L’actualité de la crise: le capitalisme a-t-il les moyens de ce qu’il a déclenché ? par François Leclerc

Billet invité.

LE CAPITALISME A-T-IL LES MOYENS DE CE QU’IL A DÉCLENCHÉ ?

Avec toute la circonspection nécessaire, une question définitive se doit d’être posée : la crise que connaît le capitalisme financier est-elle dans ses moyens  ?

S’il fallait s’en tenir à la seule actualité, la réponse s’imposerait d’elle-même : sans hésiter, c’est non ! Une énième réunion des ministres des finances du G20 et des banquiers centraux vient en effet de se tenir en Corée du Sud, et on se demande s’il vaut la peine même d’en parler, car ce qu’elle a donné à entendre donnait l’impression d’un disque rayé. Que reste-t-il donc de l’élan initial de cette configuration présentée comme l’amorce d’une prometteuse gouvernance mondiale réunissant pays développés et émergents ? Deux simples constats d’échec sans appel.

A ce jour, elle n’est toujours pas parvenue à trouver les moyens de résoudre la crise, et tout indique qu’elle ne va pas l’empêcher de rebondir. La lecture du communiqué final de cette réunion est à cet égard proprement affligeante.

Qu’a-t-il été décidé ? Il est laissé à l’appréciation de chaque pays la résolution de l’équation qui associe relance économique et consolidation fiscale, cette expression contournée qui signifie coupes claires dans les budgets des Etats. Manière de se défausser d’un problème insoluble et d’entériner, dans les faits, la dépression promise à toutes les économies occidentales, vers laquelle on glisse tout doucement !

Autre défausse du G20 finances, il est renvoyé au Comité de Bâle la responsabilité non pas d’instruire mais de décider des modalités et du calendrier de fabrication d’une sorte de bouclier censé permettre aux banques d’endiguer une nouvelle crise financière, résultant de l’accroissement de leurs fonds propres. Un dossier d’une haute technicité, selon Christine Lagarde, ministre française des finances, formule habituelle des financiers pour signifier qu’il est propice à tous les discrets accommodements. Les techniciens ont le champ libre.

Certains revendiquent déjà que ce bouclier ne devra pas être trop épais, ni constitué trop précipitamment, afin de ne pas démunir les banques de moyens destinés à la relance économique. Une plaisanterie de plus, si l’on considère leur comportement actuel. D’autant que l’endettement à outrance n’est plus envisageable et qu’il faudrait y substituer une impensable redistribution de la richesse. Il y a longtemps, on décriait déjà les partageux. Enfin, le calendrier envisagé à l’heure actuelle pour ce dispositif, qui sera selon toute vraisemblance revu, nous mène déjà fin 2012, ce qui laisse de la marge pour qu’entre temps un ou plusieurs nouveaux épisodes de la crise puissent intervenir.

Exit donc le G20, et cette gouvernance qui ne gouverne rien et qui, comme prévu, a entériné l’enlisement du projet de taxe des établissements bancaires, ce gadget destiné par ses promoteurs à montrer que les gouvernements étaient à l’initiative. Alors que le projet d’interdiction des CDS nus, et d’une manière générale le dossier de la régulation des produits dérivés, n’ont même pas été évoqués au final. L’échec des Européens et de leurs timides velléités est consommé.

Les derniers rebondissements viennent par ailleurs de le démontrer : il n’y a pas de sortie de crise en vue. La seule et unique stratégie admissible, sans alternative à disposition, s’appuie sur la capacité du système financier, puissamment aidé par les banques centrales, à trouver par ses artifices spéculatifs les moyens de s’en sortir. Quitte à ce que cela prenne beaucoup de temps et entraîne dans la récession – et sans doute la déflation – l’ensemble de l’économie occidentale. Si une décision par défaut a été implicitement prise par les ministres du G20, c’est bien celle-là.

Les Etats se sont révélés incapables de financer le sauvetage des banques et le redressement de l’économie, leurs finances totalement déséquilibrées par les efforts qu’ils ont déjà accomplis, sans y être parvenus, sans tenir compte de ce qu’il reste à faire, notamment sur le marché hypothécaire immobilier américain, qui est sans rémission sinistré. Quant aux pays émergents, ils ne peuvent chercher leur salut que dans le renforcement des liens commerciaux qui les lient entre eux, court-circuitant davantage un commerce Nord – Sud déclinant, en s’engageant parallèlement dans un autre long processus qui aboutirait au développement prioritaire de leurs marchés intérieurs. S’ils y parviennent, bien sûr.

Dans les deux camps, ce qui a été entrepris va prendre de nombreuses années, et on n’en voit pas la fin. Le capitalisme financier nous entraîne vers le fond.

Les salles du grand casino ne sont pas prêtes d’être fermées, car cela reviendrait à tarir la source destinée à abreuver le système financier, mettant alors tout l’édifice déjà chancelant par terre. Les deux grands instruments qui ont donné à la crise toute sa dimension sont intacts ou presque. La titrisation, censée diluer le risque, l’a au contraire concentré ; les CDS, devant permettre de s’assurer contre ce même risque, l’ont à l’inverse accru. Double réussite éclatante de la créativité financière et du talent.

Une course de vitesse est dans l’immédiat engagée entre la mise en place d’un bouclier, sur lequel repose tous les espoirs de colmater la prochaine fuite, et l’apparition inopinée d’un nouvel épisode de la crise, sur la lancée des précédents. L’équivoque qui nous est proposée est magistrale : d’un côté, on nous promet que l’on va prendre les précautions nécessaires et, de l’autre, l’inéluctabilité d’une nouvelle crise est reconnue. Un improbable bouchon fait office de remède miracle, promesse qui ne sera pas tenue, car il sautera. Les défenseurs de ce système inamendable sont incorrigibles.

L’Institute for International Finance, le lobby international des mégabanques, est déjà à la tâche, en train de rogner ce bouchon présenté comme l’ultime et décisif rempart. D’une part, il argue de l’impossibilité de réunir sur les marchés les gigantesques montants nécessaires à sa constitution, dans les délais impartis, tout en faisant d’autre part état d’estimations catastrophiques en termes de points de croissance qui seraient perdus si les mesures de renforcement des fonds propres du Comité de Bâle étaient appliquées. L’IIF préconise, comme solution compensatoire à leur allégement et au report de leur date d’application, la mise au point de procédures de démantèlements ordonnés des banques en difficulté. Faisant litière de ce que la crise a dévoilé de manière incontestable : son caractère systémique par construction, en raison des expositions croisées des établissements financiers dans le cadre d’un système mondialisé. On marche de plus en plus à reculons dans le domaine de la régulation financière.

En attendant, la structure de la dette du système bancaire évolue défavorablement et accroît sa fragilité, alors que les banques privilégient de plus en plus un endettement à court terme, au détriment du long terme. Tandis que le marché obligataire reste pour le moment fermé aux grandes entreprises, une situation qui ne sera pas tenable très longtemps. Tout le système financier continue de fonctionner de manière bancale et n’a toujours pas retrouvé son équilibre, les indices de référence du marché interbancaire redonnant le signal d’une réapparition de la défiance entre elles, expression d’une crainte croissante devant leur fragilité persistante. Qui mieux qu’une banque peut juger de la situation de ses consoeurs, connaissant sans fard la sienne ?

Il est également significatif de la grande confusion régnante que deux grands périls sont simultanément craints, alors qu’ils sont antinomiques : l’inflation et la déflation. Le démon de la première est toujours agité, les banques centrales assurant qu’elles sauront prendre les mesures adéquates à temps afin de s’en prémunir, masquant l’étendue des inquiétudes à propos de la seconde, beaucoup plus sournoise.

Les banquiers centraux affectent de préparer leur arsenal en vue de contrer le redémarrage de l’inflation, évitant de reconnaître – comme en témoigne la crise déflationniste que le Japon connaît sans parvenir à en sortir – que leurs armes monétaires sont impuissantes devant la déflation, les théories monétaristes étant elles-mêmes inopérantes devant cette étrange maladie chronique. Un aveu douloureux à la portée inacceptable. Après la boucle rétroactive des bulles financières, la spirale descendante de l’économie…

Le retour d’une inflation virulente dans les pays occidentaux est une hypothèse qui en cache une autre, en raison de l’existence de fortes capacités de suproduction inemployées ainsi que de la faiblesse de la consommation et de l’importance du chômage. Si le danger de l’inflation existe bien, c’est dans les pays émergents qu’il faut aller le chercher, en raison des masses de capitaux qui, alimentées par les robinets ouverts des banques centrales occidentales, inondent les marchés financiers et les économies des pays émergents, contribuant à l’apparition de bulles financière et déstabilisant leurs économies.

Là, le remède est tout trouvé mais nul ne l’évoque encore publiquement, car il implique pour être appliqué une refonte du système monétaire international, qui seul pourrait enrayer l’immense jeu du si profitable carry trade. Car c’est sur ces marchés, ainsi que sur celui de la dette souveraine, que le système bancaire se refait en priorité une santé : il n’est donc pas question d’y toucher.

Certes, les marchés peuvent néanmoins craindre que les Etats aient recours à l’inflation, une fois tout au fond de l’impasse et afin de soulager leur endettement. Mais sont-ils mêmes capables de la relancer dans la circonstance ? Ils semblent ne pas y croire eux-mêmes.

La publication inusitée, par le FMI, des éléments d’un débat au sein de son conseil d’administration du 28 mai dernier, portant sur l’accumulation par certains Etats membres de réserves de change abondantes, montre bien que certains sont à la recherche d’autres solutions. Au-delà des divergences qui se sont manifestées à cette occasion sur les éventuels dangers qui proviendraient, ou non, de l’accumulation de très fortes réserves financières, il est intéressant de noter que la direction du FMI a estimé que cette accumulation de réserves par des pays souhaitant selon elle se protéger contre une pénurie de capitaux était « économiquement stérile ». Constatant ce qu’il considère être un « manque de coordination internationale » dans la lutte contre les crises, le FMI s’est proposé de mettre ces réserves en commun.

Le compte-rendu des débats s’arrête hélas lorsqu’il devient intéressant, négligeant d’expliquer plus avant les modalités de cette mise en commun qui sonne comme un acte de refondation équivalent à la conférence de Bretton Woods. Cette pelote va aussi devoir être dévidée, le FMI jouant les éclaireurs.

La première impasse dans laquelle se trouve le capitalisme financier est l’incapacité manifeste de se réformer de lui-même, dont il fait plus que jamais preuve, la seconde est que sa crise a atteint un nouveau stade, les Etats ne parvenant pas à digérer son sauvetage in extremis, une boucle rétroactive étant engagée entre eux et le système financier. Le jeu de la patate chaude se poursuit, sans fin, sauf à employer de grands moyens, inconcevables dans son cadre.

Rien ne permet donc de répondre par l’affirmative à la question posée.

Nous avons débuté la phase active, et non plus uniquement spéculative, d’une grande aventure : l’élaboration d’une alternative au capitalisme financier, suite désormais envisageable à ce qui était abusivement présenté comme un accomplissement, un indépassable stade suprême. Y font obstacle non seulement l’immanence et le poids d’une idéologie pourtant en totale déroute, mais aussi la largeur du fossé qui est à franchir. Tel un saut dans l’inconnu à accomplir, car difficile à concevoir, incarnation d’une rupture à laquelle les esprits n’ont pas été préparés, à l’opposé de ce à quoi ils ont été conditionnés. Les raisonnements n’y suffiront pas, mais la force de l’exemple y contribuera.

Une des manières de l’aborder serait peut-être de se demander ce que pourraient être les exigences d’une démocratie qui approfondirait celle dont nous avons désormais rencontré les extrêmes limites au plan politique, et qui serait élargie à l’activité économique, les deux aspects d’une vie sociale et individuelle accomplie ?

Sans croire que cette aventure se résumera à un simple exercice intellectuel, même collectif.

En attendant, laissons le mot de la fin à David Cameron, premier ministre britannique : « Une dette énorme doit être gérée. Croiser les doigts, en attendant la croissance et en espérant qu’elle disparaisse, n’est simplement pas une réponse », vient-il d’expliquer en affirmant que « Le pays est à découvert ». Nick Clegg, leader des Lib-Dem (démocrates libéraux) et vice-premier ministre, a cru bon de préciser : « Nous allons faire les choses différemment. Nous n’allons pas faire les choses comme nous les avons faites dans les années 1980 » (les années Thatcher). Il ne reste plus qu’à en convaincre les Britanniques, à qui Cameron promet « des années de souffrance ». Autant, pour une fois, appeler les choses par leur nom.

Voila au moins enfin une promesse qui sera tenue, même s’il a fallu attendre que les élections soient passées pour qu’elle soit solennellement faite.

Partager :

72 réflexions sur « L’actualité de la crise: le capitalisme a-t-il les moyens de ce qu’il a déclenché ? par François Leclerc »

  1. François
    Vous nous répétez souvent, après les sommets internationaux style G20 (G vain?), que les dirigeants réunis sont incapables de réformer le système financier mondial. Mais le veulent-ils vraiment ?
    Le système peut certes être potentiellement encadré par des décisions étatiques mais il faudrait alors une vision commune et une grande détermination. Or, tout ce que l’on apprend ici est que ce système n’a été décidé nulle part mais n’est que la codification totalement non démocratique de la loi de la jungle transformée en lois des marchés où le plus gros mange le plus petit et le plus méchant le plus gentil. Si le système doit évoluer, ne le fera-t-il pas par les à-coups brutaux auxquels il nous a habitué, par la dévoration des faibles par les puissants, par une sélection darwinienne qui risque de nous amener une nouvelle extinction, pas des espèces cette fois, mais des institutions financières et des 3/4 de l’Humanité ?

  2. François écrit :
     » La seule et unique stratégie admissible, sans alternative à disposition, s’appuie sur la capacité du système financier, puissamment aidé par les banques centrales, à trouver par ses artifices spéculatifs les moyens de s’en sortir. »

    Il semble, qu’en ce qui concerne le système bancaire français, la spéculation ne soit pas la seule source de revenus : Les frais, commissions et autres pénalités sur les opérations courantes constituent de loin la majeure part de ses revenus (http://demetentreprises.wordpress.com/2010/06/06/frais-bancaires-le-casse-du-siecle/).
    En conséquences, on peut deviner qu’au delà de Bäle III et de ses contraintes, ce soit encore le pékin moyen qui finance directement les banques à coups de « frais divers » qui viendront s’ajouter à sa contribution fiscale elle aussi directement engloutie par « la recapitalisation » nécessaire des établissement financiers…

    1. Les frais bancaires ne sont pas une spécialité française. Aux USA ma banque me facturait 25$ pour émettre un virement et 10$ pour le recevoir. Résultat les américains payent tout par carte et chèques!

    2. L’examen de ses relevés de comptes bancaires, ainsi que du récapitulatif annuel des frais facturés, que la loi fait obligation aux banques de fournir à ses clients, est en effet instructif.

      Cela permet parfois de se faire rembourser le prélèvement de frais indus, par rapprochement détaillé avec les brochures commerciales…

      Les banques sont d’un brouillon que l’on n’imagine pas !

  3. Monsieur Leclerc, vous voyez clair. Mais à force de le répéter, je vais avoir l’impression d’un gatisme certain.

    Concernant Mr Cameron, je venais de pointer l’article du Monde dans un article précédent du blog et là, il y a plus que malaise.
    Il cite l’impôt comme « solution de sortie »…

    Regardons bien sur quelle couche de sa société va être assis cet impôt…

    En gros, c’est à nouveau un coup d’accélérateur vers l’implosion que vous citiez.
    Mais… ils ne peuvent plus rien faire d’autre, de toute façon.

  4. Ils pouvaient sauver les peuples; ils ont préféré sauver les banques. Ils ne sauveront ni les uns ni les autres.

    1. 100 pct d’accord….mais ils ‘sauvent’ du temps jusqu’aux prochaines élections (tous pays confondus)la SEULE chose importante pour un homme politique..du courtermisme c’est pour cela qu’ils s’entendent si bien avec les spéculateurs..les politiciens spéculent avec nos vies et notre bien être….le long terme pour un politicien c’est l’élection suivante.Et encore comme la campagne commence souvent 6 mois ou un an avant..cela leurs donne selon les pays entre 3 et 5 ans devant eux à tenir…

  5. Toujours votre analyse impeccable!
    Au fond, tout cela confirme toujours davantage de ce que j’avance en affirmant que la monnaie elle-même, telle qu’elle est faite -moyen de change et réserve de valeur à la fois: une chose totalement paradoxale est antinomique- cette monnaie EST la crise systémique.
    Comment obtenir que le signe monétaire circule en toute circonstance?
    Comment éviter son penchant déflationniste faisant peut-être bien glisser l’économie depuis la récession vers la dépression, comme nous le montre le Japon depuis vingt ans?
    Il y a néanmoins une réponse qui est tentée, c’est la monétisation forcée des créances pourries chaque fois que le pire serait à attendre. Le pragmatisme japonais puis américain puis anglais a fini par obtenir que la BCE en fasse autant! La religion allemande de la stabilité et de la rigueur en est pour ses frais…
    Au fond, le fait que la monnaie est faite d’encre et de paier et non pas d’or évitera la grosse dépression?
    Mais cela n’amènera aucune solution.
    Sans doute, la crainte de l’hyperinflation, compte tenu des masses de monnaie centrale émises à ce point KOLOSSALES, est jugulée par les détenteurs de ces mêmes liquidités liquides, car ce seraient leurs propres avoirs qui seraient dépréciés en se méfiant trop de la monnaie.
    Sans doute, la spéculation anti Grèce avait finalement eu pour résultat que les dettes souveraines européennes seront monétisées comme c’est le cas partout ailleurs!
    Les créanciers se contenteront donc, sans doute pour quelque temps encore, de la monnaie de singe obtenue en échange des créances non payées par les débiteurs.
    L’inflation dans les pays émergents est cependant une possibilité, je suis d’accord avac vous, mais on ne voit pas en quoi cela résoudrait notre problème.

    Comme je le ressasse non stop, la solution de l’émission d’un signe monétaire marqué par le temps (un SMT) me semble la seule voie praticable pour espérer un rétablissement de l’équilibre entre endettés et fortunés.
    Cela serait évidemment la sortie et la fin du capitalisme, mais pas celle de l’économie de marché. Au contraire, cela sauverait et stabiliserait le marché des biens et même les marchés financiers.
    En ne choisissant pas cette voie plutôt paisible, ce seront bien nos systèmes démocratiques et nos systèmes sociaux qui vont être de plus en plus démantélés. Et, dans ce domaine, les pays émergents ne prendront de toute évidence pas la relève tout de suite.
    Ou alors, la grande guerre aurait-elle déjà commencé, par exemple entre les deux Corées?

    1. La Grèce ne fut qu’un prétexte pour justement permettre cela ….sans un cas extrême comme celui la jamais les Allemands et la BCE n’auraient accepté l’impensable…Quand on voit Geithner venir donner des conseils eux européens pour faire des ‘stress tests’ (faux bien entendus)…pour ‘rassurer’….on a tout compris….un nouveau plan de relance 2.0 serait sur les rails aux USA ….
      En parcourant ce lien il y a de quoi en effet…être inquiet si on est Obama à 4 mois d’élections cruciales….

      http://endoftheamericandream.com/archives/50-statistics-about-the-u-s-economy-that-are-almost-too-crazy-to-believe

  6. Il y a des expressions qui font florès et ne veulent strictement rien dire. Elles permettent seulement d’éviter d’énoncer des vérités qui obligeraient les citoyens à se poser des questions concrètes. Exemple : « la gouvernance économique mondiale ». Cela ne veut rien dire compte tenu non seulement des divergences d’intérêts, mais des disparités politiques de gouvernement (du régime démocratique – avec ses nuances – aux pires régimes dictatoriaux) et des capacités tant économiques que culturelles. Il suffit de voir la comédie à répétition à propos de G8 et G20 et GX … Personne n’imagine un instant qu’ils pourront agir. Mais on parle, on parle pour ne pas aborder l’essentiel. Nous en Europe, nous au sein de l’UE, nous au sein de la Zone-euro que pouvons-nous faire ? Et qui va le faire ? Une commision qui rassemble des employés d’Etat(s), Un Conseil qui réunit des Etats aux intérêts divergents puisqu’ils sont « indépendants »? Un Parlement-croupion qui « propose, suggère, critique, constate … » (voir la proposition de Pervenche Bérès du 20 mai – sur le site ce site)? Faut-il le rappeler, un vrai parlement dépose une loi, la discute, la vote et la fait exécuter. Bref, plutôt que de parler de « gouvernance mondiale », d’exciper les propos moralisateurs des uns et des autres. Cessons d’être des spectateurs et devenons les acteurs d’une Souveraineté européenne qui gérera – démocratiquement – l’économique et tout ce qui va avec et qui entre autre aura les moyens et la puissance politique pour retirer des mains du privé « l’industrie financière ». Le reste est bavardage. Il est trop tard ? Peut-être. Mais en 2015, en 2020, si on e fait rien maintenant, les choses seront encore plus dramatiques pour le demi-milliard d’Européens qui ont cependant tout potentiellement pour retrouver une prospérité qui ne sera pas uniquement celle des marchés.
    Jérôme Grynpas
    PS. Actuellement, je fais pour les fonctionnaires de la Commission une série d’exposés sur « la Souveraineté européenne », déjà 15 exposés. Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici mon mail :jerome@grynpas.net

    1. Oui car l’essentiel est la crise de surproduction structurelle du capitalisme. Même si vous arrivez à une gouvernance européenne, le meilleur résultat serait une Europe puissante au sein d’un monde en déficit, ce qui ne fonctionne pas, pas plus que l’Allemagne au sein d’une zone Euro en déficit.

      Ce système ne fonctionne pas, l’économie capitaliste (en équilibre) est une illusion, c’est déjà cela qu’il faudrait voir.

      Les machines remplacent les hommes, il faut répartir le travail autrement et sortir de la compétition internationale. Autrement dit, le capitalisme n’a aucun avenir.

    2. Bonjour,

      même avec un parlement digne de sa représentativité, quel est le parti majoritaire à l’assemblée européenne … il me semble que c’est des liberaux, c’est pas vraiment l’ideal pour défendre les besoins des citoyens de base.

      Par ailleurs,j’aimerais bien savoir comment s’articule vos présentations sur la souveraineté européenne, depuis le vote de la constitution fiasco et le reservi qui en a été fait je n’ai plus la foi dans une Europe des citoyens, c’est maintenant en réalité une sorte de ONUéconomique-machin qui balance parfois de l’argent et des idées obligatoires, mais ce n’est pas une communauté de gens et de destin à l’échelle continentale. Une souveraineté européenne pour qui et pour quoi ?

      Cordialement

    3. Diagnostic juste et du volontarisme de bon aloi! Mais le Républicain Souverainiste et Philosophe que vous êtes devrait avoir compris que l’Europe, ou plutôt le Système Européen, est condamné à l’implosion, et cela dès sa genèse.

      Quand Monnet est venu rajouter son grain de sel atlantiste sur les accords De Gaulle-Adenauer (préambule du traité de l’Elysée 1963), et quand Kojève s’est mis à jouer les bons offices de l’inspirateur idéologue pour fonder les bases historicistes de « l’édifice », s’en était fait de l’idéal Européen.

      C’est devenu un système non viable, qui ne tient que sur une superstructure technocratique excluant expressément toute turbulence de débat démocratique autre que formel, alourdi qui plus est d’un économisme ultra- libéral, relativement à toute autre union ou Nation dans le monde!

      Les Nations sont niées, les États combattus, le Bien Commun, indéfini au niveau global, est attaqué dans chaque sous-système national; le projet est inexistant; les possibilités d’évolution ou de métamorphose sont rendus impossibles par la nature même du système, qui ne sait se référer qu’à des concepts et des théories usés jusqu’à la corde et remontant, au mieux, au positivisme le plus obtus. Supra-rationalité des « sages » garantie par la supra nationalité.

      Cet objet Europe est une aberration, un non-sens systémique! Vous le savez, j’en suis certain. Quel rôle voulez vous jouer dans ce fiasco d’un autre âge? Quel vétérinaire sorcier saurez vous être auprès de ce diplodocus taré et mourant? Votre attitude me laisse perplexe.

      Vous savez que le maigre consentement des peuples ne tenait qu’à deux sentences d’évangile: « Plus Jamais la Guerre! » et « Ensemble on est plus fort »! Deux illusions mystificatrices qui s’effilochent sous leurs yeux.

      L’illusion de « l’Ensemble » se fracasse sur le dogme libre échangiste- qui n’a jamais été pour les anglais au XVIIIème et XIXème, comme pour les américains au XXème, qu’un utile produit d’exportation pour protéger leurs intérêts commerciaux- et tables de la Loi Européenne!

      L’illusion de la Paix se délite avec la résurgence des restes des sous-ensembles encore viables et revanchards que sont les Nations! La géo- politique reprend ses droits et les nationalismes avec!

      Finalement Rome et Maastricht n’auraient ils été que des avatars du traité de Versailles à l’échelle d’un continent? Avec des peuples européens rackettés par des marchés rendus souverains par la BCE et l’Euro, vendu pour le prémisse d’une Union Politique Fédérale?

      Des gribouilles technocratiques mènent le bal en ne sachant que répéter leur crédo irénique et que « faire plus de la même chose »: si ça ne marche pas c’est qu’il faut encore plus d’Europe!

      Je ne doute pas de la qualité de vos rapports mais moins encore de l’inconséquence de ceux à qui ils sont destinés…

      Néanmoins bravo pour vos efforts louables et débordants d’espérance !

      Cordialement

  7. Vendredi 4 juin :

    – Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,528 %.

    Le graphique des taux d’intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d’intérêt espagnols sont en train d’exploser.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

    – Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,109 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

    – Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,13 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

    – Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

    Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.

    Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.

    – Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,584 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND

    Cette divergence est intenable.

    Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.

    1. si on regarde les graphes sur 5 ans, c’est trés différent, l’espagne était au même taux en mai2007 et personne ne s’en inquiétait. De même son graphe a 5 ans est trés différents de ceux du portugal ou de l’irlande, Pourquoi?? Finalement le graphe le plus surprenant c’est l’allemand qui s’écroule littéralement sur les 2 dernières années. Quelqu’un pourrait il expliquer un peu tout cela parceque je vois bien qu’il y a quelque chose qui se dessine sur ces graphes à 5 ans mais je ne comprends pas quoi. Enfin, si, la crise mais c’est pas trés clair pour moi. Merci et bonne nuit.

    2. Voici ce qui est nouveau :

      1- Ce qui est nouveau, c’est que l’Union Européenne et le FMI viennent d’annoncer qu’ils mettaient sur la table 750 milliards d’euros pour stabiliser la zone euro. Et pourtant, les taux d’intérêt de l’Espagne explosent. Et pourtant, les taux d’intérêt du Portugal explosent. Etc.

      C’est quand même hallucinant : une annonce de cette importance n’arrive même plus à rassurer les investisseurs internationaux.

      2- Ce qui est nouveau, c’est que les Etats européens sont surendettés … et même pour certains Etats européens, ils sont surendettés.

      Autrement dit : les Etats européens ne sont plus capables de sauver les autres Etats européens, et ils ne sont plus capables de se sauver eux-mêmes.

  8. François,

    Vous écrivez :  »Les défenseurs de ce système inamendable sont incorrigibles. »

    N’est-ce pas vous qui êtes incorrigible ? A toujours crier au loup !!

    Tenez, par exemple, aujourd’hui, les propos du président de l’Eurogroupe …
    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=ff6837a40a8419ed0c6ce85809672536

    Circulez, il n’y a rien à voir, modérez vos propos, etc, etc …
    La Hongrie, pas de problème …
    L’Euro, tout baigne …

    Je vous taquine, vous l’avez bien compris. Le système est effectivement incorrigible quant à nos  »élites » politiques elles ont tout simplement démissionné et vous le démontrez magistralement.

    Un petit point de divergence avec votre analyse : La dépression vers laquelle nous sombrons lentement.
    Je pense que cela risque d’aller bien plus vite qu’on ne le pense.
    Autour de moi je ne vois que désespoir et ceci dans toutes les classes sociales (enfants diplômés au chômage …) et j’ai le sentiment confus que cela s’accèlère.
    L’arrivée sur le marché de l’emploi de centaines de milliers de jeunes à la fin de ce mois risque de déséquilibrer plus encore et plus rapidement cet édifice instable.

    La rentrée – pour de multiples raisons – pourrait être chaude et nous précipiter au fond de l’abîme.

    1. « Je vous taquine, vous l’avez bien compris. Le système est effectivement incorrigible quant à nos »élites » politiques elles ont tout simplement démissionné et vous le démontrez magistralement. »

      On aimerait vous prendre aux mots, que se soit vrai, qu’ils démissionnent 😉

    2. A propos du rythme selon lequel nous allons entrer en dépression, la discussion est ouverte ! C’est bien la seule d’ailleurs…

    1. admettons que nos banques soient en faillite,
      titriser les dettes pour les refiler … à la BCE,
      c’est tout bénéfices non ? 🙂

    2. Mais oui c’est possible, si l’on considère que tous ces projets de loi datent…d’entre 2004 et 2007 ! Et qu’on continue à dérouler le rouleau compresseur libéral voulu par les sponsors du pouvoir actuel. Pour faire une métaphore, c’est un système conçu exactement comme celui de l’exploitation pétrolière, c’est à dire sans dispositif de sécurité a priori.
      Et dans ce domaine, force est de constater qu’ils ont oublié les freins !

  9. Bonjour,

    L’article est en phase, l’auteur, emphase discrète, se fait l’âme du sabre de Monsieur Jorion, puissante, incisive, informée.

    Réclamation aux cerbères du filtre:

    l’article de Noah Chomsky mérite mieux qu’un lien, à défaut de billet invité, la stature du personnage, le caractère iconoclaste de sa lecture de l’histoire, devrait séduire les maîtres d’ici.

    Les inciter à négliger le miroir du pouvoir, désolé de mettre une touche de modération à l’enthousiasme.

    La notion de légitimité chemine de pair avec celles d’exemplarité et d’humilité, pour chatouiller la morale sous-jacente de la démarche au long cours comme phare en coeur de tempête.

    Fidèle démonstrateur de la théorie du choc, merci de nous préparer au changement de paradigme donc, l’extra-territorialité de la finance comme symbole des errements frontaliers des groupes humains « organisés », les secousses institutionnelles dé-moralisantes infligées par l’esprit du capitalisme devenu enragé et humanivore, alors faut-il encore que l’on se vaccine, après l’esprit le corps, toujours diviser… Gaffe docteur, à pas chopper le virus, hein?

    Et merci d’accorder à Chomsky sa petite tribune, une vie de fidélité à une certaine idée de l’humanité mérite votre oscar symbolique, pour la carrière, au moins, l’humilité, toujours nécessaire, n’est-il pas?.

    Qui sent dans la griffe d’une critique le parfum d’une amitié ri de s’être de lui-même un peu joué.

    Belle nuit, chers maîtres, bise à Anella, que sa discrétion rend mystérieuse, à moins qu’elle ne consacre toutes ses énergies à British Telecom, nos frères anglais en humanité semblant cultiver une dualité de crise pour le moins intéressante, à défaut d’être appréciable.

    Ce qu’il faut de coopération respectueuse entre maîtres artisans pour créer un sabre dépasse le cadre d’une simple production matérielle, temps, respect et traditions culturelles comme ombres sémantiques de relations harmonieusement inter-valorisées, du hors marché, exemple de cible de choix pour l’activité spéculative, terme à plusieurs sonorités.

    Joli coup, Monsieur Leclerc, encore tranché le vif du sujet bouc-émissaire, net et propre, comme à chaque « G vain », pour « emprunter » la formule d’alain A.

    1. Hhmm…
      Chomsky a fait une erreur monumentale. Mais il s’agit de ne pas la sortir de son contexte.
      Il a fait la préface du bouquin d’un négationniste.
      Ce qui peut l’ « excuser » en partie, est que les US n’ont pas la même vue de rejet du nazisme que l’Europe. Cela remet à nouveau le doigt sur le fait qu’il faut éviter de parler de ce que l’on a pas vécu.
      Ce qui l’enfonce, est qu’il dénonce la politique hégémonique des US. Alors que la domination hitlerienne utilisait de nombreux schémas communs.

      Peut-être que nul humain n’est parfait, si ça se trouve 😉

    2. @Yvan: pas touche à Chomsky. Ses parents étaient profs au séminaire hébraïque de Philadelphie avant la seconde guerre mondiale. Il a écrit son premier article en 1936 ( à l’âge de de onze ans) sur la chute de Barcelone et Franco. Le fait qu’il ait été piégé par Faurisson et sa bande (il fut contacté pour une préface sur la liberté d’expression et comme il est du genre assez occupé, il a dit ‘prenez un de mes textes pas de problème’ et ils l’ont collé en guise de préface. Il y a un film canadien sur Chomsky qui a démonté tout cela mais je n’ai plus le titre en tête.

    3. (petite erreur de plume, il a écrit son article en 1939, étant né en 1928 celui lui faisait 11 ans). Ce qui est assez douteux dans votre article Yvan c’est que vous avez l’air de trouver normal d’écrire une préface pour un négationniste, mais que cela dépendrait du contexte… Beurk !

  10. Si on regarde dans l’Histoire, on s’aperçoit qu’il ne faut pas se laisser diriger par les métiers de l’argent. Si ces gens ont des idées pour en gagner, ils ne savent, apparemment, pas s’arrêter à temps. S’agit-il, comme certains le disent, d’une sorte de délire du jeu, je ne suis pas loin de le penser. Accepteriez-vous comme comptable quelqu’un qui joue votre argent au casino ? C’est portant ce qui se passe !
    Apparemment, les dirigeants, qui ne sont plus que des discoureurs qui parlent sans regarder sur le côté, n’ont plus aucune capacité propre à juger et à décider. D’autre part, il y a tellement d’élections en cascade que le problème pour eux se résume à être réélu quelques fois. Le reste a moins d’importance puisque « charité bien ordonnée commence par soi-même ».
    Alors, retournez donc voir dans l’Histoire, si vous en avez le goût. Si vous n’en avez pas le goût et que vous n’êtes que des matheux et des économistes, vous faites partie de ceux qui nous ont mis dans le pétrin ! Demandez donc à Paul Jorion !
    Voilà ce que j’avais à dire à tous ces phraseurs impénitents qui ne sont pas plus utiles que les gens exerçant le métier de l’argent le nez dans le guidon sans jamais relever la tête pour voir où en est la situation !
    Il ne manque plus que de faire deux choses : des contrôles antidopage sur les traders et des contrôles de qualité humaine sur les dirigeants. Ceux-ci sont-ils des gens équilibrés, compétents ? Malheureusement, avec le suffrage universel, la particratie et le copinage, la qualité des dirigeants a subi le nivellement par le bas et pas seulement les politiciens. C’est clair et évident. Quand 30% de la population boit trop d’alcool, il ne faut pas s’attendre à avoir des électeurs sereins et raisonnables.
    Il y a beaucoup de problèmes tabous bien réels et discourir dans le vide est une façon de les ignorer. À quoi sert-il d’ignorer les vrais problèmes ? À paraître quelqu’un de convenable ? À moins qu’on ne s’en soit pas rendu compte, ce qui peut aussi arriver !
    On a été tellement loin dans le politiquement et le civilement correct qu’on a remis en selle des lois contre la liberté d’expression. Pourtant, on se rend compte, à l’heure actuelle, que les médisants dont on a voulu clore le bec avaient bien raison. Enfin, les faire taire aura permis de faire carrière et de ruiner le pays entretemps ! Le pays et nos pays, bien entendu !

    1. Senec : « À quoi sert-il d’ignorer les vrais problèmes ? »

      A ne pas avoir peur ! C’est idiot n’est-ce pas ? Je me soigne chez Paul Jorion.

    2. Bonjour,

      vous ne pensez pas que certainement avec un probléme d’éthique individuelle et de gens insatiables vis à vis de l’argent il s’agit aussi et surtout d’un probléme systémique de l’organisation de l’économie, les banques « font » industriellement de l’argent comme une usine fait des fourchettes … en répondant par là à la plus parfaite éthique du capitaliste : faire le plus d’argent possible.

      Cordialement

  11. Aurons-nous toujours bien le temps,

    La raison,
    Les talents,
    La morgue,
    Les moyens,
    Les richesses,
    Les faveurs du ciel comme de la terre,
    De pouvoir encore continuer à traîter le monde de la sorte et médiatiquement ?

    Que disaient les premiers défenseurs de l’esclavage autrefois et comme aujourd’hui ?

    Ce n’est hélas pas seulement les gens du capitalisme qui ont contribué à tout cela,

  12. Quelques éclaircissements techniques sur les discussions du G20 à propos du durcissement des normes réglementaires (Bâle III ).

    Elles ont beaucoup porté sur le calendrier et sur les transitions, sur plusieurs années, qui pourraient prévaloir quant à la mise en oeuvre de ces nouvelles mesures.

    Les Allemands et les Français sont en pointe à propos de la définition de ce qui sera adopté comme fonds propres, cherchant à minorer la part des actions proprement dites, au profit de différents types d’obligations convertibles (transformables en actions).

    Ce qui s’explique par l’effort que les banques européennes vont devoir faire, qui n’est pas considéré à portée des actionnaires, qui ne veulent pas non plus être dilués au capital et voir ainsi réduit leur accès à la distribution des dividendes.

    1. A quoi sert Bâle II ou Bâle III puisque cela ne concerne que les banques européennes, les banques US n’ayant jamais appliqué aucune des directives de Bâle ?
      De plus Bâle II pour prévenir le risque systémique chapeau !!!! On a vu.
      Rien que la SG a en actifs douteux l’équivalent même plus que ses fonds propres !!!
      Pour la SG
      A ce titre, je me demande même si elle ne fait pas semblant d’analyser des demandes de crédit d’entreprises sachant très bien qu’elle va les refuser ensuite par manque de solvabilité au vu des critères de Bâle II ? Faisant semblant et trouvant de faux prétextes pour refuser de manière à ce que le client ne sache pas que sa banque est au bord de la faillite ???
      Les dépôts oui, les crédits non.

    2. Le Financial Times vendredi sur les problèmes des banques:

      « Par exemple, les analystes de Barclay’s Capital ont fait remarquer récemment, que, dans le cadre
      des nouvelles propositions en matière de capitaux proposés par le comité de Bale, le ‘core’capital
      ratio du Credit Agricole passerait d’environ 8% à 0… »

  13. Il serait sans doute important de commencer à prévenir les gens que leur économie et la monnaie sont en déroute et leur indiquer par des lois, s’il le faut, le chemin à suivre pour mettre à l’abri leur(s) enfant(s),l’avenir,leur vie….
    Leur permettre comme ,les banques et les Etats ,d’acheter l’abri sans en avoir les moyens :titriser de l’or et leur permettre d’acheter de l’or….par contrats payables sur cinq ans s’il le faut. N’est-il pas le garant de notre système économique?C’est la seule manière d’éclairer nos responsables de la dette…et de la pauvreté qu’il ont crés.
    Nous comprennons qu’il n’y a plus d’issues sans hyper inflation et il faut impérativement siffler « la fin de la récréation ».

    1. @ F Leclerc

      il écrit par exemple « ..Autrement dit, les banques ont, dans leurs passifs, de l’argent prêté par les Etats, et, dans leurs actifs, le même argent prêté aux Etats. Autrement dit encore, les banques financent elles-mêmes leur sauvetage par les Etats…. »

      on appelle cela de la CAVALERIE , non ?

      franchement , j’ai de plus en plus de problèmes avec le discours mensonger des nos « héraults » (héros ,Eros..) médiatiques

      se rendent-ils compte de ce qu’ils disent ..où est de la Verneinung (dénégation , déni..)???

    2. Bonjour à tou-te-s et Merci,

      Pour « désintoxiquer les banques »
      Ils ne savent plus comment s’y prendre,
      Ils se réfugient dans leur planque
      Sans chercher comment mieux entendre …

      Toutes les erreurs de ce système
      Qui fait tant de mal aux sportifs
      Mais qui peut continuer quand même
      Tant qu’il n’a pas d’alternatif !

      Car repenser tout autrement
      Est trop difficile pour l’élite
      Qui ne connaît rien finalement
      D’autre qui ici-bas lui profite !

      Tous les délires de la finance
      Dans ce casino planétaire
      Doivent cesser pour donner une chance
      Aux hommes de vivre ce millénaire !

      C’est dans cette prise de conscience
      Globale et locale à la fois
      Qu’on doit tenter des expériences
      Qui auront la force des lois !

      luami
      Bon voyage dans la Vie !
      http://luami.viabloga.com

    3. J’adore ce dessin des banques qui alimentent le bateau des gouvernements et vice-versa. Mais il me semble mensonger: il laisse entendre un flux égalitaire, mais d’un côté, l’Etat prête aux banques à un taux directeur extrêmement bas, de l’autre, les banques prêtent aux Etats à un taux bien plus juteux. Elle est pas belle la vie? L’ensemble des populations des Etats endettés mis au service de l’énorme déficit de leur pays, via les taxes, redevances et autres impositions, et sans aucune possibilité de choix vu les règles d’émigration, ni même le privilège d’une quelconque protection douanière, grâce aux bons offices de l’OMC…

    4. Bonne remarque complémentaire au dessin.
      En fait, il faudrait dans le bateau « government » un canot de sauvetage. Après avoir coulé le bateau en renflouant les banques grace au différentiel d’intérêt, les gouvernants prennent le large…Si personne ne les arrête à Varennes…Mais nous avons le temps, dirait Paul, c’est seulement 1788…

  14. Je trouve que tout va bien tant qu’on reste dans la stagnation ou le récession sans grande dépression : les émissions de gaz à effet de serre baissent !

    Toute reprise de la croissance des PIB dans les conditions technologiques actuelles nous précipiterait sur le mur du bouleversement climatique, dont très peu de monde (même pas les écologistes institutionnels) perçoit l’extrême gravité.

    Pourvu que ça dure !

    1. La saison des tornades et cyclones s’annonce comme 50% plus fortes en intensité que d’habitude.
      Hier, dans l’Ohio, 7 morts.

      Mais il ne faudrait surtout pas ralentir la reprise…

  15. @ François Leclerc:

    Si la majorité plaçait son argent vers des institutions bancaires du genre « Triodos », banque de commerce équitable/micro-crédits/crédits pour projets sociaux/écologiques, etc, cela aurait-il un effet plus » équitable » sur l’ensemble de l’économie ? Ou la politique monétaire des états est-elle impossible à court-circuiter par ce biais?

    Et dans le cas d’un effondrement des marchés boursiers, le relais pourrait-il être pris par ces institutions (qui ne placent pas en bourse) ou seraient-elles entraînées avec les autres malgré elles ?

    Cordialement

    1. La disproportion des forces – et des poids financiers – semble peu propice au succès d’une telle opération.

      Vous proposez d’exproprier le système financier afin de dirigez les capitaux vers des entités vertueuses. Je crains qu’il ne se laisse pas faire.

    2. Je m’en doutais un peu, mais de temps à autre j’aime me détacher de la tentation nihiliste induite par cette rage d’impuissance face à la démence des « décideurs » de nos sociétés « avancées ». Certains jours, il m’arrive d’être moins pessimiste… Mais en fin de compte, seul le détachement est salvateur… hélas ? Hélas.

      Merci à vous pour toutes ces analyses pertinentes. Au moins, nous savons plus ou moins vers quoi nous nous dirigeons…

  16. « On peut dire que la dette fédérale (NDR : des USA) est sous-financée si l’on accepte cette expression pour désigner une base reposant sur une rotation rapide de crédits courts. Ce financement est extrêmement dangereux alors que la dette s’accroît très vite en volume ». (Blog Le Monde de ce jour).

    A rapprocher de la même tendance du côté des banques qui reprêtent aux Etats l’argent obtenu initialement d’eux lors des plans de secours (Attali l’explique très bien), ont prêté à des ménages insolvables à 30 ou 40 ans et se refinancent au jour le jour par du crédit très court.

    La fuite en avant nous a donc inexorablement fait basculer dans un système proche du prêt sur gage (les taux en moins pour l’heure). Bref, à l’opposé de l’économie classique où l’emprunt est censé financer l’investissement.

    On peut appeler tout cela de la trahison si l’on considère que, dans le même temps, les restrictions ne frappent pas les riches.

  17. La confiance règne chez les banquiers.
    Depuis le 10 mai,le Libor (taux de référence interbancaire) ne cesse de grimper.
    Ce témoignage de défiance entre elles qui reflète une grande réticence à se preter
    entre elles nous amène à de nouvelles inquètudes financières,en pleine crise de la
    zone euro.

    1. Aux chargés entreprises SG posté sur le forum boursorama Société Générale
      Auj. à 11:14

      Question : faites vous semblant de continuer à faire du crédit entreprise pour refuser ensuite le dossier sous des faux prétextes uniquement pour faire croire que l’activité est normale au sein du groupe ???
      Alors qu’il apparaît au vu de ces faux prétextes justement que la solvabilité de la SG est en cause au niveau des critères de Bâle II et qu’elle est limité à cause de cela dans ses possibilités de crédit ???

      Il faut dire qu’avec 35 milliard d’actifs douteux plus les pertes potentielles qu’on ne connait pas dont les rumeurs courts, et en face 30 milliards de fonds propre : on peut se poser la question à savoir si la SG générale a les moyen de continuer à faire du crédit ???

      Chercher des clients pour rentrer des dépôts oui c’est l’urgence, faire du crédit aux entreprises il semble que ce soit en panne …

      ma question est quand votre direction va t elle faire appel aux actionnaires?

  18. Il faut parfois se rendre à l’évidence : La bétise des marchés, des bureaucrates, des médias, des politiciens ne régressera et ne disparaîtra pas comme ça jour au lendemain à l’antenne, vanité des vanités.

    On trouve bien des richesses pour indemniser les nombreuses victimes d’une grande marée noire, mais quand il s’agit de mieux faire attention à l’homme et à la création en amont, non ce n’est pas du tout l’objectif premier.

    Dans l’absolu, certaines thérapies dans l’histoire garantissent un certain sursis de plus mais qui est hélas au fil du temps est toujours principalement mis au profit de quoi de plus ?

    Sortons, sortons au plus vite de toutes ces valeurs.

  19. Dépôts record des banques européennes à la BCE, à 350,9 milliards d’euros

    [ 07/06/10 – 09H29 – AFP ]

    Les banques de la zone euro ont déposé dans la nuit de dimanche à lundi un nouveau montant record à la Banque centrale européenne (BCE), témoignant de la défiance qui continue de régner sur les marchés.
    Les banques ont préféré placer 350,9 milliards d’euros en facilités de dépôt à la BCE, rémunérés à 0,25%, selon des statistiques publiées lundi, plutôt que de les prêter à d’autres instituts financiers qui offriraient de meilleurs rendements, mais moins sûrs.
    Le précédent record avait été enregistré jeudi, à 320 milliards d’euros.
    A titre de comparaison, le record pour l’année 2007, avant que la crise financière n’entre dans sa phase aiguë, était de 9,13 milliards d’euros.
    Le mécanisme des facilités de dépôts permet aux banques de la zone euro de déposer des liquidités pour 24 heures auprès de la Banque centrale, qui en retour leur offre un taux d’intérêt fixe, mais dans des circonstances normales plus bas que celui qu’elles pourraient obtenir en plaçant leurs fonds ailleurs.

  20. Le capitalisme financier a pris le monde en otage.
    Il faut espérer que les Martiens auront le désir et les moyens de réunir les sommes nécessaires pour verser la rançon demandée et assurer notre libération.
    Les Martiens. Vous y croyez ?

    Il me semble que François Leclerc, n’y croit pas vraiment.

    1. Vous ne pouvez pas plus mal tomber, si, j’y crois  !

      J’ai seulement tiré la conclusion des observations scientifiques selon lesquelles les bactéries voyageaient dans l’espace interstellaire – comme ces grandes voyageuses que sont les graines, transportées par le vent d’un continent à l’autre – que les petits hommes verts…c’est nous.

    2. Mais c’est bien sûûûr…
      C’est pour ça que les Américains veulent relancer la conquète spatiale !!!! Jyavépapenser 😉

  21. De la lecture du communiqué Text G20 comunique after meeting in South Korea on ne peut qu’etre frappé de ‘l’irréalité’de ces vains efforts, le texte souligne qu’il est fait confiance au Financial Stability Board ( FSB ) pour un ‘peer review’, j’ai envie de traduire par ‘audit’, qui manifestement sera remis lors du prochain sommet en Corée alors que vous rappelez la défausse sur le Comité de Bâle.

    Hier le NYT Times publiait un article sur le ‘mystère’ à 2,6 trillions de $: Debtor’s prism: Who has Europe’s loans, alors que vendredi Simon Johnson publiait ce billet ( il considère par ailleurs pour sa part que le FSB est une entité inutile ), faisant suite aux diverses tensions du jour, et qui ne fait que s’ajouter aux analyses selon laquelle la restructuration d’une partie de la dette européenne est inéluctable, avec les conséquences que l’on imagine sur les banques européennes:

    French Connection: La crise de l’Eurozone s’aggrave

    « La grande nouvelle est la France. Avec le sentiment se detériorant à travers l’Europe, la France a perdu son statut de relatif ‘port sur’-les spreads des CDS sur la dette française étaient en hausse fortement vendredi

    Le déclencheur curieusement fut l’annonce par la Hongrie que ses finances publiques étaient pires que prévues ( blâmant le gouvernement précédent; ceci est en train de devenir le classique européen ) et dans le fragile environnement du moment, cette information a atteint les investisseurs. Mais ces développements ne font que renforcer un mouvement déjà en place.

    Cela n’a pas aidé que le ministre des Finances irlandais annonce que l’Irlande ait 74,2 milliards d’euros de prêts bancaires garantis, d’obligations à échéance entre maintenant et le 1er Octobre.Ceci est environ 55% du GNP. Il semble que toute entité aidée par le gouvernement ait eu l’idée de ‘rollover’ ses dettes juste avant l’expiration des garanties

    Les grands perdants sont le Portugal-l’Italie,la Grèce et l’Espagne comme toujours mais la Belgique est maintenant dans la mire et la France est sous pression.Le spread entre les CDS français et allemands est à la hausse – hier 40 points de base, aujourd’hui 44, la plupart de la hausse depuis la mi-mars avec une accélération marquée récemment

    Les obligations françaises sont devenues illiquides, avec des spreads importants entre l’offre et la demande, pas ce qui devrait se passer dans un ‘safe haven’. Ceci va mettre les Français en colère; prévoyez des attaques contre le marché ce week-end de la part de politiciens français.

    Plus tôt aujourd’hui la phrase, corrigée du Premier Ministre français: « Je ne suis pas inquiet de l’évolution de l’euro face au dollar ».Faites attention à ce que vous souhaitez: de telles déclarations vont rendre les Allemands furieux comme ils voient des preuves supplémentaires que des amateurs d’inflation gagnent de l’influence et pourraient bien prendre le contrôle de la BCE.

    Ceci a le potentiel de se transformer en un ‘run’ sur les bonds non-allemands dans l’eurozone. Maintenant nous allons voir les gestionnaires de fonds de pensions et autres managers reculer et attendre de voir ce qui se passe-il n’y a aucun bénéfice à acheter des obligations françaises avec un spread de 40 points de base sur les Bunds allemands étant donnés les risques et l’iliquidité que nous avons observé sur les autres marchés obligataires

    Le leadership européen pourrait être tenté d’affronter les problèmes immédiats en recourant à un Q.E de plus grande intensité (i.e mettant plus d’argent en circulation via l’achat d’obligations souveraines ) que la BCE n’a déjà fait.

    Cependant,la BCE ne dispose pas du soutien fiscal nécessaire pour prendre ce type de risque souverain, et ceci est ultimement une combinaison d’un bank run et de problèmes sérieux de solvabilité du secteur privé et public. Ces problèmes pourraient empirer si on les laisse proliférer

    Et si la BCE annonce qu’elle achète des obligations française, les investisseurs se retireront et la laisseront les acheter.Il semble que nous ayons passé le point où les déclarations d’intention pourraient mener à un rallye de la part du secteur privé

    Les investisseurs craignent de plus en plus qu’il n’est simplement pas soutenable que la BCE appuie le ‘rollover’ et de la dette publique et de la dette privée. Si les investisseurs agissent selon cette assomption, refusent d’aider au ‘rollover’ des obligations, la politique choisie se désintègre. Le Q.E sur cette base échouera.

    La BCE va être forcée de modifier sa position, potentiellement sur trois dimensions:

    Premièrement, les autorités de l’euro doivent laisser l’euro s’effondrer – i.e sous la parité avec le dollar US.Ceci réduira les risques de solvabilité à travers l’eurozone. Ironiquement, en ne faisant rien, ceci est une des mesures que l’Europe semble prête à ‘adopter’

    Deuxièmement, si la ‘dévaluation’ de l’euro ne vient pas assez vite ( ou ne promet pas une croissance future ), la BCE et les autres devront passer au ‘Plan B’ à l’intérieur duquel au moins une partie des pays les plus faibles de l’eurozone mettent en place une restructuration ‘volontaire’ de leurs dettes ( du type de celles les plus courantes et pas nécessairement les plus traumatiques dans les pays émergentes, voir le Kazakhstan ) dans lesquelles ils vont des offres aux détenteurs d’obligations en vue de restructurer et menacent de faire défaut si leurs offres ne sont pas acceptées.

    Ceci mettra fin aux risques liés aux ‘rollover’ parmi ces pays endettés -et les banques seront obligées de suivre. Les régulateurs bancaires européens devront travailler avec chaque grande banque pour s’assurer qu’elle soit capitalisée de façon adéquate à l’issue de(s) restructurations. Ceci est un bon moment pour changer les responsables / directeurs et examiner d’imposer des pertes liées à des créanciers en partie sans protection, bien que la crainte dans ce type de moments est toujours que s’installe une ‘panique systémique’; les structures financières vulnérables sous-tendent les ‘bail-outs’ (et un hasard moral postérieur, comme peut en témoigner le président Obama). La BCE devra mettre à disposition de la liquidité pour éviter les ‘bankruns’

    Trosiémement, les nations de l’eurozone sans restructuration auront besoin d’une aide du G20 afin de ‘rollover’ leurs dettes publiques ou-à défaut-restructurer les dettes du secteur financier privé.Ceci inclut la France.

    Des progrès sur les étapes 2 et 3 nécessiteront un consensus au sein de l’Europe et des actions spécifiques avec une aide internationale.Ceci demeure presque impossible tant que les nations ne sont pas confrontées au risque d’un effondrement financier national.

    Nous n’en sommes pas là encore mais ceci est le chemin d’une glissade dangereuse. Si les marchés obligataires évoluent vers une ‘grève’ des acheteurs et sans que les leaders européens ne fassent rien-espérant simplement que les problèmes se dissolvent d’eux-mêmes-le chemin de la moindre résistance est celui de la spirale vers le bas.

    La pression de la part des autres gouvernements augmentera rapidement et les offres d’aide internationale apparaitront sans difficulté. Le G20 sera bientôt extrêmement préoccupé de nouveau de parvenir à ce que l’Europe règle ses problèmes.. »

  22. la moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout…disait Coluche…!
    Nos gouvernants sont ACTEURS et COMPLICES de cette crisee et de la vague qui vient..!
    les politiciens n’ont pas hésité un seul instant à utiliser l’argent des contribuables pour sauver les banques lors de la première vague de crise. Ont-ils fait alors le nécessaire pour leur interdire tant d’opérations spéculatives scandaleuses ? NON..!
    D’un côté, les politiciens substituaient de la dette publique à de la dette privée, gagnant du temps avant la prochaine secousse, de l’autre, ils promettaient de réguler les pratiques mafieuses des banques. Ont-ils pour autant favorisé le développement de l’économie réelle? NON..!
    faut-il ajouter d’autres commentaires ?
    http://millesime.over-blog.com

  23. Monsieur Leclerc. Entre nous, ça sortira pas du blog.
    Vu la montagne de dettes. (Et encore, lorsque je lis le blog d’Onubre Heinz, je me demande s’il inclue les dettes de chaque état)(parce qu’il n’y a pas que le fédéral qui roule sur la jante)
    Vu la montagne, donc. Le système ne peut de toute façon plus assumer. S’il a assumé quelque chose un jour, me direz-vous. Responsable mais pas coupable.

    Qu’est-ce qui vous fait dire que l’inflation n’aura pas lieu..??? Parce que sinon, c’est l’effondrement et même les possédants se feront expropriés.
    Ils veulent gagner du temps pour quoi…??

    1. Je n’ai pas écris qu’une période fortement inflationniste n’interviendra jamais (encore qu’il faut s’entendre sur les termes, car il existe une inflation des actifs, autrement dit une bulle financière), mais je pense comme beaucoup qu’une dépression assortie de tendances déflationnistes est à l’ordre du jour. Ce ne peut être les deux à la fois.

      Pour le moins, on voit difficilement comment l’inflation des prix à la consommation pourrait démarrer dans le contexte économique actuel, le système financier confisquant par ailleurs, à son seul profit et au détriment de l’économie, les liquidités à bas prix dont il bénéficie.

      Oui, ils cherchent à gagner du temps : ils savent désormais qu’il va en falloir beaucoup, et parfois même ils le reconnaissent  !

    2. Ils veulent gagner du temps me semble-t-il pour plusieurs raisons.
      Tout d’abord ils savent qu’ils n’ont pas la solution (intérêts contradictoires)
      N’ayant pas la solution ils ne peuvent que faire semblant de.
      En faisant semblant de, ils jouent la montre et s’en remettent aux calandes grecques (tiens, du déjà vu) pour ne pas se dédire et en attendant la reprise (soeur Anne…) et les prochaines élections et prendre du repos en espérant refiler le bébé aux autres. Ouf! C’est du travail tout ça.

    3. Une dépression avec tendance déflationniste, qu’est ce que c’est ?
      Inflation je comprends. Hyperinflation également.
      Récession, c’est la croissance négative chère à notre ministre de l’économie : je comprends
      Dépression : c’est – je crois – une grosse récession comme en 1929 ?
      Mais une dépression avec tendance déflationniste ?
      Une dépression n’est-elle pas automatiquement déflationniste ?

      Désolé si mes questions peuvent paraître idiotes mais je n’ai pas de formation solide en économie.

  24. En lisant tout ces posts, j’ai du mal à être optimiste quant à l’avenir. Entre info, intox qui croire, qui a vraiment une vision de la réalité ? aujourd’hui je ne sais que faire de mon capital (modeste), acheter un bien immobilier, non (un endettement sur 25-30 ans est innenvisageable pour moi), le placer dans de l’or pourquoi pas mais pour le mettre ou ? (dans une banque ?). On nous dit que tout va bien, qu’il n’y a pas de crainte à avoir, mais quand on s’informe par ailleurs on voit que rien ne va.
    J’avoue que je suis perdu comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs.
    J’ai l’impression qu’ils veulent instaurer une forme de peur, pour exemple, le réchauffement climatique qui est pour moi une absurdité, les cycles naturels ont toujours existé, la dame de fer à l’époque s’en était servi pour soutenir le nucléaire face à la pénurie du charbon, on veut étouffer les pays pauvres qui n’ont que les énergies fossiles de disponible, le reste est beaucoup trop cher.
    La question de mon post un peu décousu je l’avoue, est ou veulent ils en venir ? qui bénéficie de tout celà ? c’est un grand jeu, on passe à la télé ? c’est ça 🙂
    En tout cas merci à tout ceux qui nous apportent des infos autres que celles qu’on nous fait ingurgiter à la télé.

  25. La rencontre prévue lundi soir à Berlin entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy a été annulée et reportée au lundi 14 juin à la demande des Allemands, a-t-on appris de source diplomatique à Paris.

    M. Sarkozy et Mme Merkel avait prévu un dîner de travail notamment pour préparer le sommet européen de Bruxelles le 17 juin, et discuter de la coordination économique européenne, sujet sur lequel ils diffèrent sensiblement.

    La rencontre aura finalement lieu à Berlin le 14 juin, dans l’après-midi, a-t-on précisé à Paris où l’on évoque des « problèmes d’agenda » côté allemand.

    L’annulation in extremis d’une rencontre bilatérale de ce type est extrêmement rare.

    Boursorama

  26. Icare,
    Vous n’allez pas confondre ou mélanger la crise « climatique » avec la crise financière !
    La première est une exagération créée avec beaucoup de publicité désespérément gonflée pour essayer de relancer un peu de business pour certains qui n’ont pas réussi à faire autre chose (Al Gore), ou pour d’autres de lancer une nouvelle création de produits (verts). Enfin, il s’agit, d’abord et avant tout, d’opportunisme. Que cela arrive en même temps que la crise de l’industrie occidentale n’est évidemment pas le fait du hasard.
    Mais, tandis que la première est un gadget qui pourrait s’avérer utile, l’autre problème est à l’inverse bien plus grave qu’avoué par les responsables de tout bord ! Il s’agit donc plutôt de deux phénomènes inverses, totalement inverses : l’un sert à occulter l’autre.

    J’en reviens à la crise morale grave qui frappe l’Occident : les ravages de l’alcool et de toutes les autres assuétudes, ainsi que la mentalité de la moyenne des politiciens ou des citoyens n’est plus celle qui a assuré l’avantage de l’Occident sur le reste du monde ! C’est clair ! Je m’étonne qu’on ne prenne pas plus en considération la valeur moyenne morale de la population, de ses dirigeants et de ses maîtres à penser ! N’est-ce pas aussi très clair, à moins que cela ne vous effleure pas, ce qui serait pour moi la confirmation de ce que je viens de dire.

    1. Dans les deux cas, crise écologique comme crise économique, il ne faut pas rechercher un complot. Ce sont des évolutions objectives « écosystèmiques »qui appellent l’humanité à une révolution de civilisation, ou c’est aussi possible, à disparaitre, comme tant d’autres espèces.

  27. Sur la défiance des Américains envers leurs institutions:

    « Les grandes entreprises sont l’une des institutions qui suscitent le plus de défiance, un constat peu surprenant alors que les agissements de grandes sociétés combinées à un manque de régulation ont contribué à créer la pire crise économique dans le pays depuis la Grande Dépression des années 1930. En 2009, seulement 16% des Américains disaient leur « grande » ou « relativement grande » confiance dans ces acteurs majeurs de l’économie, contre 32% il y a trente ans!.

    http://fr.news.yahoo.com/3/20100607/twl-usa-maree-noire-gouvernement-224d7fb.html

  28. Qui parle de complot ? Décidément, il y en a qui aiment les poncifs !
    Il n’y a pas de besoin de complot, il suffit d’une attitude attentiste et opportuniste en face d’une quantité suffisante de citoyens complètement lobotomisés par l’évolution de la société. L’abrutissement intellectuel généralisé, provoqué par la mauvaise alimentation et les assuétudes à la fois physiques et mentales, suffit !
    Évidemment, dans une réunion d’économistes, mes réflexions tombent comme la semence tombe dans la mer !
    Pourtant, Paul Jorion est au courant de ce que je veux dire. Dommage qu’il n’ait pas plus d’adeptes qui ne soient seulement économistes ! Notre monde actuel souffre d’un excès de spécialisation.
    Trop d’intellectuels ont une formation beaucoup trop étroite. C’est clair et c’est prouvé par le peu de retour obtenu sur des questions fondamentales. C’est aussi ( tiens, c’est curieux !) la raison pour laquelle l’Occident ne trouve aucune parade dans sa confrontation avec l’immigration d’une autre culture ! Non ? Toujours pas ?

Les commentaires sont fermés.