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142 réflexions sur « L’actualité de la crise : DERNIERES BETISES A NE PAS DIRE, par François Leclerc »

  1. Les risques pour nous, les bénéfices pour eux. Le mot injustice me vient à l’esprit. Je me demande pourquoi.
    Par contre, je ne vois pas pourquoi ces gens se gêneraient. Ils ont rétabli leur position. Leur pouvoir est sorti renforcé de l’augmentation de la dette pour payer leurs turpitudes. Aucune alternative à leur vision du monde ne s’est imposée ou même apparue comme crédible. Les règles du jeu sont toujours celles de 2007. La foi dans le système est intacte puisqu’ils sont toujours riches et puissants. Les plus faibles sont devenus encore plus faibles. Dans leur monde, c’est équivalent à une disparition pure et simple. Les problèmes ont disparu. Leur pouvoir est resté. Leur richesse est restée.
    Ils admettent des problèmes. Mais ils les abordent avec celle des croyants, i.e. s’il y a encore des problèmes ce n’est pas la faute du système. C’est la faute des ennemis du système ou des fameux blocages structurels. Il faut donc (dans leur logique) aller plus loin et plus vite dans leur système. Si ça ne marche pas, c’est qu’il n’a pas été assez appliqué.
    C’est leur logique, pas la mienne. C’est la logique d’un système tout en bout de course, épuisé, vide. C’est la logique d’un système totalement désemparé, déconnecté de la réalité. Je l’assimile à de la panique, à ce sentiment qui paralyse le cerveau sans laisser à son porteur la moindre chance d’agir efficacement pour rétablir la situation. Alors, ils se raccrochent désespérément à leurs croyances. Ça a marché avant. Ça les a rendus riches. Dans leur esprit, cela doit continuer.

    Nous sommes mis sous pression pour accepter cela. Nous sommes lourdement invités à penser selon leur ligne. Tout écart à cette ligne sera la démonstration de notre idiotie, de notre passéisme et notre je-ne-sais-quoi de négatif. Tout écart à cette ligne nous mettra en position de coupables, en position de responsabilité des difficultés actuelles du système. Si ça ne marche pas, c’est parce que nous n’avons pas confiance. C’est l’ordre « Soyez spontanés ».

    Si nous obéissons à ces injonctions, nous ne serons pas spontanés ou nous ferons semblant. Si nous sommes spontanés, nous n’obéirons pas. Dans les deux cas, nous serons coupables de mettre des bâtons dans les roues du système.

    Dans cette histoire, la réalité n’a vraiment rien à voir. Je parle ici du truc qui nous échappe, qui cabosse, qui contient des choses et des gens qui ne sont pas moi. Je parle ici d’un truc qui est hors de la vision du monde de ces gens.

    1. Tiens, une idée !
      pour palier aux politiques d »‘ajustement » prônées par MEDEF et consorts :

      création d’une scoop :
      recherchons forgerons qualifiés, et donc au chomdu. pour réalisation de piques artisanales …mais néanmoins offrant toute garantie de fiabilité . un vieux forgeron de 55 ans, aux articulations usées par l’âge, mais à l’oeil toujours vif, pourra faire la vérification ISO machin …
      salaires égaux . pas de primes.
      mais, dans le but d’améliorer la « productivité », en fonction d’événements fortuits, cherchons « intermittents du spectacle » en fin de droits, pouvant réaliser quelques têtes à claques – dont certaines sont bien « intériorisées » par le Peuple – celles-ci disposées judicieusement devant les forgeurs-forgeants, stimuleront leur efficacité …

    2. @M
      « LE FORGERON » de Rimbaud ferait l’affaire; sûr qu’il saurait de quoi on parle. Et qu’on ne vienne plus dire que l’HITOIRE ne repasse jamais les mêmes plats.

    3. Pierrot du Québec

      Rimbaud …

      oui …
      mais, d’un tout autre auteur, voici plutôt un trés court extrait en prose :
      ... » Messieurs les gens distingués, mes belles dames du haut ton, vous qui ne connaissez l’ouvrier que par des ouï-dire, sur de mensongers récits empruntés à certains écrivassiers, corbeaux impurs, vous ne croyez point que nous soyons capables d’entendement et de sentiment; et l’hypocrite sensiblerie nous refuse les qualités du coeur et de l’âme, qui sont pourtant, il nous semble, le partage de celui que l’affectation et le pédantisme n’ont pas tartufié.
      Et bien, nous entrons dans l’arène, non comme l’athlète qui cherche à vaincre son adversaire par la force de son bras, mais comme Daniel dans la fosse aux lions, avec la foi pour ange gardien… »

      Emile Varin, Chef d’atelier (produits chimiques) – 1839
      dans « La parole ouvrière » / La Fabrique.

      1. @M

        Très beau texte, merci!…
        Je remarque l’année, 1839, c’est 50 ans après la révolution. Le forgeron de Rimbaud s’adresse à Louis XVI dans son poême, quelque chose comme 70 ans après; et dire qu’aujourd’hui on a envie de reprendre le même refrain…décourageant!…

      2. A vous trois, et à d’autres …

        En effet, mais …
        Cela rappelle qu’il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, que nous nous sommes endormis, que rien n’est définitif ni installé, qu’il faut recommencer sans cesse, que les contre-pouvoirs doivent être reconstruits, que ce n’est jamais la fin de l’Histoire, comme la propagande a voulu nous le faire croire, que la transmission est indispensable, que le chemin de l’humain n’est pas de tout repos, qu’il faut résister aux injonctions diverses voulant diviser la population d’une région, d’un Pays,etc… qu’il faut redevenir des citoyens, qu’il faudra du temps pour sortir de cette période infamante ( pour nous, en France), que les visages du mépris de l’autre peuvent sembler « civilisés » ( sinon cela serait trop facile ), que ce n’est jamais exactement pareil …mais qu’il y a des ressemblances troublantes, qu’il faudra probablement une génération …
        et que, quoiqu’il en soit, le blog de Paul Jorion est aussi un espace de liberté, ce dont j’ai envie de le remercier …car la parole, ici, est restée « bloquée » trés longtemps : la colère nait de ce blocage aussi .

    4. Mike et M,

      Vous avez compris ma colère.

      Pour la pique, j’apprécie toujours le travail bien fait. Mais dans ce cas particulier, si je peux soulever l’ensemble tête et pique, je serais satisfait.

  2. « L’étalon mesurant notre existence »
    Lecture oblige, je traduis (toute traduction étant création) » Le talon de fer » écrasant notre existence.

  3. Bonjour.

    Il faudrais deja perdre l’habitude de qualifier de patrons des personnes qui sont des mandataires sociaux, donc des salaries de luxes, avec comble de la chose, la quasi securite de l’emploi, proteges qu’ils sont par les golden hello, golden parachutes et autres retraites chapeau. Les patrons ce sont tous les chefs d’entreprises qui misent leur argent.

    Sur le cout du travail en france il faut aussi dire les choses telles qu’elles sont, quand on verse 100€ de salaire net a un salarie il en coute 100€ toutes charges sociales confondues a l’entreprise car elles ne figurent pas toutes sur les fiches de paye.

    Il faudrais donc une bonne fois pour toute en finir avec la fiction de la part salariale et de la part patronale. Cela a eu une pertinence qui n’est plus d’actualite et brouille la realite. Mais je suppose que cela arange le medef et les syndicats qui ainsi protegent leur pre carre et peuvent en toute tranquilite se livrer a leur jeu de claquettes favoris.

    Le probleme c’est qu’en france l’etat ne connais que le cac 40 (pour faire synthetique) et tout en se desolant de la faiblesse du tissus des pme/tpe fait tout depuis des lustres au profit de ces premiers.

    Alors oui les salaires net sont trop bas mais sauf a refondre de fond en comble la protection sociale et la fiscalite, c’est a dire les resources des insitutions sociales et de l’etat, on vas encore se desoler pendant longtemps.

    J’entend deja les cris d’orffrais des uaka fokon, mais a l’heure ou demagogiquement le president de la republique parle de creer une cinquieme branche de la protection sociale alors que les 4 autres sont deficitaires il vas faloir faire des choix sauf a ce que le monde entier dans un sublime elan de generosite ne nous subventionne.

    C’est donc tout le systeme qu’il faut mettre a bas pour le reconstruire car toutes proportions gardées, nous sommes en 1945, sur un champ de ruine.

    Alors il me parrait evident qu’il faut engager un vaste debat national, impliquant un maximum de citoyens sur ce qu’est la protection sociale et comment on la finance.

    A se livrer aux reformettes on continueras a cauteriser la jambe de bois jusqu’a l’ecroulement final.

    1. Nous sommes plutôt en 1939.
      Mais chacun voit midi à ta porte, Astrorock.

      Pour avoir une cadre de la sécu dans la famille, la 5ième branche veut être fabriquée pour être privatisée. Elle aussi.

      La taxation du salaire pourrait être diminuée. A condition d’avoir un impôt juste sur les plus hautes tranches.
      Hors, ce n’est pas le cas.

    2. Il y a surtout une chose et une seule qui nous permettra de sortir par le haut de cette crise, c’est une meilleure répartition des richesses. Elle peut favoriser les petites et moyennes entreprises, pourquoi pas, mais elle ne peut de toute évidence se réaliser si on diminue les prestations sociales (qui va redistribuer, les philanthropes ?)

      A mon sens, nous ne sommes même pas en 39 mais plutôt en 31 ou 32…

    3. @ Yvan, et @ tous,

      La taxation du salaire pourrait être diminuée. A condition d’avoir un impôt juste sur les plus hautes tranches.

      =>
      Ce que vou appelez les + hautes tranches ne risquent pas d’être taxées puisqu’elles ne sont pas territorialement localisables dans des pays individualisés mais partent d’une façon ou d’une autre au paradis. Le rétablissement douanier envers et contre les flux de capitaux et de marchandises (appelés pudiquement les biens, sans oublier les services) est une question de survie pour nos pays et nos cultures. Qui donc ne comprend pas ça ?

      Je rappelle à toutes fins utiles que la fiducie (merci Monsieur Philippe Marini) française a pour vertu essentielle de faciliter la fluidité des capitaux entre la France et les paradis fiscaux anglo-saxons. Toutes les optimisations fiscales, toutes les facilités juridiques mises aux fusions acquisitions, tous les rachats d’entreprises par des fonds communs de ci et de ça, etc. ne servent qu’à une seule chose : APPAUVRIR irrémédiablement des populations vivant jusqu’alors dans des pays civilisés, la suite de ces très efficaces techniques juridiques n’est pas écrite, du moins pas encore.

      Cdt.,

    4. « Il faudrais donc une bonne fois pour toute en finir avec la fiction
      de la part salariale et de la part patronale.  »

      C’est un excellent début…

      Les chaâarges attachées au salaire n’existent pas.
      Ce qui est vrai , c’est la Rémunération Globale du Travail , RGT.
      La différence entre RGT et salaire net sont des retraits
      dont la proportion est variable, environ 60 à 50% de la RGT pour le
      salaire net.
      Ces retraits sont composés principalement d’ impôts,
      de salaire différé et des cotisations sociales.

      Il est évident que la protection sociale est financée à hauteur d’environ 40%
      de la RGT, et à hauteur d’environ 80% du salariat pour son budget.
      (mes chiffres sont plutôt vieux mais c’est bien l’ordre d’idée.)

      Vous avez raison, l’obscurcissement sur ce sujet permet
      toutes les manipulations orientées : Ces sommes -un flux- les font
      baver d’envie.
      Par ailleurs, un patron qui calcule en salaire brut ne montre pas
      des capacités telles que son entreprise soit viable.
      J’ai pu voir que celui qui ne fait pas l’effort de se dégager
      d’un crédo ( chaârges) faux ne dure pas longtemps:
      L ‘organisme de recouvrement calcule, lui, juste.

    5. L’équation de l’élite bien pensante est: augmentation des salaires = importations+inflation. D’où leur chape de plomb sur tout ce qui donnerait un pouvoir d’achat supplémentaire aux salariés et principalement ceux des classes moyennes (ils ont une élasticité de choix à consommer plus discrétionnaire). Leur postulat de base est que le coût d’importation rendu en France est moins élevé que celui produit en France, ce qui n’est vrai qu’en omettant la prise en compte d’un certain nombre de facteurs, bien évidemment. Accessoirement, cela autorise une augmentation des profits d’importation jusqu’à limite du coût marginal estimé pour la production domestique.
      La véritable clef, encore plus en amont, c’est fabriquer plus (ou mieux) pour importer moins avec triple effet kiss-cool emportant également la diminution du chômage et une plus forte contribution aux dépenses sociales.
      La clef de la clef c’est une politique ferme vis à vis de certaines instances internationales et de certains pays qui ne respectent pas toutes les règles du jeu pourtant très permissives ainsi qu’un interventionnisme a minima pour réguler la captation des profits par les plus puissants.
      Entre les profiteurs, les casseurs et la grande masse des indifférents et des pusillanimes, il n’y a pas grand monde sur cette voie.

    6. Je crains également une solution qui me parait la prochaine à être proposée et qui consistera à augmenter les salaires (on se place un peu plus à gauche, tout de même…) pour capter cette augmentation par l’impôt et les charges sociales afin de combler les déficits (mais il faut rester réaliste, n’est-ce pas?) par une politique de « rigueur » qui appauvrisse les producteurs nationaux sans enrichir pour autant les salariés.

    7. @VB
      Faut pas dire que les plus hautes tranches sont intouchables. Il y a beaucoup à récupérer sur ceux qui sont plus de 50 fois plus riches que le vulgus.
      Bien sur, il y a ceux qui sont 1.000 fois plus riches. Ceux-là,, il faudra une révolution pour les enlever de leur pmiédestal mais ils seront plus accessibles si on les prives de leurs amis de juste en-dessous.

    8. @ Alain A,

      Vous sous-estimez, à votre décharge il est quasiment impossible d’estimer correctement (car tout est fait pour valider l’opacité en la matière) le montant des sommes qui quittent les Etats pour le paradis.
      Si l’on veut être sérieux et constructifs, la question n’est pas d’envier son voisin qui gagne plus.
      Il faudrait alors aussi s’intéresser au prix, autre que financier, payé par lui (le voisin en question qui gagne plus) pour arriver à son résultat : la liberté doit être laissée à chaque individu de mettre ses propres priorités là où il estime devoir ou vouloir les mettre, c’est quand même la moindre des choses dans une conception non totalitaire de la vie en société. Il faudrait également, pour être honnête, s’intéresser aux sommes qu’il redistribue effectivement à la collectivité par tous les moyens existants.
      La question dis-je, si l’on veut être constructif, est bien d’apprécier de façon objective ce que les Etats perdent définitivement chaque jour par le truchement de toutes les malversations légales d’origine étatsuniennes et lobbyistes.
      Ce travail permettrait peut-être, d’éviter le règne de la loi de l’envie et de la jalousie, qui a toujours fait et continuera à faire commettre aux peuples des atrocités contre lui-même : car ce faisant, et c’est en quelque sorte la cerise sur le gâteau, le peuple se retourne contre lui-même en laissant tranquille les bénéficiaires effectifs du système de paupérisation organisé par eux et pour eux.

      Cdt.,

      1. VB dit :
        1 mars 2011 à 08:35

        Je crois, VB, que vous faites, là, une erreur classique …
        Il y a quelques années, ayant l’esprit curieux, je suis allée à une soirée chez des amis dont l’environnement familier était fort différent du mien …càd, que, sauf exception, mais ce n’était pas écrit sur leur visage (!), ils étaient d’un niveau de fortune trés élevé ! …nous avons pu parler de toutes sortes de sujets ; et, ils se sont « lâchés » : j’ai eu droit à la « jalousie de la population envers les « riches » » …
        J’ai réfléchi ( ça m’arrive parfois ), je me suis interrogée ( ça m’arrive aussi ) : et je leur ai parlé de la différence de salaires exorbitants par rapport à il y a une 15 aine d’années …de la hausse continue des Loyers, de la difficulté des gens à vivre au quotidien, du chômage généré par la pression des actionnaires sur les grands groupes …Je leur ai demandé s’ils trouvaient cela normal : j’attends encore la réponse, car si je tentais une approche non agressive, eux ne souhaitaient aucunement « se mettre à la place de », de tenter d’imaginer leur vie sans aides de leur milieu, de toute part …on m’a fait comprendre que « ce n’était pas pareil ». Point. (!!)
        Je leur ai demandé – c’est assez classique dans la haute bourgeoisie – quand un fils passait son Bac, avec une mention insuffisante pour faire une prépa, que sa famille lui offrait une 2° terminale dans une « boite à Bachot » pour qu’il ait une mention trés bien, deux ans de prépa échouées, avec loyer et tous frais payés, vacances à l’étranger pour les langues, une école de commerce encore prestigieuse derrière, et une place toute chaude l’attendant dans une grande entreprise, bien payée d’emblée parce que  » c’était lui », et qu » »il le valait bien » …quel « manager » serait ce jeune homme ? que pourrait-il bien comprendre à quoique ce soit ? comment pourrait-il se permettre de mépriser d’autres personnes n’ayant pas ce niveau d’études, de rémunération ? … : silence radio !
        Je leur ai dit que chez les personnes de mes amis, petite classe moyenne ( chutant fort par les temps qui courrent ), personne n’enviait les « riches » …à partir du moment où l’on ne base pas sa vie sur toujours plus, où l’on se dit que les beaux objets, on aime, mais on va les voir dans les musées, que la possession, on s’en moque un peu …
        Mais que lorsque le décalage devenait aussi indécent, il était normal que la colère monte =)
        ce n’est pas de la jalousie ( les envieux, il n’y en a pas plus chez les pauvres que chez les riches =) certains voudront avoir un deuxième yatch, car le voisin vient d’en acquérir un autre …). Dans les grandes entreprises, ce sont les plus hauts niveaux de revenus qui sont les plus endettés, qui se plaignent, qui piquent des ordinateurs pour leurs enfants ( comme le milieu est feutré, ils « perdent » le leur au bout de 6 mois, et s’en font offrir un autre ) =) pas tous, bien sûr, mais, comme la décence a disparu, c’est assez courant ! [ voilà pourquoi les septuagénaires n’ont aucune idée de ce qu’est l’entreprise actuellement ! c’est tout bonnement inimaginable, quand on ne l’a pas vu de ses propres yeux …]

        Ceci dit, le plus important est bien de remettre de la justice sociale dans tout cela, et de « cibler » les personnes qui ont perdu tout sens de la mesure : il ne s’agit pas de se tromper entre une personne aisée, qui veut bien redistribuer,qui donc est citoyenne, et qui ne trempe pas dans les malversations de toute sorte : le fait de voir des politiciens toujours aux manettes alors qu’ils ont trempé dans des magouilles de toute sorte est intolérable ( je signale en passant que les personnels soignants de l’hôpital public doivent fournir un extrait de casier judiciaire vierge, avant d’avoir le droit de commencer à travailler – à refournir à chaque changement de lieu …).

        Mais, il y a urgence à trouver des Politiques de qualité ( Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? » …
        pour le moment, ça poudroie à l’horizon, mais rien de bon en vue …), car la juste colère pourrait bien devenir aveugle …ce serait fâcheux … les truands auront mis les bouts dans une forteresse à caimans ( se croqueront entre eux ), mais les autres ? …

        Tous les corps sociaux sont en rogne et rongent leur freins …
        Depuis l’arrivée du sous-vers-rien à l’intérieur, puis aux affaires ( c’est le cas de le dire), nous vivons un cauchemar et symbolique, et réel …

      2. @ M,

        Oui, ce que vous dites est vrai : les gens sont et ont consciencieusement été monté les uns contre les autres.
        Une certaine morgue de la part de certaines personnes très aisées est probable également, mais je dois avouer que je ne fréquente absolument pas ce type de classe sociale ni ce type d’individus.
        Il existe aussi beaucoup de bons citoyens, pouvant d’ailleurs avoir des revenus élevés (ce n’est pas une obligation mais cela peut arriver) mais ayant payé très cher (au sens non financier) ce privilège, qui ne savent plus où et vers qui se tourner (en raison justement de ce que vous décrivez parfaitement bien de la classe politique) et qui voient, avec inquiétude monter la hargne sociale qui a tendance à se tourner contre eux qui n’ont pourtant jamais échappé à un quelconque impôt ou cotisation sociale et non jamais même imaginé chercher à y échapper. Pour vous donner une image : c’est un peu la caissière qui prend en pleine face le mécontentement de clients alors qu’elle n’est pour rien dans la politique commerciale ayant initié la hargne.
        Ne croyez pas que la classe moyenne élevée qui paye des impôts et en a toujours payé soit majoritairement anti-sociale : je crois que vous feriez ce faisant une grave erreur d’appréciation.
        Ma remarque est d’ailleurs corrélée par le mécontentement justifié de la police, justice et des avocats concernant la façon dont les pouvoirs publics les traite depuis maintenant plusieurs décennies : ils sont les boucs émissaires tout indiqués d’une farce qui se joue à leurs dépens (prolifération de textes en tout genre, essentiellement conjoncturels, mal ficelés, mal conçus, pas pensés du tout ou plutôt pensés en terme de « gens du spectacle » grassement rémunérés).
        Je dis et répète que le peuple n’a rien à gagner à se monter contre lui-même.

        Cdt.,

      3. erratum : @ M,
        – 12ème ligne : lire « et n’ont jamais même imaginé chercher à y échapper. » au lieu et place de « et non jamais même imaginé chercher à y échapper. »
        – 20ème ligne : lire « concernant la façon dont les pouvoirs publics les traitent depuis… » au lieu et place de « concernant la façon dont les pouvoirs publics les traite depuis… »

        Toutes mes excuses pour toutes mes fautes (impardonnables)

      4. Merci, VB :
        le puzzle est presque complet ….
        c’est le grand n’importe quoi, pour au moins une génération, dans le meilleur des cas …
        le sieur en question est du même tonneau que les autres aux manettes actuellement : faites ce que je dis, pas ce que je fais …moâ, c’est pas pareil…je sais pour les autres, mieux que les autres, etc…blabla…
        A noter qu’il a eu droit à un appareil de propagande remarquable au moment du fameux plombier : les ploutocrates divisant pour régner ….leur but étant fort peu démocratique, comme nous le voyons chaque jour un peu plus.

  4. @ François,

    Sans vouloir relancer le débat très bien porté par Mélanchon, où dans un autre registre, par Pierre Larrouturou, parler du coùt du travail sans évoquer la productivité est simplement une escroquerie. Tout le monde devrait désormais savoir que le coût du travail n’est pas supérieur en France à ce qu’il est en Allemagne par exemple (sans parler des pays nordiques).
    Le discours de Parisot est purement idéologique. Ce discours ne mentionne jamais la nullité stratégique de nos dirigeants dont les erreurs de positionnement (la course aux bas prix) est essentiellement responsable de notre décrochage industriel face à l’Allemagne.
    Ce sont toujours les classes moyennes les lampistes de service qui paient les erreurs des zélites : exemple le pouvoir d’achat (voir le billet de mon ami Dominique ICI)

    1. Est ce que dans l’abstrait le travail est un coût? Ou est un engagement et/ou nécessité de vivre?

      Vu d’un système à la base de la domination, bien sur le travail deviens un coût!!!

  5. Le temps économique est rythmé par les quatre ‘quarters’ (Q1, Q2, Q3, et Q4) eux même ponctués d’échéances relevant d’autres cycles, mais pour beaucoup annuelles.
    Pour faire simple: à chaque quarter les pendules sont remises à zéro, et chaque année on change la pendule.
    On comprend donc pourquoi le temps economique‘ est rapide : les quarters c’est court, mais en plus on peut changer de cycle (d’une année à l’autre) sans retrouver les bases du cycle précédent.
    La tectonique paradigmatique est titanesque dans le monde de l’entreprise
    Bref la machine à faire du sens s’emballe à mesure que l’entropie se renforce.
    Bonjour chez vous.

  6. Nos « boss » sont des relativistes opportunistes, à sens unique, dans leur bon sens.
    Il nous faut le retour de l’insensé et de sa lanterne pour éclairer la caverne.

    (sur la relativité du temps économique, on va avoir une dissertation de Crapaud, on fait le pari ?)

    1. Et vous en ratez beaucoup, car on ne peut pas lire la totalité des commentaires… mais vous êtes repérable par l’originalité de votre pseudo à l’icône illustré. On peut bondir et saisir !
      Et croyez-vous que Paul Jorion se doutait qu’un jour il finirait par correspondre avec un Crapaud, rouge de surcroît, chaque matin il s’en étonne lui-même, il compose pourtant avec. Le roman de son blog se distingue aussi par les coassements de ces personnages reliant l’imaginaire collectif contre la seule donnée du temps économique.
      un jour, Paul recevra le Nobel, lors de son discours, du haut de sa chaire, il verra un Crapaud et d’autres sur les gradins, il ne s’en étonnera point, c’est le bestiaire de la vie.

  7. En fait, pour bien faire, la distribution de dividendes ne devrait jamais excéder 1/4 quelles que soient les circonstances, et là nous pourrions satisfaire les besoins de l’entreprise (investissements) et/ou ceux du salarié selon les années. Trop d’entreprises côtées distribuent des dividendes dont le rendement est supérieur aux obligations (ratio dividende / cours de l’action).
    Mais est-ce bien raisonnable de plafonner la quote part du résultat à distribuer ? Sûrement que non… jusqu’à ce que cela devienne une évidence !

    1. 1/4 du profit pour les dividendes? Ça fait un quart de trop. Rendons les employés propriétaires de leur entreprise, et la question ne se posera plus.

      Pour ce qui est de Parisot, on pourrait lui trouver un petit boulot au sein de son ex-boite; faire le café pour les collègues, par exemple; au moins elle fera enfin quelque chose pour autrui…

      Bon sang, je suis assez radical, en ce moment… 😀

    2. @am, amesterdam…
      Mais non, vous n’êtes pas radical, vous pensez que Parisot sait faire le café 😉
      Dites, les habitants d’Amsterdam ne s’appellent-ils pas les amstellodamois ?

  8. Que penser de cette nouvelle ? :

    « Du côté du Trésor français, l’heure des comptes est venue. Au total, le plan de soutien aura permis de faire entrer environ 3 milliards d’euros dans ses caisses, dont 1,59 milliard d’intérêts et 1,4 milliard de rémunération de sa garantie. (…) » Mais  » « L’État n’a pas profité de l’augmentation des cours de Bourse des banques, alors que ce rétablissement est directement imputable à ses concours », explique la Cour des comptes, estimant « le manque à gagner » à 5,8 milliards d’euros. »

    Alors, petit gain ou grosse perte ?

    1. Exactement!
      C’est parce qu’eux, leur truc, celui à quoi ils excellent, c’est la gestion des process.
      Un peu comme pour le Shadock : son truc à lui c’est pomper.

      Par contre, la création fait appelle à l’imagination et surtout au doute et à la peur de l’echec, ce qui, pour le Chef des Process d’Entreprise represente une possibilité de ne pas gagner, et meme un risque de perdre. Alors que gérer des process avec la méthodologie communément acceptée et qui généralement consiste à diminuer les coûts pour parvenir à la vérification béate du bien fondé du process, eh bien ça, au moins c’est porteur de bonus!

      Comme quoi e’est en forgeant que l’on devient musicien.
      Et surtout, pour qu’il ait le moins de mécontents possible il faut toujours taper sur les mêmes!

      Bonjour chez vous

    2. grands patrons en France

      ils excellent, c’est la gestion des process.

      des process…et des procés ( ils s’en sortent tout blanchi ! …tiens comme l’argent !)

  9. François Leclerc @
    – Laurence Parisot, la présidente du Medef,: « vue de l’esprit » l’idée du partage des profits en trois tiers entre les actionnaires, les salariés et l’entreprise elle-même (pour investir).
    « Il y a des moments où il faut distribuer un tiers, d’autres deux tiers, des moments, il ne faut pas distribuer du tout, chaque année ce sont des circonstances ou des enjeux différents ».

    Jean Lacouture « de Gaulle » p 44 quatrième paragraphe (pour P. Jorion):
    « ….Venant d’un homme de l’intuition, de celui qui n’avait jamais cessé de militer contre la doctrine a priori et de répéter que l’art militaire n’est fait que de contingences et et de situations mouvantes…..
    Pour ceux qui n’ont jamais été responsable d’une entreprise, ou qui n’ont jamais été le conseil des chefs d’entreprise, sachez que l’économie de marché est une guerre où tout les coups sont permis ( ou presque).
    Que la doctrine « a priori » n’y a pas sa place !
    Lacouture p 45: « La stratégie de la ligne Maginot, c’est l’immobilisme diplomatique aussi bien que militaire…. »
    La défense de la gauche des droits acquis n’est pas autre chose qu’un repli sur une ligne Maginot sociale ! S’agissant des droits acquis de la fonction publique, ce n’est pas autre chose que la défense des intérêts d’une nouvelle caste de privilégiés dotés de l’irresponsabilité. Il faudra bien tôt ou tard sous la pression des faits ramener rapidement dans le régime général la rémunération et la retraite des fonctionnaires……par nécessité .

    Veuillez vous reporter aux droits obtenus par le CNR en 1946 et les comparer avec les droits actuels ? Surtout pour les personnes âgées .
    Je dis NON à l’imposture idéologique d’une France d’enfants gâtés qui refusent de voir la réalité du monde économique !
    Qu’il y ait des abus, OUI . Il faut les sanctionner.
    Que tout un chacun y aille de sa critique destructice facile et négative: NON !

    1. Il faudra bien tôt ou tard sous la pression des faits ramener rapidement dans le régime général la rémunération et la retraite des fonctionnaires……par nécessité

      Idem pour les rémunérations dans la finance et la banque, mon cher Watson…
      Mais lequel du fonctionnariat ou du banquier verra sa vache à lait s’amaigrir?

      Et puis il est facile, sous couvert de dénoncer des excès (qui existent), de généraliser à l’ensemble de la fonction publique un régime pain sec et eau,
      N’est-il pas précisément du ressors de l’Etat de s’élever comme ultime rampart devant la pauvreté et la paupérisation qui va s’accélérant?
      Ou préférez-vous limiter le complément « de dernier recours » à l’objet « pretteur ». ?

      Les coupes des budget de l’Etat britannique qui entreront en vigueur en avril annonce un véritable chaos social outre-Manche. Si la doctrine Cameron est si intelligente, pourquoi les américains ne la suivent-ils pas?

    2. Quand les inégalités de revenus ne dépasseront plus 1 à 10, le genre de discours « réalistes » que vous portez aura peut-être une petite chance d’avoir des accents de justice. Jusque là, veuillez je vous prie accepter une fin de non recevoir, en vous estimant heureux que quelqu’un ne vous montre pas la réalité économique d’un peu plus près…

    3. Bonsoir Albin,

      La défense de la gauche des droits acquis n’est pas autre chose qu’un repli sur une ligne Maginot sociale !

      Si je ne me trompe, pas vous voulez dire : « La défense par la gauche des droits acquis n’est pas autre chose qu’un repli sur une ligne Maginot sociale !  » 
      Cela me semble appeler deux réflexions :
      De quelle gauche est-il question ?
      On peut constater que les droits sont très loin d’être acquis quand on constate la baisse du pouvoir d’achat d’une importante majorité de la population, les déremboursements de la sécu et autres  » détails « .

      S’agissant des droits acquis de la fonction publique, ce n’est pas autre chose que la défense des intérêts d’une nouvelle caste de privilégiés dotés de l’irresponsabilité.

      Qu’est-ce que la fonction publique ? Les aides maternelles au statut précaire ? Les profs contractuels tout aussi précaires ? Les énarques des ministères ?
      Lesquels taxez-vous d’irresponsabilité ?
      Savez-vous que les profs ne sont jamais passés aux 35 heures ? Oh, bien sûr, ils sont toujours en vacances (mais je rappelle quelles ne sont pas payées au delà de 5 semaines ! Même si leur salaire est réparti sur 12 mois.) et de plus quand ils ne sont pas en vacances, ils sont en grève. Discours quelque peu rebattu depuis le démantèlement de la FEN par les soins d’une  » gauche « …
      Alors où sont les avantages et qui en tire profit ?
      mqr

    4. Re-bonsoir Albin,
      une petite question que j’avais oubliée,

      Que tout un chacun y aille de sa critique destructrice facile et négative: NON !

      De qui parlez vous ?
      En espérant que vous pourrez dissiper mes doutes, merci d’avance.
      mqr

    5. en vous estimant heureux que quelqu’un ne vous montre pas la réalité économique d’un peu plus près…

      Nicks

      non, là Nicks, vous allez vraiment trop loin ! …veuillez cacher, je vous prie, cette « horreur » ( économique …) que je ne saurais voir !
      et recevoir l’expression de mes plus cordiales salutations .

    6. ALBIN, vous dites:
      Pour ceux qui n’ont jamais été responsable d’une entreprise, ou qui n’ont jamais été le conseil des chefs d’entreprise, sachez que l’économie de marché est une guerre où tout les coups sont permis ( ou presque).

      une guerre ou la victoire apartient à celui qui rafle la plus grosse part du gateau, au detriment du concurrent peut etre, mais surtout de ceux sans qui le gateau n’existerait pas, les travailleurs.

  10. « le risque recrutement » ? Géniale invention ! Ils vont en arriver à ne plus embaucher sans garantie de l’état, ou sans être couverts par des CDS ! Et quand ils licencieront, faudra les dédommager..

    « Notre taxation du travail est une offense au bon sens » : n’est-ce pas un certain Paul Jorion qui disait sur son blog qu’il ne faudrait pas taxer le travail ? Il y a sans doute plusieurs manière d’aborder la chose…

    1. Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’État totalitaire.
      Noam Chomsky, Les États manqués : Abus de puissance et déficit démocratique, 2007.

      Le roi de France est le plus puissant prince de l’Europe. Il n’a point de mines d’or comme le roi d’Espagne, son voisin ; mais il a plus de richesses que lui, parce qu’il les tire de la vanité de ses sujets, plus inépuisable que les mines. On lui a vu entreprendre ou soutenir de grandes guerres, n’ayant d’autres fonds que des titres d’honneur à vendre ; et, par un prodige de l’orgueil humain, ses troupes se trouvaient payées, ses places munies, et ses flottes équipées.
      Montesquieu, Lettres persanes (XXIV), 1721.

      Avez-vous remarquer que l’on parle de droit au travail, et non de droit au revenu?

      J’ai une petite pensée pour mes potes Hakim et Simon: à les écouter, il n’y aura bientôt plus en France que des cadres (auto-entrepreneurs?) et des stagiaires.

      Le risque recrutement: la formule est excellente. Au moins autant que droit au travail.

    2. Que des cadres ou stagiaires, oui, ces derniers étant des futurs cadres… Tout comme il n’y a plus de classe populaire car la classe moyenne va du très pauvre au bourgeois quasi-millionnaire en euros (d’après l’émission de France Culture de 18h30/19h). Seulement, la magie de Louis XIV, si c’est encore de lui qu’on parle en 1721, s’est retournée contre son petit-fils ayant hérité de dettes phénoménales… l’orgueil ne tient pas la distance.

      1. @ Letoine,

        « L’orgueil ne tient pas la distance », c’est très bien dit.
        Pour dire les choses autrement :
        – « après moi, le déluge », ou
        – « ils s’en lavent les mains ».

        Cdt.,

  11. Ce lundi matin, je me trouve dans une pompe à essence située en Brabant Wallon; le magasin vend également un peu d’alimentation.
    A la caisse devant moi je constate qu’une vieille dame mendie un pain qu’elle ne sait pas payer. Le caissier refuse de lui donner ; c’est normal il n’est pas mandaté pour donner les marchandises gratuitement et s’il le faisait son patron le licencierait.
    La situation m’embarrasse et je décide de payer le pain pour la vieille dame. Lorsqu’elle comprend mon geste, un sourire illumine son visage et elle m’embrasse.
    Je quitte les lieux et de sombres pensées m’envahissent. Je me dis que j’aurais du lui donner quelque argent ; je n’y ai pas pensé sur le moment et je m’en veux. Je me dis que si elle mendie de la nourriture un lundi matin, elle a sans doute eu faim ce dimanche et peut-être même froid ; qu’aux manques matériels s’ajoute sans doute une misère psychologique, la solitude et la honte de devoir mendier.
    Je me dis que notre système social qui est pourtant un des meilleurs au monde ne permet pas d’éviter que de la misère échappe aux mailles du filet de sécurité et que si de la misère suinte dans nos pays riches elle coule à flot dans les pays moins favorisés.
    En ces instants j’ai pensé à Coluche et ses restos du cœur.
    Alors voilà je voulais poser un petit acte par mon intervention sur votre blog que je suis régulièrement depuis deux ans et que j’apprécie beaucoup pour la qualité et la clairvoyance de ses analyses et porter à votre connaissance le petit fait divers de ce matin car il m’apparaît révélateur de notre société de surconsommation pour les plus riches mais qui laisse pour les plus pauvres l’impossibilité d’accéder au strict nécessaire.
    Ce fait divers n’est pas isolé, je pourrais en relater d’autres.
    L’Etat providence apparaissant s’éloigner sans fin du peuple dans une stricte procédure budgétaire, d’où peuvent encore provenir les initiatives sinon du peuple ?

  12. Mais qui donc dans une société et dans la responsabilité d’une bonne place n’a jamais commis une faute de conduite à l’égard du citoyen ?

    D’où est-ce que cela vient d’une éducation « parentale » peut-être un peu trop psycho-ridige sur les autres, c’est ça se montrer aussi plus adultes à l’égard des gens en société, non Madame vous êtes en évrité beaucoup trop grave à voir comme ça.

    Merci encore pour le divertissement, ça aide mieux les gens aussi à moins voir les choses gravement, quelle chance pour ces gens là de pouvoir toujours se permettre de traîter principalement les êtres de la sorte.

    1. Bonsoir Jérémie,
      je te cite :

      Mais qui donc dans une société et dans la responsabilité d’une bonne place n’a jamais commis une faute de conduite à l’égard du citoyen ?

      Désolé de ne pas être certain de bien comprendre, mais ça m’arrive souvent. Pourrais-tu préciser la notion de « bonne place », responsabilité et bonne place, pour responsabilité, ça va.
      En réponse à ta question, si je comprends bonne place comme site de pouvoir, il y a peut-être des exemples, mais ce sont des gens qui avaient un pouvoir, ou peut-être un contre-pouvoir, et qui ont davantage tenté de convaincre par leur comportement que par leurs discours.
      À citer ? : Martin Luther King, Mohandas Ghandi, Steven Biko… Mais finalement, avaient-ils une « bonne place » ?
      En tous cas, ceux-là sont morts assassinés.
      Cordialement.
      mqr

      1. Martin Luther King, Mohandas Ghandi, Steven Biko… Mais finalement, avaient-ils une “bonne place” ?

        oui, eux et bien d’autres, car ils savaient ce qu’ils risquaient, qu’ils avaient une conscience, qu’ils étaient minorité agissante, et que ces luttes là ont été gagnées au bout du compte ( même si rien n’est définitif , et si la plupart n’ont pas vu le résultat de ce qu’ils avaient initié ).
        mais, voilà pourquoi, il nous faut continuer à apprendre l’Histoire de leurs luttes ; c’est la moindre des choses ! Ils font partie des Grandes Figures de l’Humanité . Ils sont un exemple trés haut situé;nous avons besoin de personnes exemplaires .Ils sont l’Humanité debout.

  13. « Ce qui pénalise le salaire net, ce sont les cotisations sociales ».

    Mme Parisot a une grande qualité : celle de ne jamais dévier de ses idées fixes et obsédantes en répétant en boucle les mêmes slogans… un vrai spot publicitaire à elle toute seule.

    Dans un article récent du Monde (http://bercy.blog.lemonde.fr/2011/01/19/competitivite-comment-et-pourquoi-lecart-se-creuse-entre-la-france-et-lallemagne/), elle avait usé de la même rhétorique à partir d’une étude de Rexecode dont la pertinence a depuis été remise en cause.

    Ici, François Leclerc ne traite pas de son autre marotte : les 35 heures, mais celle-ci n’est jamais loin et se dessine en filigrane derrière chacune de ses interventions.

    Pour étayer mon propos et montrer toute l’absurdité de son raisonnement aveugle sur les 35 heures, il suffit de relire l’article cité plus haut. À coup de statistiques qui vont dans son sens, elle montre preuve à l’appui que les grosses « feignasses » que nous sommes travaillent 1 heure 12 de moins par semaine que les zélés allemands. Waouh !! 1h12 soit 3% de moins. Voilà une différence significative qui justifie bien sûr tous les anathèmes sur la durée du travail et les sorties tout aussi absconses de certaines personnalités politiques de tout bord dont la pensée « fashion victim » s’habille d’un joli camaïeu de rose ou de bleu. La durée du travail devenue cheval de bataille d’une oligarchie économico-politique incompétente, à bout d’arguments et incapable d’apporter des solutions autres que celles d’une culpabilisation du salariat français. Par contre pas un mot sur l’excellence de la productivité française, le manque d’investissement dans l’outil de production, les problématiques de redistribution des richesses ou l’augmentation significative des dividendes détournés de la fonction d’investissement.

    Bien sûr, aucune référence n’est faite aux statistiques de l’Ocde qui, eux, montrent le contraire, et font écrire aux experts de Natixis que « la durée hebdomadaire du travail français n’est pourtant pas inférieure à celle des autres pays performants de l’OCDE. Elle est plus élevée qu’en Italie, qu’en Suède, qu’au Royaume-Uni, qu’en Allemagne, qu’aux Pays-Bas, en raison il est vrai d’un moindre recours au travail à temps partiel. »

    En ce qui concerne les charges, l’analyse est du même acabit. S’appuyant sur des estimations calculées à partir d’Eurostat – oui vous avez bien lu « estimations » dont la pertinence a autant de valeur que les prophéties astrologiques de Mme Teissier ou de Madame Soleil -, Mme Parisot avance, au 3ème trimestre 2010 et sur la base du coût horaire de la main-d’œuvre, l’existence d’une différence de charge sur les salaires entre la France et l’Allemagne de 23% alors que Natixis évoque tout au plus une différence de 10,7%. Par acquit de conscience, je suis allé moi-même vérifier les chiffres sur Eurostat qui bien sûr infirme une telle différence et confirme celle de Natixis, à la réserve près que les statistiques disponibles et comparatives s’arrêtent en 2007 (http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tps00173&plugin=1.). Par contre dès que l’on compare celles du coût mensuel (http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tps00174&plugin=1), la différence de 12% sur le 1er paramètre tombe à 2% sur le second. Et après cela, il faudrait donner le Bon Dieu sans confession à Mme Parisot !! Quand Verhaege écrit que « Le Medef de Laurence Parisot nous parle d’un monde qui n’existe pas. Il nous parle de gens trop payés, d’un État qui a trop de recettes fiscales, il fait un certain nombre d’observations économiques qui sont totalement à côté de la plaque. » (http://humanite.fr/19_01_2011-%C3%A9ric-verhaeghe-%C2%AB-pourquoi-je-claque-la-porte-du-medef-%C2%BB-462884), nous avons toutes les bonnes raisons du monde pour le croire.

    Dès lors quel crédit accorder au discours de Mme Parisot ?

    Quant à l’adaptabilité et la flexibilité évoquées par Jean-Pascal Tricoire, nous savons tous qui en devra en faire les frais. En ce qui concerne le « temps économique » et le « risque recrutement », un « temps économique » auquel tout le reste devrait être subordonné, il serait temps de changer de paradigme et de sortir du couple infernal « travail/revenu ». Une esquisse de solution est peut-être dans la vidéo en lien ci-dessous :

    http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise

    1. A propos du temps de travail, un article intéressant + video:
      Dominique Méda : « Il faut réduire davantage le temps de travail »
      « Sociologue et philosophe, Dominique Méda interroge nos sociétés sur leur rapport au travail et à la richesse. Partisane d’une sortie progressive et réfléchie du salariat, pour rendre à l’individu toute son autonomie et sa dimension citoyenne, elle plaide pour une réduction du temps de travail. Et pour une revalorisation des autres activités sociales : activités de soin aux autres, activités amicales, activités politiques. Pour que chacun et chacune puisse participer à la vie de la démocratie. »
      http://www.bastamag.net/article1449.html

  14. Les relations au travail seraient donc un  » univers « ( c’est dire si la relation sociale est quelque chose de flou dans les cogitations du Medef et proches) .

    Et l’économie serait un « temps » .

    Qu’en pense PSDJ qui sort d’une dissertation aristotélicienne sur l’économique et le politique ?

    Jacques Attali avait déjà écrit un bouquin sur la maîirise du temps en tant qu’enjeu de pouvoir ( Histoires du temps -1982 ) .

    Si l’on admet quil y a un temps économique qui « s’impose » , on voit bien qui revendique le pouvoir .

    Pour que la démocratie reprenne le pouvoir , elle doit redonner l’heure et l’univers des relations humaines ( dont celles du travail ) .

    Pour ce qui concerne le temps Johannes doit être dans les starting-blocks .

    Pour les relations , PSDJ ?

    1. Pourquoi ces références renouvelées à notre ami Attali.
      Quel est le sujet sur lequel Attali ne nous a pas montré sa merveilleuse
      mécanique intellectuelle?
      Il a été utile une fois, c’est d’accord.
      Pour le reste…

      La prochaine fois que je trouve un livre d’ Attali à la vente
      des « ouvrages détruits » , organisée par ma bibliothèque municipale,
      je m’en sers pour caler mon lit. Il est légèrement bancal.

      Attali en redresseur d’horizontalité, c’est pratique et fiable;
      bref, un sommeil confortable. Pour le reste…

    2. Il n’y a pas malice dans ces citations qui sont positives parce que , quitte à citer un auteur je ne retiens que ce que j’ai reçu positivement .

      Vous trouverez aussi dans mes références fréquentes Tolstoï , Dostoïevsky , Paul Ricoeur , Montesquieu , Hubert Reeves , Kierkegaard ,Michel Serres , Albert Jacquard ,La Rochefoucauld , Blaise Pascal ,Sartre , Simone de Beauvoir , Nietzsche ,Foucault , Proud’hon ,Saint Thomas ,René Dumont , Lamartine , Musset , Verhaeren , Corneille , Racine , Diderot , Montaigne , Yvan Audouard , André Comte-Sponville, Molière , Beaumarchais , Rostand , Ionesco ,Zola , Albert Camus , Baudelaire ,Voltaire , La Bruyère , Rabelais , Pierre Dac , Pierre Desproges…

      Qui calent avec pas mal d’autres les rayonnages de ma bibliothèque .

      Mais le seul sujet qui mérit(ait)e une suite c’est le repère de la maîtrise du temps en tant que sceau du pouvoir . .

      Sans trop perdre de temps sur la paternité de la mise en pages , le seul intérêt du bouquin cité étant d’avoir concentré sur un seul ouvrage une approche déjà assez largement évoquée et étayée par de plus anciens esprits . C’est à la fois son talent et sa limite .

      Alors , plutôt que de dormir , comment reprend on les horloges ?

  15. Bon, mais alors, qu’allons-nous faire pour renverser tous ces grands délirants qui nous gouvernent et ceux qui nous dirigent ? Juqu’à quand allons-nous subir leur morgue,
    leur mensonges et leurs insultes ?

    1. Yaka, Fokon, non ?

      Il est temps que chacun devienne le citoyen qu’il devrait être.
      Il est temps que le peuple des pauvres et celui de la classe moyenne renverse celle des Riches.

  16. Un « Européen » convaincu qui se marre en entendant vanter la productivité « légendaire » de la France, c’est l’homme des milliers de camions rouges que nous croisons sur les routes :

    Norbert Dantressangle , un visionnaire , qui a compris que dans notre belle europe on pouvait se payer deux chauffeurs bulgares (à 600 euros par mois les deux) qui coutent deux fois moins cher qu’un autoctone (qui s’arrete pour dormir) …alors que les bulgares se relaient !

    Qui est le plus productif ? le bulgare qui conduit pour pas cher ou le chauffeur français (qui est au chomage) ?

    1. Ce sont en fait les transporteurs allemands qui , au bénéfice du changement de régime en Pologne , avaient dès les années 90 inaugurer le filon des chauffeurs taillables et corvéables à merci ( et parfois assassins par ivresse de fatigue au volant ) , au point de susciter la bronca de leurs collègues ( français en particulier ) . Il y a eu depuis 2000 des avancées un peu positives sur le sujet mais beaucoup reste à faire . Les syndicats patronaux de routiers ( FNTR et UNOSTRA en France ) naviguent à vue entre la concurrence déloyale de leurs concurrents européens et l’intérêt pour eux de garder une menace vis à vis de leurs salariés tentés de revendiquer .

      Mais le sujet transport routier est un monument – école pour ce qui concerne la convergence des droits des salariés et de la règlementation des transports , au plan européen ( et presque au delà , côté turc en particulier ) .

      Le temps économique du transport , c’est remplir et faire rouler le camion le plus gros possible ( ils ont réussi à décrocher le 44 tonnes ) , jour et nuit , sans arrêt autre que les vidanges et entretien obligatoire . Si on pouvait se passer du chauffeur , on le ferait. Autant dire que l’asservi c’est lui .

      L’univers de la relation sociale du transport , c’est la règlementation du code de la route , du temps de travil et d’obligations d’entreprise . Avec les moyens et volonté de la faire respecter .
      Une des rares occasions que j’ai eu dans ma carrière d’entendre des syndicats de chauffeurs routiers réclamer ( et parfois obtenir ) davantage de contrôles de gendarmerie .

      On doit pouvoir trouver des éléments de réflexion sur le site de la commission transports de Bruxelles .

    2. « que j’ai eu dans ma carrière d’entendre des syndicats de chauffeurs routiers réclamer ( et parfois obtenir ) davantage de contrôles de gendarmerie . »
      Il est vrai qu’arriver à ce stade, le malaise semble évident.

      Je suis même surpris que les salariés des grandes surfaces ne dénoncent pas plus souvent en douce leurs employeurs.

    3. Vous parlez bien évidemment sans savoir de quoi vous parlez, mais vous êtes français et comme vous avez inventé la révolution, vous savez forcément tout.

      En l’espèce, il y a un mouchard dans chaque camion, contrôlé chaque année, l’infraction est de classe IV, contrairement à tous les autres pays européens, toutes les heures inscrites sur les disques et aujourd’hui sur des badges sont rémunées.

      En d’autres termes il existe une trace de tout ce que fait un chauffeur, n’existe quasi nulle part ailleurs en France ce me semble, un chauffeur peut démissionner en 4 jours, convention du transports, une semaine et moins les 2 heures par jour, cela donne 4 jours, le chauffeur peut aller se faire payer aux prud’hommes de ses heures supplémentaires pendant 4 années.

      Bref un chauffeur routier qui fait un aller retour le havre paris dans une journée, soit 7 heures max de conduite, touchera avec ses frais 2400 euros net par mois et ce avec un taux horaire proche du smic, vous parlez bcp de l’allemagne et de ses couts, juste dire que les heures supplémentaires en france sont sur-rémunérée et donc imposent un surcout important au delà des 35 heures…

      Quant au chauffeur polonais il coute 900 euros par mois, par contre la législation de son pays lui octroie le droit de rouler ses 8à 9 heures par période de 24 heures, soit 18 heures de conduite pour 2 chauffeurs, quant au 2ème chauffeur français, il est considéré comme au travail bien que ne conduisant pas …juste vous dire que la question ne se pose même pas de savoir s’il vaut mieux prendre 2 polonais …. je ne dirai pas en plus que le polonais ne passe pas son temps à discuter…

      Pour ces derniers mots qui vous feront bondir, juste dire que ce que l’équipe de france a montré en afrique du sud est un raccourci des rapports de travail dans bcp de PME française.

      Messieurs vous n’y connaissez rien en transports, comme je pense sur d’autres sujets, mais c’est ainsi dans notre pays, par définition les patrons sont de mauvais et les salariés des exploités…

      Bonne journée

    4. @Bourdon :

      J’imagine que vous voulez exprimer que les chauffeurs routiers français ne sont pas les moins protégés . C’est à peu près ce que j’ai dit . J’ai même laissé entendre que les patrons français ( gros et petits -FNTR et UNOSTRA ) ont eux même demandé aux pouvoirs publics français ( puis européens ) de remettre un peu d’ordre dans les obligations des entreprises européennes pour parer à une concurrence déloyale en particulier initiée par un grand transporteur allemand ( friand de chauffeurs polonais ou allemands …de l’Est ) .

      Pour avoir eu à gérer le contrôle des transports dans trois départements différents ( dont deux grèves dures des routiers dans cette période) , j’ai pu aussi mesurer les efforts en matière de règlementation , de son respect … et des dérives « parce qu’il faut bien survivre » généralement en poussée de fièvre chaque fois que le prix du Gas oil flambe .

      Les accidents mortels dus à la fatigue que j’évoquais ne sont pas une vue de l’esprit , et c’est d’ailleurs assez souvent dans la foulée d’un carnage sur route que les contrôles de gendarmerie sur les disques , respect des temps de conduite , d’arrêt pour repos et des vistesses enregistrées , se sont montrés les plus massifs ( et efficaces en tant que respect des accords européens ) .

      Mais je vous accorde que le texte un peu ambigü de Lucky démontre qu’il ne sait pas ce que c’est que la conduite d’un camion en professionnel .

    5. Bourdon, si cela peut te consoler…

      C’est avec ton état d’esprit que les salariés sont de moins en moins volontaires pour bosser. Car ils se rendent compte que leur travail leur rapporte de moins en moins… Par rapport à un rentier ou un exploiteur.

      Et c’est AUSSI avec ton état d’esprit que cette joyeuse crise actuelle est arrivée… Le printemps des Pays arabes n’en est qu’un amuse-bouche.

      Dur, n’est-ce pas, de faire abstraction de son nombrilisme…

    6. @ Yvan :

      Je n’entrerai pas dans une polémique stérile, je vous laisse avec vos préjugés, juste pour répondre par une interrogation …

      Vous savez combien la psychologie est importante, combien de livres sont écrits, combien les syndicats ont des moyens de communication et d’études : et pourtant aucune étude concernant la psychologie selon vous du patron infernal seul fautif qui casse le moral de ses gentils salariés..

      La question est : il y a t il plus de chance de voir chez les patrons, des harceleurs, des égos centrés, des impulsifs, des dictateurs, des machos, des …. vous pouvez continuer … non un patron est un homme comme les autres, arrêter de croire que le salarié français est un pauvre manant et les patrons tous des exploiteurs…

      Sommes dans une société du chacun pour soi, un pays aux 65 millions de français qui cultivent leur micro entreprise, pensent avant tout à leur droit et pas à leur devoir et font passer leur intérêt personnel devant l’intérêt collectif…

    7. Ouais, Bourdon. Je n’entrerai pas non plus dans une polémique stérile.

      Sachant que j’ai des patrons dans la famille et qu’ils ne comprennent pas que leur salariés ne soient pas assez « motivés ».

      « Sommes dans une société du chacun pour soi, »

      Alors : bonne crise à toi.

    8. je rajouterai sur le debat de la productivité des travailleurs français, que depuis des décennies, des immigrés clandestins travaillent dans le batiment ou l’agriculture, net de charges, hors toute convention salariale, souvent logés dans des caves. Et n’en déplaise à Marine Le Pen, ce sont bien des patrons Français, Bourdon, qui cultivent cette situation.

    9. @Yvan & @ Bourdon

      N’existe-t-il pas un grand patronat dont la vocation est de confondre ce qui est juste et ce qui est avantageux dans ses relations au petit salariat?

      N’existe-t-il pas un grand salariat dont la vocation est de confondre ce qui est juste et ce qui est avantageux dans ses relations au petit patronat?

      Les frontières jadis basées sur le rang -plutôt que sur le pouvoir d’achat- ne s’estompent-elles pas à la faveur de l’émergence d’un grand précariat ?

      Cette dernière catégorie renfermerait aussi bien , selon les pseudo-spécialistes de mon espèce, les dictateurs en passe d’être déchus et pendus, leurs esclaves en passe d’être libérés, mais également les cadres, les stagiaires, et tout le bestiaire du jeu de la chaise économico-musicale: vous en connaissez certainement le principe, à chaque gain de productivité, si l’on ne parvient pas à inventer suffisamment de nouveaux besoins, l’on retire une chaise.

      1. @ un routier pas sympa

        Votre employeur qui efface des données qui ne l’arrangent pas et qui ne paye pas toutes vos heures ne court-il pas les mêmes risques de se faire pincer que l’entrepreneur qui utilise une double comptabilité ?

        Ces entrepreneurs à double comptabilité ont des amendes si importantes par rapport à leur chiffre d’affaires qu’ils sont souvent obligés de fermer boutique. Par contre le vôtre les fait passer par profits et pertes . C’est donc une très grosse entreprise . Il faudrait donc que ces amendes soient proportionnelles au chiffre d’affaires et suffisamment énormes pour être dissuasives .
        Que d’irrégularités dont vous êtes la victime :
        –L’arrogance de ces employeurs qui vous « suggèrent » de décharger le camion avec le mouchard sur la position repos pour ne pas vous payer !!!
        –Et qui ne considèrent pas que vous êtes au travail, bien qu’en déplacement, pendant que l’on décharge votre camion ou en attente , alors que vous ne pouvez pas rentrer chez vous ni travailler ailleurs ( imaginez que l’on dise la même chose à un VRP quand il est lui aussi en déplacement, pour les périodes de temps intermédiaires où il n’est pas au domicile d’un client) !
        –Les données que vous avez mémorisées sur la carte avec le même logiciel prouvant qu’il y avait falsification !
        Si vous êtes plusieurs employés de la même entreprise à rassembler les mêmes éléments, cela fera un bon dossier à déposer aux Prud’hommes pour obtenir réparation quand la coupe sera pleine .

      2. @ Mianne

        Bonsoir,

        j’ai effectivement engagé une procédure auprès des prud’hommes ; elle s’ajoute a celles qui sont déjà initiées par d’autres chauffeurs et que le syndicat (dont je fais désormais partie) compile dans un dossier dont le poids ne se rapporte pas au volume…

        Je suis assez serein : j’ai serré les dents le temps d’accumuler les preuves et la réputation de l’entreprise parle d’elle-même.

        Rendre justice et faire entendre raison sont deux choses bien distinctes !

        Mon employeur considère que les condamnations précédentes « illustrent la méconnaissance des contraintes du secteur du transport routier » ; ça ne vous rappelle rien ?

    10. @Bourdon

      Je suis chauffeur routier, je parle donc de ma modeste expérience :

      […]contrairement à tous les autres pays européens, toutes les heures inscrites sur les disques et aujourd’hui sur des badges sont rémunées.

      Faux. Mon patron nous a appris hier, que dorénavant le temps d’attente (mise à disposition lors d’un chargement chez un client ou lorsque j’attends un chauffeur pour prendre son camion) ne sera plus payé. A nous de lui prouver qu’il a tort.

      Je précise qu’il nous est aussi « suggéré » de décharger le camion avec le chronotachygraphe (ce que vous appelez mouchard) sur la position repos : donc du travail non rémunéré.

      En outre, sachez que lorsque que nos exploitants nous demandent de vérifier notre carte, c’est-à-dire de télécharger les données qu’elles contiennent afin d’établir notre salaire, des modifications sont effectuées à posteriori sur le logiciel afin de masquer certaines infractions (au code du travail ou de la réglementation sociale européenne et non au code de la route, je précise) dans l’hypothèse d’un contrôle des autorités concernées. Par conséquent, mon salaire est systématiquement corrigé à la baisse.

      Du moins, c’était le cas jusqu’à ce que je fasse l’acquisition dudit logiciel : les données stockées sur la carte étant mémorisées sur une période d’un an, j’ai pu fait remarquer à mon patron qu’il y avait bien falsification.

      Il m’a répondu qu’il n’était pas au courant…

      Pour ce qui concernent les disques, savez-vous comment nous sommes « invités » à procéder ?

      C’est très simple, nous faisons deux disques par jour sur deux véhicules différents par période de huit heures. Nous en remettons un sur deux à notre patron qui comptabilise les heures effectuées et détruit les disques qui l’exposeraient à des sanctions.

      Bizarrement, les erreurs de comptabilisation des heures au détriment des chauffeurs sont plus fréquentes avec les disques.

      Je précise que notre employeur a déjà été condamné à de lourdes amendes (plus de 200000€ au total) mais je suppose que cela doit entrer dans la catégorie des profits et pertes…

      En d’autres termes il existe une trace de tout ce que fait un chauffeur, n’existe quasi nulle part ailleurs en France ce me semble […]

      Faux. Les pays concernés par la chronotachygraphe numérique sont les 27 états membres de l’Union Economique, auxquels s’ajoutent la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.

      […] le chauffeur peut aller se faire payer aux prud’hommes de ses heures supplémentaires pendant 4 années.

      Faux. Soixante mois précédant la fin du contrat de travail.

      Bref un chauffeur routier qui fait un aller retour le havre paris dans une journée, soit 7 heures max de conduite, touchera avec ses frais 2400 euros net par mois et ce avec un taux horaire proche du smic, vous parlez bcp de l’allemagne et de ses couts, juste dire que les heures supplémentaires en france sont sur-rémunérée et donc imposent un surcout important au delà des 35 heures…

      Un exemple concret : Soit sur un mois donné 207,85 heures payées (221 effectuées).

      152 heures à 9,17€ (1393€ brut) + prime horaire de nuit 20% (16,22 * 1,886 = 30, 59€ brut) + prime horaire de nuit 5% (16,22 * 0.4715 = 7,65€ brut) + heures majorées (17 * 11,46 = 194,86€ brut) + heures suppl. 125% (17 * 11,46 = 194,86€ brut) + heures suppl. 150% (17 * 11,46 = 194,86€ brut) + prime qualité (100€ brut) + indemnités repas (29 * 12,44 = 360,76€ brut)

      == soit un total brut mensuel de 2583,11€ brut pour 221 heures de travail effectif…

      Quant au chauffeur polonais il coute 900 euros par mois, par contre la législation de son pays lui octroie le droit de rouler ses 8à 9 heures par période de 24 heures, soit 18 heures de conduite pour 2 chauffeurs, quant au 2ème chauffeur français, il est considéré comme au travail bien que ne conduisant pas …juste vous dire que la question ne se pose même pas de savoir s’il vaut mieux prendre 2 polonais ….

      Faux. Le chauffeur polonais qui roule en double équipage en France est soumis à la Réglementation Sociale Européenne (RSE). Aussi, est-il contraint de placer sa carte dans le deuxième emplacement prévu dans le chronotachygraphe pour le chauffeur qui ne conduit pas et qui est donc en « mise à disposition ». Votre argumentation est biaisée : c’est peut-être parce que le code du travail polonais ( que je ne connais pas) ne contraint pas son employeur à lui payer les heures de mise à disposition qu’il n’est pas payé ; peut-être préférerait-il qu’il en fût autrement…
      Pour ce qui concerne le temps de conduite : français ou polonais il est le même car dépendant de la RSE, c’est-à-dire dans le cas du double équipage 9 heures de conduite (dans une période journalière maximale de 30 heures) et deux fois 10 heures de conduite le tout sur une période d’une semaine.

      […] je ne dirai pas en plus que le polonais ne passe pas son temps à discuter…

      Je suppose que c’est de l’humour. Mon camion est suivi par GPS et un exploitant m’appelle dès que le camion est immobilisé : c’est, je cite, « par mesure de sécurité ». Je précise que je transporte des palettes de fruits et légumes ou de produits frais…

      Pour ces derniers mots qui vous feront bondir, juste dire que ce que l’équipe de france a montré en afrique du sud est un raccourci des rapports de travail dans bcp de PME française.

      Messieurs vous n’y connaissez rien en transports, comme je pense sur d’autres sujets, mais c’est ainsi dans notre pays, par définition les patrons sont de mauvais et les salariés des exploités…

      Votre analogie avec l’équipe de France est censée illustrer ce que vous considérez comme un rapport de force, je suppose ? Vous auriez dû utiliser l’expression « prise d’otage » car c’est là la rhétorique de ceux qui veulent qu’on les plaigne de ce qu’ils ont la correction de ne rien revendiquer. Cet altruisme n’est rien d’autre que la forme la plus sophistiquée de l’égoïsme.

      Je ne sais si vous êtes le patron d’une entreprise de transport, mais votre connaissance approximative de la législation ajoutée à une interprétation geignarde de celle-ci ma laisse à penser que oui.

      Une question pour terminer : pourquoi n’allez-vous pas créer votre entreprise en Pologne ?

      1. 20/20 .

        Non , on va dire 19/20 pour se donner une chance d’être encore meilleur .

        Syndicaliste ?

      2. @ juan nessy

        Bonsoir,

        je me suis syndiqué afin d’engager une procédure auprès des prud’hommes et pour faire l’expérience de cet environnement que je ne connais que par médias interposés ; autant dire que je suis supposé connaître l’idée qu’ils veulent m’en donner mais dont je ne sais rien personnellement.

        Et merci de votre commentaire ; )

      3. Bon courage !

        Remarquons au passage , et c’est une vérité qui concerne tous les entreprises recrutant à coût salarial le plus faible possible et coût humain le plus fort ( le champs est donc vastre de l’agriculture au transmort en passant par… presque tout , pour aboutir à la distribution ) que la soif du gain ( et de dividendes pour les actionnaires ) se combine aux éxigences puériles des consommateurs , pour  » pousser au crime  » .

        C’est autant le changement de comportement des uns ( capitalistes ) que des autres ( consommateurs ) qui peut créer les conditions favorables à plus de sérénité de Bourdon dans sa vie professionnelle et sa realation à autrui .

        J’ai d’ailleurs souvent remarqué que ce sont les petits patrons routiers qui ont été eux même assez longtemps chauffeurs dans des conditions humainement dures ( leurs familles en sait malheureusement quelque chose ) , qui sont les plus jusqu’au-boutistes dans la contrainte sur le « matériel humain  » . Un peu des Jducac du volant , dont la grand -mère aurait été bougnate à Paris dans les années où il fallait livrer le charbon et le pinard . Ils ont , dans tous les sens , de la peine à lever le nez du guidon .

        Changer le monde , c’est aussi une occasion de les libérer , eux comme d’autres , d’une forme d’oppression .

        Faire du consommateur un citoyen est donc aussi sur ce chemin .

      4. @un_routier_pas_sympa

        Très bien mais pas 20/20 à propos des données

        « En outre, sachez que lorsque que nos exploitants nous demandent de vérifier notre carte, c’est-à-dire de télécharger les données qu’elles contiennent afin d’établir notre salaire, des modifications sont effectuées à posteriori sur le logiciel afin de masquer certaines infractions (au code du travail ou de la réglementation sociale européenne et non au code de la route, je précise) dans l’hypothèse d’un contrôle des autorités concernées. Par conséquent, mon salaire est systématiquement corrigé à la baisse. »

        Non , les données légales sont copiées et retravaillées pour en donner une version « corrigées » , mais en aucun cas elles ne disparaissent car ce sont justement ces données non modifiables qu’il faut produire en cas de contrôle en entreprise (fichiers c1b et v1b) . En cas d’essai de modification , ces fichiers conservent une trace de cette tentative et là la fraude coûte un maximum.
        Quant à l’équivalence du « carré barré » ( astreinte ) et du « lit » (repos) il s’agit d’une interprétation française uniquement des textes européens .

        L’outil de début de régulation ( le tachy numérique ) a quand même mis 20 ans pour se mettre en place ( règlements CEE 3820et 3821 /1985 ) , aussi ce n’est que depuis 2005 que cette tentative de règlementation sociale européenne entre les 27 essaie de se mettre en place .
        Mais cela montre bien , pour cette première législation sociale globale au niveau de l’Europe , combien « la route a été et sera encore longue » .

    11. ce que vous considérez comme un rapport de force, je suppose ? Vous auriez dû utiliser l’expression « prise d’otage »

      Notre routier sympa et renseigné met l’accent sur un point important de la théorie des prix de P. Jorion : un niveau de prix ne reflète pas un rapport de force, termes impliquant une certaine égalité et qui peut se comprendre entre échangistes marchands comme les pêcheurs et les mareyeurs – mais pour le salarie c’est de la domination pure et simple sans un rapport quelconque comme on peut l’observer de plus en plus…

  17. @ François :
    Patrick Artus en dit bien, lui aussi …
    Mais il a une excuse, il travaille pour Natixis et il ne dit pas tout le temps des bêtises.

    Sinon, il y a ça, aussi :
    « Nous pensons que la confiance envers les caisses d’épargne espagnoles ne sera complètement rétablie qu’une fois que cette exposition problématique sera traduite en pertes [dans le bilan comptable] et que la pertinence du niveau de capitaux des banques sera testée de manière forte. »

    Moody’s vient d’en sortir une grosse …

  18. Le marché du travail aux USA était très flexible et ça n’a pas empêché pourtant ce pays de connaître les pires difficultés en matière d’emploi. Le marché du travail flexible, ça signifiait aussi que les salaires étaient compressés et que la richesse, pourtant, qui se dégageait allait bien dans les poches de certains : patrons et actionnaires.

    Les salaires compressés ont amené une baisse de pouvoir d’achat des salariés, masquée par un endettement massif.

  19. Pourquoi faire réellement l’effort d’avancer dans la vie, en société, au médef, au travail, dans un poste, dans une fonction, dans une idéologie en économie, si tout s’arrête déjà bien à la fin.

  20. Certes le marché du travail est très flexible de nos jours dans le monde, mais les gens qui nous dirigent de haut en deviennent-ils pour autant plus flexibles en matière de management ?

  21. Je suis complètement hors sujet, mais comme j’avais prévu, les US vont envahir la Lybie.

    Comment rendre un Ricain fou : le mettre dans une pièce ronde et lui dire que dans un coin il y a un baril de pétrole, et dans un autre, un billet de 1 dollar.

  22. Tant que j’y suis… La Chine se réveille à petits pas.
    http://gauthier.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/02/28/chine-l-exces-de-force-cree-un-incident-diplomatique.html
    « Par rage, par frustration, les segments les plus « durs » de l’appareil répressif se sont rabattus sur les seules personnes reconnaissables au premier coup d’œil – les journalistes étrangers – déclenchant un incident dont on ne peut mesurer les conséquences à long terme.

    Les organisateurs fantômes de ce « mouvement du jasmin » fantôme ayant appelé à renouveler ces « manifestations » fantômes chaque dimanche, c’est un bras de fer d’un genre inédit qui s’engage, dans lequel l’excès de force pourrait bien se révéler être un talon d’Achille. »

    Les méthodes asiatiques ont du bon. Parfois.

    1. Excellent!
      Ils contournent l’obstacle de la force répressive: il n’existe pas de solution purement technique (taser/ flashball) contre les fantômes chinois!!!
      À diffuser massivement!

    2. Sympa le jasmin fantôme. Ne reste plus qu’à multiplier à l’infini les lieux de rencontre. Peu importe que les policiers ou les manifestants fassent l’essentiel de la masse, c’est cette masse qui compte.
      Idée-cadeau pour rendre les policiers dingues : adopter les mêmes tenues civiles qu’eux et le même comportement (en version soft bien sûr)…

  23. Un certain Jorion parlait d’une guerre technologique. Et bien les troupes se mettent en place :
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/28/les-anonymous-s-interrogent-sur-l-operation-wisconsin_1486077_651865.html
    Là, c’est un peu dans l’improvisation…

    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/28/le-blocage-du-web-en-libye-se-fissure_1486489_651865.html
    Là, c’est ce qui apparaîtra dans tous les pays dits « démocratiques » dans un futur proche.

    Le meilleur moyen de contrer la propagande est l’information.
    Ca fait longtemps que je n’ai pas tanner le cuir des lecteurs d’un blog avec mes « citations du jour »….
    Chassez le naturiste, il revient au bungalow.

    1. Bonsoir Yvan,
      à propos du premier lien, se pourrait-il que le « non » du zen à toute affirmation passe dans la « pensée occidentale » ou avons nous affaire à des disciples de Maître Dogen ?
      Qu’en pensez-vous?
      mqr

    2. Blob, je viens de regarder les caractéristiques techniques.

      Cela n’a rien de révolutionnaire car tous ces logiciels libres peuvent être installés sur un micro et il semble que je les ai tous.
      Même si je n’utilise pas le chiffrement et le VPN. N’étant pas assez parano.

      L’avantage certain se trouve dans l’adressage DNS dynamique. Et là, je dois regarder dans ma nouvelle box si je peux CHOISIR le serveur d’adresse que je veux. Mais ça m’étonnerait.
      C’était possible il y a quelques années, mais maintenant, je sais qu’au moins 1 fournisseur bloque vers le serveur que lui choisit. Soit, il te maîtrise.
      Raison de plus pour stocker quelques adresses IP qui peuvent permettre de naviguer même si les Américains décident de bloquer le dns mondial. Ou font une fausse manip (84 000 adresses inaccessibles récemment)

      Moins que rien, je n’y connais rien en zénitude.
      Mais le fait qu’un groupe de personnes soit sans encadrement centralisé donne ce genre de situation. Normal.
      Salutations à Maître D(i)ogen.

  24. A moins que cette année le premier avril ait été avancé au premier mars, voici une info du Monde (ou plutôt, des Inrockuptibles):
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/28/henri-guaino-a-passe-le-reveillon-en-libye_1486486_823448.html#xtor=RSS-3208

    C’est une année vraiment comique l’année 2011. A quand le prochain remaniement ? A ce rythme on a honte de ne pas être déjà dans la rue. Il serait peut-être temps que Villepin provoque le président, qu’il appelle « le nain » selon les Guignols, en duel !

    1. Oui Jeanne, il y a eu une manif à Paris samedi à 15h place de la République pour l’arrêt des massacres en Lybie, mais je n’ai pas la télé, et à la radio, silence…. Quelqu’un a-t-il des nouvelles ?

    2. @ Jeanne,

      Il ne faudrait pas que tout cela se transforme en curée délirante contre tout responsable politique qui aurait mis les pieds l’année dernière en Libye, en Tunisie, en Egypte, au Soudan, en Arabie Saoudite, en Chine, en Syrie, au Cameroun, au Pakistan, à Cuba, etc., etc., etc.
      Si on continue ce petit jeu, tout le gouvernement, la moitié du Sénat, le tiers de l’Assemblée Nationale vont devoir démissionner ; sans compter que les mairies de Paris, de Marseille, de Lyon ou de Lille seront décapitées, et que le Parti Socialiste devra s’auto-dissoudre.
      C’est peut-être une idée, après tout …qu’ils s’en aillent tous ! 😉

      Je m’amuse car la forme de l’entretien des Inrocks ressemble à un interrogatoire de police. Peut-être que ce journal, après avoir tant fantasmé sur le flicage généralisé dont serait victime la société française (alors que bien souvent le flic est chez eux), a fini par incarner ce désir refoulé.

    3. @ Blandine Keller,

      Je n’ai pas de nouvelles de la manif, mais êtes-vous sûres qu’elle était convoquée « pour l’arrêt des massacres en Libye » ?
      J’espère n’être pas le seul ici à m’effarer des raisons de cette manif. Je ne veux pas être exagérément cynique, mais pourquoi ne pas faire aussi une manif pour l’arrêt du paludisme en Afrique Centrale ? Car, enfin, qu’espèraient les manifestants parisiens de la place de la République ? Faire plier Kadhafi depuis l’angle du boulevard de Magenta ?!
      Si c’est le cas, Muray doit bien rigoler de là-haut ; son diagnostique était juste : dans nos contrées hospitalières, la festivisation du réel est totale, et incurable.

    4. Merci Jeanne,
      mais que nous reste-t-il d’autre que l’humour pour tenter de faire « avancer les choses », même en face des matraques, de missiles à « tête » nucléaire ?
      Faut peut-être essayer.
      Avec mon respect.
      mqr

  25. madame Parisot est bien placé pour parler des chefs d’entreprise

    car elle, elle sait ce que veut dire ENTREPRENDREEEEEEE

    elle , dont le papa lui a gentiment payer ipsos ………………………

    1. Plus les êtres deviennent plus fières et arrrogants en proportion de leur propre réussite personnelle, et plus le monde ne semble plus guère mieux s’entendre et s’aimer à force
      de bien faire.

      Dans ce monde plus les petits se montrent graduellement corvéables et flexibles, et cela
      pour toujours plus de ces choses là et plus nos élites mondiales semblent se montrer de plus en plus inflexibles et psychorigides à toute forme de propos et paroles qui pourraient encore retarder et éviter le cours des événements catastrophiques qui s’enchaînent en série.

      Lorsqu’on veut surtout ne plus avoir beaucoup d’Etats Ames en société comme l’égard d’autrui et de soi-même comment pourrions-nous mieux encore faire attention à notre propre économie humaine, comme à tous les êtres qui tombent d’abord avant nous dans la fosse, c’est l’empressement.

      Pour mieux devenir plus riche et fier en société, ne faut-il pas d’abord rechercher à être plus sourd et aveugle à la parole des premiers et derniers sages d’une société, de toutes façons
      à quoi bon se laver encore les dents ils ne vous écouteront jamais, dans une trop grande fierté humaine affichée à chaque fois, que vous soyez d’ailleurs plus ceci ou cela cela n’y changera rien, autant vouloir parler toute votre vie avant tout à une plus grande somme de sourds et malentendants,

      De toutes façons comment réellement trouver l’Ame soeur aussi bien au Médef, si je préfère avant tout jeter mon Ame aux ordures et aux oubliettes et tout cela pour la seule personnication supplémentaire de l’argent sur terre, c’est la grande fierté mondaine du monde des élites.

      Oh Mon Dieu mais pourquoi je me lamente toujours autant sur les plus grandes villes commerciales de Babylone, sans doute que moi aussi je pue de plus en plus de la gueule.

      Je vous l’avais bien dit que je dirais encore une grosse connerie à l’antenne, sans doute les dernières bétises à dire en société, on n’a tellement mieux progressé dans les rapports aux autres depuis les premiers siècles du commerce.

      Ah si seulement Paul ne modérait pas toujours les propos les plus doux et flatteurs à l’égard de nos premières élites, là c’est sur on ricanerait déjà un peu moins en société.

    2. Effectivement il semble que Me Parisot fasse plus de « communication et loobying » que de « business rentable » et ça que se soit avec IPSOS ou avec OPTIMUM (une autre boite de menuiserie industrielle héritée de papa), par contre elle a bien compris l’intérêt de jetons de présence dans conseils d’administration.
      http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=2052
      Tout ça est minable, indigne et révoltant.

    1. Heeu.. Moins que rien.
      Convaincre, je ne sais pas, mais précise-moi à quel commentaire se rapporte le tien.
      J’essaie déjà d’exposer des faits. Après, chacun juge…

      (si tu ne me connais pas, sache que je suis assez proche du zéro en argumentation. Ma spécialité est la gestion. C’est déjà ça 😉 )

      1. Heu…
        dééésolé, Yvan, ce matin, je retrouve plus ce à quoi je faisais référence, mais comme j’avais plusieurs onglets ouverts sur le blog et une bouteille de Bordeaux dans le même état, je désespère de remettre la main dessus.
        À une autre fois.
        mqr

    1. @ Blandine Keller,

      Merci. Ce lien complète les raisons de la manif de samedi dernier.
      Il y avait (c’est confirmé) « Halte aux massacres des populations en Libye, à Bahreïn et au Yémen », voilà que le tract ajoute « A bas les dictatures ! Halte au soutien aux dictatures ! et « Halte à l’islamophobie et à la xénophobie d’état ! »

      Pour reprendre mon précédent commentaire, je rajoute donc pour la prochaine manif, si vous le permettez, « Halte au paludisme en Afrique Centrale ! »

    1. @ Blandine Keller,

      Merci de vous soucier de ma culture, Blandine, mais pourriez-vous aussi vous soucier de ma question ?

      A propos des manifs, le lien que vous proposez ne fait qu’ajouter d’autres questions :
      (je cite)
      – Que signifie le fait de privilégier parfois pareille forme d’action quand le droit de grève et le suffrage universel peuvent (et doivent), en droit, suffire à tout ?
      – Comment, pourquoi et avec quel résultat cette pratique qui est constitutivement la négation du système parlementaire finit-elle par s’imposer ?
      – Comment le régime politique réussit-il à s’acclimater ?
      – Avec quelles conséquences ?

      Je répète donc ma question :
      Qu’espéraient les manifestants parisiens de la place de la République ?
      C’est-à-dire :
      Espéraient-ils que Kadhafi, en les voyant défiler, renonce au massacre ?
      Espéraient-ils que Nicolas Sarkozy, en les comptant, coupe immédiatement les liens diplomatiques qui unissent la France à une cinquantaine de dictatures ?
      Espéraient-ils que les islamophobes, en les observant, fassent contrition ?
      Espéraient-ils que la xénophobie d’état devienne réalité, pour valider leurs fantasmes ?

      Manifester n’est pas un jeu. C’est une action politique contre-parlementaire très importante. C’est une arme à un coup qui ne doit pas rater sa cible. Il doit y avoir un rapport de force, et l’enjeu est de vaincre. Je parlais de festivisation du réel ; les manifestations festives, ces manifestations de confort destinées à montrer qu’on-est-nombreux-à-être-beaucoup-à-être-d’accord, affaiblissent l’arme de la manifestation.
      Suis-je trop idéaliste, Blandine ?
      ….
      Qu’espéraient les manifestants parisiens de la place de la République ?

      1. Il faut croire que vous n’avez jamais été personnellement assez indigné ou inquiet pour ressentir le besoin impérieux de manifester.
        Début août 1789 ce sont les manifestations des paysans armés qui ont obligé les députés siégeant depuis trois mois, occupés par la rédaction de la première constitution, à inventer ce geste incroyable d’abolir le système féodal en une nuit. Avant ça, ce n’est que par la pression de la rue que le roi avait fini par accepter la réunion des trois ordres, le vote par tête etc…demandé par le Tiers état, qui avait pris l’initiative historique de se constituer en Assemblée Nationale, mais se heurtait à la farouche opposition de l’immense majorité de la noblesse, qui inspirait naturellement le roi.
        Toute l’histoire de la Révolution, c’est l’accouchement de la démocratie parlementaire sous la pression de la rue à chaque étape décisive.
        Plus près de nous, le système parlementaire a été sauvé en février 34 des factieux Croix de feu et autres anti parlementaires par une contre-manifestation populaire …origine du Front Populaire….quand les deux puissants cortèges de la CGT et de la CGTU se rejoignirent cours de Vincennes, réalisant dans la rue l’unité populaire à laquelle les socialistes, les communistes et les radicaux donnèrent un programme électoral victorieux, « pour le pain, la paix, la liberté ». … que le patronat n’accepta d’appliquer qu’après trois semaines d’occupation des usines ! C’est ainsi que la France échappa au fascisme !

      2. @ Blandine Keller,

        Je n’aurai donc pas droit à une réponse à ma question.
        A la place je lis une liste non exhaustive de manifestations utiles et victorieuses qui auront réellement changé le monde.

        Ce besoin impérieux de manifester, je l’ai souvent ressenti dans ma vie de citoyen. Je battais le pavé encore en fin d’année dernière, contre une loi proposée par notre gouvernement et que je jugeais stupide, dangereuse et anti-sociale. Je manifestais dans l’espoir de peser efficacement sur les votes de notre représentation parlementaire ; il arrive que des députés écoutent encore la voix du peuple. Vous voyez, Blandine, j’ai toujours la conviction que le phénomène qui a eu lieu la nuit du 4 août 1789 peut régulièrement se reproduire.

        Une chose est sûre cependant, c’est qu’on ne me verra pas de sitôt dans une de ces manifestations « Facebook » qui pullulent depuis quatre ou cinq ans, comme celle du 27 mars 2010, organisée sous le nom de « No Sarkozy Day » par la petite-bourgeoisie estudiantine dépolitisée (vous vous souvenez de cette mascarade grotesque ? il y en a eu d’autres depuis, mais celle-là était gratinée !). J’ai le sentiment, jusqu’à ce que vous m’apportiez la conviction du contraire, que la manifestation de samedi dernier que vous évoquez, place de la République à Paris, était du même ordre.

      3. Chercher un soutien populaire. Les choses bougent si suffisamment de gens le veulent, en le manifestant publiquement, dans la rue. Elles se font rarement toutes seules et sans popularité.
        Toutes les manifs n’ont pas forcément pour objet d’exiger ou de menacer le pouvoir, il peut s’agir de montrer son appartenance à un groupe et ainsi de montrer la force du groupe soutenant un projet, une idée, un sentiment, un rejet.
        Pour les libyens en France il devait aussi s’agir de montrer aux libyens au pays qu’ils soutenaient la révolte et pèseraient sur le gouvernement français pour empêcher le gouvernement français d’aider Kad’.

  26. Les paroles de patrons valent de l’or.

    Evidemment vous à coté votre parole elle ne pèse plus grand chose.

    Oui comme il est encore grandement visible et à contaster le problème d’écoute des gens
    de notre temps, quelle bien piètre écoute de l’autre comme envers les petits, alors que les premiers ont souvent un sacré d’écoute déjà avec eux-mêmes.

    C’est l’empressement, il bien faut faire, ne jamais échouer, ne jamais dire de conneries, obligation pour tous de réussir comme les premiers de ce monde à l’antenne, faut surtout de nos jours être gestionnaire et bon vendeur en tout, c’est surtout le seul le progrès possible est admis que l’on veut surtout imposer tout le temps, on aime pas les taxes, on aime pas non plus les hausses de plus, oh comme il est toujours si beau et sécurisant à voir notre grande
    commerce mondial, c’est forcément alors le bonheur pour tous, c’est la liberté, c’est surtout le nouveau grand film catastrophe qui sort inévitablement à l’antenne comme à l’image.

    Ah si seulement mon Dieu, et toi aussi qui n’existe même pas aussi le premier Abel bien oublié de la grande cité, le monde pouvait devenir alors un peu plus athé et moins commercial alors peut-être je dis bien peut-être que les gens coureraient déjà un peu moins tous tout le temps pour toutes ces seules choses là ensemble.

    Comme j’en perds tellement patience moi aussi à vouloir voir autre chose. Allez les ami(e)s je vais de nouveau repartir me reposer et me taire sur la montagne, car les choses de la ville me plombent grandement le moral non seulement pour moi mais aussi pour vous, pas bon pour la croissance, c’est déjà assez dur à traverser comme ça avec toutes ces nouvelles hausses.

    Combien en réchapperont à votre avis ?

    1. Blandine, ça marche.

      Ce site m’avait retourné les erreurs 504 et 502. Après le temps de latence habituel.
      Il est accessible, c’est le principal.

      Merci à toi. 😉

    1. Merci Blandine, c’est exactement le genre de nouvelle qui me fait très plaisir.

      « Les faits sont là : les OGM sont un échec sur toute la ligne. Leur coût est énorme : les petites communautés rurales perdent leurs terres et sont empoisonnées par les herbicides, l’environnement est sacrifié. Soutenir encore les plantes GM aujourd’hui, c’est faire passer les intérêts de quelques grandes firmes internationales avant l’intérêt de ses concitoyens, des agricultures nationales et de l’environnement. »
      Christian Berdot, référent OGM des Amis de la Terre France.

    1. Merci Blandine ça fait chaud au coeur, mais vous vous rendez compte de mes nombreuses lacunes d’expression dans l’écrit, comment faites-vous pour supporter cela pour me relire. Moi à la place des modérateurs et de Paul, je me dirais surtout mais quand est-ce qu’il va refaire le plein d’essence, c’est déjà pas toujours évident à relativiser les derniers événements en cours dans la modération, Pauvre Mam comme je vais beaucoup la regretter aussi dans son départ, tiens vous connaissez la dernière dans les milieux les plus branchés de l’économie :

       » Plus il y a des riches qui peuvent encore compter leurs sous, et manger dans les meilleurs resturants du monde et moins il y aura alors des pauvres gens à voir et à compter au sentier « .

      Il est vrai que c’est tellement moins coûteux pour nos affaires de graisser d’abord la patte
      de certains élus républicains en Amérique, fort heureusement il existe encore aux Etats Unis,
      et peut-être un partout ailleurs des gens qui en commençent à se poser de sérieuses questions dérangeantes en société.

      A moi ce qui me met surtout le plus mal à l’aise Blandine, c’est surtout le prix de certains produits alimentaires dernièrement, là je vous assure ils vont vraiment avoir du mal à faire avaler davantage la pilule aux gens.

      Oui moi à leur place, je ferais même déjà grandement dans mon pantalon.

      1. Jérémie, en vérité, je te le dis :
        L’augmentation de fréquentation des restos du coeur est simple :
        « La Pythie vient en mangeant »

        Blandine, pour ce lien, OK, il suffit de faire un copier-coller. Mais pour le précédant, ça coince.
        Merci d’avance Blandine 😉

    2. oui, c’est bien, mais : extrait de l’ article :

      … »Les compagnies de biotechnologies avec l’aide du gouvernement états-unien cherchent maintenant de nouveaux marchés en Afrique pour tenter de sauver leurs activités. La Fondation Gates qui finance des projets agricoles en Afrique pour des milliards de dollars a acheté des actions de Monsanto et a donc un intérêt direct à maximiser les profits des compagnies de biotechnologies, plutôt que de protéger les intérêts des petits paysans africains…. »

      ne pas oublier, sauf effondrement généralisé avant, le GMT qui va nous déverser encore plus de produits litigieux …déjà,ils essaient par tous les moyens de « forcer le passage » : des OGM sont passées en fraude, en France, depuis l’Espagne …

  27. @ mianne , à Yvan Je viens de tester les trois liens, ça marchait . Peut-être pouvez-vous essayer de vous mettre sur les sites de democratynow et de La Riposte ? J’ai trouvé ce dernier en tapant Wisconsin dans la cartouche actualités de Google.
    J’espère que ce ne sont pas vos navigateurs qui ont besoin de mise à jour…j’ai eu ce pb il y a 6 mois, je n’ai pu le résoudre qu’un changeant d’ordi…., ça devenait trop compliqué pour moi ! Mais avec un peu de compétence informatique ça doit être possible de se débrouiller.
    Bonne chance !

  28. Le droit du travail a été peu à peu détricoté
    Les 35 heures en introduisant l’annualisation à permis d’assouplir jusqu’a le rendre malléable à foison le temps de travail.
    Et il y a encore quelques idiots qui viennent nous rabacher qu’il faut aller plus loin.
    Sachant que les évolutions ci-dessus n’ont en rien améliorer la vie des salariés ni enrayer le chomage, il voudrait nous faire croire qu’il faut aller encore plus loin. Peut-être baisser le salaire moyen à 300€.

  29. Jean-Claude Trichet s’est dernièrement fait remarquer en déclarant qu’augmenter les salaires en Europe « était la dernière bêtise à ne pas faire ».

    C’est toujours amusant de voir un des valets de l’oligarchie, repu et gavé, prôner le sacrifice pour les peuples. Sur le site de quatremer, un autre apôtre du libéralisme, on apprend que ce bon Trichet gagnait 345 000 € en 2007 et qu’il dispose d’un luxueux appartement de fonction; dans ces conditions il est facile de dire aux autres « serrez vous la ceinture ».
    Quel individu répugnant.

  30. @jean-luc
    je vois à peu près ce que vous vouliez dire, mais c’est quand même étrange de mettre sur le même plan un dictateur en fin de règne qui massacre son peuple et le moustique anofèle responsable du paludisme, non ?
    La manifestation avait lieu dans le cadre de la semaine anticoloniale qui cette année a été lancée au siège du PC à Paris , je vous envoie le lien vers un article de l’Humanité qui explique de quoi il s’agit.

    1. Bien sûr Blandine, que c’est étrange de lier dans les mêmes slogans un dictateur et une maladie infectieuse, mais – puisque vous voyez à peu près ce que je veux dire – vous avez compris qu’il s’agit pour moi de révéler la vanité de certaines manifestations.
      On ne combat pas un dictateur ou une maladie autrement que sur place. Sauf à croire qu’un mantra a des effets tangibles, on ne combat pas un dictateur ou une maladie à coup de mots d’ordre incantatoires.
      Je me trompe ? J’ai raté un épisode ? Le réel n’est-il plus ce qu’il était ?

      Les manifestations qui se multiplient pour tout et n’importe quoi, ces sortes de « flash-mob » (pour mobilisation éclair) sont comme ces pétitions minutes avec lesquels certains de nos amis bons-citoyens-conscientisés bourrent nos boîtes e-mail. Une façon qu’a trouvé l’air du temps de faire croire à nos âmes romantiques et désoeuvrées que « quelque chose » se passe enfin pour nous aussi, et que nous en sommes acteurs.
      Je répète ici que ces manifs tuent la force et l’utilité de la manif.
      Nous ne sommes pas loin de la fable d’Esope :
      « Au loup ! au loup ! » criait l’enfant berger, pour jouer un tour aux villageois. Les villageois, lassés de se porter à son secours en vain, restèrent cloîtrés chez eux lorsque le berger, un jour, se trouva face au loup. « Au loup ! au loup ! cria l’enfant, seul face au loup.

      Au loup ! manif contre la « xénophobie d’Etat » ;
      Au loup ! manif contre la dictature ;
      Au loup ! manif contre l’islamophobie ;
      Au loup ! manif contre le fascisme ;
      Le jour où ces saloperies et ces horreurs se développeront vraiment dans nos contrés (vraiment Blandine, et pas sur la foi de la mousse médiatique qui suit un fait divers ou la phrase malheureuse d’un ministre ou d’un éditorialiste), ce jour-là, les citoyens lassés de ce petit jeu ne répondront plus, hélas, aux appels à manifester.

      —————
      PS :
      Notre échange me remet en mémoire les fameuses manifestations-happenings du groupe Jalons, au début des années 80, peut-être vous en souvenez-vous. L’une d’elle m’avait particulièrement fait rigoler. Elle s’était déroulée devant le métro « Glacière », à Paris (mon école se trouvait à cinquante mètres de là). L’hiver était cette année-là particulièrement rigoureux et les Jalons étaient venus manifester à Glacière contre le verglas, avec ce formidable slogan :
      « Verglas assassin ! Mitterrand complice ! »

  31. Après l’exemple admirable qu’ont donné et que continue à donner, malgré les menaces, les tortures et les meurtres, nos amis arabes révoltés dans plusieurs pays, c’est à nous. Il faut abattre ce vieux monde qui nous écrase, littéralement, puisqu’il nous brise au quotidient avec le management « de la terrieur » généralisé, et nous affame en laissant les marchands se gaver.

    Bienvenue à la révolte, vive la Révolution française !

  32. @jean-luc

    Non décidemment, je ne peux me faire à vos amalgames : l’expression d’une solidarité élémentaire, nécessaire, avec les victimes d’un dictateur sanguinaire et , cette fois, des resucées potaches de mai 68. Derrière une rhétorique qui prétend sacraliser la manif en majesté, une indifférence glaçante, un repli frileux sur notre petit confort démocratique, alors là oui s’il était menacé il faudrait bouger …je savais bien que, quand on prétend qu’on n’est ni de gauche ni de droite, c’est qu’on est de droite ! Certes l’abandon de leurs convictions initiales par certains éléments de la gauche a fini par brouiller les cartes, et j’en viens à penser parfois que le clivage pertinent se situe entre ceux qui ne sont pas inféodés à l’hydre financière et ceux qui le sont par nature ou le sont devenus dans les années 80 par manque de pensée vertébrée .( Ce n’est pas pour rien qu’il existe des gaullistes de gauche).Cependant j’identifie clairement votre posture de retrait face au monde en mouvement comme une posture de droite.
    Du reste vous ne dites rien des informations qu’apporte l’article de l’Humanité, et qui contredisent vos assertions : non, les manifestants de samedi dernier n’étaient pas dans le festif inconséquent, c’étaient des gens engagés dans divers associations et organismes, travaillant concrètement et quotidiennement à la solidarité entre les peuples. Est-ce cela que vous réprouvez ?

    1. Bon, ça y est, vous voilà énervée.
      L’indifférence glaçante dont vous me qualifiez et le repli frileux que vous voulez lire chez moi sont à mille lieues de la réalité. Je vous assure que ma conduite quotidienne en atteste, et ceux qui me lisent ici correctement depuis plus de deux ans l’ont compris.
      Le romantisme des paroles n’est pas un gage d’activisme. Accusez-moi, Blandine, de ne pas être romantique ; en lecteur gourmand de Marcel Aymé j’en serais flatté.

      J’ai lu avec attention toutes les informations que vous m’avez transmises, et notamment l’article de l’Humanité. Le blog de Paul Jorion sert à s’interroger, à réfléchir ensemble par nous-même, en laissant résolument de côté les réflexes militants. C’est la seule manière de ne pas rester en retrait, sur ses bases idéologiques, face au monde en mouvement. La seule manière de faire corps avec ce mouvement.
      Je pensais que nous pourrions poursuivre un peu sur la crête de la pensée libre sans tomber. Vous avez choisi de me pousser côté droit et de tomber côté gauche. Dommage ; tant pis.

      A bientôt sur un autre sujet.

      PS : Non, pas d’amalgame : l’anecdote « Jalons » était destinée à vous faire sourire.
      Visiblement c’est raté 🙁

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