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281 réflexions sur « « Françaises, Français, je ne vous ai pas compris ! » * »

  1. La mine assez patibulaire, mais pas défaite, Jupiter enfin devenu simple commun des mortels (le contraire eût été étonnant !) mais pas de vrai changement de cap en vue.

    Des mesures cosmétiques.

    L’annonce également de mesures qui devront être prises par qui de droit mais sans précision et sans définition d’un nouveau cadre cohérent du partage des richesses lorsqu’il évoque notamment les paradis fiscaux et la fiscalité des plus riches, rien sur les salaires mirobolants…

    L’annonce d’une méthode où la concertation aurait toute sa place …. à voir.

    J’ai noté enfin un parallélisme qui résume la perpective, celui qui a consisté dans la bouche d’Emmanuel Macron à mettre sur le même plan « dette budgétaire et climatique ».

    Bref, le gouvernement par les nombres n’a pas pris fin ce soir.

    En toute objectivité je dois reconnaître tout de même que le discours était plutôt bien ficelé, pas trop long, pas de redites, une intro, un développement et une conclusion, je sais pas s’il l’a écrit lui-même mais il y a un gros progrès sur la forme. Mais on partait de très loin. Reste à savoir aussi si le naturel ne reviendra pas au galop.

      1. EnoOrmissimes les ficelles vous voulez dire.

        Plusieurs organisations patronales sont satisfaites des annonces du président. ..
        Les différents sondages comptabilisent une fourchette entre 45% et 54% de personnes souhaitant la poursuite du mouvement gilets jaunes. Les gilets jaunes ont des avis partagés. Autant dire qu’Emmanuel Macron a réussi à endormir.

        ça baigne, donc !

    1. Si ce n’est l’usage excessif du mot « profondément », qui laisse plutôt penser qu’on en restera certainement à des mesures de surface.

  2. Bonsoir,
    Le Président de la République en marche n’à pas parlé de la suppression des taxes sur le carburant.
    Augmenté le SMIC pour financer les taxes carbu, non il faut autres choses.
    Faire payer les gros capitalistes (les milliardaures) par exemple.
    La suppression de postes de fonctionnaire et la conservation de l’ordre pure comme a l’hôpital public (manque de médecins, d’infirmières, d’aides soigants etc…). Il faut des hôpitaux à dimension humaine. Il ne faut pas sous dimensionner ce qui fait le coeur même de l’hôpital public.

  3. Une partie de l’augmentation de 100 € par mois…. 70 € de mesures déjà existantes et étalées sur trois ans…
    « Contacté par franceinfo, l’Elysée a confirmé que ces 100 euros d’augmentation comprenaient les hausses déjà prévues de la prime d’activité (30 euros en avril 2019, 20 euros en octobre 2020 et 20 euros en octobre 2021) »
    Le solde 30 € sera peut être alloué juste avant les élections de 2022… C’est ça l’idée?

    1. Oui, un vrai arnaqueur. J’ai eu la naïveté de croire qu’il augmentait le SMIC de 8%, et qu’il donnait le chiffre psychologique de 100 euros pour faire bien (cf. Ingrid Levavasseur se plaignant d’un effet d’annonce de plus à 20 euros préventivement). Mais c’est une arnaque de chez arnaque, c’est de la prime d’activité qui était déjà sur les rails.
      La vague idée d’une vague sacrifice des gens pas vaguement du tout riche ne les aura donc même pas effleuré. Que les avenues du XVIème se barricadent bien alors, ça pourrait péter plus fort encore…

      1. Timiota, j’avais fait exactement la même chose que toi : un calcul de 8% … je me sens moins seul dans ma naïveté 🙂 ! Oui, lui et/ou les gens qui l’entourent ont cru avoir une bonne idée en « marketing » psychologique : allez coco, on dit 100 €, un chiffre rond pour ces crétins des ronds-points ─ une chemise à 39,99 € par ex.
        En effet ça peut marcher puis rapidement comme toi et moi on comprend l’arnaque. Comme le moratoire de E. Philippe… Décidément ils sont bornés et ils nous conduisent à la catastrophe!

      2. Je ne pense même pas que ce soit un arnaqueur mais seulement un Enarque qui ne connait de la politique que la « politique comptable », celle fossilisée dans le TINA néolibéral.

      3. Non ça ne pétera plus, il y attentat.
        Et puis qu’aurait fait ce gouvernement avec un samedi noir de plus?
        Donc il y attentat et le peuple attendra (c’est pour la rime).
        Quelle idée ont aussi les gens de croire 0 des lendemains qui chantent? Ça n’existe pas! Sauf pour les artistes, les poètes, il y en aura toujours de ces gens pas sérieux et qui ne travaillent pas.
        Ce n’est pas même désespérant, c’est juste rien.

  4. Et pas un mot sur l’abandon des privilèges, ISF, rémunérations des élus et avantages princiers, nada !

     » j ‘garde tout ! »

    Les copains apprécieront.

      1. @Guy Leboutte :

        Je ne suis pas sur de comprendre sans erreur « pense à son compte  » . Je pense , parce que je suis , selon un principe souvent vérifié sur mes aventures , pour le compte de personne et effectivement pas toujours pour le mien .

        Au bénéfice de deux allers retours de l’autre côté de la glace , et à défaut d’en faire « raison » et « vérité » , je me contente de ne plus me raconter trop d’histoires (dont celles qui se répètent ) pour me garder un semblant de squelette .

        En écho , un peu tardif , à un commentaire de PYD , qui voyait ou attendait un signal de début de rédemption dans ce qui se passe en France ( « ou qui pourrait venir d’ailleurs « ) , je n’ai hélas pas le même décryptage , ni le même espoir ( et comme j’aimerais me tromper ).

        Ce qui s’est passé aux USA , en Italie , en Hongrie , en Espagne ,au UK ( brexit) , au Brésil , en Belgique ces temps ci ,voire au moyen orient … constitue selon moi plus la trace de l’impact ( les retombées automatiques) du dérèglement de la machine mondiale que les prémisses ou l’indice d’un renouveau et d’une rédemption .

        Des états , des nations se disloquent et se déchirent dans la compétition et inévitablement la guerre civile , la guerre du tous contre tous . Nous ne savons in fine que faire la guerre et les incendies pour guérir de nos insuffisances . L’état providence tant revendiqué est sous la hache : et la providence , et l’état se vident , y compris là où ils tentaient d’exister .
        Depuis le néolithique , Troie ou Néron , nous n’avons rien appris . La coopération n’est qu’un cache-pulsion . La dictature avec ses prêtres , qui s’en va , cède la place à une nouvelle avec ses nouveaux prêtres tout émoustillés d’avoir le support du nouveau « pouvoir » .

        L’Europe se disloque en même temps que ses états , et de ses ruines et blessures nulle construction indépendante n’aura plus le temps de se reconstruire pour porter au seul bon niveau qui est le sien, les parades au soliton. La COP 24 se dessine comme le théâtre des lâches et des tartuffes .

        Dans le soliton la vague qui emporte tout parce qu’elle ne dépend plus que faiblement de nous , la vague écologique et des ressources , se gonfle et accélère . Les deux autres vagues ( système financier capitaliste et complexité) seraient elles vraiment mortes et maîtrisées , que la première , que personne ne veut vraiment regarder ou endiguer , est déjà hors de contrôle .

        Et pendant ce temps là la France ou la Catalogne serait la survie de l’espèce , à coups de tweets et d’invectives ?

        A d’autres .

        Laissez moi finir mes jours avec un sandwich à la rosette si vous voulez , mais pas idiot .

    1. Juannessy,
      Je ne suis pas un optimiste béat, c’est au contraire la gravité de la situation qui m’incline à
      à tirer le meilleur parti de toutes les occasions qui se présentent à nous pour prendre quelques forteresses décrétées imprenables. Et c’est le cas avec les GJ. Rien n’est gagné, effectivement, tous les évènements que vous citez peuvent conduire au pire des scénarios, mais sans perdre de vue non plus que c’est dans les périodes chaotiques que parfois l’improbable se produit.
      Ce que je veux dire, c’est qu’il n’est plus possible de rester spectateur d’un désastre qui serait inéluctable, sinon à quoi bon ?

      1. Et ce que je veux dire , déjà depuis plus de dix ans , et dieu sait si ça me coûte en tant qu’ancien fonctionnaire d’état qui s’est coltiné à la territoriale , c’est que rester franco français ( et ça semble déjà pas simple comme de futures élections pourraient le confirmer, compte tenu de l’état de division du pays ), dans l’espoir de donner le la , par vanité ou tradition nationale , c’est une façon de rester spectateur alors que la pièce et le soliton qui se jouent n’ont d’issue , s’il y en a une , qu’au niveau du continent européen ,qui se fissure aussi vite que les solidarités en France .

        Parlez moi , et agissez européen , si vous voulez me rendre optimiste .

      2. Juannessy
        En ce qui ne me concerne, je n’opposerais pas action sur le territoire national et volonté d’Europe.
        Un combat pour plus d’égalité à l’échelle nationale, et je l’ai déjà écrit, certes sans vous convaincre, indirectement peut servir la cause européenne. L’Union n’est pas un bloc monolithique, ce qui se passe dans chacun des pays interagit sur l’ensemble et réciproquement.
        La remise en cause du pacte de stabilité est déjà une conséquence de l’action ds GJ, c’etest un coin enfoncé dans le dogme, ce n’est pas l’effet qui devait être recherché mais c’est ce qui arrive. On déplace un élément ici qui en déplace un autre ailleurs et c’est la configuration d’ensemble qui peut se transformer. Bien entendu ce peut agir dans le mauvais sens, mais il n’est pas interdit de penser que cela peut avoir un effet positif. Bref, ce n’est pas où l’Europe ou la Nation (universelle dans mon cas), c’est tout en même temps, car tout se tient.
        Penser que l’on va agir sur l’Europe seulement en en parlant et en agissant aux niveaux qui sont les siens me semble être une erreur. Agir dans un cadre national, c’est aussi faire l’Europe, à condition bien sûr que la visée soit celle de la liberté de l’égalité et de la fraternité, je vous laisse le dernier mot pour compléter.

      3. Je crois que tu restes dans l’utopie que l’Europe pourrait être rénovée de l’intérieur. Or, ceux qui tiennent l’Europe ont trop intérêts à ce que rien ne bouge au niveau de la doctrine libérale. Les peuples ont bien compris que les seules forces qui feront changer les choses sont les idées extrêmes.
        C’est pour cela que je t’avais dit que voter Macron au deuxième tour ne servirait à rien, et pire, bien l’élire lui permettrait de faire ses lois antisociales qui amènera le FN au pouvoir cinq ans plus tard.
        J’ai l’amer sentiment d’avoir raison.

      4. « Je crois que tu restes dans l’utopie que l’Europe pourrait être rénovée de l’intérieur. Or, ceux qui tiennent l’Europe ont trop intérêts à ce que rien ne bouge au niveau de la doctrine libérale. »

        Alors étant donné que ceux qui « tiennent l’Europe », ce sont les Etats membres, faut-il en déduire qu’il est utopique de « rénover de l’intérieur » un État membre ?

      5. @PYD :

        Je n’oppose rien , mais , comme vous l’avez relevé , je ne crois absolument pas que le « coin » français suffise à bouger « l’une ou l’autre » du capital , qui peut a contrario se satisfaire de cette guerre régionale .

        Je ne dirai pas la même chose si tous les giratoires d’Europe étaient coincés pendant un mois dans toute l’Europe , ou en Pologne pendant la COP 24 , et que les revendications soient les mêmes dans toutes les langues de notre tour de Babel.

        Comme je n’ai jamais envoyé des agents au casse pipe ( ou risquer inutilement leur vie ) sans être sur que je livrais le combat efficace et au bon endroit , je continue à prétendre que les bons coups de semonce sont à ce niveau , en cassant la philosophie sans casser la baraque . Le moyen ?

        D’abord un accord citoyens des nations concernées sur les trois ou quatre éléments clés qui fondent les nouveaux paradigmes pour faire face aux enjeux du soliton et de « Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant ! ».

        Des partis ou mouvements portant ces axes ,pour faire nombre dans les institutions déjà forgées , avec leurs imperfections et leurs résultats acquis .
        Un bilan au bout d’un an ou deux .
        Retour devant les mandants pour établir la suite ou durcissement éventuellement .

        La représentation européenne la moins suspecte est le Parlement , mais avec une tare structurelle : les nations y sont représentées sur des enjeux locaux , voire politiciens , qui ne peuvent faire cohérence opérationnelle et alliances vraiment efficaces et légitimes sur les enjeux majeurs .

        Ça n’est pas la France qui a le plus besoin de modifier sa constitution ( j’ai déjà évoqué le sujet de la Propriété comme seul enjeu majeur , donc mondial).

        C’est l’Europe qui a besoin d’une Constitution authentique et avec un RIC ce serait encore mieux .
        Avec une monnaie , une armée , un exécutif ( qui peut être fédéral ) , une justice , une fiscalité de base , une politique énergétique et écologique , une politique extérieure , une politique migratoire …. communs .

        La Révolution , elle est là , pour servir à quelque chose .
        Ou l’Europe et donc la France seront de plus en plus sous tutelle étrangère , comme la Grèce est passée sous tutelle de la Troïka .

        Il est venu le temps de solder deux guerres mondiales , en civilisant la troisième en cours .
        Et pour moi , celui d’aller m’allonger .

      6. @François :

        Si le but c’est d’avoir raison , surtout à posteriori , nous n’avons pas les mêmes buts , surtout s’il vous indiffère de différencier un Macron et un Le Pen ( sans trop préciser d’ailleurs ce à quoi vous auriez consenti , ou plutôt de toutes façons subi , dans la nasse ) .

        Je me félicite ( quant à faire ) d’avoir contribué à l’échec du FN , et espère bien continuer à le faire si le cas se présente . Dans le cadre constitutionnel républicain qui me permet de voter pour le projet qui en vaut la peine .

        On cherche le projet compréhensible par tous , qui en vaille la peine dans ce monde tel qu’il va à sa perte .
        Il m’arrive de l’entrevoir parfois , encore bien branlant , sur le blog . Européen , fédéral .

        Encore pas sur la place institutionnelle ou publique ou encore moins dans les délires girationnels même s’ils y font des progrès pas forcément spontanés chaque semaine .

      7. @ Julien Alexandre 11 décembre 2018 à 23 h 46 min

        Puisque ce sont les Etats qui « tiennent l’U€ »
        alors il est pertinent de vouloir prendre le pouvoir
        au sein de l’Etat pour changer l’U€.
        Comme il sera pertinent,
        en minorité au sein de l’U€,
        de la quitter !

      8. Juannessy, mon but n’est pas d’avoir raison bien sûr, ni de voir l’extrême droite au pouvoir.

        Je voulais simplement montrer le grand-écart que beaucoup pratiquent qui consiste à demander aux hommes politiques d’agir pour le long terme sur des choses qui ne produiront aucun résultat probant dans les 5 ans à venir (lutte contre le soliton qui vient) alors que d’un autre côté, comme électeur, certains ont milité pour le très court terme afin qu’il y ait une large victoire de Macron au second tour plutôt qu’un vote blanc massif (qui lui aurait montré à ce dernier qu’il n’était pas forcément le bienvenu à l’Élysée).

        Le résultat est qu’avec ses 66% au second tour, Macron avait devant lui un boulevard pour ses réformes (suppression de l’ISF, dégradation du droit social, …) et son arrogance, nous amenant à la situation actuelle, qui ne pourra malheureusement, que profiter à l’extrême droite.

        Julien, tu sais bien que ceux qui tiennent l’Europe sont, depuis les années 1970, des marionnettistes bien cachés qui n’oublient jamais de rappeler aux États : « qui remplit le portefeuille ? » ; C’est pour cela que lesdits États mettent bien le petit doigt sur la couture du pantalon, car sinon … (les rares qui osent ne pas le faire se prennent la foudre). Ces marionnettistes sont également de bons juristes, et ont pondu des traités qui ligotent légalement les dits États, traités appliqués même lorsque le peuple dit non. Donc, ne pas remettre en cause ces traités, c’est ne pas remettre en cause leurs pouvoirs. Et donc aucune modification n’est possible.

      9. @RV :

        66 % ou 55 % , à mon sens , Macron avait l’intention de jouer une politique néolibérale forte .

        Ses fautes tiennent d’abord à la fausse apparence qu’il a voulu donner : j’ai été élu pour ça alors qu’il savait bien qu’il devait son élection à autre chose : le rejet du FN et l’appétence diffuse pour tenter « autre chose » que n’avait réussi aucun de ses prédécesseurs ( et d’une certaine façon cette attente là subsiste ).

        Il a eu plusieurs pousse au crime : son jeune âge et son parcours initial de financier qui lui a fait confondre , aidé en cela par ses sponsors , un peuple avec une entreprise . Egalement un goût de la provoc conforté par ses conseillers en communication , qui a donné un tour méprisant et « jupitérien » à la méthode qu’il s’est cru légitime d’adopter pour bousculer les freins et les immobilismes qui avaient eu raison de ses trois ou quatre devanciers . Pour le coup , s’il avait vraiment potassé « Le Prince » de Machiavel , il ne serait pas tombé dans l’ornière du mépris ou de ses apparences !

        Mais surtout , il avait perdu la partie et la France avec lui , dès la fin des premiers six mois , en ne parvenant pas à entrainer Merkel et l’Europe dans d’autres voies . Je crois l’avoir écrit à l’époque ici même .

        Et pour le coup , Macron ou pas Macron , GJ ou pas GJ , notre véritable problème et solution est toujours là : l’Europe nouvelle version , ou …..fin de partie .

        Mais , pour mon compte , jamais je ne ferai le lit , ni même une opposition moindre à qui , une fois le pied dans la porte , ne connait que « ferme ta gueule ou tu es un traitre « , ou  » va voir au trou si j’y suis « , en toute rigueur légale et intellectuelle bien sur . Avec état d’urgence et couvre feu , dès la première manifestation .

      10. @ Juannessy 12 décembre 2018 à 20 h 41 min

        Il se trouve que c’est l’U€ ici et maintenant
        qui pratique ce que vous condamnez
        à savoir notamment l’état d’urgence passée dans la loi ordinaire !

  5. Pourquoi ça parait si difficile de faire en sorte que les cadeaux aux riches se traduisent en investissements, puis en emplois ?
    Il n’y a peut être pas d’autre solution que leur piquer ?

  6. Au bout de 30 secondes, je me suis dit : « il est fou, il commence par mettre le feu ». Il a commencé par le sujet de la violence par menacer les prochaines manifestations. Ce faisant, il relègue au second plan les réponses aux revendications.
    je ne rajouterai pas de commentaires à leur propos, vous les avez déjà faites.

    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

    Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793

    1. Ben en fait les intérêts de la classe dirigeante et ceux des citoyens sont contradictoires, et tout le monde le sait maintenant.

      Donc pas de deal possible et juste deux solutions :

      Poursuite de la dérive autoritaire ou chaos vers une sortie incertaine.

      Pas facile de choisir finalement….

  7. Monsieur le Président de la République est resté « droit dans ses bottes.  » Quelque part, rien ne change.
    comme j’avais bien compris qu’il était le grand valet des ultra-libéraux : banquiers et actionnaires ces fascistes en col blanc comme les appelle Paul Jorion je n’ai pas cédé à la panique au second tour du vote pour la présidence de la République car pour moi il n’y avait guère de différence entre une LE PEN fasciste ordinaire et un MACRON comment disait on au XVIIIe siècle ? porte-coton du roi ? Et maintenant porte- coton défendant les privilèges du capitalisme financier ce grand prédateur qui nous interdira un jour le droit même d’exister.

    1. Moi j’ai voté contre lepen surtout parce que je n’avais pas pu le faire en 2002. Reste que je me demande au bout de combien de temps les gens seraient descendu dans la rue avec lepen? Pas sur que Macron ait tenu bcp plus…

  8. Machiavel aux manettes, pour venir au secours de la veuve et de l’orphelin, une tirade de story-telling pour l’empathie et un saupoudrage de mesures pour montrer patte blanche. Le changement de paradigme, ce n’est pas pour demain. Mais je vois un mouvement jaune, se mettre en mouvement et peut-être l’ébauche, d’un lobby citoyen, qui pourrait bousculer les bancs de l’assemblée et du sénat ? utopie ? à suivre…

  9. avec la Société du spectacle…

    … Une ombre en marche, un pauvre acteur,
    Qui se pavane et se démène son heure durant sur la scène,
    Et puis qu’on n’entend plus. C’est un récit
    Conté par un idiot, plein de bruit et de fureur,
    Et qui ne signifie rien.

    Sauf que c’est l’idiot d’un soir qui va demain enfoncer le poignard des réformes dans le dos des travailleurs.

    1. Dans un monde injuste paradoxalement, le sens et la valeur de la vie prennent tout leurs sens.
      Effet des vases communicants.
      Si un jour le monde et juste, il faudra veiller à garder l’injustice en mémoire. En attendant, il faut peser !

  10. un oubli total de la nuit du 4 août 1789…
    mais Macron, dont un des principaux conseillers est Mathieu Laine (libertarien, homme d’affaires de la City de Londres, préfacier en France des discours de la sorcière Thatcher) n’allait pas non plus faire la révolution (le monde à l’envers !), prendre dans le dégoulinant portefeuille de ses copains les Gilets Ghosn pour donner aux Gilets Jaunes !
    En tout cas, c’est pas demain la veille qu’on verra en France un Gilet Ghosn en taule (impensable même)…

  11. Purée j’ai cru que ce dingo allez décréter l’Etat d’Urgence et le couvre feu au début ! Dangereux le bonhomme, cette petite saillie sur l’Etat d’urgence économique et sociale, est un petit signe pour qui veut bien voir. Les mesures économiques, les petites phrases sur l’immigration, la répression, le contrôle des médias, etc etc.

    Oui oui mon petit JA, les fascistes sont déjà au pouvoir, tu les crois encore dans la rue, à l’ancienne brun rouge, mais ils sont déjà au pouvoir. Depuis belle lurette, mais faudrait que tu mettes ton détecteur de facho à jour, pour t’en apercevoir, t’as pas eu les dernières mises à jour depuis que tu fréquentes Paul ? Dingue ça ! Dommage !

    1. Rien que pour toi CloClo, je rigolerai un bon coup quand la démocratie sera à terre pour de bon. Tu verras, tu repenseras à cette époque où les gens comme toi et tant d’autres ici versaient sans vergogne dans l’équivalence relativiste gratuite du « tous fascistes de toute façon » et tu te diras : « mon dieu, mais qu’est-ce qu’on était cons ! ».

      1. Bien aimable de publier ! Primo on est tous cons, c’est une certitude, t’as bien raison de te marrer. Mais non, pas du tout relativiste, je ne mélange pas les choux et les carottes, ni les torchons et les serviettes. Il y a l’ensemble des légumes et l’ensemble du linge de maison. Il y a les fachos en col bleu et les facho en col blanc, qui forment l’ensemble des fachos. C’est pas de moi, mais du taulier.

        Et ce n’est pas les GJ qui mettent la démocratie à terre, ce sont bien les serviteurs & administrateurs de ce système devenu complètement stupide, qui pour le coup vont mettre la démocratie à plat ventre face contre sol pour protéger leurs intérêts. T’en doute ? Moi pas une seconde, je les connais très bien, si ils pouvaient se passer de cette populace désœuvrée et illettrée, ou du moins lui enlever son maigre droit de vote, il le feraient sans sourciller. Maintenant, quelques soient les opinions, les intentions supposées ou réelles de vote, il n’en demeure pas moins qu’il y a une classe sociale, prolétaire, et de petits possédants de leur force de travail, qui souffre et qui le manifeste, soit tu es avec cette classe soit avec celle qui les exploite. Plutôt simple comme choix, faut pas toujours se triturer les neurones à vouloir envisager les choses dans leur ensemble, faut regarder les parties aussi.

      2. Ah les goûts et les couleurs …

        Alors nous avons du fascisme au menu, le préférez vous long, diffus, progressif, ou bref intense et concentré ?

      3. Julien, je sais bien que tu es brillant, fin analyste, que tu n’as jamais tort, mais penses-tu vraiment que Macron est le vrai rempart contre ce que nous craignons tous ? C’était l’ultime rempart contre Le Pen et les fachos et que voit-on ? Après 18 mois, ils sont, selon toi, aux portes du pouvoir et dans les ronds-points. Où le bug ?
        Penses-tu que nous sommes donc implicitement ici tous des cons de critiquer ce petit monsieur, les auteurs de ce billet y compris ?
        D. Cohn-Bendit avait conseillé avec humour d’envoyer en vacances aux Bermudes les chefs de Bercy ; il redoute lui aussi et, malheureusement à juste titre les tendances totalitaires, mais il avait compris qu’il faut pour les contrer agir de façon intelligente (cf. article de Piketty dans le Monde d’hier). Qu’est-ce qui peut bien expliquer un tel dogmatisme politique de ta part ? Et au fond un tel mépris systématique ?

      4. « Aux portes du pouvoir et dans les ronds-points »…

        Dans les ronds-points, certainement. Aux portes du pouvoir, je ne pense pas : https://www.bfmtv.com/politique/elections-europeennes-les-gilets-jaunes-credites-de-12percent-d-intentions-de-vote-en-cas-de-candidature-1584582.html

        Qu’est-ce qui explique mes positions me-demandes-tu Jacques ? C’est assez simple ma foi : je ne me trompe pas d’ennemis, et je les prends dans le bon ordre. Macron n’est ni le problème, ni la solution.

      5. Mais nous aussi on les prend dans le bon ordre mon grand ! D’abord on s’occupe de ceux qui sont aux commandes, puis ensuite ceux qui y prétendent, à être aux commandes. C’est une question de niveau avec ces gens là pas de nature. Qu’est ce qu’un cerveau lumineux comme le tien ne capte dans cette position pragmatique ?

        Tu te souviens avoir quasiment applaudi à la tentative de coup d’état militaire en Turquie en 2016 contre Erdogan ? Remplacer un facho par des fachos, la belle affaire. Ton message est resté peu de temps en ligne dans la nuit, vu la tournure des événements pour les mutins, mais je l’ai lu. Ne donne donc pas trop de leçon de combats antifas.

      6. Si Macron n’est ni le problème ni la solution on peut donc très bien se passer de lui… Quand on aura fais le ménage de tous ceux qui ne sont ni le problème ni la solution il ne nous restera en toute logique que des problèmes et, avec de la chance, peut être quelques solutions ; on pourra enfin peut être commencer à s’attaquer aux choses sérieusement 🙂

      7. @DUP :

        Il y a une autre constante qui nous permettra de retarder encore la recherche de solution , et de la laisser se trouver toute seule par victoire définitive du problème : « On » s’est adonné, s’adonne et s’adonnera au cannibalisme social et/ou réel .

        On peut même imaginer qu’un fou ( comme une infirmière prise de compassion et portée à l’euthanasie ) déclenche le bouton rouge ( ça ne doit plus être ça ), pour abréger les souffrances de l’espèce agonisante .

      8. L’enfer est pavé de bonnes intentions c’est bien connu…

        Mélenchon avait bcp plus mauvaise mine que Macron hier soir… Il avait vraiment l’air au bout du rouleau… Ce qui sortira des GJ risque bien de faire regretter à JA et consort d’avoir jeté le bébé avec l’eau du bain en conspuant le programme de la FI à cause d’un épouvantail… Non seulement la chère Europe et son euro ne vont pas faire long feu mais plus question de la moindre transition écologique…

        A force de « réfléchir » la « machine » vas finir par mettre le doigt sur le problème : l’humain ; En général c’est là que l’IA le résout en lâchant l’arme bactériologique (le nucléaire complique trop la récupération de l’écosystème et perturbe fortement le processus évolutif)…

      9. @Dup :

        Mélenchon , Macron , les GJ , Julien Alexandre et Juannessy ne sont pas à l’échelle demandée .

        L’Europe , le clan étatsunien , la Chine , l’Inde et l’Afrique , si .
        C’est le soliton qui fera le vainqueur .
        S’il y en a un .

      10. @ Juannessy 11 décembre 2018 à 16 h 26 min

        Autrement dit faute d’U€ il n’y a rien à faire
        ou comment recycler le TINA

      11. @RV :

        On peut aussi accepter de se faire (un peu plus ) vassal , ce qui fait un deuxième choix ( avec au moins deux options ).Ça peut être confortable .

        A vous de voir .

      12. @ Juannessy 12 décembre 2018 à 20 h 48 min

        Quel « confort » ont les Grecs à n’avoir pas quitté l’U€ ?
        Cette U€ ici et maintenant pas celle des flyers sur papier glacé.

      13. @RV :

        C’est une excellente remarque qui confirme la nécessité d’amener l’Europe sur d’autres voies , ce que Macron a raté dans ses premiers six mois , et qui n’a pas l’air d’actualité à ce jour .

        Ce qui me différencie de vous ( quoi que je ne connais pas de façon explicite votre « projet » ) , c’est que je suis d’avis que l’illusion d’un solo français est une catastrophe en moins de trois ans ( comme elle l’aurait été pour la Grèce et plus rapidement , même si je mesure bien la souffrance actuelle des grecs ).

        On est donc bien parti pour une vassalité plus ou moins douce accrue , à échéance de mois de vingt ans .

        Ça se confirmera sans doute en mai 2019 .

        ( PS pour Paul Jorion : Visiblement la suppression de l’ISF ancienne manière ne fait pas revenir les grandes fortunes en France , et elles préfèrent rester ou venir dans cette Suisse démocratique exemplaire qui , via le système de forfaits fiscaux et en toute légalité et bonhommie suisse , vient de publier le palmarès des 300 plus grosses fortunes de la confédération ( ticket de club à plus de 88 millions d’euros) .

        Parmi ceux là 54 français avec deux petits nouveaux -Alain Boucheron -luxe – et famille Capelli immobilier . Le patrimoine de ces 54 là est évalué à 83 milliards d’euros soit plus de deux fois le budget annuel de notre défense nationale . Au top : Gérard Wertheimer -Chanel , famille Castel spiritueux , et votre ami propriétaire en autre de SFR , Patrick Drahi patron d’Altice .

        Les gilets jaunes , eux , ça agrémente leurs lectures . )

      14. @ Juannessy 14 décembre 2018 à 15 h 56 min

        Mais enfin, l’U€ nous a été vendue pour ce qu’elle n’est pas,
        ça je crois que ça fait consensus, mais peut-être pas après tout.
        Puis, depuis quelques décennies, d’aucuns, de tout bord,
        qui se sont succédés au pouvoir, en France,
        nous ont fait miroiter une « autre » U€.
        Souffrez que certains, comme moi,
        ne soient plus réceptif à ce projet.

  12. Je propose d organiser le référendum suivant :
    À Je choisis de vivre dans la misère en restant dans l euro.
    B Je choisis d être ruiné en quittant l euro.

    1. C , on modifie l’euro en handicapant partiellement l’allemagne Qui accepteront sans broncher car notre peuple se réveille.

      1. « Qui acceptera »
        Moi avoir du mal à parler la France
        -_-
        Mais comme je postule que l’Allemagne Est une démocratie j’ai mis le verbe accordé aux citoyens…

    2. Le tirage au sort est bien plus simple, regardez bien votre pièce d’un euro, il est écrit : Pile je gagne, Face tu perds, vous n’avez plus qu’à la lancer 😉

    3. Si c’est l’alternative, alors l’option 2, pour n’importe quel spécialiste en stratégie, est supérieure.
      Vous gagnez en autonomie stratégique et en marges de manoeuvre. A lui seul, le gain en activité n’a pas de prix, et excede largement l’avantage/désavantage materiel.
      Benefice psychologique secondaire: si vous ne remontez pas la pente, vous ne pouvez plus vous en prendre qu’à vous même. Ce qui a tendance à rendre + proactif et + intelligent. Alors que l’option 1 est déresponsabilisante, désinvestissante et ne peut qu’augmenter frustration et comportements agonistiques (violences contre soi-même et contre les autres).

      L’avenir, c’est la gestion locale autonome et la subsidiarité.
      Tout ce qui est gros nous conduit à la catastrophe (banques de tailles excessives, organisations mondiales, traités de libre-échanges, etc.). L’idée qu’il faille une gouvernance mondiale pour gérer des problèmes macro est une des pires stupidités qui ait pu être soutenue, aux antipodes de ce qui fait la science d’aujourd’hui (une instance supérieure, c’est un très mauvais réducteur de complexité) . A ranger à côté de « l’union fait la force » (même celle de la carpe et du lapin?)’ et autres stupidités du même genre.
      Finalement, Rousseau, en mettant l’accent sur la supériorité des sociétés constituées de petits propriétaires, faisait preuve d’un excellente intuition stratégique (sans discuter plus avant ce que devrait recouvrir ladite idée de « propriété »). En même temps il est, avec Hume, le véritable fondateur de la théorie des jeux…

      Ce que veulent les gens: un systeme de votation à la suisse/referendum d’initiative populaire
      reprendre le controle des normes qui régissent la vie publique et privée

      Un tel referendum embeterait beaucoup les libéraux tant il est vrai que le peuple est tjs progressiste en matière sociale et conservateur en matière de moeurs (comme l’avait fort bien vu Bourdieu) et donc hostiles aux liberaux de gauche et de droite.

      Le reférendum d’initiative populaire, ou un Sénat beaucoup plus fort qu’il ne l’est actuellement. C’est ce que devraient vouloir les gilets jaunes. En voulant la suppression du Sénat, certains gilets tentent de marquer contre leur camps, tant il est vrai que les ‘papis du Sénat’ (pour reprendre le qualificatif peu amène que m’en avait donné un lobbyiste) est la seule institution qui les représente tout de même encore « un peu ».

      1. @ mouarf 11 décembre 2018 à 15 h 53 min
        « Le référendum d’initiative populaire, […] C’est ce que devraient vouloir les gilets jaunes »

        Une partie des Gilets jaunes ne vous a pas attendu et le réclame déjà,
        que ce soit dans les cortèges ou lors de réunion publique en salle.
        Ils sont entrain d’analyser ses moutures suisses et italiennes
        et on déjà repéré des limitations à ne pas reproduire.
        Il faut laisser l’idée infuser et se répandre.

      2. @RV :

        Après la percolation , l’infusion .

        Il y a dans mon quotidien l’interview de quatre « délégués GJ  » ( au profil assez étrange d’ailleurs , pas trop « peuple » ) sur quatre rond points assez disséminés sur le département . Le relevé par les journaleux de leurs propos m’a rappelé les interviews de ministres ou députés quand tous sortent ls mêmes éléments de langage , à la virgule près au même moment . Décidément la discussion sur chaque giratoire a des convergences extraordinaires . Noté qu’il y en a un qui ne semble pas faire la différence entre referendum et RIC .

        De ce point de vue , Macron était un quasi GJ avant l’heure , quand en 2016 ,il préconisait un referendum sur l’Europe , au niveau européen , préparé par 27 conventions démocratiques .

      3. @ Juannessy 12 décembre 2018 à 21 h 04 min
        Les « convergences extraordinaires » peuvent sans doute être réalisées
        par l’utilisation des réseaux sociaux.
        C’est ma vision optimiste des événements.
        Quand à un individu qui ne ferait pas la différence entre un référendum
        et un référendum d’initiative populaire,
        quelle conclusion irrévocable voudriez vous en tirer ?
        Les micros-trottoir sont à cent lieu d’un travail de journaliste
        digne de ce nom et de sa carte de presse.

      4. J’en tire une conclusion , limitée à ces quatre échantillons reconnus comme les plus spectaculaires du département , que la revendication prioritaire du moment est arrivée par la poste comme les sms  » d’éléments de langage » du gouvernement .

        Il se trouve que je connais au moins deux des quatre journaleux qui ont rédigé leurs papiers , de bord politique opposé , et de vrais gars sérieux qui prennent le temps de discuter et faire parler sans précipitation .

        Ceci étant , on ne peut que se réjouir que des interrogations sur la notion de referendum parvienne sur des lieux de débats et dans des têtes qui l’ignoraient .apparemment ( au moins une ) . Vive Franck Lepage .

        Pourvu que ce soit un  » débat « .

        Et le seul lieu de débat qui fera sens , est le parlement . Maintenant , plus tard , ou dans trois ans .

      5. @ Juannessy 13 décembre 2018 à 20 h 16 min

        Pour ma part il ne saurait être question de laisser la rédaction du RIC à des élus pas plus que son adoption.
        Le RIC doit être écrit par les citoyens et proposé par référendum.

  13. Un peu de charité chrétienne avant Noël et circulez manant!
    Heu… Charité chrétienne?
    Attends…
    Si je comprend bien, les patrons vont donner l’obole sans payer les cotisations sociales, qu’au final paieront les contribuables??
    J’ai bien tout compris..?

    1. Amen,
      Le Citron du Peuple tu presseras
      Tant qu’un peu de pulpe il y aura
      Et pour le smic tu veilleras
      Que les les dents des patrons
      Il n’agace pas :
      Dos rond pour leurs actions.
      (aaaamen)
      Car qu’est-ce qu’un pauvre ?
      Un futur grec, un futur rien
      Le pouvoir reclus en sa capitale
      Confond, ivre sur son outre
      les capitaux les biens
      Et la force d’être humain
      Un humain capital.

    2. Parlons en de charité CHRETIENNE ! Bien camouflé dans le pipotage il a quand même bien été question d’identité nationale (et donc plus ou moins à mots couvert de laïcité, je ne me souviens pas s’il a prononcé texto le mot?) et d’immigration…

      1. Oui, il a parlé de laïcité malmené peu avant que ses lèvres machouillent le mot « immigration ». Paul Jorion qui parle de l’adhésion au discours n’aurait pas parlé de cyanolit sur ce coup là, je pense, même pas de Uhu.

  14. Que dire ? sinon que la « Religion Féroce » va continuer son travail de sape sur la classe moyenne.

    Emmanuel Macron a peut-être grillé les deux dernières cartouches, qui nous permettait de remettre la société en débat : la première en ne s’exprimant pas sur la crise au G20, la seconde hier soir, avec son numéro de « petit papa noël », distribuant un argent que l’Etat n’a pas (2000 milliards de dette publique = 1 an de PIB).

    Vincent Rey
    Findutravail.net

  15. Le capitalisme n’a plus besoin de la démocratie. La démocratie devient un obstacle. Le peuple, l’écologie, les droits de l’Homme… ça commence à bien faire!

    1. Rappel historique et sémantique.
      (extrait de l’émission Interdit d’interdire de Frédéric Taddeï sur RT
      le 10 décembre avant le discours de Macron à 20 heures)
      Manuel Cervera-Marzal (sociologue)
      Il y a un élément qu’il faut ajouter, qui va dans votre sens, sur ce pouvoir des riches instauré par la démocratie représentative qui justement n’est pas une démocratie c’est que, au XIXe siècle, quand les régimes politiques qui sont les nôtres en France, en Grande-Bretagne aux Etats Unis se sont mis en place, les fondateurs de ces régimes politiques qui décident de créer des élections, de créer des partis, de créer des parlements, disent, écrivent, explicitement, et on a des pavés entiers où ils disent, surtout surtout, ne pas mettre en place une démocratie, mettre en place une oligarchie élective, une aristocratie, ils le disent, surtout pas la démocratie, parce que la démocratie c’est cette image de feu que vous voyez là, dans leur imaginaire à l’époque, les bourgeois qui mettent en place le « gouvernement représentatif » ou la République comme ils appellent ça, il se disent, la démocratie c’est les pauvres avec les couteaux entre les dents, qui vont couper la gorge des riches, et qui vont faire bruler tout Paris, c’est ça qu’ils se disent, et qu’est-ce qui se passe ? Il se passe que les manants, justement, les prolétaires, qui au début se sentent insultés par ce mot, on les traite de démocrates, mais être démocrate c’est une insulte, et bien petit à petit ils vont retourner le stigmate et ils vont dire, et bien je suis fier d’être démocrate, comme aujourd’hui on dit je suis fier d’être anarcho-autonome, je suis fier d’être une pute, je suis fier d’être gay. Ils ont retourné le stigmate et les politiciens qui devaient briguer les votent des prolétaires, ils se rendaient bien compte qu’à un moment pour obtenir le vote du prolétaire on devait arrêter de lui dire que la démocratie c’était mal, donc ils ont rebaptisé tout ça, par exemple le Parti démocrate aujourd’hui aux Etats Unis s’appelait le Parti républicain et à la fin du XIXe siècle, opération purement politicienne et électoraliste se rebaptise le Parti démocrate pour s’attirer les suffrages et donc aujourd’hui tout le monde fait comme si on était en démocratie, mais on est pas en démocratie représentative, en démocratie libérale ou quoi, on n’est pas du tout en Démocratie, on est dans une Oligarchie, capitaliste où le peuple n’a absolument pas de pouvoir.

  16. Pas un mot sur ce qui a déclenché la colère et cette prétendue volonté de lutter pour un développement durable en augmentant le prix des carburants.
    En réalité, ce gouvernement fait le contraire de ce qu’il dit. Il y a les paroles d’un coté et les actes de l’autre.
    Pour preuve un barrage en parfait état qui va être détruit. L’arrêté de destruction a été pris le 29 octobre 2018. Pour compenser cette perte, il faudra construire une centrale à gaz ou à fioul.
    De qui se moque-t-on?
    https://www.youtube.com/watch?v=LzMwiHVzkzE
    Pour ceux qui veulent voir à quoi ressemble ce barrage.

    1. de toute façon l’augmentation des carburants vous l’aurez avec la raréfaction du pétrole conventionnel facilement exploitable et « pas cher ».

      1. @Arnaud, Si la Chine a encore 40 ans de « prospérité », oui, mais il y a un scénario ou dans 15-20 ans, la moitié « émergente » du monde replonge sous l’effet des Trump, Dutertre et autres Bolsonaro, troubles sur troubles, et où la consommation de coco devient l’apanage d’une minorité, histoire qu’il y en ait du « moyennement cher » (5-10 euros le litre en € courant) dans leur fazenda, leur gated community, et pour leurs jets et leurs hélicos, le tout protégé par des murs et acheminés par des drones sécurisés.
        C’est du « soleil verdâtre » au lieu du « Soleil Vert » du film, si tu veux, mais c’est un des collapses à méditer…

      2. Le pire c’est qu’a partir de grosso modo 5€ le litre il vas plus nous rester une goutte de pinard à boire 🙁 🙁
        LA vous l’aurez votre révolution moi j’vous le dit ! º!º

      3. un élément de réflexion sur l’évolution du prix du pétrole :
        une page du blog de Jean Marc Jancovici à propos du prix futur du pétrole (publié en 2012)
        https://jancovici.com/transition-energetique/petrole/quel-sera-le-prix-futur-du-petrole/
        …/…
        depuis 2000, le prix du pétrole est anti-corrélé… à la capacité inemployée des pays de l’OPEP
        …/…
        il est peu probable que le prix du pétrole reste très sage… mais il est tout aussi peu probable qu’il devienne très durablement très cher. En effet, si le prix du pétrole monte trop vite, cela traduit une insuffisance de ce précieux liquide pour alimenter une économie mondialisée, et à ce moment nous avons une récession qui frappe tout ou partie du monde. En conséquence la demande baisse… et le prix aussi. Le prix ayant baissé la demande se remet à augmenter, et nous sommes repartis pour un cycle.
        …/…
        La seule conclusion que l’on soit tenté de proposer au vu de ce qui précède est que, en univers contraint, le prix du pétrole ne sera ni durablement bas, ni durablement élevé (car dès que le prix du pétrole devient très haut cela signifie que nous en manquons, ce qui ralentit la machine économique et fait baisser le prix), mais… durablement volatil. Les épisodes de prix très élevés seront le signe avant coureur – parce que ce c’est le signe d’une insuffisance en volume – de récessions à répétition, au moins tant que nous n’aurons pas converti le système énergétique mondial, ce qui peut prendre un bon paquet de décennies…

        Et pour finir sur une boutade, la seule chose de certaine pour le prix du pétrole est qu’à très long terme… il sera nul. En effet, à ce moment là soit nous serons tous morts, soit le pétrole sera devenu parfaitement inutile, et dans les deux cas de figure son prix sera nul (sans consommateurs pas de prix, et avec des consommateurs pas intéressés pas de prix non plus). Mais c’est la période avant ce point final qui risque d’être un peu sportive !
        …/…

      1. @ François Corre
        « plan d’action national pour la restauration de la continuité écologique des cours d’eau »
        Détruire une infrastructure produisant de l’énergie à peu près proprement pour que quelques saumons puissent remonter la rivière est-ce bien raisonnable ?
        D’autant plus aberrant écologiquement que d’autres espèces de poissons sont, elles, inféodées aux eaux calmes des retenues. Exemple caractéristique des tentatives de restauration d’une nature sauvage mythique qui n’a plus cours depuis quelques milliers d’années.
        L’imbécilité technocratique et dogmatique dans toute sa splendeur.

      2. @arkao
        Je pensais à un démantèlement peut-être par atteinte de la limite de durée de vie…
        Construction ou destruction, c’est écologiquement discutable dans les deux cas. 🙂
        Vu le grand nombre de barrages en France, doit y en avoir un paquet qui ne servent plus à rien !?

      3. @Arkao :

        Le plan en question n’est pas né dans la tête de technocrates , mais sous la pression de longue date et haleine d’associations écologistes .

        Ceci étant , détruire un barrage n’est pas une opération simple .

      4. @Arkao Heureux de voir, que je ne suis pas le seul à critiquer ce genre d’absurdité…

        A Blois, Maurice Leroy (et le conseil général à l’unanimité) ont fait détruire un barrage mobile, qui avait coûté l’équivalent de 15 millions d’euros (15 millions de F de 1966), muni de 2 passes de 12m de large (jamais correctement aménagées) en s’aidant de diverses subventions. 70% de la démolition était financée par la protection des poissons migrateurs (30% par le projet interrégional Loire 2007-2013, programme « eau espace espèces » » et 40% par le « programme d’excellence pour le retour des poissons migrateurs » du FEDER, moyennant une obligation de résultat pour les poissons migrateurs).

        Résultat : nul, si ce n’est la disparition d’un lieu de loisir populaire l’été : voir le résultat

        Voila ce qui se passe, quand l’écologie se dispense de toute vérité scientifique, et écoute le lobby des pêcheurs : on balance l’argent public par les fenêtres, avec la bénédiction du WWF.

        On peut là aussi parler de post-vérité…

  17. Ce matin en allant au travail, je pensais a ce qui se passe en ce moment en France et en Europe. Et un sentiment logique m’a envahit: ça va péter. Que ce soit avec des gilets jaunes ou noirs, ça va péter. Violemment. Macron, dans son allocution, m’a donné l’impression de quelqu’un qui a peur. Peut être doit il sentir lui même que ça va péter. Inéluctablement. Et il ne pourra rien faire pour arrêter la vague insurrectionnelle.
    De toute manière ça ne pouvait pas durer comme cela. Il nous reste a nous préparer au tsunami.
    C’est bête non ?

  18. Vous vous attendiez donc au Père Noël?
    Croyez vous qu’un changement de cadre se produit quand seulement un petit groupe de chercheurs, avec les meilleures solutions du monde, malgré leur engagement intellectuel et personnel exemplaire, n’ ont qu’une médiatisation honorable mais reste négligés par les partis, syndicats en place ou en devenir (j’exclue place publique du lot ) et qu’ aucun mouvement de masse ne les porte?
    Voyez-vous même les gilets jaunes les porter ces revendications? Même à l’état d’embryon à extraire de toute une gangue de colère et aussi de grand n’importe quoi?

    1. Arnaud, il y a une contradiction importante dans ton commentaire. Les Gilets jaunes sont le premier mouvement de masse à apparaître en France depuis très longtemps et pas uniquement centré à Paris (mai 68). Libre à toi de penser qu’il n’ y a rien à en tirer ; libre à moi d’espérer le contraire.

      1. Quant à Place Publique, leur silence est assourdissant ! dommage mais ils sont en train de laisser passer une occasion de faire de la politique et ils risquent bien de devenir une « petit groupe de chercheurs ». Sympas et de bonne volonté, certes, mais inutiles comme ceux que tu dénonces.

      2. @ JAcques Seignan,
        Si comme moi vous etes dans Place Publique vous avez reçu ça dans votre boite aux lettres:

        « La crise vient de loin. Par des mesures injustes et des petites phrases arrogantes, Emmanuel Macron a certes allumé l’étincelle, mais le feu ne demandait qu’à prendre. Ce que l’actuel Président symbolise, c’est la politique des gagnants, celle qui croit que c’est en baissant les impôts des plus riches que l’on fait réussir la France, que c’est en misant tout sur les métropoles et en organisant le repli des services publics de pans entiers de notre territoire qu’on construit l’avenir d’un pays.

        Pour sortir de l’impasse, nous appelons les forces politiques, sociales et citoyennes qui partagent les idéaux d’une République sociale, démocratique et écologique à se réunir pour débattre et proposer ensemble des solutions rapides et durables, autour de cinq urgences :

        Refonder un nouveau pacte fiscal, qui soit à la fois social et écologique.

        La justice fiscale est la pierre angulaire de notre projet de société. Il n’y a aucune raison pour que les Français ayant besoin de leur voiture pour aller travailler soient taxés quand ceux prenant l’avion pour partir en week-end ne le sont pas : nous proposons une taxation du kérosène immédiate sur les vols intérieurs. Il n’y a surtout aucune raison pour que la trajectoire carbone repose uniquement sur les consommateurs : nous entendons mettre d’abord à contribution les grandes entreprises polluantes. Dans le prolongement, des états généraux de la fiscalité doivent être lancés.

        Proclamer l’état d’urgence sociale.

        L’explosion des inégalités et la stagnation des bas salaires fracturent notre république. Une Conférence salariale doit être convoquée immédiatement, pour obtenir une revalorisation immédiate des bas salaires. Chaque branche professionnelle sera tenue de revaloriser ses minima salariaux et d’associer les salariés plus largement aux conseils d’administration, de sorte qu’ils veillent à un meilleur partage des profits.

        Retrouver une politique d’aménagement du territoire.

        40 années de désengagement des services publics de proximité ont produit un espace national fracturé. Nous proposons de proclamer un gel sur la fermeture des écoles, maternités, trésoreries, hôpitaux, services d’urgence et administratifs dans les territoires. Il faut définir et développer un droit minimal d’accès aux services publics et remailler le territoire en offre de transports publics.

        Sortir de la pétro-impasse.

        Transformer une société dépendante des énergies fossiles ne se fera pas du jour au lendemain. Cela implique de construire une vision globale et de mettre en œuvre des changements structurels sans être soumis au court-termisme du calendrier électoral. Il est temps de créer des devoirs aux acteurs économiques de la mondialisation et de renforcer nos pouvoirs judiciaires pour lutter à armes égales contre le capitalisme dérégulé et l’évasion fiscale.

        Refonder la démocratie.

        Emmanuel Macron a poussé la logique verticale de nos institutions jusqu’au point de rupture. Il est probablement le dernier Président de la Vème République. L’une des revendications les plus fortes entendues sur les barrages est la participation citoyenne au gouvernement de la cité. Notre Constitution ne le prévoit pas, elle est pourtant nécessaire à la survie de la démocratie. Il est anormal que le président de la République, l’un des principaux responsables de cette crise, soit seul en capacité de prendre de grandes initiatives. Il faut engager, sur les modèles irlandais et islandais, un processus constituant participatif permettant seul de refonder nos institutions.

        Face à la gravité de la situation, les rivalités d’appareil et les querelles d’égo apparaissent pathétiques. La convergence entre marche pour le climat et gilets jaunes, observée hier, doit inviter tous ceux qui veulent changer de modèle à se rassembler.

        Nous invitons donc les forces politiques et citoyennes attachées aux principes de responsabilité écologique et de solidarité sociale à venir travailler avec nous sur ces idées le 20 décembre prochain. »

      3. @ Arnaud 11 décembre 2018 à 10 h 55 min
        Merci d’avoir publié ce courrier de Place Publique.
        Il propose des mesures législatives et une mesure constituante.
        Pour ma part j’aurai commencé la liste par cette mesure constituante.
        C’est elle qui est déterminante pour que les citoyens ne soient plus exclus de la chose politique.
        Mais pour ce faire encore faudrait-il que cette refonte de nos institutions soient le fait des citoyens.
        Elle ne peut en aucun cas être « octroyée » par une caste politique, les politiciens professionnels de tout bord,
        qui par définition sont en conflit d’intérêt si il est réellement question d’instituer des règles qui donneront aux citoyens le pouvoir de s’occuper de leurs affaires.

    2. Désolé pour moi les contradictions premières dans ce billet c’est de faire comme si on pensait que l’esprit saint de John Maynard Keynes allait descendre sur un avatar de Valery Giscard d’Estaing, dans l’éta actuel du debat politique et intellectuel sur le sujet et plus encore de confondre à ce stade les Gilets Jaunes avec un embryon de Front Populaire.
      En précisant que j’espèrerait vraiment me tromper sur le deuxième point, mais les faits sont là.

  19. Information intéressante et franchement un peu « glaçante », révélée par le journal Marianne https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete

    Certains blindés de la gendarmerie étaient équipés samedi dernier d’une « arme secrète » ne devant servir qu’en dernier recours : un pulvérisateur de liquide incapacitant capable d’ « arrêter net » même des gens portant des masques, ce sur une surface de « plusieurs terrains de football ». Son utilisation aurait été une décision politique, uniquement en cas de « débordement ultime ».

    Le fait même que cela ait pu être envisagé montre à quel point le pouvoir prenait la situation à Paris au sérieux.

    L’ensemble de l’article est intéressant, au-delà de l’information sur le liquide incapacitant.

      1. Il s’agit d’un liquide non d’un gaz, à défaut d’en savoir plus j’imagine plutôt une espèce d’huile très visqueuse qui empêche les gens de se tenir debout ou même à 4 pattes.

  20. Plus anecdotique certes, mais tout de même notable : les mains d’Emmanuel Macron lors de son allocution le soir du 10 décembre.

    Posées à plat sur la table, dans une posture tout sauf naturelle et une tension extrême.

    Je ne dis pas que Macron avait de quoi être à l’aise. Mais je trouve cette extrême tension remarquable.

    Je ne sais pas ce qu’elle augure. Je soupçonne : rien de bon.

  21. Mon passage préféré c’est l’évocation de ce temps difficiles…

    Quand l’ISF faisait fuir les riches, et conséquemment, couler le pays… snif !

    Heureusement, grace à Manu, l’évade fiscal peut aujourd’hui s’épanouir en France, ouf !

    Il a quand même osé ça ce soir…décidemment sans vergogne.

    1. Pour être exact, il n’a pas été supprimé mais remplacé (IFI), et si ça ne fonctionne pas comme espéré, l’ISF devra être rétabli, c’est à priori dans les mains du Parlement, c’est là qu’on les attend au tournant… 🙂

  22. Macron&Co proposent donc de redistribuer un peu différemment entre les très exploités et les moyennement exploités. Un peu pour les smicards, les stakhanovistes de heures sup. et les petits retraités, aux dépens des moyennement exploités. Abaissement des cotisations sociales (pas « charges sur le travail ») qui laissent présager moins de moyens pour le salaire à vie que sont allocations de chômage et retraite (cf Friot) . 5 milliards en plus ici, 5 milliards en moins là, redistribution entre petits, mais on ne touchera évidemment pas aux dizaines, au centaines de milliards qui partent vers les privilégiés qui, paradoxalement vu la finale inévitable (« Vive la France ») ne sont majoritairement pas Français…

  23. Je me demande comment on vas pouvoir continuer a refuser 2.6% aux italiens en laissant filer les français au dessus des 3% …

    1. Debitus maximus superpunissimus est. Danaos monstravit.
      (Une grande dette appelle une punition supérieure. Le montrèrent les Grecs)
      (citation d’après Wolfangomenou Schaubleskos, j’ai perdu mon Thucydide l’autre jour, je fais ce que je peux)

  24. Une question pour un pas de côté. Une question que le tourbillon de nos quotidiens m’apporte, emporte et me rapporte. Elle concerne les investissements dont Macron et ceux qui demeurent dans le cadre capitaliste nous somment de penser qu’elle n’a qu’une réponse :
    Avons-nous besoin que des investisseurs détenteurs d’un capital reçu en héritage par exemple ou bien résultat de prédations diverses s’immiscent dans le circuit économique en imposant à tous des rémunérations exorbitantes sans production de valeurs, une croissance destructrice, l’accumulation de laideurs diverses ?
    Moi, je suis tenté de répondre que nous n’avons que faire des investisseurs privés, de ces nababs qui n’en ont jamais assez, se livrent à l’optimisation fiscale ou à l’évasion fiscale et sont la cause principale des malheurs des hommes et de la détérioration considérable de leur environnement. Moi, je suis tenté de répondre qu’un État au nom de l’ensemble des citoyens concernées par les échanges peut et doit créer la monnaie nécessaire. Et les citoyens, par l’impôt, rémunèrent les travailleurs nécessaires à l’opération. Qui peut m’expliquer que j’ai tort de penser ainsi ?

  25. Bonjour le blog,
    Le Général Macron a donné un petit cours de « comment mettre fin à un mvt social? »
    1/ cibler dans les rangs des mécontents, les classes les plus larges : smicard + petite retraite
    2/ Les isoler et les traiter: un petit peu de hausse du smic et hop un peu moins de CSG pour les retraites les plus basses
    3/ Attendre que le doute s’immisce dans les esprits….Eh Robert, 100 Euros c’est pas mal…..Eh Jacqueline, la CSG tu l’auras plus. Finalement, le Macron il est sympa!
    4/ Vous rajoutez un peu de culpabilisation. Et oh, vous ne vous rendez pas compte les GJ, et la croissance de la France? Vous y pensez! Les magasins vident, les petits commerçants? Alors on arrête tout çà et on se remets au boulot! Le monde ne nous attends pas….On a des marchés à conquérir! Merde!
    5/ Vous gardez à l’esprit le calendrier. Plus que 2 semaines à tenir , les fêtes + les congés scolaires (ouais c’est important les congés scolaires….En général, un Lycéen cela rentre à la maison qd les congés arrivent!)
    6/ Vous gardez à l’esprit qu’il faut que vous mainteniez un petit côté « Président avec de l’autorité » , garant de la sécurité de la nation! Cela serait dommage à ce niveau de reperdre le bon électorat centre droit que vous avez gagné durement lors de vos dernières élections…Un petit discours de fermeté vis à vis des casseurs devraient suffire juste avant vos mesures « pommades ».

    Eh voilà, le tour est joué. Vous pouvez alors repenser fièrement à vos cours sur Machiavel. Ils vous auront bien servi!
    A la prochaine les amis.
    Le prochain cours portera sur : comment imposer à votre peuple une seule idéologie: le capitalisme?
    A ce propos, j’ai corrigé vos copies sur « l’écologie peut elle être un frein au capitalisme? »
    Paul, 2/20! Avec vos idées de partage, d’altruisme et tout çà mais où pensez vous aller? Un monde plus juste! Ah là là, ces utopistes!

    1. Il avait dû se mettre un peu de lacrimogène pour se faire pleurer, ou bien d’où venait cet effet de lumière qui rendait ses yeux tristes ? Ces petits reflets blancs, dans le coin de son blanc de l’œil n’était pas naturels…Ah il y a des professionnels de la photo qui ont bossé sur l’image, 12 heures de boulot là dessus au moins…

      Il y a une lueur d’espoir. J’ai entendu ce matin, que les gilets jaunes ne sont plus en vente en Egypte. Cela veut dire que les gouvernements redoutent une contagion mondiale des gilets jaunes, une sorte d’internationale populaire de la classe moyenne.

      C’est bon signe ce genre de truc. Même si les revendications des Gilets Jaunes partent dans tous les sens, l’idée d’une propagation mondiale rapide, sur des idéaux mêmes imparfaits ou fantaisistes, et la prise de conscience par les peuples qu’une telle chose est possible, c’est quelque chose de très positif.

      Si cela se produit un jour, on le devra à la lutte des Gilets Jaunes français…et il y en a qui en ont bavé, (tout ne passe pas sur BFM, notamment cette vieille femme, qui ‘est pris un tir de flashball dans le cou…)

  26. Question : sans casses dans les beaux quartiers pas certain que le discours d’hier eût existé. Battre le pavé en semaine dans les ex quartiers populaires contre Elle khomri n’y a pas suffit. Et les zadistes GJ des ronds points probablement pas non plus. Ça n’est pas que j’approuve les destructions matérielles par respect du produit du travail mais les assurances paieront en partie et augmenteront les primes.
    Écouté dimanche soir dans un resto près de république des castillans anars venus chercher de l’adrénaline pour le week end. Manque plus que les brigades internationales…

      1. Bah la saveur de l’Europe c’est la solidarité et la fraternité des nantis pas des GJ. Depuis l’invention de la mitrailleuse, le rapport de force est technique. L’anomalie de la prise du palais d’hiver avec quelques coups de canon reste une aberration liée à la situation de guerre. La prise de l’Elysée, un égarement. Sans doute une des raisons d’avoir enterré la dictature du prolétariat, au seul profit de la dictature du consentement opaque. Juppé fait crédit…

    1. Ce qui est effectivement triste de constater c’est que seuls les violences et le coût économique de la perte de chiffre d’affaire des grandes enseignes ont fait bouger un peu le gouvernement mais il a su conserver l’essentiel de son orientation politique.
      Manifester poliment, gentiment et en nombre comme ce fut le cas lors des grands mouvements sociaux précédents (2010: 1 million de manifestants contre la réforme des retraites par exemple) n’a conduit à rien.
      Les réformes prévues en 2019, telles celles de l’assurance chômage, les retraites ont un potentiel incendiaire incontestable au vu des pistes proposées par certains pyromanes tels l’OCDE https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0600251787667-retraite-locde-suggere-de-reduire-les-pensions-de-reversion-2226650.php

      Au moins, nous sommes avisés de ce qui attend le bon peuple de France.

    2. Ici on me félicite au comptoir au moins les français vous avez des cojones me dit on entre deux gorgées de san miguel et après avoir consciencieusement voté VOX dimanche dernier…
      Je me suis un peu amusé, au plus gueulard qui réclamait un coup d’état j’ai répondu en rigolant : ben de quoi tu te plaint t’en as eu un ya pas six mois (ref la motion de censure gagnée par les socialistes), ça l’a fait rire au début mais il a fini par comprendre et, tout décontenancé de me dire heu, oui, non, mais celui là, il a pas de cojones…

  27. Place Publique qui s’accroche, dans la boîte aux lettres des Heureux Distingués.
    Une opinion publique quasi unanime ( plus de 80%).
    Des JiletJônes ( Copyright JA) qui réussiraient.

    Plus tard, un historien:
    « De cette entreprise, peu l’osèrent, beaucoup la voulurent, tous la souffrirent. » D’après Tacite. Histoire Livre I, [1,28] .
    [ Souffrir a évolué. On comprendra accepter.]

    On se souviendra aussi de mai 68:
     » Untel n’est pas la solution, il est le problème. »

    1. Je suis persuadé que la cible principale de Macron dans son allocution n’était pas les Gilets Jaunes. C’était la majorité des Français qui les soutiennent. Et il est en train de se rapprocher de la victoire.

      Il a obtenu un résultat, certes partiel, mais tout à fait concret. Dans ce sondage ce matin, ce sont maintenant 46% des Français qui souhaitent que les Gilets Jaunes mettent fin à leurs actions, à comparer avec 34% le 22 novembre http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/12/11/25001-20181211ARTFIG00094-macron-n-a-pas-seduit-une-majorite-des-francais-mais-le-soutien-aux-gilets-jaunes-s-effrite.php

      Si Macron réussit à convaincre la majorité de la population que « il est temps que les GJ arrêtent », il a gagné, tout simplement. Il ne lui reste plus qu’à se raidir et attendre qu’ils arrêtent, même si cela prend du temps. Il n’y est pas encore certes, mais il en est bien près.

      Et en se limitant aux seuls soutiens LREM, PS et LR, il y est déjà, la majorité de chacun de ces groupes souhaite que les Gilets Jaunes arrêtent (88%, 61%, 52% respectivement). Seuls les soutiens de LFI et du RN sont très majoritairement pour la poursuite du mouvement (à 81%)

      Je soupçonne que Macron, malgré les apparences, pourrait être en train de l’emporter.

      Du moins pour cette fois. Trois ans et demi, c’est long… surtout quand on a un programme de « réformes » si chargé.

      1. Je plussoie. L’opinion est partagée entre sympathie et colère contre les destructions des casseurs qu’ils ont vues le 3e samedi. En ce sens, le matraquage sur les violence redoutées a été bien orchestré, les médias et même l’ambassade de Belgique s’y sont mis, avec regrets des touristes etc , et le manque à gagner des pauvres commerçants. Cela peut basculer pour ou contre MAcron…

  28. Le pouvoir ne s’en cache pas vraiment, même si E. Macron, pas fou, a soigneusement évité d’employer ce mot hier soir, il s’agit non pas de traiter l’urgence sociale mais bien d’ACCELERER les réformes prévues dans le programme initial, pour s’en convaincre définitivement, il suffit d’écouter ce matin Richard Ferrand président la l’Assemblée nationale, macroniste de toujours :

    https://www.youtube.com/watch?v=Obc8v1dRvX8

    1. Ce commentaire rejoint parfaitement ce que disait Naomi Klein dans la Stratégie du choc, à savoir, toute crise ne représente pas un problème mais une opportunité pour « réformer » un système (le livre était sorti peu après l’ouragan Katrina qui avait dévasté la Nouvelle-Orléans) .
      C’est d’un cynisme incroyable mais c’est comme ça ; j’ajouterai qu’au fond, si un cynique n’est pas quelqu’un d’heureux au moins c’est quelqu’un qui voit clair. Que les gens soient malheureux, se sentent sans avenir ou se suicident (voir le pourcentage d’hommes blancs des régions ex-industrielles aux US s’y adonnant) ne compte pas ; le bonheur c’est quelque chose pour les naïfs ou les enfants, certainement pas pour des gens se disant responsables. Je dis bien se disant.

  29. Encore bien des points étonnants et curieux, avec le recul de la matinée.
    Par exemple, une question aux experts : un effet de seuil est-il constitutionnel,( égalité devant les impôts) ? Un retraité touchant 1900 € verra l’augmentation de la CSG annulée ; celui à 2100 €, non. Ce seuil brutal est-il légal ?
    Pourquoi cet abracadabrantesque manière d’augmenter le SMIC ? L’arnaque soulignée par Timiota.
    Pourquoi parle-t-on ouvertement d’aller au-delà des 3 % ? Moi je suis absolument pour rester en dessous des 3 % puisqu’en réalité cette augmentation de la dette va encore être payée au prix fort par la majorité des Français. Pour éviter cela, il suffisait de rétablir l’ISF. Mais pourquoi proclamer à nouveau avec conviction ce dogme de l’immaculé ruissellement ?
    Pourquoi ce matin le Sénat (la droite qui n’a pas réussi le programme mis en place par Macron) a-t-elle voté l’allègement de l’ « exit tax » voulu par le gouvernement ?
    Je suis très inquiet car la violence n’est jamais souhaitable. Pourquoi ces gens qui nous dirigent sont-ils aussi aveugles ? Des somnambules ?
    Car ces violences de rue partout, à Paris et dans les grandes villes, ont donc permis de récupérer quelques sous pour des catégories défavorisées : quel message désastreux si l’on y pense avec un froid réalisme politique.
    Avant le discours du Méprisant de la République, Thomas Piketty dans sa tribune du Monde écrivait :
    «S’il veut sauver son quinquennat, Emmanuel Macron doit immédiatement rétablir l’ISF et consacrer ces recettes à ceux qui sont le plus durement touchés par les hausses de taxe carbone, qui, elles, doivent reprendre leur cours. Et s’il ne le fait pas, alors cela signifiera qu’il aura fait le choix d’une idéologie pro-riches dépassée aux dépens de la lutte contre le réchauffement climatique. »
    C’étaient bien sûr les conclusions implicites faites à chaud par Paul Jorion et Roberto Boulant.
    Macron est dans une aporie et nous risquons de le payer au prix fort.

  30. Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
    Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
    Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme….
    Ami entends-tu, les Gilets jaunes ?!

  31. Apres la deuxième mort de la taxe carbone dans l’attente d’une hypothétique 3eme (moins que les chats de Paul Jorion), que diriez vous de vous delecter d’un texte écrit par un vil économiste (bouh) en 2012……

    https://www.cairn.info/revue-projet-2012-5-page-23.htm

    LA TAXE CARBONE POST MORTEM: de Jean Charles Hourcade. Revue Projet 2012/5 (n° 330), pages 23 à 31

    Mais pourquoi une mesure soutenue par tous, et qui devait sauver la planète, a-t-elle finalement échoué ? L’autopsie de la taxe carbone est riche d’enseignements. Jean-Charles Hourcade, témoin du processus, y voit l’effet non seulement de la crise, mais aussi de la fragmentation du mouvement social et, surtout, de la primauté du consommateur sur le citoyen. D’aujourd’hui comme de demain.

    2Acceptons de paraître naïfs en affirmant que nos générations se préoccupent déjà du futur parce qu’elles se préoccupent de leurs enfants et petits-enfants. Constatons cependant qu’elles ont des difficultés à intégrer ce futur dans leurs comportements d’aujourd’hui. Tentons de comprendre cet écart, sans le mettre sur le seul compte de postures hypocrites, en revenant sur l’échec du projet de taxe carbone sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

    3Cet échec offre une véritable expérience de laboratoire, l’épisode de ce projet destiné à sauver la planète se soldant, trois ans plus tard, par son retrait définitif. Politique spectacle ? Mais pourquoi ce spectacle (lancé contre l’avis, in petto, de bien des politiques) et pourquoi le scénario de l’échec ? C’est que le diable se cache dans les détails ! En cherchant celui qui a provoqué l’échec de la taxe carbone, nous débusquerons peut-être le diable qui, sous d’autres habillages, rend si difficile l’écoute des alertes sur le futur et la compréhension de ce que sont nos intérêts bien compris. Les nôtres et ceux de nos descendants.

    D’un étonnant consensus à l’échec prévisible
    4Le 31 janvier 2007, cinq candidats à la présidentielle (dont Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou) signent le « Pacte écologique » de Nicolas Hulot et sa proposition de taxe carbone. N. Sarkozy confirme son engagement en clôture du Grenelle de l’environnement, le 25 octobre 2007 et lors de ses vœux pour 2009. L’affaire paraît sérieuse : fin 2009, la conférence de Copenhague devait, après l’élection de Barack Obama, débloquer une négociation-climat encalminée par George W. Bush ; les 15,8 % d’Europe Écologie aux élections européennes traduisent une montée du souci écologique. Enfin, le choix de Michel Rocard comme président de la préparation de la contribution climat-énergie (CCE) marque une volonté de compromis transpartisan et celui, pour l’assister, d’Yves Martin (qui soutint cette idée dès 1990) est une garantie de sérieux et de sincérité.

    5Les conférences d’experts se réunissent début juillet et M. Rocard remet son rapport le 28 juillet. Il préconise un taux immédiat de 32 euros par tonne de carbone émis (100 euros en 2030), l’absence d’exemptions, une négociation pour préciser l’usage des recettes et « la mise en place avec une perspective pluriannuelle d’une gouvernance appropriée, comparable aux ‘Green Tax Commissions’ existant à l’étranger, pour institutionnaliser ce besoin de gouvernance, évaluer son impact, et apprécier l’utilisation de cette recette ».

    6Jusqu’ici, tout va bien. M. Rocard conclut : « Il y a quelque chose d’extraordinaire, de totalement inattendu pour une société aussi conflictuelle que la nôtre, dans le consensus exprimé par la quasi totalité des experts de tous bords ayant participé à ces réflexions » (p. 67). Or le consensus se délite dès le mois d’août, dans une France pourtant en suspens. Signes du malaise, le 3 septembre François Fillon revoit à la baisse le niveau de la taxe (14 euros) et d’après TNS Sofres, deux Français sur trois se déclarent contre la contribution climat-énergie. On débat à chaud de points techniques que le chef de l’État tranche le 10 septembre : non taxation de l’électricité, chèque vert qui rend aux ménages le produit de la taxe qu’ils auront payée, exonération des industries soumises au système européen de permis d’émissions négociables (EU-ETS). Votée le 18 décembre, la loi est invalidée par le Conseil constitutionnel le 29, car « l’importance [des exonérations touchant les gros émetteurs] était contraire à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créait une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ». Le 23 mars 2010, F. Fillon abandonne le projet.

    7On a donc une guerre éclair vite perdue. La défaite se dessine en fait dès le 5 juillet, quand Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, défend dans Le Point le chèque vert rendu aux ménages avec rétrocession égalitaire des paiements, idée à laquelle s’oppose Éric Woerth, ministre du Budget, le 6 juillet dans La Tribune. On savait pourtant que Rocard recommanderait, le 28 juillet, une négociation sur l’utilisation de la taxe. Or le diable pointe le bout de l’oreille… On ne prendra pas le temps d’entendre cette recommandation.

    8Forcer l’adoption d’une taxe carbone hors de toute négociation sociale ne pouvait qu’échouer. Cette taxe n’est pas une ponction sur les ménages et les entreprises pour acheter des lingots d’or que l’on enterrerait. Elle va être réinjectée dans l’économie et son bilan va dépendre de la qualité de cette réinjection. De nombreux articles publiés dans les meilleures revues économiques depuis vingt ans débouchent sur un diagnostic simple : cette taxe fournit une marge de manœuvre pour baisser les prélèvements économiquement les plus pénalisants (N. Sarkozy avait évoqué la suppression de la taxe professionnelle). Pour les économies européennes, un consensus large se fait autour de la baisse des charges sociales. Mais celle-ci suppose un compromis syndicats/employeurs pour répartir cette baisse entre hausse du salaire net et baisse du coût du travail afin de renforcer la compétitivité des entreprises et des dispositifs spécifiques pour certaines activités (industries couvertes par le système européen de permis d’émissions négociables, pêche, agriculture de montagne) et pour les bas revenus. Ceux-ci consomment moins d’énergie que la population aisée mais y consacrent une part plus importante de leur budget, surtout quand ils sont excentrés en banlieue ou montagne.

    9Il y avait donc bien du grain à moudre pour une négociation et les syndicats y étaient prêts, la CFDT de façon explicite. Pourquoi ce court-circuit ? Gardons-nous de percer les intentions réelles des acteurs ; entre les cyniques et les idiots utiles dont parle Lénine, la ligne de partage n’est pas simple. L’enchaînement des faits suffit ; sur fond de fibre antifiscale, UFC-Que choisir, par la voie de François Carlier, se fait très présent dans les médias début juillet au nom de la défense des consommateurs [1]
    [1]
    UFC-Que choisir ne croit en fait pas à l’utilisation d’une taxe…. C’est ce qui explique que J.-L. Borloo, pour ne pas être accusé d’être l’inventeur d’une nouvelle ponction fiscale, réponde par le chèque vert. La Fondation Nicolas Hulot (FNH, devenue Fondation pour la nature et l’homme) se convainc que cette option, qui conjugue justice sociale et neutralité budgétaire, sera acceptée par l’opinion et permettra une adoption rapide de la CCE. C’est là qu’on aurait dû, en prêtant l’oreille, entendre le diable ricaner.

    10Il ne faut pas être grand psychologue pour anticiper la réaction du vulgum pecus : que cache cette manipulation, où on me rend l’argent dont on m’a taxé ? On se méfierait pour moins que ça. Le chèque vert est bien une menterie. Supposons qu’on me taxe de 20 euros pour chacune des tonnes de CO2 dont je suis directement responsable ; on taxera aussi les entreprises qui vont facturer ce surcoût et celui-ci se propagera de secteur en secteur avec effet d’amplification sur le prix des produits. On va me rembourser les 20 euros par tonne de ma facture énergétique, mais mon caddie sera lui aussi augmenté de 10 ou 20 euros. C’est ce mécanisme qu’aurait bloqué le recyclage de la taxe carbone en baisse des charges sociales, en compensant le surcoût énergétique par un moindre coût du travail. Sans cette compensation, les 100 euros par tonne (prévus pour 2030 dans le projet de CCE) nécessaires pour vraiment « décarboner » nos économies provoqueraient un surcoût insupportable.

    11Le piège se referme : le patronat fait valoir les surcoûts de la CCE et on exempte les firmes soumises aux quotas d’émission de carbone. Or ces firmes ne payent le prix du carbone fixé sur le marché européen que si elles dépassent les quotas qui leur sont gratuitement alloués. De là l’inégalité devant l’impôt que pointe le Conseil constitutionnel : le boucher ou l’ébéniste vont payer la taxe dès la première tonne émise alors que la sidérurgie ou la chimie ne le payeront que pour leurs émissions excédentaires. L’argument compétitivité joue à plein, alors qu’il tomberait pour l’essentiel en cas de baisse des charges sociales : « Il serait absurde de taxer les entreprises françaises en donnant un avantage compétitif aux entreprises des pays pollueurs […] Je subordonne la création d’une taxe carbone intérieure à une taxe aux frontières. » (N. Sarkozy, 24 mars 2010).

    Ce dont on a oublié de parler
    12On peut certes mettre cette défaite au débit de la méthode Sarkozy. Mais pourquoi les Verts ou le PS (dont les candidats ont signé le pacte N. Hulot) n’ont-ils pas mobilisé pour exiger une négociation sociale autour de la CCE, ni fait de la taxe carbone un cheval de bataille lors de la dernière présidentielle ? Ont-ils intégré que moins on en parle mieux on se porte ?

    13Car l’engouement médiatique autour du climat s’est brutalement retourné après l’échec de Copenhague. Il y a le découragement de ceux dont on avait exacerbé les attentes [2]
    [2]
    On ne pouvait pourtant rien en attendre de décisif pour une…. Mais aussi le soupçon que l’affaire climatique est peu sérieuse, voire une imposture selon le titre du best-seller de Claude Allègre publié en février 2010. Que celui-ci ait été convaincu de s’appuyer sur des documents faussés [3]
    [3]
    Voir l’excellente démonstration de Sylvestre Huet, L’imposteur,… et que l’Académie des Sciences ait réfuté ses thèses importe peu. L’important est la méfiance vis-à-vis du malheur annoncé et le réflexe anti-écologiste que révèle son succès.

    14L’efficacité de l’anti-écologisme aurait été moindre si, en tenant compte de méfiances pourtant explicables, on avait utilisé, à côté de l’appel à la prudence vis-à-vis d’un dérèglement potentiellement dangereux, les autres arguments justifiant une hausse des prix des énergies fossiles. Le plus évident concerne la sécurité énergétique : lorsque, en 2000, dans un Lyon bloqué par des transporteurs routiers demandant une baisse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers, je rencontrais M. Al Saaban, chef de la délégation d’Arabie Saoudite, celui-ci me dit en riant : « Les Français ont enfin compris qu’ils payent trop d’impôts sur leur essence ». Or on a peu rappelé aux Français, à l’occasion de la taxe carbone, que la fiscalité était un rempart par rapport à une trop grande dépendance vis-à-vis de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et qu’il vaudrait mieux financer des écoles en France ou nos retraites que de grossir une rente pétrolière qui finance une tour de 828 mètres à Dubaï et alimente la puissance financière des pays du Golfe.

    15Tout aussi importants sont les arguments sur la nécessité d’un signal clair pour réorienter notre système productif. En témoigne la façon dont Ségolène Royal a pris violemment position contre la CCE dans « À vous de juger » (France 2, 25 mars 2010) : « Si on met une taxe sur les gens avant qu’ils aient la liberté de choix – acheter une voiture électrique ou prendre des transports en commun – c’est très injuste ». C’est ignorer que les bas prix du pétrole depuis 1983 ont découragé d’investir sur de tels véhicules et que l’échec de la CCE a fragilisé le pari stratégique fait par Renault en 1989 d’y affecter plus 5 000 ingénieurs.

    16On retrouve le même problème pour l’agriculture, la construction et les systèmes de transport (sans taxe carbone, le transport routier de marchandise continuera d’accroître sa compétitivité par rapport au rail ou à la voie d’eau). Certes, on peut passer par des subventions publiques, mais on substitue alors le contribuable au consommateur et on se heurte au fait que, hormis des choix centralisés comme le nucléaire, l’innovation est difficile à piloter par le haut. À tout miser sur des subventions, on multiplie les risques de financer non les projets les plus efficaces mais ceux présentés par les meilleurs communicants.

    17Il y a enfin les enjeux de l’aménagement du territoire. Cela touche notre modèle agricole, avec une meilleure valorisation des potentiels locaux, à la fois par l’ingénierie écologique en substitution d’inputs énergétiques et chimiques plus chers et par une hausse des coûts de transports modérant la mise en concurrence des territoires par les grands circuits de distribution. Cela touche aussi notre modèle urbain : le pouvoir d’achat en mobilité automobile a augmenté depuis trente ans en même temps que l’intolérance aux hausses des prix de l’essence [4]
    [4]
    Les salaires ont augmenté alors que, en moyenne annuelle, le…. Ce paradoxe vient de ce que la croissance des prix de l’immobilier, conjuguée aux bas prix des carburants, a fait migrer la population vers un périurbain moins dense, moins desservi en infrastructures publiques, où elle s’est retrouvée dépendante de l’automobile, y compris pour aller travailler. Dans les années 1990, quand interviews et micros-trottoirs enregistraient la souffrance de l’automobiliste à chaque hausse des prix (sans signaler les baisses !), ils rendaient un mauvais service aux ménages, entretenant l’illusion que le renchérissement des carburants était évitable.

    18Ces arguments oubliés, on pouvait aisément attiser le réflexe anti-écolo d’une partie de la population. Une polémiste de RTL est allée jusqu’à dire que la taxe carbone était une idée stupide revenant à taxer les bébés parce qu’ils rejettent du CO2 quand ils respirent, et que N. Sarkozy l’avait sortie pour faire plaisir à N. Hulot. On ne saurait reprocher à ce dernier le brio avec lequel il a imposé son pacte, mais son action a touché une opinion publique si peu informée de la fiscalité carbone qu’il fut facile d’attribuer à une lubie de « bobo » une idée promue dès les années 1990 par de nombreux économistes et par la Commission européenne au nom de la conciliation environnement, emploi et compétitivité. Reste à voir pourquoi ces « oublis » ont été possibles.

    De la dictature de l’immédiat et de ses raisons
    19C’est ici que le cas de la taxe carbone a une valeur de généralité, révélant ce qui nous empêche, quoi que l’on en veuille, d’intégrer le futur. Le diable gisait vraiment dans les détails, tel le Satan de nos mythes, diviseur et séducteur ! Il joue sur l’anthropologie implicite de l’espace public aujourd’hui, qui fragmente la personne et le citoyen.

    20Il y a d’abord le compartimentage des enjeux et des militances que révèlent l’oubli des arguments non climatiques et la réticence à militer pour une négociation sociale. C’est comme si on avait tenu à ce que cette taxe restât un pur problème d’écologie, soit par crainte de diluer l’objectif environnemental, soit, prosaïquement, pour ne pas se retrouver en discussion avec des militants d’autres causes. Malgré sa réduction depuis les années 1970, un écart demeure entre ONG environnementales et syndicats de travailleurs. Il est exacerbé par la facilité d’accès aux médias de porte-parole d’une cause qui ne sont pas soumis à la discipline de syndicalistes devant rendre compte à leurs mandants. Ces porte-parole peuvent espérer « emporter le morceau » grâce à leur impact sur l’opinion et les politiques. Mais l’opinion se retourne quand on passe des souhaits abstraits à la détermination du « qui paye ? ».

    21Ce retournement a été d’autant plus aisé que l’injonction de « sauver la planète » s’est adressée à une population fragilisée par la crise financière et la montée du chômage. D’où le succès d’Allègre. L’intérêt politique majeur de la proposition Rocard d’une gouvernance spécifique sur le recyclage du produit de CCE était de forcer à reconnecter les enjeux, les peurs, les expertises et les militances, y compris en incitant les spécialistes du financement de la retraite ou de la dette publique à examiner les potentiels offerts par la fiscalité environnementale.

    22Il y a ensuite l’obstacle mis en lumière par l’efficacité de l’intervention de Que choisir : la primauté de l’intérêt du consommateur dans le discours public et la réduction fréquente de cet intérêt, malgré d’ailleurs l’effort de distanciation souvent mené par Que choisir, à la recherche du bas prix avant tout. C’est au nom de cet intérêt que l’on promeut la concurrence, que l’on recule devant une hausse des prix du gaz et de l’électricité ou que l’on prétend protéger la population contre la hausse des prix des carburants. Mais ce que ne paie pas le consommateur, n’est-ce pas le contribuable ou l’entreprise qui le paiera ? Et à leur tour, le travailleur licencié et le consommateur, dont la facture sera dûment lestée des effets de propagation entre secteurs ?

    23Comme le suggère Laurent Fourquet [5]
    [5]
    L’ère du consommateur, Cerf, 2011., notre formatage social se fait désormais à partir de la figure du consommateur, substituée à la figure du travailleur. En nous enfermant dans un présentisme de la satisfaction immédiate, il bloque toute projection dans le futur, nous empêche de penser notre intérêt bien compris en fonction de ce que nous serons demain et de ce que nous voulons léguer aux générations qui viennent. Mais, énoncées sur le mode catastrophiste, les alertes sur le climat ne permettent pas de sortir de ce présentisme pour déboucher sur un « catastrophisme éclairé » [6]
    [6]
    Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand…. Dos au mur, il n’y a plus d’espace de choix : il est alors facile de présenter des mesures comme la fiscalité écologique comme punitives et culpabilisatrices.

    Un espace public à défragmenter
    24Quelle leçon tirer de cet épisode, sinon que l’espace public est envahi par la force des impressions immédiates, laissant peu de place à l’échange raisonné et peu de temps au compromis négocié ? Ces impressions sont construites par des rhétoriques qui s’adressent non à des citoyens mais à des individus fragmentés, réduits ad nutum à leur état de consommateur, de contribuable, de bobo-écolo ou de pauvre. La figure dominante est celle du consommateur, qui regarde le prix sans s’interroger sur les raisons de ce prix et sur ce que celles-ci comportent de sacrifice du présent (sous-rémunération, mauvaises conditions de travail) et du futur (sous-investissement, coûts environnementaux). Le futur disparaît dans un tel jeu, parce qu’on ne peut y discuter de l’intérêt réel de chacun, en tant que consommateur hic et nunc, mais aussi en tant que consommateur demain, travailleur, parent ou grand-parent soucieux de l’épanouissement de ses enfants. Apparaît ici un enjeu politique majeur : celui de la construction d’un espace public de débats afin de bloquer le jeu diabolique de la fragmentation des personnes et des enjeux de société.

    25Pierre-Noël Giraud, dans La mondialisation [7]
    [7]
    Sciences humaines, 2012., conclut que celle-ci ne sera pas maîtrisée sans « un vaste mouvement de conscience pour l’égalité ». Là est probablement la clef, éthique dans son principe mais qui ne peut se déployer sans s’incarner en politique. On se rappelle souvent les « pauvres » (ou toute minorité) quand c’est utile pour bloquer une mesure dont on ne veut pas. Un mouvement est nécessaire pour contrer ces manipulations et parler des solidarités nécessaires, dans un projet collectif intégré, pour que l’intérêt des générations qui viennent ne soit pas préservé au prix du sacrifice des plus vulnérables des générations présentes.

    Notes
    [1]
    UFC-Que choisir ne croit en fait pas à l’utilisation d’une taxe pour changer les comportements : « Taxe carbone. L’impôt s’habille en vert », Quechoisir.org, 29/09/2009.
    [2]
    On ne pouvait pourtant rien en attendre de décisif pour une raison simple. Obama ne prendrait aucun risque sérieux sur le climat tant qu’il n’aurait pas réglé le dossier Medicare. Or l’affaire n’allait pas se résoudre rapidement puisque les démocrates venaient de perdre la majorité des deux tiers au Sénat.
    [3]
    Voir l’excellente démonstration de Sylvestre Huet, L’imposteur, c’est lui. Réponse à Claude Allègre, Stock, 2010.
    [4]
    Les salaires ont augmenté alors que, en moyenne annuelle, le prix des carburants en 2010 était inférieur à celui de 1981 (notamment en raison de la diésélisation du parc automobile). De plus, les routes et les moteurs actuels permettent de couvrir plus de distance avec un litre de carburant.
    [5]
    L’ère du consommateur, Cerf, 2011.
    [6]
    Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l’impossible est certain, Seuil, 2004.
    [7]
    Sciences humaines, 2012.

    1. Apprécié qu’il se trouve un couplet sur l’agriculture ( les « jacques  » qui se sont faits spoliés du titre de propriété ) , mais regretté que le sujet soit un peu bâclé . En adhérant à la confédération paysanne en 1998 , j’avais la conviction qu’une partie des sujets de société mondiaux se jouaient là …aussi. J’en reste plus que jamais convaincu .

      Il manque sans doute dans cette analyse le poids montant de la disparition du travail comme élément structurant
      ( ou déstructurant , quand le travail s’éloigne géographiquement ) , le poids du logement décent dans nos dépenses, le poids des déstructurations familiales ( divorces , familles recomposées) dans la complexification des lieux et des espaces , le poids de l’économie capitaliste dans la désertification des espaces anciens et le délabrement des structures bâties anciennes …
      Bref, tout ce qui fait que l’aménagement du territoire à la fois commande et subit les faits sociaux et …l’économie .

      Aménagement subi depuis l’agonie de la DATAR , et la dette abyssale dans le budget de l’état .

      Et ce n’est pas le ministère de la cohésion du territoire avec ses malheureux 17 milliards presque entièrement voués au logement qui s’épuisent à subir les assauts indirects ou directs de la spéculation foncière ou immobilière , qui feront une politique d’aménagement du territoire abandonnée à de fluctuantes volontés et moyens ( en compétition fratricide ) des régions , des collectivités locales ( elles mêmes de plus en plus exsangues ) , des privés avec ou sans PPP .

      1. @Juannessy

        Je commencerai par citer vos paroles :
        ¨Il manque sans doute dans cette analyse le poids montant de la disparition du travail comme élément structurant….¨

        En effet.

        Mais ce qui me manque dans votre analyse, c’est le lien entre « le poids montant de la disparition du travail comme élément structurant…..¨ et la stratégie économique violente de l’actuel Napoléon (= Macron) qui le lie intimement à la pensée de Trump c.s.
        (Voir aussi : « Ensemble » : https://www.huffingtonpost.fr/2018/08/17/le-defile-militaire-voulu-par-trump-couterait-23-fois-plus-cher-que-la-parade-du-14-juillet_a_23503969/ )

        Paul Jorion nous a tous enrichi de sa réflexion renouvelée sur les paroles de Keynes. Cela devrait certainement inclure une réflexion sur l’armement et son financement, et donc la mobilisation socio-psychologique et socio-politique en faveur de l’armement et de son financement. Non seulement Keynes lui-même a joué un rôle clé dans les deux guerres mondiales dans les domaines mentionnés, aussi Joan Robinson (avec toutes les critiques qui a été possible et nécessaire sur elle depuis 1936, voir aussi : https://www.theguardian.com/business/2014/nov/30/economics-failure-real-world-issues-drives-women-away).

        Joan Robinson n’a pas été la seule à souligner à quel point l’incitation de la population et l’augmentation des budgets d’armement sont des méthodes idéales pour absorber le chômage. Bref: une réponse potentielle à « la disparité du travail comme élément structurel » comme l’écrit Juannessy.

        Une réponse qui nécessite une réflexion critique, certainement aussi à la lumière des investissements alternatifs préconisés par Paul Jorion. Il s’agit d’investissements visant à réparer tous les dommages sociaux et environnementaux causés par l’externalisation systématique des coûts, comme il est d’usage dans le capitalisme brut.

        L’Europe après 1945: ¨niemals wieder Krieg¨. Entre-temps, le Royaume-Uni et la France ont heureusement continué sur la voie de l’armement nucléaire.

        Et le 1er décembre 1948, le Costa Rica, n’a pas eu d’impact sur la pensée et l’action dominantes en Europe, peut-être à l’exception, pour un instant, des événements entourant la bombe à neutrons du milieu des années 1970 au début des années 1980…
        ( https://de.wikipedia.org/wiki/Friedensdemonstration_im_Bonner_Hofgarten_1981)

        Oui, jusqu’au début des années 1980. Ce n’est pas pour rien jusqu’à ce moment-là, exactement à l’époque de la montée de Thatcher et de Reagan, qui ont à la fois armé et fait la guerre, et ergo fait les processus socio-psychologiques et socio-politiques nécessaires pour rendre la population si ‘aveugle’ que de payer financièrement, psychologiquement et politquement pour elle, ce point d’action centrale dans leurs (T & R) programmes politiques.

        Comme Macron et Trump maintenant.

        L’armement et la guerre.

        Quelle est la réponse de la majorité de la population aujourd’hui? Toujours ¨niemals wieder Krieg¨ ? ¨Nunca más guerra¨, comme en Colombie ?

        Ou le mouvement des gilets jaunes soutient-il secrètement l’agenda socio-psychologique caché de l’armement et de la guerre ?

        De quel côté se situe la protestation en France ?

        Plus de pouvoir d’achat, plus d’écologie, mais sans désarmement et avec plus d’argent pour la guerre (nucléaire), l’emploi dans l’industrie d’armement?

        Est-ce ce que préconise la majorité de la population française ?

        Dont il suffit de continuer sur la voie de la pensée et de l’action nucléaires civilo-militaires napoléoniennes centralisatrices?

        Comme Margaret Thatcher : ¨elle a simplement utilisé le changement climatique pour promouvoir son programme nucléaire…¨?
        (https://theecologist.org/2018/aug/21/how-margaret-thatcher-came-sound-climate-alarm)

        Ce ne sont que quelques questions…..

        b.à.v. JL

      2. @Johan :

        Le sujet de la guerre et du poids de l’effort de modernisation et actualisation permanente de l’armement , est un vrai sujet très important , mais je ne crois pas à des liens stratégiques entre cela et la disparition du travail .

        Il a par contre un lien évident avec l’équilibre des budgets et …le niveau d’indépendance ou d’interdépendance qu’une nation noue avec d’autres , militairement et donc …budgétairement . C’est complètement le sujet de la défense européenne « autonome » qui a suscité les crises d’urticaires de Trump que l’on sait .

        Le sujet ne fait pas vraiment partie des discussions de giratoires , mais je le sens , très grossièrement , un peu comme ça :

        – les gaulois sont par nature une peuplade belliqueuse qui n’a jamais rechigné « aux armes (citoyens)! »
        – l’OTAN , une défense européenne , l’éventuelle nouvelle doctrine de l’armée britannique , la position de l’Allemagne ( simple payeur ou actrice de premier rang ) , le terrorisme , les armes de la Russie et de la Chine ,sont au rendez vous de l’agenda européen . L’équation serait sans doute plus simple à résoudre avec un successeur à Trump .

        Mais entre Euro et Défense , avec Ecologie , il y a déjà trois sujets incontournables pour se donner…des armes pour les enjeux du monde .

  32. Medellín, 11 décembre 2018

    Ce qui me surprend, c’est que jusqu’à présent, personne ici n’a mentionné sur le blog la joie que le 1er décembre dernier, le monde entier a été témoin du 70e anniversaire de la décision historique et impressionnante du peuple du Costa Rica d’abolir l’armée.

    Voir : https://www.bibliomonde.fr/lalmanach/abolition-de-l-armee-costa-rica-1948-1er-decembre

    Il est également très étrange que nulle part dans les manifestations de mécontentement en France il n’ait été dit qu’il existe un moyen relativement simple de dégager des dizaines de milliards d’euros à court terme.

    Suivez simplement la décision du Costa Rica.

    Et puis, pensez-vous ou dites-vous, puis viendront les Chinois ? Les Russes ? Les Américains ?

    Oh oui ?

    Où étaient-ils/elles au Costa Rica au cours des 70 dernières années ?

    Ne s’agirait-il pas là d’une merveilleuse façon de corriger une fois pour toutes une grave faille dans l’histoire de France après 1789: son système politique présidentiel militariste, centralisateur fou, avec en plus la folie d’un sénat, si justement rejeté par le peuple avant hier au Pérou ?

    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-france-poursuivra-en-2019-la-hausse-de-son-budget-de-defense-791440.html

    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/10/le-president-peruvien-remporte-son-referendum-contre-la-corruption_5395212_3210.html

    B.à.v. JL

  33. « Sincèrement » votre…!

    La « complexité de la pensée » du « travaillez plus, pour gagnez plus », de l’exonération de la CSG de certains retraités (pour qui un gain est présenté en terme de revenu individuel à 2000 euros net/mois, omettant par fait exprès de parler de foyers fiscaux, ou deux revenus alimentent le foyer)… de l’attribution d’une prime d’activité et autres heures sup défiscalisées (pour les grosses entreprises les distribuant)… de « notre bon » « roi te touche dieu te guérit »… ne dit pas sincèrement le pendant du « en même temps »….

    Aux « poujadismes » et autres « ras le bol d’un pouvoir d’achat trop bas », que les mères et ouvrières mortes, handicapées à vie, du RANA PLAZA, que les enfants africains ensevelies à jamais dans les mines de coltan, cet « or pour les mémoires vives » des « objets connectés de demain », que ceux gamins aussi exploités pour récolter des fèves de cacao, et autre plantation d’huile de palme, pourraient partager si (l’universalité de la solidarité et ses liens intrinsèques avec les autres valeurs fondamentales, NOUS habitaient encore)… il leur propose de s’amalgamer à « l’immorale optimisation » des « premiers de cordées » exonérés d’ISF, etc (et autres affaires Luxleaks, Swisleaks, panama papers, paradis papers…)… qu’il ne touchera pas « en même temps »…

    Aux « ras le bol fiscaux »… il leur suggère de s’associer à la dépénalisation renommée « droit à l’erreur fiscale » de la délinquance impunie des propriétaires privés d’entreprises, d’actions, de start-ups… assistés sans contreparties… avec les baisses d’impôts sur société, la suppression des cotisations sociales patronales… la flat tax, l’exit tax, etc…. « qu’en même temps » il garde intact…

    A celles et ceux ne voulant pas d’un « pognon de dingue » qui « déresponsabilise »…. il les invite a assister sans être sûr d’avoir la même contrepartie, le verrou de Bercy, les « secrets d’affaires », pantouflages, les conflits d’intérêts, favoritismes… qui socialisent les dettes privées pourries, pertes casinos, faillites frauduleuses, rulling, etc (Subprimes, Dexia, Starbucks etc)… de certains propriétaires privés d’actions, d’entreprises, etc… dont les promesses de création d’emplois, n’engagent qu’a condition d’un assistanat massif aux « restructurations » « délocalisations »…. en explosant les déficits (être à plus de 3% du pib, ou ne pas être…? Autant diviser « l’optimisation » des « aléas moraux » de l’équation, pour la redistribuer la ou nul ne doit régner), et en sur-enchérissant les dettes publiques… Et la sur-enchère… ne s’arrête pas la, quand il est question de faire payer chers les dommages (mélangeant casses et pertes de chiffres d’affaires, etc) du mouvement des gilets jaunes, en calculant des intérêts des dommages, et intérêts d’intérêts, primes de risques… sans « transparence ni moralisation »…

    Du « travaillez plus, pour gagnez plus » la « sincérité » macronienne de dit pas « en même temps » « gagnez plus en pouvoir… » de trancher entre moins de protections sociales, droits, services publics, moins de dépenses publiques en vue des problèmes de santé publique dus à la mal bouffe, aux inondations, sécheresses, et à la pollution et triches, fraudes, de testes, normes et de constructeurs auto, transports de fret maritime, aérien… et moins pour qui…

    Au mouvement « dépolitisé » il renvoie sa responsabilité « apolitique » d’arbitrer entre moins pour vous et pour vos enfants dans le contexte du « vieux monde » de l’austérité (et son erreur de calcul d’un multiplicateur, que la dispense de peine de la patronne du FMI ignore) contexte de l’austérité combinée aux « réformes structurelles » passées par 49.3 ordonnances du droit du travail, du conseil des prud’hommes, de la médecine du travail de l’inspection du travail, des assurances chômage, retraites, de la SC et des hôpitaux, les réformes universitaires…

    Dans sa déresponsabilisation « apolitique » présidant la « démocratie », faisant écho à celle « dépolitisée » du mouvement… il décide que l’injonction contradictoire de la « compétitivité » de la croissance démographique, faisant s’amplifier les méfaits de l’endogamie, de la reproduction de classe… derrière les guerres commerciales, monétaires cybernétiques, derrière les « externalités négatives » polluantes, aggravant les risques des dérèglements climatiques, derrière « l’ubérisation et ordinisation » du travail segmenté à la tâche, des savoirs privatisés, numérisés, technocratisée, de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pas (80% des embauches sont en CDD très courtes durées, temps partiel contraint, etc)… cette injonction n’est pas plus de son ressort, puisque pas plus politique, que de celui des riches et « marchés » qui n’aiment pas la morale politique…

    A vous, et vos enfants, avec ces cadeaux du « père Noël », de « l’Homme providentiel »… de répondre à l’injonction contradictoire de perpétuer un modèle de croissance consumant plus de deux et demi planète par an – 6 planètes par an, si toutes les populations mondiales enviaient avec nos « ventes d’armements patriotiques » celui modèle des USA, modèles qui enrichissent les 8 plus grosses fortunes mondiales (en 2017 82% de la production des richesses mondiales a été accaparé parles 1% les plus riches), possédant plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté… pas de la rue… mais pour hypothéquer ce qui manquera « demain, après demain », malgrés tant de « ruissellement »… à ses futures générations, si elles survivent aux guerres… aux conséquences des dérèglements climatiques comme les inondations, sécheresses, etc… aux pollutions dues à l’extraction de « terres rares », etc… à la perte de biodiversité… aux empoisonnements des océans, à la disparition de leurs faunes, flores, aux intoxications des sols, de l’eau potable…

    A vous et vos enfants d’arbitrer entre moins de protections sociales, droits… avec ce « gagner plus » immédiat… pour vous, votre progéniture… et/ou moins de dépenses, protections, droits, etc… pour les SDF continuant de mourir dans les rues, pour les familles, mères isolées, enfants, petites retraites, et NON RECOURS, situations de « fin de droit » – chômeur.e.s non indemnisé.e.s etc – pour les plus discriminé.e.s en toute impunité, à l’embauche, dans des institutions… pour les plus brutalisé.e.s dans les contrôles aux faciès… soit pour plus 9 millions de désespérances, souffrances, subissant tant d’inégalités, d’injustices sociales, « sociétales », climatiques… en survivant sous le seuil de pauvreté, qu’elles sont mises en opposition aux réfugié.e.s climatiques, économiques de « nos guerres de civilisation » (voire « nos ventes d’armements patriotiques » au Qatar… ou des centaines d’ouvriers népalais sont morts exploités par les « donneurs d’ordres » Bouygues, Vinci, au nom de la « société spectacle » du foot et sa compétition en 2022… massacrent le peuple yéménite par exemple)… tellement refoulé.e.s… que nul.e.s ne veut assumer sa part de responsabilité dans les misères antérieures, actuelles, et pires à l’avenir… du « nouveau monde »… et du « nouveau contrat pour la nation »…

    La « pensée complexe » ne tente de réconcilier que les « ras le bol fiscaux », « poujadismes » mondains, en cols blancs, soutiens de la macronie… comme du « vieux monde »… et leurs « optimisations » d’une ‘immoralité » qu’ils souhaitent collectiviser, socialiser, diluer et associer avec ceux « ras le bol… », et conflictualités de morales et éthiques individuelles et collectives… en cols bleus, des extrêmes droites et droites extrêmes… ayant fait élire par défaut « Jupiter » et sa troupe….

    « Invitant » avec cynisme, arrogance quelque fois, les gilets jaunes à se présenter aux européennes, et aux municipales… avec leurs problèmes d’organisation et financement, puis de « représentativités », insolubles, noyautés, discrédités dans les médias de masse, ceux ci jouant la distorsion et disruption de temporalité entre l’espace temps médiatique court-termiste, « spectaculaire », et sa « dictature des émotions » sondées, et son formatage des « temps de cerveaux disponibles »… et le temps long politique avec son processus démocratique, qu’est-il espéré de plus que des duels « identitaires », identiques à l’élection présidentielle de 2017… si ce n’est que finir de déliter un projet pour une meilleur Europe « en même temps » que d’effriter la côte de popularité du mouvement, tous en poussant le « radicalisme » dans ses derniers retranchements qui ne manqueront pas de justifier plus de répressions, de lois d’exceptions et pire encore..?

  34. A Monsieur Pierre-Yves Dambrine

    Ne confondez pas les gilets jaunes et la Résistance française !!!! Eliane fille, cousine et nièce de Résistants

      1. Si justement, je fais partie de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance Les Résistants de cette association dans un congrès ont demandé aux ami(es) de continuer à parler des valeurs de la Résistance aux jeunes particulièrement. Je connais encore d’anciens Résistants dont un en particulier qui faisait partie du groupe CARMAGNOLE à Lyon co-fondé par mon oncle ; Nous les ami(es) de la Résistance nous continuons à nous former sur la période de la Résistance mais également la déportation.
        Ma mère résistante à Paris arrêtée par les Brigades spéciales de la Préfecture de police livrée aux Allemands et déportée a fait partie des 12 femmes rescapées du convoi 67 (Drancy-Auschwitz)

  35. Il semble que l’on insiste pour rétablir l’ISF.
    Cet impôt rapporterait +- 5 milliards par an
    Soit +- 75 € par Français.
    Des miettes ?

  36. Intéressant sur BFM hier le GJ niveau BEPC qui demande le RIC et le présentateur qui lui demande : mais alors il porterait sur quoi ce référendum (et je suis pas sur qu’il l’ai fait exprès)… 🙂 🙂 🙂

    J’ai l’impression qu’on a affaire à une espèce d’IA ou plutôt une intelligence collective : les premières « couches » ont généré bcp de bruit insignifiant lors des premières itérations et au fur et à mesure que le temps passe, le système semble apprendre, il sélectionne petit à petit l’information qui a du sens et en sortie on a de plus en plus des propositions qui s’attaquent à la maladie, délaissant peu à peu les symptômes… Plus le temps passe plus les revendications semblent évoluer et remonter vers la source du problème (d’abord la taxe, ensuite le pouvoir d’achat, puis, la rémunération du travail, l’équité fiscale, et maintenant les institutions et la représentativité démocratique…). J’aimerai bien avoir l’avis de Mr Jorion sur le sujet, lui qui nous étudie ici depuis de longues années maintenant. En tant qu’anthropologue une visite au rond point le plus proche devrait vous combler 🙂

    PS: Je viens de réaliser que cela implique que les trolls aussi ont leur utilité!!! La nature a toujours autant horreur du vide semble t il 🙂 🙂

    1. En même temps , demander le RIC (ou le répéter ) sans savoir ce qu’on aurait envie de poser comme première question fondamentale , c’est pas très rassurant .

      Le percolateur doit être encrassé .

      1. On peut très bien poser plusieurs questions lors d’un même RIC 🙂 et le choix sera simple pour la première : celle qui passe la barre des X millier de signatures en premier. Je suis bien d’accord que le RIC n’est pas très rassurant, les suisses viennent de refuser de laisser leurs cornes aux vaches lol …

      2. La question fondamentale, pour des citoyens cherchant à construire une démocratie au sein d’un gouvernement représentatif est justement le RIC qui ouvre la porte à toutes les demandes ultérieures

      3. On va dire que le journaliste de BFM est au journalisme ce que ce jaune là est à la politique .

        L’histoire du droit de vote en France répond aux autres questions .

        Sur le RIC , je ne me fendrai pas d’une dixième mouture pour ce que je le considère .

        PS @Dup : à part les vaches lol , le RIC suisse a aussi pondu , l n’y a pas si longtemps , un résultat raciste-xénophobe lol .

      4. La question est la, si on veut la démocratie il faut être prêt à se plier à la volonté de la majorité. Dans la mesure où on voudrait s’en protéger dans certains cas on est plus vraiment en démocratie. Dans ce cas là question se pose : si ce n est pas le peuple qui décide alors qui est ce ?…

      5. Maintenant je n’ai plus aucun doute, toute la journée les différents intervenants sur BFM et France info, de demander mais quelle serait la question de ce RIC comme s’il n’avaient jamais entendu parler du RIC. C’est devenu carrément lourd la ficelle du je fais celui qui a rien compris pour embrouiller l’esprit des gens, pas le moindre decodex non plus sur le sujet bien sur. Ca devient vraiment préoccupant au niveau des médias, ils vont finir par tout faire péter a force de prendre les gens pour des c… Les gens encaissent tout un tas de brimades au quotidien depuis des années mais qu’on se moque ouvertement d’eux ça vas faire mal. Peut être qu’ils n’ont pas compris non plus que c’est les petites phrase de macro qui ont mis le feu au poudres? A moins qu’ils ne craignent que le mouvement s’arrête et de faire moins d’audience ?

    2. Les trolls ont leur utilité ?

      Invite irrésistible.
      J’m sens à essayer de troller. Un galop d’essai ; non que j’en aurais la pratique, notez bien.

      Voici ma question, façon de faire avancer le schmilblick trollien :
      BFM- BFMTV est-il une source d’informations fiables, « objective » ( mot que ma prof de français détestait quand il ne s’appliquait pas à un dispositif optique) ?

      J’en doute totalement, et fortement depuis longtemps ; avant même sa création, c’est dire ma conviction.
      Non seulement, BFM n’est pas un organisme d’informations équilibrées, mais comme beaucoup de ses confrères c’est un truc de normalisation et de conformation de vos manières de penser. Marx pointe son nez, mais ici, il n’a pas pris une ride.
      L’intérêt de BFM et consort, c’est de savoir ce que l’ennemi aimerait que vous pensiez. Et ce, plus encore par ce qu’il dissimule que par ce qu’il voudrait vous faire absorber.

      1. Si vous avez une ou plusieurs (soyons fous) sources d’information fiables et objectives n’hésitez surtout pas je suis preneur 😉

    3. @DUP :

      S’agissant de referendum de tous acabits , il faut d’abord faire cette petite révision ( simpliste mais claire ) :

      http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/voter/referendum/existe-t-il-differents-types-referendum.html

      Pour ce qui est de « qui décide ? » ( sous entendu en démocratie , c’est « le peuple » qui décide ), c’est bien la question qui se pose dans tout type de « réunions » qu’il m’est déjà arrivé d’évoquer plusieurs fois .

      Je me contente de noter qu’il n’y a pas un endroit dans le monde , et depuis son origine ( sauf quand « le peuple  » se réduisait à un clan ou une famille , et encore certainement pas sur ) ou toutes les décisions quelque soit leur nature sont prises par la réunion de tous ces membres . Et pas simplement parce que les « dominants  » auraient confisqué à leur seul profit le monopole de la décision .

      J’ai un peu le sentiment que , plus que la décision en elle même , c’est le processus d’élaboration et d’enrichissement de la décision , forcément par l’expression ( mais expression n’est pas vérité assénée et répétée comme un écho ) du plus grand nombre , qui fait la pertinence du choix .Décider , c’est d’abord argumenter .

      L’affaire n’est pas simple et le monde n’a pas encore trouvé le bon process pour que la somme de ses décisions assure à la fois le bien être sinon la survie de notre espèce , ce qui est finalement la seule mesure , la sanction , de nos misérables « décisions » .

      Contrairement à la mode facile portée par ceux qui la maîtrise , je ne vois pas la panacée dans internet , qui pour être un outil nécessaire , ne reste qu’un outil, donc pas forcément juste , pas forcément fidèle , pas forcément précis , pas forcément sensible . Et nous dessaisît de la responsabilité humaine .

      Responsabilité « incarné » pour qu’elle soit repérable sans fumée .

      1. @ Juannessy 13 décembre 2018 à 21 h 51 min

        Votre lien pointe un article à propos de la Commission nationale du débat public.
        Dans lequel est mentionné le cout de ceux qu’elle organise.
        Est-ce bien cela que vous entendez par « exemple numérique » ?
        Etes vous en train de nous dire qu’organiser des débat serait au-dessus de nos moyens,
        que la démocratie c’est trop cher ?

      2. Si c’est ce que vous avez compris de cette mise en relation , je me demande ce que vous avez compris du RIC .

        Chantal Jouanno est un esprit , et un peu plus , de grande qualité .

        D’ailleurs , c’est une femme .

      3. Désolé mais ça me fait vraiment l’impression d’un blablabla. La question est pourtant simple, êtes vous prêts a vous soumettre à la volonté de la majorité quelle qu’elle soit. vous pouvez tourner autour du pot tant que vous voulez, c’est oui ou c’est non et si c’est non, ne parlons plus de démocratie mais nous ne pouvons dés lors plus crier aux lobbys… Qu’est ce qui est le plus souhaitable un despote éclairé ou un élu corrompu? On pourrait aussi choisir un président sur concours on aurait au moins quelqu’un de compétent a défaut d’honnête ou encore sur sélection génétique ou tirer au hasard ou encore faire une course de cochons comme ça s’est vu pour certaines mairies au siècle dernier:) D’ailleurs le RIC existe déjà il faut 185 députés et 4 millions de signatures, on est tranquille si macron se met a courir tout nu dans les jardins de l’Elysée en chantant l’internationale on aura peut être une chance de le destituer 🙂

      4. Me soumettre à la volonté de la majorité , c’est ce que je fais à chaque élection depuis que je suis né .

        Je ne connais que la Constitution pour écrire la loi commune qui nous évite la guerre civile permanente . Si le RIC est constitutionnel , vous avez votre réponse à une question assez bizarre qui ressemble davantage à
         » nous avons les moyens de vous faire obéir » .

        Ça , par contre , et en me souvenant du droit à rébellion d’une des premières moutures de notre constitution , n’y comptez pas , et il se pourrait bien que je refuse d’obéir, même à un vote du peuple qui se ferait tyran s’il est indigne de « Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant » . Chaponick pourra mieux comprendre ça que vous .

        Mais les problèmes de l’espèce ne sont pas sensibles à la Constitution française qui n’intéresse que nos petits esprits franchouillards .

      5. @ Juannessy 15 décembre 2018 à 17 h 59 min
        Vous avez écrit :
        « Petite exemple d’application numérique , pour prolonger un vrai « débat » : »

        La seule référence qui me semble en rapport avec votre annonce dans cet entretien
        est le cout de ces consultations nationales.

        Ce que j’ai retiré par ailleurs de cet entretien n’a aucun rapport avec le point de notre échange.

      6. Oui , c’est bien ce que j’avais noté .

        Pour ce qui est du pognon ( c’est drôle comme lorsque certains entendent numériques , ils entendent pognon ) , il doit y avoir un vieux commentaire de ma part de plus de quinze ans , sur un autre blog , où j’évoquais la nécessité d’imaginer un fond citoyen conséquent , sanctifié dans le budget , pour financer des études et avis d’experts , en direction de collectifs citoyens réunissant un certain nombre de pétitionnaires ( dans l’esprit RIC ) qui en auraient la maîtrise d’ouvrage , afin de contre-argumenter sur des projets de lois ou de travaux , dans le cadre des sujets de ….grande concertation publique ( à l’époque , j’avais plutôt les DUP grands travaux en tête ) .

        C’est vous dire si je suis réac et réticent à financer la démocratie .

    4. Dup
      vous décrivez un progrès rapide… autant qu’inattendu 😉 d’intelligence collective.

      Concernant les trolls, Julien Alexandre parle lui de la multiplication des « cafés du commerce ».
      Le blog de Paul Jorion en étant un parmi les autres.
      D’ailleurs, Paul Jorion lui même a écrit qu’il a besoin d’idiots utiles ! « lui qui nous étudie ici depuis de longues années maintenant » 🙂

      1. Je viens de voir qu’il est question d’investir Francis Lalanne à la tête d’une liste Gilet Jaunes aux européenne ma théorie s’en trouve donc impitoyablement réfutée 🙁

  37. Mes chers compatriotes

    Je vous ai compris !

    J’ai trouvé le temps enfermé à l’Elysée pendant vos manifestations d’enfin lire : Aristote (384-322), puis Petty (1623-1687), Boisguilbert (1646-1714), Cantillon (1680-1734), Quesnay (1694-1774), Smith (1723-1790), Bentham (1748-1832), Malthus (1766-1834), Say (1767-1832), Ricardo (1772-1823), Mill (1806-1873), Marx (1818-1883), Walras (1834-1910), Knapp (1842-1926), Weber (1864-1920), Mitchell-Innes (1864-1950), Fisher (1867-1947), Von Mises (1881-1973), Schumpeter (1883-1950), Keynes (1883-1946), Sraffa (1898-1983), Kalecki (1899-1970), Hayek (1899-1992), Robinson (1903-1983), Lerner (1903-1982), Kaldor (1908-1986), Galbraith (1908-2006), Allais (1911-2010), Friedman (1912-2006), Samuelson (1915-2009), Minsky (1919-1996), Solow (1924), Rothbard (1926-1995), Godley (1926-2010), Aglietta (1938), Orléan (1950), Mitchell (1952), Wray (1953), Keen (1953), Lavoie (1954), mais aussi Werrebrouck, Jorion, Berruyer, Bersac, Piketty, Graeber et d’autres encore.

    Cela m’a permis d’enfin vous comprendre ! Au vu de vos manifestations et de vos violences, j’ai décidé de tout changer.

    L’état continuera à dépenser largement, voire plus.

    L’Etat emprunte 100 milliards tous les ans principalement à 0,01 % de nos compatriotes pour combler son déficit. Cela augmente la dette publique. Nous allons faire le choix d’augmenter les impôts (ISF) de ces généreux prêteurs. Taxer cet argent au lieu de l’emprunter à ces quelques centaines d’actionnaires de grands groupes industriels. L’état pourra même alors baisser les impôts des moins riches et augmenter leurs salaires.

    Si l’Etat parvient à récupérer de façon harmonieuse l’argent que vous jugez bon qu’il dépense, alors l’Etat pourra investir là où vous le jugez juste, et assurer une protection sociale encore plus forte comme vous le demandez tous.

    Nous avions eu peur que nos riches patrons s’enfuient avec leur argent et leur savoir faire. D’une part, nous avons des numéro 2; 3; 4 ou 5 extrêmement performants aussi qui peuvent les remplacer, et d’autres part, ils reviennent toujours profiter de leur bien vivre en France, de nos médecins… Au pire nous ferons comme les Américains, tous les immigrants devront payer une partie de leurs impôts en France si le pays qui les accueillent leurs permet de payer moins d’impôts qu’ils auraient payer en France.

    Oui nous allons mettre en priorité la lutte contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale, oui, nous allons limiter les écarts de salaire de 1 à 20 dans les entreprises (un patron qui voudra s’augmenter devra augmenter du même pourcentage tous ses employées), augmenter le SMIC, mettre en place un impôt plus progressif et beaucoup plus harmonieux dont l’ISF. Oui nous allons donner la responsabilité d’écrire la constitution par le peuple au sein de consultations citoyennes comme vous le demandez et parce qu’il s’agit du meilleur moyen de s’affranchir des lobbies. Oui les autres pays feront comme nous, car tous les pays du monde ont les mêmes problèmes que les nôtres voire pires. Non les riches ne partiront pas car ce sera pareil ailleurs.

    Mes chers concitoyens, merci pour votre révolte qui porte haut les couleurs de la France, la France des lumières, la France de 1789 comme celle de la Commune, la France de 1968 comme celle de 2018.

  38. Hé bé, le Jorion’s blog reprend du poil de la bête! Longtemps que je n’avais pas lu autant de commentaires!
    La revendication première et principielle des GL de toute l’Europe devrait être de demander – d’exiger! – un référendum pour ou contre le changement de la constitution européenne et d’ouvrir partout localement des clubs, des assemblées, des soviets pour que le peuple réécrive cette constitution mortifère!
    Pour paraphraser le bon léonard, je dirais: si nous ne prenons pas Paris, prenons au moins Bruxelles!

    1. Ça serait d’autant plus facile ( ou difficile) de réécrire la constitution européenne , qu’il n’existe pas de Constitution européenne ( c’est d’ailleurs peut être bien le problème ), mais des traités .

      1. @ Juannessy 11 décembre 2018 à 17 h 36 min

        Il se trouve que ces traités sont bien plus contraignants
        qu’une constitution en ce sens qu’ils interdisent aux Etats signataires
        de décider souverainement de leur politique économique.

  39. C’est juste un clin d’oeil Chaponik 😉
    moi aussi j’ai eu des résistants dans ma famille …. et Je suis né dans la ville de De Gaulle.
    La résistance n’appartient à personne et j’ai un profond respect pour ceux qui ont donné leur vie pour la liberté de notre pays.
    C’est juste un clin d’oeil pour dire que les hommes et les femmes qui plantent leur chapiteau sur les ronds points sont animés d’un esprit de résistance face au monstre froid d’un système économique qui nous broie, bien entendu ce n’est pas la Résistance historique, mais quand même !

  40. Entendu ce soir la TV nationale chaîne F2 au 20h00 :

    Une récente étude sur les GJ montre que :

    33% se disent ni de droite ni de gauche
    15% se disent près de l’extrême gauche
    5% se près de l’extrême droite
    33% sont des employés, 14,5 % des ouvriers (seulement 5% de cadres)
    Leur revenu moyen est de 1700 euros net/mois

    Une partie de la classe populaire donc.

    Mais pour certains ici, qui sont possiblement en service commandé, ou atteint d’un syndrome d’hallucination maladive ou encore touché par la grâce de la science infuse, tous ces gens ne sont rien que des fachos !

    1. Je le redis :

      Ceux là même qui ont du changement de paradigme plein la bouche, qualifient les GJ de jacquerie et de ramassis de facho.

      Poussant même si ça ne veut pas rentrer, cette réalité neuve dans des vieux cadres, afin d’être sur de bien comprendre.

      Allez y donc, au lieu de copier coller des sondages foireux !

      ZAD partout, moi je dis, ne lachons rien, et j’emmerde les commentateurs de salon.

    2. @ CloClo 11 décembre 2018 à 20 h 39 min

      Comment est définie l’extrême gauche dans cette étude ?
      Au doit mouillé ou suivant des critères ?
      Comment serait qualifié le Programme commun qui a porté Mitterrand au pouvoir en 1981 ?
      A gauche de l’extrême gauche d’aujourd’hui ?

      La guerre idéologique est dans le vocabulaire,
      dans les mots employés comme allant de soit
      alors qu’ils sont complètement orientés.

      1. Je donnais juste cette information entendue parce que JA lui parlait de mouvement majoritairement d’extrême droite. Au doigt mouillé de part et d’autre ? Va savoir mon brave. En fait les étiquettes servent pour les gens qui font de la confiture afin de savoir ce qu’il y a dans le bocal. On trouve souvent maintenant du multi fruits.

      2. Je suppose que tu préconise un traitement psychiatrique pour ces gens là Julien? Tu vas pas un peu loin la quand même ? Moi je te trouve une tête d ultracapitamiste à l insue de ton plein gré… faudra penser à prendre ton ticket pour le goulag quand les bolcheviks au couteau entre les dents auront pris le pouvoir

  41. Exemple de la « pensée complexe »…?

    Le « roi te touche, dieu te guérit » répond à ces gilets jaunes sur-exposés médiatiquement, et « dépolitisés »… qui ne veulent pas de « pognon de dingue qui déresponsabilise » mais plus de « pouvoir d’achat », avec la hausse de la prime d’activité (qu’il faut quémander)… : ils n’ont qu’à rejoindre les rangs des cas de « fin de droit »… de NON RECOURS (institutionnalisés par la droite extrême de « l’usurpateur d’identité »), de la non redistribution des aides sociales aux ayant-droits dans les zones désertées par les services publics, là ou il faut faire des klm de lenteur ou à risque pour défendre ses droits… pour se soigner, pour faire ses courses, pour trouver un « boulot de merde »…

    « En même temps » ils feront faire plus de 5 milliards d’euros par an, « d’économies », sur les « dépenses sociales » actuelles, et feront faire plus encore « d’économies » aux assistés sans contreparties qui embauchent à plus de 80% qu’en CDD très courtes durées, qu’en temps partiel aussi contraint que les hausses des dépenses pré-engagées (quand ils ne préfèrent pas « l’ubérisation et ordinisation » du travail segmenté à la tâche, des savoirs – compris des services publics – privatisés technocratisé digitalisés, et de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pas…)… Des « économies » énormes seront faites sur les droits à la retraite, et autres prestations sociales que cette prime défiscalisée, « socialisée » et que ces énièmes exonérations fiscales, sociales, de financement des services publics, de l’intérêt général… des patrons et actionnaires… du « ras le bol fiscal », « poujadisme » de « l’immoralité optimisée »…, ne couvrent pas…

  42. Premières réactions de Thomas PORCHER, économiste « hétérodoxe », médiatiquement assez bien introduit, co-fondateur de « Place Publique »…. :

    http://www.regards.fr/la-midinale/article/thomas-porcher-macron-a-fait-un-cheque-en-blanc-pour-dire-aux-gilets-jaunes-de

    Extrait de la finale :
    … » Sur les européennes et la division à gauche
    « Je me réjouis que Manon Aubry ait été désignée tête de liste de la France insoumise. »
    « Comment on peut ne pas créer des liens entre nous alors qu’on partage 80% des solutions ensemble ? »
    « Je pense qu’une liste commune – qui ferait un score énorme – serait un message très fort envoyé à Macron. »
    « Nos divergences sont beaucoup plus faibles que nos points de convergences. »
    « Ce que défendent les gilets jaunes a déjà été proposé par tous les partis de gauche depuis vingt ans. »
    « Si la seule différence c’est le plan B ou le revenu universel, c’est des différences mineures comparé à la crise que nos visons aujourd’hui et des réponses que nous pouvons apporter collectivement. »
    « Si on continue comme ça, on prépare l’arrivée de Marine Le Pen et on ne veut pas ça
    . »

  43. en cherchant un « cahier de doleances » des Gilets Jaunes j’ai trouve ca sur la page facebook de 3 Gilets jaunes autoproclames « officiels »: Eric Drouet, Priscilla Luowsky et Fly Rider:

    https://www.facebook.com/groups/602597793476259/

    1- Pour ou contre un système de Référendum d’Initiative Citoyenne ? En vue de mettre fin à un système de démocratie représentative et laisser place à un système de démocratie participative.

    2- Pour ou contre la Création d’une Assemblée citoyenne ?

    3- Revoir à la baisse le pourcentage de toutes les taxes relatives aux produits/services de premières nécéssités.

    4- Réduction significative des salaires des membres du gouvernement; Suppression des privilèges, Contrôle des notes de frais.

    Sur le site vous pouvez voter « Pour » ou « Contre »
    ce qui permettrait de recueillir les 1er avis des citoyens et envisager une seconde rencontre avec les membres du Gouvernement afin que nous puissions demander l’organisation de 4 référendums pour soumettre ces points à toute la population.

    1. Je suppose que l’Assemblée Nationale a déjà été dissoute, et qu’il y a déjà eu un vote dans les conditions requises pour désigner ces trois pèlerins comme « représentants officiels « .

      1. Ok ils sont tous idiots, on a compris.

        Ça me rend curieux de savoir de quoi est faite ta vie, Julien.

        La nullité des autres est d’une telle évidence pour toi, je me dis :

        Eclaire moi de ta lumière !

      2. Ouaip, Julien reste calé sur un rejet de niveau allergique de ce qui sniffe le brun soralien, et c’est le meilleur canari de la mine.
        Ceci dit, il nous faut comprendre pourquoi la logique « chouardienne » et le RIC marchent mieux en ce moment comme stimulant de ce que les gens ont à faire sortir (ce qui tient à leur sentiment d’humiliation, de manque de dignité et de démocratie) que (i) le discours des médias standards (FranceInter, BFM, LCI…) et que (ii) les N variantes des discours de gauche et écolo, depuis la nuance Hulot jusqu’à la nuance clémentine (Autain) en passant par le Ruffin, la Place Publique etc.
        Stiegler apportent quelques réponses là-dessus, on peut dire qu’il existe une composante non-nulle de l’effet Infox sur cet état de fait, mais cela me semble insuffisant. On peut encore parler (dangereusement) d' »insécurité culturelle » (Finkie sort de ce corps) , mais pour moi, c’est pas tant qu’il y ait insécurité, c’est que la culture est fragilisée comme une boiserie par les termites sous la surface, et ce faute d’usages/de pratiques ayant trait à la solidarité, celles qui existaient dans les syndicats et les usines ou en milieu rural (Michéa dixit, …). Est-il incongru de reconnaitre à une sphère, sans adhérer au contenu de son discours, qu’elle propose en apparence des pratiques qui restaurent chez ses adhérents la « solidité culturelle » : la démocratie par le RIX, etc. ? Dans ce cas, il est urgent de se doter d’espace de pratique, à l’image de celui de Noisy le sec que voici :
        https://labozero.wordpress.com/

      3. L’explication du « pourquoi ça marche » est assez simple Timiota. La revendication la plus partagée par les jiléjônes, c’est « avoir son mot à dire », grosso modo : sur tout et tout le temps.
        Le RIC est le meilleur moyen de transformer le pays en café du commerce géant, et surtout de le livrer aux manipulations de grande ampleur qui ont systématiquement lieu désormais dès lors qu’une campagne publique de quelque sorte est sujette à l’assentiment d’un nombre qui, s’il n’est pas nécessairement le plus grand, n’en est pas moins significatif par le double jeu de la médiatisation et de la résonance offerte par l’utilisation abusive des réseaux sociaux à fins d’amplification.

      4. Timiota,
        Et oui les Gilets Jaunes montrent clairement le besoin et la nécessite de revenir à des pratiques sociales effectives (négociations locales, entreprises etc).
        Sur l' »affaiblissement social », je pense qu’une des réponses proposée par Macron est justement de retravailler sur les corps intermédiaires , avec le risque et la forte probabilité comme l’a dit Roberto que ça finisse en eau de boudin dans que le cadre reste le même… on en revient toujours là.

      5. Ah oui, mais j’ai écouté, j’ai bien lu aussi les messages de la Place Publique, très bien ordonnés.

        Alors aujourdhui on a un gouvernement aux ordres du capital, soutenu par une classe moyenne reac,

        Et pour reformer ce paysage désolant, on a des intellos super brillants, qui sont pas foutus de descendre partager leur valeurs avec les gens que le système a jeté dans la rue.

        Parce que c’est le moment d’y aller, les gars, non pas pour prendre l’Elysée mais pour partager ce qui se dit ici entre autres.

        Les rond points, c’est le media aujourd’hui. Et ceux qui restent chez eux à juger sur vidéo, désolé mais c’est super con.

        C’est de votre absence que le mouvement souffre.

        Y a une brochette d’imbéciles comme partout, aussi des gens qui se retrouvent gravement blessés pour avoir defendu mes valeurs, tes valeurs et j’en peux plus de ce mépris.

      6. Julien, j’ai tendance à partager ta misanthropie mais il n est pas démontré qu un ramassi de bas du Front si on les interconnecte en grand nombre ne produisent pas un résultat intelligent. La fourmis est loin d avoir le niveau de la fourmilière… si l’IA est le résultat d’une algorithmique avant de necesiter du hardware spécifique, rien n empêche les math de s appliquer sur n importe quel système… je te concède cependant qu aucune IA n à encore démontré le moindre semblant d éthique. Reste donc à établir les lois d Asimof pour la democratie, apres tout c est peut etre simplement ça une constitution démocratique…

      7. C’est vrai qu’à force de croire qu’on peut dire qu’un individu est supérieur à un autre de même qu’une civilisation, ça commence à être un peu chaud patate.
        On mange grâce au bas du front, s’il vous plaît.

      8. Il y a un malentendu.
        Je préfère croire que Monsieur Jorion a utilisé le terme Jacquerie dans le sens de système désorganisé de personnes à bout de nerfs, que dans le sens de gens bêtes car pauvres.

        Et je voudrais qu’ Internet a eu tendance à rendre pas mal de connaissances accessibles Aux exploités.
        Trop , pour les défenseurs de TINA.

      9. désolé erreur de placement initial , les fils deviennent complexes.
        Thomas, on a très bien compris tout ça.
        D’abord Les problèmes de gens ne se concentrent pas que sur les ronds points et comme on a tous nos expériences de vie aussi tu devrais te dire que les gens qui parlent ici ont peut être autant cette expérience, voire plus que toi, même s’ils ont un point de vue différent du tien.

        Apres c’est sur que l’éclatement des forces contribue à laisser le système en place. Toutefois et pour répondre aussi à DUP, je ne suis pas d’accord à toutes les alliances avec un mouvement dont les arguments « de fond » consiste juste à faire tomber un gouvernement de plus (certes un très méchant gouvernement dirigé par un ex banquieret un ex lobyiste nucléaire en plus) mais qu’au fond tout change pour que rien ne change.

        Et quand je vois ce qui se passe sur FB et que tu discutes avec des GJ qui te disent que « les médias les syndicats les partis sont tous pourris, on en a pas besoin » et qu’en plus les revendications partent dans tous les sens avec du bon et aussi du tres tres mauvais alors sans moi. Les GJ ne sont effectivement pas « un ramassis de demeurés « , mais je ne vais pas y aller car c’est « collectivement mort »(pour reprendre un terme de Thomas utilisé plus tôt dans une autre discussion). Cad que le mouvement a déjà cristallisé pour des valeurs socles et des » solutions » qui n’en sont pas et qui sont trop solidement enracinées pour être modifiées de l’interieur.
        En matière de comparaison et de précédents ce qu’on je voie des 5S en Italie et de Trump ne démontre pas que la coalition avec une forte composante réac (qui si ça se trouve est majoritaire dans GJ) aboutit à renverser le capitalisme, ou a minima à l’amoindrir et résoudre les problèmes de court et long terme (justice sociale équité fiscale et lutte contre les changements climatiques).
        Je m’arrête j’ai déjà été trop long.

      10. Salut Thomas,

        Je ne te cache pas que j’ai eu, il y a une semaine ou dix jours, exactement la même réaction que toi. « ‘Tain y nous les casse le Julien » (et autant pour la tiédeur du blog et la vidéo à laquelle je n’ai rien compris sur gilets jaunes et post-vérité), pour une fois que quelque chose prend, vaudrait mieux être dans la rue à diffuser d’autres idées, que de laisser les fafounets de toute obédience détourner une colère légitime… et qui marche.

        Et puis j’ai suivi les pérégrinations des leaders sur le net et sur FB, les live etc. Jusqu’à la grossière mise en scène de la rencontre avec les créationnistes monétaires et l’expertise soudaine en RIC de toute la petite bande. Vois aux infos, la marque de fabrique c’est « en toute matière ». Déjà une intervention hier soir sur BFM, il me semble.

        C’est le même schéma qu’avec la création monétaire. Sauf que là, au lieu de partir d’une rumeur, ils démarrent sur la colère déjà présente. La canalise et la farcisse de rumeurs…

        Question, tu le disais toi-même, une fois qu’on aura constaté qu’avec le RIC la « volonté » des citoyens n’est pas transposable dans le cadre actuel, on fait quoi ? C’est à mon sens le coup d’après. La cible c’est l’Europe me semble-t-il. Aussi naze soit-elle…

        Moi aussi ça me saoule mais le truc est déjà récupéré, sinon initié, et le vice de forme est rédhibitoire ! Effectivement, ce qui va en sortir, ce n’est pas plus d’autonomie, d’esprit critique et de conscience politique mais un mouvement populiste fourré aux fake ! On n’a plus qu’à trouver notre Trump…

      11. N’empêche,

        Vous dites  » les cinq pingouins  » ,  » les leaders  » , j’ ai bien écouté ceci, et donc c’est mort….

        je vous dit que c’est un moment d’émancipation individuelle et collective SUR LE TERRAIN.

        Pour le peu de temps que j’ai passé sur le terrain, j’ai été systématiquement remercié pour avoir su mettre des mots pour décrire ce qui se passe.

        Essentiellement, les personnes sont saoulees dans ce brouhaha de contradictions et paumees.

        Et rester le cul dans son fauteuil à compter les points, c’est un peu facile. A quoi ça sert d’avoir tant discuté ici pour ne pas, quand l’occasion se présente, partager ?

        Et le faire non pas pour surfer sur la vague, et bénir ce mouvement, mais juste parce que c’est une occasion de faire sortir la réflexion de son cercle habituel.

      12. @ Julien Alexandre 12 décembre 2018 à 9 h 10 min

        Ce que vous dites du RIC pourrait être dit de n’importe quel vote,
        préconisez-vous de bannir le vote de nos pratiques ?
        Abhorrez vous à ce point Démocratie
        comme les pères fondateurs de nos gouvernements représentatifs ?

      13. @Lucas certes on mange garce au bas du front et on boit aussi, je ne me considère pas comme bcp plus haut non plus, mais le boboisme qui consiste à dire qu’y a pas de gens bêtes j’ai donné. Et un jour on est bien obligé de se rendre à l’évidence sauf a rester enfermer entre gens « bien élevés » (ou on rencontre moins d’inculture mais tout autant de connerie mais ou on peut peut être garder un semblant d’illusion). Le jour ou j’ai chaussé les bottes pour bosser au champs j’ai bien du me rendre à l’évidence il y a des gens qui volent pas haut c’est injuste mais c’est comme ça. Parfois on a la bonne surprise aussi de tomber sur des gens qui savent à peine lire mais qui face à un problème concret te laissent sur le cul par leur intelligence à le résoudre. La vie est ainsi faite tout le monde n’est pas doté pareil par la nature. Brel disait qu’il n’y a pas vraiment de méchanceté il n’y a que de la bêtise et il chantait aussi « Salut a toi dame bêtise (….) ton regard familier au fond de mon miroir »…
        Un exemple récent pour étayer mon propos :

        https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/jawad-bendaoud/si-vous-me-condamnez-vous-condamnez-un-coupable-le-lapsus-de-jawad-bendaoud-a-la-fin-de-son-proces_3101149.html

        en vla un qui en tient une couche, mais un couche !!! c’en est presque admirable ! 🙂 🙂 🙂

      14. @2Casa et Arnaud, Le RIC pourrait servir demain a faire tomber macron mais aussi aprés demain à faire tomber lepen ne l’oubliez pas… Les allemand auraient peut être pu faire qqchose en 33 s’ils l’avait eu. Quand à l’europe on en est la parce qu’on s’est assis sur un référendum que je sache sinon il aurait fallu proposer une autre europe pour que les gens l’acceptent… Vous pleurerez le RIC quand on aura lepen pour 5 ans et c’est pour bientot…

      15. Dup,

        Taratata ! Ce n’est pas le RIC en soi que je critique – faut voir, le café du commerce n’est effectivement pas loin mais soigneusement bordé, pourquoi pas – ce sont les méthodes (manipulations, tromperies) et les objectifs réels : additionne 2005 et TCE, 2008 et création monétaire, 2018 et gilets jaunes, les seuls points communs que je vois c’est, sous un enrobage démocratique, des assauts contre l’Europe et des tentatives de déstabilisation. Ajoute à ça Trump, Brexit, Salvini, Bannon, t’as la recette complète… à la louche.

      16. @ 2 Casa
        Votre arithmétique additionne quoi au juste? ça ressemble plus à une théorie du complot qu’autre chose. L’Europe que l’on a actuellement est bien assez grande pour savoir se faire détester des 90% toute seule… Quand à la grande paix qu’elle est censée nous avoir apportée je voudrais bien voir (en fait non c’est juste une expression…) ce qu’il en serait si De Gaule avait pas fait sécession de l’OTAN pour avoir sa bombe… Le deal originel était plus proche d’une zone commerciale bien à l’abri du parapluie nucléaire français que d’une union des peuples, par la suite l’intérêt économique inicial pour un grand marché a peu à peu dérivé vers une grande place de spéculation financière qui a saigné léconomie réelle des pays, tout cela sous le parapluie de l’Otan suite à la disparition de l’empire soviètique. Si vous cherchez des gens qui ont voulu flinguer l’europe cherchez plutôt de ce côté la… Et encore je pense que pour eux c’est juste un dommage collatéral, tout ce qui les intéresse c’est le profit. Si l’europe leur permet de continuer à se gaver ils la défendront sinon ils s’en passeront allègrement.

    2. Oui Julien, j’avais vu ta référence à Chouard précédemment. Je vais regarder ton document.

      Timiota oui je pense que c’est ça aussi le problème sous jacent, l’appauvrissement de la sociabilité et de la politique par le libéralisme, l’arasement des corps intérmédiaires (en réduisant considérablement leurs pouvoirs et marge de manoeuvres) auquel Macron a largement contribué pour « reformer » et c’est la dessu qu’il faudrait vraiment revenir aussi car le « chèque pour chaque catégorie » ne fait pas politique ni cité, malgré la necéssité absolue pour certains.
      Hier je me disais après avoir écrit dans quelle mesure les Gilets Jaunes n’étaient pas une version française du Tea Party ou n’allaient pas décanter sous cette forme.
      je crois que l’émission de FC ce matin parle de ça, mais je n’en ai saisi que quelques miettes.

    3. Thomas, on a très bien compris tout ça.
      D’abord Les problèmes de gens ne se concentrent pas que sur les ronds points et comme on a tous nos expériences de vie aussi tu devrais te dire que les gens qui parlent ici ont peut être autant cette expérience, voire plus que toi, même s’ils ont un point de vue différent du tien.

      Apres c’est sur que l’éclatement des forces contribue à laisser le système en place. Toutefois et pour répondre aussi à DUP, je ne suis pas d’accord à toutes les alliances avec un mouvement dont les arguments « de fond » consiste juste à faire tomber un gouvernement de plus (certes un très méchant gouvernement dirigé par un ex banquieret un ex lobyiste nucléaire en plus) mais qu’au fond tout change pour que rien ne change.

      Et quand je vois ce qui se passe sur FB et que tu discutes avec des GJ qui te disent que « les médias les syndicats les partis sont tous pourris, on en a pas besoin » et qu’en plus les revendications partent dans tous les sens avec du bon et aussi du tres tres mauvais alors sans moi. Les GJ ne sont effectivement pas « un ramassis de demeurés « , mais je ne vais pas y aller car c’est « collectivement mort »(pour reprendre un terme de Thomas utilisé plus tôt dans une autre discussion). Cad que le mouvement a déjà cristallisé pour des valeurs socles et des » solutions » qui n’en sont pas et qui sont trop solidement enracinées pour être modifiées de l’interieur.
      En matière de comparaison et de précédents ce qu’on je voie des 5S en Italie et de Trump ne démontre pas que la coalition avec une forte composante réac (qui si ça se trouve est majoritaire dans GJ) aboutit à renverser le capitalisme, ou a minima à l’amoindrir et résoudre les problèmes de court et long terme (justice sociale équité fiscale et lutte contre les changements climatiques).
      Je m’arrête j’ai déjà été trop long.

      1. Thomas, discuter avec des GJ et aller voir leur activité Facebook c’est pas un peu se renseigner sur le mouvement?
        Mais si vous avez des sources plus pertinentes sur les propositions et la structuration des GJ allez -y je ne demande qu’a être détrompé.

      2. Vous oubliez une chose, on en est là parceque les gens vivent de plus en plus mal et pus ils vivront mal et moins ils seront éduqués (on vas bientot avoir les maths en option…) plus la composante décérébrée, réac et fachisante des mouvements de révolte sera importante. Quand ce sera votre tour et que vous vous retrouverez à vivre suffisamment mal pour sortir dans la rue, alors vous monterez dans un train bien pire que celui qui passe aujourd’hui et pour lequel vous faites la fine bouche… On a d’abord eu la FI qui portait à peu près les même revendications que le gilets jaune et cherchait à passer par les urnes en douceur pour envoyer paitre les 3% afin d’initier une transition écologique et à constituer une VI ème république, maintenant on en est à la révolte populaire dans la rue avec des débuts de violences, quel sera la prochaine étape? un conflit armé? des actes terroristes? Une guerre civile? Plus les gens seront désespérés plus ils vont devenir cons et violents et plus le pouvoir vas répliquer durement. Ceux qui criaient au Vénézuela à propos de la FI ne se doutaient pas qu’au final ils l’auraient quand même et peut être bien plus vite et plus dur… L’histoire montre bien qu’on ne se bouge que quand les choses vont très mal et dans ces conditions là la réaction est toujours des plus primaire si ce n’est totalement absurde. Et surtout que nous sommes incapables d’en tirer les leçons.

    1. Vraiment sans avoir envie de rire…doit-on commencer à avoir vraiment peur..??
      Les premières lignes de l’article en lien:
       » Qui Emmanuel Macron a-t-il prévenu avant de lancer ses annonces en faveur du pouvoir d’achat lundi 10 décembre, à 20 heures ? Et plus important : comment ces mesures ont-elles été préparées et chiffrées ? La question se pose, au regard du flottement général qui a saisi le gouvernement et la majorité parlementaire lorsqu’il s’est agi de défendre les choix du président de la République, dès lundi soir et toute la journée de mardi, y compris devant le Parlement.

      « Le président a gardé très, très longtemps pour lui la teneur des annonces », glisse un ministre à Mediapart. Au point que juste après son allocution, les membres du gouvernement ont été contraints d’accepter les invitations sur les plateaux télé sans savoir exactement ce qu’ils auraient à défendre. Ni comment ils pourraient le faire

      dans:https://www.mediapart.fr/journal/france/111218/au-gouvernement-l-improvisation-pour-politique?onglet=full

      1. Comme le faisait remarquer un ancien conti grande gueule sur BFM l’autre jour, la quasi totalité des ministres de Macron (a commencer par E.Philippe) l’ont conspué durant la précampagne, avant de se rallier à lui, comment voulez-vous qu’il leur fasse confiance? il est le premier à savoir de quoi ils sont capables au moindre signe de changement de vent… Il s’est entouré de Brutus et avec l’affaire Benalla il a du mettre au placard les quelques grognards fidèles qu’il avait pu glaner… Sans oublier qu’il poignarda lui-même Hollande en son temps et sans aucun remords…

  44. Changement de météo politique et médiatique après l’allocution de E. Macron:c’est particulièrement éclairant pour ce qui concerne les invités LR sur les plateaux de tv lors des différents débats, eux qui s’affirmaient comprendre et soutenir le combat des GJ, se mueront en alliés objectifs de Macron si celui-ci y va à la serpe pour réaliser ‘des économies dans les services publics’.
    Mais il est non moins évident que tous les partis étrillés lors des dernières élections , cherchent à se raccorder au mouvement GJ en cours. Quant aux ministres et divers députés LaREM, ils surjouent la partition des mesures annoncées et insistent lourdement sur la proposition de ‘réunions de concertations’ qui ne seront en définitive que des clubs de bavardages destinés à désamorcer le courroux en cours.
    Pour ce qui concerne les journalistes animateurs des différents débats où des GJ étaient invités, après avoir été sidérés et pris au dépourvu de cette avalanche de contestations dans les premiers temps, ils osent maintenant poser des questions embarrassantes à ces GJ, les pousser avec une grande insistance à ce qu’ils se déterminent à condamner les violences commises et admettre que le pouvoir a consenti à quelques gestes d’apaisement.
    Ces animateurs, quittant leur devoir d’impartialité, semblent peu à peu s’orienter vers la défense du discours gouvernemental.
    Concernant l’exécutif et son désir de montrer ses muscles, les 14 blindés légers de la gendarmerie qui ont été engagés sur Paris, l’ont été avec la soustraction de leurs mitrailleuses AANF1 et de leurs lance-grenades, ils étaient toutefois dotés d’épandeurs de gaz ou poudre lacrymogène de forte intensité, lesquels n’ont toutefois pas été utilisés.
    Concernant l’engagement des forces, sur un total de 89000 membres des forces de l’ordre engagés, 65000 étaient des gendarmes au statut différent de celui des policiers, l’engagement de la gendarmerie est l’ultime recours dans le maintient de l’ordre avant l’engagement de l’armée…

  45. On entends beaucoup ‘chouinner’, surtout côté LR, sur le fait que les mesures annoncées (bien maigres!) vont provoquer du déficit et aggraver la dette, donc obliger la France à emprunter à nouveau. Mais au fait, à qui emprunte-on, sont-ce les capitaux issus des sociétés se livrant à l’optimisation fiscale pour échapper à l’impôt ?
    Il serait éclairant de la part de l’Etat, de divulguer à qui il emprunte et divulguer également qui participe à la constitution et au fonctionnement de ces fonds de placement ?

    1. Le plus souvent à des hedge funds souvent en relation avec les systèmes de retraite par capitalisation américains mais pas que, loin de là , et où l’on retrouve les spécialistes de la gestion alternative , et du pognon qui parfois après beaucoup de détours provient des assurances vie de bons franchouillards dont des gilets jaunes .

      A noter que les hedge funds jouent la fin de l’Europe depuis 2017 .

      1. Divulguer qui sont les créanciers de la France, est semble-t-il prohibé par la loi :
        http://www.la-raudiere.com/lng_FR_srub_39_iart_553-Reponse-a-ma-question-au-gouvernement-%20-Qui-sont-les-crean-.html
        Les obligations d’Etat sont détenues à 20% par les sociétés d’assurances, 14% par les banques françaises et 66% par des créanciers étrangers dont on ne connaîtra pas l’identité car la loi s’y oppose…
        https://abc-economie.banque-france.fr/mot-de-lactu/les-taux-dinteret-negatifs
        L’évolution des taux dans le sens d’une baisse aurait pu inciter nos gouvernants à emprunter à meilleur compte et ainsi rembourser par anticipation des emprunts anciens aux taux peu favorables, pourquoi cela ne s’est-il pas réalisé ?

    2. Je me pose une question candide, voisine de la vôtre, à laquelle nul ne m’apporte jamais de réponse directe : Est-il fatal pour des investissements qu’un état fasse appel à des capitaux privés qui exigent des rémunérations exorbitantes et destructrices plutôt qu’il crée la monnaie nécessaire ? Car ne s’agit-il pas en réalité que de faciliter des échanges et non d’introduire dans le système des prédateurs ? Répondez-moi si le cœur vous en dit

      1. Essai de réponse basée sur les travaux de Bernard Friot,
        du moins ce que j’en ai retenu.

        En France il y a un exemple historique d’investissement de l’Etat sans capitaux privés.

        Cela prend naissance en 1946 avec la création du Régime général de la sécurité sociale, c’est en 46 que les choses se jouent pour l’essentiel, dans la fenêtre de tir extrêmement courte de la présence des Communistes au gouvernement.
        En opposition, les socialistes mettrons en place l’ARRCO dès 1947.
        Avant cette date il y avait une multitude de caisse, une des première sont les « allocations familiale » dans la fonction publique en 1917, étendues au privé dès 1932.

        Le Régime général de la sécurité sociale est une alternative aux institutions capitalistes du travail que sont le marché du travail, la propriété lucrative et le crédit, mais encore faut-il, pour pouvoir le faire, socialiser une partie suffisante de la valeur, pour pouvoir l’affecter à une production alternative.

        C’est la cotisation sociale qui va permettre de changer la pratique du travail, qui va permettre de produire de la santé avec du salaire à vie, et, ce qu’invente le Régime général, c’est non seulement la fonction publique hospitalière et donc la capacité de produire de la santé sans marché du travail, sans employeur, avec des salaires à vie, mais également le travail indépendant totalement libéré du capital et avec un salaire à vie. Il suffit de constater qu’un médecin qui s’installe, dès le lendemain il a une patientèle, un architecte qui s’installe, il crève de faim pendant 15 ans.

        On a inventé aussi la subvention de l’investissement, la création des CHU dans les années 60 ça suppose un investissement tout à fait considérable qui va être financé en bonne partie par la hausse du taux de cotisation maladie, c’est à dire par la socialisation d’une partie de la valeur contre son appropriation capitaliste.

        On a aussi changé le statut du travailleur. Quand on change ce qui a valeur dans l’activité, quand on change ce qui est convenu comme étant productif dans l’activité. C’est ça le changement du travail que l’on opère et c’est la démonstration qu’on peut produire sans employeur, sans actionnaire et sans préteur.

        C’est une alternative en matière de production de valeur et non pas de répartition de valeur, on va produire autrement parce qu’on a un pactole suffisant pour le faire, on va produire sans employeurs, sans actionnaires, sans prêteurs, on va remplacer le crédit par la subvention, on ne fait pas du « bon » crédit public, on supprime le crédit, on remplace la logique totalement mortifère profit crédit y compris amélioré par le crédit public, on remplace par la séquence subvention cotisation, qui est une séquence, elle, maitrisable par les salariés si la caisse qui subventionne est gérée par les salariés, caisse qui récolte les cotisations.

      2. C’est une question simple qui n’a pas de réponse qui nécessite cependant quelques heures de prérequis .

        Si vous avez de la patience , vous pouvez vous plonger dans la LOLF a minima .

        Quelques repères :

        – ne pas confondre le seul budget de l’Etat avec l’ensemble plus vaste des dépenses publiques qui agrège aussi celles des CL , de sécurités sociales et quelques autres « bricoles »

        – bien s’imprégner de ce qu’on appelle dépense de personnel , de fonctionnement ,d’investissement , d’intervention , d’opérations financières , de charges de la dette ( 15 % du budget de l’état , sans cesse croissant…)

        – bien comprendre que pour le seul Etat , compte tenu du poids de plus en plus lourd de la dette , le budget d’investissement ( l’exemple le plus visible a pu être l’abandon des RN et la semi ou totale privatisation ) a été le premier rogné au bénéfice soit de la vente des bijoux de famille , soit des procédures de PPP, soit de la refilade de la patate chaude aux CL , qui après avoir assez longtemps réussi à sauvegarder un investissement public significatif , commence elles aussi à craquer ( et pour les mêmes raisons )

        – Un état ou une collectivité publique ne vit que de sa fiscalité ( impôts et taxes ) et de l’emprunt . Si le citoyen n’est plus suffisamment « contributeur » ( ou ne veut plus parce que l’Etat ça pue , c’est moche et ç fait n’importe quoi ) pour assurer la vie sociale et collective au niveau où il le pense nécessaire , il n’y a plus que le recours à l’emprunt et le creusement de la dette . La dette est le cheval de Troie du libéralisme pour asservir l’état . Et comme on ne sait plus ( ou peut plus ) faire la guerre pour remettre les compteurs à zéro , on invente la dette éternelle et les jeux de casino .

        Pour les parades et solutions voir Paul Jorion assisté éventuellement de PSDJ .

      3. @ Juannessy 13 décembre 2018 à 16 h 09 min
        A vous lire je ne sais toujours pas si il est fatal qu’un Etat emprunte pour ses investissements.

      4. @RV :

        Comment voulez vous financer votre investissement en toute « propriété » , autrement ?

        L’état c’est comme un ménage : ou on renonce à investir , ou on emprunte .( ou on attaque une banque , ou on envahit le voisin pour lui piquer son pognon )

        ( PS : si vous ne me comprenez pas moi , renoncez vite à potasser la LOLF !)

      5. @Juannessy(14/12 à 15h24)
        répond à RV : … » L’état c’est comme un ménage : ou on renonce à investir , ou on emprunte « …
        !!
        Dans le blog de P.JORION (et sous son contrôle?) , dans l’éventualité de passage d’ un lecteur « furtif », sans doute serait-il judicieux d’ajouter quelques compléments et/ou précisions…wouldn’t it? ^_^

      6. @Otromeros :

        Le lecteur rapide est vraiment distrait car il suffit de lire un peu plus haut , pour comprendre ce que mon père qui a eu son seul certificat d’études juste avant de bosser à 13 ans était capable d’expliquer dès cet âge là , sans études supérieures ni même secondaires .

        résumé quand même :

        – vos ressources vous permettent de disposer de 100 , et vos dépenses contraintes ( dont remboursement de la dette ) sont de 90 . Vous pouvez investir 10 sans emprunter ( ce qui d’ailleurs n’est pas forcément le meilleur choix ).
        – vos ressources sont toujours de 100 , et vos dépenses contraintes de 95 : vous pouvez investir 5 sans emprunter et éventuellement compléter par emprunt .
        – vos ressources sont toujours de 100 , et vos dépenses contraintes de 100 ( voire 105 ): vous devez emprunter si vous voulez investir .

        C’est pour faire simple ,mais ce que je disais plus haut , c’est que l’évolution de la différence ressources (-) dépenses contraintes , a conduit petit à petit , l’Etat à rogner de plus en plus sur l’ambition investissement , à refiler une bonne part du bébé aux CL ( qui ont tenu le choc un temps , mais craquent depuis 4 à 5 ans ), à multiplier les PPP pour se donner l’illusion de rester maître du jeu , à vendre les bijoux de famille jugés superflus pour malgré tout se donner un peu d’air sur le jugé stratégique , à s’endetter un peu plus en désespoir de cause .Adieu le temps des programmes quinquennaux , ardente obligation de l’Etat .

        Le mouvement s’est très sérieusement accéléré dans le milieu des années 80 ( bonjour François ), mais d’une certaine façon , la trajectoire « passage par les CL  » était lancée dès le rapport Guichard de1976 , dans la foulée du choc pétrolier et de la montée en puissance des vues anglo-saxonnes .

        Manque de bol , la machine libéralo-financiaro- capitaliste est devenue ( ou s’est confirmée) folle .

      7. @ Juannessy 14 décembre 2018 à 15 h 24 min
        …/… Comment voulez vous financer votre investissement en toute « propriété » , autrement ? …/…

        Comme l’on fait nos ainés à partir de 1946, par la cotisation.
        En l’adaptant, par exemple en instituant une cotisation sociale sur les robots,
        qui alimenterait une caisse d’investissement gérée par les citoyens
        qui auraient dans ce cas la propriété d’usage des moyens de production,
        sur le modèle de la Sécurité sociale et de l’hôpital public.

        Il suffit de demander . . . !

      8. @ Juannessy 14 décembre 2018 à 19 h 44 min
        « c’est que l’évolution de la différence ressources (-) dépenses contraintes , a conduit petit à petit , l’Etat à rogner de plus en plus sur l’ambition investissement »

        Très intéressante rhétorique dans laquelle on fait semblant d’ignorer que l’Etat est maitre de ses ressources et que leur diminution ou leur augmentation résulte essentiellement (mais pas seulement je vous l’accorde) d’un choix politique.

        Par exemple, mais ce n’est qu’un exemple, Emmanuel Macron a fait le choix politique de soulager les caisses de l’Etat de 40 milliards ce qui a modifié « l’évolution » des ressources dudit Etat.

      9. @RV :

        Hé bé , voilà t’il pas que vous venez de comprendre que pour éviter l’emprunt il faut et il suffit d’augmenter les ressources et en trouver de nouvelles .

        Le choix politique du CICE à 40 milliards , en est effectivement une ( on en retrouve trace dans un des compartiments de la LOLF que je vous laisse le soin de trouver ….) utilisation d’une part du trésor pour tenter d’avoir « une politique économique française  » ,mais ce n’est pas une invention de Macron ( qui est plutôt en train d’essayer de le modifier pour tenir compte des remarques de la cour des comptes de 2016 ) , mais de François Hollande .

        Mas le véritable problème du trésor , c’est au moins deux choses principales :

        – la limite des rentrées , si on n’invente pas des sources de fiscalité nouvelles ( dont celle que vous citez , mais que Paul Jorion a de la peine à vendre sur le marché international , car c’est là que ça se joue )avant que de sacrifier les actuelles ( en particulier , je ne vois pas pourquoi ne pas matraquer les retraites au delà de 4000 euros nets mensuels , compte tenu de tous ces vieux qui s’éternisent plus qu’autrefois ,ou ne pas rétablir au plus vite la pression sur le coût de l’essence dès qu’on aura pu résoudre par un peu d’oxygène financier dans l’immédiat , par l’aménagement du territoire à moyen terme , les impasses de ceux pour qui ça n’est à l’évidence pas vivable aujourd’hui )

        – la dette trop importante ( plus de deux budgets annuels )et son augmentation mécanique qui nous met de fait sous tutelle du marché et empêche toute politique volontariste sinon rationnelle et « libre » .

        Par ailleurs , je trouve que les revendications qui attendent tout du budget de l’Etat plutôt que du patronat et des rentiers off shore , mériteraient d’être ….mieux « pensées » ( c’est ce qui m’a fait dire qu’en se trompant de vrai riche , on risque de finir le boulot dont rêve le néo-libéralisme : tuer l’état et la providence .)

        L’enfer est pavé de bonnes intentions quand on ne maîtrise pas trop son sujet , et que l’on découvre le fond des choses dont ces conards de syndicats , de partis et de corps intermédiaires , et même horreur , le parlement , ont appris les dangers et les attendus ( nationaux et mondiaux ) .

        Mais continuez vos recherches , vous finirez à Bercy .

        Sur le fond , j’aimerais davantage voir comme revendications structurelles celles de Paul Jorion ( Sismondi , interdiction de la spéculation , paradis fiscaux , taxes transactions financières et numériques …) que des atteintes mal pesées et éphémères sur les ressources actuelles .

        Remarque faite que derrière le lancement de taxes nouvelles sur d’autres que les ménages , c’est le débat sur le travail , sa disparition , la rémunération des actionnaires ……le système capitaliste libéral , qui est posé , et que je ne suis pas sur que , même si les gilets jaunes prennent Paul Jorion pour défendre le bout de gras dans la concertation avec Chantal Jouanno ( qui sera de toutes façons un moment fort et utile ), le dossier , même entendu et pris en considération , pourra déboucher là où il le peut et là où il le doit ( niveau européen) sans remue ménage européen .

        Bref , si , partant du litre d’essence trop cher dans la Lozère , on arrive aux propositions de Paul Jorion à Berlin et Bruxelles dans moins de deux ans ( ou même en pâture lors de mai 2019 ) , l’arc de triomphe n’aurait pas été profané par des cons pour rien .

        Suis pas trop optimiste .

        Et ce n’est pas un RIC franco-français qui donnera à la fusée le carburant nécessaire pour atteindre les 11 km/s et échapper à la gravité .

      10. @juannessy
        Si l’état est comme un ménage alors c’est cool je vais imprimer mes billets demain et puis je vais rembourser mes dettes sur 500 ans tiens.
        Aussi longtemps sur le blog de Jorion pour nous sortir ça, je ne vois qu’une seule explication : la mauvaise foi
        vous me copierez 100 fois : »je ne suis pas assez intelligent pour avoir l’air bête »

      11. PS : l’arc de triomphe aurait été profané s’il avait été sacré… c’est un monument républicain pas une église!

      12. @Dup :

        Décidément l’a priori trouble l’imagination .

        A qui devez vous de l’argent ?

        Et même pour un ménage , j’imagine que lorsque vous passez vos vacances aux USA , mais ça pourrait être au Danemark , on n’acceptera pas trop votre monnaie de singe .

        Pas sur même que votre épicier ou boucher l’ acceptent longtemps , ou il vous faudra une brouette de billets pour acheter une baguette .

        Et je vous dis pas pour acheter un Samsung ( qui ira vendre ailleurs au demeurant ) .

        Non seulement Macron est stupide , mais il rend stupides ceux qui ne le seraient pas déjà .

      13. Il y a pourtant des citoyens qui se disent républicains qui sont de « sacrés  » ….

        Des profanes , à coup sur .

      14. C’est vrai on a d’ailleurs jamais vécu en imprimant nos billets…
        Aussi longtemps sur ce blog et encore incapable de penser hors cadre? non! c’est bel et bien de la mauvaise foi 🙂

      15. Un epersonne peut être considérée comme sacrée, par principe de précaution en quelque sorte, en ce que rien ne prouve qu’elle n’héberge pas un sentiment, ou mieux, une réalité religieuse. Un monument non, sauf s’il s’agit d’un temple.
        Mais soyons de bonne foi, celui à qui vous vous référez à bel et bien pété un plomb je le reconnais volontiers.

      16. @ Juannessy 15 décembre 2018 à 20 h 52 min

        Je répondais à votre affirmation qu’hors l’emprunt point de salut,
        ce qui est l’énoncé d’un dogme capitaliste.
        C’est bien vous qui avait écrit :
        « L’état c’est comme un ménage : ou on renonce à investir , ou on emprunte . »

        Par ailleurs, les 40 milliards sont une ponction et non une ressource du budget de l’Etat
        ils ne sont attachés à aucune conditionnalité en terme d’emploi.
        Le CICE est un avantage fiscal qui concerne les entreprises employant des salariés et équivaut à une baisse de leurs cotisations sociales. C’est avant tout une mesure de dérégulation et de casse de la Sécurité sociale en ce qu’elle substitue le budget de l’Etat, l’impôt, aux cotisations sociales, qui sont du salaire.
        Une entreprise n’embauche pas si son carnet de commande ne le lui permet pas.
        Elle n’embauche pas pour les beaux yeux du gouvernement ou des salariés.

        Le RIC est un outils, qui n’est pertinent que dans un gouvernement représentatif dans lequel les élus font bien ce qu’ils veulent et dans lequel les citoyens sont réduits à des électeurs, en ce qu’ils n’ont ni l’initiative des lois ni le pouvoir de les voter.

        Si les Gilets jaunes avaient à leur disposition cet outils ils ne seraient pas dans la rue mais dans les urnes.

      17. @RV :

        je suppose que les 40 milliards que vous évoquez concernent le CICE institué par François Hollande , sans doute pour payer le prix d’une  » économie libre et indépendante .

        Pour savoir si ce pari était judicieux et avec retour sur investissement , j’ai plus confiance en la cour des comptes qu’en vous . Son avis était d’ailleurs très critique dès 2016 . Il sera de bon usage à nouveau , dans les réorientations des budgets à venir .

        Il n’en reste pas moins que ça n’est pas une raison pour asphyxier les ressources plus  » tonte de la laine  » , dont l’état a besoin pour soutenir le modèle social français .

        Trouver des ressources nouvelles sur ceux qui sont le plus aptes à les supporter , bien évidemment ( ça a l’air de venir petit à petit avec la taxations des gafa ) , mais , à mon avis nul par rapport aux capacités d’analyse de cour des comptes , l’équation générale n’a pas de solution réelle et pérenne ,sans mettre la dette publique et/ou privée sur la table ,ainsi que les capitaux baladeurs et paradis fiscaux , là où sont ceux qui font vraiment chier le monde .

        Et pour ces deux chantiers là , pas d’issue seul .

      1. Vous ne serez jamais aussi critique du CICE de François Hollande que le rapport de la cour des comptes de 2016 .

        En fait , cette facilité censée booster la compétitivité de nos entreprises , a surtout entre 2014 et 2017 été utilisée en majorité comme de l’oxygène dans la trésorerie , et ça n’a pas vraiment plu à la cour des comptes ( et peut être à Bruxelles qui a fini par comprendre que c’était une forme de subvention directe qui bafoue la sacro-sainte règle de concurrence plus ou moins libre et non faussée ).

        D’où , en fait , une « évolution » qui était ( et reste ?) dans les tuyauteries :

        http://www.leparisien.fr/economie/credit-d-impot-le-taux-du-cice-abaisse-en-2018-avant-sa-suppression-en-2019-11-09-2017-7251420.php

    3. Divulguer qui sont les créanciers de la France, est semble-t-il prohibé par la loi :
      http://www.la-raudiere.com/lng_FR_srub_39_iart_553-Reponse-a-ma-question-au-gouvernement-%20-Qui-sont-les-crean-.html
      Les obligations d’Etat sont détenues à 20% par les sociétés d’assurances, 14% par les banques françaises et 66% par des créanciers étrangers dont on ne connaîtra pas l’identité car la loi s’y oppose…
      https://abc-economie.banque-france.fr/mot-de-lactu/les-taux-dinteret-negatifs
      L’évolution des taux dans le sens d’une baisse aurait pu inciter nos gouvernants à emprunter à meilleur compte et ainsi rembourser par anticipation des emprunts anciens aux taux peu favorables, pourquoi cela ne s’est-il pas réalisé ?

  46. Oligarchie organique et répliques sociales

    À la mort de la monarchie (que les Britt ont toutes la peine à liquider) et de sa cour, la bourgeoisie florissante et grandissante sur la prospérité de l’ère industrielle généra une oligarchie pour combler le vide laissé par le Roi. Hiérarchie oblige, l’instrument de domination des bourgeois besogneux et matérialistes sera l’argent. Le temps passe toujours dans l’abondance, l’Occident donne naissance à la classe moyenne. Il incombera à ce corps intermédiaire de se spécialiser dans le fonctionnement des outils et services de production. Des gueux du Moyen Âge, il ne reste qu’un lointain souvenir.

    Nous voilà au seuil de notre disparition, toujours dans l’abondance et mue par les mêmes principes qui font bâtir des grattes ciel aux cités phares de notre civilisation. L’oligarchie de l’argent se paye des nouveaux maîtres avec comme religion le transhumanisme et comme fonction l’abolition du temps et la colonisation de l’univers. Le prix a payé, c’est l’éviscération de la classe moyenne qui de toute façon est en cours de remplacement par ARIIA (Automatisation, robotisation, informatisation et intelligence artificielle).

    les Américains avec « Occupy Wall Street »(les 99%) en 2011, et la réplique avec les GJ en France sont les signaux faibles de la disparition de la civilisation occidentale, essentiellement Solaire, elle n’est pas du tout constitué pour intégrer le fonctionnement circulaire des flux vitaux à la source de notre existence.

  47. Bonjour,
    Je me permets de vous infliger mon analyse du phénomène gilet – jaune (ils ne semblent pas faire partie des plus à plaindre – 1700 € net/mois en moyenne).
    Nous passons d’une société de consommation (le bonheur : acheter !) des « 30 glorieuses » à une société de frustration (le malheur: ne pas pouvoir acheter plus).
    Explications:
    1) On se lasse de nos achats, il en faut plus, plus chers;
    2) La propagande marketing nous assomme de la naissance à la mort;
    3) La propagande politique se limite à nous promettre plus de « pouvoir d’ achat ». La droite par baisse des impôts, la gauche par hausse des salaires. Aucun projet, aucune vision. Demain, on rase gratuit.

    A cela, s’ajoute le mépris affiché par la nomenclature, et notamment les journalistes qui les traitent de « mâles blancs » parce qu’ils renâclent à l’idéologie politiquement correcte.

    1. Ce n’est pas moi qui le dit mais un de mes compatriotes que j’écoutais hier soir et avec qui j’étais d’accord quant à son analyse.
      La gauche politiquement correcte s’est occupée de parler ces dernières décennies de droits de l’homme, des minorités (immigrés, femmes, homosexuels) et à tout simplement laissé tomber (et ringardiser), le « mâle blanc », les ouvriers, chômeurs et autres classes hors métropoles (gentrification). Ajoutez à cela des niveaux d’éducation asymétriques parfois ou souvent (Arte n’est pas Tf1).
      Clinton était un très bon exemple de cette gauche quand en campagne devant un public de gays (à New York je crois) elle a demandé si ils ne voulaient quand même pas ressembler à « ces gens là ».
      Je suis gay et souvent je me suis demandé s’il était très honnête que ce qu’on appelle encore aujourd’hui communauté gay soit ainsi instrumentalisée vis à vis de gens qui n’ont pas ces chances que représentent, un emploi, des revenus convenables, une culture. Ma réponse est évidemment non, d’autant plus que je sais pour l’avoir vécue leur condition très peu enviable, qui de surcroît comme dit plus haut est ridiculisée.
      C’est quand même très dommage que pour connaître la révolte il faut avoir essuyer l’insulte (le mépris dit).

      1. Bonjour
        Tout a fait d’accord avec vous!……diviser pour régner, le pouvoir, à tendance, a tout utiliser (religion, féminisme, minorité, immigration…) pour instrumentaliser ou manipuler. il ne faut pas tomber dans le panneau.

  48. C’est vraiment abject cette mesure qui consiste à demander sur la base du volontariat le versement d’une prime défiscalisée.

    Les grosses boites peuvent maintenant jouer les grands seigneurs à bon compte, certaines augmentant même la prime, tandis que les employés des PME dont les patrons ne peuvent pas toujours se le permettre, n’ont que leurs yeux pour pleurer.

    Au lieu de faire de l’urgence sociale, on a juste crée une injustice nouvelle et cela cela ne sort pas d’un café du commerce, c’est un énième mépris qu’on enrobe avec un chiffre rond émanant d’une équipe de dangereux idéologues sans vergogne, qui a des conséquences là tout de suite, et qui va encore ajouter de la colère à la colère.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/12/pouvoir-d-achat-les-entreprises-lancent-leur-prime-exceptionnelle_5396263_3234.html

    1. On pourrait ajouté qu’une grande partie des boites versent déjà cette prime et que sa défiscalisation sera une pure aubaine

  49. Ah ah . Bernard Tapie et certains GJ fricotent , Alexandre Jardin lui aussi , pour une éventuelle liste aux européennes. Un député LREM se réjouit qu’ils puissent mordre sur l’électorat RN et LFI . Tout changer pour que rien ne change . PJ et Place Publique et pourquoi pas LFI et Générations , il faut accélérer !

  50. Bonjour
    Il fallait si attendre …non!?
    Votre article et bien vu.
    Mais le but n’était t-il pas de diviser, affaiblir le mouvement des gilets jaunes , que plutôt de convaincre et de satisfaire les revendications. Ce qui est visé , via les médias , c’est l’opinion publique, qu’elle se détache des gilets jaunes et ne les suive plus. Détacher les plus radicaux des modérés, pour que petit a petit le mouvement s’éffiloche.
    Et tout rentre dans l’ordre…cela va t-il marcher?

  51. Eh bien voilà, on sait à quoi va servir PP (merci Ifop) : défaite de la gauche, recyclage des belles personnes de goooôche (la social-démocratie de marché, « ouverte sur le monde »), petit spasme de plaisir de Ruth sur BFM, et deux larrons (eux et nous) qui se frottent les mains. Alors, heureux?

  52. L’Observatoire des inégalités publie avec le Compas le premier Rapport sur la pauvreté en France. Un document de référence sur l’état de la pauvreté, rédigé en toute indépendance et dans un langage clair. Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités, vous le présente.

    Trop de promesses non tenues
    « L’évolution de la pauvreté est l’un des indicateurs les plus alarmants suivis par l’Observatoire des inégalités depuis quinze ans. La société française souffre. Non pas de ne plus avancer, mais de l’écart entre les discours et les actes. Des promesses non tenues. On vit plutôt mieux en France qu’ailleurs, mais l’élitisme social français laisse trop de concitoyens sur le bord de la route, alors que la République leur promet monts et merveilles. Ceux qui pensent qu’on en fait trop, que l’on doit s’extasier sur une poignée de « premiers de cordées », doivent l’assumer clairement et arrêter de faire semblant : cela sera moins hypocrite que de se ranger derrière une politique de deux poids deux mesures, une tonne pour les plus aisés et une louche pour les plus pauvres, sous prétexte qu’ils doivent être responsabilisés et qu’il vaut mieux « prévenir que guérir », comme le dit souvent le gouvernement. Le plan pauvreté présenté en septembre dernier est une bonne illustration de ce type de politique qui, mesurant mal l’ampleur des difficultés, ne se dote pas des moyens à la hauteur. »
    https://www.inegalites.fr/L-Observatoire-des-inegalites-publie-son-premier-rapport-sur-la-pauvrete

  53. Pas des gilets jaunes, mais constats et analyses de l’observatoire des inégalités.

    Taxation des revenus financiers : un cadeau de 100 000 euros pour les plus riches
    Points de vue 24 septembre 2018

    « Le « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus financiers fait gagner des dizaines de milliers d’euros aux plus aisés. Une mesure lourde de sens politique. L’analyse de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités. »

    « Un ménage qui touche 400 000 euros de revenus financiers annuels bénéficie d’un cadeau fiscal de 96 000 euros sous forme de baisse de son impôt sur le revenu avec la mise en place l’an dernier du « prélèvement forfaitaire unique », selon nos estimations. Les hauts revenus financiers (intérêts d’obligation [1], dividendes [2] ou plus-values des cessions d’actifs financiers [3]) sont désormais imposés à un taux forfaitaire de 30 %, alors qu’ils pouvaient l’être à un niveau atteignant près de 60 % auparavant. Ce cadeau fiscal est évalué à lui seul à deux milliards d’euros par an. »

    « De 2013 à 2018, les revenus financiers étaient – dans leur grande majorité – taxés comme les revenus du travail ou de l’immobilier selon le barème de l’impôt sur le revenu [4]. Le taux d’imposition montait jusqu’à 45 % pour la part des revenus supérieurs à 150 000 euros pour un célibataire. Un prélèvement de 15,5 % s’ajoutait pour financer la protection sociale. Ce taux d’imposition a été plafonné à partir de 2018 à 30 %, presque moitié moins qu’auparavant. D’après nos estimations, le gain va de 1 700 euros l’an pour ceux qui perçoivent 50 000 euros de revenus financiers à 96 000 euros pour 400 000 euros de revenus et beaucoup plus pour les revenus encore supérieurs. Les gains sont moindres pour les détenteurs d’actions qui perçoivent des dividendes ou réalisent des plus-values car ceux-ci bénéficient d’une réduction du revenu imposable [5]. Qu’on se rassure : pour 400 000 euros de revenus versés en dividendes, le gain serait de 60 000 euros tout de même. »
    https://www.inegalites.fr/prelevement-forfaitaire-unique

    Sans justice fiscale, pas de consentement à l’impôt. À quelles conditions une réforme fiscale est-elle acceptable ? Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
    « Un effort, pourquoi pas. À condition de comprendre pourquoi, et que personne ne passe à travers les mailles du filet. Les cadeaux accordés aux plus aisés au début du quinquennat ont ruiné la légitimité de la politique fiscale. C’était couru d’avance. Le mystère, c’est que l’élite du pouvoir française n’ait pas compris un principe de base du consentement à l’impôt : la justice fiscale. »
    https://www.inegalites.fr/La-deroute-previsible-d-une-politique-fiscale-injuste

      1. Excellent ! Le sel a des effets néfastes sur la santé : demandons le rétablissement de la Gabelle, outre que cela incitera à moins consommer cette substance, cela rapportera également au budget de l’Etat…

  54. Voyage, voyage.
    Bzzzzz….bzzzzzz…bzzzz.

    La France est le pays qui collecte le plus de taxes en Europe

    Niveau élevé de cotisations sociales
    « Ni l’impôt sur le revenu, ni celui sur le patrimoine ou sur la production expliquent le niveau de la fiscalité en France par rapport à ses voisins européens. Ce sont les cotisations sociales qui représentent le ratio le plus important (18,8% du PIB), faisant de l’Hexagone le pays qui en collecte le plus devant la Belgique (16,1%) et loin devant le Danemark (0,9%).
    Autrement dit, c’est le mode de financement du modèle social qui explique le niveau de la fiscalité française. Les cotisations sociales, prélevées sur les salaires et payées par les employeurs, financent les différents risques: le chômage, la maladie et la vieillesse. »
    https://www.bfmtv.com/economie/la-france-est-le-pays-qui-collecte-le-plus-de-taxes-en-europe-1577060.html

    1. Quelqu’un pour calculer combien se monterait le taux d’imposition de chaque tranche si on remplaçait la totalité des taxes et cotisations par l’impôt direct? Le résultat devrait être édifiant.

    2. @Dundee(15/12 à 18h29,30,35 et à 23h20,43)
      Considérations et données sourcées très intéressantes. A bien intégrer. Merci.

      De même, sur « LA » Dette, pseudo-fardeau légué (sans évocation des contreparties positives jamais explicitées) aux générations futures… :
      Apprécier le style de Thomas PORCHER, économiste hétérodoxe, co-fondateur du mouvement ici bien connu/promu « Place Publique », dans son ouvrage au titre sans équivoque : « Traité d’économie hérétique » , en finir avec le discours dominant , Éd. Fayard p.123 à 133 :  » l’épouvantail de la dette  » …
      Très (trop?) simplement lisible, d’un iconoclasme rafraichissant.

    3. Ah, l’efficacité de l’administration ici-bas ! 🙂
      Évidemment, si vous confondez taxe et cotisation sociale…
      La Belgique, sorte « d’enfer » fiscal pour les salariés, et ‘havre’ fiscal pour les très fortunés, dont les français. 🙂
      Si on regarde de plus près, la plupart des pays européens ont grosso merdo un ‘mille-feuille’ comparable, mais les strates ou les ‘niches’ sont différentes, y’a pas de miracle !

  55. « Si on regarde de plus près, la plupart des pays européens ont grosso merdo un ‘mille-feuille’ comparable, mais les strates ou les ‘niches’ sont différentes, y’a pas de miracle ! »
    oui avec 10% en plus sur le PIB de la moyenne des pays de l’OCDE, c’est quand m^me pas tout à fait pareil. Dans le détail vous avec raison certaines cotisations sont moins élevées que la moyenne. Mais le total reste hélas supérieur de 10%, pas de quoi pavoiser, mais bon, malgré cela nous sommes tous, à raison, attachés à cette solidarité. Ce qui ne signifie pas que son mode de financement ne soit pas à bout de souffle, et donc, à repenser.

    Aucune confusion, selon un rapport de l’OCDE, l’imposition en France est bel et bien une des plus élevés, tous prélèvements directs ou indirects inclus, soit plus de 10% sur le PIB, en plus, que la moyenne des pays membres de l’OCDE.

    Imposition en France
    « Moyenne de l’ensemble des impôts et sécurité sociale sur les personnes et sur les sociétés, en pourcentage du PIB, en 2005. Le niveau d’imposition français est un des plus élevés des pays de l’OCDE.
    L’imposition en France regroupe l’ensemble des impôts, taxes, redevances, contributions et cotisations sociales auxquels les administrations publiques françaises soumettent les personnes physiques et morales françaises ou vivant en France. Le total des impositions de toutes natures et des cotisations sociales représente 45,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2006. Pour une économie de marché, ce niveau est élevé par rapport aux niveaux des pays développés comparables : l’imposition moyenne des trente pays membres de l’OCDE représente 35,9 % du PIB en 2005 (inférieure en moyenne de 10 points de PIB). »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Imposition_en_France

    Je n’ai pas parlé d’enfer fiscal, je vous laisse libre de vos interprétations, ce n’est pas ce que j’ai dit, ni évoqué.
    Le « problème » n’est pas tant d’avoir ou pas un niveau d’imposition élevé, si chaque individu ou entité contribue concrètement à cette imposition, de fait. Ce qui n’est pas le cas. L’affaire est bel et bien l’augmentation de cette pression fiscale pour financer un modèle devenu clairement intenable et ce , à fortiori avec le manque à « percevoir » des gafa, entre autres, et de tous ceux qui pratiquent l’exil fiscal, entre autres itou. Mais le « problème » ne saurait se résumer à cela, loin s’en faut. Il participe d’un ensemble à adapter et à revoir, à reconsidérer sur de très nombreux points, comme évoqué fréquemment sur ce blog, à juste titre. Nonobstant, ce qui fonctionne bien et participe d’une garantie d’un équilibre et d’une harmonie d’une société démocratique inclusive.

    LE CERCLE/POINT DE VUE – « Avec une pression fiscale record et un modèle social à bout de souffle, l’Etat doit repenser son périmètre d’intervention.
    Le dernier rapport de l’OCDE sur la pression fiscale couronne la France comme la championne du monde des taxes, impôts et cotisations sociales. Si la France avait le même taux de prélèvements obligatoires (46,2 % du PIB) que ceux de la moyenne des pays de l’OCDE (34,2 %), les impôts baisseraient de plus de 200 milliards d’euros. Ces chiffres dans un contexte de révolte fiscale menée par les « gilets jaunes » appellent notre pays à se réformer pour repenser un modèle social à bout de souffle. »

    « En comparaison avec les autres pays de l’OCDE, l’impôt sur le revenu, les taxes sur la consommation et l’impôt sur les sociétés représentent une part de recette moins importante en France que chez les autres pays de l’OCDE. Par contre, le poids des prélèvements obligatoires s’explique par des impôts sur le patrimoine plus élevés (9,4 % en France contre 5,7 % pour les autres) et principalement en raison des cotisations sociales (36,8 % des recettes en France contre 26,2 % pour les autres pays en moyenne). »
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0600314156574-reinventer-notre-etat-providence-2228677.php

    Le RU l’a fait !
    Taxe Gafa : Le Maire promet un impôt national si l’UE n’arrive pas à se décider
    Par Christophe Alix — 6 décembre 2018 à 17:46
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/06/taxe-gafa-le-maire-promet-un-impot-national-si-l-ue-n-arrive-pas-a-se-decider_1696374

    Evasion fiscale sur les dividendes : le scandale allemand fait tache d’huile en Europe
    « Selon une enquête conjointe de 19 médias européens, le contournement de l’impôt sur les dividendes aurait causé un manque à gagner de 55 milliards d’euros depuis 2001 pour onze pays européens. »
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0302434872033-taxation-des-dividendes-le-scandale-allemand-fait-tache-dhuile-en-europe-2215077.php

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