LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 16 MARS 2012

Le Front de Gauche et nous
Les « Questions qui restent à résoudre »
Mr. Greg Smith, ancien Executive Director de la compagnie Goldman Sachs
Pour qui travaille une entreprise ?

La même vidéo sur YouTube

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California Street, San Francisco

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244 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 16 MARS 2012 »

  1. Bonjour
    et merci pour cette mise au point à propos des « militants » du FDG.
    Je dois sans doute en être un à vos yeux, mais je me considère plutôt comme un sympathisant.
    Je n’ai pas lu ici qu’il vous ait été demandé un quelconque ralliement au FDG mais j’ai du louper un épisode. Par contre et je rejoins en cela certains commentaires de ce billet, et votre annonce d’un débat en gestation avec JLM, oui, il me semblerait fort intéressant qu’une confrontation puisse voir le jour entre le vivier ici présent qui contribue à faire avancer l’analyse et le Front de Gauche qui propose un programme politique.
    Vous citez Proudhon : « on n’était pas prêt » et de son coté Jacques Généreux dit « Nous on peut ! ».
    Vous nous dites que dans le cadre parlementaire actuel on ne peut que suivre les instructions données par la Troïka et JG nous dit que les menottes que se sont passé les gouvernement sont en plastique. Alors, oui, il y a matière à discussion, à enrichissement mutuel.

  2. 1. Marc Roche, dans le Monde du 16 mars, élargit l’affaire « Greg Smith » à « l’ensemble du casino spéculatif planétaire », au secteur financier et à ses clients aussi.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/03/15/le-client-est-roi_1669663_3234.html
    « Travail de Dieu » ou « Kill or die », quelle est la bonne devise de GS ?
    « Mais Greg Smith a aussi tort. Ses critiques sont valables pour l’ensemble du secteur financier, comme l’atteste la crise des crédits subprimes de 2007-2008 ou le cataclysme de la dette souveraine. Si Goldman Sachs, aujourd’hui joli bouc émissaire des affres des seigneurs de l’argent, n’existait pas, il aurait fallu l’inventer. Après tout, les clients qui lui ont acheté des produits « pourris » n’étaient pas des enfants de choeur, mais des investisseurs sophistiqués, disposant d’équipes de spécialistes pour évaluer ce qu’on leur proposait »

    2. Concentration des richesses, néo-libéralisme sauvage : 1 exemple parmi d’autres pris en Espagne où l’on prépare activement une nouvelle bulle.

    Las Vegas Megalo en Espagne
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/03/12/las-vegas-megalo-en-espagne_1656422_3214.html
    Les points de controverse du projet de Las Vegas espagnol
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/03/12/les-points-de-controverse-du-projet-de-las-vegas-espagnol_1656357_3214.html

    Brefs extraits
    « Après avoir été la Mecque de la construction, l’Espagne deviendra-t-elle le temple du jeu ? La question suscite la polémique de l’autre côté des Pyrénées, où le multimilliardaire américain Sheldon Adelson entend construire le Las Vegas européen. »
    « Jusqu’à quel point la crise justifie-t-elle de piétiner les lois et les droits acquis ?  »
    « Sur le papier, le projet a de quoi séduire : Las Vegas Sands (LVS), la société qui gère le secteur du jeu dans la cité du Nevada, souhaite se développer en Europe et a jeté son dévolu sur l’Espagne, pays miné par la crise depuis 2008, dont le PIB est en recul et le taux de chômage dépasse les 22 % »
    « L’installation d’un complexe de casinos sur le territoire espagnol impliquerait de modifier une partie de la législation du pays et aurait des conséquences jusqu’à Bruxelles. LVS « demande en effet un assouplissement de la législation sur le blanchiment d’argent comme préalable à son implantation. «  »

    Je me pose une question de fond du genre 1/99, quelle est la proportion de la production salariale consacrée à la couverture des besoins des citoyens ordinaires par rapport à la production des objets de luxe (LVMH, bijouterie, parfumerie, aviation d’affaires et de luxe, yachts, ……) ?
    Travailler plus pour gagner plus, peut être mais pour augmenter les profits, dividendes d’une minorité et juste se contenter d’un ruissellement de plus en plus réduit.

    3. Les mains (pieds aussi) et les doigts invisibles
    Le secteur financier avec ses traders et ses clients est sans doute à la pointe de la pyramide mais d’autres fortes puissances participent aux doigts, mains, pieds invisibles.
    Un article paru dans Marianne du 25 février « La comédie démocratique » signé par Emmanuel Todd m’a opportunément rappelé à un bouquin qui avait été présenté pa ses auteurs chez Taddeï il y a quelques semaines. Je viens d’acquérir ce livre, il est dans le haut de la pile.

    « Pour fanchir une étape décisive dans la compréhension de la globalisation ».
    http://www.marianne2.fr/Circus-politicus-la-comedie-democratique_a215934.html

    « Instrument de compréhension incomparable de la réalité du pouvoir globalisé et des vrais cercles qui l’exercent, « Circus politicus », le nouveau livre de Christophe Deloire et Christophe Dubois, a passionné l’auteur d’« Après la démocratie ».  » Les auteurs sont des anthopologues.
    « Acceptons la réalité : nous avons changé de système politique, nous sommes en régime oligarchique. Dénoncer ne suffit pas, il faut comprendre, percer le voile de l’opacité, dire qui sont les oligarques, quels sont leurs réseaux, quelles sont leurs valeurs, morales ou boursières. L’une des beautés du système actuel est qu’il permet pour quelques temps encore à la liberté des individus de coexister avec des phénomènes de domination économique d’une extrême violence, et à certains journalistes de faire leur métier.  »

    Quelques doigts : liens avec réseaux US de l’après-guerre, lieux/hommes/ambiances gris, nomenclatura Bruxelloise (bureaucrates, lobbyistes, sces info et financiers insaisissables, surveillance US, journalistes pris dans l’engrenage. Le forum de Davos ? du pipi de chat comparé au Bilderberg, à la Trilatérale, à GS & UBS.
    Il n’y a pas de complotisme, tout (ou presque) se décrypte.

    4. Comment s’en sortir :
    Par la diffusion la plus large et la mieux vulgarisée possible des savoirs, c’est pour moi un passage obligé pour que les citoyens réagissent et ne restent pas dans la servilité volontaire ou pire
    Dans l’écologie, Nicolas Hulot ou Michaël Gorbatchev ont choisi cette approche, il est à déplorer que Corinne Lepage a été spolié d’antenne car elle avait bien des vérités à révéler.

    4.1. Emission Terre à terre de ce samedi.
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-les-20-ans-des-antipub-2012-03-17
    Avec notamment : ; Charlotte Nenner et Thomas Guéret, du RAP ; Pierre-Jean Delahousse, président de l’association « Paysages de France » et Nicolas Hervé, du Collectif des Déboulonneurs.

    On apprend comment le Grenelle et son extension au domaine de la pub a été une esbroufe et même NKM a baladé les intervenants, au sens propre et au figuré et en conclusion un décret opportun vient tout juste d’être voté (affiches pub grand format, bâches publicitaires sur immeubles, écrans PUB, ….)
    Et pour le Web c’est de pire en pire, le phénomène de gratuité est une arnaque de première.
    Les valeurs sont piétinées, la justice est laxiste, les lobbies bien plus puissants que les associations
    Le plus décoiffant « le pire ennemi c’est NOUS », par notre servitude volontaire, acceptée par tous ou comme le dit le philosophe Bertrand Meheust « un état de domestication qui nous convient » (*).
    C’est « franchement » décourageant et ce qui est le plus révoltant c’est que cette drogue conditionne les plus petits dès le berceau ==> « on va au Macdodo ».ou « je veux ça » au magasin car vu à la télé.

    4.2. Le Web du savoir – Serge Abiteboul.
    Un article du Monde du 10 mars nous livre un entretien avec Serge Abiteboul, chercheur en informatique qui crée des outils sémantique pour analyser les données de la toile.
    « Construisons un Web des savoirs
    INFORMATIQUE | Serge Abiteboul, chercheur en informatique, forge des outils sémantiques pour extraire des connaissances de la masse des données enfouies dans la Toile. Serge Abiteboul, chercheur en informatique à Inria – Inventeurs du monde numérique, au Laboratoire spécification et vérification…

    Le site du Monde ayant été rénové ce vendredi je n’arrive pas à accéder à l’article, Le chercheur y dénonce les conséquences possibles de l’accord ACTA.
    « Les vrais valeurs sont principalement dans les internautes eux-mêmes » rétorque t’il.
    Cela nous change des enfumeurs et enfumeuses de première.
    A défaut une interview du Point :
    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/entretien-serge-abiteboul-l-important-sur-internet-c-est-de-trouver-la-bonne-information-08-03-2012-1439188_506.php

    J’oubliais, merci Monsieur Jorion pour cette excellente intervention qui compense largement celle de la semaine précédente.

    (*) Bertrand Méheust « La politique de l’oxymore »
    http://developpementdurable.revues.org/8250

  3. On est là, on bavasse, on bavasse mais la réalité elle, continue de livrer son flot d’atrocités. J’habite une ville aisée de la banlieue parisienne. L’autre jour, je rentre chez moi et à deux pas d’un carrefour très fréquenté je vois une jeune fille qui ne paraissait pas avoir 18 ans, assise sur un tas de cartons et recouverte d’une couette. Incrédule, je lui demande si elle est à la rue, elle me répond timidement : « oui » avec un léger sourire lorsque je lui dis que nous vivons une époque extraodinaire. Aujourd’hui j’ai croisé plusieurs personnes dans cette même ville, tenant en laisse ces chiens minuscules qu’on appelle des bichons je crois. Parfois deux ou trois en même temps. J’ai pensé que chacun de ces bichons devait « gagner » plus qu’un smicard, en frais divers. Je n’ai pu m’empêcher d’éprouver du dégoût pour ce monde. Des gens comme cette jeune fille, j’en croise des dizaines par semaine dans le métro parisien et aux abords des gares. Je ne sais pas dans quel pays vit notre président des pauvres mais je crois qu’il devrait s’intéresser un peu plus aux citoyens qui le composent.

    1. @henri-écoeuré
      Je suis pétrifié à la lecture de votre message.
      Comment des gens comme nous peuvent accepter ça et se regarder dans une glace?
      C’est compliqué la psyché humaine hein?
      Ils nous ont transformé en balladeurs de bichons indifférents au malheur de nos frères et soeurs humains avec leur fric qui corromp tout!

    2. Oui, c’est horrible et ça ne fait les gros titres d’aucun document émis par un candidat à la présidentielle (même celui du Front de Gauche, à ce qu’il me semble) : j’en suis toujours sidéré, Cela dit je suis largement aussi horrifié, sinon plus, quand je vois quelqu’un d’âgé – et donc de moins résistant – dans la même situation.

  4. A propos de se ‘préocuper du client’…Petit rappel…

    Satisfaire le client ?
    « Le client est avant tout un être de fiction, un argument brandi par le management pour se faire obéir, avec une idée aussi simple qu’efficace : les subordonnés acceptent davantage le langage d’un acteur dont ils partagent l’identité (à la ville) que celui d’un chef aux antipodes de leurs intérêts. (…)
    Puisqu’il est difficile de contester l’idée qu’il faut satisfaire le client (auquel, dans les entreprises de masse, chaque travailleur peut s’identifier), l’argument du “client roi” joue également comme source de légitimité pour les réformes appliquées au travail, à son organisation et à ses conditions. Lorsqu’elles sont menées en son nom, il est plus difficile d’expliciter les éventuels conflits d’intérêts entre acteurs organisationnels. Les objectifs de qualité, productivité et réduction de coûts seraient sans doute davantage contestables et discutables s’ils étaient énoncés au nom de l’intérêt des actionnaires. Les mêmes exigences mises au bénéfice du client passent sans bruit : rythmes, horaires informatisation, privatisation, contrôles, flexibilité, pression qualitative et quantitative sur les tâches… le consommateur joue alors le rôle de « patron en aval ».
    Le phénomène est particulièrement net dans les démarches de « modernisation » du service public menées sous la bannière de la satisfaction de l’usager (…).
    La nécessité, réputée absolue, de le « satisfaire » est un argument régulièrement brandi notamment lors de médiation des conflits ou, en tout cas, à l’atténuation de leur expression (…).
    Le fournisseur promet au consommateur une « satisfaction complète », une « qualité irréprochable » et une « sécurité absolue » (…). Or, ces engagements, pour être enchanteurs, ne sont évidemment pas tenables.
    En particulier, le client n’est pas vraiment traité comme un roi : la qualité de service peut même se dégrader visiblement au moment où il est qualifié ainsi. »

    ‘Le Travaille du consommateur’ pages 168/169- Marie-Anne Dujarier

    1. La consommation est l’autre face du salariat.
      Le client n’existe pas comme personne mais comme consommateur aussi obligé de consommer que le salarié est obligé de travailler.
      Günther Anders et Guy Debord ont bien décrit ce phénomène moderne.

      1. Extrait 1.

        « Tout le monde est d’une certaine manière occupé et employé comme travailleur à domicile. Un travailleur à domicile d’un genre pourtant très particulier. Car c’est en consommant la marchandise de masse – c’est-è-dire grâce à ses loisirs– qu’il accomplit sa tâche, qui consiste à se transformer lui-même en homme de masse. Alors que le travailleur à domicile classique fabriquait des produits pour s’assurer un minimum de biens de consommation et de loisirs, celui d’aujourd’hui consomme au cours de ses loisirs un maximum de produits pour, ce faisant, collaborer à la production des hommes de masse. Le processus tourne même résolument au paradoxe puisque le travailleur à domicile, au lieu d’être rémunéré pour sa collaboration, doit au contraire lui-même la payer, c’est-à-dire payer les moyens de production dont l’usage fait de lui un homme de masse (l’appareil et, le cas échéant , dans de nombreux pays, les émissions elles-mêmes). Il paie donc pour se vendre. Sa propres servitude, celle-là même qu’il contribue à produire, il doit l’acquérir en l’achetant puisqu’elle est, elle aussi, devenue une marchandise. »

        Le monde comme fantôme et comme matrice. Considérations philosophiques sur la radio et la télévision.

        Texte disponible dans le livre de Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme. Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle (1956) traduit et édité en 2002 par les Editions de l’Encyclopédie des Nuisances.

      2. Extrait 2.

        « Alors que dans la phase primitive de l’accumulation capitaliste « l’économie politique ne voit dans le prolétaire que l’ouvrier », qui doit recevoir le minimum indispensable pour la conservation de sa force de travail, sans jamais le considérer « dans ses loisirs, dans son humanité », cette position des idées de la classe dominante se renverse aussitôt que le degré d’abondance atteint dans la production des marchandises exige un surplus de collaboration de l’ouvrier. Cet ouvrier soudain lavé du mépris total qui lui est clairement signifié par toutes les modalités d’organisation et surveillance de la production, se retrouve chaque jour en dehors de celle-ci apparemment traité comme une grande personne, avec une politesse empressée, sous le déguisement du consommateur. Alors, l’humanisme de la marchandise prend en charge « les loisirs et l’humanité » du travailleur, tout simplement parce que l’économie politique peut et doit maintenant dominer ces sphères en tant qu’économie politique. Ainsi le « reniement achevé de l’homme » a pris en charge la totalité de l’existence humaine. »

        Guy Debord. La Société du Spectacle (1967)

    2. « Pour les économistes, la société doit être organisée en vue du consommateur, et l’intérêt général est réalisé quand le consommateur est satisfait;- pour les socialistes, la société doit être organisée en vue des travailleurs et l’intérêt général est satisfait quand ceux-ci touchent leur juste part d’un produit social élevé au maximum. »

      Gide & Rist, édition 1913, p. 268 (chapitre II, sur St-Simon, les St-Simoniens et les origines du collectivisme)

  5. Essayant modestement d’apporter ma pierre à l’édifice, je voudrais dans cette chronique du 16 mars ajouter ceci : Oui, nombre d’entre nous sur ce blog de P. Jorion cherchent des solutions viables et durables aux conflits socio-économiques que nous traversons, engendrés particulièrement aujourd’hui par une crise financière sans précédent. Eclairés par les analyses lucides de notre hôte, fuyant les faux-semblants, il appelle notre attention et nous invite à jeter un pont entre des problèmes qu’il faut identifier, analyser… et des solutions qui existent ou qu’il faut inventer. Ni plus ni moins. Quant à la Révolution des grands jours… qui vivra verra. Une indignation même légitime peut en chasser une autre. Une colère ou une révolution ne suffit pas, ne suffit plus dans un monde fini et qui désespère de voir sa biodiversité partir en fumée. Alors, si nous posons comme axiome que l’entreprise a pour propriété d’être le moteur de l’économie, créatrice de biens et de services marchands – quelle est son propre moteur ? D’où tire t-elle son énergie ? … A son origine, elle devait être familiale… Voilà pourquoi à son extrême, on peut citer Caïn, cultivateur, comme le premier entrepreneur, symboliquement parlant, bien-sûr. Voir le lien suivant qui envoie à une thèse fortement intéressante et complète sur Abel et son frère d’Eric WIDMER, basée sur des données germaniques. http://www.edwidmer.org/files/other/relationsFraternelles.pdf
    Afin que nous envisagions qu’à travers chaque système politique, au coeur de chaque entreprise, il y a des familles, des hommes et des femmes avec des mécanismes psychiques inter-relationnels.
    Et que rien ne sert d’imposer des règles et des lois aussi brillantes soient-elles, si elles ne sont pas entrées en pensées et acceptées.
    « Nous n’arriverons jamais à saisir ce qui se passe sans comprendre que la Capitalisme est en réalité une religion. La plus féroce des religions car elle ne connait pas d’expiation ». Giorgio AGAMBEN

    1. @ Phil Grill

      « …Et que rien ne sert d’imposer des règles et des lois aussi brillantes soient-elles, si elles ne sont pas entrées en pensées et acceptées…. »

      Est-ce qu’il y en a aujourd’hui, des règles et des lois…? Est-ce qu’elles sont imposées…?

      Bon, alors il est évident que la chose à faire est de changer celles qui ne rendent service à personne… s’il y a des types qui ont du mal à comprendre, qui sont un peu lents… et bien, ils n’auront qu’à prendre leur temps…. c’est pas pressé du moment que les règles à respecter ont été changées…
      De toute façon, on n’a pas le choix… Soit on change les règles… soit ça va finir par se fritter et on va couper la tête de la pyramide…

      Et puis vous savez… en général, les seuls qui ne comprennent pas qu’il faut un peu mieux partager le travail et la richesse sont ceux qui comprenaient très bien qu’il était normal qu’ils aient plus que les autres… En fait, vous les sous-estimez, ils sont tout à fait capable de comprendre… de l’accepter, ça, c’est une autre histoire…
      Et puis P.Jorion, c’est pas le Che… il explique pour que ça change…

      En fait, je ne comprends pas pourquoi vous avez écrit cette phrase… c’était quoi l’idée…? ça répondait à quelle urgence…?

      1. Ah oui, pardon. Je vais pour terminer tenter de m’en expliquer, d’une manière certes très empirique.
        L’idée : c’est la mécanique des fluides ou forces internes associées.
        L’urgence : l’éducation.
        Un chef de tribu, disons d’Amazonie (voir le magnifique film de J. BOORMAN – La forêt d’émeraudes) ne commande pas. A partir du moment où Lui commande , il n’est plus Chef. Pourquoi ? Car le groupe craint qu’une injonction de ce dernier ne dévoile en fait que tout n’était pas bien à sa place et que les équilibres des forces (homme-nature) soient bouleversés et par la suite ne provoque des malédictions diverses. Même si un impératif changement dans la tribu doit se faire, le protocole mis en place doit conserver le lien fort mais discret entre les membres de la tribu et son environnement – Un groupe doit partir à la chasse plusieurs jours, loin dans la forêt… Mais à son départ, il ne salue personne pour ne pas attirer l’attention des mauvais esprits sur lui. Le salut se fera et se fêtera au retour. Si un malheur arrive durant cette chasse alors un phénomène d’acceptation rééquilibre la peine. Ex. mère-nature nous a donné, elle nous a repris.
        Bien-sûr , dans nos cités tout est plus compliqué. Mais le principe reste le même. Il y a juste plus d’échelons. Le patron engueule et ordonne à son chef de bureau de… qui engueule le chef d’atelier qui engueule l’employé qui engueule sa femme qui engueule l’enfant qui engueule le chien qui déchiquette le beau canapé en cuir. Alors voilà pourquoi je dis simplement q’une loi est bonne que si elle est comprise et admise par le plus grand nombre, car ce qui est incompris au sommet ressort toujours à autre niveau et les injustices s’accumulent sur les plus faibles d’entre nous y compris notre environnement naturel.
        D’où le deuxième point évoqué. L’éducation pour urgence et ce Blog par les avis partagés me semble y participer de la meilleure manière qui soit. Et Archimède dans tout ça ? “Tout individu plongé dans un environnement de confiance donne à cet
        environnement une confiance égale à celle reçue”. Déclinaison pratique “Tout individu ne ressentant pas la confiance de son organisation dans sa capacité de bien faire se désengage progressivement”.

    2. Dans la thèse d’éric Widmer je ne trouve aucune fois les mots « nomade » et « sédentaire » comme justification éventuelle du meurtre originel…..

  6. Sur la vidéo de la min 11 a la min 15
    Si je vous comprends bien. Vous dites que même avec la meilleure volonté, un président doit compose avec son environnement.

    Que l’on peu décompose en 4 catégories
    -1- LAaaa Peudos théorie économique, Les experts, Milton Fredman, l’école de chicago, le courant libertarien ..Vanyac..
    -2- Les détenteur du capital
    -3- Les Tètes du fmi, banque mondial, troyca, commuté européenne,
    -4- Représentant des banques

    — — — — —
    En ce qui concerne le point -3-,
    Ca me rappelle un article technique de agoravox.fr :
    Article : La loi de 1973 accusée à tort d’être à l’origine de la fin des emprunts gratuits accordés à l’Etat par la Banque de France
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-loi-de-1973-accusee-a-tort-d-112199

    et le commentaire qui apparait une fois passé la moitié de la barre de droite de défilement horizontal du navigateur.
    Note : pour tomber dessus directement, faire une recherche avec l’outil du navigateur sur le nom : « Michel Camdessus » ou « Jacques de Larosière de Champfeu » ou « Jean-Claude Trichet »
    Vous tomberez alors sur un commentaire qui explique le verrou que représente ses personnes sur la maitrise monétaire par nos représentant élus depuis des décennies.

    On retrouve dans cet article, les textes de lois avec lequel les précédents présidant français ont du composé et les discution aux assemblées.

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    Invite sur France-Culture a l’émission : La Rumeur du monde par Jean-Marie Colombani, Jean-Claude Casanova.
    « Jean-Claude Trichet » déplore les problèmes économico-financiés, félicite la BCE pour ses actions ambitieuses et audacieuses, et regrette que l’Europe est hétérogène( oui et ce n’est pas nouveau ), n’a pas de gouvernance économique, (idem),que la société n’intègre pas l’esprit d’initiative.
    les gens doivent avoir confiance (répéter 10 fois) faut être compétitif.
    Pas un mot sur les problèmes du système monétaire en perdition, Madame la marquise..
    Plusieurs participants du blog pourrais commenter émission mieux que moi.

    je remarque la servilité des commentateurs radiophonique de France-Culture qui semble parler au pape
    pour JC Casanova,(min 23) les français ne comprennent pas les mécanismes, il sont naifs. On y travaille, et tu risque d’avoir des surprises très bientôt sur notre vision de la complémentarité du politique, de l’économique ..et médiatique
    Il me semble pourtant qu’après 10 ans a la présidence de la BCE, vus son résultat, JC Trichet à des comptes à rendre maintenant.
    Ce terme de président est il adapter ?
    Combien se suicidée en Grèce en 1 ans ?
    et lui combien dois il rendre ?

    http://www.franceculture.fr/emission-la-rumeur-du-monde-grand-entretien-avec-jean-claude-trichet-2012-03-10

  7. Paul, je viens de prendre connaissance de cette vidéo avec un peu de retard et une chose m’a frappé. Je ne sais pas si un autre commentateur en aura déjà fait la remarque, mais toujours est-il que votre anecdote concernant votre passage chez Wells Fargo semble être une illustration concrète et circonstanciée du principe de Dilbert.

    Ce principe désigné comme une satire de l’organisation d’entreprise ne le serait donc pas, mais plutôt une juste description d’au moins certaines organisations, dont celle de l’entreprise susnommée. C’est bon à savoir, même si ce n’est pas une excellente nouvelle. Au demeurant, on s’en doutait déjà un peu.

    1. J’ai connu aux États-Unis la transition du « cubicle » à l’Open Space. L’un des avantages de l’Open Space du point de vue de la direction, c’était l’impossibilité de faire des murs de son espace personnel, un véritable « manifeste », comme certains avaient l’art de le faire.

      Je me souviens d’un entretien d’embauche dans une boîte de logiciel de la Silicon Valley où j’avais interprété la quantité inhabituelle de strips de Dilbert épinglés sur les parois des cubes comme un signal d’alarme.

      1. Voilà une info intéressante que j’ignorais: La vraie raison de l’émergence de l’open-space comme mode d’organisation de l’espace de travail. J’ai par ailleurs l’impression que l’importation de ce concept en France ait été accompagnée de la fabrication de toute une mythologie qui en justifie le choix dans des termes beaucoup plus acceptables car plus positifs par le salariat (travail collaboratif ou « participatif », augmentation de la productivité et plus encore de la créativité, etc), peut-être parce que justement, l’organisation précédente en « cubicle » n’a jamais été trop en vogue ici, les véritables raisons n’ayant alors pas besoin d’être évoquées (sur ce point j’avoue néanmoins être peu informé, je me trompe donc peut-être).

      2. Il y a aussi la justification cachée de « police de la productivité » entre collègues : impossible de « buller » devant les autres, comme on peut le faire à l’abri des regards.

        Ils sont allés bien plus loin depuis, avec les espaces impersonnels : vous arrivez le matin, vous n’avez pas de bureau attribué, vous prenez le premier qui est libre. Conséquences : vous arrivez plus tôt pour avoir le meilleur bureau, vous ne pouvez disposer aucuns effets personnels, et vous vous faites la guerre à la performance entre collègues.

        Elle est pas belle la vie du management ?

      3. L’open space n’est pas une franche nouveauté ! (Hélas)

        Devriez revoir ce magnifique film « The apartment » (VF : La garçonnière) avec Jack Lemmon et Shirley MacLane de Billy Wilder.

        Et observer le lieu de travail de Jack Lemmon !

  8. C’est marrant, la tournure que prend parfois les chroniques où les intervenants sur-politisent le débat. Elections obligent, certainement. La caravane présidentielle passée, le printemps aussi, ces opinions retomberont… Et nous serons toujours aux abois entourés par les crises. Loin de moi de décrier la chose politique que je considère comme la cause la plus noble en démocratie, car elle renvoie à tous les combats passés et à venir. Alors chantons aujourd’hui le beau chant  » Le temps des cerises  » – http://www.musimem.com/temps_des_cerises.htm
    Pour mieux être au rendez-vous demain, avec le temps des crises qui lui se globalise encore et encore. Enfin P. JORION a raison de mener son blog à une distance bienveillante de toute collusion politique afin de garder, je pense, une vision claire et si possible avant-gardiste sur ce qui restent à résoudre.

  9. « La pyramide inversée des connaissances…. »
    C’est écrasant.

    C’est effectivement stupéfiant, comment la moindre spécificité scientifique et sa cohérence, celle qui laisse hors d’accès toute globalité, s’il faut évidemment suivre et comprendre par la cohérence scientifique quelconque maîtrise à dire globale, elle finit toujours remisée malgré tout aux visions englobantes…
    De simples vérités sont noyées aux alentours inconnaissables!
    Un brin vrai dans la pelote n’empêche pas la pelote fausse, tant sont faux d’autres brins!

    Les visions englobantes sont idéologiques, religieuses, voire plus loin confortablement « pragmatiques », tandis que POLITIQUES et tandis qu’elles sont tout juste existentielles et définitivement pro-solo.
    Là las en économie, la sciences peut autant confortablement se limiter à la connaissance de l’addition…, seules disparaissent ou apparaissent les colonnes.
    Si fait la soustraction est bien trop scientifique, alors son abord est le domaine réservé du droit, là où les juristes jalousent sans faiblir toute la scientificité qui leur manque.
    La scientificité, c’est en droit et doctrines rôle pour sapiteurs, comme simples auxiliaires de justice!
    Le terreau de l’incohérence s’instigue en causes comptables…, c’est tellement merveilleux, tant un et un font deux!

    NOTE:
    Et dire que les avocats reprochent aux comptables leur soutirer des domaines de justes actions….
    En pratique, les avocats ne cessent d’aligner les chiffres, et pour cause!

    PS:
    Prométhée revient!

  10. J’ai à ma grande surprise, alors que je me branchais « pour voir  » sur France culture il y a quelques jours entendu un sermon (ou un prêche) très très dur vis à vis du capitalisme libéral assez semblable à ce qu’on entend dire ici, concernant l’injustice et la folie du système. Avez-vous des liens avec des religieux qui partageraient tout ou partie de vos points de vue ou est-ce exclu à vos yeux ?

    1. « Avez-vous des liens avec des religieux qui partageraient tout ou partie de vos points de vue ou est-ce exclu à vos yeux ? »

      Hélas, non ! Vous vous souvenez ? c’était en novembre dernier.

      Quand Les Hommes De Religion Perdent La Foi…

      Un rabbin, un prêtre, un « islamologue », l’économiste de TF1 et l’anthropologue Paul Jorion parlent de la crise du système. Bref, sur le plateau il y avait un homme de foi (Paul Jorion) et 4 porte-paroles de Wall street (tous les autres). Merci Paul Jorion.

    2. Moi aussi cela me surprend,

      Car quand je me branche de temps en temps sur France Culture moi d’abord, ce n’est pas ce que j’y entends, sans doute que je manque alors un peu de foi envers les gens très bien installés de la radio, com pour les gens très très bien arrivés et satisfaits de leur propre monde.

      Peut-être même que les gens qui nous parlent si souvent de liberté, de social et d’économie dans les premières sociétés humaines de l’histoire, ne rendent en réalité pas vraiment les êtres plus libres de voir la vie humaine autrement, comme pour tous ceux et toutes celles qui préfèrent continuellement défendre en premier les mêmes choses dans leur propre existence.

      Je rêve parfois tout bas d’un monde où plus personne ne recherchait à se revendiquer plutôt ceci ou cela, car au final qu’est-ce que nous voyons de mieux dans les comportements.

      Et moi qui me dit parfois merci dans mon temps ?

  11. Merci pour le lien. C’est en effet très décevant…Malheureusement je ne sais pas qui a osé cet envol enflammé l’autre jour…

  12. Bonjour à tous,

    Purée quel défilé dimanche ! Super les merguez, bonne marche, très bien Ridan. En revanche, quand tu as envie de pisser au milieu d’une assemblée de cette taille, ben c’est pas possible et ça perturbe l’attention, faudra y penser la prochaine fois. Bref…

    Mais je ne voulais pas parler de ça en fait, une chose que j’ai remarqué depuis quelques jours sur le blog. Quand on clique sur l’onglet DONATION, on constate qu’il y a un léger décrochage entre les dons et les jours. Non ? A ce rythme, je crains que François Leclerc ne travaille à l’oeil !

    1. « Quand on clique sur l’onglet DONATION, on constate qu’il y a un léger décrochage entre les dons et les jours. Non ? A ce rythme, je crains que François Leclerc ne travaille à l’oeil ! »

      Encore un qui ne croit pas à l’autorégulation ! Mécréant !

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