Le temps qu’il fait, le 11 juin 2010

11 juin 2010 par Paul Jorion | Print Le temps qu’il fait, le 11 juin 2010

J’évoque certains billets récents (pas uniquement les miens) :

La discussion avec Éric Woerth

Le billet d’Attali : Eloge du pessimisme

La conversation avec Nouriel Roubini

Un soir, un train

George Soros

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214 commentaires

  1. Ken Avo

    Paul Jorion,

    Je ne voudrais pas briser votre bonne humeur matinale mais au cas où vous ne seriez pas encore au courant de la mauvaise nouvelle, Lagarde a finalement repoussé l’interdiction des CDS nus sur les obligs d’état à un futur (improbable ?) projet de la Commission européenne en la matière lequel n’interviendra pas avant septembre.

    Et voila…

    • laurence

      à Ken Avo,

      laissons-les se décridibiliser toujours davantage et perdre pied..

      Pendant ce temps, nous, allons de l’avant…

    • arnaud

      Si on s’y mets tous à coup de mails et de lettre à nos chers députés, tous partis confondus, gageons que l’avis de Mme Lagarde pésera de moins en moins dans la balance.
      On construit une cabane?

    • Lagarde meurt mais ne se rend pas!

    • fnur

       » Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi.  »

      Nous vivons des temps héroïques, n’est il pas ?

  2. [...] les survivants sont les pessimistes …. Posted by sisyphe67 on June 11th, 2010 at 6:28 am Create a free edublog to get your own comment avatar (and more!) [...]

  3. sheeple

    Concernant l’optimiste affiché de nos dirigeants, je dirais ceci :
    Comme le dit le proverbe chinois, « il n’est pas besoin d’élever la voix quand on a raison »
    Pourquoi croyez vous qu’on entend tout le monde dire ca va mieux ???

  4. domini CB

    Vous êtes bien matinal ce vendredi. Bonjour, M. Jorion.

    M. Woerth, ce soir-là, a aussi répondu que vous aviez raison
    en ce qui concernait les agences de notation.
    Mais, mais, cela lui avait échappé, et il s’est aussitôt rétracté
    en dérapage bafouillé.
    Non, décidément non, vous ne pouviez, sur ce point non plus, avoir raison. Non.

    Sacrée mentalité.

  5. laurence

    Bonjour Monsieur Jorion,

    ca fait plaisir de vous retrouver plein d’allant!

    Merci pour cette vidéo pleine de fraîcheur communicative!

    Bonne semaine à vous aussi!

    • Didier

      Je suis de l’avis de Laurence ! Et à paris il fait à peu près beau

      Méfiez vous Paul Jorion, le « bonjour, c’est vendredi » va devenir un classique :-)

    • merou

      D’accord avec Laurence et Didier.
      Mais il fait si froid que ça, dans ma chère Bretagne, pour que vous gardiez le pull marin qui, lui aussi, devient un classique du vendredi?
      pull toujours fabriqué en France, s’il est de marque Armor lux, St james et j’en oublie une autre.
      Comme quoi on n’est pas obligé de tout délocaliser et, gràce à Paul, ce pull du dernier chic deviendra
      « le » pull du ralliement. Un symbole pour un monde nouveau ?tiens, je pose la question: avons-nous besoin d’un symbole ?

    • Claude L

      @Didier
      Mais, c’est un classique. L’addiction à cette vidéo du vendredi doit s’étendre de semaine en semaine. Je ne suis tout de même pas le seul à ne plus pouvoir m’en passer.

    • Pierre

      « Bienvenue, c’est le jour de Vénus. »
      L’étoile du berger….. Et la déesse de l’Amour.

    • Papimam

      De mon premier sejour en Bretagne, en sus de la découverte de magnifiques chapelles et de Belle-Ile j’ai rapporté un pull-marin….bleu, foncé en prime, sans rapport avec mes penchants politiques, il se trouve que le bleu est ma couleur fétiche.

  6. Alain A

    Bonjour Paul

    Commencer « Le temps qu’il fait » par « Il pleut tellement fort qu’il fait sombre au point que j’ai dû changer de lieu pour que vous me voyez », c’est vraiment de saison… financière.

    J’adore les « Idées Noires » de Franquin. Lui, il était réellement déprimé mais cela a donné des planches d’une lucide noirceur jouissive. Tout un temps, j’ai eu affichée derrière mon bureau celle-ci: http://ideesnoires.free.fr/index/pl48.htm qui illustre parfaitement votre vision des optimistes qui s’amusent sans réfléchir au pas suivant…

    L’humour est la politesse du désespoir n’est-il pas ?

    • la menuise

      @ Alain A

      « L’humour est la politesse du désespoir. »
      Kierkegard, Oscar Wilde, Boris Vian ou Achille Chavée? Moi, je ne sais pas et vous?
      Il est vrai, qu’ils sont tous crédibles et d’après le dicton on ne prêterait qu’aux riches.

    • Cécile

      Il se dit aussi quelque chose comme « l’humour, la jeunesse des vieux »

    • Un autre disait que « la télévision, c’est le chewing gum de l’àme »

      Mais n’est-ce pas vrai aussi pour internet….?

    • PAD

      @ Thomas

      La télévision et internet c’est comme votre libre arbitre à choisir un bon livre dans une bibliothèque :-)

    • Alain A

      Pour ce qui est de la politesse du désespoir Desproges n’était pas mal et j’ai aussi beaucoup aimé cet humoriste tchèque qui, se mourant d’un cancer, aurait dit: « Cette fois ils ne pourront pas dire que je ne suis pas un grand tumoriste… ». Mais l’a-t-il dit en tchèque ou en français ?

      • Julien Alexandre

        « Plus malade que moi, tumeur ».

      • Adrian

        Sauf erreur, je crois que la phrase exacte de Desproges était : « Plus cancéreux que moi, tu meurs. » (à replacer dans le contexte, évidemment…)

    • PAD

      « Votre » ?

      Tombez vous de la Lune, êtes vous Cyrano ?

  7. olivier

    pour ceux qui intéressent à la technique, ce post est tout à fait clair sur ce que je pressent de la suite des « réjouissances » sur le marché.

    http://tropicalbear.over-blog.com/article-file-trading-juin-2010-51754852.html

    • Mathieu

      Je n’aime pas ces gens qui trouvent normal de gagner de l’argent en spéculant sur la bourse. Il n’est tout simplement pas normal de gagner de l’argent quand on ne fait rien d’utile pour personne d’autre (ce qui est le cas des boursicoteurs court terme).

      Je serais pour un « fixing », disons, tous les mois. Ca a beaucoup d’avantages, et je n’y vois tout simplement pas de désavantages. Quelqu’un a un argument contre?

    • Cécile

      je serais surtout d’accord avec vous, je ne sais pas ce qu’est un « fixing »
      mais bon, l’usage de l’argent pourrait au moins se réfléchir, en sorte d’essayer d’être investi -déjà pour ne pas nuire, -si possible au bénéfice des hommes et de l’humanité …

  8. Jérémie

    Evidemment à partir d’une certaine position bien confortable dans une société, dans les médias en politique sur les marchés, vous vous rendez beaucoup moins apte de comprendre le point de vue d’un autre beaucoup moins enjoué dans la société civile.

    Cela peut bien sur donner le change pendant un temps faire plaisir au politique mondial, mais tôt ou tard cela sonnera de plus en plus faux surtout à l’égard d’un plus grand nombre de familles touchés.

    Il arrive bien sur que pendant de fugaces instants médiatiques, le monde, votre monde cède à vos efforts de le changer en vitesse et se remodèle d’autant plus aux nouveaux besoins du marché. Alors vous « avez » de nouveau un éclair de plaisir lorsque la bourse monte mais qui en fait n’a rien du tout à voir avec le réel bonheur du pauvre à voir plutôt la bourse chuter, car votre fugace plaisir de vous enrichir rapidement et souvent bien plus accompagné de la peur sous-jacente de perdre tout cela à la fois, aussi bien le contrôle politique et médiatique des autres et des choses que vous avez si péniblement gagnés hier avec vos ami(e)s et complices.

    Hélas ce qui arriva au temps de Noé arrivera sans doute demain si le climat se détériore avantage ce qui n’est pas du tout impossible vu que la plupart des hommes de nos jours préfèrent principalement semer et récolter que pour les seules valeurs de l’argent malgré les diverses mises en garde. Ce qui me fait beaucoup sourire aussi en ce moment c’est la gigantesque marée noire qui se répand jour après jour dans la mer c’est fou quand même un Exxon Valdez par semaine qui dit mieux, et encore nous n’avons pas tout vu de l’histoire.

    Alors comment peut-on réellement informer objectivement une société si l’on vous oblige constamment à sourire et à montrer le même petit journal de faux-semblant à l’antenne ?

    Un jour ils en vous en finiront aussi par vous reprocher de ne plus du tout aimer tout cela avec le sourire.

  9. juan nessy

    L’art de recycler les billets récents ? Ou le début d’une mayonnaise qui prend ?

    On attend des nouvelles de cette convergence des blogs et autres lieux . Au travers de cette toujours promise Constitution économique ?

    A propos d’optimiste/pessimiste , j’aime bien : » Rire de la mort fait rarement mourir de rire  »

    A propos du prochain billet invité annoncé , j’aime bien :  » Le capital rapporte des intérêts . Porter intérêt à quelqu’un ne rapporte rien … Mais c’est capital . »

    Sinon je suis venu à bout de  » Comment la vérité ….. »

    Je dirai : prémisse prometteuse et passionnante , quelques raccourcis expéditifs , expression un peu bordèlique ( défaut d’universitaire ou suis je trop franco -Boileau- Pascalien ?) => travail à reprendre dès que la Constitution aura été élaborée ( et soumise à Assemblée constituante et referendum ) .

    • pablo75

      Et la phrase de Chardonne qui était la devise de Cioran: « Tout finit bien puisque tout finit », elle est optimiste ou pessimiste?

    • juan nessy

      Cioran se prenait trop au sérieux à mon goût . Il n’a pas su faire de l’ironie l’usage que transcende l’humour ironique . J’aurais bien volontiers rééditer avec lui :  » d’accord , mais parlez moi de vos parents . » .

      C’est bientôt l’anniversaire de sa mort .

      Grand bien lui fasse .

    • Verywell

      « Avoir commis tous les crimes hormis celui d’être père » Cioran

      Si ça, c’est pas à mourir de rire, je ne sais ce qui l’est.

    • pablo75

      @ Juan Nessy

      La deuxième partie de votre texte n’est pas claire, mais on voit quand même que connaissez mal Cioran. Il avait un humour ravageur, un humour de l’Est, un humour de désesperé, et une bonne partie de son oeuvre en témoigne. Quelques exemples:

      Le spermatozoïde est le bandit à l’état pur.
      (Syllogismes de l’amertume)

      Depuis deux mille ans, Jésus se venge sur nous de n’être pas mort sur un canapé.
      (Syllogismes de l’amertume)

      Paris, point le plus éloigné du Paradis, n’en demeure pas moins le seul endroit où il fasse bon désespérer.
      (Syllogismes de l’amertume)

      Au zoo. Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l’homme n’est pas loin.
      (Ecartélement)

    • juan nessy

      @Pablo :

      L’humour à ma sauce ne peut être ni ravageur , ni désespéré .

      Il est plutôt comme le burin du sculpteur qui dégrossit la pierre ( et de mon point de vue le sculpteur en même temps !) .

      C’est un art . Peut être la nature même de l’art et de la culture . Ce qui faisait écrire à Oscar Wilde :

      « L’art est la seule chose sérieuse au monde .Et l’artiste la personne la moins sérieuse au monde . »

      ainsi que :

      « La culture , c’est l’esprit critique et rien d’autre . »

      Mais bon , pour rester fils et filles de Cioran comme d’Oscar ( je me demande ce qu’il aurait dit de la cérémonie du même prénom ) , on va dire qu’on se tape de ce qu’ils ont commis .

      PS : je note que si Sysiphe avait attaqué son rocher au burin ,pour le dégrossir , au lieu de le faire rouler sans cesse dans la pente , il se serait considérablement facilté l’existence . A l’heure qu’il est il n’y aurait plus qu’un petit tas de poussière ( ou d’argile selon d’autres sources ) et tout aurait recommencé . Aïe! voilà que je réactive le mythe de l’éternel retour .

      PS bis : je ne suis plus sur de la place du y dans Sysiphe . Je vous laisse éventuellement corriger

    • pablo75

      @ juan nessy

      L’humour à votre sauce, qu’on pourrait appeler l’humour-burin, je crains qu’il soit vraiment très limité. Parce que peu d’humoristes ou d’écrivains avec de l’humour n’ont pas été désespérés. « L’humour est la politesse du désespoir », dit une belle phrase attribuée à une douzaine d’auteurs au moins, dont Cioran lui-même.

      Quant à Sysyphe, à mon avis l’humour n’était pas son fort. Wikipedia dit qu’il « avait développé la navigation et le commerce, mais se montrait avare et trompeur et tuait les voyageurs ». Donc, pas le genre à buriner de gros rochers sur des pentes pointues. En plus vous oubliez qu’il fut condamné par les dieux à faire rouler son rocher éternellement. Il n’aurait pas pu, donc, tricher avec votre burin. L’exemple est définitivement mauvais.

      Concernant la phrase «l’art est la seule chose sérieuse au monde. Et l’artiste la personne la moins sérieuse au monde», paradoxe pour des salons anglais du XIXe siècle, elle n’est pas ce que notre ami Oscar a dit de plus intelligent (elle paraît même de Cocteau, tellement elle est idiote). Parce que si elle était vraie Bach, Michel Ange ou Tolstoi, entre beaucoup d’autres, ne seraient pas des artistes. Penser qu’un artiste ne doit pas être sérieux c’est ignorer la nature profonde de l’art, derrière lequel il y a surtout du travail (« l’inspiration c’est d’écrire tous les jours », disait à peu près Baudelaire, un autre artiste extrêmement sérieux. Et Bach, à la fin de sa vie: «J´ai beaucoup travaillé. Quiconque travaillera comme moi pourra faire ce que j´ai fait. »).

      On imagine mal l’auteur de la Passion selon St.Mathieu (pour moi le plus grand artiste qui a existé, tous arts confondus), avec ses plus de 1 000 opus et ses 20 gosses, étant un joyeux luron prêt à amuser la gallérie. Il prenait son travail très au sérieux et ne supportait pas qu’on l’empêche de l’exercer comme il l’entendait (le peu de correspondance qu’on a de lui ne parle que de ça). Il suffit de regarder son portrait peint par Haussmann en 1746 (1) (qui était peut-être celui qui avait, en gravure, dans sa chambre, Beethoven – un autre artiste connu pour son sérieux, pour ne pas dire son mauvais poil), il suffit donc de regarder son regard dans ce portrait pour se rendre compte qu’il n’était pas du genre à risquer de passer pour « la personne la moins sérieuse au monde ».

      (1) http://www.npj.com/thefaceofbach/QCL08.html

    • juan nessy

      @Pablo 75 :

      Nous étions en fait partis de la notion d’humour . Au bénéfice d’une parenté douteuse avec la notion de sérieux ( qui , à elle seule peut alimenter trois tomes de commentaires contradictoires ), j’ai fait une digression sur l’art avec l’aide d’Oscar Wilde , qui est à l’intelligence ce que le sel est pour le potage : magique si on se contente de quelques pincées , catastrophique si on y verse la salière .

      Le débat sur l’apport du travail ( de la sueur ) dans la qualité de l’oeuvre artistique et son rapport à la fulgurance du génie , est ancien et toujours intéressant . Vous aurez noté que j’ai écrit précédemment que mon burin dégrossissait aussi bien la pierre massive que le sculpteur . Dans une autre approche , je dirais que selon moi , une oeuvre aboutie ( un chef d’oeuvre au sens plein ) doit être le mariage de l’amour de l’artiste pour son prochain ( référence plutôt au passé ) , de la création originale pure ( l n’y avait rien et il y a maintenant quelquechose / référence au « hors temps ») , de l’âpreté du réel ( le travail , l’effort / référence plutôt au présent ) , et du « sens » de la valeur de l’oeuvre dans l’histoire humaine qui se projette ( référence plutôt au futur ).

      Ceux que vous citez sont certainement des artistes ( encore que Bach avec ses 20 enfants n’était sans doute pas aussi sérieux que vous le dites!).

      Il n’en reste pas moins que l’apport premier de l’artiste est d’être  » dérangeant » , pour attaquer au  » burin » la carapace de nos « certitudes  » , de nos  » vérités » , sinon de nos  » réalités » .

      En cela l’humour qui a cette vertu , est un art .

      On n’a pas encore atteint par contre , LE chef d’oeuvre .

      Je garde mon burin sous la main .

  10. Paul Stieglitz

    A Paul Jorion
    C’est ici que j’aurais dû placer mon commmentaire sur le pessimisme et non après le papier consacré à Soros.
    Oui, il faut lire JP Dupuy ne serait-ce que pour le discuter; commencer par La petite métaphysique des tsunamis ou par Pour un catastrophisme éclairé. L’avez-vous lu, qu’en pensez-vous ? Pour moi, un auteur majeur !
    Merci de vos paroles de bon sens…

  11. pvin

    Paul Jorion, la prochaine fois qu’on vous traite de dé-primé, répondez « non je suis Belge ».
    Précisez ensuite à la vue de incompréhension de l’adversaire : « j’ai la frite ».
    Autre technique : « ah bon, vous êtes aussi psychiatre »
    La stratégie qui consiste à psychopathologiser l’autre est une tentation-tentative de sortir son discours comme ses actes du champ politique qui est au contraire à restaurer.

    • Cécile

      C’est tout à fait dans le vent, de décrire son interlocuteur, de le traiter, par ex d’aggressif, de déprimé … pour surtout, surtout éviter de lui répondre
      Perso, de cette sorte de procédé, je ne vois pas tellement que dans l’effet escompté, il y ait une différence entre la répartie du style sélect , soit dans le registre populaire « t’as-vu comment tu parles », où celle du tout au contraire, traduit dans le genre dit « mal élevé » par ex: « va nicker ta mère « , …
      Les deux sont un évitement, …
      (dont je n’ai toujours pas compris l’intérêt, mais comme je n’ai aucune ambition, ni donc aucune aptitude commerciale …

  12. Boson

    Bonjour Paul ,

    Je maîtrise trop mal l’américain pour comprendre les analyses de N.Rubini qui sont nombreuses en vidéo…Je trouve quelques articles dans le monde , mais ça me semble un peu trop général…

    Si sur ton blog quelques uns avaient des liens sur ses interventions sous titrées ou traduites , ça m’intéresserait , à moins que certains ne s’y attèlent…

    Encore merci pour ton blog et bien amicalement . Bon W.E

    PS : je ne voudrais pas contredire Ben Gourion quant à la fonction du pessimisme dans la survie , mais j’ai lu aussi que beaucoup de rescapés faisaient tout pour maintenir un moral d’acier , pour la lutte . Peut-être n’est ce pas contradictoire : une analyse lucide de la situation était nécessaire ,pour s’organiser de façon efficace..;Et puis cela me fait penser aux héros des guettos de Varsovie qui avaient décidé qu’il valait mieux mourir l’arme à la main…La petite abeille disaient-ils : si on l’attrape elle pique avant de mourir , mais si elles ne piquaient pas ,il n’y aurait plus eu d’abeilles.

    • vigneron

      Bien sur, mais Ben gourion voulait surtout dire que les « pessimistes », en Allemagne, en Pologne, en France, Hollande ou ailleurs, ayant vu venir la tragédie, s’étaient enfuis assez tôt ou avaient tenter d’intervenir en amont.

    • Wangxi

      Le site de Nouriel Roubini (RGE comme Roubini Global Ecomonitor) est ici (http://www.roubini.com/) de nombreuses analyses en anglais sont disponibles sur différents sujets, pays ou secteurs.. Les analyses du « maître » (si j’ose dire) se retrouvent sur son blog (http://www.roubini.com/roubini-monitor) et sont en accès non payant. Il y a beaucoup à lire et il est parfois nécessaire de faire un peu de tri.

      J’ai également une question pour Paul, qui touche au pessimisme et à la lucidité : que pensez de cet article et notamment des premiers tableaux ? (http://www.zerohedge.com/article/guest-post-extend-and-pretend-guide-road-ahead) Certes, le site où il est abrité n’inspire pas forcément à la confiance, la fin de l’article et les tableaux pseudo-scientifiques (individualisme=bien, collectivisme=mal) non plus ; j’en conviens.
      Cependant, quelque chose me semble intelligent dans la manière de présenter La Crise et le champ des suites possibles à la situation présente. J’aimerai juste – à la manière de Lacoue-Labarthe relisant le philosophe H (auf deutsch natürlich) en essayant d’y extirper tout ou le maximum de son venin – explorer à partir de ces tableaux un raisonnement valable tout en y ôtant chaque présupposé, idée préconçue ou postulat invalidé que l’on retrouve habituellement dans ce genre d’article.
      Continuez dans la joie de vivre, et n’oubliez pas que rien n’est jamais plus beau qu’une brève éclaircie dans la tempête

  13. ni pessimiste ni optimiste ,dubitatif

    l’argent ,bon valet et mauvais maitre mais de nos jours qui le sait encore ?
    est ce dû à la virtualisation de l’économie que l’argent devient si volatile ou est ce un concept dépassé
    un peu comme l’âme ?

    prendre sapèque pour cangue ,avarice et accumulation semblent avoir atteindre des sommets ,l’addiction à l’argent repose sur les mêmes mécanismes que l’obésité ,un croisement de causes endogène (capacité d’accumulation,satiété moindre) causes exogénes (angoisses : réassurance des positions ,stress) .

    peut etre faut il un événement planétaire pour que les millions de rentiers relativisent leur fortune tel voltaire après le tremblement de terre de lisbonne ?

    • pablo75

      La différence entre l’amour et l’argent, c’est que si on partage son argent, il diminue, tandis que si on partage son amour, il augmente. L’idéal étant d’arriver à partager son amour avec quelqu’un qui a du pognon.
      (Philippe Geluck. Le Succulent du chat)

  14. logique

    Juste un petit détail concernant le bear market, l’action de vendre masivement des titres afin de faire baiser le prix de ces derniers. La technique consiste a vider les orders book a la vente, une fois le prix bas atteint ont rachetent les titres pour les faire remonter. le calculs est assez simple tant que (nb titres vendu * prix) > (nb titres racheter * prix). mias pour cela il faut tout de même avoir une excellente connaissance des volumes, et seul les gros broker peuvent se permettre se genre de manoeuvre puisqu’il possédent tous les ordres de leurs clients, ils savent donc avant que ces ordres soit passé réllement sur les plateforme de trading les prix a la vente et a l’achat.

    pour faire remonter, rien de plus simple, le prix etant bas et les ordres hauts étant réduit, il suffit des passer des ordres a des prix haut et particulier et de matcher (effectué la transaction) au marcher pour faire remonter.

    Donc il n’y a pas grand chose a voir avec les informations du marché, c’est juste une pratique, surtout qu’en se momment il y a la période des dividendes, certains achetent pour les dividende et revendent le lendemain.

    • TARTAR

      Associé au HFT ce doit être chaotique.

    • logique

      C’est clalir que avec HFT c’est, encore beaucoup plus efficace. M’enfin il y a tellement de stratégie possible est c’est d’ailleurs pourquoi a mon avis il y a des problèmes. Car ces stratégies peuvent sans le savoir se retourner contre celui qui les montent a un endroit et qui tente de les démontés par un autres. Le monnaitaires par example peut facilement e^tre a double trancahant, lorsqu’une équipe jouent dans un sens et l’autre dans un autre. Surtout si ont rajoute par dessus le actions est les options avec lesquelles ont peut jouer a découvert. Je ne suis pas surpris que les stratégie est finies par se transformer en arnaques. L’arnaque restera toujours le meilleur stratégie pour gagner de l’argent, c’est aussi la plus risqué. Cela me rappel c’est vendeur de produit miracle rouler dans le goudron est recouvert de plume :)

  15. yvan

    Et c’est pour cela qu’il faut une chute franche et massive, quitte à l’accélérer…
    Mais travailler sur la suite est délicat. Si ce n’est qu’une base a déjà était construite par nos aieuls… nous fêtons tous les 14 juillet, non..???
    Autant que ce symbole soit un peu moins symbolique…

    Une chose qui va faire plaisir aux politiciens de carrière :
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/11/le-conseil-constitutionnel-censure-les-peines-automatiques-en-cas-de-delit-financier_1371078_3224.html
    « Le Conseil constitutionnel censure les peines automatiques en cas de délit financier »

    • Martine Mounier

      « Une sanction ayant le caractère d’une punition » : trop dur.

    • yvan

      Allez prouver que j’ai mangé dans les meilleurs restaurants de Normandie aux frais de fournisseurs avec lesquels je faisais un chiffre d’affaires qui les faisait vivre, et revenez me dire…
      Cette crise a cela de génial qu’elle met en évidence toutes les dérives du système.
      POUR CEUX QUI SONT A L’AFFUT D’UNE INFORMATION REELLE.
      Il FAUT diffuser l’information. C’est la meilleure arme contre l’opacité des puissants.

      Martine, vous avez raison.
      Et tout comme moi, vous voyez bien que les politiciens de notre pays veulent pouvoir profiter de la galette sans en avoir les inconvénients…

      Sinon, si vous n’êtes pas trop loin du Havre, je peux vous inviter à la taverne Paillette pour une choucroute d’exception dont je vous recommande le jarret.
      Viande ni grasse ni trop sèche, son gout raissonable par rapport à la charcuterie permet au choux d’exprimer toute sa saveur. Le choux n’est ni acide ni trop détruit dans son arome, soit, parfait.
      Je m’étonne d’ailleurs de ne peser que 70 kilos… ;-)

    • Martine Mounier

      @Yvan

      Faut vraiment que je revois ma géographie de l’humour : j’étais persuadée que vous étiez Corse ! ;-)
      Je suis juste à quelques kilomètres au sud, du côté de Grenoble, mais merci pour l’invitation.

    • Cécile

      la choucroute, c’est pas corse, le saucisson d’âne, le paté de merle, je ne dis pas, je ne sais pas (mais ses pauvres corses sur leur cailllou ….

  16. Lau

    Bjr,

    Ouais, bon. C ‘est bien beau de discuter de macro, des CDS et tout ça, de dire qu’ il ne faut pas prendre de précautions parce que non seulement on ne connaît pas la tournure des évènements ( ce qui est vrai) et qu’il ne faut pas placer son argent « différemment » au risque d’ alimenter la crise.
    Deux réponses :
    Cela me rappelle quand M. Jorion était interpellé par des personnes qui lui disaient que ses propos provoquaient cette crise.
    Quand vous avez en charge une entreprise, vous devez forcément essayer de prévoir. Et par les temps qui courent, est ce que vous prenez le risque d’investissements à LT ??? Est ce que vous ne vous posez pas la question de savoir si votre banque est fiable ??? Certains , tels que moi, ont du mal à comprendre les Cds, etc…Mais nous sommes sur le terrain de la micro et quoiqu’ il en soit, nous nous devons de prendre les précautions nécessaires.
    Merci

    • yvan

      En entreprise américaine, on m’interdisait un investissement n’ayant pas de retour sur moins de … 3 ans.
      Dans ces cas-là, vous finissez par acheter des équipements de mauvaise qualité, car ils n’ont plus besoin de durer.. et vous oubliez tout projet à plus de 5 ans.

      Mais…Pourquoi..???

      Le long terme n’est PAS dans la logique du système qui a besoin de variations, de destruction/reconstruction/consommation, de cassures extrèmes…

      Vive le court terme…

      Et en dehors de la micro-économie, vous voudriez qu’un humain puisse encore faire des projets à long terme pour sa vie…???
      Il faut avoir au moins 500 millions pour s’offrir ce luxe.

    • yvan

      Je ne sais pas si ma phrase était très claire : le retour devait se faire sur 3 ans maxi.

    • Moi

      yvan, pour tout ce qui touche au long terme, aux USA c’est l’Etat qui casque. C’est comme ça là-bas. Par exemple: l’Etat finance la recherche qui donne l’internet et c’est ensuite au privé d’en tirer le bénéfice. Etc.
      Il n’y a pas une seule grande invention récente américaine qui n’ait été financée par l’Etat, c’est-à-dire surtout par le Pentagone.
      Faut pas demander aux boites privées américaines d’investir sur le long terme, elles comprennent pas, c’est pas leur job.

    • yvan

      Moi, entre nous..
      On voit ce que ça donne.. :-)

      Je ne voudrais pas faire d’anti américanisme primaire, bien sûr. Mais seulement secondaire. Une des composantes de mon métier est de rechercher des sources de richesse sûres. Soit, ne pas devoir dépenser des sommes folles après avoir essayer d’investir et donc, par là, garantir à la fois une rentabilité AINSI qu’une pérénité.
      Mon coté paternaliste (non mafioso) m’aide bien dans ce cas.
      Là, je viens de faire hier démarcher pour une mission dans un ancien pays de l’Est qui semble commencer à comprendre qu’il faut parfois se faire des ilots de tranquilité plutôt que de se laisser détruire par les « investisseurs ».
      Je fais quoi, dans ce cas..??
      Je laisse tomber mon pays, soit mes concitoyens, soit, quand on regarde bien, une communauté qui m’apporte autant que je lui apporte, ou.. je vais aider ce pays..???
      Ils me propose un pont d’or, les gars…
      Centrale à construire.

    • Cécile

      à Yvan
      3 ans donc soit de ci à là , peut-être que BP, sa marée noire …

  17. JP

    Cher Monsieur hé oui si il faut laisser les spéculateurs faire tomber la livre sterling ou il faut que les faibles meurent, c’est la sélection naturelle contre laquelle le monde entier lutte. On veut prolonger la vie et cela engendre une surpopulation etc.
    Votre vision est utopique.
    Vous devriez lire Frederic Bastiat ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.
    si on n’avait pas renfloué sans cesse les GM et autres compagnies nous n’en serions pas là.
    et demain on va tous donner le fruit de notre travail aux autres. vous encourager la cigale au lieu de la fourmi.
    Arrêtez de trop réfléchir, je n’ai rien compris de ce que vous proposez à part réfléchir…vous devriez faire de la politique et vous mettre autour de la table pour ….DISCUTER !
    Ce sont les gens qui bossent qui financent eux qui réfléchissent. Soros que vous n’appréciez guère a pris des risques lui dans la vie ! et vous ??

    • Julien Alexandre

      Et pour vos vacances, vous partez également en Autriche? :)

    • yvan

      JP.
      Il est clair que vous ne pouvez pas comprendre. Car ça n’entre pas dans vos shémas de pensée. Logique.
      Dites-moi. Entre nous. Avez-vous déjà été salarié…???
      Juste comme ça.

    • Didier

      JP : on va demander aux dirigeants de BP si ils ont réfléchi hein ?

    • Jean-Luc

      @ JP,

      Vous écrivez à Paul Jorion:
      « Ce sont les gens qui bossent qui financent ceux qui réfléchissent. Soros (…) a pris des risques, lui, dans sa vie! Et vous?? »

      Je ne veux pas me faire l’avocat de l’intéressé, mais en survolant son Curiculum vite fait, j’ai constaté qu’il a bien bossé dans sa vie, et qu’il continue à fond les manettes. Il a même fait un boulot « 9h-18h » pendant longtemps de l’autre côté de l’Atlantique, et il me semble qu’on l’a licencié parce que, justement, c’est un type qui n’a pas peur de prendre des risques.
      Soros, lui, fabrique des marchés à risques; les risques pour les autres, l’argent du risque pour lui. C’est un autre style, moins risqué.

    • Jean-François

      « il faut que les faibles meurent, c’est la sélection naturelle contre laquelle le monde entier lutte. »

      Vous avez tout-à-fait raison, c’est du bon sens, arrêtons de réfléchir. Supprimons ces règlements, contraintes et lois qui protègent les faibles. Que des nuls !
      Et c’est alors avec joie que vous vous ferez faire massacrer dans la rue par plus fort que vous.

      Ah bon ? ça n’a rien à voir ?

    • A ben tiens, je relève le défi : je veux bien qu’on fasse un concours entre Mr. Soros et moi-même, pour voir qui a pris le plus de risques dans sa vie. Pas un concours pour de l’argent, bien entendu.

      Et puisque vous êtes banquier vous-même, on peut également faire le concours entre nous deux (si vous êtes vous-même George Soros, il n’y a évidemment qu’un seul concours).

    • vigneron

      D’accord, il faut laisser faire. Le Marché comme ses chevaliers spéculateurs.

      Alors juste un exemple:

      - Disons que le prix du Blé est à un prix « correct, » pour producteurs et consommateurs, à 120 E la tonne.

      - Les lois du Marché nous disent, et vérifient, que 5% de sous production peuvent, et c’est ce qui arrive dans un Marché libre mondialisé, entrainer une hausse de 50 voire 75% des prix à la production, soit entre 180 et 210 E/T,répercutée sur tous les consommateur mondiaux.

      - Dans l’autre sens on aura bien sur une baisse de 50 à 75% des prix payés aux producteur, soit entre 30 et 60 E/T, pas nécessairement répercutée sur les consommateurs, car les intermédiaires redécouvrent les bienfaits de la modération (ententes, oligopoles, situations dominantes..).

      -C’est quoi le juste prix? 30, 60, 120, 180, 210…

      Ah, c’est le prix « d’équilibre », soit 120E! OK.

      Pourquoi y a t-il besoin de telles variations et de telles distorsions entre la valeur produite (la récolte annuelle de Blé) et les prix?

      Si tu le sais, je te conseille d’aller expliquer ça au gamin qui crève la dalle avec un prix à 210E, ou au paysan qui quitte sa terre pour aller à l’usine avec un prix à 30E.

      Je suis pas sur que tu prêcheras des convaincus…

    • reveil

      Entre le « Pragmatisme » de JP et la « Réflexion » de Jorion, il nous faut les deux et savoir où placer le curseur. C’est très révélateur de deux mondes qui ne communiquent pas, d’où les impasses d’aujourd’hui, alors que c’est de la synthèse des deux positions que que sortira la solution

    • merou

      Je crois que Paul Jorion prend un risque bien plus grand que n’importe quelle somme d’argent misée en bourse. Il ouvre son esprit, son analyse aux autres quitte à passer pour un fou, un « con » ou que sais-je ou bien alors un individu brillant et reconnu donc potentiellement dangereux pour certains.Paul, François et d’autres ici sont captivants et mettent leur intelligence au service de l’autre.
      L’échange et le partage ne sont pas des motivations pour Soros.

    • pour primer le concours, offrir de la dette « junk » ! ;-)

    • Julien Alexandre

      @ Reveil

      J’ai bien peur que d’un point de vue purement idéologique, faire le pont entre d’une part l’école autrichienne dont semble se revendiquer JP et nombre d’autres observateurs, et d’autre part les propositions de Paul Jorion, s’apparente à un grand écart de plus de 180°.

      La « réthorique pragmatique dépolitisée » de l’école autrichienne est un gigantesque bluff, un leurre destiné au contraire à imposer un projet politique bien précis par un biais détourné. C’est du pragmatisme de façade, qui ne tient pas une seconde l’épreuve de la critique.

    • yvan

      Monsieur Jorion, vous savez que je suis joueur.
      Et vu que les circonstances actuelles montrent que contre Soros, vous ne pourriez que gagner, je remets une autre choucroute en jeu. ;-)
      Y’a pas que BA qui me fait ça…

    • yvan

      N.B.: le slogan des yoghourts m’a marqué car j’avais une secrétaire, Béatrice, tout à fait… charmante :-)
      Rien qu’avec les yeux, d’ailleurs…

    • Jean-Luc

      @ Julien Alexandre,
      @ réveil,

      Je pense que vous avez raison Julien, car vous, réveil, nous proposez de réfléchir à nous placer sur une ligne qui irait de JP à Jorion, alors qu’ils ne sont visiblement par sur le même paradigme.
      Mieux vaut s’intéresser au choix que nous devons faire du type de paradigme.

      Rappelons-nous ce qu’en pensait Pierre Desproges:
      « Selon Euclide, la ligne droite est le plus court chemin d’un point à un autre; encore faut-il que les deux points soient l’un en face de l’autre. »

    • vigneron

      @réveil

      Faut changer de pseudo! L’assoupissement vous guette!

      @Julien

      Je suis et surenchéris! Vouloir faire subir à sa raison ce genre de gymnastique serait lui donner à terme, immanquablement, l’aspect du corps de Ravaillac une heure après son trépas!

      La synthèse des deux opinions, on la connait que trop. C’est: « Jorion, tu dégages! »

    • Moi

      « Cher Monsieur hé oui si il faut laisser les spéculateurs faire tomber la livre sterling ou il faut que les faibles meurent, c’est la sélection naturelle contre laquelle le monde entier lutte. »

      C’est du [Note PJ : 1 point Godwin] ou je me trompe?

    • yvan

      Hhmm.. Jean-Luc.
      Dans la citation de Desproges peut apparaître le face-à-face. Soit l’affrontement. Ce qui est parfois ce qu’il y a de meilleur.

      Notez que je suis pour la stricte application d’un principe d’un anti-état par son père, soit Paréto.
      Et pourtant, je suis de plus en plus de gauche-gauche…
      Si moins de 20% de la population détient plus de 80% de richesse, je coupe les vivres des 20%. Ils se débrouillent.

    • pablo75

      @ JP

      « Arrêtez de trop réfléchir, je n’ai rien compris de ce que vous proposez à part réfléchir ».

      Évidemment, vous ne réfléchissez pas assez…

    • Je prends le risque de dire que je préfère les cigales ou les abeilles mais je n’aime pas fourmis.
      Pour les risques au travail, ya des assurances.
      Pour les risques max, voir les kamikazes. Plus fort tu meurs.
      A commentaire par trop simpliste, réponse directe.

    • pablo75

      @ JP encore

      « il faut que les faibles meurent, c’est la sélection naturelle contre laquelle le monde entier lutte »

      Le « On a toujours à défendre les forts contre les faibles » de Nietzsche, à l’origine de tous les fascismes, doit être votre devise, non?

    • juan nessy

      Pour avoir été directement impliqué , ou en pleine responsabilié ,dans des situations  » à risques » dans mes activités professionnelles , que ces risques soit financiers ou plus durement mettant en jeu des vies humaines , je sais que les donneurs de leçons du type  » moi monsieur , je prends des risques dans la vie  » , sont les premiers qui se débinent quand le temps se couvre et que les éclairs « risquent » de les atteindre vraiment .

      Qu’ils soient fonctionnaires ou privés , ce sont les adeptes du parachute , du bouclier , de la « notoriété « maffieu-élististe- corporatiste » , qui parlent , pour s’en parer , de l’esprit de risque , avec le plus de faconde .

      En quarante et un ans de boulot je n’ai eu que deux patrons ( sur une bonne cinquantaine) qui étaient ce qu’ils disaient . L’un était X Ponts , l’autre Préfet .

      Pour ceux là , pas besoin de rodomontades . Le service les sent très vite et très fort . Et quand le risque est là tout le monde est sur le pont , « comme un seul homme « .

      Les autres faux culs ou étoiles filantes sont tout aussi vite repèrés .

    • JP

      je ne suis pas banquier pour commencer, je ne les apprécie guère. point barre. Vous êtes trop utopiste pour que cela fonctionne. Et quand aux: les pauvres crèvent de faim etc c’est de la pure démagogie car au fond vous vous en moquez, ce qu’il vous importe c’est vous chacun individuellement et ce que paul dit en mettant tout le monde ensemble est irrealisable car le monde est un gros égoiste. Ce que je dis c’est qu’à force de tout le temps vouloir sauver le système on l’affaiblit, on parie ? l’histoire nous l’enseigne.

    • Benj

      « Il faut que les faibles meurent, c’est la sélection naturelle contre laquelle le monde entier lutte »

      La sélection naturelle ne s’applique à l’être humain, le darwinisme social n’existe pas.
      Darwin lui-même a lutté contre l’application de ses théories à l’homme, qui a servi de base à l’élaboration de toutes les théories eugénistes et racistes.

    • taotaquin

      @ JP

      Cher JP, Emmanuel Kant a écrit: « On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter ».

      En relisant attentivement vos remarques, je me permets cette question:

      - Cher JP, en êtes-vous vraiment sûr ?

      Cordialementao and co.

    • anne-bis

      « c’est la sélection naturelle » ! C’est une vision vraiment très simpliste de ce mécanisme, et même carrément un contresens. Si jamais l’ »école autrichienne » se réclame de la sélection naturelle, c’est à l’évidence avec une conception et une connaissance de ces mécanismes qui datent du début du 20 ème. Et ça fait penser que les pensées économiques qui s’en inspirent datent de cette époque eugéniste, où les scientifiques, tous, étaient eugénistes, pour un bon déroulement de l’évolution humaine, (et avec les meilleures intentions). Ils n’avaient pas tout compris, c’est le moins qu’on puisse dire. Et les fondateurs (Ford, Rockefeller , G. Bell)…de l’industrie américaines ont fortement soutenu , abondé cette politique; ce qui a amené la stérilisation de dizaines de milliers d’américains, avant que les nazis s’y mettent. Les lois sociales, selon eux , entrainaient la dégénérescence progressive de l’espèce humaine, selon eux. Maintenant, on parle de surpopulation … En fait, je me demande si il ne reste pas des eugénistes parmi ces économistes hayekiens ou autres ultra-libéraux .

    • Jean-Luc

      @ JP,

      J’ai compris! Je me disais bien que vous n’étiez pas sur la longueur d’onde de Jorion.
      Quand vous dites « à force de tout le temps vouloir sauver le système on l’affaiblit, on parie? », je pense que Jorion peut tout à fait entendre ça (il ne vous suivra peut-être pas sur le pari; j’ai cru comprendre que c’était pas son truc, les paris).

      Vous râlez donc contre les bonnes âmes qui, la bouche en coeur, veulent changer le système; toutes ces braves prêcheurs qui sont même prêts à sauver les veuves et les orphelins du système, pour relancer la machine.

      Si j’ai bien tout suivi, Jorion usine sur un autre chantier. Avec tous ses interlocuteurs « qui connaissent parfaitement leur sujet » (comme il nous le dit dans son « Temps qu’il fait » du jour), il s’emploie à changer DE système.
      La machine est cassée ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=9401 -entre autres).
      Pas la peine de perdre son temps à la rafistoler avec des emplâtres qui ne tiendront même pas le temps d’un mandat présidentiel ou d’une législature européenne. Autant fabriquer une autre machine. Elle roulera peut-être moins vite, mais ça lui permettra peut-être de voir venir le mur la prochaine fois.

      A vous lire on comprend que vous-même n’êtes pas satisfait de la machine. Je me trompe?

      —————

      @ yvan,

      Bien vu , il y a de l’affrontement quand deux points sont bien en face, en face-à-face. Et il y a un chemin l’un vers l’autre au milieu. Je suis d’accord avec vous: c’est « ce qu’il y a de meilleur », meilleur que deux points qui hurlent en se tournant le dos.

      Hum… pour l’autre partie de votre commentaire je n’ai pas compris. Soit je suis limité, soit nous ne sommes pas bien en face l’un de l’autre. « Gauche-gauche » dites-vous? Je vais essayer de modifier mon cap, histoire de comprendre quel est votre horizon.

    • Coeur

      Quand on agit pas pour l’argent on est beaucoup plus intelligent, parce qu’on est LIBRE!

    • Cécile

      pour JP
      dès fois que : rappel de la leçon à retenir sur le néodarwinisme social (néo : parce que c’est Galton et non Darwin)
      « Aujourd’hui la résurgence du néodarwinisme social s’établit ainsi
      -1° La vie en société est comme dans la nature, une lutte pour la survie
      -2° Seuls les plus aptes s’en sortent : Il existe un processus de sélection biosociale
      -3° Il convient d’encourager la reproduction des plus aptes au détriment des moins aptes »

    • Moi

      Point Godwin peut-être, mais faut appeler un chat un chat.

    • PAD

      @ JP

      La question n’est pas de prendre des risques pour prendre des risques.

      JP faites attention à ce que vous dites, la barbarie n’est pas loin dans vos propos de sélection naturelle qui dans sa logique vous fera trépasser par plus barbare que vous.

      La civilisation et la vie de la cité sont notre Histoire et le destin commun des Européens !

      Toute action individuelle ou d’une minorité, nuisible à la majorité, n’est pas bienvenue dans la construction d’un Avenir commun.

  18. Jean-Luc

    @ Paul Jorion,

    On pense bien sûr en vous écoutant à la citation de l’écrivain américain James Branch Cabell:
    « The optimist proclaims that we live in the best of all possible worlds; and the pessimist fears this is true. »
    (L’optimiste proclame que nous vivons dans le meilleur des mondes possible; et le pessimiste craint que ce ne soit vrai)

    Sinon:
    Rien sur la Coupe du Monde de football?! …je suis déçu. Elle démarre aujourd’hui pourtant (décidément ce blog ne s’intéresse à rien d’important).
    Quel belle allégorie que cette Coupe du Monde: depuis trois jours en France les paris en ligne sont légalisés, et j’ai cru comprendre que les équipes du Brésil et d’Espagne sont notées AAA+
    On va pouvoir jouer sur ce marché-là aussi. Chic!

    • Didier

      Jean Luc : j’ai acheté des CDS à découvert en pariant sur un retour rapide des Bleus en France – on verra – ah, je suis non seulement un mauvais patriote mais aussi un affreux jojo ;-)

    • Jean-Luc

      @ Didier,

      A cause de vous les agences de notation ont mis les « bleus » en AA- …Grrr! je venais d’acheter un paquet d’actions sur notre « dream team » nationale.
      M’en fiche, je vais me refaire: si les « bleus » gagnent …à moi le magot!
      (Comment dit-on chez les marchands de bestiaux? ah oui: « C’est à la fin du marché qu’on compte les bouses »)

    • Martine Mounier

      @Jean-Luc

      « Décidément ce blog ne s’intéresse à rien d’important ».

      Ah, vous aussi vous trouvez.
      Et vous avez remarqué : pas un seul mot sur Carla B. depuis le début.
      Si c’est pas triste une chose pareille.

    • Jean-Luc

      @ Martine Mounier,

      N’est-ce pas?
      Et vous avez vu? pas une ligne non plus sur les résultats du concours Eurovision de la chanson, j’ai dû me rabattre comme d’habitude sur la bonne presse. Pensez-vous que monsieur Jorion posera un regard sur le Tour de France?

    • pablo75

      2 Jean-Luc

      Déjà qu’il n’ rien dit sur le Dauphiné Libéré…

    • Cécile

      c’est sans doute un peu maladroit mais pour moi, le sport, c’ est comme une forme de nouvelle messe … (avec ce bonus qui est que on peut se torcher avant la messe sportive et après la messe sportive, avec la messe catho, le bar, c’était seulement après ….

    • pablo75

      @ Cécile

      En sport, c’est pour les mauvaises équipes (comme ce soir la France) que la messe est dite… ;-)

    • PAD

      J’avais suggéré à M. Jorion un billet invité JM Jancovici mais laissé sans réponse …

    • Jean-Luc

      @ PAD,
      Jancovici? Ce nom me dit quelque chose…
      Ne serait-ce pas par hasard l’entraîneur du Gazélec d’Ajaccio?
      Ou un joueur du Dynamo Kiev?

      @ pablo75,
      Taper sur le clavier sans lâcher le guidon, forcément ça se voit. Mais ça n’ fé rien ;-)
      Sérieusement:
      Aujourd’hui c’est la sixième étape du « Dauphiné »: Crolles => Alpes-d’Huez, 151,5 km, ça va flinguer dans la montée finale! Vous pensez que le petit Romain SICARD peut enrhumer les cadors, et aller cueillir le bouquet là-haut? En tout cas, du haut de ses 22 ans il a tout d’un grand celui-là.

    • pablo75

      @ Jean-Luc

      Quand j’étais ado je savais pédaler sans les mains (virages pas trop serrés inclus). Maintenant je suis incapable de bien écrire en buvant à la fois un thé.. ;-)

      Quant au Dauphiné, ce que j’espère c’est que votre Sicard n’embêtera pas mon Contador ;-) (mot qui veut dire en espagnol « compteur », d’ailleurs…)

    • Jean-Luc

      @ pablo75,

      « pablo75″, … »pablo » … »75″ …Aïe! je n’y avait pas pensé; vous êtes peut-être compatriote de Alonso Pérez de Guzman el Bueno y Zuniga, commandant de l’Invincible Armada, un rude descendant d’Ibère, venu jeter l’ancre à Paris (75).
      Vous me retournez la fourche de vélo dans la plaie, cher Pablo, car vous avez avec Contador un des plus fameux champions que la terre d’Espagne ait connu.

      Vainqueur de l’étape Crolles => Alpes-d’Huez d’aujourd’hui: …Alberto Contador.

    • pablo75

      @ Jean-Luc

      Étrange intuition la vôtre: dans le nom de Alonso Pérez de Guzmán el Bueno y Zúñiga (1550-1616) (un perdant – l’Armada invincible mais aussi la défaite en 1596 à Cadix, qui lui a valu un sonnet cinglant de Cervantes) il y a celui de son « héroïque » ancêtre Guzmán el Bueno (1256-1309), qui était de ma ville (et celle de Zapatero aussi): León, célèbre par sa belle cathédrale du XIIIe siècle aux vitraux magnifiques (les plus beaux du gothique espagnol).

      http://www.catedraldeleon.org/
      http://www.youtube.com/watch?v=F2wrKofGsgE

    • Jean-Luc

      Merci Pablo.

      Quand on a grandit à l’ombre d’une telle merveille, dans une cité aussi ancienne que les plus illustres capitales, je comprends à présent que l’on puisse se faire une très bonne idée de ce qu’est l’art… (vous me comprendrez).

      Je me trouve touché à mon tour, car mon origine directe, le berceau de ma famille paternelle et maternelle, est dans le …Léon.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Évêché_de_Léon

    • pablo75

      Très étrange hasard… Une de ces synchronicités chères à Jung et étudiées par le physicien quantique David Peat ou vous êtes « simplement » médium?

  19. ybabel

    Paul, vous parlez de Roubini qui est pessimiste parce qu’il connaît bien son sujet.
    Et justement, je trouve qu’on est au coeur du problème. Ceux qui « savent » sont pessimistes. MAIS ce qui fait que tout le monde ne prends pas ses jambes à son coup, et donc, ce qui fait que les choses n’empirent pas (trop vite), c’est bien à cause de tout ceux qui ne savent pas (ne veulent pas savoir), et qui avalent des couleuvres d’optimisme tous les jours.

    Donc en fait, c’est la transmission de l’information qui est en jeu. C’est quelque chose qui m’interpelle, car je discute avec des gens qui n’ont quasiment aucune idée de ce qui se passe, sauf les quelques pensées pré-mâchées que la télé distribue généreusement aux heures de grande écoute. Et cela, même pour des gens très (relativement) cultivés.

    • Cécile

      sur ce sujet
      il m’intéresserait de capter de l’argent joué dans ce monde
      -la proportion de fonds souverains, celle de la collecte des états
      -celle des fonds de pension, assurances maladie, mutuelles santé, complémentaires retraite, celle collectée des petites gens
      -celle mise en oeuvre des richissimes milliardaires
      -….
      mais aussi de réussir à comprendre, si le petit argent de tous les salariers et autres pas grands choses, (ceux qui ne prennent pas de risque , et tout, … tel des Soros … dixit -j’exagère à peine- JP )déposé en fin ou début de mois, généralement épuisé ou dépensé dans le mois de simplement essayer de vivre (payer son loyer, ses factures, bouffer, … peut lui aussi être joué
      (ici aussi, je dirais que oui, sinon pourquoi donc des dates de valeurs …)

  20. Jérémie

    Au risque de me faire de nouveau mal voir pour mon manque de sourire et d’entrain pour toutes ces vaines valeurs actuelles et médiatiques et pour le temps qu’il fait plus ou moins maussade.

    Moi c’est surtout quand la bourse et les marchés plongent de nouveau en vitesse que je prends souvent mon pied et retrouve ma joie allez donc savoir pourquoi ?

    En plus cela revient de plus en plus souvent. Il est vrai que de nos jours dans quel état d’esprit préférons-nous surtout semer et récolter en société ? Car même les plus féroces animaux ne se conduisent même pas ainsi entre-eux !

    Surtout que plus les dirigeants du monde semblent en vouloir davantage dans l’optimisme et moins les choses deviennent de moins en moins évidentes à arrêter et à corriger avant l’heure quel grand paradoxe alors.

    Avant que le monde ne passe à autre chose nous pouvons déjà nous dire en notre propre for intérieur, elle tombe, elle tombe grandement de haut notre folle civilisation commerciale !

    Et nous entendons souvent la même voix nous redire : Mais non, mais non tout va bien Mr Tristounet enfin bref vous connaissez la même petite musique de supermarché pour nous endormir.

    Naturellement à force de vouloir toujours mal payé et dirigé l’homme en société, les caisses comme le monde ne s’en portera guère mieux demain à chacun selon ses oeuvres de santé.

    On aime surtout d’abord redistribuer entre-nous les meilleurs plats et les meilleurs vins, je dirais même que plus ils en versent d’abord pour eux et moins ils en restent pour les autres dans la coupe.

    Bon c’est vrai les dirigeants du monde peuvent encore faire de l’audimat mais si demain patatrac comment réagiront-ils lorsqu’ils verront déjà venir de loin la faillite de leur société ?

    Ne parlons pas non plus de tous ces ministres du bien et du logement à bas prix Mesdames et Messieurs. Compatissons et pleurons aussi beaucoup pour les dirigents de BP et compagnie.

    Surtout si la météo sur terre comme dans les océans se fait beaucoup moins clémente ! Autant aujourd’hui ils se complaisent dans le luxe, autant demain ils se lamenteront davantage sur les marchés, surtout s’ils éprouvent autant de frayer devant la perte.

    Car il est bien évident que plus les iniquités s’accumulent sans cesse jusqu’au ciel et moins cela rend chaque homme apte à voler de ses propres ailes et à sortir de la cage.

    Oui gardons bien encore le sourire jusqu’au bout. Enfin bref n’en rajoutons pas non plus une couche c’est déjà assez calamiteux et hypocrite à voir partout.

    • Cécile

      à Jérémie
      ne t’inquiète pas purement comme ça (à quoi ça sert de s’inquiéter pour s’inquiéter alors qu’on ne sait pas si c’est même la peine de s’inquiéter … les vieux sont insupportables avec ça … je ne vois pas que tu sois vieux )
      essaye de croire en l’humanité (je suis bien d’accord, c’est pas franchement évident .. mais si l’humanité ne croit pas en l’humanité mais alors qui ???

  21. Bonjour Paul,
    Je vous attendais au tournant. J’ai aimé le vocable « Cassandre optimiste ».
    Ce n’est pas toujours du surréalisme. Il y a les Cassandre de professions qui y trouvent leur avantage.
    Je suis tombé sur un Capital Hors Série, qui parlait des patrons qui ont le mieux réussit.
    J’en ai copié quelques concepts.
    Je suis sûr qu’il y avait des Cassandre optimiste parmi eux. Des gens qui tremblent la nuit de ne pas se gourer le lendemain. Je conseille la lecture. Les tactiques sont très différentes, m^me si le but est identique.
    Comme je l’ai dit, j’ai fait la synthèse de 60 pages de notre journal du Weekend l’Echo qui parlait du futur du capitalisme
    J’en ai déduit une vision personnelle.
    Gagner de l’argent, cela ne sert à rien si on n’a pas un but précis pour l’utiliser. But qui pourrait sur une grande échelle être intéressant pour tous.
    Vous parliez de Sorros. Comme je l’ai lu et écrit, c’est un repenti du « système ».
    Il fait le bien avec des associations. Journal belge, il se retrouve parmi les gens comme Albert Frère. Capitalistes types. En disparition? On citait John Paulson comme fils spirituel. Soros semble devenir un « philosophe » de la finance disciple de Karl Popper. Son livre « The alchemy of Finance » devrait être explicite sur la pensée.
    C’est clair, spéculer, c’est gagner de l’argent pour de l’argent. Une obsession par nécessité artificiellement créé par l’éducation, la famille, et plus du tout comme potentiel d’action que l’argent engendre.
    J’en parle dans un livre, non paru car je veux être complet. Un exemple très proche, trop proche.
    Travailler sur l’avenir, ça c’est le fin mot de l’argent.
    Bonne journée

    • Cécile

      je suis de ceux qui savent qu’ils ne savent pas mais qui s’intéresse de ceux qui ne savent pas …
      non pas que la question soit impérativement de savoir exactement tout prévoir, nous ne sommes que des être humains (il ne nous appartient pas de prédire l’avenir …)
      cela c’est seulement, parce que quoi qu’on y fasse, le temps chronologique est fléché, il va du passé vers l’avenir (Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus)
      alors autant s’y mettre … (ce n’est pas facile non plus … mais sinon , poursuivre dans la lâcheté politique, soit disant que l’autorégulation du marché et toutes ces balivernes …
      est-ce que cela, -cet abandon du politique qui ne sait plus, ne peut plus, n’ose plus ….- ne devrait pas s’envisager comme pire encore …

    • Bonjour,
      L’interview de Roubini est paru dans notre Echo ce samedi sous le titre « Remèdes du Docteur Roubini ». Un préambule assez clarifiant qui essayait de donner les raisons de ses interventions (je cite):
      - Habitude de prof d’Université qui lui fait passer d’un sujet à l’autre avec l’aisance d’un écureuil.
      - Gourous de l’économie qui se base sur sa prédiction des subprimes et qui balade sa boule de cristal aux 4 coins de la planète.
      - Coïncidence avec la publication de son livre « Economie de crise, une introduction à la finance du futur ».

      Alors que préconise-t-il, Roubini?
      - Un affaiblissement de l’euro jusqu’à la parité avec le dollar, au lieu de s’arc-bouter sur des obhjectifs d’inflation aussi vain qu’inexistant
      - Une restructuration sereine de la Grèce

      Que voit-il pour le second semestre de 2010?
      - Risque de récession pour l’Europe
      - croissance molle pour les USA
      - un ralentissement de la Chine pour éviter la surchauffe
      - un Japon anémique à la recherche de réformes structurelles
      - un scénario pessimiste

      Le cygne blanc de Roubini contre le signe noir de Taleb.
      Pour Roubini les crises sont naturelles et même prévisibles. Elles ne sont pas des anomalies mais des conséquences naturelles des vulnérabilités du système. Tout pourrait donc être traité de manière préventive.
      Les banques devraient jouer à des politiques monétaires et de crédit pour entraver les bulles spéculatives.
      Les taux d’intérêts de 0% aux USA, ok
      Les taux européens autour de 1% pourraient encore baisser.

  22. ybabel

    Se préparer au monde de demain. OUI.
    Mais a quoi ? refonder la finance OUI.
    Mais pourquoi ? parce que l’économie change. OUI
    Mais comment ? en s’adaptant au nouveau contexte énergétique : http://www.theoildrum.com/node/6542

    Paul, je m’étonne FORTEMENT, et de plus en plus, que vous fassiez l’impasse à propos du PIC OIL.
    Tout de même ! Peut-on vraiment faire l’économie de ce sujet dans le contexte actuel ?
    Il y a des données officielles. Je peux me tromper bien sur, mais pour moi il est évident que la crise actuelle a été déclenchée en amont par le début du pic oil. Ca mérite au moins de prendre quelques minutes pour se pencher sur ce sujet, pour en déterminer l’importance.
    On finance la croissance mondiale avec la dette sur notre futur, parce qu’il n’y a plus (depuis 5 ans) de croissance énergétique (pétrolière) !!!
    Surtout quand on sait pourquoi le pétrole est l’OR NOIR, pourquoi il est si important et différent des autres sources d’énergie : http://www.manicore.com/documentation/stockage.html

    HOUSTON ?

    • En fait peut-être qu’il s’agit simplement de savoir par quel bout de la lorgnette on analyse le paysage d’aujourd’hui : Coté ressource ou coté finance/économie.

      Au bout du compte, si la nouvelle constitution pour l’économie intègre les stocks finis d’énergie et de ressources de la planète et les dégats ocasionnés par l’activité humaine (l’amont et l’aval du PIB actuel) alors la lorgnette coté finance/économie peut suffire pour faire le boulot.

      D’un certain coté je vous comprends bien : le péril que représente des taux de déplétion important à venir (plus de 5 % par an de pétrole pas cher en moins !!) n’est pas très présent sur ce blog (quoique des billets invité d’Alexis y ont été consacrés).
      Mais d’un autre coté je comprends aussi la ligne éditoriale : Le pic oil est un catalyseur d’angoisse de plus, un sujet piège qui suscite beaucoup d’expression et demande un fois abordé, pas mal de travail pour isoler ce qui est vraiment important.

      Si vous pensez qu’une rencontre JM Jancovici – Paul Jorion serait sans doute intéressante, vous n’êtes pas le premier.

    • hema

      @ybabel,

      Je pense que Paul ne parle que de ce qu’il connait bien (et c’est déjà énorme), et la problématique de l’énergie n’est peut-être pas celle qu’il connait le mieux. Je pense aussi que le « nouveau monde » qu’appelle Paul de ses voeux et que nous avons à construire ensemble, est tout à fait compatible (si ce n’est intimement lié) à un monde sans pétrole.
      Une nouvelle constitution pour l’économie visant l’équilibre, plutôt que la croissance continue (qui est devenu un projet intenable de manière flagrante) est un outil indispensable pour un monde futur plus sobre, plus solidaire.

      Cela dit je trouve sur ce site (grâce aux commentaires et aux liens) de nombreuses pistes intéréssantes pour avancer concrètement vers ce monde plus sobre. Il faudrait peut-être que Jean-Marc Jancovici abandonne son métier de consultant pour faire comme Paul un super-blog sur l’énergie, mais je ne sais pas si il est d’accord…

      Bien cordialement

    • yvan

      Thomas, Hema.
      Je viens d’écrire sous le commentaire de Peak-Oil que la consommation croissante d’énergie était due à la mondialisation, soit, une obligation à un retour de, non pas le gros mot, protectionnislme, mais relocalisation.
      L’autre cause étant l’envie de chaque pays de devenir émergent, voire, garder son statut d’ancien colonaliste come l’Europe et les US.
      Cette vie « magnifique » d’occidental..

      Qu’en pensez-vous..??

    • yvan

      Tiens, d’ailleurs, voilà le début des ennuis :
      http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/11/les-chateaux-d-eau-himalayens-menaces-de-tarissement_1371174_3244.html
      « Les châteaux d’eau himalayens menacés de tarissement »

      Ca vous paraît loin..??
      Et à l’échelle d’une planète..??
      Parce que j’ai été bien content qu’il pleuve EXCEPTIONNELLEMENT en Bretagne.
      6 mois de sécheresse cet hiver…

    • Yvan

      Je crois que cela est plus vieux, plus vaste et plus profond que cela.

      Lorsque je raconte l’histoire de l’énergie aux enfants des écoles, je remonte environ à un million d’années pour placer le moment ou la tête de l’homme l’a conduit à commencer de modifier son environnement.

      Nous avons juste le privilège d’être là pour assister à l’instant paroxismique de ce long travail. Mais pour changer de trajectoire, ce sera bien plus balaise qu’une psychanalise !!!

      J’ai écrit ce texte à ce propos, mais il est encore un peu confus :

      Hors Sol :
      « Les dégats de l’énergie non pas dans le sous sol, ni dans l’atmosphère, mais dans nos têtes »

      En mettant à notre disposition à tous, l’énergie qui nous libère des taches physiques, le progrès a, petit à petit, fait de nous des Martiens sur Terre.

      Notre journée d’homme ou de femme en 2010, ne contient plus rien de palpable qui nous relie directement aux nécessités de la survie.

      Alimentation, mobilité, chauffage, vie, mort, communication, soins, culture….. Arrivent jusqu’à nous bien mâchés par une multitude d’intermédiaires et sous des formes tellement codées que l’usage premier, simple et nécessaire, n’est plus très facile à distinguer.

      Exemple, la voiture :

      Œuf confortable ou chacun retrouve, quoiqu’il en dise les sensations de l’utérus qui nous a porté, que ce soit les bruits atténués venants de l’extérieur ou bien la protection quasi parfaite des intempéries ou encore ces accélérations amorties, dans les trois dimensions.
      Centre de pouvoir d’où le conducteur dirige le monde, décide de la température, de la vitesse, du fond sonore, de la vie et de la mort (des piétons) en poussant simplement sur quelques boutons, comme un dieu tend le doigt vers l’objet de sa malédiction.
      Carte de visite, qui va installer son propriétaire à un rang bien précis de la société, et peser dans son image aussi lourd au moins, que sa maison, ce qu’il fait, ou son projet de vie.
      Source de plaisirs sans cesse renouvelés, de la convoitise d’un modèle nouveau, à sa possession, la vue du défilement de paysage dont on maîtrise la valse, aux accélérations enivrantes….
      Passeport pour la reconnaissance et l’appartenance à la société.
      Outil reconnu comme incontournable et universel par une écrasante majorité, un peu comme la télévision, qui relègue toute remise en cause au rang d’utopie et de science fiction.
      Objet de toute notre attention d’enfant, que ce soit à la voiture de Papa (qui est son propre prolongement) ou aux « petites voitures » que l’on pousse très tôt sur les motifs compliqués du tapis du salon, qui donnent à l’auto une place particulière dans les têtes blondes.

      Bref, la bagnole recèle tellement de facettes irrationnelles que le simple véhicule qui nous permet d’aller du point A au point B n’est même plus visible…
      Nous avons ainsi créé un certain nombre de monstres qui ont prit une vie propre, nous fascinent et auxquels tout le monde est finalement prêt à sacrifier énormément.
      Si demain, un inventeur génial trouvait un moyen de transport en commun gratuit pour tous, il devrait pour s’imposer commencer par tuer le monstre automobile, et cela ne serait pas simple.

      La plupart des maux viennent de cette frénésie de regroupement et de fascination qui est en nous. Parce que chaque naissance d’idée, de système, de machine, de principe est séduisante, on se rassemble autour et on admire. Et cette nouveauté capture notre imagination, comme quelqu’un qui a vu une casserole dans une constellation, n’arrive plus à y voir autre chose. Les raisonnements des hommes sont comme des voitures sur une piste : ils retombent toujours dans les mêmes ornières. Et l’intellodiversité se réduit comme peau de chagrin. La nature, elle, s’en sors parce qu’elle est diverse. Elle essaye en permanence à travers tous les êtres vivants, pleins de trucs qui ne marcheront probablement pas mais elle essaye.
      Fuyons comme la peste les réseaux de ceci les fédé de cela , les syndicats en tout genre parce que tout groupement passé sa jeunesse, se met à vivre pour lui-même. Ce n’est pas du groupement frénétique des personnes que naissent les problèmes, mais ce mouvement brownien capte des énergies qui pourraient faire du bon boulot isolement. L’union fait le troupeau.
      Comme José Bové avec l’internationalisation de l’anti-mondialisation on pourrait créer la fédération des non affiliés…je plaisante !.

      L’embêtant, c’est l’impossibilité de revenir en arrière. Ce n’est pas parce que ici ou là, des petits élans nostalgiques se manifestent que le cours de l’histoire change de cap. La diversité des êtres vivants, des cultures, des agricultures, des langues, bref d’absolument tout, diminue du fait des hommes, sur toute la terre, depuis des siècles et le rythme accélère.

      Un ami maçon, qui restaure des vieille baraques me raconte :
      « Tu vois, quelqu’un qui habite en ville est en manque de contact avec la terre, mais il ne le sait pas. Un jour, il passe devant un vielle maison branlante avec une pompe à main et un vieux pommier et il craque, achète la vieille bicoque, parce qu’elle lui plait. Mais au fond, il n’a pas analysé « pourquoi » elle lui plait. A peine arrivé, il va demander le raccordement au réseau d’eau, poser une ligne téléphone, refaire le mur qui penche etc. etc. En fait, méthodiquement il va foutre en l’air toutes les raisons pour lesquelles il avait acheté cette baraque, parce que le mal dont il souffre est une pathologie contagieuse, parce que ce qu’il recherchait au fond de lui, c’est une passerelle vers la Terre, mais il ne le savait pas. Et c’est comme cela que le mal progresse. »

      Chaque génération s’éloigne un peu plus, comme si un cliquet consciencieux empêchait toute descente ou reprise de contact. Seuls, bien souvent, des évènements ponctuels intenses, naissances, morts, émotions vitales, constituent des occasions d’éprouver des sensations de base, d’être soi. Mais c’est tous les jours qu’il faut avoir les idées claires !

      C’est là qu’est l’os : Notre vécu à tous, ne nous permet plus d’appréhender correctement le monde qui nous entoure. Qu’importe notre bonne volonté ou notre capacité de compréhension, c’est le hard ware qui pose problème. Nous ne voyons plus le monde qu’au travers des monstres que nous avons créé, nous sommes hors-sol.

      Qu’alors y faire ? Prendre soin des enfants, tenter de leur donner des clefs pour qu’ils se fassent leur propre idée du monde, le plus directement possible. Travailler de ses mains, cultiver, élever pour garder le contact…
      Ne pas voir trop grand….

      J’ai la chance d’accueillir depuis plusieurs années une famille Tzigane qui vient se reposer chez nous entre ses tournées de spectacles équestres. Il y a chez eux une indépendance viscérale, une clairvoyance et une sérénité inatteignables pour nous, les gadjos. Ils ont su garder intacte en eux cette part d’humanité libre qui nous manque tant aujourd’hui.

      Voilà….

    • timiota

      @ Thomas (et un peu moins @ ybabel)

      Votre texte est poignant.
      J’ai posté il y a peu (temps qu’il fait du 4 je crois) au sujet de l’agro Pierre Priolet et de son passage à la télé chez trucmuche.
      BIen qu’il y ait paroxysme en la demeure à cause de l’énergie physique et du CO2 ou autre , je suis entièrement d’accord que notre tête est plus touchée que le reste de notre organisme.
      En effet, nous humains ne savons pas , alors que nous en avons largement les moyens techniques, ravitailler alimentairement l’ensemble du monde,… idem santé primaire, etc.
      Si nous ne savons pas mobiliser ce petit 1 à 4% de nos ressources, on ne va pas arriver non plus à faire le grand changement, pas avant d’avoir couteau sous la gorge.

      Richard Sennett vous consolerait bien, ceci dit.
      L’artificialisation du milieu, la « prothétisation » prométhéenne de l’homme peut être vue de façon moins paroxystique, paradoxalement. Elle a en effet commencé avec le langage grammatical parlé . Le langage est la première prothèse non biologique transmise entre génération. Leroi-Gourhan et Bernard Stiegler vous rappeleront que le support de mémoire (la pierre taillée) fut encore elle même première au langage.
      Ces extériorisations, ces prothèses de l’homme, continuent d’abonder et certes elles nous coupent du monde d’avant.

      Mais ellles nous coupent seulement de celui d’avant, pas d’un hypothétique état rousseauiste antérieur de bon sauvage : je ne crois pas qu’il y ait de référence absolue dans le passé, c’est un point vraiment crucial pour l’homme : la technique introduit cette absence de référentiel, et ce « défaut » est essentiel dans l’affaire.

      Ce qu’on appelle alors « référence » : « âge d’or, valeur, patrimoine », ne se définit que comme la capacité à prolonger les bifurcations prises précédemment (les constructions réelles et les constructions sociétales, les savoirs). C’est dans le processus dynamique qu’on peut parler d’un « bon » ou « mauvais » état de la société.

      Le « bon » état, c’est lorsque les individus se meuvent dans des « milieux associés », ceux où au prix d’un apprentissage, l’écoutant peut devenir locuteur, cela va évidemment jusqu’à Linux ou autre soft libre avec sa communauté, et comprend le savoir-vivre de la lavandière ouzbèke au lavoir.
      Ce qui se passe aujourd’hui, c’est que les industries de l’âge du pétrole et de l’âge des médias « unidimensionnels », nous ont privé de milieu associé. Nous sommes en état de misère symbolique, de perte de savoir-faire, surtout, par exemple, si nous sommes cadres à france telecom. Ou encore si l’on s’essaye au choix « rationnel » d’une denrée sur une gondole d’hypermarché , choix forcément insatisfaisant, alors que l’insatisfaction à la ferme du coin était médiée dans un « milieu associé » (que tentent de reconstituer les « amap » etc.).

      Donc dans l’ordre des paroxysmes, mettre à bas la misère symbolique d’abord, une gestion plus saine de l’énergie en résultera forcément à ce seul stade. Ensuite effectivement « drill baby drill » mais dans le réservoir d’idée surtout !

    • Cécile

      à Thomas
      j’habite en ville, une très grande ville, ma voiture ne me sert quasi que pour aller voir mes parents (mes parents sont très vieux, ma mère est dépendante, je vais voir mes parents …), pour le reste, je vais à pied, parfois en métro, parfois métro et bus (il y a trop d’embouteillage, avec la frénésie de travaux, il y a eu la corniche, puis le tramway, maintenant le tunel ….)

      je ne connais pas de monde dans cette grande ville, mais du peu que je connais, ce sont des gens comme moi, au moins un ancêtre paysan, pas forcément tous propriétaires, mon grand-père est issu d’une famille de métayer, il y a les républicains espagnols, il y a les italiens qui ont fui Mussollini, il y a les bèbères du maghreb, les algériens .. dont pas mal même s’ils sont nés de familles déracinées avant leur naissance, (ils ne savent pas rien de la terre, de la nature …) il y a aussi les autres directement issus de famille de paysans.. ( l’exode rurale, eux aussi ils savent ..) , les urbains ne sont pas tous largués de la nature (les jeunes et la génération qui vient fatalement sont plus décalés, presque mures pour l’élevage hors-sol croquettes vitaminées, sport, micro-onde … mais pas sure que ça le fasse, surtout avec la sécurité, l’austérité, traçabilité, précarité …)

    • Merci pour votre lecture et votre réponse, Timiota.

    • Peak.Oil.2008

      @ ybabel. Moi aussi je ne comprends pas pourquoi les concepts de limites à la croissance et de pic pétrolier sont relégués au second plan. On à l’impression que c’est quelque chose qu’il est bon de savoir mais dont on ne parle pas. Est-ce du à la question malthusienne que ces concepts soulèvent ? C’est ce que je pense car Malthus apparaît comme tabou dans nos sociétés, il confronte bien trop de croyances à leurs incohérences, du dogme religieux ‘croissez et multipliez-vous’ au dogme de la croissance économique. Malhtus nous confronte aux limites de notre liberté individuelle et collective et cela ne plaît pas à tout le monde.

      @Thomas. Je me suis souvent dit que la voiture était vecteur d’insécurité car elle isole les individus dans l’espace publique. Pour beaucoup de gens la voiture est un prolongement de l’espace privé et de ce fait la voiture permet de nier l’autre (je suis chez moi, laissez-moi tranquille). Non seulement elle isole dans l’espace publique mais elle colonise aussi l’espace publique, privant le citoyen d’un espace qui dans le temps était un espace de vie, fédérateur du lien social entre les gens dans les quartiers. Quand je me balade dans les rues de Bruxelles et que je vois 15.000 Euros tous les 5 mètres je trouve cela grotesque. Imaginez quel réseau de transport en publique on aurait si toutes les sommes englouties par le concept voiture solo avait été investie dans le construction d’un super réseau.

      Vive la marche, pour un retour de l’homme, pour un retour du lien social en lien avec le sol. Et puis c’est bon pour le corps et l’esprit, donc pourquoi s’en priver ?

      Stupeflip – Les cages en métal
      http://www.youtube.com/watch?v=ABUG5htc_ck

    • Peak Oil 2008

      A mon humble avis, aucune force ne pourras empêcher les hommes de bruler tout ce qu’il est possible de bruler.

      Concrêtement il faudrait par exemple expliquer aux européens que leur espérance de vie va désormais baisser pour que nous puissions nous adapter aux conditions futures.

      Ou bien supprimer les supermarchés par précaution….autant essayer d’arrêter une locomotive avec les mains….

      Ne perdez pas de vue que nous devons refaire les trente glorieuses à l’envers….et le nom que l’on donnera à cette période ne sera pas rigolo, c’est certain.

      Non non non, ce n’est qu’une explication bien plus puissante et plus vaste qui peut briser cet élan.

      J’aime bien JM Jancovici, mais l’idée d’une abstinence volontaire de l’humanité concernant l’énergie me semble pas psychologiquement plausible.

      Peut-être que Paul pourrait nous dire un mot là dessus ??

    • michel lambotte

      Merci à tous pour vos commentaires sur le pic pétrolier, nous sommes de plus en plus nombreux à nous en occuper et à en parler autour de nous, pour l’instant, c’est cela l’essentiel.
      Je ne pense pas non plus qu’on va aller vers une abstinence volontaire, tout le pétrole sera consommer, le tout est qu’il soit consommer pour mettre en route un développement encore valable dans mille ans.
      C’est pour cela qu’il faut présenter le pic pétrolier sous une forme opportuniste pour répondre aux besoins des gens exclus qui seront de plus en plus nombreux.
      Je crois dur comme fer que les choses vont en s’accélérant.
      Pour ma part, cela fait 30 ans que je parle du problème du pétrole autour de moi, au début c’était très difficile et je n’étais guère écouté, aujourd’hui vu les problèmes économiques, les gens sont plus facilement à l’écoute.
      C’est pourquoi il est important d’établir la relation en termes simples et compréhensibles par tous entre la crise économique et le pic pétrolier.
      Nous n’avons pas encore atteint la masse critique pour réaliser ce saut qualitatif.
      Selon la théorie de Rupert Sheldrake, je crois que ce saut est proche.

      Théorie des champs morphiques

      Théorie selon laquelle toutes les formes, minérales ou biologiques, comportementales ou psychiques, obéiraient à des “champs” inconnus de la science actuelle. De nature non énergétique, ces champs constitueraient une mémoire des formes, régie par des lois de résonance dont la plus frappante est que plus la matérialisation d’une forme se répète, plus son champ se renforce, par delà l’espace-temps. Plus un produit se cristallise souvent, plus la forme de son cristal est stable ; plus les gens font du vélo, plus l’apprentissage du vélo est facile ; et une société qui inventerait une attitude radicalement nouvelle influencerait toute l’humanité, même si elle était isolée sur une île inconnue.

      Comme le disait très bien PAD sur un autre billet, il faut expliquer, expliquer et encore expliquer sans relâche, pour l’instant, c’est la seule solution avec l’action individuelle.

  23. [...] “Il vaut mieux réfléchir à ce que va être l’avenir que de réfléchir à ses propres… [...]

  24. TARTAR

    L’hyper pessimisme engendre le retour de la croissance.
    Vu que la fin du monde est proche…dépensons et folatrons.
    Normalement les achats de Ferrari à découvert devraient relancer le secteur automobile.
    La ruée sur les écrans 3D pour admirer cette ….de coupe du foot du monde relancer les ventes de LG Samsung et autres Sony chinois.
    Le pessimisme gai a du bon.

    • Didier

      Tartar : et la recette pour folâtrer siouplait ?

    • yvan

      Quasiment, Tartar…

      Que penser, d’ailleurs, des Américains (des vrais) qui préfèrent redonner leur logement à leur banque plutôt que de se faire détruire par les remboursements…
      Qualifiés de quasi terroristes par je ne sais plus quel banquier…
      Alors que c’est de la SIMPLE logique financière…

      N.B. : tu as bien fait de mettre un « i » à la place d’un « y ». Même si se faire rouler est à la mode, l’autre terme laisse à penser que…

  25. Boukovski

    Il y avait en gros deux possibilités en 2008. Soit laisser les banques trop engagées dans la crise s’effondrer, avec éventuellement une nationalisation de celles d’entre elles qui étaient susceptibles de jouer un rôle positif pour l’économie réelle, soit transférer dans les budgets nationaux une partie des créances irrécouvrables. Soit passer par une phase très dure, aigüe, de recession/depression (ce qui permettait de redistribuer les cartes du contrôle économique et d’assainir les écuries d’Augias) quitte à rebondir rapidement par la suite, soit accepter de rentrer dans un processus très lent de dégradation et de putréfaction, interminable, avec tous ses effets délétères sur l’activité et la psychologie collective. La seconde option correspondait à un pari, qui semble perdu aujourd’hui (l’endettement public ne cesse de s’accumuler sans que cette accumulation ne parvienne à faire redémarrer l’activité).

    Le poids des habitudes mentales, l’incapacité à se remettre en question, et surtout la peur panique de perdre ce que l’on a déjà (le plus puissant levier de l’aliénation dans notre espèce : l’avidité + la perdre de renoncer à ce que l’on a accumulé) explique le choix désastreux de la seconde option. Les banques suivent, encore et toujours, les mêmes ornières et n’ont pas tiré les leçons de la crise de 2008, excepté s’agissant de ce phénomène nouveau, toujours actuel : la peur panique (mais jamais reconnue publiquement) du risque de contrepartie sur le marché interbancaire. Je suis frappé de constater, dans les réunions auxquelles je participe (mise en œuvre des directives Bâle 2) à quel point l’on s’aveugle sur la vertu de ces dispositions qui, certes, permettent à la banque de dégager davantage de ressources (en affinant soigneusement les pondérations de risque affectées à son portefeuille de créances), mais laissent la banque démunie dés lors que le risque devient systémique.

    Sur un plan macro-économique, il y a bien eu un rebond de l’activité à compter de septembre 2009, et qui a pris un peu d’ampleur jusqu’au printemps (+4/5% dans les chiffres d’affaires des grands comptes en T1 2010 sur T1 2009). Depuis avril, il y a une coupure nette dans ce rebond, coupure très sensible relevée par les transporteurs routiers européens (les camions repartent de plus en plus souvent à vide) qui laisse mal augurer de l’activité pour le reste de l’année.

  26. vous étiez revigoré par les TAPAS !
    un jour, peut-être, un billet de monsieur Leclerc sur les tapas et l’Espagne ? (en ruminant des tapas, on digère mieux…)
    olé !

  27. Peak.Oil.2008

    Le « cassandre optimiste » ne serait-il pas tout simplement le « catastrophiste éclairé » revisité ? C’est une attitude chère aux écologistes de premières heures, un point de vue qui les a rendu très impopulaires a tel point qu’ils ont du se renier eux-mêmes pour faire plaisir à l’église de la croissance éternelle garantie.

    Perso, depuis que j’ai médité sur le concept de la voiture solo et de supermarché, je suis très pessimiste par rapport à l’avenir des sociétés qui ce sont engouffrées sans réfléchir dans cette voie sans issue des plus régressive qui soit ! Une voie qui valorise le confort, la paresse, l’égoïsme, l’égotisme, la superficialité, le mensonge (à prolonger) … Une voie décadente en somme.

    Tout cela ne m’empêche pas d’être optimiste dans mon quotidien mais c’est en effet bien facile de l’être quand on a à manger tous les jours.

    • http://www.youtube.com/watch?v=c_ZsaOWEFqk

      Voilà la bande annonce du film « the end of suburbia » qui replace bien le mode de vie dont vous parlez dans son histoire, et fait bien comprendre comment et pourquoi il n’a plus d’avenir.

      Ce film est dispo sur Youtube.

    • yvan

      D’ailleurs, TOUS les partis politiques ont récupéré la vague de l’ « écologie ».
      Et même le pouvoir financier, car les permis- »taxes » carbone sont achetés dans les pays à faible TVA pour être revendus dans les pays à plus forte TVA…

      Hors, il faut savoir que la destruction de la planète est une conséquence directe du pouvoir financier et de la « mondialisation ».
      Chapeau, non..??

  28. François Leclerc

    Dans son livre intitulé « Une tombe au creux des nuages » (Climats), Jorge Semprun a une bien belle phrase: « j’ai perdu mes certitudes, j’ai gardé mes illusions ».

    Quant à la cuisine, c’est comme la world music, et d’une manière générale la culture sous toutes ses formes, c’est mieux quand on a accès à sa diversité et l’apprécie.

    (Réflexion du vendredi casual )

    • oui, vous avez goûté aux queues-de-taureaux… alors pour le palais les illusions deviennent certitudes !

    • Jean-Luc

      @ François Leclerc,

      Vous fendez l’armure!
      Je trouve que le « Casual Friday » vous va bien. A quand un « billet du vendredi », où vous laisseriez filer le clavier?

  29. Pinot

    Bonjour,
    Je suis particulièrement attentif à tout ce que vous publiez depuis plusieurs années et je vous remercie pour votre travail.
    Je vous ai cependant trouvé particulièrement mal à l’aise ce matin notamment au moment ou vous parlez de l’or et où vous conseillez de ne pas en acheter. Le système monétaire est en danger et l’un de ses ennemis est l’or. Ne pas en parler comme vous ne parlez plus du pic pétrolier aurait été acceptable mais déconseiller sont achat (même à hauteur de 5% comme le recommanderait tout bon gestionnaire de patrimoine) me semble étrange venant de vous.
    Merci de votre réponse.

    • Dissonance

      Peut-être est-ce pour cela que la mention « gestionnaire de patrimoine » ne figure nulle part sur l’en-tête de ce blog, pas plus que sur le CV de Paul Jorion. :)

      Cordialement.

    • yvan

      Pinot (des Charentes),
      Revoyez votre (notre) histoire depuis 1929.
      Vous comprendrez.

      Bonne chance à vos avoirs.

    • bqlou

      Je précise à leur intention que le blog de Paul Jorion est consacré à une réflexion générale sur les questions du monde contemporain et n’aborde les questions financières – parmi une multitude d’autres – que sous ce seul angle. Quiconque prend dès lors une décision d’ordre financier en fonction de ce qu’il a pu lire ici sous la plume du blogueur ou de ses lecteurs, le fait sous sa seule responsabilité

      @ »But du blog » en dessous de la bannière. :)

      Concernant l’or, une bulle de plus qui éclatera au moment du plus grand désordre ?
      Il serait intéressant de voir les cours de certaines matières premières en fonction de certains actes politico-économiques et de leur contexte…

    • juan nessy

      « Merci oui ou merci non ? »

      Je crois que vous aussi avez trop assimilé merci ( de mercedem = salaire ) à miséricorde .

    • Peak.Oil.2008

      Sous-entendez-vous dans votre question à Paul que parler du pic pétrolier est à éviter pour notre bien à tous ? Il y aurait des choses à propos de la réalité qui peuvent-être dites et d’autres où l’autocensure serait de rigueur pour le bien du système et donc le nôtre. L’idée derrière tout cela ne serait-elle pas qu’il ne faut pas brusquer les petites âmes sensibles des prêtres de la finance ? C’est un peu comme cela que je comprends votre commentaire.

    • Coeur

      On pourrait parler de tellement d’autre choses encore, qui s’écroulent sous nos yeux…….
      Vous avez besoin de vous raccrocher à quelque chose que vous croyez encore « solide »?
      Plus rien ne fera plus l’affaire, si ce n’est vous-même! Votez pour vous, roulez pour vous, découvrez
      l’or qui est en vous, c’est la seule richesse qui vaut le coup, et elle est là, et vous ne voyez pas!!!
      Arrêtez de chercher l’or à l’extérieur, alors qu’il est à l’intérieur, et qu’il ne demande qu’à être découvert!!!
      La fin d’un monde, le début d’un monde… La fin de l’avoir, le début de l’être..;

  30. Jérôme

    A mesure que l’ancienne représentation financière et économique s’effondre, perdant ses repères et certitudes, les nouvelles voies alternatives possibles ou à inventer deviennent plus crédibles, du moins davantage envisageables. Le tout est de ne pas s’aveugler (trop) encore ni s’enfermer dans des idéologies et systèmes de pensées, rester souple, ouvert, jouer pragmatique, généreux, humble et collectif… Merci à Paul Jorion de représenter et porter dans le débat public, avec ces connaissances mais aussi son intelligence du coeur, cet état d’esprit. De ce vidéo-billet plein d’énergie lucide, j’en retiens surtout ce nouveau dicton : « Ruminer ces sous, c’est pas bon »

  31. hema

    @Thomas

    +1 vous m’avez doublé

    Cordialement

  32. dag

    Dans « Agir avec Keynes » Fany Lehouck reprend simplement quelques idées comme il y a  » le désir maudit de l’or » infantile , il y la logique des foules qui est celle des marchés , mais « il n’y a pas de fondement scientifique sur lequel on puisse formuler , de façon autorisée , quelque raisonnement probabiliste que ce soit .
    NOUS NE SAVONS PAS TOUT SIMPLEMENT .
    Néanmoins, la nécessité d’agir et de décider nous oblige , en tant qu’hommes pratiques , à faire de notre mieux pour surmonter cette réalité embarrassante et à nous conduire exactement comme nous le devrions si nous avions derrière nous un bon calcul benthamien de séries d’avantages et d’inconvénients futurs -chacun multiplié par sa probabilité propre -en attente d’être effectué »
    JM Keynes, « The general theory of employment » article de 1937 repris dans la Revue Française d’économie , 1990 vol 5 , pp 143-144

    Ce faire de notre mieux pour surmonter les embarras me semble être vraiment le leitmotiv obstiné ou la petite musique de fond de ce blog .

    • yvan

      Dag.
      Sauf qu’il y a une différence à surmonter seul ou… ensembles.

      Et c’est là que se jouera toute la différence de l’avenir.
      Car seul ou seuls, entraine la dictature.

  33. Grynpas Jérôme

    A propos du réalisme

    Le véritable obstacle pour réaliser un changement d’orientation ne réside pas dans les difficultés matérielles qu’il faudra nécessairement affronter, mais dans une sorte d’état d’esprit défaitiste. Cette façon, toute négative, de réagir face à l’événement est encore amplifié par ce qu’on appelle l’esprit de réalisme. On le met en avant avec complaisance et avec le sen-timent qu’il justifie tous les abandons. C’est, sans doute, l’obstacle majeur que rencontre tout un chacun quand il veut lutter contre les éléments contraires, surtout quand il veut rallier d’autres à son combat.
    Or, il y a deux réalismes : celui qui définit notre façon d’aborder le monde de la nature et le réalisme que l’on pourrait appeler de société et qui nous permet de saisir l’activité humaine telle qu’elle est. Si ce dernier réalisme est nécessaire quand, au départ, nous voulons comprendre sans nous leur-rer l’état des choses, ici et maintenant, il devient un frein quand nous abor-dons la question de notre capacité de modifier cette situation.
    Dans les sociétés humaines, la logique n’est pas en surplomb de la réalité comme dans la nature. Là, elle est se présente comme cohérence, autre-ment dit comme condition d’intelligibilité . Dans le monde de l’humain, les logiques sont internes aux systèmes sociaux … pour autant qu’elles soient cohérentes avec les objectifs poursuivis par ceux-ce, c’est-à-dire ses re-présentations. Ce qui menace ce sont, soit des crises externes qui ruinent les fondements de la représentation, soit des « fissures » internes qui altè-rent l’homogénéité de la représentation dans une fraction plus moins signi-ficative des membres de cette collectivité. Ces « fissures » peuvent d’ailleurs être initiées ou accrues par les intrusions externes. Autrement dit, les comportements qui nous paraissent illogiques ne le sont que par rapport à notre regard quand il se fait « étranger » à l’habitus régnant dans le groupe. Ainsi, la société esclavagiste développe une logique parfaitement adaptée à ses objectifs, c’est-à-dire à la représentation commune que l’ensemble de la collectivité s’en fait, y compris les esclaves qui ne cher-chent pas à abolir le système, mais individuellement à s’en affranchir bien décidé à en avoir à leur tour. Ainsi, la condition féminine en tant qu’état de subordination au patriarcat s’est maintenu non seulement parce que les hommes, détenant le pouvoir, l’imposait, mais pour une part non négligea-ble parce que l’ensemble des femmes longtemps l’a jugé « naturel ». Faut-il rappeler que la lutte contre l’excision des petites filles est rendue difficile parce que ce sont les vieilles matrones qui président souvent à ces rites barbares. Et ainsi de suite… Ceci admis, nous pouvons conclure que la ré-alité qu’on invoque dans le débat politique pour rejeter une proposition est un argument non de facticité mais l’expression d’un conservatisme d’habitude. Face au poids d’une tradition formulée en terme de réalité évi-dente, parce que vécue : « les choses ont toujours été ainsi », sous-entendu : elles seront toujours ainsi. l’introduction d’une façon nouvelle ne va pas de soi. Même une crise, si elle ne rencontre pas déjà dans l’esprit de certains une façon neuve de penser sa solution déroulera ses effets sans pour autant modifier la représentation qui anime le groupe dans ses comportements. Ou si l’on préfère, la société sera incapable de manifester une capacité de « résilience » propre à surmonter la tourmente qu’elle su-bit.
    Ainsi, la crise que nous vivons maintenant peut rencontrer soit des réac-tions et des interprétations, même vives mais traditionnelles, soit favoriser le développement de nouveaux comportements. En pratique, il faut recon-naître que, trop souvent, le substrat de ces réactions reste de type tradi-tionnel. En effet, ce qu’il y a de plus remarquable dans les réactions mé-diatisées et globalement admises face aux troubles initiés par cette crise, c’est leur aspect moralisateur (les profits des banques sont scandaleux, apprenons à consommer moins, etc.) couplé à un sentiment d’impuissance (on ne peut pas se soustraire au verdict du marché). L’UE, dans toutes ses démarches reflète cet état d’esprit. L’opinion publique et ses mentors en sont conscients mais ne sachant que faire, ils essayent de vivre au jour le jour espérant un miracle : par exemple, que la reprise aux Etats-Unis va impulser, tôt ou tard, son dynamisme au « Vieux Continent », mais rien n’indique que cette reprise aura lieu et surtout que son ampleur permettra notre propre rebond. D’autres tablent sur un surcroît d’activités entre l’Asie et notre continent. Mais ils retardent. Les pays émergents, surtout ceux d’Asie, cherchent leur salut dans le renforcement des liens commerciaux qui les lient entre eux, court-circuitant davantage un commerce Nord – Sud déclinant. Ils en ont conscience en s’engageant dans un long processus qui aboutira au développement prioritaire de leurs marchés intérieurs (Leclerc in Blog de Paul Jorion – 6 juin 2010)
    .
    Certes, pensons-nous en notre intime, comme après toute catastrophe nous aurons à déplorer des victimes … Et d’ailleurs, diront les doctes, les crises sont cycliques, elles détruisent les faibles, les poids morts. Un peu de darwinisme social et on peut reprendre la route la conscience tranquille. Et si la crise venait à ravaler durablement l’Europe, on invoquera l’histoire : les empires naissent, se développent puis meurent. Et la morale en souli-gnera la pertinence : nous payons nos crimes impérialistes et colonialistes. Il y a une justice.
    Ainsi, à force de « réalisme », nous perdons la capacité de faire face et de trouver des façons nouvelles de vivre ensemble et d’aller de l’avant.

  34. dissy

    Terminée, la crise ? Loin de là ! Pour le géant de la finance George Soros, le monde n’en est qu’à la fin de l’acte II de la crise. Quand Lehman Brothers a chuté en septembre 2008, «les décideurs ont fait ce qu’il fallait pour le court terme», à savoir tout faire pour éviter un effondrement global et immédiat du système bancaire. Mais les conséquences à long terme vont faire très mal, selon l’investisseur milliardaire américain, dont les idées sont scrupuleusement suivies dans la finance.

    http://fr.news.yahoo.com/80/20100611/tbs-soros-il-y-a-un-risque-de-retour-la-3213331.html

  35. @ yvan

    « Car seul ou seuls, entraine la dictature. »

    A mon humble avis, ce qui entraîne le basculement d’un pays de la démocratie à la dictature, c’est d’abord la bêtise crasse des gens qui sont incapables de « jauger » les candidats qui se présentent. Cette bêtise existe bel et bien, on peut faire comme si elle n’existait pas mais ça n’arrange pas le problème. Les américains ont fait preuve de bêtise quand ils ont élu Bush – et deux dois, ce qui est assez remarquable, les français ont fait preuve de bêtise quand ils ont élu Sarko.

    On peut aussi parler de manipulation à travers les mass medias, mais c’est un peu facile, ça n’explique pas tout. Quand je regarde ou entends certaines pubs, je me dis que compte tenu du prix élevé du « temps de cerveau disponible », si ces pubs sont diffusées, c’est qu’elles « marchent », et ça en dit long sur la capacité critique de l’ensemble de nos sociétés.

    J’entends beaucoup de critiques autour d’Obama, l’ »obamania » etc, il n’empêche, lui au moins il s’attaque à la redistribution des richesses, mais comme il s’attaque à tout un système eh bien ça prend du temps. Et en Europe ?

    • yvan

      Il s’attaque à la redistribution des richesses…??? Où ça..??? MaBenLaDen..???
      Ces principales réformes ont été rabotés par le principe de « liberté »…

      Et la dernière élection américaine a fait gagner un partisan du tea-party.

    • « Et la dernière élection américaine a fait gagner un partisan du tea-party. »

      C’est tout à fait ce que je dis.

      Et, oui : Obama veut réformer la fiscalité au désavantage des grosses fortunes, sauf que le congrés n’est pas tout à fait du même avis.

    • Jean-Luc

      @ Vince,

      Je reviens par ici, car je me suis souvenu que le philosophe Jean Claude Michéa, répondant à une question au micro de Radio libertaire, dans l’émission « Des mots, une voix », avait abordé ce sujet de la « dictature », telle que vous en parlez.
      Cette interview a ensuite été retranscrite dans son livre « La double-pensée – retour sur la question libérale » (Editions flammarion; Champs essais; 2008).

      Voici l’extrait:

      « Si par démocratie on doit entendre le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », il est donc absolument clair que les régimes représentatifs modernes n’en constituent qu’une version extrêmement appauvrie, et même, dans certains cas, purement formelle. D’un point de vue strictement philosophique, il serait assurément plus exact de définir ces régimes comme des « oligarchies libérales », selon l’heureuse expression de Castoriadis (ou encore comme des « aristocraties électives », si l’on préfère la terminologie de Rousseau).
      Ce point précisé, je m’empresse aussitôt d’ajouter que ces oligarchies libérales ne peuvent en aucun cas être assimilées à des dictatures – comme certains militants de la gauche extrême sont de plus en plus tentés de le penser – sous l’influence de théoriciens à la Alain Badiou (dont on sait pourtant dans quel profond mépris Guy Debord tenait son oeuvre) ou d’associations parisiennes suffisamment délirantes (ou incultes) pour considérer l’Etat français actuel comme fondamentalement « fasciste » et « raciste ». Il serait effectivement absurde de nier qu’une oligarchie libérale garantit à ses sujets – moyennant, il est vrai, une quantité croissante de bavures – un certain nombre de libertés individuelles dont les Coréens du Nord ou les femmes d’Arabie Saoudite ne peuvent même pas rêver. C’est évidemment un avantage politique tout à fait décisif que de pouvoir discuter ici entre nous sans avoir à craindre qu’une police politique débarque à l’improviste et nous envoie tous les trois dans un camp de rééducation.
      Pour autant, il serait tout aussi absurde de soutenir que dans nos sociétés libérales, le pouvoir politique est réellement exercé par le peuple. Comme l’écrivait Debord, les droits dont nous disposons sont essentiellement des droits de « l’homme spectateur ». En d’autres termes, nous sommes globalement libres de critiquer le film que le système a choisi de nous projeter (ce qui pour un peuple frondeur n’est jamais un droit négligeable). Mais nous n’avons strictement aucun droit d’en modifier le scénario, et cela que nous apportions nos voix à un parti de droite ou à un parti de gauche. L’affaire du référendum* devrait ici avoir convaincu les derniers naïfs. »

      (* référendum de 2005 sur le TCE)

    • Jean-Luc

      @ Vince,

      Faisons tout de même attention aux abus de langage, ils finissent par fabriquer un voile sur la réalité et ils nous ferons rater la cible. Gardons solide la « capacité critique » que vous dites.
      Dictature…dictateurs…

      Bush et Sarkozy, des dictateurs? Les démocraties ont la chance d’avoir des dictateurs aux petits pieds, et notre première « bêtise crasse », et notre première faiblesse, est de les peindre en Caligula ou en Néron.
      Si nous comprenons qu’il s’agit, s’il faut chercher des mots cyniques, d’un petit télégraphiste fils à papa d’un côté, et d’un chef de rayon de Prisunic de l’autre, nous pouvons nous concentrer sur la véritable source des problèmes.
      C’est un avis que je donne bien sûr.
      Je me souviens par exemple m’être déjà exprimer ici sur le « No Sarkozy Day » auquel appelait un des commentateurs, cette manifestation « festive et citoyenne », cet amusement de trentenaires « facebookés » sans conscience politique. Vous savez Vince, toujours la fameuse parabole du doigt et de la lune: Quand monsieur Sarkozy nous montre quel système il sert, l’ »imbécile » regarde Sarkozy.

      Ne croyez-vous pas Vince que si nous savons mieux juger de qui nous avons en face de nous, nous utiliserons des arguments meilleurs?

      (Quant à Obama, je lui conserve le surnom de « Bush III » que lui avait donné, au début de son mandat, Paul Jorion sur France-info, pour signifier la marge étroite de manoeuvre que le Commerce américain laisserait à son nouveau majordome. Mais je lui garde aussi tous mes encouragements; ça ne doit pas être facile tous les jours.)

  36. dissy

    Pas la crise pour tout le monde …14% de millionnaires en plus en 2009

    http://fr.news.yahoo.com/80/20100611/tbs-14-de-millionnaires-en-plus-en2009-3213331.html

  37. JP

    vous dites dans votre video, je vous cite « un but pas honorable, celui de gagner de l’argent »
    Vous vivez en hermite ? j
    je constate plutôt que vous demandez du sponsoring sur votre site par des donations , est-ce plus ou moins honorable, je vous en laisse juge !
    plus rien n’est gratuit en ce bas monde

    • juan nessy

      C’est pour ça qu’il est trop bas .

      Un petit effort avec nous et on le remonte .

      C’est une invitation gratuite .

      Vous me semblez encore en dessous de la quarantaine . Ne soyez pas vieux avant l’âge .

    • Forcer tout un pays à faire défaut pour un gain personnel, ce serait « honorable » ? Cela fait partie sans doute de votre philosophie du « Malheur aux vaincus ! » généralisé.

      Quand Soros gagne un milliard de dollars en mettant à genoux les Britanniques (ce sont eux qui paient en fin de compte), c’est sa volonté à lui qu’il impose. Quand un(e) donateur(trice) m’offre 10 € (ce dont je le [la] remercie), ma volonté à moi n’y est pour rien, c’est la sienne qui s’exerce librement. Nuance !

    • Piotr

      JP contre PJ ,le nouveau feuilleton de l’été.

    • methode

      si vous n’êtes pas banquier peut-être seriez vous caricaturiste?

      et dire que vous prenez la défense d’un soros. il faut dire qu’un khodorkovski en prison me réjouit assez généralement.

      non, en fait vous êtes un comique.

    • juan nessy

      Pour complèter la réponse de Paul Jorion , relativement à la liberté de cotiser , je déclare n’avoir cotisé qu’une fois ici en 18 mois , dans la mesure où l’objectif mensuel semble atteint , et surtout dans la mesure où j’alimente aussi ( avec ou sans déductions fiscales ) quelques autres sites ou associations qui me paraissent aussi « d’utilité publique » sans avoir les reins aussi solides .

      Je dépense donc ma retraite ( plus ou moins ) gratuitement . Enfin en partie , faut pas exagérer .

      Et tant pis pour « l’héritage » de mes enfants !

      J’ai d’ailleurs un peu l’impression de mieux défendre leur héritage comme ça .

      Ils sont tellement d’accord qu’ils cotisent aussi souvent au mêmes petites officines de résistance . On essaie néanmoins de se répartir le travail et d’éviter les doublons .

    • Piotr

      Je dirai que Paul ne vit pas en ermite mais plutôt en cénobite…
      La discussion est ouverte…

    • François Leclerc

      Plus rien n’est gratuit, comme vous y allez ! Pourquoi voulez vous aussi que ce monde soit bas ?

      Par nécessité, habitude ou convention ? Est-ce l’expression d’un ordre intangible et immuable des choses ? Pour l’opposer à celui qui est en haut et afin de faire appel à la rédemption, de racheter (nous y voilà) nos péchés  ?

    • kohaagen

      @JP
      C’est presque dérangeant de lire ici ce sempiternel laius sur « la vie est une dure lutte »… Comme si ce blog réunissait des fêlés de tout poil, oisifs, qui croiraient au père Noël toute l’année ! Non, il n’est pas honteux de vouloir gagner de l’argent en travaillant : il est, en revanche, navrant de se fixer cela comme but ultime, indépassable dans son existence d’être humain, but qu’on atteindrait à tout prix en écrasant ses semblables sur son passage ! Vous faites partie de ceux qui, une fois la débandade venue, défendront leurs biens par la force au besoin, n’est-ce pas ? Fort bien ! Nous ferons pareil, sans doute. Mais, de grâce, ouvrez les yeux et ne prenez pas la défense d’un système qui n’a que faire de vous (hormis vous sucer le sang) !

    • yvan

      Tiens…
      Mon évocation des Cénobites n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd… ;-)

    • Guylaine

      JP..JC…JM
      Vous devez être quelqu’un de bien triste,de bien seul, en vérité
      Pour vous ,la réussite ne peut être que financière!
      Venir sur ce blog, est-ce un doute?
      Vous avez tant de colère…
      Guylaine

    • pablo75

      @ JP

      « plus rien n’est gratuit en ce bas monde »

      Tout ce qui est important est gratuit dans ce monde: l’amour, l’amitié, la couleur bleue du ciel, la beauté des arbres, le spectacle de l’aube, la musique sur Radio Classique, la contemplation de l’horizon, les cris des enfants qui jouent dans la rue, le chant des oiseaux dans les parques, le silence dans les églises désertes, la beauté des « jeunes filles en fleur », le bruit de l’eau, le sourire de la vieille dame à qui on soutient la porte, la couleur des fruits sur le marché, le ronronnement des chats qu’on caresse, le vent quand on traverse les ponts, la lecture dans les bibliothèques municipales, et pour les parisiens, les concerts d’orgue à Notre Dame ou à St. Eustache, les promenades sur les quais de la Seine, les premiers dimanches du mois le Louvre entier…

      Etc, etc, etc

      Parce que rien d’Essentiel est achetable sur cette terre, un grand poète comme Jorge Guillén a pu écrire dans un poème célèbre que « el mundo está bien hecho » (le monde est bien fait).

  38. juan nessy

    Attali et Mélenchon même combat ?

    Voir asi du jour de Daniel Schneidermann .

  39. dag

    @JP
    Herr Mite vous même qui s’invite dans ce tissu de bonne laine
    On s’invite et même pas de fleurs pour la maîtresse de maison ?
    Qui paie ses dettes s’honore !
    Encore faudrait-il avoir le sens de l’honneur et de la dette …

  40. philoxenos79

    Lucidité – Dans le domaine de la maladie mentale, la lucidité désigne l’état de la personne qui est consciente de la présence et de la signification de ses symptômes, de leur origine et du rôle qu’ils jouent dans la production de sa maladie. Si la lucidité ne peut à elle seule « guérir » la maladie, l’acceptation émotionnelle de sa maladie est souvent nécessaire avant que des changements réels n’interviennent et que les symptômes diminuent.

  41. Pierre

    Merci Paul, ce petit changement nous permet d’être autorisé à contempler votre intimité domestique sous un autre angle, et tout particulièrement de voir dans son intégralité ce tableau entrevu dans votre portrait ( « Panama-paradisio ») et qui avait déjà suscité un commentaire de ma part.
    Je suis frappé par ce refus de la verticalité et de l’horizontalité. Des angles et des bulles s’affrontent, tandis que trois tubercules lévitent aux abords d’une pyramide.
    Avec vous devant, ce détail disparaît.
    Mon coté optimiste me pousse à voir un V de la victoire au dessus de votre tête, à moins que ce ne soit mon coté carabin qui n’y voit que deux doigts figurant les oreilles d’un lapin, ce qui serait mal venu s’adressant à un capitaine breton je vous l’accorde.
    Mon coté pessimiste y verrait les cornes rouges du diable ou une oreille unique de Mickey.
    Je pense donc que vous avez raison, restons optimiste, c’est bien préférable!
    « La vérité viendra par l’image. » disait Jésus.
    Ce ne sont que des « détails » penseront certain.
    Le maître des lieux est bien sûr le seul juge de sa mise en scène et de la psychanalyse du pauvre qui en découle.

    • Piotr

      Cornes rouges du diable ,une oreille unique de Mickey, trois tubercules…
      C’est pas une psychanalyse,c’est un test de Rorschach .
      On vous remercie d’avoir accepter de passer le test.

    • Pierre

      Bonsoir simplesanstete, j’ai demandé au modo de vous faire suivre mon adresse mail.
      Merci à lui.

  42. kohaagen

    J’aime ce côté « nous ne voulons pas tirer sur l’ambulance mais… tout bien réfléchi, on tire quand même… »

    http://www.boersennews.de/nachrichten/top-news/boersennewsde-rintroduit-le-cours-des-actions-en-d-mark/4750

  43. Senec

    Décidément, le niveau baisse. Chacun se pousse en avant aux dépens d’un autre. On a pu lire beaucoup d’idioties, je trouve. On a même pu lire des choses illisibles avec une nouvelle orthographe et une conclusion en forme de désaccord. Il est bien clair qu’il est difficile à la longue de soutenir une position honnête qui est l’antithèse de la position de la plupart des suiveurs qui encombrent les couloirs de nos intitutions. Si c’est pour venir répéter ici ce qu’on chante aux infos pour les faibles et les ignorants, ce n’est pas la peine. Pour être précis et sans équivoque, je parle, bien sûr, de ceux qui essaient encore une fois de donner tort ou de chercher des poux à Paul Jorion. Il y a encore trop de prétention chez les suiveurs pour qu’ils reconnaissent qu’ils ne sont que des suiveurs et des flatteurs du système. Comment pourraient-ils reconnaître leurs errements ?
    A propos, est-il vrai qu’un capital fictif vraiment énorme, c’est à dire des centaines de milliers de milliards de dollars de titres financiers sans réelle valeur circulent sur les marchés internationaux sans trouver preneur puisqu’ils ne valent plus rien ?

  44. Oysterhead

    David Thesmar n’est certainement pas l’économiste le plus avisé : notons, dans le lien ci-dessous, la « vista » de l’économè(aî)tre, assuré des bienfaits du « private equity » (qui ne semblent pas partagés par les salariés de Picard), arguant d’une absence d’effet de la crise financière sur l’économie réelle… La crise actuelle devrait appeler les économistes à une plus grande humilité… malheureusement, en ces temps de mémoire courte, il est facile de se refaire une virginité scientifique à peu de frais…

    http://archives.lesechos.fr/archives/2007/LesEchos/19970-48-ECH.htm

  45. yvan

    Une lueur d’espoir du pessimiste/réaliste que je suis :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/06/11/mexique-un-commando-tue-19-personnes-dans-un-centre-de-desintoxication_1371376_3222.html
    « Mexique : un commando tue 19 personnes dans un centre de désintoxication »
    « La guerre des cartels pour le lucratif trafic de drogue à destination des Etats-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne, a fait près de 23 000 morts au Mexique depuis trois ans et demi, dont 5 000 environ dans la seule ville de Juarez, malgré le déploiement de 50 000 soldats à travers le pays. »

    La drogue de l’argent peut donc mourir aussi par guerre des cartels.

  46. Spartel

    Bonjour Paul,
    est Cassandre celui que l’on raille parce que ses prévisions ne se sont pas produites..
    Mais Cassandre a été condamné par le dieu à ce que ses propos ne soient pas entendus. Jamais donc on n’envisage que, si la catastrophe ne s’est pas produite, c’est précisément parce que l’annonce en a été faite et entendue.
    Hans Jonas, dans Le Principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique écrit : « la prophétie de malheur est faite pour éviter qu’elle ne se réalise ; et se gausser ultérieurement d’éventuels sonneurs d’alarme en leur rappelant que le pire ne s’est pas réalisé serait le comble de l’injustice : il se peut que leur impair soir leur mérite. »

  47. yvan

    Je vous laisse apprécier cet article :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/11/retour-a-meilleure-fortune-pour-les-millionnaires-dans-le-monde_1371205_3234.html
    « la lecture du rapport annuel du Boston Consulting Group (BCG) sur la richesse dans le monde, on se dit que la crise financière n’est plus qu’un mauvais souvenir pour les millionnaires. Cette étude, publiée jeudi 10 juin, montre en effet qu’ils sont redevenus aussi nombreux qu’en 2007 et pratiquement aussi riches. »
    « Le rebond le plus spectaculaire a été observé en Asie-Pacifique (hors Japon) où la fortune globale a augmenté de 22 % à 3 100 milliards de dollars. Les Etats-Unis progressent moins vite, de 15 %. Malgré tout, l’Europe reste la région la plus riche du globe en concentrant un tiers de la fortune mondiale (37 100 milliards de dollars, contre 35 100 pour l’Amérique du Nord). C’est même le seul continent où la richesse dépasse son pic d’avant-crise. »

    Et je ne vous explique pas pour les milliardaires.

    • yvan

      Jalousie…???

      Ha non non non… Aucunement, bien au contraire. Je suis auto-suffisant. Et là, ça inquiquine fortement toutes les administrations qui essaient de vivre à mes dépends.
      Je leur paye un impôt royal mais ils sont à l’affut du moindre sous, c’est normal.

      Il y a un ennemi de notre pays qui devra sauter. Lui, ou moi.

    • yvan

      Dans le style Tony Blair…

  48. Germanicus

    Qui, l’optimisme c’est de la com. Durant les derniers jours à Vienne, on avait l’occasion d’assister à un lugubre spectacle-oracle. Apparemment, la crise est loin d’être terminée, Soros disait (jeudi dernier) que « nous sommes au commencement du deuxième acte du drame ». Les banques telles que la DeuBa s’inquiètent beaucoup du sort des emprunts d’état émis par des pays européens sur-endettés….. Le château de cartes commence à vaciller :-)

  49. B S

    Toujours très sympa et agréable ce communiqué de vendredi.
    Merci Monsieur Jorion pour l’exemple que vous êtes, J’admire beaucoup votre bravoure.
    Et je dois à ce blog, une certaine compréhension de la situation actuelle.
    J’ai mis plus d’un an avant de m’exprimer car mes points de vues étaient « limités », manquaient encore de perspective, je n’avais pas une vue de la situation suffisamment synthétique.
    Merci et bonne continuation.

  50. Maître Dong

    J’ai également apprécié le billet de Jacques Attali faisant l’éloge du pessimisme, au point de l’avoir conservé dans mes « archives de crise » parce qu’il était en contradiction avec un billet récent de Paul dont j’avais conclu que l’optimisme était l’opium du peuple.
    J.A au contraire pense que « les riches peuvent se permettre d’être optimistes, parce qu’ils savent que, dans tous les maelstroms, ils s’en tireront mieux que les autres « .

    La vérité est peut-être que les riches peuvent décidemment tout se permettre : être optimiste ou pessimiste …

  51. Coeur

    Je préfère les pessimistes qui savent qu’on s’en sortira, en étant près à tout changer pour cela, que les optimistes, qui par leur refus de voir la réalité, maintiennent à tout prix les vieux systèmes destructeurs, en disant qu’on ne peut de toute façon rien changer!
    Grazie Paul

  52. Dad El carbo

    Juste un avis subjectif sur la situation des marchés.

    Nous venons d’assisté à une sérieuse chute des marchés au mois de mai, qui s’est transformée ces dernier temps en période ou le marché « se cherche » selon l’expression consacrée. Comme l’a très bien expliqué Paul dans la vidéo.

    Mais si on y regarde d’un peu plus prés, que s’est-il passé depuis Avril. Premièrement le marché à totalement ignoré la crise « Grecque » en continuant sa progression, et s’offrant même des pics d’optimisme… Quand j’entends dire que le marché anticipe à 18 mois, hum, je trouve ça louche…

    Ensuite, nous avons eu un grosse panique générale, bien appuyée par les premières pages des journaux, j’ose à peine imaginer les JTs et les émissions télé sur le sujet, les blogs (ici c’était un peu différent, c’était plutôt « voilà, comme on vous avez dit… »), qui a simplement redirigé les flux d’argent non pas vers les actions CAC, DOW ou autres mais vers les obligations d’état, alors que nous étions justement dans une crainte de défaut sur une ou plusieurs dettes d’états n’y a-t-il pas là une certaine contradiction ? Qui achèterait de la dette en pleine crise séculaire de sur-endettement ?

    Si on regarde, à la loupe, simplement aujourd’hui, vendredi, à NY les marchés ont baissé après une annonce de baisse de la consommation, mais ont été relancé aussitôt par une hausse des stocks et un indice de confiance rassurant pour les marchés.
    Pour moi, ces dernières publications sont très mauvaises, fort de ma récente lecture de « L’argent mode d’emploi », je trouve là un exemple de ces parieurs sur la pluie au mois de Juillet, qui se sentent plus riches en pensant qu’ils vont gagner leur pari, et des conséquences de leurs actes. La consommation baisse, les stocks augmentent (évidemment la consommation baisse et les producteurs sont optimistes), mais tout le monde est confiant, peut-être parce que le dollar est remonté, et finalement la crise s’est « déplacée » ailleurs et n’est plus en première page, on peut surement trouver d’autre raisons…

    Maintenant que le gros de la crise Grecque à l’air d’être passé, j’ai l’impression que les marchés s’intéressent plus aux bonnes nouvelles qu’aux mauvaises. Comment cela se fait-il ? Simplement, il y a un robinet ouvert qui déverse des liquidités, les banques centrales avec leurs taux défiant toute concurrence. En gros c’est les soldes sur l’argent… Voilà donc nos spéculateurs armés avec l’argent frais, peut-être le moins cher de l’histoire, face à des obligations d’état chères, et portant sur des états qui sont souvent en moins bonne santé que les entreprises qu’ils hébergent, alors tant pis pour les mauvaises nouvelles, tant pis si tout le monde sait qu’on y va droit dans le mur, ils vont aller chercher les derniers bénéfices, assurer leur bonus 2010, avant la grande braderie, (et peut-être pendant si ils ont toujours droit aux ventes à découvert d’ici là)…

  53. le marin

    On peut considérer Paul comme un pessimiste en ce sens qu’il prévoit, comme tant d’autres, une aggravation de la crise actuelle au niveau européen et mondial si le même système économique et social reste en place. Par contre, Paul est aussi un grand optimiste quand il semble croire que certains économistes (comme Attali …) et politiciens de la gauche sont capables de changer (de s’adapter) et de modifier les règles du jeu, du marché. Selon lui, en sélectionnant certains intellectuels, politiciens et économistes, un changement du modèle socio-économique est possible, tout en conservant le cadre du libre-échange (mondialisation). Paul est un chaud partisan d’un état fort, aussi bien au niveau européen (UE) qu’au niveau mondial… Il est d’ailleurs assez étonnant que tant de personnes ressentent des difficultés à abandonner le modèle socio- économique et politique né après l’éclatement de l’URSS. Depuis trente ans, le système néolibéral américain essaye en effet d’imposer son modèle politique, social et économique au niveau mondial. Ce modèle néolibéral unique avait (a)de quoi «séduire : il est basé sur le libre-échange des hommes et capitaux, les droits de l’homme, la croissance, le développement… Ce modèle a d’ailleurs été installé presque simultanément en Europe et au niveau mondial par des politiciens de tous bords (gauche et droite) qui ont tous signé différents traités, protocoles, rounds,… et souvent de manière non-démocratique (avec l’appui d’une grande partie de l’élite et sans demander l’avis ou l’aval des populations). Le peu d’intellectuels, journalistes, économistes… qui s’y sont opposés ont souvent « étiquetés» d’une façon honteuse et gentiment écartés…..Que constate-t-on aujourd’hui, après la crise ?…Tous les partisans du système sont toujours en place et continuent à y croire, à le promulguer et à en profiter, et beaucoup d’entre eux veulent le renforcer, l’accélérer… Il est à mon avis illusoire d’imaginer que des changements significatifs peuvent avoir lieu tant que ces personnes resteront aux commandes. En d’autres mots, il est impossible de changer le système de l’intérieur. Je connais peu d’exemples dans l’Histoire où un changement de système (modèle) a été réalisé par les mêmes hommes qui ont été élevés, éduqués et ont profité de l’ancien système (par exemple rare sont les monarchies qui ont opté volontairement pour une république). D’ailleurs, pourquoi le monde devrait-il obéir à un seul modèle économique, politique et financier? (pour mieux dominer le monde ? pour plaire aux multinationales ?) Pourquoi ne pas avoir un modèle chinois, européen, américain, africain,… adapté à chaque culture, religion, politique ?….
    Nous pouvons d’ailleurs constater les conséquences néfastes de ce dogmatisme en Europe devant une Allemagne qui veut imposer son modèle (austérité et rigueur : pourquoi ne pas plutôt chercher une collaboration et la solidarité ? pourquoi vouloir faire d’un Français un Allemand, à savoir un homme « riche » qui travail dur et longtemps ?…) alors qu’il suffirait simplement que les deux pays collaborent. L’Allemagne a un atout économique, la France a un atout diplomatique, touristique ; un Français sera peut-être moins riche mais plus heureux et les différences culturelles sont une richesse…Allons-nous tout sacrifier pour le marché et l’euro ? D’ailleurs, une Union Européenne est possible sans l’Euro, mais avec une collaboration politique, culturelle et sociale renforcée… Nous pouvons encore construire cette grande Europe (avec la Russie) dont rêvaient tant de personnes (comme Napoléon,…) mais dans la paix cette fois-ci ! On peut estimer que l’euro est venu trop tôt comparé aux autres domaines de collaboration…
    Par ailleurs, les changements viennent fréquemment d’hommes extrêmes (dans tous les sens) qui ont souvent sacrifié leur vie pour ce nouvel idéal … (exemples : la révolution française, les premiers disciples de De Gaulle, Lénine….). Cependant, il va sans dire que je suis contre tout extrémisme nauséabond ! Ce que je veux souligner, c’est que les élites sont rarement impliquées dans le changement (De Gaulle et même Churchill étaient bien seuls au tout début…). La grande majorité des élites était plutôt prête à faire des compromis… Et on peut voir que les actions de beaucoup d’« extrémistes » sont généralement récupérées par les nouvelles « élites »….Alors où se trouvent « ces extrémistes » qui amèneront les changements de demain ? Difficile à dire…. mais en tout cas pas dans les « salons parisiens » : tout ceci explique pourquoi je suis content que Paul ait changé de pull….

    • Jean-Luc

      @ le marin
      (hum! je devrais écrire: @u marin),

      « Radicaux ».
      C’est le mot que vous cherchez dans tout le dernier paragraphe, le marin.

      J’ai le souvenir qu’un commentateur, ici même, nous à expliqué il y a peu l’avantage qu’il y avait à ne pas craindre le mot « radical » pour définir la position de quelqu’un qui étudierait les choses à la racine (du latin radix, icis, f.: racine).
      Tant qu’à avoir ouvert « La double-pensée », le bouquin de Michéa (j’en cite un extrait à Vince sur un autre fil), je reproduit sa mise au point sur les termes « extrême » et « radical ». Michéa, libre de toute appartenance ou vision partisane, se réclame lui-même d’un socialisme radical.
      Voici sa mise au point (page 17):

      « Il conviendrait, une fois pour toutes, de bien distinguer une position « radicale » d’une posture « extrémiste » (ou « extrême » – au sens où l’on parle, par exemple, d’un sport extrême). On appellera ainsi critique radicale toute critique qui s’avère capable d’identifier un mal à sa racine et qui est donc en mesure de proposer un traitement approprié. Une posture extrémiste, au contraire, renvoie essentiellement à cette configuration psychologique bien connue (et généralement d’origine oedipienne) qui oblige un sujet – afin de maintenir désespérément une image positive de lui-même – à dépasser sans cesse les limites existantes (la surenchère mimétique perpétuelle consistant, de ce fait, le rituel extrémiste par excellence). Ce sont naturellement là deux choses très différentes. Si quelqu’un propose par exemple (officiellement dans un but thérapeutique) que l’on coupe la jambe droite d’un malade atteint de la grippe, on ne dira pas que le remède proposé est radical; on dira simplement qu’il est extrémiste (ou extrême). Le fait d’appartenir à une gauche extrême ne garantit donc en rien que cette gauche soit radicale. »

      (Il n’est pas nécessaire à Michéa d’ajouter que sa démonstration vaut pour la droite)

    • le marin

      @Jean-Luc

      « où se trouvent « ces extrémistes » qui amèneront les changements de demain ? »

      J’ai utilisé le mot « extrémiste »(entre parenthèses) puisque c’est comme cela que les personnes qui veulent changer d’une façon radicale la société sont souvent étiquetées par le pouvoir (l’élite) en place. J’aurais pu utiliser le mot « terroriste » mais ceci aurait été un peu « extrême » de ma part….

    • Jean-Luc

      @ le marin,

      Je vous comprends très bien.
      Je proposais ce mot de « radicaux » pour que ceux qui, justement, veulent des changements, cessent d’utiliser le qualificatif que leur collent leurs adversaires. Notre nom c’est nous-même. Il n’est pas bon d’accepter d’être nommé abusivement par un adversaire (« traité » disent les enfants) sans chercher à « se redéfinir » -voir la réflexion de Paul Jorion ici .

      Où se trouve ces radicaux?
      J’en ai trouvé ici , , ou encore de ce côté … ils sont de plus en plus nombreux.

      Chaque semaine qui passe me conforte dans l’idée que les Diafoirus de l’extrême, ceux qui à gauche et à droite veulent « couper la jambe » de la société « grippée » (pour reprendre l’image de Michéa), ne feront bientôt plus le poids en face de ces radicaux-là.
      Quand on parle enfin de choses sérieuses, les forts en gueule s’écrasent.

  54. juste un rappel de René Char, au sujet du pessimisme avant de me remettre à réfléchir et à oser agir :

    « la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil »

  55. francois2

    bonjour monsieur Jorion

    pessimisme ou optimiste? quelle importance pour l’individu seul? Chacun sait que son corps est limité à la fois dans l’espace est le temps. L’espoir, vertu théologale par excellence, permet de se dégager de cette finitude angoissante existentielle. Cependant, contrairement à la croyance des penseurs pessimistes allemand, cette espoir d’un monde meilleur ne se commande pas. S’il suffisait de vouloir, s’il suffisait de se payer de mots, le monde tournerait rond. Cette problématique de la volonté n’est pas nouvelle et renvoie à la lecture des penseurs chrétiens; en particulier la lutte contre les pélagiens. Suffit-il de vouloir aimer quelqu’un pour aimer? De l’importance des rites, de l’importance de la messe, des repas et des rencontres

    Comme tous les bons penseurs, vous balayez d’un revers de la main la notion de l’or. Vous dites en une seule phrase qu’il suffit que les gouvernements empèchent les spéculateurs ppur que le prix de l’or retombe à Zéro. Cependant les gouverneurs ne sont-ils pas in fine eux aussi des spéculateurs? Ne font-ils pas très attention aux mots utilisés dans leur déclaration? N’utilisent-ils pas un langage d’initié, un langage de la cité, de dieu sur terre? Cela vous parait-il « normal » d’abreuver le monde économique de bonnes paroles? Pourquoi ce décalage entre la parole de la cité et la parole du corps?

    Certes la connaissance de la pensée antique permet de mieux connaitre la nature humaine. Cette connaissance, à mon sens, ne permet pas de s’affranchir de la corporalité. Certes l’esprit permet de construire des avions mais sans pétrole, ils ne décollent pas.

    Aussi la limitation de la création de l’argent par une réserve physique vraiment physique me semble au gout du jour afin de limiter les rëves des gouverneurs à ce qui est vraiment possible.

    connaissez vous le livre  » le drame de l’humanisme athée » de Henry de Lubac?

    Je vous souhaite un bon dimanche.

    francois

  56. grizzly27

    juste avant des petits congés que je m’offre:
    oui continuons les reflexions et échangeons
    Paul vous parlez de débuts d’échanges avec d’autres ( blogs, …)
    évidemment tenez nous au courant
    d’ici là je vais m’aérer un peu
    a bientot

  57. francois2

    je vous prie de bien vouloir m’excuser pour les quelques fautes d’orthographe; en particulier Henri de Lubac au lieu de Henry. Comme quoi.

    francois

  58. juan nessy

    @ Pablo 75 :

    J’ai vérifié : SISYPHE .

    Cordialement , Juan Nessy.

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