L’actualité de la crise: la corde raide, par François Leclerc

Billet invité.

LA CORDE RAIDE

En première ligne dans une situation toute inconfortable, les gouvernements européens sont sur la corde raide et vont y demeurer. Divisés entre eux, ils tentent de préserver ce qui peut l’être d’une Europe dont ils ne peuvent plus économiquement se passer, tout en ne sachant plus vers où la diriger.

Repliés dans leurs frontières nationales, ils se sont trouvés un rôle – car il faut bien exister – en adoptant une posture de cost-killers, à l’image de ces bons gestionnaires à la réputation usurpée qui sévissent dans les entreprises. Mais ils savent en leur for intérieur qu’ils vont rapidement atteindre à ce jeu la limite de ce qui est politiquement et socialement tenable, et que les mesures d’austérité qu’ils engagent ou étudient encore ne feront pas le compte à l’arrivée.

Ce n’est pas encore clairement l’impasse qu’ils redoutent, mais c’est déjà une voie de garage.

Coincés entre des impératifs contradictoires, ils tâtonnent, exposés aux crises de toutes natures dont ils craignent le déclenchement inopiné. Avec, pour les plus lucides, la hantise de ces deux repoussoirs que sont les situations grecque et japonaise, comme le décrit dans sa dernière chronique du Financial Times Martin Wolf. D’un côté le risque d’un blocage sur le marché obligataire qui s’étendrait à d’autres pays, avec des conséquences en chaîne imprévisibles, de l’autre la profonde trappe à liquidités et la déflation qui l’accompagne.

Comme la communauté des analystes le craint, l’Europe est à la veille d’une récession économique, et peut-être même de la déflation. Ce constat a amené Naoyuki Shinohara, le directeur général adjoint du FMI, à déclarer à Singapour que la croissance asiatique allait aider l’économie mondiale à atténuer le contrecoup des politiques d’austérité européennes, tout en s’inquiétant de leurs effets sur le commerce extérieur de la région, principal moteur de cette même croissance.

Ben Bernanke, président de la Fed, reconnait de son côté que la banque centrale américaine reste « extrêmement attentive » à l’évolution de la situation européenne, rejoignant ceux qui, aux Etats-Unis, estiment que les effets de la crise grecque seront « probablement limités ». Au sein de la Fed, des voix discordantes se sont toutefois fait entendre à ce propos parmi les gouverneurs : Daniel Tarullo considérant les retombées sur la croissance américaine de la crise européenne plus préoccupantes que Charles Evans.

L’adoption d’un remède unique à des situations nationales très diverses en Europe – la crise qui s’est installée dans la région ayant en réalité des particularités et des manifestations très différentes d’un pays à l’autre – est l’expression même du désarroi qui règne dans les sphères dirigeantes, lesquelles tentent de se raccrocher à une situation connue, répondant par la seule solution qu’elles ont sous la main.

Fâcheusement, les gouvernements ont adopté une stratégie qui, au lieu de rassurer les marchés, son objectif déclaré, ne fait que les inquiéter davantage. Aux flous initiaux exprimant des divergences entre eux succèdent de nouvelles incertitudes, que ce soit à propos des mécanismes de fonctionnement du Fond de stabilité financière et du véhicule spécial qui en est le bras armé, ou bien de la politique d’acquisition de la dette souveraine par la BCE. De semaine en semaine, les montants de ces achats consacrés à la dette grecque et portugaise diminuent, parvenant tout juste à maintenir la hausse de leurs cours.

Dans une tentative dérisoire de calmer le courroux des marchés, ils réclament toujours plus de sacrifices des pays menacés, tandis que devant cette situation majeure d’incertitude les banques se replient dans leur coquille. Désertant le marché interbancaire, elles continuent de placer chaque soir des capitaux plus importants que la veille dans les coffres de la BCE, seul refuge possible pour elles quand on ne sait pas de quoi sera fait le lendemain. Après les banques grecques, c’est en conséquence au tour des banques espagnoles de rencontrer des problèmes de financement sur le marché. Les banques confirment être le vecteur de la crise, craignant d’en être les victimes. Image parfaite d’un système financier qui se mord le bout de la queue.

Du côté des compagnies d’assurance, qui sont jusqu’à maintenant parvenues à se faire discrètes, Standard & Poor’s vient de mettre les pieds dans le plat. Analysant l’exposition des compagnies françaises à la dette souveraine grecque, l’agence de notation évalue celle-ci à un peu moins de 8 milliards d’euros. Elle serait de 20 milliards pour les assureurs notés par elle en Europe. Si ce risque est encore considéré comme « gérable » par ses soins, elle ne cache pas que la « dégradation additionnelle de la qualité de crédit de la Grèce, du Portugal ou de l’Espagne pourrait avoir des conséquences négatives sur nos notes ». L’environnement financier incertain atteint à leur tour ces gros investisseurs.

Sur le marché obligataire des entreprises, Standard & Poor’s comme Moody’s constatent aujourd’hui une baisse du taux de défaut, mais elles annoncent simultanément qu’elles sont préoccupées quant à la capacité qu’auront dans les toutes prochaines années les grandes entreprises à refinancer les centaines de milliards d’euros ou de livres des émissions qui vont arriver à échéance. L’optimisme n’est pas de mise, remarquent-elles, après avoir constaté que de nombreuses entreprises renouent avec des pratiques douteuses, n’hésitant pas à emprunter sur les marchés pour payer à leurs actionnaires d’importants dividendes.

Du côté des banques, on fait valoir que 2012 devrait être un « point de départ » et non pas la date d’application des nouvelles obligations de renforcement des fonds propres de Bâle III. « Si vous demandez tout, tout de suite, cela va créer des tensions importantes sur le marché du crédit », a ainsi prévenu Robin Down, un analyste de HSBC : « Les marchés ne pourront pas absorber les levées de fonds des banques si elles viennent toutes au guichet en même temps ».

Ces remarques donnent tout leur sens à l’annonce par HSBC, qui a déplacé son siège social à Hong Kong, d’une prochaine levée de fonds très importante à la Bourse de Shangaï, dès que les autorités chinoises auront adopté la réglementation présidant à l’introduction en Bourse des sociétés étrangères.

Les banques européennes ne sont pas toutes placées pour tenter d’opérer de même, alors qu’elles vont devoir faire face à un triple challenge : le refinancement de leurs opérations en cours, l’augmentation prévisible des taux de défaut en raison de la récession qui s’annonce, et enfin l’augmentation de leurs fonds propres. Sans tenir compte de la restructuration de la dette de plusieurs pays européens, considérée comme inévitable.

D’où l’annonce, restée très discrète en France, de nouveaux stress tests des banques, dont il va falloir suivre le sort qui va leur être réservé. Clarifieront-ils mieux que les précédents la situation réelle des banques ? Seront-ils rendus publics dans le détail ? On peut dès à présent fortement en douter.

Du côté de la dette publique, enfin, le pic n’est pas atteint et son calendrier risque d’être repoussé si les plans d’austérité ne produisent pas les effets escomptés. C’est une affaire, au strict minimum et au mieux, de trois à quatre ans, pendant lesquels de nombreux événements vont survenir.

On va beaucoup entendre parler de cette notion de pic de la dette, dont l’inscription dans le calendrier, rapproché ou s’éloignant, va être la vraie mesure de la dangereuse et douloureuse stratégie adoptée. L’agence Fitch a déjà adopté cette problématique, annonçant en conséquence que le Royaume-Uni pourrait conserver sa note AAA, à condition toutefois que la réduction du déficit soit « plus ambitieuse ». Le déficit du Royaume-Uni, le plus important des 27 pays de l’Union européenne, est actuellement de 156 milliards de livres.

L’embouteillage redouté sur le marché obligataire se précise donc, alors que les banques – à la fois investisseurs et emprunteurs – manifestent la plus grande frilosité quand elles exercent le premier de ces deux rôles, comme on le constate actuellement. La crainte monte qu’il n’y en ait pas pour tout le monde, aboutissant à de nouvelles hausses des taux obligataires. Favorisant les plus forts et enfonçant les plus faibles, Etats, banques et entreprises tous confondus. D’ores et déjà, l’écart des taux au sein de la zone euro ne fait que continuer à s’élargir.

Devant cette perspective qui contrarierait leurs efforts de réduction de la dette, sans tenir compte des effets sous estimés de la récession économique, les gouvernements européens tentent de réagir à leur manière, afin de contrôler les débordements des marchés qui les menacent. Ils s’efforcent d’accélérer les discussions relatives à une régulation financière, dont ils savent désormais qu’elle ne pourra être adoptée qu’entre Européens, après avoir passé les compromis nécessaires qui risquent de lui retirer l’essentiel de sa portée, afin que les Britanniques les acceptent. Même s’ils devaient y parvenir, cela laisserait de toute façon une vaste partie du monde, où les mégabanques européennes sont pourvues de filiales, régulée à l’américaine. On s’agite donc, à Bruxelles, Berlin et Paris, sur le dossier des produits dérivés et des CDS – le plus déterminant – tandis que l’on espère trouver plus facilement un accord sur celui de la taxe des établissements bancaires, le plus politique.

La portée réelle de cette taxe, une fois que ses modalités et son affectation auront été décidés, sera très faible. Les analystes de Deutsche Bank estiment que son produit pourrait être de 15 milliards d’euros par an pour toute l’Union européenne, si le modèle appliqué en Suède était adopté (taxe de 3,5% sur tous les prêts), à comparer avec les estimations par la BCE du montant des dépréciations qui devraient être effectuées d’ici fin 2011 par les seules banques de la zone euro : 195 milliards d’euros. C’est donc une taxe politique, contre laquelle les banques bataillent pour n’en accepter qu’une version symbolique.

La pente est rude et sinueuse pour les gouvernements européens, qui ne sont à l’abri d’aucune surprise, surtout les mauvaises. Les tentations de privilégier les intérêts nationaux ne vont pas manquer, éloignant encore les issues qu’ils espèrent à leur politique. Ils sont les meilleurs artisans des rebondissements à venir de la crise.

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85 réflexions sur « L’actualité de la crise: la corde raide, par François Leclerc »

  1. Trichet : l’euro est une devise «très crédible»

    L’euro est une devise «très crédible», a déclaré jeudi le président de la BCE Jean-Claude Trichet, alors que la valeur externe de la monnaie européenne a fortement baissé ces dernières semaines face au dollar.
    Le problème c’est celui qui le dit qui ne l’est plus du tout…

    Miracle en Grèce…si une personne sur le blog y croit??
    Le nouveau gouvernement truque aussi bien les comptes que le précédent…

    La Grèce dépasse ses objectifs de réduction du déficit

    jeudi 10 juin 2010, 15:10
    La Grèce a annoncé jeudi avoir dépassé ses objectifs de réduction du déficit au cours des cinq premiers mois de l’année grâce à la réduction de ses dépenses publiques. Le ministère des Finances précise dans un communiqué que le déficit de janvier à mai s’est établi à 8,97 milliards d’euros, contre 14,65 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de 2009. Cette réduction de 38,8% est supérieure à la baisse de 35,1% prévue. L’agence de statistiques grecque a de son côté annoncé jeudi que le taux de chômage a atteint en mars 11,6%, un chiffre en recul par rapport à février (12,1%) avec 26.500 demandeurs d’emploi en moins.

    Par contre ceci est sans doute bien plus réel :

    •Greek consumer inflation accelerated to a 5.4% in May, more than three times euro zone level.

    Et au Brésil on n’en peut plus du carry trade..en pleine bulle, attention à l’explosion avant ou après la chinoise ?

    •Brazil central bank lifts rate to 10.25%, meeting expectations

    et enfin

    •U.S. taxpayers « remain at risk for severe losses » on AIG bailout

    sources Le soir et zero hedge

  2. Les banquiers ne sont utiles que pour eux-mêmes ou bien s’il y a des entrepreneurs qui leur proposent quelque chose de cohérent. Comme la concurrence des pays à bas salaires est devenue trop forte à cause de la mondialisation, rien ne peut plus fonctionner comme avant. Pourtant, certains y arrivent et ils proposent aux autres de faire comme eux. Ceux-ci leur donnent des réponses qui prouvent simplement qu’ils sont incapables de faire le même effort. Il y aura toujours des faibles et des forts. Ce qui ne va pas, par contre, c’est quand la finance se fait un sale business sur le dos du citoyen et de l’entrepreneur. Alors, elle devient nuisible.
    Ceux, qui sur ce blog le disent com,me moi ne sont pas écoutés. On dirait qu’il ne convient que de compter ou d’expliquer comment on compte au lieu d’avoir réellement un peu de caractère et des opinions. J’ai un beau-frère qui a été ingénieur dans les affaires et il n’avait jamais non plus d’avis sur rien ! Le vide philosophique absolu ! Il ne savait que compter et n’avait aucun avis sur rien !
    Consternant ! Il est évident que les financiers profitent de cette passivité extraordinaire d’une grande partie de nos pseudoélites !

    1. Oublié de me demander:
      Mais comment Trichet fait-il ses prévisions?
      Avec les mêmes bouliers que Fitch et S&P?
      Avec Quelles équations secrètes et à partir de quels chiffres corrigés des variations pifomètriques?
      Ils ne donnent pas de lien vers leurs calculs frankensteiniens.

  3. Parce que ce sont les juifs et les protestants qui exclus des autres formes de commerce, exclus des villes qui ont inventé la finance, dont les anglo saxons par nature anglican donc protestant.
    Il faut dire dans la religion protestante, dieu n’est pas un dieu vengeur qui punit mais qui accompagne et le gain n’est pas mal vu comme chez les catholiques. Donc voilà, on ne va pas apprendre à un anglais à faire de la finance, d’ailleurs c’est la finance anglaise qui a lancé la révolution industrielle, comme c’est la finance US qui a financé qu’on le veuille ou non la croissance mondiale ces dernières années alimentée qu’elle était par les déficits de l’état et la planche à billet qui tournait à plein régime.
    Oui, tout n’est pas blanc tout n’est pas noir, c’est juste une question de dosage…
    là il y a eu trop d’abus des nantis en place au détriment des autres,

  4. Ce qui m’inquiète et me questionne tout autant que la crise financière est l’implication et la motivation des forces vives de l’Europe et de la France plus particulièrement.
    Dans les entreprises publiques la déprime s’installe et nombreux sont ceux et celles qui sont démotivées et même qui craquent (démission, changement de métier) :
    infirmières, instituteurs et profs, policiers.
    Encore ce lundi une émission de qualité sur ARTE (reportage ne France, puis en Allemagne, débat de qualité) était consacrée à la police et permettait de mesurer le malaise en France où la police ne peut pas accomplir sa mission et est dénigrée alors qu’en Allemagne, avec une approche très différente, la police est respectée, appréciée et remplit mieux son rôle alors que les difficultés existent mais sans commune mesure avec les nôtres.
    Pour l’enseignement, la lecture de la « Toile de l’éducation » nous dévoile chaque semaine les difficultés des enseignants. Un seul témoignage direct d’une jeune « prof. des collèges », relation proche, confirme les faits, chaque jour est une épreuve, et pourtant dans un bourg tout à fait normal. Je n’ose imaginer ce qui se passe dans nos « ghettos ».
    Pour le monde médical des témoignages directs également confirment les articles du Monde.
    Heureusement il reste le privé. Le « Monde eco » du 8 juin dépeint une situation pas très rose au vu d’un sondage IFOP-Le Monde :
    43% des cadres supérieurs des grandes entreprises disent ne pas comprendre ou adhérer à leur stratégie
    55% des salariés interrogés ont le sentiment de ne pas être écoutés par leur hiérarchie
    77% jugent le partage des profits inéquitable (ils ont tout compris)
    Une majorité de salariés se sent stressée et pas satisfaite de la qualité du dialogue social.
    Et pourtant la valeur travail reste épargnée, ouf, l’adhésion à la stratégie de l’entreprise est OK pour l’encadrement & en dessous de 50% pour les autres.
    Une bonne majorité est satisfaite de la situation prof. actuelle, ouf, ouf.
    Peut nettement mieux faire.
    Dégagé de mes obligations salariales depuis peu j’ai bien vécu cette lente dégradation du « bien être » dans l’entreprise, dommage car à travail utile et motivant, salarié heureux et performant…..entreprise prospère…..et même actionnaire qui adhère. Pas compliqué.

  5. Mardi 13 avril 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû verser un taux d’intérêt de 2,04 %

    Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010 : l’Espagne lance de nouveau un emprunt à 3 ans. Elle doit verser un taux d’intérêt de … 3,39 % !

    Vous avez bien lu : en deux mois, le taux d’intérêt pour un emprunt à 3 ans est passé de 2,04 à 3,39 % !

    A titre de comparaison, l’Allemagne emprunte à 3 ans en versant un taux d’intérêt de 0,607 %.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne se rapproche du défaut de paiement.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG3YR%3AIND

  6. A propos des CDS et des ventes à découvert, avez vous vu le savant rétro-pédalage de Dame Lagarde lors du débat avec son collègue allemand hier soir sur arte ?

    Lagarde meurt mais ne se rend pas ! Mon dieu un mythe est mort !

  7. bonjour,

    Même si elle a lamentablement traîné sur l’affaire grecque, attendant des élections perdues d’avance, Mme Merkel met depuis les bouchées doubles avec l’interdiction des ventes à découvert « nues », et des CDS –qui réjouit tant Paul Jorion.

    Voilà maintenant un air de bancor venu d’outre Rhin: « La chancelière allemande Angela Merkel a prôné jeudi une modification des traités européens pour que les pays de l’UE affichant des dettes ou des déficits excessifs puissent être réprimandés. » http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=87edff262cf28848692eb0842ca65802.

    Au XIXè siècle, on disait d’Adélaïde d’Orléans : « c’est le seul homme de la famille ». On va bientôt pouvoir mettre la phrase à jour avec Angela et le personnel politique européen !!?

    1. non,il ne s’agit pas de bancor. Le bancor « punit » les dettes ET les bénéfices excessifs » afin de produire un équilibre entre les identités économiques. Pénaliser les bénéfices excessifs n’est pas dans l’idée de l’allemagne malheureusement.

  8. Je ne suis pas spécialiste en économie mais il apparait au moins une chose, c’est que des banques comme la goldman sach qui ont acheté le marché du gaz en France grâce à leur magouilles donne des frissons et de plus quand on connait les agissements de cette banque dans les bulles Internet et immobilière, vouloir les sauver en endettant les peuples sur la base des notations une escroquerie de plus c’est de la FOLIE pure.
    Les bulles financières pour le dire simplement ne sont que des arnaques et il a fallut pour ce faire, que ces mêmes institutions fassent changer les règles de contrôle par les politiques.
    Un exemple simple pour introduire une société en bourse il fallait au préalable un bilan positif de 3 ans, puis on est passés a 1 an puis ensuite 3 mois et au final la banque n’a plus rien demandé, des sociétés virtuelles en fait on été crées et mise sur le marché, ensuite une bonne pub empocher les écarts puis laisser tomber et passer à d’autres etc etc.
    C’est pour cela que même les big to fall doivent être passées par profits et pertes sous peine d’emmener les gens et les économies au désastre qu’en pensez-vous?

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