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147 réflexions sur « LE MONDE-ÉCONOMIE, La finance s’est disqualifiée, lundi 9 – mardi 10 mai 2011 »

    1. Ah ouiiii ! Magnifique ! Euh… C’est qui « le peuple » ? Et c’est qui les « spécialistes » ?

      1. vigneron,

        Merci d’avoir répondu. Enfin !

        À d’autres ! Imaginons que vous soyez spécialiste en théologie…et qu’il y ait une question de société autour de ce sujet, le peuple (tous moins les spécialistes es théologie) aimerait débattre avec vous avant de décider, au lieu que vous ne décidiez seul enfermé dans votre église. La démocratie quoi !

        ‘Voyez ce que je veux dire ?

        Santé bonheur !

      2. À d’autres ! Imaginons que vous soyez spécialiste en théologie…et qu’il y ait une question de société autour de ce sujet, le peuple (tous moins les spécialistes es théologie) aimerait débattre avec vous avant de décider, au lieu que vous ne décidiez seul enfermé dans votre église. La démocratie quoi !
        ‘Voyez ce que je veux dire ?
        Santé bonheur !

        là, Fab, c’est parfait comme proposition du fait démocratique,vers lequel il serait désirable de tendre ….

        le vigneron ayant fait un stage probable chez les jésuites dans sa prime jeunesse …(?) semblerait-il …(?), en a gardé le meilleur ( une culture, alliée à une grande sûreté de lui-même, /et un certain sens de la manoeuvre : je ne suis pas sûre que cela fasse partie du meilleur), et , le pire, soit un certain dédain du populo, noyé dans un sens de l’humour indéniable – parfois un peu dévié : excès de dive-bouteille ??- quoiqu’on die …[ évidemment, il y a des contre-exemples …et certains jésuites furent près des Peuples et fort éloignés de Rome, ce qui ne leur a pas porté bonheur …mais ils « tenaient la route » ]

        Bref, démocratie, oui, c’est bien cela …

        Santé bonheur !

        =) merci beaucoup : j’en prends un peu pour moi : cela ne me fera pas de mal !

      3. M :

        Merci.

        Messie vous allez voir que ça va marcher, dès que les gens, qu’ils soient vigneron ou pas, oseront lâcher prise, ne serait-ce qu’en répondant aux questions qui les dérangent a priori…c’est la peur de la cosmogonisation, ça se comprend, mais bon.

        Mais prenez donc : ça ne mange pas d’sous et ça fait plaisir (c’est un monde !) ! Allez Alphonse, j’vous en remets une : « Santé-Bonheur » ! Y’a pas d’mal à s’faire du bien

      4. PS : qui étaient ces « certains jésuites furent près des Peuples et fort éloignés de Rome, ce qui ne leur a pas porté bonheur …mais ils « tenaient la route »  » (qui consommaient de la clairette…de Die ?) ?

  1. Quand un greffe ne prend pas, les anticorps chassent le corps étranger.
    Ca se tient.
    Même si à terme, je suis pour un système inclusif et convivial 🙂

  2. L’avalanche des nouveaux sujets a ceci de bon qu’elle permet de tronçonner les discussions et donc de couper court, n’est-ce pas Paul ?

    Depuis plusieurs années, je pose la même question. L’interdiction des paris sur les variations de prix, qu’est-ce que ça veut dire ? Même réponse depuis des années : lisez mes livres. Non Paul, je ne paye pas pour lire les pensées d’un autre. Les pensées des autres m’indiffèrent trop. Je préfère la technique « Argument -Contre-Argument ». J’ai démontré par le passé que votre formulation était une aberration technique.

    J’attends toujours la réponse à l’argument éthologique. A quoi mène, dans la pratique, de ne pas criminaliser l’excès de richesse ? Je comprend bien que vous soyez un homme de droite mais vous, vous semblez incapable de comprendre que la dominance sociale ne peut finir autrement qu’en destruction généralisée. Et encore, cette destruction serait-elle un moindre mal, puisque le pire serait que la conflagration n’ait jamais lieu et que toute l’histoire se termine en fable des Elohims et des Morlocks.

    Tout cela par refus d’envisager que l’excès de richesse puisse être un crime alors que tout, devant nos yeux, le démontre qu’il y a crime. Bravo l’anthropologue.

    Comment les mesures qui s’imposent pourraient-elles être mises en application sans consultation des milieux financiers alors que ce ce sont eux qui dirigent et que la démocratie (si elle a jamais existé) a définitivement été abolie par l’Union Européenne ? Comment un tel miracle serait-il possible alors que vous-même, la fine fleur de la réflexion économique ne percevez pas même la queue du début du problème ?

    1. Betov, votre présence toujours renouvelée, nous oblige à nous poser une question : celle des « Trolls qu’on aime bien » et qu’on ne se résout pas à virer. Je crois que c’est parce que vous êtes notre Diogène dans votre tonneau.

      « Les livres n’ont jamais servi à rien ! »
      « Un bon argument doit tenir en trois lignes, un meilleur, en trois mots, et le meilleur en trois lettres ! »

      Si j’ai une certaine tendresse pour votre manière de penser, je sais en réalité pourquoi : quand j’ai une gastro-entérite, je pense comme vous.

      1. Le progrès technologique passe inévitablement par les intérêts. Par ex: la miniaturisation des batteries grâce au marché des GSM. Simplement, du moins je le pense, chacun à sa place dans la société si il s’emploie dans ce qu’il sait faire et aime faire. L’argent comme bien commun ne doit pas se retrouver dans les poches d’une minorité bien sûr il faut juste réguler. Laissons les coureurs courir, les constructeurs construire et les sages régenter. Paul, votre intervention me fait rire et oserai-je rajouter « Fidel Gastro »? Non ce n’est pas bien. Betov, ne le prenez pas mal je suis partisan des opinions contraires que c’est ennuyeux quand tout le monde est d’accord.

      2. « L’astronomie est à la gastronomie ce que le solstice d’été est aux saucisses de Strasbourg. »

        Mots et Grumots [ Marc Escayrol ]

      3. Paul, vous avez réussi à me faire rire. Je n’ai donc pas perdu ma journée. N’empêche que le rire ne fournit aucun contre-argument. Le problème n’est pas que les livres ne servent à rien. Il est que votre proposition d’interdiction n’a pas de signification au fond. Bien sûr, si l’on pouvait interdire aux prédateurs de spéculer sur le prix du blé au coût éventuel de milliers de morts, bien sûr, ce serait mieux que rien du tout. Reste que, sans comprendre la cause qui fait que la prédation existe (pour faire court, le droit illimité de propriété), s’attaquer à une conséquence latérale n’est rien de décisif, que ça vous fasse rire ou non.

        Gérard, laissons les prédateurs prédater et les dépravés se reproduire pour compenser les pertes. Bof… jusqu’à la fin du mésolithique, la pensée de droite a sans doute eu son utilité…

      4. @Betov
        quelle est selon vous la justification économique (et sociale) des paris sur les fluctuations de prix ?

      5. @Betov

        Le problème n’est pas que les livres ne servent à rien. Il est que votre proposition d’interdiction n’a pas de signification au fond.

        Le problème c’est surtout que vous ne faites aucun effort pour comprendre l’intérêt de la proposition de PJ et son lien avec un travail essentiel sur le prix pensé comme fruit d’un rapport de force. Travail qui devrait pourtant passionner un dénonciateur de la « dominance sociale ». La mauvaise volonté, ça s’appelle.

      6. Martine.
        Dit là de belle manière par une sorte de Maitresse d’ecole old school et classieuse, ce que j’aurais plus prosaïquement interjeté dans le genre : « Élève Betov ! Feignasse ! ».
        Mais c’est beaucoup mieux avec les formes, Martine…

      7. « old school et classieuse »… j’me demande si c’est pas une vacherie ça…

      8. Meurtri je suis des doutes que j’ai coupablement et bien qu’innocemment en vous ainsi fait naitre ! Martine, vous vous demandez très mal et je récolte des fruits bien amers de ma (très) mauvaise réputation… Mais vous ne pourrez pas flètrir mes souvenirs, iconiques et émus, de maitresses d’école, classieuses et old school. Snirf. 🙂

      9. à Betov,
        L’interdiction des paris sur les prix, je suis pour, c’est nuisible, opaque, redondant …
        (sinon le « capitalisme à l’agonie », franchement à lire, c’est sympa, si un jour tu tombes dessus chez des amis -ou je ne sais pas-, n’hésite pas …)

    2. L’avalanche des nouveaux sujets a ceci de bon qu’elle permet de tronçonner les discussions et donc de couper court, n’est-ce pas Paul ?

      Pourquoi voir les choses comme ça, le fait qu’il y est beaucoup de sujets tient peut-être au fait que le blog est très fréquenté et en plus par des gens de qualité,

      La profondeur de nos jours est-ce vraiment bien la première chose que l’on recherche, nous sommes peut-être un peu tous comme ça de nos jours, le grand empressement du monde à vouloir changer les choses.

      Paul ne trouve peut-être pas non plus toujours le temps de discuter plus longuement avec vous personnellement. Il vous écoute, vous laisse parler, mais vous ne pouvez l’amener davantage à penser comme vous, il a aussi sa propre manière de fonctionner et ses raisons
      à lui.

      Depuis plusieurs années, je pose la même question. L’interdiction des paris sur les variations de prix, qu’est-ce que ça veut dire ?

      Pourquoi voulez-vous qu’il vous réponde de nouveau à ce sujet, vous avez votre propre stratégie et il a la sienne, comme moi j’ai la mienne, et comme tant d’autres içi ou là.

      Même réponse depuis des années : lisez mes livres. Non Paul, je ne paye pas pour
      lire les pensées d’un autre. Les pensées des autres m’indiffèrent trop.

      Je ne crois pas non plus que la démarche plus ou moins de Paul vous indiffère tellement,
      vous mêmes vous ne feriez peut-être pas mieux que lui dans la tenue d’un blog au quotidien.

      Ne soyez pas autant sévère envers lui, cherchez plutôt à le comprendre qu’à le juger.

      Comme sur le fait qu’il puisse vendre un peu plus de livres, je crois savoir que sa vie n’a pas non plus été toujours facile tous les jours.

      Je préfère la technique « Argument -Contre-Argument ». J’ai démontré par le passé que votre formulation était une aberration technique.

      Et puis après il ne faut pas non plus toujours y voir au présent qu’une aberration technique, si l’autre n’était plus diférent comment pourrais-je encore me rendre compte d’autre chose en société, comme à travers son blog ne vous laisse-t-il pas également la possibilité de lui dire ce que vous en pensez.

      J’attends toujours la réponse à l’argument éthologique. A quoi mène, dans la pratique, de ne pas criminaliser l’excès de richesse ?

      N’avez-vous pas l’impression parfois que le monde devient de plus en plus sécuritaire comme ça, on peut très bien commencer à criminaliser l’excès de richesse pour les meilleurs motifs sociaux du monde, et puis après si cela ne marche toujours pas devra-t-on également criminaliser la pauvreté de l’esprit humain ?

      Vous savez ce n’est pas non plus parce que les premiers marchands de la terre agissent avec beaucoup d’excès que nous devons constamment agir de même. Ne serait-il pas plutôt plus sage de revenir méditer sur la question.

      Tout cela par refus d’envisager que l’excès de richesse puisse être un crime alors que tout, devant nos yeux, le démontre qu’il y a crime. Bravo l’anthropologue.

      Vous savez ce n’est pas seulement l’excès de richesse qui bloque autant le monde dans certains valeurs, tous les riches ne sont pas non plus que des criminels, même si c’est vrai
      ils préfèrent toujours mettre un peu plus de distance avec les gens d’en bas,

      Pensant d’abord souvent à leur propre salut matériel, c’est souvent le fait aussi de vouloir continuellement se hisser tout au sommet d’une société, qui n’amène pas mieux le réel changement de comportement des êtres en société, les gens riches n’y étant pas toujours
      non plus les premiers responsables tout le temps, le mal du monde est bien plus large que ça.

      Comment les mesures qui s’imposent pourraient-elles être mises en application sans consultation des milieux financiers alors que ce ce sont eux qui dirigent et que la démocratie (si elle a jamais existé) a définitivement été abolie par l’Union Européenne ?

      On ne peut changer selon moi l’autre ou le monde avant l’heure, vous pouvez proposer des choses, parler, prévenir les gens, rechercher même à devenir plus pédagogue et patient dans vos idées, vos propos, mais vous ne pouvez pas toujours vous heurter à ce quelque chose qui nous dépasse parfois, ça marche tant mieux, ça passe pas tant pis que voulez-vous y faire d’autre.

      Comment un tel miracle serait-il possible alors que vous-même, la fine fleur de la réflexion économique ne percevez pas même la queue du début du problème ?

      Paul a certainement du y penser, mais il n’est peut-être pas non plus le grand magicien d’OZ,
      il fait déjà bien ce qu’il peut au quotidien.

    3. @Betov,

      Ce problème crucial de dominance sociale, que vous évoquez de manière récurrente, à quelques fondements sociaux délibérément mis en place, et à tort d’ailleurs, si on pensait enfin au long terme
      Sur certaines décades ( version années ) , l’écart de dominance ( la sociale ) se réduit. Sur d’autres, il s’agrandit.

      Je crains de ne pas lire plus de livres que vous, ou que des morceaux, ou que sur le net moins encombrant que les kilos de papiers, et avec plein d’autres mauvaises excuses

      Néanmoins, la dominance sociale a aussi quelques racines de ce côté ci : empêcher, dissuader, désintéresser, dégoûter, le fils ou la fille issue de parents de basse classe, d’embrayer sur la puissance de réflexion que donne le groupe humain pensant sur les siècles, et dont le lien entre les générations, s’est maintenu, jusqu’ici, grâce à l’écriture, bien qu’en train de changer actuellement avec la démocratisation du message image et son. C’est malgré tout plus facile à aborder.

      Il faut quelques heures d’étude ( j’ai pas dit temps perdu ) pour éventuellement arriver à commencer à prendre du plaisir à pouvoir lire un philosophe grec dans le texte. Texte plus tout à fait original, certes, et plaisir auquel je n’ai certainement pas accès, ayant un peu d’autres choses à faire en priorité, mais pour les volontaires, ou obligés à coups de ceinture, il y a peut-être une profondeur de champ qui vient s’y imposer.

      En gros et en résumé, la dominance sociale, elle commence avec une éducation interdite,pour les uns, ou imposée pour les autres, puisque je ne crois pas au gamin de 10 ans qui se tourne spontanément vers le grec ancien ( je dis grec, ce pourrait être autre chose).

      Donc, comment peut-on mettre en place l’éducation des masses pour qu’une part maximum de celles-ci puisse échapper au tittytainment

      1. Oh mais non, barbe-toute-bleue, ce n’est pas aussi profond que ça. J’ai fais rire tout le monde le jour où j’ai dit que j’avais tout appris de l’humanité en observant un troupeau de chèvres mais je regrette profondément que cela fasse rire, parce que c’est en plein au cœur du problème et c’est d’une simplicité effrayante. Le problème n’est pas qu’il y ait des beaux et des moches. Le problème est que la dominance animale ne peut pas être étendue au concept de société humaine au-delà de vingt individus. C’est pratiquement de la mécanique. C’est bête comme chou. Pour dominer des groupes de plusieurs centaines de personnes il est indispensable que les dominants s’entretuent d’une façon ou d’une autre, et c’est vérifié depuis la césure entre mésolithique et néolithique. Il serait judicieux que dans le prochain millénaire, on sorte du néolithique en se décidant enfin à museler la dominance humaine. Non pas détruire la dominance naturelle, mais son extension abusive (pour ne pas dire criminelle) à la société.

        Le jour où l’on comprendra cette chose pourtant simple, il y aura une suite d’interdictions : interdiction du sport de compétition, interdiction de la religion, interdiction de l’excès de richesse. Le temps d’écrire une ou deux lois… sans doute un millénaire.

      2. Taratata …

        J’étudie justement en ce moment les moeurs des sangliers agissant en bande organisée. J’y reconnais bien des lambeaux tout à fait identiques à ceux garnissant largement le fond de l’âme d’une grande part de mes semblables, moi y compris, mais si on s’en arrêtait là, cela revient à dire qu’aucun homme n’est capable de dépasser son instinct. Or c’est faux : regardez-vous

        Il n’est pas une civilisation humaine, et s’il y en eut de plus justes socialement, sans doute aussi sur des groupes ethniques plus réduits, il fallait les chercher dans des régions s’étant mis en équilibre sur plusieurs génération, Afrique, sans doute, ou pour donner un autre exemple, Papouasie nouvelle Guinée, pour ses vallées profondes isolant très bien des voisines, avec pour preuve de ces isolements, les multiples langages développées d’une région à l’autre.

        Malheureusement pour l’observation et l’expérimentation, on a balayé tout ça pour des questions de « pas de temps à perdre avec les sauvages », et on vous jure les bienfaits de la concurrence stimulante pour fabriquer un monde dynamique.
        D’ailleurs c’est exact que la compétition est stimulante pour : … l’avidité, le reformatage de l’ego en méga-ego, la trahison, le mensonge, l’imagination qui permettra de jouer tous les coups, tordus seraient-ils, et le tout, bien plus efficacement que ne le font les vers de terre entre eux

        Ouvrir les yeux sur les capacités de l’homme à se sublimer ? Vous voyez que vous n’êtes pas si pessimiste puisque vous rabaisser la barre au millénaire, pour les quelques prochaines avancées permettant de mieux tracer la ligne de séparation avec nos ancêtres mus essentiellement par l’instinct de survie.

        Et, donc, pour en arriver là, dans mille ans, par où commence t-on. Concrètement.

        C’est vrai que si on pouvait interdire juste en appuyant sur un bouton, ce serait pratique pour les dictateurs. On peut rendre obsolète aussi. En rendant la valeur à ce qui en a. Donc ouvrir les yeux de nos chèvres, mais pour elles, se sera peut-être plus long que le millénaire.

        Il faut arriver à diffuser le plus possible la vérité, établir la transparence sur l’ensemble du groupe humain, et là, la donne change. Je ne sais d’ailleurs pas à quel point la maturité « moyenne » de l’humain exercerait une résistance à de telle exposition, sur les différents domaines où elle est nécessaire.

        Alors, l’interdiction des paris ( truqués, d’où l’aggravation du problème ) sur la fluctuation des prix, rentre t-elle dans ce cadre ?
        Interdiction du Sport de compétition ?
        De la richesse, ou plutôt la capture de richesses, actuellement très efficace par le contrôle sur les monnaies.
        Las religionés ? Les religions à Interdire ? C’est un peu simpliste. S’il s’agit d’interdire la représentation d’un vieux barbu assis sur un nuage sans doute, mais pour le reste, l’homme n’aura plus besoin de croire à de l’inexplicable, quand on aura tout expliqué, et là, on en a pour plus d’un millénaire

      3. Lorsqu’un jour viendra ou l’on recherchera davantage à interdire la religion et cela partout, il est sur et certain que demain je ne vous manquerais pas alors beaucoup sur le blog, interdisez, interdisez comme ça c’est sur et certain demain les gens qui font le plus de tort à l’homme ( c’est-à-dire forcément uniquement les gens du trottoir d’en face ) auront déjà beaucoup
        moins le droit de cité.

        Ne serait-ce pas un peu aussi criminel ce que vous recherchez tant à mettre en place en société, je peux comprendre alors que Paul ne partage pas pleinement vos propos, oui à chacun sa propre conception du changement.

        Et si je proposais après vous avoir lu l’interdiction totale d’enseigner le socialisme intégral
        en société, quand penserez-vous également de votre coté ? Hélas voyez-vous tout n’est pas non plus qu’une question de mécanique en l’homme ou en société.

        Car ce que vous proposez ne se révèle être en fait sur le fond que de remplacer la dominance qui ne vous plaise pas par une autre beaucoup plus proche de vos préférences de penser.

      4. @Betov
        D’accord avec vous, mais il faudra espérer une évolution de notre espèce. Pour l’instant, l’être humain est comme il est. Aller contre cela, grâce aux lois ou autres, ne fonctionnera pas. Soit on accepte notre nature actuelle faite d’un fort pourcentage de cupidité, soit on vit comme un ermite comme exception qui confirme la règle. Notre espèce est très très loin d’être parfaite, et encore très influencée par nos instincts prédateurs. Aller demander à une chèvre de ne pas brouter !? La lutte des classes humaine ne se terminera jamais. Tout n’est que rapport de force.

      5. @Betov: « interdiction de la religion »

        C’est par la religion que quelques sociétés ont réussi à exclure la dominance sociale, en entourant le pouvoir du chef de tabous, de prestige purement symbolique, etc. Je ne connais aucun exemple où cela ait été fait en dehors de la religion.
        Et puis, il faut savoir que tout a un prix. Ce qu’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre.
        Ce n’est pas aussi simple que vous le dites.

      6. Betov, vous vous appuyez sur la seule discipline qui devrait être supprimée de l’enseignement à l’université, tant ses prémisses sont aussi fausses que dangereuses, et pour le coup radicalement anti-démocratiques. Je parle de « l’éthologue humaine », fine pointe du pire réductionnisme scientiste et moral, à laquelle vous combinez le pire du pire en matière scientifique. Entre la figure de l' »homo economicus » et votre conception de la personne humaine – pardon de « l’hominidé »-, on nage de Charybde en Scylla.

        De sorte qu’il n’y a pas à répondre à une prétendue « objection éthologique », et à la thèse de la « dominance sociale », car elle ne repose objectivement sur rien. En partant de ce qui en l’homme ne serait pas le propre de l’homme, comment espériez vous bâtir une communauté humaine? Ne voyez vous pas que l’éthologie humaine est la Némésis de l’anthropologie, qui décrit la manière dont les homme habitent leur monde en lui donnant du sens, d’une façon qui ne sera jamais celle de l’animal (« homme: ce qui nomme »)? Sérieusement: à quelle autre réaction vous attendez-vous de la part d’un anthropologue?

        Vos thèses feraient toutefois un malheur aux Etats-Unis, eux-mêmes promoteurs de ce genre de synthèse théorique (Faut-il s’en étonner: les US comme support et comme apôtres de ce que la métaphysique occidentale a produit de plus nihiliste comme conception de l’homme, ce n’est certes pas là une donnée nouvelle…). Vous devriez tenter votre chance de ce côté là. Vous ne manqueriez pas d’interlocuteurs: je vois d’ici le projet, grandiose: « Pour une modèlisation de la nature grégaire de l’hominidé »; projet suivi, une fois la tâche accomplie, d’une « opérationalisation » de la recherche dans un mémorable, et définitif (définitif car achevant définitivement la tâche de la pensée, le « calcul » permettant désormais de régler les deux trois problèmes, scories restants…)  » Nouvelles propositions pour une gestion optimale du parc humain ».

        Bienvenue à Gattaca.

      7. @AntoineY.

        Vous vous fatiguez pour rien ! Au-delà des dix lignes, Betov décroche.
        Ça craint trop le début de livre… !

      8. @ moi,

        C’est par la religion que quelques sociétés ont réussi à exclure la dominance sociale, en entourant le pouvoir du chef de tabous, de prestige purement symbolique, etc. Je ne connais aucun exemple où cela ait été fait en dehors de la religion.

        est-ce un coming-out?

        je ne lis pas tout, et d’ailleurs je me demande encore comment certains font pour bosser et poster autant de commentaires, pertinents, en même temps, ma foi.. mais qu’on se le dise, moi (enfin Moi) penche du côté de ceux qui pensent que le monde est meilleur avec religiosité.

      9. L’ interdiction du sport de la compétition de la religion de l’excès de richesse passe par l’interdiction des paris sur les prix

      10. Partir de l’observation d’un troupeau de chèvres pour arriver à trouver enfin, après des millénaires de civilisation et de milliers de « grosses têtes » ayant réfléchi sur la question, la solution à tous les problèmes de l’Humanité en 3 points seulement (l’interdiction des religions, du sport de compétition et de l’excès de richesse), tout en ne lisant aucun livre (puisqu’ils « n’ont jamais servi à rien ») et en prônant l’argumentation en 3 lignes, 3 mots ou 3 lettres, il faut vraiment être fort quand même… Betov ce n’est pas le Diogène du blog, c’est la réincarnation d’Aristote, Platon, Pascal, Rousseau, Marx, Freud et Heidegger dans un seul corps…

      11. « penche du côté de ceux qui pensent que le monde est meilleur avec religiosité. »

        Du tout methode, relisez mon post au complet.

    4. Difficile de te contredire, Betov.
      Et ravi de te revoir.

      Nous avons bien criminalisé la noblesse en 1789…

      Mais entre deux extrêmes, j’ai toujours tendance à privilégier le milieu. Certainement pour avoir toujours constaté que les retours de pendule sont aussi dévastateurs que les dérives…

      Voir par ailleurs l’exemple du communisme avec certaines professions (docteurs, ingénieurs, ..) qui étaient payés tout de même deux fois ce que l’était un ouvrier…
      Et personne ne trouvait ça anormal.

      N.B.: n’écoute pas le troll Jorion. Il a actuellement des ennuis gastriques. 😉

      1. Oui Yvan, on a criminalisé la noblesse en 1789 et c’était pas mal… sauf que ce n’était pas exactement le problème. Le comble est que même la guillotine, bien que le concept soit plaisant, n’était pas vraiment nécessaire. Il aurait suffit d’une simple loi pour changer la face du monde… Rêvons.

      2. Betov.
        Tu manques d’info sur la nature humaine.

        Le scandale de la mélanine ajoutée au lait et qui tue les nourrissons, tu es peut-être au courant que ce « scandale » chinois qui date d’un an a fait que les responsables se sont fait exécuter.

        Ben, marres-toi : il y a un mois, la Chine a redécouvert la même chose…

        Soit, la guillotine n’est pas encore une punition suffisante pour certains… face à l’argent.

        Tous drogués, tous drogués, tous, tous …

    5. Comment les mesures qui s’imposent pourraient-elles être mises en application sans consultation des milieux financiers alors que ce ce sont eux qui dirigent

      Il ya ceux qui regarde les choses telles qu’elles sont en se demandant pourquoi et il y a ceux qui regardent les choses telles qu’elles devraient être ne se demandant pourquoi pas

    6. Julien Alexandre, dans le post sur F.Leclerc, a donné à Alain Loreal un premier « Poteau rose »
      http://lociol.files.wordpress.com/2010/09/poteau-rose.jpg
      pour avoir découvert que « François Leclerc n’existe pas, c’est un mythe, une idée ».

      Je propose qu’après les Oscar, les César, les Molière et autres Gérard, ça devienne un Prix à donner aux découvreurs de vérités tellement cachées que personne n’avait jamais eu même l’idée de les imaginer. Et qu’on en donne le deuxième « Poteau rose » à Betov le Zinzin (et pourquoi pas un prermier « Poteau rose » d’honneur pour l’ensemble de son oeuvre?).

    7. @Betov

      Bonjour, Truc.

      Rien de cohérent ne transparait de vos propos, c’est donc le mot « truc » qui apparaît le plus approprié vous concernant. Comme à quelques autres.

      Pour être plus précis, vos paroles écrites (orales aussi ?) semblent totalement dépasser votre pensée. A moins que l’un et l’autre n’aient aucun lien, ce qui est toujours possible pour un truc. Cela traduirait alors une autre difficulté qui n’est pas de mon ressort mais de celui d’un bon CPOA proche de chez vous. Je veux bien écarter pour l’instant cette possibilité. Reste donc la possibilité que vos propos ne reflètent que partiellement une pensée que vous exprimez peu, mal ou ce que vous voudrez. Admettons.

      Vous attendez le grand soir ? Le big crunch qui emportera tout sur son passage, riches et pauvres ? Décideurs et non-décideurs ? Bref, l’explosion finale de l’humanité ? Grand bien vous fasse. Attendez donc si cela vous vous occupe et vous satisfait. Vous souhaitez criminaliser l’accumulation de trop grandes richesses ? Libre à vous. Allez vendre cette mesure où vous voudrez.

      Ici, nous n »attendons pas la catastrophe, ne l’espérons pas et n’œuvrons pas pour son avènement. Nous envisageons souvent sa possibilité, songeant avec crainte aux conséquences prévisibles de décisions (ou non-décisions) prises dans la sphère économique, financière et politique. C’est tout.

      Ici, nous cherchons modestement des solutions acceptables et constructives pour un système à bout de souffle. Qui tiennent compte des bonnes choses apportée par le passé et qui puissent évoluer vers un futur meilleur. Nous réfléchissons par le débat et l’apport de contributions souvent de très haute tenue. C’est tout.

      Ayez l’once cervicale de vous interroger sur ceci : si la pensée des autres vous indiffère, pourquoi attendre « des autres » une quelconque envie de débattre avec vous sur la vôtre? Votre incohérence vous trahit, dommage vous avez l’air effectivement sympathique.

      Restez donc en vase clos, vos chimères, dans votre bulle d’attente d’un big bang. Et bon vent.

      1. Tu y tiens en effet, à ton système, truc.

        Bizarre même que tu oses écrire qu’il est à bout de souffle…
        Il a besoin de toi, certainement. Avec ta très haute tenue.

    8. Le problème, cher Betov, est que l’on est toujours le riche de quelqu’un d’autre. Et que par votre définition, vous-même êtes le criminel de quelqu’un d’autre par votre « excès » de richesse.

  3. Quels hommes politiques oseront monter au clocher du village Europe et dire à leurs populations qu’ils ont fait dans leurs culottes devant les milieux financiers depuis de nombreuses années ?

    Quels hommes politiques oseront proposer de trancher les liens consanguins qui les lient aux milieux financiers ?

    Quand l’ampleur d’un désastre économique et social éclairera la scène européenne et se transformera en crise politique majeure, alors et seulement alors, l’énergie du désespoir produira des solutions nouvelles.

    Pour l’instant les adeptes de la méthode Coué paradent sur la scène politique.

    J’ai comme un sentiment que pour la campagne présidentielle et législative à venir, la crise financière
    et la crise énergétique (nucléaire) seront abordées de manière édulcorée par les deux principaux partis
    de gouvernement.

    J’admire votre démarche, mais où sont les les femmes et les hommes politiques des « partis de gouvernement » susceptibles de porter politiquement vos propositions.

    Dressons une liste d’hommes politiques qui seraient d’accord de s’inscrire dans une démarche prenant en compte vos propositions.

    Le relais politique, là est la solution mais sans crise majeure pas de nouvelles perspectives politiques.

    1. « Quels hommes politiques oseront monter au clocher du village Europe…. »

      Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
      Fumer la cheminée, et en quelle saison
      Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
      Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

    2. sans compter tous ceux parmi les politiques qui sont simplement fiers de leurs relations avec le milieu financier, et pour qui la remise en question est encore plus personnelle…

  4. J’ai posté un résumé des doctrines de Hayek, sur le fil de nadj popi, à partir de mon bouquin préféré….

    ÉPILOGUE

    Évadons-nous enfin, pour respirer un instant, hors de
    ce monde borné auquel toute question sur la valeur des
    personnes condamne l’esprit. Après s’être si longtemps
    occupé du “ cas ” Wagner, un philosophe éprouve le besoin
    de se laver les mains.

    Et après s’être occupé du cas Hayek on se demande comment on pourra émerger de tant de sottises… d’une telle torsion

    1. des faits….

      – Analyse des crises totalement fausse et truffée de contes à dormir debout.
      – Problème de la liberté totalement manqué (le problème de la coexistence des libertés) et sa vision de la société est fondé sur cela, une sorte d’absolutisme de la liberté individuelle ;
      – naturalisation de l’économie, des marchés comme ordre spontané.
      – individualisme méthodologique : il permet une simplification à outrance, en stipulant que la société est un grand supermarché neutre dans lequel circulent des individus sans histoire et sans classes sociales, sans identités donc. L’individualisme méthodologique est une sorte de théorie des jeux en guise de sociologie, mettant en scène des abstractions sans vie dans un univers sans conflits.

  5. @ Betov le trolléré.
    La plupart des livres servent à impressionner, et à ré-assurer ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent éventuellement , peu servent à délivrer et confirmer une intuition, mais il y en a. Pour savoir lire il faut savoir vivre comme disait au moins Debord.

      1. Dans le genre fureur de vivre aujourd’hui tu as L.Wauquiez et sa pensée du jour.
        Un homme qui ne mâche pas ses mots. Un homme grassement payé pour faire entendre que d’autres hommes et femmes vivants grâce au RSA sont un véritable cancer pour la société française. Comme il est bon d’entendre quelqu’un nous éclairer de ses lumières justement orientées, ce goût intacte, nostalgie et parfum entêtant d’une France milieu du XXè sciècle: travail, famille, patrie et cochon capitalisé exclusivement vendu au marché noir.

        Perspective alléchante pour les futurs candidats à la résistance côté Liberté, Égalité, Fraternité.

      2. à octobre,

        Le Wauquiez crache le morceau : en France aussi, il y a beaucoup trop de non-rentables.
        Il faudra les rendre rentables, sinon…

      3. De très perspicaces journalistes nous commentaient un tournant social du quinquennat du président Sarkozy. Nous y voilà !
        Après la carotte promise (la prime), le retour de bâton (le servage) !

  6. « les mesures qui s’imposent soient dorénavant mises en application sans consultation des milieux financiers »

    Tentation classique que celle de vouloir remplacer une dictature par une autre dictature .

    Si les milieux financiers ne sont pas convaincus mais » obligés », ils trouveront, une fois de plus , une manière de contourner le système .
    Notre société ne réfléchit pas assez sur la dangerosité d »un pouvoir excessif de lobbies défendant des intérêts particuliers .

  7. Pourquoi ne oas simplement expliquer aux gens que leurs participation dans le systéme financier et nuisible pour leur interets au lieu de vouloir réformer avec des mots est sans aucun pouvoir les institutions.

    Si la population arrétait de placer ses épargnes en sicav et aute assurance vie, le systéme se régulerait tout seul, sans qu’il n’y est besoin de mettre en place des régulations.

    Le systéme financier ne peut exister sans capital, il suffit de réduire se capital, par la non participation et le tour est jouer.

    1. Je ne suis pas si sûre que la populace investisse tant dans les Sicav et assurance-vie, et co … je la perçois surtour de rogner dans tous les budgets, pour déjà payer ses factures, finir le mois …

      1. Sicav et assurance-vie, et co …

        Les chiffres astronomiques servis régulièrement par le vigneron ( on se demande pourquoi ?) existent bien, mais trés concentrés dans les mains de quelques uns … toujours les mêmes !
        La classe moyenne salariée lambda, qui a eu l’opportunité de pouvoir acheter une masure, avant 1998, y a mis tous ses fonds de tiroir [ c’était avant le délire total sur l’immobilier, mais déjà trés élevé, bien trop pour moi, par ex.] =) il est vrai que je n’avais pas entendu la voix « prophétique » de
        « qui nous savons »; et j’avais tendance à pratiquer l’adage « travailler plus pour gagner moins » …
        toujours été « brouillée » avec certaines choses, sais pas pourquoi !

      2. « la populace » ? … « vous la percevez ? »

        Et vous la percevez à partir de quelle hauteur et de quel extérieur cette, je cite, « populace » ?

      3. @M

        Il est vrai que lorsqu’on place, comme vous M, des revenus de 80 000 € annuels parmi ceux de la classe moyenne, meme « supérieure », on fait une sacrée erreur de parallaxe.., Ce sont les revenus moyens des médecins généralistes, des dentistes, des cadres très supérieurs du secteur financier, de très nombreux petits patrons ou travailleurs indépendants, etc, il en reste très très peu à « éradiquer » des « exploiteurs authentiques ». des « élites labelisées capitalistes », de « vrais » aristocrates « de fortune », des « partisans de la réaction », ou du statu-quo, ce qui revient au meme. Et si ceux-là, ces profiteurs patentés, ces privilégiés identifiés, avaient été si peu nombreux, si « marginaux », si isolés dans le profit exclusif jusque là, peut-on penser raisonnablement que l’on n’aurait pu les contraindre, ou au moins les circonvenir, les limiter, les cerner, très « démocratiquement » ? Et non, on a pas pu. Parce qu’ils ont payé pour ça. Parce qu’ils se sont offert des troupes de soutien, des réserves, conscientes ou pas de leur condition de complices, mais bel et bien corrompues.
        Aujourd’hui les Maitres ne veulent plus payer, et en tout cas veulent réviser le tarif de cette prestation de « service démocratique » (« ramasse l’oreille et réfléchis bien avant de voter… »), et tout se complique. Faites vos jeux. Rien ne va plus !
        Et surtout on oublie ce qui a occasionné la réelle croissance des inégalités depuis 30 ans dans ce pays, en plus de la précarisation explosive des 25 à 30% en dessous du niveau de flottaison, ceux précisément qui n’épargnent pas, paient un loyer et s’endettent. Quand 45 à 50 % ont stabilisé ou fait progresser plus ou moins sensiblement leurs revenus et patrimoines globaux, les bienheureux 20 à 25 % des ponts supérieurs ayant eux profité tous azimuts – meme si à des degrés divers – de la nouvelle échelle de répartition des revenus réels offerte par les effets conjugués de la financiarisation, de la mondialisation, de l’inflation des actifs financiers et immobiliers et de la défiscalisation massive des hauts revenus et patrimoines fonciers comme mobiliers, Le CREDOC, comme l’Observatoire des Inégalités, comme l’INSEE, l’OFCE ou bien sûr les études de Piketty et Landais l’ont parfaitement démontré : ce sont les inégalités patrimoniales qui ont caractérisé la croissance de l’inégalité globale depuis trente ans, quand les écarts de salaires entre déciles extrêmes (indice de Gini et patin couffin …) sont restés globalement stables et que le déséquilibrage de la répartition de la valeur ajoutée intérieure, du PIB, en faveur des revenus du patrimoine contre ceux du travail était pratiquement accompli dès 1983/1984, et assumé, du PS jusqu’au FN, de Chevènement jusqu’à le Pen. Ça fait du monde…

      4. //////ce sont les inégalités patrimoniales qui ont caractérisé la croissance de l’inégalité globale depuis trente ans, quand les écarts de salaires entre déciles extrêmes (indice de Gini et patin couffin …) sont restés globalement stables…..////

        C’est ce que je me disais en traversant la banlieue Bordelaise et la campagne tarnaise : La plus grande partie des gens qui habitent tous ces pavillons sympas , entourés de 1000 m2 , donc ceux d’avant les années 1980 (ces baraques que l’on méprise « mal isolées  » meme pas de double flux ni triple vitrage ….. mais qd meme 150m2 avé le garage réaménagé pour la belle mère), lapluspart de ces gens seraient bien infoutu d’acheter , surtout de louer ces maisons ……..Il y a qd meme de quoi s’interroger qd on a 2 enfants !

      5. des revenus de 80 000 € annuels parmi ceux de la classe moyenne, meme « supérieure

        – ce n’est pas moi qui aurait eu cette idée ! c’était cité, ici même, il y a un moment, dans la barrette supérieure actuelle « classe moyenne »; et c’était, peu ou prou, le « salaire » d’un député européen…
        ce qui me faisait penser qu’un décrochage du réel ( non innocent) était, sauf personnalité bien trempée, et munie de quelques convictions de justice sociale, presqu’inévitable.
        En effet, en cas d' »accident de la vie », problèmes de santé, perte d’emploi, mauvais âge pour retour sur le « marché de l’emploi » et, ou, de crise financière, un « salaire » de 7000 euro mensuel, permet de « voir venir », et de se passer non de l’essentiel, du vital, mais du superfétatoire : un bienfait pour la santé en somme!
        Ce qui n’est pas le cas des classes moyennes basses et populaires, qui, même dans la « bienheureuse sobriété » ( prônée par cac40: bon, je plaisante), sont acculées …
        ce n’est pas pour cela qu’elles manquent de courage, dans l’ensemble …

        – Le décrochage salarial a réellement atteint des sommets, dans les grands groupes , lors de la financiarisation des entreprises ( années 90, avec un délire sans justification depuis 2000 )
        au tout début des années 90 ( rapport salarial de 1 à 6, voire 8 ) – les ex-traders s’étant achetées » des danseuses »qq années après, càd « OPA » sur des grandes Entreprises, assez « stables » avec patrons de métiers ( assez sociaux ; discussions avec les syndicats virulentes, et non biaisées =) il n’y avait, dans ces sociétés, pas plus de juristes que de salariés ! =) rachat, fusions, éjection des « doublons » etc, etc, passage d’un rapport salarial de 1 à 15 …puis, arrivée à la période actuelle, où définitivement plus de limites …
        – l’augmentation importante des Loyers ( région parisienne ) est arrivée sous Mitterand, milieu des années 80 =) première grande gêne, puisqu’impossibilité avec des salaires moyens de rajouter du beurre dans les épinards …mais explosion du coût de l’immobilier, juste après
        98 =) jeu trés malsain en cours …
        =) bref, en dehors de la catégorie haute , qui a un patrimoine élevé [ difficulté d’entrer sur un emploi fixe convenablement rémunéré chez les jeunes, exclusion des « vieux » ], il y a peu de personnes, en réalité, possédant cet énorme portefeuille d’actions dont vous parlez souvent.
        – quand à ceux, de la classe moyenne, qui ont eu l’opportunité d’acheter avant la grande spéculation (‘ point mon cas), leurs biens ont pris de la valeur, de 1 à 5 parfois ( petits appartements parisiens = refaits de fond en comble avec de l’huile de coude / réseau amical ), c’est certain …mais ne sommes-nous pas en période de « bulle immobilière » …et n’est-ce pas absurde tout cela ? =) pour eux, pas de « portefeuilles » …
        – conclusion, si tout s’effondre [ actions] ce sera chez les trés riches …et guère chez les autres.
        Mad’off a bien berné les riches en voulant tjs plus, non ?
        =) si les » Maîtres » ne veulent plus payer (quoi, on se le demande : il s’agit là de juste répartition), tant pis pour eux ! d’autant plus que ce qui fait vivre un Pays, ce sont les gens « ordinaires », qui font des métiers « utiles », et souvent guère bien rémunérés …
        post-scriptum : même avec un salaire minable / travail à responsabilité ( je le dis car « on » va encore nous faire le coup du « gratin »qui serait responsable de naissance, ce qui est devenu totalement faux) : courant années 70, les loyers étant « contrôlés », on vivait correctement, dans l’échange, et dans la générosité : choix à faire bien sûr : se passer de ceci, pour pouvoir faire cela…etc…aucun problème …et ambiance de travail non concurrentielle, et bien plus satisfaisante humainement …
        Tout cela pour dire que je ne vois pas en quoi les « fonds de pension » ( piège à C–) seraient indispensables (!) …Si c’est dans les moeurs « libérés » (libération de la phynance) d’autres Pays : trés bien ! ce n’est pas dans les nôtres. Refus d’obtempérer !
        Changer n’est pas régresser !

  8. <>
    Voila une idée géniale, ceci relève en temps ordinaire de la fonction du pouvoir et des politiques…. Le problème c’est que nos représentants public sont corrompus par l’argent facile des conglomérats Agro-Militaro-Pharmaco-Médiatico-Financiers….. Faudrait qu’ils leurs repousse une paire « d’attribus » (Mes respects à Mesdames) et reprennent le Courage et la Vertu qui leurs fait défaut depuis quelques décennies….!!!
    Mercredi sur Fr Inter (15h Daniel Mermet/Monde Diplo.):
    on aprend que Bodoin Pro (aucune idée de son orthographe…) patron de Paribas à menacer les dirigeants politique de serrer la vis du crédit alloués au état et de monter les taux d’intérêt… et de ce fait faire perdre des emplois et chuter le pib… si jamais les « sous fifres » au pouvoir prener des mesures de rétorsions vis à vis des banksters…..
    De ce fait, et mal grès votre clairvoyance et votre sagesse d’esprit, je doute fort qu’ils ne nous (vous) écoutent tant que l’ont ne s’énervera pas un « chti » peut.
    Cordialement M.p.

    1. Sans être trop de mauvaise foi quand même,

      Et si ce n’était pas l’excès d’argent et de pouvoir qui corrompait le monde, mais davantage au contraire l’esprit des gens pauvres serais-je encore bien entendu ?

      1. Jérémie

        Hé oui, les pauvres d’esprit et les esprits des gens pauvres seront peut-être les premiers à la droite du Très-Haut mais aujourd’hui ils sont très bas et se font parfois corrompre et très souvent berner par les puissants et les riches. Heureusement, ces derniers devront faire pas mal d’effort pour passer par le chat de l’aiguille…

      2. Ce qui est élevé chez les hommes, chez les puissants, les rois de la terre et des nations est pourtant bien une grande abomination devant Jérémie et les autres nombreux prophètes de l’histoire bien oubliés surtout dans un tel monde d’hypocrites.

        Et leur très bel élan vers les hauteurs, les marchés, le pouvoir, la gloire, l’argent et les vaines richesses matérielles, les mène en fait tout droit six pierres sous terre, pas étonnant d’ailleurs que le monde sente de plus en plus la mauvaise odeur du soufre partout, car ce n’est bien sur jamais assez d’en perdre davantage à la fois.

      3. Apparemment, y´a des gens qui se laissent pas abattre face à l´adversité.
        Lettre à l’attention du maire de Paris, Les Tunisiens de Lampedusa à Paris – Droit de réponse de Tunisiens expulsés du 51 avenue Bolivar au président de la Ville de Paris

        Extrait :

        Mais pour notre plus grand regret, la manière dont la France nous a accueillis ne prouve pas qu’elle est le pays des droits et des libertés, et la plus grande preuve de ça, est l’attitude de la police le jour où ils sont venus au 51 avenue Simon Bollivar et les arrestations d’environ 150 personnes entre autre des camarades français qui nous ont sauvé de la faim et du froid contrairement à ce qui a été dit dans votre communiqué de presse contre ces français

        Moi quand je lis ça, ça me rappelle les discours des révolutionnaires de la fin du XIXème siècle. Vous savez, ceux qui ont failli réussir une révolution il y a exactement 140 ans et qui ont été sauvagement réprimés au cours d´une terrible semaine du mois de mai 1871.
        Pas à vous ?

        Le peuple français sera-t-il digne de sa fière devise ?
        Je ne le sais, mais ça se joue en ce moment, près de chez vous aussi.

  9. Jérémie de mauvaise foi !!!!
    Faut l’encadrer cette phrase. Si si. Cadre doré à mettre au Louvre.
    Je suis écroulé de rire.

    T’as tout l’air d’être, une foi…

    1. Non Yvan si j’avais réellement la foi, un esprit d’entraide, de réconfort, d’appui, de bienveillance,
      de confiance en l’autre, je me lamenterais peut-être pas autant non plus au sujet de tous ces salopards de pauvres et de smicards de plus qui ne veulent jamais rien faire de leur vie d’homme.

      Oui pour mieux faire le bien de l’économie mondiale on ne vit pas assez je trouve dans une plus grande dureté de coeur et d’esprit en société.

      1. Mais on ne veut pas le bien de l’économie mondiale, Jer, on veut le bien des êtres humains qui peuplent cette vallée de larmes. Et comme l’économie mondiale fait leur malheur, vous pouvez prendre le risque de être doux de cœur et d’esprit.
        A moins que vous ne vouliez rien faire de bien dans votre vie d’homme…i

  10. A chacun sa révolution.

    Les peuples arabes de l’afrique du nord et du moyen orient hurlent leur fureur face aux dictateurs qui depuis trop longtemps les maintiennent sous le joug.

    Les peuples de l’occident ne sont quant à eux plus très loin d’une semblable exaspération à l’égard de leurs banquiers.

    Ca commence à franchement sentir la révolution et gageons qu’aux bouts des piques nous trouverons de jolies brochettes de banquiers.

    1. jolies brochettes de banquiers.

      vous savez des « crânes d’oeuf  » en brochettes, ce sera pas forcément joli-joli ! …
      enfin, résignons-nous ! Foin d’esthétique !
      quand il faut, il faut ! c’est tout !

    2. Apropos de révolution, écoutez la chronique de Flore Vasseur de ce mardi sur France Culture.Il y a encore beaucoup à faire en tous domaines pour que la démocratie s’installe aussi réellement chez ceux qui la réclament à cors et à cris ou qui ont agi pour la voir avancer. La démocratie, ce n’est pas seulement plus de droits pour moi, c’est aussi et avant tout d’être capable d’affronter la pluralité des points de vue et d’en débattre en respectant ses interlocuteurs. N’oublions jamais que nous ne pourront jamais faire advenir un monde idéal – on sait où nous ont menés les utopies-, mais seulement un monde un pue plus vivable par une combinaison de probité -non, ne riez pas – et mise en place de structures de régulation sous contrôle démocratique…Et il faudra toujours sur le métier remettre l’ouvrage…

  11. Comment faire entendre raison aux banquiers et à tous leurs affidés?

    Aujourd’hui nous en sommes arrivés à un point où on ne peut plus arriver à ce stade de prise de conscience, tout est allé trop loin.
    A nous d’en tirer la seule conclusion possible….

  12. Tiens ? Se passerait il enfin quelque chose ? Le début d’un commencement d’un truc outre Manche ???

    Le lien : ici

    Les banques britanniques vont compenser des centaines de milliers de clients grugés

    Après des années de bataille judiciaire, l’Association des banques britanniques a jeté l’éponge en renonçant à faire appel d’une récente décision de la Haute Cour de Londres qui leur avait donné tort.

    Le produit au coeur de l’affaire, surnommé PPI (Product Payment Insurance), a été longtemps vendu d’office aux clients souscrivant certains crédits, notamment immobiliers, pour les garantir contre des risques comme le chômage ou la maladie.

    Selon les différentes estimations, l’affaire devrait coûter entre 6 et 9 milliards de livres (entre 6,9 et 10,3 milliards d’euros) au secteur bancaire, un record pour un litige de ce type.

    Un appel restait possible, mais Lloyds Banking Group (LBG), première banque de détail du pays, a pris tout le monde de court la semaine dernière en annonçant unilatéralement qu’elle dédommagerait ses clients sans attendre.

    Son nouveau patron, Antonio Horta-Osorio, a estimé urgent de repartir sur de nouvelles bases. Pour solder l’affaire, il a passé une provision de 3,2 milliards de livres, dont l’ampleur a surpris les analystes.

    Barclays a suivi lundi, en provisionnant 1 milliard de livres, précédant de peu HSBC (près de 300 millions de livres de provisions).

    La quatrième grande banque britannique, Royal Bank of Scotland, n’a pas fourni d’estimation mais n’avait guère d’autre choix que de s’aligner. « C’est une étape importante dans les efforts fournis par les banques britanniques pour retrouver la confiance de leurs clients », a-t-elle assuré dans un communiqué.

    1. TRES intéressant, Zorg.
      Et peut-être logique vu la montée en pression des Anglais face à une super Tatchérisation.

      Pour rappel, les banques françaises « gagnent » 40 milliards en frais de gestion, agios, services en tout genre… hors prêts, bien sûr.
      Et ça, c’était déjà il y a deux ans..
      Ca relativise, non..??

    2. Et maintenant, les banquiers vont s’étriper …

      Il se murmure même dans la City que certains patrons de banques auraient réclamé la tête d’Angela Knight, la dirigeante de la fédération du secteur (British Bankers Association, BBA), qui avait organisé la défense des groupes bancaires.

      La City pourrait ainsi se retrouver en pleine crise interne, alors même que le secteur est en prise avec un projet gouvernemental qui vise à les obliger à isoler leurs activités risquées de leurs activités de détail.

      Source : ici

  13. Il n’y a plus de solutions, tous les recours démocratiques, les citoyens les ont épuisés.
    Dans ce type de sujet comme dans d’autres, ce que nous ne comprenons pas, c’est que le temps de l’action est venu (malheureusement). Nous n’y échapperons pas et les exemples des amis de l’autre côté de la méditerranée doit nous inciter sérieusement considérer la question.
    Nous avons des intellectuels, honnêtes, qui ont du savoir faire, et les connaissances nécessaires pour redresser les Etats, combattre la finance telle que nous la subissons.
    C’est la charrue avant les boeufs, mais c’est déjà un gros avantage, d’avoir ces gens avec nous.
    Il faut dorénavant les placer, dans les meilleures positions pour qu’ils puissent agir.
    Pour cela je ne ne vois plus de solutions que… oui, l’action (ou autres termes qui vont correspondront le mieux à titre personnel…)
    Il est bien de théoriser à longueur d’années en se regardant mourir à petits feux… mais, va-t-on continuer longtemps comme ça ?

    1.  » La fréquentation perpétuelle de l’histoire mondiale rend en effet inapte à l’action. Le vrai enthousiasme éthique réside en ceci que l’on veut de tout son pouvoir, mais qu’en même temps, soulevé par la divine gaieté, on ne pense jamais au résultat éventuel de son action.  » (K) . Bon pour Kierkegaard c’est quand-même chacun pour soit, dans son coin, à fréquenter Dieu dans la plus grande subjectivité, mais il dit aussi que le but (Socratique) est de devenir soi, et seulement cela….

      « Mais devenir ce qu’on est sans plus : oui, qui voudrais perdre son temps à cela, ce serait bien dans la vie le plus résigné de tous les devoirs. Bien sûr : mais ce devoir est très ardu, oui, le plus ardu de tous ….  »

      (Et la communication indirecte c’est agir en exemple. )

      Ceci suppose que l’on ait une petite idée de qui on est, ou pourrait devenir, or on ne l’a pas. La limite de Kierk. A vouloir trop défendre la subjectivité contre l’objectif, cette subjectivité devient positive, or c’est son « creux » en effet qui sonne sa liberté… sans jeux de mots. Je est un autre, pour faire *place* à l’autre… n’est-ce pas.

      Bref non il n’est pas bon de théoriser à longueur d’année…

    2. Peut être est il dans notre nature de laisser faire la misère son travail, et de se réveiller lorsque cette dernière réclamera son salaire…

      Les barricades se montent lorsque la frustration devient insupportable. Sinon, on critique mais rien ne bouge, et on ravale sa rengaine.

  14. Sans rapport, juste pour info :

    Je devais faire un intérim avec un hébergement dans la structure EHPAD employeuse.
    Coup de fil à l’instant : « Nous venons d’être avisés par l’ARS (agence régionale de santé) du passage en plan vigipirate ROUGE » résultat des courses : interdiction d’héberger qui que ce soit, hors les résidents !!!
    Vais être obligée de faire les trajets !

    1. Depuis 5 ans le plan Vigipirate est au niveau rouge, donc pas de changement. Arrêtez aussi de délirer un peu.

      1. D’accord, mais jusqu’à présent il n’avait pas été donné comme consigne de ne plus héberger les intérimaires dans les structures !
        J’essaierai d’en savoir plus demain sur ces nouvelles directives.

  15. La Finance au service de la communauté? Cela fait longtemps que ce fonctionnement a été détourné et travesti par la « nature humaine », et le comportement très prévisible de l’être humain. Mettez quelqu’un à coté d’une pompe à fric, il se servira sans compter, en pensant à lui d’abord. Instinct de préservation…

    Il existerait pourtant quelques moyens très simples d’éviter que la rapacité de certains ne mettent en danger tout un système:

    Façon simple, « rustine »:
    – Séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement (application ferme,
    dure et absolue. Plus aucune filiale dans les paradis fiscaux pour les banque de dépôt). On remet juste en place ce qui n’aurait jamais dû être défait.
    – Augmentation des taxes sur les plus hauts revenus, et fin de l’évasion fiscale inter-pays (fin de la libre circulation des capitaux).

    Façon dure, efficacité totale:
    – Etablir un seuil maximum de revenus et un seuil maximum de richesse par famille. Une fois le seuil atteint, l’Etat prend le reste (taxe). L’Etat conserve les taxes progressives traditionnelles en dehors de cela. Fin de la « libre circulation des capitaux » obligatoirement.

    On en revient toujours au même. L’égoïsme des êtres humains les pousse à en vouloir toujours plus, toujours plus que les autres, quel que soit le système dans lequel ils se trouvent (libéralisme, communisme, anarchie, …). Ils vont toujours, toujours essayer de se servir « eux d’abord », et « eux d’avantage ».
    Sachant cela, il ne sert à rien de lutter totalement contre la nature humaine, c’est perdu d’avance…

    Le « seuil » maximal de richesse aurait l’avantage de laisser la nature humaine s’exprimer (certains feront leur possible pour atteindre le seuil), sans pour autant que ce penchant pour « l’avidité » ne compromette le fonctionnement global de la société. On continue d’inciter les gens à donner le meilleur d’eux même, tout en brisant l’incitation de certains à exploiter les autres, à se lancer dans des opérations trop risquées et néfastes,… A proposer des produits dérivés toxiques à d’autres citoyens crédules, pour reprendre le débat initial.

    Suis-je complètement à coté de la plaque? Qu’est ce qui cloche dans cette approche?

  16. Je ne comprends pas
    Il n’y a plus de solutions, tous les recours démocratiques, les citoyens les ont épuisés.
    Dans ce type de sujet comme dans d’autres, j’en conclue, que le temps de l’action est venu (malheureusement). Nous n’y échapperons pas et les exemples des amis de l’autre côté de la méditerranée doit nous inciter sérieusement à considérer la question.
    Nous avons des intellectuels, honnêtes, qui ont du savoir faire, et les connaissances nécessaires pour redresser les Etats, combattre la finance telle que nous la subissons.
    C’est la charrue avant les boeufs, mais c’est déjà un gros avantage, d’avoir ces gens avec nous.
    Il faut dorénavant les placer, dans les meilleures positions pour qu’ils puissent agir.
    Pour cela je ne ne vois plus de solutions que… oui, l’action (ou autres termes qui vont correspondront le mieux à titre personnel…)
    Il est bien de théoriser à longueur d’années en se regardant mourir à petits feux… mais, va-t-on continuer longtemps comme ça ? Car en face, il se marrent bien de nous voir parler et écrire dans nos coins, en demandant pardon d’être là !

  17. Toutes les solutions n’ont pas encore été essayées. Il y en a une qui n’a pour le moment pas encore été adoptée : l’action. C’est parce que nous sommes devenus passifs que le système va bientôt lâcher prise.

    Il y a deux types d’actions à mener : celui dans le monde concret et celui dans le monde abstrait. Celui dans l’utilisation de son argent, et celui dans l’adoption d’un état esprit compatible avec le nouveau monde.

    Tout ce qui se vend, se vend car des gens achètent. A-t-on essayé d’adopter, collectivement, un nouveau type de consommation ? Non, l’idée n’est simplement qu’évoquer mais personne -ou pas assez de personnes- pour passer à l’action. La faute à qui ? Le consommateur devrait d’abord se plaindre à lui-même d’avoir mal dépensé son argent.

    Les modes de pensées du 20ième siècle ne sont plus bons. Ils ne mènent à rien et ont tout juste été capables de créer la civilisation moderne qui vacille aujourd’hui car ses fondements théoriques ne sont le fruit que d’un travail intellectuel insuffisant et souvent malhonnête. Qu’attendent donc les individus pour passer à autre chose ? Car cela non plus nous ne l’avons pas essayé, et nous restons donc dans des schémas intellectuels stériles.

    De nos jours, tout le monde attend d’être pris par la main pour agir et attend que «les autres» commencent pour emboîter le pas. Les politiques attendent que le peuple s’active pour adopter de nouvelles lois propices au nouveau monde, et les peuples attendent que les politiques votent des nouvelles lois pour agir en citoyen du nouveau monde.

    Alors voilà très précisément ce que nous n’avons pas essayé : agir et le reste suivra.

    Et oui, cela demande d’avoir des convictions. Et oui, cela demande d’arrêter d’être un citoyen spectateur.

    Mais il y a, à mon sens, une raison pour laquelle tout le monde reste passif : c’est parce que tout le monde attend que le système pète, que le système lâche. Et la passivité serait alors un moyen d’accélérer l’implosion de notre civilisation.

    Le pari sous-jacent est que les choses s’arrangeront d’elles-mêmes quand tout pétera, que les conflits, les malentendus, les aigreurs, les problèmes, etc… bref que tout ce que nous ne voulons plus disparaîtra comme par magie. C’est le même pari que celui de l’enfant qui ferme les yeux pensant que tout disparaît.

    Il faut donc agir, sans se préoccuper de ce qu’il se dit dans les mass media. Attendre qu’un président nous donne le top départ à la grande messe du 20 heure pour modifier nos comportements, ce n’est pas se comporter en citoyen libre et responsable. D’autant plus que ce président attend probablement lui-même un signal de la part du peuple.

    En agissant dès maintenant, dans un an, et j’en suis convaincu, nous pourrions célébrer l’avènement du nouveau monde. Bien sûr, l’ancien monde résistera, tentera d’éviter cette évolution, mais ça ne peut être qu’en vain car l’évolution attendue et vitale pour nos sociétés est une évolution qui s’impose d’elle-même lorsque nous parlons civilisation du 21ième siècle.

  18. Je vote Paul Jorion.
    J’aurais bien voté aussi François Leclerc mais il n’est pas candidat à la présidentielle.
    PJ non plus (ou il ne le sait pas encore?) et c’est dommage, ce serait l’occasion de profiter d’une tribune politique pas chère pour accéder au grand public et lui montrer quelques bonnes idées. Constitution pour l’économie, interdiction des paris spéculatifs sur les fluctuations de prix, les petits soucis de la politique éco européenne et ses conséquences prévisibles, etc.
    Peut-être moyen de glisser quelques mots sur le nucléaire?
    Ou comment se faire beaucoup d’ennemis. D’un autre côté ce n’est pas pour faire président, donc bon…
    Pas besoin de rassembler 500 signatures d’élus, pas besoin de spin doctor ou de QG de campagne, c’est juste pour causer dans le poste et donner des idées aux autres partis. Il suffit de se déclarer candidat auprès des médias, et le + tôt sera le mieux pour couper l’herbe sous le pieds des candidats sérieux.

  19. Surtout en matière de morale

    Il paraîtrait même aux dernières nouvelles que les pauvres gens seraient davantage le cancer de nos propres sociétés modernes,

    Ne faudrait-il pas alors prendre de mesures de plus en plus moralisantes à leur sujet et pour la bonne santé de l’économie financière, comme des états.

    Je me demande quand même si ça ne serais pas davantage les gens les plus riches
    et puissants de la terre qui auraient davantage de devoir moral à rendre aux autres.

    Cette morale que je n’aime plus beaucoup écouter lorsque je deviens de plus en plus intouchable en société.

    Cette morale que les gens du marché ne veulent absolument pas du tout entendre, mais qui dans le même temps ne se gênent pas de vouloir davantage faire entendre aux autres.

    La morale ( de l’économisme ) n’est rien de plus que la régularisation de l’égoïsme ( celle de l’iniquité ). [Jeremy Bentham]

  20. « les mesures qui s’imposent soient dorénavant mises en application sans consultation des milieux financiers »

    On pourrait imposer un certain nombre de choses à la haute finance de façon moins visiblement autoritaire: créer des infractions, des délits et des crimes économiquement systémiques (les autres existent déjà). Un peu à la chinoise en quelque sorte.

    1. À gerber !

      simplement du wauquiez, ce brave garçon en titubait presque… tant de caméras..

      règle de domination numéro 1: toujours s’attaquer aux plus faibles,
      règle de domination numéro 2: en bande organisée c’est encore moins risqué,

  21.  » car il n’y a pas d’autre vérité – ni d’art – que d’être inspiré, ou comme l’a dit un autre écrivain (1), d’être joyeux dans l’eau au dessus d’un abîme de 70 000 brasses. Et celui qui a ainsi compris la vie en lui même, existentiellement, il ne se méprend pas non plus sur l’Histoire mondiale … »

    (1) Frater Taciturnus

    Ailleurs il dit de l’éthique, qu’elle réside justement en la vrai l’exaltation de l’infini, laquelle constitue le commencement…

    J’aimerai que la prochaine révolution soit Kierkegaardienne. Ou plutôt « néo kierk », puisqu’il faut un « néo » pour que cela soit crédible 🙂

    Kierkegaard a donné un sens au concept de l’existence, auquel les français et autres (Cioran) n’ont fait que rajouter une sauce au poivre. Comme d’habitude, l’original vaut mieux que la copie ! Dans l’exaltation pré et post 68tarde, la philo est devenu un argument marketing dans un débat politique. Et puis historiquement Spinoza etc Descartes, Kant, accordent une immense importance à l’étendue, ou au Dieu chargé de tous les attributs (noyade assurée) . Une préférence matérialiste pour la matière, oubliant l’infini du temps…. un aveuglement par rapport au temps, l’infini étant lié à l’espace, la géométrie, étendue. Or l’infini s’il est là sous nos yeux, comme la racine de Sartre, ne dérange en fait personne. Il suffit de ne pas le voir, il ne bougera pas, il reste tranquillement « présent ». D’où la fausse découverte de l’absurde amha, de Camus. Et même chez Céline… Céline est parvenu à voir l’existence tellement menacée par la guerre et le non-sens.

    Chez Hugo on trouve ce vertige par rapport au temps, dans la légende des siècles. Chez Bataille aussi… « l’expérience intérieure ». Le premier est tellement assuré de son immortalité que tout est emporté dans le torrent du langage, le second… est un « curé rentré », dit-on.

    Le sens de la société humaine ne se trouve que par rapport à ces questions.

    1. Vous inspirez des choses Lisztfr,

      Car lorsque j’ai soif, vous me donnez bien généreusement à boire, et lorsque j’ai faim vous
      m’en donnez autant à manger, je crois finalement savoir pourquoi je suis né dans un tel monde de marchands, de bureaucrates, de politiciens et de mafieux.

      Comme si le véritable sens de la vie humaine c’était de vouloir prolonger avant tout tout ceci
      et cela en soi-même comme dans les autres.

      Vivre dans la grande cité du monde mais ne pas en être autant attaché pieds et poings liés, nous vivons en fait dans un monde, dans des films, des séries, des livres, des idées, des propos, des valeurs, des marques, des infos, un langage comme un management qui n’amène et ne prépare pas mieux le genre humain à l’éventualité que tout cela ne puisse
      pas perdurer indéfiniment à l’image comme dans les corps.

      Le grand rêve mondain, quel dommage d’ailleurs que la majeure partie des films produits dans ce monde, ne montre en réalité une bien toute autre fin possible pour l’humanité, là c’est sur on ferait déjà un peu moins les malins en société.

      Devant une telle matrice, je me demande bien encore comment l’homme pourrait-il y échapper en son Ame et conscience ?

  22. Monsieur Jorion,

    Est-ce que vous vous rendez compte que vous parlez d’intérêt général dans ce texte ? Vous parlez d’un truc plus élevé que la finance et dans lequel la finance et la société des hommes se reconnaîtrait.

    Je suis totalement d’accord avec vous sur ce point. Comment reconnaître ce qui est d’intérêt général de ce qui ne l’est pas ?

    Une très vague piste est donnée par l’idée de « donner – recevoir – rendre ». Ce qui favorise ces trois opérations est d’intérêt général. Elle implique, entre beaucoup d’autres choses, d’accepter que sa liberté passe par le respect d’un engagement envers un inconnu. Cette idée est, selon ma vision de la chose, totalement contraire à la liberté au sens actuel du terme.

    Je suis totalement d’accord avec cette idée.

    Le reste est une condamnation de la finance très claire et agréable à lire. Des horreurs sont énoncées sans haine particulière. Si la justice intervenait dans l’histoire, il y aurait des financiers en prison. Mais là, j’en demande trop.

    Dire que le parti libéral-radical suisse considère que ses victoires politiques se traduisent en pertes électorales et il s’en étonne. Il se considère comme une influence stabilisatrice, une source de solutions, un modèle de raison et d’intelligence. Il est aussi le parti de la finance en Suisse. Cela lui semble totalement naturel et ne pose aucun problème dans sa vision de la réalité. Pour ces gens, ce que vous dénoncez n’existe pas.
    Les socialistes se plaignent des tendances populistes du peuple suisse. Ces gens n’ont rigoureusement rien à proposer aux problèmes actuels en dehors d’une lutte plus intense contre les discriminations sexuelles et le racisme.
    Notre Front National se nomme UDC. Il a le vent en poupe. Il est le seul parti à admettre que les Suisses ont peur de l’avenir et de la vie de tous les jours. Les arguments anti-UDC sont, sans exagérer, « Hou ! Les Vilains ! » Sortir de là, c’est sortir de la Raison à laquelle les succès suisses sont attribués.
    Si des politiciens suisses sont prêts à attaquer ou même simplement dénoncer cette finance, ils sont remarquablement discrets ou inexistants. C’est la reprise qui est saluée. Elle est sans emplois.

  23. Nous y voilà.
    Comme vous l’aviez bien expliqué l’an dernier, c’était une folie tous ces plans de rigueur puisqu’ils condamnaient d’emblée les résultats des politiques de relance si mal coordonnées.
    Il aurait fallu dès 2009 de larges plans de relance au niveau européen permettant des investissements dans la transition énergétique (à laquelle nous ne couperont pas de toute façon, le prix des hydrocarbures ne fera que croître). Les investissements dans ce sens ont été bien trop faibles, non coordonnés et l’essentiel de l’argent a été engouffré pour permettre au « vieux monde » de tenir coûte que coûte. Mais l’échéance approche, les dernières pincées de poudre de perlimpinpin vont être semées avant le blocage terminal du système. Gageons qu’il ne sera pas trop tard pour que les idées radicales que vous proposez s’imposent et que les faucons n’auront pas réussi leur coup (purger une nouvelle fois le système, on sait malheureusement comment, pour repartir à zéro avec les mêmes ingrédients qu’ils nous imposent depuis quelques siècles). Une voie devrait s’ouvrir pour de vraies régulations, une démocratie renouvelée (un changement de personnel s’impose, quel que soit le parti, ils ont tellement échoué, tellement trahi, mais surtout l’institution est à réinventer), avec comme fil d’Ariane, la préservation de la planète, nécessité transversale à toutes les autres (économique, politique, sociale,…). internet en général et votre blog en particulier peuvent grandement aider.

  24. Dans l’édition papier de l’article paru dans le Monde de l’économie Paul est qualifié d’économiste et ethnologue au lieu de économiste et anthropologue , qualification qui lui était attribuée jusqu’ici.

    Simple erreur ? Lapsus ?
    Les hommes de la finance constituent-ils une ethnie que Paul aurait approchée et étudiée ? 😉
    La différence peut sembler minime mais elle me semble pourtant lourde d’implications idéologiques.
    La sociologie de la finance suppose une critique sociale de la finance, l’ethnologie beaucoup moins.

    1. Avancer dans la vie, dans un monde, sans chercher quelquefois à mettre autant d’étiquettes et
      de code-barres sur les autres, puis-je encore y avoir droit non seulement envers moi-même comme envers autrui.

      Les êtres dans notre temps s’identifient déjà tant à toutes ces choses,

      Hier on me disait encore, que j’étais le meilleur esprit de mon clan, de ma tribu, mais sur le fond l’étais-je vraiment pour moins faire de cancers et de tourments à mon prochain comme envers tous ceux et toutes celles n’en pouvant plus de ce même langage marchand sur terre com dans les esprits.

      Pourquoi l’humanité devrait-elle avant tout se connaître ou se juger d’abord à travers toutes
      ces marques, connaissez et conduisez-vous d’abord en société selon nos propres études comportementales et animales de plus en société.

      Toi le premier citoyen de ce monde ne te connais même plus toi-même comme Socrate.

      1. Jérémie,

        Je suis d’accord, dans la vie, il importe de s’accorder du temps pour ne pas juger à l’emporte pièce les personnes qui sont derrière les étiquettes avant de les avoir écoutées.

        Mais on ne peut pas comparer les étiquettes et autres codes barre associés aux marchandises avec les qualités que s’attribuent les humains. C’est d’ailleurs lorsque des humains n’ont plus aucun droit, aucune possibilité dans la société à se qualifier eux-mêmes autrement qu’en répondant à un numéro, un matricule, qu’ils entrent dans un régime ou système totalitaire. Ils n’ont alors au sens littéral aucun mot à dire. C’en est fini de l’éthique-étiquette.

        Nous sommes tous des êtres singuliers, mais nous avons aussi tous une existence sociale, qui est faite de distinctions qui résultent du fait que nous sommes nés à tel endroit plutôt qu’à un autre, dans tel milieu et à une époque donnée. Êtres de passions — au sens d’être affecté par ce qui nous arrive — tout autant que de raison, c’est à dire dotés d’une sensibilité et d’une mémoire, nous sommes alors confrontés au décalage qui peut exister entre ce qu’on nous dit que les choses sont, ce que les êtres humains dont on nous parle ou que nous sommes amenés à connaître sont, et ce que la réflexion fruit de notre expérience et de nos connaissances acquises nous donnent à penser. Outre le cri, la révolte purement physique, nous avons le langage pour exprimer ce que nous ressentons et pensons du monde qui nous entoure.

        C’est ici qu’interviennent les étiquettes, elles permettent de nous attribuer une place dans la société, que l’on s’attribue soi-même une qualification ou que d’autres nous l’attribuent. Or, comme je viens de le dire plus haut, il existe de décalage entre le perçu, le ressenti et une certaine description objective de la réalité qui passe justement par les étiquettes que s’attribuent les humains, pour simplement permettre la vie en société. On ne se reconnaît pas ou plus dans l’étiquette qui nous est attribuée ou et que jusqu’ici l’on a acceptée. Une étiquette que l’on s’attribue d’ailleurs le plus souvent soi-même, comme par exemple lorsque nous rédigeons un CV ou que nous donnons notre carte de visite, ou rédigeons notre profil facebook, si nous en avons un. Ou simplement déclinons notre identité lors de nos rencontres ou remplissons des questionnaires.

        Tout cela pour dire qu’il est des situations où nous voulons changer d’étiquette, pour ne plus subir certaine situation. C’est là l’aspect opportuniste du changement d’étiquette. Mais il y a aussi d’autres situations, et c’est à celle-ci que je me référais dans mon commentaire initial, où nous ressentons la nécessité de définir de nouvelles étiquettes pour que justement nous et d’autres, n’en ayons plus à subir certaines conséquences en tant qu’elles balisent, figent un certain ordre social. Le travail de la sociologie, de l’anthropologie, participe, de cette remise en question des étiquettes. La philosophie pareillement et, au fond, dès que nous entreprenons de décrire une réalité. Ce que nous faisons tous. Autrement dit on ne se débarrasse de certaines étiquettes que l’on juge fausses et nuisibles qu’en leur substituant d’autres étiquettes. Le monde dans lequel nous vivons n’est pas neutre.

      2. @ Pierre-Yves

        Certes, mais dans la lecture de vos propos n’est-ce pas déjà un peu le cas dans un tel monde ?

        Je me demande même parfois quel est le plus grand régime totalitaire pour le genre humain, le régime qui préfère davantage s’en prendre à la Chair ou à l’Ame Humaine ?

        L’avenir nous le dira, aucune importance d’ailleurs si l’on recherche constamment à ne réduire la vie humaine qu’à une pure mécanique sociale de plus dans l’histoire.

        Par ailleurs dans un tel monde qui se mécanise et s’automatise à outrance, sommes-nous bien encore des êtres singuliers ? des individus réellement unifiés et non tronqués ? Avons-nous bien encore le temps de développer une meilleure existence sociale ? Quand bien même nous serions de plus en plus affectés émotionnellement ou pas par tout ce qui nous arrive.

        Il me semble d’ailleurs qu’au dela du cri, de la soufrance, de la révolte sociale purement maladroite ou pas, le seul langage et les échanges de plus n’amènent pas toujours mieux
        à nous en rassurer à force comme à l’usure, d’en faire hélas à chaque fois le même constat.

        Mais encore pourquoi les êtres recherchent constament à s’identifier à d’autres étiquettes de plus, quand bien même les premières étiquettes excerceraient encore beaucoup d’influence
        et d’excellence de conduite dans l’esprit et le coeur des êtres, surtout les premiers.

        Les nouvelles étiquettes de plus dans ce monde peuvent bien sur nous donner encore l’illusion que ça peut le faire, à travers par exemple telle ou telle autre nouvelle tête de plus, mais ne permettent pas toujours hélas à l’humanité de passer réellement à autre chose de moins étiquetté, quand bien ces nouvelles étiquettes de substitution nous amenaient de nouveau à vouloir réclamer les premières places pour le changement.

        En effet il est bien évident que tout ceci et cela ne mène à rien de moins illusoir, surtout à travers la petite fenêtre et avec un plus grand nombre d’acteurs de plus, comment d’ailleurs l’humanité pourrait-elle réellement en prendre conscience, c’est là en effet où j’ai du mal un peu à vous suivre dans votre raisonnement, quand vous ressentez de plus en plus la nécessité de définir en priorité de nouvelles étiquettes, pour que justement nous et d’autres, puissiions moins en subir les premiers effets, car tout ce qui balisent, limitent et figent un peu trop l’esprit des êtres sur place, ne permet pas toujours mieux aux êtres de moins les subir après coup,

        Non je vous assure Pierre-Yves D pour moi des étiquettes ça ne restera toujours que d’autres étiquettes, quand bien même un plus grand échange de propos et de pensées sur le net nous donnerait encore un peu l’illusion de moins se faire avoir, surtout dans une telle matrice mondiale, vous savez Pierre Yves D, le seul travail intellectuel, contre-libéral, contre-capitalisme, ne permet peut-être pas toujours non plus aux êtres de pouvoir moins se désidentifier à toutes ces nouvelles et nombreuses étiquettes, autrement dit je ne pense
        que l’on puisse réellement se débarasser des étiquettes par une nouvelle couche d’étiquettes,
        aussi prometteuses soient-elles, le monde en a peut-être aussi un peu marre de vouloir constamment s’identifier à toutes ces choses qui ne reflétent d’ailleurs en rien une meilleure réalité humaine, quand bien même au plus près des gens d’un marché, le grand rêve mondain.

        Vouloir vivre plus longtemps sur terre avec en fait des étiquettes toutes prêtes à penser ou de conduite pour les autres, le grand automatisme du monde en fait.

      3. Ou alors je vous ai très mal compris, possible aussi.

        Faiseurs d’étiquettes

        Le monde ressemble à un Gigantesque supermarché imposant, prenant tout la place, certains se contentent même de lire et de décrire davantage les étiquettes à distance pour autrui, dommage quand même que tout le monde n’en déguste pas le même contenu.

        Lorsque par exemple nous recherchons constamment à mettre de nouvelles étiquettes distinctives sur les êtres et les choses, et cela afin de pouvoir mieux les trier et distinguer plus rapidement, les plus utiles des moins productifs, voyons-nous bien encore réellement l’objet perçu à travers la propre grille de lecture d’un autre, pour moins se faire mal aux yeux peut-être ensuite.

        Si seulement je pouvais prendre encore le temps d’écouter l’autre, un visage humain, un oiseau, un poisson, mais hélas de nos jours et cela même pour le changement, je n’en
        trouve pas le temps ! Je suis en fait beaucoup trop occupé avec mes nouveaux ami(e)s
        à faire lire et apprendre les nouvelles étiquettes de substitution pour le monde de demain.

      4. Jérémie,

        Les étiquettes c’est le nom que je donne à l’action qui consiste, lorsque nous parlons, à nous référer à des états du monde dans lequel nous sommes en tant qu’êtres vivants. Lorsque je dis « nouvelles étiquettes » il ne s’agit pas d’accoler de nouvelles étiquettes sur d’anciennes comme dans un supermarché dont le prix des produits aurait changé.
        Dans ce cas le langage humain devient en effet réducteur, et la circulation des mots peut en effet être comparé à la circulation des marchandises.

        Les nouvelles étiquettes dont je parle ce sont les qualifications, les noms, les discours qui s’y rapportent, qui nous permettent d’exprimer notre rapport au monde tel qu’il est aujourd’hui, pour ne pas en être le jouet, ou du moins, ce qui semble être votre cas, pour vous plaindre de certains de ses aspects qui vous déplaisent. Vos écrits aussi établissent des distinctions. Il est humainement impossible de vivre sans établir de distinctions. Elever le refus des distinctions à la hauteur d’un art de vivre et le revendiquer c’est encore distinguer et se distinguer, simplement parce que nous voulons exister.

        Bien sûr, et c’est là que je vous rejoins, il y a de bonnes et de mauvaises distinctions. Celles par exemple qui permettent de trier les individus en fonction de critères non humains, strictement économiques par exemple.
        Il y a donc un réel enjeu, vital même, pour soi, les autres, et pour l’avenir de la vie sur Terre.
        Vous faites référence à une conception mécanique de la société. Ce n’est pas non plus ma vision du monde. C’est la raison pour laquelle j’estime qu’il est important de donner des définitions aux choses. Sans quoi c’est un langage que nous ne nous sommes pas appropriés qui parle à travers nous. Les « bonnes » étiquettes, ce sont précisément celles que nous nous sommes appropriées, celles que nous pensons être les plus justes. Dans ce cas elles sont moins des qualifications que nous attribuons à des choses que l’expression des relations que nous avons avec les autres, nos proches, et, au delà, la société politique, l’humanité dans son ensemble. C’est à ce titre que j’ai fait un rapprochement entre éthique et étiquette. Notez, qu’originellement le mot étiquette ne concernait pas les marchandises, mais les hommes.

      5. Oui,

        Dans ce cas le langage du monde se révèlera tôt ou tard caduque,

        Car même parfois les choses que nous pensons être les plus justes nous jouent parfois
        bien des tours, quand bien même nous raisonnerons beaucoup à froid ou à chaud ce sujet.

        Bien sûr, et c’est là que je vous rejoins, il y a de bonnes et de mauvaises distinctions. Celles par exemple qui permettent de trier les individus en fonction de critères non humains, strictement économiques par exemple.

        Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, ( ST JEAN )

        La Matrice du monde mon cher Monsieur, la Matrice du monde comment voulez-vous alors
        lui faire entendre raison.

        Vous faites référence à une conception mécanique de la société. Ce n’est pas non plus ma vision du monde.

        Vous me rassurez alors, je n’aime d’ailleurs pas trop classer les gens sur le blog, je m’y efforce en fait le plus souvent.

        C’est la raison pour laquelle j’estime qu’il est important de donner des définitions aux choses.

        Je comprends bien ce que vous voulez dire, mais qu’est-ce font les hommes depuis des siècles ? On cause, on échange, on produit, on élabore des choses, de grandes choses, on joue c’est vrai parfois bien des rôles et qui parfois c’est vrai nous permettent pas plus de dire autre chose de moins conventionnel à son prochain, pour celui là ce sera plutôt telle forme d’expression préférentielle du moment, et pour cet autre autre chose, on se démène, c’est aussi la folle concurrence des êtres de plus dans la distinction sociale, pouvoir s’élever toujours plus haut en société, on élabore même davantage à plusieurs des stratégies, qu’elles soient d’ailleurs plus pour ceci ou cela, on essaie même à chaque période de l’histoire de mieux redéfinir aux autres une meilleure définition des choses, mais ensuite qu’est-ce que nous voyons de moins classifié et moins marchand ? Comme si les êtres à force en perdaient peu à peu leur propre faculté spirituelle d’exprimer autre chose en eux-mêmes comme envers des tierces personnes.

        Comment réellement savoir lorsqu’on fait le bien de l’homme, oui je suis bien en réal décalage de penser ou de conduite avec les gens de mon temps.

        Cdt,

    1. @Liszrfr

      Ouais ouais… Et les plus de deux millions de taulards US, me semble que ça fait un petit pays aussi, non ? Et que ça date pas d’hier, non ?
      Vais vous dire, ça fait presque un être humain sur 3 000…
      Ça fait comme le nombre de français millionnaires en $..
      Mais je m’égare.. Ça n’a rien à voir bien sûr. Et puis nous, on en a que 60 000 des prisonniers. Et puis bien traités, faut voir ! Et puis les tickets de bouffe, on en a pas besoin nous Monsieur ! On a le RSA et le reste, plus les restes même ! Et pi le restau du cœur. C’est mieux. Plus convivial. Plus humain. Nous c’est l’Europe. Faut pas comparer ! Et nos pauvres à nous, y sont que 8 ou 10 millions ! Et ils ont la CMU, ces gros et gras chanceux ! Et l’entrée à Sciences-Po ou Polytechnique, ben c’est gratuit ! Y z’y ont droit ! Nos Pauvres…
      Et,en plus, et mieux que tout ça ! Ben nos Pauvres à nous, ici, c’est même pas interdit par la Loi de leur dire « bonjour chez vous » et même « merci pour tout » ! On est pas des sauvages, nous. Le savoir-vivre que ça s’appelle mon bon Lisztfr. Le savoir-vivre. Le resultat de deux millénaires de civilisation du « vivre ensemble »… Cest beau… beaucoup… beau…

      1. ////Ouais ouais… Et les plus de deux millions de taulards US, me semble que ça fait un petit pays aussi, non ? Et que ça date pas d’hier, non ?
        Vais vous dire, ça fait presque un être humain sur 3 000…////
        N’y a pas un zero de trop ?

      2. Ouais, Vigneron.
        Ca fait un taulard sur 165 personnes.

        165. Vous imaginez…??

        Tu m’étonnes qu’ils aient privatisé les prisons : ça rapporte.

      3. Je reviens dessus car ça laisse assis aussi quand tu sais qu’ils font des roulements.
        Soit, même si tu vises une fourchette basse de remplacement des anciens par les nouveaux de (à la louche), 3 stages de taule en moyenne.
        Là, entre celui qui fait un stage et celui qui fait 6 stages, moins ceux flingués entre deux, (compte 6, pertes et profits), tu obtiens une durée moyenne de 4 ans et une personne sur 33 qui a fait de la taule dans sa vie. (avec une vie de 70 ans et une mortalité de 5% de la population à entrer dans le compte pertes et profits en répartition linéaire pour simplifier le calcul).

        Tu m’étonnes que dans leurs films, la première question qu’ils se posent est dans quelle prison ils sont allés…

      4. Yvan, ça date de 2008 (en sachant que depuis, biscotte budgets en Crise, on vide plutôt les prisons aux US et on préfère les solutions type bracelets ou probation…) mais dis toi que c’était un black sur 21 qui était sous les verrous, et tous sexes confondus… Donc t’imagines une petite école mixte dans un quartier noir de Chicago, LA ou la Nouvelle-Orléans, t’es instit devant ta classe de 40 marmots de 6 ans, ben tu peux te dire que t’en as deux qui vont croupir en taule, au minimum bien sûr puisqu’on est très loin d’avoir que des récidivistes ou des condamnés à perpét dans les cellules fédérales, d’États ou privées. Et on compte pas ceux en liberté conditionnelle, sous contrôle judiciaire, ou assignés à résidence.
        Chiffres du Ministère de la « Justice » US de 2008 :

        Un adulte sur 131 était en prison au 30 juin 2008 aux Etats-Unis, en hausse par rapport à 2007, dont une majorité écrasante en proportion de Noirs, selon les dernières statistiques gouvernementales rendues publiques mardi.

        Les prisons d’Etat et fédérales abritaient plus de 1,6 million de personnes et les prisons locales 785.000, soit près de 2,4 millions pour une population totale de 306 millions d’Américains, affirme le Bureau des statistiques du ministère de la Justice dans un communiqué accompagnant son étude.

        Ces chiffres sont en légère augmentation par rapport à 2007 (respectivement +0,8% et +0,7%).

        Selon l’étude, parmi les détenus, un Noir sur 21 vivant aux USA est incarcéré, contre un Blanc sur 138. Alors qu’ils représentent 13% de la population, les Afro-Américains sont surreprésentés dans les prisons où ils sont 846.000 pour 712.500 Blancs et 427.000 Hispaniques.

        La disproportion va cependant s’amenuisant puisque 37% des hommes incarcérés aux USA étaient des Noirs en 2008 alors qu’ils représentaient 41% un an avant.

        Du côté féminin, la surreprésentation des Noires est également flagrante en prison, puisque 349 femmes noires sur 100.000 sont emprisonnées (147 Hispaniques et 93 Blanches sur 100.000). Au total, 207.700 femmes sont détenues aux USA, 33% de plus qu’en 2007.

        Plus de 126.000 Américains sont en outre incarcérés dans des prisons privées.

        En moyenne, 63% des détenus, toutes prisons confondues, sont en attente de leur procès, en augmentation de plus de la moitié depuis 2000, dont, selon les statistiques rapportées par les prisons locales, 9% d’immigrants légaux ou non. (belga)
        01/04/09 10h58

      5. @ Vigneron,

        Bonjour,

        Pooon! Le veau qui est en vocifération a eu raison de l’anti-troll le plus drôle de la maison..mazette?

        Les chiffres clés de l’administration pénitentiaire
        Au 1er janvier 2011 :

        239 997 personnes prises en charge par l’administration pénitentiaire
        173 022 personnes suivies en milieu ouvert
        66 975 personnes sous écrou
        (ministère justice)

        Ceci étant dit, calculer des ratios prisonniers / millionnaires, c’est pas moins pertinent qu’une « croissance », hein?

        Ou un indice becquerel avec bourse aux marges de limite de contamination alimentaire?

        Cabrel, /Des hommes pareils -Des roses et des orties/
        http://www.youtube.com/watch?v=6VTKwYYDwHE

        Spécial dédicace Vigneron, (montage rose noire)
        Les Cardinaux en costume
        http://www.youtube.com/watch?v=DXEtyB3cYWk&feature=related

  25. Une Commission du Sénat américain vient d’exiger l’ouverture d’une enquête criminelle à l’encontre de certaines banques d’affaires, des agences de notation et même des autorités de régulation du pays.
    Après une enquête de deux ans et quatre auditions organisées par le Comité des enquêtes du Sénat, la commission vient de publier son rapport de 635 pages confirmant les preuves accablantes présentées auparavant par la Financial Crisis Inquiry Commission (FCIC) d’Angelides.
    Le volet criminel de la crise va-t-il s’ouvrir……. en préambule au volet « révolutionnaire » du blog de Paul Jorion ?

      1. Mais les exigences sont longues à se concrétiser.
        Nous ne nous y joignons que peu….
        Prompts à la vengeance, nous oublions une justice qui nous a trop longtemps déçu.
        C’est bien dommage.

  26. M. Jorion,

    Vous posez une question légitime et y apportez une réponse simple. Mais vous avez sauté l’étape préalable, qui est de comprendre pourquoi les autorités font ce travail de consultation du monde financier. Avant de condamner une pratique, n’est-il pas également légitime de chercher à comprendre les raisons, justifiées ou non, pour lesquelles celle-ci existe ?
    J’aimerais lire votre opinion sur la question. Merci par avance.

      1. Je ne suis tout simplement pas d’accord avec vous, mais ça c’est une constante. Je veux juste essayer de comprendre comment selon vous des mesures de réglementation financières peuvent être implémentées sans consultation du secteur privé. La raison simple pour laquelle cette consultation a lieu, que les autorités admettent elles-même, c’est que la capacité d’innovation du secteur privé financier dépasse largement, en rapidité et en technicité, la capacité des autorités à réglementer. Le dialogue avec le privé est donc un aspect nécessaire de cette réglementation pour comprendre 1. l’impact de nouvelles règles 2. les zones d’ombres qui subsistent et 3. le type de supervision nécessaire pour l’implémentation de ces règles.

        Pour faire court : je comprends votre point de vue sur la « disqualification de la finance » mais pense que votre proposition de ne pas passer par cette consultation est tout simplement irréaliste. Donc j’aimerais savoir ce que vous proposez concrètement.

  27. Mais pourquoi voulez-vous que les financiers et les dirigeants des grandes institutions financières changent de comportement, de tactiques et de cap alors que ce sont eux qui dirigent le monde et dictent à nos dirigeants quoi faire, en dehors bien sûr des vulgaires questions nationales de Sécu sociale, de sécurité, d’organisation administrative etc.. qui ne sont pas leurs problèmes, mais ceux de vassaux respectueusement priés de faire un peu régner l’ordre afin de permettre à l’économie de fonctionner et de les engraisser?
    Le fond réel du problème est systématiquement oublié il me semble: ce sont eux (les Ben Bernanke, les PDG de JP Morgan etc..) qui financent l’économie mondiale: nous, c’est-à-dire chaque pays, sommes obligés de passer par les systèmes organisés afin de nous financer. Nous payons des intérêts aux banques à qui nos gouvernants ont donnés (et continuent, en passant) les plein pouvoirs.. Sociologiquement parlant, comment et surtout pourquoi abandonner une infime partie de ce pouvoir qui vous permet une domination sans limite sur des gouvernants, certes élus par le peuple, mais qui sont transformés finalement en de simples intendants ou gestionnaire de pays ?
    Le nerf de la guerre, c’est l’argent, c’est toujours l’argent et le pouvoir…et ils sont maintenant concentrés dans les mains de quelques uns.
    Si on attends que de simples intendants et vassaux renversent ceux qui les nourrissent, je crois qu’on va pouvoir attendre encore quelques temps,

    Je pose la question à notre anthropologue chevronné Paul:
    Paul, de manière générale, est-ce que quelqu’un, une personne quelconque (quoi penser dès lors de personnes regroupées et sociologiquement éduqués!) nantie d’un pouvoir quasiment sans limite de lobbying, de pression et de domination (puisque c’est maintenant le cas) accepterait de s’en débarrasser ?

    Sous réserve, Paul de votre réponse, je crois qu’il faut arrêter de rêver malheureusement.. Les clefs du royaume Monde ont été remises à des groupes qui se sont constitués puissamment maintenant et logiquement ils ne reculerons devant rien ni personne (comme ferait presque tout un chacun) pour préserver ces intérêts que d’ailleurs rien ni quasiment plus personne n’a le pouvoir de reprendre.

    C’est à mon sens le fond du problème; et tergiverser ne pourra que nous permettre de savoir quoi faire pour ne surtout pas recommencer… dans un futur que vraiment vraiment vraiment j’espère proche..

    Maintenant, la question est: comment faire pour se débarrasser vite de ce cancer ?

  28. «Mais la condition essentielle pour qu’une telle stratégie réussisse est que l’industrie financière s’identifie à l’intérêt général»

    Intérêt général?! En anglais on dirait : Dogs bark, Wall Street makes money.

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