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45 réflexions sur « COUP DE THÉÂTRE POUR LA GALERIE, par François Leclerc »

  1.  

    … je ne peux pas rester sans réagir, désolé …

     

    Je ne pensais pas que nos experts économiques aient aussi peu d’influence. Ils signent des appels, sont atterrés. J’avais fini par comprendre qu’il leur était impossible de se mettre d’accord du fait de leurs méthodes de l’organisation de la profession. La différence, c’est bon, pas d’accord avec J. Tirole !

    En laissant Mr Juncker, Mme Lagarde, et les techniciens négocier, le plus gros risque est désormais celui porté par la BCE que les Etats devront recapitaliser, les banques, assurance-vie qui possèdent de la dette grecque. Quand on dira à Monsieur Martin que sa pension n’augmentera pas pendant dix ans, qui lui expliquera qu’il a remboursé la dette grecque ?

     

    La vision comptable en partie double ne permet d’intégrer que des dettes déclarées remboursables. Les dettes des Etats ne sont jamais remboursées mais sont dites remboursables. S’il n’y avait pas de bons du trésor, finis les repos et autres financements à court termes désastreux d’ailleurs à 90%. Les dettes qui doivent être absolument remboursées sont celles des ménages et des entreprises (à 98%). On attend des banques qu’elles fassent le nécessaire vis à vis des entreprises pour éviter les défauts. Les dettes d’Etats doivent être contenues : 30% en 1970, 60% en 2008, 100% en 2020 (permettez-moi de dire que je ne suis pas du tout d’accord avec ces façons de faire, je ne fais que décrire).

     

    Heureusement que Martin Bouyges a refusé l’offre de Mr Drahi. Il ne faut pas réglementer de telles pratiques, il suffit de les interdire, je dis pas « il faut », je dis « il suffit ».

     

    Je crains désormais le pire non pas pour la Grèce mais pour l’Europe. Les Etats Unis l’ont compris qui font pression sur les européens. Les Chinois sont en embuscade prêt à aider la Grèce après avoir recommandé d’aider la Grèce : pile je gagne, face je gagne car la Chine a maintenant la légitimité d’aider la Grèce si l’Europe ne l’aide pas (financièrement, elle sera gagnante : investir en bons du trésor américain ou dans une économie à construire, le choix est clair).

    Si la Grèce fait défaut, et si on applique les règles… gros coup de blue en Europe.

    Demain, Il faudra que les banquiers nous refassent le coup de JP Morgan, une banque centrale des banques centrales mondiales… la foire d’empoigne ne sera  plus européenne mais mondiale mais le champ de bataille sera cerné. Tout le monde aura le dos au mur : aucune possibilité ni intérêt de créer une banque centrale entre la Terre, Mars et la Lune…

    DSK le « dilettante » et parce qu’il est dilettante  (c’est à dire détaché ce qui est une force)  a été capable de prendre du recul, et a fait la presque meilleure proposition ou presque. Je me demande s’il ne l’a pas fait pour rendre service à O. Blanchard car DSK vit désormais en paix avec lui-même . La meilleure politique serait de dire que la Grèce remboursera ses dettes à sa vitesse, comme le fait la France et non de dire qu’elle ne remboursera pas.

     

    Y Yaroufakis a fait la meilleure proposition du moment : indexer le remboursement sur la croissance du PIB grec. Autant ne pas effaroucher les 4/5 de la population qui rembourse ses dettes et qui n’ont pas compris qu’un état qui ne rembourse pas ses dettes (l’Etat c’est nous) ne pose pas trop de problème mais moins de problème qu’un défaut. Une fois l’incident réglé, on règle le problème sur le fond, on fait le ménage des faux experts et on réfléchit à la meilleure façon de restaurer la démocratie en Europe, coup d’essai d’une future démocratie mondiale.

    Mon pronostic, car c’est la voie de la raison — de ma raison—, car les enjeux géopolitiques sont énormes : la Grèce dit non, mais la Grèce reste dans l’euro. La Grèce annonce qu’elle remboursera sa dette. Mme Lagarde est déplacée (c’est le maillon faible qu’on peut accuser de tous les mots et maux), le FMI sort du jeu. L’Europe soutient un politique grecque attractive pour les investissements étrangers : zone franche ou impôt sur les société à l’Irlandaise.

    Je me raccroche tous les jours à cette voie la plus raisonnable, mais il y a des moments où je flanche. Tenir le cap ce n’est pas facile face à la pression médiatique déstabilisante et aux risques réels ou imaginaires affirmés avec conviction par les uns et les autres. Il faut avoir les reins solides, penser intérêt général. Cette solidité, Y Yarouflakis l’a, A. Tsipras très probablement. Moi pas encore. Je préfère me rapprocher des personnes fortes et conséquentes que … donc je suis pro- Grèce.

     

    1. Je pense aussi que la négociation va virer vers la solution DSK : retirer la corde autour cou du budget grec tout en ne concédant aucune aide supplémentaire et laisser le gouvernement grec restructurer tout le système économique du pays. Le petit peuple grec aura bien du souci à se faire et n’a pas fini de trimer et galérer pour redresser la situation. Tsipras pourrait gagner du temps en demandant aux grecs de répondre par oui ou par non à la question doit-on couper dans l’armée et taxer l’église, les armateurs et les grosses fortunes pour garantir une protection sociale aux classes les plus défavorisées ? Ça n’en prend pas le chemin, on dirait.

      1. Je ne pense pas que ce soit la solution optimum pour la Grèce, car sans plan « Marshall », la Grèce va vivoter comme vivote le Portugal.

        La solution que vous évoquez est la solution minimum qu’aurait du proposer la Troika qui a complétement foiré. Honte à eux. Je n’ai plus de mal à le dire car T. Piketty a eu des mots plus durs encore.

        Par contre, sans plan « à la Marshall », le résultat ne sera pas génial. Comme le Plan Marshall n’a aucune chance de passer auprès des populations auxquelles on a raconté n’importe quoi (le tout relayé par …), il ne restera plus qu’à la Grèce de mettre en oeuvre le deuxième étage de la fusée (après avoir balayé chez elle)  :

        – soit la solution Irlandaise : investissez chez moi, créez des emplois, des charges sociales et vous ne serez quasiment pas imposés,

        – soit la méthode marocaine, chinoise, des banlieues française : venez sur ma zone franche.

        David a plus d’atout que Goliath… L’Europe doit prouver maintenant qu’elle mérite la Grèce. Un petit remaniement à la tête du FMI s’impose, un dépoussierage de la constitution Euro s’impose.

        Quant à la BCE, nous ne pouvons pas encore nous en passer, c’est un mal nécessaire. Les solutions sans banque centrale sont jouables, à certaines conditions. Les banquiers auront très mal à leur portefeuille puisqu’on n’aura besoin que d’un tiers des effectifs. Fini les bonus, les stocks etc… C’est la finance 3.0. Merci de me laisser rêver pour quelques jours.

        YV

        PS : pas la peine  d’annuler une partie de la dette de la Grèce, il est indispensable de la restructurer. Pour ceux ne comprendraient pas ce point bizarre, je ne peux que leur dire que c’est une grosse « bizarreté » de la comptabilité en partie double avec laquelle il faut absolument apprendre à jouer, comme les banques jouent encore avec l’argent des autres.

      2. Là, avec David et Goliath, YV, on retombe dans le manichéisme qui a présidé ce dialogue de sourds. La Troïka n’est pas telle, le FMI s’est fait embarquer par les conservateurs européens dans l’escamotage des faiblesses structurelles de la zone euro – c’est ce que dit, au fond, le mea culpa de DSK, n’avoir pas su percevoir son caractère inachevé. Et David a lancé des pierres partout sauf sur son véritable ennemi, l’oligarchie grecque.

      3. @ Mor :

        « L’oligarchie grecque » a depuis lurettes planqué son pognon à l’étranger, notamment en Allemagne. On peut réduire les dépenses militaires, on peut taxer la richesse de l’Eglise (sous condition préalable de créer un cadastre), et encore, les foncières, mais les plus riches ont soit les moyens de contourner le contrôle, soit l’ont déjà fait.

        Et les propositions fiscales en ce sens ont toutes été biffées par le FMI, qui préfère les coupes budgétaires aux rentrées fiscales, parce que le FMI sait très bien que pour revoir son pognon, rien de mieux que d’aller chercher l’argent là où il se trouve : chez les pauvres ; chez les riches, il est parti. Et cela ne date pas d’hier.

        La seule solution est de taxer la richesse soit à la source (bénéfices), soit lors des transactions financières, soit à l’arrivée dans les pays européens avec une procédure de compensation. Comme les deux dernières n’existent pas et que les premières sont refusées, je vous laisse juge de ce qu’il reste au gouvernement grec pour lancer ses pierres sur ‘l’oligarchie grecque’.

        De fait, il en est réduit à ‘détaxer’ à prix fort (pour l’Etat) le retour des revenus en Grèce, pour amener de la liquidité qui manque.

        Et je vous laisse deviner où va se planquer en premier le pognon de ‘l’oligarchie grecque’ : même pas en Suisse, mais en Allemagne.

        Et la boucle est bouclée.

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      « Le seul remède efficace qui reste à la Grèce c’est la déflation. Cela sera douloureux. Cela signifie des salaires en baisse et des prix en baisse. Il n’y a pas d’autre chemin pour que la Grèce redevienne compétitive. » Déclaration de DSK, alors directeur du FMI, le 10 avril 2010 à l’hebdomadaire autrichien ‘Profil’.
      Il n’est pas du tout raisonnable de compter sur ceux qui ont créé le problème pour le résoudre.
      Incidemment, avant de promulguer au rang de loi de la Nature, que toute dette doit être remboursée, il conviendrait peut-être de se souvenir des raisons qui présidèrent à l’annulation de la dette allemande en 1953. Et celle-ci était pourtant certainement plus légitime que la dette grecque.  

      1. Ce que disait DSK il y a 5 ans, il ne le dirait plus aujourd’hui. Le FMI a reconnu ses erreurs par la voie d’O. Blanchard et maintenant via celle de DSK.

        « Il n’est pas du tout raisonnable de compter sur ceux qui ont créé le problème pour le résoudre. »

        DSK a tout raison, même aujourd’hui. A. Tsipras et Y. Yarouflakis n’ont aucune responsabilité dans les errements passés des ex-dirigeants grecs. Ni Mr Toutlemondos… Ni vous probablement dans les errements de certains de nos dirigeants.

        Ne parlons pas d’annulation de dette, ça irrite tout le monde. La France ne rembourse pas ses dettes car elle ne fait qu’augmenter depuis 1970… Chercher l’erreur. Désolé je me répète etc…

         

  2. En tout cas ce qui est frappant c’est que ça ne semble pas passionner nos médias ! Difficile de trouver des analyses pertinentes ! Encore merci Paul et François !

    @Vermont : pourquoi parler de la Chine ? S’il devait y avoir une solution économique extra-européenne pour la Grèce ne viendrait-elle pas de Russie (entretient Tsipras/Poutine préalable, accointance de l’église orthodoxe, situation géo-stratégique…) ? Bien sur les Chines et Russie sont liées…

    @tous : est-il envisageable que dès le 6 juillet, la Grèce adhère aux Brics avec une nouvelle monnaie nationale ? Les Brics pourraient et voudraient-ils « coller aux pots » et se « porter garants » ? Si on tire ce fil qu’est-ce que ça donne ?!

    Une restructuration de la dette par la Troika est-elle plus envisageable ? Ca serait pour eux manger leur chapeau ! Ne vont-ils pas attendre un plus gros morceau avant ça (Espagne, Italie, France ?), manière de gratter encore un peu ?!

    Est-il possible de trouver un résumé des différentes expositions françaises et européennes dans les placements grecs (états, banques, entreprises) ?

     

    1. Chine, Russie : entre 2 maux, j’ai choisi le moindre. Ma préférence va à l’Europe bien évidemment, mais « ils » ont tout gaché.

      Il y a de bonnes analyses économiques sur AlterEco. Il faut être abonné :

      http://www.alterecoplus.fr/grece/trois-choses-a-savoir-pour-comprendre-la-crise-grecque-201506301000-00001673.html

      La tribune de Genève tient les minutes du problème sur son site, avec quelques fois des présentations fallacieuses des faits : on garde les faits et on laisse tomber l’appréciation.

      La BCE met à la disposition de tous des Videos (ESB) : j’y ai vu un JC Juncker fatigué, épuisé par les négociations qui expliquait naivement qu’il ne voulait pas qu’on parle d’un plan Juncker, sa seule explication étant qu’il ne voulait pas que son nom soit associé à un échec.

      http://ec.europa.eu/avservices/ebs/schedule.cfm

      C’est bien le problème de certains de nos représentants, ne pas être celui dont le nom sera celui retenu par l’histoire comme ayant conduit à la dislocation de l’Europe.

      T. Piketty n’a pas maché ses mots quand au comportement de la Troika.

      Comment faire mieux qu’eux, je ne sais pas.

  3. « Attendons la suite. »

    On la connaît. Celui qui ne paye pas et en plus fait le malin va prendre une grosse tête au carré, dont on se relève rarement. Pourquoi ? Pour l’exemple… Vous n’avez pas la TV ou quoi ?
    Alors ce référendum, si il a lieu en plus, son résultat n’a aucune forme d’importance. Si c’est Oui, les tartes seront moins fortes mais plus longues.

    1. Je pense qu’ils voteront non aux mesures tout en pensant oui, je veux rester dans la zone euro.

      S’ils votent oui, ils sont cuits, s’ils votent non, l’Europe prend ses pertes ou les masque avec une petite dose de QE… une paille / 1100 md €.

      Plutôt qu’un oui, un non, un oui mais, je dirais : non, mais…

      JC Juncker va passer une mauvaise nuit.

      M Draghi sera couronné roi sous peu… C’est bête, mais c’est toujours ceux qui font marcher la planche à billet qui passe pour des sauveurs. La planche, c’est une image que je n’aime pas du tout mais ce soir, je me l’autorise. C’est pas tant la planche qui me gêne que les prêts que cela déclenche, comme les 10 Md que des ingénus ont accepté de prêter à Mr Drahi (Numericable). Donc Draghi Drahi, même combat. Je fatigue. Bonne nuit et à demain.

    2. Le défaut de l’Union Soviétique a amené Poutine et les maffias. Faudra attendre encore un peu pour voir si on peut oser une comparaison avec les conséquences du traité de Versailles, la dette de l’Allemagne des années 30 et la venue du petit Adolph. Leçon de chose, oui.

      1. Otages et vases communicants :
        Le secret des banques derrière la tragédie grecque
        Maria Lucia Fratelli, membre de la Commission Vérité sur la Dette Publique Grecque [1] et coordinatrice de l’audit citoyen de la dette du Brésil, analyse les faits pour revèler la supercherie du bailout grec de 2010.

         

        La Grèce est confrontée à l’énorme problème de la dette et à une crise humanitaire. La situation est maintenant pire que ce qu’elle a connue en 2010, lorsque la troïka – le FMI, la Commission européenne et la BCE – a imposé son « plan de sauvetage », justifié par la nécessité de soutenir la Grèce. En fait, ce plan a été un désastre complet pour la Grèce, qui n’a tiré aucun avantage des conventions d’emprunt douteuses mises en œuvre depuis.

         

        Ce dont personne ne parle est qu’un autre plan de sauvetage réussi a effectivement eu lieu à ce moment-là en 2010, mais pas au bénéfice de la Grèce, mais au profit des banques privées. Derrière la crise grecque, il y a un énorme plan de sauvetage illégal pour les banques privées. Et la façon dont il est mené représente un risque immense pour l’Europe.

         

        Après cinq ans, les banques ont obtenu tout ce qu’elles voulaient. La Grèce, d’un autre côté, est entrée dans une véritable tragédie : le pays a vu son problème de la dette considérablement alourdi, ses biens perdus en raison du processus de privatisation qui a été accéléré, ainsi que son économie qui s’est énormément réduite. De surcroit, il y a eu un coût social incalculable perceptible pour des milliers de personnes désespérées qui ont vu leur subsistance et leurs rêves touchés par les sévères mesures d’austérité imposées depuis 2010. La santé, l’éducation, le travail, l’assistance, les pensions, les salaires et tous les autres services sociaux ont tous été touchés de façon destructive.
        http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/020715/le-secret-des-banques-derriere-la-tragedie-grecque
        ET
        Placer le peuple avant les créanciers
         

        « En réalité, la position grecque reste donc cohérente. L’appel au peuple vient trancher une incapacité du gouvernement à remplir son mandat. Mais tant que le peuple n’a rien décidé, le gouvernement a le devoir de chercher à le remplir. En face, les créanciers utilisent la situation économique pour faire pression sur le gouvernement et obtenir l’annulation du référendum. Le message d’Alexis Tsipras est donc qu’ils ne l’obtiendront pas sans céder sur la question de la dette. Le gouvernement grec est donc décidé à prendre tous les risques pour faire respecter la volonté populaire. La fonction de l’annonce du référendum et du « non » est d’arracher des concessions sur la question de la dette. Un comportement qui provoque la rage des créanciers, mais qui est une leçon : la Grèce place ouvertement au-dessus du respect des créanciers celui des engagements pris devant le peuple. »

        http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-pourquoi-la-position-d-alexis-tsipras-reste-coherente-488719.html

  4. l’ancien premier ministre luxembourgeois qui a prétendu ignorer que son pays était un paradis fiscal.

    Parce-que la Grèce n’était pas et n’est pas un peu encore un paradis fiscal ?

      1. Non, j’ai tapé « taxe ruling » sur mon chercheur préféré

        https://duckduckgo.com/

        et voici ce que j’ai trouvé :

        http://www.azdor.gov/LegalResearch/Rulings.aspx

        J’ai l’impression, si on parle bien de la même chose, que c’est une machine à fabriquer des trous dans la raquette…

        J’en étais arrivé à la conclusion qu’il ne fallait pas légiférer en interdissant mais en cadrant ce qui était autorisé. Cela prend beaucoup moins de temps de définir l’ensemble des possibles que de décrire l’inverse.

        C’est un peu fasco mais on peut peut plus facilement s’adapter aux bonnes idées (les bonifier) que de passer son temps à interdire avec retard les « petits cancers ».

      2.  
        L’arroseur arrosé
         

         
        Dans ce monde sans pitié, il n’y a que des David et des Goliath (à 95% heureusement) . Naïvement, j’étais pour le petit David qui tenait tête à l’Europe pour des raisons que je qualifierai de gauche, de bonne foi.
         

         
        Normalement, Goliath aurait du réduire en miette le petit. Mais cela ne se passe pas ainsi. On gesticule au niveau européen, on parle de trahison. L’Europe utilise les mots de gauche, ceux de l’impuissance : il ne respecte pas ses engagements, il n’est pas fiable etc… Analyser le langage. Regardez la video de JC Juncker, celle de dimanche. Ces propos sont troublants : ceux d’un mauvais perdant ?
         

         
        Aujourd’hui c’est le faible qui perd (en général et c’est détestable). Mais pourquoi donc la Grèce peut être encore être droit dans ses bottes.
         

         
        La Grèce ce n’est pas l’Argentine… insérée dans l’Europe, elle est Too Big Too Fail.
         

         
        Pour faire une analogie avec la crise des subprimes, les montants en jeu sont du même ordre de grandeur : 300 Md pour la Grèce, 600 Md $ de prêts plus ou moins pourris.
         

         
        Comme nous l’a dit Mr Sapin, toutes les banques sont couvertes par des CDS. Comme c’est un jeu à somme nulle, il faut se demander :
         
        – y-a-t-il un AIG, qui est l’AIG de la crise grecque ?
         
        – comment s’appelle le nouveau produit Abaccus de Goldman Sach, quel est le nom du nouveau Mr Tourre ?
         

         
        Comme il n’y a aucune chance de trouver un pays (Barclays) pour proposer de racheter la Grèce (Lehman), la faillite de la Grèce est inéluctable si on n’aide pas la Grèce tout de suite. il n’y a qu’une solution : que la BCE fasse le boulot (comme la Fed qui a mis 80 Md pour racheter AIG et a du par la suite remettre 100 Md au pot) et se tait. La BCE s’est tue depuis le début, le coup est donc possible. Nous avons donc notre sauveur.
         

         
        Petite différence, Lehman n’avait pas le choix. C’était ça passe ou ça casse. Ca a cassé, tous les biens de Lehman ont été saisis. Comme il y avait du CDS partout … on connaît la suite. La pompe a cash de la Fed ne savait pas où arroser et avec quel débit. Lors de la semaine du Crack, peu de nos dirigeants ont dormi… un peu comme JC Junker. Quand les actifs de Lehman ont été revendu, on s’est rendu compte que les pertes n’étaient pas astronomiques. Je n’est plus le chiffre en tête mais c’était de l’ordre d’une dizaine de milliards.
         

         
        Qui imagine qu’on pourra saisir les biens de la Grèce ? Pas possible de saisir le port du Pirée qui a déjà été vendu à la Chine.
         
        Si la Grèce reste dans l’Euro, on l’obligera à vendre ses actifs. Comment voulez qu’un pays sans actif s’en sorte. Peut-être que nos chers financiers rèvent de leur racheter à bon compte leur futur gisement de pétrole ? Il y a forcément du Goldman en sous main. Savez vous qu’un fonds fondé en 2006 par 2 transfuges de Goldman a collecté 100 Md de dollars en l’espace de 5 ans pour construire des aires de stockage de pétrole, pétrole acheté à moins de 60 $ de barril. Les aires sont pleines. Il suffit d’attendre que les prix remontent.
         

         
        Qu’est ce qui fait la force de la Grèce ?
         
        Je tente une explication. En cas de faillite, et de retrait de l’Europe, impossible de se saisir des actifs grecs. La perte comptable est quasi immédiate, les ABS se déclenchent. Qui est l’assureur ? L’Europe le sait déjà. La BCE sait donc où arroser ou bien a prévenu les USA sur l’endroit où diriger la pompe à liquidité. On enfreindra toutes les règles comptables comme en 2008 (et temporairement) pour digérer l’incident et c’est normal car les règles financières propagent la crise.
         
        Pour l’Etat français, il y a un gros coup à jouer. Au lieu de prêter aux banques, on achète des actions dévalorisées et on les revend plus tard avec une belle marge ce qui pemerttra de ramener notre taux d’endettement à 60%. Tout ce que n’a pas fait le Pr Sarkozy qui n’a gagné que 1,8 Md d’intérêt conseillé par le milieu financier.
         

         
        La faillite se paye plein pôt à court terme. On se retrouve avec un voisin qui cherchera un partenaire pour l’aider à mettre en œuvre le plan Marshall dont la Grèce a besoin.
         

         
        Les instances européennes sous tutelles de mauvais conseilleurs ont vraiment mal joué. Ils pensaient être les plus forts et bien non.
         

         
        Mr Atali vient de déclarer que Mr Tsipras était un lâche sur Antenne 2 à 7h42 ce mercredi 21 juillet.
         
        Pour qui travaille Mr Atali ? Ce n’est pas ainsi qu’on négocie. On ne traite pas l’autre de lâche. On est entré dans une phase d’autojustification des erreurs.

        Vous voudrez bien excuser et m’aider à corriger toutes les erreurs qui se seront glissées (hors fote d’ortogafe) dans mon texte. Je ne suis pas un financier, je ne connaissais rien à la finance avant 2008. Je rame tous les jours pour essayer de comprendre de quoi je vais mourrir, ce qui me maintient envie.
         

  5. Les élites politiques allemandes ont vraiment la mémoire courte

    Si l’Allemagne avait payé le prix réel des morts, des exactions, des pillages

    de la seconde guerre mondiale à ses créanciers de 45  et cela devait être fait soi disant lors de sa réunification,  elle serait depuis cette époque en faillite.

     

    1. Désolé, j’ai déjà détecté 10 fautes d’orthographes … je vous propose donc de jouer au jeu des 7 erreurs. Merci de votre bienveillance.

  6. Tu parles d’un pays de mabouls ! Quand on regarde les banderoles, OUI c’est NAI et NON c’est OXI… De quoi se mélanger les pédales. Autant Impôt c’est Free tax. Ce qui expliquerait pas mal de choses pour les négociations.

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    @ Yves Vermont
    Ce que disait DSK il y a 5 ans, il ne le dirait plus aujourd’hui.
    C’est l’avantage de la ‘science’ économique, on peut tout dire et son contraire. On peut même y trouver la même année un prix de la Banque de Suède qui récompense des travaux aux conclusions opposées.
    La solution adaptée pour ces pythies me semble donc être de les juger sur leurs actes et non pas sur leurs paroles (idem pour les politiciens professionnels d’ailleurs).
    Quant à ne pas parler des choses qui fâchent, c’est naturellement le moyen le plus sûr d’aller droit dans le mur, car si la France ne rembourse pas ses dettes, son service est tout de même le second budget de l’état. Peut-être y a-t-il là un lien avec les millions de chômeurs et de travailleurs pauvres, aux vies de plus en plus précaires.

    1. « La création d’une société  Special Purpose Vehicle (SPV) basée à Luxembourg a été une autre mesure très importante pour aider le transfert dématérialisé d’actifs toxiques des banques privées dans le secteur public. Croyez-le ou non, les pays européens [5] sont devenus « partenaires » de cette société privée, une « société anonyme » appelée Fonds européen de stabilité financière (FESF) [6]. Les pays se sont engagés avec des garanties de milliardaire, qui a été initialement mis en place sur le montant de 440 milliards d’euros [7]; puis en 2011, le capital a été porté à 779 780 000 000 EUR [8]. Le but réel de cette société a été d’éclipser par des annonces le fait que cette société fournirait des « prêts » à des pays, basés sur des « instruments de financement », et non pas de l’argent réel. La création du FESF était clairement imposée par le FMI [9], qui lui a donné un appui de 250 milliards d’euros [10].

      Ensemble, le SMP et le FESF représentent un schéma complémentaire essentiel de sauvetage des actifs [11] dont les banques privées avaient besoin pour conclure le soutien du public qui avait été lancé au début de la crise bancaire de 2008 aux Etats-Unis et aussi en Europe. Depuis le début de 2009, les banques ont postulé pour davantage de soutien public afin de se décharger de la quantité excessive de leurs actifs toxiques qui alourdissaient leurs comptes hors-bilan. Les solutions peuvent être soit les achats directs du gouvernement, ou le transfert des actifs à des sociétés de gestion de patrimoine indépendantes. Les deux outils ont été fournis par le SMP et le FESF, et les pertes liées aux actifs toxiques sont à la charge des citoyens européens.

      L’échange d’actifs toxiques des banques privées à une entreprise par simple transfert, sans paiement et sans opération adéquate d’achat / vente serait illégal selon les règles de reddition de comptes [12]. EUROSTAT a changé ces règles et a permis « les opérations de liquidité menées par l’échange d’actifs », justifiant ce changement par les « circonstances particulières de la crise financière ».

      La principale raison du fait que le FESF a été basé au Luxembourg était d’éviter d’avoir à se soumettre aux lois internationales. En outre, le FESF est également financé par le FMI, dont la collaboration serait illégale, selon ses propres statuts. Cependant, le FMI a revisité ses règles pour fournir les 250 millions d’euros au FESF [13]. »

      http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/020715/le-secret-des-banques-derriere-la-tragedie-grecque

    1. En Grèce elle est pas légale mais constitutionnelle l’exemption fiscale pour les shipping tycoons. Et c’est bien contre l’avis de la troïka que Tsipras a rendu aux 6000 débiteurs fiscaux grecs millionnaires le bénéfice des avantages sur l’étalement, bénéfice duquel Samaras avait fini par les exclure.

      Et pour quelqu’un qui s’intéresse à l’économie souterraine, je trouve que Leclerc l’escamote commodément dans le cas grec (30% du Pib minimum minimorum). Mais leur expertise en ce domaine leur servira dorénavant. Ils sauront s’adapter (pour certains…) aux rudes lois du marché noir qui leur seront imposées par le contrôle des capitaux appelé à s’enkyster avec son cortège de misères.
      Ps: au fait quelqu’un sait-il combien de roros en image sont parqués en Grèce selon la BCE ? 45 milliards… Ça leur servira quand les iou puis les drachmes inonderont le pays… 45 milliards sur 1000 milliards de biffetons en EZ… Trois fois la part du Pib grec dans l’EZ… 45 milliards à ajouter à la dette grecque.

  8. La permissivité fiscale grecque, qui ne date pas hier, n’est pas propre à la Grèce, même si elle y a des traits outranciers spécifiques. Mais il ne s’agit pas de cela avec le Luxembourg, qui est une place financière à l’inverse de la Grèce, et qui fait son bonheur de la promotion de l’évasion fiscale dans toute l’Europe.

    L’informalité est très développée en Grèce, où elle s’accentue en période de crise, comme c’est par exemple aussi le cas au Portugal et en Espagne. L’un des pays européens où elle est très développée est d’ailleurs l’Italie ! L’informalité est à la fois le refuge des mafias de toute nature et la réaction de survie de ceux qui rament pour boucler les fins de mois. Ne pas confondre.

     

     

    1. L’informalité est à la fois le refuge des mafias de toute nature et la réaction de survie de ceux qui rament pour boucler les fins de mois.

      Les paysans, les toubibs, les artisans, les commerçants, les restaurateurs, les profs, les professions libérales en général, les fonctionnaires ripoux, etc, on les met où ? Avec les rameurs ?

  9. Il y a en Grèce des profiteurs dans de nombreux métiers qui ne paient pas la TVA ? C’est d’un original ! Les armateurs sont de grands voyous et l’Eglise orthodoxe est assise sur son or et ses privilèges, elle aussi. Cela n’a rien de contestable. Mais comment peut-on critiquer pour cela Syriza, depuis cinq mois au pouvoir et à l’emploi du temps bien rempli, qui n’a façonné ni cette société grecque, ni son État clientéliste ? Jouer la mouche du coche c’est toujours utile, mais il ne faut pas en abuser. Vigneron tu t’égares cette fois-ci, bois un coup et change de cheval de bataille.

    PS : ils sont paresseux aussi !

      1. T’es sérieux là ? T’as lu les rapports de l’OCDE ou du FMI sur l’efficacité du système fiscal grec ? Y’a bel et bien un cas grec et rien n’a été réglé. Perso j’appelle ça un PF2I, Paradis Fiscal Informel et Instable.

    1. @François Leclerc

      Définition d’un paresseux après 30 ans de voyages à travers le monde : quelqu’un qui travaille et arrête de travailler dès qu’il a assez d’argent. Tout est possible en fonction de ce qui existe dans un pays.

      Le riche n’est pas un paresseux car il travaille pour rien, un peu l’image de l’oncle picsou. Ce n’est pas mieux mais il explique aux autres qu’ils sont paresseux.

      Ouvrons les yeux s’il vous plait et arrêtons ces clichés qui montent les uns contre les autres.

      1. Mince, je commence à donner des leçons aux autres. Je file un mauvais coton. Je vais essayer de la jouer à la Vigneron…

  10. Yes I think to maaaaaaaaself…what é wonderful wooooooorld…OOOHHH yeah…

    you..pi !

    Stratégie ?

    Ps: oui zébu comme  je vous le disais auparavant (cf billet de romaric la tribune) Tsipras est un excellent aïkidoka et j’aurais un vrai plaisir que je sens et subodore partagé, à faire de l’aïkido avec lui.

    Après Vignerator bien sur; qui est encore en apprentissage et donc en cours d’épanouissement certain , comme nous pouvons tous le constater ce jour ycelui béni des dieux où il essaie sauvagement d’occuper le terrain et ce en embrochant furieusement le 1er ou la 1ère qui passe alentour……brrrrrrrrr

    (hé loupé :-)….mwarf).

    Vignerator est un homme plein de ressource et d’une belle et généreuse énergie, nous n’en doutons plus.

    @ Juanesssy,

    un effet de la lune montante peut être…. ? 🙂
    la canicule..?

    1. Dans le cadre d’une prise de pouvoir sur la communication… bla bla , le NON est gagnant :

      http://economictimes.indiatimes.com/news/international/business/greek-referendum-poll-shows-lead-for-no-vote-but-gap-narrowing-after-capital-control-measures/articleshow/47892808.cms

      L’enquête rapportée par Mr le Vigneron émane d’une société du genre boursorama…

      Pas de problème pour sortir le résultat qu’elle sorte le résultat qu’elle souhaite. Il est repris par tous. Ca vaudrait le coup de vérifier comment l’enquête a été menée.

      Donc, je suis allé en Inde voir ce qu’en pensaient les indiens. Tout le contraire !

       

       

  11. Si Tsipras veut jouer aussi ,de son côté ,de la dramatisation , un précédent célèbre et radicalement efficace, qu’il pourrait faire précéder d’un  » Hellas, Hellas, Hellas ! »  , et qui avait ramené dans ma rue des sten ( pas de kalach à l’époque) :

    http://www.ina.fr/video/I00012393

  12. Monsieur le Président, donnez l’asile à Julian Assange et Edward Snowden
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/020715/monsieur-le-president-donnez-lasile-julian-assange-et-edward-snowden

    et

    Le stratège Tsípras et le peuple grec

    « Tout le génie de Tsípras consiste à avoir su, par son attitude, rendre évident ce qui était jusqu’alors caché, et provoquer/attendre un changement de sens commun sans lequel il lui aurait été impossible de frapper aussi fort. Il nous donne ainsi une magistrale leçon : la politique ne distingue pas ceux qui ont raison et ceux qui ont tort, mais ceux qui échouent et ceux qui se donnent les moyens de gagner. Il démontre qu’un bon programme n’est rien sans une bonne stratégie, et sans un travail de longue haleine pour faire évoluer les représentations collectives.

    « Nous savions déjà qu’Aléxis Tsípras était une personnalité essentielle de la gauche européenne, nous savons maintenant qu’il s’agit d’un maître en stratégie qui jouera un rôle de premier plan dans les combats inédits qui marqueront le siècle et qui permettront, pour peu que nous acceptions de nous montrer à la hauteur -y compris si cela implique certaines remises en question inconfortables-, de hâter l’existence d’un monde nouveau. »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/tommy-lasserre/290615/le-stratege-tsipras-et-le-peuple-grec

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