73 réflexions sur « Vidéo – Comment expliquer le dérapage Macron ? »

  1. Au risque de paraître un épouvantable « crieur du devoir », je crains que la Terreur ne soit pas évitable pour détruire les forces puissantes qui assassinent notre environnement au point de mettre en péril le Vivant. Comment imaginer que les possédants se disent un matin qu’en réalité ils faisaient fausse route ? Comment éviter « La Route » de Cormac McCarthy ? Avec de bons sentiments progressistes respectant tout le monde, expliquant enfin le juste voie à suivre avec une pédagogie inonder au lait de la tendresse humaine ? Cela serait si beau, si souhaitable mais en contradiction absolue avec l’histoire de l’homo-sapiens fous à laquelle j’appartiens.
    Comment imaginer qu’après le viol que nous continuons de commettre sur notre biotope, l’histoire prenne un doux chemin de raison. Hélas, ce qui se prépare fera passer la Terreur de Robespierre comme une brève répétition des années effroyables qui arriveront comme un ouragan de sang. Les noyés de la Méditerranées en sont l’un des signes tragiques que plus personne n’osent dénombrer depuis déjà quelques années.

  2. Comme dans un sablier, les derniers grains dans le goulet d’étranglement, accélération du temps avant le grand basculement.
    Les lanceurs d’alertes n’y pourront rien, les bonnes âmes qui, hélas, n’ont même plus le ciel comme récompense, se conforteront d’une bonne conscience, le monde purgera sa perte, progressivement pour les mieux lotis, et recommencera une nouvelle histoire de l’humanité.
    Le sentiment d’impuissance est révoltant, inacceptable pour beaucoup – mais j’ai une affection particulière pour le silence et l’absolution d’une résignation lucide plutôt que le bruit et les canons de l’indignation tapageuse et finalement orgueilleuse.

  3. S’il arrive à comprendre ce qu’est ce  » corps intermédiaire » dont vous parlez , le mieux placé pour répondre sensément à la question posée est encore Macron lui même !

    Pour que de bonnes idées parviennent à devenir réalité , c’est « assez simple » ( car j’ai déjà émis l’idée qu’on ne peut pas , sauf en dictature, rendre une vision réalisée par le haut ):

    – il faut que l’idée soit une réponse compréhensible par le commun des mortels aux interrogations lourdes du moment ,dans un contexte mondial et national ,
    – il faut simultanément que l’idée soit « appropriée » par une presque majorité de citoyens ,
    – alors on trouvera toujours les corps « intermédiaires » jusques et y compris au pouvoir , pour la relayer et la mouliner vraiment .

    Les enjeux du siècle sont internationaux . La réponse doit être de ce niveau , les corps intermédiaires et le pouvoir aussi .

    En attendant , on peut s’extasier ou se désoler des jeux de cour…. d’école .

    Avec une gauche qui n’est pas foutue d’offrir à ce jour d’autre alternative , en  » politique  » locale ,que la réédition du duo final : droite vs extrême droite .

    1. On l’a vue la réponse internationale avec la crise du covid ( qui n’est rien comparé à ce qui arrive ) faut être réaliste la réponse ne sera au mieux que nationale ou régionale et locale comme le pense Yves Cochet , avec une armée et un service de sécurité national c’est peut être jouable , sinon bienevue dans le monde de mad max 🙁

      1. Si la réponse aux enjeux mondiaux n’est pas internationale , ce sera Mad Max , point final ( ou de multiples Mad Max locaux );

        Les tragédies des migrants , c’est déjà ça qui est en route .

  4. Votre questionnement a comme point de départ un postulat (la sincérité de Macron) que rien ne vient confirmer, bien au contraire.
    Pourquoi alors ne pas envisager le cynisme, le mensonge ou, comme vous le dites si bien, l’attitude d’un « prêtre d’une religion féroce » ?

  5. Nous savons bien, tous, que vous vous dites optimiste, d’accord !
    Mais de là à croire Emmanuel Macron soit de bonne foi, là, quand même, je pense que vous y allez vraiment trop fort !
    Sauf votre respect, bien sûr…

  6. Le décalage entre les paroles et les actes serait donc structurel, et le fait des corps intermédiaires…mmmmm….

    Cela ne marche pas sans une grande souplesse ( euphémisme ) individuelle, , une double pensée bien acquise, qui permette de piloter sa trajectoire personnelle dans cette confusion.

    Il faut le milieu, plein de couleuvres, mais aussi les individus, prêts à les avaler.

    Moi ce qui m’épate, c’est que personne ne craque, là dedans. Les insider qui lachent le morceau, justement sur l’ hypocrisie systémique ( je vois pas d’autre mot ) de ce mileu, sont rarissimes.

    1. Le décalage entre les paroles et les actes est lié à l’entropie de l’écosystème où la scène se joue. L’entropie c’est la pression extérieure – reconnue ou inconnue – mais Paul a décrit maintes fois « l’entre-soi » autre terme qui signifie souvent « corruption ».
      L’écosystème est lui même constitué de strates où chacun y joue sa partie pour gagner l’espace supérieur sans remettre en question quiconque – ni surtout aucune structure! – sous peine de se voir éjecter sans notice pour avoir fait de l’ombre, ou pire pour avoir dénoncé quelques cadavres dans les placards – Cadavres que tout le monde connait, sauf les naïfs, mais qui ne seront sortis du placard que contraints et forcés. Il semble que l’usage du Web serve aussi à faciliter la transparence.
      Serait-on sur le bon chemin ? Le capitalisme possède dorénavant tant de tentacules que j’en doute.
      Nous vivons une époque formidable où News et Fake-news seraient de la même espèce ? Simplement de la communication ! Cf. la preuve par Trump !

  7. Que faire ? (ah Lénine …)
    Le début de la réponse est peut-être dans ce mouvement populaire des gilets jaunes malgré son relatif manque d’organisation ( le sous-titre du texte de Lénine était « Questions brûlantes de notre mouvement ») et je ne serais pas étonné qu’un mouvement semblable ou proche réapparaisse bientôt .
    Les toutes récentes nominations ministérielles sont éclairantes jusqu’à l’aveuglement.
    Je sais l’obstination de Paul à trouver des voies raisonnables à ce monde à la dérive et,
    pour avoir suivi ce blog depuis des années , je suis encore partant mais avec désespoir .
    Abruptement : je ne serais pas étonné qu’il y ait bientôt du sang sur les murs .

    1. Si ma mémoire est bonne (pas encore vérifié), il me semble qu’avant 1789, il y eu 1788 : des émeutes et une crise alimentaire due à une mauvaise météo…

  8. Emmanuel Macron ne peut pas faire de miracles, il fait avec ce qu’il a sous la main. Hors la classe politique française est de piètre qualité, sans doute pour de nombreuses raisons – désintérêt des élites pour le destin national, perte de prestige du politique, ingratitude des responsabilités en la matière, très exposées et critiquées, attractivité bien faible comparée à d’autres choix de carrière, alors même d’ailleurs qu’on conspue la politique en tant que carrière professionnelle, entre-soi médiatico-politique parisiano-parisien dans un esprit de cour qui tend à imposer une façon de penser voire de non-penser, affadissement et abêtissement manifestes du débat public en France, les intellectuels en voix de disparition, les meilleurs étudiants partant en grande école faire la fête plutôt que de recevoir à l’université un enseignement critique – je parle d’initiation à l’esprit critique et non de poncifs idéologiques…
    Bref le fruit de nombreuses années d’un décrépissement politique pour le moins inquiétant, processus lent mais qui capitalise dans sa détérioration progressive. Emmanuel Macron n’a probablement pas un horizon intellectuel et de connaissances suffisamment large pour réinventer la politique française à travers un remaniement. Le débat public s’est transformé, mais de manière chaotique et sans organisation. On a cru que les réseaux sociaux revitaliseraient la démocratie, en fin de compte en la laissant aux hasards de la libre expression médiatisées par les interfaces et les algorithmes, tout s’est émietté pour ne laisser que des vestiges, soufflant en arrière-plan un vent mauvais.

  9. Il y a eu la révolution des œillets (sans effusion de sang) dont peut-être nos amis portugais ou d’origine portugaise pourrait nous parler ici…
    Sinon l’actualité récente du COVID nous a montré que lorsque les gens restent chez eux, ou ne consomment plus mais épargnent, le MEDEF fait une descente d’organe, les banques s’affolent et les marchés collapsent… et Macron se met à parler des « jours heureux »…

    1. Pour la « révolution des œillets », un certain 25 Avril, ce fut surtout parce que l’armée en avait marre d’aller se faire tuer pour rien aux « colonies ». Et donc, un jour de « gilets-jaunes » ordinaire, au lieu de rentrer dans le lard de la foule, ils l’ont suivie, et ainsi aidé à abattre le pouvoir en place.

      Mais les « latifundários », les vrais riches, qui ont baissé le nez —en apparence— et qui ont dit « vous avez raison », en fait, par derrière, ils ont continué leurs « bizness-first », et que ce soit à la tête des conserveries, des industries du bois, et le reste —à la tête des banques surtout— ce sont toujours les mêmes : il n’y a pas eu de révolution !

      Le 25 Avril ça sert à sortir pour boire quelques bières, écouter un ou deux concerts et admirer le feu d’artifice en criant « 25 de Abril : SEMPRE »…
      Et puis rentrer chez soi, pépère, cuver sa bière…

      Avec le Covid, c’est la merde : y’a plus de feu d’artifice…
      On fait quoi maintenant ?

      Quand à la question de la « bonne foi » d’E. Macron…
      :¬) Je crois que notre PJ national cherchait à nous titiller les commentaires…
      Enfin, j’espère !

  10. En partant du principe que :
    1) Macron est un très bon comédien
    2) que les gens de gauche sont de doux rêveurs qu’une comédie sur les thèmes écologie et sociale suffira à endormir
    3) que les gens de droite regarde leur portefeuille et sont plus nombreux que ceux d’en face,

    Macron promet un référendum sur l’écologie pour plaire à la gauche tout en sachant que ça ne passera pas (« vous voyez, ce n’est pas de ma faute,… ») et neutralise la droite en les mettant au gouvernement.

    Du pur calcul machiavélique.

  11. @Paul Jorion

    Vous pourriez peut-être commencer par partir du principe que les vœux de Macron ne sont pas l’expression d’une bonne intention mais celle d’un calcul électoraliste. Et de là éventuellement envisager que c’est le raisonnement par défaut de n’importe quel candidat/chef de parti/chef de majorité et de là potentiellement imaginer que le système électif est vicié par principe… Oui pardon on est sur « le seul blog optimiste du monde occidental »… Reprenons-en donc pour 50 ans de néoclassicisme à toutes les sauces, c’est pas ça qui va nous tuer après tout… (je vous laisse resituer les sarcasmes tout seul).

      1. Vous confondez probablement aigreur et réalisme. Dans un régime qui donne systématiquement la prime au vice, il est vain d’attendre de la vertu de ses agents. Ceux qui par hasard voudraient s’y essayer se retrouvent dans une situation que vous connaissez bien, celle du franc-tireur mis au placard.

  12. Macron confinement aidant a joué devant nous sa petite pièce de théâtre, celle que les français voulaient entendre. Il est doué pour cela. Il paraît même que dans une vie antérieure il a fait du théâtre. AU théâtre il faut adhérer au jeu de l’acteur, mais il ne peut s’agir de l’adhésion à une vérité de nature syllogistique. Cette adhésion est basée sur une illusion de vérité, qui consiste en une identification au moyen de mots, parce que l’acteur sait se montrer performant.

    Nous devions être confinés parce qu’une pandémie nous y contraignait. Or ce confinement était la nouvelle réalité comme conséquence du flux tendu inhérent au capitalisme mondialisé, lequel trouvant alors sa limite de manière flagrante et dramatique dans les services de réanimation.
    IL devenait donc possible et même nécessaire de ré-légitimer l’Etat providence par delà les clivages gauche-droite, car seul l’Etat providence, concrètement, sous nos yeux, nous sauvait.

    Ce n’est donc pas le fruit d’une évolution de lapensée, une nouvelle vison du monde du président Macron. Les mots qu’il a prononcés résultent de ce qu’il a trouvé sous la main pour imposer une image d’homme d’Etat face à un évènement exceptionnel lors duquel il fallait entraîner l’adhésion de tous.
    C’est ce qui explique ce à quoi nous avons assisté avec la nomination du nouveau gouvernement que j’analyse non pas comme un dérapage mais comme un retour une sa vision du monde spontanée. Car si on peut être un acteur convainquant il faut une unité de temps et de lieu et un public réceptif. Le public s’est refragmenté avec le déconfinement, et l’acteur de la pièce ne peut plus jouer la même pièce car ses soutiens financiers et publicitaires ne sont pas alter-mondialistes.

    Macron s’était donc drapé dans le costume de la vertu au service de l’intérêt général tenant parfaitement son rôle, celui du défenseur de l’Etat providence, mais ni plus ni moins qu’un acteur pour lequel l’essentiel est d’abord que la pièce soit bonne, et qui a été porté par un public acquis d’avance. IL a réalisé une performance avec ce qu’il fallait de dramatisation. Rappelons-nous la répétition, six fois, du mot guerre, dans sa première allocution.

    Ce qui meut d’abord Macron c’est tout ce qui conforte son narcissisme. Entre parenthèses, il n’est pas anodin que Nicolas Sarkozy soit en quelque sorte son mentor, car tous deux partagent ce même profil narcissique. Or en plein confinement difficile de trouver des interlocuteurs en chair et en os pour vous tendre un miroir. Il y a donc les livres dont on retient quelques formules qui seront utilisées non pas pour ce qu’elles invitent à réaliser vraiment, mais parce qu’elle sont utiles, sur le moment.

    1. Oui, tout cela est très bien dit. Et je ne peux, de mon côté, qu’être d’accord. Même si ça ne fait pas avancer les schmilblick de le dire !

    2. L’analyse de Pierre-Yves Dambrine me semble la meilleure réponse qui soit – En ce qui me concerne et bien que fille et nièce de (Résistants(e) j’ai préféré voter blanc plutôt que Macron pour que Marine Le Pen ne soit pas élue. J’avais vu auparavant la vidéo d’un psychiatre italien qui avait dénoncé le dangereux personnage narcissique et pervers qu’était Macron.

  13. Pauvre Mr Jorion,
    Vu votre billet précédent, vous avez vraiment cru Macron ! Votre humanisme vous trahi.
    Comme une écrasante majorité de politicien, Macron n’a qu’un seul objectif: être réélu !
    S’il faut donner un coup à gauche parce que c’est dans l’air du temps, il le fera, et se reniera dès que ce sera son intérêt.
    Que faire ?
    Moi personnellement, si un jour un mouvement pragmatique se lève, en dehors des partis, avec qqs (5 à 10) objectifs clairs, et bien je retournerai voter.
    Par exemple:
    – limitation des mandats à 2 locaux et 2 nationaux avec mise sous surveillance financière des élus
    – Régulation de la finances (Oui, vous nous l’avez expliqué ce sera très compliqué, mais ne rien faire…)
    – Mettre en place un grand service civil ou militaire obligatoire
    – …
    Un tel mouvement s’appuierait sur un parti temporaire dont le rôle ne serait que logistique afin de présenter des gens aux élections.
    On peut rêver…
    En tout cas merci de continer à nous éclairer et nous informer.
    Cordialement.

  14. Il y a plein de métiers qui prédisposent à une forme de dédoublement de la pensée.

    Il y en a d’autres, mais Policier ou homme politique sont à mon avis des positions d’où il devient facile de considérer ceux qui sont hors de la corporation comme « autre chose ».

    C’est là qu’intervient la notion évoquée par plusieurs post ci dessus, de  » bonne foi  » ou de  » sincérité « , qui revient en fait à la question :

    Cette personne est elle encore parmi nous ?

  15. J’avais écris ça il y a quelque temps, sans le poster,  et voilà que cela me semble à propos. L’actualité remets sur le tapis,  ce clivage entre ceux qui respecte la vie, la vie humaine,  et puis les petit comptables glacés.

     Des types comme Trump, ou Macron, Castaner, des femmes comme Belloubet ou Penicaud, etc y en a plein, j’appelle ça des êtres humains à sang froid :
    empathie level 0.

    Et on voit bien dans cette vidéo Paul, comme dans les messages d’un Andrew Cuomo gouverneur de l’état de New York et d’autres, que vous n’êtes pas du même bois.

    Vous vivez, respirez, vibrez, pleurez, écoutez de la musique, et partagez les joies, les peines et les plaisirs du troupeau humain inclu dedans : ni dessus, ni devant, ni derrière, mais dedans, avec  !

    Bien sûr,  le plaisir de discuter avec un type qui a lu comme vous 20 000 livres , et avec lequel le champ des private jokes est infini, semble jouissif, mais au bout, vous n’êtes pas semblable a un Attali.

    Ça n’est pas une question de sincérité instantanée  ( la question s’était posée pour le blabla de Manu, a-t-il vraiment de l’empathie, ou est-ce juste un bon texte bien joué ?) : c’est injouable sur la distance !

    Comme dit M Audiard :  Quand un type a une tête de canard, des pattes de canard, un bec de canard, et ben c’est un canard.

    Et pour finir, je ne perds pas espoir que les personnes changent, évoluent,  mais c’est pas inutile quand même d’identifier des gens qui, à l’heure où nous parlons, sont dangereux.

  16. Macron de bonne foi! Vous exagérez !! Et ensuite s étonner qu on ne vous ait pas retenu pour aller a la soupe ! Vous rigolez! Vous savez combien ça se bouscule au portillon ? Vous vous pointez passez la queue et vous etonnez qu on ne vous laisse pas passer!! Voyez ce que gagnait notre nouveau premier ministre comme corps intermédiaire ! Alors voila la réponse à votre question : la soupe est très très bonne, il ne faudrait pas que la moindre des choses change… et ils sont des milliers a se presser leur gamelle a la main. Vous vous pointez sans avoir personne accroché a votre tableau de chasse et faites mine de vouloir cracher dans la soupe, je suis presque étonné qu on ne vous ait pas reçu moins courtoisement, on a du se mefier de votre position mediatique je suppose.

  17. Je n’ai pas vraiment suivi les discours du président français, nous sommes assez occupés avec notre saga pour avoir un gouvernement en Belgique. Mais j’ai cependant une hypothèse qui me vient de mon expérience professionnelle. Travaillant dans l’administration sur des matières qui sont en quasi ligne directe avec notre ministre de tutelle, j’ai déjà constaté que la déformation entre ce qui est annoncé et ce qui est décidé vient de la nécessité pour les élus de
    1) faire rentrer le projet dans le carcan du dogme du parti
    2) s’assurer que le projet n’entrave pas la réélection.
    Et les modifications apportées au projet en cours de route pour répondre à ces 2 critères ne sont jamais perçues comme rédhibitoires par les personnes qui décident… Il en résulte pourtant des aberrations telles que nos masques réutilisables fournis par la défenses, lavables à 30 degrés (temperature insuffisante pour tuer les germes) pour ne citer qu’un exemple belge connu…

    1. On apprend qu’en entreprise , publique ou privée , le  » projet » distribue à chacun des rôles définis et détaillés :

      – le rôle donné doit d’abord être « accepté » ( psychiquement )
      – le rôle et sa définition doivent être  » compris » comme il a été écrit ( déjà de la déperdition )
      – le rôle , s’il a été accepté et compris , doit être mis en œuvre correctement ( deuxième source de déperdition )

      Bref le résultat final sera le bout du filtre constitué par la motivation , la compréhension , les aptitudes et la compétence .

      Un projet de type politique , s’il suit la même schéma , sera confronté aux mêmes risques et déperditions . Le  » chef » , s’il veut garder l’illusion de l’être , devra donc :
      – s’adapter à ceux qui « tirent « l’affaire et ceux qui trainent les pieds ,
      – s’adapter à ceux qui ont compris et à ceux qui n’y pigent couic ,
      – s’adapter à ce que chacun saura vraiment faire .

      C’est ce qui a pu faire dire à certain politique de république ancienne :  » qu’est ce que vous voulez , je suis leur chef , alors il faut bien que je les suive … » Un homme ou une femme politique , s’il veut faire vivre un peu  » son  » projet et lui survivre , est donc forcément  » cynique » et sans état d’âme . C’est ainsi qu’ils doivent être depuis toujours pour  » mériter » l’accès fragile à la fonction de chef ou « Prince « .

      Dans l’idéal , le meilleur projet politique , c’est celui qu’une majorité désire en toute lucidité sur le monde et l’environnement , qui est compris dans son énoncé par une grande majorité ( sans doute au moins la même que précédemment ) , qui est appliquée et mis en œuvre par une majorité de personnes aptes et compétentes .

      Tout ça à la fois ! Etonnez vous que ,nulle part dans le monde, on y soit encore parvenu .

      A ma connaissance , ce projet  » montant » plutôt que descendant des prises de têtes de quelques uns même ( et surtout ) super empathiques et doués , nécessite des circonstances exceptionnelles ( guerres totales , super pandémies, phénomènes physiques naturels  » insurmontables autrement que .. » de type fléaux , réchauffement climatique ….)

      Notre espèce n’agit comme telle que le dos au mur , mais cette fois ci l’action doit être mondiale pour avoir une petite chance d’être salvatrice , et ce ne sont plus les initiatives locales qui pourront encore longtemps faire illusion funeste .

      En démocratie , nous ne serons efficaces que par obligation ! Vive la contrainte extérieure à l’espèce qui nous oblige à faire projet commun , pour éviter la contrainte des dictateurs ou des aristocraties dans le meilleur des cas .

  18. Je demande à voir et à entendre la même mansuétude appliquée au cousin rouquin qui siège au-delà des mers.
    Pour cet autre exercice, allez-y franco, vous verrez si ça soulage ou pas.
    Et nous avec.
    );-))

    1. En France, étant citoyen belge, je risque l’expulsion (il y a des gens à qui il faut vraiment tout expliquer !)

      Plus sérieusement, j’ignore si M. Macron a des nièces mais s’il en a, je doute très sérieusement que l’un d’elles aurait écrit un livre intitulé « Comment ma famille a créé l’homme le plus dangereux du monde ».

      En rapprochant MM. Macron et Trump, vous trahissez que vous ne comprenez ni l’un, ni l’autre.

  19. Vous avez aimé la crise sanitaire, vous adorerez la crise climatique…

    Nous avons acquis assez de connaissances en matière de dérèglement climatique, d’atteinte à la biodiversité et au vivant, d’épuisement des ressources, de gaspillage, de production de déchets ; assez analysé la crise démocratique, l’injustice sociale…

    Oui, nous en savons assez.

    Nous connaissons l’incapacité des élus et des dirigeants économiques à renoncer à leur foi productiviste, à leurs convictions en matière de croissance et de profits ; nous connaissons leur appétit pour l’illimitation dans la plupart des domaines de la vie civique et sociale ; nous sommes conscients de la force des lobbies et de la corruption, de leur incompétence et de leur inaptitude à proposer une vision réaliste d’un avenir soutenable pour tous.

    Oui, nous en avons assez.

    Alors ?

    Alors, nous n’avons plus le choix entre plusieurs chemins à emprrunter. Il n’en reste plus qu’un seul devant nous. Seul demeure celui de la dissidence, de la désobéissance…
    Il ne nous reste plus qu’à nous organiser, là où nous vivons, en communautés citoyennes pour sauver l’espèce humaine et plus généralement tout ce qui vit.
    Nous organiser pour satisfaire nos besoins les plus immédiats, la nourriture, la protection face aux canicules, le logement…
    Nous organiser pour conduire une gestion soutenable de nos ressources communes et notamment de l’eau…

    Alors, trop de gens nous font perdre du temps. Disserter sur les gouvernements, les gouvernants anciens ou nouveaux, parier sur leurs propositions à venir pour nous empêcher de sombrer définitivement dans la catastrophe relèvent de l’aveuglement et pire, nous conduirons au fascisme. Ce ne sont ni les oligarques ni les nababs qui changeront nos vies.

    Nous changerons nos vies pour inventer ‘’ les désenclosures ‘’.

    Nous ne sommes pas seuls mais des millions et devons nous réveiller. Il faut favoriser la formation d’une Grande Vague qui balaiera tout sur sur son passage. Ou alors nous mourrons, des millions d’enfants mourront.

    1. Entre « grande vague qui balaie tout sur son passage « et « tables renversées » et « projets » qui s’ensuivent ,en génération spontanée, forcément citoyens et pleins de vertus , tout ça pour « ne pas mourir » et  » penser à nos enfants  » …on est surpris des fortes propositions réalistes et constructives qui peuvent jaillir parce qu’un guignol annonce les noms d’une vingtaine de guignols sur le perron d’une vielle bâtisse .

      D’autant que la grande vague , on l’a déjà , elle s’appelle soliton .

      On se demande bien pourquoi ces projets spontanés merveilleux ne spontanéisent pas avant les  » après moi le déluge « de service , dans la masse majoritaire de ces peuples qui se disent peuples .

      Et pourquoi les forces dites de gauche , comme les forces dites de droite n’arrivent pas à se faire prendre au sérieux par des peuples dont on se demande s’ils le sont bien eux mêmes ( peuples et sérieux ) .

      1. Pas facile sur le blog le plus optimiste du monde d’écrire que tous comptes faits : c’est foutu. Reste l’espoir que les gens se lèvent par millions ( La Grande Vague ) et marchent droit devant eux. Ils finiront bien par rencontrer des murs, des forteresses, des châteaux et des citadelles qu’ils renverseront. Dernière chance, ami. La toute dernière.

      2. @Pasquet Régis :

        Des murs ,des forteresses , des châteaux , des citadelles …? Rien que ça ? !

        Je me demande qui est l’assiégé en fait , victime d’obsidionnite aigüe . Comment aspirer à la liberté quand on n’est pas libre dans sa tête ?
        Par un rêve de grand nettoyage magique et providentiel .

        C’est aussi par ce type de pensée qu’on rassure les enfants , mais ce n’est pas ce qui contribue le plus à en faire des adultes .

      3. Salut Juan,

        Le retour au sens littéral du terme est un peu facile… Ne parle-t-on pas de la « citadelle de Bercy » ou de son « verrou », d’ailleurs, qui doit bien clore quelque chose, nan ?!

        Salut Régis,

        Rien qui ne saurait résister à un bon Fen ! 😉

        En passant : légion d’honneur distribuée. L’Empire et ses Stormtroopers contre-attaquent ! On n’a pas fait tant de foin pour les morts, les éborgnés, les mutilés en gilets jaunes… sans même vouloir rentrer dans une sordide comptabilité.

        L’artillerie lourde médiatique est de sortie. La honte.

        Amis GJ, pourquoi pas une petite cérémonie sur les Champs et la distribution d’une Légion d’Horreurs aux gueules cassées populaires ?

  20. Pierre-Yves Dambrine fait une remarquable analyse ci-dessus sur le « dérapage » de Macron (ses pulsions histrioniques) et je ne ferai que souligner quelques autres aspects.
    Il est très naïf ─ et totalement contre-productif ─ de croire que un seul obstacle (les corps intermédiaires !) empêcherait Macron de mettre en œuvre son supposé changement : d’ultralibéral à défenseur de l’État-providence, soit par exemple transformer le président qui voulait achever (en tous sens du terme) le système public de santé (malgré la révolte, les grèves et les cris de détresse des soignants) en un responsable voulant vraiment répondre à leurs demandes qui nous auraient évité bien des dramatiques situations lors du Covid-19. Il a nommé deux des responsables de cette casse faite au nom de « la gouvernance par les nombres » telle que décrite par A. Supiot. Ce gouvernement est donc en parfaite continuité des précédents depuis plus de 30 ans et avec une aggravation potentielle d’une approche par l’offre ─ déjà mise en place avec Hollande et ne l’oublions pas, avec Macron, conseiller puis ministre, son digne héritier, dénoncé par T. Piketty. Il peut paraître anecdotique qu’une ministre ait tenté le RSA sous condition en Alsace mais c’est parfaitement révélateur !

    Alors dire que Macron dérape est absurde !
    Si dérapage il y a, on pourrait sans doute dire que ce fut simplement lors des quatre discours et Pierre-Yves en donne les clés. Le premier discours était selon moi très lâche car il y avait un refus d’appeler les choses par leur nom : confinement. Laisser les mauvaises nouvelles au Premier ministre, garder les bonnes pour lui et il en résulta que celui-là devint plus populaire que celui-ci car finalement les gens ont préféré un peu plus de vérité. Le dernier discours atteignit un sommet de vacuité : un acteur fatigué ! Quant aux deux discours de l’illumination, la conversion à la gauche, le « quoiqu’il en coûte », ils constituaient bien un dérapage. Mais comme une voiture qui dérape, un conducteur (aidé désormais par des systèmes automatiques) remet le véhicule dans sa trajectoire, dans le cas du pouvoir En Marche, cette ligne est bien celle d’une droite dure, fillonesque et ultralibérale.

    La parole politique peut être performative et j’ai donc admis que l’on puisse attendre la suite pour vérifier le nouveau Macron allait vraiment agir selon ses belles déclarations mais, j’avoue, à mon âge et après avoir subi la plus grande honte de ma vie en politique avec mes votes pour Hollande, je restais, in petto, sceptique. J’attendais de voir. Malheureusement tout le parcours antérieur du Méprisant de la République allait justifier mon scepticisme. Avec l’arrivée de ce nouveau gouvernement, je confesse que j’ai bien ri tant il était désopilant de voir que la « réinvention » de Macron passait par la nomination de Castex aidé par des ‘peoples’ comme Bachelot ou Dupond-Moretti.

    En politique il y a des écueils que nous, citoyens de base, devrions éviter. Prendre nos désirs pour la réalité et croire aux mots sans que les actes suivent le plus rapidement possible. Il est normal de se tromper quand on est soi-même honnête et porteur de valeurs. Repensons à Place Publique et ses trois fondateurs. Très vite Thomas Porcher en est parti ; Claire Nouvian avait choisi, elle, de rester mais en fin de liste, non éligible. Elle a ensuite expliqué ce qu’étaient PP et Glucksmann. Tout comme Paul Jorion, elle fut piégée : les gens animés par une éthique et des valeurs ont, malgré toute leur expérience vécue, tendance à sous-estimer la bassesse de la politique politicienne…

    Macron avait implicitement une feuille de mission, le rattrapage thatchérien. Comme pour Trump, un virus a fini par enrayer cette terrible mécanique que les divers mouvements n’étaient pas arrivés à accomplir (avec l’aide d’une forte répression). Cette situation exceptionnelle due au confinement allait ouvrir les yeux et justifier tous les combats pour la défense d’une société solidaire, non opprimée par la doxa féroce de la poignée de milliardaires plus leurs affidés qui tiennent le système avec l’aide de politiciens corrompus et des médias dominants, instruments de lobotomisation massive des esprits. Alors ce personnage intelligent mais creux, parfois bon acteur mais toujours sans âme, joue son tout pour le tout. Faire passer quelques « réformes structurelles » grâce à une stratégie du choc, remplir ainsi quelques objectifs sur la feuille de route. Alors son avenir, malgré son échec possible à la prochaine présidentielle, serait malgré tout assuré et comme MM Barroso, Schroeder ou autres, il aurait un CV acceptable pour occuper un bon poste dans le système mondial. Mais les poubelles de l’Histoire sont grandes et toujours accueillantes…
    À nous de faire déraper le système !

    1. Pour qu il echoue en 2022 il faudrait un miracle a droite et une operation du saint eqprit à gauche… et accesoirement aussi que les gens aillent voter… je crois que je vais commander un kit de survivaliste sur amazon, ou pas…

      1. @ Dup, que Macron échoue en 2022 ou non, que ce soit lui ou Philippe (ah le marketing!) ou même Jadot (la direction EELV a prouvé son efficacité pour le pouvoir mais la base semble avoir aussi peu de pouvoir à s’y opposer que feue la base PS), n’a absolument aucune importance selon moi.
        Les gens ont raison de boycotter massivement ces mascarades électorales animées par une classe politique minable et souvent corrompue. La situation d’une telle gravité exige vraiment de renverser la table et pour ma part j’espère que nous n’auront ni programmes, ni néo-partis rasant gratos, ni sauveurs, mais que la condensation du nouveau (comme c’est déjà arrivé en 1789/1793) se fera par auto-organisation après que les parasites aient été pacifiquement mais fermement mis hors de nuire. Restera à inventer un monde où l’apparition spontanée des parasites ne soit structurellement plus possible…

      2. C est marrant ça vous est egal mais vous n envisagez pas lepen dans votre liste… quand au fermement mais pacifiquement ça ne veeit simplement rien dire… Surtout quuand on vient de souhaiter une rzvolurion come celle 1789.

      3. @ Dup,
        En effet il n’y avait pas Le Pen dans ma courte liste, je me dois de préciser que c’est un simple oubli de ma part ! Je ne doute pas que dans le menu proposé en 2022, on aura ça aussi, elle, sa nièce ou un autre facho. Pour ça, on a de l’offre politique !
        Si lors de la Révolution ça n’a pas continué en « fermement mais pacifiquement » c’est tout simplement que les prédateurs ne veulent jamais rien lâcher. En août certains ont accepté d’abandonner leurs privilèges mais les autres ont préféré la guerre. Ils ont comme ça, c’est systémique et il faut bien comprendre que ce n’est même pas une question de personnes. Cela dit mettre en prison des voleurs est salutaire pour la vie sociale. Des gens qui, par ex., accusent les pauvres d’être des assistés et qui trichent en volant l’argent public pour payer leur femme à ne rien faire, ou d’autres qui détournent du fric pour leurs élections ou leur bien-être ─ je ne cite pas de noms.

      4. @JS
        Pour mettre hors d’état de nuire les méchants pacifiquement, je ne vois plus qu’une chose à faire ; leur poser très poliment la question : « Vous souhaitez céder, maintenant, TOUTE votre fortune à l’État ou partir sur le champ l’échafaud ? »
        En cas de mauvaise réponse, même question à l’héritier ou l’héritière. Et ainsi de suite.
        Très rapidement, dans le pire des cas, les héritiers devrait venir à manquer et en un minimum de pertes humaines, une juste redistribution sera faite.

        Tout cela pour dire qu’il n’est plus temps d’être humains avec les inhumains qui s’emploient à massacrer institutionnellement la Terre et tous ses habitants.

      5. Et bien mon cher écodouble, une fois n’est pas coutume, nous sommes d’accord ! Épiphanie… Some sort.

        Proposons la même chose pour les conseils d’administration : « Heads, spikes, walls ».

        La marge de progression risque d’être intéressante.

  21. Le monde serait certainement très différent si les pays qui le compose étaient dirigés par des présidents tels que ‘Pepe’ Mujica, président de l’Uruguay de 2010 à 2015, lequel mettait en accord sa pensée et ses actes ; il laissait 90 % de ses émoluments de président à un fond pour le logement social et ne conservait que l’équivalent du salaire moyen, pas de fastes, il roulait toujours dans sa vieille coccinelle VW et délaissait le palais présidentiel pour sa petite ferme en dehors de Montévidéo.
    Chose étonnante dans ses propos récents, il pardonne à ses anciens tortionnaires, sous la dictature militaire, alors qu’il militait au sein du mouvement Tupamaros dans les années ‘60-’70 !
    Pour en revenir au cas de E. Macron et sa sincérité supposée, il faudrait dans ce cas, qu’il puisse apporter au travers d’une décision forte, la preuve patente de sa sincérité, la structure de son gouvernement n’en apporte pas les prémices !
    Pour ceux qui ont fait du tirage photo N&B, l’analogie est flagrante : le gouvernement actuel est l’exacte inversion de ce que devrait être la représentation de la sensibilité du corps électoral.
    La mention de ‘nous sommes en guerre’ et maintenant un gouvernement qui s’intitule ‘gouvernement de combat’ ne laisse présager rien de très positif pour la suite.
    JP. Chevènement estimait dans une récente interview que les conditions d’une guerre civile en France étaient réunies… !

    1. Mujica a déclaré un jour : « mais si je fais ça ils me tuent…  » je sais plus trop a propos de quoi mais c etait très clair… j essaierai de retrouver la video…

  22. Bonjour M.Jorion. Vous avez essayé la vertu … et ça ne marche pas. Ce n’est pas pour rien que tous les politiciens pratiquent le vice ….
    J’écoute depuis quelques temps les interventions de M.Mélenchon / M. Ruffin, …. et j’y vois quand même des vertus … mais jusque maintenant, ça ne marche pas pour accéder au pouvoir.

  23. Pendant la crise du coronavirus, Emmanuel Macron a fait (ou plus exactement lu) un discours circonstancié rédigé par une équipe de conseillers dont la plupart des membres sont très certainement passés par l’ENA et possèdent une bonne pratique de la note de synthèse et de la dissertation tels qu’enseignés dans cette institution.

    Et, pour peu que nous acceptions de mettre en sourdine pour un court instant notre anti-élitisme primaire, nous pourrions reconnaître que ces gens-là sont formés pour écrire des discours circonstanciés avec s’il le faut des bouts de bouquins parus ou à paraître dedans et qu’ils les écrivent bien simplement parce qu’ils sont bons dans ce qu’ils font !

    Le premier malentendu vient du fait que nous ayons pu imaginer un seul instant qu’Emmanuel Macron a travaillé durant de longues journées et de longues nuits, qu’il a personnellement mis les choses en perspectives pour, au final, nous ressortir dans ses discours son analyse de la situation et ses choix d’orientation pour l’avenir.

    Le deuxième malentendu serait de refuser à Emmanuel Macron une certaine consistance de la personnalité ce qui aurait pour effet de nous faire croire à la faisabilité pour lui de revenir en peu de temps sur sa foi dans le capitalisme, lui qui ne jure que par les premiers de cordée, par le pognon de dingue que l’on gâche pour des feignisses qui ne peuvent traverser la rue pour se trouver un boulot ou encore par ces gamins ou ces jojos qui ne sont pas foutu se sortir les doigts pour grappiller quelque diplôme et qui osent demander qu’on les écoute !

    Au final, nous sommes désappointés par l’illusion que nous nous étions faite d’un Emmanuel Macron qui, comprenant la gravité de la situation, cesserait d’être ce qu’il a toujours été et continue d’être pour s’engager résolument sur la voie de la sauvegarde de notre espèce….

    Il me semble donc que le question qui se pose à nous n’est pas de savoir comment faire pour que le discours d’un tel se concrétise dans les faits mais comment éviter cette perte de d’énergie et de temps que nous nous affligeons nous-même du fait de notre croyance excessive au discours, en quelque sorte au fruit de l’élaboration de ce que nous appelons la volonté.

  24. « Comment faire qu’entre les bonnes intentions et la réalisation il se passe quelque chose ? »

    Au moins deux choses, l’honnêteté du propos et un rapport de force favorable.
    La seule révolution qui a réussi est celle de la bourgeoisie.
    Elle n’a pas été un point de départ pour changer le monde mais un moment de bascule d’un processus de quatre siècles pendant lesquels un rapport de force a été modifié. Le capitalisme a construit un nouveau mode de production à l’intérieur du système féodal puis aristocratique.
    Aujourd’hui le rapport de force semble être encore largement en faveur de cette bourgeoisie, notre propos serait donc d’enfoncer des coins ici ou là pour faire advenir un point de bascule.
    C’est ainsi que je comprend l’initiative de notre hôte de partir à l’assaut du Parlement européen, mais ce n’est pas la seule bien sur.
    J’avais dit à l’époque quelque chose comme ça : qu’importe le flacon pourvu qu’à ce parlement on ait Paul Jorion.

    1. Il m’avait aussi semblé qu’il n’y avait rien à perdre et tout à y gagner , si jamais ça marchait .

      A l’instant , je persiste à penser que c’est en ayant les analyses macro les plus pertinentes ,  » inouïes » , simples et aisément compréhensibles , que Paul Jorion est le plus utile à la société , qui voudra ou pas de lui , mais ça il , ni personne , ne peut rien ni pour , ni contre .

      D’où le caractère précieux du blog comme lucarne d’entrée des assoiffés d’autre chose , et de sortie des réflexions éclairantes et motivantes .

      Mais 74 ans , ça doit commencer à se faire sentir sur les épaules .

      1. Je ne veux pas donner l’impression de tirer sur l’ambulance… mais j’ai encore souvenance cuisante de l’acuité de ce commentaire pas si lointain , admis par la modération ( à mon avis , vu la continuité depuis quelque temps , = P.J. himself..) et qui nécessite , pour être bien compris , un regard attentif sur l’entièreté du fil où il a été émis … :
        *** Bertrand
        3 juillet 2020 à 4 h 47 min
        in
        : https://www.pauljorion.com/blog/2020/07/01/une-autre-bonne-nouvelle-ce-matin/#comments ***

        Peut-être y réfléchir calmement… avant l’éventuelle suite…!

        (( Otromeros :  » non sum qualis eram… & … à tout péché miséricorde … » ))

  25. Inspiré de Jacques Seignan:

    Exit Macron, ses imitateurs, ses clones et successeurs. Leurs psychologies ou états d’esprit, leurs pensées, nous nous en tamponnons le coquillard.
    Nous les avons vu à l’œuvre et à la manœuvre depuis bientôt 15 ans, c’est bien assez pour juger qu’ils ne nous méritent pas.
    Est-il et seraient-ils sincères ou menteurs? Aucune importance. Là n’est pas le sujet, mais la capacité de nuisance sociale. Nous expérimentons depuis trop longtemps qu’elle est quasi-totale.

    Le renouveau passe par les Gilets Jaunes, ou une évolution initiée par eux.

    Et si les plus conservateurs les récusent pour rupture de continuité, qu’ils s’en prennent d’abord à eux-mêmes. Il se trouve que certaines de mes connaissances expriment ce genre d’opinions. Ils prennent conscience qu’ils ont en effet beaucoup à perdre.

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