Gilets jaunes / Marche pour le climat : « Le pot de terre et le pot de fer »

Ouvert aux commentaires.

The Guardian : « Les véhicules blindés de la gendarmerie sont capables de tirer des grenades lacrymogènes et de nettoyer des barricades, mais sont rarement utilisés dans les zones urbaines. » Huit seront déployés à Paris. Photo : Arnaud Journois/AFP/Getty Images

Mon grain de sel à propos de la vidéo de Cyril Dion :

Dans ma vidéo d’hier, à propos du président de la République, M. Emmanuel Macron, il m’est venu la réflexion suivante : « un désir peut-être obscur et peut-être inconscient de provoquer l’affrontement entre différentes parties de la population ». Le psychanalyste en moi me fait penser qu’il serait étonnant que ce genre de motivation ne vaille que pour des présidents de la République.

Ce que je cherche à dire : « Allez-y ou n’y allez pas, en votre âme et conscience, mais si vous y allez, soyez conscient que ce ne sera peut-être pas le jour le plus sûr de l’année pour manifester votre attachement inconditionnel à la protestation citoyenne non-violente : la donne globale est contre vous. »

Partager :

164 réflexions sur « Gilets jaunes / Marche pour le climat : « Le pot de terre et le pot de fer » »

  1. De victimes qui refusent d’être morts-vivants claquemurés dans un état de victime perpétuel

    LES BLOGS
    07/12/2018 16:53 CET | Actualisé 07/12/2018 16:53 CET
    Victimes du terrorisme, nous lançons un cri d’alarme contre les violences
    En marge des manifestations des gilets jaunes, ces détonations, ces flammes, ce sang versé rouvrent nos cicatrices. Ces déchirures réjouissent ceux qui veulent nous diviser.

    AFP
    « Le spectacle diffusé en boucle des violences commises dans notre pays, particulièrement à Paris lors des deux derniers samedis, nous affecte particulièrement. »
    Nous sommes des victimes du terrorisme. Nous avons perdu un enfant frappé par la mitraille des fusils automatiques, ou bien nous nous sommes retrouvés sous le feu, au mauvais endroit au mauvais moment et en avons été durablement marqués.
    Les attentats nous ont saisis avec nos différences: ils ne nous ont pas conféré une expertise particulière, n’ont pas effacé nos opinions politiques antérieures, n’ont pas rendu nos expériences identiques. Certains d’entre nous vivent à Paris, d’autres en région. Certains sont jeunes, d’autres moins. Certains sont actifs, d’autres retraités. Nos points de vue sur la fiscalité des carburants, l’impôt sur la fortune, la fréquence optimale des référendums ou plus généralement la pertinence ou l’injustice de la politique du gouvernement actuel sont probablement divers. Ils n’ont pas plus d’intérêt que ceux de n’importe quel citoyen, et nous ne portons donc aucun jugement sur le bien-fondé des revendications des « gilets jaunes ».
    NOUS NE PORTONS AUCUN JUGEMENT SUR LE BIEN-FONDE DES REVENDICATIONS DES « GILETS-JAUNES »
    Cependant, nous éprouvons aujourd’hui le besoin de prendre la parole ensemble, en tant que victimes du terrorisme, face aux événements qui secouent notre pays depuis plusieurs semaines.
    Nous voulons avant tout lancer un cri d’alarme et de détresse, parce que nous souffrons toujours de nos traumatismes: le spectacle diffusé en boucle des violences commises dans notre pays, particulièrement à Paris lors des deux derniers samedis, nous affecte particulièrement. Bien sûr, il n’est pas question pour nous de mettre sur le même plan des débordements survenus à l’occasion de manifestations et des actes terroristes. Mais c’est un fait: ces détonations, ces sirènes, ces flammes, ce sang versé sont pour nous autant de coups de couteau qui rouvrent nos cicatrices.
    Nous n’avions jamais imaginé voir de tels gestes imbéciles dans la France du XXIe siècle.
    Ayant été frappés par le terrorisme djihadiste, nous sommes particulièrement conscients des exactions dont se sont rendu coupables les adeptes de l’islamisme radical à travers le monde. Les Talibans afghans ont détruit les bouddhas de Bamiyan, AQMI a brûlé une partie des manuscrits de Tombouctou, l’organisation Etat islamique a saccagé Palmyre. Le vandalisme dont quelques uns se sont rendus coupables en dégradant des sculptures à l’intérieur de l’Arc-de-Triomphe n’a pas le caractère organisé et systématique de ces destructions.Il n’empêche que nous n’avions jamais imaginé voir de tels gestes imbéciles dans la France du XXIe siècle.
    Nous savons ce que nous devons aux forces de l’ordre, et nous savons quel lourd tribut leurs agents ont payé au terrorisme ces dernières années. La violence physique et verbale à laquelle sont soumis les policiers et les gendarmes qui font un travail difficile, ingrat et nécessaire nous est intolérable.
    Nous savons aussi que nous avons besoin d’une presse libre et responsable. Les médias ne sont pas parfaits (et ils ne sont pas tous pareils) mais ils sont indispensables. Nous n’avons pas oublié les portraits de journalistes enlevés et assassinés pour avoir eu le courage de faire leur métier. Nous avons à ce titre été horrifiés par les scènes de lynchage dont certains ont été victimes alors qu’ils couvraient des manifestations.
    Nous savons ce que nous devons aux forces de l’ordre, et nous savons quel lourd tribut leurs agents ont payé au terrorisme ces dernières années. La violence physique et verbale à laquelle sont soumis les policiers et les gendarmes nous est intolérable.
    Ayant compris que l’objectif des djihadistes était de fracturer irrémédiablement la société française en dressant les non-musulmans contre les musulmans, nous avons lutté pour la défense des valeurs laïques, républicaines et démocratiques et en particulier pour la fraternité. Nous étions, en partie, rassurés par les nombreux témoignages d’unité et de résilience donnés par notre peuple. Les Français se sont montrés capables de se rassembler après chaque attentat. Ils n’ont pas cédé, dans leur majorité, à la tentation de l’amalgame entre terrorisme et Islam. Et aujourd’hui, après tant de preuves d’attachement à des valeurs collectives fondamentales, nous serions subitement devenus incapables de trancher des questions politiques sans affrontements physiques entre des Français et d’autres Français? Cette démonstration masochiste fait l’objet de diverses récupérations politiques à l’étranger, au détriment des positions diplomatiques de notre pays: aux Etats-Unis, les affrontement dans les rues de Paris sont présentés par le camp ultra-conservateur, et par Donald Trump lui-même, comme une validation de ses positions contre l’immigration, contre l’accord de Paris sur le climat, et contre le « globalisme ». RT, média russe très proche de Vladimir Poutine nous apprend sur Twitter que, depuis l’Iran des Ayatollahs, « Téhéran appelle Paris à cesser la « violence contre son peuple ». Le régime syrien oppose quant à lui à la télévision qu’il contrôle des images des Champs-Elysées qui brûlent et des rues calmes de Damas. Dans le monde entier, mais aussi en France et jusque dans les prisons où ils sont enfermés, les djihadistes se réjouissent ouvertement de ces déchirures.
    Le sommeil de la raison engendre des monstres, écrivait Goya sur une de ses gravures. Il faut que chacun prenne ses responsabilités, revienne à la raison, et que notre pays trouve une voie pacifique d’expression et de résolution des conflits. Si nous ne réussissons pas cela, alors nous risquons d’entamer un chemin sans retour vers des divisions irréparables et d’offrir une victoire à ceux qui cherchent à semer la terreur en France.
    Les signataires de cette tribune sont:
    Emmanuel Domenach
    Philippe Duperron
    Aurelia Gilbert
    Dominique Kielemoes
    José Munoz
    Nadine Ribet-Reinhart
    Georges Salines

    1. Ne vous trompez pas d’adversaire.
      La compétition économique est la violence absolue.
      Elle envoie chaque année à l’hopital psychiatrique, à l’exclusion, au burn out, à la rue, au suicide des dizaines de milliers de personnes ( y compris des représentant des forces de l’ordre ) et laisse la majorité sans futur.
      Le terrorisme pousse sur ce terreau.

      1. Bonjour Thomas,

        Je ne me trompe pas d’adversaire. Une des contagions virales que je constate et vois à l’oeuvre dans l’UE est celle des extrême-droites. E. Macron n’était pas leur adversaire mais l’ennemi a abattre. C’est chose faite. Il n’y a aucun antibiotique pour lutter contre les virus. Des antiviraux quand il est encore temps, des antiinflammatoires. Les deux produits étant distribués par l’industrie pharmaceutique sont en passe d’être Interdits.

        Vague scélérate s’il en ait puisque les climato-sceptiques font la fête avec les (je n’ai pas encore trouvé leur nom) extrêmo-sceptiques, un point levé l’autre brandissant un drapeau.

        Les GI libres représentants spontanés ont eux trouvé leur nom : messagers. Les gilets jaunes libres messagers.

        « Juger le message selon la livrée du messager est à la fois répandu et fort dangereux. » Michel Eyquem de Montaigne  »
        Un vieux con suranné.

        J’emmerde le point Godwin. D’où émergeaient les Résistants ?
        Des peuples ? Parfois, Oui.
        DU peuple ? Non il s’occupait ailleurs.
        De la population.
        Résister c’est d’abord résister à la tentation d’être fidèle aux figures calibrées, aux amours imposées, aux injonctions patentées, aux interdits ordonnés. Résister c’est apprendre de soi aussi par les autres. Résister c’est créer l’amour des autres par soi. Résister c’est créer, parfois si nécessaire jusqu’à aimer mourir pour les autres et pour soi non pas dans une exaltation morbide mais pour suivre le sens que l’on tente de donner à sa vie.
        Et, aussi parmi la population, se sont trouvés des Justes.

        Création spontanée. Les créationnistes n’aiment rien, ne créent rien, ne résistent à rien. L’amour disparaît écrasé par la foi. Ils reproduisent, menacent, terrorisent, exécutent. Le prince de France a déclaré soutenir les gilets jaunes. Amen.

        La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (population mondiale) et du Citoyen (peuples) menace de s’évanouir pour être remplacée par les Déclarations Nationales des Droits des citoyens (chacun les siens).
        « On » avance quand le cancer métastase .

        Bien à vous.

  2. Manifestation de 15000 personnes pour la Marche pour le Climat hier avec pas mal de Gilets Jaunes et le Message de Cyril Dion bien représenté: aucun problème, bonne ambiance.

  3. Une mobilisation niée, avec la complicité de tous les media, une réaction focalisée sur la force.

    Aujourd’hui une voie de pourrissement avec arrestations en masse, mise en accusation en cours des présidents d’asso environnementales ( en cours pour les amis de la Terre)
    Et enquête dgsi sur les opposants politiques pour sédition !! ( en cours pour Ruffin et d’autres)

    Bien sur, le paysage est chaotique, et flippant, mais si on laisse retomber cet influx sous la chappe autoritaire qui se dessine, on ne pourra plus jamais relever la tête.

    C’est un bon moment pour exister.

      1. « La Criminisation du mouvement est en marche. »
        Elle est même en marche au pas de course, et finira quand les manifestations s’arrêteront.
        Des vitrines cassées, c’est la seule chose qui les intéresse. Alors il faut les casser.

  4. Bonjour le blog,
    Hier à Toulouse, cela s’est plutôt « bien passé » (je passerais sur les quelques barricades et autres feux de joies…). Je m’attendais à pire! Il n’y a pas eu d’immenses scènes de pillages ce qui aurait été catastrophique en terme d’image pour le mouvement GJ. Pourtant, quand on se ballade dans le cortège, on se rends compte qu’il y a des gens qui ne font que discréditer le mvt , de l’ultra-gauche révolutionnaire aux mouvements identitaires d’extrêmes droites, du petit casseur venu pour faire ses courses de Noël à l’hooligan professionnel prêt à « se faire » du CRS. Quand on marche dans ce type de cortège, on n’est pas tjrs tranquille. Mais j’en retiendrais que l’immense majorité est sincère dans son combat. C’est la France des petites retraites, de ceux qui se lèvent tôt pour le SMIC, des précaires, des chômeurs. Une France pessimiste qui ne voit pas s’installer un avenir de progrès social. Entre guerre économique et l’ angoisse d’une Terre qu’on pollue à vitesse grand V, cette France a peur pour ses enfants. C’est cette absence d’avenir qui suppure de ces cortèges. Au fond cela me fait peur car l’Histoire nous a mainte fois montré qu’un peuple sans horizon peut parfois donner le pouvoir à des monstres…..
    Mais est ce que Macron le voit tout çà? Est ce que ses amis, « maître du monde », entendent cette colère? L’édifice « Monde » se fissure, élection de Trump dans un pays soi disant « bien » économiquement, Brexit en Angleterre, Salvini en Italie, Erdogan, Poutine, Hongrie, retour de la crise en Argentine (en étaient ils sorti depuis 2001?) , Brésil, etc, etc,etc,etc
    Paul a raison, le monde brûle et nos élites semblent désemparés, totalement sourd à tous ces signes, incapable de revoir leur logiciel idéologique. Le Capitalisme n’est pas la solution, c’est le probléme!!!!!!!! Mais peuvent ils le comprendre? Peut on demander à des gardiens du temple de renier leur religion?
    Comment cela va se finir au niveau mondial?
    Dans l’immédiat en France, on peut s’attendre à un petit discours de Macron, Mardi ou Mercredi, avec distribution de qqs friandises puis après l’appel des Fêtes de fin d’année va faire son effet et dissoudre ce mvt. Les gens vont rentrer chez eux mais la bûche aura un goût amer cette année.

    1. Magnifique!
      la ferveur egalitaire qui agite notre sympathique pays est magnifique.
      Boules de petanque, battes de base ball et billes d’acier temoignent de l’amour qui nous unis dans un objectif commun

      Nous!
      Generation biberonnée au petrole qui ne veut rien conceder et surtout pas notre adolescence, sachons enseigner a nos enfants que bruler les bagnoles changera le monde, que la fin justifie toujours les moyens et que, quand les extremes se mettent a bosser ensemble sans même se pincer le nez, c’est toujours une bonne nouvelle!
      Car l’adolescence, cette periode caricaturale de l’existence, ne doit pas etre gachée par l’apprentissage de valeurs désuètes comme responsabilité ou consequence
      C’est jaune et ca ne sait pas

      Ne lâchons rien!
      Les habits jaunes des extremes? billevé!
      Le cheval de troie de l’extreme droite portait un gilet jaune ? Phantasme de bobos!
      Ainsi, dotés d’une Europe que nous aurons construite et meritée, qui nous ressemble
      Ainsi pourrons nous basculer directement de l’adolescence a la vieillesse sans jamais nous etre ennuyés une seule seconde a l’age adulte
      Merci a Steve Bannon dont le livre « Ouioui met le feu a sa democratie » fait tant d’emules dans le monde

      1. Et merci à Donald, dans le rôle héroïque du plus grand homme d’Etat qu’aient connu les USA pour ses tweets qui contribuent à unir et rassembler l’humanité d’une m^me ferveur et d’un m^me élan progressiste par des commentaires d’une grande profondeur intellectuelle humaniste « je vous l’avais bien dit que le climat ils s’en foutent ».

        Hélas, pour Donald, d’autres réfléchissent à l’affaire : l’Afrique la savane. Bye bye Donald.
        Quand la savane donne des idées pour diminuer la pollution des sols
        7 décembre 2018, 00:50 CET
        « Actuellement, de nombreuses recherches sont menées pour utiliser l’inhibition de la nitrification en agriculture en « imitant » les savanes. On peut chercher à développer des jachères à base de graminées inhibitrices ou cultiver des graminées inhibitrices en mélange avec une céréale. La solution ultime serait de sélectionner des nouvelles variétés de céréales capables d’inhiber la nitrification. Certaines variétés anciennes de céréales semblent avoir gardé partiellement cette capacité. Cela permettrait d’augmenter énormément l’efficacité des engrais azotés, de diminuer la production de gaz à effet de serre, d’améliorer la potabilité de l’eau des nappes phréatiques et diminuerait l’eutrophisation des écosystèmes. »
        https://theconversation.com/quand-la-savane-donne-des-idees-pour-diminuer-la-pollution-des-sols-107576

      2. francis,

        Pourquoi cheval de Troie de l’extrême-droite et pas de l’extrême-gauche, et pourquoi pas encore cheval de Troie des écolos aussi si l’on prend en compte la dernière marche pour le climat où le jaune était très présent ?

        Ces trois tendances politiques, d’une manière ou d’un autre, ont un d’ores et déjà eu un rapport direct avec le mouvement. Et bien entendu les premiers intéressés — la masse des GJ ‘historiques’, qui ne se réclament d’aucun courant, et enfin tous les observateurs qui ne participent pas directement aux manifestations, qui revendiquent ou ne revendiquent pas une appartenance à un titre ou un autre aux GJ mais somme toute se positionnent de différentes manières. Autant dire que ce que l’on nomme ‘cheval de Troie’ avec des airs de théorie du complot, désigne en réalité la politique elle-même quand elle devient effervescente et révélatrice des contradictions sociales, lorsque les enjeux deviennent beaucoup plus saillants que par temps calme, et qu’alors il y a confrontation, échange de mots sur le terrain ou par médias interposés.

        Le fait est que les GJ peuvent être le ‘cheval de Troie’ de tout et de son contraire, y compris du macronisme et de son éventuelle stratégie du choc évoquée ici par d’autres. C’est la règle du genre qu’un mouvement qui n’a pas de leaders incontestés, qui se développe de façon imprévisible, rapide, qui n’est pas structuré par aucun programme, qu’il soit l’enjeu de toutes les ‘convoitises’, j’ajouterais, de toutes les espérances. Des meilleures aux pires, suivant l’analyse que l’on en fait. Un mouvement comme celui-ci réintroduit du jeu, là où il n’y avait plus que rigidités.

        L’interprétation, l’analyse et les slogans qui en découlent, c’est le B A BA, c’est la matière principale de la politique au quotidien et au long cours. La catégorie « extrême-droite » comme toute autre catégorie ne peut précéder et donc expliquer de façon univoque un évènement dont la particularité est d’avoir sa dynamique propre. Vous y voyez une dynamique extrême-droitière, j’y vois au contraire la possibilité de contrecarrer, et pourquoi pas de sortir d’un système qui n’a que trop duré. Au moins comme une première étape.
        Et il me semble que retarder le moment de la remise en cause radicale de certaines tares des institutions qui font le système c’est demain provoquer des violences plus graves encore et retarder les transformations radicales qui doivent être réalisées pour assurer notre bien-être commun et même notre survie.

        J’évoquai le terrain.
        Avant hier, vendredi, le président a rencontré des maires de l’association Générations terrain, ultime chance de confrontation avec une réalité de terrain trop longtemps ignorée, méprisée, par lui, ses ministres, ses députés. IL y aurait eu de la part des maires un discours très « cash ».
        Maintenant, le président ‘sait’, il a donc toutes les cartes en main, mais cela sera-ce suffisant ? Je crains que non, si je me fie à un article paru aujourd’hui dans le JDD où le président dit en substance qu’il sera concédé seulement quelques mesures sociales, mais qu’il faut s’attendre, en même temps (c’est moi qui ajoute) à une « accélération » des réformes…. Pas très engageante du tout cette « accélération ». Je referme la parenthèse présidentielle en attendant le discours présidentiel tant attendu.

        Les étiquettes qui sont collées sur telle ou telle catégories de personnes engagées dans le mouvement s’intègrent donc dans une lutte des interprétation concurrentes d’où il émerge, après coup, une vérité plus ou moins reconnue par tous. On pourra alors dire quelle action, quelles séquences, ont a provoqué telle évolution politique avec quels acteurs. Or nous sommes au coeur du maelström, il nous est impossible de connaître l’issue de ce qui se joue en ce moment, nous n’avons que nos convictions, et nos conjectures pour nous déterminer.
        Bien entendu il ne s’agit plus simplement de s’entendre à plusieurs pour penser être dans le vrai, et asséner notre vérité locale, encore faut-il se confronter aux autres positions et analyses, car nous sommes encore en démocratie ; il y a le travail des journalistes, des sociologues, des personnalités sur lesquelles nous pouvons plus ou moins nous appuyer pour étayer nos argumentations et aussi les observations que nous pouvons faire sur le terrain par nous-mêmes. Ce que je veux dire par là c’est qu’il y a toujours la possibilité, au moins partielle, de réfuter tel ou tel fait. Il y a donc un horizon commun de discussion, brouillé certes par des fakes-news et d’authentiques manipulations, mais il existe. Bien entendu, il faut tout faire pour le préserver, autant dire qu’il faut préserver la démocratie. Le mouvement, y compris les GJ dans cet optique n’a pas vocation à détruire les institutions, et principalement celle de la démocratie. Il faut restaurer la démocratie là où elle a failli, et effectivement elle a failli beaucoup, mais l’abandonner, la nier non.

        Il me semble que nous n’en sommes pas là, mais plus très loin non plus, cela parce que le gouvernement peut encore reprendre la main précisément en redonnant à nos institutions leur légitimité qu’elles ont perdu pour beaucoup, à force de conflits d’intérêts, de reculs de l’Etat au détriment du bien commun.
        A ce stade la balle est vraiment dans le camp de la majorité présidentielle.

        Que l’on soit pour ou contre les GJ, ne change rien au fait incontournable que le pouvoir conféré au président par la 5ème République fait de lui l’arbitre de la situation, en tant qu’il peut décider de changer de cap ou non, de prendre de vraies mesures, ou des demies-mesures, et en définitive de sa capacité à évaluer une situation qui engage notre avenir commun dans ce pays. Et au delà, car la France est reliée au reste du monde par de multiples liens.

  5. Bonjour
    comme beaucoup le disent ici, le capitalisme prend fin, il est a l’agonie (jorion) , sur tout les plans: écologique, travail, financier,,,,
    Les élites , l’oligarchie, les capitalistes, les patrons, s’enrichissent, se gavent, sans fin, dans une fuite en avant…après moi le déluge !
    salaire mirobolant, parachute dorée, enrichissement sans fin…
    le peuple, surtout celui d »en bas, se serre la ceinture de plus en plus,, prend sur son épargne, s’endette…
    Salaire bloquée, qui n’augmente pas, retraite figée et diminué, indemnité chômage de plus en plus diminuer…
    Travail aléatoire, précaire, intermittent, chômage, ou sur-travail , pour certains.
    Plus de trente ans de logique libérale , de justification du capitalisme, et de ses vertus , on fait beaucoup de dégats…Macron a crut en rajouter une couche, sur de lui, arrogant, méprisant….pensant persuader la majorité des gens que, encore plus, d’égalité, dans la compétition, la concurrence, la logique libéral, aller donner le change ‘les premier de cordée »…. NON , cela à exploser!
    La nouvelle société ressemble à l’ancienne, …car elle est la mêmes, en plus cynique, hypocrite. mêmes si elle est remplacer par des jeunes , gagnants , qui par naïveté ou calcul, on adhérer à ce discours. ils étaintt déja vieux dans leur têtes. De Raymond barre, à Tapie, et maintenant les start- up, le « crée votre entreprise », n’est pas nouveau….ou le enrichissez vous de Guizot.
    Le peuple n’adhère pas, a tout ces discours, ne veut pas être permis les gagnants:il veut plus d’égalité, de justice social, de services publique, d’équité…..de redistribution des richesses.
    Cela n’est pas incompatible avec un changement de société , au contraire !
    Si on veut assurer la transition écologique, il faut la transition social, économique, aussi!.
    Si , on pense que capitalisme prend fin ou est à l’agonie, il faut penser une transition politique cohérente, articuler sur le social et l’écologie. Ce qui est sur , dans un premier temps, il faut mettre fin au libéralisme idéologique, politique, et économique, finit les année Reagan -Teatcher !, passons à autre chose. les gilets jaunes , on peut être sonner le glas de se libéralisme (je dis peut être , car le discours anti-taxes et impôts est a double face ?), après dans un second temps il faudra organiser l’agonie du capitalisme et sa sortie, la dessus aussi beaucoup de contradictions au sein du peuple apparaîtrons….Comme je le dis la transition d’une société a une autre , ne se feras pas sans pleurs, violence, luttes féroces, et surtout avancés et reculs. les Gilets jaunes , sont l’expression du surgissement du peuple , dans toutes ses contradictions, incohérences, ambiguïté (d’ou l’attitude de méfiance au début, ou on chercher a étiquetté idéologiquement les GJ(réac ou progressiste).Peuples étouffé,contrôler, canaliser, manipuler, par des années de propagande médiatiques, et d’idéologie libérale, par les élites dominantes. mais aussi par des partis dit de gauches, ou syndicats plan plan (d’ou le rejets des partis et syndicats), qui ont plus chercher à étouffer leur révoltes.
    Le géant endormie se réveille (certains diront , enfin!), il casse toutes les cordes , pour le retenir, par les élites, oligarchie, dominants, médias, intellectuels, partis, syndicats, sociologue,églises…et j’en passe. La caste.
    Debout il écrase tout sur son passage. Tout leur travail (cité plus haut) , va de nouveau à l’endormir et le clouer au sol de nouveau.

  6. Un témoignage certes un peu long, mais qui donne la mesure de ce qui se passe et notamment de la perte de contrôle générale en cours :

    GILETS JAUNES ACTE IV : RECIT D’UN STREET-MEDIC A TOULOUSE

    La sidération. J’ai passé la soirée à y réfléchir, et ce matin je pense que c’est le mot qui convient le mieux à ce que j’ai ressenti en rentrant chez moi, vers vingt heures. Hier, Toulouse a flambé, Toulouse a crié, Toulouse s’est révoltée. Le temps d’une journée, Toulouse la rose est devenue Toulouse la rouge. D’épaisses fumées en ont strié le ciel, fendant sa clarté, comme autant de points de rendez-vous et d’appels, dissimulant, derrière elles, les multitudes d’avions qui font d’ordinaire sa fierté. Des barricades se sont érigées l’une après l’autre, partout dans ses rues, formant l’écume de cette houle de colère, de violence et d’embrasement. Des milliers de projectiles, tirés par les deux camps, en jonchent le sol ce matin, tandis que le froid mordant et irrésistible a regagné son lit, et les bris de verre dans les allées me font penser à de la neige. Sidéré, c’est bien le mot, après cet après-midi passé au coeur des affrontements, porté par l’arrogance de vouloir me rendre utile en pareilles circonstances.
    J’ai manifesté pour la première fois quand j’avais quinze ans, et je crois être descendu dans la rue chaque année depuis. Non pas que je sois un « dur » ou un « révolutionnaire » (on ne s’auto-proclame pas révolutionnaire, on l’est ou on ne l’est pas), mais je crois profondément que la mobilisation est un point de rupture qui permet d’ouvrir les yeux sur le monde, de rencontrer des gens hors de notre zone de confort, de s’en rendre solidaire, de s’engager, et surtout, d’échanger, de se confronter à des idées parfois en rupture avec les nôtres, mais qui sont les adversaires nécessaires de l’esprit critique. Je crois qu’agir fait grandir, et que même si on se trompe parfois, on mûrit d’avoir essayé.

    C’est lors de la mobilisation « Loi Travail » en 2016 que mon regard sur les manifestations a changé. C’est là que j’ai vu, pour la première fois, des violences parfois insoutenables, des « bavures », des crânes fissurés, des litres de sang versés, et la sensation d’une injustice flagrante. Et encore, je n’avais pas fait les pires si j’en crois les médias. Les images de Nantes, Rennes, Paris défilaient sur mon écran sans que je puisse y croire. C’est à ce moment que j’ai commencé à faire le « street medic », tout en me disant que j’étais dingue d’en arriver à penser à ça alors qu’il ne s’agissait que d’une manifestation. En théorie me disais-je, car la naïveté est parfois persistante, les forces de l’ordre ne sont pas sensées « casser », si ?

    Eh bien si. Et ça s’est normalisé. Mais jamais je n’avais vécu ce que j’ai vécu hier.

    Les appels au cortège unitaire s’étaient succédé toute la semaine, la convergence était réclamée afin de former un bloc massif. Le trajet et l’horaire des manifestations étaient incertains du fait des multiples retournements de veste de la préfecture, dont il était clair qu’elle cherchait à diviser les cortèges afin que tout le monde ne parte pas en même temps. Raté. Des lycéens avaient été nationalement humiliés dans la semaine, et à travers eux toute une partie de la jeunesse qui s’est enfin lassée d’être le défouloir permanent de la violence d’Etat, tout à tour muselée, molestée ou infantilisée par des porte-paroles toujours zélés quand il s’agit d’étouffer tout ce qui ne leur ressemble pas. Des étudiants avaient rejoint le mouvement, les AG se mettaient en place, les blocages furent réclamés ou actés (Université du Mirail, Sciences Po). Certains, dont moi, pressentant peut-être les événements de samedi, avaient choisi de s’organiser pour mettre en place un comité de secours volontaire, ou « street-medic », composé d’étudiants, de pompiers, d’infirmiers ou de simples citoyens. Nos compétences étaient inégales, mais l’organisation permettait à chaque unité de quatre ou cinq personnes de disposer d’un « confirmé », d’un soutien et de deux personnes faisant les aller-retour dans la foule pour repérer, extraire et ramener les blessés à des arrière-postes de fortune, improvisés dans les halls, les ruelles ou simplement derrière les buissons. Plusieurs comités similaires s’étaient formés, rassemblant à mon avis une bonne centaine de medics dispersés dans le cortège. Je profite de ce témoignage pour remercier toutes les pharmacies qui ont accepté avec bienveillance de nous donner du matériel de premiers secours (kits médicaux, sérum phy, compresses, gaze, mallox, bandes, etc.). La ligne était claire : on ne participe pas à la manifestation, on se contente de soigner les blessés, manifestants comme policiers. Je sais que certains s’en étonneront, mais pour moi, si la cause du désordre est le système, on ne peut pas en vouloir seulement aux individus. Les victimes de la violence sociale sont des deux côtés.

    Ce matin, la presse parle de douze blessés à Toulouse. Ce n’est même pas le nombre de personnes que j’ai pu prendre en charge dans l’après-midi. Certains parmi nous ont raconté avoir chargé les personnes quatre par quatre dans les véhicules de secours qui parvenaient jusqu’à nous. J’ai même du mettre un blessé à bord de la voiture d’un riverain qui passait par là, à quelques mètres de la charge de police, et qui a rapidement accepté de le conduire à l’hôpital. En ne parlant que des flash-balls, je me suis occupé de dix personnes : deux blessés à la tête, un à la poitrine, un à la main, un au coude, trois au pied, un à l’aine et un à la hanche. Et nous n’étions qu’une unité medic parmi une vingtaine. Ce matin, la préfecture comptait 5.500 manifestants dans Toulouse : il faut vraiment être resté chez soi toute la journée pour y croire. A 14h, le boulevard Lacrosses dégueulait une foule compacte, un cortège tellement long qu’il permettait aux premiers de ne pas entendre les grenades qui visaient les derniers.

    C’est en effet l’arrière du cortège qui était en situation d’émeute hier. Moins de quinze minutes après le départ de la manifestation, toute l’esplanade de Compans était noyée de fumée, de gazs lacrymogènes. Tout est parti d’un face à face entre quelques manifestants et une unité de la BAC (du moins, je crois). Et puis le coup classique : une bouteille en plastique vole, les gazs lacrymogènes sont tirés sans sommation, tout le monde s’énerve, le premier tir de flash-ball part, tout s’embrase. Il était 14h15. La situation, très tendue, se résume au même mouvement répétitif : gazs, riposte, charge sur vingt mètres, recul de la foule qui reforme le bloc quelques minutes après et reprend le terrain. C’est une guerre de position usante physiquement, mentalement, nerveusement. Les blessés commencent à affluer : le premier, un homme de quarante ans, est touché à la tempe par un tir. Je commence les aller-retours entre le lieu des affrontements et un abri improvisé sur un banc derrière les immeubles, où je ramène blessé après blessé. La manifestation avance de quelques dizaines de mètres, les premières barricades s’enflamment, la stratégie de maintien de l’ordre échoue déjà : trop peu nombreux pour contenir une telle foule, les gendarmes laissent les rues adjacentes ouvertes et la foule les envahit et s’y disperse. Conséquence : les gendarmes se dispersent aussi. En trois heures, ils ont à peine repris le boulevard : la vérité, c’est que la manif s’étire, avance, et que la queue de cortège suit mécaniquement. Les gens sont en colère…

    Je n’ai pas envie ici d’exprimer mon point de vue sur la violence en manifestation ; la vérité, en tout cas, est qu’il ne s’agissait pas d’une « centaine de casseurs » comme l’évoquent les journaux, mais de milliers de personnes qui se succédaient, se soutenaient, se soignaient, s’encourageaient. Impossible pour les gendarmes de faire quoi que ce soit, hormis contenir bien imparfaitement l’émeute et répliquer à coups de flash-balls et de grenades. Médiatiquement, les violences qui ont eu lieu sont peut-être un mauvais coup (les photos sont nombreuses sur les réseaux, je ne vais pas tout détailler), mais elles ont été un vrai coup de génie tactique. La queue de cortège a concentré l’essentiel de l’attention sur elle, servant de point de fixation pour les forces de l’ordre qui étaient déjà trop peu nombreuses pour l’enrayer. Pendant ce temps, la tête de cortège continuait sa route et s’emparait de la ville. A 17h, les trois ponts étaient pris (Pont des Catalans, Pont Saint-Pierre et Pont-Neuf). On comptait quatre manifestations sauvages en même temps dans la ville -le cortège des Gilets Jaunes, de la CGT et de la marche pour le Climat ayant emprunté différents chemins pour accéder à la place du Capitole- et une émeute -il n’y a pas d’autre mot- à l’entrée de Saint-Cyprien, qui a rapidement contaminé tout le quartier. Sans la queue de cortège, jamais la manifestation n’aurait réussi à remonter jusqu’au coeur de la ville et à se visibiliser : vers 17h30, c’est une marée de gilets jaunes qui a déferlé dans un centre-ville que la préfecture souhaitait précisément préserver. Les théâtres d’affrontements se sont multipliés dans le quartier de Saint-Cyprien jusque tard dans la soirée, poussant même les gendarmes à tirer les lacrymos depuis un hélicoptère.

    La presse raconte que les « casseurs » étaient des banlieusards profitant de l’occasion pour « tout casser » -comme si la violence révolutionnaire était un simple loisir. De mon côté, j’ai passé la journée à soigner des gens très divers : lycéens voulant riposter à la violence subie toute la semaine, étudiants, travailleurs de tous secteurs et tous âges (vers 18h30, j’ai même administré du sérum phy à un retraité qui avait été gazé), filles et garçons, « anars » comme gilets jaunes et écolos, tous unis et constamment solidaires sans regarder leur origine. Moudenc (le maire), disait sur BFM avoir vu des gens de l’ultradroite et de l’ultragauche main dans la main. Premièrement, il faudra qu’il m’explique comment, d’un seul regard, il devine l’orientation politique des gens. Deuxièmement : tout le monde s’en foutait. La barrière politique s’était effacée entre les uns et les autres, pour la raison très simple que par-delà la divergence des solutions, il y a une convergence réelle des problèmes. Sur le référentiel médiatique, j’appartiens à l’ultragauche ; pour autant, hier, je ne sais absolument pas qui j’ai soigné en termes d’appartenance politique, parce que le même sentiment de foutage de gueule était partagé finalement par tout le monde. Et au milieu de tout ça, oui, il y avait des banlieusards (enfin, si tant est qu’on puisse le deviner à l’apparence). Mais je pense ne pas avoir besoin de lister le nombre de raisons qu’ils auraient de toute façon à être en colère, eux qui sont sans doute la partie de la population qui connaît le mieux ce que veut dire « violence d’Etat ». Je me fous de savoir pour qui votent les manifestants qui étaient présents, car hier ils étaient ensemble, vraiment ensemble, pour dénoncer la même chose et s’entraider. Le reste du discours n’est qu’une tentative de dispersion. Le problème est identifié. On discutera des solutions plus tard.

    Si j’ai arrêté ma mission de street-medic vers 19h, ce n’est pas parce que la manif était terminée, c’est parce que j’étais épuisé, comme tous les autres. On a été complètement dépassés. Je n’avais pratiquement plus une cartouche de sérum phy. J’avais la peau brûlée par les gazs, les poumons en feu, les jambes lourdes et l’esprit en éclats. Je n’arrivais plus à réfléchir et je ne me sentais plus capable de prendre les bonnes décisions en cas d’urgence. Physiquement, nerveusement, psychologiquement, j’étais épuisé. Je n’avais jamais connu ça.
    Ce matin, les médias ne parlaient que de Paris, en disant que tout avait été contrôlé. Ne doit-on pas voir dans ce parisiano-centrisme la preuve que le message n’a toujours pas été entendu ? Hier, toute la province était en feu : j’ai vu les images de Caen, Nantes, Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne, et j’ai vu le mouvement prendre en ampleur et en force. J’ai vu la répression policière s’accroître encore et mettre à nouveau le feu aux poudres, tout comme j’ai vu un haut degré de violence chez des manifestants qui n’ont plus le coeur pour se laisser faire et ripostent. Cela fait trop longtemps qu’on casse les gens, qu’on les arrête, qu’on les condamne, au seul motif qu’ils crèvent la faim et qu’ils osent se montrer. Il n’y a eu aucune réponse politique majeure à ces revendications, et c’est trop tard. Tout le monde est à cran, y compris chez les forces de l’ordre. J’espère au moins qu’ils ont conscience que c’est précisément parce que les manifestants ne chargent pas encore et se « contentent » de caillasser qu’ils sortent presque indemnes de cette journée. Je me pose quand même la question : combien de temps est-ce que ça durera ..?
    Je ne sais pas comment ça va finir, mais je suis à peu près sûr d’une chose : je ferais mieux de garder mon matériel de medic sous la main, parce que je risque de courir encore longtemps avec mon sac sur le dos avant de ne plus en avoir besoin.

  7. Paul, vous aviez utilisé le mot « percoler » pour designer le moment où une idée s’étend.

    Il me semble que le mouvement a changé de dimension depuis l’ouverture de ce post.

    Les forces de l’ordre blessent gravement par centaine, et le nombre de manifestant continue de croitre.

    On peut l’appeler Jaquerie, ou ramassis d’intentions diverses, mais plus négliger ou balayer de la main comme certains ici, ce mouvement.

    Cet épisode quelqu’en soit la fin, va changer la donne à mon avis. Dérive autoritaire ou période chaotique, mais surement pas un moment insignifiant.

    1. Mourir pour des idées
      L’idée est excellente
      Moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue
      Car tous ceux qui l’avaient
      Multitude accablante
      En hurlant à la mort me sont tombés dessus
      Ils ont su me convaincre
      Et ma muse insolente
      Abjurant ses erreurs se rallie à leur foi
      Avec un soupçon de déserve toutefois
      Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

      Jugeant qu’il n’y a pas
      Péril en la demeure
      Allons vers l’autre monde en flânant en chemin
      Car, à forcer l’allure
      Il arrive qu’on meure
      Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain
      Or, s’il est une chose
      Amère, désolante
      En rendant l’âme à Dieu, c’est bien de constater
      Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée
      Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

      Les Saint Jean bouche d’or
      Qui prêchent le martyre
      Le plus souvent d’ailleurs, s’attardent ici-bas
      Mourir pour des idées
      C’est le cas de le dire
      C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas
      Dans presque tous les camps
      On en voit qui supplantent
      Bientôt Mathusalem dans la longévité
      J’en conclus qu’ils doivent se dire
      En aparté, « mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente »

      Des idées réclamant
      Le fameux sacrifice
      Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
      Et la question se pose
      Aux victimes novices
      Mourir pour des idées, c’est bien beau mais lesquelles?
      Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
      Quand il les voit venir
      Avec leur gros drapeau
      Le sage, en hésitant
      Tourne autour du tombeau, « mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente »

      Encore s’il suffisait
      De quelques hécatombes
      Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât
      Depuis tant de « grands soirs » que tant de têtes tombent
      Au paradis sur terre, on y serait déjà
      Mais l’âge d’or sans cesse
      Est remis aux calendes
      Les dieux ont toujours soif, n’en ont jamais assez
      Et c’est la mort, la mort
      Toujours recommencée, mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

      Ô vous, les boutefeuxà
      Ô vous les bons apôtres
      Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
      Mais de grâce, morbleu!
      Laissez vivre les autres!
      La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas
      Car, enfin, la Camarde
      Est assez vigilante
      Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux
      Plus de danse macabre
      Autour des échafauds, mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

    2. On peut étendre cette analyse à l’ensemble du monde. L’Histoire retiendra peut-être l’année 2018 comme une année charnière avant que s’affirme une direction plus nette des transformations en cours.

      Trump au bord de la démission : Brexit remis en question au Royaume Uni ; Bolsonaro au pouvoir au Brésil ; démissionHulot-Gilets jaunes en France ; premiers indices d’une grave crise financière ; aggravation en intensité des catastrophes liées au réchauffement climatique ; … cela fait beaucoup pour une petite année terrestre.

      Dans une période aussi instable il ne serait pas étonnant qu’un évènement survenu dans un seul pays puisse par contagion se répandre beaucoup plus facilement ailleurs et permettre ainsi une reconfiguration de l’ensemble du monde.

      1. Ironie des partisans d’un changement de paradigme, qui n’arrivent pas à voir le présent sans le pousser coute que coute, à entrer dans des cadres anciens.

      2. A propos d’ironie, fondée elle sur des faits établis, en voici une bien cruelle :

        https://www.liberation.fr/politiques/2018/12/10/gilets-jaunes-quand-macron-lancait-l-alerte-a-l-international_1697099

        Macron ‘champion’ mondial de l’écologie et de la dénonciation de la montée des inégalités et enfin chantre à l’international de la lutte contre la financiarisation de l’économie, mais incapable de se l’appliquer à lui-même dans son propre pays comme s’il attendait qu’un miracle se produise à l’échelle planétaire.
        Ceci me conforte dans l’idée que le changement global ne tombera pas du ciel, mais sera enclenché par un évènement catalyseur. J’évoquais la France, mais ce pourrait être ailleurs bien entendu.

  8. Chères toutes, chers tous,

    Appel à témoin :

    Qui à vécu 3 heures, 6 heures, une journée au plus sur un rond point avec des gilets Jaunes.

    Qui a parlé avec plutôt que sur des gilets jaunes.

    Avec comme toujours ma tendresse jaune arc en ciel. Pierre de la tribu des Queralt’s

  9. Chères toutes, cher tous,

    Le mouvement des Gilets Jaunes serait elle la

    « survenue de l’improbable »

    dont parle Edgard Morin (toute la semaine dernière chez Laure Adler sur France Inter)

    Avec ma probables tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  10. Article sur les émissions de la France, les besoins en investissements en globalité et par secteurs…
    Article Sylvestre Huet dans Le monde.
    Les besoins en investissement les plus forts sont dans:
    La Rénovation des bâtiments (logement ou tertiaire)
    la Décarbonatation des transport
    Quel gâchis…
    http://huet.blog.lemonde.fr/2018/12/03/les-mysteres-de-la-strategie-bas-carbone-francaise/

    La stratégie bas-carbone de la France… ne marche pas. C’est sûr et certain, puisque ses émissions de gaz à effet de serre et notamment de CO2 ont augmenté (1) depuis 2015. Donc, l’année où la France, comme presque tous les autres pays, à signé l’Accord de Paris, à la COP-21. Un accord par lequel elle faisait la promesse solennelle de faire sa part de l’effort pour léguer à nos descendants un climat pas trop bousculé, moins menaçant. Mais pourquoi ne fonctionne t-elle pas ?

    En voici une explication, tirée d’un document réalisé par l’I4CE – Institute for climate economics (2). Avec une présentation en graphiques qui expliquent mieux qu’un long discours les mystères de la stratégie bas-carbone de la France.

    1- La France dépense beaucoup plus en investissements pour l’usage des énergies fossiles – gaz, pétrole surtout – 73 milliards en 2017 – que pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre, 41 milliards en 2017 :

    Ces 71 milliards correspondent à l’achat de véhicules thermiques, à l’installation de chaudières à gaz de mauvaises performances (celles à bonnes performances ou s’accompagnant d’usage de biogaz sont comptées à l’inverse dans le financement climat) ou à fioul, à des infrastructures pour la production, l’importation, le raffinage des produits pétroliers… On peut aussi se dire que ces investissements contribuent à plomber la balance commerciale française avec une facture de 39 milliards pour l’importation de pétrole et de gaz et de charbon.

    Les investissements pour décarboner l’économie et la vie des Français sont eux, certes en augmentation, mais encore loin de ce qui est nécessaire pour simplement atteindre les objectifs officiels de la Stratégie nationale bas-carbone. Il manque entre 10 à 30 milliards d’euros par an, calculent les experts de l’I4CE.

    2- A reculer l’effort on le rend de plus en plus difficile à réaliser dans les temps montre cet autre graphique :

    Un autre graphique illustre la faible dynamique de l’effort au regard de l’objectif très ambitieux – décarboner toute l’économie française à l’horizon 2050 – surtout celui des entreprises ces dernières années :

    Le retard pris ces trois dernières années sur le plan de la stratégie bas-carbone se monte déjà à environ 60 milliards d’euros (entre 40 et 90). Du coup, le rattraper suppose un énorme bond pour le futur… qui grossit si l’on repousse encore l’effort. Or, ce n’est pas du tout ce qui a été annoncé pour 2019 ou dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie par Emmanuel Macron qui reste dans cette dynamique insuffisante.

    3- Sur 41 milliards, environ 5 milliards sont très peu efficaces : ceux consacrés aux énergies renouvelables qui vont pour l’essentiel à l’éolien et au solaire photovoltaïque. Comme l’électricité française est déjà très fortement décarbonée et que ces outils de productions ne peuvent pas être pilotés pour suivre la demande, ils agissent certes sur le charbon, le gaz et le fioul dans la production d’électricité, ce qui est favorable à la baisse des émissions, mais très peu au regard de l’effort financier qu’ils représentent.

    4- Ce n’est pas là où il faudrait accélérer l’effort que l’on met le paquet :

    Si l’on était conséquent avec les promesses faites à la COP-21, il faudrait accélérer fortement les investissements dans la rénovation thermique des bâtiments, les réseaux de chaleurs, les véhicules bas-carbone. Il manque 5 à 8 milliards d’euros par an calcule le rapport. Où trouver l’argent ? Une idée : récupérer les 6 milliards dépensés sans gains climatiques manifestes dans les éoliennes et les panneaux photovoltaïque et les consacrer à la rénovation des logements en ciblant en priorité les logements sociaux. On ferait d’une pierre deux coups. D’une part on réduirait beaucoup plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre. Et d’autre part on apporterait un gain en pouvoir d’achat aux catégories populaires, celles dont la révolte des « gilets jaunes » bouscule le pouvoir politique. Une démonstration concrète de l’intérêt d’une politique climatique efficace et sociale à la fois. Cerise sur le gâteau : l’essentiel de ces crédits serait dirigé vers des activités en France – donc avec des créations d’emplois à la clé – et non à l’achat de matériels fabriqués à l’étranger.

    Il n’est pas inutile de se pencher sur les évolutions de long terme des émissions de gaz à effet de serre, et surtout du CO2 pour en comprendre les mécanismes. Le graphique ci-dessous le fait en remonter à 1960 et en spécifiant les secteurs émetteurs. Il montre clairement que le principal outil de diminution de ces émissions fut la mise en service du parc de centrales électro-nucléaires après 1977, ce qui a permis l’écroulement des émissions du secteur énergétique à partir de 1980. Mais la décarbonation presque totale de la génération d’électricité et la diminution des émissions de l’industrie (efficacité, désindustrialisation) ne suffit plus. Il faut s’attaquer aux transports routiers et au contrôle thermique des bâtiments si l’on veut atteindre les objectifs climatiques.

    Les émissions totales de gaz à effet de serre de la France n’ont été réduites en 2017 que de 16% par rapport à 1990. Et encore, ce calcul est violemment hypocrite et faux, car il ne tient pas compte du contenu en carbone du solde imports/exports (c’est la notion d’empreinte carbone, opposée au seul inventaire des émissions locales). Or, avec la poursuite de la désindustrialisation du pays et l’augmentation des importations de biens, si l’on tient compte de ce solde, la France émet environ 30% de plus que ce qu’elle affiche et ses émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990.

    1. Arnaud

      Croyez tu sincèrement qu’avec 2,5 milliards d’être humain encore à la traine en matière de mobilité, espérance de vie, santé et alimentation, nous soyons en mesure globalement d’agir sur les émissions de carbone ?

      L’humanité est aussi prête pour la transition énergétique que pour la téléportation ou le voyage dans le temps.

      Decarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques.

      Collectivement, c’est mort.

      1. Ben justement pour les 2,5Mds de personnes dont vous parlez il faut mettre en place des financements pour les aider.
        C’est le principe de « responsabilité commune mais différentiée (selon les états) et et des capacités respectives (des états) par rapport aux changements climatiques » dans les négos internationales sur le climat.
        Sinon d’un point de vue logique , alors que le collectif aurait du sens en mode Gilets Jaunes il n’en aurait pas pour sauver le climat et l’espèce???
        La nourriture, le chauffage, la santé, et les biens de conso de base, faut bien les produire d’une façon ou d’une autre et on ne peut agir dessus que par décision collective.
        Individualisme a ses limites.

      2. Ben oui, Arnaud, bien sur, collectif c’est mieux.

        Mais je te parle physique là, fait et réalité. Que financerai-tu, avec tes aides ??

        Le mix énergétique planétaire AUJOURD’HUI c’est :

        max historique charbon + max historique éolien + max historique gaz + max historique pétrole + max historique hydraulique + max historique nucléaire etc etc…… TOUT au taquet.

        le système en place, c’est le capitalisme qui ne tient pour résumer, pas la comptabilité des dégâts.

        La situation générale, c’est une inégalité crasse qui représente au choix soit des milliards de morts, soit une demande d’énergie infinie.

        Et on parle de transition ?

        Wooo je veux bien discuter, mais on règle pas des questions de physique avec des croyances.

      3. Thomas je vous cite : »Décarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques. »
        Si vous pensez qu’avec ça on pourra éviter le +4°C, +5°C, tant mieux pour vous, mais vous ne me ferez pas gober un tel bobard. J’y vois un avantage, ça vous permet de dormir tranquille, après avoir beché votre potager ou mangé votre plat végétarien bio local en famille, en pensant avoir largement contribué à sauver l’avenir de la génération actuelle des moins de 15 ans et des suivantes. C’est à côté de la plaque mais déjà beaucoup pour votre bien être.

    2. La plupart des gens ne savent pas de quoi ils parlent ,  » décarboner l’économie  » , décarboner la chimie organique , et pourquoi pas inventer l’eau déshydratée tant qu’on y est ?

      1. Ce que je comprends de georgeon, c’est qu’on peut parler de décarbonner, mais on ne sait pas faire, pas du tout, même pas un peu.

        Et alors qu’avec des réseaux en place et 250 ans d’investissement technique on arrive toujours pas à le faire, on parcours le monde pour expliquer aux autres notre super idée…

      2. Bah c’est juste une petite provocation.
        Tous ceux qui s’intéressent un minimum au sujet savent bien que décarboner l’économie signifie simplement éliminer les rejets de CO2 dans l’atmosphère qui pourraient l’être, or il y a beaucoup à faire et beaucoup est faisable, en combinant décroissance et recyclage, plus innovations technologiques, pour peu qu’il y ait une réelle volonté politique…

      1. Oui, des scénarii, comme à Hollywood, mais que se passe-t-il de fait ?

        Tu sais j’ai eu une ferme de découverte pendant 10 ans, avec notamment plusieurs machines à vapeur de diverses tailles, constituant un lieu dédié à l’énergie et l’homme. Y avait de 4 à 5 mille visiteurs par an les bonnes années.

        Jancovici et les negawat, j’ai bien lu, bien écouté les conférences, plusieurs fois même. J’ai échangé des mails avec Jancovici sur des points précis.

        A moi maintenant 🙂 :

        Tu connais les rendements décroissants ? Le paradoxe de Jevons ?

        Et Augustin Mouchot, ah celui là ça m’étonnerait que tu le connaisse. Pourtant, dès 1860 il tire la sonnette d’alarme sur les non renouvelables, et invente un concentrateur solaire.

        Mais le monde se fout des gens qui ont raison, et jusque là, rien de neuf sous le soleil.

      2. Thomas vous me faites marrer a vous foutre de moi alors que vous avez dit plus haut que la solution etait individuelle! Mais personne n’est parfait.
        EN tout cas vous savez ce qu’il faut faire c’est deja pas mal.

      3. J’ai jamais dit que l’individuel était la solution à quoique ce soit.

        Mais le collectif étant passé en mode Titanic, c’est tout ce qui reste.

        C’est d’ailleurs précisément la position de Dennis Meadows, qui ne se moque de personne.

      4. Oui oui oui…Et comment vous allez éliminez les rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère ? En coupant tous les arbres ? En vous transformant en entités transhumaines à base de silicium ? Vous me faites bien rire tiens !

      5. Thomas je vous cite : »Décarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques. »
        Si vous pensez qu’avec ça on pourra éviter le +4°C, +5°C, tant mieux pour vous, mais vous ne me ferez pas gober un tel bobard. J’y vois un avantage, ça vous permet de dormir tranquille, après avoir beché votre potager ou mangé votre plat végétarien bio local en famille, en pensant avoir largement contribué à sauver l’avenir de la génération actuelle des moins de 15 ans et des suivantes. C’est à côté de la plaque mais déjà beaucoup pour votre bien être.

  11. Mais Arnaud, j’ai jamais dis que ça permettait d’éviter les 4° !!

    J’ai écrit  » collectivement c’est mort  » et je vois pas comment être plus clair.

    Quoique nous fassions, l’humanité explose, et va exploser les previsions d’émissions de CO 2 et du reste.

    Je me tue à te dire ça depuis 10 messages.

    J’estime qu’il est mensonger de dire qu’il y a moyen de diminuer ces émissions globalement, quand la consommation d’hydrocarbure est VITALE pour les pays emergents, tandis que les pays développés n’arrivent même pas à réduire leur consommation futile.

    Au lieu de batailler, regarde ce qu’il se passe, tout simplement.

    La démarche individuelle ou locale n’est pas une solution, c’est juste tout ce qu’il nous reste.

    1. Se bercer d’illusions sur la maitrise de la trajectoire climatique de la Terre (!!) par la maitrise de la conso d’énergie qui est en croissance verticale aujourd’hui ( plus qu’hier, et moins que demain ) franchement, je sais pas trop qui dort le mieux !

    2. Tres fort la rhétorique
      »Décarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques. »
      =
      « La démarche individuelle ou locale n’est pas une solution, c’est juste tout ce qu’il nous reste. »
      Allez bonne continuation

      1. Bin oui, decarbonner, ne concerne pas necessairement la Planète mais peut aussi concerner la vie d’une personne.

        Ce qui m’epate chez toi, c’est cette volonté farouche de ne pas comprendre ce que j’explique, et qui n’est pas complexe.

        On aura essayé ! 🙂

Les commentaires sont fermés.