ET MAINTENANT ?

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Et maintenant ? Que va-t-on faire ? Maintenant que l’Espagne a perdu l’accès au marché des capitaux pour sa dette ?

Oui, la dégradation par Moody’s, hier dans la soirée, de la cote de l’Espagne de trois crans, de A3 à Baa3, n’a pas arrangé les affaires. Mais enfin, elle ne nous apprend rien qu’on ne sache déjà depuis le weekend dernier : avec un taux à 10 ans de sa dette souveraine, scotché au niveau des 6,75% (*), les carottes étaient de toute façon cuites pour ce qui est de financer sa dette sur le marché des capitaux.

Qu’est-ce qui s’était passé ? Les 100 milliards d’euros de plus obtenus des fonds européens par l’Espagne, et dont la nation elle-même est maintenant redevable, les règlements européens interdisant les renflouements directs de banques par leurs instances.

Vous avez remarqué que les règlements européens sont truffés de clauses de suicide programmé, dont on découvre toujours les implications comme aujourd’hui, dans l’urgence ? Certains, convaincus du pouvoir sans limite de la volonté humaine, vous expliqueront que c’est voulu : prévu de longue date pour la mise en branle un jour, du Grand Plan Secret. C’est plus banalement qu’il s’agit d’inventions humaines dans lesquelles la sélection naturelle n’a pas encore eu le temps de faire le tri.

Mais les Américains y étaient bien arrivés, à faire une grande nation avec plein de petits bouts ! Oui, mais justement : dans ce cas-là, la méthode par essais et erreurs a été utilisée à grande échelle : les États-Unis d’aujourd’hui ont dû passer par une guerre civile atroce pour clarifier un peu les choses. Et certaines cicatrices sont encore bien fraîches.

Déjà garder la Grèce dans la famille, c’est très dur. Plus le Portugal, plus l’Irlande, plus – aujourd’hui, en fin de matinée, Chypre. Mais l’Espagne, et on l’a dit tout de suite, dès la première alerte au début 2010, c’est trop à avaler pour ce qu’il restera de zone euro : ce n’est pas possible. Sans compter l’Italie très pâle elle aussi, sur une chaise dans le couloir du dispensaire.

Alors ? Et maintenant ?

Je l’avais expliqué le 5 avril 2010 – deux ans déjà ! – dans une chronique du Monde-Économie intitulée « Le fil rouge » : « Les gouvernements d’unité nationale sont pour bientôt, quand il sera devenu évident aux yeux de tous qu’aucun parti ne connaît à lui tout seul la solution des problèmes insolubles qui se posent, suivis alors de Comités de Salut Public, quand il sera clair que même tous ensemble ils n’y comprennent rien et – si Dieu nous prend alors en pitié – suivi enfin d’un nouveau Conseil National de la Résistance, au moment où il faudra, par-delà les divergences conçues aujourd’hui comme irréductiblement inconciliables, lancer une ultime tentative de sauver ce qui peut encore l’être ».

M. Hollande n’a pas encore atteint ce stade-là, convaincu qu’il est que si la croissance est ce qui convient à la France, le traitement de cheval de l’austérité convient mieux au tempérament grec. Pasok et Nouvelle Démocratie sortant vainqueurs des élections en Grèce, c’est ce qu’il souhaite aux Grecs. Et il n’a pas hésité hier à le leur dire. La reproduction en petit sans doute du couple à la Dubout France-Allemagne qui nous est offert en ce moment. La formule gagnante lui semble être celle de l’union d’un parti socialiste de droite avec un parti libéral, convaincus tous deux que mettre l’État-providence dans la naphtaline est beaucoup plus urgent que de mettre au pas la finance.

Notez que les Américains sont dans le même état d’esprit : hier M. Jamie Dimon, patron de J. P. Morgan Chase, était sur la sellette devant le Comité bancaire du Sénat américain. On lui demandait d’expliquer comment il se fait que sa banque a perdu par distraction entre 3 et 10 milliards de dollars. Les sénateurs du parti républicain ont consacré tout le temps de parole qui leur était donné à affirmer – et à vouloir que M. Dimon le confirme avec enthousiasme – que le grand souci en ce moment, c’est une réglementation trop stricte de la finance. À certaines époques, c’est comme cela, vous dis-je : le suicide programmé se retrouve absolument partout. Et je vous épargne les exemples les plus comiques.

Enfin, gageons qu’on travaille dur en ce moment-même à trouver des solutions à Bruxelles, qu’on nous concocte quelques plans astucieux qui pourront être mis en œuvre en 2014 ou en 2018. Pourquoi ces formules-miracles sont-elles toujours remises – c’est le cas de le dire – aux calendes grecques ? Pour laisser du temps au temps. Sauf qu’aujourd’hui, 14 juin 2012, c’est ça qui manque le plus : le temps précisément.

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(*) 6,974% à 10h51.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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302 réflexions sur « ET MAINTENANT ? »

  1. Bonjour à Toutes et Tous,

    Ca me fait penser à un film… Ah oui :

    « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute. C’est l’atterrissage. »
    La Haine, Hubert.

    J’me demande à quel étage nous sommes….

    1. Clint Eastwood est aussi pas mal dans le rôle du récitant de la tirade « jusqu’ici, ça va ».

  2. Celui-ci est très bien
    http://www.dubout.fr/fr/dessins/couples/005.php
    (les oeuvres de Dubout sont extrêmement protégées par les héritiers. J’adore ses chats !)

    Je remarque aussi que comme moi vous faites allusion aux carottes…
    http://cuisine.journaldesfemmes.com/recette/327246-flan-a-la-carotte-et-persil

    ///si Dieu nous prend alors en pitié – suivi enfin d’un nouveau Conseil National de la Résistance///
    ou de fiefs gouvernés par des Seigneurs de la Guerre (comme dans la Chine postimpériale du début du XXe siècle… Ah ! les charmes de la Croisière Jaune…)

      1. Qui sont ces trois ?
        La Grèce, l’Espagne et l’Italie
        ou
        JM Baroso, Monti et Draghi
        ou Bankia, Dexia et JP Morgan
        ou d’autres encore
        Merci M. Jorion de nous permettre d’exercer notre imagination. Les trios ne manquent pas en ce moment.

      2. Cette chronique – le fil rouge- que j’avais mentionnée il y a quelques jours déjà, a changé en partie le cours de mon existence.
        Le 05 avril 2010 fut le 11septembre de mes certitudes.
        Le jour où, vous lisant depuis déjà plusieurs années, vous avez éclairé de vos « lumières » le chemin qui nous attendait tous…
        Je me souviens aussi qu’à la question « combien de temps ? », vous aviez répondu « 3 mois, 3 semaines ou 3 jours »
        Il aura fallu 2 ans…
        Et pour le CNR version grande perdition il faudra encore un peu de temps à mon avis…
        Mais l’issue qui se prépare est incontestablement celle-là…
        Bonne journée, puisqu’il est encore temps de vous la souhaiter bonne…

      3. Il y a quelques années de cela, un joueur de football, dont l’équipe était condamnée à la relégation, a eu cette jolie formule :

        « les carottes sont mortes »

        Je crois que cette reformulation, nullement consacrée par l’usage, convient mieux à la situation que nous vivons.

        1. Il y a quelques années de cela, un joueur de football, dont l’équipe était condamnée à la relégation, a eu cette jolie formule :

          « les carottes sont mortes »

          Comme quoi certains dans le foot savent garder les pieds sur les épaules.

      4. @paul2

        Le jour où, vous lisant depuis déjà plusieurs années, vous avez éclairé de vos « lumières » le chemin qui nous attendait tous…
        Je me souviens aussi qu’à la question « combien de temps ? », vous aviez répondu « 3 mois, 3 semaines ou 3 jours »
        Il aura fallu 2 ans…

        et à la même question 2 ans plus tard?
        J’avais posté ces quelques lignes ci-dessous bien naives sur un autre sujet où elles n’avaient pas leur place. Désolé!, la nuit, le manque de sommeil…
        Peut être que pour certain il est trop tard et sourirons a ces questions
        @Paul Jorion
        Monsieur Jorion, vous parlez souvent des solutions possibles, des pistes à explorer pour refonder les échanges économiques de nos sociétés capitalistes. Mais même si j’ai découvert votre blog récemment, je n’y ai pas vu solutions concrêtes pour atténuer la transition qui risque d’être brutale de la chute du capitalisme.
        Peut être cela a t’il été abordé dans des sujets précédants.
        Un exemple tout simple. Admettons que x ait un crédit immobilier. Que se passerait’il si sa banque venait à faire faillite. Il doit y avoir des précédants dans les différents pays ou une telle situation est arrivée. Ce monsieur x, sa dette est elle rachetée par d’autres créancier ? Peut elle être renégociée avec des intérêts différents et le conduire dans une situation inextricable ? A t’il intérêt si c’est dans ses moyens de solder son crédit?
        A t’il intérêt aussi de diversifier ses biens et sous quelles formes
        Beaucoup d’autres sujets peuvent être abordés : le maigre capital des plus démunis détenu en euro peut disparaitre, l’or, l’argent sous sa forme « métal », les devises de certains pays, les coopératives, les associations d’entraide et je n’entre pas dans les sujets style survivalisme

      5. @ Paul2 :

        Un Grand LOL !!!
        Tant d’efforts, salopés si facilement et idiotement !
        Les banquiers sont des crétins finis !
        Je n’ai pas compris où ils ont voulu en venir (en finir avec leurs conneries ?) avec ces crises qu’ils ont créé.

    1. @ Sage
      A visiter le musée Dubout à Palavas . Pour info les œuvres de Dubout sont très protégées , et en plus les objets styles lampadaire ou cheminée de locomotive qui sont rafistolés avec des bouts de ficelles ont des protections intellectuelles incontournables http://bouzou.wordpress.com/2008/11/12/dessinateur-dubout/
      Du rafistolage avec des bouts de ficelle , si cela se trouve l’Europe devrait payer des droits 🙂

    2. Concernant les carottes, je me pose des questions cons. Sont-elles des êtres vivants? Je suppose que oui vu que c’est un végétal. Donc à quel moment la carotte meurt-elle? A la cuisson ou quand on la cueille?

  3. Vu comme ça je ne vois pas où est le problème , car le déficit espagnol n’est pas si énorme que ça (6%) et pourrait être ramené à zéro, en attendant le MES finance(ra). Bon possible perte de souveraineté sur leur budget mais bon… Et puis dire aux états : vous ne devez pas avoir de déficit je trouve ça plutôt bien. Il y a les impôts (y compris pour les abonnés des paradis fiscaux) pour financer un budget! Les 3% prévus par Maastricht engraissaient les banquiers…

    1. Et puis renflouer le secteur bancaire très bien, le scandale c’est qu’elles ne soient pas contrôlées par l’état espagnol. Puis contrôle de la dette en augmentant les impôts et réduction des niches fiscales. Le problème est surtout celui du départ : sur-accumulation du K et évasion fiscale.

    2. « car le déficit espagnol n’est pas si énorme que ça (6%) et pourrait être ramené à zéro, en attendant le MES financera ».
      Euh… Avec une Espagne en récession qui s’apprête à faire exploser sa dette pour sauver ses banques et un MES inexistant, on est mal barré…
      « Bon possible perte de souveraineté sur leur budget mais bon… ».
      Un détail, c’est sûr…
      « Et puis dire aux états : vous ne devez pas avoir de déficit je trouve ça plutôt bien. »
      Oui, c’est bien, c’est très bien même. Comme çà, les vilains profiteurs du déficit, z’auront qu’à se débrouiller tous seuls…

  4. Alors ? Rien ?
    Mr Jorion rejoindrait-il les idées de Mr Grasset sur Dedefensa, d’une crise de civilisation globale en voie d’autodestruction radicale névrotique et obsessionnelle, entropique. Inutile de chercher la rationalité là ou il ne reste qu’affectivité, narrative du système de communication de plus en plus éloignée de la réalité, dans le déni pur et simple des réalités. Les hérétiques seront éradiqués.
    La seule logique est celle de fous psychotiques, concourant à la plus grande efficacité dans la destruction de tout.
    Alors ? Alors rien.

      1. Pourriez-vous développer un tout petit peu votre critique de ce site et de son auteur ? …personnellement, je suis fatigué du verbiage messianique des articles de dedefensa ; pourtant, ce site a pu et peut encore parfois apporter un éclairage et décryptage intéressants, même si on ne partage pas son idéologie de fond maistrienne, anti-Lumières et même maurrassienne.
        On peut même y retrouver, bien dégradés, les accents de Bernanos (cf. « La France contre les robots », paru après la guerre).

        1. @ NK

          Est-il nécessaire que je développe une critique après que vous avez vous-même relevé le « verbiage messianique » et « l’idéologie de fond maistrienne, anti-Lumières et même maurrassienne » ?

          Rien à ajouter.

      2. Disons qu’au delà de ce verbiage et de cette tonalité passablement rétrogrades, ce site m’a révélé avec une certaine justesse (justice) des choses effarantes, comme l’immense scandale et impasse technologiques du F22 et du F35, chasseurs états-uniens. Même dans ce qu’on pensait être un des derniers bastions d’excellence des USA, les armes de pointe, les choses sont beaucoup plus avancées (au sens de « décomposition ») que je ne le pensais… il peut donc y avoir quelques révélations intéressantes si on va à la pêche sur ce site.
        Il a surtout le mérite de vouloir penser les crises de l’humanité dans une perspective spirituelle. Même si ce n’est pas, à mon sens, la bonne, c’est une démarche première que je partage : ces crises qui se surajoutent jusqu’à la « perfect storm » remettent totalement en cause/ en question/ en jeu notre humanité… Camus et même Péguy me paraissent être plus que jamais des compagnons de bonne fortune dans le maëlstrom où nous sommes jetés.

    1. C’était l’année dernière, ma femme et moi avions fait une escapade du coté de Lille pour visiter les Musées qui dans cette ville sont admirables (Il ne faut pas rater la Piscine de Roubaix, http://www.roubaix-lapiscine.com/, proprement extraordinaire). Au Musée des Beaux-Arts de Lille, au détour d’une salle, je tombai en arrêt devant un petit Boilly, mal mis en valeur, dans un coin, et comme j’adore les peintres de cette période ( chaque fois que je visite le musée Jacquemart-André, à Paris, je m’arrête toujours très longuement devant le portrait de la Comtesse Skavronska http://musee-jacquemart-andre.com/fr/collections/portrait-de-la-comtesse-skavronskaia, de Madame Vigier-Lebrun pour laquelle j’ai une vénération particulière ; un banc bienvenu est placé juste en face, je crois) je retrouvai comme une ferveur à commenter à ma femme les touches claires, le sujet du tableau, les anecdotes de cette époque si vivante malgré les ans écoulés depuis une fin de siècle et le début d’un autre qui ressemblaient tant à notre époque par maints aspects. Quelqu’un, saisissant l’intérêt de mes paroles se leva d’une chaise, assez jeune, et vint partager mon émoi, ajoutant des précisions et des commentaires à mon propos ; ce n’était pas un gardien comme je l’avais cru d’abord mais un conservateur hyper diplômé, qui revenu de quelque lointain pays d’Asie où il avait longtemps séjourné, organisait les expositions (c’était l’époque où il y avait cette exposition sur les peintres de la Pensée
      http://www.google.fr/search?q=Portraits+de+la+pens%C3%A9e,+lille&hl=fr&safe=off&qscrl=1&nord=1&rlz=1T4GGHP_frFR485FR485&prmd=imvnsa&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=Xp7ZT5_uIa6X0QWrwbGoBA&ved=0CF8QsAQ&biw=1360&bih=588
      et partout s’étalait le rire de Démocrite ou la mélancolie d’Héraclite, signes flagrants et remarquables venus d’un autre âge comme un message obsédant, redondant et ironique à notre époque). Le jeune homme (il avait passé largement le seuil de la trentaine) se lança avec lyrisme et enthousiasme dans un discours sur le monde où nous vivions, monde de ruptures gigantesques qu’il analysa en s’appuyant sur de nombreux philosophes modernes, dont Bernard Stiegler pour n’en citer qu’un seul (qui me parlait un peu). Il était sympathique, c’est l’apanage de la jeunesse, et voyait l’avenir en rose, car les changements allaient assurément déboucher sur un monde meilleur, fantastique et renouvelé ; il croyait dans la suprématie de la culture et son triomphe universel. J’écoutais en silence frappé qu’une telle intelligence pût encore se rencontrer dans notre société (mon naturel timide et taciturne y est peut-être pour quelque chose) n’osant trop le contredire, ni le décevoir. Mais je n’en pensais pas moins, les pensées sombres qu’agitait mon cerveau dans sa marmite ressemblaient à ce Ciel que chante Baudelaire
      http://fleursdumal.org/poem/304
      et, insensiblement, parce désormais les frais personnages que peignait Boilly
      n’étaient plus désormais que des ombres et de la poussière, qui ne revivaient plus que sur les murs des salles d’exposition
      http://simonedecyrille44.blogspot.fr/2012/01/louis-leopold-boilly-france-xixeme.html
      s’imposa à moi cette image de Memling :
      http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0803261031.html
      qui en dit long sur notre vanité.

      1. @Sage
        « Quelqu’un, saisissant l’intérêt de mes paroles se leva d’une chaise, assez jeune, et vint partager mon émoi, ajoutant des précisions et des commentaires à mon propos ; ce n’était pas un gardien comme je l’avais cru d’abord mais un conservateur hyper diplômé… »

        Voilà ce qui nous enrichis, être des passeurs de savoir enthousiastes. Et voilà ce qui différencie la jeunesse, l’espoir d’un avenir meilleur. Les anciens peuvent donner le meilleur d’eux-même aux jeunes générations, et par cet héritage ils resteront présent après leur mort. Et informant, en encourageant, et en faisant confiance à la jeunesse. Je reste optimiste sur leur courage, ils se débrouilleront, comme nous-même l’avons fait. Mais nous aussi, les aînés de ce blog, devons contribuer aux changements, entre autre en combattant l’ignorance du grand public. C’est aussi à partir du bas de la société que la transformations se fera, si les « non concerné » et les dégoûtés se réveillent. Le Verbe reste une arme solide pour diffuser les info éclairantes et palier au déficit de la Presse. Propageons la bonne parole ! Débattons aussi ailleurs que sur ce blog, en famille, avec des amis, au club de foot…

        D’autre part, soyons positifs, il n’y a pas que la Finance, la dette, la crise, le chômage. il se passe des choses optimistes. Ce blog est un exemple. Mais la réussite aux examens de votre enfant, l’amour de votre conjoint, les vacances prochaines, un bon vin, le progrès de la médecine, retrouver du boulot et même en avoir, ça existe.

        Bien sûr, aujourd’hui, demain, cette année, et pendant 20 ans peut être, ce sera pénible. Et alors? Jamais eu de soucis? Jamais été dans mouise? Ca va être long. Ben oui! Mais il y aura de beaux jours de pluie et des jours de soleil et des sourires… A condition de prendre les emm… pour ce qu’ils sont: des emm…

        Oh je sais, on va me fusiller: optimiste, idéaliste, utopiste, benêt… Mais je voulais réagir contre cette morosité qui nous glace, nous fait oublier la vie. La vie! nous vivons, c’est déjà un miracle !
        Belle journée à tous.

      2. Déjà maintes fois cité ici, mais :

        « Pessimiste par la pensée, optimiste par les actes. »

        Personnellement, les tâches physiques en extérieur me sont un vide-tête apaisant et bienvenu.

        Et puis tant que les bébés naissent avec des zygomatiques fonctionnels, tout reste possible.

      3. Bien sûr, aujourd’hui, demain, cette année, et pendant 20 ans peut être, ce sera pénible. Et alors? Jamais eu de soucis? Jamais été dans mouise? Ca va être long. Ben oui! Mais il y aura de beaux jours

        Vous parlez à qui?
        Nous, la génération née pendant et après 68, ça fait 30 ans qu’on galère. La génération « No Futur », vous connaissez? On a JAMAIS connu le plein-emploi. On aura pas de retraite. On vit avec des subsides, sans cesse menacés de les perdre, dans l’impossibilité de vivre en couple sans les perdre. Menacés par la DDASS de perdre nos droits parentaux, et la raison par l’hôpital psy, la prison, si on se révolte. Mais c’est vrai, les honnêtes gens de la génération 68 et ceux obéissants de leur progéniture, n’ont aucune idée de ce qu’on a vécu pour avoir osé refuser de rentrer dans le jeu. Non seulement ils s’en moquent, mais de plus ils ne veulent pas en entendre parler.
        Et maintenant, c’est au tour de nos enfants? Pour 20ans? Vous croyez qu’on va l’accepter?

      4. miluz,

        la pensée unique ça commence par une ‘bonne ambiance’ qu’il ne faut surtout pas briser. en gros: sourire obligatoire.

  5. Je suis personnellement effaré du degré d’ignorance par le grand public de la situation actuelle.
    Cela a été confirmé par le résultat des élections françaises. On l’avait déjà noté ici: les trois candidats mentant le plus et dont les dire avaient été patiemment vérifié par quelques journalistes (ou amateurs sur le modèle de la wikipédia) étaient arrivés en tête des élections présidentielles.

    Il faut croire que cette situation s’explique par deux choses:
    – Les journalistes n’alimentent plus le débat publique de façon pertinente. On peut le constater quand on voit que par exemple Libération consacre 5 pages aux déboires de Mr Hollande avec sa compagne et 1/2 pages à la situation espagnoles.
    – La population veut se cacher la vérité et préfère voter pour l’illusion que tout peut continuer comme avant en agissant juste à la marge. Ou même elle préfère ne pas voter et croire que son action à l’échelle locale peut faire la différence, ce qui est une autre forme d’illusion. Je ne pense pas que cela soit exceptionnel dans l’histoire: 1914 ou 1938 sont des périodes qui ont partagé ce même type d’illusion.

      1. Total : -57
        Pas loin de – 50, en fait.

        PS : Vigneron, ton nouveau logo, y pique les yeux. Changes.

      2. Vigneron, je recherche tes commentaires en cliquant sur ton pseudo, parce que tes interventions m’intéressent toujours autant.

        Mais par pitié, change ton pseudo, à chaque fois que je le lis, ma tête se couvre d’un voile noir et ça me fous le spleen.

    1. Illusion,

      Je vous signale qu’il a été publié en 1967 un livre qui traite du monde de l’illusion capitaliste.
      Ce livre, régulièrement réimprimé depuis sa parution, disponible en poche chez Folio se nomme la Société du Spectacle.

      1. à amon,

        Et aussi d’autres livres, mais il est préférable de commencer par le premier qui vous fera vérifier vos connaissances de Hegel et de Mars ou vous donnera envie d’en acquérir l’essentiel.

      2. Peut-être, mais je suis d’accord avec Blob, je n’arrive pas a comprendre l’aveuglement de mes contemporains. Chaque fois que j’essaie d’engager une discution un peu sérieuse sur le fonctionement de la finance et que j’essaie d’expliquer que si ca continue ainsi, on va se casser la gueule, tout le monde me prend pour un illuminé. Ce que je ne comprends pas, c’est comment un crétin comme moi qui ne comprenait strictement rien à l’économie, il y a encore deux ans, soit devenu aussi lucide sur la situation actuelle et pas mes amis sencés en savoir plus que moi sur l’économie et la finance, compte tenu de leurs études.

      3. @ circé
        Mon regretté père disait: « Plus les gens sont cons et moins ils s’en aperçoivent ». Et il ajoutait: « C’est pour cela que je crois en Dieu ».
        Je n’ai jamais su dans quelle catégorie il me plaçait.
        Peut-être en ce qui le concerne ne le savait-il pas non plus…

      4. à circé,

        La réponse est simple et double.
        Vous aviez le désir de comprendre parce que vous avez senti, ou ressenti, que quelque chose n’allait pas, qu’il y avait un malaise dans la civilisation.
        Vos amis ont fait des études qui leur ont enseigné l’ignorance en leur soutenant que c’était l’intelligence.
        Cet enseignement de l’ignorance, dont parle assez bien Michéa, dans son livre éponyme, a constitué un couvercle au-dessus, et autour, de leur conscience.
        Vous étiez moins réceptif à l’idéologie dominante, comme on disait autrefois.

    2. @ blob
      Nous sommes à l’époque du storytelling. La vérité et la réalité sont des inventions.

      1. Le storytelling, appelé en langage populaire français baratin, est un moment du Spectacle et non le Spectacle.

      2. @ Marlowe
        Je ne fais que reprendre les termes d’Edwy Plenel à propos du spectacle élyséen qui vient de s’achever.

      3. Je suis abonné à Médiapart qui est une sorte de purgatoire dans cet enfer médiatique, mais uniquement dans le sens où les borgnes sont rois dans le royaume des aveugles.

    3. @ blob
      Entièrement d’accord concernant le glissement de la politique vers la « peopolisation ». L’économique a pris le pas sur l’idéologique, les hommes politiques sont devenus des marionnettes. Par contre concernant l’ignorance des gens, je nourris quelques doutes.

    4. Oui vous avez raison, les Français vivent dans une bulle et ce n’est que bêtise. Comme des enfants, ils ne veulent pas affronter la réalité. Le monde change autour d’eux mais ils ne le voient pas. Finalement nous avons les politiques correspondant à la population : déni de la réalité.

      1. @Manu33

        On attend toujours vos chiffres.

        Sinon, de quelle réalité parlez vous? Qu’est ce qui vous permet de dire qu’ils ne voient pas le monde changer.

        Et « le Monde » n’est pas une entité monolithique.

        Ce qui change en Chine n’est pas de la même nature qu’aux USA. Ce qui change au Bresil n’est pas de la même nature que ce qui change au Japon.

        Alors, cher Monsieur, quel changement doit donc éclairer les Français?

        Celui des USA, du UK et de leur ruine?

        Celui du Bresil ou de la Chine? C’est ça que vous voulez pour nos enfants? Le niveau de vie moyen d’un Chinois?

        Alors, svp, encore une fois, sortez du prêt à penser néolib et détaillez nous un peu ce changement auquel la France devrait, selon vous, absolument se plier pour connaître un avenir radieux?

        Essayez, pour une fois d’argumenter et de donner des chiffres.

        On est chez Jorion ici.

    5. Je constate qu’ici, en espagne, le seul euro qui passionne les foules est celui du footbal… Malgré un salaire minimum de 614€/mois instauré dans mon pays, la prochaine hausse annoncée de la TVA, du prix gaz et électricité, les expulsions quotidiennes de familles de leur logement, la baisse des salaires des fonctionnaires, baisse des pensions retraites, les coupes drastiques dans le remboursement des frais de santé, les fermetures quotidiennes d’entreprises, d’écoles, de dispensaires ruraux, la continuation de projets immobiliers insensés et destructeurs, 10.000 aficionados, dont le très satisfait rajoy, ont tout de même fait le voyage en pologne pour voir jouer la roja et l’audience des retransmissions télévisées a explosé…
      L’espagne mérite ce qui lui arrive, mes compatriotes méritent ce qui leur arrive… ils ont cédé trop vite à l’idée que l’europe, l’euro, leur permettrait de devenir rentiers et une majorité ne s’est jamais posé la question de savoir ce miracle serait possible…

      1. D’une part le peuple espagnol a vécu pendant des siècles avec l’illusion du miracle et d’un monde meilleur, mais seulement après la vie et à condition d’avoir été obéissant (les maîtres disaient vertueux, expression qui est revenue au goût du jour)
        Ensuite est venue le temps de la révolte que les fascistes et l’église catholique, avec la complicité active des différents partis staliniens et de la social-démocratie, ont écrasé dans le sang au point que même de nos jours les souvenirs en sont toujours refoulés, et puis, enfin le bonheur tant attendu du paradis marchand sur terre.
        L’illusion comme système dominant et comme domination est restée et contient – au sens de refoule -, là comme ailleurs, le désir de révolte.
        Pour combien de temps ?

      2. Les français aussi méritent ce qui va leur arriver. Certaines personnes bien aidées par les socdem, les médias serviles des possédants et des méthodes douteuses font 42% aux législatives dans certaines circonscriptions. Les futurs miliciens et collabos se comptent. Le moment venu nous pouvons avoir un nouveau CNR si Dieu nous prend en pitié mais s’il s’avérait qu’il existe et qu’il ait une absence alors un régime qui remplit les stades avec des noirs, des arabes, des pauvres et des communistes semble plus probable. Les miliciens et les collabos sont d’ores et déjà prêts. Le sommes nous?

      3. Yvan, ohé!
        T’as raison je m’inquiète pas.

        SIX JOURNALISTES ET COLLABORATEURS ASSASSINÉS

        Après tout c’est pas plus que pour l’affaire des frégates de Taïwan.

      4. Ici aussi aux PB, les gens ne pensent qu’à l’Euro du ballon… :-S

        Enfin… ne pensaient! Vu que Oranje, après la défaite face au grand voisin, est quasiment éliminé avant même les quarts de finale, on va pouvoir reposer la pipe à opium et s’occuper des choses importantes 😀 😀 😀 😀 😀

        [Z’avez pas idée, comme on se sent seul, dans ce pays, quand on déteste le foot…]

      5. Ils ont cédé, comme les Grecs ont cédé, comme les Chinois des villes, comme les Martiens -s’il y en avait – céderont…

        Il est impossible de ne pas céder, sauf pour les individus a-normaux (hors norme).

        « Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

        Delphin, pourtant athée

    6. On l’avait déjà noté ici: les trois candidats mentant le plus et dont les dire avaient été patiemment vérifié par quelques journalistes (ou amateurs sur le modèle de la wikipédia) étaient arrivés en tête des élections présidentielles.

      Ah! bon, il y a des journalistes qui ont fait ça?
      Chez nous, en France?
      Vous êtes sur que c’est pas au fin fond de la Laponie!

      1. Merci timiota de nous renvoyer sur la chronique de Philippe Meyer dont la finesse d’esprit surpasse décidément celle de bien des journaleux qui prétendent nous informer.

      2. Et de quoi il nous cause ce matin le Philippe matutinal pseudo-La Bruyère ?
        Et d’habitude, de quoi qu’il nous cause l’inamovible chroniqueur Franco-cultureux ?
        Té du vrai La Bruyère : « L’on se couche à la cour et l’on se lève sur l’intérêt (…): quel moyen de demeurer immobile où tout marche, où tout se remue; et de ne pas courir où les autres courent? (…) question si épineuse, si embarrassée, et d’une si pénible décision, qu’un nombre infini de courtisans vieillissent sur le oui et sur le non, et meurent dans le doute. »
        Vivement le doute meyé-rien.

      3. Oui, merci pour le lien, timiota.
        Philippe Meyer est un type qui utilise le mot « immarcessible » ! (Ou « immarcescible » puisque le mot a bien deux orthographes d’après le CNRTL)

        Mais malgré son vocabulaire, je le trouve meilleur dans son émission de chansons le samedi de 12 à 13 heures sur France Inter, La prochaine fois je vous le chanterai.
        41 podcasts, à butiner !

      4. Oui, il y a sans doute deux voie qui bifurquent face aux blocages qu’on peut ressentir quel qu’en soit leur contexte :
        ( –> (à nous) « mais comment ne comprennent-ils pas qu’ils nous pourrissent l’économie avec leur euros ou
        –> (nous à Valérie Trierweiler , en pensée) : « mais comment ne comprend-elle pas que …etc »)
        1) Théoriser que c’est systémique, tenter de prendre du recul (ou une lyre), donc se déprendre de la première impression pour se dire « mais c’est le système qui s’est construit de leurs mains et de leurs mots qui donne cela ». Et de passer à l’énoncé des failles du systèmes, avec diverses limites (Debord, Michea, Stiegler, Virilio, Ellul, Gorz, Benassayag, faites vos jeux). Prix spécial du jury pour Jorion, Paul.
        2) Recourir à son « bon fond » qui est incarné dans son savoir-faire (c’est -à-dire qu’il « n’est » que s’il est pratiqué). Par exemple, c’est faire du français un concerto pour une voix chez Philippe Meyer. Invoquer les variantes d’une tolérance universelle pour Béa sur ce blog. Nous presser à la figure le moût de son jus encore acide et décapant pour l’immarcescible intervenant vigneron, absent ces jours-ci (espérons qu’il se soit sorti de ses cuves inoxydables).

        Ce « bon fond » est sans doute ce que Michéa invoque au sujet aussi des ouvriers dans l’ère avant l’affaire Dreyfus qui selon lui obligea les socialistes à s’unir aux républicains de gauche, ou les groupements socialistes ouvriers ne voyait pas une gauche les représentants à l’Assemblée, mais des notables plus ou moins républicains, et ces ouvriers tiraient leur résistance dans leur lutte des fragments « résilients » de leur culture paysanne, du savoir-faire de l’affermé…

      5. Je l’ apprécie beaucoup , mais pour l’ idéologie …je crois bien l’ avoir entendu déraper récemment en se lachant sur un anti 68 tisme des plus primaire , au sujet des problèmes ecolo et finitude-consumérisme ……genre chèvre larzac et tignasse au vent ……
        Je le soupçonne d’avoir eu une adolescence difficile …ou peu avouable ….Mais est on responsable de son adolescence ?

    7. Pfff, balivernes, rien de neuf en tous cas, just entertainment. Personne n’est dupe, pas plus les lecteurs de Voici, des Échos ou de Libé que les lecteurs du blog Jorion. Le «grand» (comme le petit) public écoute ce qu’il a envie d’écouter mais sait très bien ce qu’il ne veut pas savoir. Et pour moi, comme pour beaucoup, l’annonce du cancer ce sera le plus tard possible, merci docteurs, qui sont d’ailleurs bien souvent tout à fait synchrones avec leurs patients sur le sujet. Et puis causer d’autre chose, de foot ou de cul si possible, et mieux encore des emmerdes des voisins, quoi de plus distrayant, de plus divertissant. comme disait l’autre ?

      1. @DL50: « Et puis causer d’autre chose, de foot ou de cul si possible, et mieux encore des emmerdes des voisins, quoi de plus distrayant, de plus divertissant. comme disait l’autre ? »

        On appelait ça « l’assommoir » autrefois. C’est fou ce qu’ils étaient déjà paresseux, fêtards, endettés, irresponsables, mauvais payeurs, etc, à l’époque les ouvriers (ils étaient sans doute espagnols ou grecs).

      2. Non non, pas Zola, pas que l’assomoir, plus universel, le salon de thé aussi, pis les zérosociaux aussi, les blogs, les cafés-philo, les loges, les partis, etc, Pascal quoi, divertissement. La vie enfin.

      3. @ D.L. 50… oui
        le point de rencontre des savoir-vivre, qui apportent ce qu’ils peuvent avec leurs cousins les savoir-faire.
        (notions connexes chez Stiegler : soin/Cura/otium ….)

    8. auditeur radiophonique depuis de longues années je m’aperçois qu’il n’y a jamais eu autant de propagande et nivellement par le bas alors que paradoxalement la décomposition est toujours plus visibles.
      Est ce qu’une grande déconnexion de tout ce magma ne serait pas souhaitable?
      Je ne comprends pas comment font les gens pour conserver une télé chez eux ou supporter BFM TV/bizness plus de 30 secondes (même avec un solide de l’humour c’est un vrai lavage de creveaux)
      La grande déconnexion de tout ça ce serait déjà pas mal.
      Matrix, la pilule rouge….

    9. Je l’ai sûrement déjà mentionné ici quelque part, mais je connais des personnes loin d’être con, qui m’ont explicitement dit que « tout ça, c’est très intéressant, mais je préfère en savoir le moins possible, je te laisse, « .

      Et au-delà d’être disposé mentalement à avaler la vraie réalité, encore faut-il avoir le temps de s’y intéresser… Ou plus difficile, le prendre. Dans tout voyage, c’est le premier pas qui compte.

    10. La population veut se cacher la vérité et préfère voter pour l’illusion que tout peut continuer comme avant en agissant juste à la marge

      Les gens ne voulaient pas que Sarkozy soit réélu, Point. Final.

      1. Je n’avais pas fini. Mon post a été écourté.

        Les gens ne veulent pas être dirigés. Ca me semble normal.

      2. […] Ou même elle préfère ne pas voter et croire que son action à l’échelle locale peut faire la différence, ce qui est une autre forme d’illusion.

        Blob fait partie des gens qui croient que voter pour un parti n’est pas une illusion, et est une preuve de civisme. Quand d’autres expliquent qu’ils sont le fruit du capitalisme et prônent la désobéissance…

        Quand le mépris gaullien pour ce que nous sommes, et la culpabilisation des partis sociaux d’hier ne nous atteindront plus, alors les gens voudront une Constituante.

    11. Je suis personnellement effaré du degré d’ignorance par le grand public de la situation actuelle.

      Le grand public ignorant est quant à lui, effaré de ce qu’un si petit public très savant nous ait mené dans la situation actuelle.

    12. C’est vrai il y a encore une grande ignorance quant aux causes réelles de la crise.
      Toutefois, il existe un sentiment diffus et persistant que la crise est grave, que les choses ne vont pas demeurer en l’état.
      On évoque souvent les jeunes à juste titre, mais, je l’ai encore constaté aujourd’hui en participant à un atelier pour chômeurs de 45 ans et plus, à la Cité des métiers, que ces derniers ont constaté l’évolution négative des salaires et des conditions de travail, tous secteurs confondus. Il y a unanimité sur ce point.

      A la pause du déjeuner je disais à quelques uns que le système est en train de se détruire, personne ne m’a répondu que c’était faux. Le soir, à deux autres, je lâchais que les gens finiraient pas se révolter. L’un me répondit : oui y’a que ça.

    13. La population veut se cacher la vérité et préfère voter pour l’illusion que tout peut continuer comme avant en agissant juste à la marge. Ou même elle préfère ne pas voter et croire que son action à l’échelle locale peut faire la différence, ce qui est une autre forme d’illusion.
      C’est tellement humain en fait.
      Et l’Humain se trompe tellement souvent. Malheureusement, l’Humain ne veut jamais voir que sa civilisation court à sa perte.

  6. réaction  » à chaud » sur ce billet: ce qui pose problème, c’est la succession d’évènements trop rapprochés, un peu comme durant la campagne de France en 1940 ( je radotte ); entre une armée se déplaçant à 20 kms/h et une autre à 5 kms/h, c’était plié d’entrée!
    de toute façon, où bien l’on crée de véritables « Etats Unis d’Europe » qui ne soient pas à genoux devant la finance où bien l’on retourne à la case départ et vogue la planche à billets!

  7. « C’est plus banalement qu’il s’agit d’inventions humaines dans lesquelles la sélection naturelle n’a pas encore eu le temps de faire le tri. »

    Mais non! Ce n’est pas comme ça que ça se passe. Une mauvaise option ne peut pas entraîner la mort du système. Car il s’auto-régule. Toujours. TINA

      1. Les grands prêtres nobelisés ou pas, la clericature et les adorateurs du Veau d’Or ne sont pas mal non plus avec leurs mantras « scientifique ».
        Aooooom Grande Main Invisible du Marché, Aooooooom Grande Main Invisible du Marché

        Ieuuuuu, état problème, pas solution, ieuuuuu, état poblème pas solution

        Mââââââ le Marché se régule seul, Mâaaaaaa le Marché se régule seul

        Ômmmmmm, qui sauve un euro de dividende sauve un actionnaire

        Nüüüuuu le communisme bien, si privatisé.Nüüüuuuuu

    1. Aujourd’hui, ce n’est pas la croyance en Dieu qui pose problème, c’est l’absence de croyance en Dieu. Ce que font ceux qui sont en train de détruire la civilisation telle que nous la connaissons, ce n’est ni plus ni moins que le remplacement de Dieu par le Veaux d’Or des temps anciens, mais là, c’est l’Or lui-même qui est admiré, même pas une sorte de divinité de remplacement. Rien ne compte plus que l’enrichissement, l’accumulation contre toute logique, quelles qu’en soient les conséquences pour soi-même et, évidement, pour les autres. La richesse matérielle, l’accumulation d’argent, la richesse ostentatoire sont érigés en modèle de réussite sociale, « regardez moi, (oui surtout, regardez moi !), j’ai réussis, je suis riche donc puissant ! » C’est une situation extrêmement néfaste pour l’humanité toute entière et pour la Nature elle-même. C’est l’absence de morale dite «Chrétienne» qui nous mène inexorablement vers le chaos. Alors vous pouvez fermer les yeux, vous pouvez espérer encore « moins de Dieu » si cela est possible, mais ne comptez pas sur un rétablissement rapide de la situation avec cet état d’esprit, c’est exactement le contraire qui va se produire, mais peut être que finalement, c’est ce que vous espérez.

      1. « Veau » au singulier, je ne sais pas pourquoi je m’empresse toujours de le mettre au pluriel, peut être parce que « Mammon » peut se manifester sous de multiples formes…

      2. @ Jean Valjean

        Le pluriel n’est absolument pas gênant… Les démons sont légion.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Baal

        Baalzéboul le dieu des mouches (merveilleuse scène dans L’Exorciste, avec Rod Steiger dans le rôle du prêtre attaqué par les mouches) est devenu Belzébuth.

        Marc IV
        8 – Car Jésus lui disait : Sors de cet homme, esprit impur !
        9 – Et, il lui demanda : Quel est ton nom ? Légion est mon nom, lui répondit-il, car nous sommes plusieurs.
        10 – Et il le priait instamment de ne pas les envoyer hors du pays.
        11 – Il y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient.
        12 – Et les démons le prièrent, disant : Envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux.
        13 – Il le leur permit. Et les esprits impurs sortirent, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer : il y en avait environ deux mille, et ils se noyèrent dans la mer.

      3. Ainsi va le Jean! Non on ne peut décréter que « rien ne compte plus que l’enrichissement » comme si « le monde » était un (éteint, étain,?). Il se trouve que certains pensent ainsi mais c’est loin d’être la majorité, parlez-en avec votre voisin, demandez lui s’il pense que l’argent fait le bonheur? Mais certains ont beaucoup de pouvoir, des positions clés, des moyens, et ils sont parvenus plutôt à se faire accepter, disons qu’ils sont adaptés et parfois déguisés. Il peut y avoir une crise de valeur que je ne cherche à nier, mais il y a toujours et surtout une lutte à mener et le nombre est de « notre côté » quoique vous en pensiez, et ce n’est pas en invoquant Dieu qu’on peut espérer gagner du terrain, éviter une catastrophe,… Il serait préférable, à mon avis, de mettre Dieu de côté, dans votre coeur si cela vous chante, et de lutter avec vos frères et soeurs (c’est pour le raisonnement, je ne me permettrais pas de vous dire quoi faire).

      4. « parlez-en avec votre voisin, demandez lui s’il pense que l’argent fait le bonheur »

        Je crains que vous ne soyez assez déçu par les réponses, je crains aussi qu’une certaine « éducation » soit à faire de ce côté là.

        « Il serait préférable, à mon avis, de mettre Dieu de côté, dans votre coeur si cela vous chante, et de lutter avec vos frères et soeurs »

        Si vous proposez cela à un croyant (Chrétien, Juif, Musulman), c’est que vous n’avez pas très bien compris ce que c’est qu’être croyant, mais rassurer vous, cela n’empêche en rien de « lutter avec nos frères et soeurs ».

    2. le financier, l’économiste comme le prêtre tiennent leur pouvoir des « passions tristes qu’ils inspirent aux hommes ».

  8. @ Paul

    pourquoi ne pas prendre plus de recul et envisager le problème Européen dans son contexte , à savoir la crise internationale et le cataclysme prévisible de l’effondrement économique des pays Anglo-saxons conjugué aux conséquences dramatiques de la récession induite sur les Brics….?

    L’accentuation « hystérique » des « problèmes » dans nos contrées semble être l’arbre qui cache la foret , non ?

  9. Dormez braves gens, Rien que le people habituel.
    Car pendant ce temps là, on nous endort avec le vaudeville présidentiel.

  10. Espérer en la miséricorde divine, pourquoi pas…Mais encore faudrait-il qu’ il ne s’ agisse pas de Wotan…

    1. Et moi je vous dis : n’espérez pas trop en la miséricorde Divine, pensez au Libre arbitre, la possibilité de choisir, c’est ce qui fait de vous des Hommes et non pas des marionnettes, c’est en cela que vous êtes « à l ‘image de Dieu » .

      1. Je ne sais pas trop, en me relisant, pourquoi j’ai écrit « vous », lisez « fait de nous » et « nous sommes », ça me concerne également, bien entendu.

  11. Je suis persuadé d’une chose: au cas où tout va mal pour la zone Euro (on en approche), l’Allemagne attend son heure – où la situation politique européenne sera à même de l’accepter comme un moindre mal -, de recréer une zone Mark, avec les pays étant dans l’état adéquat, selon ses critères, pour y adhérer (Finlande, Autriche, Pays-Bas,…).

    La France n’en fait pas partie.

    Mais peut-être me trompè-je.

    1. Et la Belgique? Du nord, ou du sud? Evidemment, on est en plein sur la frontière latino-germanique, c’est difficile de trancher.

      Ce qui est certain, c’est que la Flandre voudrait absolument être dans le club germanique, si club il y a un jour. Pour Bruxelles, et pour la Wallonie, ch’sais pas…

      Tiens, c’est la première fois que cela me vient à l’esprit, mais ça pourrait être un déclencheur extérieur à la scission du pays, ça…Peut-être que la Flandre accepterait de lâcher Bruxelles si la contrepartie était de faire partie d’en ensemble Pays-Bas / Allemagne / Autriche / Danemark / Luxembourg. Mais in fine, je ne crois pas cela soit le scénario le plus plausible: on garderait le Benelux intégralement dans la même zone.

      1. L’opposition nord-sud ne se limite pas à la Belgique!

        Examinez bien chaque pays d’Europe, il semble qu’une opposition nord-sud existe à l’intérieur de chacun d’eux ou presque et en tout cas pas seulement en Belgique. En France cette opposition existe aussi, même si c’est à l’égard des étrangers du sud qu’elle est exploitée par le FN.

        L’Europe a même réussi à la transmettre aux Etats-Unis qui ont donné au monde le spectacle d’une guerre nord-sud particulièrement brutale mais dont beaucoup d’Américains vénèrent toujours la mémoire

    2. @Bruno

      Exactement ça : si l’Allemagne prend la décision de quitter la zone euro pour créer une zone mark, la France ne suivra pas et essayera d’embarquer l’Italie et la Belgique. Si la Flandre préfère l’Allemagne, la France fera tout pour garder Bruxelles dans son giron.

      L’Espagne pourrait imploser…ce n’est peut-être qu’un signe tout à fait anodin, mais lors du match Espagne-Italie, je n’ai vu aucun Espagnol chanter l’hymne national (joueurs, entraineur, staff, prince héritier…). Au contraire, ça pourrait être le déclencheur pour une centralisation accrue qui sauvegarderait l’unité du pays.

      1. « je n’ai vu aucun Espagnol chanter l’hymne national »

        Et vous n’en verrez nulle part, c’est notre tradition de ne pas chanter un texte franquiste.

      2. Il n’y a pas de texte officiel à l’hymne national espagnol. Il n’en a jamais eu alors que c’est l’un des plus vieux hymnes nationaux, sauf durant l’intermède franquiste. Dernièrement, il y a eu des tentatives pour adopter des paroles mais ça ne passe pas bien (vu que la seule fois en 3 siècles où il y a eu des paroles, c’était sous Franco).

    3. @Matthieu et @ L’Albatros

      Une scission de la Belgique me paraît peu probable: ce serait la fin de la Monarchie…

      1. @ Bruno: l’argument est diablement convaincant!

        La vraie raison qui fait que la Belgique ne se sépare pas, c’est Bruxelles: pour des raisons économiques, ni la Flandre, ni la Wallonie ne peuvent vivre indépendantes sans Bruxelles. La monarchie, la dette, ce sont des détails qui pourraient se régler assez vite. Le noeud, c’est Bruxelles.

        Comme c’est la Flandre qui est désireuse de partir (si désir il y a), si vous voulez un scénario plausible de séparation, il faut un scénario plausible de la Flandre sans Bruxelles. Toute seule, cela ne marche pas. Dans un grand ensemble avec l’Allemagne et les Pays-Bas, avec transferts fiscaux possibles (ça serait le plus cocasse de l’affaire, mais ça ne serait décidément pas une « indépendance »), ça pourrait marcher, au moins d’un point de vue purement économique. C’était cela le sens de mon post précédent.

      2. @Bruno

        Pas mal de Flamands sont républicains parce qu’ils trouvent le roi trop francophone et surtout son successeur. Le principal leader flamand prône pour un « confédéralisme » et aura probablement une très large majorité aux prochaines élections. Si le pays ne se scinde pas, ça deviendra une coquille vide où aucun échange financier quelconque n’aura lieu entre les différentes régions du pays selon le fait que plus aucun euro flamand ne doit financer un francophone. La Wallonie est appelée la petite Grèce par les nationalistes flamands.

  12. « si Dieu nous prend alors en pitié »

    Invention humaine touchant près de 90% des habitants du globe sous une forme ou une autre et paralysant la raison ou ce qu’il en reste.
    est-ce en ce sens que vous en évoquez la pitié ?

      1. De mon point de vue la raison ne « s’invente pas »
        c’est un chemin personnel juché d’embuches pour notre cerveau reptilien.

      2. La raison.

        Pour moi la vie est invention et par suite la raison également. Mais pour d’autres la raison peut être aussi révélée, découverte, construite, etc.. Peu importe.

        Le rôle de la raison est fondamental dans l’organisation sociale:
        « La raison est généralement considérée comme une faculté propre de l’esprit humain dont la mise en œuvre lui permet de fixer des critères de vérité et d’erreur, de discerner le bien et le mal et aussi de mettre en œuvre des moyens en vue d’une fin donnée. » (Wiki)

        Raison vient du latin ratio qui signifie mesure, comparaison. Le sens actuel est plutôt celui de mesure: ratio est peut-être le terme le plus utilisé en finance (pourcent!) et l’adage « comparaison n’est pas raison » a pratiquement force de loi. Dans notre société « moderne » l’analogie n’est raisonnable que si elle est strictement contrôlée: « 6 est à 4 ce que 3 est à 2 » est admis, « les ailes sont à l’oiseau ce que les nageoires sont au poisson » l’est beaucoup moins, voire pas du tout.

        Ce sens de mesure qu’a prise la raison conduit à assimiler (et donc réduire) la comparaison à une mise en ordre: la raison comme principe de mise en ordre. La symétrie contenue dans le ratio originel (« 6 est à 4 ce que 3 est à 2 » a même signification que « 3 est à 2 ce que 6 est à 3 ») disparaît au profit de l’antisymétrie qui apparaît dans la relation d’ordre. Ainsi se trouvent seuls considérés comme rationnels les raisonnements qui mettent en ordre: l’hypothèse précède la conséquence, la cause précède l’effet (et par suite les causes finales sont irrationnelles). Cette manière de considérer la raison a un impact sur notre représentation du monde. Ainsi les physiciens chercheront à remonter la chaîne causale, en espérant trouver une cause ultime, une unification des forces fondamentales. Ainsi une société éduquée à ce rationalisme ordonné acceptera plus facilement une organisation hiérarchique.

        Ce rationalisme, qui a pris naissance avec la coupure galiléenne, a été pour beaucoup dans le scientisme quantitatif triomphant du XIXème et du début du XXème. Il a eu comme conséquence une vision réductionniste de la façon de se représenter le monde: la recherche des causes premières va de paire avec la recherche des « atomes ». Et on cherche à se reconstruire une représentation du monde à partir de ces « atomes » par émergence, auto-organisation, etc..
        Ainsi les biologistes moléculaires néo-darwiniens postuleront la prédominance du germen sur le soma. Ainsi les libéraux verront les individus comme les atomes de la société.

        En réintroduisant la dimension symétrique de la raison, c’est à dire en considérant certains types d’analogies comme raisonnables, on est amené à considérer les rapports entre la magie et la science (les scientifiques sont les sorciers des temps modernes).
        L’anthropologue Paul Jorion a beaucoup insisté sur la symétrie de la pensée magique (analogique) des sociétés dites primitives. Dans un autre registre, avec sa théorie des catastrophes René Thom a proposé une théorie de l’analogie, selon lui « la première depuis Aristote ». Leurs deux visions, je crois, se rejoignent…

        Il s’agit là d’une considérable révolution des idées, un véritable changement de paradigme qui, j’en suis persuadé, aura de profondes implications sur la manière de se représenter le monde et, en particulier, sur l’organisation de nos sociétés.

    1. Plutot que des livres de sociologie, vous devriez plutôt livre Platon, Aristote et Saint thomas d’Aquin.

      Vous y liriez que Dieu est accessible par la raison seule.

      1. Vous pouvez aussi vous lire Epicure et Lucrèce qui vous confirmeront que Dieu n’existe pas et ce par la raison.
        Il y a quelque temps maintenant que le couple Dieu/Raison a été justement remplacé par Dieu/Foi. La foi n’a certes pas besoin de raison même j’oserais dire qu’il vaut mieux ne pas en avoir (de raison). 🙂

      2. @SJA
        La vie est d’une incroyable richesse de formes, on peut en goûter toutes les saveurs dans les livres et il est évident que beaucoup d’entre nous avons été enthousiasmé, le serons encore, par des mots qui sonnent juste.
        Mais pas seulement les livres, nous avons aussi des yeux pour voir et des oreilles pour écouter, sonder l’univers, nous nourrir grâce à cette profusion gratuite et illimité. Personne ne peut et ne doit nous l’interdire.
        La poésie est aussi présente dans la rosée du matin ou dans l’observation des étoiles. Je pense que les hautes énergies, une vie intense, creuse un sillon fertile en nous-mêmes : la vie intérieure est parfaitement exaltante.
        L’univers mécanique bruyant, polluant et dévastateur ne peut couvrir entièrement le chant de la terre, ce tissus vivant nous rappelle que nous faisons partie d’un tout.
        Entre parenthèses le fameux « high frequency trading » semble vouloir court-circuiter, avec violence, des liens fragiles malgré tout, mais bon ce n’est qu’une parenthèse à mon avis.
        Maintenant que des hommes et des femmes mettent leurs mains sur les yeux, sur les oreilles ou sur la bouche… que penser de cela ?

      3. « Maintenant que des hommes et des femmes mettent leurs mains sur les yeux, sur les oreilles ou sur la bouche… que penser de cela ? »

        Ils vont crevez la dalle, salement. J’aimerais pas être à leur place…
        Ou alors, ils ont décidés de faire une expérience de privation sensorielle
        doublée d’une grève de la faim. Pas mieux.

        Le monde est mal fichu, et pour le peu que j’en comprenne il me révolte.
        Ce n’est pas pour autant qu’il faut se priver d’en témoigner par refus
        de notre responsabilité d’humain, trop.
        Un truc qui cause d’ange et de bête et que si on joue à l’un on est l’autre, même si au départ, on ne l’accepte pas. Mais cela, c’est plutôt pour Béa, en toute amitié.

    2. Le divin n’est ni accessible par la raison ni par la foi.. il se manifeste aux gens ouverts et sans certitudes, libres.

      1. C’est dans la croyance de notre pouvoir à agir que nous devons placer nos certitudes.
        Le choix du divin relève de la délégation des responsabilités, autant dire, de la déresponsabilisation.

        Les gens ouverts, sans certitudes et libres comme vous le dites sont à mes yeux emprisonnés, marchand sur le chemin balisé de la bonne conscience. Vraiment ils ne m’ont jamais apparu aussi inconséquent qu’à travers votre commentaire.

        Il ne peut y avoir ni morale, ni foi, il n’y à que ce que nous voulons faire subsister et la manière d’y arriver.
        La religion n’est qu’une accommodation à notre condition.

      2. N’empêche que si Dieu avait fait l’homme à son image, Mr Dupont ne balancerait pas ses canettes de bière par la portière de sa bagnole…

      3. « La religion n’est qu’une accommodation à notre condition. »

        Est-ce que vous comprenez seulement que vous parlez de votre propre « religion », de votre propre modèle ?

        Cela ne vous est pas venu à l’esprit qu’on peut avoir la foi, des certitudes et être ouvert d’esprit tout en étant responsable ? Le choix du Divin, si tant est que cette phrase puisse avoir un sens équivalent pour vous comme pour moi, ne relève en rien d’une délégation de responsabilité, c’est exactement l’inverse, c’est une énorme responsabilité.

    3. Dieu n’est qu’une allégorie. Il faut comprendre « laissons le hasard faire les choses et espérons un coup de chance ».

  13. Mais les Américains y étaient bien arrivés, à faire une grand nation avec plein de petits bouts ! Oui, mais justement : dans ce cas-là, la méthode par essais et erreurs a été utilisée à grande échelle : les États-Unis d’aujourd’hu ont dû passer par une guerre civile atroce pour clarifier un peu les choses. Et certaines cicatrices sont encore bien fraîches

    Euh, il me semble que ce genre d’essais-erreurs, c’est bon, même si c’etait par anticipation, on a déjà bien donné non ?
    Vaccinés, ni rappel ni même cuti ne me semblent nécessaires.
    Té, good english indie rock, The Vaccines, Wreckin’ bar – Ra Ra Ra…
    http://www.youtube.com/watch?v=yzEyOz8A4Q0

    1. Encore des confusions.

      Qu’est ce qu’on a donné?

      On ne parle là ni de guerre ni de révolution en général. On parle très spécifiquement d’une guerre sanglante pour définir le profil d’une fédération. Profil politique, économique, social, stratégique.

      1. C’est fait, deux fois. Si ça reste à faire, tirez le premier Sire Kerjean, à la vautre mon bon apôtre.

      2. @DL50

        Deux fois l’Europe aurai connu une guerre sanglante visant à définir le profil de sa fédération?

        Mais quand donc?

        Vous n’allez quand même pas assimiler les deux guerres mondiales à la Guerre de Secession?

      3. @Kerjean

        Comme les européistes, vigneron pense que les deux guerres mondiales ont été des guerres civiles européennes. Une petite facilité rhétorique…

      4. C’est ça, nous en a manqué une p’tite dernière. L’est là le gros bug dans l’logiciel, uh ?

      5. @ Niks, Kerjean et Dose. Létale. 50

        L’historien Enzo Traverso a écrit un essai dans ce sens:
        A feu et à sang. De la guerre civile européenne 1914 – 1945.
        Stock, 2007.
        Mais il n’est pas, à mon avis, pleinement convainquant.

      6. @Arkao

        Pas pleinement convainquant ? Tu m’étonnes ! 🙂 Le coup de la guerre civile européenne, c’est très très pratique idéologiquement…

  14. Si tout l’argent utilise dans le casino du marche des produits derives retournait dans l’investissement de l’economie reelle, ca ferait quoi ? Hyper-inflation surement…

      1. Bien sur que non Julien !
        Mais je trouvais ca curieux de se dire que si on renversait la vapeur, la situation ne serait peut-etre pas tellement meilleure.

    1. Si l’argent est parti de ce que vous appelez l’économie réelle mais qui est en fait la logique de la marchandise, encore appelée capitalisme marchand et industriel, ne serait-ce pas pour la bonne raison que produire ne rapportait plus assez ?

      1. Grèce, Espagne, Italie, etc. Là il est en grève schizosophie.
        Les syndicats financiers de Marlowe y ont lancé le mot d’ordre et posé les piquets.

      2. Les coquillages ne peuvent se mettre en grève sauvage qu’avec le feu vert des raisins (verts).

        PS. Les raisins ne doivent pas être confondus avec la jument qui travaille avec l’homme dans les vignes.

      3. A toutes fins utiles, Quelques DL-50 pour le posteur jorionien lambda lors d’une administration par voie orale :
        – sel de table : 3,3 g/kg ;
        – paracétamol : 2,4 g/kg ;
        – aspirine : 1,2 g/kg ;
        – caféine : 192 mg/kg ;
        – conine : 100 mg/kg ;
        – nicotine  : 53 mg/kg ;
        – digitaline : 5 à 10 mg/kg ;
        – ricine : 1 à 30 mg/kg ;
        – arsenic : 1 mg/kg ;
        – cyanure : 0,5 à 3 mg/kg ;
        – curare : 0,14 mg/kg ;
        – polonium 210 : 12,5 ng/kg ;
        – toxine botulique : 1 ng/kg;
        – figaro-magazinine : traces

      4. les coquillages seraient-ils incapables de grève sauvage ?

        Les huitres seraient au moins capable de grève perlée.
        (J’ai organisé une grève perlée.
        Un des meilleurs souvenirs de ma vie.
        On a pas tardé à emporter le morceau !
        Il parait que c’est « illégal »…)

      5. Jouons à la guillontine.

        Lu ici : « An appleseed is about 5 milligrams, so it contains about 10 micrograms of cyanide. » Il faudrait 200 pépins pour parvenir à 2 mg dans la fourchette de DL 50, entre 0,5 et 3 mg de cyanure par kg, la dose léthale pour un humain de 80 kg (i.e 0,16 g) impliquerait 16 000 pépins, soit 1 600 pommes pour se concocter un bol définitif. A raison d’une pomme dont on accumule les pépins chaque jour, si l’humanité se discipline enfin malthusiennement, elle a pour à peu près 4 ans et 4 mois… bien avant 2080.

        BA me corrigera.

  15. J’ai lu quelque part que De Gaulle disait « L’Europe, l’Europe, l’Europe. Ils n’ont que ce mot-là à la bouche et sautillent comme des cabris en le prononçant. Tout cela ne mène nulle part. L’Europe, c’est d’abord la paix entre les nations ».

    Je n’ai pas le sentiment qu’on soit sur le chemin de la paix durablement.

  16. Là je suis en désaccord complet avec toi, Paul, quand tu souhaites un gouvernement d’unité nationale dans la mesure où les 2 grands partis politiques et même la plupart des autres sont d’accord pour tout faire pour maintenir en vie un système moribond et malfaisant nommé euro.
    Je pense que comme en Grèce il nous faudra voir l’émergence d’une nouvelle force politique comme le Syriza. Dans la conjoncture actuelle le Président Hollande est le moins mauvais d’entre les possibles et la ruse de l’Histoire est qu’un partisan de ce système moribond sera celui du retour au franc comme tous les autres pays feront retour à leurs monnaies nationales puisque les dirigeants de l’UE n’ont pas l’intelligence de mettre en oeuvre un démontage coordonné de l’euro comme l’analyse et le propose l’économiste Jacques Sapir.

    1. @ Cording

      Malheureusement, Syriza ne veut pas sortir de l’UE,
      et pas non plus déraciner le mal en expropriant le secteur financier.
      Pas mieux que le Flan de Gauche du PS…

  17. « Pasok et Nouvelle Démocratie sortant vainqueurs des élections en Grèce, c’est ce qu’il souhaite aux Grecs. Et il n’a pas hésité hier à le leur dire. »
    Pour ceux qui avaient encore des (infimes) illusions, dont je devais encore faire partie, par semblant de reste d’espérance.
    Et puisqu’on en parle, d’espérance, et que nous ne sommes que le 14, il reste encore 4 jours pour formater un appel du 18 juin.
    Paul, les autres, une idée ?
    Pour le CNR, par contre, c’est plus tard, vu que ce n’est qu’après un appel qu’un CNR peut émerger.
    La prochaine date du CNR sera le 27 mai 2013 (70 ans plus tard) : ça laisse un peu de marge, kamême …

    [par contre, pour l’appel, c’est un peu quiché, on dirait]

    1. N’oublions pas que pour que naisse le CNR il a fallu De Gaulle et, comme disait Coluche, sans Hitler, De Gaulle aurait été moins connu.

      C’est un peu comme ces deux libertaires désabusés qui discutent des débuts de la Révolution russe.
      Le premier dit « la prochaine fois il faudra éviter Cronstadt » et le deuxième répond « non, il faudra éviter Lénine ».

    2. L’opportunité, on l’a manqué. Maintenant on va manger sévère et la parole sera au mouvement social politisé. Si ça ne marche toujours pas, je suppose que les casques lourds seront de sortie…

      1. @ Nicks :
        Je ne vois pas en quoi et comment le temps sera aux mouvements sociaux ‘politisés’ …

      2. @Zebu

        La régression sociale va continuer. Je suppose qu’il va donc y avoir des tentatives de faire reculer les gouvernements dans la rue. Après l’échec des indignés , précisément du fait de leur apolitisme affiché, il faudra donc que les mouvements se réclament au contraire de l’action politique. C’est à ce niveau que les capacités de rassemblement entrevues pendant la présidentielles pourront éventuellement produire quelque résultat.

      3. Le retour de la question sociale dans la rue, les entreprises et la vie quotidienne.
        En 2013, je vais rajeunir de 45 ans.

  18. Un vieux copain dont je partage pas les opinions m’a dit hier « l’endettement espagnol est dû à l’Etat espagnol, c’est honteux ».

    Je lui ai rétorqué que les dettes étaient privées et que c’est le sauvetage des banques qui allaient provoquer qu’elles deviennent publiques par la force des choses et que c’était de la pure mauvaise fois d’incriminer les dépenses de l’Etat espagnol.

    Il m’a répondu « c’est l’Etat espagnol qui, n’ayant pas de quoi financer la croissance, l’a fait financer par les banques. En misant tout sur l’immobilier et en en facilitant tous les rouages. L’Etat savait parfaitement ce qu’il faisait en laissant faire le boom immobilier, porteur d’une croissance illusoire. Il savait qu’un jour ou l’autre, il faudrait payer l’addition. »

    Pas faux mais qu’aurait-on dit si c’était l’Etat espagnol qui avait financé lui-même par la dette ce boom immobilier ? Les bras m’en sont tombés. Donc, les dettes privées qui vont devenir publiques, c’est aussi l’Etat (décidément, quelle plaie, celui-là!) qui est coupable ?

    On pourrait pas arrêter de mettre du dogmatisme dans les jugements ?
    Ca faciliterait les choses pour trouver des solutions.

    1. C’était surtout chimérique de penser que l’espagne puisse avoir un jour la mème stature que des pays comme la france, l’alemagne ou seulement l’italie sans faire l’effort d’un développement industriel propre au pays…
      Nous étions producteurs de tourisme, vendre du soleil et du loisir, quelques produits agricoles, aussi, pourquoi a t-on voulu entrer en compétition avec des pays nettement plus déveolppés et forts que nous ? Pourquoi avoir accepté l’europe sinon que pour profiter de ce flot de nouvelle monnaie à crédit qui nous rendait presque égaux à vous…
      Notre orgueil nous a tués… Et on voit encore cette arrogance dans les mensonges de rajoy, mais surtout ceux d’aznar depuis 1996…
      Mes parents étaient peones, j’ai été élevé et vis comme un peone, au rythme de ce qui entre et reste dans le silo à grain… Je ne suis pas un possédant, ni en biens, mais surtout pas en dettes, pourtant, je vais devoir payer l’avarice de mes congénères…

      1. Spain is different ! Oh yeah ! Et après, vous vous plaindrez de la collection de cartes postales et de lieux communs sur la culture espagnole qui circulent par ci et par là… Comme les grecs, au bout du bout, c’est congénitalement de leur méridionale faute. Tous des flemmards sauf ceux qui gagnent, c’est une morale efficace, commode, et vieille comme le monde.

      2. C’est gentil de ta part de prendre parti et tenter de défendre mon pays, merci, cependant, un fait est un fait, et certainement que si ces lieux communs existent, ils sont basés esur une certaine réalité que je vis malheuresement au quotidien…
        Je n’entre pas dans le détails des miliers d’exemples que je pourrais citer pour etayer ce que je dis, mais viens vivre ici quelques mois pour te rendre compte par toi même, tu pourras ensuite raconter ton expérience et certain que tu finiras par dire la même chose que moi…

      3. L’Espagne construisait à elle seule plus de logements que Allemagne + France + UK réunis (les 3 plus gros pays de l’UE). On peut parler d’avarice, il s’agit plutôt d’avidité. On peut en vouloir à Aznar mais c’est Zapatero qui promettait des rentrées fiscales de plusieurs dizaines de milliards par an en régularisant 1 million d’immigrés (la régularisation a eu lieu, mais pas les rentrées fiscales).
        Peu avant la crise, un ami espagnol me disait sérieusement : « l’Espagne va dépasser la France ». Tout a un prix, même l’arrogance.

      4. @Pedro Gil: L’avarice de tes congénères hein? Sur le blog de Jorion, qu’est-ce qu’il faut pas entendre comme conneries sur l’Espagne…

        Pedro, le monsieur qui ne possède rien mais ne veut pas payer, c’est pas l’Espagne que tu décris là, c’est la beaufitude de droite. Heureusement, tout le monde n’est pas comme ça en Espagne. Il y en a qui comprennent ce qui leur arrive. A commencer par les mineurs d’Asturies et du Bierzo (mon père en fut, autrefois, avant d’émigrer). N’hésite pas à aller leur expliquer tes salades sur la paresse des ibériques, leur avarice, etc. On saura te recevoir avec les légendaires sens de l’hospitalité et de la fête espagnols.

      5. Pignole the first,

        L’Espagne construisait à elle seule plus de logements que Allemagne + France + UK réunis…
        On peut en vouloir à Aznar mais c’est Zapatero qu promettait des rentrées fiscales de plusieurs dizaines de milliards par an en régularisant 1 million d’immigrés…

        Bof, construire des logements ou peigner la girafe, voire soulager sa vessie dans des Stradivarius, après tout… Et puis au moins ça fait bosser des immigrés, qu’on fait bien de régulariser, figurez vous, moindre des élégances. D’autant que ça les empêche pas de repartir en Am-Sud ou au Maroc, vu qu’ils ont pas les moyens d’habiter les casas qu’ils ont bâties, même bradées..
        Ps : « plusieurs dizaines de milliards par an » de rentrées fiscales pour un million de sous-prolos, non, désolé mais non, quelques milliards de recettes publiques totales tout au plus. Trouvez moi la citation de Zapatero svp. I’m waiting…

      6. « Pignole the first, »

        Je l’ai toujours dit : il est pire que moi. Pas Lui, je parle, mais ma personne personnellement je.

      7. Oui, pardon, je voulais dire « codicia » = « avidité » je me suis trompé de mot, pardon, et merci de corriger mon français un peu basic 😉

        Quant au réveil des mineurs, ils luttent aujourd’hui pour ne pas perdre les avantages qui leur ont été concédés, il ne luttent pas contre le système…

        Le 15M, si, eux, ils ont pour slogan « no es una crisis, es una estafa » = Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie

        Mais sur le fond, c’est l’appat du gain qui a mené le pays dans cette tourmente ; J’ai vu de ma propre famille céder du terrain exploitable pour monter des logements à la place, sur la promesse que les 2 ou 3 pisos qu’ils recevraient en échange leur garantirait un revenu à vie… Et ils l’ont cru à l’époque, contre mon avis, maintenant ils crient à l’injustice… ?
        Moi je dis pas d’injustice, c’est de la grande bétise et c’est bien fait, je leur avais expliqué que ça ne pouvait pas marcher et à cette époque, ils riaient… et ils pleurent aujourd’hui

      8. Pedro Gil, « c’est l’appat du gain », oui bof. Que dire de M’dame Josette dans l’article de Sud Ouest dont je cite la fin ci-dessous ? Appat du gain seulement ?

        Ce matin, l’ancien maire PS Gérard Dalongeville, qu a plombé les finances d’Hénin-Beaumont et fait le lit du FN, est revenu après trois ans d’absence forcée, son contrôle judiciaire ayant été assoupli la semaine dernière. En le croisant, nombre d’Héninois l’ont encore appelé « monsieur le Maire », alors qu’il ne l’est plus depuis trois ans et doit comparaître en 2013 pour détournement de fonds publics.
        « Les gens qui l’appellent « monsieur le maire » font probablement partie des 40 % d’Héninois qui ne payent pas d’impôts », peste Josette, employée municipale à la retraite. Josette est un pur produit du clientélisme PS local. Grâce à la carte du parti, les siens ont eu des logements, des emplois. « C’est comme ça que ça marche ici » confirme Jean-Pierre, le buraliste.
        Sauf que pour son 80 mètres carrés dont elle est propriétaire, Josette a payé l’an passé 4000 euros d’impôts. Cela a douché ses ardeurs socialistes.
        « Je viens de voter Marine. J’aime son franc-parler. Elle est comme moi. Mais je n’aime pas Mélenchon. Il fait peur. Au deuxième tour ? Je voterai Philippe Kermel bien sûr ! » Ça se passe comme ça à Hénin-Beaumont. À moins que le FN ne « casse la vitrine » du PS dimanche prochain.</blockquote
        Tout simplement, très tranquillement.
        http://www.sudouest.fr/2012/06/11/melenchon-est-au-tapis-739825-4688.php
        Par Dominique de Laage, envoyé spécial, d.delaage@sudouest.fr

      9. D.L.50 : Je ne connais pas asez bien la situation politique de la france ni la subtilité de la langue pour comprendre correctement ta réponse, je crois.
        Que veux tu dire ?

    2. C’est comme la gangrène . On n’implique pas a chaque étape , la responsabilité du mal ….En économie SI !! …..ça évite de s’interesser a la cause du mal…..Faut faire comme le fou ; regarder le doigt et pas la lune .

  19. Et oui,

    la zone euro est au bord de l’effondrement. Des peuples entiers amis et voisins se débattent dans une misère de plus en plus noire. On a jamais été aussi prés d’une guerre mondiale depuis 50 ans et de quoi se préoccupe à 90% l’univers politico-médiatique Français?

    Quelle est la première préoccupation nationale pour notre élite dégénérée de petits marquis Versaillais poudrés et cérusés?

    Le tweet de Trierweiller.

    1. Voulez-vous suggérer qu’il convient de supprimer SMS, tweet et autres communications instantanées ou seulement empêcher les femmes de les utiliser ?

      1. >Marlowe

        Non. Il va juste falloir être un peu plus rigoureux dans l’attribution des cartes de journalistes.

        Et peut être examiner de plus près les qualités de ceux qui en possèdent.

        Voir peut être voter avec les pieds et arrêter d’acheter certains torchons, histoire que des petits malins qui ont tribune ouverte depuis 40 ans (!) découvrent les joies de la recherche d’emploi…

      2. Les cartes de police et de privé avant celles des journaleux please.
        Et décidément je vois qu’il n’est bon bec que du blog Jorion. Je ne perçois pourtant guère plus de lueurs d’intelligence dans les posts d’ici-bas que dans le courrier des lecteurs du Figaro Magazine ou des lectrices du Figaro Madame, un peu moins que dans celui de Notre Temps (4 millions de lecteurs…) quoi.
        Un peu d’humilité les « sachants blogueurs ». Commencez par arrêter de prendre les journaleux que pour des vendus ou des ignares et ceux qui les écoutent ou les lisent que pour des cons.

  20. Je ne comprends pas pourquoi les cotations en bourse restent aussi stables avec cette situation critique.

    1. Apparemment les volumes échangées sont très très faibles, position attentiste des marchés avant les élections de dimanche en Grèce..

  21. Quant à Hollande, qui a osé affirmer aux Grecs qu »il avait mis la croissance au centre des préoccupations Européennes, avec sa croissance, il me rappelle ces enfants terrifiés, dans le noir, qui chante leur ritournelle « mon doudou y m’protège, mon doudou y m’protège, mon doudou y m’protège, mon doudou y m’protège, »

  22. Le capitalisme c’est mal. Pourquoi ne pas donner directement les 100 Milliards au bon peuple Espagnol pour qu’il puisse enfin régler ses emprunts et avoir son logement tant désiré ?

    1. et pourquoi ne pas mettre les banques Espagnols tout simplement en faillite en mettant leurs actionnaires et gros créanciers devant leurs responsabilités?

      Parce qu’en attendant, c’est le « bon peuple Espagnol » qui va payer ces 100 milliards.

      Et ces 100 mds doivent avoir une origine tellement claire que le parlement Espagnol, de droite, le premeir à exiger de la rigueur, vient de refuser qu’une enquête soit faite sur l’endettement de ces banques.

      Etonnant non?

      1. Pour une fois je suis d’accord avec vous. Etonnant que vous n’ayez pas relevé « le capitalisme c’est mal ». Du coup, l’affirmation vous a assagi à mon sujet. Ah le pouvoir des mots…

  23. Si ce qui manquait le plus était le temps cela supposerait de connaître une échéance. Ce qui manque le plus est, à mon avis, la conscience. Conscience que nous ne vivons pas des crises mais bien une seule, car ‘On feint de découvrir que le capitalisme est amoral par nature.’
    Le pouvoir décisionnel participe activement au processus d’effondrement, c’est normal puisqu’il s’agit d’un processus vital immuable.
    Peut-être que la seule chose à sauver est le symbolisme de l’homme, car le monde est ce que son esprit projette.
    Cyril.

    1. Oui,le monde est ce que notre esprit projette et nous projettons selon ce que nous croyons or,ce que nous avons cru jusque là fait la preuve de son inexactitude,de sa perversité et autres insultantes prétention… alors ,revenons à des vérités intangibles qui veulent que nous soyons Un dans toute l’immensité de la création.

      La dualité qu’il était bon d’expérimenter fût une grave fumisterie dont il serait bon de se désolidariser au plus vite pour reconstruire avec sagesse et amour ce que nous avons construit avec égoïsme et peur.Au top départ…?!!

    2. IMMORAL, pas amoral.
      Ce qui est amoral est immoral. Il n’existe aucune catégorie d’acte moralement indifférent.

  24. Ma question sera toute simple: vous dites « mettre au pas la finance » ( remarque c’est ce que prétendait Hollande dans son discours de campagne…). Tout le monde est d’accord. Mais comment s’y prendre? Si la finance aujourd’hui se concentre dans les serveurs informatique du monde entier et que les transactions s’effectuent au rythme des commutation de paquets, comment combattre cette ennemi virtuel, tentaculaire, qui ne cesse d’échapper…

    1. L’ennemi n’est pas virtuel, il y a des hommes qui programment ces machines, elles ne fonctionnent pas d’elles-mêmes, inutile de chercher à rejeter la responsabilité sur un tas de circuits électriques, ce n’est pas sérieux. Mettre au pas « la finance », c’est mettre au pas les hommes qui s’en servent pour s’enrichir, ni plus, ni moins. Refuser de le faire, quelles qu’en soient les raisons, c’est aller au devant de graves problèmes.

      1. Ok, vous êtes instrumentaliste. Le coupable, c’est l’homme, les fautifs sont les méchants capitalistes et traders, pas les instruments qu’ils utilisent. Pas faux certes mais cette vision se veut rassurante car elle postule que l’homme a le dessus sur ses outils et sur le système. C’est l’usage malveillant qui est en cause . il suffirait donc de combattre cela et tout serait réglé. Moi , je suis plus déterministe. La réalité de la finance d’aujourd’hui semble autrement plus complexe, du fait de la puissance des outils utilisés: la finance étant devenu elle même un système complexe quasi autonome. Il y a un dérèglement systémique qui fait que la situation nous échappe. C’est bien ce à quoi on assiste aujourd’hui. De là le ton parfois fataliste et inquiet de Jorion. Ce qu’il faut peut être voir, c’est la puissance conjuguée de l’argent et de la technologie, ce sont deux formes d' »énergie’ que l’homme actionne et libère (comme le nucléaire). Jorion ne l’ignore pas, lui qui cite souvent Hegel, mais Hegel précisément le pointait déjà il y a deux cent ans: « (l’argent) forme une vie qui se meut en soi même d’une réalité morte, vie qui s’agite d’une manière aveugle et élémentaire et qui, tel un animal sauvage, a besoin d’être continuellement dompté et maîtrisé avec sévérité »

      2. « Ok, vous êtes instrumentaliste. » Je ne sais pas ce que ça veut dire.

        Est-ce que vous souhaitez penser que « le coupable » puisse être un algorithme, une machine ou quoi que ce soit d’autre que l’homme ou la femme qui est derrière cet algorithme ou cette machine ?

        « Pas faux certes… » dites, c’est une blague ou vous y croyez réellement ?

        « La réalité de la finance d’aujourd’hui semble autrement plus complexe… »

        La réalité de la « finance d’aujourd’hui » c’est surtout que ce n’est plus qu’une vaste escroquerie généralisée qui ne profite qu’à quelques-uns : ceux dont l’absence absolue de morale et de savoir vivre leur permet d’agir comme bon leur semble pour arriver à leur fin.

      3. Eh bien si vous ne savez pas ce que ça veut dire, renseignez vous. Surtout que je l’explique. C’est l’idée selon laquelle l’homme a toujours le contrôle sur ses outils, sur la technique, qui est neutre. Les déterministes pensent l’inverse. C’est pas bien compliqué, moins que le fonctionnement de la finance. Si vous ignorez certaines choses, Je trouve donc que votre ton est trop rempli de certitude, ce qui vous permet d’expliquer le marasme financier par des solutions simples et rassurantes: ce sont de vilains individus sans morale et sans savoir vivre. D’ailleurs, si je vous lis bien, vous contestez mon assertion sur la complexité de la finance, et vous répondez que c’est plus simple qu’on croit. Remplaçons les méchants par des traders vertueux et bien élevés et tout ira mieux alors. Pourtant je persiste la cupidité humaine n’est pas nouvelle, la complexité si. Je ne nie pas du tout la responsabilité de certains personnes, ni le rôle que jouent la cupidité et la fraude. Cependant, vous ne tenez absolument pas compte du caractère inédit des crises actuelles. Paul Jorion, pourtant, insiste sur ce rôle de la complexité.

      4. @ mlepoivre

        Vous êtes bien gentil mais ce que vous décrivez ne correspond en rien à la définition des termes que vous employez, vous me rappelez quelqu’un qui intervient parfois sur ce blog et qui emploie quasi systématiquement les mots avec un sens qui lui est propre, je crois que vous n’avez pas très bien compris le véritable sens des termes que vous employez, ce serait plutôt à vous de vous renseigner.

        Quant à la pseudo complexité de la finance telle quelle est présentée aujourd’hui, c’est de l’enfumage, si vous n’êtes pas conscient de cela, je ne peux rien pour vous.

        Remplacer « des méchants » par des traders vertueux ? Qu’est ce que c’est que cette blague, vous voulez remplacer de mauvais cupides par de bons cupides, c’est ça en gros ? Il faut virer les parasites des échanges commerciaux, point, sinon on finira par revenir au troc.

    2. Je vous laisse à vos certitudes. Mais vos propos confirment que vous n’avez pas de notions élémentaires concernant la réflexion sur la technique. Le débat instrumentaliste/déterministe c’est la base, c’est simple à comprendre, et vous vous vantez de ne pas savoir ce que cela veut dire . Je veux bien débattre, mais encore faut il que vous ayez des arguments étayés qui ne se réduisent pas à des déclarations bornées. Votre position exprime un refus de principe de considérer le rôle de la technologie. A partir de là continuer cette discussion n’a pas de sens ni d’intérêt…Quoiqu’il en soit, l’idée de complexité (au sens de système complexe: il faut vous l’expliquer aussi?) est l’un des grands axes de la pensée de Paul Jorion sur la finance (Cf complexité et effet Skynet), au même titre que la fraude généralisée.

      1. Attendez encore quelques jours de plus, vous finirez bien par avoir le dernier mot et l’impression de gagner, puisque c’est ce que vous voulez absolument. Ouvrez quand même un dictionnaire pour voir la définition des mots que vous employez, il ne suffit pas d’en imaginer le sens, parfois, ça ne fonctionne pas.

  25. Ce qui nous déroute c’est notre impuissance à trouver la solution aux problèmes que nous avons créés par prétention ou ignorance.

    Le système est en roue libre et nous échappe.Voilà de quoi nous ramener à plus d’humilité !

    Cessons de vouloir maitriser ce qui nous dépasse et laissons,pour une fois,la vie gouverner l’infinie créativité dont Elle a fait preuve !

    Quoique nous pensions,quoique nous échaffaudions,l’univers aura toujours le dernier mot.Alors laissons ce qui est improducctif s’effondrer au prix de nos petites certitudes et de nos fausses sécurités et nous verrons alors s’ouvrir le champs de possibilités auxquelles nous refusons de croire.

    Croyez-vous que nous pouvons maitriser l’immensité des paramètres qui interfèrent et manifestent nos petites existences ?

    Ayons l’honnêteté de reconnaitre,comme le chantait Gabin, »je sais que je ne sais rien » ! et utilisons nos pouvoirs créatifs au service d’une supériorité qui nous dépasse et nous sert pour peu que nous acceptions de reléguer à l’arrière plan nos égos distordus.

    Lâchons-prise ! nos peurs ne peuvent générer la paix à laquelle nos coeurs aspirent.Le chaos produit par nos inconséquences finira,j’en suis persuadée,par réveiller nos consciences limitées même si nous devons pour cela en subir les douloureuses conséquences.

    notre filiation Divine nous a fait créateurs de notre réalité mais notre prétention en a perverti les manifestations.

    Osons accueillir l’inconnu au lieu de vouloir tout fragmenter dans des cases que nos volontés égoïstes construisent pour nous piéger dans l’illusion.

    Et,je précise que je ne suis pas mieux lôtie que ceux qui souffrent mais dans la perte et la précarité qui nous menacent tous,il y a la voie vers un essentiel que nous avons omis de prendre en compte,à savoir la vie elle-même !

    J’attends les critiques de ceux qui me traiteront de Bisounours ainsi qu’un argumentaire qui mette à mal mes convictions et celles de ceux qui ont renoncé à la dualité…

    1. « Qui sait mourir n’a plus de maître », disait Sully Prudhomme, voilà bien l’inspiration du moment.

    2. Merci à idle,Azergus et BasicRabbit,
      @BasicRabbit,
      J’avoue que la tristesse m’envahit face à l’obstination des hommes et à l’état du monde actuel mais j’ai la profonde conviction que ,avec ou sans notre consentement,la vie poursuivra sa merveilleuse et infinie création.Il est juste dommage que nous n’ayons pas la conscience assez éveillée pour nous émerveiller de tant de magnificence.Ce processus est en cours,je n’en doute pas ,ce qui devrait me transformer aussi de BEAtristesse à BEAtitude,telle que me perçoit Azergus!!!

    3. Ce que vous proposez, c’est le « laisser faire », vous vous placez dans ce cas comme meilleure alliée de ceux que vous prétendez combattre. Personnellement, je n’aime pas et je commence à avoir assez, que l’on parle d’une façon à entendre que nous sommes tous responsables, sans distinction, de ce qui arrive car ce n’est pas le cas, beaucoup sont innocents tout simplement parce qu’ils n’ont, parce que nous n’avons, aucune prise sur le déroulement de certaines choses. Rejeter la responsabilité sur tous, c’est dilué la responsabilité des fossoyeurs de l’humanité à leur profit, et là, pour le coup, nous allons tous payer pour eux, d’une façon ou d’une autre. Ce qu’il faut faire, c’est contraindre ceux qui ne respectent rien à plus d’humilité, contraindre par la force s’il le faut, je ne parle pas de violence mais de fermeté.

      1. @Jean Valjean,
        Ce que je propose c’est le contraire de laisser faire,c’est de faire autrement,nuance !

        Chacun à notre niveau,nous avons menti,trahi,écrasé le voisin pour parvenir en haut de l’affiche etc…Biensûr,plus nous avons de pouvoir,plus nous avons de responsabilités !

        Nous croyons être en démocratie alors que ceux que nous élisons ne traduisent plus nos plus nobles intentions.L’erreur est de penser que La solution viendra de l’extérieur.C’est à chacun de faire le pas qui coute et compte,à chacun de tirer les leçons des erreurs passées si nous voulons vraiment changer,évoluer,grandir.

        Nous avons été induits en erreur par des mensonges construits par un système qui,pour sa seule survie,ne souhaite pas que l’on s’affranchisse.voyez tous les mensonges et la désinformation qui nous tiennent craintifs,prisonniers…de bon con-sommateurs !

        Si ce mode de fonctionnement duel était le bon,nous serions tous heureux de vivre à l’heure qu’il est et force est de constater que nous en sommes loin.

        Par la contrainte on ne peut obtenir que la soumission et perpétuer un système dominant-dominé.Je ne crois qu’à une chose : l’éveil des consciences afin que chacun reprenne sa souvereineté individuelle,comprenne que nous sommes interconnectés et agisse ainsi pour un mieux individuel et collectif.

        La vraie force n’est pas d’obliger quiconque à se rallier à notre vision mais d’adopter individuellement les comportements qui fonctionnent .Biensûr il est toujours plus facile de rester dans un statut de victime que d’opérer le changement que l’on attend des autres.

        Nous sommes tous,de manière plus ou moins consciente,responsables de l’état du monde.Que ce soit par ignorance,lâcheté,déni ou fuite .Ce que nous n’avons pas intégré par sagesse il nous faut l’intégrer avec douleur.C’est tout le sens de ces crises.

        La contrainte est violence et nulle violence ne peut engendrer la paix que nous convoitons.C’est à chacun de donner l’exemple…ou pas ! mais rendre l’autre,les autres coupables de nos malheurs ou responsables de nos bonheurs ne fait qu’alimenter ce que nous disons vouloir éviter,les rapports de force,la dualité,etc..

        Merci d’avoir pris le temps de me lire !

      2. c’est sûr qu’en faisant payer l’innocent pour le coupable on ne sauvera personne , on n’ a jamais sauvé quiconque .

        Rejeter la responsabilité sur tous, c’est dilué la responsabilité des fossoyeurs de l’humanité à leur profit,

        j’aurais dis « culpabilité » au lieu de « responsabilité » .
        si l’humanité était dans la tombe , cela ne pourrait profiter à personne .

      3. @béa

        mais rendre l’autre,les autres coupables de nos malheurs

        si l’on prend les deux mille ans de l’histoire qui nous ont conduit ici, c’est l’histoire d’une sacrée manipulation de la culpabilité , pour notre malheur .
        cela n’empêche qu’elle préexistait déjà , et remonte à plus loin encore, comme un carcan dont on n’arrive pas à se débarrasser et qui contraignit le monde à des subterfuges pour survivre, sans lésiner sur la mort d’autrui , qu’on décrète juste …
        bénir les armes, par exemple, si l’on y songe , c’est assez horrible . c’est le permis de tuer de droit divin .

      4. « Chacun à notre niveau,nous avons menti,trahi,écrasé le voisin pour parvenir en haut de l’affiche etc… »

        Si vous pouviez arrêter de projeter sur les autres vos propres turpitudes, ce serait déjà un premier pas, je dois vous redire à nouveau que « nous » ne sommes pas tous comme vous le prétendez, il y a encore beaucoup d’Hommes de bonne volonté de par le monde, sinon, ce serait déjà le chaos depuis un moment. Si vous pouviez abandonner ce « nous », ce serait déjà un bon début.

        « Par la contrainte on ne peut obtenir que la soumission et perpétuer un système dominant-dominé. »

        Non, c’est faux, il ne s’agit en aucun cas d’obtenir la soumission de qui que ce soit, il s’agit d’obtenir un monde dans lequel chacun puisse vivre une vie productive de sens et avoir une chance de le faire honnêtement. Si vous laissez faire les « déviants » tels qu’ils sont décrit (en tout cas leurs agissements) à longueur de page sur ce blog, vous n’obtiendrez au final que le chaos généralisé d’où seuls les mieux armés moralement pourront se sortir.

        Il s’agit d’obtenir une paix productive dans laquelle chacun puisse avoir sa chance, on apprend et on comprend mieux sans un stress permanent. Pour cela, il est nécessaire de contraindre par la force (force de loi si vous voulez) ceux qui se laissent envahir par leur égoïsme, il s’agit d’agir avec fermeté si il le faut et cela est parfois nécessaire, Moïse a dû user de fermeté pour conduire son peuple, il ne viendrait à l’esprit de personne de le lui reprocher, rassurez vous, je ne me prends pas pour Moïse, c’est juste un exemple.

      5. M. Valjeand: « Il ne viendrait à l’esprit de personne de le lui reprocher »: détrompez-vous. Beaucoup et de très nombreux esprits peuvent très bien avoir l’idée de reprocher quelque chose à Moïse, quel que fût sa vie, ou pas. Attention avec votre morale et votre fermeté, tout de même, cela fait un peu peur, y compris à des « innocents » comme moi, à moins que je ne puisse qu’avoir quelque chose à me reprocher pour ainsi craindre vos propos? Voyez ou je veux en venir? Je force un peu le trait mais je veux juste dire que votre raisonnement est un peu trop droit à mon goût, là où il me semble qu’on s’évertue ici à ne pas hésitez à prendre des chemins de traverses et sortir du cadre.

      6. @ Toine

        « Attention avec votre morale et votre fermeté, tout de même, cela fait un peu peur, y compris à des « innocents » comme moi » « votre raisonnement est un peu trop droit à mon goût »

        Ah oui, quand même, il va y avoir plus de boulot que je ne pensais !

        « Voyez ou je veux en venir ? »

        Ben non, pas trop, si vous pouviez approfondir un peu…

        PS, vous avez quoi à lui reprocher, à Moïse ?

    4. moui, mais quand même … sous ce prétexte de non dualité je ne mettrais pas ma main au feu .
      je préfère faire la différence entre ce qui me fait mal, et ce qui me fait bien, afin de ne pas faire mal, et essayer de bien faire . de toutes façons, les deux sont à nous , notre histoire, notre karma, et s’en délivrer ne se fait pas aisément , sans lutter, ni sans repos .

      il ne faudrait pas non s’endormir sous le parasol de l’Un .

      1. @Eric L,

        Vous parlez de l’histoire mais quelle histoire,celle qu’on nous raconte et qui est écrite par les vainqueurs ?
        Nous prenons pour argent comptant l’information donnée par une classe dirigeante qui tient trop à son pouvoir et à ses privilèges pour risquer que « le peuple » s’affranchisse et s’éveille.
        Nous avons été conditionnés et on nous a vendu des concepts qui sont une offense pour le vivant.
        Il faut oser revisiter nos acquis et réapprendre à penser sans prendre appui sur d’autres penseurs aussi pertinants ou tordus soient-ils ?

      2. non, je parle d’histoire mienne , par exemple . pas d’Histoire, quoique tout se recoupe . le particulier a des effets sur l’ensemble .
        on est héritier de conditionnements qui conditionnent à leur tour, et entrainent le monde dans un sens .
        dépasser la dualité, c’est surhumain . c’est un processus qui ne s’élabore pas sans ruminer .
        pour l’heure, on vit encore, dans le chaud , le froid, les tensions diverses, tenaillés dans la multiplicité des choses.
        Que quelques bouddhistes aient atteint le Nirvana, je veux bien. Que cela ait des incidences sur la marche du monde , au moins pour l’apaiser , pourquoi pas . cela n’empêche pas le monde de vivre et de lutter dans ce monde , et de poursuivre sa quête , sans doute et précisément morale.
        Dans le sens de duel entre jour et nuit, haut et bas etc. bref, quelque chose de vivant aussi .
        c’est notre tournure d’esprit occidental , peut-être qui veut ça ?
        on ne peut pas encore confondre la matière et l’esprit . sans s’égarer , enfin , il me semble …
        De même , il est assez injuste de mélanger la victime et le coupable . de les mettre dans le même bateau .
        savoir qui décide , est une autre histoire

      3. De Béa @Eric L,

        Vous parlez de l’histoire mais quelle histoire,celle qu’on me raconte et qui est écrite par les vainqueurs ?
        Je prends pour argent comptant l’information donnée par une classe dirigeante qui tient trop à son pouvoir et à ses privilèges pour risquer que « le peuple » s’affranchisse et s’éveille.
        J’ai été conditionnée et on m’a vendu des concepts qui sont une offense pour le vivant.
        Faut il oser revisiter mes acquis et réapprendre à penser sans prendre appui sur d’autres penseurs aussi pertinants ou tordus soient-ils ?

        C’est beaucoup mieux comme ça, non ?

      4. @Jean Valjean et Eric L,

        Je suis sûre que,dans le fond,nous ne sommes pas si différents.J’entends vos remarques et comprends vos critiques.Je ne prétends pas détenir La Vérité et nos « confrontations » peuvent être positives.Elles le sont pour moi car,en vous lisant je perçois plus de similitudes que de différends entre nos visions respectives.

        La diversité des opinions est une richesse que nous aurions tort d’ignorer et, est-il nécessaire que l’un ait tort pour que l’autre ait raison ?
        Faut-il que l’un perde pour que l’autre gagne ?

        Vous voyez,on peut apaiser les tensions au lieu de les attiser et ainsi mettre en pratique ce que nous prônons tous : la paix !

        En effet,il faut un judicieux mélange de douceur ET de fermeté pour parvenir à l’équilibre !.Il ne s’agit pas biensûr d’accepter l’inacceptable,seulement d’avoir une ouverture et une souplesse d’esprit qui laissent une place à chaque particularité et faire simplement de notre mieux avec humilité et honnêteté.

        Je n’ai certainement pas la culture de la plupart des intervenants ici.Ce que j’exprime n’est que l’expression des leçons que j’ai tirées de mon propre et douloureux parcours de vie.Ca vaut ce que ça vaut ,ni plus ni moins et,on ne finit jamais d’apprendre,de comprendre,d’évoluer et de grandir !

        La vie en ce monde de manifestations ne se compose pas de deux forces qui s’opposent.Elle est faite de deux fonctions de la même force .
        Faire des apparents opposés d’harmonieuses complémentarités n’est pas surhumain car ce que nous « gagnons » par cette pratique n’a pas d’équivalent en terme de sérénité intérieure et extérieure.
        Mais bon,encore une fois,ce n’est que mon humble avis qu’il est trés difficile de développer ici.

        Merci l’un et l’autre d’avoir pris le temps de me répondre !
        Bien à vous !

        Bien à vous !

      5. @ Béa,

        Oui, je pense également que « nous » pouvons « nous » rejoindre. 🙂

        Il faut juste que vous appreniez à vous exprimer en votre nom propre, personne n’aime être associé à des pratiques négatives aussi directement que vous le faites en employant systématiquement le pronom « nous », tout le monde comprendra et s’associera à votre message si vous le personnifiez en employant le pronom personnel « je ».

        Si vous souhaitez parler de pratiques particulières qui vous révoltent, n’hésitez pas à nommer précisément ceux que vous accusez de les faire (si vous vous pensez en faire partie, précisez le alors) ce sera bien mieux perçu que ce « nous » qui met tout le monde dans le même sac, ça aura le mérite de la franchise, et si ceux qui se sentent visés vous pensent dans le même état d’esprit qu’eux, ils n’hésiteront pas à vous le dire.

        « Mais bon,encore une fois,ce n’est que mon humble avis qu’il est très difficile de développer ici. »

        Il ne faut pas craindre la confrontation, cela permet de faire évoluer ses idées, de les confirmer ou de les remettre en question.

      6. @Jean Valjean,

        J’emploie le « nous » parce que nous sommes tous humains,faillibles et perfectibles et que nos parcours,si différents soient-ils dans la forme, ont ,JE crois,dans le fond, les mêmes racines et nos intentions des objectifs similaires !

        C’est une façon de mettre du lien dans un contexte individualiste,d’unir aprés tant de douloureuses divisions,il y a toujours un peu de soi en l’autre…

        JE NOUS souhaite ce meilleur qui nous rassemble,que l’addition des individus crée une Humanité digne simplement parce que l’amour multiplie ce que la peur divise et que l’union fait la force mais,vous avez raison,je ne peux inclure ceux qui ne le souhaitent pas !!

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