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114 réflexions sur « « Corruption ça suffit ! » : Les discours et les micros ne suffisent pas, par Nicolas Anton »

  1. ben mon colon, il y va pas par quatre chemins, Nicolas ! En tous cas, sa grille d’analyse me plait plutôt, qui rend compte des faits assez fidèlement ce me semble.
    A suivre.

    1. « Analyse » ? « Grille d’analyse » ? Où ça ?
      J’hésite plutôt entre « grille d’égout d’analyse » et « grille dégoût d’analyse ».

      1. question dégout, vous ne manquez jamais une occasion de nous rappeler à quel point vous maitrîisez… depuis des années…

  2. Que voilà du ferme et sans concession, avec rappel aux fondamentaux, rien moins que 4-Aout et Commune.
    Mais, peut-être que

    « c’est celui qui dit qui y est »

    , inconsciemment bien sûr.

    Nous n’avons nul besoin de Révolution pour lutter contre la corruption.
    Elle est un crime, la Justice de la plupart des Etats modernes ont les moyens théoriques d’y faire face, sous réserve qu’elle ne soit pas entravée. Volonté politique et adhésion populaire, deux ingrédients imparables.
    Les exemples récents montrent que les deux sont défaillants :
    la volonté politique est certainement absente et l’opinion publique a d’autres urgences, sans voir que crise-chômage et corruption sont liés.
    Tout cela fait partie du long chemin que Paul a entrepris et auquel j’adhère.
    Convaincre, argumenter, relier les volontés, faire naître un consensus. Et c’est probablement le seul opératif.

  3. Ouais ! Mais quoi d’autre encore…
    Remplacer les mots, les discours par quoi …?
    On ne prend pas les armes comme ça un beau matin ou comme d’autres partant pour le djihad.

      1. facile, de celui du manche 🙂
        par contre si vous voulez voir des munich partout à cause de mechants « russo-sino-ysontpascommenous », là aucun excès, vous êtes bienvenus 🙂

  4. Retour désordonné…

    Je comprends bien votre réaction Nicolas, tant les « appareils » politiques, économiques… sont noués.
    Voyez-vous, j’étais à cette soirée hier. Je pensais regarder la retransmission sur le net, mais, je voulais être présente, allez savoir pourquoi. Bien sûr je n’avais pas réservé et je me suis retrouvée dans le hall avec un tas de gens devant le panneau « complet ».
    Mais, personne ne se décidait à partir. Pour ma part, je me suis assise sur le banc réservé ordinairement aux personnes en attente de places de dernière minute. Une dame à côté de moi me dit : « je vous connais ». Mais c’est une méprise. Elle est juriste, rencontre de grands problèmes avec certaines mairies… bref, elle me raconte ses problèmes de travail. Puis, nous parlons à d’autres personnes, travaillant généralement dans le domaine juridique. Ces personnes je crois souhaitent se rassembler, réfléchir ensemble, ne pas se sentir seules en quelque sorte. C’est mon avis.

    Au moment où Madame Taubira est arrivée et montait les marches, des altercations fusent : « elle évidemment, elle va rentrer » ! Ces remarques me gênaient, je les trouvais inutiles ou contre productives enfin quelque chose comme ça. Alors d’un coup je criais et répétais le plus fort possible « un retour son SVP, mettez-nous du son ! » (je ne suis pas réputée pour avoir une grosse voix). Une dame derrière moi me glisse : Ah enfin ! Elle n’avait pas osé le faire elle-même sans doute. Je profitais de la présence de Mme Taubira et M. Pleynel pour demander un technicien son et j’ajoutais sur un ton ferme « c’est la moindre des choses » ! Quelques minutes plus tard, le régisseur descendait et installait le matériel « radio ».
    Nous nous installions tous à la bonne franquette, disposions quelques bancs, des chaises. Le climat était très attentif ; était-ce l’absence d’images ? Des personnes entraient dans ce hall, et, intriguées s’installaient avec nous dont un homme aux allures de sans abri qui grimaçaient quand des propos le choquaient, parfois poussaient des borborygmes et scandaient ainsi notre écoute.
    Nous aurions très bien prendre le chemin du retour et écouter sur nos Iphone le temps de retourner chez nous. Pourquoi donc étions nous là, dans ce qui avait des allures de « hall de gare » ?

    Beaucoup de gens ne réalisent toujours pas ce qui se passe ou d’une manière très lointaine : « tous des pourris » et puis chacun retourne au fil de sa vie. Pour ma part, même si je connais, comme vous dites, le constat et n’en doute pas, entendre des témoignages est important. J’ai encore appris. Pour mobiliser, impliquer, répéter, il faut du temps, même si nous n’en avons pas ou plus beaucoup.
    Dans ce sens, j’ai mis, comme d’habitude, sur mon compte facebook le lien vidéo. Et, étonnement, les réponses ont été plus nombreuses que d’habitude, de la part de personnes dont je ne m’attendais pas… . (c’est pas leur problème, la vie, etc). Puis j’ai fait un retour aux amis de province, la vidéo est précieuse.

    Je n’ai pu monter dans cette salle qu’à la fin, au moment de l’intervention de Monsieur Jorion car je souhaitais absolument me signaler auprès de lui, même en coup de vent 😉

  5. Réaction compréhensible compte tenu du passif du pouvoir oligarchique, qui après avoir profité de la difficulté d’accés à la connaissance et l’information de la grande majorité, a mis en place les moyens de désinformation et de propagande notemment par le canal de la télévision.
    Et si l’on évalue les résultats par les comportements d’acceptation et de collaboration au système la méthode s’est avérée payante jusqu’à ce jour, vous représentez une autre voie (ou voix) en rejetant tout en bloc ce qui peut se comprendre, mais soit laisse la place pour que le système perdure soit conduit à la guerre civile, qui dans tous les cas restera latente, car tous les moyens seront utilisés pour maintenir les choses en l’état.
    Pour ma part j’ai vu dans cette soirée la première manifestation sérieuse de la société civile et qui plus est sur le thème central de la corruption qui bien que toujours soigneusement éludé est le coeur du problème.
    Reste la présence de madame Taubira, coutumière de ce genre de fait, elle fait effectivement partie de ce gouvernement qui mêne la pire des politiques néolibèrale emblèmatique du thème de la soirée, sa position apparaît effectivement ambigüe, fait-elle le choix d’essayer de changer les choses de l’intérieur? est-elle addicte au pouvoir? l’avenir tout proche nous le dira.

  6. Je comprends votre révolte..mais les temps ne sont plus à la révolte mais à la résistance. Résistons à la fascination, à la fascisation de l’égo roi source de tout nos travers.
    Commençons avec soi -même c’est beaucoup plus sur pour ne pas créer des révoltés encore plus terrible que les tyrannies qu’ils auront vaincus.
    Le renouveau ne viendra pas d’élites mais du soucis, du respect que nous nous porterons mutuellement, ce sera l’exigence forte de nos engagements pour sauver l’espèce….
    Nous nous détruirons à nous lancer dans un jihad contre toutes les misères du monde, nous nous sauverons à être aimant des misères du monde. Cela nous demande une grande force pour discerner ce qui est secourable et ce qui ne l’est pas, sans aucun mépris pour ce qui n’est pas secourable ….

  7. Quand on a de la merde jusqu’au cou, les mots deviennent beaucoup plus cinglants, ils prennent corps si je puis dire.
    La colère peut y être pour beaucoup. Manifestement les philosophes contemporains ne sont pas à la hauteur de la situation, avec eux, on finirait presque par roupiller. Pas de flammes.
    Personnellement, j’aurais beaucoup aimé que quelqu’un comme vous vienne gueuler ça sur la scène du Théâtre de la Ville ce soir du 19 octobre 2014.

  8. Bonsoir.
    Je partage entièrement l’avis de l’auteur.
    Si vous ne vous débarrassez pas des corrompus, ils feront eux-même le ménage – car c’est une mafia. Ils le feront quand tout craquera.

    CITATIONS :

    Blondin : [à Tuco] Je vais dormir tranquille, parce que je sais maintenant que mon pire ennemi veille sur moi.
    Clint Eastwood, Le Bon, la Brute et le Truand (1966), écrit par Luciano Vincenzoni, Sergio Leone

    Tuco : [à Blondin] Le monde se divise en deux catégories, mon ami : ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent.
    Eli Wallach, Le Bon, la Brute et le Truand (1966), écrit par Luciano Vincenzoni, Sergio Leone

      1. Les italiens savent de quoi ils parlent……….en matière de corruption, de pieuvre et d’absolution éternelle.
        La pieuvre bancaire et les hommes en noir de Goldman Sachs ne s’aventureront pas en Sicile, la Sicile…….La Sicile n’est pas une ile grecque

  9. Cela n’est pas suffisant mais nécessaire. C’est un moyen mais pas une finalité.
    On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.
    Ce n’est pas en restant entre 4 murs que les choses vont changer. C’est lors d’événements de ce type que l’on peut rencontrer un auditoire plus réceptif. Le message peut faire tilt tout de suite. La petite graine peut alors germer dans chaque esprit.
    Mme Taubira a le droit d’assister à ce genre de discours, mais cela ne veut pas dire qu’elle soit d’accord avec ce qui est dit, même si c’est le message qu’elle voudrait faire passer. Un peu comme M. Cahusac qui a dit ne pas avoir de compte en Suisse. Bon, son message est passé, mais il a été recalé à la fin.

  10. Essayons de donner tort à M. ANTON.

    1) Entendre un tel débat fait « du bien » ;

    2) il manque un certain nombre d’intervenants : sont présentes sur scène des professions intellectuelles, mais il existe également des résistances de techniciens, agriculteurs, artisans de tous ordres parce que corruption et abus de pouvoir existent à tous les niveaux. La base n’a pas la parole, confisquée et interdite d’éducation à cette prise de parole, aussi ne peut-elle évoquer ce qu’elle fait – peut-on dès lors seulement parler de démocratie ? Les intellectuels parlent entre eux, c’est parfaitement vrai M. ANTON mais à côté de Mme TAUBIRA se trouve Mme Pinçon-Charlot, sociologue, qui à rebours des us et coutumes conformistes de l’université – que M. JORION connaît bien – s’en est allée avec son mari travailler sur les riches. Il est des universitaires qui n’ont pas choisi cette carrière pour se pencher sur la culture de plantes vertes en milieu urbain, ni bidonner leurs données ou accorder son doctorat à une astrologue… ;

    3) sur scène, tous parlent de démocratie, mais l’introduction qu’en fait M. PLENEL est à mon avis plus intéressante que votre analyse ne le laisse à penser : il évoque une oligarchie. Autrement dit encore une fois, est-on fondé à parler d’une démocratie dans ce que nous connaissons depuis 1789 ? Même si certainement jamais M. PLENEL ne posera pas le problème aussi clairement ce qui justifie pleinement votre observation, il est préférable qu’il l’ai fait ;

    4) Jaurès écrivait déjà sur le scandale de Panama à la fin dur 19ème siècle et ce sera le seul point purement anecdotique de divergence d’avec M. ANTON : cela ne date pas de trente ans.

    Au final, merci M. ANTON 😉

  11. Encore une couche…
    En supposant que les civilisations soient des corps vivants, la notre présente tous les symptômes de la mort déjà bien avancée. Les fluides ne circulent plus, la putréfaction l’a rendu méconnaissable, les gagne-petit s’occupent de vandaliser ses richesses pour ensuite retourner tout ce menu frottin à la terre pour en faire de l’humus. Ce n’est pas trop grave, il me semble qu’elle a eu la sagesse de faire des petits. À nous de les découvrir et de grandir en leur sein.

    1. « En supposant que les civilisations soient des corps vivants,… »
      Thom: « Les situations dynamiques qui régissent l’évolution des systèmes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. » (Conclusion de Stabilité structurelle et morphogénèse)
      « Très certainement, dans les sociétés, la fonction crée l’organe, et je crois qu’il en va de même en biologie » (film de Godard sur Thom, dispo sur le net, vers 40′).

      Pour moi une société sans projet est morte-née et c’est le cas de la nôtre qui impose a priori l’organisation dogmatique qui découle du capitalisme financier. Le vivant quel qu’il soit a d’abord un projet, le projet de vivre! Notre société n’a pas le projet de vivre, elle a seulement le projet de ne pas mourir (en relation avec la peur de la mort dans notre société?), le slogan « c’est la lutte pour la vie », clé de voûte du TINA que « les grands prêtres d’une religion féroce » utilisent pour justifier l’organisation sociale actuelle, cache en fait le slogan « c’est la lutte contre la mort » nettement moins vendeur mais logiquement strictement équivalent aux yeux de ces grands prêtres.

      La position « mainstream » actuelle est que le vivant naît de l’inerte sans projet, par hasard. C’est à mon sens cette position qui justifie in fine la religion des « grands prêtres », religion qu’ils imposent au reste du monde.

      Paul Jorion a écrit « Misère de la pensée économique » pour mettre en évidence que l’économie « mainstream » a été pensée par et pour une certaine élite. René Thom insiste constamment sur la misère des pensées biologique et, plus généralement, morphogénétique actuelle. Pour lui la morphogénèse repose non pas sur le hasard et la nécessité mais sur la lutte héraclitéenne et la nécessité platonicienne; pour la pensée « mainstream » la nécessité renvoie à l’adaptabilité sélective; pour Thom elle renvoie à l’impératif de stabilité structurelle.

      Paul Jorion écrira-t-il un jour un « Misère de la pensée morphogénétique »?

  12. Ce qui est un peu curieux tout de même c’est que ce que vous dites a été dit par certains intervenants eux-mêmes.
    Pour la philosophe Cinthia Fleury , la corruption c’est « quand nommer les choses ne sert plus à rien » ? Ou encore, se référant à Habermas : » quand il y a sécession par rapport au consentement à la loi. » C’est exactement ce que vous nous dites.

    Pinçot Charlot a évoqué « leur loi, leur droit », en parlant de la haute bourgeoisie qui nous gouverne. On ne peut pas mieux dire que le lien est rompu.

    Je vous rejoins cependant pour dire qu’on ne peut pas s’en tenir à un constat, mais il fallait sans doute cette « messe » pour reprend le mot juste de Paul, pour marquer le coup comme on dit. Pour mettre, publiquement, c’est important, des mots sur une réalité qui n’était pas reconnue comme telle dans les grands médias, à l’UM-PS, le FN détenant aujourd’hui l’exclusivité du constat pour en faire l’usage que l’on sait. Le témoignage du juge Scarpinato nous a rappelé qu’en Italie les juges sont mieux armés si j’ose dire, parce que dans la constitution italienne de 1948 l’initiative des enquêtes revient au parquet, totalement indépendant du pouvoir, ce qui n’est pas le cas en France. Il me semble qu’on ne fera pas une réforme radicale de la société contre les juges, mais au contraire avec l’aide de ceux qui sont pleinement conscients de l’état de déliquescence dans lequel se trouvent aujourd’hui nos sociétés. Ils sont les gardiens d’une justice qui même très inégalitaire selon qu’on soit riche ou pauvre, garantit tout de même encore les droits fondamentaux de réunion, et d’expression. Sans ces droits, c’est le règne de l’arbitraire pur, et là on tombe dans les régimes où question libertés on descend encore d’un cran ou deux par rapport à notre Etat de droit aussi insuffisant soit-il.

    C’est vrai que la corruption n’est pas nouvelle, mais justement, autrefois elle semblait poser beaucoup moins de problèmes à nos contemporains, on s’en accommodait, sans doute parce qu’il y avait moins de chômage, moins d’inégalités, alors cela passait, malgré tout.

    Plenel ou Arfi ont, c’est vrai, un coté un peu « Zorro », ou « redresseur de torts ». Mais ils ont beaucoup à faire, il y tant d’affaires !! Ainsi un peu par déformation professionnelle sans doute, et je ne dis pas cela pour leur faire injure, ils ont une certaine tendance à identifier la politique à leur métier de journaliste qui consiste à mettre au jour ce qui ne l’était pas. Médiapart est devenu un contre pouvoir, devenu indispensable dans un univers médiatique mainstream jusqu’ici volontiers complaisant.

    Mais effectivement nous ne pourrons pas en rester là, car il ne s’agit pas principalement de guérir une démocratie qui serait malade, il ne s’agit pas seulement de remettre un peu d’ordre dans un système qui serait seulement déviant. il s’agit de créer les conditions politiques, économiques pour un nouveau contrat social. Il s’agit de créer un nouvel ordre des choses. Il ne s’agit pas simplement d’apporter plus de transparence, c’est nécessaire, car aujourd’hui tout un pan de l’économie se développe dans l’ombre, accroissant le désordre et le danger systémique, il s’agit aussi d’apporter les nouvelles fondations juridiques qui permettront non pas seulement de raffermir la démocratie, la restaurer là où elle est bafouée, mais aussi et surtout d’étendre son domaine, un domaine qui aujourd’hui, constitutionnellement, ne contient pas la violence générée par une économie et une finance qui permettent l’accumulation des richesses au profit de quelques uns et servies par une fausse science.

    Il s’agira notamment — c’est encore un thème qui fut abordé pendant le débat – d’inverser la logique actuelle de substitution de l’intérêt général par l’intérêt privé.

    Bref, la société n’est pas seulement malade, c’est la façon même dont nous concevons, la comprenons, ainsi notamment du fonctionnement de l’économie, qui pose problème, et ce bien entendu parmi toutes les autres sociétés humaines sur cette planète, qui partageant avec nous un même sort planétaire, à ce moment-ci donc de l’histoire de l’humanité, et dans notre rapport à un environnement que nous dégradons chaque jour un peu plus, si on ne change pas le cadre.

    C’est ici que je me sépare à nouveau de vous, car le défi ne concerne pas seulement un rapport de forces, c’est aussi notre représentation du monde qui est en cause.

    1. Magistrale réponse, Pierre-Yves.

      Sur un ton sans doute moins convaincant, j’ajouterais que si un peu de l’esprit des Lumières ne passe plus que par ce type de rencontre et ce type de public « de bobos mi-jeunes etc. », on peut regretter cette composition du public (je m’y reconnaitrait « objectivement »), mais c’est néanmoins la seule façon dont j’ai ouïe dire d’accrocher une parcelle de cet esprit dans la suite de l’histoire de l’Europe, a minima.

    2. Je suis d’accord avec vous, et si je dois choisir mon camp comme le propose Nicolas Anton et bien je choisis le mien, celui que je crée. Permettez moi de revenir à mon « fond de commerce » qui est la sobriété. Je suis retraité depuis six moi, mon dernier emploi consistait en montage entretien et dépannage de pompes à chaleur, 40 000 km par an, 5000 litres de mazout consommés et 650 heures passées au volant.
      Comment pourrait on imaginer de mettre tous les chômeurs au travail avec un tel type d’emploi?
      Ce serait la destruction définitive de la planète.
      Ne pensez-vous pas que les travailleurs confondent trop souvent emploi qui fait partie du marché et du capitalisme avec activités qui pourraient devenir une autre représentation du monde.
      On peut très bien créer des activités qui pourraient répondre aux besoins des hommes sans pour autant saccager les ressources planétaires, mais il faut changer de cadre.
      Je m’éloigne du sujet là, je n’en suis pas si sûr!
      Permettez moi aussi de dire qu’il faut d’abord balayer devant sa porte.

      1. Je suis d’accord avec Michel Lambotte.

        « Comment pourrait on imaginer de mettre tous les chômeurs au travail avec un tel type d’emploi? Ce serait la destruction définitive de la planète. »

        C’est pourtant ce que préconise le « Système »! Il faut accroître sans cesse le PIB pour assurer la survie du dit « Système » (entre autres assurer le remboursement des emprunts à x%, obligeant à une croissance exponentielle du PIB d’exposant au moins 1+x). Pour cela il faut créer sans cesse de nouveaux marchés et le « Système » en arrive à cette situation démente où polluer est pour « Lui » une bonne chose car cela crée le marché de la dépollution et donc participe à la croissance du sacro-saint PIB: qu’une centrale nucléaire explose, c’est bon pour le PIB, qu’on produise en quantité des gaz à effet de serre, c’est bon pour le PIB, etc.

        Aurons-nous de nôtre propre initiative collective la volonté, la possibilité et le courage de changer cette politique planétaire démente avant que les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne prennent un tour -au sens strict et usuel- catastrophique?

      2. @Bassic Rabbit
        Quand j’ai exposé le problème de notre emploi au collègue qui me remplace il n’en revenait pas, Il n’y avait jamais pensé.
        La solution est d’élever notre conscience pour créer une autre représentation de l’emploi et du monde actuel.
        Je pense que nous y arrivons mais c’est encore très très minoritaire. Je ne suis pas de ceux qui veulent en découdre avec le système, je préfère le changer de l’intérieur et proposer une autre vision du capital , en surfant sur les vagues de changement même si cette théorie est controversée.
        Quand nos petits enfants seront à notre place il n’auront plus que 40 à 60% de l’approvisionnement énergétique actuelle et il sera trop tard pour engendrer quoi que ce soit en matière de sobriété constructive, c’est maintenant qu’il faut se mettre au travail.
        Je préfère partir du vécu pour étayer mes démonstrations que des formules mathématiques ou des discours philosophiques.

    3. Je signe aussi ( une fois de plus) car tout est bien posé dans les deux dernières lignes de votre commentaire .

  13. Taubira applaudie pour sa présence, elle n’était pas prévue et elle n’a pas pu intervenir dans le débat, dommage. La corruption est de plus en plus importante et aussi plus discrète, avec les paradis fiscaux, des milliards à portée de main pour ceux qui ont le pouvoir. Les oligarques achètent ce qu’ils veulent, tout leur appartient dans notre société. C’est une république bananière, il n’y a qu’à voir Balkany qui demande une meilleure rémunération pour les élus et Dassaut et tant d’autres achètent des bulletin. Dire que si tout ce système tient encore debout, c’est que les gens ont confiance…ça ne peut pas durer.

    1. Madame Taubira était là. J’aurais aimé voir son visage pendant le discours de monsieur Scarpinato. Elle avait promis une grande réforme de la Justice ( un peu sur le modèle italien ? ). On ne voit rien venir . Trop d’ affaires continuent à se terminer par un non-lieu douteux , la dernière en date celle de l’hippodrome de Compiègne. Rien n’indique que la Cour de Justice de la République vit ses derniers jours . Etc……Donc si cette grand’messe a « réveillé » madame Taubira, la soirée n’a pas été inutile ! Je signale en passant le livre d’Hervé Kempf :  » l’oligarchie ça suffit, vive la démocratie » qui date de 2011
      .

    1. Pas d’accord.
      L’écume de la corruption, chacun se dit qu’il la voit de loin et n’a pas à l’approcher.
      Là, l’accent est mis par ces journalistes sur la MISE ENSEMBLE d’informations entre eux, et sur le fait que leur propre fonction de lanceur d’alerte est menacée. Le fait de déclencher un peu de cette empathie d’être ensemble, et à cette occasion d' »infinitiser » nos principes, le fait de réactiver la honte à frauder ainsi que le goût de justice en nous, tout cela va au-delà de la somme des ingrédients connus. Nous disons en physique que cela interfère constructivement dans la bonne direction.

      1. « Il faudrait tellement tout changer, tellement tout bouleverser que jamais, jamais un consensus ne pourra se faire sur des mesures d’une telle ampleur tant que nous ne serons pas tombés au fond du gouffre. Nous sommes au pied du mur mais cela ne change rien. Nous pouvons gloser des heures et des heures sur quoi faire, comment le faire, pourquoi le faire, nous ne ferons rien. Rien. »

        Jean Ziegler

    2. « Retournez les fusils » et « choisir son camp » en sous-titre.
      Choisir son camp d’accord, mais c’est étonnant comme tout nous pousse à le faire, et trop souvent ça se résume à un choix entre deux ‘maux’ ou ‘médiocrités’ et/ou hasardeux…

    3. Mais oui, les indignés font partie du système, et tant que l’on fait partie du système on y change rien, on cause. Et dans dix ans on causera encore. Pour être efficace, il faut être capable de sortir du système, du moins psychologiquement et mentalement.
      Cela me fait penser aux jeunes de mai 68: protéster et manifester contre les Americains mais porter des jeans en buvant du Coca Cola.

      1. « Aux jeunes de mai 68 : protester et manifester contre les Américains »

        Vous croyez vraiment que c’est de cela qu’il s’agissait en mai 68 ? Renseignez-vous mon vieux : dans le temps il fallait aller jusqu’à une bibliothèque, c’était fatigant, mais maintenant il y a l’internet !

        Insistance de 68

        Et, oui : il y avait des gens qui protestaient contre la guerre du Vietnam (plusieurs années avant 68 d’ailleurs, rafraîchissez vos connaissances historiques) et qui portaient des jeans. Quel rapport entre protester contre la politique américaine et ce qu’on porte ou on boit ? Je critique sur mon blog la politique du gouvernement français actuel. Je devrais cesser du coup de manger de la baguette pour « être logique » ?

      2. D’autant que le Jean commence son histoire à Gênes , la poursuit à Nîmes ( Denim) , avant de partir aux USA et en revenir .

        En France la montée en puissance du jean a plutôt commencé dans les années cinquante , avec les « blousons noirs  » .

        Pour le coca cola , sa première percé en Europe accompagne en fait Hitler et le troisième Reich, ce qi a pu faire dire à certains que Coca Cola était le sponsor publicitaire de la propagande du führer.

      3. Cher Paul Jorion,
        je pense que je me suis mal et maladroitement exprimé. Je voulais dire par là qu’il est difficile d’échapper d’un système, alors comment lutter contre les abbération de notre système économique perverti si les gens continuent à courir dans la roue pour hamster, à consommer sans mesure, à voter toujours pour les même têtes, pour les couper quelques mois après les élections………….
        Je ne demanderais jamais ne plus porter des jeans :-), je n’ai rien contre l’Amérique, au contraire, je connais bien ce pays, mais c’est l’attitude qui compte. Je connais des gens qui adhérent aux idées progressistes et défendent des concéptions innovatrices, tout en cultivant un style de vie conservateur voire ringard. Le contraire est vrai aussi.
        J’éspère d’avoir corrigé l’imprécision de ma pensée.

  14. Je veux bien qu’on parle d’acte fondateur et tout le tintouin, mais c’est surtout la même prétenion à réinventer la roue immaculée à chaque génération,

    « Un mardi, à quinze heures, la population, lasse de la toute-puissance du capitalisme et des contraintes d’un mode de vie entièrement dévolu au profit et à la production, décide de déposer les armes de la guerre industrielle. Le mot d’ordre est lancé : «On arrête tout, on réfléchit», et les travailleurs de tous les corps de métier confondus abandonnent leurs occupations professionnelles pour, dans la rue, commencer une nouvelle vie. Bon enfant, ils chantent, flânent, s’aiment et se nourrissent des légumes qu’ils font pousser sur les trottoirs. Fermes, pourtant, ils bannissent la propriété, valeur suprême des nantis et des hommes d’affaires qu’ils décrient avec tant d’ardeur. Lesquels, affolés par la paralysie générale, se suicident en masse, tandis que s’étend à l’Amérique, à l’Afrique et au monde entier le mouvement de rébellion pacifique… »

    http://www.telerama.fr/cinema/films/l-an-01,12590.php

    Souhaitons lui plus de succès que les précédentes, sans cynisme aucun mais sans grand espoir… Après tout il s’agit d’un acte de foi, qui a son importance sur le plan individuel, mais pour esperer y voir le debut d’une vague qui emportera tout, il faudrait déjà être en mesure de trouver des traces hors de la communauté ici présente.

    Il n’y a qu’à voir le silence total de LibéGaroMonde etc sur la dite réunion pour comprendre que ça n’ira pas de soi. ^^
    on peut aussi s’amuser a rechercher le mot « corruption » sur les dits canards, à 99% il s’agira d’articles évoquant un pays dont on souhaiterait dégager la tête, pour de bonnes ou mauvaises raisons, passons, mais en France ? Vous n’y pensez pas 😉

      1. J’ai récemment appris ‘Tipping point’ :
        « point de basculement sociologique », « point critique sociodynamique », « seuil de tolérance » ou « angle de repositionnement », est une expression de la sociologie qui se rapporte à un moment dramatique où quelque phénomène singulier devient commun.

  15. C’est vrai qu’on pourrait considérer ce genre d’évènement comme un moment négatif du consentement. Parce que les vicissitudes du Pouvoir en général, l’injustice et la corruption, en particulier, on en parle, et on les dénonce au moins depuis l’antiquité, même là-bas, en Chine, dans le Tchouang Tseu « Qui vole une agrafe fini sur la potence, qui vole un royaume sur le trône. » ou encore : »la balance a été inventée pour peser, mais entre les mains des coquins elle favorise la fraude ; les contrats et les sceaux ont été établis afin de procurer des garanties mais ils couvrent tous les abus ; la morale a été instaurée afin de rectifier les conduites, mais elle autorise toutes sortes de pratiques malhonnêtes. »(Les Œuvres de Maître Tchouang, Chap X -trad Jean Levi). Et où en sommes-nous!?
    Mais il est important d’entretenir cette puissance que nous avons de dénoncer, de discuter, d’établir des constats, de critiquer, même si cela ne débouche sur aucune praxis solide, même si cela se résout encore en platitudes, ou en inefficience politique. Et si on commence à comparer impitoyablement les discours, l’histoire du discours, et l’Histoire tout court, on a le droit d’avoir un peu de mépris pour les sempiternelles, logomachies, logologies, logolalies contestataires…
    Ne sommes-nous qu’une bande de singes parlants férocement hyperactifs?
    Alors soit on s’accommode de cette manie, on n’essaie pas de la redresser, ce serait une violence inutile, car c’est humain, trop humain, soit on essaie, non pas de parler, non pas d’agir (encore une révolution sanglante?!…pfff, j’peux pas j’ai piscine), mais de s’arrêter de faire quoi que ce soit, on ne se cache plus derrière des paroles ou des actes, on arrête de sursoir à la sidération, le monde dût-il périr.

  16. Certes , c’est plutôt bien envoyé mais au delà des inepties proférées ( Jean-Luc Mélenchon, une marionnette agitée par les marchés financiers, non mais franchement !…on se marre ), il y a comme un hic au vu de la conclusion finale.

    Je pourrais la partager mais hélas, le XX° siècle est passé par là. L’Histoire ne s’est pas arrêtée au XIX ° siècle et à la dite & belle Commune de Paris, ni à ses trente mille fusillés & martyrs. Le principe d’assassinat de masse à muté au XX° siècle. Il est devenu comme exponentiel. La guerre de 14-18, cette grand matrice de mort et inspiratrice de tous les crimes à venir a enfanté toutes sortes de monstres. Nous les connaissons bien. Les guerres modernes, les coloniales et les autres. Les révolutions dites socialistes qui échouent à se démilitariser et qui dévorent leurs propres progénitures au même moment où s’ installe au pouvoir un nouveau clan bureaucratique et criminel. Et pour parachever l’horreur globale, Les totalitarismes fasciste et nazi. La Shoah.

    Nicolas Anton a visiblement zappé dans son texte le dit XX° siècle. Il n’aurait pas du. On ne peut pas faire comme si nous nous étions arrêtés à la Commune de Paris. Nous ne sommes plus à la fin du XIX° siècle. L’appel aux armes que l’auteur déploie à mots couverts à la fin de sa prose rageuse et sans doute justifiée en partie, devient une chanson de gestes de mauvais aloi si dans sa propre démonstration, il zappe le XX° siècle, avec son chapelet de génocides et ses millions de morts.

    Penser le XX° siècle est nécessaire avant de prendre la pause échevelée. Penser le dit pouvoir est des plus urgents. Le pouvoir et les pouvoirs. Quels sont -ils ? Si je comprends la colère de l’ auteur, je ne partage pas présentement ses vues dernières. Car que croit-il qu’il puisse arriver au vu du rapport de force présent ?

    Je lis en ce moment  » La Nuit Rwandaise  » de Jean-Paul Gouteux. Lire ce livre est déjà en soit un acte révolutionnaire. Petit acte révolutionnaire, certes, mais révolutionnaire quand même puisqu’il est question ici de vérité historique. Car le lire c’est prendre la mesure précisément des coulisses du pouvoir qui ne dit décidément plus son nom. Les révélations données sont largement tues. Que des assassins en col blancs et complices d’hier du génocide rwandais paradent aujourd’hui sur les plateaux télés n’est pas le plus étonnant. La nausée est immense. L’horreur une fois de plus absolue. C’est froidement que je recommande ce livre à tout le monde mais plus particulièrement à l’auteur de l’article ci dessus. Car avant d’appeler aux armes, il faut savoir pourquoi on le fait, avec qui on le fait et comment exactement on oserait soudain le faire. Méditation rwandaise. Méfions-nous de ceux qui portent les armes et nous appellent à les rejoindre. Qui sont -ils ? Que voulons-nous nous mêmes ? Mille pièges régressifs sont devant nous. On ne badine pas avec la guerre qui enfante mécaniquement des monstres. Pleins de monstres. Méditations rwandaises.

  17. ET qui a soulevé le fait -gênant à mes yeux- du faux chevalier blanc e Plenel qui fait aujourd’hui mediapart alors qu’il était un jour dans le bureau du ministre de l’intérieur pour lui demander des conseils quand Le Monde s’était fait critiquer par un livre dont certains faits étaient attestés? nous sommes tous responsables et de la corruption, et de ces egos déployés qui utilise la dénonciation de la corruption pour briller!

    1. oh pas que ça, il a effectivement été un « salaud ordinaire » (JLG si tu nous lis…) pendant des années comme beaucoup d’autres, le sort qu’il a reservé à Denis Robert dans Le Monde a laissé des traces entre autres, comme quoi les whistleblowers ça n’a pas toujours été sa tasse de thé…
      Maintenant il n’est pas interdit de corriger sa trajectoire personnelle, et le moins qu’on puisse dire est qu’il a quand même pas mal évolué depuis qu’il s’est fait lourder du monde.
      Ca peut être modérément salvateur les coups de pied au c** 🙂

  18. Bonjour Monsieur Jorion,

    J’ai visionné cette vidéo et je dois avouer que vous avez été grandiose. Vous étiez, selon moi, le meilleur intervenant, celui qui avait le plus d’éloquence ainsi que le plus grand savoir.
    Vous nous avez délivré une information inédite et il fallait oser ! Vous avez pris de gros risques !
    Quel courage !
    Au moins, je crois pouvoir affirmer que vous n’êtes pas corrompu.

    Je viens également de terminer votre dernier ouvrage que j’ai dévoré. Vous pensez vraiment l’économie d’une façon différente et je pense que vous avez tout simplement révolutionné cette matière. Je tiens également à saluer votre collègue Bruno Colmant. Un homme de grand savoir dont l’humanité a besoin.
    Je tenais également à saluer votre performance: selon les dernières données, vous avez écoulé environ 6 millions d’exemplaires.
    Toutes mes félicitations !

    Un grand merci pour tout votre travail et que l’on vous garde le plus longtemps possible.
    NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

    1. 6 millions d’exemplaires vendus …….Vous êtes devenu un auteur à succès, Monsieur Jorion.

      Vos livres sont aujourd’hui en tête de gondole, dans les librairies à Bruxelles.

      Parler aujourd’hui de l’économie et de ses vices, sacré filon, cela enrichit, c’est un fait.

  19. Un des points forts du capitalisme est de savoir récupérer et digérer à son profit toutes les formes de dissidences, même les plus sincères… (Mais bon, tant que je n’ai pas la preuve que M. Jorion possède des comptes off-shore, je lui laisse le bénéfice du doute !)
    Ceci dit, la béance entre les paroles et les actes devient si énorme que les mots perdent leurs sens. Une politique au service de la rente et des intérêts privés qui en vient à être qualifiée de ‘socialiste’, prouve à elle seule que le système est conçu pour ne pas être modifié. La folie de la chose étant que les richesses étant concentrées de plus en plus rapidement entre quelques mains, cela désagrège littéralement nos sociétés. Nul besoin d’être extra-lucide pour prédire son implosion avant qu’elle n’atteigne sa destination finale, une nouvelle féodalité.
    La seule question vraiment importante est de savoir combien de temps le capitalisme résistera avant son implosion. Question importante, car plus le temps passe, plus les peuples risqueront de devenir littéralement enragés sous la morsure de la pauvreté et plus l’occurrence sera grande de voir des régimes fascistes sortir des ruines du capitalisme…
    Franklin Roosevelt disait : « Il n’y a pas de liberté individuelle sans sécurité économique. Un peuple affamé et sans emploi est la matière dont sont faites les dictatures ».
    Pas mieux.

  20. un petit bémol à relever : En réalité ce genre de réunion est une tentative pour l’oligarchie de reprendre l’initiative sur un peuple qui pense, analyse, décide et agit de façon de plus en plus autonome.Pour ma part je reste sceptique au niveau de l’autonomie, je ressens plutôt comme un grand nivellement autour de la fameuse pensée unique, et nos parapluies rouges ou oranges ne semblent guère inverser la courbe de cette tendance de fond planétaire. Un peuple ne pense pas, ni n’analyse et encore moins décide. La réalité de nos démocraties ne cesse de le prouver. C’est bien dommage, mais c’est ainsi.

  21. Les discours et les micros ne suffisent pas .

    Mais ils sont nécessaires pourvu qu’ils soient sincères et contradictoires .

    1. Dans le résumé du bouquin de Susini il n’est question que de corruption. Pour moi génération et corruption vont de pair, on ne peut parler de l’un sans parler de l’autre. A quand donc une éloge de la morphogénèse au sens élargi que lui donne Thom, à savoir celui des changements de forme, qu’ils nous apparaissent comme générateurs ou comme corrupteurs? Ce qui renvoie en 15 où je commente une partie du commentaire de « Un Lecteur » .

      Je reproduis ici son commentaire complet:
      « En supposant que les civilisations soient des corps vivants, la notre présente tous les symptômes de la mort déjà bien avancée. Les fluides ne circulent plus, la putréfaction l’a rendu méconnaissable, les gagne-petit s’occupent de vandaliser ses richesses pour ensuite retourner tout ce menu frottin à la terre pour en faire de l’humus. Ce n’est pas trop grave, il me semble qu’elle a eu la sagesse de faire des petits. À nous de les découvrir et de grandir en leur sein. »

      Ce commentaire résume bien ma pensée sur ce sujet: toute corruption contient en germe une régénération. Et la régénération consécutive à la corruption de notre société actuelle se prépare entre autres sur des blogs comme celui-ci et dans des théatres comme celui de la Ville.

    2. On pourrait remonter plus loin : cette pureté qui va aux excès et contre laquelle Laure Susini se pose via son « éloge », n’est-elle pas fille de l’antisymétrie du langage et de la philosophie grecs ?
      (« Comment la Vérité et la Réalité furent inventés »…).

      Du coup, la réponse est dans le rétablissement de la réciprocité, avec les références que nous sassons et ressassons (perche tendue, enclenchez le lanceur de tomates pourries, ô vendangeur) : Polanyi et l’encastrement de l’économie, la « philia » aristotélicienne, les écrits de Stiegler sur la réciprocité et les savoir-faire, la sublimation et la désaffection, les « pharmakon ».

      Le chemin des savoir-faire conduit à ébranler tout règlement rigide, assurément, mais par un goût de l’expérimentation, et pour une forme d’activité qui se destine à élever la société et non à la laisser à son étiage de vache à traire pour quelques fromagers, des fromagers malheureux dans leur âmes qui plus est (voir la bio de l’oligarque Abramovich et pourquoi il a choisi de s’associer étroitement à un club de foot, le Chelsea, je crois…)

      1. Pourquoi a-t-il choisi Chelsea?
        Parce que ceux qui se destinent à élever la société n’ont pas gueuler assez fort.
        Mais vous avez raison par le goût de l’expérimentation les savoirs faire ébranlent les règlements rigides et créent de nouveaux paradigmes. La vague avance.

      2. @ timiota
        Merci pour votre commentaire: je n’avais pas pensé à faire ce rapprochement qui permet de proposer une telle explication. Quid alors de la façon de voir le problème de la corruption dans les civilisations à pensée symétrique, en Chine par exemple? Pierre-Yves Dambrine pourrait-il nous éclairer à ce sujet?

        « Du coup, la réponse est dans le rétablissement de la réciprocité, avec les références que nous sassons et ressassons (perche tendue, enclenchez le lanceur de tomates pourries, ô vendangeur) : Polanyi et l’encastrement de l’économie, la « philia » aristotélicienne, les écrits de Stiegler sur la réciprocité et les savoir-faire, la sublimation et la désaffection, les « pharmakon ». »

        Sans oublier Dominique Temple dont j’apprécie beaucoup les billets sur ce blog.

  22. « Quelle est l’utilité d’une telle réunion ? …En réalité ce genre de réunion est une tentative pour l’oligarchie de reprendre l’initiative sur un peuple bla bla bla »
    En effet,à quoi sert tout cela,ces réunions d’intellectuels qui parlent à des rentiers, et qui en plus se font un gros paquet de pépètes avec tout ça??Fichtre! Diantre! Morbleu!
    Allons plus loin: ce blog même n’est-il pas une autre illustration de cette  » tentative pour l’oligarchie etc etc »? P Jorion – entre autres- qui se crève la patate en sillonnant la planète ne serait-il qu’un agent infiltré au service de la finance internationale?

    « P. J. : C’est volontiers que je publie ce « droit de réponse » »Hum hum, volontiers?
    Soyons clairs: je ne soupçonne pas une seconde PJ penser que ce qu’il fait ne sert à rien, même s’il s’est certainement posé plus d’une fois la question.
    Par contre je le vois bien, un léger sourire en coin, se dire: »qu’en pense mes lecteurs?
    Vous êtes démasqué,Mr Jorion!

    Et pour répondre : que faire d’autre ,hélas? Et merci.

    Un retraité pas rentier

    1. fm , c’est un pseudo ou votre réponse à la corruption ?

      De son côté ,Paul Jorion n’apparait ni retraité ,ni rentier .

      Signé : un vieux retraité à part entière mais pas rentier non plus .

    2. Il n’est pas nécessaire d’avoir un résultat pour entreprendre quelque chose. Ouaip! Lapalissade à la con, puisqu’on ne connait le résultat d’une action qu’après avoir faite.
      L’important est le faire.
      Si le geste est parfait, le résultat est juste.
      Le Zen dans le tir à l’arc, Wu shu, etc, etc…
      Donc, le bla, bla, bla de réunions multiples c’est du bla, bla. Mais celui qui a entendu ne peut plus ignorer. Du coup nécessairement son comportement change, même s’il n’engage pas un « faire » conscient, il modifie le Cosmos (Dao – pour les connaisseurs).
      Laissez blablater en rond, il en sortira toujours quelque chose. Mais ça ne sera pas nécessairement ce que vous attendiez. 🙂

  23. hum

    La corruption, à petite échelle, a bien failli me jeter à la rue en début d’année… (syndic de copropriété noyauté, associations de défense aux mains liées, procédure judiciaire surréaliste, etc…).

    Je me souviens qu’à la différence d’Aristote et de la pensée politique classique pour lequel chaque type de régime possède sa voie propre vers la décadence , Hobbes et la pensée politique moderne font de la corruption l’alpha et l’oméga de la destruction des Etats.

    Je me souviens aussi que des 2 positions possibles:
    1- « vertuiste »: la corruption, c’est le mal à l’état pur (Robespierre)
    2- « mal necessaire » : la corruption est un mal nécessaire car elle permet de mettre de « l’huile » dans les rouages de la machine sociale ». (il existe des variantes qui en font carrément un pb mineur).

    Je n’ai jamais vu que des « anthropologues à deux sous » et des libéraux plus ou moins libertariens soutenir la position 2. Bizarrement, les communautariens, républicains et démocrates authentiques soutiennent systématiquement la position 1.

    Pour le reste, il faudrait déjà se mettre d’accord, ce me semble, sur ce qui est ou non labellisable « corruption »? Ne doit-on prendre en compte, comme base de référence, que l’ordre juridico-legal? Ou bien l’esprit des lois doit il être invoqué? Ou bien l’esprit des institutions elles-mêmes, comme le régime politique? (Ne serait-ce pas au fond parce que les institutions libertariennes sont plus « lâches » que les institutions « démocratiques » et qu’elles ne dépendent pas autant du respect de certains « patterns de comportement » pour leur continuité même, qu’elles peuvent se permettre d’être plus « laxistes » vis à vis de certaines formes de corruption?)
    Faut-il prendre en compte la corruption des relations sociales (par rapport à quel idéal relationnel?) Ou bien ne s’en tenir à la corruption des institutions et des mouvements des biens (l’extension du marché à toutes les sphères de la vie, n’est ce pas de la « corruption »?).
    Quelles sont les règles du jeu ideal devant servir d’étalon? Que faire dans le cas de certains types de jeux dans lesquels il existe des moyens de tricher qui certes ne font pas partie des règles, mais qui restent licites tant que vous ne vous faites pas prendre, et sans lesquels vous ne pouvez d’ailleurs pas gagner (mahjong), ou dans lesquels ce qui est assimilé à de la corruption est nécessaire à la stabilité sociale et dérive de certaines pratiques sociales anciennes ayant leur rationalité propre (Afrique)?
    Et quelle devrait être la peine adaptée pour telle ou telle mise en évidence de corruption (la « mort civile », le bannissement, la mort tout court – approche rousseauiste – la privation de liberté, les travaux d’intérêt généraux, une simple « amende »?)

    Pour ma part, sur la position de principe bien sur, je suis plutôt robespierriste.

  24. il faut réinventer la démocratie, la libérer de l’isoloir, ce temps « fort » épisodique sanctionnant un choix de promesses illusoires.

  25. « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ».
    Qui êtes vous donc, d’ou parlez vous avec une telle morgue envers les participants et auditeurs du colloque contre la corruption? Vous qui critiquez les mots et les discours pourquoi nous infliger l’inanité d’un refrain stérile : « Tout est connu /tous pourris/ tous complices » vide de la moindre idée concrète. Et vous osez cracher sur la nuit du 4 août quand votre seule pathétique « dissidence » est votre « constant et conscient » abstentionnisme !
    Nommer la corruption, la detailler, la comprendre techniquement, voir les structures qui permettent de lutter concrètement, rendre hommage à ceux qui risquent leur vie contre ceux qui nous volent la nôtre et mettre en lumière leur exemplarité. Dénoncer encore et encore les failles béantes de notre système et sa duplicité. Et constater que nous sommes plusieurs à ne plus accepter l’idée, ce n’est pas suffisant pour résoudre le problème mais c’est indispensable.

  26. Merci Nicolas Anton
    Merci Paul JORRION d’avoir ouvert les commentaires
    Oui merci Nicolas Anton pour ce compte-rendu. Vous m’avez libéré de la frustration d’avoir assisté a un représentation inutile.
    Rien que l’on ne sache déjà
    Rien qui nous fasse espérer que les choses changeront.

    Rien sur

    1. *Chouette! Il faut se mobiliser et nous les mettrons tous dehors. Mettons en commun nos idées et votons : c’est la démocratie ! N’ayons pas peur, ceux qui nous tiennent depuis si longtemps trembleront devant nos discours implacables. Et puis sinon, ce sera la révolution : violence et chaos ; un truc global, énorme!

      Mais quel chemin pavé d’embûches! Combien sont-ils à le construire et avec quelle réussite? Faut-il une génération, une vie…plusieurs? L’issue est-elle sûre?
      Avons nous vocation à convaincre la majorité qu’elle se trompe(un peu, beaucoup, passionnément..)?

      Rien de bien nouveau : oeuvrer plutôt que ne rien faire, mourir pour des idées mais lentement.
      Mais de toute façon…
      Ma mère me disait parfois : « attention, tu vas trop loin : tu vas en prendre une! » Et ça n’arrivait pas trop souvent, je m’arrêtais à temps. Enfin, sauf quand on était plusieurs sur la bêtise. Et là ça tombait, effectivement, sans détail, globalement.

      J’ai grande confiance en notre « mère à tous » pour châtier les grandes civilisations qui pourraient la perturber . L’Homme et ses décideurs m’ont convaincu qu’il n’était pas sage de leur faire confiance et ainsi je n’ai jamais voté : histoire de ne pas me sentir responsable de ce qu’ils pourraient faire , en gros je préfère travailler local et filer du pain à mon voisin (voire lui apprendre à le faire).Ok, ça n’a pas grande portée, c’est juste gentil comme mon caractère.Et je vieillis, je finis par trouver que ça ne va pas assez vite, que tout cela est injuste, la question fatale se pose….que faire?
      if (1)
      goto*
      else
      Nos gouvernants et leur successeurs sont les mieux plaçés pour terminer le job, seuls quelques dissidents ralentissent (bien peu à vrai dire)l’échéance d’un sursaut météorologico-géologique(non-exhaustif) alors c’est décidé : demain je VOTE. Lutter dans une nature un peu plus hostile c’est plus sympa que se foutre sur la gueule à coup de bombe H ou pseudo révolution(Remarquez, l’un n’empêche pas l’autre…. trouvez lequel!)
      return reset()

  27. Merci Nicolas Anton
    Merci Paul JORION d’avoir ouvert les commentaires
    Oui merci Nicolas Anton pour ce compte-rendu. Vous m’avez libéré de la frustration d’avoir assisté a un représentation inutile.
    Rien que l’on ne sache déjà
    Rien qui nous fasse espérer que les choses changeront.
    Rien sur l’analyse et les causes de la corruption en France.
    Rien sur des propositions qui encadreraient le système.
    Rien sur les actions a mener

    Que du beau monde
    Aucune force de conviction

    Ce soir Médiapart a inventé la « corruption durable »…sous l’oeil bienveillant de Mme Taubira

    Oui merci Nicolas Anton
    Merci Paul Jorion pour votre intervention mais aussi pour vos analyses vos propositions et votre sincérité en tout lieu…

  28. Vous êtes plusieurs à me demander : « Pourquoi avoir publié ce courrier que vous a envoyé Nicolas Anton ? » (il fut le premier surpris – et c’est tout à son honneur – que je veuille le publier).

    Eh bien, parce que cette soirée « Corruption » m’a rempli d’une très grande satisfaction. Et quand je me suis vu en spectateur sur la vidéo, là aussi, j’ai été très content de voir la manière dont je m’en étais tiré. Et je fus rempli là d’une grande auto-satisfaction.

    Or il se fait que j’ai un thermomètre de l’auto-satisfaction où il existe une cote d’alerte, qui me signifie quand elle est atteinte : « Il y a sûrement quelque chose qui cloche ! » Et le mail de Nicolas Anton exprimait partiellement ce que je sentais qui cloche dans toute cette affaire.

    1. Il y eut deux moments forts : le premier lorsque, sur l’exemple du contournement de la carte scolaire, Pierre Lascoume renvoyait la salle à sa sous-citoyenneté. Le second, lorsque Paul Jorion, maniant le micro comme Elvis, désubstantialisait la corruption en soulignant que la fonction de l’argent est de commander, nous débarrassant ainsi de l’écume d’une grand messe de quatre août. Sa remarque interroge : si la hiérarchie des salaires permet le commandement, pourquoi avons-nous besoin de la hiérarchie parallèle de l’argent illicite ?

      1. ..peut être que ces deux hiérarchies sont censées équilibrer entre-elles la société? Qu’elles se développent conjointement et que peu à peu, les frontières ‘licite-illicite rétrécissent pour qu’enfin, l’argent en question sente les 2 odeurs?

    2. C’est un bon réflexe que j’avais aussi fait mien , au dur apprentissage des réunions en mairies, le soir le plus souvent .

      Chaque fois que j’en suis sorti avec le sentiment que « ça c’était bien passé », à coup sur il y avait une emmerde majeure avant la réunion suivante .

      J’en étais venu à préférer les réunions où on se « chauffaient » un peu .

      Mais jamais à renoncer aux réunions .

    3. Paul Jorion,
      Est ce à dire que vous pensez que cette soirée n’était qu’une manipulation, un simulacre?
      Votre commentaire me donne l’impression que vous publiez Nicolas Anton pour vous « dégriser » de la communion que vous avez pu vivre au cours de cette soirée. Au delà de la contribution à une réflexion sur la corruption (ses fondements anthropologique et les développements techniques).
      D’autant qu’il y eu des couacs et des tensions perceptibles liés notamment à la présence de la Garde des Sceaux (pas que les sifflets).
      Je ne vois pas ce qu’apporte la critique de Nicolas Anton en variante de théorie du complot si ce n’est tout balayer, de l’analyse du mécano (Scarpinato), à l’utilité des messagers (les lanceurs d’alertes) et qui dénie la simple « bonne volonté » d’un public assimilé à un ramassis de simplets ou de tartuffes.
      Un propos outré pour une conclusion si fade sur l’insuffisance des mots.
      Quitte à parler de dissidence mais alors appeler à l’insurrection généralisée, à la terreur, à l’immolation. L’homme est un meurtier, un lâche, un corruptible, un pourri, voilà qui serait la conclusion logique et qui ferme le ban.
      Cette pseudo critique évite de se creuser les méninges et de mettre les mains dans le cambouis.
      Quand à ces commentaires des balaises du claviers « ah j’aurais bien aimé que vous soyez là pour foutre un peu le bordel et dire qu’on est pas dupes », ils sont lamentables.

      Je retiens de cette soirée, le courage de certains, leur exemplarité,, du problème de la nature humaine (à creuser ;-D), de l’insuffisance de notre système juridique par manque de séparation matérielle et institutionnelle des pouvoirs, du rôle des havres fiscaux et du besoin de leur interdiction de l’echec des politiques à ce jour (garde des Sceaux compris) et qu’il existe des personnes qui n’acceptent pas cette situation et qui peuvent/veulent à leur niveau que celà change et n’ont pas honte de le dire.
      Bonne soirée

      1. Mon sentiment, cette fois en un peu plus court, c’est que tout ce qui pouvait être dit de la corruption a été dit lors de cette soirée, de façon très claire (j’ai pris des notes et tout se résume en quelques formules très ramassées et percutantes qui abordent chacune des facettes et des façons de l’appréhender, comme si chacun avait su parfaitement interpréter son rôle. Ce qui fut le cas, tous les intervenants ont été très bons.)

        Ce à quoi nous avons assisté c’est sans doute à une forme de catharsis, avec au programme y compris l’entrée sur scène d’un personnage qui jette le trouble, et exacerbe les passsions, j’ai nommé Christiane Taubira, notre ministre de la justice.

        Sans entrer dans les détails voici ce que l’on peut en donner comme définition générale, inspirée des réflexions d’Aristote dans la Poétique :
        La catharsis est l’épuration des passions par le moyen de la représentation dramatique : en assistant à un spectacle théâtral (en l’occurrence au Théâtre de la Ville, à Paris.), l’être humain se libère de ses pulsions, angoisses ou fantasmes en les vivant à travers le héros ou les situations représentées sous ses yeux. La catharsis désigne donc, d’abord, la transformation de l’émotion en pensée. » (wikipédia)

        La grande messe Médiapart, puis le « débriefing » ici sur le blog qui en est le prolongement, nous aura, au moins, permis de savoir où nous en étions exactement dans notre cheminement vers les solutions, à savoir que nous étions plus attachés à la dénonciation d’un existant qu’à la construction du neuf. Mais, il est vrai aussi, à ce stade, dénonciation et construction sont intimement mêlées, preuve s’il en est que la catharsis n’est pas tout à fait achevée et ne s’achèvera qu’un nouveau paradigme aura pris la place de la doxa actuelle.

        PS. Pour Freud la catharsis est un concept pour désigner le rappel à la conscience d’une idée refoulée. Il s’agit d’une mise à distance, ou d’une objectivation – processus que la philosophe Marie-José Mondzain, en la rattachant au discours psychanalytique, qualifie de perlaboration. (wikipédia)

      2. manquait un bout de phrase, je complète :
        « ..ne s’achèvera que lorsque un nouveau paradigme … »

      3. Merci de cet approfondissement Pierre-Yves. Vous avez raison.
        J’attendais bien une discussion ici après le débat, critique comprise (surtout « à cause » de la présence de la Garde des Sceaux), mais pas cette seule résignation ou le billet de Nicolas mène directement, en feignant de ne pas le savoir et sans le dire.

        PS: vous m’avez appris ce qu’est une catharsis.

    4. J’ai eu exactement le même sentiment partagé. Exaltation de voir tant de personnes réunies pour mettre en mots ce qui est certes, pour l’essentiel, évident, mais oui, sans aucun doute : ça fait du bien de le dire, et d’être nombreux à l’entendre. De belles paroles, sans aucun doute. Mais aussi une très grande frustration, une impuissance, le discours très bien, le diagnostic, mais quelles pistes, quelles actions, quelle riposte concrète ?
      Et également des sensations très partagées de voir Taubira, sa présence a fait vibrer la salle différemment, Plenel qui ne se sentait plus (le pouvoir, c’est corrompu mais ça brille, hein…) et pire, je reste sur l’image, lorsque je quittais l’amphithéâtre, de passer devant Taubira encerclée par tous les micros brandis vers elle seule, malaise de voir que c’est cela que les journalistes retiennent, alors qu’à trois pas Scarpitano était si seul.
      Imaginons, espérons que ce n’est qu’un premier pas, un balbutiement.

  29. C’est vrai que ce mail fait réfléchir. J’ai assisté sur le net au débat, en grande partie mais pas tout. J’étais heureux de voir s’exprimer enfin des idées qui bousculaient les principes établis, idéaliste j’y voyais un espoir, optimiste je sentais monter une force qui pourrait déferler sur la rue et tout emporter. Mais certains sont clairvoyant et en effet ce que suggère Nicolas Anton est de l’ordre: « Vous ne m’aurez pas », peut-être a t-il raison, mais peut-être aussi est il trop extrême, pas assez tolérant, trop rancunier, pessimiste. Il y a en tout humain une possibilité de retour, on peut s’égarer pendant 40 ans et comprendre tout à coup l’erreur dans laquelle nous errions. Tout humain à le droit de se tromper et peut changer. c’est vrai que la corruption n’est pas nouvelle, et loin s’en faut, mais en parler et dans un théâtre c’est un premier pas vers la rémission, et si la corruption n’est pas l’unique problème elle un premier pas vers la compréhension mutuelle. L’extrême droite n’attend qu’une chose, la guerre civile, elle en a peur et cette peur la fascine, je crains que ce texte ne soit un premier pas vers cet espoir, pas de « révolution » mais une terrible guerre civile.

    1. Le canard enchaine doit reveler demain le nom de 60 deputes en delicatesse
      avec Bercy,une veritable epidemie de phobie administrative! Il parait meme que Thevenoud est un enfant de coeur a cote de certains.

    1. On se souvient – avec un Joly tombereau de juges d’instruction – des grandioses exploits de la très nationale et très publique Elf Aquitaine…

  30. Bonsoir
    Ah ! Enfin pas de « langue de bois », ou pas BCBG, si vous préférez.
    Bravo Nicolas Anton de dire tout haut ce que l’on sait, mais qui n’est pas de bon ton dans les usages.
    Que de la Droite à la Gauche, la plus extrême, ils sont tous au service ou « idiots utiles » du système.
    Vous me faites pensez au discours de Francis Cousin et de Guy Debord.
    Un bol d’air frais dans la brume du discours convenu ! Rien de tel pour continuer à espérer .. en Nous !

    1. Nicolas Anton adoubé par un raëlien, je commence à comprendre ;-D!
      Ah l’exotisme raffraichissant des commentaires!

  31. Faut-il lutter contre la corruption ou contre les conditions d’existence de la corruption ?

    La deuxième option nous entraîne en effet beaucoup plus loin dans la remise en cause de l’ordre des choses

  32. « les discours et les micros ne suffisent pas »
    Sans doute, sans doute, mais si j’ai bonne mémoire c’est sur ce blog que j’ai lu l’histoire de la part du colibri… et puis comme le chante un troubadour apprécié ici, rêver c’est déjà ça !

  33. La corruption grandit en fonction de quoi?
    1-Absence totale de démocratie ou dictatures: 30% de la population mondiale ou plus subit une dictature. « Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument. »
    2- Quels sont les amplificateurs de corruption dans la démocratie?
    2-1 La transnationalisation non contrôlée démocratiquement du système financier: articles de Denis Robert sur le vrai dossier Clairstream, pas celui exposé dans les infos du 20h
    2-2 Le système des paradis fiscaux
    2-3 L’absence de taxation des mouvements de capitaux
    2-4 Les prix de transfert des Firmes transnationales;
    2-5 L’absence de lutte véritable contre les mafias
    2-6 La majorité des media contrôlés par l’oligarchie financière et la grande industrie qui vit des marchés publics.
    2-7 La connivence de certains juges et policiers,
    2-8 l’existence de réseaux semi-mafieux parfois bien implantés dans l’appareil d’Etat.
    Alain Joxe disait déjà il y a une vingtaine d’années que le nombre de pays où on pouvait parler d’une lutte effective contre la corruption était très petit à l’échelle mondiale. Il a du rétrécir encore;
    2-9 Le aquoibonisme de beaucoup de citoyens. Non, ils ne sont pas tous pareils.
    2-10 l’idéologie du « grand soir » avec 0% des voix (anars) 5% (trots), 10% (gauche radicale) ou l’idéologie de la gauche de témoignage, les armes étant détenues par l’Etat dirigé par le parti élu majoritairement mais il ne faut pas se salir les mains à faire de la politique…etc., etc.
    Continuez Mr Jorion à analyser les mécanismes de la domination et de la corruption, c’est essentiel

  34. La Révolution tarde à démarrer, au grand dam de certains, parce qu’on sait que celui démarre Révolution ne la voit pas finir. 🙂
    Il est donc urgent d’attendre… l’étincelle…
    Mais à lors gare à vos miches! La déflagration ne fera pas de détails.
    Sur ce, bonne continuation. 🙂

  35. Quel étalage de défaitistes !! Vous semblez , tous , prendre plaisir à flageller vos amis du 6 mai 2012 !! La réflexion chez vous tous , était pratiquement inexistante ce jour là ! Vos blablas n’ont pas tardé à aller s’amplifiant !….. 2ans1/2 , est le temps imparti pour quitter la galère , pour terminer le contrat ou + simplement s’exiler , comme bon nombre l’ont fait ! Décomptez les jours sur le mur de notre prison ! Cette occupation aura le mérite d’aller de l’avant !

  36. Bravo Nicolas Anton, ce grain de sel là est le bienvenu.
    Je suis le travail de Mediapart avec intérêt, mais au delà de la dénonciation de ceux, peu nombreux, qui n’ont pas réussi à se rendre intouchables et se sont fait balancer par leurs petits camarades, on aimerait un réquisitoire un peu plus audacieux sur la pourriture globale de tout un système.

  37. TINA : nous avons consacré nos vies et nos efforts à contrer dans la mesure de nos faibles moyens la marche irreversible du monde vers une société globalisée et totalitaire. Nous avons lutté à l’échelle du quotidien, survivant et tentant malgré tout à chaque moment d’accorder nos gestes à nos pensées, desirant chaque instant que nos actions répétées des millions de fois par des millions d’autres suffisent à orienter l’histoire vers un avenir different de celui qui s’imposait à nous, brutalement, opiniâtrement, sous l’effet des forces considérables mises en oeuvre par le camp de nos ennemis, les ennemis de l’homme.
    Nous avons perdu. Nous avons appris que nous ne changerions rien car les moyens considérables mis en oeuvre par nos adversaires, avec l’appui technologique, politique et médiatique qu’ils payent de leurs fonds inépuisables, sont sans commune mesure avec les faibles moyens dont nous disposons.
    Nous avons perdu et il n’y a plus d’autre alternative que de voir ce monde et cette humanité s’effondrer, et la terre et la joie de vivre avec, puisque tel est l’objectif désormais avoué des dictatures technologiques qui nous gouvernent, pour le plus grand profit immédiat des elites financières du monde. Qu’au final, cet effondrement touche l’humanité dans son ensemble, y compris ceux qui nous y ont conduit, est tellement absurde que l’on devrait s’en étonner si l’on ne savait pas depuis longtemps déjà que l’argent rend bête… et les sommes phénoménales que nos adversaires ont ainsi accumulées donnent la mesure de leur insondable méchanceté et de leur fantastique stupidité.

    1. Dans ce cas, nous reste plus qu’à attaquer le soleil. Quitter la place du Châtelet pour aller vers le Musée d’Orsay, dans un premier temps.

    2. « méchanceté et stupidité »
      Vous me faites penser au conte « la gardeuse d’oie » des Frères Grimm qui serait un bon conte pour réaliser son autonomie selon Bettelheim 🙂
      L’usurpatrice a elle-même dicté sa propre sentence, sans se rendre compte qu’elle lui était destinée.

  38. Paul Jorion
    21 octobre 2014 à 16:47

    Or il se fait que j’ai un thermomètre de l’auto-satisfaction où il existe une cote d’alerte, qui me signifie quand elle est atteinte : « Il y a sûrement quelque chose qui cloche ! » Et le mail de Nicolas Anton exprimait partiellement ce que je sentais qui cloche dans toute cette affaire.

    Cher Mr Jorion,
    Je crois en effet qu’Il vous faudra de plus en plus utiliser cette capacité d’éveil, pour éviter les écueil de la récupération, identifier et désamorcer la flatterie (s’astreindre à penser devant le flatteur: « Mais que me veut il celui-là? »), qui mènent à la compromission. Le plus difficile sera pour vous de conserver cette belle indépendance qui fait aujourd’hui merveille, mais qui crée inévitablement des tensions à mesure que votre notoriété s’accroît.
    A ce sujet, je me permet d’attirer votre attention sur un sujet qui en apparence ne pose pas de problème ( et j’espère bien-sûr qu’il n’en pose aucun dans les faits), c’est pour vous le « nerf de la guerre » et souvent un terrain idéal pour les manipulateurs qui gravitent autour des « politiques » en vue ou même en devenir.
    Je veux bien sûr parler de l’argent qui rémunère votre labeur.
    La question qui me préoccupe ici, est de savoir si la traçabilité des dons via internet est suffisamment efficace et transparente pour vous garantir qu’aucun lobby, qu’aucune organisation malveillante ne peut se dissimuler derrière un ou plusieurs donateurs en vue de mettre en place un système de pression financière apte à orienter par la suite les contenus.
    Je pense que, malheureusement, bon nombre d’organes de presse (y compris ceux qui s’offusquent publiquement de la corruption ambiante) sont déjà plus ou moins sous contrôle et qu’internet est en majeure partie gangrené par des influences néfastes de tous horizons…
    Je comprendrais bien sûr que vous censuriez mon propos si vous estimez que j’évoque là un sujet trop brûlant qui de plus ne me regarde pas vraiment…
    J’espère toutefois que vous pourrez me rassurer sur ce point sans pour autant me prendre pour un grand paranoïaque, alors que j’ai simplement appris comme vous à faire confiance à mes intuitions.
    Ce qui ne m’empêche pas, heureusement, de me tromper de temps en temps!

    Cordialement , un lecteur fidèle.

    1. La question qui me préoccupe ici, est de savoir si la traçabilité des dons via internet est suffisamment efficace et transparente pour vous garantir qu’aucun lobby, qu’aucune organisation malveillante ne peut se dissimuler derrière un ou plusieurs donateurs en vue de mettre en place un système de pression financière apte à orienter par la suite les contenus.

      Le mécanisme est en place (il y a de bons cliquets) :

      Les premiers 500 € mensuels vont à la TVA, à la maintenance du site et la location des serveurs. François Leclerc reçoit les 1.000 € suivants. L’excès d’un mois par rapport à l’objectif, est reporté au mois suivant.

      Quelle que soit la volonté des lobbys de me débaucher, ils n'arriveront jamais à me payer plus que 500 € par mois pour la TVA, la maintenance du site et la location des serveurs !

      … et je viens de régler de mes propres deniers le coût de l’application Android…

      Ils sont verts de rage, n’en doutons pas ! Un de leurs efforts de plus pour m’acheter qui se révèle un échec cuisant !

      Pour être sérieux : « Les pouvoirs de l’argent N’ONT ENCORE FAIT AUCUN EFFORT POUR M’ACHETER ! » (même pas 25 centimes, même pas un voyage pour deux tous frais payés à Palavas-les-flots !).

      Dieu sait, cela changera peut-être dès demain, mais jusqu’ici en tout cas, vous avez eu raison de dormir tranquille.

  39. La corruption et la lutte contre la corruption utilisent en fait les même armes
    maitriser des informations sur une personne ou une organisation
    et contrôler leur diffusion pour en tirer un avantage.

    On s’aperçoit que les deux cotés de la pièce ne sont facile à reconnaitre.

    Outil de travail quotidien des services de renseignement, la manipulation étendue à des services publics plus larges comme la police, les services fiscaux, l’éducation , la justice ou la communication laisse peut de marge à l’expression et à la protection des libertés individuelles.
    sans oublier , les petits manipulateurs privés, on voit vite que le sujet s’élargit très vite.

    En tout cas à un moment où à un autre, on s’épuise à suivre la lueur du projecteur du mirador, il revient au plus sage, de s’installer à leur table face à la mer et d’écrire encore…

    http://maison-clemenceau.monuments-nationaux.fr/

    1. « On s’aperçoit que les deux cotés de la pièce ne sont facile à reconnaitre. »

      Les moyens utilisés, plus ou moins importants, peuvent nous renseigner.
      parfois on dit même qu’il y a des endroits où ça pue l’argent..

  40. Bonjour,
    Quelqu’un sur ce blog peut-il croire que le juge Roberto Scarpinato, qui risque sa vie tous les jours pour lutter contre la mafia et la corruption, serait une marionnette manipulée par l’oligarchie pour venir servir un discours mystificateur à un parterre de gogos décervelés, devant une scène de théâtre meublée de pauvres spécialistes n’ayant pas la hauteur de vue de Monsieur Anton ?
    La manipulation, la corruption tout le monde connaît ! ah, bon ?
    On connaît bien cet argumentaire gratuit et démobilisateur qui veut que l’interlocuteur développe un discours passéiste et conformiste. La peur de ne pas être » à la page  » fait juger comme parasitaire toute tentative de mise à jour faite par un autre. La paranoïa n’est pas du côté que l’on croit !
    Ce qu’il faut garder de cette réunion, c’est que la politique nationale n’est plus l’affaire des gouvernements, mais est décidée par un réseau d’intérêts financiers qui oriente les politiques et régit les rapports de forces à l’échelle planétaire, et qu’il ne craint pas les révolutions nationales non plus que les actes terroristes qui servent de prétexte à une intervention là où un danger de démocratie risque de rendre la situation incontrôlable.
    La seule chose qui fait peur à l’oligarchie, c’est que « le contrôle des partis populaires dérange une gestion du pouvoir qui ne peut pas se permettre des temps morts pour vérification à la base » (Umberto Eco-la Repubblica 1978 !)
    Faut-il encore rappeler que Al Capone n’est pas tombé pour ses crimes, mais pour les falsifications sur opérations comptables.
    Voila pourquoi Roberto Scarpinato appelle les autres pays à faire la même chose que lui à condition que leur justice soit indépendante du pouvoir. Lui, au moins, tente quelque chose. Et vous, Nicolas Anton, que tentez-vous ?

  41. Je viens d’essayer de vérifier, mais il me semble que personne ne s’étonne de ces sortes d’assertions que vous faites cher Nicolas Anton :
    « La nuit du 4 août pour faire court déboucha sur une nouvelle oligarchie et l’avènement du capitalisme. Puis vinrent les évènements de la commune avec ses 30.000 morts« .
    Je ne comprends pas ce genre de raccourcis… Comment peut-on à ce point simplifier l’Histoire?
    Votre billet m’a bien sûr interpellé comme on dit. En effet non seulement je suis maintenant un « retraité rentier » mais de plus dans les années 80, vivant à Paris et étant cadre, j’allais voir des films en VOST et à l’opéra et je votais Mitterrand et PS , donc j’étais un « bobo »
    Bon en fait j’ai été un retraité prématuré puisque je suis passé avant par la case chômage et ma période bobo n’est plus actuelle car je vis en banlieue : j’approche du retraité pavillonnaire ce qui est encore pire…
    J’ai admiré Paul d’avoir mis votre commentaire et il est utile. Oui, vous posez une vraie question : que faire et avec qui? Mais je veux aussi remercier Paul car sans son action inlassable un très grand nombre de gens en seraient resté à des vues partielles, étroites ou même tout bonnement fausses de cette Grande Crise. Comment agir sans comprendre au-delà de nos indignations spontanées?
    Ce que je voulais dire par ce petit témoignage perso c’est que l’on n’avancera pas avec des gens parfaits, purs. Par contre rassembler, oui des gens réduits selon vous à des rôles (retraités, bobos) me semble indispensable. Quant à la violence… être plus fort qu’une mafia? Alors que penser de l’admirable juge Scarpinato ? Quelle est son arme?
    Pour en revenir à la Nuit du 4 aout qui pour moi a été un grand moment dans l’Histoire, non seulement de France mais de l’humanité, elle a été initié par de jeunes privilégiés de la noblesse, que superficiellement on aurait pu réduire à des les rentiers bobos à l’époque !
    Les êtres humains sont divers; il faut non seulement faire avec mais accepter que de leurs innombrables imperfections et erreurs jaillissent parfois de façon inattendu des bouleversements positifs. Et en tout cas ce genre de réunion où je n’ai pu aller me parait bien nécessaire… mais des commentaires ont déjà bien mieux dit en quoi…

  42. Merci, Monsieur Jorion, pour ce partage (les vidéos et votre blogue) et pour votre participation à cette belle et enthousiaste dynamique enclenchée qui redonne la pêche à nos convictions les plus profondes : on en a besoin ! et foin des critiques qui ont trouvé la mariée trop belle : pour ma part, ça convenait très bien à ma petite cervelle qui n’a pas pu participer à l’évènement à son très grand regret. Encore merci à vous d’avoir ouvert cette tribune et transmis ces vidéos ; merci aussi à tous les contributeurs ici, y compris les déçus. On a toujours à apprendre les uns des autres et intérêt à utiliser plusieurs lorgnettes pour évaluer les évènements.

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