Envoyez par mail 'ÉVITER LE RETOUR AUX ANNÉES TRENTE, par Jean-Pierre Pagé' à un ami

Envoyez une copie de 'ÉVITER LE RETOUR AUX ANNÉES TRENTE, par Jean-Pierre Pagé' à un ami

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
0Shares

251 réflexions sur « ÉVITER LE RETOUR AUX ANNÉES TRENTE, par Jean-Pierre Pagé »

  1. Bonjour

    Il n’y a pas de crise, mais des attaques de financiers contre les Peuples ..
    Les politiques doivent se recycler en jardiniers bio, pour servir à quelque chose ..
    Nous négocierons directement avec les financiers ..

    1. Le pire, Xian, est que tu as raison.
      Sinon, bonne croissance à tous de vos PEA et PER.
      Coté PER d’ailleurs, aux US, ça marche « moins »…

    2. en tout cas ça y ressemble……………

      Négocier ??????????
      Qu’y a t il de negociable ???

      c’est stop et fin la ruine des peuples tout simplement !!!!

      Comment Pompidou a t il pu leur donner les clés qui ont ouvert les vannes ?????,
      des apprentis sorciers !

      1. Pompidou n’était pas un apprenti sorcier, mais fut, avant son entrée en politique, banquier de profession. Ça éclaire bien des choses, non?

        Bon, Roosevelt aussi, mais lui sut mettre sa connaissance du monde financier au service de la nation et contre les banquiers. N’est pas Roosevelt qui veut.

      1. Je suppose que xian parle de « négociations au sabre laser » comme disais je sais plus qui dans une galaxie lointaine, très lointaine…

        Une autre variante c’est la négociation à la Korben Dallas.

      2. @ jroger

        Une autre variante c’est la négociation à la Korben Dallas.

        C’est toute la question. On négocie avec des armes. Lesquelles ?

        J’aime bien l’arme de Zébu sur les Assurances Vie.

  2. Bonne analyse et excellenfes suggestions.Une question: que voulez-vous dire a propos des fonds souverains des Etats?
    Je connais bien le domaine des Swfs,mais souhaiterais plus de precision. Bien a vous. Renaud Bouchard

    1. Le terme est peut-être mal choisi. Je pense à la « position financière » des Etats. S’il me paraît , dans une certaine mesure, que ces agences notent des entreprises et entités privées en fonction de leur situation financière (et, encore, au nom de quoi sont-elles habilitées à le faire ? Il y a – on le voit- d’énormes risques de conflits d’intérêt), il est totalement incongru qu’elles aient le droit de noter des Etats !

      1. Jean Pierre Pagé

        le truc, c’est qu’il y a un marché…qui n’attend qu’une note pour savoir ce qu’il vaut.
        En gros, les notations sont perçues comme une nécessité par les investisseurs. çà a commencé aux USA, sur les compagnies ferroviaires, je crois (d’ailleurs au moins une des trois agences américaines vient de là).
        il y a une place à prendre, comme on dit.

        Pour les états, pareil : à partir du moment où ils se refinancent sur les mêmes marchés.
        Mais personne pour les noter. Certainement pas la mort dans l’âme, les agences de notations, les trois soeurs, ont pris sur elles de le faire.

        Incongru mais néanmoins nécessaire, ou au moins utile, aurait dit J.Attali (ce qui précède résume qq entretiens du mr).

        En passant, une question. Si un produit est noté AAA, ses rendements vont augmenter. Et inversement. Dans quelle mesure ces agences n’amplifient pas voire ne créent pas ce qu’elles annoncent? Prennent elles seulement leur propre influence en compte?

      2. Avez vous vu la vidéo de « la dernière enquête de Columbo »? je vous suggère de la visionner ; elle est …formidable.
        Elle se trouve encore sur AGORAVOX.
        le coupable pour Columbo c’est KEYNES et non HAYEK; mais pour cela il faut suivre l’enquête; Il est sûr que cette mise en scène n’est pas du niveau de ce blog, que j’apprécie au combien au demeurant.
        Néanmoins en ces temps de disette intellectuelle, cette vidéo vaut le détour. Revenez nous la commenter, je suis preneuse.

    1. Et de protectionnisme : tant que l’on ne maîtrise pas le flux des marchandises importées , l’Europe prendra la tasse car il est impossible de lutter contre les pays à bas coût sauf à s’aligner sur leur critères sociaux : retour de l’esclavage .
      Le protectionnisme est un moyen de réindustrialiser un pays et de rétablir la balance commerciale .
      Puis quand le rattrapage est effectué alors on peut ouvrir davantage les frontières .

      1. Oui, Boson tu as raison, ce n’est pas seulement la spéculation qu’il faut contrôler, en taxant les flux finnaciers et en prenant le contrôle des banques, il faut lourdement taxer les produits en provenance des pays émergeants (dont la chine), aux frontières de l’Europe, il n’est pas normal que l’union européenne ait éliminé les droits de douane avec ce pays, alors même que la Chine taxe lourdement les produits occidentaux à l’importation!!!, qui plus est avec une monnaie le yuan sou-évaluée, et les institutions europénnes, qui ne se gênent pas pour faire la leçon aux pays membres, ne protège même pas ses industries.
        On peut même douter fortement, que l’idée d’un protectionnisme européen ( que fait-on avec les nouveaux entrants?) puisse se mettre en place un jour vue la cacophomie qui rèene entre les Etats. Et que des violations inadmissibles de la souveraineté de la part de la troïka (FMI, CE, BCE) sur les pays mis sous tutelle (comme la Grèce). Faudra-t-il que la France et d’autres pays se posent sérieusement l’option de quitter l’unin Europénne!!.

      2. Le chomage est l’actualité du jour .
        croissance émergents (Chine,inde,Bresil,..) 5 à 10%
        croissance Europe : 1% avec inclus l’Allemagne qui est l’exception qui confirme la règle.

        Pour relancer un débat

        Il faut protéger le travail contre les délocalisations, par Maurice Allais, prix Nobel d’économie
        Contreinfo :16 janvier 2010

        « Tout libéraliser amène les pires désordres », constate le prix Nobel d’économie Maurice Allais, qui se définit comme « libéral et socialiste », préoccupé à la fois par « l’efficacité de la production » et de « l’équité de la redistribution des richesses ». Il est « fou d’avoir supprimé les protections douanières aux frontières », tonne-t-il, car le commerce international est un moyen et non une fin en soi : le « chômage résulte des délocalisations, elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaires… À partir de ce constat, ce qu’il faut entreprendre en devient tellement évident ! Il est indispensable de rétablir une légitime protection. » Déplorant la quasi unanimité en faveur de la mondialisation qui prévalait avant la crise, Maurice Allais dénonce « un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent », et rappelle que malgré ses demandes répétées, les médias ont toujours refusé de donner la parole au seul Nobel d’économie français.

        http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2956

      3. Il faudrait aussi et surtout rétablir le contrôle des mouvements de capitaux, interdire la cotation en continu, [voire carrément fermer les bourses :-)…

    2. Il manque toujours quelquechose…mais le problème ailleurs, dans cette proposition:

      Ceci implique, bien entendu, des avancées institutionnelles combinant le passage de l’actuel budget « croupion » (de l’ordre de 1 % du PIB européen !) de l’Europe à un budget digne de ce nom

      Le budget européen est géré par les bourgeoisies européennes.
      L’augmenter ne changera rien.
      Les mêmes bourgeoisies continueront à l’utiliser pour le même objectif:
      créer les meilleures conditions pour l’accumulation du capital,
      avec tous les moyens qu’impose la situation.
      En l’occurence, dans la crise qui commence: la régression sociale,
      la répression, même la plus sauvage.
      Bref: la barbarie qui accompagne nécessairement l’agonie du capital.
      La seule solution, c’est l’euthanasie de la bête malade,
      condition indispensable de la démocratie réelle.
      Reste quelques petites années pour organiser le soulèvement.

      1. L’Union Européenne telle qu’elle existe a amplement démontré qu’elle était indécrotablement libérale, et irréformable. Mieux vaut dissoudre cette saleté et rebâtir une autre union au service des peuples. Mais pour cela, il faut d’abord que les-dits peuples se soulèvent et reconquièrent leur souveraineté et leur liberté.

        Je n’aurais jamais cru, il y a quelques années, devoir en venir à cette conclusion, Européen convaincu que j’étais [et suis encore].

  3. On rencontre souvent l’argumentation concernant ces « grandes nouveautés historiques » ainsi que leur effroyable conséquence :
    « la hausse du prix du pétrole, la hausse du prix du gaz naturel, le passage à une économie basée sur les énergies renouvelables, le démantèlement des centrales nucléaires, le stockage des déchets nucléaires, le raz-de-marée des vieux, le vieillissement de la population, l’arrivée de millions de personnes âgées qu’il faudra loger, nourrir, soigner, l’explosion du coût des dépenses de santé, etc, etc. (liste non exhaustive).
    A cause de ces « grandes nouveautés historiques », la France ne respectera pas la règle d’or. »

    L’énergie, la santé, la démographie… on trouve là presque une caricature des sujets qui ont exacerbé les peurs séculaires du progrès chez les humains.
    Ainsi, au dix-neuvième siècle, le plus proche dont on puisse parler avec recul:
    – pour l’énergie, l’avènement de la machine à vapeur faisait déjà craindre à la fois le chômage généralisé dû à l’accroissement de la productivité industrielle (comme pour l’informatique), la gravité des accidents ferroviaires (comme pour le nucléaire), et les dangers pour l’homme (qui ne pourrait respirer correctement au-delà de quarante kilomètres/heures), etc.
    – pour la santé, la diabolique découverte du chimiste Pasteur (qui avait le tort de ne pas être médecin) était pour les bien pensants un défi à l’équilibre naturel de la survie du plus apte parmi les agressions microbiennes qui accompagnent la vie depuis son apparition sur terre. Que ferait-on de tous ces survivants imprévus?
    – pour la démographie, les écrits de Malthus furent d’une influence encore plus grande sur son temps. Sociologues, politiques, philosophes considéraient presque tous comme acquis qu’on ne saurait nourrir la terre au-delà du nombre d’habitants atteint à cette époque et les exemples de famine étaient cités comme preuve d’un point de non retour…

    Aujourd’hui, on retient du dix-neuvième siècle qu’il fut l’un des plus inventifs de l’histoire, en sciences (naissance de l’électrodynamique de Maxwell pour domestiquer l’électricité, de la thermodynamique de Boltzmann pour la chaleur) tout comme en technologie (que ferait-on sans moteurs thermiques et/ou électriques?).
    Tout au long de l’histoire, ce ne sont jamais les facteurs techniques de notre évolution qui ont posé problème, mais les facteurs politiques et sociologiques qui ont amené crises et guerres en raison des égoismes et des rivalités d’intérêts entre nations et/ou classes sociales…

    Dois-je continuer pour montrer l’inanité qu’il y a à renouveler cette confusion, à l’endroit insignifiant de… « la règle d’or budgétaire » ?
    S’il est une cause socio-politique aux déséquilibres actuels, c’est bien la mondialisation et sa globalisation financière qui, loin de hisser le tiers monde émergeant vers nos acquis sociaux, sont utilisées par une oligarchie pour les mettre à bas chez nous afin d’augmenter leurs profits!
    D’où croit-on que vienne la concomitance des difficultés à maintenir nos budgets, nos régimes sociaux et services publics, et celle de la mise en concurrence avec cette partie de l’humanité qui en est démunie… sinon de la volonté des « ínvestisseurs » pour le plus grand bonheur des bénéficiaires ?

    Introduire aujourd’hui chez les travailleurs l’idée d’une austérité nécessaire au lieu de contribuer à remédier à un état de fait patent, cela rappelle inévitablement aux aînés la célèbre blague de Fernand Raynaud: à son employé qui souffre d’une précarité croissante, le patron répond: « venez me trouver Lundi, je vous expliquerai comment on peut vivre pour moins cher! »

    1. coluche aussi disait « Écrivez nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer »

    2. Sur l’interaction technique / humanité (/histoire / politique), je retiendrais plutôt l’approche de Bernard Stiegler : c’est notre relation aux « supports de mémoire » ( « hypomnemata » en jargon) qui conduit à des crises qu’il faut ensuite dépasser. Dans un premier temps nous nous adaptons aux techniques d’information (imprimerie, télévision, internet), puis, si tout va bien, nous évitons leur côté désublimant, et nous les adoptons.
      Désublimation = manque de soin, perte de savoir-faire.

      La technique n°1 qu’on se transmet , c’est tout simplement la langue. C’est pourquoi le cas des sophistes retient l’attention de Stiegler comme emblématique. Quand la langue fut amené à un niveau de complexité par son contenu « asymétrique » (cf Jorion), ouvrant une capacité à raisonner réellement hors de la sphère précédente du langage (artisano-religieuse, disons), vers une sphère de logique, une réelle brèche s’ouvrit, que Socrate montra, mais qu’aussitôt les sophistes détournèrent comme la télé aujourd’hui a détourné l’idée pas malsaine au départ d’être informé par voie visuelle à distance, et devient le lieu de mise en scène des viscères mêmes de la société, donc pas beau à voir (l’épisode de l’élection de 2007 fut un sommet de politique spectacle de tout côté, sommet dont on s’est à peine remis: attendez Carla à la maternité).

      Dans ce cadre (il faut certes se taper le jargon Stieglerien pour accéder aux perles, notamment sa version de la prolétarisation, de l’énergie libidinale, etc. ), on ne découple pas vraiment les grandes nouveautés historiques. On raconte l’histoire de l’humanité comme suite de « redoublements » permettant de passer de stade d’adaptation (subie) à celui d’adoption (où la technique est réintégrée dans le savoir-faire/savoir-vivre de tous, comme la lecture aujourd’hui, euh hier faudra-t-il dire). Cela peut échouer et les civilisations se diluer, mais le rebond de la civilisation occidentale (souligné par Jean Gimpel par exemple) entre antiquité et renaissance/révolution industrielle, fournit matière à réflexion sur le « redoublement », et il est vrai qu’on se fait une idée sans doute pas très juste du moyen-âge, par exemple de l’architecture des villes, avec un boxon autour de la cathédrale, ce que R.Sennett explique par des visions auxquelles notre entendement quasiment se refuse aujourd’hui (ordre associé à la seule maison de Dieu, … dans « La Conscience de l’oeil »).
      C’est tout pour le volet « révolution technique » et je m’arrête là.

    3. Vous oubliez que machines et carburant ça n’est pas la même chose ….
      Une machine ça n’est pas de l’énergie, ça en utilise, et l’énergie ça ne s’invente pas, ça se récupère

      1. L’énergie n’est pas un problème. Entre le soleil, le vent, la géothermie, les marées… on trouve bien l’argent pour les armées… ou on ne parle jamais de déficit.

      2. @Chesnes
        Je ne dirais pas que l’énergie n’est pas un problème, d’ailleurs il me semble que vous voulez dire que la production d’énergie n’est pas un problème et je suis entièrement d’accord là-dessus. Le problème, il est toujours le même : si le vent est gratuit, si le soleil, les marées, les vagues, la chaleur de la Terre etc sont gratuits, le problème est : où vont aller les bénéfices, bénéfices d’autant plus plantureux que toutes ces ressources sont, justement, gratuites (contrairement au pétrole, à l’uranium etc), et que le seul effort (qui est un coût, tout le monde est d’accord là-dessus) consiste, à peu près, à « se baisser » pour les ramasser…

    4. Bonjour,

      Citation 1 :
      « Ainsi, au dix-neuvième siècle, le plus proche dont on puisse parler avec recul:
      – pour l’énergie, l’avènement de la machine à vapeur faisait déjà craindre à la fois le chômage généralisé dû à l’accroissement de la productivité industrielle (comme pour l’informatique), la gravité des accidents ferroviaires (comme pour le nucléaire), et les dangers pour l’homme (qui ne pourrait respirer correctement au-delà de quarante kilomètres/heures), etc. »

      Ces craintes, maladroitement exprimées par des gens n’ayant pas eu la chance d’être longtemps allés à l’école, sont en train d’être réalisées sous vos yeux, mais vous ne le voyez pas, finalement aussi ignorant en la matière que les personnes que vous fustigez.

      La planète est exhangue, ses habitants également :
      Emballement climatique (« Ah, ils vont finir par nous détraquer le temps ! »), Dépassement des capacités d’absorption écologique de la terre (« on est trop nombreux ! »), pas à cause du nombre, mais de l’empreinte écologique/ hb qui explose, épée de Damoclès nucléaire (un 747 sur la Hague et c’est l’Europe entière qui est inhabitable (« le progrès tuera l’homme ») etc.

      En fait, nombre de ces « simples » faisaient preuve d’un bon sens intuitif qui fait cruellement défaut à nos « élites » gâvées d’économisme et de matérialime simpliste.

      Ca ne veut pas dire que leur monde, dur, un peu figé, ne devait pas évoluer. Mais pas comme ça, Pas faire passer la technique au service de l’hyperproduction, donc l’hyperrichesse de ses promoteurs, pour la technique au service du progrès social. Pas aliéner ces gens de peu au matérialisme désespérant, pour l’immense profit du dominant.

      Citation 2 :
      « Tout au long de l’histoire, ce ne sont jamais les facteurs techniques de notre évolution qui ont posé problème, mais les facteurs politiques et sociologiques qui ont amené crises et guerres en raison des égoismes et des rivalités d’intérêts entre nations et/ou classes sociales… »

      La technique modèle l’homme parce que nos chimères sont d’abord le fruit de notre vision du monde contextuelle à notre cadre de vie.

      La « crise » (?) ne se résoudra pas par une meilleure pertinence d’analyse économique.
      Elle est écologique, existentielle, philosophique.

      C’est comme si des intellectuels de l’époque féodale cherchaient à résoudre la fin de ce monde avec une démarche féodale.

      Croissance, grand travaux. Vous croyez vraiment que ça suffira ?

      Delphin

      1. Waw !
        J’adore ce genre de débat ! Je suis merveilleusement content de participer à ce blog, dont je trouve la teneur exceptionnelle… Comme quoi, on n’a pas besoin d’avoir « fait économie » pour y écrire des choses intelligentes et sensibles.

        Croissance, grand travaux. Vous croyez vraiment que ça suffira ?

        Non seulement je crois que ça ne suffira pas, mais je suis convaincu que c’est parfaitement inutile, voire nocif. Ce qui « suffira », c’est notre capacité à nous rencontrer, à habiter ensemble (ce qui diminuera le coût de l’habitation, mis à mal par la spéculation), à acheter directement nos denrées alimentaires chez celui qui les produit avec conscience et respect de la nature, etc.

        Hors débat ? Franchement, je ne pense pas. Ne sommes nous pas ici pour réinventer le monde, non pas sur le zinc d’un bistrot, dans des rêves irréalisables, mais très concrètement, dans et au-delà du constat que ce qui a été inventé pour nous comme « modèle » est un échec ?

  4. Jean Pierre, vous dites :

    il est aussi évident qu’il convient de mettre fin à la tyrannie des agences de notation privées et à l’abri de celles-ci les fonds souverains des États

    .
    Entendez vous par là la mise en place d’une interdiction des paris sur les fluctuations de prix et le retour à l’exception de jeu, et surtout la remise à plat de l’ordre monétaire international sur le modèle du bancor de Keynes? déjà longuement détaillés ici. Pourquoi ne pas être plus précis sur ces points?
    Quitte à faire un rapprochement historique avec les années 30 pourquoi ne pas mentionner le nouvel ordre monétaire sur lequel cette période a débouché après la deuxième guerre mondiale?

    1. Alors, en principe, comme le gouvernement actuel est conseillé par les plus riches, le Delaware devrait être mis en concurrence avec la Suisse.
      Avec penchant certain pour le Delaware, bien sûr…

    2. Un moyen de preuve obtenu illégalement n’est pas valable et s’en servir est constitutif de recel (de vol de données par exemple).

      Bref concrètement :
      – oups Monsieur Alexandre est sur la liste !
      – il sera convoqué pour un entretien avec les services fiscaux ou la douane (non contraignant)
      – s’il a la mauvaise idée d’y aller, il subira la pression et le coup de bluff afin de lui faire signer un document dans lequel il reconnaît les faits
      – s’il ne reconnaît rien…ça se complique … contrôle fiscal (ECSFP dans le jargon)…
      – MAIS des pays comme la Suisse ne répondent pas aux demandes de notre belle administration fiscale (secret bancaire)
      – EPILOGUE : Julien Alexandre coule des jours heureux, ayant planqué l’essentiel de son patrimoine là ou l’œil inquisiteur de l’administration ne peut l’atteindre.

      HSBC veut rassurer ses clients par son action devant le CE, c’est uniquement marketing et psychologie de la clientèle.

      1. non!! c’est « DIVERSION »…au boulot les gens ne parlent « presque » que de ça aujourd’hui (l’autre sujet étant…DSK…sic)…et pas des vrais problèmes.

  5. Tout d’abord, passer au plus vite à la mutualisation de la dette européenne qui, agrégée, apparaît supportable, en tout cas, nettement inférieure à celles des États-Unis et du Japon

    Il me semble que ces 2 pays ne soient pas des références, donc se comparer à eux me semble une mauvaise idée et surtout dangereux.

    La situation est certes mauvaise, mais cela fait presque 40 ans que l’on a pas construit un budget équilibré, du coup la « règle d’or » est une nouveauté, alors que c’est bien le principe de base dans la gestion d’un budget, le construire équilibré.

    On peut concevoir un endettement, dans des cas particulier mais en aucun cas dans la conduite normal des choses.
    Alors certes oui ça ralenti la croissance, mais en allant plus vite on va ou? on fait une course? avec qui? Pourquoi?
    Tant que l’on posera les choses en terme de compétition, de toujours plus, la nature humaine trichera, mentira et cherchera à rabaisser les autres pour être devant et cela quelques soit les règlements.

    Après l’être humain a besoin d’un moteur, et la compétition en est un, c’est le plus facile à mettre en œuvre et malheureusement on sait ou cela nous mène, suffit de regarder l’histoire…
    Mais on est toujours la!

    1. A Alphonse.
      Une réponse en plusieurs points :
      – La référence aux 2 pays est faite parce que ce sont des pays industrialisés dont la dimension économique (les deux seuls en fait) est comparable à celle de l’Union européenne.
      – Il faut regarder le niveau de la dette consolidée de l’ensemble de l’Union. Or la situation de cet ensemble est, en fait, très raisonnable (je n’ai pas le chiffre ici). On ne peut pas dire qu’elle est mauvaise.
      – Au niveau d’un pays, a fortiori, au niveau d’un ensemble de pays, cela n’a aucun sens de dire que le budget doit être systématiquement équilibré. Ce n’est pas une épicerie. La situation souhaitable du budget dépend de la situation économique générale du pays (ou de l’ensemble) et du contexte économique environnant. En 2008, il était souhaitable de construire des budgets en déficit pour éviter une dépression générale. On ne peut donc pas se lier les mains à l’avance par une règle rigide.
      – Ce qui est vrai au niveau de l’ensemble, l’est aussi à l’intérieur de celui-ci. Compte tenu de la variété des situations des pays de l’Europe, il est chimérique de vouloir construire une Europe où tous les budgets seraient équilibrés à la fois et en même temps. C’est pourquoi, il faut laisser de la souplesse et prévoir la possibilité de transferts de pays excédentaires vers des pays déficitaires.
      – Enfin; il ne s’agit pas tellement de croissance que, plus trivialement, de soutien de l’économie. Il fait bien voir qu’un programme d’austérité, s’il n’est pas compensé par ailleurs, a toutes chances de diminuer le PIB. Et, qui dit diminution du PIB, dit diminution des recettes publiques tirées de l’activité économique, donc manque à gagner pour équilibrer le budget.

      1. En 2008, il était souhaitable de construire des budgets en déficit pour éviter une dépression générale.

        Est-ce une solution de reculer l’échéance, si cela ne s’est pas produit en 2008, 2011est-il un meilleur moment?

        On ne peut donc pas se lier les mains à l’avance par une règle rigide.

        Si on ne le fait pas alors on se laisse la liberté de modifier les règles en permanence, est-ce une meilleur solution, je n’en suis pas si sur, ca rajoute de la confusion et une perte de confiance dans les dirigeants, qui au final ne sont plus crédible au yeux de leur peuple.

        Ce n’est pas une épicerie.

        On serait plutôt un ensemble de magasin dans le même centre commercial.

        Il fait bien voir qu’un programme d’austérité, s’il n’est pas compensé par ailleurs, a toutes chances de diminuer le PIB. Et, qui dit diminution du PIB, dit diminution des recettes publiques tirées de l’activité économique, donc manque à gagner pour équilibrer le budget.

        Sauf a ne pas surévaluer les recettes de l’économie et à plutôt les minorer à la construction du budget. Par contre ca paraitra moins ambitieux, mais vaut-il mieux un budget plus faible avec des bonne surprise, ou un budget ambitieux que l’on ne tient pas par manque de réalisme.

  6. La soi-disante règle d’or est bien une règle de plomb.
    Deux tiers de l’accroissement de la dette publique depuis 2002 (droite) sont dûs aux cadeaux fiscaux aux riches et la majorité de cette augmentation s’est réalisée quand N.S. était aux responsabilités.
    L’année qui vient sera celle de la Grande Bifurcation.
    Soit on tourne à Droite. L’objectif caché est alors la suppression progressive du salaire différé (retraites, santé…) et des services publics. Mr Lévy de Publicis et la PDG de l’IFOP et du MEDEF , Me Parizot ont déjà annoncé partiellement la couleur: privatisation tout azimuth et exclusion de ceux qui ne pourront pas payer.

    Soit on tourne à Gauche. L’objectif est alors le maintien des services sociaux, le progrès économique, écologique et une plus grande équité sociale.

    1. Le probleme gauche ou droite , il n’y a plus de sous dans la caisse, demandez a une maman comment elle fait , elle met tout le monde aux pâtes, pas aux artichauts comme disait Coluche c’est un plat de pauvre il y en a plus dans l’asiette après qu’avant, mais l’artichaut est devenu cher. Il faut bien que nos bons Messieurs Mulliez et consort gagnent leur vie

      1. Oui il n’y a plus de sous dans la caisse, parce que des petits malins de droite et de malheureux socio-démocrates l’ont vidée (niches fiscales, bouclier fiscal, exonérations de charge, abaissement des taux d’imposition de l’impôt sur le revenu,…). Résultat : de moins en moins d’argent dans les caisses, mais de plus en plus d’efforts demandés aux classes populaires et aux classes moyennes.
        Taxer les revenus du capital à la hauteur de ceux du travail rapporterait 100 milliards d’€ par an. La dette, en estimant qu’on doit la payer en l’état, c’est 50 milliards par an ( intérêts + capital). Le budget de l’Etat, c’est 270 milliards, en constante diminution depuis des années alors que le PIB est de 1950 milliards d’€, en constante augmentation (jusqu’à maintenant, cf. les mesures d’austérité présentées hier et ce que la même logique a donné en Grèce ces derniers mois). On supprime des services publics pour payer la dette ! Les services publics, c’est la seule richesse de ceux qui n’ont rien.

      2. @Jacques
        « Le probleme gauche ou droite , il n’y a plus de sous dans la caisse »
        Les administrations publiques en France gèrent et ou redistribuent environ 45% du PIB. Il y a encore de l’argent dans les caisses. Le problème est quels groupes sociaux doivent payer davantage ( ceux qui vivent de leur travail présent et passé) ou les autres? Et quels sont les choix de dépense publique les plus judicieux hors ceux déjà affectés dans les domaines économique, social, écologique?

  7. Bonjour,

    Il me semble qu’il y’à une incohérence dans ce que vous écrivez : « En ce qui concerne l’Europe, et plus particulièrement la Zone Euro, ce soutien ne peut venir, dans la plupart des cas, des pays eux-mêmes plombés par l’ampleur de leurs dettes et la rémanence de leurs déficits. Ceci est particulièrement évident dans le cas des pays de la périphérie méridionale (Grèce, Espagne, Portugal), mais aussi, non seulement de l’Italie, mais de la France. L’initiative ne peut donc être menée que dans le cadre d’une action au niveau de l’Europe tout entière »

    Si Grèce , Espagne, Portugal, Italie et France ne peuvent soutenir l’activité, je ne vois pas très bien quel pays de la zone Euro peut le faire si ce n’est l’Allemagne….. qui n’en a pas du tout envie car elle se retrouve seule à financer les autres. Après tout la zone Euro n’est que la somme des pays qui la composent…

    1. A Pascal.
      C’est pourquoi, je propose que l’on passe à un plan de soutien de l’activité économique au niveau européen (il n’est pas question de laisser à l’Allemagne seule, ou accompagnée d’un ou deux autres pays, le soin de le faire). Mais cela suppose de passer à une autre dimension dans la construction de l’Union : un budget européen disposant de ressources propres (la taxe carbone ou la taxe sur les opérations financières, par exemple) et donc capable de financer des grands travaux et autres investissements et un système d’euro-bonds permettant de collecter des ressources d’épargne en provenance du secteur privé. En un mot, plus de fédéralisme.

      1. encore une taxe à la consommation, la taxe carbone, et une taxe qui quoiqu’il arrive, arrivera en bout de ligne, facturée sur le quidam
        le bugdet de l’Europe est déjà principalement prélevé de la TVA, et les seules propositions de recettes possibles seraient des taxes ?
        pourquoi ne pas déclaré tout de suite, un impôt sur le sel, un impôt sur l’eau, un impôt sur l’air ?
        au moins ça sera clair, retour aux péages, gabelles et tailles, vive la fiscalité de l’ancien régime !

      2. Je me suis mal expliqué : Je ne vois pas comment l’Europe aura plus de moyens que la somme des pays européens qui la composent. Ce « budget européen » ne va pas arriver de nulle part, il sera bien issus d’une « taxe » quelconque. En bref, je ne vois là qu’un système de vases communicants : les moyens européens vont venir amputer les moyens nationaux. Et comme vous le dites, la plupart des pays sont incapables de fournir cet effort financier. Pour moi, l’Europe est dans l’impasse. Et les Euro-bonds n’y changeront pas grand chose si ce n’est en terme de confiance vis à vis des marchés financiers ce qui n’est déjà pas rien.

  8. EXTRAIT DU CADTM :
    … »Que faire ?

    Ce n’est pas ici le lieu d’énoncer l’intégralité d’un programme qui passerait en revue toutes les mesures nécessaires, certaines qui découlent directement de la situation actuelle, d’autres qui en sont la conséquence logique, d’autres encore qui s’attaquent au système capitaliste dans ce qu’il a de plus fondamental. Cela serait utile, mais le feu est à la maison et il faut mettre en œuvre l’indispensable quitte à ce que, à partir de là, d’autres voies soient ouvertes sur un autre horizon. Il faut – priorité des priorités – éteindre l’incendie de la dette. Il faut – geste de survie – maîtriser la finance, l’empêcher de nuire, une bonne fois pour toutes. Il faut – préparation de l’avenir – jeter les bases d’un redémarrage, de façon à assurer l’emploi.

    L’urgence absolue est de faire face au problème de la dette publique. Trois points sont essentiels :
    1) quel que soit le pays, il faut décréter un moratoire sur la dette existante et la soumettre à un audit, pour porter un jugement circonstancié et déterminer quelles dettes seront remboursées et quelles ne le seront pas. Une partie substantielle de la dette, cela est clair, devra être répudiée. Le reste sera soumis à restructuration : rééchelonnement, réduction, plafonnement, etc.
    2) réformer dans les plus brefs délais les statuts de la BCE, pour permettre le financement monétaire du déficit public (achat par la BCE des titres de la dette publique lors de leur émission). La BCE procède déjà à des achats de tels titres, mais il s’agit surtout du « marché de l’occasion », où les titres achetés par les banques sont revendus. Ce qui permet aux banques, tout à la fois, d’exiger une prime de risque lors de l’achat du titre et d’être assurées ensuite de pouvoir le revendre. Le financement monétaire du déficit enlèverait son pouvoir de chantage à la finance.
    3) En matière de déficit public, il faut redresser la situation, surtout s’il faut renoncer aux fonds fournis par les marchés. Une réforme fiscale d’ampleur s’impose, pour revenir sur les avantages consentis aux patrons et taxer fortement les hauts revenus, les profits des sociétés et les patrimoines des riches.

    La crise l’a montré de façon éclatante…. et désastreuse : il faut ligoter la finance. Ce qui, outre l’interdiction de la titrisation des créances et des fonds spéculatifs, implique la levée du secret bancaire, la chasse aux paradis fiscaux et la constitution d’un grand pôle bancaire public, par nationalisation d’un nombre significatif de banques en position dominante. L’appareil bancaire doit être soumis à un contrôle sévère, la séparation entre banque de dépôts et banques d’affaires restaurée. Il faut taxer les transactions financières, instaurer le contrôle du mouvement des capitaux. Il faut interdire les ventes à découvert, qui permettent la spéculation sur titres. Il faut aussi placer les Bourses en position subordonnée, ce que nous pouvons obtenir par une taxation renforcée des plus-values, l’introduction d’un délai entre l’achat et la revente des actions ou carrément la non cessibilité des titres émis. Il faut enfin mettre les banques centrales et toutes les institutions financières sous le strict contrôle des pouvoirs publics.

    Si l’on ne veut pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets, il faut rompre avec le modèle de la mondialisation libérale. … »
    http://www.cadtm.org/Crise-l-heure-de-verite

    1. Il y a un parti politique / homme politique qui est prêt à faire cela : Le Front de Gauche / Jean-Luc Mélenchon.

    2. extrait ( et fin) de l’article cité ci-dessus :

      … »Si l’on ne veut pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets, il faut rompre avec le modèle de la mondialisation libérale. Ce qui suppose bien des choses qu’on ne peut développer ici, qu’il s’agisse du droit de propriété de l’entreprise, d’une autre mondialisation (et d’une autre Europe), du périmètre des biens communs ou encore de la crise écologique. Mais l’indispensable, le socle à partir duquel bâtir, c’est un nouveau rapport salarial. En effet, il faut un nouveau partage de la valeur ajoutée, radicalement différent de l’actuel, pour assurer les bases d’un autre développement. Il faut aussi stabiliser le marché du travail, en rétablissant la prépondérance des CDI, en confinant les diverses formes du travail précaire, en encadrant strictement les licenciements. Il faut garantir les acquis sociaux, en finir avec les politiques d’austérité, reconstituer des services publics dignes de ce nom.

      Voilà le plus urgent. L’accomplir serait déjà énorme, mais s’en tenir là serait illogique. Ne voit-on pas que derrière tel ou tel « excès » de la finance, il y a l’esprit d’un système, le capitalisme ? Ne voit-on pas que, derrière la mondialisation libérale, il y a encore et à nouveau les exigences d’un système, le capitalisme ? La crise actuelle a déjà suscité d’immenses souffrances dans le monde. Ses nouveaux développements sont, de ce point de vue, terriblement menaçants. Il est temps de tirer un trait, il est temps de changer d’horizon.

      Achevé de rédiger le 7/08/2011. »

  9. Vous avez raison. mais on ne peut pas tout mettre dans un texte : il risque de perdre de sa force si l’on multiplie les sujets. Mais il est évident que la crise actuelle ne pourra pas être surmontée sans une réforme profonde (on pourrait dire : révolution) de la fiscalité dans le sens de plus de justice sociale et, en même temps, de plus d’efficacité. A cet égard, la « taxation des plus riches » qui vient d’être décidée, si elle va dans le bon sens, apparaît comme un épiphénomène !

    1. Un épiphénomène? Un contre-feu plutôt.
      Allez, à combien fixe-t-on le RMA (revenu maximal admissible) ? Voilà une question qu’elle est bonne…
      Je me lance: puisque le minimum vital est de 1.000 E par mois, puisque le revenu médian tourne autour de 1.500 E/mois, puisque les économistes libéraux les plus libéraux des USA estimaient il y a 50 ans (avant l’ère de l’avidité sans limites) qu’un patron ne devait pas gagner plus de 20 à 30 fois ce que gagnaient ses ouvriers de base, disons qu’avoir des revenus supérieurs à 20.000 E/mois soit 240.000 E/an est indécent et justifie une confiscation de ce qui excède. Et tout le temps, pas seulement en temps de crise, évidement.
      Faudrait voir sur le calculateur de Thomas Piketty combien cela rapporterait à l’Etat.

      1. « épiphénomène »
        Ou coup de vaseline pour faire passer la prolongation du programme de destruction sociale…

        @Alain A
        Marchais, sors de ce corps 😉
        http://www.dailymotion.com/video/xdkg99_marchais-pcf-elkabbach-et-alain-duh_news

        Sur l’idée que les rentes et revenus financiers étaient considérés par les économistes classiques comme un prélèvement sur la production collective :
        Why America Had A 90% Income Tax – Michael Hudson
        NB une mesure en «aval» (sans chercher à comprendre, à changer les rapports de forces)

        @ nouxolène
        Se désendetter, par exemple.

        « Ne serait-il pas plus simple que ces sommes dont M. AAA dispose en trop par rapport à ses besoins, et qu’il peut prêter à l’État, l’État les perçoivent plutôt sous forme d’impôt ? Il y aurait là un double avantage : la dette publique serait diminuée du montant de cette somme, et il n’y aurait aucun versement d’intérêts, aucune charge de la dette attachée aux emprunts qui auraient dû être émis à la place. » Paul Jorion, Le capitalisme à l’agonie, Fayard (2011), p. 100

  10. BOURSORAMA
    13:51 Sarkozy: la Chine a un « rôle majeur » au G20 pour relancer l’économie : si ils nous relancent encore une fois ,on est mort
    16:00 Warren Buffett investit 5 milliards de dollars dans Bank of America Eh ben pourquoi pas
    Je pleurs lol mdr etc

    1. je ne sais pas mais notre Sarko investit dans l’aventure militaire, et une aventure militaire en Côte d’Ivoire, et une aventure militaire en Lybie,
      et dans le vent médiatique, se pressent le chucotement de la promotion d’un petit goût de revient y, l’aventure militaire, bien emballée, papier cadeau, ruban à fleur, c’est tellement généreux, bon et tellement gentil, bien, c’est un bel et bon investissement, alors pourquoi s’en priver
      pour ma part, je n’aime pas ces aventures militaires, je préfèrerais d’autres investissements faits de cet argent-là

      1. déjà à l’époque de louis XVI il y avait financement des armées américaines contre les anglais , malgré un déficits énorme du budget français , c’est étonnant comme l’histoire repasse les plats

  11. Ces solutions ne résolvent rien.
    Un enfant peut comprendre que le système « libéral » n’accorde véritablement de liberté qu’en proportion des sommes monétaires que chacun peut manipuler, bien peu pour les pauvres beaucoup plus pour les très riches, et un maximum pour ceux occupant des positions financières névralgiques.
    Dans nos fausses démocraties, c’est une politique tournée résolument vers la diminution de la liberté financière qui rééquilibrera la société.

    1. @ Wildleech,

      C’ est bien en substance ce qui est proposé dans le texte mis en ligne par Morvandieu, texte que je cautionne ; à une dictature il faut opposer une contre-dictature. Bref, quand il faut il faut comme on dit.

  12. En dernier lieu, il est aussi évident qu’il convient de mettre fin à la tyrannie des agences de notation privées et à l’abri de celles-ci les fonds souverains des États

    Mais la tyrannie des agences de notation privées est directement issue du rôle qu’on leur a donné dans la réglementation bancaire (Bâle II). Et ce rôle primordial, c’est le régulateur qui leur a donné!

  13. Tiens, un keynésien, souche européenne…

    Que faudrait-il faire ?

    Mais rien. Pourquoi s’acharner ?

    Et surtout, la bonne question serait *pourquoi* faire quelque chose, le but, non le moyen.

  14. Bonjour,

    Je ne pensais sincèrement pas trouver dans ce blog que je considère de qualité une intervention aussi conventionnelle sur la manière de sortir du problème d’endettement voire de surendettement excessif de nos sphères publiques et privés occidentales….
    Ce que M. Pagé propose c’est la « croissance, croissance, croissance…. » tel un mantra semblable à celui sur l’Europe à l’épaoque du « cabri » bondissant de feu le général de Gaulle. Il est indéniable que le centre de gravité économique est en train de se déplacer de notre monde occidental vers certains pays dits encore « émergents » et que la prédominance actuelle du secteur financier accèlere de manière vertigineuse.
    Pourquoi vouloir ajouter une structure d’endettement à nos actuels endettements faramineux ? Pourquoi laisser des technostructures politiques décider de l’architecture financière, fiscale, voire économique de l’union européenne sans passer par des consultations citoyennes et démocratiques?
    Sommes nous devenus totalement lobotomisés pour ne pas prendre des décisions majeures concernant nos obligations envers les générations futures? Je ne le pense pas.
    Alors épargnez nous la propagande pseudo-keynésienne de la relance et laissons la bulle du crédit se dégonfler, les créances faire défaut et arrêter cette fuite en avant

    1. Encore une fois, il ne s’agit pas de crier « croissance, croissance…. », mais simplement de soutenir l’activité économique en vue d’éviter la grande dépression comme au cours des années 30.
      Il ne s’agit pas, non plus, de rajputer de l’endettement à l’endettement, mais de mobiliser l’épargne privée abondante qui existe en Europe (mais pas aux Etats-Unis) par les euro-bonds.

      1. Les gouvernements occidentaux organisent méthodiquement depuis plus de trente ans la faillite de leurs états. Ils pourraient donc simplement retourner aux niveaux de contribution des années 80 pour améliorer leur solvabilité. D’autant plus que nous empruntons l’argent que nos gouvernements ont décidé de ne plus collecter auprès de ceux qui ont bénéficié de ces allégements d’impôts.

        Nous pourrions également imaginer que le problème de la dette souveraine n’en est pas un. Si les agences de notation estiment que les titres de tel ou tel pays sont des titres pourris et qu’ils ne valent plus rien et bien prenons les au mot : ne remboursons plus rien. Messieurs les prêteurs vous avez joué, vous avez perdu.

        L’autre problème majeur auquel nous devons faire face est l’incompétence absolues de nos élites. La classe politique occidentale est dépassée. J’écoutais sur France Inter un de mes anciens professeurs, membre imminent de la vulgate néo-libérale, ânonner son catéchisme et incapable de se rendre compte de la réalité. Ce qui m’est venu à l’esprit, c’est « comment allons nous nous débarrasser de ces types? » Malheureusement, je ne connais pas la solution.

      2. Faites comme à Detroit (Michigan): commencez à planter, partout; bas cotés, terrepleins, jardins, parcs…
        Vous ne me croyez pas..? Pas grave.
        A plus tard… :-/

    2. @jjdi
      L’invité de ce jour ne veut pas revenir aux années 30; il propose donc de passer aux années 50-60 sans passer par la case guerre. C’est gentillement keynésien mais complètement décalé historiquement et ne tient aucun compte des enseignements de 35 ans d’écologie politique ni des inégalités encore plus grandes qu’en 29, ni de la mondialisation qui a rendu nos industries manufacturières non compétitives.
      S’il avait bien compris Keynes, notre invité aurait pu deviner que notre économiste britannique, devant la multiplication par près de 10 de la richesse globale des sociétés européennes depuis 1940, aurait conclu qu’il faillait maintenant passer au but de l’existence rendu possible par une économie efficace: l’art, l’esthétique, les amours et autres joies plus humaines que le turbin. Comme les marxistes ont dénaturé le message de Marx après sa mort, les néo-keynésiens dénaturent les propos de leur modèle. Ne faut-il pas trouver les voies de l’avenir en regardant devant soi et pas dans le rétroviseur ?

      Je soupçonne parfois Paul, François et les autres de lancer des billets-pièges pour nous forcer à réagir et, dans ce cas-ci, nous insurger contre une social-démocratie morte depuis 30 ans et qui ne s’en rend même pas compte. Vous avez dit zombie?

      1. Il ne s’agit pas de revenir aux années 50-60 ! On ne refait jamais le même chemin. En 50-60, la mondialisation sous sa forme actuelle n’existait pas ; l’Union Européenne était tout juste embryonnaire. Et la social-démocratie a bon dos. Même si elle s’est quelque peu couchée devant un capitalisme envahissant tout, elle n’est pas morte ! C’était un autre monde. Il s’agit seulement de tirer les leçons des erreurs passées pour ne pas retomber dans les mêmes ornières.

      2. la social-démocratie a bon dos. Même si elle s’est quelque peu couchée devant un capitalisme envahissant tout, elle n’est pas morte !

        Malheureusement, elle ne meurt pas.
        Au contraire, elle se gave à chaque fois qu’elle se couche…
        Et elle ne mourra pas, pas plus ici qu’ailleurs.

        C’est le projet d’alternance à la table du caviar, via les urnes,
        qui permet au capital de perpétuer sa domination.
        Jusqu’au moment ou la vieille corde usée casse…
        Il ne s’agit alors plus d’alternance social-démocrate,
        mais de révolution, de démocratie vraiment!

    3. Bien d’accord avec vous, Alain A.
      On a l’impression que certains veulent à tout prix sauver un système qui montre chaque jour sa perversité.
      Que pensez-vous de la taxation des mutuelles de santé ? Certains ne pourront plus payer de mutuelle, donc se soigneront moins bien, donc mourront plus tôt. La réforme Schröder en Allemagne a eu le même effet. Au début, la presse en a parlé, puis plus rien. Les gens qui ne peuvent plus se soigner correctement meurent en silence.
      En France, demandez aux pharmaciens pourquoi leur chiffre d’affaire a tant baissé : les gens ne prennent plus les médicaments non remboursés, quitte à être plus malades encore, ils ne peuvent pas payer.
      Le système s’attaque aux plus faibles, ménage les plus riches, et certains viennent nous dire :

      essayons de le sauver.

      Je qualifierais cela de non-assistance à personne en danger. Et cette accusation, je la porte à tous ceux sur ce blog qui cherchent le moyen de sauver le système, alors qu’il faut en changer. Si vous prétendez que ce sera pire, lisez attentivement ce que proposent le Front de Gauche et son candidat JL Mélenchon (NB : je ne suis pas adhérent de son parti).

      1. Que pensez-vous de la taxation des mutuelles de santé ?

        le but , totalement pervers, est de mettre à ( court) terme mutuelles et assurances en concurrence,
        les mutuelles se transformant par la force des choses en assurances = système américain, dont on sait, depuis belle lurette, qu’il est le plus cher ( assureurs US = véritable système mafieux ) et le plus inefficace, dans le sens qu’il laisse sur le carreau de trés nombreux groupes humains …

        et que l’idée première de ce système n’est pas le soin, mais le flouze !
        notre système – mixte – avec un système de soins public d’un haut niveau de compétence …etc …a été **acclamé il y a quelques années par le Monde entier ...dans le but évident, non de s’en servir comme modèle, mais de le détruire point par point . Le sous-vers-rien, ses affidés et lobbies y afférant ont été acharnés sur ce coup là !

        **

        Chers amis du monde entier, quand une organisation internationale vous félicite sur un point : alerte rouge ! c’est qu’ils ont une destruction en vue à votre sujet [ nombreux exemples au FMI !

        le but est la privatisation totale du système de soins, dans un but hautement lucratif, pour les assureurs …évidemment, nombre de personnes ne pourront plus se
        soigner !
        avec les franchises diverses, c’est déjà le cas pour les plus bas salaires ( le coût du logement étant si élevé, que même en se serrant la ceinture, c’est tout simplement impossible )

        J’aimerais bien connaitre le regard de feus les socialistes sur ce point : que comptent-ils faire pour stopper le processus ? seront-ils complices jusqu’au bout de cet état de fait !

        rappel :
        avec un salaire de 7000 euro / mois, déjà, il n’est guère difficile de payer des soins lourds ! cela demande juste une petite restriction sur d’autres plans …avec un « minimum vieillesse », ou un smic, cela veut dire qu’on ne se soigne plus, et, ou, qu’on attend trop pour se soigner …

        La mondialisation ultra libérale, telle qu’en elle-même, ne souhaite que le passage forcé d’un maximum d’argent dans les tuyauteries mondiales – pour l’accaparement d’une minorité – pour cela, il s’agit d’aligner tous les Pays sur le moins-disant social (avec textes de lois votées au forcing et sous la pression de lobbies, extrêmement contraignants pour les uns ( les « gueux » = le plus grand nombre ), et extrêmement « coulants » pour les autres : une minorité de pieds nickelés .
        L’ultra-libéralisme mondialisé est une arnaque générale, qui, une fois installée, sera irrémédiable . Elle sera inique, asservissante, anti-démocratique …
        Le discours miellé que l’on nous sert est une escroquerie et une vaste manipulation !
        Le soi-disant  » soft-power  » est d’une violence inouïe pour les populations . Il est aussi peu fraternel que possible. Il va provoquer des désastres .

      2. « la santé ne serait-elle donc plus un produit de première nécessité ? » Avec ce gouvernement, il est clair que la réponse est non ! »

        http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/La-sante-des-francais-principale-victime-du-plan-d-austerite-gouvernemental_a316.html
        extrait:
        … »De son côté, L’Unocam, qui réunit toutes les familles de l’assurance ( mutuelles d’assurance, compagnies, bancassureurs, institutions de prévoyance) intervenant dans le domaine de la santé, on explique clairement l’impact de cette mesure sur les assurés : « (…) Compte tenu de l’ampleur de la hausse, les assureurs n’auront, en effet, pas d’autres choix que de la répercuter sur leurs tarifs (…) Et l’Unocam de préciser : Cette mesure (…) a été prise sans concertation, ni même information préalable et va ainsi renchérir considérablement le coût de la santé, peser sur le pouvoir d’achat des familles et des classes moyennes, et donc constituer pour certains un frein supplémentaire à l’accès aux soins. »

        On notera au passage que la taxation et donc le renchérissement des complémentaires santé est une spécialité du gouvernement puisque : Avec la taxe CMU portée à 6,27% en 2010 et une TSCA (taxe sur les cotisations d’assurance) à 7%, la fiscalité des contrats responsables va atteindre… 13,27% !

        Plus grave, nous dit La Mutualité Française : « (…) La taxation quasi uniforme des garanties complémentaire santé ne permettra plus de valoriser les contrats solidaires et responsables, accentuant ainsi la dérégulation et l’exclusion par la sélection des risques (…) »

        Traduction : En perdant cet avantage fiscal,

        les assureurs et mutualistes vont progressivement se remettre à sélectionner les « bon profils » au travers de questionnaires de santé qui élimineront impitoyablement les plus fragiles d’entre nous. Ceux-ci n’ayant plus, comme seul recours que les urgences des hôpitaux, tout en présentant des pathologies beaucoup plus lourdes !

        voir et revoir d’urgence Sicko, de Mickael Moore ( il semblait exagérer !)

  15. OUCH !!
    Le petit caillou finlandais dans la chaussure …

    Mais n’oublions pas non plus ces semelles de compensation si fines que sont les ‘participations volontaires’ des banques : « Le plan de sauvetage du 21 juillet, d’un montant total de 158 milliards d’euros, prévoit une participation, sur une base volontaire, des créanciers privés. Or, pour l’instant, « une quarantaine de banques en Europe se sont dites intéressées, ce qui est très peu »

    40 …
    C’est quand même bien plus que 16, non ?
    Bon, c’est vrai, en europe, mais bon, on va pas chipoter, non ?
    Ces marchés, vraiment, jamais contents (avec du 45,89% à 2 ans, pas beau, ça ?) …

    1. C’est le nombre qui compte, ou le nominal?

      «  »Nous ne porterons atteinte ni à l’Union européenne, ni à l’euro, ni aux intérêts d’aucun des Etats-membres », a assuré le ministre des affaires européennes et du commerce extérieur finlandais Alexander Stubb. »

      Question : ce n’est pas un peu contradictoire dans les termes…?
      Voire une union uniquement concurrentielle et composées d’intérêts différents (et d’autres communs, j’imagine…)…

      Il me semble parti pour tenter une aufhebung

  16. On peut se demander quel est le réel pouvoir des institutions et des états face à la « mondialisation » c’est-à-dire face à des sociétés à caractère multinational qui, elles, n’ont vraiment pas de patrie !
    On parle en effet de régenter, de régulariser… Mais pour ne prendre qu’un seul exemple, le Parlement européen est régulièrement bafoué par les décisions et ententes d’Etat à état… et ne pèse pas grand chose.
    S’attaquer au pouvoir de la finance revient à vouloir s’attaquer au système capitaliste tout entier.

    1. Tu tombes du ciel, cap’tain Nemo ?
      Faut te réveiller, te s’couer, ça fait belle lurette qu’on le sait.
      On dirait que tu découvre le fil à couper le beurre, et encore le beurre est une image un peu molle.

      1. Je le sais depuis assez longtemps. Mais pas tout le monde, je crois. Notamment les auteurs d’articles qui rêvent encore à un « sursaut de raison » des capitalistes au pouvoir.

  17. Des euro-bonds ? Ouais, bof.

    D’abord, je ne suis pas certain que l' »épargne du secteur privé » soit particulièrement intéressée. Car acheter des euro-obligations reviendrait à acheter de la dette allemande, mais aussi grecque ou espagnole… Ca sent un peu les subprimes tout ça, non ? 🙂
    Par ailleurs le chantier institutionnel et administratif serait absolument énorme puisqu’il faudrait supprimer tous les trésors nationaux, lesquels seraient alors transformés en « caisses locales » avec comme principales ressources celles attribuées par le « Trésor européen » central. Et qui aurait droit à quoi ? Il y aurait également le risque que les politiques budgétaires ne puissent plus être établies par les gouvernements nationaux…

    Une solution simple et radicale ? On restructure la dette ! De préférence celle qui est détenue à l’étranger évidemment via les hedge-funds, fonds de pension etc… patriotisme économique oblige… (Et contrairement à ce qui est parfois avancé, de nouveaux investisseurs seraient rapidement intéressés par de nouvelles émissions de dettes.)
    L’économie de marché est sans pitié. Pourquoi le serions-nous également ?

    1. La situation est fondamentalement différente de celle des subprimes. Les acheteurs US de logement achetaient avec de l’argent « à venir », qu’ils n’avaient pas. Les souscripteurs acheteraient des euro-obligations avec leur épargne. On oublie que, globalement dans le monde, l’Europe est riche. Et l’on peut être certain que les souscripteurs à l’affût de bons placements se précipiteraient sur ces euro-obligations !

      1. c’est les pays d’europe qui prennent un crédit en espérant une croissance à venir… c’est eux qui seront saisis de leurs bien lorsqu’ils ne pourront pas rembourser les créanciers… vous voyez mieux le rapport avec les subprimes, ou toujours pas ?

      2. je dis ça comme ça, mais économiquement, la confiscation du surplus de certaine poche européenne bien trop pleine, me semblerait moins dommageable, que d’un règlement de comptes intra-muros, à l’échelle de l’Europe, et extra-muros …

      3. On reste toujours dans la même logique : les détenteurs privés de capitaux accroitront encore leur capital par la simple magie de la rente; c’est-à-dire qu’ils vont continuer à prospérer en parasitant la société.

        Alors qu’il faut justement rompre avec cette logique, et confisquer les surplus pour les mettre au service de la collectivité!
        Donc pas d’Eurobonds, mais un Revenu Maximum Admissible, des impôts confiscatoires au dessus d’un certain niveau de fortune, etc…
        D’autre part, il faut une remise en cause de la structure actuelle de la propriété des moyens de production. Ce qui ne signifie pas le passage à l’économie planifiée à la soviétique, de sinistre mémoire; il ne faut pas confondre économie de marché et capitalisme : transférer la propriété d’une entreprise à ses employés peut se faire dans le cadre d’un mécanisme de marché – la chose existe déjà, c’est le modèle coopératif, et il fonctionne. Cela reviendrait à démocratiser enfin la sphère de l’économique : les dirigeants des entreprises tiendraient leur pouvoir d’une délégation de la base, tout comme dans le modèle politique démocratique, au lieu d’être des délégués sur terre des dieux capitalistes de l’Olympe.

  18. Bonsoir .
    Comme beaucoup , vous présentez cette « crise » comme ayant des raisons conjecturelles …..ce qui n’est pas prouvé , mais qui arrange beaucoup de monde (Schoot again …It’ s more fun to compeete !)
    Il me semble pourtant (avec pas mal de gens) , que cette « crise » est une conséquence …conséquence induite par une pénurie énergétique .
    Dans l’équation globale , l’intrant énergétique me parait majeur et déterminant de l’économie .
    D’autre part si l’on se place du point de vue de l’occidental et de son modèle économique , on s’aperçoit que ses cartes sont mineures ….Les pays émergents en tant que « masse » consumériste sont nettement plus déterminants pour conjecturer le modèle global ….Le gus qui a quitté son vélo pour aller au champ, pour une mobylette pour rejoindre l’usine , est pret a payer tres cher son litre de carburant …plus cher que nous !
    Une « crise « , par définition est un phénomène extra_ordinaire qui revient a son etat initial …..ce qui ne pourra pas etre le cas ? …. Ce n’est donc pas une crise , mais un délitement ..nous quittons un etat autrefois assez stable …pour un autre qu’il serait opportun de conjecturer afin de limiter la casse l’atterrissage …présenter nos problèmes comme « une crise » est , me semble t il dangereux , car démobilisant et laissant croire a un retour a une abondance disparue ….C’est l’ effet de « collage » qui risque de nous causer des « choses tristes » du point de vue sociétal …

    1. Réponse à Amsterdamois (27/08 à 12h28).
      Tout à fait d’accord avec l’esprit de ce que vous dites dans le dernier § sur la structure des moyens de production, mais pas avec ce que vous dîtes sur les « euro-obligations ». Celles-ci sont un moyen opérationnel pour mutualiser la dette et permettre son financement par l’émission d’obligations garanties par la signature de l’Europe dans son ensemble à des taux, de ce fait, très raisonnables, au lieu des taux usuraires auxquels sont soumis les pays endettés quand ils font l’émission eux-mêmes. A charge, bien sûr, pour l’organisme (celui qui succédera à l’actuel Fonds de Stabilité) chargé de contrôler l’allocation des ressources ainsi collectées aux pays qui en auront besoin (c’est, en fait un mécanisme du même type que celui qui est utilisé dans les structures fédérales pour venir en aide aux unités comosantes de ces structures). En outre, ces ressources pouront servir à financer des dépenses d’intérêt général pour l’Europe.

      1. Je veux bien croire que la mutualisation de la dette par le mécanisme des euro-bonds permettrait d’obtenir des taux ‘raisonnables’. Du moins dans un premier temps : il fut un temps où les taux espagnols, portugais et même grecs étaient raisonnables; l’emballement de la spéculation aidant, je crains qu’on ne fasse que reculer pour mieux sauter…

        Et surtout, le principe à l’oeuvre reste inchangé : les Etats n’ayant pas le droit de se refinancer sans frais auprès des banques centrales, restent dépendant du bon vouloir d’investisseurs privés, qui gagnent de l’argent du simple fait qu’ils possèdent déjà des capitaux à placer.

        C’est avec ce mécanisme pervers de création monétaire privée qu’il faut rompre.
        C’est la dictature de la rente privée qu’il faut abattre, si l’on veut se libérer de l’endettement perpétuel.

  19. L’émission d’eurobonds serait surtout efficace si elle remplaçait toutes les émissions des états de la zone euro. On créerait ainsi une situation de monopole au profit de l’Europe, comparable à celle du trésor américain sur le marché du dollar.

    Pourquoi les USA arrivent ils encore à lever des fonds malgré la perte de leur AAA? Par ce qu’il n’existe pas d’autre émetteur en $ aussi sûr, en dépit des débats délirants sur le plafond de la dette.

    Plaçons l’Europe dans la même situation

    1. C’est bien ce que l’on propose avec les euro-obligations et l’idée d’un « Trésor européen ».

  20. Sinon, pour l’article, les solutions préconisées (mutualisation de la dette/eurobligations, fond d’investissement), c’est trop tard !!!

    De trois ans trop tard.

    Maintenant, on ne mutualiserait que les ‘surplus’ de dettes, dettes impossibles à gérer pour l’hypothétique ‘ensemble’ européen et on aurait bien du mal à créer un fond d’investissement européen (avec quels financements, vu l’état de la dette ?).
    L’Allemagne ne s’y est pas trompée, qui refuse ces ‘solutions’.

    « Chacun pour soit. »
    Et faut-il ajouter : « Et Dieu reconnaîtra les siens ».

    1. Non, l’Allemagne ne refuse pas cette solution : le SPD, les « verts », les milieux d’affaires et une partie de la CDU, sont pour. Cela fait beaucoup. Il n’y a que Madame Merkel qui craint de perdre sa majorité pour s’arcbouter.

    2. Les réponses à la crise de JP Pagé me semblent sortir tout droit du programme du PS . C’est dire sa pertinence et son efficacité ! (du 97 modifié 2010).

      Reste le défaut mon cher Zébu ! Le défaut généralisé que même l’Allemagne serait bien aise de suivre afin de repartir sur des bases saines…

      1. Alain Loréal

        Vous êtes toujours au PS ? 😉
        Je vous le redis, aux primaires du PS, je voterai pour vous. 🙂

      2. @PYD,

        C’est sympa mais je ne suis pas candidat (il y en a de très bon)

        A propos du PS si vous pensez qu’il sagit d’un parti monolithique en terme de pensées, vous confondez avec feu le PC.
        De nombreuses voix, dont on ne retient souvent que l’aspect discordant, s’expriment. Malheureusement la synthèse molle qui tient lieu de discours majoritaire depuis une quinzaine d’années gomme les aspérités et ne laisse percevoir qu’une position surranée, en retard d’une guerre, faite de demi-mesures qui, du coup, ne peuvent répondre que très partiellement
        aux questions qui se posent..
        Ca n’est pas exclusivement le fait d’une génération de dirigeants sexagénaires rêvant à 1981. Ces gens là ont été élus, les militants -qui se sont embourgeoisés- partagent ces approches.
        Mais (et tant qu’ils sont encore à l’intérieur) il ya autant de différence d’approche entre Montebourg et Aubry qu’il peut y en avoir entre Mélanchon et Bayrou…C’est peu dire…

      3. Alain

        Vous inquiétez pas je ne suis pas de ceux qui iront pêcher à la ligne et pensent que les primaires sont sans signification. Ces primaires sont une occasion — parmi d’autres — d’alimenter un débat d’idées par trop occulté par des querelles de personnes évidemment surmédiatisées . Ces primaires du parti socialiste sont un moyen de peser dans la balance pour la gauche dans son ensemble. Et puis personne ne peut dire quel sera le contexte économique, social lorsqu’elles se dérouleront alors autant y participer plutôt que de laisser les adversaires les plus déterminés pousser leur avantage.
        Comme vous le dites le programme du PS fait dans la synthèse molle. Or, avec la crise financière qui s’aggrave, chaque candidat sera bien obligé à terme de prendre des positions plus tranchées qui elles-mêmes seront mieux distinguées par les électeurs parce que l’actualité brûlante sera passée par là. En toute hypothèse, même la ligne globale du PS pourrait s’infléchir dans un sens plus radical ….. . Mais le PS doit réfléchir vite, car à droite il y aura aussi des inflexions, on le voit très bien déjà au sein de l’UMP où des divergences apparaissent.

      4. @Alain Loréal

        Oui, le défaut généralisé, on laisse le système se manger le bitume une bonne fois pour toute.
        Qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir « sauver » un tel système? voire à le « réformer »?
        La cupidité érigée en morale politique et en but individuel, ça ne se réforme pas, ça s’écrase comme une punaise, et même si ça pue quelques temps, on se bouche le nez et on aère un peu..
        Il est vital de penser à une autre organisation du vivre ensemble.
        Que veut dire une « société d’ homme, si on la prive de son idée première qui est le mieux vivre pour tous?
        Ils ont détourné le sens des mots, ils ont fait du « vivre ensemble » un  » vivre les uns contre les autres ». Ils ont érigé le vol en sport de haut niveau.
        Et certains, ici, en redemandent encore et encore… Quand donc cette humanité deviendra t-elle adulte?

      5. Le problème du PS, c’est sa sociologie : des profs et des fonctionnaires. C’est à dire des catégories sociales qui sont en dernière ligne face à la mondialisation. Elles découvrent sa réalité depuis quelques mois. Les ouvriers avaient ouverts le bal dans les années 70, ils furent suivis par les employés dans les années 80 et les cadres dans les années 90.

        Les éléphants suivront peut-être…

      6. Je n’aurais pas dit ça. Le problème du PS, ce n’est pas de quoi il est composé mais par qui il est dirigé. Les profs utilisent les nouvelles technologies pour échanger leurs méthodes pédagogiques. Ils sont souvent en pointe, et très ouverts aux alternatives. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont été fliqués sur la toile. Les chercheurs, comme les directeurs de fac, ont été les premiers à vouloir briser cette rigidité des rôles et démocratiser les universités. Ils l’ont suffisamment prouvé ces dernières années. Quant aux autres fonctionnaire, comme eux, ils ont subi de plein fouet les diverses réformes et la précarité est devenue la règle. On ne compte plus les lanceurs d’alertes et les initiatives (syndicales ou pas) dans les différentes catégories professionnelles, du secteur médical jusqu’aux forces de l’Ordre. Mais personne ne les écoute. Si les composantes votent pour des éléphants, il faut regarder du côté de la structure de sa hiérarchie. Si l’on considère qu’un parti de gauche est par essence anti-réactionnaire, anti-autoritaire, le PS est une aberration. Si les responsables à la tête du parti ont été les fers de lance du néolibéralisme, ce n’est pas un hasard. Il s’agit d’un parti social-libéral, il faut appeler un chat un chat. C’est ce mensonge, double langage typique, qui paralyse les électeurs de gauche. Même Mélenchon ne le dit pas. Il n’ose pas, et continue de louer Mitterand, comme les autres dissidents du PS. C’est pourtant dès le départ qu’on a détourné l’attention sur sa vraie nature. Et si l’on remonte dans l’histoire, aucun parti de gauche structuré de cette manière n’a résisté au capitalisme. Ils ont toujours tourné le regard vers la richesse et les rentiers. 1981 n’était qu’une fumisterie libérale de plus.
        Moi je soumets à chaque présidentielles la question de savoir comment cela se passerait si la gauche (tout compris, se disant de gauche) proposait une candidature pluri-nominale, en tirant au sort UN ou UNE candidate au trône de France qui se désistera le jour J+1 pour une Constituante.
        Croyez-vous que les candidats de droite voudront faire pareil?

      7. @ MM & Miluz

        Début 2011 le PS a commandité une étude approfondie des militants et du militantisme. Les résultats (largement ignorés du plus grand nombre) sont interessants et éclairants :
        – sur la période 2008/2011 les adhérents sont :
        –cadres supérieurs : 35
        –Prof sup : 8
        –instits : 4
        –cadres moyens : 9
        –techniciens : 11
        –employés : 17
        — ouvriers : 4
        — autres : 9
        La légende du parti de profs et fonctionnaires est donc en partie erronée puisque 50% des adhérents actuels sont issus du privé.
        Ceci au niveau des militants. Par contre lorsqu’on regarde les dirigeants (les éléphants)et les cadres du parti, la prédominance (historique) des fonctionnaires, en particulier de l’éducation nationale, est quasi absolue.
        Il faut certainement y voir le peu de disponibilité temps des cadres du privé et l’intérêt médiocre qu’ils peuvent trouver à s’investir lourdement dans une activité peu gratifiante pour celui qui exerce déja une responsabilité professionnelle. Par contres pour les enseignants la progression vers des situations électives (rémunérées) est un véritable ascenseur social qui explique vraisemblablement leur opiniatreté à cumuler et s’accrocher aux mandats….

      8. Oui alors d’anciens profs… à l’ancienne et qui se sont mis à l’abri au bon moment. Qui, comme dit MM n’ont jamais connu les intempéries, ni les conséquences des décisions du Parti. Cela nous met tous d’accord du coup.
        Quant aux militants, qui n’ont qu’un rôle de soutien mineur parce qu’ils ont d’autres responsabilités ailleurs, je comprends mieux. Merci pour ces éclaircissements.

        On est mal barrés.

      9. @MM.
        « les profs et les fonctionnaires en dernière ligne face a la mondialisation » ??!!! Savez vois ce qu il se passe dans nos écoles aujourd’hui? Savez vous que les programmes enseignes visent a faire de nos enfants des petits moutons prêts pour la tonte mondialisée ? Savez vous que les révoltes commencent a être évacuées des programmes d’ histoire, afin de ne pas donner a nos jeunes de mode d’ emploi ou d’idees? Savez vous le nombre de lycéens qui travaillent pendant les vacances ? Savez vous le nombre de parents désesperes de ne pouvoir s’occuper de leurs gamins car ils doivent avoir 2 boulots? Ne généralisez pas : un enseignant dans le 16eme est peut être loin des misères mondialisées mais croyez moi un enseignant a vitry sur Seine par exemple en est très proche! Que dire a nos jeunes?  » si tu veux t en sortir, petit, écrase les autres!! » ils ne nous croient plus quand nous leur disons que l école va les aider, ils ont raison et nous ne savons plus que dire…

  21. Il faut que les Politiques reprennent le contrôle de la finance déregulée! Sinon le pire est à venir, mais je n’en vois pont du tout l’ombre d’une esquisse tant le conformisme voire l’inculture économique de nos dirigeants est patent. Seuls Jean Luc Mélenchon voire Arnaud Montebourg l’envisagent mais leur chance de gouverner est des plus réduites.

  22. Vous prévoyez un plan de relance, alors que beaucoup de produit manufacturier sont produit a l exterieur de nos frontieres.
    Le plan Marshall a été fait pour faire tourner l industrie, et l agriculture Européenne ( et des USA ) comment comptez vous être compétitif par rapport aux pays émergents.
    Pour faire les Euro bond, il faut un gouvernement Européen, comment seront nommés ses braves gens. Si gouvernement européen, pensez vous que les peuples devront approuvé par réferendum, ou il pourra être imposé par nos dirigeants, comme le traité de Lisbonne.
    Enfin les banques seront appelé a jouer un role important, comment ferons nous pour reformer ce capitalisme banquaire, si nous avons besoin de lui.

  23. Arf, j’ai tout de même du mal (beaucoup de mal en fait) avec ce « plus d’Europe ». Et si c’était justement le piège qu’on nous tend : la bonne crise qui permet de faire accepter, et même plébisciter ce que 2 mois plus tôt on aurait refusé à grand cris. Alors je dis « Attention ! » Les Français n’ont pas voulu de cette Europe, je vous le rappel, et un système économique plus intégré, c’est un doigt de plus dans l’engrenage. Une question pour finir : Dans vos propositions, à quel moment le peuple est consulté ?
    Cordialement

  24. Bien entendu, cela doit s’accompagner d’un progrès démocratique avec un rôle accru du Parlement européen. Je vous rappelle que le programme du PSE (qui regroupe les partis socialistes d’Europe) n’est pas éloigné de celui que je propose.

    1. Le parlement Français a « fait passer par la lucarne parlementaire un traité que le peuple français avait sorti par la grande porte du suffrage universel » (J P Chevènement)

      …. alors le parlement au niveau Européen … je ne préfère pas imaginer dans quel recoin il faudrait chercher la « démocratie »

    2. Depuis quand

      le PSE ,

      voyant les ravages actuels, a-t-il montré et démontré, qu’il avait fait erreur, et refusait désormais, au vue du réel, de soutenir la « concurrence libre et trés faussée », et le GMT included !
      Je n’ai rien ouï à ce jour !

      Regardez les différents chefs d’état PS d’UE ! qu’ont-ils fait face à la crise ?
      – soumettre leur population aux plus grandes restrictions ! et, ou vendre leur propre patrimoine à la découpe !
      -tout cela, soit après s’être soumis aux malversations de banquiers US douteux ( est-ce que la population était au courant de cela ? bien sûr que non !) pour les uns, avoir fait passer la dette privée vers la dette publique ( renflouement des banques, SANS contre-parties ) gonflant celle-ci de façon astronomique [ cf niveau d’endettement de la France, avant le *sous-vers-rien, et maintenant ] * sans compter la gabegie liée aux « hautes » sphères, pour les autres …
      quant à nous, nous n’avons guère entendu le PS à ce moment précis (2008) …

      1. Vous avez raison quant au comportement de certains chefs d’Etat, mais regardez le dernier programme du Parti Socialiste Européen au Parlement Européen sur lequel se sont mis d’accord les participant nationaux à ce parti, vous y verrez des éléménts qui vont dans le bon sens.

  25. « Que faudrait-il faire ? Tout d’abord, passer au plus vite à la mutualisation de la dette européenne qui, agrégée, apparaît supportable, en tout cas, nettement inférieure à celles des États-Unis et du Japon, et mettre en place le système des euro-obligations, préconisé à juste raison par beaucoup, car seul susceptible de mobiliser l’abondante épargne du secteur privé en vue de financer à la fois le remboursement de la dette et des investissements porteurs d’avenir. »
    Donc, mettre en commun les dettes va relancer l’économie ??? Les pays qui se sont retrouvés plombé par un euro fort ne vont pas repartir vers la croissance par magie ! Au mieux, ils creeront plus de dette car a l’instar du dollar la charge de la dette sera payé par les autres pays membres de l’euro…
    Mobiliser l’épargne privé : en gros faire un braquage sur les contribuables qui sont encore un peu solvables ? Je vois pas comment en élargissant le cercle des pauvres, vous pensez résoudre les problemes sociaux…
    De plus, je vous signale que le Japon détient à un taux extremement élevé sa dette ce qui rend le poid de cette dette infiniment plus acceptable malgré la forte récession que celle de la France malgré sa pseudo croissance…

    « Ensuite, en même temps, pour disposer des instruments de lutte contre les déficits et l’endettement, il convient de soutenir l’activité économique. En ce qui concerne l’Europe, et plus particulièrement la Zone Euro, ce soutien ne peut venir, dans la plupart des cas, des pays eux-mêmes plombés par l’ampleur de leurs dettes et la rémanence de leurs déficits. Ceci est particulièrement évident dans le cas des pays de la périphérie méridionale (Grèce, Espagne, Portugal), mais aussi, non seulement de l’Italie, mais de la France. L’initiative ne peut donc être menée que dans le cadre d’une action au niveau de l’Europe tout entière. En d’autres termes, l’Europe doit s’imposer un plan de relance, une sorte de nouveau « Plan Marshall ». Ce plan de relance serait d’ailleurs l’occasion de revoir les conditions de la croissance dans l’optique d’une lutte contre les gaspillages et d’une réorientation vers le développement durable. »
    Plan de relance qui échouera vu que l’économie mondiale est en contraction, en partie du à la fin du QE2, il faut arreter de penser que jeter des milliards d’euros par les fenetres va resoudre le probleme ! Les USA sont à fond dans ce systeme depuis 60ans et on voit le bout du chemin alors STOP !
    Il faut changer le mode de consommation à crédit et reprendre de force ce qui appartient à tous : en Afrique par exemple, il est intolerable de voir les terres agricoles saisies pour servir la speculation sur les produits alimentaires par quelques grandes societes. La force politique doit intervenir et saisir ces biens pour permettre aux gens de bouffer ce qui semble un bon début…

    « Ceci implique, bien entendu, des avancées institutionnelles combinant le passage de l’actuel budget « croupion » (de l’ordre de 1 % du PIB européen !) de l’Europe à un budget digne de ce nom car disposant des ressources propres nécessaires, avec un système de fonds d’investissements qui pourrait être articulé autour de la BEI (banque européenne d’investissement) et la création d’une agence européenne de la dette (sorte de « Trésor » européen). Ces transformations sont à effectuer dans les plus brefs délais, avant que la situation ne devienne impossible à maîtriser. Que l’on n’aille pas invoquer les « Traités » et autres alibis. L’expérience récente a démontré que, si de telles avancées étaient difficiles à obtenir, elles pouvaient s’imposer au pied du mur. Au passage, signalons que les efforts menés pour transformer le Fonds de Stabilisation actuel en un véritable instrument opérationnel doivent absolument éviter l’écueil que constituerait la mise en place d’un clone du FMI, dévolu entièrement à la recherche des équilibres budgétaires, quitte à sacrifier les besoins des populations. »
    Strategie du choc : lorsque tout va mal, on fais vite passer en douce des reformes qu’en d’autres temps personnes accepteraient… Vous etes pret pour vivre sous le dixat de Bruxelles…
    Ce qui ait plus grave, c’est que vous etes en train de nous vendre un modele de societe avec un etat federal qui NE MARCHE PAS ! Regardez aux USA, l’emergence du tea party qui reflete un rejet violent et irraisonné de cet etat federal qui se contre-fout des americains et qui en reaction votent pour des personnes pretent a tout pour le detruire quitte à entrainer tout le monde avec eux, ce qui paradoxalement serait peut-etre une bonne chose car le retour à l’equilibre serait plus rapide…

    « En dernier lieu, il est aussi évident qu’il convient de mettre fin à la tyrannie des agences de notation privées et à l’abri de celles-ci les fonds souverains des États. Là encore, il convient de passer de la simple évocation renouvelée sans cesse du sujet à une réelle mise en application, malgré l’opposition farouche des milieux financiers privés trop satisfaits par le système actuel. »
    En gros, il faut tuer le messager ?
    Si il y a une dette c’est important de pouvoir permettre aux investisseurs de connaitre la solvabilité de l’emetteur non ?
    Perso, si vous me demandez de preter de l’argent à quelqu’un dont vous m’interdisez de connaitre la solvabilité, je vous dirais non…

    Si l’on n’y prend garde, le risque de voir l’occident basculer dans un cycle de graves turbulences est élevé et dépasse de très loin la seule éventualité d’un éclatement de la zone euro sur laquelle on se focalise trop volontiers.
    Si vous pensez à la possibilité de voir un conflit mondial se dessiner, oui c’est trés probable parce que la pauvreté provoque la colere et la colere n’a pas l’amie de la raison…

    En résumé cet article vend :
    – des eurobonds qui auront pour seul resultat l’augmentation d’émission de dette et de faire porter le poid aux peuples européens pendant que les banques privées vont se gaver à moindre risque : un dollar européen quoi…
    – un modele d’etat federal à l’americaine dont nous connaissons les limites et surtout l’issue : un saccage social pour permettre aux entreprises de prosperer surtout sans partager les richesses !
    – therapie du choc pour faire avaler la pillule empoisonnée aux peuples européens…
    – suppression des agences de notations parce qu’il est connu que tuer le messager à toujours resolu le probleme…

      1. Ben y’ a guère que ceux des pays qui ont gardé des secteurs nationalisés/protégés importants qui n’ont pas eu à subir le discours « c’est au pied du mur qu’on est donc là faut changer ceci cela et le reste », … sous la pression des débiteurs, c’est un peu angélique de croire qu’ils ne trouveront pas les pressions à exercer pour que cela aille dans le sens d’une privatisation. Naomi Klein biaise bien ses arguments, mais n’a pas forcément tort sur le biais que prennent les choses quand « au pied du mur » apparait dans le discours.

        Ou alors on leur fait tous lire Todd et son acolyte (Hakim El Karoui) sur le protectionnisme européen d’abord, et là on peut espérer qu’ils changent de point de vue sur où est le mur et où est le sol, le pied quoi…

    1. @ julien, 25 août 2011 à 18:32
      Merci pour cette intervention, le billet du jour faisait l’impasse sur ce qui avait été largement discuté sur ce blog, comme par exemple :

      des eurobonds qui auront pour seul resultat l’augmentation d’émission de dette et de faire porter le poid aux peuples européens pendant que les banques privées vont se gaver à moindre risque : un dollar européen quoi…

      Quant à la remarque de Julien Alexandre 25 août 2011 à 19:14

      Vous ne faites que des procès d’intention.

      les lecteurs apprécieront. C’est subtil et nuancé, pas du tout accusateur gratuit. Quel niveau !

      1. @ Alain V

        Parce que ça :

        En résumé cet article vend :
        – des eurobonds qui auront pour seul resultat l’augmentation d’émission de dette et de faire porter le poid aux peuples européens pendant que les banques privées vont se gaver à moindre risque : un dollar européen quoi…- un modele d’etat federal à l’americaine dont nous connaissons les limites et surtout l’issue : un saccage social pour permettre aux entreprises de prosperer surtout sans partager les richesses !
        – therapie du choc pour faire avaler la pillule empoisonnée aux peuples européens…
        – suppression des agences de notations parce qu’il est connu que tuer le messager à toujours resolu le probleme…

        C’est « subtil et nuancé » peut-être ? C’est toujours étonnant de voir l’élévation des seuils de tolérance de chacun, du moment que cela va dans le sens que l’on préconise aussi soi-même.

      2. @Julien Alexandre
        Ah… J’ai mal compris alors quand vous dites :
        « Tout d’abord, passer au plus vite à la mutualisation de la dette européenne qui, agrégée, apparaît supportable, en tout cas, nettement inférieure à celles des États-Unis et du Japon, et mettre en place le système des euro-obligations, préconisé à juste raison par beaucoup, car seul susceptible de mobiliser l’abondante épargne du secteur privé« 
        Que voulez-vous dire ? non parce qu’on dirait quand meme que vous trouvez que les eurobond sont une solution ?
        Je me trompe ?

        Et quand vous dites : « seul susceptible de mobiliser l’abondante épargne du secteur privé »
        Vous parlez bien de l’epargne des menages non ? Vous dites qu’il serait bien de mettre en place les eurobond qui servirait comme moyen de pression odieux pour extraire le peu d’epargne qu’il reste en europe ?
        Je me trompe sans doute encore…

        Parce que les banques, sur le plan grec elles n’ont rien donné : elles ont juste accepte que les emprunts qu’elle avait consentis à presque 15% sur 2ans soit revu a des taux entre 5 et 7%…
        Quelle generosité ! Elles investissent dans des actifs pourris jusqu’a l’os en sachant qu’elles seront secourus quoi qu’il arrive !

        Mon objectif n’est pas de vous être désagréable mais plus de vous faire comprendre que votre article m’a vraiment blessé car il me semble emprunt d’un profond mépris des populations qui pourrait être soumises de force à ces politiques d’austérités et qui vont se revolter dans la violence parce qu’elles seront plongées dans la misere

      3. L’article est de Jean-Pierre Pagé. Si vous vous sentez blessé par cela, attendez de voir ce que les libéraux vous réservent.

        Et quand vous dites : « seul susceptible de mobiliser l’abondante épargne du secteur privé »
        Vous parlez bien de l’epargne des menages non ? Vous dites qu’il serait bien de mettre en place les eurobond qui servirait comme moyen de pression odieux pour extraire le peu d’epargne qu’il reste en europe ?
        Je me trompe sans doute encore…

        Oui, vous vous trompez. « Moyen de pression odieux » ? Je vous rappelle qu’un bon donne lieu à une rémunération pour celui qui le possède. On a connu pire comme « moyen de pression », certains parlent même d’incitation. Le but recherché est simplement à l’instar du Japon de mobiliser l’épargne européenne au financement des Etats européens, plutôt qu’à des placements spéculatifs ou au profit d’autres Etats hors Union, de sorte que la dette européenne soit détenue par les Européens, et pas comme pour la France à 66 % par des investisseurs étrangers, qui EUX peuvent utiliser ce « moyen de pression odieux ». Vous comprenez mieux ?

        Vous ne justifiez évidemment aucun des autres procès d’intention. Vous avez vu Jean-Pierre préconiser un saccage social ou une stratégie du choc ? Non, alors éviter de prêter aux auteurs des intentions qui leur sont étrangères, merci.

  26. Le temps, notre maître à tous, et maître bien cruel, a passé.
    Il est trop tard pour sauver ce monde et nous sommes quelques uns à nous demander pourquoi essayer de le sauver.
    Travaillons plutôt à en achever la critique radicale et à imaginer comment en reconstruire un plus humain.

    1. @Marlowe.
      IL y a une quarantaine d’années qu’on entend ce discours « révolutionnaire » qui à ma connaissance n’a rien changé. Alors quelle critique radicale? Comment? Pourquoi? Comment on passe d’une situation à l’autre?

      1. IL y a une quarantaine d’années qu’on entend ce discours « révolutionnaire » qui à ma connaissance n’a rien changé. Alors quelle critique radicale? Comment? Pourquoi? Comment on passe d’une situation à l’autre?

        Zinquiétez pas, ça vient tout seul. Vous n’avez qu’a remarquer le désespoir de notre hôte.
        Il est anthropologue, lui; et sans vouloir parler à sa place, il sait comment fonctionnent les peuples…hélas!

      2. Cela fait bien plus de 40 ans que s’élaborent des alternatives au capitalisme.
        En fait près de deux siècles…
        Mais c’est normal.
        On ne change pas de mode de production en quelques dizaines d’années.

        Le capitalisme a mis des siècles pour s’impose, et au prix de beaucoup de tentatives échouées.
        Pourquoi le socialisme, la démocratie réelle, bénéficierait d’un coup de baguette magique ?
        C’est toujours l’oeuvre des hommes, pas de Dieu.

      3. @ Charles A. 26 août 2011 à 09:26
        Rêvez ! Rêvez encore et toujours ! N’avez-vous pas vu que le capitalisme et l’homme sont consubstantiels ?

        Quand l’un disparaitra l’autre disparaitra aussi.

        Le fondement de tout c’est le capital, et ceux qui savent le gérer le mieux sont ceux qui ont une nature, des réflexes, des traditions de capitalistes. Ils veillent à préserver le leur, à le renouveler, l’adapter, le maintenir au top, afin d’en tirer profit pour eux-mêmes et par contrecoup, pour ceux auxquels ils s’associent pour l’exploiter et qui en vivent du fait des retombées.

        Bien sûr, ils savent que le capital premier, notre capital commun, c’est la planète et son environnement. Le capital secondaire, celui des capitalistes dépend du premier et quand ils voient que la partie non renouvelable du premier capital s’épuise à vitesse accélérée, ils se disent que ça va mal se terminer. Ça va d’autant plus mal se terminer que, malgré les investissements en éducation, les foules ne rêvent que d’augmentation de pouvoir d’achat donc du pouvoir de consommer, alors qu’il faut prendre conscience du devoir de moins consommer.

        C’est pour cela que les spécialistes en gestion de capital font ce qu’ils peuvent pour éloigner l’échéance fatale. Ils prennent les dispositions qu’ils peuvent à l’aide de ce dont-ils disposent pour ralentir la consommation. La dette est dans leur collimateur, car la dette est un accélérateur de consommation donc un accélérateur de marche vers l’extinction. On ralentira et on stoppera cette marche funèbre en consommant moins et en investissant plus dans des moyens d’extraction d’énergie non carbonée non renouvelable et/ou non émettrice de carbone.

        Toute autre consommation que celle qui est consacrée à cet objectif primordial est une consommation qui réduit les chances de victoire de l’humanité sur elle-même. Elle réduit ses chances de survie. Ça n’est pas en faisant l’autruche que cela change les choses.

      4. jduCAC40:

        le capitalisme et l’homme sont consubstantiels

        Le féodalisme l’était aussi…
        Tout comme les rapports de production esclavagistes.
        Le 3ème Reich devait durer 1000 ans…
        On dit même que le dinausaure aussi se croyait « consubstantiel à la nature…
        Pas de bon blog sans de temps en temps une bonne blague…

      5. Jducac

        Les « foules » hyper consommatrices elles ont bon dos.
        Qui les abreuvent de programmes publicitaires et de divertissements pour les inciter à consommer aveuglement tout et n’importe quoi si ce n’est quelques sociétés bel et bien cotées en bourse et qui ont de toute évidence : » une nature, des réflexes, des traditions de capitalistes. »

        De même, du capital (selon votre définition)  » elles veillent à préserver le leur, à le renouveler, l’adapter, le maintenir au top, afin d’en tirer profit pour eux-mêmes et par contrecoup, pour ceux auxquels ils s’associent pour l’exploiter et qui en vivent (j’ajoute : de moins en moins bien et c’est bien le problème !!) du fait des retombées. »

        Non, il n’y a pas d’un coté les foules avides de plaisirs à crédit et de l’autre les bons capitalistes.
        Les foules consomment parce qu’il est de l’intérêt des capitalistes qu’elles consomment, cash dans une économie fordiste ou à crédit quand la concurrence capitaliste s’est exacerbée après que la dérégulation mondiale fut instaurée. Le facteur premier de la crise est socio-politique et non pas moral au sens d’une valeur dont l’essence serait purement individuelle. Bien sûr une société est composée d’individus, mais pour l’avenir d’une société ce qui compte c’est bien plus les règles de base sur lesquelles s’accordent les individus que le vouloir des humains pris individuellement. Le vouloir individuel dans sa moralité n’a de signification qu’à l’horizon d’un bien commun.
        Pour vous ce bien commun se peut être réalisé par l’accumulation du capital. Cela n’a pas fonctionné car le capital en s’accumulant appauvrit les uns quand il enrichit les autres. Vous ne voulez pas admettre que le capitalisme par essence induit à terme une logique d’endettement. Même la banque mondiale avait pondu un rapport après la crise de 2008 disant que la croissance mondiale n’a pas été la panacée qui devait enrichir toutes les nations. Bref, la concurrence capitaliste c’est l’impasse.

    2. problèmes liés d’ordre logique et de logique:

      Pourquoi « nous demander pourquoi essayer de le sauver. » alors que c’est décidément décidé, par vous je suppose, « Il est trop tard pour sauver ce monde » ?
      Pourquoi « en achever la critique radicale » puisque « Il est trop tard pour sauver ce monde »,
      si on a le goût de l’efficacité, ou si on est conscient de l’urgence.
      L’ autopsie sur cadavre réduit à l’état de bouillie n’ a pas beaucoup d’intérêt même rétrospectif…

      En conclusion on fait comme Lucky luke: on pend d’abord, on juge ensuite.

      Ou bien on constate que ce monde ne vaut plus grand chose et avant qu’il ne s’effondre,
      on imagine comment en reconstruire un plus humain.
      Mais il y a toujours cette histoire de timing ( ou de développement dans le cours de temps):
      Va-t-il tenir jusqu’à temps que nos réflexions aboutissent, car si écroulement il y a,
      peu de penseur seront en état de penser-reconstruire.
      Les désastres dans les entreprises humaines peuvent souvent se résumer par
      « trop peu, trop tard ».

      Finalement, je préfère la réforme, y compris continue, y compris avec expérimentations,
      sous réserve d’innocuité sociale;
      mais là-aussi il y a urgence. « Oh Temps, suspend ton vol » ne marche pas.

      1. Oh Temps, suspend ton vol » ne marche pas

        mais OTAN suspend ton vol ( au dessus d’un nid de coucou ) serait judicieux …

    3. OUI ! Comment reconstruire un monde plus humain ?!

      Ces rafistolages sont d’une incroyable absurdité !

      Le deficit democratique dévastateur !

  27. Tout d’abord, passer au plus vite à la mutualisation de la dette européenne

    Cette idée qu’avancent certains actuellement n’est qu’un moyen de gagner du temps pour prolonger la situation actuelle. Or il est temps de la changer.

    il convient de soutenir l’activité économique

    Non, ce n’est pas un problème d’offre que nous avons actuellement, c’est un problème de demande. Ce qu’il faut c’est augmenter le pouvoir d’achat, donc diminuer les bénéfices des entreprises et les salaires exhorbitants des élites pour augmenter les salaires des travailleurs.

    un système de fonds d’investissements

    Quand les politiques décident des investissements, le résultat est dans la plupart des cas calamiteux (gaspillage, copinage, …).

    la tyrannie des agences de notation privées

    Ce ne sont pas elles qui sont a blamer, ce sont ceux qui les utilisent (les investisseurs gogos qui ont écouté madoff à une époque, les gouvernements qui les instrumentalisent actuellement pour faire passer les plans de rigueur, …). Fondamentalement, si les taux d’emprunts augmentent pour certains états, c’est parcequ’il n’y a personne pour leur prêter avec des taux moindres. S’il n’y avait pas les agences de notation, les taux seraient peut être encore plus haut (sans avoir cet avis extérieur, beaucoup préféreraient s’abstenir plutot que de prendre le moindre risque). Ce ne sont donc pas non plus les « méchants spéculateurs » qui sont responsables des taux hauts, simplement des gens qui réfléchissent avant de prêter leur argent à des paniers percés.
    Les emprunts des états ne sont que des impôts différés (et même des impôts négatifs puisquent les préteurs recoivent des intérêts alors que si les états devaient être à l’équilibre, ça serait en augmentation directe des impôts qu’ils donneraient leur argent à l’état).

    1. @Daniel, 25 août 2011 à 19:04
      Vous écrivez :

      Quand les politiques décident des investissements, le résultat est dans la plupart des cas calamiteux (gaspillage, copinage, …).

      C’est donc le millionnaire qui doit décider d’investir pour le pays tout entier . Vous en avez déjà rencontré qui l’ont fait, pour le bien commun ?
      Des hommes/femmes politiques honnêtes, élus par le peuple, et devant rendre des compte au peuple, dans une réelle démocratie, sont les seuls à décider (voire avec l’appui d’un référendum) quels seront les investissements utiles à la société : développement des transports collectifs non polluant, aménagement des villes, aménagement du territoire, (re)création de services public mis à mal par les néolibéraux et néoconservateurs de droite et de gauche…

      1. C’est donc le millionnaire qui doit décider d’investir pour le pays tout entier

        Je n’ai jamais dis ça. Je dis que c’est à ceux qui payent de décider de la manière dont est utilisé leur argent, ou a défaut, à ceux qui sont proches d’eux (élus locaux). Avec les technologies actuelles, il serait par exemple tout a fait envisageable de faire voter l’ensemble des élus (plus de 600 000 sièges à pourvoir en France) sur chaque loi, et non pas uniquement les députés trop peu nombreux dont trop facilement influencables.
        En ce qui concerne le fond d’investissement, si cela consiste à investir de l’argent dans la bulle écolo par exemple, on sera bien avancé quand les boites subventionnées auront fini par faire faillite (voir la débandade actuelle en ce qui concerne le solaire ou l’éolien). L’argent facilement gagné est inconsidérément dépensé.

      2. @ Daniel, 25 août 2011 à 22:48

        si cela consiste à investir de l’argent dans la bulle écolo par exemple

        Je ne vois pas pourquoi vous parlez de « bulle écolo », car les Allemands (Volkswagen) continuent d’investir massivement dans ce domaine, comme l’annonce le Financial Times allemand :

        Volkswagen investiert in Windpark
        Exklusiv Der Wolfsburger Konzern investiert knapp 1 Mrd. Euro in grüne Energie. Der auf See produzierte Strom soll an die Käufer von VW-Elektroautos verkauft werden.

        Un milliard dans les éoliennes pour les futures voitures électriques, c’est conserver le cap, c’est l’inverse du sarkozysme.en somme.

      3. @Daniel

        voir la débandade actuelle en ce qui concerne le solaire ou l’éolien

        Quelle débandade?
        http://www.ines-solaire.com/solpv/photo/photo51.gif

        Charbon, gaz, pétrole, nucléaire… toutes ces sources d’énergies ont été massivement subventionnée par le contribuable. Soyons intelligent, pensons à l’avenir. Ce n’est pas une mesquine politique de comptable qui fera avancer l’humanité.

  28. Je suis d’accord avec le titre, le grand danger est un retour a la situation infernale des années 30. Là ou je suis surpris, c’est sur la solution envisagée ? les Euros bonds ? Ce sont encore des dettes non ?
    Un défaut de paiement sur les dettes, organisé de manière protéger le plus possible les états me semble une bien meilleure solution, que des Euros bonds qui ne feraient que repousser l’échéance.

    Quand à placer l’Europe dans la même situation que les Etats Unis (commentaire de Pyrogaster). Est-ce vraiment une situation enviable ? On avait pas plutôt parlé du Bancor pour essayer de régler le problème monétaire ?

  29. John Meynard Keynes

    « Dans l’Économie Ricardienne, qui est à la base de tout ce qui a été enseigné depuis plus d’un siècle, l’idée qu’on a le droit de négliger la fonction de la demande globale est fondamentale. A vrai dire, la thèse de Ricardo que la demande effective ne peut être insuffisante avait été vivement combattue par Malthus, mais sans succès. Car, faute d’expliquer (si ce n’est par les faits d’observation courante) comment et pourquoi la demande effective pouvait être insuffisante, Malthus n’est pas parvenu à fournir une thèse capable de remplacer celle qu’il attaquait ; et Ricardo conquit l’Angleterre aussi complètement que la Sainte Inquisition avait conquis l’Espagne. Non seulement sa théorie fut acceptée par la Cité, les hommes d’État et l’Université, mais toute controverse s’arrêta ; l’autre conception tomba dans l’oubli le plus complet et cessa même d’être discutée. La grande énigme de la demande effective, à laquelle Malthus s’était attaqué, disparut de la littérature économique. On ne la trouve même pas mentionnée une seule fois dans toute l’œuvre de Marshall, d’Edgeworth et du Professeur Pigou, qui ont donné à la théorie classique sa forme la plus accomplie. Elle n’a pu survivre qu’à la dérobée, sous le manteau et dans la pénombre de Karl Marx, de Silvio Gesell et du Major Douglas. »

  30. Votre article part d’un constat évident : la course au désendettement ne peut mener, kif-kif les années 30, qu’à une cata économique généralisée. Soit, et bravo de le dire, puisque tout le monde le sait et que personne n’ose en causer.
    Puis, il tente de trouver des solutions. C’est là que ça dérape.
    Primo, vous envisagez de mutualiser les dettes euro-européennes, pourquoi pas ? Mais finalement n’est-ce pas déjà un peu ce qui se passe, via le FSE, abondé par les pays solvables (ou qui croyaient l’être) au bénéfice de pays aux abois, quelle qu’en soit la cause, juste ou injuste. Qu’une remise en ordre des causes de leur déficit soit exigée en retour ne parait pas illogique. Le rythme restant à négocier.
    Secundo, vous demandez plus de budget pour une Europe qui arrive pour l’instant à cumuler les tares de l’hyper-bureaucratie et de l’hyper-libéralisme. Perso, l’Europe, l’idée, j’aime bien. Mais leur filer plus de fric en ce moment, alors que leur idée est de m’en pomper un max, je ne vous suis plus.
    Alors, tant que le débat ) sera monopolisé entre les tenants de pas d’Europe et ceux de l’Europe de la finance, je n’arriverai pas à suivre dans vos conclusions.

  31. Les dettes publiques des états pourraient être aisément remboursées à condition de prendre l’argent où il est : dans les patrimoines financiers de la tranche la + riche de la population. Ces fonds représentent des sommes énormes, ne concerne qu’une petite population, qui pourrait parfaitement se passer d’une partie de ces fonds, contrairement à la TVA, taxe injuste par excellence.

    La reprise de la dette en Euro-obligations est une bonne idée si elle ne concerne que des pays de même niveau, c’est une sorte de partage des risques, qui doivent donc être équivalents. S’ils ne le sont pas, le risque fort contamine le risque faible. Un peu de risque grec dans beaucoup de risque allemand fera monter le taux allemands au-delà de ce que payeraient les allemands achetant du risque grec.
    Ce ne peut être qu’une solution transitoire, prise dans l’urgence, pas une solution pérenne.

    Le seule solution est une fiscalité européenne, qui implique des règles du jeu concernant aussi les entreprises et l’évasion fiscale.
    L’évasion fiscale serait très simple à bloquer : les montants évadés et rapatriés de pays à fiscalité moindre ou non-imposés sur place sont taxés de la différence + 3%.
    Bien sûr c’est contraire aux traités européens, mais la question n’est plus de savoir si l’europe néo-libérale se porte bien…

    Il faudra un jour choisir entre le néo-libéralisme des traités et l’éclatement de l’euro, puis de l’europe. Je crains que nos responsables ne soient assez stupides pour ne rien changer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à faire, mais on ne sait jamais.

    On ne mettra fin à la tyrannie des agences de notations qu’en sortant de leur domaine, c’est à dire en nationalisant les déficits, s’il en reste après avoir modifié la fiscalité comme indiqué.

    Si les plus riches, ceux concernés par le premier paragraphe, veulent se barrer, qu’ils se barrent, il rateront le rebond de l’europe, qu’ils vivent heureux en chine ou nouvelle-guinée avec leur argent.

    Une reprise en main ferme et pensée sur le long terme de l’économie par les politiques (*) rassurerait les marchés, qui ne demandent rien d’autre que de la visibilité et de la stabilité, ce serait bien dommage de se priver.
    (*) pas d’austérité mais au contraire des injections d’argent « par le bas » pour faire tourner l’économie, créer des emplois locaux non-concurrençables par les chinois, en CDI, surfer sur la vague verte et promouvoir les économies d’énergie et les investissements dans ce domaine, etc.

    1. Il faudra un jour choisir entre le néo-libéralisme des traités et l’éclatement de l’euro, puis de l’europe. Je crains que nos responsables ne soient assez stupides pour ne rien changer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à faire

      C’est là le coeur du problème.

  32. ça ne va pas le faire………..le pilier allemand vacille aussi……….

    je cite :
    Comme l’Allemagne est en effet un des rares pays exerçant une influence bénéfique sur la conjoncture globale, ses récentes statistiques n’augurent ainsi rien de bon pour cette fin d’année 2011. P.I.B. du second trimestre à 0.1% (nettement en-deçà des prévisions de 0.5%) et confirmant une tendance prévisible ces dernières semaines, exportations en déclin de 1.2% sur le mois de Juin, indices de confiance des investisseurs et des patrons au plus bas quasiment depuis 2009… si l’économie allemande semble toujours bénéficier d’une certaine croissance, il devient évident que la période faste de l’année 2010 et des premiers mois de 2011 fait aujourd’hui place à une stagnation inéluctable et à son lot de doutes et de réflexes de repli.

    http://www.gestionsuisse.com/2011/la-situation-economique-en-allemagne-un-coup-dur-pour-le-monde/#more-2416

    1. Ben … ça ne peut être autrement … si on assèche la source (le porte-monnaie des consommateurs que nous sommes, salariés, agriculteurs etc.) je ne vois pas qui va acheter à l’Allemagne.

      A part l’industrie militaire qui trouvera certainement preneur pour ses produits, le reste risque de partir en quenouille.

    2. Tout à fait d’accord avec edith : on le sait, que la croissance de l’Allemagne est basée sur son exportation : elle a asséché son marché intérieur en paupérisant ses travailleurs.

      L’Allemagne a fait la leçon et la fière à bras à ceux qui étaient en fait ses acheteurs ! Parce que, pour que la fourmi amassent, il faut bien des cigales qui achètent, n’est-ce pas. Et notre si mignonne fourmi a fini par complètement étrangler ses cigales.

      Ainsi donc, la boucle va se boucler et le piège se refermer ? Tant mieux…enfin, ce serait tant mieux si Angela et ses sbires étaient capables de réflexion et de recul.

  33. Hors sujet (quoique plus spécifique), le G20 a validé une meilleur régulation agricole (vu qu’on part d’un mélange d’opportunisme, de dissimulation d’information et de stratégie monétaire, c’est pas difficile de faire mieux)
    http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/19-pays-et-l-union-europeenne-se-sont-entendus-pour-produire-plus-fiche-recapitulative-205-73226.html
    (y à surement de meilleurs sources)
    Y à les mots qui énerveront Paul Jorion (valeur, définition des prix), n’empêche que c’est un léger progrès, une sorte d’embryon de gestion mondial de l’alimentation et de lissage des prix. Après, ça dépend de l’action à terme, mais…

  34. Comme d’autres intervenants, j’ai l’impression d’entendre un discours droit sorti du Ps.

    Tout d’abord, l’approche me paraît déjà faussé dans le sens où on se place une fois de plus dans l’optique des marchés, or c’est bien le contraire qu’il convient d’afficher : il faut les court-circuiter. N’oublions pas que c’est eux aussi qui veulent l’austérité pour pouvoir continuer d’investir l’esprit tranquille (celui du risqueur qui ne court aucun risque) dans les obligations d’Etat. Mais en effet, ils veulent aussi la croissance, pour faire des profits. Problème, l’austérité casse la croissance. On écoute les marchés ?

    Il est peut-être temps de revenir au politique. Les euro-bonds, c’est une fois de plus un peu de temps gagné tout en allant dans la même direction. Le travail à faire au niveau européen , c’est au niveau des fondamentaux qu’il faut le faire et définitivement, il faut mettre les traités à la poubelle afin de permettre le financement direct des Etats et le contrôle des capitaux. Ce n’est qu’à ces conditions qu’on pourra réussir la nécessaire restructuration des dettes et repartir sur un cycle de prospérité en ayant au préalable fait pression pour un changement de système monétaire. Voilà la voie de l’intégration européenne, pas ce fédéralisme euro-béat qui mène au contraire vers le rejet.

    1. Merci, Nicks.
      On est encore sur le blog de Paul Jorion, avec le billet de ce jour ?
      Je préfère penser que c’est voulu, pour nous faire réagir …

      1. Le dernier passage du billet de Jean Pierre Pagé s’il était détaillé permettrait de lever l’ambiguité.

      2. Le billet de Jean-Pierre Pagé n’est pas non plus une profession de foi néolibérale, mais il s’inscrit il me semble bien dans la méthode Jorion qui n’est pas un chantre du radicalisme politique (la prime de 1000 euros tout ça 🙂 ). Je n’adhère pas mais ce blog est intéressant techniquement surtout et c’est ce point qui fait sa pertinence.

      3. @ Nicks, 25 août 2011 à 23:08
        Je ne voudrais pas insister, mais simplement rappeler que Paul annonce la fin du capitalisme :
        Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011)

        Publié en mars 2011. Du fait du versement d’intérêts par ceux qui sont obligés d’emprunter, le capitalisme engendre inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne peut manquer de se gripper un jour ou l’autre. Nous ne traversons pas l’une des crises habituelles du capitalisme, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire celle de sa chute.

        Vous ne trouvez pas que c’est radical ?
        A côté du livre de Paul Jorion, le billet de Jean-Pierre Pagé est bien dans la veine du néolibéralisme ‘de gauche’, à la Delors, à la Aubry/Hollande/DSK. C’est pourquoi, d’ailleurs, certains intervenants de ce blog parlent de l’UMPS qu’ils opposent au FN d’un côté et à ‘la gauche de la gauche’ de l’autre.

        Peut-on en conclure que tous ceux qui proposent des solutions pour sauver le capitalisme perdent leur temps, et le nôtre, car il s’agit d’imaginer comment se fera la transition (comme la Lybie connaît en ce moment les affres d’une transition douloureuse) et quelles formes prendra la démocratie après la chute du capitalisme ? A ‘la gauche de la gauche’, on y réfléchit beaucoup, depuis assez longtemps, d’après ce que j’ai pu en lire. Sur ce blog, de nombreuses propositions sont faites.

        Il me semble que Paul et François ne suivent pas le blog ces jours-ci, d’où certaines dérives. Détrompez-moi …

      4. @Alain V: « Je ne voudrais pas insister, mais simplement rappeler que Paul annonce la fin du capitalisme »

        A l’agonie en fait, le coup de la mort c’est juste un slogan commercial. Paul dit que le système n’est pas irréparable mais qu’il a juste besoin d’une authentique métamorphose, c’est-à-dire de gros changements, tellement gros qu’il faudra probablement en changer le nom. Il annonce donc un « nouveau capitalisme » (à visage humain?).

      5. @Alain V

        Paul Jorion m’apparaît radical techniquement, mais pas politiquement. Vous saisissez la nuance ?

    2. Il est peut-être temps de revenir au politique.

      il faut mettre les traités à la poubelle afin de permettre le financement direct des Etats et le contrôle des capitaux

      Indépendamment de ce que je pense des eurobonds, je trouve assez drôle (et contradictoire) de voir que ce sont les mêmes qui prônent un « retour au politique » et critiquent par ailleurs la politique des gouvernements français depuis 40 ans.

      Les expressions « monnaie sonnante et trébuchante » ou de « bon aloi » (http://fr.wikipedia.org/wiki/De_bon_aloi) ne viennent pas de nulle part. La méthode qui consiste à faire battre monnaie par les gouvernements a été assez largement expérimenté ces derniers siècles, et les résultats sont plutôt mitigés…

      1. @Sylvain

        Depuis trente ans, la politique suivie a été de s’interdire toute influence. C’est certes une politique, mais qui vise à sa propre fin, du moins dans un cadre démocratique. Il n’y a donc pas de contradiction dans mes propos.

        La création monétaire décidée par les gouvernements, ce n’est sans doute pas une panacée mais il me semble tout de même qu’on est assez loin de la toxicité du monétarisme, quand on considère par exemple la période 1945-1973 en France. Pour les rentiers, ce n’est pas un âge d’or c’est vrai…

      2. @ Nicks Il est vrai que les politiques brassent beaucoup d’air, et qu’ils n’ont pas beaucoup d’influence. C’est effectivement la principale critique qu’on peut leur reprocher. De là à souhaiter un « retour au politique » pour qu’ils continuent à faire de grands moulinets, je ne vois pas vraiment l’intérêt. Parce que faire de grands moulinets et dire « moi je vais faire ceci ou celà » et ne pas faire grand chose derrière, c’est quand même un peu leur grande spécialité aux politiques, et je ne vois pas par quelle magie ils changeraient tout à coup.
        En fait je crois beaucoup plus en l’influence de la société civile sur le changement qu’en celle des politiciens et de l’Etat, c’est sans doute là mon grand défaut.

        La création monétaire décidée par les gouvernements, ce n’est sans doute pas une panacée mais il me semble tout de même qu’on est assez loin de la toxicité du monétarisme

        Heu je ne sais pas ce que vous appelez « toxicité du monétarisme », mais même sans la création monétaire on était quand même assez éloigné du monétarisme et attention à ne pas trop idéaliser la période 1945-1973, c’est un cas quand même assez particulier de rattrapage économique. Le contexte n’est plus le même, nous faisons partie des pays qui sont à la frontière technologique: il ne s’agît donc plus de copier des technologies ou des processus industriels inventés ailleurs (ça l’État sait très bien l’organiser au sein d’entreprises publiques); il s’agît de faire de l’innovation technique (ou d’organisation), de la R&D pour inventer ce qui n’existe nulle part ( et ça l’Etat ne sait pas bien faire).

      3. @Sylvain

        Malheureusement, la société civile fait aussi de la politique, désolé si je vous l’apprend. Je n’ai pas plus de sympathie que vous pour la professionnalisation en politique mais au moins je suis conscient que tout acte social est politique et inversement.

        La question est ensuite de savoir si oui ou non la démocratie fonctionne et pour cela il faut que la direction, le projet, soient connus et décidés par l’ensemble des citoyens et par par une minorité possédante. Or elle a obtenu les clés par la libéralisation de la finance et par le pouvoir démesuré de financer à elle seule les Etats. Il faut reprendre ce pouvoir, ce n’est pas excessivement compliqué à comprendre non ?

        Pour le reste, il y a des choses comparables et d’autres non. Ce n’est tout de même pas un hasard si la période des trente glorieuses n’a pas connu de crises financières équivalentes à celles qui ont immédiatement suivie la libéralisation de la finance, tout comme ce n’est pas anodin que les dettes aient connu leur explosion dès après la mise en indépendance des banques centrales. Le monétarisme est prégnant dans la gestion des monnaies et cette idéologie, une des composantes du « néolibéralisme » nous plombe depuis maintenant quarante ans.

        Pour s’en sortir, il faut sans doute inventer de nouvelles choses, mais ces innovations n’auront rien en commun avec celles que vous sous-entendez probablement, dans la bonne logique de compétition capitaliste. Par ailleurs, il serait aussi bien stupide de ne pas se pencher sur des solutions historiques post-crise pour en tirer des conclusions bénéfiques (le CNR n’est pas la moindre de ces expériences à considérer pour l’adapter ensuite).

        Enfin, si vous pouvez vous exprimer sur ce blog, c’est parce que des fonds publics ont permis l’invention d’internet aux Etats-Unis, comme quoi, l’Etat n’est pas si désarmé que cela pour favoriser la nouveauté.

      4. Enfin, si vous pouvez vous exprimer sur ce blog, c’est parce que des fonds publics ont permis l’invention d’internet aux Etats-Unis, comme quoi, l’Etat n’est pas si désarmé que cela pour favoriser la nouveauté.

        Internet, en tant que réseau décentralisé mis en place dans 4 universités américaines à fond privé est le parfait exemple de ce que je disais. Le fait que ce soit inventé aux Etats-Unis n’est pas anodin non plus: pendant ce temps l’État français lui expérimentait le Minitel…

      5. @Sylvain

        Ah non monsieur, vérifiez bien grâce à quels financement la recherche sur la communication par réseau a pu se mettre en place au sein de la défense américaine. Au départ, il y a toujours des fonds publics, toujours…L’exploitation commerciale et la vitesse de propagation sont d’autres choses, mais sans fondations, on ne construit pas une maison solide, même aux Etats-Unis.

      6. @Sylvain:
        Je dois etre un des premiers français a avoir « surfé » sur le net .
        En 1972, apres un tour des states + Mexique (en stop) de 2 mois , j’étais en avance pour le charter de retour a N.Y. Nous avons décidé de poireauter qqs jours en dehors de la Big Apple . Notre « lift » allait a l’université de COLGATE (on ne rigole pas !) ds le nord de l’etat ou on nous a aimablement prèté une chambre …et fait visiter les lieux .
        L’interconnexion informatique entre plusieurs bibliothèque universitaires nous a été présenté comme une concession de réseau de l’ Armée ….

  35. Vu la profondeur de la crise et vu l’urgence, je suis d’accord pour n’en traiter
    que les aspects « événementiels », ou dit autrement superficiels et matériels.
    L’ Idéal, le traitement de fond, devra attendre des jours meilleurs….

    Je suis donc globalement d’accord avec vos propositions.
    Que ce soit un retour à 1930, 1958 , 1981, ou 1998, n’a aucune importance.
    Qu’un Kineysien n’ y retrouve pas ses petits n’a pas plus d’ importance.
    Que votre programme soit d’inspiration socialiste ou issu de Sirius ou de Pluton
    provoque la même réaction: rien à cirer. Je prends , et pour d’autres raisons.

    Je ne chipoterais que sur quelques points:
    – Le but doit être la lutte contre le chômage.
    Si un programme viable et acceptable par la majorité arrivait
    à donner une somme d’argent mensuelle d’un montant de l’ordre de 1000 Euros
    à ces chômeurs, j’approuverais, mais ce n’est pas en vue.
    Le chômage et l’absence de revenus détruisent une société.
    C’est même la négation du contrat social qui nous lie.
    Le chômage est la cause principale du clivage d’une Société:
    violences, communautarisme, ilots de non-droit, etc…
    Sa lutte est un impératif de bon sens.

    – Sans une réforme simple des revenus de l’ Etat, c’est à dire établir
    une justice fiscale, aucun effort ne sera légitime et durable.
    Payer des impôts, pour une cellule fiscale quelconque,
    à la hauteur de sa capacité contributrice est un devoir social
    et constitutionnel. La solution tient en quelques mots:
    progressivité, la plus forte proportion en impôt direct , clarté et simplicité
    des textes, refus de tout chantage ou buts accessoires, en particulier industriels
    et favoritisme de classe, criminalisation des contrevenants.

    – Diplomatie active: il en faudra pour convaincre ou circonvenir
    l’ Allemagne. Elle est vraiment le partenaire obligée.
    On pourrait, sans ingérence, favoriser parmi les Allemands, ceux qui comprennent
    l’intérêt de jouer collectif et solidaire.
    Quoiqu’il arrive, les avantages comparatifs allemands, qui durent depuis 1958
    et qu’elle a su mettre en valeur, sont destinés à disparaître…
    Il en faudra aussi pour mettre à bas les « vrais » paradis fiscaux, tels ceux du Luxembourg
    et de GB.
    Faire retour de la finance dans la communauté du droit sera aussi un oeuvre diplomatique
    de longue haleine ( et c’est vaste: compensation et droit internationaux, Bancor etc…)
    Mais cet objectif tend vers l’ Idéal, pour l’instant réservé au long terme…

    1. @Daniel

      Mais on a pas le temps. Ce que propose Jean-Pierre Pagé, c’est de continuer le train train de la social-démocratie, celle notamment de Delors sous la présidence duquel l’Europe s’est complètement ouverte à la finance.

      Une dette mutualisé entre pays européen, c’est une solution, mais pas si cela permet encore au marché de s’abreuver gratuitement et de continuer in fine a dicter sa loi. Or les euro-bonds comme ils sont imaginés en ce moment, c’est précisément ça, à savoir faire comme les américains, monétiser pour les banques et le marché. On voit le résultat.

      Certes, cela vaut mieux sans doute qu’une explosion en vol de l’euro mais je crains qu’encore une fois on ne donne la sensation aux spéculateurs qu’ils sont définitivement les maîtres du jeu et qu’ils récompense cette bonne volonté politique par des exigences encore plus marquées en terme de privatisations, de casse du modèle social redistributif. Nous avons désormais plus de trente ans de recul pour constater que le réformisme a échoué…

      1. « […] de continuer le train train de la social-démocratie : »
        le train-train: je suis d’accord, à la rigueur mais pas beaucoup.
        Mais lui adjoindre « social-démocratie  » : je ne suis pas d’accord, pas du tout.
        Y’a pas plus, actuellement et depuis longtemps, de social-démocratie
        que de beurre en branche.
        Comme beaucoup, vous baptisez « social démocrate »,
        une action qui est de Droite, ou de Droite anti-sociale.

        La dette des Etats est leur SIDA . C’est un affaiblissement lent et graduel de notre liberté d’action.
        Donc les spéculateurs ont la partie belle.
        Il importe de s’en libérer. Et c’est urgent. Qui n’est pas d’accord?
        Je crois qu’il n’existe pas de solution qui, d’un coup et au prix d’un gros effort
        limité dans le temps, permettrait de s’en libérer.
        Les « temps obscurs » – ceux de la spéculation – seraient remplacés par le « temps radieux » de la libération.
        Et entre les deux , une transition de la durée d’un claquement de doigts.
        Non , ça c’est du rêve cinématographique.

        Résoudre les contradictions imposées par un monde fini, sera long
        et, tout bien considéré, jamais abouti. Le repos après l’effort ne sera pas possible.
        En tout cas, il a fallut 30 ans d’un matraquage de droite pour obtenir
        le résultat actuel. Il en faudra bien autant pour s’en libérer et amorcer une autre direction.
        La lutte politique sera sans fin.

        En attendant, une fiscalité conforme à la justice sociale et la lutte contre le chômage
        sont deux urgences. Elles sont parfaitement en accord avec les objectifs
        de Jean-Pierre Pagé et d’autres.
        L’interdiction des paris nus, défendue ici, en fait partie, elle aussi.
        Je crois que les spéculateurs et la finance se rendent compte de ses
        conséquences fantastiques et mortelles pour eux.
        Les officines spécialisées doivent commencer leur contre-offensive, comme on a pu le voir pour la taxe Tobin.
        Une lutte sans fin…

      2. @Daniel

        Dites moi en quoi les euro-bonds font peur aux spéculateurs qui les réclament à corps et à cris ? Pour le reste, vous avez raison sur la social-démocratie et les propositions de Jean-Pierre Pagé s’y inscrivent. C’est pas vraiment de gauche…

      3. Suis nulle en économie, mais si les taux d’intérêt des euro-bonds sont inférieurs à ceux des dettes nationales, ce sont les investisseurs privés (banques européennes les premières) qui l’ont dans le baba. Non? de facto, c’est une restructuration des dettes. Mais peut être j’ai rien compris.

      4. @Lou

        Certes les profits seront moindres mais la sécurité bien plus grande et en cette période troublée où les grands aventuriers de la finance ne supportent pas le moindre risque (comme d’habitude quoi), c’est ce critère qui les fait courir. Aucune chance donc de voir la course à l’endettement se terminer. Cela ne donnera qu’un répit à l’euro…

    2. On risque d’être pris pour un dingue par les honnêtes gens à le dire, je le dis quand même… on ne peut lutter contre le chômage et la stagnation voire l’absence de revenus, puisque c’est une donnée du système capitaliste. « Plus ils chôment, moins ils touchent et mieux on se gâââve. »

      d’où les chiffres hallucinants, mais non officiels, de 15% de chômeurs aux USA, qui est chacun le sait le « paradis du RSA »

      étonnant que ce ne soit pas encore compris. C’est peut être pour ça que les gens ne se révoltent pas contre le système, ils doivent croire qu’il y aura toujours des chômeurs dans une société parce qu’il y aura toujours des paresseux obèses et des troisièmes générations d’immigrés…

      donc, ne perdons pas d’énegie à chercher des solutions au problème capitaliste, attendons qu’il disparaisse de lui-même en espérant que ce soit de la moins pire des façons. Puisqu’on subit depuis longtemps un monde injuste où il faut des chômeurs en masse et que les salaires des aspirants à la propriété stagnent éternellement pour qu’il y ait de plus en plus de mégariches, tout ce qui pourra émerger à la suite de sa destruction brutale ne pourra être que mieux.

      pas de salaires, pas de revenus, pas de riches, pas de chômeurs. C’est inconcevable? Il y a un trou d’air? c’est normal, c’est le trou d’air prédit par marx dans le capital il y a bien un siècle de ça.

      on a bien un truc à s’échanger les uns les autres sans que ça nous enlève notre dignité ou que ça nous aliène au rang d’animaux ou de prédateurs:

      c’est le bancoeur

  36. Purée …

    Mais dites moi, les riches sont de plus en plus riches, c’est vrai ça ?

    Il vient d’où l’argent ?

    Dites moi, j’ai pas tout compris.

    La part de la valeur ajoutée qui va dans les salaires a baissé depuis 20 ans, non ?

    La différence est allée où ?

    J’ai du mal à suivre beaucoup de commentaires.

    Voir ce joli rapport : (payé par vos impôts bien sûr et lu par notre cher président)

    http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/dossiers_web/partage_VA/rapport_partage_VA.pdf

    1. Extrait de la conclusion du document : page 78

      C’est en termes de flux bruts que les dividendes ont connu l’évolution la plus
      spectaculaire, mais celle-ci reste encore très importante pour les flux nets, dont la part
      dans la VA a pratiquement doublé depuis une dizaine d’années.

      1. Survolé ton rapport, mais enregistré.
        Difficile à comprendre le jargon INSEE et la méthode « pourquoi écrire simple quand on peut hexagonaliser ».
        Une chose m’a frappé : une courbe indiquant que même si la VA atteint des sommets (en 60 par exemple), les salaires ne varient que très peu à la hausse.

      2. C’est la science des élites de créer des mots pour des concepts, des sous-ensembles, des subtilités.
        Ce qui leur permet de dire aux béotiens qu’ils n’ont pas compris, qu’ils mélangent tout …

        Pour cacher une réalité il est préférable de la compliquer.
        Au bout d’une phrase avec une incise et une subordonnée, 99% des gens ont abandonné.

        Le propre de l’élite est de créer son propre vocabulaire.
        A vous de vous adapter à ce vocabulaire.

  37. Pas grand chose de neuf dans cet article aux relents quatremeriens…Beaucoup de citoyens européens cocufiés se méfient désormais de ce qui peut se cacher derrière ce fédéralisme qu’on essaie de nous vendre à tout crin (le rendant d’autant plus suspect)…
    « Bien entendu, cela doit s’accompagner d’un progrès démocratique avec un rôle accru du Parlement européen. » On a le droit d’y croire, un peu comme pour l’Europe sociale quoi, on se contentera de quelques déclarations de bonnes intentions « il faut plus d’Europe sociale », « il faut plus de démocratie ». De toutes façons, la démocratie en Europe n’est plus qu’une démocratie de façade avec tapis rouge pour les lobbies et ferme ta gueule pour le citoyen ordinaire. Qu’on vienne encore nous parler démocratie en UE, après avoir gentiment piétiné celle-ci après le non au TCE. Non merci, par de rafistolage européen qui ne remette pas en cause les fondements du système actuel. Un vrai changement de modèle sociétal s’impose. Que l’actuel crève. S’il ne le fait pas, c’est l’humanité qui le fera.

  38. J’adhère à votre analyse de la situation. Mais le diable est dans les détails et concernant les solutions, il me semble que vous oubliez un gros détail : l’Allemagne ne voudra jamais des euro-obligations (qui seraient pourtant dans son intérêt, 70% de ses exportations se font en Europe je crois), elle refuse de payer pour les autres (je ne sais pas ce qu’en pense le Peuple allemand, mais à mon avis, ayant fait des efforts pour réussir la réunification puis des efforts au niveau des pressions salariales, il est fort probable que les euro-obligations ne soient pas jouables électoralement, je crois mais à vérifier qu’elles coûteraient 50 Milliards d’Euro à l’Allemagne).
    C’est pour cette raison que je suis très pessimiste sur l’avenir de l’Euro, pourtant à mes yeux indispensable pour lutter à armes égales avec les autres zones en train de se constituer.

  39. Je vais me faire l’avocat du diable mais on ne cesse dénoncer les agences de notations privées qui font la pluie et le beau temps.

    Je trouve légitime qu’on se demande pour qui elles roulent, cependant si on attend qu’un ministre des finances dise que la situation est désespérée on peut toujours courir. Je me souviens d’un off de Thierry Breton pas piqué des hannetons au moment ou il prenait les rênes de son ministère.

    Donc à part ces maudites agence, qui est assez écouté pour tirer efficacement la sonnette d’alarme.

    Pardonnez moi si la question est naïve ou grotesque, je débute 😉

  40. il parait que, Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP-Europe, à écrit le récit d’un moment particulièrement fascinant de l’histoire de la Grèce dans un article du Monde du 5 avril.
    Je ne l’ai pas lu, mais j’en ai entendus parler, il parait qu’il est édifiant.
    Cela se passait en 1930 et après…..

  41. monsieur pouvez vous illustrez vos article par une petite photo afin d’avoir un jolie encart sur facebook ?

  42. Années 30?

     » QUADRAGESIMO ANNO  »

    Lettre-encyclique sur la restauration de l’ordre social de Pie XI, 15 mai 1931

    http://membres.multimania.fr/urnantes/Cadres%20Dossiers%20en%20Ligne/Dossiers_en_ligne/Encycliques/ur%20quadragesimo.html

    « 577 De même qu’on ne saurait fonder l’unité du corps social sur l’opposition des classes, ainsi on ne peut attendre du libre jeu de la concurrence l’avènement d’un régime économique bien ordonné.

    Sans doute, contenue dans de justes limites, la libre concurrence est chose légitime et utile; jamais pourtant elle ne saurait servir de norme régulatrice à la vie économique. »

  43. Que faudrait-il faire ? Tout d’abord, passer au plus vite à la mutualisation de la dette européenne qui, agrégée, apparaît supportable, en tout cas, nettement inférieure à celles des États-Unis et du Japon, et mettre en place le système des euro-obligations, préconisé à juste raison par beaucoup, car seul susceptible de mobiliser l’abondante épargne du secteur privé en vue de financer à la fois le remboursement de la dette et des investissements porteurs d’avenir. Cette dernière mesure paraît d’autant plus facile à adopter qu’elle fait l’objet d’un consensus de plus en plus large, même en Allemagne où seuls résistent au sein de la coalition au pouvoir des tenants d’une idéologie libérale et d’une conception de la vertu et de la puissance de l’Allemagne dépassées.

    J’ai vraiment du mal à imaginer que cela soit aussi simple que cela. Déjà parce que ce n’est pas compatible avec le traité de Lisbonne . D’autre part, quand bien même là chose le serait, il faudrait alors une instance « supérieure » pour juger du bien-fondé des investissements. Ce qui ne peut se faire en l’état actuel, sauf à faire de cette cellule une instance non-démocratique. Or, la souveraineté des peuples me paraît incontournable. De plus, les Allemands sont très loin d’être d’accord avec ce projet qui les obligeraient non seulement à payer une dette qui n’est pas la leur mais aussi à emprunter à un taux supérieur que celui accordé par les marchés actuellement.

  44. La meilleure solution est de libeller les prix des produits et services en minutes de bonnes actions accomplies et de supprimer les devises sans odeur…

    Car:
    1) Si vous naissez sans cuiler en or dans la bouche vous êtes soumis à la dette, de votre naissance, à votre mort.
    2) Si vous payez vos achats avec de l’argent gagné en travaillant, le client qui vous suit peut payer ses achats avec l’argent de la drogue qu’il a vendue.
    3) L’argent est un moyen et non un but, ce qu’il semble être devenu, et tout le monde en est esclave.. Aussi bien les nantis qui n’en ont jamais assez et les pauvres qui courrent après pour en avoir.
    4) Au nom de l’argent nous détruisons notre environnement et mettons notre santé, voir nos vies en danger.
    Liste non exhaustive..

  45. Il manque un point essentiel dans ce programme: la démocratie. Si nous mutualisons la dette (solution qui me laisse très sceptique car ne traitant pas la cause de la dette), le minimum serait que l’Europe soit une démocratie.

    c’est très loin d’être le cas comme l’a prouvé l’adoption du TCE/traité de Lisbonne aux forceps ou le comportement européen face aux pays en difficulté (lettre de Trichet à l’Italie par exemple).

    Sans une profonde réforme -dont rien ne permet d’envisager que l’actuelle Europe soit capable-, cette solution est un aller simple vers une dictature.

    1. Vous devriez vous souvenir que le rejet du Traité de Lisbonne par référendum était dû surtout à l’impopularité de Chirac – comme les choses changent – les Français ne répondant pas toujours à la question posée. Plus tard, le même Traité, après un léger lifting, a été adopté par le Parlement selon les règles parfaitement constitutionnelles, à l’initiative de Sarkozy qui venait d’être élu. Où voyez-vous un manque de démocratie ?

      1. Où voyez-vous un manque de démocratie ?

        pour ne pas tomber dans la spéculation des causes du « non » de 2005, rien n’était plus indiqué qu’un nouveau référendum.
        démocratie dites vous ?
        que voulez vous la communication n’est plus ce qu’elle était, et les Français et Européens ne gobent plus les explications vaseuses … non c’est non, ça n’est pas « non parce que Chirac etc. »

        Quel succès a eu Etienne Chouard à cette époque (sans doute était ce un blog d’opposition à Chirac et toutes les informations fournies concernaient Chirac)

      2. Vous ré-écrivez l’histoire pour nier la réalité. Le référendum a donné lieu à un débat sur l’Europe envers et contre tous les médias et l’UMPS. Et la réponse a été claire et nette. Non à cette Europe.

      3. Le problème est l’absence de parallélisme des formes : dans le premier cas, le peuple s’est prononcé directement. Dans le 2è cas, la classe politique, qui s’était prononcée à 80% (au moins) pour la constitution européenne, a approuvé la ratification du traité de Lisbonne.
        Je fais donc cette proposition : que l’on demande aujourd’hui à nouveau au peuple ce qu’il pense du traité de Lisbonne et qu’on isole le vote des parlementaires. Et Chirac n’y sera plus pour rien.
        Par ailleurs, admettons que le peuple ne vote pas qu’en fonction de la question posée mais également en fonction d’autres considérations. Admettons. Mais nos hommes politiques sont-ils si différents ? Et n’ont-ils pas été élus eux-même par le même peuple certainement là encore pour autre chose que leur programme politique ?
        On fait quoi alors, du peuple ?

  46. Je relisais avec un certain amusement les commentaires du Financial Times d’il y a quelques jours, qui se penchait sur le cas de la Belgique dont la croissance continue à se porter plus favorablement que ses pays voisins (0,7%)… Les raisons évoquées par le FT étaient, tenez-vous bien, l’absence de gouvernement fédéral, empêchant la mise en oeuvre de plan d’austérité… Souligné également comme un élément de sauvegarde de la croissance, notre fameux système d’indexation automatique des salaires favorisant la consommation; mécanisme qui perturbe tellement les sacro-saints indicateurs de compétitivité et qui devrait faire l’objet d’attaques dans les prochaines semaines par le biais du pacte euro plus et des semestres européens…
    Les remèdes imposés par la droite ont démontré leur inefficacité et leur propension à alimenter de nouveaux sursauts d’une crise du système. Les désaveux du gouvernement Sarkozy par rapport à leurs propres instruments (niches fiscales, heures supplémentaires, etc), la contraction du PIB grec malgré les plans de sauvetage, les 17 millions d’enfants américains qui ne grandissent plus normalement pour raison de sous nutrition, autant de preuves que le débat relatif à un changement de société dépasse de loin le discours idéologique mais se base dramatiquement sur des constats objectifs, pathétiquement pragmatiques. La course folle à la compétitivité, tirant les salaires et les conditions de travail toujours plus vers le bas doit cesser. Il faut revenir à une redistribution équitable des richesses (créées par les travailleurs) en faveur des salaires.
    Le pas avancé par les 4 pays européens, dont la Belgique et la France, pour interdire, au moins provisoirement, les short sellings, peut servir de rampe de lancement pour un mouvement plus large. Un pas complémentaire visant à casser la logique de compétitivité imposée par Maastricht et mise en exergue par le pacte euro plus de cet été doit être accompli. Pourquoi ne pas généraliser le fameux index belge à l’ensemble de la zone euro? pourquoi ne pas créer les prémisses d’une sécurité sociale européenne en se penchant sérieusement sur l’harmonisation de la (para)fiscalité au sein des Etats membres. L’Europe du capital ne doit pas survivre à cette crise. L’Europe sociale doit renaître de ses cendres…

    1. @Tamellini

      J’me tue à l’répéter…………sans qu’ça fasse « tilt »……..

      Enfin……..continuons le combat…..!

  47. Bonsoir,

    La crise, pour l’instant c’est la rechute de l’économie et des marchés comme en 1931/32. La crise c’est l’excès de dettes et l’incapacité des gouvernements à proposer un budget équilibré. C’est la crise telle que nous la vivons en ce moment et telle que nous allons la vivre dans les mois qui viennent.
    Les euro-bonds verront peut-être le jour mais ne résoudrons pas la crise. Les relances européennes avec un budget de l’UE augmenté n’ont que peu de chance de voir le jour et ne résoudrons rien. Car la crise réelle, sous-jacente à cette crise financière est d’une part dans la répartition inégalitaire des richesses entre pays et entre classes sociales d’un pays mais surtout la prédation sur l’économie des oligopoles.
    Derrière la bourse, derrière la finance et la spéculation, la crise mondiale est celle du modèle capitaliste : le libre marché et la non régulation ont permis la naissance d’oligopoles qui se partagent les marchés et s’entendent sur les prix. Les oligopoles accaparent la richesse et agissent en prédateurs de l’économie. Le prix de l’essence, des abonnements téléphoniques, des frais bancaires, des médicaments et de bien d’autres choses ne sont plus livré à la concurrence. Dès lors, le prix payé comprend en plus du prix du bien ou du service une quasi taxe. Avant 1789, on payait un tribut au seigneur, aujourd’hui on paye des prix surévalués pour permettre aux oligopoles de grossir encore et de s’enrichir toujours plus.
    Les oligopoles dominent le monde politique (c’est eux qui ont l’argent) par le biais de la menace (délocalisation) et du lobbying (autre nom de la corruption).
    Avant de rêver à une autre société, une société humaine et responsable devant l’environnement et l’évolution du monde dans tous ses aspects, il faut que les pays fassent défaut et que les budgets soient équilibrés. Si les richesses prélevés par les oligopoles sur l’économie étaient transférés à l’état et à la population, une grande partie du déséquilibre budgétaire serait sans doute résolu. Cela n’empêcherait de chercher à ne pas gaspiller les deniers publics (combien de commissions existe-t-il en France et pour faire quoi), ni de réfléchir à une meilleure répartition des revenus entre les classes sociales et les générations, ni de poser les principes d’une société plus évoluée que le modèle capitaliste. Mais dans l’urgence, le premier souci serait de revenir à un système capitaliste véritable.
    Notre système n’est plus capitaliste il est mafieux et moyenâgeux : et peu de politique le disent.
    Les rivalités internationales, la peur de l’autre, le chantage permanent du « si nos entreprises ne sont pas des géants, nous serons mangés par les entreprises étrangères » ne doivent plus être entendue. Car ce bruit de fond ne fait que d’étouffer les initiatives, les PME, les pauvres, les classes moyennes, bref l’ensemble de l’économie.
    D’ailleurs, dans les sociétés de CAC 40, une bonne partie ne tire son CA que principalement d’une activité franco française : les assurances, les banques pour leur activité banque de détail, les super marchés, la téléphonie mobile, l’internet, les autoroutes , … Trop gros, trop dominant, il faut soit les casser (loi anti-trust) soit les nationaliser. Et faire respirer l’économie;

    1. @Francois, 26 août 2011 à 00:18

      Avant de rêver à une autre société, une société humaine et responsable devant l’environnement et l’évolution du monde dans tous ses aspects, il faut que les pays fassent défaut et que les budgets soient équilibrés.

      « Il faut que les pays fassent défaut » : c’est comme cela que l’on voit la mort du capitalisme. J’imagine que vous savez ce qui se passera quand des pays feront défaut.

      Il faudra alors prendre le pouvoir, pour que les oligopoles ne se l’approprient pas/plus. Et que fera l’OTAN, leur bras armé ? Je suis assez pessimiste.
      On voit comment l’OTAN permet en ce moment aux oligopoles de se saisir de la principale richesse de la Libye, toujours sous le prétexte de la liberté et des droits de l’homme. Comme en Afghanistan, comme en Irak.
      Les Libyens profitaient largement de la richesse pétrolière. Qu’en sera-t-il quand Total et autres Cies l’auront repris ? Total fait-il profiter les Français de sa richesse ? On imagine que ce sera pareil en Libye.

    2. @François

      Je cite :
      Notre système n’est plus capitaliste il est mafieux et moyenâgeux : et peu de politique le disent.

      C’est une régression énorme que nous vivons et pas seulement démocratique, les oligarques ont entrepris par le biais de leurs médias , des communicants, des grands groupes dominants un véritable travail de sape de nos libertés qui si elles ne sont pas supprimées sont orientées dans le sens de leurs intérêt, il y a une entreprise de confiscation du pouvoir vraiment malsaine !
      Pourquoi nos gouvernants s’augmentent’ ils comme ils le veulent leurs salaires et émoluments ?
      Pourquoi les pays nordiques ont des démocraties avec des gouvernants qui payent leurs frais de leur poche ???

      ll me semble que la citoyenneté et le sens de l’Etat ont beaucoup deserté les esprits de nos
      élites ces derniers temps !

      Et le travail de sape n’est pas terminé j’ai découvert cette boule puante ce matin sur Marianne :
      http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/Economies-budgetaires-Les-RTT-nouvelle-cible-prioritaire-de-l-UMP_a314.html

      malheureusement cela illustre bien votre citation !

      du dégout , cet individu me dégoute !

      Notre audace et notre liberté d’esprit nous affranchirons de cette boue, je le souhaite vivement, merci à tous .

  48. Désolé de politiser un peu la question, mais ça me semble assez bien correspondre au programme Eva Joly – EELV, ce qui est préconisé comme solutions dans cet article non?

    1. Pas d’accord, JP Pagé relève plutôt de la tendance du PS pré jaurésien.
      A cette époque , les EELV luttait pour l’impôt direct, au côté de Clémenceau.
      Et cette lutte, bien oubliée, a été homérique. A en croire les futurs assujettis
      la France allait retourner à l’age des cavernes… Sûre que cette mesure inique
      allait affaiblir le pays et détourner l’attention de la ligne bleue des Vosges.
      Bref, trahison en présence de l’ennemi.

      Avez-vous remarqué qu’il n’ a pas rendu hommage au Barbu.
      Normalement, c’est obligatoire; L’impasse est une faute de goût , un manque de savoir vivre intolérable.
      On lui passerait le solécisme mondain sur le Barbu s’ il avait inclus un rappel à Aristote,
      un autre barbu. Mais même pas ça.
      L’ensemble, fond et forme, est disqualifié sans appel.

      Et pis, il a pas respecté les canons: thèse, antithèse, synthèse.
      Avec tout ça, il est recallé, fini, renvoyé aux ténèbres extérieures, rendu à la classe populaire,
      la punition ultime.
      C’est M.e Joly qui va être contente. Elle va se sentir moins seule.

  49. Faire payer les riches, faisons quelques comparaisons :

    1 – ISF divisé par 3 à partir de 2011 : 2 milliards d’eurosde moins pour les caisses de l’état ( et la règle d’or ………. )

    2 – Fin du bouclier fiscal en 2013 : 600 millions dans les caisses de l’état

    == > les plus riches GAGNENT 1,4 milliards ( 1,4 milliard de perte pour l’état chaque année )

    et on va applaudir à leur taxation qui va rapporter 200 millions d’euros exceptionnellement

    DE QUI SE MOQUE T ON ?

    PS : infos entendu hier à c’est dans l’air ( vous savez l’émission gauchiste …… )

  50. La référence aux années 30 est fallacieuse car si vous aviez réellement voulu en tirer une leçon, vous exigeriez la fin de l’Euro. Les années 30 furent la prise de conscience qu’on ne pouvait pas ou plus comme à la fin du XIXe siècle, ajuster les compétitivités relatives entre pays en s’appuyant sur des baisses de salaire. La référence d’une monnaie traduite en un certain poids d’or fixé une fois pour toute, à l’image du franc égal à 6.55957 €, se traduira pour les pays déficitaires par une montée du chômage, et la nécessité pour ces Etats de maintenir l’activité économique par des politiques budgétaires expansionnistes permanentes afin de limiter ou de rendre supportable la casse sociale (ou d’accepter des politiques d’austérité permanence avec un chômage de masse à l’image de la France entre 1931 et 1935). La mutualisation des dettes ne peut se substituer à une politique visant au rééquilibrage des balances commerciales à l’origine des dérapages budgétaires. Si la leçon des années 30 avait été comprise, on devrait s’attendre à ce que les pays qui se relèveront les premiers de la crise seront ceux qui sortiront les premiers de la zone Euro à l’image des pays qui, en leur temps, avaient été les premiers à abandonner l’étalon or.

  51. Bonjour. Associer l’avenir à l’Union européenne et à d’éventuelles mesures vertueuses (ce qui reste à voir) prises en commun par ses membres relève au mieux d’une douce illusion. L’Europe est un monstre technocratique qui tente de faire l’impasse sur les nations qui la composent, autour du leadership allemand. Elle est l’un des bras armé des mondialisations marchandes et financières. Compter sur cet agrégat gagné au néolibéralisme, promoteur des déréglementations en tout genre, pour limiter les effets de ce dernier, ou raisonner dans le cadre de cette structure pour espérer en voir sortir une mesure utile non aux pouvoirs financiers et marchands, mais aux peuples qui la composent me paraît férocement optimiste. Côté pessimisme, je constate que la majorité des candidats aux primaires socialistes (entendus ce matin même sur France Culture) raisonnent toujours sur le mode européen mondialisé, ce qui à mes yeux ôte toute crédibilité à leurs professions de foi. Un seul dit des choses simples et solides, M. Montebourg, qui a le mérite de nommer les véritables difficultés, et d’essayer d’apporter de vraies réponses. Je suppose que, d’ici le printemps 2012, la situation économique va empirer, obligeant sans doute ça et là les candidats aux présidentielles à sortir des discours oiseux, mais quid ensuite? Si la France ne se réveille pas, et avec elle peut-être quelques partenaires européens, la lumière, fût-elle noire, viendra une fois de plus des Etats Unis, comme avant elle la globalisation/mondialisation. Après tout, en ces matières, on a les « patrons » qu’on mérite. Cordialement.

    1. Il y en a deux qui disent autre chose qu’un tissu d’âneries sur la situation actuelle:
      Arnaud Montebourg, certes, et puis aussi, et puis surtout, J.L. Mélenchon…(c’est évident pour ceux, dont je fais partie, qui suivent son discours, très structuré, depuis le début.De plus, il est excellent à l’oral, ce qui ne gâche rien…)

      1. Certes, Mélanchon. mais je parlais du PS. Souhaitons un jour un ticket Mélanchon Montebourg dans un cadre à définir. Pour ce qui me concerne, je voterai pour l’un, et puis pour l’autre. La contradiction était donc formelle. mille excuses.

  52. Merci à Paul pour son courage politique en ces temps de tempêtes et souvent de découragement, à tous ceux ici qui font avancer le débat par la qualité de leur réflexion. Et ce travail de reconstruction d’une idéologie est une nécessité pour changer nos paradigmes de pensée. C’est long, difficile, tortueux, multi-disciplinaire…et bien difficile à entreprendre alors que le feu se déclare un peu partout! Encore bravo et merci à tous ceux qui ont ce courage et cette honnêteté!

    Par ailleurs, je me permets de vous soumettre ces quelques textes qui amènent une lecture structurante de la crise qui se développe.
    Tout d’abord un article de Maurice Allais, déjà référencé sur ce blog, proposant une analyse limpide des courants qui nous entrainent: http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2956. Sans aucune limite au libéralisme voilà, selon lui, ce qui nous attend: « une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services ».

    Ensuite, je conseillerais la lecture d’Immanuel Wallerstein, historien et chroniqueur bi-mensuel sur le site de l’université de Binghamton aux US: http://www.binghamton.edu/fbc/commentaries/. Il analyse les conséquences au niveau mondial du déclin américain. Il conclut: « It is time for much more sober long-term analysis, much clearer moral judgments about what the analysis reveals, and much more effective political action in the effort, over the next 20-30 years, to create a better world-system than the one in which we are all stuck today. »

    Enfin, il reste une note d’espoir dans la réaction islandaise face aux intransigeances des marchés financiers, qu’il faut vraiment publiciser afin de montrer les luttes possibles face au TINA: http://www.informationclearinghouse.info/article28934.htm. Oui, il est possible de limiter l’influence de la sphère financière, du moins à une petite échelle, à condition d’en avoir le courage et la volonté politique !!

    1. @Phil

      merci aussi pour ces recommandations de lecture intelligentes et constructives.
      Je ne connaissais pas M Allais car comme il le souligne lui même, les médias généralistes ne sont pas democratiquement objectifs. Lectrice de Contre info (entre autre..), je m’en étais trés bien aperçu. Pourtant, j’ai loupé M Allais, je suis donc contente de le découvrir, il fait parti de ces individus qui n’hesitent pas à remuer avec de la finesse et des arguments clairs et intelligents le debat politique, sa critique est lucide, sans complaisance et il fait des propositons interessantes.
      Nous avons besoin d’individus engagés,censés, intelligents, libres et courageux si nous voulons passer cette transition sans nourrir des mouvements démagogiques !
      Sa pensée lumineuse lui survivra : aucun doute, puisse t il être entendu !

  53. Ca fait plusieurs années que l’on sait que la croissance se déplace vers la Chine.
    Ca fait plusieurs années que l’on sait que les intérêts de la dette sont une charge énorme.
    Ca fait plusieurs années que l’on sait que malgré les traités, constitution, parlement, commission, chaque pays de la zone euro ayant ses caractéristiques, la plupart ne pouvaient pas suivre la ligne allemande.

    Malgré cela, la BCE garde son autonomie (mon oeil … autonomie largement orientée vers les consignes allemandes).
    Pour garder l’euro fort, on a foutu tous les pays européens dans la mouïse (à part l’allemagne), enchaînés qu’ils étaient par les traités et constitution.
    Et SURTOUT, malgré cela, JAMAIS une politique économique articulant les différentes zones européennes a été au minimum abordée.

    Non, la seul chose que nous constatons, c’est que crise ou pas, la dette s’est alourdie sans que soit opéré une quelconque mesure de redressement. Au contraire, au moment où par le biais de l’introduction de l’euro plus cher que les monnaies de tous les pays de la zone (à part l’allemagne) le pouvoir d’achat s’est rétracté, les salaires idem, la consommation a amorcé sa mauvaise pente.
    Au lieu de faire rembourser la dette par l’impôt sur les plus riches, au contraire, on les a plafonné de manière à la faire encore plus grimper.

    Aujourd’hui on nous sort cette rengaine, nous avons plus dépensé que ce que nous gagnons.
    Qui gagne, qui dépense ?

    Grâce à quoi, on va faire entrer par la lucarne l’autérité empêchée d’entrer par la grande porte.

    Et les gouvernants voudraient que nous gobions cette histoire à dormir debout.

    Je préfère encore la franchise de W Buffet qui a clairement annoncé :

    « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner »

  54. ma voix vous a visiblement manqué pour y voir clair!
    Il n’est pas aberrant en soi de viser le retour à l’équilibre budgétaire partout, car il est évident que c’est le seul moyen d’au moins stabiliser la dette publique.
    L’aberration est du côté de l’impossibilité de la chose aussi longtemps que toute dette implique une créance du même montant, dûment rétribuée par un intérêt fort ou élevé.
    Ceci impose une croissance sur le mode exponentiel de la dette au même rythme que les créances, il est alors techniquement impossible d’obtenir une réduction en aucun cas de figure.
    Tant que nous n’obtenons pas la circulation monétaire sans la condition d’un versement d’intérêts, il n’y aura aucune solution possible autre que celle de la réduction de la dette (et donc des créances) par un défaut dûment acté.
    dans ce cas, nous assisterons aux effondrements d’actifs, car tous ceux qui le peuvent vont opérer un repli vers la détention liquide. La détention liquide est ensuite gelée pour plus ou moins longtemps. Et ceci provoquera immanquablement d’autres défauts de paiement nécessairement à acter à leur tour, et d’autres fuites vers la liquidité.
    Tant que nous ne mettons pas en place un système (de type SMT) qui empêche la fuite dans le repli liquide, il n’y aura aucun moyen de réduire la dette d’aucune façon, et nous n’éviterons des déflations violentes qu’au moyen de rachats des créances pourries par las banques centrales (autrement dit la planche à billets!).
    A+,jf

  55. Tant qu’on autorise l’amas et la collection de valeurs, pourquoi voudriez vous que cela change ??
    L’Humain est sans limite …
    Quand une lionne chasse et attrape une gazelle, elle la mange et se tient tranquille jusqu’à la prochaine faim.. Quand un Humain chasse, c’est un premier ours, puis un second puis un autre et encore un autre.. IL N’ A PAS DE FREIN ..
    C’est pourquoi, il faut une force extérieure qui IMPOSE 3000 euros mensuels par tête et pas un radis de plus

    1. @ MILAN, 26 août 2011 à 11:17
      Il ose dire vrai, Delamarche. On a l’impression qu’il nous lit certaines pages de « Le capitalisme à l’agonie ».
      Il annonce la baisse du CAC (à 2600) et du Dow.
      En Allemagne aussi, on dit que le Dax est encore surévalué
      URL: http://www.wiwo.de/finanzen/ausverkauf-auf-raten-478939/

      Pour le fun : il recommande à Fillon de ‘taxer la bêtise’ (de ceux qui ne croient pas au ‘double dip’ ) pour vite remplir les caisses de l’Etat.
      Un ami ouvrier imprimeur, qui a fait un gros héritage, écoute Delamarche et investit dans l’or, les obligations suisses et les matières premières. Il fait de grosses marges. J’ai essayé de lui expliquer qu’il se tirait une balle dans le pied en renchérissant les matières premières : ça ne le touche pas. « C’est rien si je perds tout. Ca m’amuse. »
      Homo œconomicus, ou inconscient ? …

  56. La dette? Mais quelle dette?
    http://www.alternatives-economiques.fr/la-france-est-elle-en-faillite-_fr_art_669_34813.html

    Si on comptabilise l’ensemble des actifs, c’est-à-dire aussi les actifs physiques, les administrations publiques ne présentent plus une dette, mais une richesse nette (37,8% du PIB en 2006). Celle-ci a d’ailleurs augmenté de plus de 22 points de PIB entre 1995 et 2006, ce qui veut dire que les administrations publiques se sont enrichies sur cette période, notamment en raison de la forte valorisation des terrains détenus par l’Etat (+ 200% en dix ans). Le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18 700 euros, mais hérite au contraire d’un actif net de 11 000 euros, même s’il est vrai qu’une partie des actifs physiques ne sont pas cessibles et qu’il est difficile de leur donner une valeur marchande.

  57. La France pour le moment est sur le « porte-bagages » de la moto Allemande pilotée par Merkel avec Sarkozy attaché et cramponné à ses fesses. Triste spectacle pour la France et pour l’Euro malheureusement. Seule la « mutualisation des dettes souveraines » avec la création des « euro-bonds » peut sauver le système et dégager des moyens financiers permettant et le remboursement de ces dettes et la relance économiques.? La France pour le moment se contente d’étancher les trous du « navire euro » à l’aide de ce qu’on appelle en terme Marine un « Batardeau » moyen provisoire mais inopérant pour une longue étanchéité. Un jour ou l’autre le navire coule.

  58. Ce débat est passionnant. Quelques mises au point :
    – Il est faux de dire que l’Allemagne ne veut pas des « euro-obligations ». Mme Merkel l’a dit. Mais le SPD (socialistes), les « Verts », les industriels et, même, une partie de la CDU sont pour. Cela fait beaucoup. Il n’y a que le petit parti « Libéral » qui soit résolument contre. C’est le bon sens qui fait incliner de nombreux allamands en faveur des « euro-bonds » (et, finalement, sans doute leur faire accepter la mutualisation de la dette). Ils ont bien compris qu’ils avaient beaucoup plus à perdre avec un démantèlement de la Zone Euro vers laquelle ils dirigent la majeure partie de leurs exportations qu’avec une mutualisation de la dette, même si cela les obligerait à payer un peu plus cher.
    – L’idée d’un budget européen plus consistant et d’une dimension normale pour un ensemble de ctte taille ne siginifie pas que l’on va prélever encore davantage sur les contribuables. L’idée est que ce budget devrait être financé par des ressources « propres » de l’Europe (et non des contributions des Etats), par exemple, par la taxe sur les opérations financières (taxe « Tobin ») et la fameuse taxe « Carbone ».
    Ce budget – ainsi que les « euro-bonds » – servirait à financer l’indispensble soutien de l’activité économique par des grands travaux et des investissements d’avenir, le temps que les pays-membres mettent en ordre leurs finances publiques. Bien sûr, ceci devrait être fait sous contrôle démocratique, par exemple en donnant un rôle accru au Parlement européen (qui n’est pas le « zinzin » dont parlent certains des intervenants) et au Conseil des Etats, et en diminuant celui des eurocrates de Bruxelles et de leurs officines de consultants.
    – Bien sûr, ces mesures qui auraient pour objet d’aider l’Europe à sortir de la crise ne peuvent se concevoir que dans le cadre d’un effort plus général pour lutter contre la spéculation, faire rentrer la « finance » dans son orbite normale, refonder le système monétaire international…..
    – En outre, il ne faut pas considérer que les « euro-obligations » seraient de la « monnaie de singe ». Garanties par l’Europe tout entière, qui, je le rappelle, globalement, est riche et dispose d’une épargne abondante, ces obligations seraient l’un des placements les plus sûrs et les plus attractifs que le monde puisse s’offrir. En les mettant en place, il ne s’agirait pas ponctionner le « bas de laine » des citoyens européens, mais de leur offrir un placement sûr.

    1. Les euro-obligations permettront uniquement à la finance de grossir d’avantage. Il s’agit uniquement d’un montage financier qui permettra aux pays de la zone euros de s’endetter toujours plus. On assistera exactement aux même dérapages que l’état fédéral américain. De plus, il est trop tard pour les euro-obligations puisque ces dernières auront peu de chance d’être AAA. Ainsi, les taux d’intérêts des euro-obligations pourraient être prohibitifs pour les pays.

      Les euro-obligations sont principalement demandées par les banques pour se débarasser du problème de leurs obligations « toxiques » (comme celles de la Grèce). A l’échelle des européens, cela ne fera que plus de dettes pour les générations futures. Combattre de la dette par de la dette, c’est un signe pour moi que l’on est dans un système qui s’épuise à vue d’oeil.

  59. récession est le terme politiquement correct désignant la dépression ; pourquoi la plupart des rédacteurs de ce blog continuent à succomber à cette mode venue des USA? Le système est irréformable, ; les mesures d’austérité prises par la plupart des Etats de l’EUROZONE ou les mesures préconisées par les auteurs de ce blog ne sauveront pas ce système financier!!! Il est irrémédiablement condamné . Prolonger sa survie ne fera qu’aggraver la souffrance des classes moyennes et populaires. Où est le bonheur, le paradis et autres délices promis par les fanatiques de l’Euro si les peuples européens acceptent la monnaie unique, en 2001? A la place on a droit à une hausse des prix, à une aggravation continue de la situation des classes moyennes et populaires par des plans d’austérité avant meme la crise de 2007. La plupart des commentateurs situent la crise qu’on connait le 15 septembre 2008 avec la faillite de LEHMAN BROTHERS, mais cette crise a débuté en aout 2007, c’est à dire qu’il y a quatre ans déjà ; le monde est en crise depuis quatre ans et pourtant rien n’a changé car ce ce système est irréformable, il faudrait un nouveau GORBACHEV comme en 1991? Mais je reve!!! Paradoxalement il est plus difficile de trouver un GORBACHEV dans l’Occident en crise en 2011 qu’en 1991 en URSS!!! Toutes ces mesures ne visent qu’à gagner du temps, la crise a été contenue pour un temps mais repart de plus belle depuis cet été ; peut etre aura t-on une accalmie encore mais rien n’a été règlé. Il est certain que cette crise rebondira tot ou tard

    1. Et concernant Gorbatchev et la fin de l’URSS, il est bon de rappeler que ce géant militaire qu’on décrivait comme un monstre sanguinaire s’est effondré tranquillement, dans la paix, sans mettre le reste du monde à feu et à sang, sans même chercher vengeance auprès de ses petits pays satellites sans défense.

    2. Chère maman,l’avenir nous dira comment finira ce jeu de trapèze volant,enfin nous trouverons les mots justes.

    3. Eric Hobsbawm (historien chez Albion) a bien expliqué (*) en quoi une structure non dépendante des électeurs pouvait se mouvoir plus aisément pour certaines grandes décisions que les structures démocratiques occidentales, où les présidents ne peuvent rien faire de « gros » s’ils tiennent à leur réélection. Eux ou les parlementaires qui devront voter.
      En ce sens, le complément de Naomi Klein suivant lequel les « gros » changements « nécessaires » ne sont rendus possibles que dans les moments de désorientation (dont profitent les Chicago Boys et affidés), est logique, et pas contradictoire du tout.

      (*) Dans « le court 20e siècle, l’âge des Extrême », Ed. André Versailles …de mémoire (tardivement publié en France, vers 2002, le Diplo y avait mis son influence entre autres)

    4. Pour « l’american Gorbachef » cet axe de reflexion est (était ?) un de ceux du très roboratif site  » de defensa », et ça tourne en boucle.

  60. Juste pour dire que je suis plus optimiste que vous Monsieur Pagé sur la montée de l’extrême droite en Europe. L’extrême droite a l’habitude d’utiliser des bouc-émissaires et des épouvantails. Les débuts de campagne que nous connaissons nous dévoilent notre principale problème, l’instabilité et la toute puissance des marchés. Personne ne peut être dupe et on le voit bien, dans les médias, il n’y a pas la place pour les sujets d’immigrations…
    De plus, nombre de candidats sont sortis de l’ornière traditionnelle pour proposer de véritables révolutions. Je ne vois que du neuf en gestation.

    1. Moi, je ne vois que du vieux , les mêmes politiques depuis des dizaines d’années, les mêmes partis avec leurs appareils complétement dépassés et qui bloquent la démocratie avec une vision binaire de la société et des choix , même dans leur posture ils sont ridicules à vouloir singer les anciens , Chirac , De Gaulle , Mitterrand, regardez parler Hollande c’est du grand guignolet il n’y a pas que lui, il y a longtemps qu’ils auraient du prendre leur retraite , il faut du sang neuf , c’est la même chose dans les affaires , toujours les mêmes oligarques , toujours les mêmes familles. et n’attendez pas le messie comme les Russes en 1917 qui semblaient l’avoir trouvés, on a vu ce qu’ils ont fait de leur révolution avec leurs gourous, c’est a désespérer

  61. Supposons que l’on arrive, au niveau européen, à créer un « Trésor  » qui gérerait la dette des pays membres de la zone euro, cette dette serait mutualisée (eurobonds).
    Aurions nous toujours la situation actuelle où les fonds sont prêtés pour « peanuts » aux banques qui, derechef, reprêtent ces fonds aux états en leur appliquant un taux d’intérêt bien élevé (3 à 4 fois le taux que la BCE leur consent) ?
    Ceci bien sûr sans courri aucun risque, s’agissant de prêts garantis par les dits états !

    1. La réponse est Oui. La « rente monétaire » des banques continuera.

      Mais n’oubliez pas qu’en tant que client des banques, vous captez une partie de cette « rente monétaire ». Les banques font des « efforts » pour acquérir (ou conserver) leur clientèle de particuliers ou d’entreprises. Et c’est derrière le mot « effort » que se cache la captation par autrui d’une partie de la rente monétaire des banques…

      1. « Vous captez une partie de cette rente » .!!!

        Mais je n’ai rien demandé moi !
        Et je suis persuadé que mon banquier capte beaucoup mieux que moi !
        Et qu’au moment du partage, il est plus égal que moi….

        Pourquoi pas une BCE prêtant directement aux états membres aux taux actuellemnt consentis aux banques ?

  62. Si H. Védrine, tel que je viens de l’entendre à la Rochelle, prend en main les affaires de l’Europe, alors je suis prête à le suivre.

    1. Védrine, comme tous les autres politiciens professionnels,
      a servi et peut-être appelé à servir à nouveau l’oligarchie.
      Ils sont responsables de l’exploitation accrue de l’homme et la nature
      qui nous conduisent au désastre.

      1. Charles A

        L’oligarchie c’est comme l’hydre, ça a plusieurs têtes.

        Pour l’instant, Hubert Védrine avance des points cruciaux qui devront servir de base pour l’avancée européenne. Nous pouvons déjà dire qu’il ne répond pas positivement à la partie de l’oligarchie qui souhaite voir l’éclatement de la zone euro et pourquoi pas de l’europe.

        Bref, si il est possible de réécouter son intervention à la Rochelle (chaine LCP) tu comprendras qu’à ce jour, c’est ce qui paraît le plus solide et construit.

        Par ailleurs, les idées bien structurées rejoignent toujours une grande intelligence (et dans son cas une culture) … il se trouve que cela devient denrée rare de nos jours, alors autant ne pas laisser passer cela. C’est absolument indispensable dans un gouvernement actuel.

        Ne me parle pas de Bildermachin, du siècle et autres trucs qui ont fait les beaux jours d’internet il y a quatre ou cinq ans, parce que tous ces clubs n’ont aucune prise sur moi.
        Tous ceux qui y participent ont un nez au milieu de la figure, comme toi et moi 🙂

      2. Effectivement, à propos de clubs oligarchiques,
        Védrine fait partie de l’establishment bourgeois qui saigne l’humanité et la planète.
        Il a en plus le tort d’être intelligent, donc un ennemi à abattre en priorité.
        Comme disait Clémenceau, avant de sombrer lui aussi dans la collaboration:
        votez pour le plus bête, c’est le moins dangereux !

  63. Quelle est la cause de la crise financiére ?
    Sinon des prets abondants et sans discernement dans l’immo au Sud .
    Peut étre n’avez vous pas d’idée précise sur le comment çà se passe , se décide ces marchés .
    Moi j’en ai une et je peux vous dire qu’il est difficile de n’en trouver ne serait-ce qu’un dont l’utilité
    publique est vraiment justifiée . Il s’agit de sommes énormes . Tout va bien , tous le monde est
    content , çà crée des emplois , des marchés pour les entreprises locales et méme moins locales . Le personnel politique touche ses commissions . La population est contente , mais bien sur cette patinoire , cette piscine , y avait rien pour la jeunesse .
    Il y a un moment où les dettes s’accumulant et les rentrées attendues des fabuleux projets , se
    font attendre . Là on commence à faire les bilans . Le pire c’est que dans la plupart des cas
    les ‘citoyens locaux’ ne savent méme pas pourquoi leurs impots ont augmentés .

    Pour moi c’est clair , il faut arréter tout çà au plus vite . Les ‘solutions’ genre FSE , euro-obligations , etc ne font qu’aggraver la situation en augmentant la dette et en permettant
    à ceux qui ont profité de ce systéme de copinages , de s’en tirer en douceur au dépend des
    autres . Jamais la question on a fait quoi, avec tout cet argent ? mais pourquoi faire , n’y a t il pas des choses plus importantes dans la vie ?non enfin l’argent qu’est ce c’est ? Une superstition , du papier , la valeur ? Bof !…

  64. Bonsoir;

    Les euro-obligations sont, épargnez moi le jeux de mot, une obligation indispensable.
    Mais ce n’est pas suffisant :

    1 – Favoriser la consommation intérieure en Europe en soulageant les taxes sur les produits européens car nous avons assez d’usines, de savoir faire et de technologie pour réussir à satisfaire tout type de demande en n’employant uniquement de la main d’œuvre européenne qui alimentera les caisses européennes.

    2 – Un politique de communication à l’attention des peuples européens pour qu’ils consomment européens en majorité.

    3 – Mettre en place une TVA sociale au marge de l’Europe.

    4 – Favoriser une politique de rapprochement fiscale pour tous les pays d’Europe et une uniformisation des taux de TVA afin que la concurrence ne se fasse pas au sein de l’Europe.

    5 – Supprimer totalement les abattements fiscaux pour les groupes de plus de 5000 personnes.

    6 – Pénaliser très fortement les entreprises qui délocalisent par saisie de l’appareil de production et de la propriété intellectuelle présente sur le territoire européen. Cela dissuadera de produire en Chine et vendre en Europe. Cela limitera certes les marges mais permettra d’économiser sur le cout des transport, sur la TVA sociale et permettra un meilleur rayonnement des marques en Europe avec une garantie de production digne pour les salariés.

    7 – Favoriser les contrats d’équipements publiques via des équipementiers européens.

    8 – Relancer une vaste politique de natalité en Europe afin de financer le papy-boom.

    9 – Lancer la recherche et le financement des grands travaux que nous attendons tous :
    * Géolocalisation européenne
    * Voiture du futur (propre, 100% recyclable, européenne, automatisée et fortement communicante)
    * construction des grands réseaux optiques européens afin de passer au très haut débit et désengorger les réseaux existants
    * Refondre toute la politique de transport européenne afin de favoriser la grande vitesse plutôt que l’avion qui dépend trop de carburants importés.
    * Lancer la recherche pour l’avion à hydrogène et mettre en place à grande échelle la technique de cryo-compression permettant de stocker de l’hydrogène à des coûts raisonnables.
    * Favoriser la création de crèches dans tous les quartiers fortement peuplés car on en manque clairement.
    * Relancer la construction de logement de qualité de haute qualité environnementale. Il manque plus d’un million de logement e France donc on a largement de la marge pour faire baisser les prix et loger tout le monde décemment. Surtout que l’État et les promoteurs récupèrerait l’argent au travers des loyers et ventes. Cela permettrait aussi de largement baisser la pression sur l’immobilier qui est clairement exagérée.
    * Atteindre d’ici 2020 20% d’énergie renouvelable via la géothermie, le solaire, hydrolithe, l’éolien et la rénovation des barrages avec de nouvelles turbines plus efficaces.
    * Favoriser le stockage de l’énergie en surproduction des centrales nucléaire dans de la production d’hydrogène ou dans la synchronisation des rythmes de production industriels afin de ne plus gaspiller et permettre aux usines d’avoir une énergie bon marché à des horaires atypiques mais réguliers.
    * Créer des pôles de recherches régionaux avec des objectifs de recherches clairs et des financements systématiques pour les applications industriels lorsque les projets sont implantés sur le sol européen.
    * Refondre l’agriculture européenne afin de gagner en qualité, en efficacité et surtout de remettre en état l’agriculture des pays de l’Est qui est en friche depuis la chute du mur de Berlin.

    10 – Plafonner les marges de la grande distribution à 25% et obliger les centrales d’achat et grands groupes agro-alimentaires à assurer au moins 10% de marge aux producteurs. Ex . : 1Kg de pomme produit pour 1€ sera acheté au minimum 1.10€ et sera transporté pour 0.2€, coutera 0.2€ en achalandage, étalage, présentation et sera donc revendu au maximum 2€.
    Tout le monde y gagne raisonnablement et la population retrouve du pouvoir d’achat.

    J’ai probablement oublier pleins de choses qui peuvent être faites comme l’interdiction de cumul des mandats afin de multiplier les emplois, les impôts et la consommation et surtout faire en sorte que le travail soit fait et correctement fait. Du coup au lieu qu’un député/maire/commissaire de district et conseiller sanitaire de la commune pour le traitement des déchets touche 15.000€ il y aurait 4 personnes qui se partageraient des salaires entre 3000 et 4000€/mois ce qui est déjà très raisonnable et représentera certainement plus de rentrées pour l’état, plus de consommation, moins de chômage et enfin plus d’efficacité dans le travail.

    1. bonjour,

      @ marousan : « Relancer une vaste politique de natalité en Europe afin de financer le papy-boom »

      Encore du Ponzi…

      N’y a t’il pas aujourd’hui des retraités qui bénéficient de retraites dont les montants pourraient être réduits : au delà de 2.000 euros par exemple (cela permettrait de revaloriser les petites retraites et de préparer le financement des prochaines sans passer par une politique nataliste).

      1. retraites dont les montants pourraient être réduits : au delà de 2.000 euros par exemple

        oui, c’est plus que gagnent beaucoup de personnes en pleine activité …
        ce serait judicieux vu le contexte …

    2. Que voilà un programme constructif pour l’Europe ! Je retiens, surtout, la TVA sociale, le rapprochement fiscal (absolument indispensable), les « grands travaux » (on pourrait aussi employer l’expression : « investissements d’avenir »), pourquoi pas, le plafonnement des marges de la grande distribution. Pour le reste, cela ressort surtout de ce que l’on appelle la « préférence européenne ». Il faut, en effet, mieux tirer parti de nos forces, mais on ne peut pas se couper du monde environnant (ne serait-ce qu’à cause des inévitables mesures de rétorsion). Mais après avoir ouvert les vannes dans le grand vent du libéralisme, il est temps de se ressaisir et de penser à consolider les atouts européens.

      1. de gauche, peut être, mais surtout avec un sacré optimisme question avenir des ressources naturelles…outre le pétrole.

  65. J’habite en Alsace. On y regarde de plus en plus l’opulence et le plein emploi en
    Bade-Wurtemberg.
    Je crains beaucoup la tentation de l’Allemagne à faire cavalier seul (quitter l’euro).

    Et il faudrait alors revoir votre analyse et les moyens de surmonter la crise.

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*