LE MONDE-ÉCONOMIE, Candidats, encore un effort…, lundi 23 – mardi 24 avril 2012

Le format de mes chroniques dans Le Monde est passé de 3.500 à 4.600 signes, ceci permet de développer davantage une véritable argumentation.

Candidats, encore un effort pour refonder le capitalisme !

Il y a trois ans et demi, dans son discours de Toulon, M. Sarkozy, Président de la République Française, et aujourd’hui candidat à sa réélection, expliquait ce qu’il convenait de faire pour sauver nos systèmes économique et financier : refonder le capitalisme.

Le plan proposé était cohérent mais, dans le contexte d’effondrement généralisé d’alors, loin d’être véritablement radical : il y avait encore dans cette proposition de « refondation » du capitalisme, un relent d’optimisme. Qu’en est-il advenu ? Rien : c’est à Toulon qu’elle a été évoquée et c’est là aussi qu’il en a été question pour la dernière fois. Est-elle présente dans la campagne présidentielle ? On en trouvait des éléments épars dans le programme des candidats numéros 3 et 4 dans les sondages de la semaine dernière, mais rien dans celui des deux candidats qui caracolaient en tête.

Serait-ce que l’économie et la finance ont connu une telle embellie depuis l’automne 2008 que ce projet refondateur a perdu de son actualité ? La question prête à sourire. En 2010, la Grèce était au bord de l’abîme – petite économie nationale que la solidarité européenne aurait pu alors sauver à peu de frais. Aujourd’hui, ce sont l’Espagne, voire même l’Italie qui s’y retrouvent. Être au bord de l’abîme, c’est comme toute chose apparemment : on finit par s’y habituer.

Qu’est-ce qui explique qu’il ait surtout été question durant la campagne d’obtention accélérée du permis de conduire ou de distribution de la viande de boucherie dans les écoles ?

Deux hypothèses sont envisageables : l’une charitable, l’autre beaucoup moins. L’hypothèse charitable, c’est que toutes les décisions qui comptent sont prises aujourd’hui, dans le meilleur des cas à Bruxelles, et dans le pire des cas, à Washington, et qu’il ne resterait plus, en effet, comme prérogatives pour un Président de la République que celles dont disposait un sous-préfet sous la IIIe République. De la même manière qu’un sous-préfet pouvait alors tempêter aux comices agricoles contre « Les directives de Paris, qui créent la révolution chez nous ! », un Président français peut à la fois régler avec autorité les affaires de permis de conduire et de viande de boucherie et tonner sans inquiéter personne à l’encontre de Bruxelles et de Washington.

L’hypothèse peu charitable, c’est celle du manque d’ambition et d’envergure qui fait qu’un Président français n’arriverait à se faire entendre ni à Washington, ni à Bruxelles, et si cela se trouve, pas même à Paris.

Seule bonne nouvelle, si l’on peut dire, le mal n’est pas spécifiquement français : confusionnisme, cacophonie, absence totale de courage politique, règnent aujourd’hui en maître dans l’ensemble des pays occidentaux. On en est même venu dans certains à mettre à la tête des affaires d’anciens banquiers dont les décisions calamiteuses il y a seulement quatre ou cinq ans provoquaient alors la consternation, faute de volontaires parmi les politiques.

La conclusion s’énonce simplement : ce n’est pas d’un Président français qui serait seulement « audible » à Bruxelles ou à Washington que l’on a besoin mais de quelqu’un qui indiquerait la voie à suivre, brisant la paralysie stupéfaite qui règne aujourd’hui dans ces lieux. Car ce ne sont pas les projets de société de haute volée, économiques et financiers, qui manquent, bien au contraire :

* Accorder à nouveau la priorité aux salaires plutôt que favoriser l’accès au crédit, lequel est nécessairement cher et se contente de repousser à plus tard la solution des problèmes se posant d’ores et déjà.

* Mettre hors-la-loi la spéculation en rétablissant les articles de la loi française qui l’interdisaient jusqu’en 1885.

* Mettre hors d’état de nuire les paradis fiscaux en interdisant aux chambres de compensation de communiquer avec eux dans un sens comme dans l’autre.

* Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire.

* Redéfinir l’actionnaire d’une société comme étant l’un de ses créanciers et non l’un de ses propriétaires ; établir les cours à la Bourse par fixing journalier.

* Éliminer le concept de « prix de transfert » qui permet aux sociétés d’échapper à l’impôt par des jeux d’écriture entre maison-mère et filiales.

* Supprimer les stock-options pour instaurer une authentique participation universelle.

* Ré-imaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l’échec en raison de leur nature pyramidale que sont l’immobilier ou l’assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer.

Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l’objet d’un véritable débat.

On assisterait alors au retour de l’ambition et du courage, désespérément absents aujourd’hui.

 

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162 réflexions sur « LE MONDE-ÉCONOMIE, Candidats, encore un effort…, lundi 23 – mardi 24 avril 2012 »

  1. …… nous sommes les héritiers de cette courte période de histoire de France où nos politiciens depuis 1946, ont fait preuve de TOUT, sauf  » d’ambition et de courage ».
    Cher Paul Jorion, vous avez tout du Baptiste…criant dans le désert…français. !!!
    On vous aime pour votre Croisade du Bien.

    1. Pas sûr. Je vois plutôt cet extrait plutôt comme l’ultime petit coup avant de passer au second tour. 😉

      1. Hum, au moins un intellectuel qui joue son role. Sinon, c’est morne plaine. Comme le dit Marianne2. « Le silence des intellectuels pendant cette campagne ? Gori y voit un des symptômes graves de la dégénérescence de notre champ démocratique, où « la dignité de penser a été confisquée d’une part par la technocratie, avec le pilotage des chiffres, d’autre part par la gestion des émotions collectives, avec une propagande spectaculaire envahissante ».

  2. « On assisterait alors au retour de l’ambition et du courage, désespérément absents aujourd’hui »

    Je ne suis pas vraiment d’accord… Il y a une ambition certaine… et parfois même de courage… voire de zèle…

    Toute la nuance étant de savoir vers quoi cela tend… C’est toujours pareil…

    Mais surtout, il ne faudrait pas que le citoyen lambda en soit dispensé…

    Il en est du système démocratique comme de l’économie et de la finance… Tout est question de règles, d’usages et de système…
    Observons quel est le parcours que doit respecter un politique depuis l’âge de dix-huit ans… marche après marche… pour arriver tout en haut du cocotier…
    … ça vous forge forcément le bonhomme…

    Nous sommes tous dans le même bain…

      1. Sortir du cadre ou renverser la table en retrouvant les valeurs de solidarité, de penser par soi-même.
        Nos vies ne valent pas cette dette

    1. AI, je voulais vous dire …
      Je ne sais pas, cela doit être vos …
      Vous me faites beaucoup sourire (j’ai bien aimé ‘caliméro’ par exemple, déclamé sur une écriture lente, c’est terrible) …

  3. « On assisterait alors au retour de l’ambition et du courage, désespérément absents aujourd’hui »
    A n’importe quelle occasion de se placer en tête d’une file, la bousculade des candidatures ne plaide pas pour la thèse d’un déficit en ambitions. Les élections actuelles, comme les soldes ou les épreuves sportives sont illustratives.
    Le courage qui consiste à supporter de souffrir et/ou de prendre des coups à ces occasions ne semble pas manquer non plus.

    Dans le fonctionnement général de l’économie, ces « vertus » sont malheureusement sollicitées uniquement dans des projets individuels d’accroissement de pouvoir. A toutes ces dynamiques proposées, dont l’horizon d’intérêt est visiblement subordonné étroitement au propre périmètre d’attraction de richesses et d’honneurs de leurs promoteurs, il manque une justification crédible d’intérêt collectif durable.
    Les mécanismes économiques prioritaires sont actuellement, à l’évidence, les mécanismes financiers. Leur fonctionnement consiste à tourner en boucle fermée en créant de la valeur monétaire conventionnelle, en arrosant toujours les mêmes à chaque tour, sans souci des impacts, ni sur la structure des consommations, ni sur celle des productions, ni sur l’environnement.

    Ce qui fait défaut, c’est une vision suffisamment collective de l’économie pour donner un sens acceptable, et accepté, à toutes les composantes microéconomiques (et même nanoéconomiques). Il manque des objectifs réalistes qui puissent être largement partagés, sans exclusive. Le progrès devrait devenir (ou redevenir ?) l’affaire de tous.
    Pour cela, il faut passer par des valeurs communes et partager équitablement les avancées obtenues par les efforts de tous. Nous sommes en panne de valeurs altruistes. Des projets égocentrés de dominance ne peuvent pas être largement et durablement fédérateurs. Les éternels cocus de l’histoire sont de plus en plus vaccinés contre les promesses démagogiques, d’où qu’elles viennent.

    1. Un vision « économique » est totalement subalterne. L’économie sert l’homme, pas l’inverse.
      Si on n’a pas de vision sur l’Homme, toute spéculation économique n’a aucun sens.

    2. Nous sommes en panne de valeurs altruistes

      autrement dit de démocratie . . .
      Seul le plus grand nombre peut faire advenir ce qui est bon pour le plus grand nombre, avec en corolaire, un accès à l’éducation et à l’information.

    3. @ Esope (22 avril 2012 à 16:1)

      « Pour illustrer le propos » : ….. 🙁
      Refaites la manœuvre s’il vous plaît, vous nous avez mis l’eau à la bouche.

  4. Un petit détail

    25 % de la population française est dite active soit 16 millions de personnes (dont 80 % de salariés).

    La population étant pour l’essentiel inscrite sur les listes électorales, soit 43 millions de personnes, on peut en conclure que la population active représente 37 % de l’électorat

    En supposant que le nombre d’abstentionnistes est identique pour les actifs et pour les inactifs c’est une minorité de 37 % qui représente ceux qui travaillent.

    Sans vouloir justifier un suffrage censitaire, les élections présidentielles de 2012 ne sont donc pas celles de la valeur travail, mais d’autre chose.

      1. Population active occupée ayant travaillée au moins à tiers temps, disposant potentielement du droit de vote (donc de nationalité Française et de plus de 18 ans).

    1. Oui, d’ailleurs, à ce propos… il faudrait que P.Jorion reformule le 4ème point qui me semble tourné d’une manière un peu… « opaque »…

      Sinon, concernant le sufrage universel, s’agirait de revoir le truc je pense… il y a des types à qui je ne confirais pas mon chat qui ont le droit de vote… c’est pas dingue ça…

      Voilà des années que je dis qu’il nous faut un « permis d’élire »…. un chauffard du vote c’est aussi dangereux qu’un chauffard de la route, mais là, non… pas de permis… Ya des types qui ne savent même pas la différence entre la Corée du Nord et la Corée du Sud… c’est pas fou qu’on leur laisse le droit de vote…
      Et puis je ne dis pas ça pour les rayer des listes, mais juste pour qu’ils aillent au « vote-école »… qu’ils apprennent à ne pas tomber dans tous les discours populistes qui vont fleurirent de plus en plus…

      Un permis qu’on repasserait tous les dix ans… ça ferait du bien à tout le monde…

      1. Merci renou,

        Là, j’me les gèle depuis trois plombes dehors, et c’est exactement c’qui me fallait…
        Un bon Blier… Ça réchauffe …

        + 1 pour le permis de pondre des gniards
        …. à commencer par ma mère… mais bon, là, pour elle, c’est trop tard… le al est fait….

    2. 25 % de la population française est dite active soit 16 millions de personnes (dont 80 % de salariés).

      Z’avez des sources ou c’est votre petit doigt de radio bistro ?

      Al, bouge pas, j’reviens.

      1. @kivepe

        Je suppose que c’est la réponse un peu plus haut.
        Cela ne donne pas la source.
        Par ailleurs, c’est la définition de la population active au sens de qui au juste ? Au sens du BIT, au sens du recensement de la population ou au sens de la Comptabilité nationale ?
        INSEE – Population active – Définition

        @al
        Super ton idée, on pourrait même mettre des permis à point et chaque fois qu’un mec dit une connerie, on lui retire des points.
        Selon un barème scientifiquement établit par un comité de sages, je t’annonce que suite à ton idée, ton permis a été invalidé pour une durée de 5 ans. 😉

      2. Salut zébu,

        J’imagine que le Raaaaahhhh…. c’est pour Vincent…
        Et que le Lovely…. est pour moi…

        Z’avez vu…? j’vous ai mis plein de petits points en sus……

  5. En effet la France a besoin plus que jamais d’un VRAI Président ambitieux au bon sens du terme et courageux.
    Pas d’un bateleur aussi changeant qu’une girouette au gré du vent.
    Un homme d’état tout simplement…

    1. L’homme providentiel (vous parlez au masculin)? Est-ce bien raisonnable?

      Besancenot 5% Poutou 1% pour défendre strictement les mêmes idées.
      Mamers 10%, Joly 3%.
      M.G. Buffet 3% J.L. Mélenchon 11% (,pour, il est vrai une base et des idées un peu plus larges).

      Quel rapport entre le « charisme médiatique » et la véritable stature d’homme d’état? Je n’en sais rien, je (me) pose la question.

    2. Jusqu’à nouvel ordre nous sommes sous la Vième République, donc nous élisons un monarque (ou une…) républicain tous les cinq ans.
      Autant que ce(tte) dernier(e) ait le sens de l’ Etat et du bien commun.
      En attendant une hypothétique VIième République, qui serait moins personnalisée par un seul homme (ou femme).

      1. Il serait temps de supprimer cette anomalie d’élection présidentielle, non ? Des députés, des partis, une majorité, un chef de gouvernement issu de compromis de bon aloi….et c’est tout.
        Les législative à deux tour avec un bonus à celui qui arrive en tête suffit à assurer une majorité gouvernante.
        Sarkozy a tué le bonapartisme (volontarisme) pour longtemps et c’est très bien.

      2. « Sarkozy a tué le bonapartisme (volontarisme) pour longtemps et c’est très bien. »
        Naboléon qui tue Napoléon.

  6. « ce n’est pas d’un Président français qui serait seulement « audible » à Bruxelles ou à Washington que l’on a besoin mais de quelqu’un qui indiquerait la voie à suivre, brisant la paralysie stupéfaite qui règne aujourd’hui dans ces lieux »

    Ah oui, l’homme providentiel…

    PS: Ceci dit, on a avancé. Les mesures à prendre sont maintenant là, clairement énoncées.

    1. n’attendez pas les consignes . . . !
      mais nous assistons là à un véritable engagement programmatique
      je ne dirai qu’un mot, bravo !

    2. Non Moi, tu n’y es pas.

      Ce n’est pas d’un Président français [patins-couffins] que l’on a besoin

      Beuark…. beuark… beuark. Dont on a besoin.
      Z’ont plus les moyens d’se payer un correcteur au Monde ?
      Dommage, le reste était parfait, Ni Cr, fond et forme.

  7. @Paul
    Z’avez lu ça?
    http://www.mediapart.fr/journal/economie/230412/la-france-va-t-elle-s-offrir-un-petit-lehman-brothers

    Extrait:
    « Or, laisser tomber un établissement financier, même de taille relativement modeste, dans un tel environnement, revient à dire que la caution apportée par l’Etat français au système bancaire du pays est aléatoire. Comme le souligne une note d’une des trois principales agences de notation sur la « Méthodologie des agences de notation » concernant les « risques pour les banques françaises », le « rating stand alone » (individuel) d’une banque peut faire l’objet « d’améliorations » « s’il existe une présomption de support d’une maison-mère ou surtout de l’Etat ». « L’Etat français est aujourd’hui jugé (…) comme très enclin à aider ses banques », ajoute la note. Le “laisser-faire” manifeste des autorités françaises vis-à-vis de cette institution bancaire en difficulté pourrait donc envoyer aux marchés un signal troublant. Comprenne qui pourra. »

    Glop, pas glop?

  8. Monsieur Jorion, quel cruauté ! .L’effort que vus demandez va épuiser le peu de forces qui reste encore à nos distingués candidats. Vous requérez en fait, ni plus ni moins, de mettre à bas les directives européennes ultralibérales et la jurisprudence tout aussi ultralibérale de la CJCE qui en découle. Directives et jurisprudence qui disent le droit suprême à tous nos politiques en exercice et à nos tribunaux nationaux. Je vous ai percé à jour, votre langage qui ne peut être que celui d’un crypto-marxiste, le couteau entre les dents, veut casser notre belle Europe. Méchant homme va !

    Trêve de plaisanterie. Vous citez, à très juste titre, les « prix de transfert » comme instrument majeur de perpétuation de la présente et calamiteuse situation sociale, morale, économique et financière.

    Je doute que ceux qui, comme moi, vous lisent avec intérêt, soient légion à réellement bien connaître ce que ce terme recouvre. Une prochaine chronique de votre part ne pourrait-elle expliquer le principe du phénomène et les hémorragies de fraude qu’il implique ?

    Pour ma part, j’ai lu, il y a un an ou deux ans, que deux universitaires américains s’étaient attachés à étudier les « prix de transfert » in vivo.
    Leurs constats étaient plus qu’éloquents. Je ne sais pourtant pas qui ils et ignore également si cette étude est quelque part disponible et, peut être, traduite en français.

    Le rôle ancien et très spécifique des Pays-Bas en matière de fraude fiscale massive d’impôt sur les sociétés des grands groupes, français au premier chef, mérite également d’être mieux connu.

    Sysiphe

    1. Je doute que ceux qui, comme moi, vous lisent avec intérêt, soient légion à réellement bien connaître ce que ce terme recouvre. Une prochaine chronique de votre part ne pourrait-elle expliquer le principe du phénomène et les hémorragies de fraude qu’il implique ?

      Vous utilisez le terme de fraude: c’est inexact, les prix de transfert étant parfaitement légaux. Là est le problème…

      Mémoire de DESS sur les prix de transfert: http://lorant.goossens.free.fr/

    2. Le prix de transfert ou prix de cession interne correspond à tout flux intragroupe et transfrontalier (achat et vente de biens, de services, redevances, intérêts, garantie, honoraires, cession ou concession de biens incorporels tels que les marques, brevets, savoir-faire), refacturation de coûts…. Ces prix de cession entre une maison-mère et sa filiale étrangère, n’étant pas des prix de marché, et n’obéissant donc pas à la loi de l’offre et de la demande, permettent à une entreprise de jouer sur la localisation de ses profits, et à l’occasion de tirer profit des différences de fiscalité d’une région ou d’un pays à un autre, voire à maximiser le bénéfice réalisé dans un paradis fiscal.
      Prix de transfert

      1. « …Ainsi le montant total des impôts payés par la multinationale sera réduit. Toutefois dans les pays concernés par cette minoration de bénéfice, les administrations fiscales ont édicté des circulaires dans leur code des impôts s’appuyant sur le « principe de pleine concurrence » défini par l’OCDE, entraînant une correction de bénéfice entre entreprises liées. » (votre source)

        Autrement dit: « tout et n’importe quoi » n’est pas permis, et l’administration fiscale est là pour rectifier certains abus éventuels, et veiller au grain: si elle ne fait à peu près correctement son travail de vérification, c’est un autre sujet…

        La technique des « prix de tranfert » est parfaitement légale, et légitime.

  9. Et ben voilà… On a déjà le programme… y a plus qu’à attendre le 6 Mai pour savoir qui le portera…

    Pour nous, ça ne change pas grand chose, faudra faire pression… mais je préfèrerais Hollande… car qui aime bien châtie bien…
    Et puis les CRS qu’il nous enverra seront plus doux dans le coup de matraque… la lacrymo sera diluée à l’eau de rose…
    Mais bon, si c’est Sarkozy, ça me va quand même… surtout si c’est un Xavier Bertrand ou une Nadine Morano qui est à l’intérieur…. on leur fessera les joues… (métaphoriquement bien sûr… je précise pour la modération qui a tendance à tout prendre au pied de la lettre)…

    C’est pas mal finalement cette nouvelle forme démocratique…
    On élit un type, n’importe lequel…. et ensuite on lui donne sa feuille de route… « Allez, va porter la bonne parole à Bruxelles… allez, file… et tu leur dis qu’on n’est pas content »

    1. Ah, j’ai oublié un truc… Il n’y a rien en ce qui concerne la dette déjà accumulée par les (non) décisions…

      Alors, pour reprendre l’expression de DSK chez Claire Chazal…. « Il faut prendre les pertes »… là, il s’agirait qu’un certain nombre d’individus (personnes physiques ou morales) qui ont profité allègrement du système financier, « prennent les pertes » de la France… et pour se faire, accepter l’idée qu’une bonne part de la dette ne soit pas remboursée aux usuriers… uniquement les intérêts ou une partie du capital… définitivement ou reportée à une échéance plus lointaine…

      Voilà P.Jorion… vous ajoutez ça et ce sera parfait…

    1. oui, mais ça suppose de revenir sur la question de la souveraineté nationale et du patriotisme. et là à gauche on est beaucoup beaucoup moins à l’aise.

      ne pas avoir trop peur d’être traité de fasciste par un idéaliste illuminé d’extrême-gauche.

  10. A la place du Président sortant, l’on ne ferait pas le fanfaron:
    lui qui n’a pas su faire baisser le VRAI CHOMAGE, ni empêcher que la VRAI DETTE n’augmente de 500 milliards d’euros (42%) en 5 ans, mais qui s’est augmenté son VRAI SALAIRE de 172% !

    On ferait profil bas pour moins que ça, mais l’humilité n’est vraiment pas sa principale qualité.

  11. vous êtes un peu injuste avec le candidat n° 4 qui fait campagne aussi dans le sens du discours de Toulon.

    1. « On en trouvait des éléments épars dans le programme des candidats numéros 3 et 4 dans les sondages de la semaine dernière, »
      ça ne vous suffit pas ?
      Du plus pur Paul Jorion !

  12. Pourquoi ne pas dire les choses comme elles sont Mr Jorion, point n’est ici question de courage, le résultat du premier tour était écrit depuis la primaire socialiste, duel Sarkolande. Notre démocratie n’en est plus une, les idées qui pourraient raviver le patriotisme, la fierté et l’envie de se mobiliser contre le système sont soigneusement évitées. Cette campagne fut affligeante, l’entre deux tours sera consternant de nullité. Ces gens ne sont que des employés.
    Les européistes font leur boulot, ils broient les peuples pour s’accaparer leurs richesses, c’est un hold-up au vus et sus de tous et tout le monde s’en fout, c’est désespèrent.

    1. Allons, allons Foulon… ne soyez pas si austère, c’est maintenant que la fête commence…

      Et puis lorsque vous dites… « Ces gens ne sont que des employés. » … je ne suis pas d’accord… ce sont des artistes de music hall qui doivent plaire au public… critiquez aussi le public dans ce cas-là… il a sa partition à jouer aussi… non…?

      1. Pour contrôler le public « APPLAUSE », il suffit de supprimer l’envie, depuis 30 ou 40 ans, les thèses de contrôle des populations se sont affinées, sont devenues efficaces… la plupart d’entre vous n’ont plus d’envie, c’est cela qui me désespère… L’humour ne sert qu’à survivre, il dénonce mais après…

      2. Salut Foulon,

        Je sens poindre dans votre désespoir un manque flagrant…… d’espoir…
        Et envie sans espoir n’est que ruine du Foulon…

        Serions-nous arrivé au stade où les désespérés reprochent aux « sans envie » de vouloir survivre…?
        Vouloir survivre, c’est au moins avoir une envie… non?

        Et bien vous voyez… celui qui fait le jeu des porcs…. à mon avis… c’est le désespéré…
        Et moi… je n’ai pas envie d’être le bilboquet des porcs…
        Ce sont des porcs et on va leur plonger le groin dans leur auge… ils en éclateront…
        … et on le fera avec l’espoir au coeur… et le sourire aux lèvres… et dans le verbe… c’est ça mon envie…

        Comme je le disais à un camarade chouineur… vous chouinez, mais après…?

        Allons Foulon… que diable… un peu de coeur… vous n’allez pas laisser des porcs avoir raison de votre bonne humeur…?
        … ce ne sont que de petits porcins…

    1. Le Shadow Banking ne change rien à l’affaire. Il peut être régulé via les chambres de compensations comme préconisé par PJ. De plus c’est, pour grande partie, de l’argent virtuel.

      Mais il serait quand même pas mal de garder en tête que nous assistons à une bascule des niveaux de vie entre l’occident et les pays émergents. Ce que nous vivons n’est rien d’autre qu’une redistribution des ressources, normale après les gains aisés du colonialisme. Les occidentaux seront forcés de vivre sur un plus petit pied. Pas d’autre solution.

      Ce qui n’empêche de mettre de l’ordre dans tous ces disfonctionnements : privilèges, dettes accordées à des gens insolvables, disparités honteuses des salaires….

      Les occidentaux ont pris des habitudes de luxe. Il va être nécessaire de devenir plus raisonnable… En commençant par les financiers, beaucoup trop nombreux, qui, tels des poux sur le pubis papal, s’y trouvent très bien. Au chaud et sustentés.

  13. Chaque fois que l’on me parle du discours de toulon
    me vient à l’esprit cette formule…..
    Dieu a donné la parole à l’homme pour qu’il puisse cacher sa pensée

  14. * Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques

    Parlons de courage.

    L’Argentine vient de renationaliser YPF que Repsol avait acquise au plus fort de la déchéance économique alors le pays démantelait à tout-va sous la pression des thèses ultralibérales du FMI telles qu’imposées à Grèce aujourd’hui.

    Alors que les ressources énergétiques internes permettent l’autosuffisance, les décisions stratégiques d’une entreprise privée obligent l’Argentine à importer en 2011 une partie du pétrole consommé plombant ainsi de 3 milliards de $ une balance commerciale globalement excédentaire de 12 milliards de $ (donc 15 milliards si importation de pétrole nulle et plus encore si exportateur) et mettant en danger la tentative de reconstruction lente mais réelle de ce pays qui n’a toujours pas accès aux marchés pour se financer et qui ne peut donc compter que sur ses ressources.

    Observons attentivement dans les prochains mois la mécanique mise en place pour mater ces velléités souverainistes, les conséquences de cette décision courageuse pour ceux qui l’ont prise et l’attitude de nos courageux dirigeants.

    1. Renseignez vous Lazarillo. C’est un chouïa moins simpliste que ça l’affaire Kirschner/Repsol YPF, tant du point de vue de la situation argentine que de celui (lié) des investisseurs dans ce pays.
      Quant à Repsol, dites moi, c’est pas ce méga groupe pétrolier, public jusque dans les années 90, et détenu à 30% par le géant russe Lukoil (lui même détenu à 20% par le ricain ConocoPhillips) ? 30% qui ont été acquis par Lukoil juste après le crash Lehman à hauteur de 10% auprès du groupe espagnol de construction et de promotion immobilière Sacyr Vallehermoso (qui vendit au même moment ses autoroutes à Citigroup pour 8 milliards €…) et pour les 20% restants auprès de la plus ancienne caisse d’épargne espagnole (ex Mont de Piété madrilène…), i.e Caja Madrid ?
      Comment elle va les payer Kirschner aux espagnols, aux russes, aux ricains les parts majoritaires d’YPF ? Comment elle va financer les investissements pétroliers (extraction, raffinage, distribution…) qu’elle reproche, à raison, à Repsol de n’avoir pas faits ?
      Et, encore une fois, que ne nationalise-t-elle pas ou au moins ne met-elle pas définitivement les grands propriétaires terriens, argentins ou non, qui exportent à tour de bras leur soja Ogm et font bloquer Buenos Aires si l’on menace d’augmenter les taxes à l’exportation ou d’effleurer leurs privilèges ou leurs droits absolus d’abusus et de surexploitation éhontée du sol comme du peuple argentins ?

    2. @ Lazarillo

      « …cette décision courageuse… »

      Tu es naïf. La vraie explication de ce qui s’est passé en Argentine avec Repsol c’est que Exxon voulait la place de l’entreprise espagnole, comme tu peux le lire ici, sous la plume d’un vrai spécialiste du marché de l’énergie.

      « a principios del pasado noviembre, Cristina Kirchner viajó a Estados Unidos invitada por Obama, que le presenta a Rex Tillerson, el todopoderoso presidente de Exxon, que felicita a la Presidenta por “estar instalada sobre un océano de petróleo”…  »

      http://www.cotizalia.com/opinion/disparate-economico/2012/04/23/repsol-una-gestion-manifiestamente-mejorable-6931/

      1. Pablo, la Petrobras n’aurait rien à voir avec cette décision ? Le ministre argentin de l’énergie a demandé de l’aide à son homologue brésilien quelques jours après l’annonce de l’intention d’expropriation de YPF par C. Fernández.

    3. * Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire.
      Aucun rapport sans doute

  15. A Monsieur Jorion et Monsieur Leclerc,

    Pourquoi ne jouez-vous pas de vos contacts pour communiquer (ou mieux intégrer) les cercles politiques qui conseillent les (futurs) présidents ?

    Je ne peux pas croire que qu’ils ne vous écouterez pas… Je serais intéresser par le récit de vos tentatives qu’elles aient fonctionné ou pas.

    Merci,

    1. Faut être sérieux. Jorion est désormais suffisamment connu pour qu’on vienne à lui, qu’on aille le chercher, pas même jusqu’à Vannes, mais ici-même en deux clics.
      L’adresse de son blog est connue, il écrit régulièrement un billet dans Le Monde, sa photo est même désormais en première page du Monde Economie & entreprise. Que faut-il de plus aux états majors politiques ?
      Paul a rapporté plusieurs de ses tentatives d’approche de ces milieux en participant notamment à des réunions, tables rondes avec les intéressés. Ceux-ci l’ont gentiment écouté, mais les conseils avisés prodigués , ils se sont empressés de les ranger dans un tiroir.

      1. J’aime bien cette partie du débat. On se trouve ici sur un blog traitant d’économie (c’est répété de manière récurrente au gré des threads). Mais quand on tient pour acquis que l’économie domine et gouverne la politique, porter des considérations économiques dans la sphère publique revient à faire de la politique.
        Les idées mises en forme dans ce billet sont incontestablement salutaires et non moins raisonnables. Elles ne sont pas admissibles pour les « interessés » dont parle Pierre-Yves D., ils ne sont pas la cible. Il faut absolument diffuser simplement ces idées même si on doit compter en années le temps qui sépare ce message d’un destinataire idoine.

        Une petite question naïve tant que j’ai le micro : en imaginant que soient appliquées les mesures issues des huit propositions de ce billet, peut-on définir et évaluer qui perdrait quoi(ou combien) ? Ca aiderait à ancrer dans le réel ce qui pourrait rester utopique.

      2. Ben oui, c’est Le Monde, pas les Echos.
        Et aux Echos, le seul fait d’évoquer les mélenchonneries, ça vous (dé)classe…
        Car pour les Very Serious People, c’est « Not Even Wrong » forcément non pertinent, forcément.

  16. Puisjerajouterquequechose?
    Que les pertes soient taxées plus fortement que les bénéfices.
    Que l’on organise la déspéculation.

  17. Ce n’est pas d’ambition dont nos candidats manquent, c’est de discernement. Il est plus simple d’essayer de maintenir les choses comme elles sont quand on n’y comprend rien… La complexité mène au chaos.

  18. Voilà un programme!!!

    Faire de l’actionnaire un simple créancier me parait quand même limite limite. Trop radical pour être opérationnel. Qu’il soit co-propriétaire, ok. Mais « simple créancier », faut peut-etre pas exagérer non plus…

    Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, ça ne peut pas se faire aussi simplement que cela, parce qu’après il faudra bien attribuer la responsabilité. Autrement dit, la proposition énonce un nouveau problème, redoutable, plutôt qu’une solution. Mais il y a effectivement quelque chose à faire d’important de ce côté là.

    Je suppose que la question du revenu universel garanti est implicite dans les discussions sur le revenu.

    En tout cas c’est un vrai programme de travail politique. On aurait aimé lire ça dans les programmes.

    1. Bernard Friot, qui a eu son billet invité ici, parle plutôt de salaire universel, à vie.

      FRIOT, Bernard, 2012. L’enjeu du salaire. Paris : La Dispute. ISBN 9782843032226 2843032229.

      http://www.dailymotion.com/playlist/x1zqww_urbain_glandier_bernard-friot-enjeu-du-salaire/1

      FRIOT, Bernard, [sans date]. Faut-il fixer des limites à la propriété ? In : Dailymotion [en ligne]. [Consulté le 13 avril 2012]. Disponible à l’adresse : http://www.dailymotion.com/video/xq07nk_faut-il-fixer-des-limites-a-la-propriete_news.
      Une conférence tenue le 13 mars 2012 à Paris sur le thème « Faut-il fixer des limites à la propriété ? ».Avec Bernard Friot et Julien Bayou.

      Il est probable que ces références ont déjà été indiquées sur ce blog. J’avoue ne plus arriver à suivre l’ensemble des commentaires.

  19. En effet, les projets de société de haute volée ne manquent pas, ni le courage de la classe politique, car celui-ci est inexistant.
    Exemple la Grèce: ce pays vend des biens publiques via son organisme « Hellenic Republic Asset Development Fund ». Les allemands sont très actifs en Grèce pour identifier les « meilleurs morceaux » des entreprises publiques et cela grâce aux consultants du « German Trade and Invest » (organisme officiel allemand). La Deutsche Bank y joue un rôle important.

    La seule chose qui compte: l’argent, le profit, la position dominante est exploitée pour des fins économiques. Il n’est nulle part questions des gens qui subissent le marasme économique, leur destin n’intéresse pas la classe politique en Allemagne ni en France.
    Donc pas besoin d’un projet de société. C’est à la population de s’adapter au capitalisme globalisé.

  20. « Le format de mes chroniques dans Le Monde est passé de 3.500 à 4.600 signes, cela permet de développer davantage une véritable argumentation. »

    Il suffira d’un signe, un matin
    Un matin tout tranquille et serein
    Quelque chose d’infime, c’est certain
    C’est écrit dans nos livres, en latin

    L’acier qui nous mutile du satin !
    Nos blessures inutiles au lointain
    Nous ferons de nos grilles des chemins
    Nous changerons nos villes en jardins

    juste pour le clin d’oeil

  21. Une autre manière de voir.

    Le discours de Toulon a vraisemblablement été rédigé par un conseiller du Prince, un ersatz de Machiavel qui hante les couloirs du palais et les plateaux de télévision, afin que nul n’ignore de quoi il sera désormais, et définitivement, privé : la refondation du capitalisme, seul rêve possible dans un monde devenu officiellement incriticable.
    Ce discours reprend une vieille recette d’un pouvoir plus lointain qui avait créé un Ministère de la qualité de la vie afin que les Français se souviennent du nom de ce qu’ils étaient désormais privés.
    Et c’est bien parce que la refondation du capitalisme est si peu possible qu’il est nécessaire d’en parler une dernière fois dans un monde qui est si fragile qu’il ne doit plus être critiqué.
    D’une certaine manière ce conseiller si peu occulte a raison : le capitalisme ne peut pas être refondé non seulement parce qu’il ne le mérite pas, mais parce qu’il est plus facile de détruire un ennemi en fin de vie, à condition de le vouloir.
    De celà, il est interdit de parler.

    1. Je me demande comment un individu doté d’une intelligence normale peut encore accorder du crédit aux paroles d’un personnage politique du genre Sarkozy. Il fait surtout du show-biz, par narcisissme et pour meubler le vide; en dehors de son obsession du pouvoir, il n’y a pas grande chose.

      1. du genre Sarkozy. Il fait surtout du show-biz, par narcisissme et pour meubler le vide; en dehors de son obsession du pouvoir, il n’y a pas grande chose.

        mais arrêtons de prendre sarkozi et sa bande pour des imbéciles

        2 exemples parmi d’autres
        – l’autonomie des universités : c’est un changement RADICAL qui sera poursuivi par l’autonomie des autres structures ( lycée collège et meme ecole élémentaire ) c’est un préambule obligatoire à une privatisation
        – le plaidé coupable : c’est l’instauration d’une justice encore plus de classe !

        sarkozi applique une partie du programme d’anglosaxonisation de notre société

        vraiment arrêtons de les prendre pour des nuls !

      2. j. gorban
        Comme vous dites, S. applique; il copie aussi, il est amateur de pastiches, par manque d’initiative créatrice. Heureusement il y a des lobbys influents, des pressure groups qui le guident, qui l’inspirent.

      1. Même si
        Sarko fugit, stat Flanby ?
        (original : ora fugit, stat jus, au fronton d’un Palais de justice, cette incroyable concision latine pour dire « le temps fuit, seul le droit reste »)

    2. @ Marlowe
      Tu es vraiment un debordiste-obsessionnel …
      Il est vrai que ce qu’il a écrit est génial , mais pas tout …
      A quoi sert de le citer à chaque minute ? Que les gens le lisent ! Il est maintenant traduit dans le monde entier et accessible à tous .
      Se rappeler ce que disait Debord lui-même des  » pro-situs  » ….
      Une suggestion : lire Anders , Zizek , W. Benjamin …

      1. à taratata,

        Merci pour le compliment et aussi pour la critique qui est son autre face.
        Ce n’est pas tant ce qu’a dit Debord qui me convient mais surtout la manière dont il a pensé et s’est exprimé, son amour de la dialectique, si absente de nos jours et, si j’en fait la propagande c’est parce qu’il me semble quelque peu inconnu et négligé, voire dissimulé bien que les chiffres de vente de son livre de 1967 soient très étonnants en langus française..
        J’aime bien Anders et aussi tous les critiques de l’industrie tels que Charbonneau, Ellul et les contemporains parmi lesquels les auteurs réunis dans les Editions de l’Encyclopédie des Nuisances, mais aussi Michéa et d’autres.
        Pour tout dire, j’apprécie aussi les écrits de Jorion qui m’ont éclairé sur certains aspects de l’économie, particulièrement dans son aspect financier, qui étaient pour moi obscurs, mais je considère que sa critique de l’évolution du Capitalisme ne s’appuie pas assez sur la dénonciation d’un monde qui, par tous ses aspects, rend la vie innommable, comme dit Bounan.
        Je relis aussi Marx de temps en temps et j’apprécie aussi ceux qui sont les héritiers de l’Ecole de Francfort.

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