La démocratie aujourd’hui

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

L’événement le plus significatif – sinon le plus important – des jours derniers, c’est cet appel à la création d’un « contre-lobby » financier émanant de l’euro-député Vert, Pascal Canfin, initiative justifiée par la puissance démesurée des intérêts particuliers dans les décisions que prend le Parlement européen et, comme il est dit dans l’appel, par « un contexte de forte proximité des élites politiques et financières ».

Le même message grave peut être entendu à Washington, communiqué non pas par un parlementaire, comme dans le cas de l’appel de Bruxelles, mais par le Président américain lui-même, affirmant dans son allocution télévisée hebdomadaire du 1er mai, que le pouvoir qui lui est institutionnellement garanti n’est pas de taille vis-à-vis de celui dont disposent les lobbys financiers, soulignant en outre qu’une décision récente de la Cour Suprême américaine a rendu ce pouvoir illimité en déplafonnant les sommes que les entreprises peuvent injecter dans les campagnes électorales.

On ne s’étonnera de la montée du « populisme » que si un éventail de partis démocratiques permet à chaque électeur de voir sa volonté représentée dans le gouvernement réel de son pays. Mais si la « forte proximité des élites politiques et financières » implique que tout vote s’assimile désormais à une voix de plus venant conforter des élites financières détentrices du pouvoir effectif, alors la démocratie n’est pas en danger mais elle est déjà morte.

L’optimiste pense que le courant peut encore être inversé, et il n’est pas impossible que le fossé entre le peuple et ses « élites politiques et financières », aujourd’hui perçues comme intimement liées, puisse encore être comblé. Les jours sont en tout cas comptés. Surtout, dans le climat actuel de nerfs à vif, tout importe ! Aux États-Unis, le président Obama a désigné la Cour Suprême comme « ennemie du peuple », il serait gravissime que celle-ci prenne cette accusation à la légère, il faut au moins qu’elle y réponde. En Europe aussi, l’opinion est en alerte : son regard est immanquablement attiré par la moindre apparence de « proximité excessive des élites politiques et financières ». Dans le contexte actuel, les hommes et femmes politiques vers qui le regard se tourne, à tort ou à raison, auraient grand tort d’écarter la rumeur d’un simple revers de main.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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238 réflexions sur « La démocratie aujourd’hui »

    1. Merci de votre commentaire enrichissant, topsy.

      Modo, virez-moi la pollution des réseaux « sociaux »…
      A moins que commercialement, il y ait quelque chose à gagner, bien sûr.

      Fric..??????

  1. Ce n’est pas encore matériellement et structurellement la fin de la démocratie : la constitution est encore en place, les structures censées la servir aussi, nous élisons nos représentants Syndicaux, Prudhommaux, Municipaux, Cantonaux, Législatifs, Présidentiel et Européens…. Cette masse d’hommes de bonne volonté, qui, quoi qu’on en puisse penser, n’ont pas l’argent pour motivation première, n’a dans sa grande majorité rien à voir avec ce que vous nommez « élites ». Nous ne pouvons que leur reprocher leur silence craintif et complice face aux dysfonctionnements structuraux et moraux généralisés.

    Par contre c’est sans conteste la fin de la république « une et indivisible », »gratuite,laïque et obligatoire », »Libertaire, égalitaire et fraternelle ».
    Retour à la case départ, et au vieux découpage social d’avant 1789 comme Paul nous le dit depuis un certain temps, à savoir : Noblesse, Clergé, Tiers-état.

    L’élite réelle, le complexe « financiaro-militaro-industriel », se garde bien de passer par les urnes. Elle nous donnent en pâture le triste spectacle, de ces « idiots utiles » cooptés pour discrédité et consciencieusement détruire l’idée même de volonté populaire et de légitimité de son expression. Triste constat, l’entreprise de destruction massive de la « conscience populaire » fonctionne parfaitement et s’écroule sous les coups de boutoir quotidien de média aux ordres qui distillent consciencieusement leur dose de venin somnifère ou pousse au crime, c’est selon..

    Du gouvernement par contrainte, nous sommes passés au gouvernement par séduction qui a fini par nous transformer en fières et honorables bourreaux de nous même, fossoyeurs inconscients de cette idée abstraite qu’est l’état de droit et sa représentation populaire. Paul, ce « sujet » Belge, ne « fait » toujours pas de Politique…..
    Quel dommage, qu’un homme de cette qualité refuse encore les devoirs et les responsabilités de sa citoyenneté!

    La fragile « égalité des droits » a cédé place au si « naturel » « droit du plus fort ».
    Le tiers état a toujours eut la force du nombre, mais les concepts abstraits se doivent d’exister dans les crânes avant de se matérialiser dans la réalité.
    C’est une œuvre d’éducation de tout les jours.
    Un peuple matérialiste, privé de conscience politique, aveuglé par ses tabous historiques, et plutôt « royaliste qui s’ignore » ne crée que la structure qu’il mérite.
    Et dire que chanter « aux larmes citoyen » peut m’envoyer directement devant les tribunaux pour non respect des paroles de l’hymne national…..
    Aux armes citoyen!!!!! donc….
    La République est en danger, un sang impure roule dans ses veines. Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus.

    Malheureusement les « prêtres de la finance » et leur bras armé, ces »nobles apocalyptiques planqués souterrains du presse bouton » ont toujours un temps d’avance dans le choix du moment et du lieu de l’épuration du malheureux troupeau. Nous n’avons pas la main, ni le choix des armes, ni celui du terrain et ce choix fut, je vous le rappelle, tristement « démocratique » et « librement consenti ».

    1. @ pierre,

      Oui, dans un certain sens, vous avez raison, mais (car il y a un mais) : beaucoup de gens qui croyaient en la politique et qui en faisaient on fini par arrêter ou démissionner sous la contrainte de pressions tous azimuts, dont l’impossibilité de cumuler un métier exigeant et une activité politique qui ne l’est pas moins.
      Par ailleurs, il semble que l’élu d’aujourd’hui ne se justifie lui-même que par son exigence extra-morale de « voter des textes », plus il en vote, et plus il se sent légitimé dans sa fonction : une fois encore la quantité a très largement gagné sa bataille au détriment de la qualité et de l’honnêteté.
      Encore un problème : la notion de « parti politique », qui a très largement contribué à discréditer le discours et l’action politique. La discipline de parti veille au grain.

      Les braves ne sont jamais légions, les justes sont rarement à l’heure, et les peuples payent toujours à temps.
      Faire de la politique aujourd’hui est devenu moralement impossible à celui qui est à la fois brave et juste, car il lui faut alors renoncer à trop de valeurs, faire trop de compromis, à moins d’être tout à fait idiot et de ne rien comprendre à ce qui se passe.

      Cordialement,

  2. L’avenir de la démocratie réside plus que jamais dans notre capacité collective à faire le bon diagnostic tous ensembles, un diagnostic qui se doit d’être sincère et sans concession et qui nous confrontent TOUS à notre part de responsabilité.

    Voici un analyse à laquelle je me rallie totalement. Il s’agit d’un extrait du livre de Tim Jackson « Prosperity without growth » que je suis en train de lire et que je conseille vivement.

    Ecological debts (pg 32-33)

    The realisation that the credit crisis and the ensuing recession were part of a systemic failure in the current economic paradigm is reinforced by an understanding of the resource and environmental implications of economic growth.

    The commodity price ‘bubble’ that developed over several years and peaked in mid-2008 had clearly burst by the end of the year. It now seems likely that the very high prices attributed to key commodities in mid-2008 were in part the result of a speculation and in part the result of identifiable supply-side problem such as limited refinery capacity in the face of high demand.

    But this short-term bubble sat on the top of a rising trend in commodity prices that cannot entirely be explained away in those terms. Environmental factors, resource and land scarcities, also played a key part and will inevitably continue to do so as the economy recovers. As chapter 1 has already suggested, concerns around peak oil are gathering momentum. The natural rate of decline in established oil fields is now believed to be as high as 9 per cent a year.

    Economic expansion in China and the emerging economies has accelerated the demand for fossil fuels, metals and non-metallic minerals and will inevitably reduce the reserve life of finite resources. The competition for land between food and bio-fuels clearly played a part in rising food prices. And these demands in theirs turn are intimately linked to accelerating environmental impacts: rising carbon emissions, declining biodiversity, rampant deforestation, collapsing fish stocks, declining water supplies and degraded soils.

    The material and environmental impacts of growth were paramount in prompting this inquiry. The economic crisis may appear to be unrelated; but it is not. The age of irresponsibility demonstrates a long-term blindness to the limitations of the material world. This blindness is as evident in our inability to regulate financial markets as it is in our inability to protect natural resources and curtail ecological damage. Our ecological debts are as unstable as our financial debts. Neither is properly accounted for in the relentless pursuit of consumption growth.

    To protect economic growth we have been prepared to countenance – and have even counted – unwieldy financial and ecological liabilities, believing that these are necessary to deliver security and keep us from collapse. But this was never sustainable in the long-term. The financial crisis has shown us that it isn’t even sustainable in the short-term.

    The truth is that we have failed to get our economies working sustainably even in financial terms. For this reason, responses to the crisis which aim to restore the status quo are deeply misguided and doomed to failure. Prosperity today means nothing if it undermines the conditions on which prosperity tomorrow depends. And the single biggest message from the financial meltdown of 2008 is that tomorrow is already there.

    « Prosperity without Growth » – Interview with Tim Jackson
    http://www.youtube.com/watch?v=_Jq8WUp1x8k

    A mettre en perspective avec le notion de durabilité telle que Josph Tainter la voit: « Sustainability consists of staying in the game, that is continuing ability to solve problem »

    3 questions à Joseph Tainter
    http://www.youtube.com/watch?v=vr9FO15CHO4

    1. @ Charles A.

      C’est intéressant mais je pense malgré tout que le capitalisme est plus un facteur aggravant qu’un facteur déclencheur même si le capitalisme a organisé avec une grande efficacité le pillage de la planète. Le communisme n’a pas plus remis en cause le productivisme que le capitalisme que je sache, et donc il n’a pas non plus remis en cause la croissance démographique que le productivisme légitime en général. Il ne pouvait donc que nous mener à la même situation même si il nous y aurait mené moins vite.

  3. Sur le thème de la cristallisation progressive et nette de désirs certains de changement , votre initiative lue dans Marianne 2 , mais pas ici , ou bien il va falloir que je change ma méthode globale …

    « Notez que le mardi 28 juin, Marianne et le CRREA (Centre de Réflexion et de Recherche pour l’Elaboration d’Alternatives) organisent, à 20h30 à la Maison de l’Europe (35 rue des Francs Bourgeois – 75004 Paris) un débat sur le thème : « Système financier international : qui osera le réformer et comment ? ».
    Participeront à ce débat que j’animerai : Paul JORION (anthropologue, sociologue et auteur de « Comment la vérité et la réalité furent inventées) ; Frédéric LORDON (directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne) ; Liêm HOANG-NGOC (économiste) ; Stéphane COSSET (économiste) ; Hervé NATHAN (rédacteur en chef du service Economie à Marianne). « 

    1. Merci pour cette information,

      J’espère que nous y aurons accès sur ce blog, a posteriori bien sûr.

      Cordialement,

  4. A cela je voudrais ajouter qu’acheter les « bons livres » et s’intéresser aux personnes qui une perception « réaliste » voire « constructive » de la situation, c’est aussi voter …

    Je n’achèterai pas le livre de Claude Allègre, soyez-en sûr !

    « Le Prix » de Paul me tente par contre.

  5. Trop heureux de vous communiquer ces slogans pour la manif, trouvés sur Bellaciao ce jour

    Faisons-nous entendre : quelques slogans pour la manif de demain (et les autres !) :

    De l’argent, il y en a, Dans les caisses du patronat !

    Rien n’est à eux (x2) Tout est à nous (x2) Tout ce qu’ils ont, ils nous l’ont volés. Partage des richesses ! Pour nos retraites ! Ou alors ça va péter (ça va péter !)

    La retraite A 60 ans, On s’est battu pour la gagner, On se battra pour la garder !

    Pour nos retraites Et pour l’emploi, Interdisons les licenciements !

    Public, privé, Grève générale !

    C’est 60 ans Et 37,5 pour tous que nous voulons, Aucune, aucune, aucune négociation !

    Les jeunes dans la galère, Les vieux dans la misère, On n’en veut pas De cette société là !

    Y en a assez, assez, assez de cette société, Qui n’offre que le chômage et la précarité, Y’en a assez, assez, assez de cette société, Qui engraisse les actionnaires et répand la misère !

    Capitalisation, Piège à cons ! Défendons La répartition !

    Public, privé, On veut l’égalité : 37,5 annuités !

    C’est pas les retraités Qui nous coûtent cher, Ce sont les banquiers Et les actionnaires

    Les privilégiés, C’est pas les salariés, C’est pas les retraités, C’est le MEDEF et l’Elysée !

    1. Tant que « la danse des canards » et « c’est la chenille qui redémarre » seront classées en tête de la redistribution des droit SACEM dans mon pays, les manifs seront animées par des pouets-pouets dactilographes du verre à moutarde.
      Allez, je me lance : « Taxez les robots, pas les prolos! »  » taxer les milliards, pas les….. vous avez une rime en ard ? (ad lib)
      Je vous conseil : « Il nous ment » des « Fabulous trobadors » , que du bonheur pour ce morceau d’anthologie…..
      http://www.deezer.com/fr/music/fabulous-trobadors

    2. Resentiment des exploités ? Déjà entendu cela.
      Qu’ils restent silencieux…Déjà entendu aussi.

    3. simplesanstete, que votre dignité soit, descendez dans la rue, il faut de tout, des qui cris, des silencieux, des grincheux, des obséquieux, des pervers, des qui travaillent plus pour gagner moins et des qui travaillent tout en gagnant énormément………..bonne manif à tous.

  6. Il nous faut une grande réforme politique visant à rétablir les sanctuaires qui relèvent du domaine publique. La politique fait partie de ces sanctuaires tout comme les médias, l’éducation, la santé…Il faut pouvoir garantir la transparence des idées de TOUS CEUX QUI PROPOSENT DES SOLUTIONS POUR L’AVENIR. Pour cela, il faut mettre de côté les fausses polémiques qui sont du temps et de l’attention de perdu pour les citoyens. De plus, il faut garantir l’indépendance des médias au niveau financier et garantir leur immunité pour réinstaurer les débats télévisés. Le temps de parole de chaque homme politique doit être respecté et la communication de ces personnes doit relever du domaine publique. Autrement dit, il faut interdire tout lien de connivence entre les médias et les politiques et interdire les financements privés, car c’est une atteinte à la démocratie. La sphère financière doit se détacher entièrement de la sphère politique. Aucun intérêt privé ne doit influencer les décisions politiques. Le fonctionnaire d’état n’est pas un homme d’affaire. Il faut plus de transparence dans le monde économique, pas forcément dans le but de laisser à tous le choix de prendre les décisions économiques mais simplement pour comprendre comment fonctionne la finance. Ceci doit se faire très tôt en lycée par des cours adaptés afin que facebook ne soit pas préféré à « Ce soir où jamais » ou encore « arrêt sur image ».
    Je m’arrête là car j’en aurais tant à dire que je passerais presque pour un utopiste.

  7. @simplesanstete

    oui et surtout les slogans sont très très simplistes.
    Franchement demain on manifeste pour la retraite à 60 ans, mais le problème est bien plus large. La volonté de toucher aux retraites n’est que ce qui touche le plus les gens. L’érosion des salaires depuis des années est bien plus grave mais plus diffuse et ne suscite pas de mobilisation populaire par exemple.
    A écouter le passionnant Bernard Friot chez Daniel Mermet qui va plus loin que ces simples slogans: L’enjeu des retraites, avec Bernard Friot .
    Mais il faut un thème très fédérateur pour mobiliser semble-t-il.
    Je serai quand même dans la rue cependant demain.

    1. Oui cette manif faut y aller.
      Les enjeux sont clairs. Ou alors nous ne lisons pas le même blog 😉

      Les retraites c’est tout de même un gros morceau qu’on voudrait nous faire avaler !
      Tellement énorme qu’on réalise à peine.
      Et on devrait rester là les bras ballants dans notre coin sous prétexte que les slogans ne sont pas de notre goût.
      Faut être sérieux.
      Quand on a des convictions on les défend, sur le terrain. Le terrain aujourd’hui c’est la rue !

      Tous à la manif !

  8. J’aimerais vous faire lire un texte du auteur libertarien – ouh, je sens que je vais me prendre un tir de barrage, ça va pas faire un pli ;).

    Mais comme disait Senec, on blablate, on blablate – vous voyez vigneron les personnes qui fréquentent ce blog sont éminemment politiques, ils suffit de nous mettre dans les mains un sujet comme celui-là ! – bref, ce texte traite de la démocratie et si j’utiliserais d’autres termes que ceux que l’auteur utilise (comme sa conception du « marché »), je pense que sa pensée n’est pas écarter sans même y porter un peu d’attention, il est à mille lieux d’une Ayn Rand.

    Christian Michel – Pourquoi je ne suis pas démocrate

    1. merci pour ce texte intéressant eliot, je n’ai pas encore tout analysé dans le détail, mais force est de constater que les idées libertariennes, me parlent depuis un moment.

      alors je sais, parait-il que c’est extrémiste. mais enfin depuis l’irak et l’afghanistan j’ai revu ma définition de l’extrémisme.

      don’t tread on me! 😉

    2. @methode

      Joli ! Le serpent a été symbole d’intelligence et de sagesse dans nombre de civilisation avant nous 🙂

  9. Michel Rocard vient de faire une grave rechute néo-libérale en annonçant à l’AFP qu’il approuve la réforme des retraites du gouvernement le jour même d’une mobilisation sociale très importante.
    Il se paie même le luxe de faire l’éloge de Eric Woerth, ministre en charge du dossier.

    1. Miterrand avec ses propres travers avait bien jugé le personnage : de bonnes intentions, une mentalité de collaborateur ( au sens courant et non pas historique) , tout sauf un leader , aucune préscience populaire et historique , rate tout ce qu’il touche , embourgeoisé sans le savoir .

      Passons à autre chose .

  10. Bonjour M. Jorion,
    Nouveau comme tant d’autres sur votre blog que j’apprécie, vous m’avez modéré avant hier soir sur le début de l’histoire des Etats Unis qui semble t’il à tout de suitte connu une lutte entre pouvoir politique et économique.
    Je devine que vous avez probablement fort à faire avec nos contributions et peut être même y en as t’il vraiment de toutes sortes.
    Mais j’aimerais quand mëme savoir ce qui m’a valu ce rejet.
    Peut ëtre simplement la longueur ou bien ?
    Si vous pensez que votre réponse ne regarde pas les lecteurs, vous avez mon adresse électronique je suppose.
    Encore merci.
    François Germani

  11. A propos de démocratie, l’installation bien avancée des réseaux « sociaux » sur la toile n’est pas sans conséquences.
    L’info,à vérifier si possible,y court à la vitesse grand V.
    Ce qui me paraît assez déplorable,c’est l’apparente ignorance,par nos dirigeants de l’heure,de l’état avancé des connaissanes du « Peuple » ,et ce ,sur les sujets les plus complexes .
    Or ,à l’évidence ,nous sommes pris pour des « C.. »
    Erreur fatale comme dit mon PC !!!
    Obama a bel et bien été élu par internet (au moins en grande partie)/
    Et si,à l’instar du blog sur lequel il nous est loisible d’écrire,grâce à l’intelligence de Paul Jorion et de son staff,les « décideurs » allaient faire un tour,après être passés ici(indispensable) sur les blogs « populaires »,?
    Ainsi : ceux du journal « Le Monde » ,de l’Express »,du Figaro (si si ) etc…Et même (surtout ?) ceux des « jeunes » (facebook,skyblog….) il y en a des milliers par centaines ,et quelques dizaines qui valent le détour.
    Je suis certain qu’ils en tireraient plus d’enseignement que dans le canard déchaîné .
    Ils auraient en direct(pas besoin d’instituts de sondage) le pouls de l’opinion d’une part,et d’autre part ,pourraient constater que les « chers administrés » sont fort avisés sur toutes les questions vitales en cours.

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