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134 réflexions sur « BFM Radio, lundi 10 mai à 10h46 – La Grosse Bertha »

  1. PJ « le système qui siphonne l’argent du contribuable vers les plus grosses fortunes est toujours en place, et plus que jamais en excellente santé »

    Cameron : « si on pense que si l’avenir c’est de dépenser plus d’argent public, alors on se trompe lourdement »

    on doit se tromper lourdement sur ce site !

    1. Encore plus en place, planche à billet à une différence près intérêts et commissions pour la finance et les méga riches à travers eux.
      Et rigueur pour les peuples.

    2. Bientôt Mr Cameron pourrait bien rejoindre la cohorte des « liberaux » dans le concert des « sauvez nous à coup de subvention et de dette publique européenne. bien sur, il ne le dira pas avec ces mots là..

    3. « Si on pense que si l’avenir etc. ».
      Avec ce « si » de trop, on pourrait mettre l’avenir de l’Europe en bouteille.
      Perfide Albion!

      Si la mer bouillait, on pécherait des poissons cuits (Proverbe haïtien)
      Si les souhaits étaient des chevaux, les mendiants les monteraient (Proverbe anglais)
      Si tous ceux qui n’ont rien n’en demandaient pas plus, il serait bien facile de contenter tout le monde. (Coluche)
      Si tout n’était qu’illusion et que rien n’existait? Dans ce cas, j’aurais vraiment payé mon tapis beaucoup trop cher. (Woody Allen)
      Si ceux qui croient avoir raison n’avaient pas tord, la vérité ne serait pas loin. ( Pierre Dac)
      Si les singes savaient s’ennuyer, ils pourraient devenir des hommes. (Goethe)
      Si j’étais Dieu, je m’y prendrais tout autrement, j’abolirais la mort et Tino Rossi. (Pierre Desproges)

      « Et puis si j’étais le bon Dieu
      Je crois que je serais pas fier
      Je sais on fait ce qu’on peut
      Mais il y a la manière. »
      (Jacques Brel)

    4. C’est donc si rassurant la baisse des salaires, la baisse de la consommation privée (sauf en empruntant à intérêts composés), la baisse de la consommation sociale ?
      Que Dieu vous bénisse et que Diable vous emporte !

  2. excellent billet. Juste à tous les niveaux. Un complément sur le 3e paragraphe, celui relatif à la spéculation.

    J’ai été frappé par la communication des leaders européens. Ils sont ravis d’avoir fait un croche-pied à la spéculation. J’ai l’impression de lire, à la vue de certains commentaires des ministres des finances : « tiens le marché, prends ça dans les dents, nananère prout ! ».

    Sauf que ce n’est pas la spéculation effrénée qui a provoqué la baisse du marché la semaine dernière. Le but d’une opération spéculative est de faire un bénéfice. Or, c’est la panique qui a mené les débats la semaine dernière. Les ventes d’actifs avaient pour but, non pas de gagner de l’argent mais d’éviter d’en perdre en le mettant à l’abri. Le marché réclamait une décision claire de l’Europe car il avait compris que la situation était devenu hors de contrôle. Quand le marché force les politiciens à agir, c’est parfois une bonne chose. Ce n’est pas toujours le cas, (très) loin de là. Dans ce cas précis, c’était nécessaire.

    Tout le monde ne s’en rend pas compte, mais quelle révolution ! Surtout pour la BCE : elle s’éloigne des dogmes allemands et comprend donc que la situation actuelle mérite d’être étudiée sous un angle nouveau. Et à l’instant même (11h21), je vois sur mes écrans que la Bundesbank annonce qu’elle va acheter des obligations d’Etat dès aujourd’hui. Incroyable. La BUBA, si intransigeante dès qu’une mesure susceptible de provoquer un peu d’inflation est mise en place, est la première à annoncer des rachats de dettes souveraines !

    Pour en revenir à la communication des leaders européens, j’ose espérer qu’ils ont bien compris que le but premier de ce plan n’est pas de casser cette fameuse « spéculation » mais bien d’entamer le renouveau du fonctionnement de notre zone monétaire.

    1. « tiens le marché, prends ça dans les dents, nananère prout ! ».

      C’est bien plutôt l’inverse qui a eu lieu. Ils ont fait ce que le marché attendait d’eux: sauver les banques en difficultés (qui avaient des dettes souveraines en caisse). D’où l’euphorie boursière.

    2. non, ce n’est pas l’inverse puisque le but de l’opération est de « casser la spéculation », c’est à dire les opérations vendeuses dans ce précis. Tous les « shorts » d’actions » et les « longs » d’actions, CDS, etc.

    3. en version corrigé (pas compréhensible au-dessus) :

      non, ce n’est pas l’inverse puisque le but de l’opération est de « casser la spéculation », c’est à dire les opérations vendeuses dans ce cas précis. Tous les « shorts » d’actions » et les « longs » de taux, CDS, etc.

    4. Homard, la spéculation ne se résume pas aux positions vendeuses. Le spéculateur joue la baisse puis la hausse et inversément. Par exemple, il jouait que la Grèce se cassait la gueule et les banques européennes de même. Vendredi soir, il s’étaient positionnés long en prévision que le conseil européen donne une réponse forte (du genre « rassurez-vous, il n’y a aucun risque pour vous, l’Etat payera, vous ne perdrez rien »). D’où le gros rebond technique d’aujourd’hui. Bientôt, ils vont reprendre leurs positions baissières quand ils jugeront que le sommet du rebond est atteint (cela peut durer si la BCE paye). Autrement dit, ils sont comme ces enfants gâtés (ou des jeunes camés) qui sont contents quand on leur donne des sucreries et commencent à crier quand on leur dit « c’est la dernière ». Sauf que la sucrerie c’est ici du fric et qu’ils vont prendre aux Etats tout ce qu’ils peuvent lui prendre, jusqu’à ce qu’ils s’écroulent sous leurs dettes.

      On peut lire dans nos grands journaux les titres suivants, côte à côte:
      – Le plan de sauvetage européen euphorise les Bourses
      – L’Europe répond aux marchés par une riposte massive

      Une riposte massive contre les marchés qui euphorise les marchés? Faut pas prendre les gens pour des cons tout de même.

    5. @ Reveil

      « je ne voudrais pas que nous tombions tous dans ce travers si français qui est le pessimisme et le catastrophisme ambiant et auto-entretenus qui nous portent au ridicule hors de nos frontières »

      Le genre de propos typiquement français, qu’on chercherait en vain ailleurs, qui consiste pour un français à dénigrer les membres de sa propre communauté « pour faire bien », en prenant à témoin les jugements prétendument émis par une autre communauté.
      Ça se fait beaucoup dans le monde des affaires… enfin je veux dire chez ceux qui veulent se donner l’impression d’en faire partie…

      Pour le sauvetage de la Grèce: ce qui est agaçant c’est qu’on ne sauve absolument pas la Grèce, mais les banques, ce qui explique en partie la raison pour laquelle elle a été sauvée « si tard ». Résumons: les peuples viennent d’être rackettés une deuxième fois. Et en plus dans des conditions qui laissent à penser qu’aucun des mécanismes qui posent problème ne sera remis en question, ni aucun des dogmes actuels de la BCE. C’est la raison pour laquelle on a tout fait pour ne pas avoir à retoucher le Traité.

      Bref… un gros chèque, qui n’est rien d’autre qu’un nouveau viol des foules, vient faire office de politique. Alors oui… les grecs sont sûrement content pour eux, les banques sont contentes pour elles, mais ne demandez pas aux citoyens offerts en sacrifice d’être contents d’avoir été mené à l’abattoir.

    6. @moi

      bien dit, langage cru mais simple, donc proche des réalités. ‘moi aussi j’veux des bonbons! et toi t’en auras pas!’ –> notre économie c’est celle de la rareté fabriquée.

      curieux tout de même monsieur jorion, votre article est écrit à l’envers: vos dernières remarques sont de loin les plus importantes, finalement.

  3. Les deux phases ne sont pas antinomiques bien que vraies toutes les deux.

    Cameron veut dire : »si on pense que si l’avenir c’est de dépenser plus d’argent public pour alimenter le système qui siphonne l’argent du contribuable vers les plus grosses fortunes, alors on se trompe lourdement  »

    Par contre il est surement d’accord avec ça : « si on pense que si l’avenir c’est de dépenser MIEUX L’argent public, alors on NE se trompe PAS lourdement. »

  4. Il me vient une idée « connexe » à la proposition de P.Jorion : Obliger TOUS les investisseurs-spéculateurs à conserver leurs positions pendant un délai minimum (ex: 30jours).
    Fini le trading à la milliseconde, etc.. etc…

    1. Même pas necessaire d’ammer jusque là.

      Une taxe (même microscopique) sur les transactions suffirait à réduire de fait ce travers.

      C’est un angle d’attaque comme un autre…

    2. Bouboune, déjà décortiqué ici sans avoir besoin même de considérer les théories de Keynes :

      TOUTE variation est un bénéfice pour un spéculateur. (voir CDS). Il va donc craindre, par dessus tout, la stabilité en quoique ce soit.
      (et même la stabilité géographique car il ne va pas hésiter à changer de pays)(voir certains politiques qui mettent leur fils à l’école aux US)(c’est ce qu’on appelle faire confiance dans le système éducatif de son pays)(dont on est le « président »)

      L’instabilité ainsi que le cours terme sont à la poule ce qu’est l’oeuf. Ou le contraire, ça marche aussi.

    3. @ Yvan

       » TOUTE variation est un bénéfice pour un spéculateur. (voir CDS). Il va donc craindre, par dessus tout, la stabilité en quoique ce soit. »

      Cela pourrait expliquer bien des choses et des comportements compulsifs, d’auto-défense.

       » (et même la stabilité géographique car il ne va pas hésiter à changer de pays)(voir certains politiques qui mettent leur fils à l’école aux US)(c’est ce qu’on appelle faire confiance dans le système éducatif de son pays)(dont on est le « président ») »

      Bien vu, ils ne disent pas en effet pas toute la vérité aux gens des élites faussement droites.

  5. Reprendre de la plume du volatil ou du poil de la bête ? A l’arrivée, les pigeons bien plumés deviendront-ils des poilus bien tondus ? Ce qui est sûr, c’est que ce jeu d’enfant n’exclut pas la crise de puberté. Gentille alouette…

  6. je ne comprends toujours pas très bien ce qui s’est passé…
    on a crée une structure et on y a injecté 750 milliards d’euros ; très bien…

    mais d’où vient cet argent ? sera t’il crée par la bce (auquel cas quid de l’inflation ?) ?
    viendra t’il des états membres qui l’auront emprunté auprès des marchés (auquel cas quid de l’explosion de l’endettement ?) ?

    en fait je ne vois pas très bien comment c’est sensé régler quoi que ce soit…
    il y aurait il quelqu’un ici pour m’éclairer ?

    1. Mis à part le fonds de garantie, la BCE va racheter aux banques du papier qui commençait à sentir le roussi (autrement dit: monétisation de la dette, planche à billets).
      Il n’y aura pas d’inflation si les gouvernements contiennent les salaires.
      Après 2008, re-cadeau aux capitalistes.

    2. Même en contenant les salaires, les matières premières augmentent inexorablement…
      Tout comme les impôts, taxes, redevances, services et … SURTOUT : la taxe de wall street.

    3. non mais monétiser la dette ça veut dire que de fait la monnaie vaut moins, non ?

      on ne peut pas submerger les marchés sous les euros et s’attendre à ce que ça n’ait aucune répercussion….

      et ce d’autant plus que contrairement au dollar on a pas le statut de monnaie de réserve…

    4. @von der blob : tout l’art est de ne pas monétiser trop vite par rapport aux autres. Si tout le monde monétise, les monnaies resteront stables entre elles. Idéalement, je crois qu’ils aimeraient bien monétiser tous ensemble (USD, GBP, EUR, JPY) de telle façon à faire monter le yuan.

    5. @von der blob: votre article ne dit pas tout, il ne dit pas le principal, autrement dit il désinforme. Le but n’était pas de sauver la Grèce, qui ne serait pas morte d’un défaut de paiement. Le danger immédiat tel qu’on a pû le constater avec le krach du dow jones de la semaine dernière, c’était la faillite des banques européennes en cascade suite à leur détention d’obligations de dette souveraine (grecques et autres). Ces obligations commençaient à se dégrader car ce sont des reconnaissances de dettes et valent ce que vaut la confiance dans le remboursement. Et donc la BCE arrive maintenant à leur secours pour racheter ces dettes et leur fournir ainsi de la liquidité.

      Cela se fait en deux temps:
      1) la BCE rachète aux banques les obligations pourries grâce à des billets frais.
      2) les Etats s’endettent auprès des banques (qui viennent de recevoir des billets tout neufs) pour permettre ainsi de continuer à payer ces mêmes banques.

      C’est évidemment absurde si l’objectif est de sauver les Etats puisque tôt ou tard il y aura soit de l’hyperinflation, soit un défaut de paiement. L’objectif réel est bien entendu l’inverse: prendre un max de pognon aux Etats avant qu’il ne soit trop tard. A la fin, les banques seront nationalisées, pour que le pékin puisse payer le trou à la sueur de son front. Mais des fortunes colossales seront faites.
      Ils ont fait la même chose à la chute de l’URSS (à la cosaque, en revendant tout ce qui appartenait à l’Etat et qui leur tombait sous la main). Ils font la même chose en Afrique (en revendant les matières premières en échange de corruption). Et on va y goûter nous aussi (mais ils ont dû trouver un truc plus subtil). Préparez-vous, dans moins de 5 ans vous allez connaître les joies de la tiers-mondisation.

    6. @ Moi
      oui je sais tout ça, je veux juste comprendre les détails de ce montage pour savoir ce qui va se passer dans l’immédiat entre le choix de rembourser les dettes en monnaie de singe ou continuer à rigoler encore un peu…

      concernant la tiers-mondialisation, ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai grandi dans un pays communiste, ce qui finalement m’a appris qu’on peut avoir accès à une éducation gratuite, des soins et un petit chez soi avec eau courante et électricité le tout avec des salaires de moins d’un dollar/jour. si le gens sont capables de s’organiser autour d’un truc qui va un peu au delà du « chacun pour soi », on peut s’en sortir. ca va être forcement beaucoup moins bling-bling, mais ça peut rester largement vivable… en comparaison, par bien des côtés la vie parait plus dure en vivant dans une banlieue pourrie d’un pays riche…

      ma seule vraie crainte c’est le comportement des gens quand tout ça s’écroulera. après 40 ans de tout à l’égo est ce qu’ils seront capables de rebâtir quelque chose ensemble ou est ce qu’ils préfèreront se courir les uns derrière les autres avec des machettes…

  7. Pour l’instant c’est le grand rebond boursier, les investisseurs sont euphoriques et les populations ???
    Apparement elles commencent à en avoir un peu marre de tout ce cirque, les grecs c’est certain. Mais les anglais et les allemands aussi: il n’y a qu’à voir le résultat des élections dans ces deux pays.

  8. Maintenant que ce fond européen est constitué sur le dos des peuples comment les USA vont-ils capter cet argent ?

  9. Ma compréhension de la « science » économique étant ce qu’elle est, je suis peut-être complètement hors sujet mais voici ce que je comprends des évènements de hier et d’aujourd’hui:

    Hier, les dirigeants européens ont mis en place une « promesse de rente » de 750 milliards d’euros à la faveur des marchés. Ce matin, ces derniers se frottent les mains et rallument la « machine à bulles » de plus belle. Ils auraient bien tort de s’en priver.

    La question qui reste en suspend à mon sens demeure la même que par le passé: D’où sortent ces 750 milliards, et comment les politiques peuvent-ils encore se permettre d’affirmer ne pas avoir les moyens d’assumer tel ou tel financement de service public, telle ou telle mesure sociale, dans ce contexte proprement délirant?

  10. « il faudra que dettes et déficits cessent d’être calculés en pourcentage du PIB. Si l’on ne résout pas cette erreur conceptuelle, » : ce serait intéressant de justifier qu’il s’agit d’une erreur, car les conséquences en seraient très importantes pour notre compréhension des phénomènes.

    1. @Crapaud Rouge :
      Peut-être faut-il partir de la répartition du PIB aux salariés :

      « En moyenne, depuis 1990, le surplus de productivité distribuable aux salariés a été de 0,7 point de PIB par an, alors qu’au cours des années 80 il atteignait plus de 2 points de PIB l’an » (INSEE Mai 2009)

      Sachant que l’intérêt de la dette augmentera, le surplus de productivité distribuable aux salariés sera quasi nul pour les années à venir. Ce qui est un comble puisque nous continuerons de produire et d’accumuler quantités de biens et de services à l’existant. Le PIB ne tient pas compte de l’historique des patrimoines et de l’accumulation du capital.

    2. Que le calcul avec le PIB soit une erreur conceptuelle, c’est possible, mais s’agissant d’un pourcentage, on parle d’erreur d’erreur, donc de petite quantité.

      Exemple: si 10 milliards de deficit sur PIB De 100 milliards, ça fait 10%, mais à cause de la crise le PIB de l’année de calcul tombe à 90 000 milliards. Alors ca fait 11,1%.

      Ce seul écart ne nécessite pas qu’on parle d’erreur conceptuelle, pas plus que les taux de TVA « en dehors » (19,6%) ou « en dedans » (17,4% j’imagine) que tout un chacun est amené à calculer dans la doulce France.

      Ce qui se passe est que l’engrenage s’enclenche à ce moment là : on va dégrader une note parce que « le déficit est plus fort que prévu ». Et le ‘plus que prévu’, c’est ce pourcent de différence au changement d’année fiscale ou calendaire, qui est en réalité ‘acceptable’ si on lisse l’histoire sur quelques années, mais sert d’amorce au doute. Ensuite, ‘les marchés’ amplifient le tout.
      Certains confondent une dette d’état avec un viager à l’envers, une sorte de ‘Vae victis’, s’il est faible c’est qu’il mourra. Les peuples meurent peu.

  11. Nous ne sommes pas les seuls à penser la même chose, à priori.
    http://www.marianne2.fr/Crise-Monsieur-Marche-est-content-Il-a-encore-gagne!_a192570.html

    Et, là, d’après des réactions glanées au hasard du net, l’homme de la rue finit par se rendre compte que ce sont 750 milliards de sa poche qui passe dans celles des banques.

    Sachant que le PIB mondial est de 60 000 milliards (moins 10% d’évasion fiscale) et que l’Europe représente 30%… la socialisation des pertes commence à inquièter beaucoup de monde.
    Et à raison, quand on connait à peu près le total du trou…

    D’ailleurs, le mouvement devrait s’accélérer, car ces milliards n’ont pas le temps de toucher la terre ferme qu’ils sont déjà « aspirés »… Encore plus pratique pour les banques.

    1. Je parie une choucroute que voyant que ça marche aussi bien, ils vont en vouloir encore plus. Ils tueront les bisons tant qu’il en restera.

    2. Rien entendu de PJ à France Culture au journal ?
      Seulement Frémeaux (pas inintéressant, mais …)

      J’ai raté quelque chose ?

      1. Monsieur Jorion, malgré votre analyse fort juste sur France Culture, je vous ai senti un soupçon agacé que la Grèce puisse avoir été sauvée, contrairement à ce que prévoyiez …

      2. Il m’a semblé au contraire que c’est la perspective d’une fuite en avant – l’accalmie n’étant que l’oeil du cyclone – qui est agaçante.

      3. Julien Alexandre :

        Oubliez la bourse et ses excités. Faite un tour en forêt, vous verrez comme la vie peut être si belle et délicieuse

      4. « This is a provocation » 😉
        Il est vrai que le journaliste a pris un malin plaisir à souligner la prévision émise quelques semaines plus tôt sur cette même station.

      5. Réveil-Coucou, vous êtes égal à vous-même. Mais ne vous inquiétez pas : on aime bien le poil à gratter, c’est pour cela que vous êtes là, prévisible et toujours fidèle au poste !

      6. Il est toujours bon de réveiller ceux qui s »endorment au fond de la classe …. Mais plus sérieusement, je ne voudrais pas que nous tombions tous dans ce travers si français qui est le pessimisme et le catastrophisme ambiant et auto-entretenus qui nous portent au ridicule hors de nos frontières. Nous avons au contraire besoin de regonfler nos batteries, c’est d’ailleurs, ce que j’admire chez les anglo-saxons, toujours prêts à rebondir, même la tête sur le billot … Mais cette remarque ne vous ai pas adressée, puisque je vous crois d’une autre nationalité et surtout trop fin et enfin malin pour en être

      7. @ réveil-coucou

        Rebondir, toujours rebondir, ça n’en finira donc qu’à l’épuisement de tous les terriens et de leur biosphère ?

        Ne pensez-vous pas qu’il est temps de s’arrêter et de réfléchir, avant de reprendre la marche bien entendu, mais vers d’autres horizons moins pavés?

      8.  » ce que j’admire chez les anglo-saxons, toujours prêts à rebondir, même la tête sur le billot  »

        Il est tellement plus facile de rebondir sur la sueur de l’autre que sur sa propre sueur alors toujours prêt à rebondir sur la tête d’un autre pays de plus ? Mais jusqu’où s’arrêtera la béate admiration de certains envers les anglo-saxons, ha oui j’allais oublié on est tellement mieux considéré dans les pays anglo-saxons surtout si en terme de notion de liberté et de travail vous pensez et fonctionnez davantage comme eux, dans la précipitaiton comme dans l’empressement de plus pour faire du chiffre mais quel monde formidable !

        Réveil, réveil mon Cher Monsieur il n’est pas non plus certain que le monde puisse toujours bien fonctionner de la sorte et sans autres acros de plus, peut-être bien encore un peu difficile à comprendre pour vous, mais c’est normal le conditionnement mental est si grand de nos jours.

      9. c’est de l’hypocrisie.

        ça n’a rien à voir avec le fait d’être malin. c’est un choix face à l’ineluctabilité de nos vies de mortels! le votre est présentement assez clair, et il est vaniteux. prévisible dit monsieur jorion, je comprends pourquoi.

        de vos oeillades anglo-saxones à votre admiration pour leur conceptions en prêt-à-penser, vous devriez songer à la naturalisation. la flotte, quand à elle, s’est sabordée à toulon, vos amis d’albion s’en souviennent très bien.

        vive la France. et sa civilisation.

      10. Le plus amusant sera lorsqu’il devra assumer les conséquences de sa crise : plus de sous.

        « ma cassette !!! »

    3. @Moi

      surtout qu’après avoir tué les bisons gratuits, ils pourront vendre la terre et y mettre du bétail privé.
      En route vers l’antiquité.

    4. Choucroute tenue, Moi.
      Ca me fait penser d’ailleurs que BA m’en doit une…

      J’en avais pas parié une autre…??? Soyez bons joueurs, les potes 😉

  12. On dit jamais deux sans trois !

    Cette crise des obligations d’Etat a été bien plus dangereuse que la crise financière de 2008. Si, comme vous le dites, Monsieur Jorion, l’hydre n’est pas mort, je gage que la prochaine crise, qu’importe par où elle surgira, sera encore plus terrible et signera peut être la mise à mort du système économique mondial.

    2008,
    2010,
    2012 ?

  13. Juste une question. Maintenant que l’Europe semble avoir érigé une ligne maginot*, les spéculations ne vont-elles pas s’orienter maintenant vers l’Angleterre, très endetté, et… les USA?

    *on se croit peut-être fauussement à l’abri.

  14. La Grosse Bertha, petit rappel historique.
    C’est ainsi que fut nommé par les Français le canon allemand à très longue portée conçu par les ingénieurs de la firme Krupp à Essen, faisant ainsi référence à madame Bertha Krupp Von Bohlen.
    Les Allemands l’appelait le « Pariser Kanonen » puisqu’il a permis de tirer des obus sur Paris à plus de 120 kilomètres de distance (un record à l’époque). Toujours pour les Allemands « Dicke Bertha » était le surnom d’une autre pièce d’artillerie, le canon court de 420, spécialement conçu pour détruire les fortifications.
    A chaque tir de la « Grosse Bertha », l’érosion était si forte dans le canon qu’il fallait augmenter le diamètre des obus (de 210 à 235 mm) puis changer le fût après 65 coups.
    Au total, 367 obus furent tiré sur Paris et sa banlieue au cours du printemps 1918, faisant 256 morts et 620 blessés. Repéré par l’aviation, la « Grosse Bertha » a fini par être endommagée par l’artillerie française.

  15. C’est devenu une marque de fabrique de l’interminable crise actuelle (celle qui est née dans les années 90 et qui a pris de l’ampleur en 2008). Puisque l’une des conséquences de cette crise c’est l’explosion de l’endettement privé et public (avec des ordres d’apparition différents selon les zones), la réponse que vient brillamment de trouver la technocratie européenne c’est… encore davantage d’endettement ! Il y a bien un sorte d’enfermement dans un schéma de pensée, enfermement qui n’indique qu’une seule direction: toujours plus en avant !, labourant de plus en plus profondément la même ornière. 750 milliards d’euros, cela fait tout de même un peu cher le « prix » du temps ainsi gagné. Mais gagné pour faire quoi ?

  16. croisons liens et pensées : http://queau.eu/?p=1074

    « (…) N’étant pas prophète, je ne peux prédire le sort de Ninive. Mais il est fort probable que les politiques ne soient en fait pas capables de l’emporter sur les marchés. La raison? Ils n’ont guère de crédibilité. Et dans « crédibilité » il faut lire « crédit », ce qui est essentiel en matière de spéculation. (…) »

  17. Le CAC monte encore, plus ou moins vite.
    Si j’étais trader ayant acheté un max ces dernières heures je commencerais à penser à vendre.

    1. Pour racheter dans la seconde qui suit et ainsi de suite.
      Mais attention au moment où tout le monde vendra et où personne ne voudra acheter !

    2. Oui, quand est-ce qu’ils vont arrêter de jouer avec leur petit joujou: achat-vente, achat-vente, achat-vente.. qui leur fait de l’effet comme une drogue ou une bonne masturbation, entre mecs… c’est bizarre…
      Z’ont des façons bizarres les hommes de la finances, entre eux, comme des ados mal finis… il paraît que même leurs femmes ne les voient jamais… Ah! elles portent des bijoux, mais c’est tout ce qu’elles reçoivent d’eux… ils sont vissés à leurs ordis… comme des ados pré-pubères.

      Voilà, c’est sorti, j’avais une belle envie de me moquer… et d’en rire de leurs tartufferie ridicule. « Même pas mal! »
      Mais, après 29, il y a eu 36 … et cette fois, il n’y aura pas 39…
      On l’empêchera, ou toute tentative qui pourrait y ressembler. Na!
      C’est peut-être les femmes qui vont sortir en furie les premières, comme en 89, « du pain! du pain! du pain! »
      Et là! ça va faire mal!

      Allez rions pendant qu’il est encore temps…

      Une pétroleuse

  18. En quoi l’apport de la garantie diminue ou améliore la solvabilité des pays en difficultés ?
    Sur le fond, nous augmentons nos engagements donc nous dégradons (au niveau national e tmême européen) notre solidité financiére. Le fonds du probléme ne change pas.
    Plus les appels au fonds seront importants plus l’angoisse spéculatrice reprendra et contaminera les autres pays (car cette fois on a un gros juke bonds européen dont tout le monde s’est porté garant).

    Reste plus qu’à le tester …

    Le marché ne va pas tarder à tester.

  19. Y-a-t-il une solution non-violente pour contraindre les politiques et les financiers à ne plus compter sur nous pour réparer leurs erreurs ?

    1. C’est comme pour les pompes à phynance que sont les grands magasins : on n’arrête leur activité que par une guerre.

    2. Et, de toute façon, vu que l’Europe, première puissance économique mondiale, vient de se mettre à genoux devant les banques, il faudra un 1789 mondial.

    3. Intéressant ce texte yvan. Cette forme de résistance est-elle réellement efficace? J’ai un doute. En tous cas, pour le moment, ils continuent à se goinfrer.

    1. Je lis beaucoup de classiques mais je n’en suis pas moins pour l’éclectisme. Aussi, ma première réaction aura été : pourquoi pas un peu de bande dessinée pour changer…

      Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle nous les brise!

      Gotlib

      Puis je me suis ravisé. Non après tout, chacun est libre de s’exprimer y compris si c’est pour ressasser une phrase péremptoire dépourvue de tout argument et volontairement provocatrice. J’ai donc préféré vous faire une citation, comment dire,… plus subtile.

      Oui tous les matins n’importe quel homme reconstruit le monde; tel est le réveil…

    2. Réveil, au cours de ces derniers mois, vous l’avez pas déjà dit quelques fois que la crise était finie?

  20. Je ne comprends pas tellement… un coup de baguette magique et la crise est finie ? Que ne l’ont-ils fait avant ? On était au bord de l’explosion à tous les niveaux, sociaux et économiques.

    Si la BCE rachette les dettes des Etats, n’est ce pas inflationniste ? Il m’étonnerais que les détenteurs de capitaux s’en réjouissent …

    Si c’était si facile de créer l’euphorie, pourquoi s’en être abstenu si longtemps ? bon, je jette l’éponge et je renonce à comprendre.

    1. @Lisztfr

      C’est normal, vous vivez dans le monde du réel tandis que nos élites vivent dans l’ère du semblant 2.0.

      Dans l’ère du semblant tout est un peu différent, un peu étrange. Surtout le mouvement. C’est… comment vous dire, légèrement ouaté. Le temps n’est pas le même. Le futur, par exemple, existe le moins possible. Tandis que vous vous cherchez à analyser, à comprendre, à prévoir, les « semblantistes 2.0 » cherchent à temporiser – ce qui constitue une activité à temps plein, notez bien. Vous avertissez, ils relativisent. Vous trépignez, ils croisent les doigts de la main droite pour que les ennuis s’éclipsent et ceux de la main gauche derrière leurs dos quand ils mentent sur les chiffres, les graphiques, les bilans : des détails après tout !.
      Bref, dans l’ère du semblant, on retarde au maximum d’avoir à prendre des décisions. L’euphorie, vous pensez, c’est très mauvais pour les articulations. C’est facile, en résumé, dans l’ère du semblant, tout ce qui bouge est mauvais. On attend donc que les ennuis s’éclipsent. Et puis un jour, pas de bol, ça coince : la pellicule au ralenti depuis des mois surchauffe à nouveau. Vent de panique. Sommet. Nuit. Tard. Il faut bien tenter quelque chose.

      Alors voilà on tente.

  21. Le plan d’aide décidé ce week end a t’il significativement diminué les taux grecs, portugais , espagnols…? Quelqu’un pourrait il mettre ça sur le blog pour préssentir la durée du répit chèrement obtenu?

    1. Alors…
      taux grec 2 ans (21h) : 7.53% (ouverture : 18.12% – Plus bas : 4.98%) – 10 ans : 7.77% (ouverture : 12.38% – Plus bas : 6.30%)
      taux portugais 2 ans : 2.95% (ouverture : 5.44% – Plus bas : 2.62%) – 10 ans : 4.65% (plus bas du jour – ouverture : 6.13%)
      taux espagnol 2 ans : 1.94% (ouverture : 2.88% – Plus bas : 1.78%) – 10 ans : 3.93% (ouverture : 4.53% – Plus bas : 3.91%)

      ça s’est un peu retendu, surtout pour la Grèce.

  22. Un petit topo sur la carburation du Special Purpose Vehicle sorti de l’atelier Euro?
    (au cœur du dispositif nouveau)

    Tuyaux d’entrée ? tuyaux de sortie ? Qui règle le ralenti et la taille de la vanne d’air ?
    Analogie avec le « infamous » CDR du Crédit Lyonnais ? (le tristement célèbre en français)

    Merci

    Enfin, j’entendais ce matin sur France Culture à 8h53 un point de vue nuancé sur les Grecs :
    les secousses avaient des chances de mettre à jour le vaste non-dit sur la corruption et le clientélisme du système qui les entourait, ce qui était un aspect de la question qu’ils pouvaient voir positivement, mais personne dans leur classe politique ne leur semblait capable de reprendre le flambeau dans un nouveau contexte, car tous avaient profité de l’ancien.

  23. Pour une fois je vais me risquer à tenter de résumer l’intervention de PJ.

    L’Europe croit avoir trouvé un remède canon : la Grosse Bertha.
    En fait ce remède est la paille dont se serviront les puissants de ce monde pour syphoner nos poches.

    1. Oui l’euro retombe et l’or remonte.

      Et du côté du Dow Jones un curieux effet de va et vient qui l’a fait passer rapidement d’une nouvelle chute vertigineuse à 10.000 points à un gain tout aussi surnaturel à 10700.

      Un nouvel effet des High frequency trading ? 🙂

  24. Mon billet pour BFM, je l’ai écrit ce matin. Mais j’en avais écrit un, de rechange, au cas où les autorités européennes ne seraient arrivées à rien dans la nuit. Comme annoncé hier, son sujet aurait été Le chat de la voisine. Le voici, essentiellement parce que je trouve dommage que le chat ait disparu.

    Le dimanche en fin de journée, je m’assieds devant mon ordinateur et je jette sur le papier, enfin sur l’écran, les quelques idées qui me serviront de fil conducteur à mon billet. Hier, il m’est venu une pensée très bizarre. Enfin, peut-être pas « bizarre » vu le contexte mais en tout cas très inhabituelle : préparer deux billets, l’un que je prononcerais au cas où le CAC40 est en hausse à 10h46 et un autre au cas où il est en baisse. S’il est en baisse, je ne parlerais sans doute pas de la pluie et du beau temps, mais presque. Je prendrais exemple sur Yves Montand qui chantait une chanson dont certains se souviennent peut-être : « Le chat de la voisine ». Pour ceux qui ne la connaissent pas, j’en cite quelques vers très représentatifs de la chanson dans son ensemble : « Je ne parlerai pas de l’ouvrier qui pleure La perte de ses doigts morts aux champs du labeur De la jeune fille fanée avant d’avoir aimé Je n’en parlerai pas, il vaut mieux glorifier Le chat de la voisine Qui mange la bonne cuisine Et fait ses gros ronrons Sur un bel édredon dondon ».

    Si le CAC est en hausse, je pourrais me permettre d’être plus sérieux : revenir sur l’accumulation de nouvelles plus ou moins bizarres qui a caractérisé la semaine écoulée : d’abord, à la Bourse de New York, l’étrange « flash krach » de jeudi dernier, comme l’appellent les Américains, ou plutôt le plus étrange encore « flash rebond » qui lui a succédé. Encore qu’il s’agit peut-être, comme on l’avait cru initialement, d’une simple combinaison de la fascination des traders new yorkais pour le spectacle en boucle des émeutes en Grèce, et de leur déception devant le refus de Jean-Claude Trichet de recourir pour l’Europe au « quantitative easing », l’assouplissement quantitatif, la solution du désespoir des banques centrales – devenue malheureusement banale de nos jours. Autre bizarrerie pour ce qui touche à la Grèce : pourquoi les États européens qui prêtent de l’argent à la Grèce se croient-ils obligés de faire un profit sur l’opération ? Et plus étrange encore, la révélation de documents apparemment authentiques suggérant que la Grèce a rejeté en février l’offre par un fond « private equity » américain d’un prêt à 10 ans d’un montant de 7 milliards d’euros et au taux pourtant très concurrentiel de LIBOR + 1,25 %. Si la nouvelle est vraie, la Grèce doit s’en mordre les doigts aujourd’hui – et toute l’Europe avec elle. Enfin, moins étrange mais tout aussi inquiétante, l’annonce que les ministres des finances européens, réunis un dimanche, devaient prendre des décisions, ouvrez les guillemets : « avant que les marchés ne s’ouvrent à Tokyo », nous ramenant à des souvenirs de sinistre mémoire : l’atmosphère de fin du monde qui caractérisa les derniers jours de Lehman Brothers.

    Pourquoi la stratégie « Chat de la voisine » dans le cas d’un marché boursier en baisse ? Parce que les nouvelles que je viens de mentionner comme des sujets de possibles indiquent tous et par-delà tout doute possible, que la finance vient d’entrer à nouveau dans une zone de turbulences majeure – ce que les physiciens appellent une phase critique – et quand un système, et la finance en est un, à l’échelle mondiale, entre dans une phase critique, sa fragilité tend vers l’infini. C’est alors que l’« effet papillon » joue à plein : que le vol d’un papillon à Pont-Aven (j’y étais samedi) peut provoquer de proche en proche un ouragan dans le Golfe du Mexique.

    Alors Guillaume, dites-nous : où en est le CAC40 ?

    À la hausse : Ah très bien : deux mots donc sur la réunion des ministres des finances européens… Quant à Madame Merkel, les élections en Rhénanie-Westphalie constituent pour elle un cinglant échec…

    À la baisse : Ah très bien : « Le chat de la voisine Qui s’met pleines les babines De poulet, de fois gras Et ne chasse pas les rats Miaou, miaou Qu’il est touchant le chant du chat Ronron, ronron Et vive le chat et vive le chat… »

    1. Pont -Aven…. ah… les galettes, …et toute ma jeunesse sur la route…
      Bravo pour ce message avec ou sans intervention de l’Europe…. on va bien que mondialement, la finance internationale est devenue folle.
      Et Freud parlait d’hystérie féminine? … vous avez dit « féminine »?

    2. Pont-aven les galettes mais aussi Gauguin!
      Et un très bon restau, »le moulin de Rosmadec » au bord de la rivière pour les amateurs de bonne chair.

  25. … Mais je reviens à la charge,

    Le CAC bondit de plus de 8% « boosté » par les bancaires, mais l’Euro reste toujours fébrile

    – Une belle synthèse donc: des banques sauvées, mais une Europe politique toujours à la carafe qui ne rassure pas !!

  26. Me Jorion , il semble que nos « REPONSES  » à tous apparaissent séquentiellement à al fin du billet et non sous-jascente aux commentaires auxquelles elles s’adressent … Me suis-je fait bien comprendre ?

    1. Et bien c’est simple :

      – Les optimistes qui ont cru au plan européen ont réinvesti dans le Cac 40

      – Les réalistes qui ne croient pas en son efficacité continuent à attaquer l’euro

    2. Les attaques se faisaient à la fois sur la Grèce MAIS aussi sur l’Euro.

      Les swaps Euros-dollars viennent d’être réactivés. Ca va se stabiliser au cours que voudront les US.

    3. Je ne suis pas experte en économie mais je suppose que c’est l’effet mécanique à la décision de la BCE de monétiser la dette des pays européens couplé au fait que les Etats de l’UE vont appliquer des plans de rigueur.
      Les mesures d’austérité vont entraîner peu de croissance ou au pire la récession, les déficits ne seront pas résorbés dans les pays où les exportations sont faibles.
      Les investisseurs vont donc éviter l’euro dans les semaines et les mois à venir. L’euro devrait donc continuer encore de chuter.

  27. Si la BCE monetise la dette europeenne (achat emissions pourries et hop des euros a la place) alorsl’euro devrait continuer a baisser mecaniquement. Les actions qui montent c’est normal puisque l’euro a perdu de sa valeur face aux autres monnaies. Cela est bon me semble-t-il. La BCE fait comme la FED et la BOJ et la BA. Tous ces pays ne pourront plus se gaver sur le dos des europeens en devaluant leur monnaie par la planche a billets. L’euro se place comme equivalent au $ et a la livre. Pour la chine fini aussi car nous allons pouvoir imprimer des euros, les echanger avec des dollars et les leurs fourguer. La chine va financer notre deficit. La vertu europeenne de non monetarisation etait un defaut face a tous ces gredins. C’est fini. Ou presque. Comme par hasard Obaba a ouvert les vannes de dollar pour la BCE. Les USA ne vont-ils pas se retrouver avec nos prets publics pourris dans LEURs banques.
    Certes notre pouvoir d’achat va chuter, mais bon on achetera plus de saloperies? La belle affaire. Et si produire en europe devenait subitement competitif?
    Dis-je moult aneries?

  28. Enfin de la discipline au sein de l’Euroland ! Gràce à Mme Merkel qui a su imposer l’intervention du FMI à hauteur de 30 % pour tout prêt à un pays défaillant. Au FMI, ce ne sont pas des marrants, ils sauront faire respecter les engagements que les politiques (y compris les nôtres) repoussaient toujours aux calendes grecques sous prétexte de l’attente d’une reprise, d’une échéance électorale mais plus vraissemblablement, de mauvaise foi à peine sous-jacente.

    Ce brave Mr Trichet ne pouvait faire que les gros yeux à ceux qui dépassaient allègrement les 3% de déficit et les 60 % du PIB pour l’endettement. Finalement dans cette organisation sans chef qu’est l’Euroland, on fait tout bonnement appel aux « Casques bleus » pour faire règner l’ordre.

    Du coup, moi, j’y crois assez…

  29. Et maintenant, sus à la Livre Sterling, n’est-il pas ?

    Sinon tous les beaux discours sur les vils spéculateurs tomberaient en miettes…

    1. un volatilité de 4% à la hausse est un soulagement alors qu’une même volatilité à la baisse est une erreur, un évènement anormal qui doit être investigué et qui est très complexe à expliquer. La hausse, elle, trouve une explication très simple et évidente et personne ne se demande pourquoi ça monte tant cematin … ce comportement des investisseurs, en soi, représente un risque pour le marché, et démontre l’inconscience, l’ignorance et la complaisance des investisseurs individuels et institutionnels, qui sont biaisés par l’avidité et leur profond désir de croire en une illusion positive.

    2. Dontigny a raison : il est indispensable de découvrir quel dysfonctionnement majeur a provoqué le « flash-krach » de jeudi, mais créera-t-on quatorze commissions d’enquêtes pour expliquer le gain de 9 % du CAC40 aujourd’hui ?

      Il a raison aussi sur un autre point : on appellera plus tard la période actuelle : « la mise à sac ». Ceux qui y ont accès puisent dans la caisse tant qu’ils peuvent, avant fermeture définitive.

    3. Si la période actuelle sera répertoriée comme celle de la mise à sac.
      Je ne comprends dès lors pas pourquoi certains gouvernements, particulièrement exposés, n’ont pas encore fait appel à leurs services spéciaux pour mettre un peu d’ordre et tempérer les ardeurs de certaines officines.

      Une centaine de morts à la suite d’un raid éclair sur un plateau de bureau (genre salle d’arbitrage G.S. ou agence de notation Fitch) est à la portée de n’importe quel pays, fut-il une république bananière.

      Quand on veut pas, on peut pas. Si on veut on peut: tout le monde sait cela depuis que Dostoîevski à écrit :
      « Si Dieu n’existe pas, tout est permis. »

    4. @paul Jorion :

      La « fermeture définitive », si l’on se met à créer de l’argent, on passerait d’abord par une phase de dévaluation de l’euro (à défaut d’inflation) … si jamais les Etats ne sont pas en faillite, ceci ayant l’air d’être la seule chose qui intéresse le spéculateurs, on pourrait retarder le collapse final. Amha

  30. J’ai lu à plusieurs reprises ailleurs – dans des endroits où l’on joue son argent graphique avec 18 courbes à l’appui – que si le Cac 40 dépassait les 3720 points, c’était la hausse assurée pour quelques semaines. Or, chose étrange, en fin de séance, ultime bouffée d’euphorie pour finir à + 9.66%, soit 3720.29 points. Cela ressemble à un sombre et vulgaire casino.

  31. After trading as high as mid 1.30s, the EURUSD is rolling over, and its slide is now picking up steam, barely holding on to 1.2858 at last check. The 1.2800 stops are looming, whose break would take the EURUSD back to a 1.27 handle.This may very well still turn out to be the shortest and must futile trillion dollar bailout in history yet. Don’t forget it was the EURJPY correlation desks that freaked out on Thursday and drained all NYSE liquidity in stocks. It will be truly amazing if we get another 1000 point move in the Dow… But not up.

    zerohedge

  32. Bravo pour l’analyse encore… je dois dire que je ne suis pas spécialistes des subtilités économiques, mais à moi, il m’a toujours suffi, dans la vie, de comprendre les trucs « en gros » de façon à savoir éviter le pire, et en particulier les mauvaises fréquentations.
    Merci à vous, Paul, et aux spécialistes de ce blog, de nous expliquer patiemment… on a vraiment besoin de comprendre, même en gros…
    Les grandes lignes sont assez édifiantes pour apprendre quand on se fait « mettre » (excusez cet écart) en beauté…
    La ligne Fillon nous promet l’austérité? Eh bien je dis : NON, N.O.N.
    Et vous tous sur le blog?
    Et du coup, keskonfait comme dirait zazie, ou le langage sms…??

  33.  » Il reste un peu de naïveté cependant dans la démarche : défier la spéculation en se tambourinant la poitrine et en criant : « Je suis plus fort que toi ! », ça ne suffira pas.  »

    Ca ne me rassure pas non plus.

    « Ce qu’il faut mettre en place, pour mettre la spéculation hors d’état de nuire, c’est une interdiction des paris sur les fluctuations de prix. On ne pourra pas en faire l’économie. »

    Oui,

    Mais le mal du monde ce n’est pas uniquement la spéculation c’est aussi pour des gens :

    La bureaucratie,
    La peur du chômage,
    Le lavage de cerveau,
    L’influence des marques,
    (vous n’avez qu’à compter la seule présence du logo d’une marque dans un grand magasin )
    L’empressement du monde,
    L’empoisonnement des eaux et ce pétrole qui se déverse sans cesse dans la mer quel malheur,
    L’empoisonnement des sols devenant de plus en plus arides pour d’autres famines à venir,
    L’empoisonnement de l’air que l’on respire,
    L’abrutissement de l’argent,
    Le point de vue des riches,
    Les politiciens à l’antenne,
    Les mêmes idées reçus,
    Le chantage de plus,

    C’est tout un ensemble le monde actuel se dirige tout droit vers un plus grand dictat de l’homme sur l’homme, les progrès de la science aidant les hommes de pouvoir en trouveront bien un jour ou l’autre les moyens de mieux asseoir leur propre dictat sur d’autres de plus, ce n’est bien sur jamais assez de faire le bien et des politiciens en continuelle rivalité de pouvoir et d’existence médiatique avec les gens du marché ce qui n’est guère mieux à voir.

    C’est comme une grande escalade verbale, c’est comme dans un couple parfois cela va si vite, si normal pourrait-on dire et habituellement dans l’esprit des gens qu’il n’en devient même plus alors possible de leur faire entendre raison, de faire machine arrière et c’est alors les enfants, les petits et les nombreux estropiés des industries de croissance qui en patissent davantage et c’est l’enfer.

    Tout cela va très mal finir pourquoi vouloir toujours traiter et payer plus durement les gens, pourquoi tant de dureté et de bétise en plus. Mais quel est donc le plus bête dirigeant de la terre
    de nos jours et sur les marchés ?

    C’est hélas peut-être aussi un grand nombre de gens irrécupérables avant que les choses ne se précipitent toujours bien évidemment pour les premiers de ce monde en fait.

  34. Il y a encore une semaine à peine les décideurs n’avaient pas de mots assez durs pour villipender et menacer les agences de notation et les spéculateurs auxquels on allait enfin s’attaquer.

    Et puis un miracle s’est produit. Le faramineux plan FEA (Fuite En Avant) est mis sur pied pour impressionner les marchés. La bourse remonte ! Les taux de la dette grecque se détendent. Eureka !
    N’est-ce pas le terrible aveu qu’ils n’ont jamais envisagé sérieusement de réguler les marchés en mettant un frein légal, régalien, à la spéculation ? AU lieu de quoi on les combat avec une arme similaire à celle dont disposent les marchés, à savoir l’argent, comme si le rapport de force pouvait être inversé sur ce seul terrain. De plus on fait une fois de plus accroire que c’est une crise de liquidités. L’argent pourtant existe en quantités considérables, seulement comme le dit justement Paul, il est siphonné.

    Il n’y a aucun effort de fait sur le plan conceptuel pour éclairer les peuples sur la véritable nature de la crise. Pourtant, une crise telle que celle-ci c’était coté européen l’occasion rêvée pour prendre les peuples à témoin pour stopper net la spéculation.

    Bref, pourquoi ce qui apparaissait l’hérésie suprême pour l’Allemagne, à savoir la monétisation de la dette via la BCE ou son véhicule spécial, n’en est plus une, tandis que la mise au pas de la spéculation — mesure qui n’aurait rien coûté, en tous cas beaucoup moins, apparaît comme un verrou insurmontable ?

    Les dirigeants viennent en réalité de montrer qu’ils ont toujours aussi peur des marchés, et aussi, qu’ils en sont sans doute aussi les complices. Non monsieur Quatremer, ce n’est pas la nuit du 4 Août pour l’Union. On n’a pas fait preuve de solidarité, on a seulement voulu sauver sa peau, ses banques, ses rentes. C’est une solidarité qui ne s’inscrit dans aucune perspective de transformation sociale et politique de l’Europe.

    1. « on les combat avec une arme similaire à celle dont disposent les marchés, à savoir l’argent »

      On ne les combat pas, on les rassure. Comme disait un politique célèbre et courageux (il y en a eu): « Ils ont eu le choix entre le déshonneur et la guerre ; ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre »

  35. Globalement, votre analyse me parle, mais je m’interroge sur une de vos formules en forme d’aphorisme, précipitation radiophonique obligeant, sans doute.
    « Quand il aura un sens économique il aura automatiquement aussi un sens social. »

    Vous devriez, M. Jorion, décrypter la formule. Elle me semble, ainsi, sujette à caution pour deux raisons.
    Priorité semble donnée à l’économique, et vous savez mieux que moi que la priorité à l’économique aujourd’hui arase le social, ce depuis pas mal d’années. Particulièrement aujourd’hui, où l’on voit des raisonnements et des actes économiques interdire de penser même la dimension sociale, en Grèce et ailleurs. Prétextes économiques, j’entends par là des raisonnements en termes de ratios, bilans, dette, etc…Ce que d’ailleurs vous dénoncez de plus en plus clairement, et j’en suis satisfait.

    De plus, conceptuellement, la déduction ne me semble pas aller de soi, sauf si on s’inscrit dans un paradigme libéral et, dans ce cas, votre formule signifierait, à peu près, « la bonne gouvernance du marché établité automatiquement l’allocation optimale des ressources (et le bien-être social optimal des agents).

    Mais peut-être, et sans doute, y avait-il des pointillés dans la formule, pointillés qui renverraient plus spécialement à la configuration du Pacte de stabilité…

    Enfin, si vous avez quelques instants à consacrer à ce débat qui n’est pas nouveau, le social vous en remerciera sans doute, il est à la peine en ce moment…

    1. Le crédit, comme on a pu le constater, n’est pas une solution : si l’on veut relancer les économies, il faut augmenter le pouvoir d’achat, mais pas par des artifices : en augmentant les salaires, en baissant les impôts sur les tranches basses de revenus et en les augmentant sur les tranches hautes, en baissant les taxes non-progressives comme la TVA.

  36. Retirer ses quelques euros de la banque, s’acheter les outils qui manquent et un petit bout de terrain non constructible à cultiver avec les copains le week-end et en vacances. Grand air, repas sur l’herbe, enfants en liberté, loisirs conviviaux très sains, gratuits , des fruits et de bons légumes pour tous.
    C’est ce qu’on a déjà fait . Cette année, on agrandit le poulailler collectif . La prochaine étape est de retirer le salaire de la banque (tant qu’il y a un salaire) le jour même où il est versé .

    Pendant que Wall Street et le CAC 40 jouent au yo-yo !

    Puisque nous ne sommes pas en démocratie, que les résultats des référendums ne sont pas respectés, que quelques nantis décident de notre vie et de notre mort, c’est notre instinct de survie qui parle et la seule forme de résistance à notre portée: vidons les banques de nos maigres avoirs .

  37.  »Tant que la dette publique et le déficit d’une nation seront calculés par rapport à leur PIB, ils sembleront augmenter de manière mécanique en période de récession, par une illusion d’optique »

    J’ai du mal à comprendre cette phrase. Le PIB n’est-il pas liée à la richesse produite ? ce qui permet d’apprécier la capacité à s’endetter n’est-il pas le niveau des revenus ? Plus une personne (ou un état) a de revenus plus sa capacité à honorer le service de sa dette est grand. Me trompe-je ?

  38. « …il ne faudrait pas perdre de vue que quelle que soit la radicalité apparente des mesures prises hier, le système qui siphonne l’argent du contribuable vers les plus grosses fortunes est toujours en place, et plus que jamais en excellente santé. »

    Cette conclusion de votre billet eût mérité d’être non seulement en titre, caractère gras, mais aussi d’être longuement méditée, puis développée par les doctes chroniqueurs et « spécialistes » qui s’épanchent dans nos médias favoris (France Culture l’a mentionnée ce matin, me semble-t-il).
    Comment ne pas s’étrangler de rage quand on comprend que les politiques sont coincés, acculés par les marchés mais que malgré tout ils ne peuvent s’empêcher de manier la langue de bois avec un aplomb invraisemblable. Mme Lagarde, ce matin sur cette même radio affirmant que non, ce sont les politiques européens qui ont envoyé un signal fort aux marchés, signal qui les contraindrait à reculer ou, au moins à modérer leurs ardeurs spéculatives…
    Ben voyons.
    Comment oublier, ou en tout cas ne pas assumer que les derniers 18 mois ont clairement montré que le modèle ultra-libéral est, par définition vicié, hors de contrôle et conduit dans le mur de la misère une grande partie de l’humanité, quand une petite minorité se gave grâce notamment aux « marchés ». Soit dit en passant, ce terme dont on nous rabat les oreilles à longueur de colonnes et de JT sont tout simplement les banques, principaux acteurs autour des corbeilles, elles-mêmes sous la pression des grandes fortunes qui leur ont confié leurs avoirs. Appelons une banque une banque…
    Sans tomber dans l’angélisme peut-on espérer que des politiques compétents et responsables, authentiques serviteurs des peuples, auront un jour le courage de botter les fesses de cette caste qui ignore tout des réalités quotidiennes plutôt dures de la grande masse des gens qui les engraissent, et qui vampirise la richesse mondiale.
    Pourquoi les observateurs et analystes notoirement intelligents et « humains » (ne rougissez pas Monsieur Jorion…), ne sont-ils pas écoutés plus que cela dans les couloirs dorés des palais nationaux ou financiers ?
    Sans être un adepte du Grand Soir, j’en viens à conclure que c’est la responsabilité du citoyen (et aussi, pourquoi pas, du consommateur) d’arriver à faire comprendre à nos chers gouvernants, que tant qu’ils se (nous) trompent, ils ne sont pas les bienvenus. Ce par tous les moyens, fussent-ils du désespoir.

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