C’est aujourd’hui que ça passe ou ça casse, le 5 avril 2022 – Retranscription

Retranscription de C’est aujourd’hui que ça passe ou ça casse, le 5 avril 2022

Bonjour, nous sommes le 5 avril 2022 et je n’ai rien à dire qui soit fondé sur une quelconque certitude et quant à mes certitudes, j’aimerais beaucoup qu’elles soient fausses. 

Alors, que dire quand même ? Que dire quand même ? Je n’ai pas la moindre idée de ce qui va se passer sur le terrain en Ukraine. Je ne sais pas s’il y a véritablement une retraite des Russes ou s’ils se préparent à utiliser d’autres types d’armes. Je ne sais pas du tout ce qui se passe dans la tête de M. Poutine. Ça a l’air d’un personnage assez rigide et fermé et donc, il n’a pas l’air du style à se laisser impressionner par des évènements en tant que tels. 

Je viens de lire un article dans Le Monde par Mme [Marie] Mendras qui a l’air bien fait, qui parle d’un entourage de plus en plus sceptique sur ses actions, d’élites intellectuelles, je ne dis pas « financières », d’élites intellectuelles russes dans le désarroi qui s’efforcent de quitter le pays. 

On aimerait bien qu’on retrouve la nuance. On n’est pas dans la nuance : on est obligé, nous sommes obligés, pays occidentaux, de nous rallier autour de l’OTAN, de mettre entre parenthèses comme quantité négligeable des erreurs politiques, des erreurs d’appréciation, des comportements agressifs du côté occidental. Pourquoi ? Parce qu’on a, voilà, véritablement la monstruosité dans l’autre camp et que l’on n’a donc pas le choix. Est-ce que ces comportements belliqueux de notre côté en réaction, en représailles, à des comportements véritablement odieux, est-ce que ça va nous conduire vers des lendemains qui chantent ? C’est peu probable. Est-ce qu’on est dans la 3e guerre mondiale ou est-ce qu’on est dans le règne des « opérations spéciales » ? On ne sait pas : c’est demain qui va en décider, c’est demain qui nous montrera ce qui se passe véritablement, qui nous fera comprendre a posteriori dans quoi nous étions engagés depuis un certain temps. 

Et en arrière-plan de cela, dernier rapport du GIEC qui nous dit : 2025, c’est la dernière limite pour prendre les mesures qui s’imposent. Alors, 2025, c’est quoi ? c’est dans trois ans. Est-ce que nous nous serons mobilisés pour prendre les mesures qui s’imposent ? Bien entendu que non. Toutes les crises sont des prétextes à continuer à faire comme avant. Quand il y a une pression sur le prix du pétrole et donc du prix à la pompe, est-ce qu’on essaye d’en tirer parti pour faire une transition énergétique ? Non. On fait ce qu’il faut pour que les populations ne se rebellent pas, ne se retrouvent pas sous forme de Gilets jaunes sur les ronds-points. Or, on offre des subventions pour compenser l’augmentation du prix du pétrole. Est-ce qu’on prendra jamais – et en particulier d’ici 2025 – les mesures qu’il faut ? Non. 

On m’a proposé, c’était vraiment il y a quelques jours, de participer à un numéro spécial d’une revue sur les crises, et je me suis abstenu. J’ai dit « Non, je ne pense pas que nous soyons dans une crise. Je pense que nous sommes dans un effondrement généralisé. » Tous ces éléments que nous voyons autour de nous : les pandémies, le retour à des guerres mondiales, et en arrière-plan la température qui aura augmenté de 3°C d’ici la fin du siècle, on voit déjà ce que ça donne quand on est entré dans un régime comme dans nos pays avec des gouttes froides et des gouttes chaudes parce que la ceinture autour du pôle Nord ne joue plus ou plus suffisamment, ça nous montre déjà un certain nombre de récoltes cramées d’avance au début du mois d’avril pour le reste de l’année. 

J’ai dit : « Non, non, je ne participe pas à un numéro où on parle de crises. » Une crise, c’est un mouvement paroxystique. On se dit que c’est quelque chose qui va passer et en général, les crises, heureusement, ont passé. Or, ces crises maintenant se combinent, elles se cumulent, elles forment des ensembles de plus en plus dangereux. Les guerres vont produire des ruptures de stock tout à fait considérables. Les ruptures de stock vont faire augmenter le prix de denrées qui paraissent de première nécessité en plus de, voilà, tous les produits qui sont nécessaires pour faire encore des bagnoles, des machins comme ça. Tout ça va être bloqué à un endroit ou un autre et on ne pourra pas continuer. 

Qu’est-ce qu’on m’a répondu au niveau de la rédaction de la revue ? On m’a dit : « Monsieur, oui, il n’est peut-être plus temps de parler de crises. Il est peut-être temps de parler, comme vous le dites, d’effondrement. Nous vous serions très reconnaissant si vous faisiez pour nous un article sur l’effondrement ». Alors, je vais faire ça et, comme je le disais tout à l’heure pour commencer, j’espère, j’espère que je me trompe. 

Il y a encore quelques commentateurs, quelques critiques, qui me disent que je fais des prévisions catastrophiques pour avoir le plaisir d’avoir raison. Non, non : j’aimerais bien mieux avoir le plaisir d’avoir tort ! Malheureusement, depuis une quinzaine d’années, je ne bénéficie absolument pas du plaisir d’avoir tort, hélas, devant mes prévisions catastrophiques. Alors, je vais m’atteler à mon article sur « Un effondrement n’est pas une crise » et je vais vous tenir au courant de ce que je pense de l’actualité même comme dans un cas comme celui-ci, en étant totalement privé de capacités et de talent à comprendre des mouvements de troupes sur le terrain, je m’abstiens de le faire. Je me contente d’impressions générales, globales, et je vous les communique parce que j’ai l’impression que, peut-être, ça peut vous aider à continuer l’un ou l’autre à réfléchir et surtout, à parler autour de vous et à produire de la rétroaction, du feedback, voilà, donner un écho à notre mécontentement devant la manière dont nos gouvernements – et surtout ceux des autres – ignorent la gravité de la situation. 

Essayons de nous sortir du début d’une guerre, de la 3e guerre mondiale, et en arrière-plan, il y a un effondrement total des civilisations lié au fait que nous ignorons de fait les avertissements autour du réchauffement climatique. Nous parlons « Russie », nous nous mettons d’accord sur des mesures qu’il faudra prendre d’ici 2050 mais le GIEC nous dit : « C’est d’ici 2025, d’ici trois ans, encore un peu moins de trois ans, qu’il faut prendre ces décisions » et nous ne les prendrons pas. Nous trouverons des prétextes X ou Y comme le fait d’être en guerre ici ou là pour ne pas le faire et donc, les choses sont vraiment très très mal barrées. Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons pas unir tous nos efforts et essayer de renverser la tendance. Quelqu’un me demande hier : « Comment pourriez-vous faire pour qu’il y ait davantage d’écho à ce que vous dites, parce que tout ça a l’air quand même assez sensé ? ». Je n’en sais rien, je ne sais pas du tout, je ne vois pas… Enfin, j’ai déjà réfléchi à comment donner davantage d’écho : il faut me donner accès à des chroniques dans des journaux. Si on me les retire [comme c’est le cas en ce moment], c’est encore ça de moins. Il faut m’inviter à parler de ceci ou cela, de lancer des appels au bon sens, un retour à la paix, à éviter les escalades. Mais nous ne sommes pas partis dans cette direction-là et le camp d’en face ne nous aide certainement pas. 

Si vous avez des idées, n’hésitez pas quand même, mettez-les en commentaire sur mon blog, appelez-moi, envoyez-moi des mails, mobilisez les gens autour de vous. Prenez des initiatives parce que, comme dit le GIEC, c’est vraiment maintenant que ça passe ou ça casse. S’il y a quelque chose à faire, faisons-le à l’instant même !

Allez, à bientôt !

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39 réflexions sur « C’est aujourd’hui que ça passe ou ça casse, le 5 avril 2022 – Retranscription »

  1. As we say in the language of Shakespeare, we cannot see the wood for the trees, but at least we can make out some of the trees that make up the dark and nightmarish forest that we have stumbled into, in which we search for points of reference with difficulty and struggle to identify some configurations in an unfamiliar landscape.

    The United Kingdom of British nations lost faith in the European Union of Continental nations, as we know, and for good reason, as has now been demonstrated beyond a peradventure. Even those of us who wanted to give it another chance were painfully aware that it was a seriously malfunctioning and misguided organization which was leading itself astray and storing up problems for the future. Now we see the extent of the harm that has been caused to Europe by elitist EU arrogance.

    The EU’s energy policies have made it so powerless in the face of Russian aggression that the Anglosphere, which is in a much stronger position, has yet again been handed the challenge of rescuing Europe, but Europe must cooperate.

    What is going to happen in Ukraine now? Well, it is known that the Russians have learned lessons from the egregious mistakes which they made in the northern theatre of operations and that the Ukrainians are aware of this and are endeavouring to prepare to meet the challenges with which they will now be confronted in the east and the south. To that end they need to be provided with heavy armament and air defence systems as well as fresh supplies of the type of weapons which they have mainly been receiving from Western allies so far. They also need the EU (especially Germany and Italy) to inflict electorally unpopular harm on its economy by ending its funding of the Russian war machine now. How? President Zelensky would like you to watch a video:

    https://mobile.twitter.com/ZelenskyyUa/status/1512389689680007168?cxt=HHwWgMC49Zyai_0pAAAA

    Europe has made itself weak. It could redeem itself but only if it acts fast. The Russians are poised to « whack » Ukraine, as Mr Putin has put it. Stop prevaricating. No more payments for energy supplies that fund genocide in that country.

    In a dark and gloomy forest we can only take one step at a time. There is nothing much that we can do about climate change if we cannot overcome the axis of totalitarianism, which is only interested in exploiting advantages which our climate-saving efforts offer to them.

    Improbable though it may seem, and completely by chance, of course, I came face to face with the President of the People’s Republic of China the last time I was in Brussels. Suffice it to say that he looked as sublimely content with the European Union as I was disturbed by it. Now I think I can see why.

    The EU must act now, as time is of the essence. Citizen Putin’s victory parade is scheduled for May 9th.

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    1. @Duncan Sutherland
      « Les politiques énergétiques de l’UE l’ont rendue si impuissante face à l’agression russe que l’Anglosphère, qui est dans une position beaucoup plus forte, s’est vue une fois de plus confier le défi de sauver l’Europe, mais l’Europe doit coopérer. »
      (deepl)
      Manifestement une vision Brexiteuse, à l’heure où Boris Johnson va proposer à Kiev blindés et missiles anti-navire, mais qui ne correspond qu’à une partie de la réalité puisque en fait le levier économique le plus important sur la Russie c’est l’U.E. et en particulier l’Allemagne qui l’offre de part son importation de gaz massive dont l’éventuel boycott pourrait constituer une sanction significative alors que le monde Anglo-saxon (Etat-unis avec le schiste et écosse ) ne dispose en fait d’aucun moyen de pression significatif et s’engouffre d’autant plus dans l’appel au boycott, alors que l’Allemagne a déjà livré ses stocks d’armes disponibles !

      1. I am no Brexiteer in point of fact, although it is certainly true that I have little confidence that the EU will embargo all Russian energy supplies.

        It has power to make a difference but only if it is credible that it will do so.

        The British-led economic sanctions programme, which could bring the war in Ukraine to an end, as a former economic adviser of Putin has conceded, is fatally undermined by the EU.

        Fortunately, the lack of resolve of Continental Europe is outweighed by the collective strength, cohesion and resolve of the Anglosphere now as in the past. It will support eastern Europe militarily and economically to good effect, having seen what was coming, while Germany and the EU as a whole did not see what was coming and failed to prepare for it.

        I do not condemn the EU. The EU condemns itself.

  2. Les bévues russes à Tchernobyl : « Ils sont venus et ont fait ce qu’ils voulaient »
    Extrait:
    « TCHERNOBYL, Ukraine – La zone d’exclusion de Tchernobyl, l’un des endroits les plus toxiques de la planète, n’était probablement pas le meilleur choix pour lancer un assaut sur la capitale ukrainienne, Kiev. Mais cela n’a pas semblé déranger les généraux russes qui ont pris le contrôle du site au début de la guerre.

    « Nous leur avons dit de ne pas le faire, que c’était dangereux, mais ils nous ont ignorés », a déclaré Valeriy Simyonov, l’ingénieur en chef de la sécurité du site nucléaire de Tchernobyl, dans une interview.

    Apparemment sans se laisser décourager par les problèmes de sécurité, les forces russes ont parcouru le terrain avec des bulldozers et des chars, creusant des tranchées et des bunkers – et s’exposant ainsi à des doses potentiellement dangereuses de radiations subsistant sous la surface.

    Lors d’une visite de la centrale nucléaire récemment libérée, site de la pire catastrophe nucléaire au monde en 1986, le vent a soufflé des tourbillons de poussière le long des routes et les scènes de mépris de la sécurité étaient omniprésentes, bien que les responsables nucléaires ukrainiens affirment qu’aucune fuite majeure de radiations n’a été déclenchée par l’occupation militaire russe d’un mois.

    Sur un seul site de tranchées étendues, à quelques centaines de mètres de la ville de Tchernobyl, l’armée russe avait creusé un labyrinthe élaboré de passerelles et de bunkers enfoncés. Un véhicule blindé de transport de troupes abandonné se trouvait à proximité.

    Les soldats avaient apparemment campé pendant des semaines dans la forêt radioactive. Bien que les experts internationaux en matière de sécurité nucléaire affirment n’avoir confirmé aucun cas de maladie due aux radiations parmi les soldats, les cancers et autres problèmes de santé potentiels liés à l’exposition aux radiations pourraient ne se développer que des décennies plus tard. »

    Russian Blunders in Chernobyl: ‘They Came and Did Whatever They Wanted’ https://nyti.ms/3Jobffe

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    1. Pour la voiture électrique, il doit y avoir 256 calculs du cycle de vie batteries et bornes comprises.
      Le bilan, de mémoire, n’est pas très loin du thermique, mais pas pire au coût Carbone actuel des extractions concernées.

      Pour le post-1 et l’effet de la guerre, on va voir cet automne si il y a un petit effet Pearl Harbour ou rien du tout…
      (sur les économies d’énergies). Faut voir par quel bout ça part (écouter Mme Masson-Delmotte par exemple ce midi à FC).

      1. @timiota
        La guerre en Ukraine va obliger l’Europe à devoir se passer plus rapidement que prévu des énergies fossiles, apparemment.
        Les sanctions vont aussi peser sur la consommation en Russie.
        Mais on ne peut pas se réjouir de ces conséquences inattendues.
        Ce qui prime dans la réponse immédiate des Etats c’est surtout l’énergie que l’on va déployer dans l’effort de guerre et l’augmentation des budgets militaires.
        Et j’évite de penser à la situation actuelle et ses dérives …

  3. @PJ
    Vous souhaitiez qu’on vous envoie des idées ? Hé bien en voilà peut-être une.
    La première chose à faire face à un problème, c’est d’arrêter de dire qu’on ne le résoudra pas, sauf si on souhaite de pas le résoudre. Car cela n’incite vraiment pas à l’action mais plutôt à son contraire. Au sujet du GIEC, vous écrivez:
    « C’est d’ici 2025, d’ici trois ans, encore un peu moins de trois ans, qu’il faut prendre ces décisions » et nous ne les prendrons pas. Nous trouverons des prétextes X ou Y… pour ne pas le faire et donc, les choses sont vraiment très très mal barrées. »

    C’est l’exemple type de discours à bannir si on veut s’atteler à une solution, d’autant plus si elle est difficile à mettre en œuvre. Vous imaginez les ukrainiens tenir ces propos ? Tout comme les résistants français en 40 ? Nous ne serions probablement pas là pour en discuter aujourd’hui.

    Même si la cause peut sembler désespérée, il y a de plus en plus de personnes, de scientifiques et d’associations de citoyens qui ont décidé de changer de comportement et d’agir. Si la situation s’améliore, ce sera grâce à eux mais certainement pas grâce à l’appui découragent de ceux qui pensent et disent que plus rien n’est possible.

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    1. Si vous avez eu le courage de lire l’avant-dernier paragraphe, pourquoi avez-vous la flemme de lire le dernier ?

      Si vous avez des idées, n’hésitez pas quand même, mettez-les en commentaire sur mon blog, appelez-moi, envoyez-moi des mails, mobilisez les gens autour de vous. Prenez des initiatives parce que, comme dit le GIEC, c’est vraiment maintenant que ça passe ou ça casse. S’il y a quelque chose à faire, faisons-le à l’instant même !

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      1. @PJ
        Hé bien tout simplement parce que lorsqu’on lit ce que vous écrivez dans l’avant dernier paragraphe, on a vraiment pas envie de continuer la lecture et d’aller plus loin. Ce n’est pas de la flemme. Et cela illustre le problème du découragement que je signalais dans mon intervention, découragement provoqué par des avis trop pessimistes. Néanmoins, mon idée reste valable et s’en trouve d’ailleurs confirmée: il convient de ne pas mettre au premier plan l’impossibilité de résoudre un problème si on souhaite le régler.

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      2. Et si vous-même aviez le courage de mettre de coté vos a-priori en vous disant que tout ce qui contribue à infléchir le cours catastrophique de la marche du monde est bienvenu ?
        Nous sommes aujourd’hui, en France, à l’une des ces nombreuses croisées de chemin où l’on voit s’opposer principalement deux visions : l’une mortifère qui se raccroche aux branches pourries de ce qu’elle connait et l’autre qui rue dans les brancarts et se débat pour en sortir. C’est exactement ce que sont ces présidentielles en France, une petite chose à l’échelle du monde, mais symptomatique de nos déchirements.
        Mais non ! Ah, Mélenchon, vous comprenez, il a fait ceci, dit cela, vraiment pas sortable… prenant de ce fait comme quantité négligeable tous ces gens qui, s’agrégeant autour de sa candidature, s’en faisant levier, disent : ça suffit ! cessons cette folie !
        Les moyens qu’ils se donnent sont bancals ? Critiquables ? Inaboutis ? Bien évidemment ! Mais au moins existe-t-il quelque chose ! Au moins se débattent-ils pour sortir des visions mortifères d’un monde prédateur !
        Un pas est à faire ici, aujourd’hui en France, d’autres ailleurs partout où c’est possible. Faisons-les, encore et encore, il finira bien par en sortir enfin ce qui transformera notre regard sur le monde et sur nous-mêmes.
        Voici donc, en réponse à votre « Si vous avez des idées, n’hésitez pas »…

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        1. Franchement les petits puceaux, je sais c’est excitant de balancer la purée dans une petite chatte pour la première fois, mais franchement vous en êtes encore là ?

          Un petit pas ? Encore, ici en fRance ? Vous vous foutez de la gueule de qui ici ?

          Non vos réactions de groupies font partis intégrante du problème, vous êtes des tanches, des bouffons, des automates qui s’animent tous les 5 ans, mais avant que vous ayez simplement compris pourquoi, on aura pris 5° !

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          1. Vous êtes vraiment un sinistre rigolo, cloclo. Vous croyez faire avancer le schmilblick par vos invectives, et votre radicalité de pacotille ? Croyez-vous être le seul à voir ce qui est en cours et ce qui advient ?
            Vous êtes en miroir, exactement, des brutes épaisses qui font le monde.
            Couché médor ! aboyer ainsi n’est que stérile réaction.

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            1. Mais sinistre pitre t’es qui toi pour venir ainsi faire la leçon de morale à un Monsieur de plus de 75 ans qui a passé sa vie à essayer de faire changer les choses et de contribuer au débat sur quelles solutions apporter dans ce capharnaüm planétaire selon ses maigres moyens de diffusion ?

              Va voter et lâche nous la grappe ! Ca promet la démocratie avec vos mentalités, je vous fiche mon billet que la VI vous la verrez jamais, JAMAIS, même si JLM était élu, ils sont tous avide du pouvoir, avide à en baver, « la République c’est MOIIIII ! » Vous l’avez tous entendu mais vous n’écoutez pas. Deux cents ans qu’on vous la fait à l’envers dans ce pays et vous en redemandez encore.

              Poutou lui c’est un mec au chômage, c’est un vrai gars qui s’est planté, qui a rien que sa bagnole, qui veut juste que les choses et les gens aillent mieux, il s’en cogne du pouvoir, mais vous bande de crétins, il vous faut votre CHEF qui va gagner… Bon sang on est pas rendu avec une gauche pareille.

              1. Ouaouuu !
                Je vois le niveau : « Mais sinistre pitre t’es qui toi pour venir ainsi faire la leçon de morale un Monsieur de plus de 75 ans qui a passé sa vie à essayer de faire changer les choses et de contribuer au débat sur quelles solutions apporter dans ce capharnaüm planétaire selon ses maigres moyens de diffusion ?  »
                A part mes 10 ans de moins, je pourrais dire à peu près la même chose de mes « essais » de vie, dans mes domaines qui ne sont évidemment pas ceux de Monsieur Jorion.
                Mais je n’irai certainement pas le brandir en étendard comme tu le fais (et à la place du concerné) pour clore le bec à mon contradicteur.
                Triste constat mon ami, à ne même plus te rendre compte du niveau de ta réflexion, style « Poutou lui c’est un mec au chômage, c’est un vrai gars qui s’est planté, qui a rien que sa bagnole… », sans parler du reste de ta logorrhée, qui parle d’aveuglements pour ce qui est simplement l’impossibilité de tout dire du cheminement de notre pensée dans un simple commentaire.
                Aller, vote plutôt pour moi : moi, c’est chômage puis direct retraite – très très petite mais c’est pas la fin du monde – un gars qui s’est planté, etc.
                Ensemble on va sauver le monde ! Tu peux même en causer à Poutou, à tous les trois ce sera plus efficace !
                Sur ce, je te laisserai dorénavant délirer tout seul.
                Bon courage.

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                1. Oui je sais, tous les 5 ans vous vous réveillez, et vous venez sauvez le Monde avec JLM depuis 2012. On voit que ça marche vachement bien.

              2. Bonjour Cloclo

                Mais vous-même qui êtes-vous pour faire la leçon aux autres ? Professeur, policier, gendarme ? Avec l’âge et les références qu’il affiche, le gourou Paul Jorion est assez grand pour se défendre lui-même et n’a pas besoin d’ouailles. Enfin, peut-être que si comme tous les gourous.

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                1. Gourou ? Je ne serais pas autrement riche que je le suis, si j’étais gourou ? Ce n’est pas une des choses auxquelles on les reconnaît ? 😉

                  C’est peut-être juste que je n’ai pas le sens des affaires. Il faudra que je pense à faire passer le prix de l’abonnement à 4,50 € !

  4. @PJ
    Vous voulez des idées. Alors, je vous propose du concret avec le lien ci-dessous.
    Vous ne sauverez sans doute pas le monde en suivant les directives proposées mais vous éviterez d’aggraver la situation. C’est déjà ça. Responsabiliser est un premier pas nécessaire. Et puis, en tant que psy, vous serez sans doute d’accord avec l’idée qu’il est plus intéressant et agréable de se sentir utile en agissant que juste bon à rien faire.
    J’entends par “utile en agissant”, adopter des actes et des comportements répondant au problème et non proférer des mots, dits ou écrits, dont le climat se moque éperdument.

    Donc voici:
    https://www.carbone4.com/wp-content/uploads/2019/06/Publication-Carbone-4-Faire-sa-part-pouvoir-responsabilite-climat.pdf

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    1. Tu débarques ici, Michel et Jacquie, pour nous expliquer que couper l’eau pendant le brossage des dents va sauver la biosphère espèce de pignouf ?

      Moi j’ai pas de temps à perdre avec ce genre de partouzeur du net. T’étais où depuis tout ce temps ? Tu te paluchais le jonc à trouver un moyen de venir pondre ta crotte sur un blog fréquenté ?

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      1. Cher monsieur clodo
        Permettez-moi de vous féliciter pour la qualité intellectuelle de vos interventions et remarques tout au long de cette page. Votre langage choisi relève avantageusement le niveau de ce blog qui pêchait un peu par ses réflexions balourdes et discourtoises.
        Encore bravo et bonne journée.

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  5. @Jorion
    Ma réponse à Cloclo était du même niveau que sa diatribe en réponse à mon commentaire.
    Pourtant vous ne la publiez pas ?…

  6. Les pays riches pourraient contraindre les pays exportateurs fournisseurs d’appliquer les mêmes règles contraignantes à leurs productions qu’ils appliquent aux leurs, le respect de ces règles conditionnerait l’acceptation de l’importation des produits. Les conséquences sur la vie des consommateurs serait importante.

    L’UE pourrait limiter la production automobile en interdisant la location longue durée des véhicules qui les requalifie comme mouchoirs jetable tous les deux ans. Les normes de contrôles des véhicules pourraient être assouplies ou supprimées car elles obligent les possesseurs desdits véhicule à les jeter dès qu’ils ont atteint l’âge de 10 ans. Aujourd’hui, les constructeurs français surproduisent.

    En un mot, cesser de donner comme objectif de vie aux populations riches d’être bourgeois.

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    1. @Pascalb Les normes de contrôles des véhicules n’obligent pas les possesseurs desdits véhicules à les jeter dès qu’ils ont atteint l’âge de 10 ans, car elles restent constantes pour un véhicule donné, pourvu qu’il reste en bon état.
      Ce sont les vignettes critair et les restrictions d’accès en ville (zones progresivement généralisées) qui peuvent inciter à se séparer d’un véhicule qui peut encore trouver usage à la campagne.

      1. C’est un concept, 10 ans ou un peu plus. C’est le cas aujourd’hui, et demain ? Vous acceptez donc qu’il y ait deux lois, une pour la France urbaine, une pour la France des campagnes ?

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    2. Eh oui faudra t’il attendre le 3°C pour opter pour la seule solution :la sobriété et la résilience basse energie/low tech ? Faut il attendre que ce soit cuit pour qu’en la décroissance enfin l’homme crut ?

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      1. Faut inventer la plaque de cuisson avec la position « décroissance ».
        On met son smartphone dans la poêle, on met en route,
        et pouf,
        l’objet ne peut plus prendre en flux que 128Ko/s, ce qui modère toute la chaine de la 5G.

        Toutes les photos de chatons twittées urbi et orbi seraient aussi réductibles à une grammaire de 10 ou 15 signes 100 000 fois moins volumineuse.
        Juste qu’on réutiliserait des chatons stockés sur places
        (appelons ça les chatons de Schröd…. er, l’ami du gaz russe qui vint à manquer, Schrödinger s’y fera).

  7. @PJ
    Monsieur Jorion, je conçois tout à fait que vous autorisiez n’importe qui à intervenir sur votre blog dans le cadre d’une vraie liberté d’expression comme vous le faites pour moi-même et je vous en remercie. Toutefois, lorsque les propos dérapent et s’installent délibérément dans la grossièreté comme c’est le cas avec monsieur Clodo, ne pensez-vous pas qu’un petit rappel à l’ordre soit nécessaire. C’est vous le professeur mais je pense à la notoriété de votre classe et de votre blog.

    Bien à vous

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