu’un honnête salarié de supermarché discount qui lui au moins est rétribué en toute logique économique, pour permettre aux actionnaires, dont les bons pères de famille, de profiter de leur petite rente confortable) et d’être non virables à merci ‘(c’est honteux ces gens qui ne connaissent pas la précarité, si tout le monde était précaire, personne ne s’en apercevrait et tout irait dans le meilleur des mondes)

        Il se trouve que les dépenses publiques ont largement permis de pondérer les effets de la crise, malgré tous les efforts des gouvernements depuis trente ans pour saper le modèle issu du CNR et il s’avère également que la France (la Belgique aussi c’est bien hein, pour les lecteurs du pays voisin) affiche un coefficient de Gini qui la met loin devant les pays anglo-saxons et proche des pays scandinaves

        (http://graphs.gapminder.org/communityproxy/ChartDataServlet?key=plL7_TnAeMdBLyRVf1rehGg#$majorMode=chart$is;shi=t;ly=2003;lb=f;il=t;fs=11;al=30;stl=t;st=t;nsl=t;se=t$wst;tts=C$ts;sp=6;ti=2004$zpv;v=0$inc_x;mmid=XCOORDS;iid=plL7%5FTnAeMdBAvXX8r5%5F%5FVw;by=ind$inc_y;mmid=YCOORDS;iid=plL7%5FTnAeMdAktDNHMaxdJQ;by=ind$inc_s;uniValue=20;iid=plL7%5FTnAeMdCTpDLPYo%2D%5FVA;by=universal$inc_c;uniValue=255;gid=CATID1;iid=plL7%5FTnAeMdC8GEnotAixIg;by=grp$map_x;scale=lin;dataMin=1.814;dataMax=36$map_y;scale=lin;dataMin=2.77;dataMax=22$cd;bd=0$inds=i76_t002004,,,,;i82_t002004,,,,;i75_t002004,,,,)

        Donc, même si ce modèle est très perfectible et malgré toutes les attaques qu’il subit depuis trente ans, je trouve qu’il ne se débrouille pas si mal, surtout si l’on compare, pourquoi pas avec les Etats-Unis. Du chômage en France. Certes…Mais quid des fameux modèles libéraux qui ont supprimé le carcan réglementaire sur le marché de l’emploi ? Des taux à 5% (enfin, ça c’est du passé) mais au prix d’une exclusion statistique énorme, d’une précarité galopante qui fait qu’en moyenne, un américain travaille moins en durée hebdomadaire qu’un français. Et surtout, quid de ces modèles quand leurs fondamentaux ont conduit à cette crise ?

        Ce que je supporte mal, c’est la critique générale de l’Etat, sous le prétexte d’un bench marking de bon aloi (de bon père de famille peut-être) pour mieux justifier de passer par pertes et profit tout ce qui est censer empiété sur une sainte liberté (celle du plus fort qu’on est forcément hein, winner attitude), par ailleurs illusoire et bien plus facilement confisquée quand elle ne s’appuie sur aucune structure à la fois collective et solidariste. Ma référence, c’est le programme du CNR. Je considère que c’est une base de travail qui garde sa pertinence mais je constate aussi qu’il faudra sans doute qu’une majorité morfle pour qu’elle en redécouvre le bénéfice. Après vous messieurs…

    1. @Mex

      Je parlais de tous ces gens qui rêvent de partir de cette enfer bolchevique qui entretient le culte de l’inefficacité et qui reviennent en se disant que finalement, un peu d’assistance parfois, dans les coups durs, éventuellement ne pas s’endetter pour se faire soigner, ça peut se révéler utile et même, en y pensant, pas con du tout… (et encore une fois, des choses à améliorer voire à carrément changer, ce n’est pas ce qui manque dans notre pays, mais pas forcément à l’image de modèles qui s’effondrent en ce moment)

      1. Mais qui a dit qu il fallait prendre modele stricto sensus des usa ?

        Personne…

        Moi j ai dit qu il faudrait faire le menage dans notre pays avant d aller fanfaronner. La dette nous rattrappe et on verra bien la gueule de notre systeme social quand on aura plus un radis.

        Personne ne peut prejuger de ce que sera notre pays dans 10 ans, mais en l etat actuel, je pense que ca sera pas joli joli…

        Et je vois pas le pb a prendre chez les voisins les trucs qui marchent.

      2. @Aurel

        Mais précisément, c’est en copiant le modèle néolib que la France s’est mis dans les mêmes draps que les autres pays. Je voudrais bien savoir où, globalement, les choses vont mieux ? Après, de façon particulière, il y a des domaines où l’on peut s’inspirer de nos voisins : le syndicalisme en Allemagne (quoique ces derniers temps, c’est waterloo sur waterloo en terme de régression sociale), le soutien au PME dans le même pays, la politique du logement aux Pays-bas, la probité et la simplicité des représentants politiques en Scandinavie etc…

        Mais il ne faut pas oublier que nos difficultés actuelles sont la résultante d’un modèle qui n’est pas historiquement le nôtre…

      3. @ Nicks

        « c’est en copiant le modèle néolib que la France s’est mis dans les mêmes draps que les autres pays. »

        Faut être sacrément gonflé (ou ignorant?) pour écrire ce genre de contrevérités:
        Le taux de prélèvements obligatoire en France est passe de 35% du PIB à plus de 44% entre 1975 et 2005 quand il est resté aux alentours de 35% du PIB en Allemagne et en GB (et à 26% aux USA). Dans les faits non seulement la France n’a pas copié le modèle néolib, mais elle en était même plus proche en 1975…

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9l%C3%A8vements_obligatoires#.C3.89volution_des_taux_de_pr.C3.A9l.C3.A8vements_obligatoires_dans_quelques_pays_et_ensembles_de_l.27OCDE

        Pour le reste je suis convaincu que les Français savent bien mieux que leurs dirigeants de quoi ils ont réellement besoin et que la dépense publique en général ne recouvre pas ces besoins. Il y a là matière à débat; malheureusement ce débat n’existe pas à l’heure actuelle parce qu’il est pollué par des considérations essentiellement idéologiques (trop/pas assez de dépense publique). Comment l’argent est dépensé ? Ce débat là est inaudible. La preuve vous avez passé plus de 25 lignes à ne surtout pas en parler !

      4. @Sylvain

        Je serais curieux de savoir quel pourcentage des dépenses publiques sont utilisées à corriger les effets sociaux d’une politique économiquement libérale (ce depuis 1983 avec des bases lancées depuis le milieu des années 70), sorte d’entre-deux hypocrite que les politiques ont favorisé pour ne pas perdre un électorat qui aurait sanctionné toute rupture brutale avec le modèle d’Etat-providence.

        La part de la dépense publique n’indique donc aucunement qu’un tournant libéral n’ait pas été pris, il témoigne juste de la prudence des représentants politiques qui savent très bien que le libéralisme pur et dur n’est pas très goûté en France. C’est bien pourquoi le paravent européen a été si pratique pour imposer le démantèlement du modèle français, sans pour autant engager l’entière responsabilité de nos élus.

        Pour ce qui est des objectifs de la dépense publique, j’en ai parlé plus haut ce me semble et dans ce message je souligne bien qu’une partie de cette hausse provient justement de l’adoption de politiques qui ont entrainé des effets sociaux que les dirigeants n’ont pas osé laisser en l’état. Si on y ajoute les dizaines de milliards de subventions aux entreprises (65 en 2006 de mémoire) bien raccord avec la politique de l’offre caractéristique des néolibs, on commence déjà à cerner le pourquoi d’un éventuel trop plein de la dépense publique. Tiens je pourrais même ajouter les intérêts de la dette, financée par le privé depuis 1973, qui a explosé depuis lors et qu’il faut bien rembourser ( ce qui nous fait un petit montant de IR). Si le monétarisme n’est pas néolib, je suis le pape…

        Pour finir, si votre objet est d’analyser de façon quantitative la rentabilité de la fonction publique avec pour conclusion que la RGPP est une sinécure, là effectivement, je ne peux pas grand chose pour vous…

  10. PSJ, quand vous parlez de Dieu, vous pensez au patron de GS n’est-ce pas ? Et GS va t-il laisser tomber le $, c’est à dire en clair ses intérêts ? Va t-il laisser faire ? Too big to fail ….

    1. @Didier,
      GS est en position vendeuse sur le dollar et acheteuse sur le yuan. Les dirigeants de GS essaient de coloniser les sphères dirigeantes du parti communiste chinois pour pouvoir rester en vie avec les énormes plus-values qu’ils vont réaliser sur la chute du dollar. GS est très contente de la chute du dollar. Mais ils ont quand même peur de se retrouver en prison aux Etats-Unis pour haute trahison ou de se faire rackettés par les communistes chinois qui n’ont pas une conception aussi raffinée du capitalisme que les dirigeants de GS.

      1. Peut être un desk, d’une activité, d’une filiale, mais si votre propos vaut pour une position nette consolidée, je doute.

      2. Je n’ai aucune preuve directe de ce que j’avance. Pour la raison simple que le yuan n’est pas convertible et que les prêts en yuan des étrangers à des résidents ou des non-résidents chinois doivent être autorisés par l’administration chinoise. Officiellement il n’y a que les banques chinoises qui puissent prêter des yuans à des résidents chinois seulement. Les « contrats » que GS peut passer avec l’administration chinoise sont officieux comme les CDS que les hedges funds de GS vendent sur les dettes publiques en euro à partir des paradis fiscaux. Le livre de Marc Roche « La banque » donne une idée de ce que GS et beaucoup d’autres savent faire.

      3. @PSJ

        Vous prêtez de bien grandes et mauvaises intentions aux dirigeants de GS. Je ne pense pas qu’ils voient si loin que cela. Il faudrait surtout qu’ils soient en dessous de tout – en terme d’arbitrage dans leurs investissements s’entend, pour le reste de leur « élévation » no comment – pour ne pas profiter des rendements offerts par le marché chinois. Relevés à nouveau de 0,25% ce mois ci, les taux d’intérêts de la Banque Centrale chinoise atteignent désormais 6,56% pour les prêts sur un an et 3,5% pour les dépôts. Du bon vieux carry-trade des familles pour GS, et une épine supplémentaire tout autant dans le pied du gouvernement chinois en lutte désespérée contre l’inflation et l’éclatement de leurrs multiples bulles que dans celui des autorités US écartelées entre récesion, deleveraging et monétisation sous menace d’anticipations inflationnistes des marchés, non ?

      4. Ces gens là sont de cyniques criminels – la mafia peut aller se rhabiller –
        Il faudra bien, un jour, que la Justice passe.
        Sinon, ce sera pire.

  11. « La fin du capitalisme financier fondé par le dollar paraît non seulement scellée, mais imminente. L’euro explosera en vol dans la seconde qui suivra les premiers défauts de paiement en dollar. »

    Les conflits vont éclater partout entre les dirigeants de toutes nationalités. L’ampleur des pertes à compenser va mener des charrettes de dirigeants politiques et financiers devant les tribunaux.

    Le système de reconnaissance de dettes explose ; après passage des avocats, quelle est la répartition des titres de propriété ? Quels sont les changements majeurs, entre l’avant et l’après, du point de vue de la propriété ? Qui a gagné qui a perdu ? Dans le jeu des chaises musicales, qui n’a pas trouvé de place pour s’asseoir ?

    Questions subsidiaires :

    N’était-ce pas le but du jeu ?

    Laisser tourner le carrousel jusqu’à l’épuisement ne conforterait-il pas l’approbation générale du principe même du jeu ?

    Après « l’arrêt du jeu », comment faire oublier que l’on y fut joué ?

  12. Ca me fait penser a un livre de Barjavel, Ravage.

    Donc après la pluie, le soleil.

    On assiste a quelques chose d’exceptionnel, prenons des notes pour le raconter à nos petits enfants.

    1. @ Alphonse
      « Ca me fait penser a un livre de Barjavel, Ravage. »
      Ouch… Comparaison déjà avancée récemment par un commentateur (je ne sais plus qui). Attendez à une vive réaction d’un viticulteur très connu dans les parages…

      1. Bonjour,

        comme dit ailleurs sur ce blog, dans le coin, les policiers présentent leur carte au commerçants et prennent dix pour cent sur leur propres achats, c’est déjà une forme de ce qu’il faut bien appeler du « racket » !

        Dans ce cas, sur internet, je ne peux pas trouver le comité organisateur ?

        Il est incomplet de s’attaquer au haut de la pyramide, et, il conviendrait de comprendre comment le haut est soutenu par le bas.

      2. @jean-luce morlie le 27 juillet 2011 à 21 h 55
        « incomplet » certes, mais d’ici qu’Atlas se dérobe autant désigner nommément quelques chers-men caguant sur les épaules des pigeonnés pour l’heur de qui nous fait dessus.

  13. Chez nous, c’est toujours la tentation socio-démocrate qui l’emporte car nous avons été façonnés par l’Etat, en particulier en France où l’Etat est Tout et le prétendu citoyen peu de choses.
    L’Etat, c’est ce père despotique et supposé protecteur ; le citoyen, un enfant capricieux.
    L’Etat, c’est aussi l’entité qui a créé de toutes pièces un pays, là où il n’y avait que tribus, puis grands et petits barons, parfois lorgnant vers l’extérieur (Bourgogne, Midi,…) ou visant l’indépendance (Corse, DOM/TOM, Nice, Béarn, Pays Basque, Bretagne,…).

    Le service public, pour un haut fonctionnaire, c’est le service de l’Etat, d’où l’expression de « grand commis de l’Etat » ou de « Serviteur de l’Etat », arborée avec fierté. L’Administration française, et au tout premier plan l’Education nationale, n’a jamais été au service du peuple mais à celui de l’Etat. Et l’Etat n’est pas le peuple, sinon, il ne prendrait pas autant de décisions lourdes sans le consulter (endettement, extension de l’Europe, guerres extérieures,…). Tout comme il n’a jamais demandé l’avis de quiconque pour éradiquer les particularismes régionaux, très vivaces, qui préexistaient.

    Aux USA, l’Etat n’est pas à l’origine d’un pays qui s’est façonné au gré de la colonisation. C’est la guerre de sécession qui cimentera ce bloc, mais comme à rebours, et non sans séquelles.
    Maintenant que la puissance vacille, la tentation de démanteler le tentaculaire Etat fédéral ressurgit. Mais, à contrario, le nationalisme me semble intact.
    Malheureusement, aucun autre peuple n’a, à ce point, été broyé par la Doxa capitaliste et ses légions de publicitaires. Aucun autre peuple n’a, à ce point, été ratatiné au rang de simple consommateur, agent économique. Comment réagira-t-il ? Mystère.

    Mais, patrie du pragmatisme, qu’il puisse envoyer « dinguer  » la dette, je n’en ai jamais douté ; j’ai ,ici, plusieurs fois évoqué un possible « reset » de la dette.
    Car, pour un américain, les USA sont Tout et le reste du monde Rien. D’ailleurs, le reste du monde, il ne sait pas où c’est.

    Maintenant, qui du citoyen-enfant ou du citoyen-pionnier est le mieux armé pour faire face ? A votre avis ?

      1. La plus belle image de la République c’est pour moi ce petit bonhomme, président de l’assemblée, quand il traverse les couloirs du Palais Bourbon, encadré d’une armada de gardes républicains fanfreluchés.
        Tout un symbole. Rien à ajouter.

        Citoyen-enfant, citoyen autre chose, ce qui est sûr c’est que nous allons devoir apprendre à vivre avec un Etat pauvre.
        A cet égard, il me semble que ceux qui ont appris à s’en passer seront moins dépaysés.
        Mais que l’on ne s’y trompe pas, ceux qui y perdront le plus, ce ne sont pas les pauvres, car pour eux, c’est déjà dur. De fait, l’Etat, aujourd’hui, arrose d’abord ceux qui en ont le moins besoin et il les arrose sec (hum, pardon pour le trait).

        Enfin, comme je l’ai déjà dit, le libéralisme en France, c’est de la foutaise. Enlevez les dépenses de l’Etat et de ses satellites, voire de l’Europe, et il reste presque que dalle. C’est un fait ; il ne jette pas pour autant l’opprobre sur le citoyen. Gauche modérée et Droite classique ont d’ailleurs au moins un point commun : le citoyen, après l’élection, on s’en bat l’oeil.

        Concernant Sarkozy, on glisse vers tout autre chose. Le personnage est tellement opportuniste que je le crois capable de passer du libéralisme au Pétainisme si nécessaire.

        Mais on peut toujours se tromper sur tout.

      2. Laissez tomber… Ce discours individualiste est désormais insupportable. Je ne vous souhaite pas de mal mais puissiez vous apprendre les leçons de la jungle que vous appelez de vos voeux. Je me laisserai peut-être ensuite attendrir par les sanglots réclamant un nouveau CNR…

    1. J’ai apprécié par ailleurs votre remise en perspective sur la foramtion de l’Etat-Nation français .

      Parce que j’ai été pendant quarante et un ans fonctionnaire d’Etat ,le plus souvent en territoriale , et dans des préoccupations très concrètes , en relation avec les élus , les associations , les syndicats ou de simples particuliers , j’ai appris toute la complexité du vivre et faire ensemble . J’ai découvert et travaillé avec des talents et des salops dans tous les bords . J’ai appris à vivre mon engagement dans l’esprit d’un poème que j’avais dédié à mon fils ( puis à ma fille ) en 1973. Je ne le renie pas encore aujourd’hui et ,si le modérateur le juge bon , je vous le livre :

       » Si tu peux, à vingt ans ,
      Choisir, sans nostalgie,
      De servir en tous temps ,
      Tous ceux de ton pays,

      Si tu peux résister aux tentations tenaces
      De l’argent, dont partout tu sentiras la trace,
      Si tu peux dire non en dépit de ta peur,
      Si tu peux faire fi des ambitieux menteurs,

      Si tu peux , insulté , honteux budgètivore,
      Faire ton travail encore, point trop sur de ton sort,
      Si tu peux croire qu’envie et jalousie ne sont
      Que des péripéties peu dignes d’attention,

      Si tu peux garder propre cette image abusive
      De l’Etat confondu avec la force vive
      D’une Nation vivante ainsi qu’aux premiers jours,
      Et qui te détruira pour nourrir son cours,

      Si tu peux , au delà de tout opportunisme,
      Croire que ton choix est bon car désinterresé
      Si tu peux échapper à cet immobilisme
      Où l’aigreur conduit ceux qui vivent du passé,

      Si tu peux enrichir tous les dons qu’en dépôt
      La nature a pu mettre dans tes bras et ta tête,
      Si tu peux avouer , au moment du grand saut ,
      J’ai fait , sans certitude , l’ange etsouvent la bête,

      Et si auprès des tiens tu peux rester aimable,
      Eviter injustice et faiblesse haïssables,

      Alors tous les héros t’apparaîtront vulgaires
      Car tu sera sélu au rang de fonctionnaire,

      Mon fils,

      Et si tu es déçu, n’en veux pas à ton père
      Qui en fut un longtemps, modeste(?) mais sincère,
      Pour que tu sois un Homme

      Simplement
      Infiniment .

      Vous y noterez que l’Etat -Nation a besoin de femmes et d’hommes de bonne volonté pour produire du bien . C’est pourquoi mes dix dernières années de carrière ont été douloureux pour moi , car j’avais de plus en plus le sentiment que le pouvoir en place ne voulait pas, ou plus ,de la proximité de terrain qui assurait le mariage pas trop disharmonieux des enjeux et péchés mignons locaux avec les orientations nationales . Mais reste-t-il des orientations nationales autres que les lois du capitalisme ?

      1. Bonjour
        Votre beau poème a une forte odeur du « if » de Rudyar Kipling… Coincidence???
        Seriez-vous résolument d’arrière-garde comme moi, puisque ce « if » est passé de mode…???
        Chris

      2. Bien sur , ce n’est pas une coïncidence !

        C’est la version fonctionnaire d’avant garde , de Rudyard Kipling .

    2. @jean-yves

      Chez nous, c’est toujours la tentation socio-démocrate qui l’emporte

      Ah ouais ? La « tentation social-démocrate » c’est français ? Roosevelt, Kennedy, Galbraith, Obama même, c’est français ? Sarkozy c’est américain ?
      Walras. le néolibéralisme à la française, Bastiat, Rueff, Allais, Baudin, les ordolibéraux allemands, Röpke, l’école autrichienne, von Hayek, von Mises, le libéralisme manchesterien, la philosophie libertarienne de Randt, etc, c’est yankee ?

    3. Je vous trouve excessif dans votre étiquetage citoyen-enfant, citoyen-pionnier. Le « citoyen -pionnier » pourrait être affublé du qualificatif bigot, ou génocidaire, ou primaire, mais nous serions encore dans l’excès.
      <ce qui est sûr, c'est que la catastrophe qui s'annonce sera douloureuse pour le petit peuple, des deux côté de l'Atlantique. Chez le "petit-citoyen-pionnier", il y a une soumission enfantine à cette loi du plus fort, In God he trusts!hez qui
      Chez nous le citoyen n'acceptera pas cette loi du Bling-Bling…..vous constaterez alors qui est le plus mature.

  14. Vous verrez, il y aura une solution à la dernière minute, ce qui permettra aux marchés d’exploser de joie et il est fort probable que c’est la raison recherchée : créer de fortes fluctuations dans les cotations pour berner les boursicoteurs !

      1. Je suppose qu’on a besoin de gens comme vous.

        Ma réponse à t-elle quelque chose de blessante ! Je crois que vous vous méprenez à mon sujet, la finance n’est pas du tout mon domaine, j’y donnais une intuition personnel, une très forte intuition.
        Et aussi un peu d’espoir . 😉

    1. On a besoin de référentiel (que le terre soit plate ou ronde importe moins que de ne pas être définit), n’ayant aucun autre référentiel que celui-ci, c’est soit le chaos, soit tenir ce référent.
      On va pas gouter un peu au chaos, mais si aucune idée (tant qu’à faire porter par un homme) ne vient le remplir, on reviendra sur ce qu’on connait.
      (ou pas, aller va à tes vaches p’tit gas, tu y es plus utile)

    2. Idem, les politiques US remonteront le plafond de la dette. A mon avis ils négocient sec des avantages par ci par là pour leur électorat. Ils vont faire trainer la décision jusqu’au denier moment soit lundi prochain.
      Par contre qu’il existe une fracture sociale aux USA, comme partout d’ailleurs, qui se radicalise, certes. Mais depuis quand les citoyens US décident ils de la politique économique US ?!
      Et enfin, une fois le plafond remonté, les problèmes resteront les mêmes mais aggravés par encore plus de dettes.

  15. Par la magie du crédit infini on va bien avoir encore quelques années de répit , c’est un peu l’idée qui permet aux bourses de surnager pour l’instant. Ahah un relèvement de la dette US et dans la foulée Un Quantitative easing de plus. Le problème c’est les républicains Us peut être qu’il faudrait leur donner un million ou deux chacun pour qu’ils arrêtent de trainer les pieds pour relever ce plafond.
    Il tiennent le monde en otage ca devrait rapporter tout ca vu que c’est comme ca que fonctionne le capitalisme le rapport de force payera. Des Us sans état fédéral c’est comme le passage de l’urss à la russie c’est pas pareil. Les us sont en train de s’autodétruire a grande vitesse et c’est l’application de leur idéologie individualiste qui est en train de faire le boulot. Mais si ils continuent un peu leur raisonnement ils verront qu’ils n’arriveront jamais a payer la dette existante avec une logique d’état moins fort, c’est encore le dollar qui tient tout pour l’instant. on dirait que certains lorgnent déja le cadavre de l’oncle Sam et que ceux qui en ont les moyens vont s’en payer une belle tranche.

  16. Quand la tempête est trop forte , il ne faut pas compter sur les capitaines…

    Et si les USA jouaient le coup dur ?
    Ils sont dans une impasse ; augmenter le montant de la dette ne les fera pas sortir de l’impasse.
    Si l’effondrement financier arrive , ils perdent de l’argent papier mais aussi la dette ? Ne seraient ils pas mieux placés alors pour repartir qu’aujourd’hui pour négocier un ordre nouveau ?

    1. Et chez eux, le gallon d’essence passera en quelques semaines de 2$ le gallon à 200$ le gallon (voir: « république de Weimar » où il fallait 1 brouettes pour acheter 1 œuf). Et ensuite ? Comment les millions d’obèses iront-ils au supermarché pour acheter leur bouffe ? D’ailleurs, avec quels camions ces supermarchés seront-ils approvisionnés ? Comment les millions de papy-boomers iront-ils chez le médecin ? Comment feront les quelques fermiers pour labourer leurs champs de milliers de kilomètres avec leurs tracteurs climatisés ?

      « Si l’effondrement financier arrive » ils feront du vélo … pour ceux qui pourront.

      1. « Si l’effondrement financier arrive » ils feront du vélo … pour ceux qui pourront.

        Le vélo ne sera plus au prix chinois actuel et il faudra ressemeler ses chaussures ou les fabriquer avec des pièces découpées dans les derniers vieux pneus usagés, comme au Pérou ou en Afrique . Ensuite …des sabots de bois, comme ceux que creusait mon grand-père maternel, dans son hameau du centre de la France, pour ne pas que ses enfants aillent à l’école pieds nus ( 4 km matin et soir) .
        Pourvu que cela reste une plaisanterie !

  17. vous parlez de contraction monétaire sans égal : nous allons avoir donc une déflation qui va asphyxier toute l’économie.

  18. Quel catastrophisme les enfants…

    Il s’agit simplement d’un poker menteur des républicains qui veulent le dégommer BHO en lui imposant un calendrier qui lui fera perdre les élections… Ils s’arrangeront au dernier moment.. ou plus tard (c’est déjà arrivé)

    Et puis même, si tout part en eau de boudin ce sera une bonne nouvelle… ce système est au bout. Plus vite il cassera moins grands seront les dégâts. Au peuple d’être vigilant ensuite afin de reconstruire un truc un peu moins con… avec de solides garde-fous.

    1. Le peuple reconstruira avec les briques qu’il a, donc surtout de bons vieux schémas mentaux comme la croissance, le droit inconditionnel de propriété et son corollaire la transmission patrimoniale du superflu, etc. Parce que malheureusement, ce que la plupart d’entre nous remettent en cause, ce n’est pas la règle du jeu, mais le désagrément individuel d’avoir perdu.
      Donc rien de nouveau sous le soleil futur, tant qu’on ne développera pas de réelles expérimentations sociales à grande échelle (des essais d’utopie, quoi), et que n’émergera pas une jeunesse qui n’ait pas connu le système rapace..

      1. Le peuple reconstruira avec les briques qu’il a…

        Avec quoi peut-on jointoyer les lingots d’or, se demandent déjà certains, pour que leur édifice personnel ne s’écroule pas tout de suite ?

  19. Refonder le savoir en économie avec l’expérience , vaste programme d’après crise .
    Un autre Paul , une autre PJ , Pablo Jensen , physicien , après avoir travaillé sur les nano-agrégats , a voulu se pencher sur le terrain économique et alors « si les physiciens acceptent couramment que les simulations prolongent la rigueur mathématique, cela n’est pas (encore) le cas des économistes, qui continuent à privilégier les démonstrations mathématiques. Le physicien qui s’y risque doit passer par un long travail d’acculturation pour rentrer dans le paradigme économique. Cela se traduit notamment par l’utilisation des caractéristiques de base des acteurs économiques (utilité individuelle, prix de réserve, stratégie d’optimisation … ) qui rendent le savoir produit par les simulations assimilable par les économistes et cumulable avec leurs modèles. Cela est souvent frustrant pour le physicien, qui trouve que ces caractéristiques sont plus dictées par convenance mathématique que par des données empiriques. Mais, à moins de vouloir refonder l’économie sur de nouveaux ingrédients de base, les simulations doivent se plier à ceux utilisés aujourd’hui, faute de quoi les résultats ne seront pas considérés comme un savoir … en économie. »
    Pablo Jensen « Le savoir des physiciens » p 790 dans « Lieux de savoir » Les mains de l’intellect

  20. « Les Étatsuniens ne se rendent pas compte que la dette fédérale est la contrepartie nominale de la base monétaire mondiale. »

    Ils ne voient surtout pas que c’est la base des petro-dollars, source de petrole pas cher et de leur mode de vie. Si le dollar est lâché par les américains (« Étatsuniens« ), leurs villes et infrastructures bâties pour l’automobile s’avéreront inadaptés à la survie de nombreux citoyens, résultants en famines et finalement guerre civile.

    « Peu de gens voient le chaos qui va survenir tellement les intrications du risque et du crédit sont opaques dans le système financier mondial. »

    C’est l’argument de Khaddafi: « Moi ou le chaos ». Amusant, non ? Il n’y aura du chaos que pour les banquiers. Pour les citoyens ordinaires (hors USA), quelques semaines de stress tout au plus, le temps que les banques soient nationalisées.

    Comme disait Jean-Paul II aux polonais juste avant l’effondrement de l’URSS: « N’ayez pas peur« . Ou un président américain : « Nous n’avons à craindre qu’une seule chose, la peur elle-même« 

  21. Je me pose une question.
    Que les riches aux USA ou ailleurs ne veulent pas payer plus d’impôts, ok.
    Mais font’ ils l’électorat républicain ?
    N’y a t’ il pas de pauvres ou de classes moyennes, qui vont payer les pots cassés, au sein de cet électorat ?

    1. Bien sûr que si. Je vous conseille le livre de Thomas Frank, Pourquoi les pauvres votent à droite, chez Agone, vous aurez une partie de l’explication…

  22. « L’aide se fait attendre dans l’Est de l’Afrique. La communauté internationale tarde à se mobiliser contre la sécheresse » la FAO préconise une aide de plus de 1 milliard de dollars pour combattre la famine dans la Corne de l’Afrique,
    Deuxième plan d’aide à la Grèce d’un montant de 160 milliards , là on y est arrivé .
    j’ai cette douloureuse sensation , qu’on est devenus fous , et si demain ou après demain le système éclate en plein VOL , je m’en contre fou .

  23. Versement en baisse de 13%, retraits en hausse de 14%, collecte nette en baisse de 46% sur les six premiers mois de 2011, ça sent le roussi pour les assur-vie, pilier de la finance à la française. Rendements en baisse à 3,40% en 2010, prochaine hausse débile du taux des livrets A au 1er aout qui deviennent donc presque aussi rentables en net de frais et prélèvements, ya le feu au lac.
    M’est avis qu’on va plus entendre parler de hausse de la fiscalité sur le magot des pauvres classes moyennes françaises. Bien au contraire… 1 400 Milliards qui chancellent à dix mois des présidentielles, ça va faire chanter certains candidats mezzo voce sur la taxation des revenus du capital, on parie ?
    On va pas tarder à avoir droit à l’air du « il faut sauver à tout prix l’assurance-vie des braves et méritants travailleurs français » et sans parler des mastodontes de la bancassurance française qui en vivent, sans parler de France-Trésor…
    La gestion des risques de taux pour les assureurs-vie tend décidément à tenir de plus en plus de l’art improbable du contorsionnisme pour nonagénaire…
    « Sarko, au secours ! »

    1. Intéressant.
      Comme quoi, les ‘petits’ épargnants ne sont pas si cons que ça, du moins, ceux qui peuvent se permettre de réduire leurs versements, voir d’effectuer des retraits de leurs AV (8 ans à minima, sans prélèvements fiscaux). Ceux là, ceux qui peuvent se permettre, vont chercher à placer leurs ‘surplus’ d’épargne vers d’autres ‘cieux’ : commodities, gold, actions, voir covered bonds ou obligations convertibles. La concentration de richesse ne sera que ‘déplacée’, accentuant d’autres déséquilibres, ailleurs.
      Reste que le lien socio-politique que tu fais risque effectivement de peser : je ne prends pas le pari, je suis sûr de gagner .. 😉
      Face au risque d’effondrement, la côte de Sarkozy remonte déjà : les petits épargnants lui sont gréés d’avoir sauver leurs ‘petites économies’ une fois déjà et comptent bien sur lui le moment opportun pour les sauver une seconde fois.
      Sarko le sait et surjoue son rôle de ‘chef d’état qui protège’ en ce moment.
      Qu’il en profite, il ne sait pas ce qui va lui tomber sur l’occiput bientôt …

    2. Depuis 2007 j’annonce que le siège belge AXA verra ses vitres brisées , les rideaux volant aux fenêtres et les corbeaux et pigeons envahir les bureaux.
      Les pigeons sont passés , les corbeaux cherchent les restes ,les rideaux n’attendent plus que la tempête.
      YAXA ?

      1. @bertrand

        Désolé, mais mon fusil Gras modèle 1875 cal 11 mm fait pas de diffèrence nette entre la livrée noirâtre des corbacs et celle grisâtre des roucoulants ou pleurnichants volatiles zurbains zou ruraux. Même récompense, méme sanction : du plomb.

    3. Encore une fois une info en plein dans le mille à votre actif.
      Pour les éventuelles conséquences, puissiez-vous
      vous tromper. Non que je le crois mais je l’espère,.

      Si vous avez raison ( continuer ou sauvegarder la complicité
      contre nature entre la classe à 300-500 euro mensuels épargnables
      et les vrais riches), nous en repiquons pour 30 ans et tous
      les problèmes de fond en cours non strictement économiques
      seront occultés et niés
      Si ,au contraire, cette épargne assassine des budgets
      publiques pouvaient rentrer dans le droit commun,
      alors la générosité, le mépris des situations
      établies et la créativité auraient une avenue devant elles.
      Tout serait potentiellement possible, puisque
      le capitalisme ne marche pas. Et que la meilleure garantie
      pour les vieux jours c’est la sociale-démocratie.

      Mais comme le dit Zébu ce n’est peut-être qu’un déversement vers
      une meilleure rentabilité. Auquel cas, la classe sans épargne va continuer
      à morfler.
      Une anecdote en rapport. Hervé Gaymard ministre du pognon répond aux auditeurs
      sue France Inter. Question « Pourquoi ne pas baisser le taux de TVA ? suit quelques
      considérations sur l’injustice de cet impôt et son taux élévé.
      Réponse confuse , en substance : « Selon un certain nombre de raisons,
      il apparait que nous ne pouvons pas dépasser le taux de 25% ».
      Mon résumé ne met pas assez en évidence le schéma:
      Question : pourquoi ne pas baisser.
      Réponse : il nous reste quelques marges pour l’augmenter.

      1. Permettez à des millions de personnes d’épargner quelques dizaines de milliers d’euros, voire de pouvoir s’endetter ras la gueule, et vous aurez une armée pour protéger vos millions.

  24. Puisque d’aucuns filaient la métaphore de la chute de l’URSS et de son communisme pour la chute du capitalisme, ne peut-on en déduire le scénario ?
    Les nouveaux tenants de la place sont (« and the winner is … ») ceux qui produisent les produits de consommation (« indispensables ») et qui savent se rendre auprès des producteurs d’énergie pour s’approvisionner.

    Ca doit être à l’Est, ce coup-ci, pas à l’Ouest.
    Braudel pourra se réveiller et réércrire son paragraphe sur l’Inde tirée un coup à l’ouest un coup à l’est tous les 300 à 800 ans.
    C’était le quart d’heure zéopolitique.

    Habemus dollarem novum? (merci Nanni Moretti…)

  25. En toute logique, les agences de notation devraient dores et déjà abaisser la note des États-Unis.

    Pourquoi ?
    Parce qu’elles pourraient considérer comme un événement de crédit l’impasse politique actuelle.

    Pourquoi ?
    Parce que même si un compromis de dernière minute est trouvé, ce compromis entérine de fait une incapacité des États-Unis à faire face aujourd’hui à ses engagements. Pas demain mais bien aujourd’hui. Tant que la ligne de crédit accordée n’est pas augmentée. Donc, en bonne logique, les marchés doivent prendre acte de ce fait en comptabilisant une décote du dollar. Quitte à l’annuler après.

    Ce qui empêche tout cela pour l’instant, c’est que le dollar sert également évidemment de monnaie étalon dans le monde et que le monde a besoins de régler ses encours avec une monnaie « stable ». Mais dans la mesure où le dollar est de moins en moins l’unique devise aujourd’hui, la note US devrait déjà être abaissée.

    On assiste donc ici à un jeu parfaits de dupes, chacun se tenant par la barbichette : les USA tienne le monde avec le dollar et leur dette, le monde tient les USA avec le dollar. Si le dollar s’effondre, la dette des États-Unis et le monde s’effondrent ensemble.

    1. http://www.latribune.fr/opinions/20110726trib000638700/le-politique-rend-les-marches-nerveux.html

       » C’est bien cette intrusion du politique qui rend les marchés si nerveux. Goldman Sachs l’a sobrement évoqué en pointant « un environnement dur à analyser » pour expliquer ses mauvais résultats. Il va en effet devenir bien difficile aux financiers d’anticiper les conséquences d’un débat qui déborde vite sur les extrêmes, de droite comme de gauche. »

    2. Entièrement d’accord avec vous. J’ajouterais que de surcroît, les plans d’économie présentés ne résorbent aucunement le déficit structurel (2700 milliards d’économies sur 10 ans face à un déficit de l’ordre de 500 à 1000 milliards par an, le compte n’y est pas, et la dette va continuer à exploser, et en volume et en prix…

    3. Les USA ont ils intérêts à jouer le défaut et laisser le dollar s’effondrer pour effacer leur colossale dette ?

      1. Le dollar s’effondre depuis 100 ans. Avec la propagande par l’image ce fut un des principaux mécanismes de la domination US.

        Tout ceci n’est qu’une illusion à plusieurs facettes. Celle-ci par exemple : le DJIA stagne autour des 12500, alors qu’il est en réalité en chute libre via la baisse du $.

        Ou celle-là : dire que le statut US est toujours AAA alors que dans la tête de tous les financiers il n’y est plus depuis longtemps.

        L’illusion la plus sinistre étant celle qui veut faire croire aux (peuple) ricains qu’ils sont encore les maîtres du monde alors que leur industrie et les infrastructures du pays déliquessent exponentiellement… heureusement qu’ils ont une agriculture solide…

        quoique avec la montée du pétrole ça va devenir un peu moins facile.

        Mais stop

      2. @Mike,

        Le dollar s’effondre depuis 100 ans.

        vous y allez un peu fort!
        en fait le dollar a été une monnaie forte, plus forte que la plupart des autres monnaies, durant la majeure partie du XXeme siècle. Le point d’inflexion c’est 1985. Le dollar s’effondre depuis un quart de siècle.

        Pendant 50 ans après guerre, le franc s’est effondré face au dollar : 1945 1 $ = 113 anc.francs (1,13F) 1998 1$ = 5,63F

      3. Je note une vraie différence entre
        – 50% de baisse en 25 ans
        – et 30 ou 40% (voire davantage) potentiels en quelques jours ou semaines, ce qui risque vraiment d’être le cas avec les événements qui se profilent.

        Pas vous ?

        TOUTEFOIS, il faudra compter avec un effondrement des autres monnaies comme conséquence
        DONC, l’effondrement sera relatif.

        RELATIF DE COMBIEN ? ZATS ZE QUETCHION

        C’est Enstein qui avait raison avec sa théorie de la relativité.

      1. C’est vrai, les amis, il faut attacher beaucoup d’importance à ce que disent les analystes SÉRIEUX :

        « Les marchés financiers connaissent actuellement un foisonnement créateur absolument extraordinaire, que nous observons depuis plusieurs années, mais qui, semble-t-il, a tendance à s’accélérer et qui a des aspects extraordinairement positifs. »

        Jean-Claude Trichet, le 10 octobre 2006 à Bruxelles.

        Et, ils ne se retrouvent même pas au chômage !

  26. Il faut dans tout les cas que nous réinventions un mode de vie, un mode de consommation.
    Il y a la crise financière avec l’endettement des états, mais nous avons une autre crise de toute autre nature qui est celle du pétrole.
    Les réserves de pétrole se font rare en tout cas les grosses réserves et nous allons arriver à un point, ou la recherche et le forage couterons beaucoup trop chère par rapport à un bénéfice faible.
    Lorsque nous parlons d’énergie verte ou renouvelable, nous oublions souvent le transport de cette énergie, son captage et son utilisation, l’utilisation du pétrole est omniprésent même pour la fabrication et l’utilisation des énergies soit disant propre.
    C’est vrai qu’une voiture électrique c’est propre à l’utilisation, mais à la fabrication et au recyclage je ne suis pas sûr que ce soit si propre que ça.
    La nouvelle société devra mettre « le paquet » sur la recherche des technologies nouvelles, je pense notamment à des travaux de Nicolas TESLA et à d’autre pour lesquels les budgets et les avancées ont été stoppés à cause d’un lobbies.
    Un des posts parle de changer la société tous ensemble, d’accord avec ça, mais si je regarde autour de moi, très peu de gens s’informe ou s’intéresse aux problèmes actuels ou n’ont pas accès à l’information. Il risque de se passer beaucoup de temps avant une prise de conscience et la mise en œuvre d’actions communes. Le but est de ne pas tout casser mais de faire un véritable état des lieux.
    Je croit en un vrai changement, l’humanité a évoluée durant les âges (invention du feu, de la taille de la pierre, de la forge, de la construction …), l’évolution est nécessaire, il se trouve qu’aujourd’hui tout évolue extrêmement rapidement, et il faut s’adapter très rapidement.
    Alors pourquoi nous ne pourrions pas passer une nouvelle aire.
    Les peuples doivent être valorisé et créatif et non endoctrinés et étouffés (comme avec religion, la politique …).
    En tout cas il y a du pain sur la planche, et je vous souhaite beaucoup de bonheur.

    Et comme on dis :  » l’argent ne fait pas le bonheur « .

  27. @PSDJ
    Que deviendraient 51 états d’Amérique face à la Chine, que deviendrait la Chine sans les USA ?
    Ca les fait pas réfléchir, les républicains ?
    Que deviendrait les lobbies militaires de tout poil dans votre scénario, ils me semblent, à ce jour, aussi puissant, sinon plus que les lobbies financiers ?
    http://www.warresisters.org/pages/piechart.htm.

  28. Essayons d’imaginer demain : que ce passera-t-il au lendemain de l’effondrement imminent ? Je ne crois malheureusement pas que nos hommes politiques (PS ou UMP), n’aient prévu de Plan B. Auront-ils alors le courage d’organiser un rassemblement de l’ensemble des forces politiques autour d’une table pour créer un nouveau système pérenne et égalitaire ? Seront-ils capables, dans l’urgence du moment, d’écouter et de tenir compte des conseils de spécialistes allant souvent à l’encontre de leurs propres habitudes et croyances politiques ? Seront-ils assez honnêtes intellectuellement pour remettre en cause leur propre pensées, logiques ou habitudes ? Sachant qu’un effondrement d’une telle ampleur entraînerai une fermeture immédiate et totale des banques, combien de temps les peuples leur laisseraient-ils pour trouver une solution ?
    Je crains que l’on instaure la loi martiale un peu partout et que les restes de démocratie que nous connaissons ne disparaissent pour laisser la place à un totalitarisme armé au profit du tout petit nombre…
    Mais restons positifs et encore merci à vous messieurs Paul Jorion, Frédéric Lordon, Eric Toussaint, Bernard Lietaer, Joseph Stiglitz, Michel Colon, Jacques Attali, Hervé Juvin et bien d’autres encore de nous montrer qu’un autre monde est possible.
    Bonjour chez vous !

  29. Bonjour,

    Quelqu’un peut-il prendre 5 minutes pour m’expliquer le sens de la phrase « Les Étatsuniens ne se rendent pas compte que la dette fédérale est la contrepartie nominale de la base monétaire mondiale. »

    Les conclusions tenues et alimentées ici sont préoccupante, mais leur explication dépassent largement mes connaissances en économie – j’imagine que je ne suis pas le seul.

    1. Je cite l’article de Marianne 2 :

      [Paul Jorion développe également une thèse audacieuse mais qui semble faire sens sur le rôle du dollar dans le monde. Il soutient que « pour que le dollar puisse assumer son rôle de monnaie de référence, il faut que la balance commerciale des Etats-Unis soit en permanence déficitaire » car cela contribue à la dollarisation de la planète financière. En outre, cela maintient un dollar faible sans risquer l’hyperinflation et cela impose de facto les pays excédentaires à financer la dette.]

    2. Comprends pas bien non plus ..certes la FED a monétisé mais quand même pas toute la dette US. En temps normal il me semble que la contrepartie d’une dette c’est une créance sauf lorsque celle-ci est rachetée par une banque centrale qui crée pour la circonstance de la base monétaire , dans ce cas seulement on peut dire que cette dette est la contrepartie de la base monetaire crée par la BC lors de l’achat de celle ci mais bon peut être que PSDJ répondra à votre question

    3. @Law,

      Pour émettre des dollars, la Fed prend en pension des titres de dette : les banques déposent à la Fed les bons du Trésor US qu’elles ont achetés et reçoivent en contrepartie une somme équivalente en dollar pour effectuer leurs paiements. La dette publique US est donc la contrepartie des dépôts bancaires en dollar à la Fed qui font la liquidité de tout paiement en dollar dans le monde entier.

      Si le plafond de la dette publique n’est pas relevé, non seulement le déficit budgétaire (10% du PIB) n’est plus financé, mais la Fed ne peut plus augmenter ses prêts de liquidité aux banques sauf à enfreindre la loi monétaire étatsunienne. Sans liquidités supplémentaires les banques US ne peuvent plus régler en dollar le déficit commercial des Etats-Unis. Les exportateurs chinois cessent de vendre aux Etats-Unis sauf à prêter des yuans aux Etatsuniens ce qui rend le yuan convertible et provoque l’effondrement du dollar en yuan ; donc des réserves de change des banques chinoises.

      Les liquidités émises en Chine sur la croissance des créances chinoises en dollar s’effondrent. Les échanges intérieurs chinois s’effondrent. Le même phénomène se passe en Europe. L’euro s’envole par rapport au dollar. Les banques européennes tombent instantanément en faillite à cause de leurs pertes de change et de l’arrêt des exportations européennes dans le monde.

      Conclusion : ou bien les Européens créent de toute urgence une monnaie de réserve en substitution au dollar qui permette une dévaluation du dollar et de l’euro par rapport au yuan ; ou bien chaque pays reprend ses pertes de change internationales, la chute de ses exportations ou sa dévaluation pour lui-même. Et on repart comme dans les années trente avec la suite qu’on connaît.

      1. Une nouvelle monnaie de réserve , on en reviens toujours à cette solution .

        Les cancres adorent les questions idiotes, mais au moins elles élargissent le champ des possibles :
        et si l’euro servait de monnaie d’échange au niveau européen et les pays membres de la zone euro reprenaient leur ancienne monnaie nationale ? Hein ?

    4. « comme dans les années trente avec la suite qu’on connaît. »

      c’est la partie que je crains. Et je ne vois pas comment y échapper, à part une révolution en bonne et due forme. Tiens, on pourrait faire le tribunal de Nürnberg avant, à la place de la guerre, non ?

      1. A la différence des années 30, où les peuples sortaient exangues de la grande guerre,
        et ne savaient rien du fascisme, nous savons qu’il ne faudra pas laisser
        un seul Mussolini, Hitler, Franco ou Salazar prendre le pouvoir.

        A mesure que la crise avance, chacun doit commencer
        à rassembler, organiser, et préparer, à sa mesure,
        les moyens qui seront nécessaires pour écraser la peste brune.
        Il ne reste que quelques années avant une nouvelle bifurcation entre socialisme ou barbarie.

  30. @PSDJ,

    L’euro explosera en vol dans la seconde qui suivra les premiers défauts de paiement en dollar.

    pourquoi?

    si on prend les données du US treasury sur la répartition des obligations du trésor américaines par pays de résidence, on s’aperçoit que la zone euro est une des régions du monde la moins exposée à la dette publique américaine par rapport à la taille de son marché.

    Au sein de la zone euro, les plus gros détenteurs sont, dans l’ordre les résidents de : luxembourg, l’allemagne, l’irlande, la belgique, l’italie, les pays bas, la france, pour une exposition totale de $266 milliards. Les dix autres pays de la zone euro ne sont pas listés car leur exposition est minimale et font partie des 150 pays les moins exposés qui représentent ensemble seulement 202 milliards d’exposition.
    On en déduit une exposition de la zone euro à la dette publique américaine de l’ordre de $300 milliards, soit environ 2% de son pib.

    Par comparaison :

    celle de la chine est de 20% de son pib
    celle du japon est de 17% de son pib
    celle du royaume uni est de 15% de son pib
    celle du brésil est de 10% de son pib
    celle de taiwan est de 35% de son pib !
    celle de la russie est de 8% de son pib
    celle des pays du golfe est de 22% de leur pib
    celle de la suisse est de 20% de son pib
    celle du canada est de 6% de son pib
    celle de singapour est de 25% de son pib
    celle de la thailande est de 20% de son pib

    etc…

    Ceci montre clairement que les premiers défauts de paiement du trésor américain (c’est bien de cela qu’on parle ici) auront bien plus de conséquence pour beaucoup de pays, tel la chine, le japon, le royaume uni, le brésil, taiwan, la russie, les pays du golfe et même la suisse avant que l’euro « n’explose »!

    Pourquoi cette insistance à toujours vouloir, en dépit des faits, que l’euro soit le maillon faible du système monétaire international?

    1. @Chris

      On a compris depuis longtemps que votre discours était uniquement soutenu par votre volonté de croire mordicus dans le bien fondé de votre choix de transférer vos avoirs du dollar vers l’euro – plus quelques lingots pour la soif. Vous avez le mérite de la cohérence dans la continuité. Mais c’est tout. Que vous vous aveugliez, fort bien, grand bien vous fasse, mais votre acharnement à voumoir aveugler de concert votre prochain outrepasse de beaucoup selon moi les justifications douteuses d’un banal prosélyte et je le rangerais volontiers dans la catégorie des motivations propagandistes injustifiables plutôt que dans celle des combats de sincères croisés de l’Euro ou celle des illusions prophétiques censément auto-réalisatrices…
      Bref, je vous comprends, il fait encore bon vivre à Nice, mais désolé, ça ne durera pas comme les impôts.

      1. @vigneron,

        1. je n’ai pas d’avoirs en euros, je vous l’ai pourtant déjà dit, tout ce que j’ai sont les actions de mon entreprise aux Etats Unis et un peu d’or.
        2. si je vis sur la côte d’azur c’est que mes parents vivent ici et que je souhaite passer les dernières années de leur vie près d’eux
        3. plutôt que vos suppositions ridicules sur mes avoirs, qui n’intéressent personne ici à part celui qui écrit ces lignes, et votre acharnement à vouloir me mettre une étiquette sur le dos, je vous prie de commenter ce que j’écrit.

        Je ne crois pas être le seul ici à vous le dire, loin de la, mais vos procès d’intentions puériles et répétitifs n’intéressent que vous.

      2. Salut vigneron!

        Ce que tus dis c’est beau comme un prêche du curé de Cucugnan, mais je n’y vois aucun argument contradictoire.
        Ce qui ne m’empêche pas de penser que l’euro va quand même se casser la figure, mais si tu veux convaincre les indécis et les europhiles nourris au blog de JQM, il faut autre chose qu’un effet de manche théâtral.

      3. @chris06 le 27 juillet 2011 à 13 h 56
        Allez, un beau geste, donnez votre « peu d’or », ou mieux posez le discrètement à l’Ariane, 16 rue Amédée-VII-Comté-rouge, sous le vide-ordure du troisième étage.

      4. @ Vigneron.

        « et je le rangerais volontiers dans la catégorie des motivations propagandistes injustifiables… »

        Un vrai séminariste ce vigneron… venant de vous, faut quand même oser.

      5. @Chris

        Cause toujours. Un anglais quittant sa zone Pound pour faire son bizness en zone dollar triomphante, venant opportunément et en « fin de compte » soutenir ses vieux parents en zone euro, sous le soleil de la côte d’azur et qui nous serine à longueur de temps sa foi dans l’euro, qui s’emploie sans relâche à la défense et illustration de la sage BCE, qui amadoue son monde jorionien en évoquant incidemment son dégout de ce qui l’a nourri de fait jusque là, mais tout en affirmant ad nauseam, par exemple, que l’IPVP de Jorion est décidemment totalement délirante d’utopisme béat, en désaccord avec toute analyse tant soi peu radicale du taulier et jouant ou se défilant de toutes ses propres contradictions, celui-là oui, définitivement, je me permets de me poser des questions sur ses motifs et sa sincérité et de lui faire part de mes conclusions.Vous avancez masqué et vous n’êtes plus pour moi que ce masque, grimaçant, uniquement grimaçant.
        Ad hominem ? Je veux mon n’veu !
        Procès d’intention ? Pour sûr ! C’est l’objet réel de tout débat. Les procès tout court c’est au tribunal pour des débats pour le moins tardif, le mal étant fait. C’est cartes sur tables qu’il faut jouer, sans rien sans les manches ni cartes biseautées. Bref, j’aime rien moins que les tricheurs et vous m’en avez tout l’air, quoi que vous disiez, quelle que soit la carte que vous avanciez.

      6. @vigneron,

        j’ai passé toute ma jeunesse et j’ai fait mes études en France. J’ai travaillé quinze ans dans des pays de la zone euro (france, allemagne, pays bas, espagne), quatre ans en asie et quatre ans aux états unis. Je suis revenu sur la côte d’azur où j’ai passé toute ma jeunesse et où mes parents habitent depuis près de 50 ans.
        Je ne vois pas en quoi ceci est un crime à vos yeux.

        sa foi dans l’euro

        je n’ai foi en rien et certainement pas en une monnaie

        la défense et illustration de la sage BCE

        vous devez me confondre avec un autre

        affirmant ad nauseam, par exemple, que l’IPVP de Jorion est décidemment totalement délirante d’utopisme béat

        je n’ai jamais affirmé ceci, vous êtes un menteur

        Procès d’intention ? Pour sûr ! C’est l’objet réel de tout débat.

        Bravo, ceci clos dorénavant tout débat avec vous.

      7. @ Chris

        Je ne trouve pas votre masque trop désagréable, il y en a de plus grossiers… Par exemple celui du viticulteur qui aurait bouffé 30K€ l’an dernier… C’est normal, le pauvre garçon a oublié de s’occuper de ses vignes et passe toutes les journées de la semaine derrière son ordinateur, week-end compris, à faire du pro-… par tirades successives plus ou moins intéressantes. Mon frère est viti, il gagne à peu près correctement sa vie, même s’il ne fait pas de folies, mais lui passe ses journées dehors et se casse le dos… on peut pas tout faire.

      8. @Vigneron : vous êtes un gros lourd et vos attaques personnelles sont déplacées. Votre « personnage » n’est pas toujours très crédible non plus et vous seriez poli d’arrêter de nous faire supporter vos verbiages glaireux. Merci d’avance 🙁
        @ la modération : désolé mais je trouve déplaisante cette arrogance grandiloquente et agressive.

      1. je trouve les catégorisations et classifications à la mode, la sempiternelle image de la cascade de dominos comme étant celle qui va décrire l’effondrement du système monétaire international, particulièrement lassants!

      2. @chris

        lassants

        Té ! Encore de l’anti-jorionisme primaire ! Pour le coup c’est vous qui devenez « lassant », et ultra-prévisible…

      3. @vigneron,

        il me semble que Paul Jorion est beaucoup plus subtil et infiniment plus précis dans son argumentation…

        que vous fassiez l’équivalence de ce qu’il écrit avec cette image de la cascade des dominos ne fait que démontrer votre manque de subtilité.

    2. @ Chris 06 :
      « Pourquoi cette insistance à toujours vouloir, en dépit des faits, que l’euro soit le maillon faible du système monétaire international? »
      Parce que l’euro est la seule monnaie, outre le dollar, scripturale ET fiduciaire qui soit la monnaie UNIQUE d’un même espace multinational dans le monde.
      Et qu’il ne bénéficie pas de l’antériorité qu’a pu avoir le dollar pour s’imposer sur un espace multi-étatique, notamment juste avant la guerre de sécession (Coinage Act of 1857).
      Or, si même le dollar, monnaie de référence mondiale, s’effondre, combien de temps faudra-t-il à l’euro qui n’a qu’un peu plus de 10 ans d’antériorité pour le faire ?
      Sauf à transformer ce même euro, monnaie unique, en monnaie COMMUNE, s’appuyant de surcroît sur une chambre de compensation.
      Mais ça, il faudra bien une catastrophe comme l’effondrement du dollar pour que cela advienne.
      Paradoxalement, c’est donc une chance unique pour l’euro qu’un tel effondrement advienne.
      Encore faudrait-il que les institutions politiques s’en saisissent !!

      1. Or, si même le dollar, monnaie de référence mondiale, s’effondre, combien de temps faudra-t-il à l’euro qui n’a qu’un peu plus de 10 ans d’antériorité pour le faire ?

        cela fait dix ans que le dollar s’effondre face à l’euro.

        Quand vous dites « si le dollar s’effondre », il va s’effondrer face à quoi, à votre avis?

        Le dollar ne peut s’effondrer que si ceux qui détiennent des bons du trésor américains et des titres en dollars les vendent. Mais que vont ils acheter à la place? Pensez vous qu’ils ne vont acheter que de l’or? Vu que la zone euro est la région du monde la moins exposée aux bons du trésor américains, ils vont surtout acheter des titres en euros.

        Les gens répètent tous, le dollar va s’effondrer, sans se poser la question de ce que cela signifie. Si le dollar s’effondre, c’est bien face aux autres devises.

        La conséquence de la dégradation de la note des Etats Unis sera que l’euro monte encore plus qu’il l’a déjà fait face au dollar.L BCE sera bien obligée d’intervenir en injectant des liquidités pour éviter que l’euro n’apprécie trop face au dollar. Je ne vois pas en quoi ceci risque de causer la fin de l’euro.

      2. Chris,
        jusqu’en 2002, ce fut l’inverse pour le dollar et l’inversion ne date que depuis 2003 et n’a dépassé 1,2 définitivement que depuis 2006, soit peu de temps avant la crise actuelle, dont l’origine est … US : des explications peuvent donc être convoquées sur ce fait, y compris sur la dévaluation de fait que les US ont laissé appliquer au dollar pour booster les exportations.
        Vous ne raisonnez qu’en termes de vases communicants, ce qui est juste quand la liquidité interbancaire n’est pas freinée : on passe donc allègrement des T-bonds aux obligations européennes, pour ensuite aller sur le forex et revenir par des swaps d’intérêt ou le SP500 …
        Ce que vous évoquez semble ‘logique’, sauf que cela ne l’est pas.
        Car si un défaut, même partiel, est reconnu, pour les US sur les sous-jacents réputés pour être les plus sûrs, c’est tout le système qui s’effondre parce qu’il est fondé sur … la confiance.
        Si dans un coin du système (à fortiori en son centre !), la crainte de la contagion (risque systémique oblige, par le biais des contre-parties, mêmes ‘minimes’ pour les créances européennes) se transforme en contagion de la crainte et finit par bloquer l’ensemble du système interbancaire, comme en 2008.
        Votre raisonnement n’est valable que pour un système qui fonctionne, pas dans le cadre d’une crise systémique de confiance, où le dollar en est la clef de voute.

        « La BCE sera bien obligée d’intervenir en injectant des liquidités pour éviter que l’euro n’apprécie trop face au dollar. » : fort bien mais lesquelles ?
        La BCE est déjà saturée de sous-jacents plus pourris les uns que les autres …
        Quoi, faire du QE, en achetant plus de dette publique, comme les US, en créant pour se faire les liquidités correspondantes ?
        Ou en créant ex-nihilo les dites liquidités, pour générer de l’inflation ?
        Et comment les injectera-t-elle ?

        Une crise de solvabilité, créé par un défaut, si minime soit-il, ne peut être résolue par l’injection de liquidités : l’exemple US, justement, montre que c’est impossible.
        Pour le dollar, monnaie de réserve mondiale.
        A fortiori, pour l’euro.
        Et que l’euro passe ou non monnaie de réserve mondiale ou pas, cela ne change rien à l’affaire.
        Cela ne fait que retarder l’échéance.

    3. @Chris06,
      Vos chiffres sont particulièrement éclairants sur la répartition du risque de contrepartie publique en dollar dans le monde. Mais là n’est pas le problème immédiat. Le problème immédiat est celui de la liquidité internationale des paiements. Plus aucune zone monétaire n’a la base économique suffisante pour porter l’émission de liquidité mondiale. Ou bien, les Européens prennent leurs responsabilités et créent la monnaie de réserve mondiale qu’ils ont la capacité de gérer justement parce qu’ils ont une balance de crédit équilibrée avec le reste du monde. Ou bien tout le monde part au tapis.

      1. Si la note des Etats Unis est dégradée, ceux qui détiennent des titres en dollars vont vouloir en vendre une partie pour acheter des titres en euros puisque c’est la région du monde qui est la moins exposée aux bons du trésor américain. Les réserves mondiales vont passer de 65% $ / 25% euros à 55 ou même 50% $ et 35% euros. Le risque c’est que l’euro monte beaucoup trop face au dollar, donc il faudra bien que la BCE intervienne et augmente drastiquement la liquidité en euros pour compenser.

      2. @chris

        Poularde de Loué ou pintade fermière de St Sever votre lecture d’entrailles du jour ? Nous vous en prions à genoux, Cricri cot cot codec, donnez nous aujourd’hui vos sources de ce jour !

        Prière Christienne (version 06,dite « niçoise »)

        Notre BC€

        Qui es aux Ci€ux

        Que Ton Nom soit sanctifié

        Que Ton Règne vienne

        Que Ta Volonté soit faite sur la t€rre comme au ci€l

        Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour

        Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux
        qui nous ont offensés (surtout ce mécréant de vigneron)
        Et ne nous soumets pas à la tentation (l’Oooor)

        Mais délivre-nous du mal ($)

        Car c’est à Toi qu’appartiennent : le Règn€, la Puissanc€ et la Gloir€.

        Am€n.

      3. Pierre,

        Le véritable problème immédiat de l’homme c’est la finance : tant que la monnaie sera créée par anticipation, elle sera excédentaire et permettra à la finance et autres ponctions de faire en sorte qu’elle le reste, excédentaire. Et la suite, on la connaît : l’homme reste prisonnier du marché.

        Prisonnier il ne peut empêcher le système de fonctionner, quelque soit son mode de fonctionnement : financiarisation, fonctionnarisation, militarisation, terrorisation, consumérisation, colonialisation, religionisation, …

        Qu’est ce qui vous gêne dans le fait que l’on provisionne de manière obligatoire uniquement les besoins humains de base ? N’est-ce pas le rôle d’une démocratie ? Je suis sûr que votre monnaie peut se l’imposer.

        Que ceux qui ensuite souhaitent consacrer (une partie de) leur vie à l’échange monétisé (marchandisation : consommation/production, via le salariat) le fassent !, tant qu’ils n’emmerdent pas au propre comme au figuré le reste du Monde. Je suis sûr que votre monnaie peut les contraindre à laisser les lieux au moins dans le même état qu’ils les ont trouvés.

      4. @Chris06,
        La raison qui empèche la Fed d’approvisionner le monde en dollars est la même qui empêchera la BCE de substituer l’euro au dollar. La BCE est saturée de collatéral en dette publique de mauvaise qualité. Elle sera obligée de laisser l’euro se réévaluer en dollar ce qui provoquera l’effondrement de l’activité économique européenne. Sauf si comme le dit Zebu, les Européens émettent une monnaie commune de réserve adossée non pas exclusivement à des actifs européens mais à n’importe quel actif international déposé et garanti dans la chambre de compensation européenne en droit européen.
        Le système qui s’effondre est celui qui adosse la valeur des monnaies nationales aux dettes de l’économie des États-Unis lesquelles sont garanties par la dette publique du Trésor US. Remplacer le dollar par l’euro adossé aux dettes publiques européennes, c’est conserver le même système et ruiner l’Europe comme les États-Unis. Le système qui s’effondre est celui de la dette spéculative mondialisée que les banques et les Etats émettent sans règles pour ne pas rémunérer le travail à sa valeur réelle et accumuler des plus-values dans les paradis fiscaux.

    4. @ Chris06

      Vous aurez compris par mes questions parfois naïves que je ne suis pas un financier.
      Aussi, soyez indulgent avec ma réponse à votre tableau d’avoirs de dettes en dollars.

      Je pense que vous avez tort parce que vous sous-estimez complètement la question des produits dérivés sur ces dettes. Si je me souviens, ces produits (CDS et autres) mobilisent des sommes effrayantes par rapport aux montants nominaux auxquels ils sont adossés. C’est le fameux effet de levier dont se gargarisent tous les financiers sortis de la cuisse de Jupiter.

      Aussi, sans connaître le détail des expositions aux risques systémiques de ces outils – François Leclerc m’a dit ici-même que personne ne savait exactement qui était exposé à quoi parce que personne ne savait exactement ce qu’il avait en magasin ! – il y a fort à parier qu’une petite exposition de 3% devienne en fait un Léviathan de 50% ou plus. Par un simple effet de domino.

      Sans doute que certains pays s’en sortiront mieux que d’autres. Personne ne le nie. En revanche, l’Euro de par sa constitution en panier de monnaie est nécessairement exposé de multiples façons. Je dirais à l’infini vu le nombre de combinaisons d’expositions possible. En tous les cas, beaucoup plus qu’une simple monnaie/devise nationale bien de chez elle.

      C’est tout.

    5. @ chris 06

      Comme toujours , vos données chiffrées bien plus intéressantes que les préjugés sur les personnes.

      En cas de non remboursement de la dette américaine, Il y aurait forcément un effet domino dû aux ennuis rencontrés par des pays fortement exposés.

  31. Personne n’invoque une des plus terribles conséquences du défaut de l’Etat fédéral .

    Les émoluments et retraites des membres du Congrés pourraient ne plus étre versées , tout au moins partiellement ou différées .

    Je ne crois pas qu’il existe des CDS pour ce genre de choses ou autres assurances .
    Chaque membre du Congrés est amené par là à considérer sa situation personnelle .
    Ceci aurait alors une conséquence politique : pour se dévouer au bien public , il faudrait
    bénéficier d’une fortune ou/et dépendre de dons (assez généreux compte tenu des frais) .
    De plus la suspensions de dépenses de l’Etat aurait des effets sur les districts locaux .
    Ce genre de soucis , terre à terre , je le concéde ne me parait pas tout à fait négligeable , surtout pour les Républicains , l’administration étant Démocrate .

  32. Les USA ont ils intérêts à jouer le défaut et laisser le dollar s’effondrer pour effacer la dette colossale du pays ?

  33. Votre témoignage est un du genre qui, malheureusement ou heureusement, se passe de tout l’appareil judiciaire:
    il interroge les législations.

    J’espère qu’il augmentera les compréhensions.

  34. Pas tout suivi l’affaire, mais si j’ai bien compris, qu’il y ait compromis ou non importe peu : ce n’est pas tant le risque de défaut US qui importe réellement, mais bien la réalité d’un défaut de soutien socio-politique minimal à une base de compromis que les agences sanctionneront.
    On a oublié que les agences de notation ne notaient pas QUE les aspects économiques et financiers mais bien TOUS les risques en lien avec des positions financières.
    Les risques institutionnels, sociaux et idéologiques sont bien réels.
    Les agences de notation les intègrent donc.
    Logique.
    Il est donc logique que les agences de notation soient dépassées par la propre logique du système auxquelles elles appartiennent.
    La logique va donc tout simplement conduire ce système à produire un défaut majeur.
    Et ce, quelque soit les ‘volontés’ des acteurs parties prenantes dans ce système.
    J’ai raté un épisode ou la série en entier ?
    @ PSJ : l’égocentrisme (ethnocentrisme ?) US, trait culturel majeur et partagé par tous les acteurs (hormis quelques exceptions), quelque soit leurs bords idéologiques, ne peut que participer à occulter le fait que l’Etat fédéral est la charpente mondialisée qui soutien l’édifice du dollar. En ne soutenant plus cette charpente, la cabane tombera sur le chien, comme on dit au rugby.

  35. Mince!!!
    Je me suis trompé d’endroit où envoyer mon com…
    C’était pour le dialogue « Les états-unis ce soir ».

    Please, effacez tout le reste, sorry, shame…

  36. Parler uniquement de dettes de detes de dettes et particulièrement de la dette publique comme de l’effondrement de la signature américaine, pierre de touche du système politique, militaire, économique et financier mondial tend à nous faire oublier non seulement que le problème initial était la dette privée des ménages américains mais encore que cette dette privée relayée par la dette publique et la monétsation était le strict parallèle du gonflement des capitaux financiers à la recherche de rendements puis de sécurité de certains ménages américains ou occidentaux ou des excédents commerciaux des émergents voire des trésoreries excédentaires des sociétés non financières désendettées , bref de l’épargne excessive en mal de placements, soit directement issue en très grande partie de l’allocation intensément inégalitaire des gains de productivité et de la croissance mondiale sous régime politique néolibéral.
    Mais trente années de financiarisation et dérégulation néo-libérales qui n’étaient selon moi que la suite inéluctable de l’échec politique de la parenthèse keynésienne des trente glorieuse à changer aussi bien le disque dur du capitalisme politique qu’à déjouer les pièges des tentations nationalistes. Cul-de-sac. Le XIXe n’est toujours pas réglé. Retour à la case départ, un siècle en arrière, très exactement, 1913. Manque qu’un Jaures à flinguer.

    1. Mais durant les 30 Glorieuses, n’était-ce pas l’inflation qui remplaçait la dette? Nos sociétés consuméristes n’ont-elles épuisées tous les scénarios qui masquaient les limites d’un monde fini?

    2. Le feuilleton/ fiction de l’été du journal Le Monde dans son épisode d’aujourd’hui (Le Monde daté 28 juillet) reprend l’idée émise par certains à la fin des années 90 comme quoi l’Europe n’aurait été créée que pour gérer la relation franco-allemande, autrement dit ce serait l’édifice européen qui permettrait à l’Allemagne et à la France de se tenir côte à côte. Tout craque désormais, la balkanisation de l’UE est en route car les non-istes n’ont pas compris en 2005 la portée de leur choix (ouhla, ça va hurler !), en sommes-nous pour autant à un retour en 1913, c’est hasardeux.

  37. On ne parle que de l’endettement public qui est très mauvais, mais n’oublions pas l’endettement public qui est lui aussi catastrophique. (à l’instar de l’Espagne).

    Si l’un s’écroule l’autre aussi !

    1. Il y a dupont et dupond, comme il y a public et privé 🙂
      (ne vous inquiétez pas, mon clavier me fffait aussssi des caprices …)

    2. J’imagine que vous voulez dire endettement privé, qui est effectivement assez lourd en Espagne et aux USA (credits « revolving » via cartes de crédit).

    1. Et idéologiquement bien orienté .. TP :
      « The 114.5 Trillion dollar super-skyscraper is the amount of money the U.S. Government
      knows it does not have to fully fund the Medicare, Medicare Prescription Drug Program,
      Social Security, Military and civil servant pensions. It is the money USA knows it will not
      have to pay all its bills.
      If you live in USA this is also your personal credit card bill; you are responsible along with
      everyone else to pay this back. The citizens of USA created the U.S. Government to serve
      them, this is what the U.S. Government has done while serving The People
      . »
      No comment.

    2. Quel stratège ! Quel visionnaire ! Quel penseur ! Quelle expert des fins ultimes zé cachées de l’Histoire et de la psychologie des foules zhébétées ! Quel Art d’écrire geandiose ! Quel humaniste ! Quel Génie Universel ce Philippe Grasset ! Quel Grand Initié !
      Qu’est-ce que le monde attend pour le mettre à la Maison Blanche, à la tête du Pentagone, de l’UE et de la FED ? Je vous le demande un peu ! Qu’on se marre au moins en finissant d’expirer…

      1. Question spirituelle pour un Vigneron:

        Quelle place faites-vous au « nul »?

        Votre réponse est très importante pour moi parce que « nul » renvoie à un système de valeurs, à un utilitarisme, et je ne crois pas qu’on puisse combattre un utilitarisme par un autre utilitarisme, source inépuisable de mélancolie.

      2. @Michel Martin

        ???? Pourquoi tant de haine ? C’est quoi le rapport ?
        Nul ? Zéro quoi ? Keske vous m’demandez là mon brave ! Moi qu’ai déjà du mal avec 1, alors avec 0 !
        Allez pour vous faire plaisir je dirais que le nul, le zéro se situe à l’exact milieu entre le positif et le négatif, le seul centre incontestable, du fini comme de l’infini, l’absolue neutralité, une sorte de perfection mathématique de l’in medio veritas de nos chers grecs, le paradis des imbéciles heureux, l’ataraxie à portée de calculatrice. Vive la nullité ! Gloire au Grand Nullissime !
        Bref je me contrefous du nul et des nuls, du neutre et des suisses.

      3. Vigneron,
        Oui, la haine, c’est un bon sujet, c’est bien de l’exclusion dont il s’agit, et la haine exprime bien une forme d’exclusion.
        Pour préciser, je ne me connais pas de haine envers vous, ou alors très peu. Non, plutôt une curiosité qui ne trouve pas à se satisfaire. C’est que vous intervenez beaucoup, presque toujours avec une verve plutôt amusante, pas toujours avec argumentation, la plupart du temps à la hache. Il ne fait pas de doute pour moi que vous avez une formation et une maturité politique solide qui vous permet d’émettre ces sentences souvent sans appel qui renvoient à un jeu de catégories très définies. Alors, la place du nul ou la place de l’idiot, du faible etc… m’a semblé une bonne façon de questionner votre grille de jugement. C’est une question d’ordre spirituel, a-hiérarchique, hors de tout classement. On ira tous au paradis, même moi… C’est une question politiqueet d’ordre spirituel qui me semble très importante, parce qu’en général en politique, on oublie que quand on promeut un système cohérent de valeurs, un ensemble de catégories, aussi louable apparaît-il, dans le même temps, on fabrique des exclus, des ornithorynques. Voilà pourquoi vos intervention musclées suscitent mon interrogation, quand bien même vous vous défendez de tout isme. Dis autrement, je me demandais si vous étiez plutôt « entarteur » ou plutôt candidat à l’entartage.
        La question de la mélancolie est liée. La mélancolie, c’est le fait d’avoir intégré sa propre nullité, d’être persuadé une part de soi qui ne vaut rien. D’une certaine façon, c’est cousin du syndrôme de Stockholm. Le jeu de catégories dominante peut vous indiquer votre part de nullité et vous le prenez pour vous. La démarche spirituelle est une voie possible de libération vis à vis de la mélancolie qui nous touche tous. C’est dire à l’autre qu’on lui fait une place, aussi mauvais soit-il, quand bien même on se bat contre lui, en particulier sur le plan politique, le plan des décisions collectives. Par exemple, je ne voterai pas pour un président qui ne sait pas exprimer ce niveau spirituel mais qui au contraire exacerbe les différences, souffle sur les petites braises, réanime les haines et les mélancolies.

  38. Effrayant tout ça.

    On peut même se demander si les USA auront les moyens de rapatrier tous les personnels militaires et administratifs répartis dans toutes leurs bases du monde, notamment les GI en Afghanistan et Irak (cf. les touristes américains bloqués à l’étranger lors d’un épisode de baisse du Dollar.)

    1. Très bonne remarque. Et que feront 1 million de militaires qui ont appris à tuer et qui se retrouvent soudains au chômage dans un monde où il y a plus d’armes que de citoyens ?

      1. Ils se vendront comme mercenaires aux plus offrants. Avec « une spécialité comme savoir tuer » ils trouveront du travail de part ce vaste et triste monde.

    2. ce qu’il y a de plus inquiétants, c’est que les USA ne rapatrieront probablement pas le matériel militaire…l’Afghanistan est maudite…l’Irak aussi…

  39. Pour les hôpitaux et bien d’autres structures, on prévoit un groupe électrogène de secours afin de pallier aux pannes de secteur qui ne manquent pas de se produire.
    Est-ce qu’on ne pourrait pas concevoir un groupe monétaire de secours pour pallier à la panne de liquidité du réseau monétaire international, le temps que le courant soit rétabli?

    1. Je pense effectivement, que c’est une très bonne approche.
      Je dirais même l’exigence d’un tel système, permettrait d’éviter d’être pris en otage par la finance.

  40. @ Kalashi

    [ On ne parle que de l’endettement public qui est très mauvais, mais n’oublions pas l’endettement public qui est lui aussi catastrophique. (à l’instar de l’Espagne).]

    Je n’ai pas compris le sens de cette phrase.

  41. Pierre,

    Quand l’État devient un poids pour la société, pour la démocratie, il est temps de s’en débarrasser.

    Les cotisations sociales, la participation de l’individu à la société, doivent être la base de cette création [monétaire], sa seule partie obligatoire ; sinon on connaît la suite, on assiste par exemple à l’expansion des ministères chargés de collecter – et d’utiliser ! – ces cotisations, véritables organismes dans le vivre-ensemble qui cherchent avant tout à s’épanouir, à se développer, donc qui réclament des budgets toujours croissants sans que ces augmentations ne correspondent à un besoin réel exprimé par le peuple ! C’est ce qu’on appelle un comble ! Et ainsi la quantité de monnaie croît ! C’est la multiplication des petits pains version moderne : on aime bien à y croire*. (Ici)

    En s’occupant avant tout de répondre aux besoins (nourriture, logement, santé, sécurité, éducation, …) des individus :

    – on interdit le développement incontrôlé des différents ministères en limitant leurs ressources au strict nécessaire,

    – on libère du temps pour que le citoyen puisse s’investir dans la réflexion les concernant,

    – on diminue la quantité de monnaie émise, ce qui permet de diminuer les ponctions possibles (celle de la finance par exemple) et autres déviances liées à l’excédent de monnaie en circulation.

    PS : j’attends toujours votre réponse, ici ou

  42. And ??

    *MEDIA ALERT** Military Training Exercises to Take Place In and Around Boston
    | | More
    For Immediate Release
    July 25, 2011
    Released By:
    Mayor’s Office For More Information Contact:
    Mayor’s Press Office
    Press.Office@cityofboston.gov

    Joint federal military training exercises will take place within and around the Boston area between July 26th and August 5th. Military personnel will conduct training exercises to ensure the military’s ability to operate in urban environments, prepare forces for upcoming overseas deployments, and meet mandatory training certification requirements. Helicopters will be used in some exercises.

    The Boston Police Department is working with military personnel to coordinate training sites that will minimize negative impacts on our Boston citizens and their daily routines. Safety precautions have been taken to prevent risk to the general public and the military personnel involved. With that, training site locations are not open to the public and will be guarded by uniformed personnel to provide additional safety.

    source zero hedge

      1. Bravo Popol, retourner sa veste le même jour entre 10h28 ( réponse à bardaffe) et 16h 25 pour dire exactement la même chose que lui relève de l’exploit, du tout grand art, du génie.
        Apparemment il n’y a pas que le cours du $ qui fluctue , il avis autorisé des « économistes sérieux » suivent.
        Et si on s’achetait tous une canne à pêche?

      2. Vos luminosités, daignez n’éclairer. Quel est le l’exposant de l’équation initiale?
        Je maintiens l’option canne à pêche (et toujours au premier degré)

  43. Brèves de corbeille, en attendant la mort.

    – L’euro baisse face au dollar, le marché scrute les Etats-Unis
    . J’espère qu’ils ont mis les lunettes fumées …

    – FMI : la France devra faire des efforts supplémentaires pour réduire le déficit.
    . Qui a cru un jour que la grenouille pouvait se transformer en princesse ?

    – Les amendes de stationnement à 17 euros dès le 1er août
    . Allo FMI ? …. Non ? … M’enfin !

    – France : défaillances d’entreprises en baisse en février
    . il y a un je ne sais quoi en février, les experts s’interrogent …
    (et puis il y a en beaucoup moins qui peuvent fermer)

    – Après la sécheresse, la pluie menace la récolte de blé
    . Si vous êtes spéculateur, faites des provisions de caviar

    Pour les thèmes, crédit Boursorama (une mine)

  44. Techniquement le President des USA peut faire valoir son veto et relever le plafond étant donné que les républicains n’ont pas les 2/3 des voix nécessaires à s’opposer a ce même veto ou encore utiliser le 4 éme amendement de la constitution ?
    Cela ne change en rien la profondeur des analyses que vous proposez mais à gagner un peu de temps …

  45. De l’eau au moulin :

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE76P0RP20110726?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0&sp=true
    « L’administration Obama a précisé mardi qu’elle était dans l’incapacité d’avoir recours au quatorzième amendement de la Constitution pour contourner le Congrès et relever de son propre chef le plafond de la dette. »
    Responsable : le congrès. C’est légal, çà c’est bien, mais çà ne va pas calmer le jeu. En plus, ce n’est pas si courant qu’un président n’essaye pas de se passer du congrès, très opportunément ici.

    « Alors que l’intervention télévisée, lundi soir, du président Barack Obama au sujet de l’impasse sur la dette n’a pas laissé entrevoir d’avancée, les Américains se disent très majoritairement préoccupés par la crise actuelle de la dette nationale, montre un sondage Reuters-Ipsos publié mardi.
    Selon cette enquête, une majorité d’entre eux soutiennent le compromis avancé par Barack Obama pour débloquer la situation. »
    Un peu de pression médiatique…
    « L’agence de notation a réaffirmé que sa décision d’abaisser ou non le « AAA » des Etats-Unis prendra en compte la capacité des élus américains à « se mettre d’accord sur un plan prenant à bras le corps le déficit fédéral et proposant une solution crédible pour alléger le fardeau de la dette du pays ». »
    Même un accord, semble t il ne sera pas suffisant : il faut un bel accord.

    En général, dans le film, le héros débloque la situation in extremis. Là, il a refilé la patate…

    Mr du Jonchay :
    « Ils sont soutenus par l’essentiel des classes moyennes qui ne voient pas l’utilité des administrations fédérales trop éloignées de leur démocratie locale. »
    J’aurais tendance à penser aussi que ce sondage est exagéré.

    « Il est donc très possible qu’un consensus des contraires se dessine pour laisser tomber l’État fédéral avec sa dette. »
    Dans l’immédiat, ou à terme, sous le poids du bidule? Le texas a encore la possibilité légale de sortir de la fédération, je crois. Çà y vote républicain, non?

    « Il n’y a que les Européens qui aient inventé l’État de droit multinational. »
    Oui, champions, les Suisses. Les belges aussi, mais çà tourne mal on dirait…à mon avis, la politique régionaliste de l’UE n’y est pas pour rien. L’espagne ou l’italie, sont intéressantes de ce point de vue, ainsi que la france et l’angleterre (on revoit fleurir le drapeau blanc à croix rouge, l’union jack se séparant doucement), chacun à sa manière. Et d’autres…
    C’est vrai que sur ce sujet, les européens sont de vieux renards. On n’a jamais tenu longtemps sous une unité politique, ce qui n’a pas empêché de nombreux accords et de riches relations.
    Les royaumes combattants de chine furent unifiés sous un empereur avant d’harmoniser leur poids et mesures ; la science, certes plus longue, harmonisa ceux d’europe.

    Pour lier les deux dernières citations, de manière certes tendancieuse : les eurobonds, tels qu’énoncés par Juncker, sont ils un facteur d’union, ou un facteur de séparation? Je pense principalement aux 12 000 milliards de dette supplémentaire (avant levée des plafonds mobiles, comme aux USA) qu’il évoque, l’air satisfait. Ce qui équivaut à un doublement de la dette des pays européens, quand même.

    « Il leur incombe d’en créer l’instrument de compte qui permettra aux États-Unis de survivre comme ensemble cohérent en dépit de la faillite du dollar. »
    … »Ils » pensent déjà l’avoir : l’euro, monnaie unique. Dommage, c’est vrai que c’est une occasion géopolitique assez rare…

  46. De Villepin propose le revenu social minimum de 800E avec des bonus pour les smicards pour raisons de justice sociale, financé sur l’évasion fiscale, et autre fuites de l’impôt… Il chiffre cela à 30 M. Le reste du discours de V ne m’a pas plus ce matin.

    C’est le genre d’antienne qui n’est jamais réalisée, de même que l’éradication de la pauvreté, le droit opposable au logement de Sarkozy…

    Face à la mondialisation, certains ne proposent rien comme le PS et l’UMP, d’autres comme Md Lepage l’intègrent à leur réflexion sous forme d’une velléité protectionniste, qui consiste en gros à remettre des douanes.

    Généralement cela fait fuir les capitaux, or Mitterrand déjà avait dû abandonner sa tentative de contrôle relatif de l’économie en 82… Donc ça ne sert rien aujourd’hui de faire des plans sur la comète sans se retourner sur le passé et voir ce qui a déjà été tenté :

    http://remacle.org/bloodwolf/historiens/diodore/livre1b.htm

    Ils (les historiens) essaient de ramener à un même ordre de choses tous les hommes, qui, avec une origine commune, ne sont distingués que par la différence des temps et des lieux. Ils se constituent, en quelque sorte, les ministres de la providence divine (03), qui soumet à un principe commun la distribution des astres et la nature des hommes, et qui, tournant dans une sphère éternelle, assigne à chacun leur destin. C’est ainsi qu’ils font de leur science un objet de méditation pratique. Il est bon de profiter de l’exemple d’autrui pour redresser ses propres erreurs, et d’avoir pour guide, dans les hasards de la vie , non la recherche de l’avenir, mais la mémoire du passé. Si, dans les conseils, on préfère l’avis des vieillards à celui des jeunes gens, c’est à l’expérience, qui s’acquiert avec les années, qu’il faut attribuer cette préférence ; or, l’histoire, qui nous procure l’enseignement de tant de siècles, n’est-elle pas encore bien au-dessus de l’expérience individuelle ?

    Voilà par quel côté pêchent les propositions de C. Lepage et de bien d’autres encore, qui jamais dans leurs programmes ne se réfèrent à l’expérience du passé, même récent !

    Le programme de C Lepage ressemble à celui de la « pré-mondialisation » des décennies 60-70, et si c’est là toute son inspiration, – elle ferait mieux de montrer où est le progrès de ce qu’elle apporte par rapport à ce qu’on a déjà eu. Ceci vaut également pour tout les autres !

    Les tenants de la mondialisation la réduisent finalement à quelques mots du genre « compétition », « concurrence internationale », libre circulation des marchandises et des capitaux.

    Or est-il suffisant d’adoucir la compétition … ? Ou faut-il la supprimer, car une compétition même douce est encore perdable. Voilà la question ! Md Lepage ne dit pas dans quel but remonter ses barrières douanières. Villepin ne dit rien sur la compétition internationale.

    La vraie question outre celle posée par J.B Say est celle de savoir si l’on accepte de continuer la compétition, ou pas. L’OMC ne gère qu’une compétition favorable au nord.

    Si on l’accepte alors on continue le libéralisme et rien ne changera à mon avis, puisqu’elle consiste à réduire les coûts, et donc les salaires.

    1. http://en.wikipedia.org/wiki/Ideology

      « ideology has no history » :

      Althusser also proffered the concept of the Ideological State Apparatus to explain his theory of ideology. His first thesis was « ideology has no history »: while individual ideologies have histories, interleaved with the general class struggle of society, the general form of ideology is external to history.

    1. Comme d’habitude, discours incantatoire : la croissance y pourvoira… Nos sociétés sont piquées à la croissance. Or il va bien falloir un jour prendre conscience de la finitude des ressources naturelles et/ou géologiques. Montebourg veut appliquer de vieilles recettes, il va dans le mur…

    2. extrait de la lettre citée ci-dessus :

      … »S’il m’était permis un conseil, Monsieur le Président, je vous conseillerais d’abandonner la présence insistante et permanente à vos côtés des institutions privées financières, pour vous ouvrir aux analyses des nombreux économistes indépendants et éclairés que nous avons en France. Vous comprendrez alors que les plans d’austérité que vous préparez avec vos amis du Gouvernement allemand de droite, dans la situation où nous sommes, nous fait courir le grand risque de tuer le retour de la croissance dont nous avons tant besoin… »

      rien que de trés juste dans ceci ! un conseil avisé, me semble-t-il …
      quant à la croissance : il y a le consumérisme stupide : aucun intérêt, et le retroussage de manche pour innover, inventer, créer, une économie tenant compte de la finitude, mais allant vers un progrès et une justice plus grande pour chacun, et non pour une minorité gavée !

      Je pense au hasard à Lordon, Jorion, Sapir, Généreux …

  47. Un sujet m’a effleuré tout à l’heure : quel peut être l’impact du stock d’or « confisqué » par Dick Nixon j’imagine que sa contrevaleur aujourd’hui, dans quelque monnaie que ce soit doit être loin d’être négligeable ? Certes une vente (massive) de ce stock aurait pour incidence une chute massive des cours de ce métal, mais ne serait ce pas pour les USA une façon « incolore/inodore » de se désendetter sur la durée ?

    1. @Alistair,

      Il me semble que c’est Roosevelt qui a confisqué les 8133 tonnes d’or à la FED en 1934 en les transférant au trésor.
      8133 tonnes = 8133 x 32150 = 261,47 millions d’onces
      A la place la FED dispose de gold certificates pour une somme de $ 11 milliards (c’est à dire valorisés à 42 $/oz).

      Il n’est même pas nécessaire au trésor américain de vendre ces stocks d’or. Il suffirait de revaloriser les gold certificates que possède la FED au cours du marché actuel, soit $1618//oz pour que la FED puisse liquider la différence c’est à dire (1618-42)$ x 261,47 mill. oz= $412 milliards sur les bons du trésor qu’elle a dans ses actifs.

      Ceci permettrait au trésor américain de dépenser $412 milliards de plus sans devoir relever le plafond de la dette, c’est à dire l’équivalent d’environ 6 mois de déficit au rythme actuel.
      http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/2009/10/how-much-gold-does-us-have-in-its.html

  48. Renault à annoncé des pertes importances du au sur-enchérissement de l’euro par rapport aux dollars !
    Devinez qui trinque, les ouvriers !
    Quelle plaie !

    1. Paolivaopo,

      Les ouvriers c’est bien connu, ça picole. Prenons un ouvrier et observons-le. Quand il gagne 100 par son travail, plus de 50 partent en cotisations, un paquet en TVA, taxes, impôts et autres frais « pour se rendre à son travail », etc., et au final il n’aura réellement produit par son travail que très peu : la monnaie en circulation du fait de son travail est disproportionnée par rapport à sa production réelle. Et après certains feignent de s’étonner des dégâts : ça s’appelle la science économique.

      Quelle plaie !

  49. Y’a pas à dire c’est un système parfait. Ils sont très forts.
    Tout s’écroule mais tout est parfaitement huilé :

    « Dans son rapport annuel, publié mercredi, le Fonds monétaire international, désormais présidé par Christine Lagarde, salue les efforts de la France, mais l’exhorte à aller plus loin dans la lutte pour la réduction du déficit public.  »

    « Déficit public : le FMI veut de la rigueur en France »
    http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/deficit-public-le-fmi-veut-de-la-rigueur-en-france-6606648.html

    1. Oui, Madame Lagarde prône des mesures de réduction axées sur les retraites et services de santé …
      Retour à la période avant guerre.

    2. Tancé par le FMI,menacé par les agences de notation,scruté par le marché,accablé par une météo pourrie,terrorisé par M. Jorion,achevé par PSDJ ,cherchons remède à la mélancolie.

  50. cool je comprend maintenant M Sarton du Jonchay .
    Pas de chance c est pour lire la fin d une civilisation.
    Mais bon personne n a dit que l on pouvait tout avoir en ce bas monde.

  51. Le onde n’en peut plus de toute cette dette , il faut faire mourir le systeme , la période est idéale…donc çà va se passer d’ici le 15/8/2011 et petit à petit , soubresauts par soubressauts le monde entier va répudier sa dette.
    Et en fin le monde respirera.

  52. Le capitalisme a trouvé ses limites dans la finance moderne ,celle du gain rapide .
    Le mamouth va se dégraisser et cette fois ci il n y aura pas le joker du preteur en dernier ressort .on va dans le mur et ce mur de dette va tomber faisant des victimes mais permettant, à condition d’une maturité démocratique restant à prouver ,de rebatir un contrat social .
    Les prochaines élections vont etre houleuses parceque rares sont nos politiques au niveau de l’enjeu et au courage de leurs convictions .
    J espère me tromper ,

  53. « Déficit public : le FMI veut de la rigueur en France »

    Plus il y aura de la rigueur et de la pingrerie partout et mieux le monde se portera,

    J’ai toujours eu très peur d’imposer trop de rigueur chez les autres, de peur qu’à mon tour la rigueur s’impose fatalement dans mon pays,

    Ah si seulement les gens très haut placés au FMI pouvaient toujours apporter de meilleures récoltes dans le même temps.

    Avec de telles positions de raison ils n’iront bien sur pas dire autre chose aux êtres.

  54. Bravo Sarko le président du pouvoir d’achat!!

    Le chômage augmente à nouveau en juin.

    Le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas travaillé du tout a progressé de 1,3% le mois dernier. Depuis le début de l’année, le marché du travail compte seulement 2100 chômeurs de catégorie A de moins.

    Les marché de l’emploi broie à nouveau du noir. Le nombre de chômeurs n’ayant pas travaillé du tout (demandeurs d’emploi de catégorie A) a fortement progressé au mois de juin, gagnant 33.600 personnes par rapport au mois précédent (soit 1,3% de hausse), si bien que les gains du début de l’année sont aujourd’hui quasiment effacés. Au cours du premier semestre, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A ne s’est finalement réduit que de 2100 personnes. Au mois de mai déjà, cette catégorie avait enregistré une hausse de 17.700 personnes, après quatre mois de baisse consécutive qui avaient laissé entrevoir une courte embellie sur le marché du travail.

    En tenant compte des demandeurs d’emploi travaillant à temps partiel (catégories A, B et C), le chômage progresse en juin de 0,6% sur un mois et de 4% sur un an. Au cours du premier semestre, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B et C s’est accru de 52.000 personnes, à 4,1 millions en juin.
    Nouvelle hausse du chômage des jeunes

    […]

    figaro.fr

  55. Dieu c’est prégnant aux States . Mayflower . Sorciéres de Salem. Puritains de la cote Nord-Ouest .
    In God we Trust sur le dollar , méme les franc-maçons sont croyants . On jure sur la Bible avant
    d’étre Président . Bref contrairement aux catholiques Dieu y est pris au sérieux , Dieu et le Pape
    çà fait deux .
    C’est trés tendance pour les traders depuis la crise de 2008 de faire la priére avant d’exercer .
    Toutes choses incompréhensibles pour nous . On pourrait dire la méme chose pour l’Allemagne
    il ne faut pas sous-estimer le coté Luthérien d’Angela Merkel .
    II fut un moment où Michel Camdessus aprés avoir été directeur du trésor , dirigea le FMI . Il est maintenant conseiller financier du Pape et se révéle trés fort en théologie .
    Il a laissé une trace de son action en particulier en Malaisie , un moment victime de ses services , à tel point qu’il y a crée une profonde allergie envers ses remédes immobiliers ,
    comme en témoignent quelques villes fantomes là-bas . La Malaisie a été le premier pays à
    se rebeller ouvertement contre le FMI , que ce pays soit musulman n’explique pas tout .
    Il y un rapport quand méme entre la religion et la finance , qu’il me semblerait bon d’éclaircir .

    1. La religion peut servir de cache-méfait aux argentiers, telle une feuille de vigne, pour leur donner du répit … ainsi que le bénéifice du doubte dans l’esprit des croyants.
      Quand quelqu’un invoque Dieu ou la religion, qui sommes-nous pour dire que cette personne, si puissante qu’elle soit, n’est pas sincère ?

      Cela fait gagner du temps !

      Dans toute religion il y a deux éléments – Dieu, et l’Eglise ou les institutions qui sont censés le répresenter. L’Argent a toujours voulu que les Eglises s’acoquinent avec Lui, mais personne n’a jamais vu Dieu s’acoquiner avec l’Argent. Il est de toute facilité de mettre Dieu dans sa bouche, mais de là à savoir si Dieu se trouve dans le coeur ou les mobiles de quelqu’un, c’est une autre paire de manches … et seul le Temps peut nous le dire.

  56. Mettez-vous à la place du Président Obama –
    Il a tendu la main aux Républicains les plus durs-à-cuire , jusqu’à faire corps avec eux, se séparant de tout ce qui pourrait sentir de près ou de loin le Parti Démocrate … et on lui a quand même tourné le dos, claqué la porte au nez !
    Que feriez-vous à sa place, pour calmer votre amour-propre … ?
    Même un Président est un homme, avec des droits à la dignité et à la fierté.

    1. Il s’est surtout écrasé devant les républicains depuis le début de son mandat dont il ne restera rien.
      Il a été mis la pour sauver le système en place c’est tout !

  57. @jorion

    Je pense que Vigneron a des problèmes d’argent. Vous devriez ajouter un second bouton « donate Paypal » sur votre blog pour l’enrichir un peu et le calmer. A force de vouloir flinguer tout le monde, il pourrait passer à l’acte. Cela ferrait mauvais genre car les menaces de mort sont illégales, même sur un blog avec un Pseudo….

  58. @Blake,

    En même temps, il est habitué.

    Le même Président avait déjà tendu la main à L’Iran et obtenu en retour le doigt de la dignité et de la fierté.

  59. peut-etre faudrait-il commencer a taper du poing sur la table.

    un blog ?
    les adresses des grands financiers, des grands detenteurs de patrimoines….?
    les localisations des centres d’archives bancaires , des lignes de transfets informatiques…?
    les armureries militaires ?

    un who’s who quoi … mais des choses sur lesquelles repose cette pyramide infernale et qui sont a notre portée pour inspirer la peur

  60. Le gouvernement allemand pense, appuyé sur des infos venant des députés américains, qu’un accord entre les deux parties sera possible en dernière minute. Il s’agirait d’une épreuve de force entre républicain et démocrates.

  61. Il se pourrait que Dieu nous parle au travers de nos turpitudes … Voyons comment je l’ai vu .
    En réfléchissant sur les dédoublements de période des systémes . Cela s’observe par exemple en nourissant une population de mouches dans un bocal . Cette population a une limite , méme en augmentant sa nourriture . En tournant le bouton d’un paramétre celui du taux de reproduction on constate que cette population connait des cycles d’amplitude de plus en plus grande et un dédoublement de période prévisible .
    Les variations d’amplitude sont de 4:56…(nombre trenscandant semblerait-il) pdt que les périodes doublent .
    Toutefois nous ne sommes pas des mouches , mais des homo sapiens sapiens , si c’était
    la réciproque pour nous , capables d’augmenter nos ressources et de diminuer notre tx de
    reproduction nous aurions des cycles dont les périodes sont en proportions de 4,56.. à chaque doublement pour nous distinguer des mouches .
    Or il se trouve que des historiens ont mis en évidence des cycles d’environ 250 ans et environ
    1000 ans , en gros dans un rapport de 4.56 comme celui de 250 au Kondratiev .
    Celui de 1000 ans est un cycle religieux , disons culturel pour étre plus large .
    Si l’on démarre vers l’an Mil le catholicisme ( ordre de Cluny , etc …) , qui correspond à l’apparition du « je » dans les langues , etc…: la culture occidentale , c’est bien Dieu qui nous
    parle , nous sommes au bout du cycle . Comme l’a dit un mécréant illuminé le XXI siécle
    sera sacré ou ne sera pas .

    1. Bravo en effet. Un précurseur de l’alimentation dans les pays en voie de sous développement? (europe, usa…)
      Cependant, la ration calorique de base pour un adulte moyen rien que pour le maintient de son métabolisme de base est de 1500kcal. Pour un enfant? on peut imaginer plus, je n’ai pas les chiffres, puisqu’il est en plein développement physique et psychique. Ici, une ration de 500kcal pour couvrir 24heures.
      Quelqu’un a t il des chiffres?

  62. « les Étatsuniens n’ont pas l’habitude de payer des impôts en temps de paix. »

    bah ,une chtite guerre contre l’iran fin 2011 en echauffement d’une guerre sino-américaine en 2012 apres l’élection d’un président républican forcené , et tout le monde cotisera ..

    « Vous invoquez Dieu au secours de l’Amérique et vous avez bien raison. Il est temps que les Européens aident Dieu à réinventer la monnaie pour que les citoyens du monde puissent régler leurs accommodements sans se détruire. Il n’y a que les Européens qui aient inventé l’État de droit multinational. Il leur incombe d’en créer l’instrument de compte qui permettra aux États-Unis de survivre comme ensemble cohérent en dépit de la faillite du dollar. »

    dieu n’existe pas , l’argent n’existe pas ,l’europe politique,sociale & militaire n’existe pas ,comment annuler le dette des usa , 3 x 0 ça donne toujours 0 !

    un fédéralisme poltique et un régionalisme économique c’est encore ce qui marche le mieux ( brésil , chine,allemagne… ) l’europe et les usa doivent dissoudre leurs états et garder leurs régions pour survivre .

      1. Si l’âme et le coeur n’existe pas,

        Si même la chaleur ni même une meilleure association humaine n’est plus guère possible dans un tel monde de vendus et de rentiers,

        Je ne vois guère alors l’utilité d’avoir à faire de nouveau entendre ce même genre de niaiserie musicale aux autres,

        Grattons surtout davantage la terre jusqu’au bout dans la rigueur, faisons même davantage de mal à l’homme ou à la femme voulant aussi ressembler de plus en plus à ça, jusqu’à même une plus grande syncope mondiale.

        Voilà donc tout ce que j’ai principalement appris dans ma vie et dans le seul monde des affaires d’hommes et d’ämes de plus, bientôt 7 milliards d’âmes pour les gens les plus affairés et bureaucrates de ce monde.

        Venez encore à nous, vous qui ne voyez pas encore très bien les choses de près, bon pour les affaires gens et demi-dieux de l’Egypte Ancienne, malheureusement votre plus grande rigueur de vivre partout dans les rapports humains,
        va bientôt se retourner fatalement contre vous, contre vos nombreuses Ames perdus aussi.

        Pourquoi donc la Pluie, le Soleil, le Vent, le Ciel, devrait toujours se montrer aussi principalement au service des plus pingres et des plus insensés de ce monde.

        Pourtant il n’est pas dit que le climat sur terre soit toujours le même et pour les mêmes, car de toutes façons ils ont beau à chaque fois remplir les greniers, vivre partout au dessus des autres, c’est bien à chaque fois une plus grande somme de rats et d’épidémie qui se répand partout.

        Angoisse des peuples, Famine, Faillite, Epidémie, Guerre, Révolte, voilà donc tous ce qu’ils sont en réalité capable
        de produire en masse dans leur monde com dans leur si grande réussite sociale en société.

        Bref faut toujours se montrer plus bête à l’égard d’autrui, toujours bien sur pour le seul monde des affaires,
        pour le pouvoir, la dominance, voire même pour une plus grande violence et guerre commerciale du monde,
        ah si seulement nous pouvions en pousser davantage vers la mort et les Enfers de Dante.

        Peut-être bien en réalité les plus grands ennemis du genre humain sur le fond et vive l’atome.

        Car de nos jours le temps et l’échange ce n’est plus guère la vie.

    1. Merci !

      J’ai cherché en retour , sans le trouver , un lien vers un chant qui moi aussi m’apaise un peu l’âme et le corps quand les interrogations m’accablent trop . Il s’appelle  » clair de lune  » et c’est en russe bien sur .

      Entre lune et soleil , un peu de répit sur terre .

  63. Il y a deux classes principales divisées chacune en deux fractions de classe: d’une part les bourgeois capitalistes créanciers (1%) et entrepreneurs (10%), d’autre part les travailleurs occupés(80%) et chômeurs (10%). L’Etat social garantit et finance le salaire indirect (prestations sociales, services publics non marchands).
    La fraction financière de la Droite hégémonique depuis les années 80 en utilisant des crises financières de plus en plus violentes veut liquider le salaire indirect et baisser le salaire direct.
    Est ce que la majorité des citoyens va défendre ses intérêts de travailleurs ou d’entrepreneurs débiteurs: suppression des dettes inéquitables; nationalisation des banques de dépot et monopole public de création monétaire; refus public de soutenir les banques d’affaires et autres institutions spéculatives; protectionnisme social et écologique vis à vis des pays à taux de change très sous-évalué, en premier lieu la Chine…
    Aucun soutien public à une institution financière ne devrait être consenti sans sa nationalisation immédiate.
    Comment passer du contrôle de l’oligarchie financière au contrôle démocratique et citoyen?

    1. Merl Mokeur,

      « Comment passer du contrôle de l’oligarchie financière au contrôle démocratique et citoyen? » : facile !

      Les seuls que ça ennuie sont les financiers, les éconophiles et les dirigeants politiques : ça bouleverse leur croyance et le cadre qu’ils se sont appliqués à dessiner pour y faire entrer leur vision.

      Triste.

    1. J’envisage plutôt d’aller chez le Docteur dans les prochains jours, on me dit encore que la science à beaucoup progressé en matière de psychotrope, de soma ou alors de remontant, moi qui pourtant et jusqu’à présent n’avait jamais voulu toucher à ce genre de choses.

      Enfin que voulez-vous tout le monde n’a pas non plus la chance de pouvoir y échapper en prenant l’avion, c’est la crise, la rigueur quelle grande misère sociale, pourquoi si peu de graçe et d’attention partout, on me conseille même davantage ces derniers temps d’aller me faire soigner d’abord le premier, on me dit encore que tout va très bien se passer ensuite pour les gens du marché.

      J’aimerais tant les croire et le faire croire aussi plus longtemps à mes autres camarades d’infortune, pauvres jeunes gens de ce monde, faut surtout pas être trop pauvre et trop lent surtout dans un tel monde de marchands.

      Alors vous savez le retour à l’étalon Or pour les premiers estropiés des industries de croissance, je me demande si cela va vraiment permettre une meilleure saillie de juments au monde, faut voir parfois comment certaines préfèrent se conduire de nos jours, les valeurs actuelles du monde ou de la femme actuelle dans les magazines.

      Les gens du marché on devrait surtout leur mettre la bride et le licol, comme ça c’est sur le monde aurait déjà moins peur de devoir revivre prochainement les premiers tourments de l’enfer avant les premiers dévots du système.

      Mais non le prophète est beaucoup trop pauvre matériellement ou intellectuellement pour avoir meilleure raison de conduite sur nous autres.

  64. @ Fab: supprimer le crédit, la monnaie anticipée est une idée contraire aux intérêts des producteurs(les 99% de citoyens qui vivent de leur travail et ou entreprennent). Aucun étudiant d’économie, même de première année, qui a lu le minimum vital sur la monnaie et le crédit ne peut l’envisager autrement que comme une catastrophe absolue(arrêt d’une partie très importante de la production et mégachômage type 1932 30% de chômeurs ou plus). On sait où ça a mené le monde entre 1933 et 1945. La croissance du crédit destiné aux producteurs est une condition du développement. La nationalisation du secteur financier permettrait de réorienter le crédit au service des besoins sociaux et non à celui de l’oligarchie spéculatrice.

    @Moulin: le retour à l’étalon or est aussi contraire aux intérêts de la grande majorité. Il se traduirait par un centuplement au moins du prix de l’or qui profiterait à une toute petite minorité et par une raréfaction du crédit qui aurait les mêmes conséquences que dit précédemment. Plus aucun économiste connu et plus aucun pays dans le monde ne propose le retour à l’étalon or.

    1. Merl Mokeur,

      Ne me parlez pas des étudiants en économie ! Combien d’entre-eux remettent en question la tyrannie de l’échange monétisé, le sujet de leurs études, leur futur gagne-pain ?

      L’idée est la suivante, en deux temps :

      1- un certain temps (pour moi 2 jours par semaine, pour d’autres 2 heures par jour) est consacré à combler les besoins de base de l’individu en société (voir ma réponse pas encore publiée : http://www.pauljorion.com/blog/?p=26710#comment-205517).

      2.- Que ceux qui ensuite souhaitent consacrer (une partie de) leur vie à l’échange monétisé (marchandisation : consommation/production, via le salariat) le fassent !, tant qu’ils n’emmerdent pas au propre comme au figuré le reste du Monde. Ils pourront traficoter avec leur argent et leurs crédits, encadrés qu’ils seront par la monnaie en vigueur.

      1. Pierre,

        À qui le dites-vous ! Si par réalité vous entendez le système de soumission tel qu’il se perpétue de génération en génération, il est effectivement temps de se lancer dans ce que vous appelez la fiction. Personnellement je préfère le terme de cosmogonisation.

      2. @Fab,
        D’accord avec vous sur la cosmogonisation qui quantifie la qualité réelle et qui qualifie la réalité des quantités. Mais je m’inquiète alors de votre allergie à la monnaie : la monnaie est la relation entre tout qualitatif et tout quantitatif. La monnaie est le résultat de la cosmogonisation ; une fiction constamment renouvelée de la réalité qualifiable et quantifiable. Refuser la monétisation du réel, c’est soit cesser de cosmogoniser, soit imaginer que le réel est sans limite et que nous sommes tout puissants. Vous vous révoltez contre la soumission ; c’est légitime sauf si cela conduit au nihilisme de la contestation radicale de la réalité. Là cela devient une impasse réelle ; une réalité totalement fictive qui interdit toute prise de la réalité.
        Toute l’histoire de l’humanité est un cheminement monétaire. Dès l’origine l’homme cosmogonise : il se crée des monnaies pour interagir avec la réalité. Il compte le nombre de poulets et de fruits ou de coquillages qu’il doit livrer aux dieux pour se ménager leurs faveurs. Il compte les étoiles dans le ciel ou mesure la quantité de sang d’un agneau pour anticiper la longueur de sa vie. L’homme dans le réel sait qu’il doit compter. La question est : qu’est-ce qu’il faut compter pour vivre ? La réponse est connue depuis au moins 3000 ans : il faut compter le travail de l’homme. La monnaie est le salaire de la vie humaine.
        Évidemment, depuis que la réponse à la question de la comptabilité de la vie est connue, les hommes intelligents se font piéger par la confusion entre la monnaie et la vie. Ils accumulent de la monnaie pour acheter de la fiction de vie. Ne trouvez-vous pas que nous vivons des temps heureux où nous découvrons que plus on a accumulé d’argent, moins on vivra ? Nous retournons à cette question simple qui appartient à chacun : faut-il vivre pour manger ou manger pour vivre ? La question de chacun entraîne la question collective : allons-nous nous laisser manger par ceux qui vivent pour manger ?

      3. Pierre,

        Nous échangeons depuis un p’tit moment maintenant : ça m’a beaucoup apporté, ça ne m’a rien coûté. Merci.

        « La monnaie est le salaire de la vie humaine » : c’est triste, surtout quand on voit que la vie humaine est contrainte par le salaire. Et triste parce qu’il est possible de se passer de cette contrainte : je n’arrive simplement pas à saisir si votre monnaie va dans ce sens ou pas.

        Je ne comprends pas (bien) cette phrase : « nous découvrons que plus on a accumulé d’argent, moins on vivra », mais elle me fait croire que nous « poursuivons le même but » : se débarrasser de la tyrannie de l’échange monétisé, créateur de monnaie, et d’excédent de monnaie…

        Allons-nous continuer à nous laisser manger par ceux qui vivent pour manger ? : je fais tout pour que non. Le principal obstacle est le refus absolu des autres d’en discuter : ça ne les intéresse pas, et une démocratie sans dialogue : c’est pas gagné ! Et pourtant la plupart ont conscience qu’ils sont en train de se faire digérer par les monnaie-gloutons, les conso-gloutons, mais leur refus d’aller au-delà tient dans le célèbre aphorisme : Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien, que risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. C’est une croyance collective qui empêche l’émergence du surhomme.

        Et pourtant, je le redis : il est possible de se passer de cette contrainte, (sur-)humainement (humanistement) et mécaniquement. L’humanisme c’est simple : il suffit d’en parler, il est juste masqué chez chacun par la peur de l’autre ; pensez-donc : une race incapable de se faire confiance… Et la mécanique (la technique dirait Pierre-Yves (?))…c’est simple aussi pardi : donner la possibilité à ceux qui veulent tenter l’expérience de ne plus se « laisser manger par ceux qui vivent pour manger » de s’exprimer. Pour cela, il faut garantir les besoins de base à tous : plusieurs chemins peuvent y mener, il est temps de se poser et d’en parler.

        Pour ma part : la monnaie est créée avant que le besoin d’échange monétisé ne soit exprimé, ce qui les impose. Par exemple (j’en ai plein d’autres) : les besoins de base de la société, de chacun et de tous, sont financés (c’est déjà trop tard !) par une ponction sur la production !!! C’est une honte, pour nous, et pour la planète. Il faut (parlons-en !) s’occuper de ces besoins avant de produire de l’accessoire, c’est évident non ? Alors pourquoi persiste-t-on à combler ces besoins par une production de bien qui nous aliènent ? Comment une société dont la plupart des membres disent qu’elle est évoluée, comme eux, peut-elle conditionner ses besoins de base à une efficacité productive de biens qui pour la plupart nuisent à la qualité de vie et donc augmentent lesdits besoins ? Et on ne parle pas de bulle là !?

        Consacrons un certain nombre d’heures ou de jours par semaine, par mois ou par tout ce qu’on voudra, à combler ces besoins ; ce travail pourra être rémunéré ou pas : à voir… Et que ceux qui ensuite désirent consacrer du temps à consommer des biens (ou des merdes) qu’ils auront fabriqué(e)s puissent le faire : c’est la démocratie !, à condition bien sûr qu’ils laissent la place au moins dans le même état qu’ils l’ont trouvée, condition qui pourrait leur être imposée par une monnaie…, leur nouvelle règle du jeu.

        Ah, une chose : je ne suis pas sûr qu’il faille compter le travail de l’homme, quand on aime… Je considère le message que je viens d’écrire comme un travail, mais le revenu que je pourrais accepter comme reconnaissance ne devra pas être obligatoirement monétisé…

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