L’actualité de la crise: le pari stupide de la rigueur, par François Leclerc

Billet invité

LE PARI STUPIDE DE LA RIGUEUR

De réunion en réunion, les gouvernements de la zone euro ne sont toujours pas parvenus à lever le veto de l’Allemagne, dont l’objectif est de pousser la Grèce dans les bras du FMI, afin de ne pas être financièrement impliqué dans son sauvetage, et de défendre ce que l’on commence à appeler le deutscheuro.

Une téléconférence de l’Eurogroup doit avoir lieu ce dimanche à 14 heures, sans attendre la réunion des ministres du week-end prochain de Madrid, la situation réclamant qu’une décision soit prise sans tarder. C’est sans doute la réunion de la dernière chance, la Grèce n’ayant ensuite plus comme issue que de demander tôt ou tard l’intervention du FMI, dont les experts sont déjà à pied d’oeuvre.

Cette gestion calamiteuse de la première crise de la dette publique augure très mal de celles qui vont suivre. En Europe pour commencer. L’heure n’est plus à déplorer l’impéritie dont les gouvernements font preuve ou bien de tenter de décrypter leurs calculs. Peu importe, car le fait est là : la Grèce va être pour les Etats le signal que Lehman Brothers a été pour les banques, aussi résolument même si son effet va être plus progressif. L’affaire ne peut pas et ne va pas en rester là. De premiers Etats, les plus vulnérables, vont rejoindre les banques dans un même statut de sinistré. « Dans quoi nous entraînent-ils ? quelle démonstration veulent-ils faire?”, nous commençons à la comprendre.

Si la crise grecque a mis en évidence une chose, c’est que l’effet domino (on dit systémique maintenant) est susceptible de fonctionner en Europe, non pas selon un seul mécanisme mais avec la combinaison de deux : une brutale et incontrôlable hausse des taux obligataires atteignant un nouveau pays – la liste des pré-sélectionnés est connue – les banques pouvant ensuite vite répandre le mal, comme le cas de la Grèce le montre en ce moment. Car les grandes banques européennes sont gavées d’obligations d’Etats, et un plan global de restructuration de la dette qui interviendrait à la faveur de la crise d’un pays européen, avec réduction de peine à la clé, pourrait générer en retour un rude choc pour certaines. Confirmation du fait que les secousses successives de la crise – dégonflement brutal puis très lent de la dette privée, gonflement irrésistible de la dette publique – influent l’une sur l’autre, ce qui n’arrange rien.

En conséquence, il n’est pas concevable de laisser un pays faire défaut. Cette contrainte risquerait à force de poser problème, même au FMI, si les sauvetages devaient se succéder et le montant de l’addition s’envoler. Quant à elles, les banques centrales ont déjà donné tout ce qu’elles pouvaient, et sont désormais réduites au rôle de figurant. C’est clairement le cas de la BCE, qui n’est pas aux commandes, comme celui de la Fed. Cette dernière est traversée par des débats internes transparaissant de plus en plus, exprimant des désaccords accrus entre les membres du comité de politique monétaire à propos du maintien ou non de ses mesures de soutien et du risque d’apparition d’une nouvelle bulle financière privée pour certains, du retour de l’inflation pour d’autres. Ayant utilisé leur artillerie monétaire, les banques centrales n’ont plus d’autre ressource et leur seul discours possible porte sur les modalités et le calendrier de retrait des dispositions qu’elles ont prises.

Une seconde vérité commence à se faire jour, illustrant en contre-point que les gouvernements n’ont pas encore pris toute la mesure de la situation. Ils se réfugient toujours dans l’illusion que des plans de rigueur budgétaires (assortis de hausses d’impôts) vont permettre de réduire la voilure de l’endettement et de dégonfler la bulle publique, ne s’y engageant cependant qu’avec la plus extrême prudence, quand ils le peuvent. Sachant pourtant qu’une course de vitesse est engagée entre la hausse des taux obligataires, qui a débuté pays par pays, et un désendettement progressif, qui n’a pas commencé.

Mais les choses ne sont pas si simples. Les gouvernements doivent faire face à deux impératifs strictement contradictoires : diminuer les dépenses, mais sans plonger leur pays dans la récession. Ils sont aussi placés devant une autre réalité qui complique le jeu: la dette publique est pour une large part structurelle. Un mot qui, dans le langage des économistes, signifie qu’il faut remuer des montagnes pour y changer quoi que ce soit.

C’est la Banque des règlements internationaux (BRI) qui l’a annoncé de toute son autorité, et a analysé les dérangeantes conséquences. Elles sont toutes simples : la charge de la dette (le règlement de ses seuls intérêts) va atteindre des sommets dans les années à venir, dépassant souvent de beaucoup le seuil de 20% des ressources budgétaires des Etats occidentaux. Ce qui signifie qu’il va être pratiquement impossible pour ceux-ci de diminuer leur déficit primaire, car le payement des intérêts de la dette va absorber une partie très importante des économies réalisées dans le cadre des plans de rigueur, destinées à l’origine à réduire le déficit. C’est ce qui pourrait se passer pour la Grèce, qui est décidément un laboratoire. Ce nouveau paramètre pourrait entraîner les économies dans une spirale déflationniste descendante. Le Japon devenant alors le modèle précurseur et peu enviable de l’économie occidentale.

Qu’importe si la BRI, pour étayer sa démonstration, considère que le vieillissement de la population dans les pays occidentaux est à lui seul la source de la hausse de la dépense publique, ou si elle voit les efforts budgétaires de réduction de la dette comme unique cause du faible taux de croissance futur des pays de l’OCDE. Deux analyses que l’on va beaucoup entendre et qui ont en commun d’escamoter le reste. La conséquence est que l’effort de réduction du déficit, s’il est réalisé, va précipiter les pays occidentaux dans la déflation, réduisant leurs rentrées fiscales et accentuant encore la part de leurs ressources attribuée au payement de leur dette.

Le décalage est impressionnant entre cette logique, les hésitations et les soubresauts qu’elle annonce, et les discours des gouvernements. Surtout si l’on écoute les partisans les plus farouches de la pensée néolibérale axiomatique, les Tories britanniques, Républicains américains et autres Libéraux allemands, qui expriment de manière crue le credo partagé plus mezzo voce par tous les autres. Toutes ces équipes se trompent d’époque et ne maitrisent toujours rien. La planche de salut qu’ils cherchent à imposer ne mènera nulle part. Au bout de la rigueur subsistera encore un énorme déficit et nous aurons à la fois l’une et l’autre !

Les marchés, eux, auront trouvé un nouveau gisement d’actifs à bon rendement et à faible risque. Risquant à force de faire de ce placement de père de famille de véritables junk bonds à l’arrivée ! L’industrie financière, décidément, n’est pas fréquentable. Elle nous prépare un nouveau méga transfert financier en sa faveur.

Alors que les Etats-Unis étaient encore en retrait à propos de la réduction de leur déficit public, Ben Bernanke, le président de la Fed, vient de prononcer à Dallas un discours annonciateur de la suite des opérations. Très prudent lorsqu’il a abordé les chapitres de la croissance, du chômage, de l’activité de crédit, ou de la reprise du marché du logement, il a par contre annoncé la certitude de « choix difficiles » à venir. Le pays aura, selon lui, à choisir inévitablement entre des impôts plus élevés, des modifications dans les programmes d’allocations chômage ou de sécurité sociale, des dépenses publiques moins fortes, de l’éducation à la défense, ou une combinaison de ces différentes propositions. Ben Bernanke sortait-il de la mission de la Fed – la lutte contre l’inflation et le chômage – en abordant ses thèmes ? Son discours aurait en tout cas pu être prononcé par Barack Obama, qui n’a toutefois jamais été aussi précis jusqu’à maintenant.

On assiste actuellement à l’élargissement d’un grand écart. Avec d’un côté un monde financier toujours subventionné par les banques centrales, qui continue d’accumuler bénéfices et résultats tout en masquant ses pertes réelles, et de l’autre une économie dont la faible relance dépend toujours de mesures de soutien public, y compris et surtout aux Etats-Unis. Comme si ces deux mondes de la finance et de l’économie étaient animés par des dynamiques dissemblables, l’économie réelle jouant le rôle de la parente pauvre.

Fermer les portes des salles de jeu du casino pourrait y remédier, mais cela n’en prend pas le chemin : le grand écart va donc se poursuivre, s’installer et risque de s’accentuer. Cela va s’accompagner de lourdes conséquences sociales et politiques, si cette logique s’impose.

Dans le fastidieux labyrinthe des mesures de la future régulation financière, encore à l’étude, un exemple permet d’illustrer la tendance. Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers a, le 4 avril dernier, stupéfait l’assistance d’une assemblée de financiers à Londres, en envisageant de modifier la composition de l’IASB, l’organisme international qui définit les normes comptables. Celui-ci se refusant depuis des semaines à assouplir comme demandé par Bruxelles sa position, Michel Barnier a tout simplement proposé d’en modifier la composition, afin qu’en soient membres plus de représentants des régulateurs nationaux, des banques et des entreprises. Il a aussi précisé, à titre d’amicale pression, que le projet d’augmentation du budget de l’IASB était prématuré, les deux questions étant liées. On sait les enjeux qu’il y a derrière l’adoption de nouvelles normes comptables, attendues comme le Messie par la profession bancaire en Europe, afin de pouvoir sortir de la clandestinité et présenter des bilans officiellement estampillés.

Certes, L’industrie financière ne va pas sortir totalement indemne. Elle va devoir s’accommoder de contraintes, contre lesquelles elle bataille avec la dernière énergie – notamment à propos des projets de taxe des banques et de l’augmentation des fonds propres – son activité allant être plus ou moins bridée suivant les décisions qui seront finalement prises.

Fondant ses espoirs dans la relance du marché de la titrisation, toujours en panne quand il n’est pas garanti par l’Etat, même si elle sait que ses beaux jours sont derrière lui, elle va s’efforcer de compenser les limitations apportées à ses champs d’action par l’ouverture de nouveaux marchés, en utilisant un instrument et une mécanique qui ont fait, si l’on peut dire, leurs preuves : celles des produits dérivés, à la fois coeur et poumons. Et elle va profiter sans attendre de la hausse progressive des taux sur le marché de la dette, qui va néanmoins l’atteindre par ricochet, quand elle devra à son tour lever des capitaux pour accroître ses fonds propres (à moins que d’autres formules sophistiquées plus souples, en discussion, soient admises comme éligibles et les soulagent).

L’industrie financière va utiliser ses énormes capitaux afin d’assouvir en priorité et à sa manière ses besoins insatiables. Car, moins que jamais dans la période qui s’annonce, l’économie réelle va se révéler en mesure de lui offrir les rendements de ses rêves. Cette dernière, de son côté, va devoir accepter des taux élevés pour financer son activité sur le marché obligataire privé, les banques n’étant plus en mesure – en raison de leurs nouveaux ratios de fonds propres – de distribuer comme auparavant le crédit, ou considérant surtout qu’elles ont mieux à faire que de se recapitaliser ou de prêter aux grandes entreprises.

Ce déséquilibre global vaut, et bien plus, tous les déséquilibres commerciaux qui mobilisent en ce moment les chancelleries et que les Chinois et les Allemands, les deux premiers exportateurs mondiaux, sont sommés de réduire. Mais il est ignoré par des gouvernements qui s’accrochent toujours et encore à l’idée que la machine repartira comme avant, une fois que la dette publique aura été contenue et réduite. Un pari, un de plus, qui n’est pas gagné.

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80 réflexions sur « L’actualité de la crise: le pari stupide de la rigueur, par François Leclerc »

  1. Quelqu’accord il y ait, l’essentiel semble être ailleurs, car le système de déclenchement a été enfoncé, à deux reprises, par Fitch vendredi soir : d’abord en dégradant la note de l’Eat grec puis en dégradant 5 banques grecques dont 1 en ‘non investment grade’, pour la première fois.
    Attendons la reprise demain de la bourse d’Athènes, en particulier sur les valeurs bancaires ‘concernées’, celles d’Emporiki, de Geniki et surtout d’ATEbank.
    Et ensuite, les bourses européennes, notamment celle de Paris, sur CASA, Société Générale et plus largement les valeurs bancaires.
    Après, on saura à quoi peut ou pas servir un plan de sauvetage …

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/10/les-bourses-europeennes-a-l-heure-grecque_1331649_3234.html
    “Les rumeurs n’ont cessé d’enfler, faisant vaciller les actions en général et celles du secteur bancaire en particulier. Sur la semaine, la Bourse d’Athènes a ainsi chuté de 4,95 %. Les actions des banques françaises ont été parmi les plus affectées, du fait de leurs liens avec la Grèce. Le Crédit agricole et la Société générale possèdent en effet des filiales dans ce pays : Emporiki et Geniki. Les investisseurs redoutent que ces acquisitions ne se transforment en gouffres financiers. Résultat, l’action Crédit agricole a perdu 1,04 % sur la semaine, tandis que le titre Société générale a reculé de 2,22 %.”

    A ne pas oublier : le cours de l’action Lehman Brothers était de 85,5 dollars au plus haut en février 2007. Le 12 septembre 2008, 3 jours avant son dépôt de bilan, le cours n’était plus que de 3,65 dollars. Avant que d’être définitivement retiré de la cotation, le cours était de 0,13 dollars.

    Parce que nous scrutons les cours des marchés obligataires, nous en oublions les cours des actions où les tam-tam des ‘marchés’ résonnent pour transmettre des messages …
    Demain est un autre jour.

    PS : je croyais qu’ATEbank n’était pas nationalisée. Or, il apparaitrait que, tout comme Hellenic PostBank (ex caisse d’épargne), elle soit bien nationalisée (partiellement). Ce qui pose derechef la question du bail out (ou pas) par l’Etat grec de cette banque, qui ne peut plus déposer ses obligations d’Etat grec (oups, redondance) à la BCE pour se refinancer. D’où appel direct à l’Etat grec. D’où augmentation des difficultés du dit état en cas de financement : et pour délivrer les dits financements requis et pour l’état lui-même quant à son refinancement sur les marchés (qui verrait un tel ‘bail out’ d’un mauvais oeil). D’où FMI …
    De plus, en décembre 2009, ATEbank devait fusionner avec Hellenic PostBank :
    “Invité à commenter une éventuelle fusion de ATEbank avec Post Bank (ex Caisse d’Epargne), M. Pandalakis a observé que cette décision dépendait du gouvernement et des actionnaires, mais qu’il préconisait pour sa part ce projet.”
    http://www.amb-grece.fr/bulletins/decembre_2009/04_12_2009.htm

  2. @coucou

    Je vais en rajouter dans le catastrophisme puisque c’est ma spécialité…

    Concernant l’incidence psycho-sociologique de la crise, on se souvient l’importance accordé par les psychologues à la structure des institutions chargées d’accueillir les malades, la structure étayant le “moi” des patients psychotiques ; la structure c’est la Loi, la limite, la règle également, rassurante, contre le chaos interne.

    Autre symptôme auquel nous sommes exposés, le “learned helpnessness”, apprentissage de l’impossibilité d’agir avec des conséquences psychiques importantes. Les rats qu’on soumet à des décharges électriques avec l’impossibilité d’y échapper vont très mal. Si l’on en met 2, ils vont se battre et iront mieux.

    Nous sommes quand-même en grande partie dans cette situation ou tout compte fait, il semble que nous ne puissions rien faire, observez-vous… cette situation déteint sur le psychisme tout entier. La société entière devient “malade”. Je me suis soudain observé tout à l’heure, comme ce serait bien de décider, d’agir parce que JE le décide, c’est si rare.

    En fait oui l’économie va mal, mais les gens aussi, et les populations aussi, il y a une composante psychologique à la crise, qui elle devient vraiment palpable. Crainte, incertitude, peur de l’avenir. Ceci n’incite pas à investir…

    La composante psychologique de la crise va jusqu’à l’intime de l’individu, la crise nous transforme tous, ou en grande partie, sauf les inconscient(e) heureusement il en reste. En tout cas comme tout grand mouvement historique, elle transforme la société et les individus, aussi profondément que 1789. Pour l’instant elle nous affecte négativement et en fait, je ne sais pas quoi faire contre ça, il serait aussi inutile de la dénier. La vie continue parce que nous aimons la vie, et les pulsions de vie sont actives, mais… dans l’être-là, le dasein, la place dans le grand Autre eh bien ça cloche, quand-même. C’est Charles Melman qui écrivait sur cette histoire, qu’après une série d’échecs on peut se demander quelle est la place que nous occupons dans le A, le grand Autre. Par opposition au petit autre, – la série des “moi”, sujets comme nous.

    Une infinité de souffrances individuelles comme le témoigne les suicides à FT, des gens qui ne savent plus à quoi ils servent et quel est le sens de leur vie. C’est F. Perrier qui disait que le travail est une carte importante dans le portefeuille de l’identité individuelle, pour un homme tout du moins, et J Conrad que les vraies épaves sont ceux qui n’ont pas de métier (Lord Jim). Le travail est une composante de l’identité des gens, on leur pose d’énormes problèmes matériels mais aussi d’identité en les en privant.

    Marx avait très bien dit que :

    La conscience ne peut jamais être autre chose que l’être conscient et l’être des hommes est leur processus de vie réel

    1) Comment la crise transforme notre Weltanschaung, est il encore possible de le dessiner au vu de la profondeur à la quelle nous sommes plongés…. ?

    2) Comment elle affecte nos modes de pensé, au delà de l’économie. Se méfier du learned helpness. Elle n’affecte pas l’autorité, la sécurité, mais dans l’ordre de la décision, de ne plus être le sujet de la décision ! “Je le veux”, comme dit Célimène, où “Voulez-vous ?”, d’Abba. Une crise du vouloir peut-être…

  3. La question c’est voulez-vous… !

    ils l’ont dit. Ca me bouleverse toujours autant ….

    Non pas, to be or not to be.

    Voulez-vous … ?

  4. Pour résumer, les banques à force de cupidité vont tuer la poule aux oeufs d’or, c’est à dire tous ceux qui travaillent encore (j’ai la faiblesse de ne pas assimiler le spéculation financière à du travail). Et au final nous seront tous dans la m…

  5. bravo Lisztfr, 100% d’accord, billet excellent appuyé d’un support youtube détonnant: ça met la pêche et je pense que sur ce blog : la pulsion de vie domine largement thanatos…

  6. Bonjour,

    Peut on m’aider a y voir plus clair en ce qui concerne le FMI ?

    J’ilagine que le FMI pretera des euros ou des dollars a la Grece. D’ou viennent ils ? Des fonds propres du FMI ?

    Je crois savoir que le FMI peut emettre des DTS. Il doit surement les vendre sur les marches financiers contre des dollars ou des euros pour pouvoir preter a la Grece ? Qui peut acheter des DTS ? A quel taux sont ils remuneres ? Vraisemblablement a moins de 3,5% puisque la Grece remboursera a ce taux. Qui pourra bien vouloir acheter des DTS a ce taux la ?!! Peut etre les Etats (avec quel argent ?) ou les banques centrales ou les banques privees ( qui auront emprunte aupres des banques centrales a 1%) : n’est on pas encore dans la socialisation des pertes avec un intermediaire de plus histoire d’obscurcir encore le debat ?

    FMI, etats, BCE : ne font elles pas que se repasser un trou en essayant de camoufler au mieux le cout de se trou ? Pleins de petits trous feraient moins peur qu’un gros trou ?

    Le plus simple et le plus efficace ne serait-il pas de permettre a la BCE de preter directement aux etats europeens, dans des conditions de taux, de montants et de duree a definir ??

  7. Et l’inflation? Et si on parvenait à faire repartir l’inflation, cela ne contribuerait-il pas à réduire le poids de la dette ?

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