L’actualité de la crise: de conciliabules en bricolages et en tâtonnements, par François Leclerc

Billet invité.

DE CONCILIABULES EN BRICOLAGES ET EN TÂTONNEMENTS

Une nouvelle série de réunions internationales au plus haut niveau format G20 est en préparation dans les antichambres. Des ministres des finances et des présidents des banques centrales, en Corée du sud les 4 et 5 juin, puis des chefs d’Etat, à Toronto les 26 et 27 juin. A croire que la tenue de ces rencontres obéit à une loi étrange : moins elles aboutissent à des décisions pratiques, plus elles se multiplient. Comme si toute une énergie devait leur être dépensée, consacrée à la difficile rédaction d’un communiqué final aussitôt classé que publié.

De quoi sera faite l’unité de circonstance qui va être affichée ? Deux grands sujets vont former la trame publique de ces réunions : la quadrature du cercle d’une réduction des déficits publics n’affectant pas la croissance, toutes deux présentés comme salvatrices, et l’ajustement international des mesures de régulation financière, dont les chefs d’Etat ont besoin de se prévaloir, puisque les marchés sont par ailleurs les maîtres incontestés, voire même revendiqués. Un troisième sujet sera certainement évoqué, mais pas nécessairement depuis les tribunes : la fragilité toujours très grande du système financier et bancaire, comme la crise européenne vient de l’illustrer.

De toutes les voix qui commencent à s’exprimer à propos du danger que représenterait un arrêt brutal des aides publiques à la relance de l’économie, en raison de réductions budgétaires trop précoces au nom de la lutte contre les déficits, une mérite d’être mise en exergue. Celle de Wen Jiabao, le Premier ministre chinois. « Certains disent que l’économie mondiale est déjà repartie et que nous pourrions arrêter les mesures de soutien, mais je considère ce jugement trop hâtif », a-t-il estimé à Tokyo devant le patronat japonais. « La crise de la dette dans quelques pays européens pourrait entraver la reprise économique de l’Europe (…), le taux de chômage aux Etats-Unis ne baisse pas ». Prédisant que « Nous devons nous préparer à des difficultés », il a assuré que la Chine en tirait sans attendre les conséquences, faisant en sorte « de rester en alerte et de prendre des mesures avec calme (….) afin d’éviter une nouvelle baisse de la croissance ».

Son auditoire était d’autant plus attentif que l’économie japonaise dépend étroitement de ses exportations vers l’Asie et en premier lieu la Chine, ses exportations vers les autres régions dépendant de leurs propres croissances et sa demande intérieure restant très faible, alimentée par une déflation dont le pays ne voit pas le terme.

Les Chinois, pour leur part, ne s’en tiennent pas aux mots. Ils tentent, utilisant toute la palette des mesures à leur disposition, de réduire la gigantesque bulle immobilière crée à la faveur de leur plan de relance et de l’ouverture des vannes du crédit bancaire. Une phase de recapitalisation des banques est engagée, afin de les renforcer. La Bank of China – l’une des quatre grandes banques publique commerciale – va émettre pour près de 5 milliards d’euros d’obligations convertibles afin de renforcer ses fonds propres, annonçant une série de nouvelles émissions par d’autres banques, prises à l’instigation de la Commission de régulation bancaire chinoise (CBRC). Au total plusieurs dizaines de milliards de dollars seraient recherchés.

Par ailleurs, un projet d’introduction de CDS sur le marché chinois a été repoussé après avis négatif de la Banque centrale et des organismes de régulation. Un petit projet de titrisation, lancé il y a quatre années, a de son côté été gelé après n’avoir pratiquement pas décollé. Tentées de suivre l’attractif modèle des grands frères financiers, les autorités chinoises y ont finalement mis le holà.

On sait combien les Américains continuent de surveiller de près les développements de la crise en Europe, après que Tim Geithner soit directement intervenu dans celle-ci. Tout ce qui pourrait porter atteinte à la croissance américaine, dont ils mesurent la fragilité, étant un danger potentiel. L’idée d’une Allemagne parvenant seule à tirer son épingle du jeu grâce à ses exportations ne les rassurant pas, risquant d’atteindre les exportations américaines vers l’Europe dans son ensemble.

Giulio Tremonti, le ministre italien de l’économie, fait de son côté état des mêmes inquiétudes dans une interview à Il Corriere della Sera. « Nous devons redessiner la structure de notre modèle social et économique » a-t-il à nouveau déclaré, menaçant pour une part et interrogatif de l’autre. N’évoquant rien de moins que « l’effondrement de l’économie réelle », il constate qu’aujourd’hui l’Europe « produit plus de dette que de richesse, plus de déficit que de PIB », créant une dynamique insoutenable qui touche au « processus même de la construction européenne ».

Se réunir autour d’une stratégie commune de stabilisation, car c’est de cela qu’il s’agit et de rien de plus ambitieux, ne va pas être affaire facile, dans une situation où chacun à tendance à privilégier ses propres intérêts. Tous ceux qui le peuvent brûlant un cierge sur l’autel du commerce international, qui fait l’objet de plus de dévotions qu’il ne peut en satisfaire. Cela ne va être plus aisé sur le terrain de la régulation financière, le moment étant venu de commencer à accorder les violons des deux côtés de l’Atlantique. Car c’est précisément celui qu’a choisi le gouvernement Allemand pour ruer dans les brancards, avec l’intention de susciter autour de lui des vocations.

Ben Bernanke, le président de la Fed, vient de déclarer que «au niveau mondial, la capacité de direction du groupe des 20 (…) sera essentielle pour faire en sorte que les réformes ne soient pas seulement fortes et efficaces, mais également coordonnées et cohérentes entre les pays ». Ajoutant, pour souligner ce rôle considéré comme « essentiel » du G20, « Il faudra une coopération internationale approfondie pour renforcer le système financier international, et faire en sorte que les institutions financières soient régulées avec soin, bien capitalisées, transparentes, et que leur bilan ait un bon degré de liquidité ».

On remarquera qu’il décrit a minima les mesures à prendre, faisant pour l’essentiel référence au renforcement des fonds propres des banques. C’est que la loi américaine va laisser entièrement ouvert le marché des produits dérivés, les mégabanques ayant remporté la bataille qui leur importait sans doute le plus. Que vont peser, dans ces conditions, les projets de taxe bancaire européens, déjà très flous, ou celui des Allemands d’interdire les CDS nus  ?

Dans le cadre d’un entretien accordé au Financial Times, Stephen Cecchetti, le chef économiste de la Banque des règlements internationaux (BRI), traite précisément de la question. Il vient opposer publiquement ses arguments à ceux des banques qui luttent pour minorer les futures règles de Bâle III, dévoilant au passage ceux-ci. Critiquant les conséquences « apocalyptiques » agitées par les banques, si les mesures actuellement proposées devaient être maintenues et appliquées, il défend ces dernières. Tout tourne, du point de vue des banques, autour des conséquences négatives qu’elles auraient sur la croissance, car elles appuient là où cela fait mal aux gouvernements. De ce point de vue, les deux dossiers du prochain G20 que sont la croissance et la régulation financière se rejoignent donc. L’un des arguments de Stephen Cecchetti ne manque pas de sel  : « Nous devons toujours garder à l’esprit qu’une des causes de la crise était une croissance trop rapide du crédit », ce qui lui permet de rejeter les mises en garde des banques à propos des risques que celui-ci encoure.

Des résistances se développent ces derniers temps, tant chez certains régulateurs que parmi de rares gouvernements, mais aussi au sein des organisations internationales. Elles ont en commun de chercher des leviers pour s’opposer au retour triomphant et sans obstacles de l’activité financière. Ainsi, aux Etats-Unis, la FDIC (garantie des dépôts bancaires), la CFTC (marché des options et des futures) ou la FASB (définition des normes comptables) y participent, chacun dans son domaine respectif. C’est notable et significatif, mais pour l’instant du moins sans portée réelle.

La SEC – régulateur américain des marchés boursiers – vient de révéler un grand projet, révélateur en soi de la gageure que représente la régulation financière si elle n’est pas prise à bras le corps. Il s’agit de concevoir et mettre en fonction un système informatique afin d’être en mesure de suivre en temps réel l’ensemble des ordres de trading de toutes les plates formes boursières et de compensation américaines, y compris celles des brokers et des dark pools, afin d’être en mesure de les auditer. Ce projet est né du krach boursier du 6 mai dernier et de la tentative de la SEC, inachevée et sans succès à ce jour, de comprendre ce qui s’est passé. Mary Shapiro, en charge de la SEC, a reconnu à ce propos : « c’est comme si l’on était devant un gigantesque puzzle dont on devrait assembler les pièces sans en avoir la vue d’ensemble ».

La description des obstacles qui n’ont toujours pas été surmontés afin d’y parvenir, ainsi que de ceux qu’il faudrait dépasser pour mettre au point ce projet global, est en soi édifiante. Depuis la standardisation des données, très disparates, jusqu’à l’incompatibilité des systèmes informatiques utilisés. En passant par la nécessité de synchroniser l’ensemble au millième de seconde, en raison de la cadence à laquelle opère le high frequency trading. Non compte-tenu que le système coûterait 4 milliards de dollars en développement et 1,7 milliards de dollar en entretien. Mieux encore, si l’on peut dire, le projet de la SEC exclu, pour le moment en tout cas, le marché des OTC (les produits dérivés), dont seulement une partie – ceux qui seront considérés comme standards par le régulateur – à vocation suivant la future loi à utiliser des chambres de compensation.

On conçoit qu’il faut prendre le mal à la racine et que ce n’est pas précisément la voie qui a été empruntée. Le reste en découle, à savoir que la tâche est impossible. Comme l’a été la mesure du risque de la réglementation de Bâle II et le seront les mesures de démantèlement dans l’ordre des banques en difficultés, que l’Institut International de la Finance (lobby des mégabanques) préconise comme mesure anti-systémique phare.

Quant à la croissance, nous allons avoir l’occasion de contempler à l’oeuvre les gouvernements occidentaux dans le délicat exercice de tâtonnement où ils s’engagent prudemment. Il ne suffira pas d’inscrire dans la Constitution des mesures en trompe l’oeil, ni déclarer qu’il faut à tout prix sauver la note AAA accordée à la dette souveraine, pour réduire le déficit. Les Espagnols, les Grecs et les Portugais ont commencé à montrer, chacun à leur manière, qu’ils n’entendaient pas si facilement tendre le cou.

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112 réflexions sur « L’actualité de la crise: de conciliabules en bricolages et en tâtonnements, par François Leclerc »

  1. Simplet,

    Yann Moulier Boutang propose le concept de l’économie de pollinisation, développé dans son nouveau livre, l’abeille et l’économiste :

     »
    Pour nombre de nos contemporains, la finance est devenue scandaleuse, voire délictueuse. Dans le dictionnaire des idées reçues de notre temps, elle est immanquablement opposée à l’économie dite  » réelle « , industrielle ou commerçante. Et rendue responsable du chaos présent. Cependant, la crise actuelle n’est pas que financière, mais aussi économique, sociale et environnementale, marquant une rupture et une bifurcation par rapport au modèle capitaliste qui a conquis la planète à partir du siècle. C’est dans cette révolution en cours que nous entraîne le présent ouvrage, tout à la fois une petite histoire de la finance, une analyse de la crise contemporaine et une tentative de prospective. Nous sommes en train de basculer d’une économie de l’échange et de la production à une économie de pollinisation et de contribution. D’où ce titre :  » L’abeille et l’économiste « . Les abeilles font bien plus que produire du miel : elles pollinisent, c’est-à-dire qu’elles diffusent, gratuitement, la vie. Cette métaphore écologique aide Yann Moulier Boutang à explorer les pistes de refondation d’une économie dont le modèle dominant est largement discrédité et moribond.
    « 

  2. Mardi 1er juin 2010 :

    La Banque centrale européenne a alloué mardi 117,7 milliards d’euros aux banques installées en zone euro à l’occasion de son opération de refinancement sur une semaine, et a lancé en parallèle une opération d’absorption de liquidités.

    Au total 86 établissements ont demandé des liquidités, selon un communiqué.

    L’appel d’offres s’est établi au taux fixe de 1 % et toutes les demandes ont été honorées, comme de coutume depuis l’intensification de la crise financière à l’automne 2008.

    Les Echos

    Le Titanic « ZONE EURO » est en train de couler ?

    Le Titanic « ZONE EURO » est en train de faire naufrage ?

    Pas de problème : Jean-Claude Trichet le survole dans son Canadair !

    Jean-Claude regarde au-dessous pour bien viser le Titanic … Jean-Claude vise bien en fermant un oeil … et goooo !

    Jean-Claude largue 117,7 milliards d’hectolitres de liquidités sur le Titanic !

    Schplaaaaaf !

    117,7 milliards d’hectolitres de liquidités viennent de s’abattre sur le Titanic !

    Qu’est-ce qu’on dit ?

    On dit : « Bravo, Jean-Claude ! »

    1. Bonsoir, BA. Vous allez bien..?
      612 milliards…?? Une paille.

      Sinon, essayez de vous renseigner sur le montant d’ « argent » ou de « monnaie » hors M1 créé ces dernières années.
      Et revenez nous voir.

      Au fait. Votre constance dans la même voie de pensée me révèle un courage que je sous-estimai.
      Vous voudrez donc bien accepter mon invitation à un barbecue commun que je souhaite lancer aux vieux routiers du blog. J’écris vieux sans critère d’âge, bien sûr.
      On peut être jeune et écouter les autres, cela n’est pas encore interdit. (mais toujours fortement critiqué, bien sûr).

      Si vous voulez nous préparez une choucroute en apéro, je ne serais pas contre non plus.
      Comme vous le sentez.

  3. Bonjour à tous

    Selon Michel Santi, le AAA de la France ne passera pas l’été .

    Cordialement et comme le souhaitait P. Desproges, vivons heureux en attendant l’AAA…

    1. « Car la France ne mérite pas son AAA – il suffit du reste de la comparer à l’Allemagne – et aucun professionnel sérieux ne pense qu’elle mérite le maintien de cette notation maximale. Les indicateurs fondamentaux démontrant qu’elle devrait être rétrogradée à A+, voire BBB, qui est la limite de « l’investment grade ». Nous ne faisons pas en effet d’illusions par rapport à ce système de notation car ce triple A n’est que la résultante d’une intense pression gouvernementale exercée sur ces agences de notations dont l’un des meilleurs clients français est…l’Agence France Trésor, autrement dit le Ministère des Finances! Enron n’était-il pas encore noté « BBB » à quatre jours de sa faillite spectaculaire? »

  4. Juste une question de béotien mais il y a une chose qui m’échappe : depuis un moment, il m’arrive de constater que les indices boursiers européens et US alors qu’ils avaient démarré en baisse et continué à s’enfoncer une bonne partie de la journée, remontent, comme par miracle, à une ou deux heures de la clôture, entrainant immanquablement l’euro, également moribond toute la journée, dans leur sillage. Cela permet à la presse bas de gamme « grand public » de titrer « les bourses reboostées » ou « l’euro remonte ». Les gens sont rassurés. Cela fait plusieurs semaines que l’on constate ce scénario, souvent causé par des « bonnes nouvelles » de dernière minute. Est-ce cela, la volatilité des marchés dont vous parlez, M. Jorion ? Un éternuement par-ci qui fait chuter, un battement de cil par-là qui fait monter ? Combien de temps cela peut-il durer ? Visiblement, il suffit de dire/écrire n’importe quoi pour influencer les cours de bourse !

  5. De plus en plus d’américains ne paient plus leurs crédits hypo ce volontairement…en attendant qu’on les expulse…ou pas.Ils économisent cet argent qui tombe bien.. voire ils le dépensent sans le moindre scrupule…bonjour les dégâts pour les banques et cela explique aussi en partie …une partie de la hausse pourtant modeste de la consommation, l’argent vient de cette nouvelle source….le gouvernement laisse faire ça l’arrange bien en ce moment

    http://finance.yahoo.com/news/Owners-Stop-Paying-Mortgage-nytimes-4276925797.html?x=0&sec=topStories&pos=7&asset=&ccode

  6. Si dans le couple croissance/dette, la croissance était l’illusion et la dette la réalité, je propose de transformer la dette en illusion.

    Faut’il une baguette magique pour le faire ?

    Où une décision populaire ?

  7. Vincent Brest dit :
    ses mon handicap qui est aussi ma force , je comprend que vous décrochiez ne vous inquiéter pas

    yvan dit :
    mon problème n est pas si j ai bien comprit ou pas , mon problème est qu ici même ont pense avoir trouver des solution mais qui n amène qu aux même résultat
    et mon constat est très simple :

    Monsieur Jorion sait que le système va dans le mur.
    le système ne va pas dans le mur , ceux système est basé sur le capitalisme et libéralisme
    hors il na jamais était aussi puissant , ceux système ne crève pas ,arrêtons de croire des chose fausse et qui justement fausse nos jugement et nos analyse
    ses une guerre des classes , ont as d un coté un système qui comprime et opprime les plus faible , qui impose ses loie aux citoyen et qui va jusqua ceux substituez aux souverain ( le peuple )
    donc ceux système na jamais était aussi fort , pourquoi faire croire le contraire ?
    sa n amène pas les bon remède, comme celui ou j ai entendue Mr paul Jorion dire qu il ne faut pas renationalisez les banques centrale
    pourtant par cette faute depuis 1973 et toute les loies qui se sont accumuler dessus les états notamment la France na plus le pouvoir de battre monnaie
    les politique n ont plus ceux pouvoir , ceux pouvoir qui est aussi bien pour vous que pour moi et pour tout les citoyens ainsi que les politique est devenue tributaire du marcher ( l Argent )
    seul ceux qui détienne l argent qui est l outil de ceux pouvoir détienne le pouvoir réel de nos société
    ceux n est plus les état , il faut donc redonner ceux pouvoir aux état
    je suis clair il me semble non ?
    je suis désoler mon ami ont ne corrige pas le pouvoir , ceux qui détienne le pouvoir ne ceux corrigeons pas , ceux n est pas dans leur intérêt
    allez dire que pour vous corriger ont vous laisse ceux pouvoir , ses absurde
    enlever leur ceux pouvoir et la logique revient , le pouvoir revient aux souverain ( le peuple )
    les erreur ont était faite parsqu ont a mit la charrue avec les beu
    il faut remettre les choses a l endroit
    Mr Jorion et Mr Attali ceux trompe , ils ne pourrons réguler les maitre des marcher , de l argent , ceux qui détienne le pouvoir actuel
    la vie des humain a 2 base , LA REPRODUCTION ET L ARGENT qui contrôle 1 de ses 2 base est le maitre
    si ces base sont le bien commun le pouvoir est divisez , il est repartie donc moins apte a être profitable pour des bien priver
    dans la vie il faut être logique et reconnaitre les erreur , ne pas les recommander aux nom de je ne sait quoi
    savoir mettre le doigt sur les réalité et trouver les solution
    quel solution viennent t logiquement ?
    redonner le pouvoir aux citoyens , redonner ceux pouvoir a la république et non continuer a fédérer autour de ceux qui détienne actuellement ceux pouvoir
    ses gens sont passez a la 2 em , il s attaques aux , états
    jamais ont as vue sa , rendez vous compte du pouvoir énorme qu ils ont
    s attaquer aux états , s attaquer aux souverain des états ( CITOYENS )
    ont ne peut pas privilégier les même remèdes avec les même poison ceux n est pas logique

    a propos ont ne risque pas cette oligarchie , elle est déjà présente , elle as prit le pouvoir ( l argent ), je sait pas si ont la bien analysez sa
    ses gens ne sont pas élue et prenne le pouvoir partout et contre l intérêt commun ils impose l intérêt particulier , leurs intérêt la t on comprit ?
    j ai aucun diplôme et je les comprit depuis un bail

    Ben tiens dit :
    merci mon ami , sa fait un bail que j ai pas reçu de soutient , bon je file aux taf , bonne soirée citoyens

  8. Le président allemand Horst Koehler a annoncé hier sa démission !

    Si Koehler a justifié son acte par les attaques dont il est l’objet depuis ses déclarations sur la guerre d’Afghanistan, nul doute que la première démission d’un président allemand ne saurait se justifier par une telle histoire. Avant d’occuper ce poste, Horst Koehler a dirigé le Fond monétaire international et la Fédération allemande des caisses d’épargne ; il est donc certainement bien informé sur l’état de désintégration avancé du système financier et de la zone euro. Notons aussi que cette annonce intervient six jours après que le ministre-président de la Hesse – la région de Francfort, c’est à dire le centre de la finance allemande et européenne continentale – ait lui aussi annoncé sa démission.

  9. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/et-si-le-miracle-de-l-economie-75760

    Et si le miracle de l’économie chinoise était en fait une mystification ?
    Au moment où tous les dirigeants occidentaux clament le retour de la reprise économique. Un dirigeant laisse planer le doute ; Wen Jiabo le premier ministre chinois. En visite à Pékin, de façon informelle, il a dit « Certains disent que l’économie mondiale est déjà repartie et que nous pouvons désormais envisager des mécanismes de sortie (de crise). Je crois que ce jugement est prématuré ».

    1. Naturellement que l’économie chinoise est un tigre de papier. Celle-ci n’est constituée que de paradoxes dont le temps mettra en évidence l’impossibilité de trouver une colle pour rassembler ces différentes parties tant elles sont extrêmes. Basée sur un servage humain outrancier et donc une rente hors concurrence qui s’effondrera lorsque le parti communiste s’affaiblira et que les citoyens chinois seront en mesure de réclamer un retour. Cela n’a-t-il déjà pas commencer? Mais, soyons, restons égoïstes, mieux vaut être généreux depuis nos pays que de faire la mendicité sur les trottoirs de Shanghai. Question de survie, même!

  10. Un point de vue intéressant, pour prendre le ‘large’ (sans rapport ‘aucun’, avec les évènements récents) :
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3057
    Car il n’y a évidemment pas que la Turquie : Brésil, Russie, Inde, Chine, Iran …
    Sans compter tous les autres pays du ‘reste du monde’ quand on y retranche « l’occident » (mot fortement connoté idéologiquement et dénué, à mon sens, de signification réelle quand à une ‘union’ mythique autours de valeurs communes, spécifiques et en même temps universelles mais que j’emploierais comme on manie de vieilles chaussettes retrouvé de dessous le lit et oubliées il y a fort longtemps : avec précaution et avec des guillemets).
    « Certains parlent d’un retour de bâton « post-colonial. » »
    Ce qui m’a fait rappeler au livre de Jean Ziegler ‘La haine de l’occident’ :
    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1517
    Où l’auteur décrit un possible (ou en cours) retour de bâton des nations et des peuples qui ont été soumis au ‘joug’ colonial européen, d’abord, et ‘post colonial’ nord américain, ensuite.
    Sauf qu’il a mis 50 ans à émerger selon lui de manière violente, y compris après les décolonisations. Le temps, sans doute, que les dits ‘pays du reste du monde’ sortent enfin des ajustements structurels des institutions ‘multilatérales’ (BM, FMI), aient remboursé leurs dettes (parfois), envoyé paître les dites institutions et commencer à parler entre elles, soit depuis pratiquement 10 ans. Tiens, depuis le 11 septembre on dirait, pendant que ‘l’occident’ était très occupé à chasser de l’islamiste médiéval, proclamé chef des ennemis de ‘les occidentaux’, qui s’en cherchaient un depuis la chute de ‘l’empire du mal’ (also known as ‘marxisme-léninisme’), vu que les nord-coréens n’étaient décidément pas crédibles en ennemi ‘number one’.
    Qu’a donc fait ‘l’occident’ depuis 2001 ?
    Vaste question …
    Un semblant de réponse : créer des dettes.
    Libéraliser ‘les marchés’. Créer une bulle immobilière (celle d’internet n’avait pas tenu le coup).
    La Chine, pendant ce temps, n’a rien dit, et laissé faire. La Russie non plus, l’Iran itou, le Brésil pareil, etc.
    Et ce qui devait arriver arriva : explosion financière, reprise de la dette par les états, crise économique et sociale, crise politique maintenant, au sens ‘large’ (y compris éthique, bien évidemment).
    Tiens, on retrouve le mot ‘large’ …
    Bref, on s’est regardé le nombril pendant de longueeeeeeeees années et quand on a relevé la tête, on découvre ‘un nouveau monde’, qui ne va pas avec le décor qu’on avait été supposé avoir planter pour … des années ?, décor s’avérant fort différent de celui qu’Hollywood avait imaginé pour ‘nous’, les ‘occidentaux’.

    Etrangement, les dits ‘pays du reste du monde’ continuent encore à faire des appels du pied à ‘l’occident’, pour lui signifier d’ouvrir les yeux, afin de faciliter son intégration dans la nouvelle cour d’école, vu que ce serait bien plus facile pour jouer au ballon de le faire participer en lieu et place que de le laisser planter là, surtout en plein milieu du terrain …
    Enfin, ‘étrangement’, pas tant que ça : ‘ils’ ont encore besoin de ‘nous’.
    Les ‘autres’ : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26832.html

    Mais il est certain que vouloir continuer à prêcher la supériorité morale et philosophique à visée universelle, of course (que ‘les autres’ ne possèdent pas et ne possèderont qu’après un longgggggggggggg côtoiement des pratiques occidentales et une saine patience, un peu comme pendant le colonianisme, où le colonisé peut, durant tout le temps de la colonisation, qui fut fort long, avoir la chance de partager et d’observer la miraculeuse connaissance que ‘l’occidental’ lui fait profiter, certes indirectement et partiellement, voir même de manière contradictoire, mais pour lequel le colonisé n’hésitera pas, dans plusieurs siècles, à le remercier bien bas) et faire l’inverse, ne permet pas non plus de s’insérer à la plus haute marche de l’estrade, sachant qu’il ne restera plus que cela (la philosophie), si tant est que l’on continue à s’en souvenir.

    Ahhhh, il est loin le (bon) temps où l’on pouvait régler tout cela en quatre cuillère à pot ou par un (bon) coup de torchon : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2366.html

    Tout ceci ne donne évidemment pas quitus aux dits pays du ‘reste du monde’ sur leurs éthiques propres (et encore sur leurs pratiques) mais au moins ne professent-ils pas leur supériorité universelle, ce qui serait ‘proprement’ insupportable (et pourtant, ‘l’occident’ est passé la maître …).
    Tout ceci ne permet pas de résoudre la crise financière que ‘nous’ vivons, nous, les ‘occidentaux’.
    Certes, on n’ose imaginer si ‘l’occident’ s’effondre comment le ‘reste du monde’ pourra continuer à vivre sans ‘nous’ : mais n’est-ce pas justement le problème ?
    Car de fait, sommes-‘nous’ si sûrs de notre importance pour extrapoler une crise somme toute ‘occidentale’ (dans ses causes du moins) à l’ensemble du monde ?
    ‘L’occident’ n’a-t-il plus alors que sa puissance de nuisance à ‘offrir’ au reste du monde ?
    Ne serait-ce pas là le signe non seulement de ‘notre’ impuissance (otage de ‘nous’-même, sommes ‘nous’) mais aussi de ‘notre’ cécité, sur ‘notre monde’ que ‘nous’ avons transformé en ‘le monde’ ?
    Et si la solution n’était pas ‘en nous’ mais bien avec ‘les autres’ ?

    Car plus ‘nous’ penserons résoudre la crise ‘par nous-mêmes’ et moins ‘les autres’ tendront la main …
    La chine, sur les DTS. Le Brésil, la Russie et l’Iran sur le nucléaire. La Turquie, demain, avec Israël et la Palestine.
    Combien d’autres encore avant d’ouvrir les yeux sur la nécessité d’une solution multilatérale ?

    Sommes-‘nous’ devenus des pays de vieux, réactionnaires, rabougris et craintif des ‘autres’ (immigrés, anciens colonisés, concurrents), fiers encore de ‘notre’ importance quant à ‘notre’ capacité de nuisance (que les dits pays du ‘reste du monde’ tentent tant bien que mal à commencer à déconnecter, comme on enlève un détonateur, doucement, et que l’on montre ensuite au furieux qui menace de se faire sauter avec tout le quartier) ?

    Sommes-‘nous’, les ‘occidentaux’, finalement devenus ‘Les bourgeois’, que chante Brel ? :
    http://www.youtube.com/watch?v=dCHi5apc1lQ

  11. daniel dit :
    1 juin 2010 à 21:06
    vous ne m avez pas bien comprit mon ami je ne suis pas a la recherche de gourou ou je ne sait quoi
    j ai noter 2 contradiction sur l analyse d ensemble qui amène 2 remèdes qui sont du même acabit apporter par les même depuis des décennie ( ceux n est pas les solutions mais ses les problemes )
    banque central non renationalysez donc le pouvoir de l argent non redonner aux citoyen et aux état , ainsi qu aux politique ( laissez aux priver )
    le G192 qui est souvent demander par Mr jOrion et Mr ATalie alors qu ont sait tous que ceux qui détienne ceux pouvoir( l argent ) ne demande que sa que de continuer a fédérer
    et ses la des erreurs grossière car plus ont compact le pouvoir dans quelques mains plus l avidité est accrue
    plus ont élargie ceux pouvoir plus il est dificile de voire les intérêt priver prendre le dessus sur ceux du commun

    ne vous m éprenez je relever ses 2 contradictions majeur de 2 solutions entendue par nos amis
    et donc je dit Erreur attention
    est je le droit ?
    il me semble que oui , d autre part j avez postez avant d allez aux taf mais apparemment ont na pas retenue mon poste
    j avez répondue a Vincent Brest , yvan ,Ben tiens et j avez remit un poste argumentant mes dire
    donc je m appercois qu ici aussi le cadenas est bien verrouiller
    je trouve sa dommage car rien de tel qu une bonne vielle critique dans le font pour remuer un peu tout sa
    bonne nuit amis citoyen , Morphée m appel

  12. @Yvan et jeannot14. Merci pour vos réactions. Mais, je crois m’être sans doute mal exprimé. Depuis 30 ans, l’économie se résume à la théorie de Ch. Ponzi et de produire des échanges financiers, créer de la monnaie (qui n’est qu’un système de mesure et non une richesse) et maintenant, l’heure est venue de payer. Depuis 30 ans, l’économie réelle seule créatrice de biens concrets et à qui on a retiré les moyens financiers nécessaires et qui n’a plus les marchés capables d’absorber son toujours plus, n’a plus d’alternative. Plus ou peu de recherches de par la cupidité des actionnaires, peu de possibilités de rétribuer correctement les salariés (d’où les problèmes de crédit). Tout le monde avait pensé aux possibilités de l’industrie verte, mais qui seront toute aussi éphémères. Nous sommes donc à court ou moyen terme, devant le choix inéluctable d’imaginer un nouveau mode de vie (ou survie). Ce choix sera accompagné d’une violence inouïe. Démographie, agriculture, énergie, besoins primaires à satisfaire sans pouvoir échanger son travail ou autre bien…Programme dantesque.

    1. Bonsoir Simplet, nous allons être 2 dit « simplet » j’ai du mal à comprendre pouquoi l’on veut attacher la richesse à des biens essentiellement concrets.

      Votre « la monnaie n’est qu’un système de mesure » entièrement d’accord avec vous, maintenant je diverge quant à votre « non richesse ».

      La monnaie est un tout, indivisible, peu importe sa provenance du moment qu’elle soit légale, n’a que la valeur à l’instant de la transaction, avant ? après ? la transaction est faite est la richesse se transforme en consommmation meuble ou immeuble (immeuble participant pour un temps long à concrétiser la valeur monnaie).

      Nous devons consommer mieux, produire des biens qui durent réparables recyclables ne rien gaspiller, nous sommes sur la même ligne.

      Ne reste plus qu’à s’accorder sur la création de richesse, vous le travail et la production moins la monnaie.

      Simple non, je vous fabrique de la monnaie, il ne nous reste plus qu’a la partager, et la valeur en découlera d’ellle même.

      Allocation universelle, revenu social pour tous de la naissance à la mort, pour assurer l’essentiel d’une vie simple mais agréable, le temps consacré à réparer recycler ne devant plus être rentabilisé grace au revenu de vie, la nature serait peut être épargnée avec ce système.

      Mes pensèes sont-elles sottes ou simplettes, j’ose espérer qu’elles arriveront à éclore.

  13. Bonjour Jeannot14.
    Naturellement que vos idées simplettes sont excellentes. n’est-ce pas la base même de la sagesse que la simplicité. Hélas, celle-ci ne rapporte et ne pèse rien face à la cupidité qui a intérêt, elle, à tout compliquer et nous opposer. Éradiquer la cupidité, ferait trop de morts et certainement pas assez de volontaires pour combattre ladite cupidité. Ces derniers ont des options moins risquées, comme par exemple, la vie monastique. Donc, le seul remède est l’aménagement du système. Reste qu’à mettre en œuvre. Un détail. Bref, nous ne sommes pas prêts d’en sortir et en découlant, nous allons nous exposer à des périls jamais rencontrés par l’humanité. Une issue incertaine et pour y arriver un parcours infernal. Il ne reste plus qu’à acheter un revolver à crédit.

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