La démocratie aujourd’hui

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

L’événement le plus significatif – sinon le plus important – des jours derniers, c’est cet appel à la création d’un « contre-lobby » financier émanant de l’euro-député Vert, Pascal Canfin, initiative justifiée par la puissance démesurée des intérêts particuliers dans les décisions que prend le Parlement européen et, comme il est dit dans l’appel, par « un contexte de forte proximité des élites politiques et financières ».

Le même message grave peut être entendu à Washington, communiqué non pas par un parlementaire, comme dans le cas de l’appel de Bruxelles, mais par le Président américain lui-même, affirmant dans son allocution télévisée hebdomadaire du 1er mai, que le pouvoir qui lui est institutionnellement garanti n’est pas de taille vis-à-vis de celui dont disposent les lobbys financiers, soulignant en outre qu’une décision récente de la Cour Suprême américaine a rendu ce pouvoir illimité en déplafonnant les sommes que les entreprises peuvent injecter dans les campagnes électorales.

On ne s’étonnera de la montée du « populisme » que si un éventail de partis démocratiques permet à chaque électeur de voir sa volonté représentée dans le gouvernement réel de son pays. Mais si la « forte proximité des élites politiques et financières » implique que tout vote s’assimile désormais à une voix de plus venant conforter des élites financières détentrices du pouvoir effectif, alors la démocratie n’est pas en danger mais elle est déjà morte.

L’optimiste pense que le courant peut encore être inversé, et il n’est pas impossible que le fossé entre le peuple et ses « élites politiques et financières », aujourd’hui perçues comme intimement liées, puisse encore être comblé. Les jours sont en tout cas comptés. Surtout, dans le climat actuel de nerfs à vif, tout importe ! Aux États-Unis, le président Obama a désigné la Cour Suprême comme « ennemie du peuple », il serait gravissime que celle-ci prenne cette accusation à la légère, il faut au moins qu’elle y réponde. En Europe aussi, l’opinion est en alerte : son regard est immanquablement attiré par la moindre apparence de « proximité excessive des élites politiques et financières ». Dans le contexte actuel, les hommes et femmes politiques vers qui le regard se tourne, à tort ou à raison, auraient grand tort d’écarter la rumeur d’un simple revers de main.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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238 thoughts on “La démocratie aujourd’hui”

  1. Je fais partie de ceux qui pensent que la démocratie, au sens où le pouvoir appartient au citoyen, n’existe plus et ce depuis longtemps.
    Pour donner une date je dirai depuis le jour où les soi disants représentants du peuple sont des professionnels qui tirent revenu et prestige social de leurs fonctions.
    Que les élus modernes en Occident soient des élus cooptés par la puissance financière est une évidence.
    Cette dérive touche les élus au plus haut niveau comme vous le faites remarquer.
    Que certains d’entre eux se rendent compte maintenant que, attendant un miracle, ils voient arriver le chaos et que la catastrophe annoncée est là depuis un moment, les incite à remuer.
    Tant mieux pour eux si la conscience leur vient, même tardivement.
    Il leur reste à franchir une étape : ne plus participer à des simulacres.

    1. Tant qu’on ne reconnaîtra pas le vote blanc comme un vote significatif (genre, si plus de 50% de votes blanc, l’élection est annulée et de nouveaux candidats doivent se présenter), il n’y aura pas de démocratie. Je ne veux pas choisir entre de la viande rance et du poisson avarié, je veux pouvoir dire « non, je veux autre chose » en espérant qu’à un moment on me présentera de la nourriture de qualité.

    2. Si l’on n’apporte pas le poisson ou la viande que l’on désire nous même, il ne se passera rien et l’on nous fera avaler la nourriture avariée sans ce soucier de notre consentement ; ce qui d’ailleurs est déjà le cas.

    3. Pour amplifier vos propos sur la démocratie, M. Daniel Mermet, en 1996, avait été à la rencontre de M. Cornélius Castoriadis (DCD en 1997), et voici la rediffusion de cet entretien, à l’occasion du 10e anniversaire.

      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=833

      Tout y est dit en une trentaine de minutes.
      Une personne avait déjà signalé ce lien, je récidive.

    4. La démocratie ce n’est pas gouverner selon ce que souhaitent les groupes de pression, quel que soit leur pouvoir de persuasion (argent etc.) ou de nuisance (manifestations, barrages etc.).

      L’un des défauts du système de décision politique reposant sur ce que dictent les groupes de pression (grands groupes industriels, syndicats, etc..) ce n’est pas seulement que ce système ne respecte pas la démocratie mais c’est aussi que ces groupes sont focalisés sur leurs intérêts propres, au point que certains de ces lobbies (syndicats représentant les travailleurs ou les catégories professionnelles etc.) oublient que l’intérêt commun à long terme est aussi le leur.

      La démocratie ce n’est pas simplement le gouvernement par les lois, car l’essentiel en démocratie est de garantir que chaque loi répond aux souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concerné par cette loi.

      Faut-il rappeler que la démocratie véritable est assurée par deux conditions indissociables :

      *La liberté d’opinion doit être garantie : cela signifie que les citoyens sont libres d’exprimer et de propager toutes les opinions quelles qu’elles soient.

      *Chaque décision politique doit être conforme aux désirs de la majorité des citoyens qui désirent prendre part à la décision.

      Il est certain qu’aucune des deux conditions n’est respectée en France ou dans l’Union européenne.

      Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

      L’article « Où est la démocratie ? » apporte toutes les précisions sur ce qu’est la démocratie véritable.

    5. à Daniel:

      Jamais on ne te «présentera de la nourriture de qualité.» car celle-ci ne sera jamais pré-qualifiée par les véritables détenteur du pouvoir.

  2. Bien !

    Voici qui dans l’immédiat va faire plaisir à Eric Woerth…lui qui s’occupe de nous pour l’avenir.

    A d’autres aussi d’ailleurs puisque tout n’est qu’affaire de Gros Sous(vre).

  3. Cela fait tout à fait penser aux « dons » généreux des Gates et Buffet…

    Et pour qu’ils en arrivent à de telles extrémités, c’est peut-être face à un éventuel danger, non?
    (je reste prudent 😉 )

  4. J’entends déjà ceux qui vont vous opposer les libertés individuelles dont on dispose contrairement aux régimes totalitaires.
    Comme s’il fallait se contenter du « moins pire » et stagner dans le médiocre.
    L’immobilisme arrange bien des personnes…

  5. Il me semble que ce n’est pas la démocratie qui est en danger, mais le simulacre de ce que l’on a cru être la démocratie. Car, est-ce d’aujourd’hui seulement que la réalité du pouvoir appartient à qui détient l’argent ?

  6. Bonjour Monsieur Jorion

    Ainsi l’élitisme contre le populisme entrerait dans le cadre de l’antagonisme bourgeois citoyen!
    Et il semblerait que l’on s’achemine vers une Métropolis!
    Il faut tout de même se souvenir que le modèle mythique de référence, la république athénienne, était un système aristocratique, au sens premier du terme,sinon élitiste ou bourgeois! Et que ce régime n’a pas fonctionné très longtemps. On pourrait aussi se demander si la proportion d’aristocrates et d’îlotes était différente de ce qu’elle est qu’aujoud’hui!

    La république n’a plus de bleus: elle a des hématomes! Car à la confusion ont succédé les contusions.
    Cordialement

    1. @Steve

      Vous vous trompez : pour les Grecs anciens, l’élection était un principe aristocratique ; or, seuls les experts étaient élus, parce que, dans leur domaine respectifs de compétence (stratégie, architecture …) ils étaient considérés commes les meilleurs (aristoi). En dehors de ce cas, la véritable démocratie, pour eux, était la démocratie directe.

    2. Je ne suis pas contre le talent, ni contre le courage.

      Je suis contre la prévarication et le mensonge.

  7. « L’événement le plus significatif »… faut pas pousser. Au niveau européen, peut-être. Mais au niveau européen, il ne peut rien se passer, sauf à ce qu’un pays comme la France renoue avec la politique de la chaise vide. Récemment, la gauche réelle vient de commencer à rédiger son « programme partagé », et c’est tout de même infiniment plus sérieux que les plaisanteries des bobos-bio.

    Le bidule vert est d’autant moins sérieux qu’il est loin de s’inscrire dans l’urgence que les problèmes imposent.

    1. Le bidule vert est un mélange d’autres bidules… je penses que l’urgence des problèmes s’imposera rapidement, et que malheureusement la réponse appropriée sera beaucoup plus radicale (d’un point de vue écologique) que si nous l’avions mis en place par nous même via un mouvement citoyen et politique (économique/sociale/écologique).

      un seul mot: pragmatisme.

    2. Betov, allez donc demander aux riverains du golfe du Mexique si les « bidules verts » ne sont pas une urgence ? ou du côté de Port Harcourt ?

    3. T’as raison, Marlowe. On ne sait plus comment dire. On a la gauche de droite (PS), la gauche fasciste (NPA, PC), la presque gauche (Front de gauche), et le vraie gauche: Celle qui n’existe pas. Là j’ai m… . Je voulais dire la presque gauche de gouvernement.

    4. C’est franchement pénible vos tiroirs pour ranger la gauche messieurs ! un peu de souplesse ne fearit pas de mal

    5. Je vous l’avais dit, Monsieur le Modo… : on va se radicaliser.

      Et c’est normal. Dans alternance il y a alternatif. Soit sinusoïdal, soit moyenne à zéro.
      Que le signal soit carré, en bruit blanc, bruit rose, crénelé… pareil…

      Soit captation du politique par la puissance de l’argent.
      Tout simple.

  8. Que n’a-t-on entendu lorsque Viviane Forrester a sorti son livre « L’horreur économique ».
    Elle écrivait : « …pour la première fois dans l’Histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir. Nous découvrons qu’au-delà de l’exploitation des hommes, il y avait pire, et que, devant le fait de n’être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule. De l’exploitation à l’exclusion, de l’exclusion à l’élimination… ? »

    1. Viviane Forrester oublie seulement de signaler que ses idées ne viennent pas de son entourage, mais d’un tout autre endroit.

  9. Ca donne aussi ça
    annulation du moratoire des forages profonds par un juge de louisiane NY times

    La conclusion du jugement

    This Court is persuaded that the public interest weighs in
    favor of granting a preliminary injunction. While a suspension of
    activities directed after a rational interpretation of the evidence
    could outweigh the impact on the plaintiffs and the public, here,
    the Court has found the plaintiffs would likely succeed in showing
    that the agency’s decision was arbitrary and capricious . An invalid
    agency decision to suspend drilling of wells in depths of over 500
    feet simply cannot justify the immeasurable effect on the
    plaintiffs, the local economy, the Gulf region, and the critical
    present-day aspect of the availability of domestic energy in this
    country.
    Accordingly, the plaintiffs’ motion for preliminary injunction
    is GRANTED. An Order consistent with this opinion will be entered.
    New Orleans, Louisiana, June 22, 2010.
    ____________________________
    MARTIN L. C. FELDMAN
    UNITED STATES DISTRICT JUDGE

    Les « plaintiffs » = le lobby pétrolier.
    Où l’on apprend que l’effroi moral à l’origine du moratoire est au fond « arbitrary and capricious ».
    Certes, seuls quelques avions se crashent, les vols sont autorisés.
    Mais dans la série « court-terme » (ne pas tuer l’économie de la Louisiane cette année, au fond), ça tient la corde.

    Ceci dit le pouvoir fédéral interjette appel, ce qui suspend l’annulation et maintient le moratoire

    1. Aujourd’hui sur Commondreams.org:

      « Yesterday, a Louisiana-based judge Martin Feldman ruled that Barack Obama’s six-month drilling moratorium in the Gulf was unjustified because it assumed that all deepwater drilling was as dangerous as BP’s.

      The White House promised an immediate appeal.

      Meanwhile environmental groups have said Feldman’s ruling may have to be rescinded because of the possible conflict of interests.

      Feldman’s most recent financial disclosure forms show that he was paid dividends from his shares in Transocean, the firm that owned the Deepwater oil rig that exploded in April killing 11 oil workers, prompting America’s worst environmental disaster.

      The forms, which relate to the calendar year 2008, also show that he sold shares in Halliburton, which was also involved in the disaster.

      Feldman’s other interests included Ocean Energy, Quicksilver Resources, Prospect Energy, Peabody Energy, Pengrowth Energy Trust, Atlas Energy Resources, and Parker Drilling. »

      http://www.commondreams.org/headline/2010/06/23-3

      Comme quoi ça collude de partout….It’s a wonderfull world!

  10. Il est clair que nous sommes rentré dans une spirale dégénérative.
    Entreprises sans usine, commerce sans magasin, société sans lien social, footballeurs sans maillot, communication sans idée, hommes politiques sans morale ?
    République sans liberté.
    Démocratie sans participation du peuple (malgré ou surtout à cause de la fameuse démocratie participative qui n’en est pas une).

  11. M Jorion, votre billet vient à pic quant à un échange de mails que j’ai eu hier et aujourd’hui avec Julien Alexandre.

    Je crois en effet qu’Obama montre enfin la voie.
    Et je crois, qu’à votre niveau, et compte tenu de l’audience que vous avez agrégée autour de vous et de l’autorité voire du charisme dont vous avait su faire preuve, il est plus que temps, si vous en sentez le désir et la ressource de nécessaire témérité, de donner un angle plus franchement politique et de combat à votre blog.

    Vous avez eu l’insigne mérite de nous avertir ici, et bien au delà, des enjeux et des implications de ce Tsunami financier, économique, politique et civilisationnel qui menaçait ce monde.

    Vous avez très justement comparé nos décideurs avec ces exégètes qui ratiocinaient sur le sexe des anges quand les barbares menaçaient Constantinople. Aujourd’hui, Constantinople est tombée sa bibliothèque est en cendres. Il n’est plus temps de prophétiser et d’alerter, mais d’agir, et cela est vrai pour tous, chacun à son niveau.

    Et pour vous, je crois que l’enjeu se pose en ces termes maintenant: ou vous continuez sur votre ligne de vigie et de sirène hurlant aux fous, rôle qui nous à tous touchés intimement (je peux le dire en tout cas pour ce qui me concerne depuis deux ans) et votre Blog est obsolète dans trois ou six mois. Ou vous cessez de croire à l’utilité de ce Blog dans sa fonction actuelle et vous lui donnez une identité politique claire.

    Une troisième option est aussi envisageable si aucune des précédentes ne conviennent: sacrifier votre Blog de façon spectaculaire en annonçant bruyamment que son objet est désormais caduc! Qu’après le moment des experts et des économistes venait celui des politiques avant celui des soldats.

    Je regrette amèrement que nous en soyons là, mais tel est mon sentiment en guise de dernier commentaire sur ce Blog, sous sa forme actuelle qui m’a pourtant si intensément captivé depuis deux ans.

    Encore pardon pour le ton presque comminatoire de ce post, je voulais juste partager mon intime conviction. Encore merci.

    1. Cher Vigneron,

      Tout d’abord bravo pour le pseudo, sauf si vous ne buvez pas.

      J’avais, quand j’ai choisi mon pseudonyme, envisagé : »j’ai bu et j’ai encore soif » mais les restes d’une bonne éducation et un goût prononcé pour l’authentique littérature noire (« hard boiled ») m’y ont fait renoncer.

      J’ai, ce matin même, affirmé que derrière les journalistes, ceux qui font la chronique, on pouvait trouver un bon critique, et un bon buveur…

      Je crois que si le blog est un carrefour qui favorise les rencontres, il manque à certains d’entre nous, en fonction des affinités, d’autres lieux de rencontre ou seulement déjà la possibilité d’échanger des courriers directs.

      Qu’en pensez vous ?

    2. J’ajoute, tant il faut craindre d’être mal compris, que la nature de ce blog, ou du moins le STYLE qui lui a été donné par son (ou ses) fondateur (s), ne doit pas être remis en cause.

    3. Conviction partagée.
      Il n’est pas exclu que ce blog, en dépit de ses qualités, connaisse un jour le sort d’autres entités de débat sans prises sur l’objet de leur réflexion. Contenues au final dans les limites de leur fonctionnement propre. Et qui, au lieu qu’elles fassent naître les conditions de leur exercice, se voient subordonnées à celles qui leur sont créées.
      Une liberté à vide, en quelque sorte. Dont le système en place, sa faculté d’appropriation sans borne, et celle de dévitalisation qui en est la conséquence, s’est fait le promoteur zélé.

    4. Cher Vigneron, moi je remercie Paul d’oser affirmer en son nom propre – et noir sur blanc- que nous ne vivons plus dans une démocratie. Quant à votre demande de politiser le blog, rien ne vous empêche d’y exprimer vos opinions politiques. A mon sens, si vous étiez plus attentif aux articles et aux vidéos de Paul, il vous serait facile de deviner la sensibilité politique de Paul, que vous êtes par ailleurs libre de critiquer. Personnellement, j’ai fait le même constat que Paul depuis longtemps, et c’est la raison principale de mes réactions sur ce blog et d’autres forums où j’essaie d’exprimer le fond de ma pensée (souvent d’une façon pas très diplomatique, je l’avoue…). En effet, écrire et partager nos impressions est une manière non violente d’essayer de changer la situation actuelle de notre société. D’ailleurs, je remercie beaucoup ceux qui mettent à notre disposition les moyens de le faire, surtout des personnes comme Paul qui font le même constat sur la réalité que nous mais qui ne proposent pas nécessairement les mêmes solutions aux problèmes. En tout cas, il est temps pour tout le monde de réagir puisque nous devrons répondre de nos actes aux générations futures….

    5. Les idées exprimées, réunies, fédérées ici par Paul Jorion sont un levain… A ce titre, son blog est, dans son sens originel, superbement « politique »… Il fait son travail, et il continue d’être plus que jamais d’actualité, surtout si les professionnels de la politique (puisqu’il en est ainsi) font défaut (!)…
      L’acte politique, c’est d’abord la pensée elle-même (à laquelle vous avez été si sensible). Que les appareils politiques intéressés fassent aussi leur boulot et s’inspirent d’idées exprimées sur ce blog. C’est le destin des idées est que l’on les prenne à bras le corps…Voulez vous-même les transformer en action ?
      Les intervenants de ce blog auront alors suffisamment de travail à débattre et à débusquer des inévitables incompréhensions, dévoiements, instrumentalisations, trahisons ou même, enrichissements…
      L’indépendance et la liberté d’une pensée (ou de l’acte créateur) ne se négocient pas. Elles obligent donc à garder la distance… Ainsi s’opère le rayonnement.
      Qui, lui, se partage, ainsi que l’action…

    6. Vigneron,

      venez créer quelque chose de neuf avec ceux qui le souhaitent…

      Vous rappelez-vous votre belle tirade sur « ce qu’on découvre de si précieux en le perdant » et sur « l’importance de les (re)concquérir »….?

      On vous attend, il y a du boulot!

    7. Et expliciter le chemin ne vous semble donc pas nécessaire…???

      Les peuples suivent la trace de vos pas, et non la direction de votre index.

    8. @Charles A
      Le 24 juin . Fête de la saint Jean, celui qui prêchait dans le désert mais dont les cris à l’adresse de ses contemporains résonnent encore dans nos oreilles . Non ?
      @Laurence
      Demain est un autre jour .
      @Vigneron
      A demain , j’espère .

    9. Va falloir qu’on discute, là.

      Vous vous rendez compte de la réponse que vous venez de me faire…???

    10. @yvan
      Si, si Yvan! La réponse de Paul, malgré son caractère lapidaire et son apparence sybilline, est claire et cohérente avec qui il est et ses conviction:
      Option une.

      Apollinaire aurait répondu « Passons, passons, puisque tout passe. » ou même paradigme, » mourons, mourons, puisque tout meurt. »

    11. et vous yvan, quelles sont vos ‘options’ en dehors de vos bons mots?

      discutons mais finalement donnons raison à axa? un long voyage asiatique?

      ‘On n’emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers’ Danton

      je ne fréquente pas ce blog depuis longtemps mais j’ai déjà compris ce qui fait peur à certains ici c’est la liberté d’expression et la diversité des opinions exprimées comme des intervenants. le liberté supposent des responsabilités, finit de jouer, voilà l’origine de la radicalité politique américaine messieurs.

      ne vous inquiétez pas ce blog n’est pas si influent au point d’amener le ‘grand soir’ à lui tout seul, si grand soir il y a, ce sera bien par l’icompétence des élites avec un niveau mental d’enfant de 5 ans. 5ans car l’inconséquence de la vassalité les a fait régresser à ce point.

      j’apprécie vous lire, surtout vigneron que je crois un honnête homme, mais si ce blog doit mourir, qu’il meurt. ce sera tout de même moins grave que la mort de kennedy n’est-il pas?

      ‘Que m’importe ! L’opinion publique est une putain, la postérité une sottise !’ Danton

      continuez vôtre bonhomme de chemin monsieur jorion, chacun son rôle, le vôtre est présentement celui-ci, je ne vous crois pas un leader mais plutôt un conseiller de valeur, ne cédez pas aux injonctions et chantages des petits talleyrands de pacotilles.

      quand à moi, cela fait bien longtemps que je connais ce que beaucoup découvrent, ou font semblant de découvrir, c’est l’avantage de vivre sans filet (non assuré). à ce propos je remercie monsieur mitterand car ce sont des pauvres cultivés qui engendreront la société de demain.

      ‘Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple’ Danton

  12. J’écris de plus en plus de commentaires pour ce blog, mais je les efface au lieu de les poster. Je ne suis pas à la hauteur.

    1. A la « hauteur »…???
      Parce qu’il faudrait avoir une « hauteur » pour donner son point de vue et argumenter..??
      Allooons, Lisztfr.
      Que devrais-je dire, alors.

      Nous avons tous ici une et des compétences qui viennent enrichir le débat, même si nos compétences sont éloignées de la finance ou l’économie.
      Et, manque de bol, cette légère crise nous touche tous dans le sens où il faut de l’argent pour manger…
      Alors, remballez le pessisme et/ou les complexes, chacun apporte sa pierre car il y a encore du boulot.

    2. Rassurez vous Lisztfr, vous n’êtes pas le seul mais en réalité je me demande si c’est vraiment une question de niveau ? L’antériorité de certains commentateurs créé une certaine complicité entre eux qui rend parfois leurs écrits opaques aux non initiés – je le dis très gentiment 😉

    3. Voltaire aurait-il attendu que les sans-culottes fussent à la hauteur ?

      Si vous écoutez trop de musique (le Dies Irae en ce moment ?) , lisez Richard Sennett (qui failli être musicien professionnel), et vous comprendrez pourquoi votre main agira.

    4. Ne vous inquiétez pas Lisztfr, moi aussi (une soixantaine au moins),
      mais ce qui compte le plus souvent à mon sens, c’est tout le chemin
      intellectuel que vous faites en écrivant. Du coup, je pense que même
      si vous publiez des commentaires dont vous regrettez le manque d' »expertise »,
      vous avancez quand même dans un cheminement, et ce d’autant plus si
      ce que vous exprimez fait dialogue avec les autres écrits, en réponse ou pas.
      Après je comprends ce sentiment peut-être de ne pas apporter grand chose
      à la réflexion des autres. Mais bon, mon principe majeur dans la vie: nous sommes peu de chose
      et nous faisons comme nous pouvons, certains jours plus que d’autres, certaines personnes plus que d’autres, le tout faisant peut-être avancer le schmilblic?
      Pour le reste, la modération est là pour donner un cadre intellectuel « acceptable » et nécessairement imparfait, je pense.

      Bien à vous

    5. Il ne s’agit pas d’être « à la hauteur », mais sensible et sincère.

      Certains d’entre nous, et même les meilleurs, meilleurs non pour ce qu’ils disent, mais par leur manière, ou leur style, tournent 7 fois au moins leur souris je ne sais où…

    6. Ok mais comment dire, il faudrait des paroles à la hauteur d’un Hugo, en fait je rêve d’un nouvel Hugo, Bakounine, Blanqui, et par rapport à leurs force d’idée et de paroles, nous demandons peu de choses ! Les héros sont derrière nous, ils ont emporté leur idéaux et leur force avec eux.

      D’autre part l’on pourrait se féliciter de ne pas avoir une personnalité tyrannique à se coltiner. Il y a toujours eu des personnes pour incarner un idéal, un grand homme peut-être que c’est le complexe du grand homme qui revient, mais aujourd’hui c’est quasiment à nous de le remplacer, par un collectif et non pas un « tyran » aussi charismatique soit-il (Gandhi…). La grande âme.

      Oui le grand homme parlait fort, on pouvait se reposer sur lui, sa parole agissait, vertu performative et conative de la parole, elle déplaçait des montagnes. Il y a toujours plein de héros, même en littérature… Hemingway, Orwell… mais ils ne sont pas là ! et alors comment allons nous déplacer cette montagne !

      Tous les « héros » sont morts ! il n’y en a pas un de vivant…

      « Le bonheur m’ennuie » (Rousseau ?)

      J’avais invité J. Bidet à participer à ce blog, mais finalement, la gauche de la gauche participe assez peu n’est-ce pas ? Nous avons peu d’adeptes des partis politiques de gauche ici. A quoi pense la gauche de la gauche… ? on ne le saura jamais.

      Après la 2nd guerre mondiale, nous sommes repartis du bon pied, comme si l’on était requinqué après cet épisode tragique… toute société est elle fondé par le crime, sur le crime ? Abel et Cain, Rome, 1789… Absalon

      Ni guerre ni grand homme, ni idées extravagantes, ni faim. Qu’allons nous devenir ?

    7. Il y a peut-être effectivement de quoi désespérer de l’Humanité… MAIS ce n’est pas une raison pour se dire qu’il faut un « sauveur » .
      Comprenons-nous : les sauveurs sont bons pour les films américains. Rien d’autre.
      Qu’un peuple reprenne réellement les rênes d’un pouvoir qu’on lui a volé, là, ça me convient mieux.
      Certes, les démocrates (réels) ne courent pas les rues en ce moment…
      Mais… contrairement aux idées des libéraux de penser que le pouvoir ne s’attend mais se conquiert, il doit bien rester sur terre des personnes qui savent que faire le bien pour les autres est se faire le bien à soi.
      En rêgle générale, ces personnes refusent tout pouvoir. Et c’est le signe principal de reconnaissance.

      Ca va le faire, Lisztfr.

    8. @yvan

      « En rêgle générale, ces personnes refusent tout pouvoir. »
      J’avais envie de prolonger la phrase par: … pour elles-mêmes, refusent tout pouvoir pour elles-mêmes, leur seule personne, leurs seuls intérêts particuliers. Et le revendiquent pour tous dans le cadre de la recherche du bien commun.

    9. @Lisztfr : ah zut ! Voilà bien dix posts que j’efface en essayant de répondre au vôtre. Bon allez, celui-ci je le garde, tant pis ! « A Dieu vat ! » comme dit le capitaine Haddock dans le Temple du Soleil. Et comme je ne sais pas d’où sort ce « vat » et sa curieuse orthographe, j’ouvre mon éternel Petit Robert qui me dit : « Commandement de virement de bord vent devant (manœuvre dangereuse qui justifiait cette formule solennelle), aujourd’hui remplacé par « Envoyez! ». » Vrai que c’est dangereux de poster sur le blog de monsieur Jorion ! 🙂

    10. Bien vu, Gueule d’Atmosphère.

      D’où ma difficulté à me faire comprendre… Matheux un jour…
      Combien de fois me suis-je fait sabrer pour avoir passé des calculs intermédiaires…
      Ca entraîne un problème d’expression à vie, ce défaut. Et s’il n’y avait que celui-là, je serais proche du bonheur parfait 😉

    11. @ Litsztfr,

      chacun avec ce qu’il est, sa singularité, apporte quelque chose d’irremplaçable et vous le savez.

      La différence entre l’après seconde guerre mondiale et aujourd’hui, c’est la Connaissance.
      La connaissance de tous les mécanismes à l’oeuvre (merci Monsieur Jorion) et ca fait toute la différence.

      A l’ouvrage! Merci.

    12. En entendant « Le Grain à Moudre » (FR C) ce soir, je me dis qu’ils ne sont là que pour penser à notre place, pour verser dans notre oreille quelques grains, quelque pauvre pensée à ruminer, de même que mon prof Nebenzahl avait coutume de nous donner la « becquée », mais d’une autre qualité croyez-moi.

      Le rôle de ces réunions vespérales ? Les vêpres radiophoniques. Toujours surpris à quel point le temps radiophonique s’accorde au temps biologique…

      France culture pense, réfléchit. Ils sont très forts, ils parlent bien, ils ont le pouvoir symbolique, qui pèse lourd, d’un autre côté rien ne viendra de ce conformisme. Tout ceci nous anéanti chaque jours (ou presque) ! C’est ça qu’il faut voir, il font semblant de penser, ils tiennent la pensée captive, en fait ils représentent la pensé, ce qu’on pense. Ils ont la fonction sociale de « penser », une sorte de surmoi social qui veille… La pensée leur appartient. Même si ce n’est que du charabia à s’arracher les cheveux.

      Dans Becket il y a déjà cette pensée vide dans en attendant Godot. « Pense » dit l’un, l’autre se met à penser comme une machine, débiter des abstractions, un concassage de concepts.

      Repris dans Obaldia, Rosalie « pense »… les concepts de Minkovsky, qui la mine et la détermine.

      Fr Culture, qui ne sait rien, sonne les vèpres chaque soir, vers 18h. Culture oui, pensée non. Culture, le minimum vital. Juste pour donner le change. Culture prostituée surtout. Culture, comme un bouquet de fleurs coupées….

      Mais ils nous délégitiment. Comme disait Deleuze à propos de l’utilité de la philosophie, il disait : sans la philosophie, les gens ne se tiendraient pas. Et sans ceux qui assument une fonction sociale de « penser » à notre place car nous ne sommes pas conviés à débattre dans ces médias traditionnels, nous serions beaucoup moins tranquilles.

      bon…

    13. Tout à l’envers, Lisztfr, pour l’inanité de ce que vous entendez sur Fr Culture :

      Si l’on avait non pas un « grain à moudre », mais douze, et qu’on puisse échapper à son Finkielkraut le samedi, la messe le dimanche et Laurent Goumar tous les jours, l’offre intellectuelle serait plus vaste.
      On aurait des dossiers du niveau (bon niveau! ) de Books tlj fois /jour.
      Du Mermet non cantonné.

      Mais, ce qui se passe à mon avis, c’est qu’il faut face au pouvoir une hiérarchie de penseurs qu’on puisse qualifier d’originaux (un peu , moyen, beaucoup) , mais dont l’audience n’aura pas de pouvoir en terme de prise de conscience. Finkielkraut se tient juste au bord du bien pensant généralisé, à deux ou trois doigts du Figaro et du Monde (de ce qu’il est devenu) . Puis, plus loin, bien plus loin, on voit moins souvent les Robert-Dufour, les Gauchet, Sennett etc. le tout n’étant pas « linéaire » (vous reprendrez bien du Badiou ?) .
      En somme les idées de pas mal de ces gens ont une valeur au mercato de Fr Culture ou de S G des prés en fonction du degré d’altérité identifiable qu’ils sont censés représenter. Pas en fonction de la véracité de leur analyse, puisqu’on est de toute façon largement dans le terrain de l’infalsifiable.
      (Et ici ? héhé, on est dans le terrain révolutionnaire, Saint-Just n’est pas loin, et nous sommes les sans-culottes de l’émancipation économique du PNF (le P euple Non Financier))

      Il faut enfin sortir de l’analyse les têtes de série médiatiques qui sont par principe multicarte au mercato (BHL, Onfray, je vous laisse classer Roudinesco, Cyrulnik etc.)

      Bref, ce mercato n’est pas très « liquide », on ne change pas la valeur des gens même s’ils botulisent copieusement. C’est pourquoi ce que Clarini/Couturier peut faire de mieux, c’est de choisir la frange la plus acceptable en terme d’audience, d’actualité et de « débat court et sans lendemain » (quel débatteur oserait inviter impromptu son invité le lendemain pour qu’il raffine un questionnement ?). Débat court aussi car il faut « faire la liste des questions », comme un programme scolaire, et ne pas laisser la parole vagabonde et le temps pour l’association d’idée. Un peu du Neg-otium …

  13. Mais si la « forte proximité des élites politiques et financières » implique que tout vote s’assimile désormais à une voix de plus venant conforter des élites financières détentrices du pouvoir effectif, alors la démocratie n’est pas en danger mais elle est déjà morte.

    Mais qu’est ce d’autre que cela ?

    La différence avec les décennies passées, c’est que les électeurs en ont désormais pris conscience.

    1. Je ne crois pas que les électeurs en aient pris conscience. C’est une banalité de dire qu’ils sont passés du stade « électeur » au stade « consommateur » – et consommateur de Démocratie – sans rien dire et probablement assez contents. Ils n’en ont pas vu les conséquences (merci TF1).

    2. Si, les électeurs en ont pris conscience, ça expliquerait l’abstention. Car si « tout vote s’assimile désormais à une voix de plus venant conforter des élites financières détentrices du pouvoir effectif« , il est probable que, pour bon nombre de gens, ça ne sert à rien d’aller voter.

    3. Les électeurs agissent comme des consommateurs : si l’offre leur plait ils votent, si elle ne plait pas, ils s’abstiennent. Il n’y a pas de prise de conscience.

    4. @Crapaud Rouge

      « Si, les électeurs en ont pris conscience, ça expliquerait l’abstention. »
      > D’accord, mais qu’ils s’en « foutent » l’expliquerait tout aussi bien (c’était probablement la raison principale, le détachement du citoyen au Politique a été longuement étudié).

      « il est probable que, pour bon nombre de gens, ça ne sert à rien d’aller voter. »
      > découragement, manque d’intérêt… Un autre justification (plus cohérente, à mes yeux) est la volonté de ne pas donner de légitimité à un système dans lequel on se sent impuissant ; implicitement on accepte qu’un autre que celui pour qui on a voté passe au pouvoir, c’est le jeu démocratique… mais si on juge la « démocratie » biaisée plus aucuns devoirs ne nous concernent et les droits qu’elle nous octroie semblent insignifiants puisque notre système de valeur n’est pas celui qui est présenté.

    5. @Eliot : « Un autre justification (plus cohérente, à mes yeux) est la volonté de ne pas donner de légitimité à un système dans lequel on se sent impuissant » : ne pas voter « parce que ça ne sert à rien » et « pour ne pas légitimer le système » c’est kif-kif, car le « ne sert à rien » signifie : « à rien d’autre qu’à légitimer le système » que l’on ne veut pas légitimer…

  14. La démocratie aujourd’hui?
    Un leurre.
    Si le peuple dort, les élus ronflent la bouche ouverte. Les seuls actifs sont financiers.
    Il faut donc s’organiser en conséquence.

    1. Dans cette émission il est suggéré qu’un fond d’investissement par répartition (et non par capitalisation ), ne serait-pas fatalement une idée folle …
      (je n’ai pas trop réfléchis, ..
      la question que je me poserais moi serait :
      comment pourrions-nous court-circuiter cette finance … )

      « L’enjeu central des retraites est l’émancipation du travail de la valeur travail. » B. Friot
      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1965

  15. Quel symbole de voir un président des USA mordre les mains qui l’ont aidé à être élu!!!
    Est-ce une manoeuvre ou la preuve qu’il a de source sure de quoi être inquiet sur son avenir physique?
    Autrement dit il changerait de camp devant les grondements du Peuple?
    Il doit avoir l’appui plus ou moins discret de quelques sénateurs républicains…
    Fera-t-il passer une loi d’exception?

  16. « elle est déjà morte » …

    Quelques faits.

    Concernant la ‘proximité excessive’, cf. l’excellent dossier (as usual) du Monde Diplomatique sur la question, ‘Le triomphe de l’oligarchie’ :
    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/A/19241

    Au niveau européen, l’article de François Ruffin, sur les lobbyistes auprès des institutions européennes et leur ‘proximité excessive’ quant à la définition même des politiques européennes, voir des institutions (traités européens), ‘A Bruxelles, les lobbyistes sont « les garants de la démocratie »’ :
    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/RUFFIN/19200
    Où on apprend notamment la réaction (hallucinante) de Martine Aubry quant à la ‘proximité excessive’ de son père, Jacques Delors, dans les années 80 de ces mêmes lobbyistes (en particulier l’ERT, European Round Table of Industrialists), sur la définition des orientations européennes : ‘mais il n’avait pas le choix !’
    Cf. aussi son article sur les autoroutes, ‘Ainsi naissent les autoroutes’ :
    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/RUFFIN/19201

    Il est donc très ‘étonnant’, voir pathétique, que ces quelques députés européens en viennent à découvrir l’existence de cette ‘consanguinité’ aussi tardivement, alors même qu’elle est consubstantielle à la construction européenne de ces 30 dernières années …

    En France, il n’y a qu’à observer les développements de deux ‘affaires’ en cours :
    – celle de M. et Mme Woerth quant à ‘l’affaire Bettancourt’ et ses cassettes audio ‘pirates’,
    – celle de M. Pérol, qui lui, est visé très concrètement par une enquête d’un juge d’instruction sur une ‘prise illégale d’intérêt’ : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100622.OBS5933/perol-vise-par-une-enquete-pour-prise-illegale-d-interet.html

    On pourrait multiplier les exemples …

    Il serait aussi bon de savoir que l’activité de lobbyiste est devenu reconnue et légale auprès du bureau de l’Assemblée Nationale ‘ces derniers temps’ (2 juillet 2009), grâce à un intense travail … de lobbying des dits cabinets de lobbying :
    http://www.assemblee-nationale.fr/representants-interets/index.asp#article26

    Selon le Réseau ETAL, ce ‘code de bonne conduite’ n’augure rien de bon ou d’effectif :
    « Quelle définition du lobbyiste ? Quels contrôles et quelles sanctions en cas de manquement grave à l’éthique ?
    Il est surprenant qu’aucun critère officiel ne définisse précisément qui sont les représentants d’intérêt et encore plus surprenant que le texte mette sur le même plan des représentants d’intérêt publics ou privés. »
    http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1816

    Mais il est vrai qu’au plus haut niveau de l’Assemblée Nationale, on est ‘attentif’ à cette question, puisque, non comptant d’être portée depuis 2006 par deux députés (UMP), le Président de l’Assemblée Nationale (UMP), M. Accoyer, y est très ‘sensible’ :
    « Une délégation spéciale du bureau chargée de la question des groupes d’intérêt, présidée par Marc Le Fur, a vu le jour en décembre 2007, grâce à la détermination affichée du nouveau président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Notre collègue Jean-Paul Charié a rendu public un rapport sur le lobbying, au nom de la commission des affaires économiques. »
    http://www.adequations.org/spip.php?article1053
    D’autres, avant, y étaient aussi ‘sensibles’ : M. Christian Poncelet, ancien Président du Sénat, dès novembre 2006, en organisant un colloque au Sénat sur « l’utilité et les exigences du lobbying »
    http://www.afcl.net/bibliotheque/Communique_de_presse/Colloque_AFCL_Senat_29novembre.pdf

    L’AFCL (Association Française des Conseils en Lobbying) et l’ARPP (Association Professionnelle des Responsables des Relations avec les Pouvoirs Publics) ont donc bien travaillé.

    Tout ceci est au grand jour, pour l’Europe depuis donc 30 ans pratiquement et en France depuis 2006.
    Si la démocratie est morte, elle l’est depuis longtemps au niveau européen (si tant est qu’elle est existé) et depuis quelques années en France.
    Mais apparemment, les faires parts de décès arrivent (très) lentement aux élus …

    1. A lire ce que dit PJ sur la cour suprême des US concernant les lobbies, au point de contre balancer le Président élu (c’est dire la corruption) à voir ce que l’on fait en Europe, je suis scandalisé depuis longtemps. Les élus se font des cagnottes outrancières en marge de leurs rémunérations avec ces lois. Pour savoir quoi faire, ils n’en ont surtout pas besoin. Ils ont toute latitude de constituer des commissions d’études réunissant scientifiques publiques et privé, financier et entreprises pour se faire un idée sérieuse et consistante. Qu’est-ce que c’est que ces lobbies sinon de la corruption ?
      Ne pas confondre avec des actions commerciales, d’influences, qui se pratiquent naturellement entre individus et qui se pondèrent selon l’expérience et les compétences des partis en présence. Il n’est pas nécessaire de rémunérer pour cela.

    2. Mais arrêtons de parler de lobbies, appelons un chat un chat, pots de vins en tout genre, c’est tout de suite plus clair.

    3. Bravo !
      En effet la démocratie, la vraie, n’a même jamais existé. Mais bon, même la version édulcorée était en grand danger depuis au moins 10 ans. Il est un peu tard pour se réveiller alors que les attaques sont quotidiennes depuis si longtemps. Mieux vaut tard que jamais comme on dit, mais tout de même …
      De toute manière le bon peuple se laissera tondre jusqu’a ce qu’il n’ai plus d’autre choix pour sa survie que la lutte (finale).
      Y a qu’a voir l’intérêt porté aux footeux pour s’en convaincre, comme s’il n’y avait pas plus important en ce moment …

  17. A partir du momment ou se qui a été construit par le peuple et pour le peuple (electricité, gaz, nucléaire, poste, santé et j’en passe) se voie être revendu une bouché de pain a des interets privé et cela par les personnes en charge des interets du peuple et élu par le peuple. On ne peut vraissemblablement plus parler de démocratie, tout aux plus de buiznessocratie.

    Mais si ont doit revenir a la bisfurcation politique de 1793-1794. Ont peut facilement observer que cette bifurcation qui a commencer par la confiscation des richesses nobles et de l’église par le peuple et pour le peuple. Se soit terminé par l’accumulation de ces mêmes richesses par le politique et le commerçant.

    Lorsque l’argent et le politique couche enssemble, il y a fort a parier que se sera le peuple qui sera cocu. Mais est’il bien raisonable de cocufier le peuple sachant que la jalousie reste plus difficilement gérable que l’envie. Tant que le peuple est envieux c’est gérable, il suffit de lui faire croire que lui aussi pourra satisfaire ses envies. Par contre si il commence a devenir jalou parce qu’il a été cocufier par ces représentants cela risque d’être un peut plus difficille a gérer.

    M’enfin, il semblerait que l’argent soit l’opposé de l’amour et des notions qui s’en rapproche. Lorsque que le politique se mais a aimer l’argent il ne peut que se détourner des notions d’amour.
    Le problème avec les histoires d’amour c’est que cela peut trés mal finir 🙂

  18. Je vous renvoie à mon commentaire publié il y a quelque jours à propos de la démocratie.
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=13059#comment-88214

    Et je rajouterais ce qu’aurait dit de Isaac Asimov (car il y a polémique sur l’authenticité du message même si le message n’en reste pas moins pertinent, en tous cas de mon point de vue):
    « Democracy cannot survive overpopulation. Human dignity cannot survive it. Convenience and decency cannot survive it. As you put more and more people into the world, the value of life not only declines, it disappears. It doesn’t matter if someone dies. The more people there are the less one individual matters. »

    « I will use what I call my bathroom metaphor. Two people live in an apartment and there are two bathrooms, then both have the freedom of the bathroom. You can go to the bathroom anytime you want, and stay as long as you want, for whatever you need. Everyone believes in the freedom of the bathroom. It should be right there in the Constitution. But if you have 20 people in the apartment and two bathrooms, no matter how much every person believes in the freedom of the bathroom, there is no such thing. You have to set up times for each person, you have to bang at the door, « Aren’t you through yet? » and so on. »

    Et puis il y a les peurs d’Albert Einstein:
    « There are three bombs. The first one is the atomic bomb, which disintegrates reality, the second one is the digital or computer bomb, which destroys the principle of reality itself – not the actual object – and rebuilds it, and finally the third bomb is the demographic one »

    Je peux le traduire ultérieurement à la demande de qui que ce soit.

    1. Einstein considérait donc que l’atome, comme les ordinateurs, allaient être détournés d’une utilisation bénéfique à une utilisation destructrice.
      Dans les deux cas, ce sont les deux faces d’une même médaille.

      Concernant la surpopulation, là, je ne me fais pas trop d’illusions : en plus de la spéculation sur la nourriture, l’eau va très vite manquer. Sans avoir besoin de spéculation (mince 😉 )
      Car, sans glacier et avec des nappes phréatiques sur-exploitées, ça va commencer à devenir critique.

    2. […]

      Car les grandes villes, Seigneur, sont maudites;
      la panique des incendies couve dans leur sein
      et elles n’ont pas de pardon à attendre
      et leur temps leur est compté.

      Là, des hommes insatisfaits peinent à vivre
      et meurent sans savoir pourquoi ils on souffert;
      et aucun d’eux n’a vu la pauvre grimace
      qui s’est substituée au fond de nuits sans nom
      au sourire heureux d’un peuple plein de foi.

      Ils vont au hasard, avilis par l’effort
      de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,
      et leurs vêtements s’usent peu à peu
      et leurs belles mains veillissent trop tôt.

      […]

      Ils sont livrés à une multitude de bourreaux
      et le coup de chaque heure leur fait mal;
      ils rôdent, solitaires, autour des hôpitaux
      en attendant leur admission avec angoisse.

      […]
      RAINER MARIA RILKE, Le Livre de la Pauvreté et de la Mort.

    3. Dans une de ses dernières lettres, Saint Exupéry écrivait un peu dans la même veine :

      La termittière future m’épouvante (…) je hais leur vertus de robots, moi, j’étais fait pour être jardinier.

  19. Au risque de jouer les Cassandre à l’envers j’ai plutôt l’impression qu’il y a un peu d’air dans le sombre tableau et que ses sources vont se multipliant là ou on ne les attend pas forcement, avec un tempo inédit et capricieux.
    Il n’est peut-être plus trop nécessaire de se morfondre sur les anciens vecteurs d’expression de la démocratie devenus propriété privé, Voyons ceux qui émergent (pour utiliser un mot à la mode).

  20. Finalement votre question (Mr Jorion) a été posé lors du proces kerviel :

    « 15h06

    Le témoin suivant est Bertrand Jacquillat, professeur à Sciences-Po Paris (économie financière).
    ………………;
    Me Veil interroge ensuite le témoin sur « un sujet qui n’a pas beaucoup été traité pendant l’audience » :

    « Les activités de marché ont-elles une utilité sociale ?

    http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20100608trib000517576/jerome-kerviel-contre-la-societe-generale-suivez-le-proces-minute-par-minute-15.html

  21. L’implication de l’épouse d’un ministre de la République, dans la gestion de la plus grande fortune de France, ministre qui par ailleurs impose une solution agréée par « les marchés »au problème des retraites, en dit long sur le mode de fonctionnement de nos « démocraties ».
    Sans donner trop de couleur politique à ce blog, il serait bien de poursuivre cette oeuvre d’alerte en continuant de démonter les mécanismes afin d’en dévoiler publiquement tous les rouages, par exemple, qui sont ces « marchés », quelle est l’origine des fonds dont ils disposent pour spéculer contre telle ou telle monnaie, ou spéculer sur l’avenir économique de tel ou tel pays, etc…
    Il y aura ensuite à espérer que l’un ou l’autre parti politique sérieux se saisira de ces données afin d’élaborer un programme d’actions……..?
    Il faut également trouver le moyen d’appuyer sur le bouton « shut down » du portevoix actuel de ce système, c’est à dire les médias pleins de thuriféraires de cet ordre de choses, à l’image de ce journaliste vous reprochant un sourire ironique……..!

  22. Je crois que le problème fondamental vient de la croyance érronée en l’existence passée d’une démocratie qui aurai dégénéré et ne marcherai plus.
    Je ne suis pas d’accord.
    La démocratie n’a jamais existé et elle reste à inventer.

    Les Romains pré-impériaux se croyaient en république. ça nous fait sourire aujourd’hui.
    Les premières républiques et leur suffrage censitaire se croyaient démocratiquement exemplaires.
    Les républiques qui excluaient les femmes du corps citoyen aussi.
    Et ainsi de suite.
    La démocratie a toujours été soumise à des castes d’intérêts.

    Elle reste à inventer.

    1. Vous devriez aller voir chez les Grecs.
      Inventeurs de l’Agora et du Sénat, chaque paysan qui venait voter recevait une somme d’argent destinée à le dédomager de la journée de travail perdue au champs alors qu’il participait aux débats et VOTAIT les lois.
      Chaque citoyen un peu trop extrèmiste ou désireux d’acquérir trop de pouvoir était banni.
      Malheureusement, le système ne survécu pas à son créateur…

      Les idées issues de 1789 voulaient aussi redonner le pouvoir au peuple. L’argent a détruit ce pouvoir.

  23. ON S’ORGANISE COMMENT?? ON SE REUNIT OU ET QUAND ??

    Si MAINTENANT nous ne faisons RIEN , nous ACCEPTONS de fait la destruction qu’on nous destine.

    CESSEZ de tout faire reposer sur Monsieur Jorion.

    Prenez VOTRE pouvoir et levez-le à la face de ceux qui vous détruisent.
    Sinon rentrez-donc dans votre petite bulle de lamentations et assumez-en les conséquences!

    1. Vous avez raison, il faut aussi que nous puissions communiquer DIRECTEMENT et nous RENCONTRER si « affinités » comme disent d’autres sites.

    2. Laurence…

      La population ne souffre pas encore assez. Avant l’heure, c’est pas l’heure.

      Vous n’êtes pas la seule à ronger votre frein. Patience et longueur de temps…

    3. Oui, vous avez raison bougeons-nous, je viens de passer 3 heures avec un attaché parlementaire centriste, à lui décrire la situation et à proposer les solutions de Paul Jorion, pour en finir avec la politique de défiscalisation totale en jeu depuis 1978. Il n’ont plus aucun argument sauf celui du comme le monde est pourri il faut etre pourri pour jouer dans la meme cour. J’ai montré que tous les textes de loi vont dans le meme sens ;destruction des garde-fou de la démocratie en matiere économique et fiscale. Les dernières en date les plus honteuses pour les parlementaires sont les lois sur la fiducie instaurant les trusts à la française ou comment faire de l’évasion de capital légalement avec la bénédiction de la démocratie.

    4. Le premier pas, c’est demain tous aux manifs, organisées aux quatre coins de nos territoires.

      C’est le marché qui va avoir raison de nos retraites ou les marcheurs qui auront raison du marché.

      Allez courage les va nu pieds, on accepte tout le monde, même les chaussés. A demain, je serai présent sur Caen.

    5. A-t-on les troupes, les moyens, la volonté d’engager la lutte de manière telle qu’elle soit au niveau de la guerre d’ores et déjà engagée par les possédants contre les populations ? Les populations sont-elles majoritairement et suffisamment conscientes de ce qu’une guerre contre eux est en cours depuis de très nombreuses années et que cette guerre, en raison de la dislocation même du système, aggrave sa pression de jour en jour afin de tenter de sauvegarder (du moins en ont-ils l’illusion) la domination des possédants (la domination absolue de la propriété, avant même celle des possédants, semblant être le point sur lequel ils préfèreront que nous périssions tous plutôt que de lâcher) ? Le sentiment majoritaire n’est-il pas, au delà d’une insuffisante conscience des raisons de la profondeur et de la gravité de la situation (qu’ici soient remerciés les médias pour leur remarquable travail d’aveuglement) de sauver chacun pour soit une parcelle de l’illusion générale, persuader d’avoir plus à perdre qu’à gagner alors que déjà beaucoup, pour ne pas dire tout, est perdu ? Que peuvent les mots face à un ennemi qui possède en toute légalité toutes les ressources de la violence (de laplus plus symbolique à la plus effective) et qui n’hésite pas à en faire usage, chaque fois bien sûr dans la stricte mesure qui convient afin que la population quoi qu’étranglée, respire encore assez pour pouvoir continuer à verser son tribut?

    6. @ tous,

      Pour ceux et celles qui déplorent le manque de communication directe entre intervenants et souhaitent, au moins que leur existence et leur vigilance soient connues et reconnues et si on veut se réunir : un début …

      Mon Mail : appartement37@hotmail.com

    7. @galou

      J’avais beaucoup apprécié votre post du 13 mars incitant au « harcèlement » de nos députés, http://www.pauljorion.com/blog/?p=9070#comment-64411 ,et je vous ai suivi. Avec mon député (PS), la réponse a été en gros:
      -oui je suis en phase avec le diagnostic et les solutions , (les mesures préconisées sur le blog)
      -je vous remercie, je serai maintenant un lecteur attentif du blog de M Jorion,
      -mais (la chute est un peu rude), c’est au niveau européen que ça se décide et c’est complexe…

      Ca ne me décourage en rien, et je continue, mais il faudra probablement d’autres voies d’actions que quelques bonnes volontés individuelles si on ne veut pas pourrir sur pied.

      En fait, je vois trois pistes
      -soit on peut trouver une solution nationale en espérant que d’autres pays suivent, et en France, le mieux placé me semble être actuellement JL MELENCHON, qui fera fera ensuite pression sur qui il faut (avec nous aussi)
      -soit la solution est multilatérale et Pascal CANFIN (Europe Ecologie) a probablement raison en voulant lancer une ONG « Financière » qui ferait du « loobiyng ». (Si la prochaine constitution Europénne se met place comme l’actuelle,…..)
      -soit il n’y pas grand chose a attendre de quelque parti que ce soit et il vaut mieux cultiver notre jardin en consacrant un peu (ou beaucoup) (à chacun selon ses moyens) de notre temps à l’évangélisation de tous.

      De toute façon, il faut cultiver son jardin (pour notre équilibre mental), pour le reste, j’ai quand même l’impression que ça va s’accélérer assez vite.

      Cordialement.

  24. Une modification radicale du fonctionnement de la démocratie est l’idée de « conférence citoyenne » ou « jury citoyen ». (voir par exemple, http://fr.wikipedia.org/wiki/Jury_citoyen, même si de mon point de vue, il faudrait des périodes de délibération de plusieurs semaines/mois plutôt que plusieurs jours).

    En gros, pour chaque question, on tire au sort une douzaine (?) de personnes dans la population, on leur alloue un budget et une série de questions pour lesquelles ils doivent donner une réponse, on leur alloue une administration à leur service qui déblaie le travail, on indemnise leurs employeurs, on les paie, et on leur donne une date à laquelle remettre leurs conclusions, qui doivent être suivies (au niveau exécutif ou législatif).

    Ca peut sembler un peu puéril et simpliste, mais à la réflexion, cela me semble un assez bon système. C’est équitable. Je ne pense pas que le politicien moyen a une connaissance plus élevée que le citoyen moyen sur un sujet tiré au hasard. Il n’y a donc pas de perte de « compétence ». Et on élimine par construction le pouvoir financier des lobbies, parce que ces derniers ont besoin de temps pour construire et approfondir un réseau d’influence/corruption.

    Et cela me semble raisonnablement à mettre en oeuvre d’un point de vue pratique. Qui soutiendrait ceci?

    PS: Un autre approche est de tirer au sort les élus dans la population (peut être en retirant ceux qui ne sont pas candidats).

    1. Je soutiens, sur le principe des jurés Populaires, ne veulent-ils pas les supprimés, ils leur font de l’ombre, leur indépendance de jugement leur pose problème (aux politiques).

    2. @ Mathieu
      Excellente suggestion que le tirage au sort, qui permettrait d’échapper à cette éternelle cooptation des élus, à condition toutefois, afin de ne pas retomber dans les mêmes ornières, de définir des garde-fous qui empêcheraient ces personnes tirées au sort de prendre des décisions ayant pour but principal de préserver leurs intérêts ou ceux de leur clan au détriment de ceux du plus grand nombre .

    3. Bon. A props de la Justice, le mouvement actuel est en effet de la privatiser. En un sens.
      Car lui supprimer toute indépendance ainsi que les jurys populaires, ce n’est pas autre chose.
      Et, je vous rappelle qu’aux US, la justice appartient aux plus riches, mouvement contrebalancé par les « class action ». On peut donc envoyer en prison un nombre restreint de pauvres.
      Et le numérus clausus à propos des avocats va aussi dans le même sens.

      Maintenant, concernant des politiques tirés au sort pour éviter le lobbying…
      On en revient à traiter des effets et non des causes.
      Je n’ai jamais accepté quoique soit d’un commercial si ce n’est des invitations au resto APRES avoir conclu des affaires importantes. Et encore.
      J’ai le souvenir de deux sociétés qui savaient que je n’allais plus traiter avec elles et qui m’ont invité. Dont un directeur d’agence qui m’a avoué m’avoir maudit tous les jours.
      Un gars bien, quoi.

      Je ne veux pas dire que je suis une référence. Mais lorsqu’on commence à faire CARRIERE en politique, cela veut tout dire. Rien à ajouter…

    4. Toutes les propositions pour rompre avec la pratique de la politique professionnelle sont bonnes.
      La proposition de Mathieu va dans le bon sens. J’ai pris moi-même le temps de m’intéresser à cette proposition il y a une trentaine d’années, alors défendue dans le monde anglo-saxon sous différentes variantes sous le nom de « Statistical Domocracy ». Je me souviens d’un travail de John Burheim paru dans Radical Philosophy en 1981. J’ai conservé un article du même auteur, mais ait un pdf, pas de source web à transmettre. Cette proposition est défendue encore par des courants libertaires.

      Mais elle n’a de sens qu’à deux conditions:
      1) la plus grande liberté d’association et d’expression, car c’est auprès de telles sources que les décideurs d’un moment trouveront des données et analyses indépendantes, donc contradictoires qui puissent informer leur jugement. L’existence de partis défendant des programmes d’ensemble cohérents est notamment aussi importante que celle d’association sur des questions spécifiques.
      2) la suppression de l’accaparement et accumulation privée du capital. Le capital est comme l’eau. A petites gouttes, il s’infiltre et corrompt tous les matériaux. Concentré, ce qui est la tendance, il dévale et rompt tous les barrages.

      Ces deux conditions sont d’ailleurs défendues par la gauche révolutionnaire en France et ailleurs qui prône non pas la « démocratie des jurys » mais la rotation des fonctions, la rémunération limitée à la moyenne des revenus, la possibilité de révocation, la limite des mandats, le non-cumul, etc…

      Ne pas contester la démocratie réellement existante, et se donner comme objectif non pas la révolution pour changer de civilisation, mais la « révolution par les urnes » c’est désormais se tirer dans pied.

    5. Yvan, carrière c’est extraire, extraire c’est soustraire et traire en bon normand: le beurre, l’argent du beurre et en prime la crémière par dessus le marché. Bon vent à tous.

    6. @ Yvan,

      Le problème avec la « class action » est que vous financiarisez tous les problèmes (dans des proportions hors de proportions), ce qui donne du travail aux assurances et garanti l’emploi à vie des spéculateurs.
      Il faut toujours se méfier des bonnes intentions qui pavent l’enfer…
      La « class action » n’a de sens qu’intégré à un système politique d’organisation des pouvoirs et ne se conçoit que dans une société où l’argent prévaut, un système de valeurs à lui tout seul.
      La « class action » c’est un peu comme nous proposer de faire du contre-lobbying pour lutter contre le lobbying.

    7. @ Ivan
      Aucune contradiction. Toutes les formes d’exercice de la démocratie valent la peine d’être étudiées, mais aucune ne peut s’appliquer désormais sans l’expropriation du capital. C’est ma conclusion sur base des faits historiques, mais pas de problème pour en discuter…

    8. Jeannot14, écouter devrait vous faire sentir le moment où le beurre commence à roussir…
      Pauvre Normand imbu de lui-même.

      SI, Maintenant, vous voulez vous opposer aux Cauchois que je connais, libre à vous au niveau risques et périls.

      Ne croyez surtout pas que j’ose parler de ce que je ne connais pas. Cela ne me ressemble pas du tout.

    9. @ Mathieu

      1) Refonte totale du mode de scrutin et de la carte électorale.

      2) Contrôle citoyen absolu du financement des partis politiques.

      3) Interdiction du cumul des mandats comme de se succéder à soi-même.

      La République 5.1 est à ce prix! Une république futuriste dont le nom résonnera au travers des siècles!

      Les résultats ne devraient pas se faire attendre.

      Je souhaite un régime parlementaire viable, avec des chambres renouvelées chaque années et l’utilisation fréquente de l’outil référendaire au niveau régional ou national en cas d’indécision.

      ces chambres devront désigner pour l’année des commissions de 9 experts reconnus dans leurs domaines qui remplaceront avantageusement chaque ministère.

      La démocratie c’est au minimum trimestriel.

      Je souhaite la déchéance de la fonction présidentielle au profit d’un conseil des sages de 9 sages élus pour 5 ans mais dont un membre est remplacé tous les 6 mois.

      Voilà pour mes Rêves.

      Amicalement

  25. Oui, la démocratie n’est qu’un mot pour le moment et les lobbies imposent leur marque leur pouvoir pourri.
    Mais ça risque bien de chauffer assez prochainement si j’en juge par les derniers faits financiero-politiques qui ont été révélés en France du côté de Woerth, Boutin, ou autre… ça gronde.

    1. Il est tout de même à noter que la garden-party du 14 juillet serait annulée. Elle rappelait de trop mauvais souvenirs…

    2. Oui, bien sûr, à la fin, on se résout, sous la pression des masses et de la foule qui commence à montrer ses crocs, mais sinon… ils font n’importe quoi, à droite, pourvu que ça leur rapporte.
      Ma position qui est de toujours imposer un rapport de force, même s’il reste « correct », est donc la bonne… malheureusement d’ailleurs car je préfèrerais de loin la paix et l’harmonie, mais il faut bien se rendre à l’évidence. Pour obtenir, il faut se battre! Je ne suis pas « angélique », bien qu’assez utopiste. Et demain, je manifeste contre cette réforme inique des retraites. Que le partage commence par le haut…. après on verra si on fait donner aux petits… et que ceux qui ne sont pas contents se barrent, on saura les remplacer.
      Le capitalisme ne sait pas se réguler tout seul, c’est un gamin avide… vous savez, le fameux « pervers polymorphe » de Freud, et ses serviteurs sont de la même nature que leur système, ce sont eux qui l’ont inventé…
      Si vous voulez, pour moi, c’est comme l’idée de Dieu, c’est l’homme qui l’a fabriqué, selon l’image idéalisée qu’il a de lui-même, tout simplement… ne cherchons pas plus loin ce qui relève de l’infantilisme…et occupons nous plutôt des êtres (en tant qu' »existants ») sur terre, humains, animaux ou végétaux, voire minéraux… selon des lois qui ne les martyrisent pas, tout simplement et nous aurons progressé d’un millénaire d’un coup.
      Imaginez que ce soient les femmes par exemple qui dirigent le monde… Dieu serait forcément une femme, donc rompons-là sur le terrain de la bêtise, de la mauvaise foi et parlons d’art, de poésie, de musique, de tout ce qui élève l’esprit humain sans le besoin de « marionnettes » qu’on lui agite périodiquement devant les yeux pour lui faire peur. Et mettons en place la vraie démocratie où les femmes par exemple, (je parle de toutes les femmes du monde pas seulement de la France bien sûr) soient associées largement )à la vie des cités en dehors du ménage à faire…
      Bon, j’étais en forme, j’ai poursuivi ma réflexion…
      La démocratie est encore à construire pour moi. Je ne trouve absolument pas mon compte dans cette société et ses principes réactionnaires: filles élevées comme des pintades bien souvent pour des raisons totalement idéologiques… faut être discrète… se taire, pas trop la ramener… c’est pourquoi je fais l’inverse.
      Je suis têtue sur ce terrain parce que je sais que la libération de la femme est la condition de la désaliénation des hommes. Leur « avenir » pas sûr, c’est même idiot, mais la condition de leur liberté assurément.

  26. Bonjour à tous

    Première intervention sur ce blog que je suis avec passion depuis plusieurs mois.
    Il me semble que les discours récents d’Obama marque un vrai tournant pour un poste traditionnellement favorable aux grands lobby financiers ou bien je ne comprends plus rien. A voir (ou plutôt à ne pas voir d’ailleurs) le peu d’écho qui lui est fait dans les « grands médias » (à comparer avec l’impact des discours de Bush2 lorsqu’il a lancer ses croisades) je suis assez pessimistes sur ces chances de succès.
    La réflexion citoyenne demande du temps, l’information pertinente n’est pas si simple à trouver et la plupart des gens en sont au « on verra bien »…

    1. Avant que l’on puisse écrire « la réflexion citoyenne » on pouvait entendre : « citoyen, tu as la parole ».

      Ce n’est pas du même tonneau (clin d’oeil à vigneron)

    2. La réflexion citoyenne est surtout dans le style chat échaudé…

      Ce n’est plus la première déclaration fracassante que fait ce gentil président, si vous avez suivi depuis le début.
      De même que le projet de « régulation » qu’il pousse est un projet non seulement à minima, mais qui pourrait encore être amputé. Vous dire…

      Mais bon. Nous savions tous que les banques avaient depuis longtemps menacé de voler sous d’autres cieux. (dans tous les sens du terme)

    3. Bienvenue à Kaiel!

      Les propos d’Obama relèvent non pas d’un tournant en faveur du bien public contre le capital, mais d’une négociation permanente. Il doit faire tenir l’édifice debout. Et il est clair, dans la situation présente, économique, comme écologique (marée noire, mais aussi climat et autres) que toutes les fractions du capital ne sont pas d’accord.
      Il a été choisi par la classe possédante, contre McCain, car jugé meilleur au box office, mais aussi meilleur négociateur et meilleur acteur.
      La déclaration du commandant des troupes en Afga est emblèmatique. Les civils tremblent devant les militaires, sans doute plus encore devant le complexe dit militaro-industriel.

  27. Si je comprends bien cette proposition de contre-lobby, il s’agit de libéraliser « le marché de l’homme politique »? Pour le moment, les lobbys financiers ont un monopole sur cette denrée précieuse et il s’agirait de créer de la concurrence et de les mettre aux enchères? Le job de politique était déjà recherché mais alors là ça va être la ruée…
    Question subsidiaire: les hommes politiques modérés, qui défendent une position conciliante, pourront-ils accepter de l’argent de plusieurs lobbies? Là aussi je sens que la modération va être à la mode sur les travées du parlement…

  28. Concrètement, que redoutez-vous ?
    Que va-t-il arriver à l’Euro ? Que va-t-il arriver aux contribuables européens ? Notre patrimoine est-il en danger ?
    Je pose ces questions parce qu’il convient d’être clair !
    Y a-t-il un nouveau problème de solvabilité cet été pour les banques qui pourraient demander encore une fois qu’on les renfloue ?

    1. Tout mon fric, et j’en ai beaucoup, est parti en Chine depuis longtemps.

      Mon problème est que moi, je n’ai rien à faire en Chine.

    2. Marlowe, j’ai rarement tout maîtrisé à distance… D’habitude, je me déplace 😉
      Manque de confiance, éventuellement.

      Sinon, la Chine, les bains de foule, ça ne vous tente pas..??
      L’armée à chaque coin de rue, la propagande dans les journaux, l’internet muselé, la prison surprise,…
      Je serais de vous, je n’hésiterais pas.

    3. Senec, le brave homme tremblant dans ses pantalons s’écria alors, d’une voix de stentor:

      comment?

      se pourrait-il que la propriété privée ne soit pas un principe absolument divin?

      est-ce réellement possible?

      m’aurait-on… menti?

      et Dante, de répondre:

      oui. c’est… possible!

      Senec: alors je suis en enfer.

      http://www.deezer.com/listen-697058

  29. 11 juillet 1792 : « La Patrie en danger »

    21 juin 2010 : « La démocratie en danger »

    Heu … Cet appel pathétique montre, s’il en était encore besoin, combien nos élus n’en touchent pas une et sont impuissants face aux lobbies financiers.

  30. Bonjour à tous
    (@André: J’ai bien précisé en employant aristocratique : dans le sens premier du terme (donc = aristoi les meilleurs ) Sachant l’érudition des participants, je n’ai pas jugé utile de développer.)

    Pour ce qui est du gouvernement des meilleurs, la secte des raelliens ne cesse de le réclamer: j’aurais donc tendance à m’en méfier! Mais que devient la démocratie directe lorsque tous les moyens de propagande – mass media entre autres- et la connaissance des mécanismes cognitifs sont maîtrisés par cette même aristocratie ( les meilleurs certes- y compris les meilleurs criminels? )
    On peut se souvenir que c’est Bernays qui a inventé « public relations » pour remplacer « propagande » , le terme ayant été un peu pourri par Goebbels- entre autres, et que l’objectif demeure le même.
    ( la propagande est aux démocraties ce que la matraque est aux régimes totalitaires)

    Il reste que la vérité ne peut être tuée et qu’il suffit de quarante justes pour sauver une génération…

    Quelle est la vérité d’Obama face au problème pétrolier: on oublie qu’une agence gouvernementale us a accordé tous les agréments à BP sans trop de questions! Cà, on n’en parle pas beaucoup!

    Qu’ai je pour décider de mon vote dans ce théâtre d’ombres ? Ma caverne de Platon est désormais équipée d’écrans translucides ajoutant les ombres aux ombres!

    Aimes ton prochain….comme toi même ( pas plus pas moins) Mange ton riz, bois ton thé, porte tes vêtements.

    Cordialement.

    1. Vous oubliez aussi et surtout que la vanne principale de sécurité a laché 15 jours avant l’explosion mais que tout retard dans l’exploitation de la plateforme coutait 500 000 dollars par jour.

      Je le ré-écris : tout problème planétaire trouve sa source dans l’argent.
      Et maintenant, c’est l’argent qui finit par poser problème.

    2. Les rêves d’aujourd’hui font les réalités de demain.
      Ce qui complique, c’est qu’on n’a pas tous les mêmes rêves.

  31. Le problème que la politique pose à Paul, est qu’il a toujours pris sur des positions « centristes » et à l’écart des « extrêmes », et que ces positions sont totalement intenables. En invitant des personnes aussi discutables que Corinne Lepage, Paul s’est marqué lui même franchement à droite. Ce qui fait que les choses importantes se sont passées sans lui dans la « gauche de la gauche »:

    http://www.lateledegauche.fr/index.php?pge=video&id_rubrique=9&id_departement=12&id_video=266&tag=banques

    Au regard de la situation, la solution raisonnable ne peut plus être que radicale et, évidemment, à gauche toute. Le minimum vital, côté écolo, aurait été de prendre des positions, non pas de droite, mais venant épauler les décroissants… par la gauche, et non avec les écolos tartuffes. En d’autre termes, les positions les plus extrémistes à gauche sont encore loin d’être suffisamment marquées à gauche.

    Note: Je ne fais pas de pub pour l’union de la gauche.

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/05/la-grece-est-lavenir-de-leurope/

    (Comme disait l’autre: Que celui qui a des oreilles entendent)

    1. la droite de droite et la gauche de droite ne mênent nulle part.

      Pourquoi ne pas parler des partisans de l’économie libérale et des autres ?

    2. Marlowe, c’est un bon clivage, d’un coté l’économie libérale de la concurence libre et non faussée (le renard dans le poullallier, la liberté d’entreprendre), de l’autre ?. le terme idoine est à trouver, il serait peut être fondateur!!!!!!!!!!!!!!!.

    3. Je comprends fort bien que Paul Jorion préserve sa position qui lui permet d’observer, de commenter et de proposer en toute indépendance. Jusqu’ici cela lui réussit plutôt bien. A titre personnel, je suis frustré de ne pas avoir son avis sur les thèses défendues par Jacques Généreux.

    4. @ Claude L.

      Je ne parlerais pas à la place de Paul, mais pour bien connaître ses thèses et celles de Jacques Généreux, je dirais qu’il n’y a pas, pour reprendre l’expression consacrée, l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre les deux.

    5. @ Betov
      Que Paul donne la parole à des gens divers n’est pas une orientation de droite. C’est une volonté de débat, indispensable, car les morceaux de vérité ne viennent que de la confrontation des analyses, et « seule la vérité est révolutionnaire ».
      Par ailleurs, Généreux comme Mélanchon disent souvent des choses très justes sur le plan économique, à diffuser massivement. Par contre, ils n’ont rien de radicaux, au sens où ils se gardent bien d’aller à la racine. Proposer la révolution par les urnes, c’est se condamner à nouveau au social-libéralisme de la Gauche Plus Rien. Pire encore dans les années de dépression qui viennent, sans aucune marge sociale…
      Bref, le vide stragégique du réformisme.

    6. @Betov

      C’est pourquoi, la prochaine fois que Jean-Pierre Elkabbach crispera son joli postérieur sur son fauteuil Médicis, il faudra vite lui écrire : Don’t panic, Jean-Pierre, ce Jorion est franchement à droite ! La preuve, il invite Corinne Lepage sur son blog.

    7. Le Parti De Gauche fait le bon constat et pose les bonnes questions . Mais, les peuples européens votent (pour x raisons) dans la majorité des pays à droite….De plus, vue la structure économique, industrielle et financière qui a été mise en place par la mondialisation et l’européanisation il est à mon avis illusoire de penser que la France pourra à elle toute seule nager à contre-courant….Je le repète, à mon avis le plus urgent est d’abord d’unifier le continent européen (avec la Russie) , de restaurer la démocratie, afin de créer une entité capable d’affronter la mondialisation néolibérale.

    8. Bétov

      Je préfère la radicalité des thèses de Paul Jorion à la radicalité supposée exclusive d’un positionnement sur l’échiquier politique. Entre le NPA, Mélanchon, la gauche du PS, la gauche des Verts bien malin qui peut dire quelles sont les différentes fondamentales. Le fait est qu’il existe des préoccupations communes, des thématiques transversales.

      L’objectif politique essentiel doit donc être de rassembler les esprits sur une base de réflexion commune, or le travail de la réflexion c’est ce que Paul fait de mieux.
      C’est donc lorsque que les préconisations de Paul Jorion (et assimilées) seront devenues un lieu commun du débat public que l’on pourra dire que le paysage politique n’est plus le même, et que par conséquent de réelles transformations sont possibles. C’est lorsque le centre gauche se sera approprié les préconisations de Paul Jorion que la partie sera presque gagnée, car face au discours dominant il existera alors un nouveau discours solide, cohérent, porté par une nouvelle majorité de citoyens.

      Paul est en réalité très politique car son action se situe en amont des joutes politiciennes.
      Il contribue, sur le plan des idées, à faire bouger les lignes, chose qu’il est très difficile de réaliser lorsque l’on se situe à l’intérieur d’un mouvement politique. L’accueil chaleureux des Verts réservé à Paul Jorion ne doit pas être interprété comme opportuniste dans le mauvais sens du terme. Dans un contexte de crise inédite, faute de recul suffisant, de temps à consacrer à la réflexion, les politiques ne disposent pas des raisonnements appropriés, fulgurants, susceptibles de réduire en charpie les discours éculés, de tracer une nouvelle voie praticable. C’est pourquoi ils font appel à des personnalités extérieures pour avancer. Quoi de répréhensible à cela si cela permet d’élever le niveau global de la réflexion ?

      Paul a pour lui une alliée de taille : une crise qui vérifie grandeur nature ses hypothèses. Alors si effectivement les analyses de Paul sont pertinentes une majorité se dégagera pour s’aligner sur ses positions (et assimilées), et non pas l’inverse.

    9. @Betof : « Paul s’est marqué lui même franchement à droite » : dites qu’il est comme Sarko pendant que vous y êtes ! Ce que je vois, moi, c’est le parcours d’un intellectuel qui aurait pu rester dans l’ingénierie financière pour gagner sa croûte, peinard au soleil de Californie. Mais cet intellectuel, se refusant à faire taire son esprit critique, a choisi au contraire de le mettre au service d’une cause juste, exactement comme Noam Chomsky.

      Partisan de la thèse de Weber par ailleurs fort décriée, j’ai la faiblesse de croire que les idées fondamentales, comme celles développées dans L’Argent mode d’emploi, sont bien plus efficaces pour saper un système que la force des partis politiques ou des intérêts de classe. A court terme, leurs effets sont nuls, de sorte qu’elles semblent ne jouer aucun rôle, mais elles diffusent dans les esprits et, avec elles, les quelques principes généraux sur lesquels elles se fondent. Des principes qui peuvent bouleverser le monde, mais qui n’apparaissent clairement qu’après que le monde en a été bouleversé.

  32. http://palim-psao.over-blog.fr/article-la-crise-financiere-est-une-crise-du-mode-de-production-capitaliste-these-de-norbert-trenkle-52785030.html

    Critique radicale de la valeur
    et Critique du travail (Repenser la théorie critique du capitalisme)
    Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 20:37
    La « crise financière » est une crise du mode de production capitaliste. Thèse de Norbert Trenkle.
    Norbert Trenkle fait partie du groupe allemand Krisis, il a été un des co-auteurs avec Robert Kurz (groupe Exit depuis 2004) et Ernst Lohoff, du  » Manifeste contre le travail  » un des textes phares de la mouvance de refondation d’une théorie critique radicale du capitalisme, que l’on appelle en Allemagne la  » wertkritik  » (critique de la valeur). Ce texte ci-dessous date du 20 juin 2010.
    D’autres textes de ce courant sur la crise :

    – Crédit à mort (Anselm Jappe)

    – Crash course (Krisis)

    – La véritable barrière à la production capitaliste est le capital lui-même (Robert Kurz)

    – Le capital porteur d’intérêts, la bulle de la spéculation et la crise de la monnaie (Robert Kurz)

    – Pourquoi la crise s’aggrave (Gérard Briche)

    – Textes de présentation de la wertkritik

    1. Si vous êtes un habitué du blog, vous savez que les analyses présentées ici par les commentateurs sont d’une qualité bien supérieure à celle de ce petit texte très simplificateur. Un bon point pour nous !

    2. En effet, Monsieur Jorion.

      D’ici que je pense que vous lancez des sujets Paul et Mican (nouveau prénom américain qui vient de sortir) histoire que nous libérions nos rancoeurs sur le souk ambiant, je vais finir par me poser des questions.
      J’avais pris l’habitude de vous manipuler plus que vous ne me manipuliez…

      Tiens, à l’occase, envoyez-moi vos bouquins dédicacés. Mon besoin de lire est toujours insatisfait. Au moins un truc à long terme, par railleur…
      Et par rabord 😉

  33. Coucou,,

    Je me posais la question il y a quelques temps concernant la valeur presque absolue que représente le dollar ou le petro-dollar.
    Selon ce dogme, le chao est inenvisageable aux état-unis, ou alors après tous les autres pays.

    Mais si cette idée devenait caduque, si les états-unis devenaient un immense souk , quid du dollar ?

    Un cauchemar.

    BRRRRRRR.

    Mieux vaux l’étalon dollar

    Bonne journée

    Stéphane

  34. « L’optimiste pense que le courant peut encore être inversé, et il n’est pas impossible que le fossé entre le peuple et ses « élites politiques et financières », aujourd’hui perçues comme intimement liées, puisse encore être comblé. »
    Paul a raison, c’est vraiment être optimiste au sens de rêveur et irréaliste.
    La démocratie dit libérale ou représentative est un rapport de force changeant entre les aspirations de la majorité à la démocratie dans tous les domaines et le régime économique qui domine, celui de la dictature de fait du capital. Dans beaucoup de pays, la démocratie sous dictature du capital est un intermède ou récréation, sorte de comédie parlementaire entre deux tragédies de régime tyrannique.

    Abattre cette dictature du capital apparait comme une nécessité à un plus grand nombre depuis quelques mois. Seulement depuis peu, et cela se comprend. Les tentatives d’abattre la dictature du capital se sont soldées par des échecs patents ou relatis, pour des raisons très diverses, de la Commune à la Révolution Cubaine ou du Chiapas. Mais Rome ne s’est pas fait en un jour, les institutions du régime capitaliste non plus, la démocratie libérée du capital aura pris du temps aussi, qu’on l’appelle socialisme ou autrement.

    Aujourd’hui cette dictature du capital fait la démonstration de la nécessité d’agir.
    Le stalinisme et ses avatars sont sous bonne surveillance, les leçons ayant été tirées.
    Ne pas se révolter, chacun avec la diversité et la richesse de ses moyens et de son individualité, c’est être, excusez-moi, pas optimiste, mais désormais LARBIN.

    A ce propos, je ne résiste pas au plaisir de partager ce texte
    http://www.legrandsoir.info/Le-syndrome-du-larbin.html

    dont voici un extrait:
    « Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature « littéraire » d’un larbin digne de ce nom :

    – Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.

    – Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17…

    – Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?

    – La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?

    – Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !

    – Ma patronne paye trop de charges !

    – Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche. »

    1. « Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe ! » : bien que ces produits de luxe soient généralement superflus, certains sont nécessaires et méritent d’être conservés dès lors qu’ils donnent du travail aux meilleurs artisans. (Pas aux larbins dans les grands hôtels.)

  35. Stéphane Guillon, l’humoriste d’utilité publique, ce baromètre du temps qu’il fait en République :
    viré de France Inter pour crime de lèse-majesté !
    Viré pour n’avoir pas servi « l’actionnaire. »

    1. Et pourtant, Stéphane Guillon peut se permettre ses vannes impertinentes en tant qu’enfant de Neuilly, voisin des enfants Sarkozy . Il n’y aura pas de procès et il n’en aura que plus de succès .

  36. @ Vigneron:

    Je comprends l’appel à « donner une identité politique claire » au Blog. Ce n’est pas le premier appel.

    Mais en fait, le message politique dominant du Blog est assez clair: c’est le renvoi TINA dans les cordes par ANITS (Alternative None In This System).

    Après chacun se bouge pour convaincre, avec les données partagées ici, dans son asso, son syndicat, son parti, son club de boules ou sa famille!

    Comment imposer une vraie démocratie?

    Paul nous dit qu’on est en 1788. Certains par contre croient encore aux urnes, malgré le fait qu’elles n’ont jamais été respectées dès qu’elles s’attaquent au capital . Dernier avatar, sur lequel je n’ai jamais eu la moindre illusion: le Non au référendum, aussitôt violé.

    Mais nous partageons tous la même identité: sonner l’alarme de la vie, ne pas larbinner. Sans dogme, en apprenant des évènements et de leur interprétations contradictoires.

  37. Les lobbyistes ont des bureaux officiels au parlement européen.
    Comment rendre la représentation nationale ou européenne insensible à la corruption?
    La forcer à voter elle-même une loi qui aggraverait énormément la peine encourue en cas de délit-crime de corruption.

    Criminaliser la corruption politique?
    Comment faire passer un tel texte en démocratie?
    L’autoflagellation du législateur, çà fera une première pour des gens plutôt enclins à se servir notamment au niveau de leurs retraites.

    1. Hhmmouarggg…
      Et pourquoi pas un « responsable mais pas coupable »…??

      C’est un peu facile, Tartar, de vouloir les avantages sans les inconvénients.
      Hors, là, ils ont dépassé les bornes des limites de la frontière de l’inacceptable. Et même avec plusieurs étoiles dans le michelin. Voire le guiness (is good for me).
      Et à priori pas seulement dans notre petit héxagone nombriliste. Ou notre Europe anti-démocratique pilotée par les US.

    1. C’est pourtant une TRES grande économie : 7 300 personnes à 100 euros par tête de pipe.
      Pourtant, il me semblait que je mangeai pour plus de 100 euros. J’ai dû me faire avoir.

      730 000 Euros.. même pas un salaire annuel de nouveau président… Menue monnaie. Bonne pour le peuple, au pire.
      Mesure à classer dans la liste des popu.

    2. Et si le 14 Juillet était le jour J, du changement monétaire, je voyai plutôt le 15 Aout, hein, réveillez-vous çà va secouer.

    1. Bof, faut pas non plus pousser, c’est un humoriste « people » il ne fait que dans l’actu légère et ne traite jamais des sujets de fond. Au début j’ai bien aimé, puis je me suis vite lassé de l’entendre sans cesse critiquer la société de loisir, il en oublie qu’il y a autre chose à coté qui méritent bien plus d’attention.
      Donc, sans regrets pour moi.
      Par contre le fait qu’il se fasse virer alors qu’il n’est pas dangereux, ca montre a quel point le pouvoir devient craintif.

  38. à Claude L,

    Les idées ne sont pas mauvaises ou bonnes en fonction de l’endroit d’où elles viennent.
    On pourrait même dire qu’une idée appartient à ceux qui l’expriment le mieux.
    Une idée n’est rien sans savoir ce qu’on en fait ou ce qu’on n’en fait pas.

    Question : »quand un individu ou un auteur reprend une idée sans dire où il l’a trouvée, et que l’auteur de l’idée, ou celui qui l’a remis au goût du jour, est dissimulé, cette manière de faire ne devrait’elle pas être dénoncée ? »

    1. Vous savez des choses dont je n’ai pas connaissance. De la façon dont vous posez la question, on ne peut qu’apporter la même réponse que vous.

  39. Demain, c’est tentative de démocratie directe dans la rue. Une forme de lobby populaire et puis en rêvant pourquoi ne pas rester dehors à débattre et construire une nouvelle société….

  40. Etats-Unis : effondrement record des ventes de logements neufs en mai

    Les ventes de maisons individuelles neuves aux Etats-Unis sont tombées à leur plus bas niveau depuis 1963 au moins après un effondrement record en mai, de 32,7% par rapport à avril, selon des chiffres publiés à Washington par le département du Commerce.

  41. Vu récemment un édito d’un dénommé Courtois dans le Monde du 22 juin intitulé « Montesquieu , reviens , ils sont devenus fous ! » . Rien à y corriger . J’aurais pu l’écrire et , en le lisant, j’avais l’impression que l’auteur avait pompé ce que j’écris ici et ailleurs depuis près de trois ans.

    C’était peut être le chant du cygne du Monde avant qu’il ne tombe totalement sous les fourches du capital .

    Les avis convergent de plus en plus .

    L’opposition quelque soit sa couleur doit en faire autant . C’est oeuvre de salut public car républicain .Il n’est plus temps de faire dans la nuaance et l’éparpillement des résistances .

    Plus que de stopper les blogs où l’information libre passe , il est dans l’air du temps que ces blogs convergent eux aussi et s’accordent sur l’essentiel : le combat contre tous les totalitarismes et d’ abord celui de l’argent .

    Le vrai combat ne fait que commencer . Un à un les masques tombent .

    Les rois ne supportent plus les fous .

    Les gueux ne supporteront plus les rois .

    Rien à perdre . Le pouvoir à reprendre .

    Et déjà manisfester le 24 juin .

    1. C’est ce que Dobry appelle la mobilisation multisectorielle, qui se traduit par une « fluidification » de l’espace social, un décloisonnement et une simplification binaire également (gueux – riches). Lorsqu’on n’a plus rien a perdre, il ne reste que l’action, dans la rue….

      Il me semble parfois que toutes les vielles fractures de ce pays couvent sous la cendre, non pas mai 68 qui fut une rigolade, mais la Commune, 1830… Tout ce qui a été réprimé dans le sang, et plus ou moins oublié à dessein. Il y a une grande tradition révolutionnaire en France, et un peuple qui n’a pas peur, ni de Dieu ni des maitres. Quand on pense à tous ces gens qui n’ont pas grand chose comme « capital » d’aucune façon, qui se débrouillent tant bien que mal avec l’existence, et pourtant sur eux repose tout, et sur nous aussi. Bientôt l’heure de vérité.

    2. @ Juan et Lisztfr

      Entièrement d’accord avec vous deux!

      Depuis 2002 et l’énaurme manipulation des partis de droite ET de gauche réformiste pour voter Chirac au 2ème tour, en France, on en prend plein la g…!
      A l’époque je m’étais fait traiter de tous les noms parce que je n’avais pas été voter Chirac!
      Mais j’avais raison.
      La droite revancharde, vulgaire et sans scrupules est aux manettes, et… ON TRINQUE!
      Je me battrai jusqu’au bout pour l’humanisme et contre ces vulgaires…

  42. Le fait que les marchés financiers et les lobbys correspondants sont très puissants, plus puissants que des gouvernements nationaux, qu’ils se sont infiltrés partout, même dans les partis politiques de droite comme de gauche, est imputable aux présidents américains qui ont précédé Obama: Reagan, Clinton et surtout Bush, le larbin à tout faire, le domestique au service des intérêts de l’industrie et du commerce. Obama, un homme de bonne volonté, n’y peut rien et il a du mal a faire valoir ses conceptions politiques. Les marchés fin. jouent le rôle que l’aristocratie, main en main avec l’église, a joué avant 1789. Mais contrairement à cette époque, les gens de notre temps ont leur télé, leur petit confort malgré tout, veulent croire aux bonnes paroles, ne comprennent pas les enjeux économico-politiques, ont peur de perdre le peu qu’ils ont. Peut-on déclencher un processus novateur avec cette mentalité-là? Faut-il faire en sorte qu’une certaine élite se met davantage en relief? Le pouvoir en place n’agit que sous la pression des faits, les mots vont au panier.

    1. La meilleure nouvelle, c’est qu’on se retrouve des millions demain au coude à coude, affirmant que d’autres valeurs, d’autres choix de société sont possibles. Pas l’accaparement (Bettencourt), le pipo (Sarko) et la fraude (Woerth), mais la solidarité.

      Les possédants ne vont pas lever la main de leur cassette pour autant, mais le camp en face se sentira plus fort pour aller plus loin, pour s’imposer par la force et le nombre.

    2. Au fond, M. Soros est parfaitement conséquent en annonçant les conséquences d’une dislocation dont il est par ailleurs un acteur. Un peu comme un joueur d’échec qui examine la situation sur l’échiquier et annonce que les blancs vont faire échec et mat en trois coups avant que les blancs jouent effectivement les trois coups qui conduiront effectivement à un mat.

      Mais il me semble là que l’observateur et le joueur se confondent ; ou alors commencent à craindre la perte de l’échiquier ce qui, convenons-en, serait benêt pour la poursuite du jeu.

    3. @ Charles A,

      J’espère qu’un jour (très) prochain nous vivront les mots que vous venez d’écrire.

    4. @ Laurence

      Ce jour très prochain est arrivé: le 24. Il me semble que jamais les participants de ce blog n’avaient autant appelé à manifester.
      C’est seulement question de sentir la force du nombre. Après, il faudra la mettre en oeuvre, par tous les moyens nécessaires. Patience…

    1. Des tas de réunions, une brouette de milliards et l’austérité pour toute l’Europe ont quand même permis de gratter un mois….

  43. http://www.lepoint.fr/economie/apres-fitch-moody-s-salue-le-plan-d-austerite-budgetaire-23-06-2010-469644_28.php

    Pour rappel ces deux agences n’avaient rien vu venir coté ‘subprimes’en 2007/2008…tout le monde sait que le plan de rigueur UK annoncé hier repose sur des hypothèses beaucoup trop optimistes de croissance (2.5/2.8 pct)alors qu’au contraire il risque surtout d’entrainer une forte contraction de l’économie avec une forte baisse du pouvoir d’achat d’une majorité de consommateurs…on en reparlera de ces évaluations..encore une preuve que ces agences sont totalement inféodées au pouvoir anglo saxon et à leurs gouvernements des banques

  44. De toute façon même la mère de toutes nos démocraties, la démocratie athénienne, comptait 40000 citoyens libres, pour 200000 esclaves, sans compter les météques. Les femmes y étaient considérées comme mineures, et l’esclavage pour dettes y existait déjà. Au vu de l’histoire, il semble qu’il faudra toujours qu’une majorité fasse les basses besognes, pour qu’une minorité puisse jouir d’une bonne vie. Nous aimerions qu’il en soit autrement mais depuis des milliers d’années ce type d’organisation prévaut sous une forme plus ou moins démocratique selon les époques. Les néo-libéraux ne sont que les fidèles héritiers d’Athènes. C’est l’échelle qui change, ils sont les citoyens d’une Athènes planétaire, les autres la grosse majorité étant soit esclaves, soit métèques. Je dirai même plus, ce qui fait fonctionner le moteur du capitalisme, c’est qu’il y ait en permanence un réservoir de pauvres, prêts à accepter n’importe quelles conditions de travail, sans ce « carburant », la machine capitaliste ne fonctionnerait pas. Vu sous cet angle il n’est pas étonnant que l’Inde et la Chine soient devenues des Eldorados pour nos « citoyens » globaux. Est-ce à dire que l’on doit accepter cet état de fait avec fatalisme, seule l’histoire nous le dira…

    1. Faites attention, Joan, vous attaquez de front un de mes piliers. (l’humain en a 5)(avec généralement 2 qui le révolte au point de s’exprimer, et un privilégié auquel il ne faut pas toucher)

      Je remets une couche à propos de Pareto étiquetté de droite comme le grand de gaulle mais qui avaient bien vu que les trop grands déséquilibres entrainaient un bordel incommensurable qui vont être bénéfiques par la révolte de nos jeunes qui ne pourront plus s’offrir leurs consoles de jeux et autres émissions télé de séries américaines.
      Si la phrase est trop longue, il suffit de la relire posément.
      Vos chiffres tendent à montrer que plus de 20% de la population détenait moins de 80% de la richesse, non..??
      Alors, vous venez de montrer que c’est une société naturellement viable.

    2. Attttention, Joan. Le piège dans lequel chacun pourrait entrer serait que je suis enclin à l’esclavagisme.
      Erreur grave.
      Vous devez tout de même acheter de la nourriture pour un esclave sinon il meurre.
      La possession d’esclave était AUSSI une charge tel l’entretien de l’outil de travail (voir vos cours sur l’outil de travail)
      Surtout dans le pays « démocratique » du travail des enfants, soit l’Inde, royaume incontesté de la concentration de richesse.

    3. Vous voyez juste. Dans l’antiquité, il y avait différentes catégories d’esclaves: ceux qui, par ex. crêvaient dans les mines de plomb ou d’argent, d’autres par contre étaient « privilégiés » et certains avaient même la possibilité d’accéder à un statut social. Ce schéma semble universel et transversal dans le temps. Mais l’esclave d’aujourd’hui a quand même une télé a sa disposition 🙂

    4. Le salarié est payé pour son travail. Son degré d’aliénation dépend de la plus ou moins grande
      considération que la société reconnaît à son travail, en général plus son travail est valorisant plus il est payé. Inversemment à de rares exceptions près, plus ce travail est considéré comme vil moins il est payé. Donc il y a déjà différentes castes chez les salariés eux mêmes. En général les salariés des castes supérieures sont ceux qui souhaitent travailler le plus longtemps, et ils souhaitent partir à la retraite le plus tard possible. Pour les autres la grande majorité, ils voudraient bien partir le plus tôt possible pour profiter un peu de la vie. Il ne faut pas oublier les chômeurs qui sont souvent issus de la caste des salariés les plus aliénés, cette caste se développe malheureusement de plus en plus, c’est la caste des intouchables. Ensuite il ya la caste des entrepreneurs, ceux là sont assez divers aussi, pour simplifier il y a les gros et les petits. Les petits travaillent en général dur et se plaignent d’être grevés d’impôts, ils alimentaient antan les bataillons du poujadisme. On trouve aussi dans ce secteur les professions libérales, dont certaines tirent mieux que d’autres leur épingle du jeu, grâce au « numérus clausus » en particulier: ceux là vivent bien en général. Puis viennent les patrons, de grandes entreprises, ce sont souvent des salariés haut de gamme, qui arrivent à concilier le meilleurs des deux mondes, c’est le top: souvent chez nous ce sont de hauts fonctionnaires passés au privés, aux USA c’est souvent l’inverse, de hauts dirigeants du privé investissent l’appareil d’Etat. Enfin tout à fait en haut sont les banquiers, les vrais maîtres du jeu, la vraie caste des Brahmanes, ceux qui dirigent vraiment. C’est pour cela que tous les autres sont mis à contribution pour les sauver, si les choses tournent mal.

    5. Outil de travail ou non, ces esclaves n’en étaient pas moins de vrais esclaves : leurs propriétaires avaient droit de vie et de mort sur eux. J’ai lu quelque part qu’un peintre faisait parfois torturer les siens pour en faire des modèles. C’était mal vu, paraît-il, mais quand même : il en avait le droit.

  45. Je ne suis pas un spécialiste de Platon mais il me semble, quand on pose une analyse du terme « démocratie », qu’il est difficile de faire l’économie de sa pensée. Donc, il me souvient que la démocratie est un des stades de la décadence des cités perverties, à mi-chemin entre la société timarchique (où le fort l’emporte sur le vertueux) et la tyrannie (la servitude immense). La démocratie serait cet état de trop grande liberté où les hommes de la cité ne veulent plus que jouir de leurs libertés sans plus supporter la contrainte de la frustration. Une étape sur le chemin de la « servitude immense ». Ceci est un résumé outrancièrement court, d’accord. Mais au fond, n’est-ce pas ce qui est en train de se passer sous nos yeux ? A force d’avoir l’impression d’un laisser-aller généralisé insupportable (je dis bien « avoir l’impression »), où la valeur reine serait l’argent, où les désirs doivent être satisfaits immédiatement, beaucoup ne verraient pas arriver l’état de servitude qui leur sera imposé au nom des plus grands sacrifices (« pour continuer à jouir plus tard, il faut se priver maintenant ! »). Ils trouveraient ainsi cet état justifié, la tyrannie faisant son lit dans l’insatisfaction généralisée. Voilà ce qui nous attend : une société de frustrés tyranniques !

  46. Un livre dont je recommande la lecture :

    Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable par René Riesel et Jaime Semprun aux Editions de l’ Encyclopédie des Nuisances, 80, rue de Ménilmontant 75020 PARIS.

    Ce livre, paru en 2008, doit être disponible chez les bons libraires, l’éditeur étant distribué par les Belles Lettres.

    Pour me joindre directement : marlowe@orange.fr

  47. http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/23/banques-le-credit-agricole-souffre-de-la-crise-grecque_1377472_3234.html#mf_sid=190489706

    On l’avait un peu oublié …

    Le secteur bancaire en Grèce devient un véritable gouffre pour … les banques européennes (notamment françaises et allemandes). Et ce malgré la prise en pension des obligations par la BCE, quelque soit la note attribuée …

    A un moment donné, devant les dégâts collatéraux (côte du titre, dépréciation du goodwill, pertes, …), CASA dira-t-il stop ?
    A ce moment là, il ne faudra pas trop résider en Grèce.

    1. Merci de l’invitation, mais n’importe quel autre pays asiatique, oui, j’ai des connaissances et peux m’adapter sans souci.
      Malgré que je sois blond.
      Ce qui fait tâche quand on se retrouve entouré d’une quarantaine de tête brunes…

      Ca me rappelle un zouave, Vietnamien du sud, qui, en PUBLIC.. oui : me déclare en réunion : « nous pensions que vous étiez sérieux (dans le sens vouloir imposer), mais ce n’est pas le cas »
      Après cela, j’ai passer une semaine à faire la fête avec eux, ils m’avaient adopté.

      Conquérir même et peut-être surtout par l’argent à son revers.
      Je ne vous demande pas de comprendre. L’argent pense vous suffire. Chacun son maître à penser…

    2. Lorsque j’y repense, ma plus grande richesse est de n’être jamais arrivé en pays conquis et surtout d’avoir écouté les autres.
      On ne peut peut-être pas avoir tous les défauts.

    3. @ Yvan,

      « Lorsque j’y repense, ma plus grande richesse est de n’être jamais arrivé en pays conquis et surtout d’avoir écouté les autres. »

      => à moins d’être sourd, muet et aveugle, vous auriez quand même du mal à arriver en Chine en « pays conquis », plutôt en pays conquérant.

  48. Sur le simulacre qu’est la démocratie. La démocratie telle qu’elle est comprise dans le système capitaliste est semblable à la chaine qui attache le chien ; donner au chien une illusion suffisante de liberté pour pourvoir le tenir plus fermement attaché, la « liberté » de décision du chien s’exerçant dans la stricte limite du rayon de sa chaine.

    Autrement dit, la démocratie élective donne l’illusion de peser sur les décisions mais cette capacité de décision ne s’exerce que dans les strictes limites que permettent les possédants, l’essentiel à leur domination étant rigoureusement non discutable dans le cadre de la démocratie. Si la remise en cause des chaines dans le cadre démocratique devenait critique à leur domination, je doute fort qu’ils resteraient les bras ballants en en acceptant bon gré mal gré les conséquences.

    J’ajouterais même que l’immense force de la démocratie moderne telle que structurée autour du système économique dominant est d’avoir assez bien réussi à planquer la chaine aux yeux des enchainés, ce qui est le meilleur gage de ne pas risquer que le chien se rebelle. Et on pousse même le luxe à faire consolider la chaine par ceux là même qui sont enchainés (société du spectacle, besoin suscités artificiellement, etc.) afin qu’ils aient le sentiment d’avoir plus à perdre qu’à gagner à vouloir rompre la chaine. Et tant que ce sentiment, cette croyance, ne sera pas brisé, rien ne changera fondamentalement ; avant que la chute ne nous casse, bien entendu.

    1. Merci de votre commentaire enrichissant, topsy.

      Modo, virez-moi la pollution des réseaux « sociaux »…
      A moins que commercialement, il y ait quelque chose à gagner, bien sûr.

      Fric..??????

  49. Ce n’est pas encore matériellement et structurellement la fin de la démocratie : la constitution est encore en place, les structures censées la servir aussi, nous élisons nos représentants Syndicaux, Prudhommaux, Municipaux, Cantonaux, Législatifs, Présidentiel et Européens…. Cette masse d’hommes de bonne volonté, qui, quoi qu’on en puisse penser, n’ont pas l’argent pour motivation première, n’a dans sa grande majorité rien à voir avec ce que vous nommez « élites ». Nous ne pouvons que leur reprocher leur silence craintif et complice face aux dysfonctionnements structuraux et moraux généralisés.

    Par contre c’est sans conteste la fin de la république « une et indivisible », »gratuite,laïque et obligatoire », »Libertaire, égalitaire et fraternelle ».
    Retour à la case départ, et au vieux découpage social d’avant 1789 comme Paul nous le dit depuis un certain temps, à savoir : Noblesse, Clergé, Tiers-état.

    L’élite réelle, le complexe « financiaro-militaro-industriel », se garde bien de passer par les urnes. Elle nous donnent en pâture le triste spectacle, de ces « idiots utiles » cooptés pour discrédité et consciencieusement détruire l’idée même de volonté populaire et de légitimité de son expression. Triste constat, l’entreprise de destruction massive de la « conscience populaire » fonctionne parfaitement et s’écroule sous les coups de boutoir quotidien de média aux ordres qui distillent consciencieusement leur dose de venin somnifère ou pousse au crime, c’est selon..

    Du gouvernement par contrainte, nous sommes passés au gouvernement par séduction qui a fini par nous transformer en fières et honorables bourreaux de nous même, fossoyeurs inconscients de cette idée abstraite qu’est l’état de droit et sa représentation populaire. Paul, ce « sujet » Belge, ne « fait » toujours pas de Politique…..
    Quel dommage, qu’un homme de cette qualité refuse encore les devoirs et les responsabilités de sa citoyenneté!

    La fragile « égalité des droits » a cédé place au si « naturel » « droit du plus fort ».
    Le tiers état a toujours eut la force du nombre, mais les concepts abstraits se doivent d’exister dans les crânes avant de se matérialiser dans la réalité.
    C’est une œuvre d’éducation de tout les jours.
    Un peuple matérialiste, privé de conscience politique, aveuglé par ses tabous historiques, et plutôt « royaliste qui s’ignore » ne crée que la structure qu’il mérite.
    Et dire que chanter « aux larmes citoyen » peut m’envoyer directement devant les tribunaux pour non respect des paroles de l’hymne national…..
    Aux armes citoyen!!!!! donc….
    La République est en danger, un sang impure roule dans ses veines. Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus.

    Malheureusement les « prêtres de la finance » et leur bras armé, ces »nobles apocalyptiques planqués souterrains du presse bouton » ont toujours un temps d’avance dans le choix du moment et du lieu de l’épuration du malheureux troupeau. Nous n’avons pas la main, ni le choix des armes, ni celui du terrain et ce choix fut, je vous le rappelle, tristement « démocratique » et « librement consenti ».

    1. @ pierre,

      Oui, dans un certain sens, vous avez raison, mais (car il y a un mais) : beaucoup de gens qui croyaient en la politique et qui en faisaient on fini par arrêter ou démissionner sous la contrainte de pressions tous azimuts, dont l’impossibilité de cumuler un métier exigeant et une activité politique qui ne l’est pas moins.
      Par ailleurs, il semble que l’élu d’aujourd’hui ne se justifie lui-même que par son exigence extra-morale de « voter des textes », plus il en vote, et plus il se sent légitimé dans sa fonction : une fois encore la quantité a très largement gagné sa bataille au détriment de la qualité et de l’honnêteté.
      Encore un problème : la notion de « parti politique », qui a très largement contribué à discréditer le discours et l’action politique. La discipline de parti veille au grain.

      Les braves ne sont jamais légions, les justes sont rarement à l’heure, et les peuples payent toujours à temps.
      Faire de la politique aujourd’hui est devenu moralement impossible à celui qui est à la fois brave et juste, car il lui faut alors renoncer à trop de valeurs, faire trop de compromis, à moins d’être tout à fait idiot et de ne rien comprendre à ce qui se passe.

      Cordialement,

  50. L’avenir de la démocratie réside plus que jamais dans notre capacité collective à faire le bon diagnostic tous ensembles, un diagnostic qui se doit d’être sincère et sans concession et qui nous confrontent TOUS à notre part de responsabilité.

    Voici un analyse à laquelle je me rallie totalement. Il s’agit d’un extrait du livre de Tim Jackson « Prosperity without growth » que je suis en train de lire et que je conseille vivement.

    Ecological debts (pg 32-33)

    The realisation that the credit crisis and the ensuing recession were part of a systemic failure in the current economic paradigm is reinforced by an understanding of the resource and environmental implications of economic growth.

    The commodity price ‘bubble’ that developed over several years and peaked in mid-2008 had clearly burst by the end of the year. It now seems likely that the very high prices attributed to key commodities in mid-2008 were in part the result of a speculation and in part the result of identifiable supply-side problem such as limited refinery capacity in the face of high demand.

    But this short-term bubble sat on the top of a rising trend in commodity prices that cannot entirely be explained away in those terms. Environmental factors, resource and land scarcities, also played a key part and will inevitably continue to do so as the economy recovers. As chapter 1 has already suggested, concerns around peak oil are gathering momentum. The natural rate of decline in established oil fields is now believed to be as high as 9 per cent a year.

    Economic expansion in China and the emerging economies has accelerated the demand for fossil fuels, metals and non-metallic minerals and will inevitably reduce the reserve life of finite resources. The competition for land between food and bio-fuels clearly played a part in rising food prices. And these demands in theirs turn are intimately linked to accelerating environmental impacts: rising carbon emissions, declining biodiversity, rampant deforestation, collapsing fish stocks, declining water supplies and degraded soils.

    The material and environmental impacts of growth were paramount in prompting this inquiry. The economic crisis may appear to be unrelated; but it is not. The age of irresponsibility demonstrates a long-term blindness to the limitations of the material world. This blindness is as evident in our inability to regulate financial markets as it is in our inability to protect natural resources and curtail ecological damage. Our ecological debts are as unstable as our financial debts. Neither is properly accounted for in the relentless pursuit of consumption growth.

    To protect economic growth we have been prepared to countenance – and have even counted – unwieldy financial and ecological liabilities, believing that these are necessary to deliver security and keep us from collapse. But this was never sustainable in the long-term. The financial crisis has shown us that it isn’t even sustainable in the short-term.

    The truth is that we have failed to get our economies working sustainably even in financial terms. For this reason, responses to the crisis which aim to restore the status quo are deeply misguided and doomed to failure. Prosperity today means nothing if it undermines the conditions on which prosperity tomorrow depends. And the single biggest message from the financial meltdown of 2008 is that tomorrow is already there.

    « Prosperity without Growth » – Interview with Tim Jackson
    http://www.youtube.com/watch?v=_Jq8WUp1x8k

    A mettre en perspective avec le notion de durabilité telle que Josph Tainter la voit: « Sustainability consists of staying in the game, that is continuing ability to solve problem »

    3 questions à Joseph Tainter
    http://www.youtube.com/watch?v=vr9FO15CHO4

    1. @ Charles A.

      C’est intéressant mais je pense malgré tout que le capitalisme est plus un facteur aggravant qu’un facteur déclencheur même si le capitalisme a organisé avec une grande efficacité le pillage de la planète. Le communisme n’a pas plus remis en cause le productivisme que le capitalisme que je sache, et donc il n’a pas non plus remis en cause la croissance démographique que le productivisme légitime en général. Il ne pouvait donc que nous mener à la même situation même si il nous y aurait mené moins vite.

  51. Sur le thème de la cristallisation progressive et nette de désirs certains de changement , votre initiative lue dans Marianne 2 , mais pas ici , ou bien il va falloir que je change ma méthode globale …

    « Notez que le mardi 28 juin, Marianne et le CRREA (Centre de Réflexion et de Recherche pour l’Elaboration d’Alternatives) organisent, à 20h30 à la Maison de l’Europe (35 rue des Francs Bourgeois – 75004 Paris) un débat sur le thème : « Système financier international : qui osera le réformer et comment ? ».
    Participeront à ce débat que j’animerai : Paul JORION (anthropologue, sociologue et auteur de « Comment la vérité et la réalité furent inventées) ; Frédéric LORDON (directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne) ; Liêm HOANG-NGOC (économiste) ; Stéphane COSSET (économiste) ; Hervé NATHAN (rédacteur en chef du service Economie à Marianne). « 

    1. Merci pour cette information,

      J’espère que nous y aurons accès sur ce blog, a posteriori bien sûr.

      Cordialement,

  52. A cela je voudrais ajouter qu’acheter les « bons livres » et s’intéresser aux personnes qui une perception « réaliste » voire « constructive » de la situation, c’est aussi voter …

    Je n’achèterai pas le livre de Claude Allègre, soyez-en sûr !

    « Le Prix » de Paul me tente par contre.

  53. Trop heureux de vous communiquer ces slogans pour la manif, trouvés sur Bellaciao ce jour

    Faisons-nous entendre : quelques slogans pour la manif de demain (et les autres !) :

    De l’argent, il y en a, Dans les caisses du patronat !

    Rien n’est à eux (x2) Tout est à nous (x2) Tout ce qu’ils ont, ils nous l’ont volés. Partage des richesses ! Pour nos retraites ! Ou alors ça va péter (ça va péter !)

    La retraite A 60 ans, On s’est battu pour la gagner, On se battra pour la garder !

    Pour nos retraites Et pour l’emploi, Interdisons les licenciements !

    Public, privé, Grève générale !

    C’est 60 ans Et 37,5 pour tous que nous voulons, Aucune, aucune, aucune négociation !

    Les jeunes dans la galère, Les vieux dans la misère, On n’en veut pas De cette société là !

    Y en a assez, assez, assez de cette société, Qui n’offre que le chômage et la précarité, Y’en a assez, assez, assez de cette société, Qui engraisse les actionnaires et répand la misère !

    Capitalisation, Piège à cons ! Défendons La répartition !

    Public, privé, On veut l’égalité : 37,5 annuités !

    C’est pas les retraités Qui nous coûtent cher, Ce sont les banquiers Et les actionnaires

    Les privilégiés, C’est pas les salariés, C’est pas les retraités, C’est le MEDEF et l’Elysée !

    1. Tant que « la danse des canards » et « c’est la chenille qui redémarre » seront classées en tête de la redistribution des droit SACEM dans mon pays, les manifs seront animées par des pouets-pouets dactilographes du verre à moutarde.
      Allez, je me lance : « Taxez les robots, pas les prolos! »  » taxer les milliards, pas les….. vous avez une rime en ard ? (ad lib)
      Je vous conseil : « Il nous ment » des « Fabulous trobadors » , que du bonheur pour ce morceau d’anthologie…..
      http://www.deezer.com/fr/music/fabulous-trobadors

    2. Resentiment des exploités ? Déjà entendu cela.
      Qu’ils restent silencieux…Déjà entendu aussi.

    3. simplesanstete, que votre dignité soit, descendez dans la rue, il faut de tout, des qui cris, des silencieux, des grincheux, des obséquieux, des pervers, des qui travaillent plus pour gagner moins et des qui travaillent tout en gagnant énormément………..bonne manif à tous.

  54. Il nous faut une grande réforme politique visant à rétablir les sanctuaires qui relèvent du domaine publique. La politique fait partie de ces sanctuaires tout comme les médias, l’éducation, la santé…Il faut pouvoir garantir la transparence des idées de TOUS CEUX QUI PROPOSENT DES SOLUTIONS POUR L’AVENIR. Pour cela, il faut mettre de côté les fausses polémiques qui sont du temps et de l’attention de perdu pour les citoyens. De plus, il faut garantir l’indépendance des médias au niveau financier et garantir leur immunité pour réinstaurer les débats télévisés. Le temps de parole de chaque homme politique doit être respecté et la communication de ces personnes doit relever du domaine publique. Autrement dit, il faut interdire tout lien de connivence entre les médias et les politiques et interdire les financements privés, car c’est une atteinte à la démocratie. La sphère financière doit se détacher entièrement de la sphère politique. Aucun intérêt privé ne doit influencer les décisions politiques. Le fonctionnaire d’état n’est pas un homme d’affaire. Il faut plus de transparence dans le monde économique, pas forcément dans le but de laisser à tous le choix de prendre les décisions économiques mais simplement pour comprendre comment fonctionne la finance. Ceci doit se faire très tôt en lycée par des cours adaptés afin que facebook ne soit pas préféré à « Ce soir où jamais » ou encore « arrêt sur image ».
    Je m’arrête là car j’en aurais tant à dire que je passerais presque pour un utopiste.

  55. @simplesanstete

    oui et surtout les slogans sont très très simplistes.
    Franchement demain on manifeste pour la retraite à 60 ans, mais le problème est bien plus large. La volonté de toucher aux retraites n’est que ce qui touche le plus les gens. L’érosion des salaires depuis des années est bien plus grave mais plus diffuse et ne suscite pas de mobilisation populaire par exemple.
    A écouter le passionnant Bernard Friot chez Daniel Mermet qui va plus loin que ces simples slogans: L’enjeu des retraites, avec Bernard Friot .
    Mais il faut un thème très fédérateur pour mobiliser semble-t-il.
    Je serai quand même dans la rue cependant demain.

    1. Oui cette manif faut y aller.
      Les enjeux sont clairs. Ou alors nous ne lisons pas le même blog 😉

      Les retraites c’est tout de même un gros morceau qu’on voudrait nous faire avaler !
      Tellement énorme qu’on réalise à peine.
      Et on devrait rester là les bras ballants dans notre coin sous prétexte que les slogans ne sont pas de notre goût.
      Faut être sérieux.
      Quand on a des convictions on les défend, sur le terrain. Le terrain aujourd’hui c’est la rue !

      Tous à la manif !

  56. J’aimerais vous faire lire un texte du auteur libertarien – ouh, je sens que je vais me prendre un tir de barrage, ça va pas faire un pli ;).

    Mais comme disait Senec, on blablate, on blablate – vous voyez vigneron les personnes qui fréquentent ce blog sont éminemment politiques, ils suffit de nous mettre dans les mains un sujet comme celui-là ! – bref, ce texte traite de la démocratie et si j’utiliserais d’autres termes que ceux que l’auteur utilise (comme sa conception du « marché »), je pense que sa pensée n’est pas écarter sans même y porter un peu d’attention, il est à mille lieux d’une Ayn Rand.

    Christian Michel – Pourquoi je ne suis pas démocrate

    1. merci pour ce texte intéressant eliot, je n’ai pas encore tout analysé dans le détail, mais force est de constater que les idées libertariennes, me parlent depuis un moment.

      alors je sais, parait-il que c’est extrémiste. mais enfin depuis l’irak et l’afghanistan j’ai revu ma définition de l’extrémisme.

      don’t tread on me! 😉

    2. @methode

      Joli ! Le serpent a été symbole d’intelligence et de sagesse dans nombre de civilisation avant nous 🙂

  57. Michel Rocard vient de faire une grave rechute néo-libérale en annonçant à l’AFP qu’il approuve la réforme des retraites du gouvernement le jour même d’une mobilisation sociale très importante.
    Il se paie même le luxe de faire l’éloge de Eric Woerth, ministre en charge du dossier.

    1. Miterrand avec ses propres travers avait bien jugé le personnage : de bonnes intentions, une mentalité de collaborateur ( au sens courant et non pas historique) , tout sauf un leader , aucune préscience populaire et historique , rate tout ce qu’il touche , embourgeoisé sans le savoir .

      Passons à autre chose .

  58. Bonjour M. Jorion,
    Nouveau comme tant d’autres sur votre blog que j’apprécie, vous m’avez modéré avant hier soir sur le début de l’histoire des Etats Unis qui semble t’il à tout de suitte connu une lutte entre pouvoir politique et économique.
    Je devine que vous avez probablement fort à faire avec nos contributions et peut être même y en as t’il vraiment de toutes sortes.
    Mais j’aimerais quand mëme savoir ce qui m’a valu ce rejet.
    Peut ëtre simplement la longueur ou bien ?
    Si vous pensez que votre réponse ne regarde pas les lecteurs, vous avez mon adresse électronique je suppose.
    Encore merci.
    François Germani

  59. A propos de démocratie, l’installation bien avancée des réseaux « sociaux » sur la toile n’est pas sans conséquences.
    L’info,à vérifier si possible,y court à la vitesse grand V.
    Ce qui me paraît assez déplorable,c’est l’apparente ignorance,par nos dirigeants de l’heure,de l’état avancé des connaissanes du « Peuple » ,et ce ,sur les sujets les plus complexes .
    Or ,à l’évidence ,nous sommes pris pour des « C.. »
    Erreur fatale comme dit mon PC !!!
    Obama a bel et bien été élu par internet (au moins en grande partie)/
    Et si,à l’instar du blog sur lequel il nous est loisible d’écrire,grâce à l’intelligence de Paul Jorion et de son staff,les « décideurs » allaient faire un tour,après être passés ici(indispensable) sur les blogs « populaires »,?
    Ainsi : ceux du journal « Le Monde » ,de l’Express »,du Figaro (si si ) etc…Et même (surtout ?) ceux des « jeunes » (facebook,skyblog….) il y en a des milliers par centaines ,et quelques dizaines qui valent le détour.
    Je suis certain qu’ils en tireraient plus d’enseignement que dans le canard déchaîné .
    Ils auraient en direct(pas besoin d’instituts de sondage) le pouls de l’opinion d’une part,et d’autre part ,pourraient constater que les « chers administrés » sont fort avisés sur toutes les questions vitales en cours.

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