112 réflexions sur « Paul Jorion, pour Place Publique »

    1. Cependant, rien ne vous étonne dans cette vidéo ?
      Que voit-on, ou plutôt, que ne voit-on pas ?
      M. Paul Jorion, est-il filmé devant un paysage, une bibliothèque, un tableau, une plante, un drapeau, une fenêtre ?
      Non, il n’y a rien, rien qu’un fond blanc de studio. Et alors, me direz-vous, c’est très bien ainsi ! Oui, oui, excellente intervention pour Place Publique ! Et pourtant… Je crois qu’il est important de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Je veux dire : à cette absence de décor, à ce vide. Comment comprendre cet extrême dépouillement ? De quoi cela est-il le reflet ? De quel vision du monde ?

      Autre sujet d’interrogation : il n’y a pas seulement cette absence de décor qui m’intrigue, mais aussi, ce sur quoi porte ce message, et que Place Publique veut partager avec le reste du monde…

      « L’appel que nous venons d’entendre, c’est plutôt à l’humanité tout entière qu’il s’adresse. Mais à cet endroit, en ce moment, l’humanité c’est nous, que ça nous plaise ou non. Profitons-en, avant qu’il soit trop tard. »
      En attendant Godot

      1. Excellent !

        D’ailleurs j’en profite pour dire à M. Jorion, s’il a le temps de lire nos commentaires, comme il rejoint beaucoup d’entre nous, ici ou ailleurs (plus encore que « nous le rejoignons »).

        Je lui envoie un petit extrait d’un des miens (à vous aussi d’ailleurs, BAIN) écrit sur un article déjà oublié : « externalités négatives » (ça c’est clair ! ça parle à tout le monde !) parce qu’il a l’intelligence et l’humanité de s’exprimer dans un langage compréhensible dénué du jargon d’expert :
        Extrait :
        faisant suite à un de mes commentaires (c’est comme un feuilleton)

        « « Personne ne leur a expliqué » : parce que ceux qui comprennent un tantinet, quelques économistes, quelques politologues, quelques sociologues, voire politiciens honnêtes…. (tant d’experts!) ne savent parler qu’entre eux dans un jargon qu’ils sont seuls à connaître » (le vide quoi !)

        « ne leur a expliqué »: « leur » = les communs, les non instruits, et même plein d’instruits qui ne comprennent rien, dont beaucoup parmi eux rejoignent les leaders réacs parce que, eux, ces perfides, savent articuler avec des mots simples à comprendre.
        Et j »ai conclu ensuite par : « C’est ainsi qu’on manipule le bon sens de certains pour en faire de l’exécrable pour tous… »

        PS : s’il pouvait lire un peu plus en avant, d’ailleurs, quand j’ai répondu à l’auteur de cet article (et puis ensuite, tant qu’on y est, quand ça le concerne plus directement) ça me ferait plaisir.

        Autre extrait tiré de ma première réponse à l’auteur – pour faire une coupure récréative et d’un humour grinçant- pour imager mes propos.
        « Humour : au point qu’on peut assortir ses fringues à son mobilier, à la déco de son logement, à sa voiture etc : gris. Jusque dans la tête ! (« on dit taupe pour gris, ça fait écolo » ). Ah non ! Il y a des couleurs variées pour les véhicules et quelques accessoires colorés pour la déco. Chic! Mais pas n’importe lesquelles tout de même ! Celles qui sont tendance sinon ça fait ringard. »

  1. Il rentra dans son vaisseau et content de ses découvertes, alla Dans la pièce avec la vue sur le système solaire de ses ancêtres pour poster ce message :

    Retrouver dans la base de données d’un serveur Exo humain Terre en 2247–

    « Certains de nos ancêtres, disposant d’un savoir assez différent de leurs congénères contemporains, avaient trouvé les solutions pour contrer notre chute, celle des hominidés représenté à la fin par l’espèce sapiens sapiens.

    Paul Jorion, qui, malgré les œillères aveuglant les personnes de cette époque, avec compris qu’une logique de profit ne pouvait plus aller avec la survie de son espèce sur la planète terre, fut le cofondateur du mouvement de résistance le plus robuste du XXIIe siècle, le mouvement qui avait compris que L’Humanité était bien spécifique et composé d’une somme de personnes infiniment diverses et différentes dont les yeux affirmaient maintenant sans cesse, qu’ils savaient qu’ils étaient hommes, et pourquoi. . »

    –Une leçon à tirer–

    Il envoya le message au gouverneur de sa planète, en pensant puissamment que cela pouvait l’aider.

  2. Indiquer le(s) chemin(s) pour aller vers la gratuité par grandes étapes, sur l’image du gué où on peut revenir en arrière pour en trouver un meilleur.

    Chemins LENTS , car nous sommes pressés.
    L.E.N.T.S. : Logement, Education, Nourriture, Transport, Soin.

    Je dirais que la difficulté à implémenter la gratuité est inversement proportionnelle à la fréquence d’usage (le physicien en moi…). La fréquence noté croit dans l’ordre E (1x/vie) (1 fois par vie, a minima) ,S (3x/an ) , T(500x/an) ,N(3x/jour=1100x/an), L (12 à 24jh/j).
    Ca définit un plan d’attaque, ça, non ?

    La gratuité de « E » vient de subir une double attaque en France: droit d’inscriptions des étudiants étrangers mis à des niveaux tels qu’ils vont décourager les africains, tout est fait pour tarir ainsi certaines filières puis les étrangler en poste ensuite. Et l’affaire des maternelles privées mise dans le même giron de financement légal que les classes primaires et suivantes en décrétant « l’instruction obligatoire à 3 ans » ou truc comme ça, dans un accès supplémentaire de novlangue.

    Celle de « S » est à surveiller de près… Je propose qu’on autorise les lobbys à l’Assemblée Nationale, au tarif raisonnable de 1% du CA de l’industrie représenté (pharmaceutique par exemple) par jour. Avec un peu de chance, on retrouvera qqs milliards de recettes pendant 3 à 5 ans par secteur, le temps qu’ils se calment une bonne fois. C’est du Ocasio-cortezisme, pas du marxisme pour deux sous.

    1. « Ca définit un plan d’attaque, ça, non ? »

      Pas du tout.
      E (pour Education) par exemple n’est pas un paquet que le récipendaire reçoit d’un coup. Et quand d’ailleurs?
      E s’étale progressivement de 3 ans à 18, au moins; puis il faut compter avec les Maj, genre vindoze 10.
      E, donc, est très semblable à N (pour Nourriture) .
      Mais surtout vous vous êtes arrêté en chemin en ne notant pas les valeurs en regard de chacune des rubriques ( valeur, qu’il dit ?). Trop sommaire pour une piste viable, mais y’a de l’idée.

      Vos réflexions me font penser à l’emploi de mes insomnies. Ça cogite ferme, les quelques neurones en sur-régime. Tout plein d’idées se bousculent au portillon. Et encore, je ne retiens que les plus faciles à mettre en œuvre , les plus démocratiques et tout ça, consensuelles en particulier, bref les plus géniales.

      Au réveil, devant ma morne tasse de thé, je fait le point. Alors, ces idées si exaltantes apparaissent pour ce qu’elles sont vraiment, des conneries irrémédiables. La plupart satisfont l’adage selon lequel l’enfer est pavé de bonnes intentions.
      Finalement avoir gardé un peu de bon sens me rassure. Mais je persévère. Sait-on jamais, dans le tas, une idée arrivera bien à percer. Le fait que ce n’est jamais arrivé n’est pas une raison pour abandonner.
      Et puis quoi faire d’autre de ses insomnies?
      Et je me soigne, avec ce blog et les idées de Paul, toutes impeccables, à mon opinion. Et…. les vôtres, à creuser.

  3. supprimer le « noté » ci dessus (je voulais dire que « x/ » est une façon de noter une fréquence, sur le mode « fois par » suivi d’une unité de temps)

  4. Alors là je m’y attendais pas à ça ! Carrément flippant ! Mélenchon passe presque pour un enfant de coeur! 🙂 🙂
    Vivement les distributions gratuites de soylent green… le bus électrique gratuit qui fera Bordeaux Paris en a peine 20h (faut bien s’arreter pour recharger…) et les quartiers résidentiels gratuits sur les anciens sites Seveso. Vous êtes conscient que c’est a peu près tout ce qu’on vous/nous accordera, et encore faudra t il s’estimer heureux d’échapper à l’extermination de masse pour cause d’inutilité… car ça vas leur couter un pognon de dingue… Vous leur proposez quoi en échange pour avoir une chance d’y parvenir de manière non autoritaire? La survie de l’espèce?

    1. @Dup,
      Ce qui est naturel et gratuit c’est la migration retour vers le Nord. Les douces températures de février annonce un printemps précoce.
      Avec le soleil, le moral devient nettement meilleur.
      Regardez ces immenses vols d’oiseaux vers le Nord.
      Magnifique la nature…..

      1. J ai pas mal regardé la nature ces 40 dernières années et c’est loin de me remonter le moral de la regarder aujourd’hui

  5. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce parti qui n’est qu’un des résidus (les plus) bourgeois du P.S. est mécaniquement autant que sociologiquement voué à toutes les compromissions et à la social-traîtrise dont le P.S. s’était déjà fait une spécialité de longue date. Entre un Thomas Porcher dont l’économiste de référence est Piketty (proche de longue date du P.S. et soutien de Hollande en 2012) et qui se revendique d’un « capitalisme keynesien » (rien que ça…) sur les plateaux télé, un Raphaël Glucksmann, « fils de » portant des vestes à 1000 euros pièce, un Jo Spiegel ancien encarté du P.S. qui ne l’a quitté qu’en 2015 (c’est dire l’appétit du bonhomme pour les couleuvres en tous genres) et une Claire Nouvian que je classerais volontiers dans ma catégorie chouchoute des « écolos en hélico », voilà un casting de choix pour une déconfiture en règle.

    On se demande un peu ce que vient faire un Paul Jorion dans ce tableau, quoi que pas tant que ça quand on connaît la dérive aseptisante de son blog depuis quelques années, passé d’une critique radicale du capitalisme (celui-ci était alors décrit comme dysfonctionnement de l’économie) à une sorte de compromis bourgeois dans lequel la notion de rapports de forces a été vidée de toute substance pour se résumer à une aimable opposition par médias interposés et dans laquelle les notions même d’anticapitalisme ou même de post-capitalisme ont simplement cessé d’exister, même implicitement. On se contente désormais d’enfumer le monde à coup de rubriques catastrophistes sur la crise écologique sans jamais désigner les modes de productions qui la nourrissent, et sans d’avantage envisager d’y trouver une issue.

    La coupe est pleine lorsqu’on apprend que le premier objectif de Place Publique est de fonder une liste pour les élections européennes, élections les plus inutiles entre toutes puisque le Parlement Européen est dépourvu de tout pouvoir depuis son origine (et que de moins en moins de gens en sont dupes, les taux d’abstention à chacune de ces élections en témoignent). Il s’agit donc bien d’aller briguer un strapontin (et la paye et les avantages qui vont avec) sans aucune volonté réelle d’agir. Car il faudra vous y résoudre un jour où l’autre, il n’y pas d’alternative européiste à Macron ni même à Lepen.

    Concernant la vidéo elle-même, la référence à Sismondi ne manque pas de sel pour peu qu’on ait admis (ce qui n’est visiblement pas le cas chez Paul ni chez la plupart de ses fans) que l’industrialisation des productions, leur massification, étaient directement responsables de la plupart (la totalité?) des destructions écologiques observables aujourd’hui et que par conséquent, une taxe sur les machines pour financer la subsistance des chômeurs en voie de majoration était en fait le plus sur moyen de pérenniser l’automation: Je reprendrais volontiers ici le concept de « cliquet » développé sur ce blog pour caractériser la taxe Sismondi comme celui interdisant par principe toute désindustrialisation écologique et condamnant ainsi à terme l’humanité.

    Comble de l’ironie, c’est en prétendant ne pas vouloir opposer écologie et cause sociale que vous en maximisez l’antagonisme. Le « grand ancêtre » n’avait pas eu à réfléchir à l’industrialisation dans une perspective de désastre écologique, et vous semblez avoir renoncé à le faire. Tant pis, les cafards seront les prochains à dominer le monde…

    1. Rien n’est parfait aaah bon ?

       » la notion de rapports de forces a été vidée de toute substance pour se résumer à une aimable opposition par médias interposés et dans laquelle les notions même d’anticapitalisme ou même de post-capitalisme ont simplement cessé d’exister, même implicitement.  »

      Soyez un intellectuel aussi explicitement engagé que Paul, qui essaie de faire directement propager dans notre société la gratuité, une notion profondément capitaliste vous en conviendrez, et exprimez, dans votre prôse algorithmique, la finalité de votre commentaire ?

      1. @Lucas

        La gratuité n’est ni anticapitaliste ni capitaliste par essence, tout dépend dans quel contexte on l’envisage. Ainsi les stages non-rémunérés dans des entreprises constituées en S.A. sont tout à fait conformes aux aspirations capitalistes (des actionnaires de l’entreprise) tandis que le bénévolat dans l’aide sociale puisse être totalement anti-capitaliste (pourvu qu’elle ne soit pas le fait d’une oeuvre caritative).

        Le problème étant, concernant les services publics (entre autres choses), qu’on ne parle pas vraiment de gratuité mais de redistribution, ou encore de mutualisation des ressources. Or qui dit mutualisation dit financement collectif, ce qui implique, pour le dire de manière tout à fait générale, un « consentement à l’impôt » (ce qui inclut en fait aussi bien l’impôt que les taxes ou que les cotisations). Et ce qui semble avoir échappé à plusieurs d’entre vous, qui avez encensé l’ami Boulo dernièrement sur ce blog sans manifestement en entendre tout le discours, c’est qu’il y a une classe sociale qui a décidé (depuis un moment déjà) d’opérer une sécession fiscale (et on ne parle pas ici de la classe moyenne, bien sur), et que dans ce contexte vous pourrez bien proposer toutes les taxes que vous voudrez pour financer ce que vous voudrez, toutes ces belles intentions seront vouées à se perdre dans les sables si certaines conditions ne sont pas remplies.

        Et je dis encore que dans cette perspective, qui est la matérialisation d’un rapport de forces concret avec la classe capitaliste, ce ne sont pas les bourgeois de PP qui en seront les instigateurs ni même les promoteurs, car ils scieraient la branche sur laquelle ils sont confortablement assis. Eux ont pour objectif d’aller palabrer au parlement européen. C’est autre chose.

      2. Je comprends Dissonance.
        Le geste des « bourgeois souriant de P.P » est foncièrement de bonne volonté, aux non bourgeois qui font la tête de s’en emparer.
        Mais je ne crois pas que Paul oubli le rapport de force, je crois justement qu’il joue dans la société telle qu’elle est, ce que nombres son incapables de faire et s’en excuser par un scepticisme exacerbé et trop fastoche.
        Dans quel but exprimez vous votre avis ?
        Pour « améliorer » notre engagement ?

      3. @Lucas

        « Dans quel but exprimez vous votre avis ?
        Pour « améliorer » notre engagement ? »

        Non, plutôt pour dénoncer une escroquerie. La même qui est à l’oeuvre depuis 40 ans au moins.

      4. Très bien.

        Si votre père vous achète directement des légumes au lieu de vous donner l’argent pour le manger, et que malencontreusement il s’est fait avoir car le vendeur auquel il a acheté les légumes est un malfrat qui lui a vendu des légumes périmé à prix fort, dénigre riez-vous votre père pendant toute une nuit sans s’arrêter car il s’est trompé Ou c’est fait avoir par plus informé que lui lui ou alors vous essayerez de faire en sorte qu’il ne retombe plus chez un malfrat ?

        Car si votre but n’est pas de vous faire avoir, ce n’est pas ici qu’il faut taper, ici c’est ce qu’ils veulent faire et avoir, dans la bonne direction.
        Au revoir.

    2. Quand on pense que Dissonnance se sacrifie depuis si longtemps pour porter une contradiction radicale sans arriver à convaincre , « on se demande un peu » quand « la coupe sera vraiment pleine  » , quel costard il porte , de quel prix , la couleur de son slip , et la bonne moralité de ses parents ou professeurs .

      1. Moi ça fait 3 ans que je me douche à l’eau froide en toute saison et ça fait 1 an que mon père me paye à manger parce que je n’ai plus les moyens de le faire moi même. Et vous, c’est quoi votre bilan?

      2. Ben moi , je me suis lavé (y avait pas de douches ) à l’eau froide pendant presque vingt ans , mes parents m’ont nourri dix huit ans , et je me suis démerdé tout seul pour le reste , au delà , sans me regarder dans la glace en pontifiant sur l’injustice du monde et la bêtise de mes congénères .

        Mais nous avons au moins en commun de trouver les 30 euros mensuels nécessaires pour jacasser sur internet , sans parler de la donation mensuelle du blog que notre ami bordelais va devoir payer cette fois ci ( est ce qu’il avait été fidèle au poste d’ailleurs ?) .

      3. Et moi quand j’étais à la guerre au vietnam , de l’eau jusqu’au menton et on mangeait du pain sec tous les jours ! Oui monsieur !

    3. Dissonance,
      De ce que j’ai compris du rôle que s’assigne Place Publique, ce n’est pas d’abord de créer un énième parti, mais de rassembler la gauche pour les élections européennes. La gauche part en ordre dispersé, et va donc droit dans le mur si une candidature commune ne s’impose pas. Ce serait déjà un petit miracle que PP parvienne à rassembler la gauche, ou tout au moins une bonne partie en suscitant une candidature commune, il faut donc tout faire pour que cela se fasse. Je ne pense pas que Paul Jorion se compromette en s’associant à cette aventure, car comme il l’a clairement dit il y représente un courant. Cette vidéo l’atteste.

      C’est vrai, Paul n’y fait pas de grandes tirades anti-capitalistes, mais franchement, la gratuité c’est compatible avec le capitalisme ? A la marge oui, mais au centre du dispositif, non. Si c’était pour faire de l’anti-capitalisme de papa autant demander à Paul Jorion de rejoindre le NPA. Paul est donc parfaitement à sa place à PP.
      Et puis, si cela ne donne rien d’un point de vue électoral, au moins ce sont des idées qui seront portées à la connaissance d’un large public par celui qui est le mieux placé pour les promouvoir.
      À ce stade, les Gilets jaunes ne mettent pas en avant certaines questions qui seront décisives à terme, en particulier la déconnexion du travail et des revenus. Mais on ne pouvait demander à un mouvement né d’une urgence sociale, qu’il exige la gratuité d’emblée. Il l’a fait tout de même d’une certaine façon en exigeant des services publics de qualité et en demandant de réduire les taxes sur les produits de première nécessité.
      Concernant la taxe sur les robots je ne comprends pas bien votre raisonnement, en quoi les taxer cela implique de faire la promotion du machinisme ? J’aurais plutôt pensé le contraire…

      Bref, en ce qui me concerne je ne vois pas de contradiction à soutenir Paul pour son action à Place Publique, et par ailleurs soutenir un mouvement social et politique hors institution, nommé les Gilets jaunes.
      L’action des Gilets jaunes est indispensable et la gauche aurait tort de ne pas apprécier son action déterminée, depuis plus de 3 mois, à sa juste valeur, à savoir qu’ils ont remis au centre du débat publique la question sociale.

      Comme vous je suis convaincu que les élections ne suffisent plus pour stopper l’ordre néo-libéral, néanmoins, il me semble dangereux de se priver d’un moyen institutionnel, car qu’on le veuille ou non, la parole qu’il porte est examinée à la loupe par les médias, elle participe donc à la constitution de l »opinion ».

      Mon souhait c’est que d’une manière ou d’une autre Place Publique et les Gilets jaunes ou tout au moins une partie d’entre eux, parviennent à établir des passerelles, par lesquelles quelque chose de l’un passerait chez l’autre, et réciproquement. Certes à leur manière, les Gilets jaunes effraient le bourgeois, mais notons tout de même que les bourgeois sont moins nombreux qu’on le pense, car une majorité de la population française soutient toujours ce mouvement malgré toutes les tentatives pour le faire passer pour ce qu’il n »était pas.

      Comme vous le dites très bien on ne peut plus faire de la politique seulement en s’en remettant aux échéances électorales. Il faut donc agir sur tous les tableaux, au sein du « circuit » institutionnel, et … dans la rue. Et d’ailleurs le « dans la rue » n’est pas une spécificité des Gilets jaunes en ce moment. Les grèves d’écoliers pour le climat c’est aussi se détourner d’une institution — ici scolaire, pour manifester le refus de l’immobilisme, le refus des petits pas mortifères.

      1. @PYD

        « De ce que j’ai compris du rôle que s’assigne Place Publique, ce n’est pas d’abord de créer un énième parti, mais de rassembler la gauche pour les élections européennes. La gauche part en ordre dispersé, et va donc droit dans le mur si une candidature commune ne s’impose pas. »

        Mais quelle importance puisque de toute façon les élections européennes ne sont pas un enjeu politique à proprement parlé, à la rigueur un enjeu financier mais surtout et avant tout un enjeu de Spectacle?

        « Si c’était pour faire de l’anti-capitalisme de papa autant demander à Paul Jorion de rejoindre le NPA. »

        Je n’ai pas beaucoup plus d’affection pour le NPA que pour le P.S. A vrai dire la logique partisane en général me semble viciée – parce que la logique représentative l’est. Par ailleurs le NPA porte en son cœur des contradictions à peine moins fortes que P.P. où que le P.S. (défendre le mode capitaliste d’organisation du travail, l’emploi, en est une et pas des moindres).

        « Et puis, si cela ne donne rien d’un point de vue électoral, au moins ce sont des idées qui seront portées à la connaissance d’un large public par celui qui est le mieux placé pour les promouvoir. »

        Voilà qui est amusant parce que c’est précisément la position générale du NPA qui revendique de ne surtout pas vouloir exercer de responsabilité, mais tient quand même absolument à « porter des idées dans le débat public ». Par ailleurs certaines idées comme celle de la taxe Sismondi ont déjà été portées à la connaissance d’un large public par le candidat Benoît Hamon lors des dernières présidentielles; dans un cas comme dans l’autre, on ne peut pas dire que la stratégie se soit avérée payante, si? Ou alors allez vous nous resservir l’argument usé jusqu’à la corde par tous les dirigeants depuis plusieurs années maintenant: « Si ça n’a pas marché, c’est qu’on a manqué de pédagogie? »

        « Concernant la taxe sur les robots je ne comprends pas bien votre raisonnement, en quoi les taxer cela implique de faire la promotion du machinisme ? J’aurais plutôt pensé le contraire… »

        Je pensais avoir exprimé clairement ce point. Qu’à cela ne tienne, je peux reformuler:

        – Premièrement, vous dites faire de la gratuité le point central de votre dispositif social.
        – Deuxièmement, vous adossez le financement de cette gratuité à la taxe Sismondi.
        – Troisièmement, vous armez le chantage suivant: « Il faut bien qu’on maintienne les robots et même qu’on en fasse toujours plus si vous voulez qu’on puisse continuer de financer la gratuité sociale ». En somme, vous n’avez fait que décaler le chantage social à l’emploi vers un chantage social au machinisme, pas plus désirable, et dans la manœuvre c’est tout le débat sur le productivisme qui est passée à l’as, et donc l’essentiel du débat écologique avec lui.

        « Comme vous je suis convaincu que les élections ne suffisent plus pour stopper l’ordre néo-libéral, néanmoins, il me semble dangereux de se priver d’un moyen institutionnel, car qu’on le veuille ou non, la parole qu’il porte est examinée à la loupe par les médias, elle participe donc à la constitution de l »opinion ». »

        A ce stade franchement la production médiatique offre à peu près le même intérêt que les élections européennes: Nul. Je vous renvoie tant aux travaux d’Acrimed (notamment « qui possède quoi? » mais pas que), qu’à ceux de Juan Branco  » Macron et son crépuscule » mais également à ses interview à BFM ou ailleurs qui sont à chaque fois une démonstration de la propagande ambiante systémique. Alors la lecture médiatique de la parole de Paul, franchement, ce devrait être le cadet de vos soucis.

        Il faudra bien que vous admettiez ce que les Gilets Jaunes ont intuitivement (ou très consciemment, c’est selon) touché du doigt: Les institutions de la 5ème République en tant qu’ensemble cohérent sont dors et déjà mortes. C’est un canard sans tête qui continue de courir. S’en soucier encore revient à se maintenir dans un statu quo catastrophique. Les médias notamment ont cessé d’être un contre-pouvoir, c’est acté depuis un moment déjà, ce sont désormais dans leur extrême majorité des organes de propagande au service de l’ordre établi. Les considérer à ce stade comme des outils « neutres » de diffusion de l’information procède au choix de la bêtise la plus crasse ou du cynisme le plus abjecte.

      2. Dissonance,

        Les références auxquelles vous me renvoyez, je les connais, pas nécessaire de flécher, et s’agissant des Gilets jaunes, je fais ma part ;=)
        j’ai bien compris, pour vous l’action de Paul au sein de PP est nulle et non avenue. Soit.

        Je précise tout de même certaines choses.
        Je n’ai pas dit que les médias sont des outils neutres, au contraire, c’est parce qu’ils ne le sont jamais, qu’on doit en tenir compte. La neutralité n’est pas de ce monde. BFM par exemple a autant contribué au succès des GJ qu’à leur dénigrement. Selon les séquences, objectivement, BFM est pour ou contre, les GJ. Les médias fort heureusement ne peuvent pas tout, ils sont soumis à des forces contradictoires, l’audimat versus l’intérêts des capitalistes qui financent les chaînes d’info en continu. Les médias ne sont pas imperméables aux courants puissants qui de temps à autre traversent, secouent la société. Et même, ce que les médias, sciemment ou par autocensure, ne disent pas (par exemple les violences policières pendant des semaines, ce n’est que récemment que c’est apparu au premier plan) fait sens, et finalement se retourne contre ce que d’aucuns auraient voulu qu’ils disent. Bref, il y a constamment une dialectique, où celui pense avoir le dessus n’est pas toujours celui qu’on croit. Alors si, tout compte, y compris les débats qui se déroulent dans le cadre institutionnel. Ne pas investir un terrain quel qu’il soit, c’est l’abandonner à l’adversaire. Cela ne signifie pas qu’il faille tout miser sur l’institutionnel, ce n’est pas ce que je dis, il faut savoir jouer intelligemment des contradictions que le système génère lui-même.

        Sur la taxe Sismondi je ne fais pas la même lecture : c’est important de l’introduire dans le débat parce qu’elle découle de l’analyse faite par Jorion lui-même selon laquelle le prix des choses résulte au sein du système capitalisme d’un rapport de force, si bien (ou plutôt si mal !) que ce qui devrait revenir à la collectivité est capté par les capitalistes. C’est ce mécanisme là que la taxe Sismondi touche du doigt, autant dire que c’est un coin enfoncé dans l’idéologie capitaliste qui fait des salaires des coûts alors qu’ils sont en réalité déterminés par une décision politique dans la mesure où une part des profits va grossir une finance déjà pléthorique. Ainsi si le travail n’est plus un coût, que les gains de productivité peuvent financer la collectivité, c’est que la logique capitaliste n’est pas universelle comme les capitalistes le prétendent, et qu’il y a donc de la place pour un système où la gratuité a toute sa place. Le capitalisme est bien une économie politique, l’économie pratiquée selon une certaine politique à laquelle on pourra alors désormais opposer une autre politique, portée par une autre vision du monde. Bref, la taxe Sismondi ce n’est pas une fin en soi, c’est juste un moyen pour déconstruire le système en vigueur. Alors pourquoi faudrait-il se priver de ce cheval de Troie ?

      3. @PYD

        Remarque préliminaire: Sur les références, bien sur que si je vais continuer de flécher autant que possible ce que je dis, car si je ne le faisais pas on m’accuserait aussitôt d’élucubrer seul dans mon coin.

        C’est la démarche de PP qui est absolument nulle et non avenue. Pour la faire courte et probablement caricaturale, PP est à mon sens une émanation d’anciens du mouvement des jeunes socialistes qui ont vu leur destin au sein des institutions hypothéqué par le juste naufrage du P.S. depuis 2012 (mais amorcé bien avant), et qui se construisent un radeau de fortune pour sauver ce qui peut l’être de leur plan de carrière. Il n’y a rien à en attendre.

        L’implication de Paul là dedans n’est que la triste confirmation d’une dérive observée depuis plusieurs années sur ce blog, de mise en conformité avec le discours bourgeois-social, c’est à dire le discours porté par cette frange de la bourgeoisie suffisamment intelligente pour comprendre qu’elle ne peut pas tout s’accaparer sans risque de finir la tête au bout d’une pique mais pas encore assez intelligente pour procéder à une remise en cause radicale de sa propre classe.

        Sur les médias, je vous renvoie en dernier recours à l’analyse bourdieusienne, qui fait le tour de la question à mon avis. L’audimat ne nécessite pas une adhésion aux thèses présentées sur les chaines de télé, bien au contraire (voir aussi Desmurget, « TV lobotomie », qui décrit comment la télé fonctionne avant tout sur l’activation d’affects puissants, fussent-ils positifs ou négatifs), si bien que les soit-disant contradictions qui les traverseraient sont en réalité un écran de fumée, l’illusion d’une pluralité destinée à légitimer un peu plus le discours dominant (se souvenir aussi de l’anecdote de Franck Lepage sur la polémique au festival d’Avignon – « de la démocratie à bon compte »). Quand bien même il existerait des contradictions internes au sein des rédactions, celles-ci se résorberaient par du management et de la « gestion des ressources humaines », c’est à dire pour le dire de manière lapidaire, on vire les voix dissonantes (voir l’exemple de Aude Lancelin, qui est probablement le plus spectaculaire car il s’agit là d’une cadre de la presse française, mais sans doute l’arbre qui cache la forêt de pigistes terrorisés par leurs directions.

        Sur la taxe Sismondi, vous dites ne pas faire la même lecture et zappez du coup entièrement mon objection sur le plan écologique, tout en mettant en évidence, à votre corps défendant, une autre objection à faire dispositif: Celui-ci, contrairement à ce que vous affirmez, ne remet en rien en cause le capitalisme en tant que propriété des moyens de production, c’est à dire en tant que pouvoir de décision sur l’usage de l’outil productif. Il s’inscrit au contraire parfaitement dans le dogme du « capitalisme à visage humain » dont on sait aujourd’hui et depuis longtemps qu’il n’est qu’une chimère (et dans la droite ligne du « capitalisme keynesien de Thomas Porcher, donc).

      4. Dissonance,
        Qu’importe que la taxe Sismondi ne s’attaque pas directement à la propriété, puisque proposer cette taxe revient à déconstruire le capitalisme. Non pas en lui appliquant une force extérieure pour l’anéantir, mais en en révélant le fonctionnement réel.

        Si sans transition l’on propose un autre système comme alternative au capitalisme sans plus d’explications (à ne pas confondre avec la pédagogie de ce qui se faisait déjà) je crains qu’on ne retombe dans les vieilles ornières marxistes avec une approche du fonctionnement de l’économie qui ne ne départi pas tout à fait de l’approche comptable, et donc bourgeoise, celle qui nous mène justement au désastre. Bref, la taxe sismondi c’est un bout d’explication pour relier les pointillés entre l’ancien et le nouveau.
        Cela n’exclut pas les attaques frontales sur le terrain social.

      5. @PYD

        Vous trouvez peut-être très intellectuellement satisfaisant de « déconstruire le capitalisme en en révélant le fonctionnement réel », mais, pardon de vous le dire de manière aussi crue: La plupart des gens se foutent complètement de ce genre d’onanisme intellectuel. Ils veulent juste ne plus subir la misère, qu’elle soit économique ou sociale.

        Or si la taxe Sismondi répond éventuellement à l’aspect économique (avec les réserves que j’ai déjà dites), elle confine encore et toujours ses bénéficiaires au rang de « parasites sociaux » (dans la bouche des capitalistes) en tant que non-contributeurs aux richesses ainsi mutualisées. Ce qui me permet de vous renvoyer à la notion de consentement à l’impôt que j’ai évoquée ailleurs (plus haut sur ce fil).

    4. @ Dissonance , un vrai talent de polémiste. Un festival de volées de bois vert.
      Mais.
      Lecture certes agréable ; au final reste un goût amer. Fustiger est trop facile.

      Vos accusations sont autant de parti-pris à la justification douteuse.
      Votre ire à destination de vos cibles a peut-être une cause réelle mais fondée sur le passé. Ces partis ont une composition très variable au cours du temps. Les opportunistes se fatiguent rapidement du travail obscur au sein d’une organisation encore embryonnaire.

      P.P. œuvre actuellement dans le bon sens, trop faible pour faire trop de mal, si…
      Même les indésirables , s’il en existent, ont droit à une seconde chance. Accordons-leur et accordez-leur le bénéfice du doute et la tolérance. Que risquez-vous?

      Un praticien du retournement, du moins chanté:
      https://www.youtube.com/watch?v=Uh0vcy6FfuI

      1. @daniel

        Je suis né en 1980. Toute ma vie j’ai entendu cette supplique « il faut leur laisser une chance ». Il a d’abord fallu laisser une chance à Mitterand après le tournant de la rigueur. Il a fallu ensuite laisser une chance à Rocard lors du second septennat de Miterrand. Il a fallu ensuite laisser sa chance à Jospin, le plus grand privatisateur de la 5ème république, puis à Hollande. En ce qui me concerne, le quota est largement atteint, et depuis longtemps.

      2. Dissonance
        Mais non, le prochain président (peut-à mouveau Macron, qui sait, le Francais est un drôle d’électeur) fera mieux, beaucoup mieux, en ce moment il est en apprentissage, Macron, faut donner du temps au temps, et ne jamais oublier: l’espoir fait vivre. Que serait-on sans l’espérance?

      3. @Germanicus

        « Que serait-on sans l’espérance? »

        Euh je ne sais pas trop… Des gens un peu plus rationnels?

      4. @ Dissonance
        Longues cogitations pour une réponse difficile, en premier lieu parce que je vous approuve sur les noms cités et les déceptions, plutôt les trahisons, envers ceux qui les ont élus.

        Votre erreur est de percevoir les partis sur le même plan. Élargissez votre vision, la 3D devenant commune.

        Quel différence entre le PS 1981 et le P.P. actuel? L’un allait au pouvoir dans un fauteuil, l’autre n’a aucune chance dans un avenir prévisible. Plus encore, l’un pouvait faire le mal, et n’a pas raté son essai, l’autre ne présente aucun risque.

        Il faut voir le ralliement de Paul à P.P. comme un élargissement de son audience, un tremplin pour toucher plus de gens. Il se sert d’eux ? L’idée ne me déplairait pas. Services mutuels pour une bonne cause. Une organisation, que j’espère solide, pour l’épauler. Et j’ai toute confiance en Paul : sa cuillère est bien assez longue.

        C’est une vérité éternelle dans les choses humaines: le maximaliste est dangereux. Les cons et les salauds, s’il en existe, ne le sont pas toujours pour l’éternité ; ils sont peut-être simplement égarés. Damas a son chemin, si même tortueux pour certains.

        Et il existe des compromis sans risques.
        C’est pourquoi il faut le soutenir.

      5. @daniel

        A vous d’élargir votre vision pour imaginer que P.P. n’est pas le P.S. de 1981 mais le P.S. de 1971…

      6. Dissonance 13 février 2019 à 16 h 11 min

        Bien vu, mais si Mitterrand a pu dire à l’époque devant l’Internationale socialiste que le but de l’opération « programme commun » en 1972 était d’arriver au pouvoir tout en prenant 3 millions de voix aux communistes, le siphon phon phon fonctionne de nos jours vers qui ?

      7. daniel 13 février 2019 à 15 h 45 min

        Oui, il y a des gens qui sont prêts à payer très cher pour qu’on les écoute.
        Quoique dans l’affaire, ça peut enrichir les 2 parti(e)s.

      8. @Rosebud1871

        Si on en croit les chiffres des dernières présidentielles, ce serait les voix de FI en premier lieu, je suppose. Mais on peut aussi bien imaginer que « l’aile droite » de PP lorgne sur le cortège des déçus du macronisme, pourquoi pas?

      9. Je me demande ce qu’on fait une fois qu’après avoir siphonner jusqu’à la dernière goutte , on fait moins de 35% .

      10. @Rosebud1871

        « Business as usual alors…toujours le Guépard… »

        Oui et non. Il n’y a même plus d’échange de classes ici. Juste une n-ième occurrence du slogan « Tout changer pour que rien ne change ».

      11. Dissonance 13 février 2019 à 19 h 41 min

        « plus d’échange de classes ici. »

        Votre « ici » me pose problème : « Ici » c’est PP ou le Blog de Jorion ?

        Si vous faites référence à l’entrisme de Delon chez les bourgeois pour limiter la casse chez les aristos, sûr qu’ici les bourgeois de passage séduits par l’érudition du prophète Jorion sont repartis depuis longtemps, bien avant que disparaisse une mention d’accueil qui disait quelque chose du genre : Jorion ne donne pas de conseils de placements.
        Mais à suivre Marx, et cette évolution temporelle des modes de productions, il est clair qu’après le passage brutal, révolutionnaire, d’un mode à un autre, des restes de l’ancien perdurent des siècles durant, et que la gésine du socialisme a commencé depuis 2 siècles. Rien à redire si quelques bourgeois convaincus du sens de l’histoire y souscrivent plutôt qu’y résistent.

    5. Ouh Dissonance !
      « et vous semblez avoir renoncé à le faire. Tant pis, les cafards seront les prochains à dominer le monde… »

      Là vous n’êtes pas gentille, pourtant ils font ce qu’ils peuvent comme ils peuvent et selon ce qu’ils peuvent y comprendre. D’ailleurs vous, que comprenez vous ? de l’industrialisation puis désindustrialisation, de qui/comment/pourquoi la terre est si polluée ? Je n’ai pas bien compris ce que vous vouliez dire. Pourtant j’ai tout lu et avec attention. Que proposeriez vous ?
      Je relève :
      « …que l’industrialisation des productions, leur massification, étaient directement responsables de la plupart (la totalité?) des destructions écologiques observables aujourd’hui  »
      Ben oui ! Et peut-être aussi des clients … (et non pas tout à fait la totalité, seules les entreprises champions, les plus grosses, celles qui ont supplanté une majorité d’autres en les remisant au bas de l’échelle, la place des perdants)
      Pour ma part j’ai tenté de donner une autre version des entreprises « pollueuses » (pollution en tout genre, jusqu’à la pollution des mentalités générales sans même qu’en aient conscience la plupart des gens, comme vous aussi peut -être. Il y a à lire et, même si coquilles par ci par là, j’y suis plus explicite. Sans niveau d’étude supérieur.
      (n’est-ce pas Juanessy ?)

      Je vous invite à consulter mon autre version (c’est facile à lire, bien que bout à bout mes com. finissent par faire un feuilleton, avec plusieurs suites c’est plus palpitant -les séries ça marche mieux-)
      Voir fin de l’article sur « externalités négatives ». Et ne vous contentez pas de regarder le dernier épisode même s’il parle à tous les consommateurs, dont vous, dont moi. Et si je suis trop technique dans mon propos, ou trop imprécise, demandez moi ce que vous ne comprenez pas, vous ne m’agacerez pas et je vous répondrez le plus clairement qu’il me sera possible.
      Peut-être vous direz vous que, bon, l’industrie de l’habillement, ce n’est pas très important, que ça ne pollue pas trop… Mais c’est celle que je connais le mieux. Vous pourrez faire la relation, si vous vous y connaissez un peu, avec les industries de tous les secteurs d’activité dont les plus polluantes qui n’en ont que faire, jusqu’à même l’industrie pharmaceutique. Là peut-être et sans prétention aucune, vous comprendrez au moins autrement. Ca aide.
      C’est quand même mieux quand c’est quelqu’un qui s’y connait depuis le terrain qui peut le mieux en parler, selon ses moyens.
      Paul Jorion pouvait-il être sur le terrain ? Nouvelle Donne idem ? Vous même ? Les spécialistes et les politiques aussi ? Comment faire pour bien comprendre ? On ne peut pas être et avoir été.

  6. Dup et Dissonance

    Pourquoi voudriez-vous maintenir un parti ouvrier, pour y rester à l’avant-garde ? Dans Place Publique, Paul propose un courant Oeuvrier, il propose de réunir le minimum des conditions pour que chacun puisse faire œuvre de sa vie. Certes, Paul et moi-même, à nos âges , en constituons déjà l’arrière garde, mais soyez certain que c’est bien le sens de l’Histoire.

    Pour en finir avec la séparation par le travail, emparez-vous de ce prolongement de l’allégorie biblique, non de dieu, et à ajoutez-y les conditions concrètes de la réciprocité.

    Dans ce but, parallèlement à la gratuité, pourquoi n’exigeriez-vous d’obtenir les conditions juridiques pour que des territoires reviennent aux communs et que s’y ajoute, en surplus, un nouveau bien commun.

    Il s’agit de refaire tenir notre monde debout, précisément par ce bout de liberté que donne un minimum de gratuité. Ne faut-il pas disposer de points d’appui pour que les -exclus du superflu – puisse exercer concrêtement leur liberté à donner au genre humain, tout près deux, et pour l’équilibre de notre biosphère ?

    Sinon, pour en finir, nous aurons effectivement les Food-Stamp.

    1. Vous ne répondez pas à mes interrogations, peut être ne les ai je pas formulées clairement :
      Comment sans recourir à l’autoritarisme convaincre les possédant d’accorder le minimum vital aux démunis? Par quel « deal » puisqu’on se refuse à les contraindre ? Quelle sera votre d’échange? Et dans le meilleur des cas (celui ou vous apporteriez réponse à cette question) comment les contraindre à accorder un minimum vital digne ? Je veux dire par là éviter que les inutiles se retrouvent à manger du toxique gratuit ou plus généralement éviter d’avoir des ghettos de gratuité. Pour débarrasser les pauvre de l’argent il n’y a qu’a attendre, quand ils feront suffisamment pitié soit on leur fera l’aumône soit dans un grand élan charitable et écologique on leur proposera tout simplement l’euthanasie…
      Ma critique se veut constructive, d’autre sont moins sympa :
      https://www.monde-diplomatique.fr/2018/12/RIMBERT/59364

      1. @ DUP

        Former une opposition politique radicalement socialiste libertaire, en instituant par la pratique, dès maintenant, des dispositifs de partage et de solidarité, dans les communes et les quartiers. Travailler avec les Mairies afin que les moyens dont elles disposent ne leur soient pas enlevés, mais largement augmentés. Construire les instruments de gestions délibérative et participative des budgets communaux.

        Pour construire un rapport de force; rassembler , articuler, et globaliser l’action de la multitude d’actions concrètes par lesquelles, dès maintenant, nous pouvons aider la misère à changer les conditions qui la crée.

        Partiper massivement aux Comités locaux de Place Publique, et si nécessaire y porter la contradiction, mais surtout agir concrètement

        https://consultation.place-publique.eu/pages/places-publiques-locales

      2. Pour l’instant ce que j’ai pu constater avec la réforme du forfait agricole faite par un certain Emmanuel Macron sous F.Hollande c’est que ma cotisation de solidarité MSA (si on est inférieur à la surface minimum d’instalation on cotise par solidarité avec les gros mais on a pas de couverture sociale en échange sisi ça marche comme ça, il faut être couvert par un autre régime, conjoint, autre activité a titre principal…) ma cotisation de solidarité disai-je a augmenté de la bagatelle de 900% avec rétroactivité sur l’année précédente. En parallèle on gazait du zadiste qui se refusait à cotiser a NDL… Depuis j’ai jeté l’éponge… Je dispose de plus de 7 ha de terrain que je laisse à disposition d’un céréalier du coin contre à peine le défrayement de la taxe foncière, suivant les années ya du blé, du tournesol etc… Que la mairie me propose de les cultiver pour faire la cantine bio, j’attends que ça…
        Ne le prenez pas mal mais j’ai comme l’impression que pour l’instant on se paye surtout de mots a PP… Macron est indéboulonnable et les GJ sont loin d’être des enfants de coeur… Et on ne sait plus si les maires sont plus méprisés ou instrumentalisés… Le notre divers gauche qui a un bilan pas trop moche dans sa vie professionnelle jette aussi l’éponge, écoeuré…
        Quand on sait ce que donne en saison un joli potagé bien entretenu il hors de question qu´on laisse 3 millions de chômeur s’y employer la grande distribution n’y survivrait pas…
        Et vous ne répondez pas à la question, vous sortez comment de l’autoritarisme? Car il se fait tard pour nier que nous n’y sommes pas.

      3. Dup 12 février 2019 à 12 h 14 min

        « convaincre les possédant d’accorder le minimum vital aux démunis? »

        Vous exagérez, c’est déjà fait, il y a même des aides sociales qui ne sont pas réclamées. Pour en arriver là en France, il aura fallu 1789 et ses suites au 19ème siècle, une révolution d’octobre et ses suites, notamment 36, 45 et 81. Quand j’écoute sur le lien proposé par Morlie les GJ se plaindre des partis et des syndicats et imaginer que les partis sont là pour gérer le pays tous ensembles au mieux des souhaits du peuple, bref l’harmonie universelle ou l’union sacrée façon 1914 (voir les socialistes au Congrès de Bâle, (cf. le roman d’Aragon – les cloches de Bâle), quand je les écoute, je constate que la formation est en cours, et loin d’être achevée.

        À quelqu’un qui se plaignait de ne pas être heureux, un autre répondait par « c’est quoi votre échelle du bonheur ? ». Pareil pour votre autoritarisme, c’est quoi votre l’échelle de l’autoritarisme ? Car je souscris tout à fait à l’expression dictature de la majorité, même si manifestement 49,9 versus 50,1 est un équilibre instable. Munis de leur majorité, il faut bien faire autorité légitime, et cette autorité légitime est d’évidence à l’occasion perçue non sans raison, comme autoritarisme par la minorité. Je lisais hier un chapitre sur l’histoire des grèves en France, notamment l’évènement du 18 août 1927 où les terrassiers parisiens des chantiers du Metro, en situation de lockout après avoir exigé une augmentation de salaire, emmenés par les militants de la CGTU, partirent à 700 pour donner l’assaut aux chantiers Lécluse, vers la Porte d’Italie où bossaient des jaunes (sans gilets). Deux ambulances avaient été prévues qui devaient transporter les blessés à la maison des syndicats. C’est ce détail qui dit le changement : aujourd’hui ce ne sont pas les syndicats qui prévoient les ambulances, il y a la sécu pour tous.

      4. @ Rosebud,
        Tous ces mécanisme sociaux ont été concédés dans des temps ou les classes ouvrières étaient nécessaires aux capitalistes. On constate que leur remise en cause est proportionnelle à la baisse de cette nécessité découlant de la modernisation. Le rapport de force est en train d’évoluer, et il risque de faire un grand bond avec L’IA…

      5. Dup 12 février 2019 à 18 h 49 min

        Vous ne me répondez pas plus que Morlie ne vous répond sur l’autoritarisme.
        Quel niveau votre curseur ?

        Ce blog est depuis 10 ans que je le fréquente (surtout parce que j’y fais des découvertes éparpillées ailleurs, des liens aussi, des façons de raisonner à partir de champs que j’ignore et qui m’apprennent du neuf, et puis c’est un reflet ces réflexions de l’état des perceptions sociales qui traversent le pays voire le monde, et bien sûr la finesse cultivée de Jorion) ; depuis 10 ans donc, ce blog est traversé par des fractures.

        Celle que Jorion fait mousser avec ce terme antiautoritaire, fait écho à d’autres, sur le devoir d’ingérence dans les zones dictatoriales de la planète, là où il y a des autoritaires donc ! Ceux qui ont voté Macron pour éloigner le péril autoritaire du fascisme en puissance, sont à peu près les mêmes qui aspiraient aux interventions humanitaires et humanistes contre les affreux Saddam, Assad, Kadhafi. Les mêmes devaient crier à l’invasion quand le Vietnam est entré au Kampuchéa, ils sont en général conciliants avec la Chine et détestent la Russie, autant qu’ils ont détesté l’Union Soviétique, et avec, les communistes quelque soit leur origine et leur variété mondiale. Ces mêmes sont discrets sur les effets de ce à quoi ils aspiraient. Bien plus qu’un Badiou et son maoïsme !

        La gauche française est divisée depuis le congrès de Tours, mais continue à s’orienter avec une boussole dont le nord est devenu illisible. Ce n’est pas pour autant qu’il n’existe plus !

        Entendre un dégoûté de la politique petit chef d’entreprise, énoncer que les GJ éclopés se font réparer aux frais de la sécu alors qu’ils sont responsables, et que les dégâts ON devrait leur faire réparer après condamnation, m’a rappelé une remarque d’un cadre sup dont l’épouse venait de mourir d’un long cancer : « au moins j’ai rentabilisé mes cotisations à la sécu ». Ces gens là sont inaccessibles et nécessairement opposés aux changements sinon dans leur sens : conflit assuré, comme dans l’échange Joffrin-Badiou.

        http://www.alterinfo.net/Debat-Alain-Badiou-Laurent-Joffrin_a134237.html.

        Mais à répéter Badiou ci-dessous, je ne doute pas que les Gilets Jaunes avec leurs revendications en herbe ne soient de DANGEREUX COMMUNISTES…

        « Il s’agit de réactualiser les quatre principes fondamentaux de la société communiste : l’abolition de la propriété privée des moyens de production ; en finir avec la division du travail entre tâches de direction et tâches d’exécution, entre travail intellectuel et travail manuel ; en finir avec l’obsession des identités nationales ; et faire tout cela en diluant l’État dans les délibérations collectives.[…] la question de la dévastation de la Terre est liée à celle de la propriété. Le profit privé est un système de prédation et de destruction du bien commun. La question de l’écologie suppose la remise en cause du capitalisme ».

        La fracture du blog n’est pas soluble, dommage que Badiou qui cause avec Friot, Michea, Lordon, et même Joffrin, n’ait jamais croisé Jorion. La faute à Voltaire ? à Rousseau ?

      6. Rosebud vous me demandez mon échelle d autoritarisme ??? Je suis bien incapable de vous répondre. Avec la question posée comme ça du moins. Pour bien se comprendre justement il nous faudrait une échelle commune. Disons que pour moi le degre minimum est celui qui assure la protection physique des personnes associé à une justice indépendante. Mais jusqu ou ira ce degré minimum si demain notre sécurité physique est mise en cause par la détérioration de l environnement? C est ce qui me préoccupe… ensuite le degré souhaitable serait celui suffisant à s assurer de ce que tous participent au bien commun comme défini par les lois mais quelle résistance recontrerions nous si nous essayons de recouvrir les millards d évasion fiscale je n en sais rien … tout ce que je sais c est qu il ya un niveau à partir duquel çà ne vaut plus le coup même si c’est pour sauver l’espèce…

      7. Les possedants sont riches de la captation des creations des autres. Que chacun oeuvre aux besoins communs sans en déléguer la distribution à un tiers, et la captation sera plus difficile sinon impossible.

    2. Nota : Dans l’état actuel des choses, ceux qui ont « les pieds aux chaud » font dans l’ensemble bien peu Oeuvre de leur existence, je ne suis même pas sur que la proportion soit meilleure qu’à l’époque ou le peuple entretenait une noblesse clairement définie en tant que telle. Cette dernière à certes enfanté surtout des militaire mais il ya quand même eu des Sir Newton des De Vinci entre autre ; de nos jours on a quoi ? Bill Gates qui trône sur ses chiottes de l’an 2000 ? Les oeuvres humanitaires d’Angelina Joli? Dup qui fait du pinard pour les riches 😉 ?
      Ô tempores ô mores !

      1. …un petit jardin ou un cercle d’amis bien entretenu sont également des oeuvres, que vous vaut ce parti pris élitiste ?

      2. A ce compte là on aurait pu rester chasseur cueilleurs a quoi bon savoir qu’elle tourne, connaitre les phases de la lune suffisait amplement a savoir quand se préparer à la migration des troupeaux… C’est ce qui est inquiétant dans cette volonté d´assurer le minimum vital pour tous, c’est la porte ouverte au déclassement d’une grande part de l’humanité qui se contentera de cultiver son jardin tous étant devenus inaptes à rivaliser avec la première IA faible venue. Désolé d’attendre mieux de mon espèce, je dois pêcher par orgueil je veux bien en convenir. Mais bon je risque rien on m’a versé de l’eau sur la tête quand j’étais petit 🙂 🙂

        Je saurais plus vraiment pourquoi le personnage ne me reviens pas (ya longtemps que je l’ai visionné, son obsession de la compétitivité je suppose… ) mais il ya certains arguments à retenir:

        https://www.youtube.com/watch?v=QS951xiGGvI

    3. @Jean-Luce

      Non, s’il est bien une chose que les Gilets Jaunes sont en train de montrer, c’est que la logique partisane est en train de mourir (momentanément, peut-être, mais indubitablement) et avec elle l’ensemble des institutions de la 5ème République. Ce qu’avait en fait déjà montré, de manière à peine moins subtile, le hold-up de Macron lors des dernières présidentielles, qui a bénéficié de l’écroulement de pas moins de deux édifices partisans majeurs du paysage politique français, et se servant d’un troisième comme faire-valoir. Il est là, le sens de l’Histoire. Ce n’est donc pas en vous reposant sur ces institutions mort-vivantes que vous serez à même de proposer un cadre désirable pour l’avenir, en aucun cas.

      1. … j’ai commencé , à peu près comme je pense aujourd’hui, il y a un demi-siècle, quand je tapais le pavé contre De Gaulle, Mais bien entendu, j’avais déjà horreur de la CGT. L’avantage d’avoir du recul, c’est rire quand en 2016 , ressurgirait une CGT qui se voudrait « communiste libertaire » (je ne donne même pas le site).

        C’est bien votre problème, vous voulez en revenir à une logique « bipartisane », laquelle mènerait les GJ à la droite la plus bête.

        Saisissez l’opportunité de faire entendre de votre voix dans Place Publique( ET QUITTONS l’OTAN, tout de suite ! )

        https://consultation.place-publique.eu/

      2. @Jean-Luce

        Soit je m’exprime extrêmement mal, soit vous ne comprenez vraiment pas bien ce que je dis, soit encore vous n’êtes pas très honnête intellectuellement parlant: Comment pourrais-je être pour une logique dont je dis qu’elle est morte? Un peu de cohérence, que diable.

      3. @Dup

        Ne confondez pas les partis et l’orientation politique. On peut tout à fait être de gauche et a-partisan (particulièrement quand on sait ce que les partis prétendument de gauche ont fait ces 40 dernières années).

    4. Dup 13 février 2019 à 9 h 02 min

      Oui à défaut de la réponse que vous attendiez de Morlie, à propos d’autoritarisme, j’ai remanié avec le mot « curseur » et élargi en référence au « socialisme non autoritaire » avancé par Jorion.

      Avec votre « tous participent au bien commun comme défini par les lois mais quelle résistance » vous répondez avec 4 niveaux d’approche :
      1/ le tous : ce quantificateur universel n’opère pas dans la « réalité » sociale
      2/ la participation : même remarque sauf à considérer que ne pas participer est inclusif dans la définition du participer, ensuite il y a le curseur.
      3/ bien commun ou biens communs ? Quels rapports entre une approche morale et une définition juridique.
      4/ Loi et résistance, ben oui ils y a toujours des résistants aux lois, qu’en faire ?

      Ce que je trouve un peu fort de café, avec les appels à réunion de la gauche façon Place Publique, c’est que ça me rappelle sur ce blog la même insistance aux présidentielles à ce que JLM renonce au profit de Hamon, puis quand les sondages ont renversé arithmétiquement le problème, la même insistance à dézinguer le bonhomme bien que son programme même si social démocrate à cœur, était en résonance avec aller dans « le bon sens » dixit Jorion. La pierre d’achoppement majeure, c’est l’Europe, qu’on a longtemps appelé le « marché commun ». Comment la construire sans la casser telle qu’elle fonctionne avec ses traités ? Et puis il y a la division annoncé au départ du débat Badiou/Joffrin : L’auteur d’«Éloge de la politique» évoque un au-delà de la démocratie et de la liberté qu’il juge «insignifiantes» tant elles sont biaisées par les inégalités liées au capitalisme. Son interlocuteur, réformiste, défend l’option sociale-démocrate.
      « La liberté de quelqu’un qui dispose d’un empire industriel a-t-elle à voir avec la liberté de celui qui n’a rien ? La liberté dans un contexte d’inégalités énormes est un concept fallacieux ». Dixit Badiou.
      Mais du point de vue juridique c’est parfait, nous sommes à égalité dans la liberté d’entreprendre, et Macron de surenchérir « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires »

      En attendant, les Gilets jaunes près de chez moi ont planté 10 croix de Jésus Christ peintes en jaunes, c’est leur liberté.

      1. @Dup 13 février 2019 à 9 h 02 min

        Ma réponse est mal placée, mais je ne doute pas qu’elle vous soit parvenue, comme à d’autres qui garderont le silence.

        Maintenant pour compléter à l’intention des décroissantistes, et des fondus de la démocratie directe et représentative ma répartie aux propos de Merlin, qui bornait aussi la façon de Cédric Chevalier posant la lutte (à mort – j’imagine) entre possibiliste et impossibiliste, économes/flambeurs, sans plus s’inquiéter de ce qui fabriquait subjectivement cette classification
        https://www.pauljorion.com/blog/2019/01/27/humanite-versus-climat-la-lutte-politique-pour-la-definition-des-possibles-humains-par-cedric-chevalier/#comment-689893

        je vais faire un petit ajout à l’intention donc des décroissantistes, et des fondus de la démocratie directe et représentative qui garderont j’imagine aussi le silence, mais l’important est qu’il entravent le problème et pas au sens d’y faire obstacle.

        …[C’est de la bêtise peut-être qu’un nouveau soleil pourrait se lever sur notre monde, qui est un tout petit peu, comme ça, trop empêtré par une exploitation, il faut bien le dire, du désir. Je dois dire que ça fonctionne. Vous voyez : je continue, je me laisse entraîner. Il faut que je m’arrête. L’exploitation du désir, c’est la grande invention du discours capitaliste, parce qu’il faut l’appeler quand même par son nom. Ça, je dois dire, c’est un truc vachement réussi. Qu’on soit arrivé à industrialiser le désir, enfin… on ne pouvait rien faire de mieux pour que les gens se tiennent un peu tranquilles, hein ?… et d’ailleurs on a obtenu le résultat. C’est beaucoup plus fort qu’on ne le croit : heureusement il y a la bêtise, hein ?, qui va peut-être tout foutre en l’air – ce qui ne sera pas plus mal parce qu’on ne voit pas où tout ça conduirait autrement.] 1973-02-04 EXCURSUS dixit Lacan.

        Que signifie « l’exploitation du désir ? » « l’industrialisation du désir » ? Dans le registre du bonhomme, articulant son tryptique besoin–demande–désir, disons pour faire vite : que le besoin est du coté du vital, le désir du coté du manque, de la pulsion, qu’un objet vient tenter de boucher, de satisfaire, et la demande ce qui vient par la parole tenter de formuler le désir. C’est grossièrement l’affaire, sachant tout de même que dès la naissance, c’est à la charge de l’autre, le plus souvent la mère, d’interpréter la demande et le besoin, ce qui produit des conséquences… à vie.

        Le shopping qu’on écrivait shopinge au début du 19ème – ça vient d’échoppe – c’est quoi ? sinon tenter de boucher ce manque par n’importe quoi (enfin pas tout à fait pareil pour chacun) apparu massivement par la production industrielle puis suggéré par la publicité : ce n’importe quoi, ça fait jouir un temps, et il faut recommencer comme pour tout le reste.

        Une fois qu’on a repéré ça, que faudrait-il inventer pour amener en toute soumission participative à un vote démocratique, au renoncement à tous ces machins qui font plaisir ?

        En dehors d’injection massive d’idéologie au mieux religieuse, pour fabriquer des renonçants, genre Sâdhu, ce qui aurait l’avantage de foutre la paix aux 1% peinards en ménage avec des robots, je ne vois pas.
        Un malicieux du blog me détrompera-t-il ?

      2. « On  » demande qu’on lui foute la paix avec toutes ces « injections » de Diafoirus qui veulent le saigner , le purger , le confesser , le psychanalyser …et que à défaut de faire son bonheur malgré lui , on le laisse mourir à sa guise .

        Enfin , c’est ce qu’il semble .

      3. J’ai repris le temps de penser à votre convocation du désir , qui , en fait est l’un des trois pôles autour desquels mes profs de philo articulaient la philosophie , au moins à l’époque ( les deux autres étant l’Agir auquel est vouée la politique , et le Langage ou les Codes sensés rendre « le sens  » visible ).

        Mais il n’y a pas Le désir , il y en a plusieurs spécimen de « besoins » , selon moi répartis en quatre familles en ce qu’ils sont eux aussi marqués par leur rapport positif ou/et négatif aux quatre versions du temps ( passé , hors du temps , présent , futur ) soit respectivement plutôt affection et empathie , extraversion et créativité , structuration et ordre , puissance cohérente et dépassement de soi .

        Dans mon cinéma , le Désir personnel ou collectif est la résultante jamais bien stabilisée , de ces affinités préférentielles à ces quatre types de besoins , dont les deux premiers ( plus volontiers traduits par « les codes et la communication ) tendent à la fusion , et les deux derniers (plus naturellement pris en compte par « la politique » ) tendent à l’articulation immédiate ou à venir de nos rapports au monde et aux autres .

        Il n’y a donc pas de « désirs » à injecter , pas plus que de besoins : il est ,et ils sont, déjà là de toute éternité ….. mais c’est leur seule concentration sur le présent , le « hic et nunc » , qui nous anémie , nous rend malades sinon encore morts .

        Evolution ( accélération ) permise par le capitalisme ? Sans doute , mais d’abord par la « propriété » qui est la sacralisation codifiée du « présent ».

        Nous sommes notre propre problème avant même les systèmes que nous décrétons pour exorciser nos faiblesses , et nous ne changerons pas aisément de système si nous ne nous changeons pas nous mêmes dans la répartition et le poids donné à la satisfaction de nos différents besoins .

        Sauf si on s’enfuit dans la guerre civile ou le transhumanisme .

        Vivre autrement , c’est définir l’individu et son destin comme , à la fois ferment et partie du destin collectif , et non pas « être social clone » que des mains invisibles ( marchandes ou idéologiques ) pousseraient naturellement à faire ce qu’il faut pour satisfaire le Désir et le Sens collectif de l’espèce humaine .

      4. Juannessy 13 février 2019 à 20 h 47 min

        Je vous retourne ce que vous m’avez adressé à me lire, plusieurs fois : « je ne comprends pas ce que vous écrivez ».
        avec une remarque locale : Vous commencez une phrase par « Dans mon cinéma » alors que vous n’aimez pas le cinéma.

      5. @Rosebud :

        Si deux génies ne peuvent se comprendre ( mais ça doit être ça le génie ? ) , comment voulez vous que le bien commun puisse conclure la pièce ( j’aime bien le théâtre ) ?

        PS 1 : je rembobine mon cinéma , par lequel vous vous êtes enfui .

        Ps 2 : je suis tellement intelligent que , quelquefois , je ne comprends rien à ce que je pense et dis moi même . C’est pour ça que Paul Jorion n’a pas encore osé me virer .

        Ps 3 : je ne me souviens plus de ce que je n’avais pas compris chez vous , mais ça doit être normal .

      6. Rosebud

        J’apprécie ce vous écrivez. J’ai voté pour Hamon qui est un homme que je respecte, bien que tant vilipendé. J’ai beaucoup hésité et j’ai voté pour lui parce que je suis contre le vote utile qui n’a d’utile que pour les mêmes qui ne changent rien. J’ai voté pour lui sans aucun conseil de personne, du moins les ai-je écoutés qui se contredisaient, mais j’ai préféré n’écouter que moi finalement, bien que sachant qu’il ne serait pas élu ; et surtout malgré son programme certes social démocrate, mais dans lequel je trouvais qu’à « solidarité », il proposait trop de mesures pour nombreux « cas particuliers » en en oubliant beaucoup d’autres, forcément ; il y en a tant ! (j’en ai rencontré bcp dans des associations censées nous aider, et je peux témoigner qu’ils étaient tous particuliers, moi comprise) : comment légiférer pour que soient reconnus tant de « cas particuliers » sans être capable, vraiment, de prendre en compte toute la complexité de leur problème, toutes leurs urgences ? comment faire ? Moi j’aurais préféré qu’on réforme les services sociaux comme je l’avais suggéré à Jospin en 97, avec un mode d’emploi détaillé de personne avertie ayant eu (et encore à ce jour) besoin de ces aides; avant de m’effondrer tout à fait à force de tant d’incompréhension, et de devoir sans cesse répéter mes problèmes complexes au point, à force, à force de répéter le négatif de ma situation, ne plus pouvoir rien voir de positif ; hormis « café et pain au chocolat » ou 2 tickets de métro, un pour l’allée, un pour le retour (pas pour moi, mais pour tant d’autres en pire situation) offerts dans les salons de convivialité de tant d’associations; presque une insulte. Et je trouvais aussi que sa proposition de revenu universel (que j’avais également suggérée à la même époque alors que je croyais en avoir eu l’idée la première (j’ai tellement inventé de fils à couper le beurre !) n’était pas opportune parce que mal étudiée encore, et méritait d’être retravaillée autant de temps qu’il le fallait pour ne pas la gâcher.

        Votre remarque : « Mais du point de vue juridique c’est parfait, nous sommes à égalité dans la liberté d’entreprendre, et Macron de surenchérir « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires »  »
        Vous avez raison de mettre l’accent sur la stupidité adolescente de ce soi disant président, qui raisonne comme un gamin suffisant et prétentieux coupé du monde réel par des écouteurs sur ses oreilles.
        Mais quant à la liberté d’entreprendre, c’est bien qu’elle soit inscrite dans le Droit bien que, il n’y a pas de vraie liberté pour celui qui veut entreprendre sans apport personnel possible autre que recours aux banques, et qui ne rêve même pas d’être milliardaire ; sauf quand il joue au loto parce que les banques vous savez, ouf ! (je connais ça, je voulais le faire. Et il y des banquiers dans ma famille !). Les banques ne comprennent pas l’innovation car, par des études de marché reposant sur des % de réussite comparant d’autres entreprises similaires existantes (si donc d’autres existent, c’est qu’elles ne sont pas nouvelles !!!) comment évaluer ce qui n’existe pas encore ? Donc il est condamné, à moins d’être propriétaire, à n’être que le suiveur d’un système qui, plus tard ou très bientôt finira par avoir sa peau.
        Sauf bien sûr pour celui issu d’une famille riche, propriétaire d’un empire par exemple et qui veut innover; celui-là on ne lui demandera même pas une étude de marché, il fera de l’innovation en fonction de ce qu’il connait : un empire ; donc pour l’empire . Il y a les pépinières d’entreprises innovantes ? Ah oui j’oubliais. Qu’est-ce qui y germent vraiment selon vous, de l’innovation ? high-tech c’est sûr, certaines par mal du tout, mais pour qui, pour quoi, qui en aura besoin ? qui profitera de ces innovations ? ça créera des emplois ?

        Quant à ci-dessous :
        « Que signifie « l’exploitation du désir ? » « l’industrialisation du désir » ?  »

        « Puisqu’il faut bien l’appeler par son nom », alors ne vous trompez pas de sens.
        Si au siècle dernier il y avait surtout l’exploitation des besoins principaux, puisque mi XXe nombreux de ces besoins étaient assouvis pour la plupart (et c’est tant mieux) celle-ci s’est transformée : Il n’y a pas d’exploitation du désir, il n’y qu’exploitation des besoins que les désirs provoquent. L’entreprise suscite le désir par la création (c’est ce qu’on appelle dans le jargon professionnel dans mon ancienne catégorie, « le coup de cœur »). D’où l’intérêt de créer de la diversité comme je l’ai déjà écrit, pour que chacun puisse choisir selon son goût propre, selon sa préférence, selon son budget ; Et c’est bien ! cela jusqu’à fin 80 permettait que nombreuses sociétés existent, chacune selon son savoir faire, chacune selon ses originalités. Mais ensuite les entreprises les plus voraces ont créé elles mêmes les désirs (du moins des similis désirs) par le formatage des goûts, des envies, comme des stupéfiants qui rendent accros ; ce qui a engendré de nouveaux besoins de masse mais, ceux-là, standards, et très souvent inutiles : ça fait plus de clients (et moins d’entreprises concurrentes). J’ai déjà écrit cela d’une autre manière vers la fin des com. à l’article « externalités négatives » qui m’a bcp inspirée.

      7. Vous me faites dire des choses bien compliquées alors que mon propos est simple.
        1 quelques uns/tous
        2 échappent /participent
        3 à l’impôt/bien commun
        4 quelle magnitude pour le secouage pour récupérer ce qu ils soustraient?
        Sachant que s’ils disparaissent pour ceux qui restent c’est comme s’ils restaient sans payer…

      8. Jac 14 février 2019 à 3 h 47 min

        J’espère que ma prose n’est pas cause de votre insomnie, et vous êtes la seule courageuse à réagir à celle-ci.
        Pour vous répondre à peu près point par point.

        1/ Hamon n’est pas antipathique certes, mais je m’intéresse plus aux programmes et aux analyses qui les produisent qu’aux porte parole, même si l’art culinaire inclus la présentation du plat, bref la sophistique.
        2/ Le vote utile, il n’est pas inutile d’en tenir compte, quand on sait de qu’on veut, de là à l’obtenir est une autre affaire, et le vote n’est que le produit de son amont (avec joke).
        3/ Les aides sociales, Bercy semble au courant que certains ne réclament pas leur aide sociale. Drôle qu’il faille les réclamer ! ça dénote un état d’esprit.
        4/ La liberté d’entreprendre : Il existe des entrepreneurs de culture, par héritage comme il existe des dynasties dans tous les corps de métiers…traçabilité identificatoire répétitive subjective mais de niveau social aussi. Et puis quelques échappés qui transgressent la répétition. On les fête comme des génies, alors qu’ils ne sont que le produit d’une rupture d’époque. Cf les Gafa de nos jours avec la révolution numérique, les capitaines d’industrie du 19ème avec la révolution industrielle. Il n’empêche, quelques uns ont savent s’amuser dans ce qu’on appelle leur « travail ». Pas forcément besoin de capital privé pour s’amuser. Voyez Mikhaïl Kalachnikov et Mikoyan-Gourevitch, pour la même inventivité qu’un Serge Dassault n’ont pas eu besoin de capital privé, mais tous ont profité du « moment » aéronautique. J’ai plus de goût pour la planification que pour le marché. Mais alors qui décide de planifier quoi et pour qui, et comment est à résoudre !

  7. Paul Jorion évoque en début de cet entretien, le mot socialisme et le parti socialiste qui existait autrefois.
    Je ne peux éviter de rapprocher cela de certains événement d’un passé pas si lointain et ce qui vient de se passer ce dernier dimanche, en l’occurrence, la participation de Manuel Valls à une manifestation de la droite et de l’extrême droite espagnole à Madrid, contre le premier ministre actuel le socialiste Pedro Sanchez.
    D’une part, Manuel Valls dévoile son vrai visage, et d’autre part poursuit son travail de destruction du socialisme, destruction initiée en France lorsqu’il était aux affaires sous l’étiquette socialiste
    C’est ici que rétrospectivement, l’on aurait pu comprendre l’intérêt du référendum révocatoire lors de l’examen de cette maudite ‘loi travail’ défendue bec et ongles par Manuel Valls, premier ministre français de l’époque !
    Les pseudo-socialistes qui avaient été portés aux affaires, avant l’avènement de l’équipe actuelle, n’ont pas suffisamment médités « qu’il faut une longue cuillère pour souper avec le diable », ignorant ainsi les dangers potentiels de pactiser avec les forces néolibérales.

    1. Quelques petites réflexions d’Erik Orsena lors d’un entretien hier sur France Inter: »On peut penser que Trump ne lit pas, et ça se voit »
      https://www.franceinter.fr/personnes/erik-orsenna
      Et pour suivre,le billet de Charline Vanhoenacker où elle rhabille Manuel Valls; Erik Orsena est plié en deux…
      https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-charline-vanhoenacker/le-billet-de-charline-vanhoenacker-11-fevrier-2019

  8. Si je peux me permettre, ce n’est pas la meilleure de vos intervention M Jorion. J’ai dû me repasser plusieurs fois le passage critique sur le revenu universel d’insertion, pour comprendre ce que vous vouliez dire précisément, mais peut-être que l’idée que les très riches auraient un temps envisagé d’investir leur argent pour produire plus de biens (déjà existants sur le marché), avait déjà quitté mon esprit depuis longtemps…

    Mais bon c’est toujours bien plus consistant que toutes les analyses à la noix qu’on peut entendre…

    Il y a une chose avec place publique. Je sens que R Gluksman, C. Nouvian, T. Porcher et tous les fondateurs sont un peu grisés par le soutien (inattendu pour eux) qu’ils trouvent dans la population. Il ne faut pas qu’ils se laissent griser, ni qu’ils se laissent aller à une trop grande gaîté. Lorsque des Gilets Jaunes se font enlever des yeux, que des femmes se font frapper à coup de matraque et tirer par les cheveux, au moment aussi où nous entrons dans une phase autoritaire du capitalisme avec cette loi « anti-casseurs », il n’y a pas trop de quoi rire. J’imagine que cette gaîté insouciante n’est pas bien vue du tout par les précaires, et que ça nous classe immédiatement dans « l’Establishment », et le « Star System ».

    Je suis en ce moment plusieurs groupes de « gilets jaunes » de l’intérieur. Il y a le pire et le meilleur. Parfois j’ai un peu le sentiment que nous somme dans un mouvement identique à celui des USA : beaucoup de Gilets Jaunes sont dans l’invective et la revanche, et ne cherchent même pas à analyser les choses. Ils répondent « bla bla bla » à toute tentative d’organisation ou de réflexion. Par conséquent, si Place Publique devait cristalliser dans l’opinion une image que l’on pourrait associer par exemple à celle de Juliette Binoche (gaîté de gauche bien pensante, à l’abri de tout souci financier, prompte à faire toutes sortes de vœux pieux, en dehors de toute considération sociale), ça ne donnerait pas beaucoup de chance au mouvement de gagner des élections. J’ai vu quelques photos (prises au bon moment bien sûr) des fondateurs, qui peuvent lui faire très mal sur le plan de la communication.

    1. Oui vraiment, et c’est un cas de figure étonnant, toutefois comment Elizabeth Warren (candidate à la Présidence) avec Alexandria Ocasio-Cortez et quelques autres, vont se débarasser du mode de financement de leur canpagne pour leur parti, avec tout ce que celà comporte d’allégeance ? AOC a reçu une bonne et ronde somme du parti démocrate pour se faire élire dans le Bronx.

      1. Waren-Cortez for president ! de quoi décoiffer « l’agent orange » s’il se représente ! (surnom de Trump)

      2. Warren est malheureusement carbonisée (malgré tout le bien qui en a été dit ici sur le blog) en raison du fait qu’elle a fait toute sa carrière en s’affirmant « Amérindienne ». Je reviendrai sur cette malheureuse affaire.

      3. Comme si cela ne suffisait pas, Warren est aussi tombé en désamour dans le camp progressiste en n’apportant pas son soutien à Sanders en 2016.

        Pour l’instant, je ne suis pas convaincu que le futur bourreau de Trump (s’il n’est pas rattrapé par la patrouille avant) soit déjà dans la liste des candidats déclarés.

        Pour l’heure, je tournerais plutôt mes yeux du côté du Texas et de sa frontière avec le Mexique

  9. Sur le fond , je reprendrai plutôt l’image du sel et de la soupe .

    Si le sel ici proposé est beaucoup plus chimiquement pur et positivement révolutionnaire que celui des gilets , ça manque encore de « corps » et d’ingrédients où le citoyen lambda pourrait repérer sans « trop » d’utopie les cheminements qui peuvent le conduire à l’Eden promis .

    C’est d’ailleurs aussi la remarque que je serais tenté de faire à EELV qui devrait être sur les mêmes rails .

    Remarque récurrente : on ne peut pas avancer des solutions aussi fortes sans se mouiller sur les actes internationaux que l’on envisage pour leur donner une chance de s’ancrer dans la réalité .

    1. On ne peut pas non plus avancer qu’on se passera d’autoritarisme sans indiquer quels seront les moyens d’actions qui concrètement seront utilisés à la place. Quel seront les termes du Deal (Qui est si je ne m’abuse la seule façon de sortir d’un rapport de force sans passer par la coercition… ) ?

    2. Combattre avec les Grecs !

      Revenir à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), et pour cela stopper l’hypocrite extension de L’OTAN.

      « S’il est une voix qui puisse être entendue, une action qui puisse être efficace, quant à l’ordre à établir en remplacement de la guerre froide, ce sont par excellence la voix et l’action de la France. Mais à la condition que ce soient bien les siennes et que les mains qu’elle tend soient libres » 

      Que l’Union européenne, l’OTAN, et Soros, arrêtent de mettre de l’huile sur le feu en Macédoine du Nord, et de dépecer le peuple grec jusqu’à l’os.

      Par « ce crime contre la Grèce. Sinon vous allez causer un préjudice irréparable, et d’ailleurs, le jugement de l’histoire sur vous tous sera ainsi féroce et sévère.” Enfin, sans toutefois appeler ouvertement à manifester dimanche 20 janvier, Panagiótis Lafazánis, chef de… la petite Unité populaire, rappelle “que cet accord macédonien de Tsípras imposé par l’Union européenne et par l’OTAN est contraire aux intérêts nationaux de la Grèce et en plus, il est dangereux pour la paix et la stabilité dans les Balkans.”

      Mikis Teodorakis, janvier 2019

      Voir l’article de notre ami Panagiotis Grigoriou : « la Macédoine de Soros »

      https://www.grece-austerite.ovh/macedoine-de-soros-la-rubrique-de-panagiotis-grigouriou/

    3. Est ce que ceci est garant de l’inscription de l’état providence dans les constitutions , des gratuités , de la taxe Sismondi , de la nouvelle place du travail , de l’interdiction des paris sur les variations de prix et d’un avenir autre que transhumaniste réservée à une petite minorité ? Le socialisme renaissant , combien de bataillons européens ? :

      https://place-publique.eu/plus-dexcuses.pdf

      Je n’ai pas entamé , faute d’affichages stabilisés , l’analyse comparative entre menus des partis frères ou vs menus opposés .

      PS 1 : quid des premiers résultats des quatre modes de « consultation » lancée selon le canevas  » Place Publique » ?
      PS 2: J’ai pris , avec le bataillon , une unité assez petite , mais c’est pour éviter l’ironie bête sur « division » , et côté « génie » , je connais mieux cette unité là .

      1. LaREM vous prend au mot s’agissant de « l’Etat-Providence » :

        Je lis en gros caractères dans le flyer des vœux d’une député LaREM du département , pour sa ligne d’action 2019 :  » Construisons ensemble notre nouvel état providence « .

        S’agissant de l’accroissement des ressources nécessaires , elle doit compter sur les idées de « l’ensemble » , car son papier ne semble , au début de cet appel à construction , pas émettre d’autre issue qu’une croissance suffisante .

        PS : c’est mon PC qui déconne , ou l’enregistrement audio d’ATTAC 2018-2019 ?

    1. En fait , je n’ai pas de très bons souvenirs familiaux de ce coin là , car mon grand père maternel qui avait été engagé dans le corps expéditionnaire d’Orient , après des combats en juillet 1915 contre les turcs (5ème combat du Kéréves Déré avec le 175 ème RI où il a eu une citation pour avoir ramené seul le corps de son lieutenant sous la mitraille ), s’est retrouvé à combattre en Macédoine le 5 novembre 1915 , à la frontière serbo-bulgare de l’époque ( bataille d’Ermanli ) où il aura sa deuxième citation après que les mitrailleuses bulgares lui aient explosé la jambe droite et que les obus français du même engagement lui aient laissé des éclats multiples dans tout le corps , qu’il évacuera périodiquement naturellement jusqu’à sa mort en 1960 . Il lui faudra toute l’année 1916 et la moitié de 1917 soigné par des toubibs américains à Toulouse pour être en état de retrouver sa famille dont ma mère . Son frère ainé est mort dans le coin . Son frère benjamin y a laissé une main .

      Bref , j’aimerais autant que l’on ne cultive pas trop les nationalismes dans ce coin d’Europe , et me méfie des avis trop rapides sur les acteurs qui s’y aiment tant .

  10. Pourquoi promouvoir une taxe et pas une cotisation ?
    Vous ne préconiseriez pas une taxe sur la spéculation mais bien son interdiction.
    La cotisation n’est-elle pas la socialisation d’une partie de la valeur ?
    La taxe abonde le budget de l’Etat quelle que soit son assiette.
    La caisse abondée par la cotisation a sa propre gestion et un objet défini.

    1. Romain Vitorge,

      Ce qui importe dans cette affaire ce n’est pas la taxe elle-même, mais ce qu’elle révèle du système. Ne pas confondre donc cause à révéler et symptôme à traiter. Tout à fait entre nous, on ne traite pas les symptômes d’un système qui n’est pas viable, dysfonctionnel, je ne pense pas une seconde que c’est la finalité du propos joronien, . Ici c’est bien une cause — le rapport de force au coeur du système économique, qui est en cause si je puis dire.

      Pourquoi ne pas interdire derechef le capitalisme pendant qu’on y est ?

      Parce que cette idée est insupportable aux capitalistes et qu’ils résisteront de toutes leurs forces, et aussi bien à tous ceux qui pensent qu’il n’y a pas de vie en dehors du capitalisme.
      Alors que faire ? Eh bien on mine de l’intérieur la mécanique bien huilée du capitalisme en insinuant le doute à propos des raisonnements fallacieux qui justifient les rapport de force et les injustices subséquentes. C’est plutôt malin non ?
      Vous avez noté que l’objectif final c’est une société sans argent. Exit à la fin les taxes. Vous êtes rassuré ?

      1. @PYD

        « Pourquoi ne pas interdire derechef le capitalisme pendant qu’on y est ?

        Parce que cette idée est insupportable aux capitalistes et qu’ils résisteront de toutes leurs forces, et aussi bien à tous ceux qui pensent qu’il n’y a pas de vie en dehors du capitalisme. »

        Et nous y voilà. Voilà très précisément de quoi je parle quand j’étrille les habitués de ce blog au sujet des rapports de forces qu’ils évoquent à l’envie tant que ceux-ci restent totalement abstraits, mais qui se dédisent sitôt celui-ci prenant une forme concrète.

        Alors à ce compte là, je vous signale mon cher PYD, qu’il n’y a pas plus de raison pour que les capitalistes (et ceux qui pensent qu’il n’y a pas de vie en dehors) acceptent la taxe Sismondi que l’abolition du capitalisme. Ils vous renverront à vos études de la même manière. Et c’est d’ailleurs en fait ce qu’ils ont déjà fait assez brutalement avec Benoît Hamon qui, depuis la débâcle de 2017, est à peu près aux abonnés absents du paysage médiatique. Voilà pour la fausse alternative.

      2. Dissonance
        Et le NPA qui est ouvertement anti-capitaliste, et le répète comme un crédo, c’est plus efficace ?
        La réponse est non. Donc il ne suffit pas de décréter la suppression du capitalisme pour qu’elle se produise.
        Ce blog est clairement anti-capitaliste, pour moi c’est clair, ce n’est pas la question.
        La question c’est comment on fait pour gagner la bataille des idées ? (qui n’est pas exclusive de celle sur le terrain social et politique.)

      3. La cotisation sociale est par nature anti-capitaliste et c’est bien pour ça qu’elle est combattue depuis sa création. Pas la cotisation seule, mais adossée à une caisse dont la gestion s’affranchit du marché. C’est ce qu’ont institué les ministres communistes en 1946 et qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir.
        Ils n’ont pas « interdit le capitalisme », ils ont créé un autre mode de fonctionnement de l’économie, ce fut leur force. Le développer à partir de cet acquis serait une voie autrement prometteuse, une vois empruntée en France et qui a fait ses preuves, une voie très bien acceptée par les citoyens.

      4. @PYD

        « Ce blog est clairement anti-capitaliste, pour moi c’est clair, ce n’est pas la question. »

        Mais je comprends bien, c’est bien ça le problème…

    2. @Romain Vitorge :

      Ce que vous dites est juste , mais l’histoire du « modèle » social français montre que les deux types de « trésors » qui contribuent aux mêmes fins , ne sont pas si étanches entre eux qu’on le pense , et que , allant même parfois jusqu’à se piquer du pognon entre eux en fonction de la conjoncture , ils sont arrivé jusqu’à des temps récents , où l’un et l’autre n’ont plus assez de moutons pour les tondre assez pais pas trop , à faire vivre conjointement une batterie d’interventions sociales qui reste la plus généreuse au monde .

      Si on rajoute les cancers des dettes publique et privée , comme contrainte non résolue , il me semble qu’on n’échappe pas à des choix sur la nature et la puissance durable des ressources à trouver (et la taxe Sismondi n’en est sans doute qu’une insuffisante , parmi d’autres ), la nature des services entièrement ou partiellement gratuits que l’on souhaite satisfaire et le niveau de leur coût supportable .

      L’histoire française montre d’ailleurs que les deux types de gestion et » d’assiette  » , ont pu et peuvent coexister sans se détruire mutuellement ( et même peuvent se conforter mutuellement ) , et sans que l’un ou l’autre pèse vraiment dans un combat éventuel « anticapitaliste » . On peut juste remarquer que de droit et d’usage , quand ça coince , c’est l’Etat qui tranche et donne les ordres , et c’est bien normal , car « l’assiette » contribuable , s’impose à « l’assiette » sociétaires .

      Mais , une fois de plus , je crois surtout que , plus que le choix des prestations offertes , le choix des ressources nécessaires est tellement en prise avec les lignes de forces de l’économie mondiale , que leur adoption ne peut se faire sans un minimum de consensus global et de bienveillance , international .

      Le ou les meilleurs modes de collecte sont un peu à l’aval de ces prérequis minimaux , qui seront vertueux quand le capitalisme aura encore perdu des forces , autant que la vertu aura aussi atteint les consommateurs capricieux et boulimiques .

  11. Bonjour
    Pourquoi chercher a réunir la gauche (refaire l’union de la gauche ?), et d’abord quelle gauche!?
    Moi , qui est voté a gauche depuis 1974, je n’en voie plus la nécessité….
    Il faut d’abord balayer devant sa porte et surtout faire le ménage dans chaque parti
    le PS , doit faire le ménage , chez lui
    le PC aussi
    les verts aussi
    Fi aussi…..
    Aprés le gilets jaunes , toutes ces organisations ont pris un coup de vieux, et doivent totalement se reconstruire .
    on en est pas encore au stade de la discussion entre partis , et des alliances électoralistes.

    1. PC, PS, vous voulez les ressusciter?
      Sont morts de chez mort.
      Le PC n’est jamais remis d’avoir perdu sa maison-mère et j’ose espérer que les gilets jaunes planteront le dernier clou dans le cercueil du PS. Non que ce soit leur projet, mais juste une divine surprise. Gratuite, la surprise comme devraient l’être les vraies.

      Ils ont été utiles comme parti de masse pour encadrer les excités, un rôle respectable de socialisation et, disons le franchement, de normalisation. On leur doit probablement de ne pas avoir connu des brigades rouges ou de groupe Baader-Meinhof ( Rote Armee Fraktion) pour ne citer que les plus sanguinaires. Mais c’est fini depuis longtemps. Et eux avec.
      Ces idées que je crois fondées ne sont pas de moi…

      Faire le ménage dans un cabine téléphonique, c’est drôle mais facile, j’imagine. Conforme à leurs niveaux respectifs, en tout cas.

      Ce qui laisse tout ses chances à la FI., plus qu’une chance, une nécessité, quoi que je pense de P.P. (du bien).

      1. Faut sortir ( oui , je ne devrais pas dire ça !), car ça fait déjà presque dix ans que les cabines téléphoniques ont disparu .

        Je crois fondé que les millions de militants , responsables , élus du PS , qui ont travaillé sur le terrain depuis 50 ans , apprécient ce résumé de comptoir ricaneur à sa juste valeur , et qu’ils savent mieux que quiconque quand et où le carcan libéral a empoisonné mortellement leur parti , comme il peut encore avoir la peau des mouvements et partis qui aspirent à le combattre sans en avoir vraiment les forces nationales et internationales , ainsi que la doctrine de substitution .

  12. C’est vrai, je sors pas beaucoup. Mon poisson rouge, vous comprenez. Cette bestiole réclame une attention de dingue. J’en étais resté à la cabine téléphonique rouge, cadeau des PTT Britt , posée du côté du commissariat de Police, en face et plus loin que le point d’amarrage du Libellule, promenade le long du Lac.
    Vous allez pas dire qu’ils l’ont fait sauter aussi? Tout change mon bon Monsieur.
    Remarquez que c’est exactement le sens de mon propos concernant les PS et PC.

    Quant aux hommes et femmes, souvent remarquables sur le terrain, s’ils ont fait l’erreur d’identifier leur personne et leur action avec la bannière de l’organisation, c’est pas de bol. PS et PC ont déraillés il y a quelque temps ( le même que la disparition des cabines? sauf une qui fait de résistance, je l’espère), z’auraient dû suivre le mouvement de délestage des électeurs, surtout qu’il était fortement décéléré, plus facile de sauter en marche. Remarquez que je cause de leur allégeance, pas de leur action, remarquable encore une fois.

    1. Je ne fais confiance et n’ai de considération , au delà des divergences , quelque soit leur bord , qu’avec celles et ceux qui s’identifient sincèrement à la fin de l’action qu’ils mènent .

      Car les moyens , quelque soit leur bord , sont par nature fragiles et parfois foireux , et ce n’est que sur les fins réelles et affichées sans spectacle et opportunisme , que l’on peut se combattre démocratiquement , socialement , en échappant aux mensonges , au délétère , au lâche , à la violence , à l’irresponsable et à la barbarie .

      Pour la cabine rouge , cadeau des britts proche du Libellule , je n’ai plus eu l’occasion de passer par là , mais je me renseignerai via mon Sdec .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.