Voyons les choses en positif, ou l’histoire de la troisième guerre mondiale depuis 1999, par Alexis Toulet

« Quand la Troisième Guerre mondiale a-t-elle commencé ? » interroge Paul Jorion.

Voilà une question en effet très intéressante. Il y a plusieurs manières d’y répondre, j’en présente ici une, qui est davantage de l’ordre de l’intuition. Je ne suis pas certain que cette intuition soit juste, mais je vous avoue qu’elle m’intrigue – raison suffisante pour l’exposer ! D’autant que cette guerre s’est évidemment intensifiée de façon radicale depuis quelques semaines.x

La Troisième Guerre mondiale a commencé le 24 mars 1999.

C’est la date du début de la guerre du Kosovo, suite au refus par la Serbie des exigences de l’OTAN lors de la Conférence de Rambouillet en mars 1999, avec notamment le point inacceptable pour la partie serbe d’une force OTAN qui aurait occupé le Kosovo et aurait eu le droit de se déplacer librement dans tout le reste de la Serbie – un statut d’occupation de fait. A l’époque, plusieurs ont fait le parallèle avec les exigences de l’Autriche-Hongrie en juillet 1914, avec précisément la même exigence d’une occupation de la Serbie par les troupes austro-hongroises (point 5 de l’ultimatum) – statut d’occupation de fait – menant au refus de ces exigences par la Serbie (c’était évidemment l’objectif), d’où offensive militaire de Vienne, et finalement Première Guerre Mondiale. Et ils ont craint que l’affaire du Kosovo ne mène à une nouvelle guerre mondiale.

Peu de temps après, les événements les ont bien entendu rassurés. Aucune guerre mondiale n’avait commencé.

A moins que ?…

Une des manières d’interpréter le cours des événements par la suite, c’est qu’une guerre mondiale a bien commencé en 1999. Plus précisément la Russie, s’étant relevée du nadir de son effondrement (que l’on peut fixer à 1998), s’est bien mise en marche pour la guerre, et en attendant pour la défense et pour l’ordre :

– Manœuvres Zapad-1999 en juin 1999 incluant un exercice de bombardement nucléaire dans le cadre d’une guerre majeure – y compris ne mettant pas en jeu la survie de la Russie – de façon à compenser l’infériorité russe dans les armes conventionnelles, et alignement officiel de la stratégie nucléaire l’année suivante

En août 1999, nomination par le président Eltsine comme chef du gouvernement du directeur du FSB de l’époque, jusque-là un relatif inconnu resté dans l’ombre. Son nom : Vladimir Poutine

– A partir de 2000, le nouveau président organise la « verticale du pouvoir », bref restaure l’autorité de l’Etat jusque-là éparpillée dans de multiples chefferies, grands féodaux et autres groupes criminels. Autorité qu’il confondra rapidement avec la sienne propre, devenant un autocrate de fait

– Retrouvant une puissance, la Russie choisira de s’affirmer progressivement comme un adversaire stratégique de l’Occident. Ou sera conduite voire forcée de le faire, les deux interprétations sont possibles, voire ne s’excluent pas

Parler de guerre mondiale peut certes apparaître comme une exagération, du moins ça l’était probablement au début de ce processus. Mais l’opposition stratégique est rapidement (re-)devenue bien réelle, de plus en plus affirmée, et structurante d’une part pour la structure OTAN – qui a enfin retrouvé une raison d’être, youpi ! – et tout autant pour la Russie – qui s’est enfin trouvé une mission et une « idée nationale », dont l’absence après la chute de l’URSS faisait soupirer ses nationalistes dans les années 1990, youpi !

Et naturellement aussi pour les personnes et les intérêts très concrets qui travaillent et profitent de l’OTAN. Et pour les personnes et les intérêts très concrets qui autour de Poutine dominent la Russie – avec ses ressources naturelles. Et ne continueraient sans doute pas très longtemps à le faire sans la tension qu’introduit dans le pays la nécessité perçue de tenir tête à des adversaires si puissants, étant donné qu’à part défense et politique étrangère, le reste de leurs résultats à partir au plus tard du début des années 2010 – on pourrait proposer comme repère le retour de Vladimir Poutine à la présidence en 2012 – a commencé à apparaître comme pas brillant-brillant…

Et même si elle est avant tout européenne et moyen-orientale, l’opposition s’est d’une certaine façon étendue aussi au Pacifique, par l’intermédiaire du spectaculaire rapprochement opéré par Moscou avec Pékin suite à l’intervention de la Russie dans la guerre civile ukrainienne en 2014 et des mesures occidentales contre l’économie russe décidées en réaction.

L’ultimatum otanien de mars 1999 est bien un moment crucial. Comme, d’une autre manière, l’avait été l’ultimatum austro-hongrois du 23 juillet 1914.

L’invasion entamée le 24 février 2022 en est à l’évidence un autre. La guerre mondiale entamée en 1999 prend une nouvelle dimension, et les événements se précipitent. S’il faut résumer, nous nous retrouvons face à la combinaison de :

1. Une agression interétatique similaire à celle des Etats-Unis contre l’Irak en 2003, sur la base une fois encore de mensonges éhontés, mais en Europe plutôt qu’au Moyen-Orient donc déclenchant des oppositions incomparablement plus fortes car ce sont des puissances sérieuses qui commencent à craindre pour leur sécurité

2. Une crise nucléaire comme celle autour de Cuba en 1962, car l’invasion de l’Ukraine contrairement à celle de l’Irak n’inquiète pas seulement des Etats faibles, mais aussi des puissances nucléaires, tandis que le président russe rappelle régulièrement qu’il a cette carte dans sa manche

3. Une crise pétrolière comme en 1973, car la guerre économique radicale menée contre la Russie l’incitera sans doute très prochainement à cesser d’exporter du pétrole puisqu’elle ne peut plus utiliser l’argent qu’on lui donne en paiement. Or la Russie assure environ 11% des exportations de pétrole mondiales et les autres exportateurs n’ont guère de capacité de production de réserve pour compenser

4. Une crise inflationniste comme dans les années 1970, car c’est l’ensemble des exportations de matières premières de la Russie qui devraient être touchées – faut-il dire sectionnées net ? – incluant non seulement de l’énergie fossile pétrole gaz et charbon mais encore titane, palladium, néon etc. dont la Russie (et encore Ukraine) assure une grande partie de l’approvisionnement mondial et qui entrent dans la fabrication de nombreux produits aéronautiques, électroniques etc. D’où pénuries diverses, troubles prolongés dans les chaînes logistiques mondiales en attendant que des solutions alternatives puissent être trouvées (si et quand c’est possible) et résolution des pénuries par destruction de la demande, c’est-à-dire augmentation du prix jusqu’à ce que les acheteurs potentiels les moins riches se découragent. Donc au final pressions inflationnistes sévères se rajoutant à celles qu’on observait déjà depuis la pandémie au coronavirus

5. Un risque de crise financière et/ou monétaire, quoique sans doute pas par les mêmes voies qu’en 2008. C’est que les banques centrales devront choisir entre soit a) élever très sérieusement leurs taux directeurs pour tenter de limiter les pressions inflationnistes, mais alors quid de la solvabilité des dettes mondiales tant publiques que privées dont le service (payer régulièrement les intérêts et faire rouler le reste) n’est possible que parce que ces taux sont depuis 2008 ultra-bas, soit b) accepter que les taux d’intérêt soient non pas un ou deux points en dessous de l’inflation comme ces dernières années, mais trois, cinq, sept, davantage peut-être, d’où probable fuite non plus vers les actions (qui ferait confiance aux perspectives de développement même des meilleures entreprises dans une situation pareille ?) mais vers les actifs concrets… alimentant encore davantage l’inflation, et jusqu’à quels sommets insoupçonnés ?

6. Last but not least, un risque de crise alimentaire comme… quand avons-nous rencontré une situation comparable pour la dernière fois ? C’est que la Russie est le premier exportateur de blé au monde, tandis que l’Ukraine est le cinquième. Sans oublier encore ses exportations de nitrate d’ammonium, indispensable à l’agriculture, dont la Russie a interdit l’exportation à partir du 2 février de manière « temporaire » en promettant de compenser « à partir du mois d’avril », mais vu la guerre économique il est permis de craindre que ces exportations ne reprennent pas de sitôt. Sauf à ce que la Russie trouve un moyen de se faire payer avec quelque chose qui lui permette ensuite d’acheter des produits ou services dont elle a besoin – mais c’est justement l’essence de la guerre économique américano-européenne contre elle que de l’empêcher d’échanger.

Bien sûr, cette liste n’est pas nécessairement terminée. Les troubles sur l’approvisionnement en nourriture de peuples pauvres dans des pays à la stabilité chancelante pourraient encore provoquer des événements politiques violents, par nature imprévisibles dans leurs détails. A titre d’exemple, avec le recul plusieurs analystes font remarquer que la Syrie a rencontré des problèmes similaires juste avant d’entrer en guerre civile en 2011.

Quant aux événements politiques dans les démocraties nord-américaines et européennes, où aucune crise alimentaire ne menace mais dont les populations n’ont aucune raison d’être insensibles, ni spécialement sereines, face à une baisse sérieuse de leur prospérité, une probable aggravation des inégalités résultant du regain de l’inflation et du chômage, et une potentielle perte partielle de leurs avoirs et « bas de laine », ils ne sont pas nécessairement prévisibles non plus.

Sans parler des événements politiques en Russie, dont les médias d’Etat notamment télévisuels deviennent encore plus stridents si c’était possible, et dont le président autocratique doit faire face à une guerre économique exacerbée en même temps qu’à la résistance des Ukrainiens à l’invasion qu’il a ordonnée. Ce professeur de sciences politiques pose une question pertinente : « Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passe lorsqu’on étrangle l’économie d’une grande puissance autocratique dotée d’armes nucléaires au milieu d’une guerre majeure ? Je suppose que nous sommes sur le point de le découvrir. Aucun précédent historique clair pour éclairer la voie. »

Voyons les choses en positif : Godzilla n’est pas (encore ?) réveillé.

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121 réflexions sur « Voyons les choses en positif, ou l’histoire de la troisième guerre mondiale depuis 1999, par Alexis Toulet »

  1. Je viens de laisser un commentaire sur la même question, sous la vidéo de Paul « Ukraine, ce que nous commençons à comprendre ». Pour moi, cette guerre commence en mars 1947 (doctrine Truman). Effectivement on peut mettre en évidence des étapes, dont ce télégramme de l’ OTAN et l’invasion de l’Ukraine. Et ce sont les démons de l’impérialisme qui sont exacerbés.
    https://www.pauljorion.com/blog/2022/03/14/video-ukraine-ce-quon-commence-a-comprendre-le-14-mars-2022/#comment-893841

      1. Soros , nom utilisé comme « véhicule » pour des inimitiés moins avouables …
        (voir l’article de Jason Stanley sur la « dénazification » dans le Guardian que j’avais pointé il y a ~10 jours)

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        1. Et votre soupçon d’antisémitisme, véhicule pour sauver n’importe quel bel oligarque ?
          L’article que vous citez est aussi simpliste : comme le président ukrainien n’a rien de critiquable, il est évident que Poutine agit seulement par anti-sémitisme, cqfd.

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      2. Soros, semeur de zizanie, mais en quoi au juste ?

        Ah oui, Soros, encore un de ces abrutis qui bêlent “démocratie, démocratie !” (Arkao © )

        C’est tellement mieux la dictature et les régimes totalitaires….

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        1. Court extrait de Wikipedia : « En 1999, l’économiste Paul Krugman a critiqué l’influence de George Soros sur les marchés financiers : « Nul qui a lu un magazine économique au cours des dernières années ne peut ignorer que de nos jours, il y a vraiment des investisseurs qui non seulement transfèrent de l’argent en prévision d’une crise monétaire, mais font de leur mieux pour déclencher cette crise pour le plaisir et le profit. Ces nouveaux acteurs sur la scène n’ont pas encore de nom standard ; mon terme proposé est « Soroi ». George Soros a été critiqué pour avoir spéculé contre les bandes de fluctuation du SME (Système monétaire européen), qu’il critiquait comme enrichissant mécaniquement la spéculation et l’encourageant. Les bandes de fluctuations ont été élargies en juillet 1993, à 15 % contre 2,25 %, après ces spéculations, qui ont valu à George Soros un ressentiment important de la part de tous les partisans français du « franc fort », ainsi qu’en Grande-Bretagne, où il avait auparavant spéculé contre la livre ».

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          1. C’est justement parce que Soros avait appuyé (en 1992 si j’ai bonne mémoire, je me souviens d’avoir été défrayé en catalogne par le workshop qui m’invitait en pesetas, mais que la conversion en franc fut sportive), appuyé disais-je, là où ça fait mal, et qu’il est profondément européen, qu’il a pu « in fine » faire un choix , en gros de favoriser le libéralisme (au sens politique surtout) dans la construction européenne.

            Malheureusement dans notre monde, ceux qui n’ont pas eu beaucoup de cambouis sur les mains (comme feu Krivine qui vient de passer de vie à trépas (l’arme à gauche dit-on) ) n’ont pas beaucoup les moyens d’incarner leurs idéaux, et cela revient statistiquement à ceux qui ont joué avec les allumettes. A nous de voir comment ils ont mûri.

            Rappelez moi le nom d’un ancien trader qui tient un blog, d’ailleurs, au passage (bon d’accord il était plus souvent du côté des modèles de risque).

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          2. Oui, tout cela est connu, archi connu.

            Mais Soros ne se résume pas à cela, loin s’en faut. Ses actions sont multiples, et il n’a pas à rougir, au contraire :

            – Aides financières apportés aux ex pays satellites de l’Union soviétique

            – Financement d’études contre les discriminations, sur les méfaits de la guerre (celle d’Irak, dont il évalue le nombre de morts)

            – Action en faveur de l’Union européenne, pour la mutualisation, contre le Brexit

            – soutien aux révolutions de couleurs, et celle de Maidan en Ukraine

            “ …En 2015, il appelle l’Europe à prêter à l’Ukraine une somme de l’ordre de 20 milliards de dollars, car « l’attaque de la Russie contre l’Ukraine est indirectement une offensive contre l’UE et ses principes de gouvernance. […] Les membres de l’UE sont des pays en guerre, et ils doivent commencer à agir comme tels, c’est-à-dire modifier leur engagement en faveur de l’austérité budgétaire, et reconnaître qu’il vaut mieux pour eux aider l’Ukraine à se défendre plutôt qu’espérer ne pas avoir à défendre l’UE eux-mêmes49. » Wikipédia

            Visionnaire le Soros, non ?

            Mais il y a un autre Soros, pour l’Union Européenne, contre l’austérité :

            https://www.pauljorion.com/blog/2018/06/15/et-si-on-sauvait-leurope-par-george-soros/

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          3. Chabian,
            Heureusement que vous avez bien précisé qu’il s’agit d’un court extrait, car tout le reste du long article consacré dans Wikipédia à Soros nous montre un homme altruiste, épris de liberté, contesté essentiellement par les conservateurs et autres réactionnaires.

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            1. J’ai cité le milieu, vous citez la suite, mais la citation de Krugman résume toute une première partie de méfaits. Au total, si je vous suis, l’Europe ne peut être que libérale, et seul un financier dirigeant est la preuve d’une saine démocratie. Vive la charité des ploutocrates, des bourgeois. Bravo ! Mais… il y a aussi les dirigés, les dominés, …

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              1. Ce n’est pas ce que je dis.
                Je suggère seulement que Soros promeut le libéralisme politique. Ce qui n’implique pas que j’approuve le Soros spéculateur. Ni que je considère que la voie à suivre c’est le philanthropisme. Nonobstant, à choisir entre un Orban illibéral et un Soros, sans hésiter je choisis le second. Soros est un exemple de concentration des richesse, mais il fait plutôt un bon emploi de ses richesses. IL pourrait en faire un autre usage, mais il ne le fait pas, il a la conviction que la démocratie vaut le coup d’être défendue, et promue.
                Sans libéralisme politique, pas de démocratie !

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                1. @Pierre-Yves Dambrine
                  Orban est un responsable politique dont le pouvoir dépend d’institutions politiques et élu par son peuple, sous une forme tout à fait démocratique.
                  Que son orientation ne plaise pas c’est une autre histoire.

                  Il ne semble pas que les dirigeants dits illibéraux que se sont donnés polonais et hongrois soient particulièrement propoutine.

                  Soros exerce un pouvoir par le pouvoir économique que lui donne sa propriété privée sur des richesses appropriées légalement dans ce monde libéral par des spéculations sur des marchés comme la spéculation sur les devises (à la baisse sur la Livre).
                  Il est l’exemple personnifié de l’oligarque.
                  Mais de l’oligarque occidental.
                  Il constitue un agent d’influence transfrontière discret et influe sur les politiques d’états et les opinions publiques la formation des élites et les processus démocratiques.

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                  1. Vous voyez un problème dans le fait de faire une communication trans-frontalière ? Eh oui Soros est cosmopolitique. Je préfère cela un million de fois à un Poutine obsidional.

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        2. Et notre pétrole qui vient d’Arabie Saoudite, il est démocratique ?
          L’uranium de nos centrales qui vient du Niger et du Kazakhstan, il est démocratique ?
          Les composants de nos ordinateurs et de nos téléphones qui viennent de Chine, ils sont démocratiques ?
          Les masques qui nous ont sauvé la vie qui viennent aussi de Chine, ils sont démocratiques ?

          La démocratie, je suis à fond pour, mais qu’on aille au bout de la logique.
          La démocratie à géométrie variable, ça me fait bien rigoler.

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          1. Vous êtes impayable Arkao

            Pourquoi faut-il toujours que lorsque le projecteur de l’actualité s’arrête sur un sujet brûlant, aussitôt surgit l’indignation : mais quoi ! Regardez plutôt par là, c’est pareil, c’est même pire ! Comme si s’indigner pour une chose suscitant une indignation légitime ici était nuisible pour les autres causes ailleurs.

            Vous faites un très mauvais procès aux lecteurs et contributeurs de ce blog qui s’indignent à peu près pour tout, et vous le savez très bien.

            Vous êtes je suis désolé de le dire, dans la posture, ou plutôt vous cachez mal votre indifférence, votre détachement intellectualisé aux souffrances du peuple Ukrainien, dont le pays est en train d’être détruit méthodiquement par les forces de Poutine, si rien ne l’arrête.

            Dans un monde idéal nous nous emparerions de toutes les causes en même temps et c’en serait fini de ce monde injuste. Mais les choses ne peuvent se passer ainsi, parce que nous sommes tous tributaires du temps qui passe et qu’il nous est matériellement impossible de nous saisir de toutes les causes en même temps.

            Et vous ne pouvez pas ignorer non plus que dans nos sociétés la politique étrangère n’est pas la préoccupation premiere de nos contemporains. Il faut toujours que celle-ci s’invite en quelque sorte dans les foyers, qu’il les touche, parce que le prix de l’essence augmente ou bien que les denrées alimentaires viennent à manquer, pour que soient remises en cause certaines politiques.

            Mais de grâce ne feignez pas de croire que les lecteurs de ce blogs tous concernés par les défis contemporains avec leurs différents aspects soient aveugles au point de croire que l’absence de démocratie en Arabie saoudite ou bien en Chine soient le cade de leurs soucis.

            OÙ étiez-vous lorsque j’évoquai le sort des Ouïgours ou des dissidents chinois ?

            ALors votre feinte indignation, à d’autres !

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                1. Ou la mouche du coche des aspects systémiques de nos sociétés et des statuts entre nations et régions qui en découlent.

                  De fait, il n’y a pas de formule toute faite pour dire ce que fait du commerce transfrontalier.
                  Dans le cas de l’Allemagne sous-traitant son industrie automobile à l’Est (Pologne/Rep tchèque/slovaquie) à partir de 1992, cela a élevé le niveau d’éducation des pays en question (ou a donné une bonne raison pour continuer à canaliser des jeunes dans les filières techniques de haut niveau, toutes choses inégales par ailleurs).
                  Dans le cas de l’agriculture et des mines, quand on se rapproche des matières premières, certes le tableau n’a plus rien d’idyllique, mais, ce n’est pas qu’une question de démocratie et de propriété privée, mais de « statut » des marchandises et des consommateurs aussi (au sens de PJ).

                  Il sera toujours facile d’écarter la démocratie façon occidentale comme une fixette derrière les flux économiques tant que ceux-ci seront coloniaux et extractivistes. Ne sommes nous pas ici pour penser les autres systèmes possibles ?

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                  1. Mais justement cher Timiota, la guerre en Ukraine implique et révèle des tas d’aspects systémiques : souveraineté alimentaire, dépendance économique elle-même liée à l’extractivisme ; migrations liées à la guerre et aux inégalités.

                    Or il me semble que les solutions ne pourront émerger que lorsque se produisent des chocs systémiques, dont cette guerre en Ukraine est un avatar, parmi d’autres mais important.

                    Or, il est toujours préférable disposer d’un milieu démocratique, associé ajouterait Stiegler 😉 pour faire les meilleurs solutions parmi les possibles.

                    Les dictatures, les autocraties, les totalitarismes par définition ferment l’ouverture des possibles.

                    Donc énorme enjeu avec cette guerre, la démocratie n’est pas une condition suffisante pour faire face aux défis, mais c’est une condition nécessaire, il me semble.

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                  1. Cloclo a avoué : « J’veux d’la guerre ! » « Faut qu’ça saigne ! »
                    Mais effectivement, le tir à la mitraillette au clavier, cela ne va loin, je plussoie.

          2. arkao 15 mars 2022 à 8 h 35 min 😉
            http://agora.qc.ca/thematiques/mort/documents/presomption_de_la_belle_ame

            …[Tout part de ceci que la « belle âme » d’Alceste exerce sur le bel esprit une fascination à laquelle il ne saurait résister en tant que « nourri d’humanités ». Molière donne-t-il donc raison à la complaisance mondaine de Philinte ? Est-ce là Dieu possible ! s’écrient les uns, tandis que les autres doivent reconnaître, avec les accents désabusés de la sagesse, qu’il faut bien qu’il en soit ainsi au train d’où va le monde. Je crois que la question n’est pas de la sagesse de Philinte, et la solution peut-être choquerait ces messieurs : c’est qu’Alceste est fou et que Molière le montre comme tel, – très justement en ceci que dans sa belle âme il ne reconnaît pas qu’il concourt lui-même au
            désordre contre lequel il s’insurge. Je précise qu’il est fou, non pas pour aimer une femme qui soit coquette ou le trahisse, ce que nos doctes de tout à l’heure rapporteraient sans doute à son inadaptation vitale, – mais pour être pris, sous le pavillon de l’Amour, par le sentiment même qui mène le bal de cet art des mirages où triomphe la belle Célimène : à savoir ce narcissisme des oisifs qui donne la structure psychologique du « monde » à toutes les époques, doublé ici de cet autre narcissisme, qui se manifeste plus spécialement dans certaines par l’idéalisation collective du sentiment amoureux.]…

          3. arkao 15 mars 2022 à 8 h 35 min

            Supplément…invendable au BHV.

            ….[J’eusse pu, au lieu d’Alceste, rechercher le jeu de la loi du coeur dans le destin qui conduit le vieux révolutionnaire de 1917 au banc des accusés des procès de Moscou. Mais ce qui se démontre dans l’espace imaginaire du poète, vaut métaphysiquement ce qui se passe de plus sanglant dans le monde, car c’est cela qui dans le monde fait couler le sang. Ce n’est donc pas que je me détourne du drame social qui domine notre temps. C’est que le jeu de ma marionnette manifestera mieux à chacun le risque qui le tente, chaque fois qu’il s’agit de la liberté. Car le risque de la folie se mesure à l’attrait même des identifications, où l’homme engage à la fois sa vérité et son être. Loin donc que la folie soit le fait contingent des fragilités de son organisme, elle est la virtualité permanente d’une faille ouverte dans son essence. Loin qu’elle soit pour la liberté « une insulte », elle est sa plus fidèle compagne, elle suit son mouvement comme une ombre. Et l’être de l’homme, non seulement ne peut être compris sans la folie, mais il ne serait
            pas l’être de l’homme s’il ne portait en lui la folie comme la limite de sa liberté.]…

        1. A voir sa pancarte, elle n’a pas attendu l’aide de Soros. Cet « attentat symbolique », très courageux, en dit long sur la volonté de résistance et sur la difficulté à résister des citoyens russes. Ce qui a amené Poutine à promouvoir une loi plus sévère, dès l’apparition des manifestations.
          Bientôt, Soros va bénir les écrouelles ? Sans qu’on le sache ?

        2. @Arnaud Castex Le sacrifice d’un pion ou d’une pièce maitresse ? en échange d’un effet médiatique sur l’opinion publique russe, largement repris surtout dans la presse occidentale, la seule reprise dans la prese russe étant la mention de l’incident sans le contenu du message Quel est-il d’ailleurs (à part No War).

          1. « Non à la guerre. Ne croyez pas la propagande. On vous ment, ici
            Les Russes sont contre la guerre  »

            Celà n’est pas toujours traduit dans les citations et présentations d’extraits sur les chaines TV.

            Mais l’on peut souhaiter que le bandeau :
            « Non à la guerre. Ne croyez pas la propagande. On vous ment, ici »
            défile sur tous les médias en ce moment.

             » Les Russes sont contre la guerre »
            est une déclaration de bon sens d’une disposition permanente.
            Peut être est-ce un message pour essayer d’apitoyer les opinions occidentales sur les conséquences dommageables que les sanctions économiques peuvent leur occasionner (à un peuple innocent) comme s’en réjouissait Bruno Lemaire.

            Même Poutine est contre la guerre puisqu’il souhaite que l’action qu’il a initiée soit dénommée opération militaire spéciale (et y fait très attention).

            Lors des « évènements d’Algérie » guerre d’arrière garde menée par l’empire français, déconsidéré dans sa puissance à l’occasion du deuxième conflit mondial, et cherchant à conserver un dernier lambeau, dérobé par l’attractivité du monde libre issu de la décolonisation sous tutelle économique Etats-Unienne, de telles intrusions dans un journal télévisé du Général de Gaulle serait elle restée impunie ?

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            1. Ruiz, vous écrivez : “Peut- être est-ce un message pour essayer d’apitoyer les opinions occidentales sur les conséquences dommageables que les sanctions économiques peuvent leur occasionner (à un peuple innocent) comme s’en réjouissait Bruno Lemaire.” ..”même Poutine est contre la guerre”

              Comment pouvez-vous croire une seconde que cette journaliste manifestante au journal télévisé russe, ait brandi cette pancarte pour s’opposer aux sanctions alors que son message limpide invitant à ne pas croire la propagande va la conduire tout droit en prison !

              “ … L’ONG de défense des droits des manifestants OVD-Info, qui présente cette protestataire comme Marina Ovsiannikova, une employée de la chaîne, a rapporté qu’elle avait été arrêtée et emmenée au commissariat. Selon l’agence de presse TASS, elle pourrait être poursuivie pour avoir « discrédité l’utilisation des forces armées russes .. ».

              https://www.lemonde.fr/international/article/2022/03/15/russie-en-plein-journal-televise-une-manifestante-brandit-une-pancarte-contre-l-offensive-en-ukraine_6117515_3210.html?fbclid=IwAR25VTAjNgawflPCZkpHyCwtcfyMcun7KVapUdZvA12GpvEOnVMPEU97Epg

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              1. @Pierre-Yves Dambrine La question est de savoir comment un tel message « Les Russes sont contre la guerre » peut être compris par ici, si cette partie du message est reprise.
                La réalité d’une information contrôlée n’apporte ici aucun contenu informationel, tout le monde en étant déjà persuadé.

                Il semblait cependant pour autant que des sondages soient possibles qu’il n’y a pas si longtemps, les russes soutenaient majoritairement Poutine et que l’opposition à l’opération de Poutine était minoritaire.

                Ce n’est sans doute pas sa motivation, au moins consciente, mais compte tenu de son mode de vie supposé, la disparition des Mac Do, StarBucks, AppleStore a peut être inconsciemment joué.

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                1. On a des précisions, l’opposante russe à la guerre a publié une vidéo où elle explique son geste. Il n’y a plus aucun doute possible sur les motivations de Marina Ovsiannikova au cas où vous en auriez encore.

                  « …Malheureusement, ces dernières années, j’ai travaillé pour Pervy Kanal, faisant de la propagande pour le Kremlin. J’en ai très honte aujourd’hui. J’ai honte d’avoir permis que des mensonges soient diffusés à la télévision, honte d’avoir permis que le peuple russe soit “zombifié”», dit-elle d’une voix de plus en plus étranglée. Interpellée sur le plateau, Marina Ovsiannikova a été amenée au poste de police d’Ostankino, où se trouve la tour de télévision de Moscou. Mardi à la mi-journée, personne ne savait où était la jeune femme et elle n’avait toujours pas pu voir d’avocat. L’agence Tass signalait qu’une enquête avait été ouverte pour avoir enfreint le funeste article sur la «propagation de fausses informations sur l’utilisations des forces armées russes», adoptée au début de la guerre et passible de 15 ans de prison ferme.

                  https://www.liberation.fr/international/europe/le-courage-a-le-visage-dune-femme-marina-ovsyannikova-denonce-la-guerre-en-prime-time-en-russie-20220315_6DRXI6CXE5GDLIS6IQQK5BBI5U/

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            2. Ruiz vous êtes un faussaire vraiment très orwellien. « Même Poutine est contre la guerre puisqu’il souhaite que l’action qu’il a initiée soit dénommée opération militaire spéciale (et y fait très attention). »

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              1. Arnaud Castex 15 mars 2022 à 11 h 44 min
                Quelle impatience ! celle de la jeunesse ?
                « Le terme officiellement employé à l’époque par la France était « événements d’Algérie », bien que l’expression « guerre d’Algérie » ait eu cours dans le langage courant. L’expression « guerre d’Algérie » a été officiellement adoptée en France le 18 octobre 1999 »

                1. « Non à la guerre. Ne croyez pas la propagande. On vous ment, ici ».
                  Voilà, déjà affiché sur ce média- ici.
                  Mais Rosebud, c’est un tort de discutailler pour édulcorer le message de cette femme qui a fait le choix d’une résistance évidente avec une énorme prise de risque. Et arriver à l’écran, rares sont ceux qui peuvent le faire. Un grand courage pour créer le choc. Rien à rajouter.

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                  1. Chabian 15 mars 2022 à 21 h 58 min
                    Il y avait hier soir de bons rappels sur la guerre d’Algérie sur la Fr2. Il m’est arrivé dans les 70’ avec quelques autres de débarquer en force sur un plateau de Fr3 pour faire publicité de soucis à la fac de Vincennes. Pour le message, tant mieux si des russes l’approuvent comme moi, ça va de soi !

    1. Ce qui est remarquable dans votre argumentation c’est toujours l’invisibilite de l’Ukraine et de la guerre qui s’y déroule d’une part, et d’autre part la présentation (fausse) d’un mécanisme faisait de cette tentative d’annexion, une réaction ineluctable de la Russie sur la seule base de l’antagonisme avec l’Otan et /ou les États Unis et une partie de l’histoire de la Russie, de son régime politique actuel et de ses crimes.

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      1. Je ne comprends pas cette critique.

        Où ai-je écrit que l’invasion lancée par Vladimir Poutine le 24 février 2022 aurait été « inéluctable » ? C’est la décision du président russe, elle n’avait rien d’inéluctable ni de justifié dans la situation actuelle de la Russie.

        Je n’ai pas non plus « invisibilisé » la guerre en Ukraine, j’ai simplement essayé de la replacer dans son contexte. Qu’on le veuille ou non, ce contexte est mondial, et on ne peut pas parler seulement de l’Ukraine quand on parle de cette guerre, dont les conséquences au minimum économiques et peut-être pires sont et seront mondiales.

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        1. Toulet Alexis 15 mars 2022 à 13 h 05 min

          Oui, « inéluctable » fait partie de ces déterminismes à 2 balles, qui amènent les prophètes à se faire oublier ou se mettre en première page. Autre chose est de déceler des aiguillages, les enjeux du réseau, et le train train des locomotives.
          Bon courage

        2. Alexis, ma réponse s’adressait à Chambian mon commentaire étant en dessous. C’était clair ce matin mais avec les multiples commentaires on pourrait croire que je vous réponds. Désolé de la confusion.

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          1. Et d’ailleurs j’aurais même pu dire Chabian Rosebud Ernisse, Ruiz… etc la liste est hélas longue de ceux qui se perdent moralement dans les méandres de l’histoire d’autant plus facilement qu’ils en obliterent selectivement des pans entiers.

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            1. Arnaud Castex 15 mars 2022 à 17 h 06 min
              J’ai le souvenir d’avoir écrit ici que le bien, le mal, comme tel m’ennuyaient, par contre la traçabilité de leur fabrique m’intéresse. Si votre posture « se perdent moralement » est votre viatique, les méandres de l’histoire qu’importe pour vous !
              Par contre dans votre liste du mal, j’apparais ! Donc, allez y sortez vos preuves que « j’oblitère des pans entiers de l’histoire » . Un seul lien ? j’exercerai mon droit démocratique de réponse.
              A l’inverse, existe un censeur anonyme, qui ici censure un mensonge de Poutine sur les frontières actuelles de l’Ukraine. Étonnamment aucun journaliste ni universitaire (dernier rempart de la raison) s’en aperçoit. Et quand j’interpelle Yorgos Mitralias là-dessus sur ce blog, c’est censuré.
              On est en guerre.

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                1. Arnaud Castex 17 mars 2022 à 17 h 29 min

                  Vous déguisez une caution qui n’existe pas, par contre des héritiers du fascisme ukrainien WW2 existent :
                  …[Ce 15 mars, le t-shirt aux couleurs du régiment d’Azov arrivait en première place du classement des meilleures ventes Amazon France dans la catégorie « Sweatshirts fantaisie ».]…
                  Je suis plus à l’aise avec les teeshirt du Che, c’est comme ça.
                  Je n’ai aucun doute sur les manipulations et la propagande de Poutine, de Zelensky, et de l’Occident. Que les civils ukrainiens, occidentaux, russes en fassent les frais de façon différentes est l’effet de la guerre. Que Poutine l’ait déclarée c’est tranché. Qu’il existe de façon latente un exercice soft power de l’occident contre la russie c’est manifeste au moins pour certains dont je suis. Qu’existe depuis 2007 des retours de bâtons est aussi manifeste. Les modes d’exercices du pouvoir economico-politique ont des poids et des racines différentes selon les régions du monde, c’est comme ça. Jadis les forces de l’axe s’opposaient aux démocraties libérales, et aujourd’hui… ? La nouvelle de la mort de Twain était exagérée, Swift c’est fait, Azov à suivre à Marioupol. La dénazification de l’Ukraine c’est exagéré, et curieusement Poutine a aussi énoncé : « Nous sommes prêts à vous montrer ce que signifie une véritable décommunisation pour l’Ukraine. »

                  1. Rosebud, Te rends tu comptes que tu fais exactement la démonstration de ma thèse « à l’insu de ton plein gré « ?

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                    1. « Ce 15 mars, le t-shirt aux couleurs du régiment d’Azov arrivait en première place du classement des meilleures ventes Amazon France dans la catégorie « Sweatshirts fantaisie ». »

                      Si encore c’est vrai (moi je n’ai pas trouvé du tout ça en première vente, source un peu avec des liens) et même quel rapport avec la choucroute petit télégraphiste pour que tu commences par ça comme pseudo information à part pour insinuer et distiller tes boules puantes mentales dans les cerveaux non rôdé à ce type de méthode ?

  2.  » Une agression interétatique similaire à celle des Etats-Unis contre l’Irak en 2003  »
    Oui, tout à fait d’accord, en fait Poutine copie ce que les USA ont fait de pire, c’est dramatique et condamnable et ce n’est pas bon signe pour la suite quand on connait les conséquences de cette guerre d’Irak.
    Ceci dit, assez d’accord avec l’auteur de l’article sur les conséquences économiques, financières et tout le reste, le chaos et l’effondrement sont en cours d’achèvement.
    Chaque guerre est la résultante d’un facteur immuable : il suffit qu’un des belligérants ne soit pas  » raisonnable ».
    Et là, c’est le jack pot, personne n’a été raisonnable, que ce soit après la chute du mur, avant la guerre du Kosovo et après le Maïdan, aucun dirigeant n’a rien vu , excepté quelques personnes comme E. Todd qui en 2014 avait affirmé que l’Ukraine serait sans doute le point chaud de l’Europe, et sa perte.

  3. Coucou,

    ENcore la WW 250 !
    Pourquoi ne pas remonter à Clovis aussi?

    Pour le moment la guerre c’est surtout les ukrainiens qui se la prennent sur la tronche. Elle sera europeenne si poutine s’attaque aux anciens pays du bloc de l’est. Et mondiale si la chine s’en mèle.

    Qu’il y ait des répercutions économiques mondiales, çà c’est sur que çà va tanguer !
    Dommage pour la station spaciale, par exemple.
    J’espère qu’il n’y a pas un russe et un ukrainien à bord, elle pourrait retomber beaucoup plus vite qu’escompté !

    Je ne sais rien de la capacité des russes . çà bluffe de tous les cotés.

    Bonne soirée

    Stéphane

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  4. Ce qu’il est important de comprendre:
    La Russie c’est la Russie; les occidentaux, notamment les Etats-Unis et l’Allemagne (ces naifs) ont fait l’erreur de vouloir transposer leur système de « valeurs » à d’autres nations. Il l’ont tenté en Afghanistan pour mener, en fin de compte, une guerre pour rien.
    La Russie fonctionne différement par rapport aux occidentaux, une autre mentalité, une autre conception de ce qui doit être l’état, un gouvernement, la vie en communauté………Je pense aussi qu’une large majorité de Russes rejète un capitalisme froid et dèshumanisé à l’américaine. Poutin fait partie des politiques passionnés par l’histoire de leur pays et qui ont la mémoire vive; la Russie, estiment-ils, a fait l’objet d’agression venant de l’extérieur: Napoléon, Hitler, des faits historiques traumatisants. Et maintenant les Etats-Unis sous la couverture de l’Otan pour prendre en ténaille la Russie. Il y a aussi collision avec la concéption d’une grandeur nationale, avec le phantasme d’un grand empire russe (cultivé non seulement par Poutine), et peut-être même au-delà.
    Personnellement, je crains pas une troisième guerre mondiale. Ce qui m’inquiète ce sont des phénomènes tels que l’inflation qui risque, à partir d’un certain dégré, de se dérober au contrôle, la pénurie générale qui frappera en particuler les pauvres et travailleurs précaires………….. Ce sont ces facteurs-là qui sont susceptibles de déstabiliser de manière significative la paix dans monde, de troubler la paix sociale en Europe.

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    1. Heu ….En 2014 , on avait quand même quelques indices sans s’agenouiller devant saint Lordon .

      https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/03/20/l-annulation-de-la-vente-des-mistral-a-la-russie-une-mesure-credible_4385565_3214.html

      Côté inflation , avec un taux directeur de la BCR à 20 % ça devrait effectivement décoiffer … au moins en Russie ; et les retraités russes , ces foutus rentiers seront en première ligne pour subir l’euthanasie . Mais c’est vrai qu’ils ne profitent pas longtemps de leur retraite ( 2 ans en moyenne si les stats sont justes ) . Il va falloir que les retraités français augmentent sensiblement leur seuil de résilience pour leur faire concurrence .

      Pour le reste , c’est fou comme on a l’air de s’intéresser à l’âme russe ( j’ai déjà fait un couplet en 4 caractéristiques sur le sujet ) pour la fantasmer , alors qu’elle est beaucoup plus contradictoire et divisée qu’on le pense .
      En particulier , son histoire révèle une tendance « occidentaliste  » ( à laquelle on peut raccrocher Lénine , que Poutine vient de dégommer ) qui concerne un bon tiers de la population , une tendance slavophile autocratique orthodoxe qui penche vers une sensibilité orientale , le tout baigné dans un récit hérité des grands espaces ( on n’a besoin de personne et on sait tout faire ) et une forme d’outrance orgueilleuse marque des peuples universalistes ( comme les français et les américains -ça a l’air de gagner les chinois ) qui repose sur quelques repères totems du type : on a inventé le Mir ( alors que si on y regarde de près , la restitution de terres aux paysans et la  » libération des serfs , ça a été une sacrée bonne affaire financière pour les nobles qui ont perçus des rentes au prix fort pendant 50 ans ) .
      Il y a aussi : c’est nous qui avons arrêté Hitler et avons gagné la guerre ( ce qui est en partie vrai , mais les femmes allemandes s’en souviennent ) . Ou bien : on a été les premiers dans l’espace ( hélas pour eux car c’est ce qui les a ruinés par la suite ) ;

      Toute ressemblance avec des faits d’armes ou des revendications de phare de la civilisation par pas mal de peuples depuis 6000 ans , ne serait pas forcément fortuite .

      Ça commence à faire un peu long pour ne rien trouver d’autre que des pluies de bombes et des enfants qui meurent , pour faire valoir son génie et conduire à la paix universelle jusqu’à ce que mort s’ensuive .Le pope de Moscou a mal compris Jésus Christ .

      La longue amitié franco russe , quant à elle , a tendance à se battre les  » flans  » .

      https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=8XJVF6RH&id=23188D42ED1BD91435AF9175A3CAFA6B7FCECC20&thid=OIP.8XJVF6RHfddXCIiJnKWiwQHaHa&mediaurl=https%3a%2f%2fstatic.mediapart.fr%2fetmagine%2fdefault%2ffiles%2f2017%2f05%2f29%2fflan-franco-russe2.jpg%3fwidth%3d400%26height%3d400%26width_format%3dpixel%26height_format%3dpixel&cdnurl=https%3a%2f%2fth.bing.com%2fth%2fid%2fR.f1725517a4477dd7570888899ca5a2c1%3frik%3dIMzOf2v6yqN1kQ%26pid%3dImgRaw%26r%3d0&exph=661&expw=661&q=flan+franco+russe&simid=608036570410473390&FORM=IRPRST&ck=A9E0CAEFA2F3F35F855DD3ABBF8BF963&selectedIndex=0&ajaxhist=0&ajaxserp=0

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      1. T’es en forme Juannessy. J’aime bien quand tu es en forme. Très bon ça le flan !

        L’âme russe, l’âme française, l’âme allemande, l’âme turc, mais quelle connerie ces trucs. Y a encore des gens qui pensent que ça existe, à part Zemmour ? On dirait que oué cré vin diou quelle époque de dingos.

        Hegel en voyant passer Napoléon dans son bled paumé aurait dit : « j’ai vu passer l’âme du Monde » (ou un truc approchant) ! On se demande qui, Jeckle lui a bien pu voir ce jour là assis devant sa porte. Etait-il lui aussi alcoolisé au schnaps ?

        Y sont tous tarés ma bonne mère, tous un pète au casque depuis qu’ils pensent que les peuples ont une âme ! Elle pèse 17 gr ! Ah non ça c’est l’âme des mortels c’est vrai, celle des peuples est immortelle, et on la mesure en kilo de barback froide qu’elle dévore pour subsister.

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        1. Bon , pour la forme fallait saisir sur le vif , parce qu’en fait c’est un peu dur .

          Je vais me coucher .

          kalinikta ( c’est ma part orientale ) .

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      2. Le discours « ce qu’il est important de comprendre » que tient Ghost sur Poutin et l’ame russe, c’est pour moi celle que tient E.Z. sur « La France ». Avec cette « outrance orgueilleuse » dont parle Juannessy très à propos.
        Et ce discours séduit sur ce forum…

        1. @ Chabian,

          Il séduit parce que malheureusement la mondialisation féroce que nous vivons depuis plusieurs décennies génère des laissés pour compte qui se raccrochent à un des mythes pour ne pas définitivement perdre pied et sombrer dans l’oubli (de l’histoire et de nos sociétés).

          Ce type de discours se nourrit de la misère et de l’exclusion.

          1. @Benjamin Pourquoi ou comment le mythe de la mondialisation a séduit nos élites de droite comme de gauche, au moins pour les droites et gauches de gouvernement, suivant le flambeau d’un pascal Lamy, et se regroupant de Raffarin à Chevènement derrière Macron.
            Les anciens Présidents, peu chauds de soutenir les candidats de leurs partis croupions pas encore ralliés, se retenant encore d’en faire autant.

            Alors l’élection est une sorte de quitte ou double, plutôt de stop ou encore (légèrement pipé).

            Pour le moment ce système assure le bien-être croissant de l’élite au prix d’un ruissellement contrôlé devenu de plus en plus couteux en ressources et énergies en quantités mondialement limitées, vers des populations qui n’en reconnaissent pas l’effet et s’en montrent point reconnaissantes.

            1. La mondialisation n’est pas un mythe, c’est un impératif.

              L’organisation ne peut qu’être Mondiale. La coopération aussi. Suffit d’abandonner sa souveraineté nationale volontairement.

              Hé oui c’est le sens de l’Histoire de mon point de vue.

              Au lieu de dépenser des sommes folles dans de l’armement et des armées, dans du PIB négatif, on pourrait avoir une task force d’aide planétaire en cas de sinistre ou de catastrophe majeur. Une force civile mondiale destinée à porte secours et assistance à tous ceux qui sont le besoin suite à des problèmes climatiques. Avec Porte Avions Civile hôpital, Canadair, Avion hôpital, J’ai carrément une vision planétaire des moyens de productions et de culture organisé pour assurer la résilience des ressources et l’explosion des connaissances. Bref, je suis un horrible mondialiste. Je serai bien passé par l’Espéranto comme deuxième langue obligatoire pour tous sur Terre afin d’éviter l’écueil des stéréotypes charriés par une langue hégémonique (en même temps si on baragouine tous l’anglais ma foi après tout…)

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  5. @alexis toulet
    bonsoir je pensais personnellement que cette montée impérialiste de Poutine trouvait son origine dans la manifestation du Maïdan en 2014 mais effectivement l’intervention de l’OTAN sans accord de l’ONU en Serbie et au Kosovo en 1999 me semble être plus fondée.

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    1. @Khanard En Yougoslavie Qui plus est. C’est à dire aux confins d’une sphère d’influence soviétique(russe/slave) depuis longtemps déjà en partie émancipée.

      Quelle analogie, mais à l’époque l’ours était très affaibli, comme lors de la première guerre du golfe rendue possible par cet affaiblissement qui avait retiré à Saddam la protection par la menace nucléaire qui avait profité à Nasser en 56.

  6. Le positif : Poutine nous fait enfin comprendre que notre civilisation n’est autre que « fossile ». A ce titre, il surpasse tous les annonceurs de l’effondrement , comme JM Jancovici , P Jorion etc..
    Poutine se comporte comme s’il avait compris que sur une planète surpeuplée, la puissance est dans le territoire et non dans la population.
    Triste qu’il faille un criminel pour le démontrer.

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  7. Coucou,

    Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Chercher impérialisme toto contre impérialisme tutu.
    Non, je crois que c’est assez simple. C’est la liberté contre les régimes dictatoriaux. La démocratie contre les tyrans.
    Une frange de la population n’a pas compris que laisser parler, laisser agir l’autre contre ses propres idées, ce n’est pas de la faiblesse. C’est la possibilité de défendre les siennes aussi. C’est la possibilité d’autres choses. tout le temps.

    Paradoxalement, la chaine qui relie les hommes en démocratie, c’est la liberté de chacun de s’exprimer et de vivre en harmonie avec les autres, autant que faire se peut..

    Les intolérants ne comprennent pas çà. Ne le tolérent pas. Jusqu’à la mort. La violence pour seule solution, la domination comme réponse, l’horreur du sang et de la force ajoutée à l’absurdité de la vie.

    En russie, en chine ou ailleurs .

    Bonne jorunée

    STéphane

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  8. pendant ce temps a la tele russe, il n’y a pas que:
    https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/ils-vous-mentent-une-femme-interrompt-le-principal-journal-de-television-russe-en-plein-direct-43564ec4-a3d0-11ec-a51f-8662b83dde6d
    il y a aussi:
    20:21 14.03.2022 Le propagandiste du Kremlin, Solovyov, menace l’OTAN de guerre . « Si vous pensez que nous allons nous arrêter à l’Ukraine, réfléchissez 300 fois. L’Ukraine est une étape intermédiaire », a-t-il déclaré dans son émission.
    https://t.me/nexta_live/21754

  9. Répit marqué sur les marchés, notamment de matières premières (1)

    Les investisseurs s’attendent à ce que le pire des sanctions ne soit pas appliqué ==>Ils parient majoritairement sur un compromis en Ukraine.

    [début de citation]
    L’or et le pétrole ont retrouvé leurs niveaux d’avant-guerre, ce qui suggère que les sanctions « nucléaires » n’ont pas explosé.

    La Russie continue de vendre du pétrole et du gaz, et les principales nations commerciales continuent d’utiliser le dollar américain comme principal instrument d’échange. Les craintes d’une dislocation du marché de l’énergie et d’une ruée vers les dollars suite à la saisie de la moitié des 630 milliards de dollars de réserves de change de la Russie ne se sont pas concrétisées, les États-Unis et la Russie ayant fait preuve d’une certaine retenue.

    (…) L’Allemagne a refusé d’imposer des sanctions sur le pétrole russe, qui représente un tiers de la consommation du pays. Le pétrole russe continue de se vendre, bien qu’à des prix très bas, et le gaz russe est acheminé vers l’Europe occidentale.

    Les investisseurs pensent manifestement que les États-Unis et la Russie se positionnent pour des négociations plutôt que pour un coup fatal.
    [fin de citation]

    Peut-être s’avéreront ils avoir eu raison ?

    D’un autre côté, si les événements prennent une autre direction, si ce répit s’avère avoir été trompeur, l’inquiétude risque d’être d’autant plus vive.

    (1) https://asiatimes.com/2022/03/markets-await-ukraine-compromise-avoid-minefields/

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  10. Am mon humble avis, Poutine ne peut faire marche arrière, ce serait une quasi-défaite aussi pour lui personnellement. D’un autre côté il s’est trompé sur la résistance farcouche investie par les Ukraniens ainsi que par le monde libre, sur les difficultés du terrain et sur la logistique. De plus il s’est fait leurrer par quelques officiers de ses services de renseignement qui, pour faire plaisir à leur maìtre, lui ont raconté un peu n’importe quoi, brossé un tableau trop optimiste. Jusqu’à présent Poutine a proposé des négociations pour gagner du temps, pour préparer des offensives. Par contre, il pourrait y avoir une lueur d’espoir si les Etats-Unis – le seul interlocuteur que les Russes respectent – bougent leurs positions, proposent des solutions pour satisfaire la position et les préoccupations des Russes. Il faudrait une sortie « honorable »(pardonnez mon cynisme) pour Poutine.
    Si je serais croyant, j’irais dans une église pour faire une prière, allumer une bougie pour Sainte Vierge 🙂

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  11. Démocraties contre autocraties entend-on, dans le climaxde cette guerre que la Russie mène contre l’Ukrainne.
    Mais ce que l’on n’écoute pas, ce sont tous les déçus de cette démocratie, formelle, désincarnée qui pour défendre les libertés qui ne coutent rien, droit d’insulter ses gouvernants, de commander des gosses par procuration, de former famille uni-sexe, de montrer sa bite en sous texte etc.., ont laminée celles essentielles de s’instruire, de se soigner, de se nourrir, de se loger dans des conditions qui assurent le maintien de l’intégrité de nos acquis jusqu’alors, a savoir cette croyance au progrès.
    La démocratie est nue et le temps des fascismes est revenu, le progressisme moral a atteint les limites de la common decency
    comme la décrivait Orwell, la corruption généralisée d’un monde où tout se décline en argent a achevé l’innocence des idéalistes les plus enflammés – et le pansement de toutes les sciences sociales n’y pourra plus rien, si jamais elle n’a jamais servie à autre chose que canaliser quelques esprits dilletantes pour faire société, bref retour à la barbarie as usual…
    Nous la classe populaire nous serons les premiers à crever, mais vu la vie qu’on mène au moins nous aurons le moins de regrets, c’est pour les gosses qu’on est désolés et en première ligne de ce côté là aussi pour essuyer l’opprobre pour le monde auquel ont les a livré 🖐

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    1. Démocratie « formelle, désincarnée et nue » dites-vous. Moi les mots que j’avais en tête étaient plutôt « sinistre et vide », à l’image de cette formidable campagne présidentielle à laquelle nous avons droit. Mais je reconnais que ça n’est pas très différent. Est-ce cela qui explique l’hystérie grotesque des discours sur la guerre d’Ukraine, le combat à mort des héros de la liberté démocratique contre les hordes démoniaques ? Masquer le vide ? Je n’en sais rien. Je serai fixé une fois les mascarades électives terminées. Je parie sur un business as usual, avec gaz et pétrole russe à gogo. Les classes populaires pourront tranquillement poursuivre leur agonie, les intérêts des classes dominantes n’auront qu’à peine été écornés. Sinistre.

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    2. Eh bien dites-donc, vous m’en direz tant !
      On dirait du Poutine tout craché sur le déclin de l’Occident,
      et si ce n’est pas le cas c’est bien imité.

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          1. @juannessy Il n’est pas nécessaire qu’il admette qu’il se trompe ou qu’il s’est trompé, mais qu’il agisse comme s’il l’admettait.
            Qu’il continue de dire que le ciel est bleu (ou bleu et jaune) et nous aussi dans les cas où nous pensons que c’est le cas.

            1. Moi je suis prêt à opiner à tout ce que Poutine me raconte sur la couleur du ciel ( qui était d’ailleurs plutôt ocre jaune saharien avant hier et hier ).

              Pour le reste , je m’adresse à d’autres sources .

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  12. Alexis Toulet, si on doit voir dans l’expansion de L’OTAN à l’est et l’intervention au Kosovo en 99 des facteurs d’action de Poutine ne faut il pas aussi raisonner
    1)sur la menace non pas stratégique contre la Russie mais contre le régime dictatorial ? analyser sous le prisme d’une progression de la démocratie au marches de la Russie. Le dictateur ne piuvant que craindre un contagion et la perte du pouvoir (ex j’ecrase Navalny)
    2) dire qu’un des moteurs de la progression a l’est de L’OTAN était la demande des anciens satellites de L’URSS, notamment après l’intervention de la Russie en Transnistrie en 1992?

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    1. @Arnaud Castex Oui, Il s’agit d’une menace stratégique, mais pas seulement/principalement au niveau militaire, mais surtout au niveau politique,
      – par le risque d’échappement à la sphère d’influence, d’autant plus grand que le régime est instable dans une démocratie mal controlée comme l’évolution de l’Ukraine le montrait.
      Une puissance hégémonique quelle que soit sa forme politique souhaite pouvoir tisser des liens de confiance et de vassalité stables, et tolérant des différences, ne peut supporter un renversement brutal d’alliance à la faveur d’un vote ou d’un mouvement populaire.
      Un parti communiste toléré en France, mais éloigné du pouvoir, alors qu’interdit en RFA, une Italie maîtrisée par les années de plomb (Bologne).
      Pour la Russie des voisins nationalistes ne sont pas un problème, (Biélorussie,Kazakhstan) tant qu’une certaine suzeraineté est reconnue, en Europe par l’OTAN, en Amérique du Sud par des changements de régime s’accomodant de pouvoirs forts mais parfaitement républicains et formellement démocratiques (post Allende ..).
      – par le risque de contagion des esprits risquant (au delà de toute considération géopolitique) de destabiliser le pouvoir actuel ayant permis de redresser le pays après le délitement de l’ère Eltsine par une reprise en main musclée, d’autant plus élevé que la structure légale du pouvoir en Russie est (toujours formellement) républicaine et démocratique.

      2) C’est aussi la complaisance extrème et irréfléchie avec laquelle ces demandes ont été acceptées, accueillant dans la bande, sans trop regarder toute candidature d’allégeance, (y compris dans la foulée dans l’U.E. sans nécessité économique claire ou consultation des peuples déjà membres) au risque de laisser l’Ours tout seul et tout nu et sans accord ou consentement explicite de celui-ci, tout en se refusant visiblement à l’accepter d’une façon ou d’une autre lui-même.

      Un affrontement de bande de cour d’école ou d’affiliation de gang mal géré

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      1. Ruiz,

        « 2) C’est aussi la complaisance extrème et irréfléchie avec laquelle ces demandes ont été acceptées, accueillant dans la bande, sans trop regarder toute candidature d’allégeance, (y compris dans la foulée dans l’U.E. sans nécessité économique claire ou consultation des peuples déjà membres) au risque de laisser l’Ours tout seul et tout nu et sans accord ou consentement explicite de celui-ci, tout en se refusant visiblement à l’accepter d’une façon ou d’une autre lui-même. »

        Tu appelles cela des réponses argumentées ? 😀

        Plus je te lis, plus je constate que tout ce qui ne va pas dans le sens Poutinien est « irréfléchi » ou « complaisant ». C’est un point de vue, mais pas une argumentation. D’ailleurs en Europe le pays le plus dangereux pour la Paix sur le continent est objectivement la Russie dans les faits et dans les actes. On en a la démonstration sous nos yeux , et Poutine menace des foudres atomique tout ceux qui se mettraient sur son chemin officiellement. L’UE propose un mode de vie, une forme de vie en commun et une organisation politique qui n’est pas basé sur la puissance militaire en premier lieu. Ce qui est très loin d’être le cas de la Russie dans son rapport « fédéral »…

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        1. @CloClo Ce qui interpelle, si l’on pense que Poutine a pu agir sur la démocratie états-unienne pour faire élire Trump, pourquoi n’a t il pas été capable de faire élire en Ukraine plus proche culturellement et géographiquement un président compatible ?

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          1. M’enfin Ruiz, il avait un Tatayet à la présidence directement mis en place et piloté par Poutine lui même.

            Puis comme te le dis Arnaud, badaboum patatras, Maïdan en 2014., et là aucune combine ne pouvait plus rattraper le coup de Jarnac.

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            1. @CloClo Oui et Maïdan c’est un processus républicain constitutionel et démocratique ?
              Aucun soutien extérieur n’a été apporté aux diverses forces en oeuvre dans Maïdan ?
              Les représentants Etats-Uniens ne sont-ils pas venus parader avec les foules ?

              Comment a-t-on pris en France les quelques apparitions de politiciens Italiens au coté des Gilets jaunes ?

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              1. Est-ce que tu t’es demandé si la Révolution française était un processus démocratique bougre de bocal de cornichons hermétique à la raison humaniste ? Tes insinuations ne sont en rien des arguments de quelque nature que se soit à part dans ton imaginaire mental mon gars. Que les organisations ou Etats attachés aux Droits aient tenter d’influencer l’émergence des ces préoccupations dans la vie politique intérieures de l’Ukraine, il est où le problème ? Sérieux t’es grave mec.

                Tu sais qu’il y a eu des élections depuis ou pas ?

                https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_ukrainienne_de_2019

                Pour les gilets jaunes, les politiques font comme ils veulent, on est encore un état « libre » au sein de l’UE, on soutien qui on veut. Accessoirement tu auras remarqué que c’est l’engeance nationaliste d’extrême droite qui est venu soutenir le mouvement des GJ en fRance ma petite girouette qui n’indique aucun nord.

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                1. @Cloclo Influencer les changements de régime comme à Maïdan ou pour Trump ou le Brexit font partie du jeu non militaire des grandes puissances, le résultat en est alors apprécié par les diverses parties suivant qu’il leur apparaît acceptable ou non et alors le recours à d’autres moyens peut être envisagé.
                  Le sujet était Maïdan, bien sûr qu’il y a eu des élections depuis, comme des réferendums en Crimée.

                  Pour la liberté de soutien en Europe, lorsque celà touche des officiels c’est très mal apprécié.

                  https://www.lesechos.fr/monde/europe/paris-juge-inacceptable-la-rencontre-entre-di-maio-et-des-gilets-jaunes-962473

                  1. Et alors, Macron est allé bombardé l’Italie ? Dis t’as pas un peu fini tes écarts vaseux ?

                    La Crimée ? Tu ne te moquerais pas un peu du Monde ? C’est d’abord une annexion militaire de la part de la Russie avant une élection, pas une tentative d’influence ! Tu vois la différence ou pas entre annexion et influence ? Entre bombardement et influence ?

                    Est-ce que tu fais la différence entre tous ces concepts/réalité ?

                    Poutine en ce moment mène un vrai génocide contre un peuple, une culture, un Etat indépendant.

                    Tiens cadeau historique :

                    https://mobile.twitter.com/USEmbassyKyiv/status/1496115593149358081/photo/1

      2. Vous dites : « par le risque de contagion des esprits risquant (au delà de toute considération géopolitique) de destabiliser le pouvoir actuel ayant permis de redresser le pays après le délitement de l’ère Eltsine par une reprise en main musclée, d’autant plus élevé que la structure légale du pouvoir en Russie est (toujours formellement) républicaine et démocratique »

        Poutine : « Mais tout peuple, en particulier le peuple russe, est capable de distinguer les vrais patriotes des salopards et des traîtres, et les recracher tout simplement, comme on recrache un moucheron qui s’est accidentellement glissé dans la bouche. Je suis convaincu que cette auto-épuration naturelle et nécessaire de la société ne fera que renforcer notre pays, notre solidarité, notre cohésion et notre capacité à relever tous les défis. »

        Désolé Ruiz, vous ne faites que justifier la politique actuelle de Poutine.
        Ce n’est pas l’OTAN ni l’Occident qui obligeaient Poutine à maintenir son pays sous sa coupe mafieuse. Poutine a redressé l’Etat mais au seul profit d’un système de la rente, celle qu’empoche les oligarques et lui au passage, autant dire que le progrès social, économique a été nul ces 20 années de pouvoir poutinien qui s’avèrent être un immense gâchis. Son mandat a commencé par une guerre et va sans doute s’achever par une autre.
        Poutine, son idéologie il se s’est forgée tout seul, ultra nationaliste, viriliste, et désormais fasciste.

        https://www.liberation.fr/international/europe/cette-auto-epuration-naturelle-et-necessaire-de-la-societe-ne-fera-que-renforcer-notre-pays-poutine-le-fasciste-du-xxie-siecle-20220317_WBW45ABP75CE3JOWPR7UZJWBV4/

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        1. @Pierre-Yves Dambrine Poutine en tant que décideur unique, (comme d’autres ailleurs) a été semble-t-il été victime d’une erreur d’appréciation (partagée) sur les chances de succès rapide de son opération, confiant dans son succès extraordinaire en Crimée et le renforcement sur le long terme en matériel de son outil militaire.

          Dans nos pays la rente ne va pas à des oligarques (Arnault, Pinault, Bolloré, Bouygues, Drahi, Niel, Bettencourt, Lagardère, Dasssault, Mulliez, Michelin … ) mais aussi à des fonds de pension et investisseurs sur les marchés moins personalisés que Macron souhaite favoriser.
          Et le ruissellement très modéré depuis 20 ans au titre du progrès social, économique se fait sans augmentation des impôts au prix d’un sous-investissement de long terme risqué dans la défense.

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          1. Ruiz, ne déviez pas du sujet. Vous perdez l’essentiel en route, et au passage vous concédez que Poutine n’a qu’un seul tort, celui de n’avoir pas gagné cette guerre rapidement. .
            La réalité est têtue, d’un coté nous avons un pays en voie de fascisation rapide, la Russie de Poutine, de l’autre un pays indépendant, démocratique qui se fait agressé par le premier. Tout le reste n’est que bavardages pour défendre l’indéfendable.

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            1. PS.
              La Russie, un grand et beau pays que son chef veut ‘auto purifier’ ; avec tout de même de courageux résistants, ce sont ces Russes là que vous devriez défendre si vous étiez démocrate, mais non , vous préférez vous faire l’avocat de Poutine.

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    1. @Otromeros Tout celà est très clair Nous serons prêts à la fin du prochain quinquennat.
      En attendant nous ne pouvons sans doute pas mener de guerre conventionnelle, en Europe, d’où la sagesse de ne pas se lancer dans une guerre thermonucléaire en cédant aux sirènes de Zelenski.
      Laissons l’ours digérer (indigestion) sa proie en l’aidant à fatiguer le prédateur.

      La situation est d’autant plus critique que sur les systèmes avancés nous disposons de systèmes qui nous sont propres et qu’il n’existe sans doute pas de stocks interopérables ailleurs (emprunter/racheter les exportations ?).

      Ah le zéro stock et l’adéquation optimale et immédiate par le marché internationeal !

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      1. « En attendant nous ne pouvons sans doute pas mener de guerre conventionnelle, en Europe, d’où la sagesse de ne pas se lancer dans une guerre thermonucléaire en cédant aux sirènes de Zelenski. »

        Ce qui est la démonstration que l’OTAN en tant que tel n’est pas un outil de conquête comme le clame Poutine mais une alliance purement de défense en Europe, non ?

        Quant « aux sirènes » de Zelenski, elles hurlent tous les jours dans la plus part des grandes villes pour inviter les enfants et les adultes à rejoindre rapidement les abris avant de prendre des bombes russes sur la tronches. Tu captes ou t’as pas encore bien compris ce qui se passe ?

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        1. @CloClo (18 mars 2022 à 15 h 28 min) l’OTAN en tant que tel n’est pas un outil de conquête en Europe sur le plan militaire, bien sûr, c’est une alliance militaire de dissuasion dont la capacité de défense conventionelle reste toute théorique et certainement limitée à l’heure actuelle dans ses capacités opérationelles immédiates, la signification dans les esprits étant basé sur le précédent démonstrateur de l’invasion Anglo-américaine de l’Europe extrème occidentale rendue possible par la puissance du réarmement industriel massif aux Etats-Unis, et ayant permis de soustraire ce bout d’Europe devenu progressivement l’Union Européenne aux appétits de son allié Staline.

          Ce qui est en jeu c’est une conquête économique, pas une conquête militaire, le jeu d’influence est culturel (musique, cinéma, séries TV) économique franchises (Mac do Starbucks, GAFAM ) crée une appétence, dans laquelle l’Ukraine est tombée, pas totalement la Russie pour le moment.
          L’Otan sert cette conquête sous forme de cliquet pour mettre sous son parapuie juste avant leur entrée dans l’UE, qui apporte au frais des européens les bienfaits économiques annoncés, les pays nouvellement intégrés dans son expansion progressive vers l’est au cours des dernières décennies.

          Les sirènes qui hurlent pour avertir les populations à se mettre aux abris (soviétiques pour la plupart), ce sont les sirènes de la protection civile locale y compris au Dombass, ce ne sont pas les sirènes de Zelenski.
          Les sirènes de Zelenski ce sont les nombreuses apparitions de Zelenski qui mène une guerre médiatique devant moultes parlements (UE, Britannique, Allemand, Etats-unis Canada, France la semaine prochaine) obtenus par les actions de groupe de lawyer et lobbying privés de relations publiques s’étant mis « à son service » pro bono depuis l’invasion. Personne n’a vu Saddam Hussein ni quiconque obtenir de tels privilèges.
          Les sirènes de Zelenski c’est l’évocation de Pearl harbour et du 11 septembre pour inviter à des réflexes pavloviens en similitude avec les entrées en guerre ayant abouti à laisser toute l’europe centrale sous le joug soviétique pour un demi-siècle et à ce que l’on sait en Afghanistan.
          Les sirènes de Zelenski ce sont de nombreuses déclarations de propagande comme le coup de théatre de Marioupol.

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          1. Ruiz,

            « coup de théatre de Marioupol »

            Vous êtes obscène.
            Comme tous vos commentaires qui transpirent la haine de l’Occident et de la démocratie et vote absence totale d’empathie pour les Ukrainiens, et en particulier ceux de Marioupol, ville martyr.

            Vous insultez tous les habitants de Marioupol qui faute de convoi humanitaire (de bus) ne peuvent quitter la ville, et se terrent dans les caves, sans électricité, sans chauffage et sans eau. Chaque jour 50 à 100 bombes s’abattent sur la ville, en voie de destruction totale.

            «  …Plus de 35 000 personnes ont pu quitter Marioupol ces trois derniers jours à bord de voitures privées. Nous essayons maintenant de les aider à rejoindre Zaporijia, les zones ou les localités contrôlées par l’armée ukrainienne, mais nous n’avons toujours pas de bus pour organiser des évacuations de plus grande ampleur. Ils sont toujours bloqués par les troupes russes à Berdiansk, qui est maintenant sous le contrôle des Russes et Berdiansk se trouve sur l’une des routes qui mènent à Zaporijia. C’est l’un des endroits où nous pourrions rassembler la population pour monter dans les bus et fuir vers Zaporijia. … »

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            1. @Pierre-Yves Dambrine Il ne s’agit pas de Marioupol ville attaquée et résistante, qui n’est pas ville ouverte, ville martyr donc, puisque le lieu du combat a été choisi en ville, et dont le sort ne semble pas très différent dans les conditions de la guerre moderne au sort des villes d’Irak ou de Syrie reprises à Daech, par les etats-uniens, les russes ou des canons automoteurs CAESAR.
              « coup de théatre de Marioupol » fait référence aux déclarations alarmistes de Zelenski évoquant de nombeuses morts d’enfants, alors qu’aucun bilan réél n’était connu et que ces premières déclarations ont été suivies d’un silence assourdisant, l’issue réelle de la frappe restant malgré certaines déclarations de la municipalité, pour le moment encore indécise.

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              1. Ruiz,

                Peut-être que les gens avec qui tu parles dans la vraie vie sont un peu neuneu et gobent tes élucubrations « mélangistes », mais ne prends pas trop les gens qui commentent sur ce blog pour des lapins de 6 semaines.

                On lit le code de la matrice très clairement mon grand, comme néo et on arrête les balles avec les doigts ! 😀

                Faudra pas venir pleurer après hein…

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              2. Il n’y a pas de bilan définitif du bombardement du théâtre de Marioupol donc pas de « coup de théâtre », ni de silence assourdissant. Zelensky a dit lui-même que le bilan n’est pas connu.

                Zelensky dans sa déclaration ne faisait pas état d’un bilan, mais basait sa conjecture selon laquelle se trouvaient « des centaines de personnes sous les décombres » en considérant sans doute que 130 personnes étaient sorties vivantes, un nombre qu’il a mis en rapport avec le nombre total des personnes qui se trouvaient dans le théâtre au moment du bombardement d’après les estimations : de quelques centaines de personnes (source Human Rights Watch) à un millier environ, d’après d’autres sources.

                « Selon des informations préliminaires, il n’y a pas de morts. Mais il y a des informations sur une personne très grièvement blessée », a indiqué sur Telegram le conseil municipal de cette ville du sud-est de l’Ukraine.

                « Le dégagement des débris se poursuit dans la mesure du possible et les informations sur les victimes seront complétées », a précisé le conseil.

                https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/theatre-de-marioupol-130-personnes-sauvees-des-centaines-sous-les-decombres-affirme-zelensky-1394751

                https://www.liberation.fr/checknews/deux-jours-apres-le-bombardement-du-theatre-de-marioupol-le-flou-demeure-sur-le-bilan-humain-20220318_PDFIACTL2ZDPDH7COU5T62N6HM/

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          2. Quoi Ruiz, Zelenski devrait regarder son pays prendre des bombes sur la tronche en gardant le silence ?

            Il fait ce qu’il peut, il appelle au secours, sur toutes les tonalités tous les accents, en espérant Tu as remarqué que comme à la TV, les députés occidentaux applaudissement debout à tout rompre, puis ensuite rentre à la maison dormir avec bobonne ?

            Non, tu n’as pas remarqué ? Alors même crier et implorer de l’aide faudrait lui nier cette action ?

            T’inquiète l’OTAN n’a aucune intention de se lancer aussi dans cette bataille. Ce n’est pas dans ses engagements !

            Je constate maintenant que tu nies le droit aux peuples de choisir non pas uniquement leur alliance militaire, mais aussi leur alliance de mode de vie et alliance économique et d’intérêts. T’as remarqué que l’UE n’envahit pas et demeure exigeante sur l’Etat de droits et les libertés par exemple envers qui veut adhérer à l’Union, le processus est long pour rentrer dans l’UE (sauf pour l’ex-RDA). Même ça c’est interdit selon tes critères de raisonnement mon cher stratège Ruiz ? Ca pourrait fâcher Poutine et son délire nationaliste mortifère ?

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            1. @CloClo Zelensky peut faire ce qu’il veut dans la situation où il est, et faire une guerre de communication et d’influence pourquoi pas, il est justifié dans ce rôle, ce qui est étonnant c’est l’acceptation des assemblées successives à cette mise en scène théatrale rediffusée vers les opinions publiques (peut-être le choix de la date en France qui semble une des dernières à s’y résoudre).

              L’emballement des assemblées est un risque bien connu des systèmes démocratiques, qui fait que le président français n’est pas autorisé sauf cas très délimités à se présenter devant l’assemblée, et son discours peut y être lu.
              Tout ceci est d’autant plus curieux que rien effectivement ne semble pour le moment en résulter.
              Pas plus que lorsque Massoud était venu en personne en France.

              Pour ce qui est de l’U.E. (voire l’OTAN ?) l’Ukraine, si cette nation ou état existe de mieux en mieux depuis 2014 grace à Poutine (l’union par l’ennemi commun) est tout a fait justifiée de faire ce qu’elle veut une fois qu’elle aura comme la Finlande en son temps réussi à faire parler les armes.
              https://www.monde-diplomatique.fr/1983/12/A/37753

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              1. Ruiz,
                J’approuve à 1000 % les appels vibrants de Zelensky devant les parlements des pays démocratiques.
                Son pays est en danger de mort, il cherche donc des alliés, il interpelle, c’est heureux, j’applaudis.

                Ce n’est pas du théâtre, des gens meurent pendant qu’il parle.

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      2. @Ruiz (18/3 à 10h39)

        Écrire d’abord que j’approuve le message contenu dans la réponse vous adressée par @CloClo à 15h28 […à sa dernière phrase près! (..quoique fort modérée pour son style habituel)].
        J’y ajouterai que l’image de l’ours en lente in(di)gestion , malgré sa pertinente signifiance « tactique occidentale optimale » , prête aussi à la critique car elle suggère que la durée de l’agonie (actuelle.. en l’espérant provisoire) des résistants militaires et civils ukrainiens doit être la plus longue possible…pour nous permettre , nous , de nous préparer..!… Et , même et surtout si c’est hélas vrai , ce style d’expression ne peut que choquer tous ceux d’entre nous qui assistent , impuissants et surtout impotents , en direct ou différé télévisé à ces atrocités sur notre continent .
        Tout cela ne peut que nuire à la pertinence par ailleurs du contenu des considérations et conclusions de votre commentaire , contenu réaliste que je ne peux que partager au vu des liens que j’ai moi-même proposés.. auxquels j’ajoute ceci.. qui nous( les ) amène au mois de juin.. http://www.opex360.com/2022/03/16/lotan-envisage-de-renforcer-encore-significativement-sa-posture-militaire-sur-son-flanc-oriental/ :
        …  » le secrétaire général a évoqué une hausse sensible des forces présentes dans la partie oritentale de l’Alliance, ce qui passerait par davantage de déploiements permanents aériens et navals, un renforcement de la défense aérienne et antimissile, un effort accru en matière de cyberdéfense et par des exercices plus fréquents.
        « Notre nouveau dispositif devrait inclure des forces nettement plus nombreuses dans la partie orientale de l’Alliance, à un niveau de préparation plus élevé, avec davantage d’équipements et de fournitures prépositionnés », a détaillé M. Stoltenberg, ce 16 mars, après une réunion extraordinaire des ministres de la Défense des pays membres. « Nous sommes confrontés à une nouvelle réalité pour notre sécurité. Nous devons donc réinitialiser notre défense collective et notre dissuasion pour le long terme », a-t-il insisté.
        Le commandant suprême des forces alliées en Europe [SACEUR], le général américain Tod Wolters, a été chargé de faire des propositions en ce sens, en vue du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan, qui doit se tenir à Madrid, en juin prochain.
         »

        A quoi j’ajouterai que le comportement délibérément criminel du camarade Poutine chef des armées russes qu’il a entraînées le 24 février 2022 à envahir de façon barbare puis soumettre un voisin-« frère » , mérite un châtiment exemplaire. Le seul réaliste potentiellement suffisant ne peut venir que de « son » peuple révolté.
        Existe-t-il une « Veuve » russe?

        1. @Otromeros 18 mars 2022 à 18 h 00 min On ne peut mieux dire c’est bien le fonctionnement du piège dans lequel coté Etats-Unien on se réjouit d’avoir placé Poutine.

  13. Selon le Pentagone, la Russie pourrait s’appuyer de plus en plus sur sa dissuasion nucléaire pour envoyer des signaux à l’Occident dans le cas où la résistance ukrainienne venait à se poursuivre.

  14. La troisième guerre mondiale , on y est . Et l’on ne va que de plus en plus découvrir l’économie de guerre qui va avec .

    Je cherche en vain , dans les programmes ou les déclarations , la ou le candidat à notre élection locale , qui avance pour les cinq ans à venir , les motifs et premiers moyens pour se préparer à subir les inévitables restrictions de tous ordres qui vont être nécessaires pour rester fidèles à notre devise et ne pas devenir des zombies comme les russes .

    Et avec quels alliés prêts , eux aussi , à porter le fardeau .

    A défaut de « voir les choses en positif » , est ce trop demander que se contenter de voir ce qu’on a sous les yeux , et d’en tirer les immédiates conclusions en adulte responsable ?

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    1. Si l’on veut alors être optimiste , on mettra son espoir dans les suites des réunions convenues récemment à Versailles , et nos futures années seront alors plus sérieusement cadrées et assurées que par les votes et lois de chacun des 27 pris isolément .

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  15. Le ministère russe de la défense a annoncé avoir utilisé des missiles hypersoniques de type « Kinjal », maintenant « field prooven ».
    La guerre en Ukraine peut servir de banc de test aux armes nouvelles
    https://www.journaldemontreal.com/2022/03/19/la-russie-dit-avoir-utilise-des-missiles-hypersoniques-en-ukraine-une-premiere

    Celà semble dire que la Russie n’a peut-être pas encore la supériorité aérienne, en particulier sur l’ouest, mais ausssi des limites d’établir une No-fly zone.

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